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11/04/2018

SYRIE : ARMES CHIMIQUES ? PROVOCATIONS OCCIDENTALE ???

9 avril 2018
Le massacre de Douma : le dernier espoir pour la coalition américaine de ne pas perdre la Syrie
La Syrie est quasiment libérée des groupes terroristes et extrémistes soutenus par la coalition américaine, une réunion des chefs d'Etat russe, iranien et turc prépare la paix, la Ghouta est libre à 95% et les terroristes quittent les lieux avec leur famille, les derniers ont passé un accord.
 
 
C'est à ce moment plus que délicat pour la coalition américaine que soudain, sans aucune raison, une attaque chimique est soi-disant perpétrée le 7 avril dans Douma, encore gouverné par les terroristes pro-occidentaux. Quel intérêt pour Assad? Aucun.
 
Mais toute la communauté internationale le condamne pour cette "possible" attaque. La machine est relancée. La Russie est aussi coupable. C'est le combat de la dernière chance avant l'échec total américain. Jusqu'où seront-ils prêts à aller pour sauver leurs intérêts? Leur peau?
 
Dimanche, la machine est lancée. Une attaque chimique aurait été perpétrée à Douma en Syrie le 7 avril, dernier bastion extrémiste dans la Ghouta. La source de l'information est ... plus que fiable, d'une objectivité incontestable (voir ici le rappel des fakes de Idlib et la Ghouta).
En plus des habituels Casques blancs, l'on retrouve des ONG proches de l'opposition à Assad et la très américaine Syrian American Medical Society. Mais pour garder toute apparence d'objectivité, l'on peut lire:
L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres, avec un réseau d’informateurs dans toute la Syrie, a assuré n’être pas en mesure de « confirmer ou démentir » ces allégations.
Peu importe les faits, le doute et le soupçon sont suffisant pour ceux qui ont besoin ou envie d'y croire. La presse s'emballe:
 
Même les vidéos diffusées sur le sujet laissent comprendre toute l'absurdité de l'accusation. Ecoutez Euronews, la voix de son maître:
 
 
 
La journaliste enchaîne les éléments sans aucune analyse pour arriver à la condamnation d'Assad: Assad a repris la lutte contre le groupe Jaych al-Islam (qui n'est pas "rebelle" mais terroriste), faisant des victimes. Rappelons que justement les groupes islamistes se cachent au milieu des civils qu'ils utilisent comme bouclier humain. Passons.
Un accord a été conclu avec eux pour que sous 48 h ils soient évacués et libèrent la population civile prise en otage. Donc, logique, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence lundi (avant les fatidiques 48 h) pour discuter de la situation. Mais il faut un prétexte: la lutte contre le terrorisme ne peut être condamnée ouvertement - encore. C'est dans ce contexte qu'une soi-disant attaque chimique a été faite par Damas ... Quelle est la logique? Les journalistes non plus ne la voient pas, en tout cas s'ils la voient ils n'en parlent pas.
 
Les Etats-Unis lancent alors le combat:
 
 
Evidemment, Macron entre dans la danse - ces derniers temps il réagit très et trop vite, comme nous l'avons vu avec le fantasmagorique Novitchok. Ici aussi, faisant de la France le chien fidèle d'intérêts étrangers, il promet une réponse commune avec les Etats-Unis après un coup de téléphone avec Trump.
 
 
 
Les Etats-Unis envisagent une opération au sol. Ils sont déjà sur le sol syrien sans autorisation de l'ONu ni du gouvernement légitime syrien, mais c'est un détail. Comment la Russie, l'Iran et la Turquie vont réagir s'ils lancent véritablement une opération terrestre? Certains ont peur que cela n'ouvre la voie à un conflit militaire avec la Russie:
 
 
En fait, les hostilités ont déjà commencé. Plusieurs fois, l'armée américaine a déjà bombardé des bases militaires syriennes, tué des soldats syriens pour protéger les groupes extrémistes notamment dans la région de Deir ez-Zor qui luttent contre Assad. Soit elle le fait elle-même, soit elle fait faire le sale travail par ses Etats satellites. 
 
Pour mettre la pression avant la réunion du Conseil de sécurité d'aujourd'hui (en fait des réunions puisqu'en plus de celle demandée par les USA et leurs satellites, la Russie en a également demandé une), une base militaire syrienne a été bombardée cette nuit, près de Homs, la base T-4, faisant 14 morts. Des militaires, pas des terroristes. L'armée russe accuse l'armée israélienne d'avoir lancé 8 missiles téléguidés depuis le Liban, dont 5 ont été détruits.
 
Pourquoi cette montée en puissance des hostilités, pourquoi cet empressement?
 
Pour répondre à cette question, il faut replacer les derniers évènements, à savoir la nouvelle accusation de recourir aux armes chimiques alors que l'armée régulière avance et le bombardement d'une base militaire syrienne, dans un contexte plus général.
 
Dans le rapport USA/Russie, visant à discréditer la Russie pour en faire un Etat paria si elle ne veut pas se plier aux règles du jeu atlantiste, l'opération Skripal fut un énorme échec, qui restera comme une tache sombre dans l'histoire britannique comparable à celle de Colin Powell à L'ONU secouant un échantillon de sucre en poudre.
Non seulement la Russie n'en est pas ressortie discréditée, mais à l'inverse, sa crédibilité a été augmentée.
Les Skripal vont être exfiltrés par la CIA aux Etats-Unis, où ils changeront d'identité et l'affaire s'arrêtera là, sauf quelques petits sursauts médiatico-politiques de temps en temps.
 
Un bon scandale chimique à la syrienne permet de faire passer la pilule et tourner les projecteurs sur un autre objet: la diabolisation du "Boucher Assad" permettant d'accentuer celle de la "Russie de Poutine".
 
Par ailleurs, la question syrienne, elle, risque d'échapper totalement aux Etats-Unis et ces provocations ont été annoncées depuis le mois de mars par les officiels russes.
 
 
Cela a été rappelé par le Président russe il y a quelques jours, lors de sa visite officielle en Turquie:
 
 
Et pourquoi tous ces bruits? Parce qu'en Turquie, s'est passé un évènement qui a perturbé les plans américains sur la Syrie.
 
La Russie, l'Iran et la Turquie se sont réunies pour envisager la paix en Syrie, malgré leurs divergences.
 
Sans les Etats-Unis, totalement isolés et impuissants. Impuissants à pacifier une région, tellement prompts à la détruire.
 
Et le Washington Post l'a souligné:
The leaders of Iran, Russia and Turkey met Wednesday for high-level talks on ending the Syrian war, cementing their influence on the outcome of the conflict and isolating the United States from the region’s most crucial diplomacy.

Comment laisser passer un tel affront? Ce n'est pas possible. D'où cette attaque chimique qui tombe à point, les condamnations tombant avant même une enquête. Il est vrai que c'est devenu une habitude.

 

Pour la Russie, aucune arme chimique n'a été utilisée et elle propose de faire venir des enquêteurs dès que la zone sera sécurisée.

Qui croire? Ceux qui accusent sans preuves et sans enquête ou ceux qui proposent d'attendre que les faits soient établis pour tirer les conclusions?

Finalement, que les Etats-Unis défendent leurs intérêts becs et ongles, c'est dans leur logique, celle de menacer de la politique de la terre brûlée ceux qui ne veulent pas se plier, leur faire peur et jouer sur leur culture pour qu'ils soient plus rationnels et se plient - et perdent.

 

Mais que vient faire la France dans ce jeu qui ne la concerne pas? Dans un jeu qui se joue contre nos intérêts nationaux?

 

source

 

 

ET AUSSI

 

 

 

Syrie - Nuit de préparation, les avions tous positionnés sont en attente du feu vert

Publié par wikistrike.com sur 10 Avril 2018, 23:46pm

 

Catégories : #Politique internationale

Syrie - Nuit de préparation, les avions tous positionnés sont en attente du feu vert

Rappel des deux blocs :

Russie-Iran-Syrie-Chine vs USA-France-GB-Arabie Saoudite-OTAN

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Des dizaines d'avions de la coalition ont pris position cette nuit.

 L'attaque massive vient d'Irak, de Jordanie et de la mer, mais nous avons surtout assisté cette nuit à un déploiement des forces armées.

 

Des Rafale se sont posés à Chypre et ont été placés en piste à la base de Saint-Dizié. 

 

L'armée US et la coalition attendent désormais le feu vert.

 

Quelques premiers missiles auraient été tirés de la Méditerrannée vers la Syrie.

 

Un vaste mouvement militaire aérien a été observé au-dessus du ciel syrien et jordanien et seules quelques frappes auraient touché la région d'Idblib.

 

Des avions et hélicoptères russes ont par ailleurs eux aussi décollé pour rejoindre la zone de conflit. 

Les administrations aériennes américaine FAA et russe Rosaviatsiya demandent aux compagnies civil d'éviter l'espace aérien syrien et l'est de la Méditerranée.

 

Le Pentagone  s'exprimera aujourd'hui.

 

Trump devait initialement s'exprimer la nuit dernière (FoxNews) mais il semble avoir eu un contre-temps, peut-être dû au décollage des avions et hélicoptères russes, l'armée de Poutine qui a reçu l'autorisation pour ses bombardiers lourds de se poser sur des bases iraniennes pour des ravitaillements.

 

Hier au soir, le projet russe pour un mécanisme d'enquête sur les armes chimiques en Syrie avait été rejeté

 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

06/04/2018

BARKHANE : DJIHADISTES ÉLIMINÉS LORS D' UN ACCROCHAGE ......

Barkhane : 30 jihadistes éliminés lors d’un accrochage avec les commandos parachustistes français et les forces maliennes

 
 
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Un communiqué publié par le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) a fait état, le 2 avril, de deux accrochages sérieux avec des « malfrats » dans la région de Menaka, dont un dans les environs d’Akabar, près de la frontière avec le Niger.

Et ces deux organisations pro-gouvernementales ont donné le bilan d’une vingtaine de tués parmi leurs assaillants.

Ce 5 avril, l’État-major des armées (EMA) a donné des précisions au sujet des évènements du congé pascal.

 

Ainsi, son porte-parole, le colonel Patrick Steiger, a parlé d’un accrochage sérieux ayant eu lieu dans la région d’Akabar, dans le cadre d’une « opération de reconnaissance et de contrôle de zone » menée depuis le 28 mars par un détachement de commandos parachutistes de la force Barkhane et les Forces armée maliennes (FAMa), en liaison avec les militaires nigériens et un « groupe d’autodéfense local ».

« Le 1er avril, ils ont été confrontés à un GAT [Groupe armé terroriste, ndr] estimé à une soixantaine d’individus, à environ 90 km au sud de Ménaka et à 3 km de la frontière nigérienne », a ensuite précisé le colonel Steiger.

 

La zone où ont eu lieu les combats est connue pour abriter les combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS), le groupe responsable de l’embuscade ayant coûté la vie à 4 militaires des forces spéciales américaines au Niger, en octobre dernier.

Au cours des combats, deux hélicoptères d’attaque Gazelle et deux Mirage 2000 ont été sollicités.

Mais aucune frappe aérienne n’a été réalisée.

Au total, 30 jihadistes ont été éliminés par les forces françaises et maliennes.

Des « pertes » sont à déplorer « côté malien », a précisé le colonel Steiger, sans donner plus de détails.

 

Cela étant, le communiqué du MSA et du GATIA parlait de 3 tués et de 5 blessés dans leurs rangs.

Cet accrochage s’est produit alors que, trois jours plus tôt, une autre opération, menée cette fois dans la région de Tombouctou, visait Saïd Dagdag (alias Abdourahmane Al Maghrebi), un jihadiste d’origine marocaine présenté comme étant un « redoutable formateur dans le maniement d’armes lourdes et des explosifs. »

 

Ce dernier a été tué par, d’après la presse malienne, lors de « violents échanges de tirs » avec les militaires français.

 

 Source:   http://www.opex360.com/2018/04/05

30/03/2018

SYRIE / GOUTHA: BiENTÔT PLUS DE RÉSISTANCE .......

 

Le dernier carré islamiste de la Ghouta

 

 

Par Antoine de Lacoste

 

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L’armée syrienne a reconquis 90% du territoire de la Ghouta.

Après avoir divisé le secteur islamiste en trois enclaves, elle a alterné assauts et négociations, sous la direction des Russes. Lorsqu’elle se heurtait à une fin de non recevoir ou lorsque Damas essuyait une nouvelle pluie d’obus, l’aviation russe intervenait avec l’efficacité qu’on lui connait.

Un des tournants de cette délicate reconquête, fut la réussite des corridors humanitaires pouvant permettre la fuite des civils.

Ces corridors furent très difficiles à mettre en place : les snipers islamistes tuaient impitoyablement les habitants qui essayaient de fuir, bravant les consignes de rester chez soi. De nombreux civils ont ainsi trouvé la mort.

Profitons-en pour admirer encore l’incroyable désinformation dont nous gratifient nos médias : pas une fois, sur aucune chaîne, n’a été dit que tous les snipers qui tuaient les civils étaient islamistes…

L’armée syrienne a alors entrepris de sécuriser ces corridors au prix de sanglants combats. Des dizaines de milliers de civils ont enfin pu s’enfuir et rejoindre les zones contrôlées par l’armée.

Les vidéos disponibles montrant ces fuites d’habitants remerciant l’armée de les avoir  sauvés, ont eu des effets ravageurs sur le moral des combattants. Plusieurs se sont rendus, et d’autres ont finalement accepté de négocier.

Les premiers étaient pourtant les plus durs : les djihadistes d’Ahrar al-Cham, successeurs d’Al Nosra. Environ 1500 combattants et leurs familles, soit 6000 personnes au total, ont été évacués par cars vers la province d’Idleb, la dernière aux mains des islamistes. Comme toujours, les combattants ont pu garder leurs armes légères et ont dû laisser le reste.

La deuxième évacuation, qui a commencé samedi, concerne le groupe Faylak al-Raman, mouvement proche des Frères musulmans et soutenu par le Qatar. 7000 personnes seraient concernées par cette évacuation, qui se fait également en direction d’Idelb. Décidément, cette province est en passe de devenir un invraisemblable chaudron islamiste…

Les négociations sont en cours avec le troisième et dernier groupe, Jaich al-Islam, d’obédience saoudienne. Bien qu’il compte plus de 10000 combattants, on voit mal comment ses chefs pourraient refuser une offre de repli, tant la victoire syrienne est maintenant certaine.

C’est donc la ville de Douma, occupée par ce groupe qui sera la dernière libérée.

Ainsi la reconquête de la Ghouta est en passe de s’achever, et ce sera un tournant militaire aussi important que ceux d’Alep et de Deir ez-Zor.

La désinformation du burlesque OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) sur les prétendues attaques chimiques de l’armée n’a cette fois pas fonctionné et les occidentaux n’avaient aucun prétexte pour intervenir malgré les menaces des Américains et du Président Macron.

Toutefois, les Damascènes ne seront pas encore tout à fait hors de danger : il reste, au sud de Damas, une poche de Daesh, qu’il faudra anéantir. Une attaque surprise et nocturne jeudi dernier a surpris l’armée qui a eu plus de 50 tués.

La tâche est loin d’être terminée pour l’armée syrienne.  

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

28/03/2018

LECTURE: CEUX DU DONBASS !

LECTURE :

CEUX DU DONBASS

mercredi 14 mars 2018, par Michel Dantan

 

Personne n’était mieux placé que l’écrivain russe Zakhar Prilépine pour évoquer la question du conflit du Donbass avec l’autorité intellectuelle et morale que requérait une telle entreprise.

 

Dans l’ambiance d’hystérie anti poutinienne qui prévaut dans le landerneau politico médiatique de l’hexagone, les informations en provenance du Donbass ont quasi systématiquement été passées au filtre de la propagande anti russe (1)

 

Les rumeurs concernant la présence massive de chars russes prêts à se porter au secours des insurgés, ou l’intervention effective de soldats russes à leurs côtés, n’ont cessé de nourrir le phantasme selon lequel la main de Moscou se cachait derrière cette guerre civile qui compte déjà plus de 10000 victimes.

 

Ses véritables causes en revanche, identitaires, démocratiques et culturelles ont été passées sous silence.

 

Ainsi par exemple, le projet d’ukainisation forcée des populations russophone de d l’Est et du Sud de l’Ukraine avec notamment dés février 2014 la suppression du russe en tant que deuxième langue officielle n’a été qu’effleuré.

 

Une même chape de plomb a recouvert l’opération de détournement de la Révolution du Maïdan par les milices néo bandéristes qui s’en sont servi de levier pour déstabiliser le pouvoir en place et le remplacer par des hommes de pailles à la solde des intérêts de l’OTAN.

 

Cette opération pourtant on le sait de l’aveu même de Victoria Nuland (2) la secrétaire d’état-adjoint américain pour les affaires européennes et eurasiennes en 2014, a été le résultat du travail de sape effectué pendant des années par la CIA, qui à coup de milliards de dollars s’est employée à subvertir de l‘intérieur les institutions ukrainiennes en diffusant par tous les moyens le virus de la russophobie.

 

De même il n’a été que très peu question des épisodes les plus traumatiques pour la population russophone comme celui du massacre perpétré à Odessa par des nervis à la solde de la junte et qui mériterait pourtant de connaître un épilogue judiciaire devant un tribunal international qualifié pour juger les crimes contre l’humanité.

 

Bref, le traitement médiatique réservé par la presse du système au conflit du Donbass, qui soit dit en passant n’est pas terminé, est demeuré cloisonné dans les limites du politiquement correct de sorte qu’aucune prise de conscience par l’opinion des vraies finalités de ce conflit soit rendue possible grâce à une information documentée et équitable.

 

Dans un ouvrage de 400 pages, à partir de témoignages recueillis sur place auprès des habitants et des combattants dont certaines figures sont devenues des icones de la résistance face au nouvel ordre mondial, l’auteur de « Ceux du Donbass, chroniques d’une guerre en cours » (3) tout en rendant hommage à leur courage et à leur dévouement replace ce conflit dans sa véritable perspective, celui d’une guerre de civilisation contre la barbarie.

 

 

A propos du sens qu’il convient de donner au combat des volontaires internationaux venus sur place en première ligne partager le sort de leurs camarades de la République populaire de Donetsk Zakhar Prilépine écrit ceci :

« C’est parce qu’ils ont compris qu’ici se trouvait la première ligne de la résistance des temps nouveaux.

Non pas une frontière entre le « monde russe » et « l’ukrainisation » fourvoyée, non !

Mais la frontière entre d’un côté, le système global d’oppression militaire, économique et culturel de toute souveraineté nationale au nom des intérêts financiers, supra-ethniques et anti chrétiens de divers clubs, centres et corporations et, de l’autre, les peuples qui ont le droit de faire leurs propres choix ».

 

Avec ce récit comme il est précisé à juste titre dans la préface de l’ouvrage,, la résistance face à la répression qui s’est abattue sur le Donbass a trouvé son mémorialiste.

 

 

(1) A contre courant de la pensée dominante, dés 2014 TV Libertés a consacré au conflit dés son un reportage effectué sur le terrain.

(2) Déclaration le 16/12/2013. Elle fera de courtes apparitions sur la place du Maïdan distribuant des gâteaux aux manifestants en compagnie de l’ambassadeur des USA,

(3) Editions des Syrtes.

 

23/02/2018

NOS MILITAIRES FRANÇAIS EMPÊTRÉS DANS LE BOURBIER DU SAHEL ! TRIBUNE LIBRE !

 
 
Publié par Ftouh Souhail le 23 février 2018

Surpris par l’ampleur d’une guérilla islamique dont ils n’avaient pas pris la mesure, les militaires français entreront probablement dans une phase de reconfiguration de leur dispositif sur le terrain au Sahel.

L’utilisation d’explosifs plus puissants et surtout de bombes télécommandées à distance, sur le modèle employé dans les années 1990 par le Hezbollah au Liban-Sud, a surpris l’état-major français et causé des pertes en hommes et en matériel.

Deux soldats français de l’opération Barkhane ont été tués et un autre blessé, ce mercredi 21 février 2018, dans une explosion dans le nord-est du Mali, une zone frontalière du Niger réputée servir de refuge à des groupes jihadistes que la force conjointe du G5-Sahel menée par la France s’est donnée pour mission de chasser.

 

Un groupe musulman radical dirigé par Abou Walid al-Sahraoui, ex-responsable du Mouvement pour le jihad en Afrique de l’Ouest – Mujao -est responsable de cette attaque contre les forces françaises.

 

Ce leader islamique a depuis un moment un nouveau titre, celui de premier responsable de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Selon plusieurs les médias locales, il serait tantôt au Mali, tantôt au Niger, recrutant au sein des populations et des djihadistes maghrébins.

Au Mali, Iyad Ag Ghali, leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), et Abou Walid al-Sahraoui, émir de l’État islamique au grand Sahara (EIGS), ont entamé récemment un rapprochement.

Leur alliance serait surtout effective dans la zone dite des trois frontières (Mali-Burkina-Niger), où la force conjointe G5-Sahel compte se déployer.

Si l’Etat islamique du Grand Sahara considère la force Barkhane de l’armée française comme ennemie, il a dans cette partie du désert un autre adversaire : la force conjointe du G5-Sahel. Face à ces deux forces, les terroristes musulmans, qui évitent les affrontements directs, utilisent surtout la stratégie de l’attaque à l’engin explosif improvisé.

 

 

Situation difficile pour l’armée française et la sécurité des soldats est en jeu

L’armée française, qui est sur-engagée par rapport à ses capacités, reste partagée entre des opérations extérieures et une opération de sécurité renforcée sur le territoire français (gares, synagogues, écoles…). Elle n’est pas capable de déployer sur chacune de ses opérations les effectifs et les moyens nécessaires.

 

Ce faisant, elle a du mal à parvenir à des résultats rapides et convaincants. On l’a vu au Mali et en Centrafrique, on le voit aujourd’hui dans les opérations Barkhane au Sahel.

Le Sahel s’étend sur la zone qui inclut la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad, et par extension une partie du Sénégal et du Burkina-Faso.

Soit un ensemble plus vaste que la géographie de l’Europe. Dans cette une région  pullulent d’innombrables groupes terroristes musulmans.

La difficulté de l’opération Barkhane est qu’avec 3000 hommes, dans cette zone qui est plus vaste que l’Europe, des dizaines d’années seraient nécessaires pour aboutir aux résultats recherchés, et des dizaines de soldats français seront sacrifiés. On compte déjà 22 morts. Paris ne semble pas avoir une stratégie de sortie envisageable. Elle veut encore participer directement à la défense de la sécurité des pays africains pour de nombreuses années.

Beaucoup s’interrogent à l’occasion sur l’efficacité de la stratégie mise en place par l’armée française pour lutter contre le terrorisme au Sahel. 

Cinq ans après le début de l’opération Serval et malgré son prolongement, l’opération Barkhane, l’insécurité et le terrorisme islamiste ne cessent de se propager et cela met en danger les troupes françaises.

Le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a même démissionné en juillet dernier. La sécurité des soldats est en jeu à cause du manque de profondeur stratégique du président Emmanuel Macron. La colère gronde désormais dans les régiments et le président ignore les revendications de la communauté militaire. La guerre au Sahel commence à provoquer une surchauffe à tous les niveaux.

 

Paris ne pourra pas compter sur la force supplétive des États-Unis

A en croire la presse américaine, le département de la Défense envisage de réduire le nombre de missions au sol effectuées en Afrique de l’Ouest. suite à l’attaque au Niger qui a coûté la vie à quatre soldats américains, début octobre 2017, lors d’une embuscade tendue par des islamistes armés affiliés au groupe État islamique (EI) équipés d’armes automatiques, de grenades et de véhicules armés, le New York Times propose de réduire la présence militaire américaine en Afrique de l’Ouest tout en préconisant aux forces de l’Africom (forces américaines en Afrique, dont le QG se trouve à Stuttgart) de prôner une politique de prudence dans cette région.

 

Selon des responsables militaires américains, ces nouvelles recommandations ne vont pas concerner la Libye et la Somalie, où Africom s’est engagé avec les forces locales à combattre plusieurs groupes terroristes, dont Al-Qaîda, les Shebab et l’organisation autoproclamée État islamique.

L’enquête est encore en cours pour savoir les circonstances de cette tragédie.

Pour Washington, le Sahel est donc un trou noir qu’il faut absolument éviter, surtout qu’on annonce le retour dans la région de milliers d’éléments de Daech.

Cette hypothèse est d’ailleurs confirmée par le fait que le projet de rapport sur l’embuscade du Niger recommande instamment que les missions jugées risquées soient contrôlées rigoureusement par le Pentagone à Washington ou le commandement d’Africom à Stuttgart.

«Les commandants militaires sur le terrain ne seront plus autorisés à mener de telles missions de leur propre chef», indique ce rapport cité par le New York Times.

«La nouvelle stratégie pourrait être interprétée comme une volonté des Etats-Unis de privilégier l’engagement diplomatique et politique au Sahel dans un contexte de défis sécuritaires accrus et en l’absence de financements et de coordination pour la force militaire G5 Sahel, commentent des observateurs», ajoute la même source.

 

Un rencontre placée sous l’égide de l’Union européenne et des Nations unies pour la force du G5 Sahel

Une rencontre des pourvoyeurs des fonds du G5 Sahel débute ce vendredi 23 février 2018 à Bruxelles. Outre les chefs d’Etat des pays qui composent le G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) y participeront la France, l’Union européenne, le représentant des Nations unies et une dizaine de ministres des Affaires étrangères.

Cette rencontre du G5 élargi, qui peine à drainer les fonds (450 millions d’euros) nécessaires au fonctionnement de la force conjointe de ces pays africains, intervient au lendemain de la mort de deux soldats français, portant à 22 le nombre de soldats français de l’opération Barkhane tués au Mali.

Cette force, dont la création a été décidée par la France, est encore paralysée en raison d’un manque de financements. Réunis en sommet les 6 et 7 février 2018 à Niamey, les chefs d’Etat du G5-Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) avaient d’ailleurs réitéré leur demande à la communauté internationale d’un soutien financier supplémentaire pour leur force militaire conjointe lancée début 2017 et qui devrait compter 5 000 soldats.

Ces cinq pays, parmi les plus pauvres du monde, peinent en effet à payer.

Pour l’heure, l’Union européenne en a promis 50 millions d’euros, la France 8 millions, surtout du matériel, et chacun des cinq pays fondateurs 10 millions.

Il faut ajouter à ces sommes une contribution annoncée de l’Arabie Saoudite de 100 millions de dollars (80 millions d’euros) et une promesse américaine d’aide bilatérale globale de 60 millions de dollars (49 millions d’euros) aux cinq pays membres du groupe.

La Grande-Bretagne se prépare à aider Paris avec des hélicoptères militaires pour lutter contre les islamistes au Sahel.

 

Aggravation de la situation sécuritaire au Sahel après la chute de Khadafi

L’effet domino de la déstabilisation, qui fait du Sahel une zone de tous les dangers, a commencé avec l’élimination du régime, longtemps présenté comme digue de stabilisation, de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011.

Le tsunami provoqué par le changement de régime en Libye déstabilise actuellement le Mali.

Dans ce pays les gens considèrent que les responsables de la déstabilisation de la Libye et, par ricochet du Mali, sont non seulement Nicolas Sarkozy mais aussi Hussein Obama.

Cela explique la colère de la population locale contre les soldats français. Ce constat est aussi valable dans toute cette région qui est composée de nombreux États faillis.

 

Un panel d’experts soutient, dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l’ONU, que l’instabilité qui caractérise la Libye est aggravée par l’intensification des activités des groupes armés tout au long des frontières avec le Tchad et le Soudan.

Mauvaise gouvernance, États faillis et absence de cohésion nationale du fait du morcellement ethnique ont préparé les conditions du chaos de la région livrée aux organisations terroristes islamiques reliées à des agendas politiques des pays comme celle du Qatar et de l’Iran .

 

Les aléas climatiques, les épisodes de sécheresse extrême et un déficit hydrique qui ont eu raison de 90% des réserves du lac Tchad ont ravivé les querelles ancestrales entre nomades et sédentaires et imposé une fragilité structurelle qui n’attendait que les pyromanes islamistes pour attiser un immense brasier.

L’incapacité des États sahéliens à garantir leur propre présence sécuritaire créent un vacuum, foyer de toutes les instabilités.

La matrice idéologique djihadiste a donc planté profond ses racines.

Dans cette région aux nombreuses fragilités, chaque nouvel épisode climatique extrême s’accompagne d’un cortège de malheurs et les ressources, lorsqu’elles ne sont pas pillées, ne sont pas disponibles pour être investies dans l’éducation et la santé.

Ici on enregistre une mortalité infantile record de plus de 3,5% et un faible accès à la santé et à l’éducation.

L’insécurité alimentaire est devenue la règle pour la majorité de la population, couplée à une forte explosion démographique, chaque bouche à nourrir devient fardeau et chaque désespéré candidat à l’exil.

 

Les trafics en tous genres prospèrent ici avec des passeurs et des esclavagistes musulmans.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

22/02/2018

LA NOUVELLE POLITIQUE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS ........

La nouvelle politique militaire des États-Unis – attention – danger !

 
US Danger

La nouvelle politique militaire des États-Unis – attention – danger !

 

Robert Bibeau ♦

Qu’y a-t-il de nouveau dans la politique militaire et nucléaire américaine rendue publique par le Pentagone le vendredi 2 février dernier ? (1)

 

Un accroissement des dépenses militaires américaines, du « Déjà vu ».


Le développement de nouvelles armes nucléaires tactiques de faible capacité et de portée limitée.


La menace d’utiliser ces armes nucléaires létales contre un État non nucléarisé.


La menace d’utiliser ces armes létales le premier (et non plus en riposte à une attaque nucléaire) et contre n’importe quel pays où qu’il se trouve sur la planète.

 

Quels pays sont visés par le gouvernement américain par cette nouvelle politique belliqueuse ?

La Russie en tant que fournisseur d’énergie et bras armés de la superpuissance économique et financière chinoise, son alliée .


La Chine en tant que première puissance concurrente de l’Amérique économique – financière – boursière et militaire.
La Corée du Nord en tant qu’allié et terrain de confrontation par procuration entre les deux géants se battant pour l’hégémonie mondiale.
L’Iran en tant que fournisseur d’hydrocarbure à la Chine et en tant qu’État récalcitrant tenant tête aux visées hégémoniques américaines. Ainsi l’Iran refuse de faire du dollar américain la seule devise de son commerce international.

 


L’Union européenne alliée des États-Unis qui reçoit cet ultimatum « Vous êtes avec nous dans cette aventure belliqueuse nucléarisée ou vous êtes contre nous ! »

Or, les États européens risquent d’être à nouveau sur la ligne de front comme lors des deux guerres mondiales précédentes et il n’est pas du tout certain que le Grand capital européen mondialisé souhaite jouer la tête de Turc à une troisième reprise.


Tous les pays du monde grands et petits, alliés ou ennemis des États-Unis, que le Pentagone menace ainsi de représailles nucléaires s’ils osent résister à son hégémonie délétère.


Le peuple américain lui-même, si jamais en réaction à sa misère grandissante il osait résister et se soulever contre ses geôliers.

 

Pourquoi cette nouvelle politique militaire est-elle dévoilée à ce moment-ci ? Que cherchent aujourd’hui les États-Unis ?

L’establishment financier américain, et un groupe important de généraux, sont aux abois, car ils sont conscients de l’effondrement économique de l’Amérique.

Le dollar est menacé et à travers lui l’ensemble de l’échafaudage bancal de l’économie américaine.

L’endettement est ahurissant, le déficit commercial titanesque et récurrent, le chômage réel est effarant et la pauvreté s’épand, les tensions sociales palpables et la société précarisée est sur le point d’éclater.

Notre webmagazine publie une série d’articles décrivant la misère qui se répand

http://www.les7duquebec.com/?s=effondrement

 


Comme nous le disons depuis une année, Donald Trump n’est pas un isolationniste, mais un mondialiste.

Les États-Unis renégocient présentement tous ses traités commerciaux avec ses partenaires et concurrents immédiats.

Les forfanteries de Donald l’épouvantail ne visent qu’à conditionner les gouvernements concurrents.


Cette annonce publique largement médiatisée d’une nouvelle politique belliqueuse, vise à intimider les bourgeoisies du monde entier afin qu’elles s’inclinent, conservent le dollar comme principale devise du commerce international, et se soumettent aux dictats commerciaux étatsuniens (exemple pour le Canada dans l’ALENA, qu’il renonce à la gestion de l’offre, etc.)

 

Quelles peuvent être les conséquences de cette nouvelle politique militaire et nucléaire ?

Cette annonce ne peut qu’encourager le camp adverse, Chine – Russie – Iran notamment, à se rapprocher et à se lancer dans une course aux armements, qui ne peut qu’être un gaspillage de ressources ce qui accentuera les problèmes économiques qu’engendrent toujours ces dépenses improductives (déficit budgétaire en hausse, endettement croissant, déplacement des investissements mondiaux de la sphère sociale vers la sphère militaire improductive, grève générale de protestation, etc.)

 

Cette annonce a déjà eu l’effet d’encourager le réarmement des pays européens qui pour certains viennent d’annoncer la croissance de leur budget militaire.

Sans compter que l’Alliance atlantique (OTAN) sera fragilisée suite à cette mise en demeure américaine aux chancelleries européennes qui ne sont plus dans la situation désespérée du Plan Marshall.

L’Union européenne est de facto la première puissance économique et commerciale mondiale.

Elle risque de se le rappeler et de se crisper face à un allié de plus en plus spoliateur (sic).

De nombreux pays déjà nucléarisés, et d’autres pas encore nucléarisés seront poussés à s’équiper d’armes nucléaires de manière à se protéger dans l’éventualité d’un chantage américain à la nucléarisation d’une agression.

Bref, comme nous le disons depuis un certain temps, par cette politique le monde se rapproche dangereusement d’une troisième guerre mondiale – en dépit des plumitifs pacifistes utopistes .

 

Les États-Unis peuvent-ils atteindre leurs objectifs stratégiques par cette nouvelle politique militaire et nucléaire ?

Aucunement. Cette politique de menace nucléaire est la suite logique de la politique de menace militaire que les États-Unis appliquent depuis la naissance de cette puissance au XVIIIe siècle.

Il ne faut pas oublier que ce pays impérialiste est en guerre perpétuelle sur un continent ou sur un autre depuis son apparition.

Les États-Unis n’ont pratiquement jamais été en paix.

Certains pensaient qu’ayant été rossé via leurs mercenaires djihadistes stipendiés en Irak et en Syrie, le Pentagone aurait compris et aurait retiré son contingent de soutien aux pseudo islamistes de l’EI. L’administration américaine vient d’annoncer que ses troupes occuperont la Syrie un temps indéfini, comme en Afghanistan ou pourtant leurs soldats d’occupation sont confinés à un petit périmètre dans Kaboul, justifiant les tueries des talibans.

 

Le budget de la « défense » des États-Unis est le plus important dans le monde, et ce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et pourtant, depuis leur défaite au Vietnam (1973) les États-Unis n’ont pratiquement jamais gagné une guerre et ne parviennent qu’à tuer des civils en grand nombre et à s’enliser.

Plus ils injectent d’argent dans l’armement moins ces dépenses sont efficientes. Le problème de l’armée américaine ce n’est pas son armement insuffisant, ce sont les soldats américains qui n’ont plus le cœur à se sacrifier pour les potentats de Wall Street.

Bref, cette nouvelle politique nucléaire est le fruit de l’escalade du désespoir de la part de l’establishment financier américain qui constate l’effondrement éminent de son système économique et financier décadent et ne peut faire autrement que de résister à son essoufflement.


Malgré les sacrifices que la classe capitaliste américaine impose au prolétariat américain, et mondial, l’économie de l’Amérique n’est pas concurrentielle et s’effondre alors que de nouveaux prétendants à l’hégémonie, économique d’abord, politique et militaire ensuite (Chine et ses alliés VS Union européenne) s’avancent pour les écarter.

 

Conclusions

Les États-Unis d’Amérique se retrouvent dans la situation ou se trouvait l’Empire britannique après la Seconde Guerre mondiale.

L’Empire, sur lequel le soleil ne se couchait jamais, avait deux choix face à la concurrence de son allié américain : résister et le confronter, entraînant le monde dans une nouvelle guerre d’Apocalypse ; ou encore, plier, se ranger, négocier une position privilégiée dans l’économie mondiale post-britannique, ce qui donna la City.

Malheureusement, contrairement aux Britanniques, il est peu probable que le Grand capital étatsunien se résigne à cette éventualité.

Source : agora vox

 

LU:   https://metamag.fr/2018/02/21

 

 

  1. « Les États-Unis veulent se doter de nouvelles armes nucléaires de faible puissance en réponse notamment au réarmement de la Russie, selon la nouvelle « posture nucléaire » publiée vendredi par le Pentagone.
  2. Ces nouvelles armes, qui font craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflits nucléaires, représentent une « réponse à l’expansion des capacités [nucléaires] de la Russie », a indiqué à la presse Greg Weaver, responsable des capacités stratégiques à l’État-major américain. »

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TOUT LES DEUX SONT MEMBRE DE L' OTAN ! LA TURQUIE MENACE LA GRÈCE ???

21/02/2018

LINCOLN , SA RHÉTHORIQUE RACISTE ET SUPRÉMATISTE BLANCHE ....???

Lincoln, une idole ? Vraiment ?


Par Thomas Di Lorenzo – Le 12 février 2018 – Source lewrockwell

 

Le politicien le plus déifié de l’Amérique fête son anniversaire aujourd’hui, célébré dans tout le pays, en particulier dans les think tanks néocon et les tabloïds.

Je parle bien sûr de l’homme que l’aile straussienne du néoconworld appelle « le père », Abraham Lincoln.

 

J’ai donc pensé offrir quelques suggestions de lecture dans le cadre de la célébration d’aujourd’hui.

 

Lincoln était de loin le plus détesté, méprisé et insulté de tous les présidents américains au cours de sa vie, comme l’écrit l’historien Larry Tagg dans son livre « The Unpopular Mr. Lincoln : le président le plus détesté de l’Amérique ». Sa déification a été l’œuvre posthume de la machine de propagande du Parti républicain.

 

Lincoln a été très prudent dans son expression quand il a expliqué au monde, dans son premier discours inaugural et d’autres discours, qu’il était disposé à inscrire explicitement l’esclavage dans le texte de la Constitution (avec l’Amendement Corwin) et qu’il envahirait tout État de l’union qui refuserait de percevoir la taxe tarifaire fédérale nouvellement doublée et d’en envoyer le produit à Washington, DC. Les soi-disant experts universitaires de Lincoln mentent effrontément à ce sujet, en d’autres termes.

 

L’invasion des États du Sud par Lincoln – définis comme libres et indépendants dans la Déclaration d’Indépendance – était la définition même de la trahison en vertu de l’Article 3, Section 3 de la Constitution, qui définit comme seul motif de trahison l’engagement d’une guerre aux États-Unis, ou l’aide et le réconfort accordé à leur ennemi.

 

Le mot « leur » désignant  l’ensemble des États, signifie que la guerre contre la Caroline du Sud, la Virginie etc., est une trahison.

 

Lincoln était le plus grand ennemi que le premier amendement ait jamais eu, même pire que John Adams, il a mis en œuvre l’acte de sédition qui a fait qualifier son administration de criminelle.

Adams a seulement emprisonné quelques opposants, alors que Lincoln a illégalement suspendu l’acte d’Habeas Corpus et a fait emprisonner par son armée des dizaines de milliers d’opposants présents dans les États du nord, tout en fermant plus de 300 journaux d’opposition.

Il a emprisonné les propriétaires de journaux et les rédacteurs, le sénateur Clement L. Vallandigham de l’Ohio, son plus sévère critique au Congrès a été emprisonné, tout comme le maire de Baltimore, et il a déclaré que toute personne qui restait simplement silencieuse, pendant que son administration était mise en cause, était coupable de trahison.

 

Tout au long de sa vie, sa rhétorique raciste et suprématiste blanche aurait fait rougir David Duke.

 

Sans parler de son obsession permanente de déporter tous les Noirs hors d’Amérique (c’est-à-dire, la colonisation), et de son action diligente pour atteindre cet objectif à la Maison Blanche jusqu’à son dernier jour.

 

Même les historiens adorateurs de Lincoln ont admis que si le Sud avait gagné la guerre, il aurait été justifié d’exécuter Lincoln et son haut commandement pour crimes de guerre et massacres en masse des civils sudistes, ici, ici et .

Lincoln a promu et a soutenu généreusement les pires de ces meurtriers de masse, en particulier Sherman, Grant et Sheridan.

 

Comme Lénine en Russie et Bismarck en Allemagne, il était le seul responsable de la création de l’État centralisé, monopolistique et dictatorial dont les Américains sont désormais esclaves, ainsi que de l’abolition du système américain de fédéralisme ou droit des États.

 

C’est pourquoi il a été félicité outrageusement par son collègue centralisateur Hitler lui-même, et félicité aussi par Karl Marx de son vivant et par les fils et les filles politiques de ce dernier jusqu’à aujourd’hui.

 

Lorsque le juge président de la Cour Suprême Roger B. Taney a émis une opinion selon laquelle la suspension de l’Habeas Corpus était inconstitutionnelle (ce à quoi son propre procureur général a souscrit) Lincoln a émis un mandat d’arrêt contre le juge.

Charles Adams a appelé cela « le grand crime de Lincoln ».

 

C’est Lincoln qui a finalement imposé aux États-Unis le système britannique  pourri et corrompu du mercantilisme, avec le bien-être institutionnalisé des grands trusts et le capitalisme de copinage ; le protectionnisme comme une autre forme hideuse de capitalisme de copinage ; le monopole monétaire fédéral pour payer tout cela et pour finir le premier impôt sur le revenu et une myriade d’autres interventions économiques.

Edgar Lee Masters, auteur de « Lincoln the Man » a appelé cela « du pillage et rien d’autre ».

 

Dans ses derniers jours, lorsque de véritables abolitionnistes – Lincoln se distançait  toujours résolument d’eux – lui demandèrent son aide pour faire voter le Treizième amendement mettant légalement fin à l’esclavage, il refusa de les aider selon l’historien David Donald, dernier spécialiste éminent de Lincoln à à l’université de Harvard, appartenant à la dernière génération.

 

Source et Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

SYRIELEAKS : GÉOPOLITIQUE, LA STRATÉGIE OCCIDENTALE ! ( RICHARD LABEVIÈRE )

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-02-2018

 

 

Conférence sur la sécurité – Munich, 17 février.

Dans un anglais quelque peu familier mais précis, Benjamin Norman – diplomate en charge du dossier Proche et Moyen Orient à l’ambassade de Grande Bretagne à Washington – rend compte dans un Télégramme diplomatique confidentiel (TD)1 du 12 janvier 2018 de la première réunion du « Petit groupe américain sur la Syrie » (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie), qui s’est tenue à Washington le 11 janvier 2018.

 

 

Dans ce TD de cinq pages, il dévoile le détail de la « stratégie occidentale » en Syrie : partition du pays, sabotage de Sotchi, cadrage de la Turquie et instructions adressées au représentant spécial de l’ONU Staffan de Mistura qui dirige les négociations de Genève.

Un Non Paper (de 8 pages) accompagne ce TD en prévision de la deuxième réunion du « Petit Groupe ». Celle-ci s’est tenue à Paris le 23 janvier dernier, essentiellement consacrée à l’usage des armes chimiques et aux « consignes » adressées par le « Petit Groupe américain » à Staffan de Mistura.

 

Assistaient à cette réunion du 11 janvier à Washington Hugh Cleary (chef du Département Proche et Moyen-Orient du Foreign Office) ; Jérôme Bonnafont (directeur ANMO/Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay) ; David Satterfield (Secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du Moyen-Orient) ; le Jordanien Nawaf Tell et le saoudien Jamal al-Aqeel. L’Américain a ouvert la séance en précisant qu’une deuxième réunion aurait lieu à Paris le 23 janvier.

 

David Satterfield a confirmé que le président Trump avait décidé de maintenir une importante présence militaire américaine en Syrie, malgré la victoire remportée contre l’« Organisation Etat islamique » (Dae’ch) ; le coût de ce maintien étant fixé à quatre milliards de dollars annuels.

Il a précisé que cette présence militaire américaine devait prévenir toute résurgence de Dae’ch, mais surtout empêcher les « Iraniens de s’installer durablement et de s’imposer dans la recherche d’une solution politique ». En troisième lieu, il a insisté sur le fait que la première réunion du « Petit Groupe » devait aussi apporter un « appui matériel et politique important à Staffan de Mistura pour « consolider le processus de Genève ».

L’ensemble des participants a accueilli très positivement cette mise au point afin de « réaliser des progrès substantiels en Syrie durant l’année 2018 » et de « répondre à la propagande d’une victoire russe ».

Ensuite, les participants ont insisté sur le « désir russe d’aboutir à une solution politique » qu’il s’agissait d’utiliser pour rendre « plus opérationnels » les objectifs du « Petit Groupe ».

 

CONSOLIDER LE PROCESSUS DE GENEVE

Les Etats-Unis ont noté qu’ils ne participeraient plus aux réunions d’Astana, ayant réduit « leur participation à un niveau très bas, pour souligner leur engagement envers Genève » ; en des termes définitifs, il est décidé de « tirer un trait conceptuel sur Astana pour revenir à Genève ».

Ils ont ensuite estimé que jusqu’à maintenant « Genève restait un échec, malgré les efforts de Staffan de Mistura ». Ils se sont montrés très prudents quant à l’inclusion du cessez-le-feu dans les discussions de Genève : « la vérité étant que nous n’avons tout simplement pas la capacité d’empêcher le régime de grignoter les poches de l’opposition restantes à Idlib et à l’Est de la Ghouta ».

 

Le TD fait état de grands progrès « réalisés par l’opposition au cours des derniers mois », en soulignant qu’elle « devra encore faire preuve d’une plus grande souplesse pour s’assurer que le Régime ne quitterait pas Genève (…) alors que les Américains n’apportent aucun soutien à l’hypothèse d’un gouvernement de transition tel que le prévoit la résolution 2254 (du Conseil de sécurité des Nations unies) ».

Le texte ajoute qu’il « serait tout de même utile que l’opposition puisse cesser d’agiter cette hypothèse à tout bout de champ… » Il a été aussi convenu que « l’opposition devait faire preuve de plus de flexibilité et arrêter d’agiter l’épouvantail d’un gouvernement de transition », les Américains ajoutant que, sans changer d’objectif final quant à la partition de la Syrie et au départ de Bachar al-Assad, il fallait d’abord « rester en mouvement en procédant à « une manipulation prudente » de l’opposition.

 

Le représentant français – Jérôme Bonnafont – a posé le problème d’une éventuelle participation de Bachar al-Assad à de futures élections.

David Satterfield a répondu que « l’objectif était de créer les conditions et des institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner ».

Satterfield a ajouté « qu’il n’y avait pas de raison ‘flagrante’ pour empêcher Assad d’être candidat ».

Dans ces conditions, il s’agissait surtout de tester les intentions de la Russie, notamment pour qu’elle arrive « à ce que le Régime soit amené à discuter d’une nouvelle Constitution, d’élections libres sous le contrôle des Nations unies et de la création d’un environnement susceptible de favoriser ces deux processus ».

 

Accord sans restriction de tous les membres de la réunion du « Petit Groupe » pour « ne plus se satisfaire des propos mielleux de Lavrov, afin de mettre Moscou sous pression ».

Pour Satterfield, il s’agit d’amener les Russes à lâcher Assad, « à travers des réunions du Conseil de sécurité et une large campagne de communication publique », estimant que la ré-élection annoncée de Vladimir Poutine fragilisait positivement la position russe…

 

SABOTER ET INSTRUMENTALISER SOTCHI

L’une des conclusions de cette première réunion du « Petit Groupe » est parfaitement claire : « revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos » ; la France réclamant plus de « transparence sur la position russe ».

Mais il s’agit encore de ne pas s’opposer « frontalement » à Sotchi « présentant l’avantage de rassembler une part non négligeable de la société civile syrienne », pour en ramener les « apports les plus positifs à Genève, afin de renouveler et relancer ce format de Genève ».

Les Saoudiens ont mis en garde contre un « risque de fragmentation des différents groupes de l’opposition et demandé de l’aide afin de maintenir la cohésion de celle-ci ».

Satterfield a rétorqué que leurs représentants devraient « s’engager davantage dans la recherche d’une solution politique plutôt que de profiter de salaires mirifiques et de longs séjours dans des hôtels agréables ».

La France a appuyé cette remarque en insistant sur « la communication ».

A cet égard, le TD britannique dresse le commentaire suivant : « malheureusement, la Cinquième République française n’a pas vocation à financer cet effort », les représentants britanniques rappelant « que la communication de l’opposition a été financée en premier lieu par… le Royaume-Uni ».

David Satterfield a, ensuite, expliqué que l’opposition turque aux « Unités de protection du peuple kurde (YPG) » empêchait les Kurdes de participer à Genève. Tout en comprenant la position d’Ankara, il a souligné « qu’on ne pouvait pas ignorer un groupe qui contrôlait le tiers de la Syrie (SIC) et qui avait pris la plus grande part à la lutte contre Dae’ch ».

Il a expliqué que « les Américains cherchaient à établir un leadership multi-ethnique au nord-est de la Syrie afin de diluer l’hégémonie de l’ YPG ». Par contre, il s’agissait d’imposer les FDS (Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes et sous contrôle américain) dans le processus de Genève.

 

Commentaire de l’auteur du TD : « je comprends que les Etats-Unis vont nommer William (Bill) Roebuck, leur ex-ambassadeur à Bahreïn, comme représentant spécial des FDS. Je vais suivre, mais cela vaut la peine de rappeler – selon les discussions séparées que nous avons eues, par exemple avec Fiona Hill – que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie sont déjà mauvaises et ne risquent pas de s’améliorer.

Par conséquent, les Américains ne sont pas les mieux placés pour faire – en solo – le gros boulot avec les FDS et Ankara ».

L’objectif est clairement défini : « amener Staffan de Mistura à accepter à Genève une structure tripartite incorporant l’opposition, Assad et les FDS ».

Du reste, le secrétaire d’Etat adjoint indique qu’un « Non-Paper – Reviving the Syrian Political Track in Geneva– sera communiqué à Staffan de Mistura avant la réunion du 23 janvier à Paris, « afin de mettre les Russes au pied du mur ». Ce document comporte : « une Feuille de route politique, les éléments d’une réforme constitutionnelle, la structure onusienne de supervision des élections et les directives pour l’établissement d’un environnement pacifié ».

 

Pour leur part, les Jordaniens ont qualifié la session du « Petit Groupe » de « la réunion publique la plus secrète de tous les temps ».

Et l’auteur du TD de conclure : « nous devons, pour le moment, garder un groupe constitué uniquement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie.

Les prochains à être invités devraient être l’Egypte et l’Allemagne (pour qui nous avons plaidé).

La Turquie devrait également joindre le groupe, mais la discussion avec elle risque d’être empoisonnée par les Kurdes, ce qui rendra plus difficile la neutralisation d’Astana. Il n’y a donc pas urgence à intégrer ces trois derniers pays ».

 

COMMENTAIRES BELLICISTES

Les commentaires en conclusion de ce TD sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ».

La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ».

Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ».

XXX

Voilà qui n’augure pas d’une prochaine sortie de crise en Syrie dans un contexte marquée par quatre évolutions majeures des plus préoccupantes.

1) Les Etats-Unis ont décidé de renforcer et de diversifier leur posture nucléaire.

Le Pentagone vient d’annoncer qu’il va développer des armes nucléaires tactiques miniaturisées « pour s’adapter aux nouvelles menaces internationales ».

Le président iranien Hassan Rohani a répondu : « comment quelqu’un peut-il parler de paix mondiale et en même temps annoncer qu’il développe de nouvelles armes nucléaires destinées à ses principaux ennemis ? »

 

2) Les ministres de la Défense de l’OTAN se sont entendus les 14 et 15 février derniers à Bruxelles sur les grandes lignes d’une nouvelle refonte des structures de commandement de l’Alliance Atlantique. Cette « adaptation – la plus grande depuis la fin de la Guerre froide », selon le secrétaire général Jens Stoltenberg, est proposée par les militaires américains. Elle vise à rendre l’Alliance plus efficace en cas de crise de haute intensité. En clair, il s’agit de « mieux dissuader et répondre aux nouvelles menaces venant de certains Etats, au premier rang desquels la Russie ».

3) Aux lendemains de la destruction d’un chasseur israélien dans l’espace aérien syrien et, alors que la police israélienne demande l’inculpation du premier ministre Benyamin Netanyahou pour corruption, Tel-Aviv accuse l’Iran de s’implanter en Syrie et menace de multiplier ses opérations militaires.

Ce n’est pas la première fois que le premier ministre israélien – qui refuse de démissionner – utilise les regains de tension régionale pour consolider son pouvoir personnel et son alliance avec l’extrême-droite du pays.

4) Enfin, le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie continue à provoquer l’Ire d’Ankara. La crise de confiance est consommée et l’axe turco-américain est au bord de la rupture.

Deuxième contingent de l’OTAN, l’armée turque a dû accompagner le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de juillet 2016. Mission vient d’être donnée à un général aux tendances conservatrices et islamistes de restructurer l’armée turque dégarnie par les purges.

 

En définitive, le TD britannique reflète parfaitement la stratégie occidentale en Syrie : saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais.

« Les Américains n’ont jamais admis leur défaite militaire en Syrie et ne veulent pas lâcher le morceau et surtout leur objectif stratégique principal », commente un haut diplomate français, « celui d’un démantèlement de la Syrie, du type de celui qui a été conduit en Irak et en Libye.

Leur volonté est d’armer les Kurdes pour contrôler les régions pétrolières de l’Est syrien afin de pouvoir peser sur la reconstruction politique et économique du pays ».

 

La paix n’est donc pas pour demain.

 

Richard Labévière

1 Benjamin Norman/Foreign and Security Policy – Middle East/British Embassy – 3100 Massachusetts Avenue, NW/Washington DC/20008/USA. Phone : 202 588 6547/FTN : 8430 6547. Email : Benjamin.norman@fco.gov.uk

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-02-2018