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05/04/2020

ÉTATS-UNIS : FORCES ET FAIBLESSES ! TRIBUNE LIBRE !

Forces et faiblesses


Par James Howard Kunstler – Le 20 mars 2020 – Source kunstler.com

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À tous, je souhaite un joyeux Mois de la sensibilisation aux maladies colorectales – au cas où vous sentiriez que le destin a poussé un rouleau de PQ dans la région où le soleil ne pénètre jamais.

Des millions de personnes dans tout le pays doivent être stupéfaites de voir à quel point la situation est soudainement si grave.

Et chaque nouveau matin semble pire que le précédent : lorsque le vendredi 13 rencontre le jour de la marmotte.

Les emplois et les revenus disparaissent instantanément.

Les entreprises se retrouvent au bord du gouffre.

Les retraites s’évaporent.

Tout le monde est coincé à la maison, seul, sans penser à autre chose qu’à faire faillite et crever de faim.

Et, dernière indignité : le risque de mourir si l’on s’égare dehors pour trouver quelque chose dont on a besoin, ou si l’on cherche simplement le confort d’une relation avec d’autres personnes.


Ce sont nos temps difficiles. Si jamais vous avez besoin de Dieu, ou d’une représentation humaine du bon père, ce sera l’occasion ; quelqu’un pour vous guider, vous rassurer et vous inspirer à faire de votre mieux dans des circonstances difficiles.

Pour l’instant, l’Amérique a Donald Trump.

 

Pour la classe des penseurs agnostique, avec sa détestation obsessionnelle des hommes, des hommes blancs en particulier, et des hommes blancs dans un rôle paternel avant tout, Trump représente le grotesque ultime. Pour cette classe de scribes, de professeurs, de « créatifs », de promoteurs de la vertu et de défenseurs de la justice sociale, même Tennessee Williams ne pourrait imaginer un Big Daddy plus redoutable et plus détestable que Trump.

 

D’où leurs tentatives sournoises et incessantes de se débarrasser de lui au cours des trois dernières années – qui présentaient toutes les caractéristiques d’une rébellion d’adolescents névrosés. (« La Résistance » était en fait un bon nom pour cela.) Et pourtant, il est là, sur le podium, dans ces temps difficiles.

On peut appeler cela de bien des façons, mais l’une d’entre elles doit être la force.

Oui, il a une allure particulière : l’étrange casque blond, le visage orange. Notez que lors d’une des premières périodes difficiles de l’Amérique, beaucoup de gens pensaient que Lincoln ressemblait à un grand singe, et avaient beaucoup de plaisir à voir cette image de lui dans les journaux. C’est aussi un fait que les décisions qu’il a prises ont conduit à la mort de centaines de milliers d’hommes, jeunes pour la plupart, dans les massacres les plus sanglants que l’on pouvait alors imaginer.

Pourtant, ces jeunes hommes qui allaient à la mort l’appelaient Père Abraham dans leurs chansons autour du feu de camp. Je ne dis pas que Donald Trump est un autre Lincoln – certainement pas en pure rhétorique – mais je dis que nous ne savons pas encore ce que son courage va montrer dans cette crise, et jusqu’où il pourrait nous mener.

Une chose est sûre : il a été soumis à plus d’abus politiques que n’importe quel autre personnage sur la scène au cours de ma vie, et il est étonnant qu’il n’ait pas plié ou abandonné ou qu’il n’ait pas perdu la boule alors que ça continuait encore, encore et encore.

Et donc, vous avez maintenant le spectacle étrange et ironique de son opposition organisée, les Démocrates, qui hissent au sommet de leur leadership le candidat le plus faible possible pour s’opposer à Trump lors des élections : Joe Biden.

Il y avait certainement quelque chose de surnaturel dans son ascension dans la récente série de primaires, comme si un gang de quelques personnes avait travaillé dur en coulisse pour que cela se produise.

Si Biden a eu un jour du charisme, même dans la fleur de l’âge, il n’en a pas fait preuve aujourd’hui, que ce soit dans son propre comportement maladroit ou auprès des foules éparses d’électeurs démocrates enregistrés au parti, convoquées pour se rendre à ses rassemblements.

En fait, il émanait de lui l’exact opposé du charisme, une hésitante odeur de sueur, due au trac et à la faiblesse, et même à toutes sortes de faiblesse : physique, mentale et éthique.

Son rôle n’était pas celui d’un bon père, mais celui d’un vieil oncle à moitié dingue – le genre de personne qui met chaque jour son meilleur costume élimé pour descendre au bar du coin et siroter des bières jusqu’à ce qu’il soit temps de rentrer en titubant à la maison, où une nièce par alliance dévouée pourrait lui préparer son dîner, s’il arrivait à le demander poliment.

 

Le genre qui, jusqu’à sa retraite forcée pour cause d’incompétence et de maladresse, avait travaillé comme garçon de courses pour la mafia locale, ramassant les reçus du racket des jeux, puis était jeté comme une peau de banane dans un égout lorsque il était devenu inutile.

Bien sûr, l’éminence de Joe Biden au gouvernement, en tant que vice-président, lui a offert de plus grandes possibilités de fraude que cela. Il est entré dans la pagaille anarchique de l’Ukraine – conçue par les agences américaines, soit dit en passant – en tant que « bras droit » d’Obama, il en est ressorti avec au moins plusieurs millions de dollars de revenus garantis pour son malheureux fils Hunter, et il est évident que des millions d’autres se sont également retrouvés dans les poches de Joe, via l’argent d’oligarques ukrainiens blanchi par les banques d’Estonie et de Chypre – qui irait regarder là ? (Rudy Giuliani, en fait.)

C’est le genre de président dont l’Amérique hériterait si elle élisait Joe Biden. Le parti Démocrate n’a pas pu élire une femme forte et incroyablement corrompue en 2016, et depuis lors, ils ne croient plus qu’en leur propre échec.

 

Aujourd’hui, ils s’apprêtent à organiser des élections nationales, si elles peuvent avoir lieu, nous ne le savons pas encore, avec un candidat qui ressemble à – et agit comme – une figure de cire de président dans l’une de ces sinistres chambres feutrées de Disneyland.

 

Mais comprenez bien que c’est exactement ce que les Démocrates ont souhaité au cours de ces années, en nous entraînant dans des temps difficiles pour l’Amérique : la faiblesse et leur propre mort, par suicide. N’allons pas là-bas avec eux.

Too much magic : L'Amérique désenchantéeJames Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive.

Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

 

Source et Traduit par Hervé, relu par jj et San pour le Saker Francophone

03/04/2020

SYRIE: LA BATAILLE D' IDLIB N' EST PAS TERMINÉE........

La bataille d’Idlib est loin d’être terminée


Par Elijah J. Magnier − Le 14 mars 2020 −

 

Source ejmagnier.com

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L’ouverture de l’autoroute Saraqeb-Lattaquié, connue sous le nom de M4, est prévue ce dimanche 15 mars comme établi lors du protocole d’accord signé à Moscou entre les deux présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan suite à la bataille de Saraqeb.

 

Les patrouilles turco-russes sont censées sécuriser la M4 après une réunion de trois jours à Ankara entre les militaires russes et turcs pour coordonner les patrouilles conjointes et empêcher toute attaque de la part des djihadistes.

De nombreux groupes djihadistes rejettent l’accord russo-turc et vont probablement bombarder la route ou tenter d’enlever des conducteurs.

Tout dépend de la détermination de l’armée turque et de ses alliés dans la région d’Idlib à adhérer au cessez-le-feu et de la conviction de la réponse russe si le cessez-le-feu est violé.

 

L’autoroute Alep-Damas, connue sous le nom de M5, a été libérée par la force militaire – la Russie, l’armée syrienne et ses alliés – et est désormais ouverte aux civils.

Cependant, l’armée syrienne et ses alliés utilisent toujours la route plus sûre Alep-Ithriya-Khanaser. La bataille de Saraqeb a forcé l’accord de Moscou et a relancé l’accord d’Astana de 2018 qui a été ignoré par la Turquie pendant un an et demi.

Des groupes djihadistes, dont Ansar al-Tawheed wal-Jihad, Ansar al-Islam, Ansar al-Deen et Hurras al-Deen (al-Qaïda à Bilad al-Sham) ont décidé de s’opposer à l’accord russo-turc et d’attaquer la patrouille conjointe le long de la M4.

Ces groupes, avec Abu Imara, Tansiqiyat a-Jihad et la brigade Muhajereen ont juré de s’opposer à la Turquie et à la Russie dans les zones rurales d’Idlib.

Le nord-ouest de la Syrie est divisé en deux camps : un camp sous contrôle turc, reconnaissant l’accord Moscou-Astana, et un autre le rejetant.

Cette semaine, une délégation militaire russe s’est rendue à Ankara pour discuter avec les dirigeants de l’armée turque des procédures de contrôle de la M4.

Les drones armés et l’armée de l’air russe seront prêts à intervenir, aux côtés des forces spéciales, pour frapper toute tentative de s’opposer au contrôle russo-turc commun de la M4 et pour faire face à toute présence de djihadistes le long de la route.

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Al-Qaïda en Syrie (Hurras al-Deen) a diffusé l’audio de son émir Hammam al-Suri (Samir Hijazi), l’un des émirs notoires d’Al-Qaïda qui ont combattu en Tchétchénie, en Afghanistan, en Irak et en Syrie, demandant à des syriens et à d’autres djihadistes de « persister » dans leur position, rejetant ainsi le retrait de la M4.

 

Abu Mohamad al-Joulani – l’ancien émir de État islamique qui a dirigé al-Qaïda en Syrie et l’a quitté plus tard pour diriger son groupe djihadiste « Hayat Tahrir al-Sham » (anciennement al-Nusra) – « a remercié le gouvernement turc pour son soutien dans la dernière bataille ».

 

Joulani était ambigu quant à ses intentions dans les prochains jours, lorsque les patrouilles russo-turques devraient prendre le contrôle de la M4, même si Joulani a conclu que « seul le langage des armes prévaudra », indiquant sa volonté de continuer les combats.

 

L’accord de Moscou – et avant celui d’Astana – libère la M4 du contrôle des djihadistes qui sont principalement des combattants étrangers. Ils contrôlent les villes d’al-Nerab, Ariha, Jisr al-Shughur et Bdama.

 

Ces combattants étrangers seraient retranchés dans ces villes. Ils rejettent tout retrait. Il appartiendra à la Turquie de convaincre ces djihadistes par la force ou le dialogue avant dimanche 15.

Les djihadistes ont réussi à survivre et à obtenir leur nourriture et leurs munitions uniquement par la Turquie.

Ce sera un choix difficile pour eux : faire la guerre à la Turquie et tout perdre, ou espérer qu’Ankara continuera à manœuvrer et prolongera sa présence pour une année de plus.

D’un autre côté, la délégation militaire russe en visite en Turquie ces derniers jours a déclaré que la partie turque avait réalisé la détermination de la Russie à mettre en œuvre l’accord de Moscou par tous les moyens.

 

Selon la délégation russe, les Turcs ont réalisé que la M5 avait été ouverte de force et que la M4 suivra si les djihadistes ne se retirent pas.

Il est dans l’intérêt d’Ankara de déloger les djihadistes de la M4 et de les retrancher dans la ville d’Idlib. Le président Erdogan n’a pas l’intention de restituer Idlib au gouvernement syrien.

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Des sources proches du président Bachar al-Assad ont déclaré que le problème n’était pas avec la Turquie mais avec le président Erdogan lui-même.

« Tant qu’Erdogan sera au pouvoir, les problèmes entre les deux pays persisteront. Le président turc veut diviser la Syrie et garder le contrôle du nord, Idlib en particulier, car il représente la première ligne de défense devant Afrin.

Si Idlib est libéré, l’armée syrienne ira frapper à la porte du nord. »

 

Ni la Russie ni l’Iran ne sont prêts à déclencher une guerre avec la Turquie ou à répéter le scénario de Saraqeb.

Lors de la dernière bataille pour le contrôle de la M5 et de Saraqeb, la présence de l’armée turque et des djihadistes sur le champ de bataille a fait 59 morts turcs, soldats et officiers, comme l’a annoncé Erdogan.

L’armée turque était sur le point d’élargir le conflit en bombardant aveuglément l’armée syrienne et ses alliés.

Le commandement turc a été irrité suite à la destruction d’un blindé de transport de troupes par un missile à guidage laser (9M133 Kornet) tiré par des alliés syriens tuant tous les militaires turcs qui s’y trouvaient.

La Turquie prévoyait de briser la ligne de défense de la ville de Talhiyah mais a échoué, malgré le nombre important de djihadistes impliqués dans l’attaque.

Vingt-quatre heures auparavant, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a ordonné l’envoi d’un grand nombre de forces spéciales de Ridwan pour renforcer la ligne de front malgré la contestation de ses commandants sur le terrain.

 

La décision de Sayyed Nasrallah a sauvé le front, qui subissait une importante attaque de la part des djihadistes et de la Turquie.

L’Iran et ses alliés ont envoyé un message fort à la Turquie, avertissant qu’ils n’avaient pas l’intention de s’engager dans une guerre contre les troupes d’Ankara, mais qu’ils le feraient si la Turquie continuait de bombarder leurs positions.

La Turquie a conclu que la Syrie et ses alliés sont déterminés à conserver l’ensemble de la zone libérée et qu’une guerre entre la Turquie et l’Iran et ses partenaires ne profiterait à aucune des parties impliquées.

La Syrie considère qu’Erdogan n’abandonnera pas les djihadistes qui obéissent à ses instructions.

 

Ils occupent une zone tampon et représentent un atout important qu’il peut utiliser pour combattre dans différentes parties du monde, à savoir l’Égypte, la Libye, la Syrie, l’Irak ou partout où il veut être présent.

 

Les djihadistes aident Erdogan à faire entendre sa voix dans la négociation constitutionnelle pour limiter l’autorité du président syrien et d’autres réformes.

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En haut les militaires turcs, en bas les russes

La présence des forces américaines dans le nord-est de la Syrie est un problème pour la Russie et le gouvernement syrien, car leur objectif est de «rendre très difficile» la défaite des djihadistes et « d’interdire toute aide [à la reconstruction] pour remettre le pays sur pied. ».

 

Contrairement à l’armée syrienne, la Turquie est capable de négocier la présence américaine dans le nord-est de la Syrie occupée par les États-Unis.

C’est pourquoi Erdogan a proposé à Poutine la gestion conjointe des champs pétroliers dans l’est de la Syrie sous contrôle américain.

Poutine a laissé la porte ouverte sans accepter la proposition d’Erdogan.

La présence turque en Syrie est devenue plus problématique que l’occupation américaine tant que ce président turc est au pouvoir.

En effet, même si Erdogan a affirmé à Moscou sa volonté de préserver l’unité de la Syrie, il peut toujours se cacher derrière plus d’une excuse pour rester en Syrie.

La présence de millions de réfugiés syriens déplacés à l’intérieur de la Turquie ou la demande de certains éléments de la population syrienne (ceux qui sont fidèles à la Turquie) pour qu’Ankara intervienne, comme Erdogan l’a déclaré lors d’occasions précédentes, sont des raisons suffisantes pour qu’il maintienne ses forces en Syrie.

 

C’est la raison pour laquelle la Russie a imposé l’ouverture des autoroutes M5 et M4 pour avancer lentement vers la ville d’Idlib et limiter l’expansion des djihadistes sur un territoire vaste et hostile.

 

Dans les prochains mois, la Russie et le gouvernement syrien s’appuieront sur le rejet des djihadistes stipulé dans l’accord russo-turc.

Si les djihadistes refusent de se retirer et continuent de violer le cessez-le-feu (trente violations enregistrées en quatre jours), il y aura suffisamment de raisons pour une intervention militaire lorsque toutes les options seront épuisées.

Cette fois, la Turquie ne pourra pas faire grand-chose pour protéger les djihadistes.

Quelle que soit la direction que prendra ce cessez-le-feu, la bataille d’Idlib est loin d’être terminée.

Elle a seulement été reportée.

 

Par  Elijah J. Magnier

Source et Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

31/03/2020

TRUMP, ALORS QUE LAFRANCE CRACHE SUR LUI .......

 
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 31 mars 2020

Hier matin dans les médias, un type, médecin de son état, du nom de Patrick Peloux, diffusait une saleté d’information contre Trump.

Il disait qu’il allait racheter tous les stocks mondiaux de chloroquine « et nous on aura plus rien ».

 

Des amis français, inquiets, m’ont appelé pour me demander si c’était vrai.

 

Je leur ai répondu que ce docteur mérite d’être surnommé Jeanne d’Arc, car il entend des voix.

Trump n’a jamais dit cela.

Saleté de démagogie, il profite de la peur pour cracher sur un président qu’on lui a dit de ne pas aimer, et inciter les gens à le détester.

 

Et voici par le hasard du calendrier la contre preuve – je n’avais pas l’information au moment où j’ai répondu à mes amis.

Le président Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis enverront du matériel médical pour lutter contre la pandémie de coronavirus en Italie, puis en France et en Espagne.

 

Lors de son briefing quotidien à la Maison Blanche, M. Trump a donné quelques précisions sur le type d’aide ou le calendrier, mais a précisé qu’une grande quantité était destinée à l’Italie, qui a le plus grand nombre de décès dus à la pandémie dans le monde, puis à la France et à l’Espagne.

« Nous allons envoyer en Italie pour environ 100 millions de dollars de matériel chirurgical, médical et hospitalier », a-t-il déclaré, ajoutant que le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, était « très, très heureux de vous confirmer cela ».

 

Trump a été critiqué par les médias et les Démocrates pour la lenteur de la réaction initiale du gouvernement fédéral face à la propagation de la pandémie qui s’accélère aux États-Unis, alors qu’en réalité, il a été un des premiers au monde à interdire les vols en provenance de Chine dès le 31 janvier, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les Etats-Unis ont un nombre très faible de morts pour sa population : 10 morts par million d’habitants.

La France : 46 par million.

« Nous envoyons également des choses dont nous n’avons pas besoin dans d’autres régions », a-t-il déclaré.

M. Trump a déclaré que lorsque « nous dépasserons ce dont nous avons besoin » en matière de respirateurs, ceux-ci seront également expédiés.

 

Le maire de New York avait prévenu il y a un peu plus d’une semaine que la ville manquait d’équipements essentiels comme les ventilateurs. Mais le gouverneur de l’Etat – un Démocrate donc les médias ne diffuseront pas l’info – avait annulé en 2015 une commande de 16 000 respirateurs destinée à prévenir une pandémie de grande envergure.

 

Vendredi, Trump a ordonné à General Motors de fabriquer les appareils respiratoires pour soins intensifs.

« Nous allons envoyer les respirateurs en Italie. Nous allons les envoyer en France.

 

Nous allons les envoyer en Espagne, où ils ont d’énormes problèmes, et dans d’autres pays si nous le pouvons », a déclaré M. Trump.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source : https://www.france24.com/en/20200330-trump-says-us-to-send-medical-supplies-to-italy-france-spain

GÉOPOLITIQUE : L' OCCIDENT DOIT SE RÉVEILLER .......

 

29/03/2020

LIBYE: LES COMBATS À LA FRONTIÈRE TUNISIENNE .......

Libye. Le gouvernement de Faiz Serraj perd le contrôle de la frontière tunisienne

 
 

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement de Faiz Serraj (GNA) qui tient encore Tripoli, ainsi que pour ses alliés régionaux – l’Italie, la Tunisie, la Turquie et le Qatar.

À la suite d’une offensive particulièrement mal calculée qui s’est transformée en déroute, le GNA a perdu le contrôle de la frontière tunisienne, d’une base militaire et d’un terminal pétrolier.

La perte est d’autant plus sensible que de nombreux flux financiers occultes passaient par cette frontière, ainsi que des trafics d’armes et d’aide humanitaire détournée.

 

L’offensive visait à l’origine la base aérienne de Watyah, tenue par l’armée du maréchal Haftar (LNA), à 50 km de la ville côtière de Zyuwarah tenue par le GNA.

L’offensive conjointe des milices du GNA et des forces spéciales turques a commencé le 24 mars.

 

Le blogueur russe spécialisé sur les questions de défense Colonel Cassad écrit « cette base a une importance stratégique – l’aviation du maréchal Haftar y est basée et opère depuis là des frappes aériennes sur les forces turques en Libye.

Ces frappes ont été très sévères ces dernières semaines, et visiblement, les Turcs ont poussé le GNA à l’offensive pour régler définitivement la question de la supériorité aérienne LNA dans l’ouest de la Libye ».

Au début, l’offensive a été un succès, les lignes de défense de la base ont été forcées par les assaillants, « qui sont entrés sur le territoire de la base aérienne et ont commencé à publier des photos avec les engins saisis, notamment des chars, des VAB ou des avions. Mais ça n’a pas duré.

L’armée LNA a rameuté des renforts et a non seulement viré les forces GNA de la base, mais les a aussi poursuivies jusqu’à reprendre des villes à la frontière de la Tunisie – qui n’ont même pas été défendues – coupé la route cotière, et assiégé Zuwara », résume encore Colonel Cassad.

Au passage, des miliciens GNA ont descendu par erreur un drone turc de combat Bayraktar Mini – c’est le premier qui est descendu au-dessus de la Libye depuis l’engagement des forces turques au sol à Tripoli.

 

Le canal russe Telegram Rybar, spécialisé dans la couverture des conflits au Moyen-Orient et au Maghreb, donne quelques précisions ce 26 mars sur la déroute du GNA à la frontière tunisienne : « les sages des tribus de Zintan, Zuwara, Zleitan, du point de passage à la frontière de la Tunisie Ras Djadir et d’autres localités ont annoncé qu’ils passaient dans le camp LNA [Haftar]

Or, jusque là, ils étaient neutres ; leur neutralité est importante pour les groupes armés de Tripoli [qui constituent le noyau dur du GNA] pour des raisons financières : c’est par la Tunisie que s’opère le blanchiment de l’aide humanitaire de l’ONU et de diverses ONG.

Le maintien du contrôle du check-poiint de Ras Djadir garantit les flux d’argent dans les poches des seigneurs de la guerre tripolitains ».

Finalement, « presque sans combattre, l’armée LNA a repris Al-Assa, Zleitan, Rakdalin, Al Djamil, a assiégé Zuwara, et a pris le contrôle du check-point Ras Djadir à la frontière de la Tunisie, tout en bloquant le terminal pétrolier Mellita », du fait du changement d’allégeance des tribus locales.

 

« Les forces du GNA qui gardaient le ckeck-point sont assiégées à Zuwara et au sud des marais salants de Brega. Ils ont commencé à passer la frontière tunisienne avec leurs familles, sans en être empêchés, dès que la nuit est tombée ».

 

Par ailleurs l’armée de Haftar tient sous son feu désormais l’aéroport de Zuwara, dernière position à l’ouest de Tripoli où étaient basés les drones de combats turcs Bayrakatar.

Les amazighs ibadites contre le maréchal Haftar

Toujours sur Telegram, le journaliste russe Kirill Semenov, spécialiste lui aussi des conflits en cours au Maghreb et au Proche-Orient, ajoute ce 26 mars que « l’offensive GNA sur Al-Watiyah n’était qu’une tentative […] de stopper l’offensive de Haftar sur les villes amazighs [berbères] dans l’ouest de la Tripolitaine.

Le 25 février dernier, le Haut conseil amazigh, allié du GNA, qui contrôle plusieurs localités dans l’ouest de la Tripolitaine, avait demandé de  »réunir toutes les forces de la défense pour repousser les actions des combattants loyaux à Haftar », et expliquait qu’il suivait avec attention les concentrations des forces LNA à Sorman, Sabrata et Al-Watiyah. Les amazighs […] contrôlent le port de Zuwarah et des villes dans les montagnes de Nefoussa ; ils ne sont pas sunnites.

Depuis le VIIIe siècle, ils suivent une autre branche de l’islam, l’ibadisme [religion officielle du sultanat d’Oman] ; en 2017, le comité des fatwas proche de l’armée LNA et basé à Tobrouk les avait qualifiés  »d’infidèles sans honneur » ».

L’ibadisme est le courant dominant dans le sultanat d’Oman, depuis l’apparition de cette sécession de l’islam sous l’influence d’Abdullah Ibn Abad al Tamimi (décédé en 708), moins de cinquante ans après la mort du prophète Mahomet.

Les ibadistes firent sécession sous le quatrième calife, Ali, compagnon du prophète, et refusèrent de partir en guerre contre des populations non musulmanes.

Ils restèrent à Bassora [actuel Irak] puis se retirèrent en Oman. Selon les ibadites, l’usage de la violence est prohibé, sauf pour se défendre.

À la fin du VIIe siècle, sous la houlette du général persan Rahman ben Rustam, des ibadites quittent Oman pour le Yémen, passent à Zanzibar – où ils se maintiennent jusqu’à la révolution de 1964 –, en Éthiopie, Égypte, avant d’atteindre le Maghreb, où ils fondent Tiaret en Algérie et s’implantent au sud du Maroc.

Puis les ibadistes s’éloignent toujours plus loin dans le désert, où ils fondent les villes de El Atteuf (1017), Bou Noura (1048), Beni Isguen (1051), Ghardaïa (1053), principale cité de la pentapole du Mzab, Melika (1124), etc.

 

En Libye, ils sont installés dans l’ouest de la Tripolitaine, dans plusieurs localités du djebel Nefussa. Ils sont aussi présents sur l’île de Djerba en Tunisie.

Par Louis-Benoît Greffe

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

28/03/2020

CORONAVIRUS: LA RUSSIE EN QUARANTAINE ......

Coronavirus. La Russie se met en quarantaine pour une semaine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Bien que confrontée de façon limitée au coronavirus (3 morts), la Russie se met en quarantaine pour une semaine. Lors des « vacances de Poutine », les principales usines, les centres commerciaux et les écoles seront fermées.

Le référendum constitutionnel prévu le 22 avril est repoussé sine die – contrairement à la France qui a maintenu le premier tour des municipales le 15 mars dans une situation sanitaire autrement plus compliquée. Jusqu’au 5 avril, le pays entre en quarantaine – et en vacances, les salaires sont maintenus.

 

 

L’impôt sur les offshores augmente, la Russie stocke des masques

Les entreprises qui connaîtront des pertes auront des aides et des remises d’impôt, les redressements judiciaires sont repoussés de 6 mois.

Par ailleurs, les aides directes versées pour la Victoire – aux vétérans de la guerre notamment – et aux familles (le capital maternité) seront versées d’ici début mai.

L’impôt sur les sommes d’argents sorties de Russie vers les offshores va passer de 2 à 15%.

Les épreuves du bac prévues en mai sont reportées en juin, les loyers commerciaux seront repoussés et les entreprises auront des facilités pour restructurer leurs crédits, notamment en devises étrangères, a annoncé la Banque Centrale russe.

Depuis mi-mars, la Russie monte en puissance ses stocks de masques, de tenues de protection et de tests rapides : encore 1 million de masques et 200.000 tests ont été donnés par le fondateur d’Alibaba – site de e-commerce chinois – Jack Ma et livrés en Russie le 26 mars.

La Russie a récupéré aussi par divers canaux plus de 50 millions de masques en provenance de Chine.

 

Le ministère de la Défense est en train de construire 16 hôpitaux de campagne pour les malades du coronavirus, d’ici mi-mai, à proximité des plus grands centres urbains.

Plusieurs entreprises privées se sont mis à tester la population – notamment les laboratoires Hemotest à Moscou.

 

Le ministère de la Santé russe a annoncé ce 27 mars avoir lancé la production de nouveaux tests rapides pour détecter le coronavirus. Objectif : arriver à un minimum de 10.000 tests par jours dans les jours à venir.

 

Les magasins dévalisés par une minorité de la population

Les Russes, prévenus par leur gouvernement de la mise en place d’une quarantaine partielle qui pourrait durer, selon l’évolution de l’épidémie, jusque fin avril, ont aussi fait des stocks : entre le 10 et le 27 mars, selon la grande distribution, les russes ont acheté 38 fois plus de conserves de viande que d’habitude à la même période, 30 fois plus de surgelés, 29 fois plus de farine (blé, sarrasin), 25 fois plus de légumes.

 

Cependant une enquête du WCIOM (équivalent de l’INSEE russe) publiée ce 27 mars indique que 87% des sondés n’ont pas fait de courses massives ; cette proportion est plus basse (83%) chez les gens de 18 à 44 ans et (85%) les habitants de Moscou et Saint-Pétersbourg.

Pour ceux qui ont déjà fait leurs courses, ils ont acheté en priorité du sarrasin (49%), des conserves (31%), du sucre (27%), des pâtes alimentaires (25%), de la farine de blé dur (25%), du sel (16%), de la viande et du beurre (15%).

 

Suspension des vols, des boîtes de nuit et des bars à chicha

Le 25 mars, le gouvernement russe a publié une série de décisions liées à l’adaptation du pays au coronavirus. A partir de minuit le 27 mars, les vols charters russes sont arrêtés, sauf pour le rapatriement des ressortissants coincés à l’étranger ; Aeroflot a déjà annoncé avoir arrêté 92 de ses 94 destinations régulières ; les terminaux C, D et E de Sheremetevo, principal aéroport international de Moscou, sont désormais fermés.

 

A partir du 26 mars, toutes les personnes arrivant dans les aéroports russes sont systématiquement testées pour le coronavirus.

La compagnie aérienne low-cost Pobeda a annoncé ce 27 mai suspendre tous ses vols du 1er avril au 31 mai inclus.

Dans les régions, il est recommandé aux autorités exécutives d’arrêter le fonctionnement des parcs culturels, des centres commerciaux, des parcs d’attractions, des événements sportifs et culturels, les boîtes de nuit, les cinémas, et les bars à chicha. Au 25 mars, la Russie avait 495 cas de coronavirus (+163 en 24 heures), dont 451 et Moscou et sa région ; 29 personnes ont guéri (+7 en 24 heures).

Le 26, le nombre de cas était passé à 840 le soir, dont 587 à Moscou et sa région, avec 38 guéris. Parmi les nouveaux cas enregistrés en 24 heures au soir du 26 mars, 136 avaient eu lieu à Moscou, 7 dans la région d’Ekaterinburg, 5 à Saint-Pétersbourg, autant à Perm, 4 en Iakoutie, 3 dans les régions de Stavropol, Tatarstan, Cheliabinsk et Krasnoiarsk… la plupart reviennent de pays européens.

 

Deux patients âgés de 88 et 73 ans sont morts à Moscou du coronavirus le 26 mars ; ils avaient d’autres pathologies pulmonaires.

Toujours le 26 mars, un sondage pour Interfax indiquait que 49% des sondés estimaient que le gouvernement faisait correctement face à l’épidémie de coronavirus et 69% sont prêts à sacrifier certaines de leurs libertés, si ça peut aider à limiter la propagation de l’épidémie ; 28% des sondés y étaient catégoriquement opposés.

 

Moscou et sa région : écoliers et personnes de plus de 65 ans confinés

A Moscou, le maire Sobianine a annoncé le 26 mars que pendant les « vacances de Poutine » seront « fermés tous les établissements de divertissement, les restaurants, les cafés, les centres commerciaux, les parcs », ainsi que la plupart des grands musées de la ville ; les écoliers et les personnes âgées de plus de 65 ans sont priés de ne plus sortir de chez eux et leurs cartes de transport ont été suspendues jusqu’au 5 avril. Il a aussi recommandé « ne pas fréquenter les lieux de culte », ce à quoi l’église orthodoxe a répondu qu’elle maintenait ses messes aux horaires habituels.

Dans la région de Moscou, le 26 mars, le gouverneur a annoncé, par décret le 26 mars, la fermeture du 28 mars au 5 avril, « des restaurants, cafés, cantines, buffets, bars […] les magasins – sauf les pharmacies et les commerces alimentaires, et la vente à emporter – les salons de beauté, les SPAs, les saunas etc » ; des kits de désinfectants et de masques seront distribués aux retraités et aux familles nombreuses (à partir de 3 enfants) dans la région de Moscou.

Des tests massifs ont commencé aussi dans les bases militaires des régions Centre et Ouest.

Blablacar, les centres commerciaux Mega et Ikea ont annoncé l’arrêt de leurs services à Moscou et sa région jusqu’au 6 avril, McDonald’s se limitera désormais à la vente à emporter. Les entreprises de vente en ligne maintiennent leurs services. La poste russe conservera désormais les colis 60 jours au lieu de 30.

Ce 27 mars, la mairie de Moscou recommande instamment aux 1.8 millions de personnes de plus de 65 ans – sur une population totale de 12 millions d’habitants – de rester chez eux.

Une aide unique de 4000 roubles (50€) leur sera versée par la mairie de Moscou. Par ailleurs, de nombreuses organisations de bénévoles se sont organisées ces dernières semaines à Moscou et dans les principales grandes villes pour faire les courses et les apporter aux personnes âgées confinées.

 

375 millions d’euros de pertes annoncées pour l’industrie du tourisme

Des mesures similaires à celles prises en Russie ont été mises en place dans plusieurs régions, dont celles de Saratov, Omsk, Pskov, Stavropol, dans le Caucase du nord – où les stations de ski ferment du 28 mars au 6 avril – dans le Kraï de Khabarovsk en Sibérie orientale, en Carélie – où tous les sites touristiques et les marchés sont désormais fermés ; les transports en commun s’arrêtent dans la région du 29 mars au 4 avril.

L’union russe de l’industrie du tourisme prévoit 32 milliards de roubles de pertes pour les hôtels et sanatoriums du pays du fait du coronavirus : jusqu’au 1er juin sont en effet fermés les stations de tourismes, les sanatoriums, les camps d’été, les bases de loisir et les pistes de ski.

A Saint-Pétersbourg, le maire a carrément pris un arrêté d’interdiction de se rendre dans les lieux de culte du 28 mars au 5 avril – l’église orthodoxe a annoncé ce 27 mai qu’elle ne ferait pas de recours en justice contre cette décision.

Le 27 mars, le nombre de malades continuait à augmenter doucement, atteignant 1 036 à midi – dans les nouveaux cas enregistrés depuis 24 heures (196 sur l’ensemble du pays), 157 sont à Moscou, 8 dans la région de Moscou, 12 en Crimée – où le patient zéro n’est autre que le principal infectiologue de la république autonome, rentrée d’Espagne et qui n’a pas jugé utile de faire ses 14 jours de quarantaine obligatoire, elle a du depuis démissionner, ses contacts ont été identifiés et confinés – 3 dans la région de Volgograd, 2 en Tchétchénie, 2 en Mordovie, 2 en Oudmourtie, 2 à Samara etc. En tout, 45 personnes ont guéri et 3 sont décédées (toutes à Moscou, âgées de plus de 70 ans).

Huit personnes sont en réanimation ce 27 mars à midi.

Par Louis-Benoît Greffe

Photo : DR
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MEXIQUE / USA FERMETURE DE LA FRONTIÈRE !

27 mars 2020

Certains pourront y voir une certaine ironie. Alors que les Etats-Unis sont sur le point de devenir l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 à travers le monde, des manifestants mexicains ont demandé la fermeture de la frontière pour éviter l’arrivée dans leur pays de malades américains non testés.

 

Une partie de la ligne de démarcation a même été bloquée par des militants dans l’Arizona, utilisant des pancartes pour indiquer aux habitants de «rester chez eux».

Il faut dire que la différence dans le nombre de cas confirmés entre les deux pays est particulièrement impressionnante.

Les Etats-Unis ont dépassé la barre des 80.000 cas le 26 mars, contre moins de 500 pour le voisin mexicain.

 

Selon les militants, la frontière, qui devrait être fermée si ce n’est pour les voyages professionnels, laisse toujours passer beaucoup de personnes en direction du Mexique, sans qu’aucun test ou contrôle ne soit appliqué. Une situation qui inquiète la population.

Le président du pays, Andrés Manuel López Obrador, est en effet largement critiqué pour sa gestion minimaliste du coronavirus.

 

«LE MEXIQUE PAIERA POUR LE MUR»

Les manifestants demandent que les frontières soient renforcées par les forces de l’ordre, qui ne seraient pas suffisamment en nombre dans plusieurs points de passage.

En attendant que cela ne se mette en place, ils ont donc décidé de prendre les choses en main.

Et ce n’est pas la seule initiative prise par la population mexicaine.

Alors que le président refuse tout confinement ou mesure de choc pour prévenir l’épidémie, les habitants du pays ont d’eux-même commencé à fermer des commerces, quand le secteur du sport ou du divertissement a annulé plusieurs événements consécutifs, dont le championnat de football national.

Si cela continue, les discours de 2016 concernant le mur à la frontière pourraient finalement s’avérer prophétiques : «Le Mexique paiera pour le mur, et ils en seront très contents».

 

Source :  CNEWS

24/03/2020

LU : L' ARABIE SAOUDITE DANS LA TOURMENTE !


L’Arabie saoudite dans la tourmente


Alors que le royaume dénombre 511 personnes infectées le 22 mars, il est confronté à des évènements tout aussi importants pour sa situation interne.

Le premier a été l’arrestation des princes Ahmed bin Abdulaziz et Mohammed bin Nayef début mars.

 

Respectivement frère et neveu du roi Salmane, âgé de 84 ans, ils sont accusés d'avoir préparé un coup d'État.

 

À ces deux arrestations s’ajoute selon Human Rights Watch celles de 298 employés du gouvernement.

Une précédente vague d’emprisonnement, y compris de membres de la famille royale, avait déjà eu lieu en novembre 2017, afin de consolider le pouvoir de Mohammed ben Salman (MBS), devenu prince héritier en juin 2017 à la place de son cousin Nayef.

Alors qu’il est ébranlé par le scandale Khashoggi et l’enlisement de la guerre au Yémen, il est possible que MBS tente de renforcer son pouvoir dans la crainte de perdre un allié, en cas de défaite de Trump en novembre.

Le second évènement est la guerre des prix entre l’Arabie et la Russie depuis le 6 mars.

En effet, la pandémie a conduit à l’arrêt de l’activité économique dans de nombreux pays et donc à une baisse de la demande d’or noir.

En réponse Ryad a fait pression sur ses partenaires pour diminuer l’offre de brut et faire remonter le prix du baril, mais Moscou, troisième producteur mondial, s’y est opposé ; ceci a fragilisé l’alliance « OPEP+ » qui réunit depuis 2016 l’OPEP et d’autres pays producteurs.

Pour contrer la Russie en lui prenant des parts de marché, l’Arabie a annoncé augmenter sa production à 12,3 millions de barils par jour et baisser ses prix à partir d'avril.

Ainsi, au 18 mars le cours du baril de pétrole était de 22 dollars, contre 47 dollars au 1er mars et 61 dollars au 1er janvier.

C’était son plus bas niveau depuis 2009 et 2016, où il était tombé respectivement à 34 et 26 dollars.

Cette situation risque de coûter cher au pays qui affiche plusieurs faiblesses structurelles.

Tout d’abord, selon la Direction générale du Trésor, pour la septième année consécutive, l’État présente un budget déficitaire, avec pour l’année 2020 un déficit de 50 milliards de dollars.

 

De plus, si l’extraction du pétrole saoudien coûte moins cher qu’en Russie, le royaume a besoin d’un baril à 84 dollars pour équilibrer son budget, tandis qu’il est fortement dépendant de ses exportations.

 

Enfin, les réformes de MBS pour diversifier l’économie du pays restent très fragiles. Une fragilité que l’arrivée du Covid-19 risque d’accentuer.


Par Guillaume Duprat    L' incorrect

22/03/2020

CORONAVIRUS : L' ALLEMAGNE ET LA CARTE DE L' ANTI-AMÉRICANISME !