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02/09/2019

ISRAÊL FRAPPE LE LIBAN , LA SYRIE ET L' IRAK ...... ( RUSSIA TODAY )

Frappes contre le Liban, la Syrie et l’Irak : les derniers spasmes d’Israël ?

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Source : Russia Today

Traduction : lecridespeuples.fr

Téhéran a raillé les efforts intensifiés d’Israël pour extirper la présence iranienne dans la région après que l’armée israélienne ait frappé des cibles en Syrie, au Liban et en Irak en une seule journée, tout en menaçant de poursuivre ses attaques contre tous les « complices de l’Iran ».

« Ces opérations insensées sont les dernières menées du régime sioniste », a tweeté Qassem Soleimani après que l’armée israélienne ait accusé le chef de la Force Qods d’Iran d’avoir conçu lui-même un complot visant à frapper Israël avec une vague de « drones suicides ».

Les tensions dans la région se sont accrues ce week-end après que l’armée israélienne ait frappé des cibles dans la banlieue de Damas, en Syrie, prétendument afin de contrecarrer ce qu’elle a appelé une attaque imminente par des proxies iraniens contre l’État d’Israël.

Alors que la Syrie prétend avoir intercepté la plupart des missiles, Israël a qualifié la frappe préventive de succès, en publiant une vidéo floue en guise de preuve.

IDF Tweet Soleimani.pngTwitter


Expéditeur : Forces de défense d’Israël

Destinataire : Qassem Soleimani

Objet : La nuit dernière

« Nous allons mener une attaque de grande envergure de drones kamikazes contre Israël depuis la Syrie. »

Ça avait l’air d’une bonne idée pendant ta réunion du matin, non ?

Quelques heures plus tard, Israël aurait envoyé des drones contre des cibles du Hezbollah dans la capitale libanaise, Beyrouth. Un drone de surveillance a été abattu par des jeunes à coups de pierres près du bureau de presse du Hezbollah, tandis qu’un deuxième « drone suicide » a explosé dans les airs, causant des dégâts matériels.

Une autre attaque contre des cibles liées à l’Iran a secoué la province irakienne d’Anbar près de la frontière syrienne dimanche après-midi, lorsque deux drones non identifiés ont visé des véhicules de transport appartenant à la faction du Hezbollah irakien connue sous le nom de Brigade 45. La frappe, que les Unités de mobilisation populaire (UMP) ont attribuée à Israël, a tué au moins un combattant chiite.

Tel-Aviv, qui a reconnu la responsabilité du raid syrien mais est resté jusqu’ici muet sur les frappes au Liban, a avoué à demi mot son intervention en Irak, et a clairement annoncé dimanche qu’il s’en prendrait à tout État qui soutiendrait l’Iran dans la région.

« Nous ne tolérerons aucune attaque contre Israël de n’importe quel pays de la région. Tout pays qui permet que son territoire soit utilisé pour des attaques contre Israël en supportera les conséquences », a déclaré Netanyahu : « J’insiste là-dessus : ce sont les Etats qui en paieront les conséquences. »

[En attendant, depuis la promesse de riposte imminente de Nasrallah, les colons et l’armée ont complètement déserté la zone frontalière nord, du jamais vu dans l’histoire de l’entité].

CONFLIT LIBAN / ISRAËL : COMMUNIQUÉ DU HEZBOLLAH !


Le Hezbollah détruit un véhicule militaire israélien à la frontière, tous ses occupants sont tués ou blessés

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Communiqué du Hezbollah le 1er septembre 2019.

 

Source : http://almanar.com.lb/5652484

Traduction : lecridespeuples.fr

« Ce jour, dimanche 1er septembre à 16h15, l’unité des deux martyrs Hassan Zbib et Yaser Dhaher a détruit un véhicule militaire israélien près de la caserne de la colonie d’Avivim [à la frontière libano-israélienne]. Tous ses occupants ont été tués ou blessés. »

Rapport du journal israélien Haaretz

Plusieurs missiles anti-char ont été tirés dimanche depuis la zone frontalière libano-israélienne sur une base de l’armée et des véhicules militaires dans le nord du pays, a annoncé l’armée israélienne, ajoutant que « certaines cibles » avaient été touchées.

La chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen a déclaré que le Hezbollah avait détruit un véhicule militaire israélien près de la frontière et que la frappe « avait tué et blessé ceux qui se trouvaient à l’intérieur ».

L’armée israélienne a riposté en direction des sources de la frappe et de cibles dans le sud du Liban, ont déclaré les Forces de défense israéliennes.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a appelé le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le Président français Emmanuel Macron à « intervenir immédiatement » pour désamorcer la situation, a annoncé le bureau de Hariri.

Le Président israélien Reuven Rivlin a débuté sa réunion avec le Président éthiopien par un message au Hezbollah, déclarant que tous ceux qui souhaitent faire du mal à Israël savent que « nous sommes prêts et disposés à protéger les citoyens israéliens où qu’ils se trouvent. Nous sommes prêts, mais nous ne voulons pas vous montrer à quel point. » Il a ajouté : « Attention, le calme ne peut prévaloir que des deux côtés de la frontière. »

L’armée a déclaré qu’Israël avait tiré plus de 40 obus en direction de villages frontaliers [pure propagande de l’armée israélienne visant à sauver la face, malheureusement reprise par des médias comme Russia Today qui parle de frappes contre un village libanais ; toute frappe contre des zones habitées entraînerait une nouvelle riposte du Hezbollah ; Israël cible essentiellement, voire exclusivement, des zones boisées non habitées qui ont été incendiées], provoquant des incendies, et que les bombardements se sont poursuivis jusque dans la soirée. L’armée libanaise n’a pas rendu compte d’éventuelles victimes libanaises.

Selon des informations parues dans les médias libanais, des incendies auraient eu lieu dans la région de Maroun al-Ras, à la frontière israélienne. La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a annoncé que des tirs d’artillerie israéliens dans la région se poursuivaient.

De l’autre côté de la frontière, les habitants des communautés israéliennes d’Avivim et de Yiron ont rapporté avoir entendu des explosions. Eliezer Biton, un résident d’Avivim, a déclaré à Haaretz que les échanges de tirs se poursuivaient.

« La communauté est enfermée. Tout le monde est dans des abris ou des salles protégées », a-t-il déclaré en parlant depuis son abri. Il était près de la frontière, en face de Maroun al-Ras, lorsque la première frappe a eu lieu. « Nous étions prêts pour cela. Il y a eu des tensions ces derniers jours », a-t-il déclaré.

Le Hezbollah a annoncé qu’à quatre heures et quart ce dimanche, l’une de ses cellules « a frappé un véhicule blindé israélien près d’Avivim et a tué et blessé ceux qui se trouvaient à l’intérieur ».

Des sources de la défense israélienne ont déclaré que l’offensive du Hezbollah, qui a consisté en des tirs de missiles contre des chars et d’autres cibles militaires, avait été conçue pour empêcher l’armée israélienne de réagir immédiatement.

L’armée israélienne a donné l’ordre aux municipalités proches de la frontière d’ouvrir leurs refuges et a annoncé que les résidents qui vivent jusqu’à quatre kilomètres de la frontière libanaise devraient rester chez eux et pénétrer dans des abris si les sirènes retentissaient. Elle a également exhorté les habitants à annuler toutes les activités le long de la frontière, y compris l’agriculture et les activités pour les enfants.

L’hélipad a été ouvert au centre médical Rambam de Haïfa (deux soldats auraient été transportés en urgence, malgré les dénégations de Netanyahou visant à justifier son inaction, et la censure sévère sur les médias et l’internet).

Les Forces de défense israéliennes ont installé des barrages routiers sur les artères du nord et bloquent la circulation en direction des villes du nord.

Plus tôt dimanche, l’armée libanaise a déclaré qu’un drone israélien avait violé l’espace aérien du Liban et avait largué des matériaux incendiaires qui ont provoqué un incendie dans une pinède à la frontière.

L’armée libanaise a déclaré qu’elle suivait de près la situation en concertation avec les Casques bleus dans la région, sans donner plus de détails.

D’autres sources libanaises ont affirmé que des drones avaient largué des produits inflammables sur un bosquet situé à proximité, connu sous le nom de Bastra Farm, afin d’y mettre le feu et d’exposer d’autres cibles éventuelles.

L’armée israélienne a confirmé que des incendies avaient éclaté dans la région à la suite d’une action militaire.

Au cours du week-end, des bombes lumineuses ont été lancées sur les fermes de Shebaa [afin d’exposer d’éventuels combattants du Hezbollah aux aguets], et les médias libanais ont rapporté que des incendies avaient été provoqués en conséquence.

L’attaque intervient un jour après que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ait déclaré à nouveau que son groupe chiite réagirait aux attaques de drones de la semaine dernière à Beyrouth, qu’il a attribuées à Israël « depuis tout point sur le long de la frontière ».

« Notre réponse aux événements de la semaine dernière sera [lancée depuis] le Liban contre des cibles israéliennes. Nous attaquons généralement dans la région des fermes de Shebaa », mais cette fois, le groupe ne limitera pas sa riposte à cette zone, a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a renforcé ses troupes à la frontière nord au cours du week-end, craignant qu’une telle attaque de représailles n’ait lieu [elle a surtout annulé les patrouilles israéliennes, vidé les positions les plus proches de la frontière et terré ses forces].

L’establishment de la défense israélienne croit toujours que le groupe chiite est déterminé à réagir à l’attaque, mais ne souhaite pas déclencher une guerre. Néanmoins, les forces de sécurité se préparent à la possibilité d’une série de combats violents qui pourraient mener à une nouvelle frappe contre le Liban. Des batteries de défense aérienne ont été déployées dans le nord pour contrecarrer les drones et autres véhicules aériens sans pilote que le Hezbollah pourrait tenter de lancer pour attaquer Israël. L’armée israélienne a également demandé que l’espace aérien près de la frontière nord soit fermé. La marine israélienne, quant à elle, se prépare à d’éventuelles attaques contre des navires israéliens.

Samedi, des habitants ont rapporté avoir vu de nombreux soldats se déplacer sur les hauteurs du Golan. Ils ont également vu des chars et des véhicules blindés. Des bombes lumineuses ont été lancées dans la nuit vendredi près du village druze de Majdal Shams, et les médias libanais ont rapporté que les bombes avaient provoqué des incendies dans la région.

L’armée israélienne a commencé à se préparer à une attaque de représailles du Hezbollah après l’attaque menée la semaine dernière par Israël, selon le groupe.

Deux drones chargés d’explosifs ont frappé une machine conçue pour améliorer les missiles de précision, qui était utilisée dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah [un mensonge démenti par Nasrallah, et visant à justifier l’incursion israélienne manquée]. Les institutions de défense israéliennes ont estimé que le Hezbollah prendrait des mesures de représailles, mais avec modération ; l’armée a minimisé les patrouilles le long des frontières avec le Liban et la Syrie afin d’éviter de présenter des cibles potentielles au groupe.

 

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Terreur à la frontière israélo-libanaise : des mannequins de bois remplacent les soldats israéliens

 

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Reportage de la chaîne du Hezbollah, Al-Manar, le 29 août 2019.

Source : http://program.almanar.com.lb/episode/79884

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Depuis le discours du Secrétaire Général du Hezbollah le 25 août, et sa promesse de riposte imminente suite à la double agression israélienne en Syrie (frappe aérienne ayant coûté la vie à deux membres du Hezbollah) et dans la banlieue sud de Beyrouth (attaque de deux drones kamikazes mise en échec, et n’ayant occasionné que des dégâts matériels), les positions militaires israéliennes à la frontière sont désertes, les mouvements de troupes interdits et les colonies vivent au ralenti.

Le Hezbollah doit se délecter de cette tension qui va rapidement devenir insoutenable pour l’ennemi, au point qu’il a vraisemblablement décidé d’offrir sur un plateau de prétendues cibles qui tromperaient le Hezbollah et/ou lui permettraient de sauver la face : des jeeps militaires stationnées près la frontière, mais ne contenant que des mannequins de bois vêtus en soldats.

Loin de mordre à cet appât incroyablement stupide, le Hezbollah est parvenu à prendre des photos (manifestement depuis le territoire israélien) de ce montage insolite et grotesque et à les publier, si bien que l’armée israélienne (qui, humiliée, se refuse à tout commentaire) est devenue la risée des réseaux sociaux arabes.

 

https://vimeo.com/357166875

Source:   SAYED HASAN

PENDANT QUE MACRON SE FAIT COPAIN AVEC L' IRAN ........

01/09/2019

FEMMES EN LUTTENT : EN IRAN C' EST " HIJAB OBLIGATOIRE " !

LES REBELLES SYRIENS ABANDONNÉS PAR ERDOGAN ......

Les « rebelles » syriens laissés pour compte, brûlent l’effigie du « traître » Erdogan


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 30 août 2019

Depuis 2011, le président turc Recep Tayyip Erdogan a utilisé les « rebelles » syriens et les djihadistes islamistes comme forces de substitution contre le gouvernement syrien.

 

Ces forces sont maintenant confinées pour la plupart dans le gouvernorat d’Idleb, près de la frontière turque. L’armée syrienne a récemment fait des progrès contre les djihadistes.

La Turquie n’est pas venue à leur secours.

 

L’idée que leur résistance est futile a commencé à se faire jour chez eux.

 

La Syrie récupérera tout le gouvernorat et ceux qui résistent seront éliminés.

Les « rebelles » craignent d’être punis et ils veulent maintenant s’enfuir en Turquie. Malheureusement, la Turquie n’en veut pas.

 

Aujourd’hui, environ un millier de rebelles ont tenté de traverser le poste frontière d’Al-Bab pour entrer en Turquie.

Les vidéos montrent une longue file de voitures de gens qui fuient.

Sur le front, plusieurs centaines d’hommes parvinrent à pénétrer sur le sol turc. Ils ont été repoussés par les forces de l’armée turque à l’aide de canons à eau, de gaz lacrymogène et finalement par des coups de feu.

Au moins deux rebelles ont été tués.

Les gens criaient « Traître, traître, traître, traître, l’armée turque est traître ».

Ils ont brûlé des photos d’Erdogan en criant takfir et allahu akbar.

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Depuis le début de la guerre contre la Syrie, les rebelles espéraient que l’armée turque viendrait à leur secours ou au moins les protégerait. La rencontre de la semaine dernière entre Erdogan et le président russe Poutine les a finalement convaincus que ce ne sera jamais le cas.

Depuis que la Russie est entrée en guerre du côté syrien, Poutine a réussi à transformer Erdogan d’ennemi en chien apprivoisé.

Erdogan était à Moscou pour inspecter les avions que la Russie va lui vendre et Poutine lui a offert une glace.

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Après beaucoup de résistance, Erdogan a finalement abandonné Idleb.

Alors que la Russie avait accepté un cessez-le-feu à Idleb, Erdogan n’a pas respecté sa part de l’accord.

Les djihadistes à Idleb, approvisionnés par Erdogan, ont continué à attaquer les forces russes et les civils syriens.

Les forces syriennes et russes ont réagi par une campagne de bombardement intense et bien ciblée, en reprenant de plus en plus de terrain.

Il y a onze jours, la Turquie a fait une dernière tentative pour arrêter l’armée syrienne en envoyant un convoi de troupes pour empêcher la reconquête de Khan Shaykhun.

Le convoi a été bombardé [L’avant garde seulement, des djihadistes, NdT] et Khan Shaykhun est tombé.

 

C’est à ce moment qu’Erdogan a abandonné.

Cinq de ses généraux, deux responsables des postes d’observation turcs à Idleb, ont demandé leur retraite anticipée. Erdogan s’est rendu à Moscou et a fait un marché.

La Syrie récupérera Idleb et Erdogan a reçu une glace.

La pression de ceux qui veulent quitter Idleb après des années de lutte contre l’État syrien ne cessera pas. L’économie de la Turquie est en récession.

Les gens se méfient des réfugiés. Il n’y a rien à gagner pour Erdogan en laissant entrer plus de gens.

 

La campagne de l’armée syrienne se poursuit.

La prochaine cible plus importante sera Maarrat al-Numan avec une population d’avant-guerre de 80 000 personnes. La plupart d’entre eux n’ont aucune raison de craindre le gouvernement syrien.

Mais beaucoup voudront fuir les combats. Chaque assaut poussera plus de gens à partir.

Il y aura d’autres incidents à la frontière et en Turquie.

Les rebelles et les djihadistes voudront se venger des traîtres turcs qui les ont poussés à combattre le gouvernement syrien pour ensuite les laisser tomber quand ils étaient en difficulté.

Les soldats des postes d’observation turcs à Idleb sont maintenant otages des djihadistes.

Ils pourraient avoir besoin de l’aide de bombardiers russes pour se frayer un chemin ou devront attendre que l’armée syrienne libère la région qui les entoure.

 

Pae Moon of Alabama

source et Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

31/08/2019

DEVOIRS DE MÉMOIRE ! LES DISPARUS D' ALGÉRIE ! ( JOSÉ CASTANO )

LES DISPARUS D’ALGERIE

« Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente » (Albert CAMUS)

Il y a 57 ans, tel Ponce Pilate, le gouvernement français se lavait les mains et tournait la page. Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire...

C’est par la France qu’elle devint officiellement indépendante, le 5 juillet 1962… et c’est à cette date que le drame des disparus –ayant connu un essor vertigineux dès la signature du « cessez le feu »- atteint son paroxysme…


Le point de départ de la gigantesque entreprise de destruction qui devait s’abattre sur les Français d’Algérie –entreprise de destruction voulue et organisée par le régime gaullien- fut la honteuse signature des accords d’Evian du 18 mars 1962 avec comme symbole de forfaiture, le massacre du 26 mars à Alger… Son aboutissement, le génocide du 5 juillet 1962 à Oran. Entre ces tragédies, plusieurs milliers d’Européens (on ne connaîtra jamais le nombre exact) disparaîtront, enlevés parfois même sous les yeux des militaires français qui n’interviendront pas : « Ils n’avaient pas d’ordre », disaient-ils !

 

En réalité, ils avaient des ordres de « non intervention ». Ainsi, dans toute l’Algérie des camps s’ouvrirent, parfois à proximité même des villes et des cantonnements militaires sous le regard bienveillant des autorités françaises.


La plus élémentaire des missions eût été d’ordonner à notre armée, encore puissante, d’effectuer des opérations de sauvetage en direction de ces camps… sa première motivation étant de sauver ses propres soldats dont près de 400 furent pris vivants au combat. Nul ne recouvrit jamais la liberté… et cela en dépit des accords d’Evian et des conventions de Genève. L’autre motivation était de sauver, d’une part, ces milliers de civils européens menacés de jour en jour d’extermination, d’autre part, ces milliers de Musulmans fidèles à la France à qui l’on avait fait une promesse formelle de protection, à qui l’on avait juré que le drapeau français ne serait jamais amené et que l’on a livré avec une révoltante bonne conscience, pieds et mains liés à la vindicte des bourreaux.


Alors, quand les familles éplorées suppliaient les militaires d’intervenir après l’enlèvement de l’un des leurs ; quand elles en appelaient à nos gouvernants, nos médias, nos associations humanitaires, à la Croix Rouge… quand ce n’était pas au Clergé, on leur rétorquait sans ménagement « qu’ils étaient tous morts » ! Et ainsi, parce qu’ils « étaient tous morts », on a laissé, des années durant, pourrir dans les geôles, les mines de sel, les camps de la mort lente et les bordels, nos proches, nos familiers, nos frères…


Car on ne supprima pas des milliers de personnes du jour au lendemain... Certaines vécurent des années durant dans leur univers concentrationnaire ; déclarations d'hommes politiques et témoignages l'attestent. C'est ainsi que :
- Le 26 janvier 1971 (9 ans après l’indépendance), le Président algérien Boumedienne déclarait : « A Paris, on semble ignorer que nous détenons un grand nombre d'otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix. »
- Le couple des enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel (Essonne), d'abord pro-FLN puis expulsés d'Algérie au cours du second trimestre de 1971, révéleront qu'environ sept cent cinquante « disparus » européens ont été vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la rocade sud, avec la main droite coupée.


- Le 23 avril 1982, l’hebdomadaire « SPECIAL DERNIERE » publiait les révélations de Mr Poniatowski qui affirmait qu'en 1975 (il était alors Ministre de l'Intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie.
Ce jour-là, nous fîmes connaissance avec l'incroyable, l'impossible, l'inimaginable. En première page, on pouvait lire :
« EXCLUSIF : Les photos des Français détenus sans raison PRISONNIERS EN ALGERIE depuis VINGT ANS. Un vrai camp de concentration installé du côté de Tizi-Ouzou ».


Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et prénoms des « disparus ». Or l'une d'elles nous apprenait ainsi que le gardien de la paix, Pelliser Jean Claude, enlevé le 16 mai 1962 à Maison Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours en vie... alors qu'il avait été déclaré « décédé » le 13 novembre 1970 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

20 ans après ces tragédies, il y avait encore des survivants dans les camps de concentration algériens. Nous en avions, là, la preuve. Que firent alors les autorités françaises ?


Le 12 novembre 1964, pourtant, « Le Figaro » avait lancé le chiffre alarmant de 6000 à 6500 européens enlevés entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1962… preuve qu’après l’indépendance les enlèvements s’étaient poursuivis.
L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi l'armée française qui, conformément aux accords d’Evian était toujours présente en Algérie à cette époque, n'était-elle pas intervenue pour sauver ces malheureux ? Et pourtant ils étaient enfermés dans des camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant les ordres reçus et... immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à proximité des camps militaires français, tels, la cité du Petit Lac à Oran.
Que de cris déchirants, que d’appels au secours ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la quille prochaine !...
Que d’horribles, que d’épouvantables hurlements ont dû retentir, des années durant, dans ce pays livré aux écorcheurs ! Mais nul ne pouvait les entendre. Une chape de silence s’était abattue sur ces malheureux ajoutant ainsi à leur calvaire et, engoncé dans son égoïsme, son confort et son indifférence, le peuple français ne répondit pas aux plaintes et aux râles qui s’échappaient de toutes les contrées de l’Algérie et qui venaient s’écraser contre ce mur qu’il avait érigé sur ses côtes.

Ces sacrifiés là, dont le nombre s’amenuisait au fil du temps, n’étaient plus que des animaux survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leur délire, à leurs rêves et à leurs rancœurs. Durant des années, ils ont croupi derrière des barreaux ou dans des camps, à épier leurs geôliers, à écouter les râles des mourants et les cris de ceux que l’on torturait, en suivant de leurs yeux, leurs inoubliables yeux, empreints de crépuscule mental, la marche rêveuse des nuages dans l’immensité du ciel étoilé.


Pauvres êtres torturés ! Leurs cris déchirants seront restés vains durant toutes ces années, mais ces plaintes ne sont pas perdues. Quelque part dans les cieux elles ont été enregistrées indélébilement et le jour du jugement dernier, elles se feront de nouveau entendre... et les paroles prophétiques du Maréchal Juin remontent à ma mémoire : « La France est en état de péché mortel et elle connaîtra, un jour, le châtiment ».


Pour autant en dépit des renseignements qui lui parvenaient régulièrement, la grandeur gaullienne ne s'abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l'armée, les consuls et ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s'étaient pas opposés aux ordres d’Hitler.
Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes ! Plus tard, ambassadeurs, colonels, généraux, députés, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur « bon choix ». Mais, où est leur honneur ? Que devient une armée sans honneur ?


« La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient », écrivait Diderot…
Ainsi, la France et l’armée française d’alors sont aujourd’hui encore éclaboussées d’une honte que le temps ne suffira pas à effacer. Il n'y a pas d'exemple qu'un Etat ait livré de la sorte ses enfants au bourreau. Et cette tache indélébile ternira à jamais l'honneur de la Vème République.

José CASTANO

i24NEWS ORIENT, 5 juillet 1962 : massacre d'Oran

La chaîne israélienne i24news évoque le massacre d'Oran. Reportage exceptionnel . Tout est dit sur les atrocités et les disparus. Tout est dit aussi sur les responsabilités de Katz et de De Gaulle...

Cliquez sur : https://www.youtube.com/watch?v=i-VdBxirjQI

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Oran, le massacre oublié
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Un film de Georges-Marc Benamou - Jean-Charles Deniau

 

Des révélations historiques
Oran, 5 juillet 1962, alors que les Algériens en liesse célèbrent l'Indépendance de l’Algérie, la fête tourne au drame. 700 habitants, européens ou musulmans ayant choisi la France, sont massacrés en quelques heures. La chasse à l'homme, déclenchée mystérieusement, dure une journée sous le regard passif de 18 000 soldats de l'armée française, bouclée dans les casernes sur ordre du Général Katz et à travers lui, les instructions venues de Paris.
Oran, le massacre oublié - Documentaire de 52' - Format 16/9


Georges-Marc Benamou : contact@siecleproductions.fr

«Comme les hommes, les peuples qui oublient leur histoire cessent d’exister ! »
(Albert Camus)

LA DÉFAITE DE L' ARABIE SAOUDITE AU YÉMEN ......

L’Arabie Saoudite reconnait sa défaite au Yémen …


… et commence à chercher un moyen de faire la paix.


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 29 aout 2019

 

Il y a deux semaines, nous écrivions que la guerre contre le Yémen prendrait bientôt fin. Les Saoudiens ont perdu leur allié, ils ont perdu la guerre et auront à faire la paix.

C’est bien ce qu’ils font maintenant. Mais les combats au Yémen se poursuivront jusqu’à ce que ce pays trouve un nouvel équilibre.

Aujourd’hui, l’armée de l’air des Émirats arabes unis a bombardé les forces yéménites soutenues par son « allié » l’Arabie saoudite :

 

Le gouvernement yéménite, internationalement reconnu, a accusé l'armée de l'air émiratie d'attaquer ses troupes, jeudi, alors qu'elles se dirigeaient vers la ville portuaire d'Aden, au sud du pays, pour combattre les séparatistes soutenus par les Émirats arabes unis. Les frappes aériennes ont tué au moins 30 militaires des forces gouvernementales, a indiqué un commandant yéménite. ...
Le colonel Mohamed al-Oban, commandant des forces spéciales du gouvernement de la province d'Abyan, a déclaré que les troupes étaient sur la route, se dirigeant d'Abyan vers Aden, jeudi, lorsque les frappes ont eu lieu, tuant au moins 30 personnes. ...
Au moins six raids ont été effectués par des avions de guerre émiratis autour de la capitale temporaire, selon des sources militaires gouvernementales qui ont demandé à rester anonymes.

Les forces séparatistes du Sud, sous l’égide du Conseil de transition du Sud et soutenues par les Émirats arabes unis, détiennent Aden. Entre 1967 et 1990, le sud du Yémen, alors appelé République démocratique populaire du Yémen, a été séparé de la zone montagneuse du nord. Après avoir été réuni avec le nord du Yémen, le sud du pays a été négligé, même si son désert oriental renferme la majeure partie des ressources en hydrocarbures du pays.


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Depuis 2015, la coalition entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, soutenue par les États-Unis et la Grande-Bretagne, a mené une guerre contre les houthis du nord du Yémen.

La coalition est en train de s’effondrer. Les deux pays prétendaient lutter contre les houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa, et soutenir le gouvernement « légitime » internationalement reconnu du « président » Hadi. Mais les deux pays avaient dès le début des objectifs de guerre plus égocentriques.

Les Saoudiens wahhabites veulent un gouvernement yéménite qui ne soit pas contrôlé par le Zaydi-Shia Houthi contre lequel ils ont mené des dizaines de guerres dans deux provinces que l’Arabie saoudite a annexées.

Ils veulent également contrôler le pétrole du Yémen et un oléoduc reliant la région pétrolière saoudienne à un port du Yémen. Cela aiderait les exportations pétrolières saoudiennes à éviter le détroit d’Ormuz contrôlé par l’Iran.

Les Émirats arabes unis sont très actifs dans le secteur portuaire. Ils veulent contrôler le port stratégique d’Aden et d’autres ports yéménites situés sur la côte sud.

N’ayant pas de frontière directe avec le Yémen, ils se moquent totalement de savoir qui contrôle le reste du pays.

 

Le dirigeant émirati, Mohammad bin Zayed (MbZ), n’est pas un monarque absolu. Il est le fils de l’émir d’Abu Dhabi, l’un des sept émirats qui forment les EAU. Sa politique étrangère agressive, avec des engagements militaires au Yémen, au Soudan, en Somalie et en Libye, a été critiquée par les dirigeants des autres émirats. Les guerres sont coûteuses et mauvaises pour les affaires courantes.

L’alliance de MbZ avec le prince saoudien Mohammad bin Salman (MbS) était considérée comme dangereuse. Les Saoudiens veulent que les États-Unis fassent la guerre à l’Iran, mais les Émirats arabes unis, et en particulier Dubaï, seraient les victimes d’une telle guerre.

En juin, les émirs ont décidé de changer de cause. Les Émirats arabes unis se sont retirés de la guerre en cours au Yémen et ont commencé à faire amende honorable avec l’Iran.

Ils espéraient que les séparatistes du sud qu’ils avaient formés garderaient Aden sous contrôle et continueraient à obéir à leurs ordres. Mais les saoudiens et le « gouvernement légitime » d’Hadi qu’ils contrôlent ne sont pas d’accord avec cela.

Les Saoudiens sont extrêmement fâchés que les EAU aient changé de cap :

Mais ce mois-ci, dans son palais de la Mecque, le roi saoudien Salman a pris la décision inhabituelle d'exprimer son "extrême irritation" envers les EAU, son partenaire arabe le plus proche, selon des sources familières avec le sujet.

Ce commentaire semble être la preuve d'une fissure dans l'alliance, qui est dirigée dans la pratique par le fils du roi, le prince héritier Mohammed bin Salman (MbS), et le dirigeant de facto des EAU, Cheikh Mohammed bin Zayed al-Nahyan (MbZ). ...
Selon deux sources yéménites, et une autre informée de la réunion, tenue le 11 août, le roi a exprimé son mécontentement lors d'une conversation avec le président Abd-Rabbu Mansour Hadi, chef du gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens.

A Aden, les forces du gouvernement Hadi venaient d'être mises en déroute par des troupes soutenues par les EAU, alors que les alliés nominaux du sud du pays se sont retournés les uns contre les autres, dans la lutte pour le pouvoir.

Les Saoudiens doivent mettre fin à la guerre contre les houthis qui a été lancée à la demande de son prince héritier. La guerre a coûté aux Saoudiens une énorme somme d’argent, mais ils la perdent quand même. Pas plus tard qu’hier, 25 de leurs militaires ont été tuées dans une embuscade menée par les houthis.

Avec l’aide de l’Iran, les houthis ont acquis des missiles et des drones à longue portée et ils les utilisent maintenant dans des tirs qui atteignent les terres saoudiennes en profondeur :

Dès le 24 août, les houthis ont déclaré que leurs forces avaient mené deux frappes de drones sur la base aérienne du roi Khaled, à Khamis Mushayt, et l'aéroport d'Abha, dans le sud de l'Arabie saoudite. Le lendemain, une autre série de frappes de drones était signalée sur les deux mêmes cibles.

Le même jour, dix missiles balistiques Badr-1 auraient été tirés sur la ville saoudienne de Jizan. Cependant, les autorités saoudiennes ont rapporté que les systèmes de défense aérienne du pays avaient abattu six missiles balistiques. 

Le 26 août, un autre missile balistique, le tout nouveau missile Nakal, aurait été tiré sur des troupes saoudiennes près de Najran. Plus tard dans la journée, une autre série de drones aurait été interceptée près de la base aérienne du roi Khaled, à Khamis Mushayt.

Pendant que les drones frappaient la base aérienne du roi Khaled, une autre attaque a peut-être eu lieu près de Riyadh, avec les nouveaux drones suicide Samad-3. Si cela se confirme, ce sera la deuxième fois que des drones houthis frappent la capitale saoudienne. La première a été une frappe signalée le mois dernier contre une usine d'Aramco, près de la capitale.

Le 27 août, les houthis ont inauguré un autre nouveau missile balistique, le Qasem-1, en frappant les troupes saoudiennes positionnées près de la frontière yéménite à Najran. Un autre drone a également été intercepté et détruit par les forces saoudiennes au-dessus de Khamis Mushayt.

Et hier, un nouveau missile de croisière, le Quds-1, a été lancé vers l'aéroport d'Abha. Cependant, les autorités saoudiennes ont déclaré que le missile avait été intercepté et détruit.

Le roi saoudien a dû reconnaître qu’il n’a plus aucune chance de gagner la guerre. Il semble qu’il ait demandé à l’administration de Trump d’élaborer un accord avec les houthis :

L'administration Trump s'apprête à entamer des négociations avec les rebelles houthis soutenus par l'Iran afin de mettre un terme à la guerre civile qui dure depuis quatre ans au Yémen, informait le Wall Street Journal de mercredi.

Cet effort viserait à convaincre l'Arabie saoudite de prendre part à des pourparlers secrets avec les rebelles d'Oman pour aider à négocier un cessez-le-feu au conflit qui est apparu comme un élément frontal dans la guerre régionale par procuration entre Riyad et Téhéran.

Le frère du prince héritier est venu à Washington pour préparer les pourparlers :

Le prince Khalid rencontrait mercredi le secrétaire d'État, Michael Pompeo. Ils ont discuté du "soutien des États-Unis à un règlement négocié entre le gouvernement de la République du Yémen" et un groupe dissident connu sous le nom de Southern Transitional Council, selon une déclaration du porte-parole du département d'État, Morgan Ortagus.

Le gouvernement de Hadi compte pour rien. Le Conseil de transition du Sud exigera l’indépendance du Nord. Les houthis exigeront le contrôle du Nord et des réparations pour la guerre que les Saoudiens ont menée contre eux.

L’infrastructure du Nord Yémen est en grande partie détruite. Il en coûtera plusieurs dizaines de milliards de dollars pour reconstruire ce que la guerre aérienne saoudienne a détruit pendant cinq ans.

Comme les houthis peuvent continuer à harceler les Saoudiens à volonté, jusque dans leur capitale, les Saoudiens n’auront d’autre choix que de payer ce que les houthis demandent.


C’est le prince Mohammad bin Salman qui a lancé la guerre contre le Yémen peu après son arrivée au pouvoir. Il était censé vaincre les houthis en quelques semaines.

Cinq ans plus tard, et après avoir dépensé au moins 100 milliards de dollars, les Saoudiens ont perdu cette guerre.

Le Roi tiendra-t-il son fils pour responsable de l’importante perte d’argent et de prestige qu’il a causée ?

Par  Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

23/08/2019

SYRIE / IDLEB : UNE PARTIE DE L' AUTOROUTE DAMAS-ALEP EST OUVERTE ......

L’armée syrienne reprend une ville-clé dans la province d’Idleb

 

Par Antoine de Lacoste. 

 

Après plus de trois mois d’offensive, l’armée syrienne vient de connaître sa première victoire significative dans la province d’Idleb, la dernière tenue par les islamistes.

La ville de Khan Cheikhoun vient en effet d’être reprise après de durs combats contre l’ex Front al-Nosra rebaptisé depuis Hayat Tahrir al-Cham (HTC).

Les pertes ont été sensibles de part et d’autre et finalement, craignant de ne pouvoir sortir de l’encerclement qui était en train de se finaliser, les islamistes ont choisi de se replier vers le nord, en direction de la ville d’Idleb.

 

 C’est incontestablement un succès important pour la Syrie.

Depuis trois mois les soldats syriens piétinaient et l’absence des renforts habituels iraniens et libanais se faisaient cruellement sentir.

La détermination a payé ainsi, bien sûr, que l’appui décisif de l’aviation, en particulier russe.

Cette dernière avait pourtant commencé timidement à appuyer l’offensive syrienne, comme si la Russie manifestait une certaine réserve.

Peut-être pour tester les réactions d’Ankara qui a de nombreux postes d’observation dans cette région et soutient activement plusieurs milices islamistes, rivales d’HTC.

La prise de Khan Cheikoun embarrasse beaucoup la Turquie qui a d’ailleurs tenté d’envoyer renforts et munitions au secours des islamistes, pourtant rivaux des siens.

Un correspondant de l’AFP a vu un convoi d’environ cinquante véhicules militaires faire route vers le sud en direction de Khan Cheikoun.

Les aviations russes et syriennes ont effectué des bombardements d’intimidation contre cette colonne, tuant trois islamistes pro-turcs, et l’obligeant à stopper.

 

Le ministère turc a vivement protesté et affirmé que ce convoi n’était pas destiné à aider les islamistes de Khan Cheikhoun mais à ravitailler son poste d’observation de Morek, situé tout près de là.

Hypothèse peu probable mais c’est en effet une des inquiétudes de la Turquie : préserver ses nombreux postes d’observation dans toute la province.

La Russie avait donné son aval il y a quelques mois pour ces installations qui étaient sensées endiguer les progrès d’HTC au profit des milices pro-turcs.

Mais ces dernières ont été supplantées par HTC (parfois dans le sang) et ces postes permettent en fait à la Turquie de maintenir sa présence militaire dans la région d’Idleb, à la grande fureur de Damas.

Aujourd’hui, l’armée syrienne encercle la ville de Morek et risque donc de se heurter aux forces turques, ce qui serait une première.

 Au-delà de la reprise d’une ville importante de la province d’Idleb, ce succès syrien a une autre conséquence, plus importante encore : la reconquête d’une partie de l’autoroute Damas-Alep, coupée depuis des années.

La reprise d’Alep n’avait pas permis de remettre en service cette autoroute stratégique car une portion importante en traverse la province d’Idleb.

Avec cette victoire, c’est une portion de plusieurs kilomètres qui repasse sous le contrôle de Damas mais la jonction complète est loin d’être achevée.

 

La reconquête d’Idleb ne fait que commence ■ 

 

Retrouvez l’ensemble des chroniques syriennes d’Antoine de Lacoste parmi les articles de dans notre catégorie Actualité Monde.

L' HISTOIRE OUBLIÉE ? LE PACTE GERMANO-SOVIÉTIQUE ........( JACQUES SAPIR )

23.août.2019 // Les Crises
 

[RussEurope-en-Exil] Le 80ème anniversaire du Pacte Germano-Soviétique par Jacques Sapir

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Ce jour du 23 août 2019 marque le 80e anniversaire de la signature du pacte Germano-Soviétique, dit aussi pacte Molotov-Ribbentrop.

La signature de ce pacte faisait sauter la dernière des sécurités avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

 

L’agression de l’Allemagne Nazie contre la Pologne n’est plus qu’une question de jours ; elle surviendra le 1er septembre. Les déclarations de guerre à l’Allemagne de la Grande-Bretagne et de la France surviendront dès le 3 septembre 1939.

Ce Pacte a été considéré comme « hors nature » par les uns ou au contraire comme parfaitement naturel, par les autres.

La construction d’une équivalence idéologique entre le nazisme et le stalinisme jouant ici le rôle d’un « deus ex-machina » censé « expliquer » le Pacte.

Pourtant, cette équivalence a été désormais, depuis la fin de la guerre froide et l’ouverture des archives soviétiques[1], rejetée[2].

Il est aussi vrai que le Pacte fait partie des argumentaires dans l’hystérie « anti-Poutine » en antirusse qui sévit actuellement en France[3]. Il reste cependant un point sensible tant en Russie qu’ailleurs[4].

La réalité est en fait bien plus tortueuse.

Depuis 1990, l’ouverture des archives soviétiques permet d’éclairer, au moins en partie, les raisons et les processus qui on conduit à ce Pacte[5].

Le Pacte, qui est officiellement un accord de non-agression mais qui contient aussi un protocole dit secret, est le résultat de contraintes de sécurité pesant sur l’URSS, mais aussi de raisons économiques et territoriales.

 

La sécurité collective et l’URSS

L’Union soviétique s’est sentie rapidement menacée par l’arrivée au pouvoir d’Hitler et a vu, dans le régime nazi, un ennemi dangereux.

De ce point de vue, il est inexact de dater de 1934 l’abandon de la fameuse ligne « classe contre classe » qui était celle du Komintern et de la direction soviétique, et qui avait abouti à l’isolement relatif de l’URSS.

Le Pacte d’Amitié, de Neutralité et de non-Agression signé avec l’Italie en septembre 1933, tout en étant aussi déterminé par des raisons économiques et industrielles, en particulier dans les constructions navales[6], avait pour but de se chercher des alliés contre Hitler[7].

Il faut noter que, depuis le sauvetage de Umberto Nobile par le brise-glaces soviétique Krasin, les relations entre l’Italie mussolinienne et l’URSS s’étaient de beaucoup réchauffées[8].

Les dirigeants soviétiques, ayant tiré un bilan négatif de leur politique d’isolement, vont chercher systématiquement à réintégrer le « concert des Nations » pour tenter de se prémunir contre une alliance générale des pays capitalistes contre l’URSS.

Cette politique, qui les conduit à intégrer la SDN le 18 septembre 1934 et qui s’incarne dans le responsable des affaires étrangères Maxime Litvinov, n’est pas non plus dépourvue de dimensions militaires. Il en ira ainsi avec la France, avec l’échange d’officiers à partir de 1934 ainsi que des achats de licence (pour des moteurs d’avions)[9], et avec la Tchécoslovaquie[10].

Cette politique de rapprochement avec les puissances « capitalistes » occidentales, vue avec une méfiance certaine depuis la Grande-Bretagne[11], connaîtra son apogée en 1937-38.

La crise des Sudètes, qui commence dès la fin de 1937, et les accords de Munich (29 septembre 1938)[12], dont l’URSS est exclue (tout comme le gouvernement tchèque) sera une très grande déception pour les dirigeants soviétiques et la cause d’une inquiétude grandissante.

Maxime LITVINOV

En effet, la Tchécoslovaquie pouvait – normalement – compter sur l’aide de la France[13] mais aussi de la Russie, à la suite de traité du 16 mai 1935 signé entre les deux pays. L’Union soviétique avait réclamé dès le début de la crise la tenue immédiate de négociations militaires entre des représentants des forces soviétiques, françaises et tchécoslovaques.

Elle avait aussi réclamé l’inscription de la crise à l’ordre du jour de l’assemblée générale de la SDN. L’ambassadeur soviétique Ivan Maïski avait indiqué que son pays était disposé à apporter une aide militaire à la Tchécoslovaquie, à condition que la France en fasse autant[14]. De fait, entre le 21 et le 23 septembre l’Armée Rouge (RKKA) avait mobilisé et commencé le déploiement de forces considérables des districts militaires de Kiev et de Biélorussie[15]. Le district de Kiev fut mobilisé le 21 septembre et celui de Biélorussie le 23 septembre. Les districts militaires de Kalinin, Leningrad, Moscou et Kharkov furent, eux aussi, concernés par cette mobilisation mais dans une moindre mesure.

Le 28 septembre, tous les districts militaires à l’ouest de l’Oural et ceux de Transcaucasie reçurent l’ordre de ne pas laisser les conscrits ayant terminé leur service militaire rentrer chez eux, ce qui équivalait à une mobilisation importante des forces armées. Près de 330 000 réservistes furent rappelés sous les drapeaux.

Char BT-7, en service en 1937

Etaient concernées soixante divisions d’infanterie, seize divisions de cavalerie avec six corps de chars et dix-sept brigades aériennes[16]. Mais, en l’absence de frontière commune entre l’URSS et la Tchécoslovaquie, l’URSS cherchait à obtenir soit de la Pologne soit de la Roumanie un accord sur la traversée de leurs territoires.

De fait si la Roumanie devait accepter tacitement des transferts aériens (des chasseurs I-16 et des bombardiers SB-71 traversèrent l’espace aérien roumain)[17], la Pologne refusa, ce qui n’était pas étonnant vu le tour « pronazi » de la politique polonaise à l’époque[18]. En dépit de la demande pressante de l’Union soviétique, la France n’intervint pas pour convaincre ses alliés. Ceci est d’autant plus incompréhensible que des accords militaires liaient la France à la Pologne et à la Roumanie.

Si la responsabilité du gouvernement britannique est naturellement engagée dans ce que des auteurs ont pu appeler la « tragédie de Munich », la responsabilité des gouvernants français semble l’être plus encore, car ces derniers avaient les moyens de faire pression sur la Pologne et surtout sur la Roumanie[19]. La France avait même refusé la proposition soviétique de lui céder 200 chasseurs modernes (des I-16) pour renforcer son aviation[20].

C’est donc peu dire que les dirigeants soviétiques se sentirent trahis par la décision de la Grande-Bretagne et de la France de céder devant Hitler le 29 septembre dans ce qu’il est convenu d’appeler les « accords de Munich »[21]. Les tenants de la « sécurité collective » au sein de la diplomatie soviétique se trouvèrent dans une position difficile et l’idée que seule une politique unilatérale, opportuniste, pouvait garantir les intérêts et la sécurité de l’URSS fit son chemin.

La situation « après Munich »

L’Allemagne n’en resta pas aux « accords de Munich ». Rapidement, avec l’aide de la Pologne, elle envahit ce qui restait du territoire tchécoslovaque le 15 mars 1939. La Pologne s’empara quant à elle de plusieurs régions frontalières, notamment la Zaolzie (région de Teschen), et la Hongrie annexa des régions peuplées de Hongrois[22]. Le 21 mars 1939, l’Allemagne prononça la dissolution du pays, avec d’une part la création d’une Slovaquie indépendante (et cliente de l’Allemagne) et d’autre part le « protectorat » de Bohème-Moravie, sous contrôle allemand[23].

Comment les dirigeants soviétiques pouvaient-ils réagir à l’effondrement des structures de sécurité collective en Europe ?

Le 17 avril, soit près d’un mois après la dissolution de la Tchécoslovaquie, lors d’une rencontre entre un diplomate soviétique (Merekalov) et un aide de Ribbentrop au sujet de l’exécution des commandes soviétiques passées à Skoda (devenue, de fait, une entreprise allemande). Le diplomate allemand, Weizsacker, fit des avances vers les soviétiques et déclara que le contrat serait honoré (il en fut de même d’ailleurs pour un contrat britannique avec les aciéries de Pilsen concernant les plaques de blindage du porte-avions Illustrious alors en construction chez Vickers-Armstrongs[24]) mais de plus, déclarant parler au nom de Ribbentrop et de Hitler, Weizsacker affirma que rien n’empêchait l’Allemagne et l’URSS d’avoir de bonnes relations. Les réactions des soviétiques furent pour le moins mitigées.

Le remplacement de Litvinov par Molotov comme Commissaire aux Affaires Etrangères étant plus une manœuvre de politique intérieure et un moyen pour Staline de mieux contrôler la politique étrangère qu’un signal vis-à-vis de l’Allemagne[25]. Astakhov, qui avait remplacé Merekalov, ne fut, si l’on en croit le rapport qu’il envoya à Moscou, pas plus impressionné par ses rencontres avec Schnurre et von Stumm, deux diplomates allemands de haut rang[26]. La position soviétique semble bien avoir été un attentisme prudent, voire hostile, jusqu’à la fin juillet 1939[27].

Vyacheslav MOLOTOV

A cette époque, Astakhov rencontra Ribbentrop en personne tandis qu’un diplomate allemand visitait Moscou. Il semble bien que ce soit là que les choses commencèrent à bouger. L’hostilité évidente de l’Allemagne par rapport à la Pologne provoquait des inquiétudes en Grande-Bretagne et en France.

Le 4 août, Molotov envoya un télégramme à Astakhov lui demandant de poursuivre les négociations avec la partie allemande mais uniquement sur l’octroi de crédits commerciaux. Une délégation Franco-Britannique, par ailleurs, arriva à Moscou le 10 août. Les discussions qui commencèrent alors mirent en évidence et la décision des soviétiques d’aboutir à un accord militaire ferme ne laissant aucune place aux manœuvres « d’apaisement » et l’absence de mandat des délégués franco-britannique pour faire aboutir ces négociations[28].

La faillite de ces négociations (le 12 août) ouvrit la porte à un accord entre l’Union soviétique et l’Allemagne.

Il convient alors de se souvenir que les dirigeants soviétiques craignent à l’époque et par dessus tout une alliance des « puissances capitalistes » dirigée contre eux. Il faut aussi se souvenir que, dans le même temps, se déroulent les combats de Khalkhin-Gol où les troupes soviétiques affrontent les troupes japonaises[29]. Or, l’Allemagne, l’Italie et le Japon sont nominalement liés par un Pacte.

Même s’il est clair que l’Allemagne poursuit une politique sans tenir compte des avis italiens ou japonais, la volonté des dirigeants soviétiques de se débarrasser de la « menace japonaise », ce qui sera achevé le 11 septembre 1939, ne peut se comprendre que du point de vue d’une recherche d’une liberté de manœuvre en Europe, et d’une crainte de l’Allemagne.

Cette liberté de manœuvre était d’autant plus importante que l’effondrement des restes de la « sécurité collective », du fait du mauvais vouloir des Britanniques et des Français, laissait les dirigeants soviétiques sans véritable stratégie de rechange[30].

La décision des dirigeants soviétiques de donner suite aux demandes allemandes d’un accord (17 août) ne préjugeait pas du contenu réel de cet accord. Le 19 août, un accord commercial avec l’Allemagne fut signé. Molotov signale bien la volonté soviétique d’établir, à côté d’un pacte de non-agression, un « protocole spécial », mais il ne s’engage pas sur le contenu de ce dernier.

Les dirigeants soviétiques refusèrent la venue immédiate de Ribbentrop. Le 21 août Hitler envoya une lettre personnelle à Staline insistant pour un accord, au vu de la dégradation de la situation entre l’Allemagne et la Pologne. Staline donna alors son accord pour la venue de Ribbentrop à Moscou le 23 août[31]. Il semble donc que le texte de l’accord et du protocole secret ait été rédigé entre le 21 et le 23 août.

La signature du Pacte ET de son « protocole secret » eut donc lieu à Moscou le 23 août. Les dirigeants soviétiques avaient finalement opté pour ce qu’ils percevaient comme la moins pire des solutions, et ils avaient abandonné – temporairement du moins – tout espoir de « sécurité collective ».

La signature du Pacte, le 23 août 1939

L’évolution de la position soviétique après le Pacte

Le Pacte du 23 août ne contient donc pas ce que l’on croit. Même le protocole secret, s’il fixe les zones d’influence, est en réalité relativement anodin. Face aux tergiversations des Français et des Britanniques, Staline et les dirigeants soviétiques ont choisi, en apparence, ce qui leur semblait le mieux garantir la sécurité de leur pays.

Compte tenu du précédent de Munich, les dirigeants français, qui ont refusé d’intervenir en septembre 1938 pour demander à la Roumanie ou à la Pologne de laisser passer les troupes soviétiques (et les protocoles militaires existaient avec ces deux pays), ne peuvent que considérer cet accord comme le fruit amer de leur propre politique. Cela néanmoins ne justifie pas les accords entre le NKVD et la Gestapo pour les échanges de prisonniers (communistes allemands contre « blancs » et défecteurs soviétiques)[32].

Si le principe d’un accord est parfaitement admissible et défendable, les clauses annexes, elles, posent à l’évidence problème.

 

Le texte du Pacte et du “protocole secret”

Mais, l’évolution de la situation suite à l’agression allemande contre la Pologne va changer la donne. De fait, Staline et les dirigeants soviétiques s’attendaient à une résistance plus importante de la part de l’armée polonaise. Considérant son effondrement rapide, ils se décidèrent à intervenir le 17 septembre 1939. Ce faisant, et même si formellement ils pouvaient prétendre vouloir faire appliquer le protocole secret du Pacte, ils entraient dans une autre logique. Symboliquement, l’action de l’Armée Rouge apparaît comme un « coup de poignard dans le dos » donné à l’armée polonaise.

Cette action fait passer l’Union soviétique pour l’allié de l’Allemagne nazie. De plus, le traité sur la délimitation des frontières, signé le 28 septembre 1939 et surtout les protocoles secrets, dont celui concernant les activités des « agitateurs » polonais (avec les 4 conférences entre la Gestapo et le NKVD qui eurent lieu[33]) ouvrent la porte aux massacres dans la zone allemande comme dans la zone soviétique ; ils annoncent les massacres de Katyn[34]. Un protocole secret du 10 janvier 1941 précise même que l’URSS doit compenser financièrement l’Allemagne pour l’acquisition de la Lituanie.

Protocole confidentiel du 28 septembre 1939

Protocole confidentiel de janvier 1941

Il est cependant clair que ces différents textes et protocoles n’ont qu’une portée temporaire. L’URSS attend que l’Allemagne s’épuise dans sa guerre contre la France et le Royaume-Uni. C’est l’effondrement de l’armée (et du pouvoir politique) française en mai-juin 1940 qui va changer la donne.

Staline avait donné l’ordre aux officiers qui entraient sur le territoire polonais de respecter scrupuleusement la ligne de démarcation, d’être cordiaux avec les militaires allemands, mais aussi de les « balayer » au cas où ils voudraient avancer plus loin que cette ligne de démarcation.

Cela montre l’état réel des relations entre l’URSS et l’Allemagne. Mais, de septembre 1939 à juin 1940, se passent deux événements décisifs qui vont peser lourds sur les décisions de Staline et des dirigeants soviétiques : l’échec relatif de l’Armée Rouge face à la Finlande et, on l’a dit, l’effondrement de la France.

Staline comprend, alors, qu’il pourrait être confronté à une guerre contre l’Allemagne bien plus tôt que ce qu’il a prévu, soit 1943 ou 1944. Il mesure aussi l’état de désorganisation de l’Armée Rouge qui est en partie de son fait[35].

Dès l’été 1940, il va commencer à se préparer à une guerre contre l’Allemagne, guerre qu’il espère pouvoir retarder jusqu’au printemps 1942.

L’interruption du programme naval compris dans le 3ème plan quinquennal en septembre 1940, une décision qui a sans doute été prise dès la fin du mois de juillet 1940 ou en août au plus tard, et le transfert de l’acier vers la construction de chars supplémentaires, est bien la preuve que Staline sait qu’un affrontement et inévitable avec l’Allemagne. La promotion de Joukov à la tête du district militaire de Kiev en est une autre. En janvier 1941 se tinrent deux « jeux de guerre » (Kriegspiel) au Kremlin en présence de Staline et des dirigeants soviétiques, le premier du 2 au 6 janvier et le second du 7 au 14 janvier[36].

 

Le premier fut un jeu défensif dans lequel les forces soviétiques furent confiées au maréchal Pavlov et les forces allemandes (ou « bleues » dans la terminologie soviétique) au général Joukov. Ce dernier, le seul général soviétique à avoir l’expérience de la guerre mécanisée à la suite de sa victoire contre les japonais à Khalkhin-Gôl en août 1939, encercla les forces soviétiques stationnées en Biélorussie et déboucha vers l’Est rapidement. Les cartes de ce premier « jeu » sont intéressantes car elles se révèlent très proches de la manœuvre faite dans la réalité par les forces allemandes.

Notons déjà que, si Staline avait réellement cru en la parole d’Hitler, on ne voit pas la nécessité de ce « jeu », tenu sur son ordre, et sous sa présence, au Kremlin. Le second « jeu» avait pour but de tester une contre-offensive et vit les adversaires de hier échanger leurs camps respectifs. Joukov, à la tête désormais des forces soviétiques non seulement stoppa l’avancée allemande mais mena une contre-offensive qui devait le mener aux portes de la Roumanie et de la Hongrie. Un troisième « jeu » se tint toujours au Kremlin au début de février 1941.

Ce nouveau « jeu » testa une offensive allemande qui serait lancée depuis la région de Bobrouïsk vers Smolensk et l’important « pont de terre » entre la Dvina et le Dniepr qui commande l’accès à Moscou. Il implique donc que Staline s’était résolu à l’idée d’une pénétration en profondeur des armées allemandes sur le territoire de l’URSS. Dans ce « jeu », Joukov appliqua une défense échelonnée pour épuiser d’abord le potentiel des divisions blindées allemandes, puis passa à une contre-offensive à partir des deux ailes.

Ceci correspond au scénario qui sera appliqué à Koursk en juillet 1943. Ce « jeu » démontra la supériorité d’une bataille d’arrêt, suivie d’une contre-offensive, sur une offensive préemptive. Il démontre aussi qu’à cette date on ne peut plus douter du sérieux avec lequel la possibilité d’une attaque allemande était envisagée.

Mais, Staline est resté persuadé, avec une certaine logique d’ailleurs, que la guerre n’éclaterait pas avant 1942 ou 1943 ; en quoi il se trompait gravement.

Dans l’atmosphère de terreur et de suspicion qui règne au Kremlin, cela suffit à discréditer les informations qui remontent dès mars-avril 1941 sur les préparatifs allemands. L’Armée Rouge était au milieu de ce que l’historien militaire américain David Glantz a appelé une « crise institutionnelle »[37], à laquelle vint s’ajouter, lors de l’attaque, la perte des transmissions avec les échelons avancés.

Ce fut, en effet, l’une des principales raisons de la confusion qui régna dans les premiers jours de l’attaque à Moscou. Ajoutons cependant que Staline acquiesça aux demandes de Joukov du mois d’avril et de mai 1941[38], à l’exception de la mise en alerte des districts frontaliers jugée comme pouvant apparaître comme une « provocation » par les Allemands.

Ceci est parfaitement contradictoire avec le mythe selon lequel Staline aurait cru jusque aux dernières heures en la parole de Hitler.

 

Que penser du Pacte ?

Que faut-il alors penser du Pacte ?

Pour les sympathisants et les militants du PCF, il fut clairement un « coup de tonnerre »[39]. Paul Nizan démissionna du PCF le 25 septembre, mais plus en réaction à la manière dont la direction du parti avait réagi au Pacte qu’au Pacte lui-même.

Paul Nizan

Le retour du PCF à une ligne « classe contre classe », à une ligne de « pacifisme révolutionnaire », apparut à de nombreux militants et sympathisants comme une régression. La profonde désorientation qui régna dans le PCF, couplé avec la répression du gouvernement français, paralysa largement ses activités. L’interprétation même du Pacte posait problème.

S’agissait-il, ce que nous savons maintenant à la lecture des archives, d’un acte opportuniste ou bien présageait-il d’une alliance plus durable avec Hitler ? Ces questions touchaient militants et sympathisants bien au-delà de la sphère communiste.

De fait, le Pacte semblait valider certaines des positions du « pacifisme intégral » issu de la guerre de 1914-1918. Cela peut expliquer le basculement de certains sympathisants de gauche vers le soutien à la collaboration après juin 1940.

Et, il est clair que les dirigeants soviétiques étaient eux-mêmes embarrassés par le Pacte. La décision de Staline et de Molotov d’imposer le « protocole secret » puis d’aller au-delà de ce dernier était difficilement réconciliable avec le discours tenu jusque là.

 

Les annexions de territoire, des Pays Baltes à la Bessarabie, attestaient que l’URSS était bien la continuation de l’Empire Russe et non un Etat différent. La guerre contre la Finlande, où la Russie exigeait, et finalement obtint, des compensations territoriales importantes vint s’ajouter au tableau à l’hiver 1939-1940. Le fait que l’URSS appliquait une « soviétisation » brutale (déportation des « éléments bourgeois », collectivisation forcée) dans les territoires qu’elle avait obtenus du fait du Pacte indiquait bien que, pour Staline et certains de ses plus proches associés (dont Molotov) la dimension « territoriale » était elle aussi importante.

On ne peut donc pas interpréter le Pacte uniquement du point de vue de la sécurité de l’URSS, même si ce point est, bien sûr, le point le plus important ; il faut aussi intégrer la dimension territoriale. Cette dimension territoriale, cette volonté d’annuler le traité de Brest-Litovsk, se fait de plus en plus pressante à partir de début 1939. On ne peut donc exclure qu’elle ait joué un rôle non pas dans le décision d’en arriver au Pacte, mais dans celle d’y inclure des « clauses secrètes ».

Elle semble bien avoir joué un rôle de plus en plus important dans la période « post-Pacte » qui va de septembre 1939 à l’été 1940.

Cette dimension va s’avérer la plus contre-productive. Les Pays Baltes vivront ainsi leur « annexion » par l’URSS de manière très négative. Elle n’améliorera pas, par ailleurs, la sécurité de l’Union soviétique. Les annexions ainsi que les gains territoriaux obtenus au détriment de la Finlande furent justifiés par les gouvernements soviétiques par la volonté d’éviter un blocus de la base navale de Leningrad.

Mais, quand les Allemands attaquèrent l’URSS en juin 1941, la défense soviétique dans ce secteur s’effondra rapidement dans ce secteur et, en septembre 1941, Leningrad était bien bloquée.

Ces annexions, loin de donner un avantage en termes de « profondeur stratégiques » aux armées soviétiques, obligèrent de démanteler les fortifications réalisées avant 1939 pour les reconstruire (ou tenter de le faire) plus proche de la nouvelle frontière. De fait, ce processus était loin d’être achevé quand la guerre éclata.

Le Pacte eut-il aussi une dimension économique ? Les négociations entre Allemands et Soviétiques aboutirent à la livraison de quantités importantes de blé et de pétrole à l’Allemagne[40]. Mais, l’Allemagne sut bien se passer de ces livraisons à partir de 1941.

En échange, les Soviétiques obtinrent d’importantes livraisons de machines-outils et d’équipements militaires de la part de l’Allemagne[41]. Ces livraisons vinrent opportunément remplacer les livraisons américaines interrompues suite à l’annexion des Pays Baltes.

Or, le commerce entre les Etats-Unis et l’URSS était important avant 1939. Il avait commencé dès 1930, alors que les deux pays n’avaient pas établi de relations diplomatiques (celles-ci datent de novembre 1933), et il s’était renforcé avec l’accord commercial de juillet 1935, puis avec l’obtention de la clause de la Nation la plus favorisée à l’été 1937[42]

. De 1937 à 1939, les Soviétiques demandèrent l’assistance des Etats-Unis pour la conception des 4 cuirassés de la classe « Sovetsky Soyuz » qu’ils entendaient construire[43].

Les relations économiques et commerciales avec l’Allemagne se substituèrent aux relations avec les Etats-Unis, interrompues à la suite des conséquences du Pacte. Elles n’étaient nullement nécessaires.

 

Le Pacte et son héritage

Le Pacte est un objet d’histoire totale. Il ne peut être abordé par un seul de ses côtés. Sa dimension sécuritaire est cependant évidente. Compte tenu de l’enchaînement des événements depuis septembre 1938, et des accords de Munich, on voit mal comment il aurait pu être évité.

Cependant, le Pacte n’impliquait pas forcément les « protocoles secrets », et celui du 23 août 1939 semble bien avoir correspondu à la volonté de Staline et de Molotov. Dès la Perestroïka, la position de l’Etat soviétique, puis de l’Etat russe a cependant été claire sur les « protocoles secrets ». Ainsi, le 24 décembre 1989, le Congrès des députés du peuple, qui était alors l’organe supérieur du pouvoir en Union Soviétique, avait adopté une résolution concernant l’évaluation politique et juridique du Pacte de non-agression de 1939.

Cette résolution condamnait officiellement le protocole secret en tant qu’acte de «pouvoir totalitaire», un acte qui ne traduisait nullement «la volonté du peuple soviétique qui n’assume aucune responsabilité pour cette collusion»[44]. Cela s’applique encore plus aux protocoles secrets du 28 septembre 1939.

Le Pacte a-t-il sauvé l’URSS face à Hitler ?[45] La dégradation de l’état de l’outil militaire soviétique de septembre 1938 à la fin de l’automne 1939, et dont la guerre Russo-Finlandaise permet de se rendre compte, est une évidence. Cet état faisait que l’URSS n’avait que peu d’intérêt d’entrer en guerre au 1er septembre 1939. Mais, cette dégradation était niée ou très sous-estimée par les dirigeants soviétiques.

Elle n’a joué aucun rôle à ce que l’on sache dans la signature du Pacte. Comme on l’a dit, les dirigeants soviétiques n’ont pris conscience du risque imminent d’une attaque allemande qu’à la fin de l’été 1940.

Ce n’est qu’à partir des « kriegspiel » de janvier et février 1941 qu’ils mesurent l’ampleur de la tache de réorganisation de l’Armée Rouge.

On constate alors qu’une bonne année a été perdue dans la préparation à la guerre qui vient. Vouloir gagner du temps se comprend et se justifie parfaitement, mais encore faut-il ne pas gaspiller le temps gagné ; pourtant, c’est ce que les dirigeants soviétiques ont fait.

Chasseur I-16, 1938, dans une unité de la protection de la Flotte

 

Ceci étant dit, les responsables réels du Pacte sont tout autant Chamberlain, le Premier ministre britannique, et Daladier que Staline. Leur refus d’envisager l’affrontement en septembre 1938, alors que l’Armée Rouge était en meilleure position que ce qu’elle était en septembre 1939, et que l’Armée allemande était bien plus faible que ce qu’elle sera un an plus tard, est une décision dont l’importance est fondamentale pour comprendre le Pacte.

La responsabilité du Président du Conseil français est même plus importante que celle de son homologue britannique. Elle implique aussi les défaitistes au sein de l’Etat-Major français.

Toute vision du Pacte qui oublie cela se discrédite radicalement et complètement.

 

 

NOTES

[1] http://historyfoundation.ru/2019/05/31/pakt/

[2] Kershaw I. et M. Lewin, (edits.), Stalinism and Nazism – Dictatorships in Comparison, Cambridge University Press, Cambridge, février 1997,

[3] Schmitt O., Pourquoi Poutine est notre allié? Anatomie d’une passion française , Paris, Hikari Éditions, 128 p..

[4] https://fr.sputniknews.com/societe/201906031041320466-mos...

[5] Voir, Il’ichev L.F., God krizisa, 1938-1939: Dokumenty i Materialy, 2 Vols., Moscou, Izdatelstvo polit. lit-ry, 1990. Voir aussi Carley M.J., 1939 : L’alliance de la dernière chance, Montréal, Presse Universitaires de Montréal, 2001.

[6] Calvitt Clarke III J., « ITALO-SOVIET MILITARY RELATIONS IN 1933 And 1934 : MANIFESTATIONS OF CORDIALITY », Paper Presented to the Duquesne History Forum, Pittsburgh, PA, 27 octobre, 1988. Voir aussi Yakubov, V. & Worth, R., “The Soviet Project 7/7U Destroyers”, In Jordan, J. & Dent, S. (eds.). Warship 2008, Londres, Conway, 2008, pp. 99–114 ; Yakubov, V. Worth, R., « The Soviet Light Cruisers of the Kirov Class », in Jordan, John (ed.), Warship 2009, Londres, Conway, 2009, pp. 82–95. ; Rohwer, J. et Monakov, M. S., Stalin’s Ocean-Going Fleet. Londres, Frank Cass, 2001.

[7] Calvitt Clarke III J., Russia and Italy Against Hitler: The Bolshevik-Fascist Rapprochement of the 1930s. Westport, CT: Greenwood Press, 1991. Gorodetsky, G., Soviet Foreign Policy, 1917-1991: A Retrospective. Londres, Routledge, 2014.

[8] Charles N. Robinson et N. M. Ross, eds, Brassey’s Naval and Shipping Annual, 1930, « A Soviet naval mission visited Italy in December 1930 », Londres, William Clowes and Sons, Ltd., 1930.

[9] Vidal G., Une alliance improbable – L’armée française et la Russie soviétique 1917-1939, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 307p.

[10] Pokorná A., “Czechoslovak-Soviet Armaments Cooperation in the Second Half of the 1930s », in Historie a vojenství, no. 5 (1982), pp. 56–77.

[11] Ryan, J.F., The Royal Navy and Soviet Seapower, 1930-1950 : Intelligence, Naval Cooperation and Antagonism, Univ. Of Hull, PhD., janvier 1996.

[12] Winock M., N. Benkorich, La Trahison de Munich : Emmanuel Mounier et la grande débâcle des intellectuels, CNRS éditions, 2008.

[13] Traité d’amitié du 25 janvier 1924 et Traité de Locarno du 16 octobre 1925 : ces documents sont reproduits dans Colliard-Manïn, Droit International et Histoire Diplomatique, Tome H, Europe, Paris, Domat-Montchrestien, 1970, p. 89 et 90.

[14] https://www.monde-diplomatique.fr/2018/10/GORODETSKY/59133

[15] Les « districts militaires » ou Voennyy Okrug sont des circonscriptions de temps de paix qui ont pour fonction de gérer localement les unités militaires, de les entraîner, et d’assurer le cadre de leur mobilisation. En temps de guerre, ils sont remplacés par des « Fronts » ou des « directions stratégiques ». Sapir J., Le système militaire soviétique, Paris, La Découverte, 1989.

[16] Jukes G., «The Red Army and the Munich Crisis », in Journal of Contemporary History, Vol. 26, n°2, (1991), pp. 195-214.

[17] Elle n’avait pas à l’époque les moyens de s’y opposer. Voir Documents on German Foreign Policy 1918-1954, series D, vol. II (HMSO, Londres 1950), 383 and 43.

[18] Sapir J., « L’armée française, l’URSS et la Pologne », note publiée sur RussEurope le 26 mars 2016, https://russeurope.hypotheses.org/4825

[19] Doise J.et M. Vaïsse, Politique étrangère de la France. Diplomatie et outil militaire, 1871-1991, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points. Histoire » (no 153), 1992 (1re éd. 1987, Imprimerie nationale), 749 p.

[20] Cuny J. et Danel R., L’aviation de chasse française 1918-1940, Paris, éditions Larivière, 1974, pp. 142 et ssq..

[21] Voir Adamthwaite A.P., « Democracies, Dictatorships and Public Opinion : Government, Press and Opinion in Britain and in France in the Approach to Munich », dans Opinion publique et politique extérieure en Europe : actes du Colloque de Rome (16-20 février 1981), vol. II : 1915-1940, Rome, Publications de l’École française de Rome, coll. « Publications de l’École française de Rome » (no 54-2), 1984, 460 p.

[22] Beuve-Méry H., « De l’accord de Munich à la fin de l’État tchéco-slovaque ? », Politique étrangère, Paris, Centre d’études de politique étrangère, no 2, 4e année,‎ avril 1939, p. 135-154.

[23] Marès A., Histoire des Tchèques et des Slovaques, Ed. Perrin, Co., Tempus, 2005

[24] Lyon, D.J., Warship Profile 10, HMS Illustrious Aircraft Carrier 1939-1956, Technical History et Friedman, N., British Carrier Aviation: The Evolution of the Ships and Their Aircraft. Annapolis, Maryland, Naval Institute Press, 1988.

[25] Roberts G., « The Soviet Decision for a Pact with Nazi Germany », in Soviet Studies, Vol. 44, No. 1 (1992), pp. 57-78.

[26] God krizisa, vol. 1, op. cit.. document 329.

[27] Roberts G., « The Soviet Decision for a Pact with Nazi Germany », op. cit. p. 61.

[28] Roberts G., « The Soviet Decision for a Pact with Nazi Germany », op. cit. p. 67/68.

[29] Voir Sapir J., La Mandchourie oubliée : Grandeur et démesure de l’art de la guerre soviétique, Éditions du Rocher, coll. « Art de la guerre », 1996, 291 p. ; Coox A.D., Nomonhan : Japan Against Russia, 1939, Stanford (Ca), Stanford University Press, 1985, 1256 p.

[30] Roberts G., « The Soviet Decision for a Pact with Nazi Germany », op. cit. p. 69.

[31] God Krizisa, vol. 2, op.cit., documents 570 et 572.

[32] Buber-Neumann, M., Prisonnière de Staline et d’Hitler : déportée en Sibérie, vol. I, Paris, Seuil, 1949 et Prisonnière de Staline et d’Hitler : déportée à Ravensbrück, vol. II, Paris, Seuil, 1988.

[33] Sontag, R. J. et Stuart Beddie J., Nazi-Soviet Relations 1939–1941: Documents from the Archives of The German Foreign Office. Washington, D.C.: Department of State, 1948.

[34] La responsabilité de Staline et des dirigeants soviétiques fut reconnue lors d’un vote à la Douma en 2010. https://www.bbc.com/news/world-europe-11845315

[35] Sapir J., “La défaite française de 1940 vue par les soviétiques” in Cahiers du CEHD, n°23, “Nouvelle histoire bataille (II)”, pp. 273-281.

[36] Fulgate B. et L. Dvoretsky, Thunder on the Dnepr, San Francisco, Ca, Presidio Press, 1997, 2001

[37] Glantz D., Before Stalingrad: Barbarossa, Hitler’s Invasion of Russia 1941, Tempus, 2003.

[38] En particulier le rappel de 800 000 réservistes et le transfert de 4 armées des districts militaires de l’intérieur du pays vers les frontières occidentales. Voir Général S.P. Ivanov (ed.) Nachal’nyj Period Vojny, [La période initiale de la guerre] – Moscou, Voenizdat, 1974, chap. 8.

[39] Kimyongür A., « Louis Aragon: (Re) writing the Nazi-Soviet Pact », in E-rea [En ligne], 4.2 | 2006, document 8, mis en ligne le 15 octobre 2006, URL : http://journals.openedition.org/erea/254

[40] Ericson E.E., Feeding the German Eagle : Soviet Economic Aid to Nazi Germany, 1933–1941,

Greenwood Publishing Group, 1999.

[41] Weinberg G.L., Germany and the Soviet Union 1939-1941, Leiden, E.J. Bril, 1954.

[42] Kerblay B., « Perspectives des relations économiques entre l’U.R.S.S. et les Etats-Unis » In Politique étrangère, n°5 – 1959 – 24eannée. pp. 504-512;

[43] Braynard, F. O., By Their Works Ye Shall Know Them, The Life and Ships of William Francis Gibbs 1886–1967 New York: Gibbs & Cox, 1968.

[44] https://fr.sputniknews.com/societe/201906031041320466-mos...

[45] https://fr.sputniknews.com/international/2019070810416184...