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11/09/2018

GÉOPOLITIQUE: POURQUOI DÉTESTER LA SYRIE DE BACHAR EL ASSAD ???

Mais pourquoi américains, français, anglais, israéliens et turcs détestent-ils autant la Syrie de Bachar ?

Publié par wikistrike.com sur 11 Septembre 2018, 11:05am

 

Catégories : #Politique internationale

La Maison-Blanche ne parvient pas à se retirer de la guerre en Syrie.

 

Le président Trump se heurte à la fois à l’auto-proclamé « État stable » (selon l’éditorial anonyme du New York Times), qui poursuit la stratégie Rumsfeld-Cebrowski, et aux ambitions réactivées de ses alliés israéliens, français, britanniques et turcs.

La logique de ces intérêts pourrait déplacer la guerre au lieu de la résoudre.

 

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Powerpoint extrait d’une conférence de l’amiral Cebrowki au Pentagone, le 23 juillet 2003. À gauche, en mauve, la zone dont il convient de détruire les structures étatiques.

Powerpoint extrait d’une conférence de l’amiral Cebrowki au Pentagone, le 23 juillet 2003. À gauche, en mauve, la zone dont il convient de détruire les structures étatiques.

ors que la Maison-Blanche et la Russie se sont accordées pour mettre fin à la guerre par jihadistes interposés en Syrie, la paix tarde à venir. Pourquoi donc ?

Pourquoi la guerre contre la Syrie ?

Contrairement à une idée répandue par sept années de propagande, la guerre contre la Syrie n’est pas une « révolution qui a mal tournée ». Elle a été décidée par le Pentagone en septembre 2001, puis longuement préparée, avec quelques difficultés il est vrai.

 

Une guerre préparée durant une décennie

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La préparation de la guerre est largement développée dans le dernier livre de Thierry Meyssan. Il est disponible en français, en espagnol, en russe et en turc. Il paraître en septembre en anglais, en arabe et en italien.

Rappelons les principales étapes de cette planification : 
- En septembre 2001, le secrétaire US à la Défense, Donald Rumsfeld adopte la stratégie de l’amiral Arthur Cebrowski. Les structures étatiques de la moitié du monde devront être détruites.

 

Les États-Unis contrôleront l’accès des États dont l’économie est globalisée aux ressources naturelles des régions non-connectées à l’économie globale. Le Pentagone commencera son œuvre en « remodelant » le « Moyen-Orient élargi » [1]. 


- Le 12 décembre 2003, George Bush Jr. signe la Loi sur la restauration de la souveraineté libanaise exigeant des comptes à la Syrie (Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act). Désormais, le président des États-Unis a le droit d’entrer en guerre contre la Syrie sans avoir à passer par le Congrès [2]. 


- En 2004, lors du sommet de la Ligue arabe à Tunis, le président Ben Ali tente de faire passer une motion autorisant la Ligue à légitimer l’usage de la force contre les États-membres qui ne respectent pas la toute nouvelle Charte des Droits de l’homme de la Ligue. 


- En 2005, la CIA organise la révolution colorée du Cèdre au Liban. En assassinant le leader sunnite Rafic Hariri et en en rendant responsables les présidents chrétien libanais et alaouite syrien, il s’agit de provoquer un soulèvement sunnite contre la Force syrienne de maintien de la paix [3]. Alors que les Marines sont prêts à débarquer à Beyrouth, la Syrie se retire d’elle-même et le soufflet retombe [4]. 


- En 2006, Dick Cheney confie à sa fille, Liz, le soin de créer le « Groupe pour la politique et les opérations en Iran et en Syrie » (Iran Syria Policy and Operations Group). Elle organise l’attaque israélienne contre le Hezbollah, en pensant qu’il ne résistera pas longtemps. Les Marines US débarqueront à Beyrouth et continueront leur marche « libératrice » sur Damas. L’opération ne fonctionne pas et Israël doit battre en retraite après 33 jours de combats [5]. 


- En 2008, Washington tente à nouveau de créer le conflit à partir du Liban. Le Premier ministre Fouad Siniora décide de couper les communications internes de la Résistance et d’interrompre les transports aériens avec Téhéran. En quelques heures, le Hezbollah renverse le dispositif militaire occidental et remet en place l’ensemble de ses infrastructures. 
- En 2010, Washington adopte le « leadership par l’arrière » (leading from behind). L’administration Obama confie l’attaque de la Libye et de la Syrie au Royaume-Uni et à la France (accords de Lancaster House). 
- En 2011, début des opérations militaires en Syrie.

Il est donc absurde d’évoquer la guerre contre la Syrie comme un événement spontané sui generis [6].

 

 

Une guerre indirecte

L’originalité de la guerre contre la Syrie est d’avoir certes été déclarée par des États (les « Amis de la Syrie »), mais d’avoir en pratique été conduite presque exclusivement par des armées non-étatiques, les jihadistes.

Durant les sept années de cette guerre, plus de 250 000 combattants sont arrivés de l’étranger pour se battre contre la République arabe syrienne. Il s’agissait certes de chair à canon, de gens souvent insuffisamment formés, mais durant les quatre premières années, ces soldats étaient mieux armés que n’était l’armée arabe syrienne. Le plus important trafic d’armes de l’histoire a été organisé pour les approvisionner en matériels de guerre [7].

Lee Occidentaux n’avaient jamais eu recours à des mercenaires à cette échelle depuis la Renaissance européenne [8].

Il est donc absurde de parler de « révolution qui a mal tourné ».

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Le démantèlement du Proche-Orient planifié par le Pentagone dans le cadre de la stratégie de l’amiral Cebrowski. Cette carte a été publiée par le colonel Peters en 2006, mais il l’avait déjà commentée, juste avant les attentats du 11 septembre 2001.

Une guerre supervisée par des alliés ayant leurs propres buts

En recourant à Israël pour attaquer le Liban, puis en confiant les guerres de Libye et de Syrie au Royaume-Uni et à la France, et enfin en utilisant les installations de l’Otan en Turquie, le Pentagone a laissé son plan être perturbé par ses alliés.

Comme dans toutes les guerres, le pays leader doit promettre à ses alliés qu’ils trouveront un retour sur leur investissement à le suivre. Or, avec l’entrée en guerre de la Russie, la victoire occidentale devenait impossible.

 

Chaque allié des États-Unis s’est donc progressivement retourné vers sa propre stratégie dans cette région. Avec le temps, les buts de guerre des alliés ont pris le dessus sur celui des États-Unis qui refusaient, eux, de s’investir autant qu’ils auraient dû le faire militairement.

Israël

Poursuivant l’idéologie coloniale de certains de ses pères fondateurs, Israël met en œuvre une politique de division de ses grands voisins en petits pays ethniquement ou religieusement homogènes. Il a ainsi soutenu en vain la division du Liban en un État musulman et un autre chrétien, ou encore la création d’un Kurdistan en Iraq, puis en Syrie. Nous ne disposons pas des documents stratégiques israéliens, mais rétrospectivement, la ligne suivie par Tel-Aviv correspond au « plan Yinon » de 1982 [9] ou à celle de l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies de 1996 [10].

La stratégie israélienne colle dans ses grandes lignes au « remodelage du Moyen-Orient élargi » de Rumsfeld et Cebrowski. Cependant, elle n’a pas du tout le même objectif : le Pentagone veut contrôler l’accès des pays développés aux richesses de la région, tandis qu’Israël veut s’assurer qu’aucun de ses voisins ne sera assez fort pour se dresser contre lui.

 

 

Le Royaume-Uni et la France

Le Royaume-Uni et la France renouent avec leur politique coloniale, telle qu’exprimée au moment de la chute de l’empire ottoman et de la division du Moyen-Orient (les accords Sykes-Picot).

Les Britanniques reprennent la « Grande révolte arabe de 1915 » que Lawrence d’Arabie avait mise en œuvre contre les Ottomans. À l’époque, ils avaient promis la liberté à tous les Arabes s’ils renversaient le joug ottoman et plaçaient les wahhabites au pouvoir, cette fois ils leur promettent la liberté s’ils renversent tous leurs gouvernements nationaux et les remplacent par les Frères musulmans.

 

Mais, ni en 1915, lorsque l’Empire britannique remplaça l’Empire ottoman, ni en 2011, les Arabes ne trouveront leur liberté. C’est le plan du « Printemps arabe de 2011 » [11].

Les Français cherchent à rétablir le mandat que la Société des nations leur avait confié sur la Syrie. C’est ce qu’explique le petit-neveu de Picot (celui des accords Sykes-Picot), l’ancien président Giscard d’Estaing [12].

 

Et c’est ce que réclame le président Hollande lors de son voyage aux Nations unies, en septembre 2015. Comme en 1921 la France s’appuie sur la séparation ethnique des Kurdes des Arabes. Elle défend donc la création d’un Kurdistan, non pas sur son territoire historique en Turquie, mais n’importe où, sur des terres arabes en Syrie.

 

 

La Turquie

La Turquie, quant à elle, rêve de réaliser la promesse de son fondateur, Mustafa Kemal Atatürk, le « Serment national » (Misak-ı Millî) [13], adopté par le Parlement ottoman le 12 février 1920. Elle entend à la fois annexer le Nord de la Syrie, y compris Alep, et éliminer les chrétiens, y compris les catholiques à Maaloula et les Arméniens à Kessab.

Elle entre en conflit avec les autres alliés : avec les Israéliens parce qu’elle veut annexer le Nord de la Syrie et non pas l’autonomiser ; avec les Britanniques parce qu’elle veut rétablir le Califat ottoman ; et avec les Français parce qu’elle s’oppose à la création d’un Kurdistan indépendant en Syrie. Surtout, elle entre en conflit avec les États-Unis eux-mêmes parce qu’ils ne font pas mystère de vouloir la détruire après avoir démantelé la Syrie [14].

Comment sortir de cette guerre ?

À l’issue de sept ans de combats, l’État syrien est toujours debout. La République arabe syrienne et ses alliés, la Russie, l’Iran et le Hezbollah sont victorieux. Les armées étrangères (les jihadistes) ont essuyé une cuisante défaite, mais pas leurs commanditaires : les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni et la France, la Turquie.

Non seulement la guerre a réveillé les ambitions du début du XXème siècle, mais aucun des protagonistes n’ayant connu la défaite dans sa chair n’est prêt à abandonner le combat.

Il paraît stupide de vouloir reprendre à zéro une guerre déjà perdue par les jihadistes. La présence de l’armée russe rend désormais impossible toute confrontation directe. Loin d’être anéantie, la population syrienne est désormais aguerrie, prête à supporter plus encore, et beaucoup mieux armée.

Surtout, elle a beaucoup réfléchi et est moins manipulable qu’en 2011. Pourtant, comme à l’époque, la rhétorique politique occidentale a repris son antienne du « Bachar doit partir ».

La logique voudrait donc que le conflit se poursuive sur un autre terrain.

 

Si par le passé, l’amiral Cebrowski avait prévu de porter la guerre dans un second temps à l’Asie centrale et du Sud-Est, ses successeurs doivent d’abord en finir avec le Moyen-Orient élargi. Ils se donnent actuellement la possibilité de rallumer le foyer iraquien, comme on le voit avec le spectaculaire retournement de l’administration Rohani et les émeutes à Bassorah.

 
 
 

[1] « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] “Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act”, Voltaire Network, 12 December 2003.

[3] La guerre civile libanaise (1978-90) se termine par les Accords de Taëf. À la demande de la Ligue arabe et avec l’assentiment du Conseil de sécurité de l’Onu, l’armée arabe syrienne vient aider l’armée libanaise à désarmer les milices, puis elle stabilise le pays en tant que Force de maintien de la paix. Par la suite, Israël accusera la Syrie d’avoir occupé le Liban, ce qui est faux.

[4] « Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 29 novembre 2010.

[5L’Effroyable Imposture, Tome 2, Thierry Meyssan, éditions Alphée, 2007. Cet ouvrage, qui reste de loin le meilleur sur la guerre d’Israël contre Liban en 2006, sera prochainement réédité en français avec quelques mises à jour. Il est également disponible en espagnol. Je déconseille la version arabe qui est très mal traduite.

[6Sui generis, en latin « de son propre genre », impossible à comparer avec quoi que ce soit.

[7] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.

[8] C’est dans ce sens, selon un témoin présent sur place, qu’il faut comprendre la déclaration du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la conférence des « Amis de la Syrie » de Marrakech : « Al-Nosra fait du bon boulot » (c’est-à-dire nos mercenaires d’Al-Qaïda nous rendent, à nous la France et au Conseil de coopération du Golfe, le service pour lequel nous les payons).

[9] “A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties (The "Yinon Plan")”, by Oded Yinon, Translation Israel Shahak, Kivunim (Israel) , Voltaire Network, 1 February 1982.

[10] « A Clean Break, a New Strategy for Securing the Realm », Institute of Advanced Strategic and Political Studies, Jérusalem-Washington.

[11] Voir les e-mails du Foreign Office révélés, en 2005, par Derek Pasquill.

[12] « Il faut envoyer l’ONU pour pacifier la Syrie », Propos recueillis par Henri Vernet et Jannick Alimi, Le Parisien, 27 septembre 2015.

[13] « Serment national turc », Réseau Voltaire, 28 janvier 1920.

[14] “Stability, America’s Ennemy”, Ralph Peters, Parameters, Winter 2001-02, pp. 5-20. « Blood borders : How a better Middle East would look », Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006.

02/09/2018

SYRIE, LES ÉTATS-UNIS PRÊTES À SAUVER LES " BONS " TERRORISTES .....

 

 

12662593_106521729734997_836997408630560916_n.jpgPar le Saker – Le 31 août 2018 – Source The Saker

Les choses qui plaisent sont celles que l’on demande encore et encore
Horace

Bombarder, bombarder, bombarder, bombarder, bombarder l’Iran
John McCain

Le président Poutine, la Russie et l’Iran sont responsables de soutenir cet animal d’Assad. Grosse mise à prix…
Donald Trump

Il est difficile de dialoguer avec des gens qui confondent l’Autriche et l’Australie
Vladimir Poutine

Bis repetita

Il semble que nous ayons accompli un tour complet : les Anglosionistes se préparent à nouveau, apparemment, à utiliser les mêmes Casques blancs (donc les « bons terroristes ») pour exécuter une nouvelle attaque chimique sous faux drapeau en Syrie et de nouveau en accuser les forces gouvernementales.

De nouveau, les Russes avertissent le monde à l’avance et, comme la dernière fois, (presque) tout le monde s’en fout.

Il y a même des rapports selon lesquels les États-Unis envisagent, une fois de plus, d’imposer une zone d’exclusion aérienne (totalement illégale) au-dessus de la Syrie.

Et, exactement comme la dernière fois, il semble que le but des États-Unis soit de sauver les « bons terroristes » d’une victoire gouvernementale majeure.

 

Il semble malheureusement que ma prédiction que « chaque « clic » nous rapproche d’un pas du « bang » se réalise et alors que l’Empire semble avoir abandonné l’idée d’une reconquête totale de la Syrie, les néocons poussent clairement à ce qui pourrait se révéler une frappe de missiles majeure sur la Syrie.

 

Tirer un grand nombre de missiles près des/sur les forces russes pourrait déclencher une contre-attaque russe qui, à son tour, pourrait mener à une guerre majeure, peut-être nucléaire, mais ce fait ne semble pas pris en compte dans les calculs des néocons. Il est vrai qu’ils sont pour la plupart des gens assez stupides (comme « focalisés sur le court-terme »), avec un fort sentiment de supériorité et une vision messianique de notre monde. Pourtant, cela me déconcerte que si peu de gens aux États-Unis et dans l’Union européenne s’en soucient. D’une certaine manière, une guerre nucléaire est devenue si inconcevable que beaucoup ont conclu qu’elle ne pourra jamais se produire.

L’autre chose que les néocons semblent oublier est qu’on ne peut pas changer la situation sur le terrain en Syrie au moyen de frappes de missiles ou de bombes.

 

D’une part, la dernière attaque américaine a définitivement montré que les Tomahawks sont une cible facile pour les défenses aériennes syriennes (pour la plupart désuètes). Bien sûr, les Américains pourraient compter sur plus d’AGM-158 JASSM, beaucoup plus difficiles à intercepter, mais peu importe les missiles utilisés, ils n’affecteront pas efficacement les capacités militaires syriennes tout simplement parce que ce sont des cibles peu lucratives pour des frappes de missiles de croisière.

Si on considère que les Étasuniens savent fort bien qu’il n’y aura pas d’attaque chimique (ni même qu’elle pourrait se produire, d’ailleurs, puisque même les États-Unis ont déclaré que la Syrie n’avait pas d’armes chimiques en 2013), la Maison Blanche pourrait décider de faire sauter quelques bâtiments vides et déclarer que « l’animal Assad » a été puni, je suppose.

 

Mais même totalement sans opposition, une attaque de missile n’aurait aucun sens militaire.

Cela pose donc la question de savoir à quoi servirait une attaque contre la Syrie. Malheureusement, la réponse évidente est que la frappe de missiles à venir a moins à voir avec la guerre en Syrie qu’avec la politique intérieure américaine.

 

Les options russes et syriennes

Il y a aussi quelques différences. La plus grande est que cette fois-ci, la force d’intervention navale russe en Méditerranée orientale est beaucoup plus grande que la dernière fois : 15 navires y compris deux frégates de pointe, l’Amiral Grigorovitch et l’Admiral Essen (ici, un article détaillé) et deux sous-marins d’attaque diesel évolués de classe 636.3.

Cela représente beaucoup de puissance de feu anti-navire, anti-aérienne et anti-sous-marine et, plus important encore, beaucoup de capacités avancées d’alerte rapide.

Comme les réseaux de défense aérienne russes et syriens ont été intégrés par un seul système de feu automatisé, cela signifie que les Syriens « verront » très précisément ce qui se passe dans l’espace aérien syrien et autour (c’est particulièrement vrai avec les Russes dont les Iliouchines A-50U patrouillent 24 h sur 24).

 

Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les différents rapports (comme celui-ci) qui affirment que le secrétaire d’État Mike Pompeo a dit la semaine dernière au ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov que « Moscou serait tenu pour responsable » si une attaque chimique avait lieu.

Si, par « Moscou sera responsable », les fous à Washington DC veulent dire « moralement responsable », ce n’est que le non-sens habituel. Mais je crains qu’avec des cinglés certifiés comme Bolton et Pompeo aux commandes, les Américains puissent envisager d’attaquer le personnel russe en Syrie (pas nécessairement dans les bases bien défendues de Khmeimin ou Tartous). 

Ces types pourraient facilement viser diverses installations ou des unités militaires syriennes où on sait que du personnel russe est déployé et déclarer qu’ils ne visaient pas délibérément les Russes et que les Russes touchés étaient « clairement impliqués » avec les forces syriennes maniant les armes chimiques.

 

Les États-Unis ont déjà pris pour cible des ressortissants russes pour les enlever et les mettre en détention, ils pourraient commencer à tuer bientôt des Russes puis faire porter la responsabilité de ces morts au Kremlin. Vous n’y croyez pas ? Pensez seulement « Skripal » et vous verrez que cette idée n’est pas si farfelue.

Les Russes ont des possibilités de choix, soit dit en passant. Une chose qu’ils pourraient faire est de placer 6 MiG-31 (modernisés) en alerte rapide dans le sud de la Russie (ou, mieux encore, en Iran) et en garder une paire en patrouille aérienne de combat au-dessus de la Syrie (ou de l’Iran).

 

Combinée avec les « yeux » des A-50U, ces MiG-31 pourrait procurer aux russes une formidable capacité d’action en Syrie, spécialement contre les B-1B étasuniens basés au Qatar ou à Diego Garcia.

 

Jusqu’à maintenant, on a vu peu de MiG-31 en action en Syrie mais si l’interception d’un grand nombre de missiles de croisière devenait leur mission, ils offriraient une force beaucoup plus souple et efficace que la très petite quantité de Su-35 et de Su-30 actuellement basée à Khmeimim.

 

Mais la clé pour protéger la Syrie est de renforcer les défenses aériennes syriennes et leurs capacités d’alerte précoce, en particulier avec des systèmes mobiles de défense aérienne, notamment beaucoup de systèmes à courte et moyenne portée comme le Tor-M2 et le Pantsir-S2. 

Jusqu’à ce que cet objectif soit atteint, les États-Unis et la Russie resteront dans une très dangereuse « impasse mexicaine » où les deux parties sont engagées dans ce que j’appelle un « jeu de la poule mouillée nucléaire », chaque partie menaçant l’autre tout en comptant sur ses propres capacités nucléaires pour dissuader une contre-attaque significative ou des représailles.

C’est extrêmement dangereux, mais il y a très peu que la Russie puisse faire pour arrêter les dirigeants étasuniens de revenir encore et encore à cette même stratégie.

 

Jusqu’à présent, les Russes ont manifesté un degré de retenue vraiment remarquable, mais s’ils sont poussés trop loin, la prochaine étape pour eux sera de riposter aux Américains d’une manière qui leur fournisse ce que la CIA appelle « un déni plausible » (j’ai analysé cette option il y a plus d’un an dans cet article). ``

 

S’ils sont attaqués directement et ouvertement, les Russes n’auront évidemment pas d’autre choix que de frapper en retour.

 

Et s’il est vrai que les forces russes en Syrie et à proximité sont largement inférieures en nombre par rapport aux forces US/OTAN/CENTCOM, les Russes ont un avantage massif sur les États-Unis en termes de missiles de croisière à longue portée (voir l’analyse d’Andrei Martyanov « Russia’s Stand-Off Capability: The 800 Pound Gorilla in Syria » pour une analyse détaillée à ce sujet).

 

Rien de ce qui précède n’est nouveau, le monde est bloqué dans cette situation depuis plus d’un an maintenant, et il ne semble toujours pas y avoir de fin en vue.

 

Malheureusement, je ne peux qu’être d’accord avec Rouslan Ostachko : seule une défaite militaire massive ou un effondrement économique non moins massif arrêtera les gens qui « confondent l’Autriche et l’Australie » dans leur quête démente d’hégémonie mondiale par la violence.

 

The Saker

Cet article a été rédigé pour Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

SYRIE : LA FRANCE S' ALIGNE SUR LA POLITIQUE US !

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Damas

Des explosions dans la banlieue de Damas, une possible attaque de missiles (images)

© REUTERS / Bassam Khabieh
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Tandis que des médias locaux ont évoqué plusieurs explosions non loin de Damas, une source auprès des services secrets a affirmé à Sputnik que les systèmes antiaériens syriens ont repoussé des attaques de missiles dans la banlieue de la capitale.

Une série d'explosions a été entendue dans la nuit de samedi à dimanche dans les alentours de la capitale syrienne, ont constaté des médias locaux.

Les systèmes de défense antiaérienne de l'armée syrienne ont repoussé les attaques de missiles, a déclaré à Sputnik une source au sein des services de renseignement.

Bien que, selon certaines informations, la base militaire de Mazzeh ait été prise pour cible, la source a précisé que l'aérodrome n'a pas été frappé. Selon elle, les tirs de missiles ont causé une détonation dans un dépôt de munitions situé à proximité. Des témoins ont toutefois confirmé à Reuters avoir entendu des explosions sur la base militaire.

 

​Selon le journal Times of Israel, les frappes pourraient avoir été réalisées par l'aviation israélienne. 

Cependant, une source militaire a rejeté les informations sur les attaques de l'aviation israélienne à l'agence Sana, précisant que les explosions qui ont été entendues près de l'aérodrome se sont produites dans un dépôt d'armes à la suite d'un court-circuit.

Les attaques visaient vraisemblablement les dépôts d'armes, selon Al-Jazeera, et un centre de recherches dans les alentours de Jamraya, d'après Al-Hadath.

 

Al-Jazeera précise que la DCA syrienne a repoussé certains de missiles tirés, alors que le reste d'obus ont explosé sur le territoire de la base de Mazzeh dans la banlieue ouest de la capitale.

 

ET AUSSI

Thu Aug 30, 2018 9:17AM
Des avions de guerre Rafale français ©RFI
Des avions de guerre Rafale français ©RFI

En Syrie, Paris ne semble pas du tout enclin à réaliser les impacts de sa participation à une deuxième frappe contre l'armée syrienne et ses alliés après celle du mois d'avril.

Si le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian vient d'évoquer la nécessité d’engager "le dialogue avec la Turquie et la Russie pour trouver une solution politique en Syrie", il revendique haut et fort l'alignement de la France sur la politique syrienne de la Maison Blanche. 

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian lors de la traditionnelle photo de famille avec les ambassadeurs, à Paris, le 29 août. ©Reuters

 

À peine 72 heures après les propos tenus par le président Macron au cours de son discours à l'adresse des ambassadeurs, propos où l'intéressé a qualifié le maintien du président Assad au pouvoir de funeste, le chef de la Diplomatie française souligne le suivisme français envers les Américains en Syrie : 

« La France s’aligne sur la politique des États-Unis pour trouver une issue politique à la crise syrienne », a ainsi expliqué Jean-Yves Le Drian.

Or le plaidoyer pro-américain de M. Le Drian tombe au pire moment dans la mesure où les démarches américaines aussi bien dans le nord que dans l'est syrien ne sont nullement pacificatrices.

Des informations concordantes font état du déploiement des radars et des missiles antimissiles US dans le nord et le nord-est syrien, là où le contingent français agit sous le commandement US contre l'armée syrienne et ses alliés. Idem dans l'est syrien où la France prête main forte aux forces spéciales américaines mais aussi aux agents takfiristes retranchés à al-Tanf. 

 

En Syrie, la France d'Emmanuel Macron agit en supplétif des Américains et elle semble bien à l'aise dans ce rôle, ce qui fait dire à M. Le Drian ceci :

"Nous partageons une position commune avec les États-Unis: des mesures rassurantes doivent être prises pour rétablir la paix en Syrie et retirer les forces étrangères afin de mettre en place des réformes constitutionnelles permettant à tous les Syriens, y compris les demandeurs d’asile, d’y participer".

 

La communauté de vue avec les USA dont se réclame M. Le Drian se traduit ainsi :

Paris exige le retrait des "forces étrangères" soit celles qui se sont battues pendant sept ans aux côtés de l'armée syrienne contre les terroristes de Daech et d'al-Qaïda;

Il veut aussi l'implication des "opposants exilés" au sein du gouvernement, soit ceux qui réunis au sein des groupes des "Amis de la Syrie" ont servi depuis 2011 de vitrine politique aux terroristes qui ont battu l'armée syrienne.

Quant aux réformes constitutionnelles évoquées par M. Le Drian, il s'agit d'un cadre défini et rédigé qui permettrait la mise hors jeu d'Assad. 

Et c'est dans ce contexte, que la France veut dialoguer avec la Russie : "J'espère que ce dialogue reste la base d'une plateforme plus large, y compris avec la Russie et la Turquie".

 

À Idlib la France se tient donc bien prête à confronter Assad, et la Russie et l'axe de la Résistance.

 

Même si la France ne veut pas du mal aux Russie :  "En ce qui concerne nos relations avec la Russie, certains de nos partenaires considèrent ce pays comme un ennemi, et ils se réservent leurs propres raisons, mais la France ne cherche pas à isoler ou affaiblir la Russie.

 

En contrepartie, nous attendons que les relations russo-françaises reposent sur le respect et la coopération mutuels".

Or les coopérations mutuelles entre la France et la Russie se trouvent largement minées par l'entier alignement de Paris sur les politiques américaines qui, rappelons-le, dépasse la seule Syrie pour étendre à  l'Europe l'Est où l'OTAN avance chaque jour davantage vers les frontières russes.

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Commentaires :
 
Grandloup743 jours en arrière 11:37
Non, ce n'est pas la France qui suit les u.s dans leur folie, mais une poignée d'usurpateurs qui ne représentent en rien le peuple français, avec leurs 14% de suffrages, et dont une partie a été abusée par des promesses non tenues. Cette bande de larbins a été mise en place par les truands de la finance mafieuse oxydentale œuvrant contre les intérêts des peuples et en contradiction avec les choix des Français !
 
Yas> Grandloup743 jours en arrière 15:19
Mais il sont où les francais qui ne sont pas d'accord ? Ils dorment.....
 
 
Source:   https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/30/572655

01/09/2018

SYRIE, ASSAD ET LA CARRICATURE DES OCCIDENTAUX .....

 

Caricaturer Assad permet d’éluder la réalité sur le terrain en Syrie

Par John Wight

Publié le 31 août sous le titre The caricature of Assad is a deflection from the reality on the ground in Syria

Traduction : Dominique Muselet

 

Les idéologues occidentaux soutiennent que le cœur du conflit en Syrie est le statut de Bachar el-Assad. Il n’en est rien. Et ils le savent très bien.

 

Ceci étant dit, il n’est pas question d’oublier, encore moins de nier, que le président syrien n’a pas hésité à déclarer la guerre à une partie du peuple après qu’il se soit soulevé contre son gouvernement dans une insurrection qui a attiré la sympathie et le soutien de forces extérieures.

 

On ne peut pas non plus ignorer le fait que, du coup, il a été largement considéré comme un tyran et un dictateur, et qu’il a été méprisé et rejeté dans son propre pays comme ailleurs.

Bien qu’aujourd’hui cela ait été effacé de l’histoire, il est arrivé la même chose à Abraham Lincoln autrefois.

 

Lincoln était décrit comme un monstre par ses ennemis étasuniens et détesté à l’étranger, en particulier par l’établissement britannique que son honteux soutien à l’élite esclavagiste du sud des États-Unis entachera à jamais.

 

Lincoln est aujourd’hui considéré comme le plus grand président américain de tous les temps – et à juste titre.

Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous livrer à une analyse sérieuse et rigoureuse de ses actions. Parce qu’aucun leader, grand ou autre, n’est jamais né grand, ni ne l’a toujours été.

 

Au contraire, leur grandeur est le résultat des choix qu’ils opèrent à des moments critiques, des moments qui peuvent changer ou influencer le cours de l’histoire à tel point que toutes leurs fautes antérieures sont oubliées, ou minimisées, dans le souvenir des peuples.

Abe Lincoln, par exemple, qui s’est révélé indispensable pour écraser la Confédération, a aussi, jeune homme, dirigé une compagnie de miliciens de l’Illinois pendant la guerre de 1832 contre la Nation du chef indien, Black Hawk, une des guerres génocidaires qui ont décimé la population autochtone du continent.

Prenons encore Winston Churchill qui est considéré comme le plus grand premier ministre britannique.

 

Malgré le rôle indispensable qu’il a joué dans la résistance de la Grande-Bretagne à la machine de guerre d’Hitler en 1940, alors que son pays était presque le seul à se battre, Churchill a aussi été l’impitoyable impérialiste et colonialiste qui a approuvé l’utilisation de gaz toxiques contre les bolcheviks en Russie en 1919, et quelques années plus tard contre les Kurdes dans le nord de l’Irak.

Ce qui est vrai d’Abraham Lincoln et de Winston Churchill, l’est aussi de tous les soi-disant « grands hommes » de l’histoire, qui sont célébrés pour leurs réalisations pendant qu’on passe leurs crimes sous silence.

 

C’est pourquoi l’histoire et la propagande sont souvent les deux faces d’une même pièce, bien loin de la sagesse d’un Oscar Wilde qui disait : « Tout saint a un passé et tout pécheur a un avenir »

Ceux qui veulent vraiment comprendre le conflit en Syrie doivent, tout à la fois, se garder de diaboliser Bachar el-Assad en en faisant le mal incarné, et se garder de le vénérer en en faisant un saint des temps modernes. Ces deux représentations de Bashar el-Assad sont caricaturales, et ne servent qu’à rendre inintelligible, au lieu de le clarifier, son rôle dans un conflit brutal qui en est maintenant à sa septième année.

 

Quand on observe le rôle d’Assad dans le conflit – quelque soit le rôle que son gouvernement a pu ou non jouer dans la création des conditions qui y ont conduit – on se rend bien compte que s’il n’avait pas décidé de rester en Syrie avant l’intervention de la Russie fin septembre 2015, le drapeau noir du djihadisme salafiste flotterait aujourd’hui sur Damas.

On doit aussi reconnaître que, si c’était arrivé, les conséquences pour les communautés minoritaires du pays, sans parler de tous les Syriens qui veulent continuer à vivre dans un pays laïc, multiculturel et non sectaire, auraient été catastrophiques.

C’est, en fait, pour défendre cette identité laïque, multiculturelle et non sectaire, et non pour défendre Bachar el-Assad, que des milliers [centaines de milliers, Ndlr] de Syriens étaient prêts à mourir au combat contre les forces de l’enfer [venues de partout, Ndlr] qui se sont dressées contre eux au cours des sept dernières années.

 

Et ils l’ont fait malgré la campagne mensongère de l’Occident devant conduire à parer ces forces de l’enfer – des groupes extrémistes meurtriers d’une brutalité inouïe – des couleurs romantiques de la résistance et de la rébellion ; cela, il ne faut jamais l’oublier.

La campagne occidentale nous prouve que le monstre de l’hégémonie occidentale n’a rien perdu de sa férocité et que son appétit de domination est toujours si insatiable que, malgré l’océan de sang déjà versé en son nom, sa volonté d’en verser ou d’en faire verser davantage encore ne peut être sous-estimée.

Dans cet océan de sang, soit dit en passant, il y a aussi le sang des citoyens que les dirigeants occidentaux – dont les crimes sont toujours perpétrés au nom de la démocratie – prétendaient protéger. La vague d’attaques terroristes qui a frappé l’Occident, et qui est alimentée par la même idéologie pervertie que celle qui a causé tant de carnage en Irak, en Libye et en Syrie, équivaut à un « j’accuse » monumental à cet égard.

« Le bien-être du peuple a toujours été l’alibi des tyrans » souligne Camus, et qui pourrait dire le contraire devant les décombres de la politique étrangère occidentale de ces dernières années ?

 

Elle est l’expression d’une volonté hégémonique farouchement déterminée à ruiner et détruire tout ce que les tenants de cette hégémonie, des privilégiés richissimes et fanatiques, n’ont pas réussi à contrôler par d’autres moyens.

Pour revenir à Assad, comme nous l’avons déjà dit, sa décision de rester en Syrie, alors que tout semblait perdu, restera dans l’histoire non seulement de la Syrie, mais aussi de la région, comme un moment décisif.

 

Parce que, avant l’entrée de la Russie dans le conflit en septembre 2015, rien ne permettait de penser que l’armée arabe syrienne serait capable de résister à la pression démesurée d’une insurrection dominée par les djihadistes salafistes et soutenue par l’Occident et ses alliés dans la région.

Mais cela ne compte pas aux yeux des adeptes du changement de régime pour qui Assad reste le mal incarné. Pour eux, c’est un monstre qui doit être vaincu, dans l’intérêt de qui et de quoi exactement ?

 

Dans l’intérêt du progrès et de la stabilité, dans l’intérêt des innombrables personnes qui ont été massacrées, ou dont les proches ont été massacrés, par le monstre djihadiste salafiste créé par les précédentes guerres de changement de régime ?

Le fossé qui sépare le monde imaginaire de l’idéologie occidentale du monde réel déchiré par le chaos et les carnages made in Occident ne pourrait pas être plus grand.

Alors que l’idéologue occidental moyen veut nous faire croire que c’est la vertu morale (ou son absence) des gouvernements ou des dirigeants qui détermine le développement d’un État donné, en réalité, les États se développent dans un contexte matériel particulièrement défavorable, en particulier ceux du Sud.

C’est en fait l’hégémonie occidentale qui asphyxie les pays dans son effort vorace pour établir sur eux sa domination stratégique, militaire, économique et culturelle.

L’idée que les États qui sont les cibles d’une telle dynamique pourraient se transformer en démocraties parfaites, pures et sans tache, est ridicule.

Seuls ceux qui pratiquent la pensée magique pour ne pas avoir à prendre en compte la réalité peuvent prétendre le contraire. Notre idéologue occidental typique est donc bien coupable des faits reprochés.

En vérité, le développement des États et des nations qui sont dans la ligne de mire de l’hégémonie occidentale par le biais de sanctions économiques, de blocus, de subversion politique et/ou d’encerclement militaire est évidemment impacté de diverses manières et à des degrés divers.

 

Fidel Castro avait donc tout à fait raison de dire que : « L’histoire de Cuba n’est que l’histoire de l’Amérique latine. L’histoire de l’Amérique latine n’est que l’histoire de l’Asie, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Et l’histoire de tous ces peuples n’est que l’histoire de l’exploitation la plus impitoyable et la plus cruelle du reste du monde par l’impérialisme « .

Le véritable crime de Bachar el-Assad aux yeux de ses détracteurs n’est pas ce qu’il a fait, mais ce qu’il représente. Et ce qu’il représente dans le contexte du conflit brutal qui ravage la Syrie depuis 2011, c’est le rejet d’un monde régi par le mantra impérial et colonial, c’est-à-dire par la loi du plus fort.

En 2018, le peuple syrien a payé de son sang le droit de décider lui-même de  son avenir. La question de savoir si cet avenir inclut Bachar el-Assad en tant que président est également de son ressort.

 

Quoi qu’il en soit, ce qu’aucun détracteur d’Assad ne peut nier, c’est que sans son leadership durant l’un des conflits les plus brutaux des temps modernes, la Syrie n’aurait plus d’avenir du tout.

Ceux qui ont compris cela ne sont pas des Assadistes, ce sont simplement des réalistes.

 

John Wight

John Wight es publié dans divers journaux et sites Web, dont l’Independent, Morning Star, Huffington Post, Counterpunch, London Progressive Journal et Foreign Policy Journal.

Traduction : Dominique Muselet

 

 

ET AUSSI

 

 

Ne pas jouer avec le feu» en Syrie : Moscou annonce des manœuvres militaires en Méditerranée

«Ne pas jouer avec le feu» en Syrie : Moscou annonce des manœuvres militaires en Méditerranée© Yoruk Isik Source: Reuters
La frégate russe Pytlivy dans le Bosphore en août 2018 (image d'illustration).
 

La Russie a annoncé de vastes manœuvres navales en Méditerranée, redoutant une provocation occidentale en Syrie, alors que l'armée syrienne s'apprête à reconquérir la province d'Idlib. Damas se dit prêt à «aller jusqu'au bout».

La Russie a annoncé ce 30 août des manœuvres militaires en Méditerranée, alors que l'offensive de Damas sur Idlib, ultime grand bastion syrien encore aux mains des rebelles et djihadistes, semble imminente et soulève les réticences de l'ONU et des Occidentaux.

«Nous prévoyons de déployer plus de 25 navires sous le commandement du croiseur lance-missiles Amiral Oustinov. Près de 30 avions participeront à ces exercices, dont des bombardiers stratégiques Tu-160», a fait savoir le ministère de la Défense russe dans un communiqué de presse. Les manœuvres devraient avoir lieu du 1er au 8 septembre.

Alors que l'ONU évoque la présence de quelque «10 000 terroristes» dans la province d'Idlib, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : «Le foyer de terroristes qui s'est formé là-bas n'annonce rien de bon si l'inaction actuelle se prolonge.»

Les manœuvres navales engagées par la Russie, principale alliée de la Syrie, constituent donc selon lui une «hausse des mesures de précaution tout à fait fondée et justifiée.»

Cette annonce intervient alors que les médias russes rapportaient plus tôt cette semaine un renforcement de la présence militaire russe au large de la Syrie par crainte de frappes des Occidentaux contre l'armée syrienne. Moscou redoute en effet une fausse attaque chimique perpétrée par des rebelles afin de servir de prétexte à de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie. Le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov s'était d'ailleurs inquiété que l'USS Ross, un destroyer américain, soit entré en Méditerranée le 25 août dernier, armé de 28 missiles de croisière Tomahawk capables de frapper n'importe quelle cible en Syrie. 

Moscou met l'Occident en garde de ne pas «jouer avec le feu»

Ces craintes ont conduit Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, à rappeler, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien tenue ce 30 août, la détermination de la Russie à aider la Syrie à mener à bien la reconquête intégrale de son territoire. «Nous avons des faits sous les yeux, et nous avons adressé une mise en garde forte à nos partenaires occidentaux de ne pas jouer avec le feu», a-t-il annoncé.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moualem, a annoncé que Damas était déterminé à «aller jusqu'au bout» dans sa lutte pour libérer la province d'Idlib, dont il estime qu'elle est principalement tenue par les djihadistes du Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda désormais connue sous le nom de Front Fatah al-Cham).

Alors que l'envoyé de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s'inquiétait d'un usage d'armes chimiques par l'armée syrienne ainsi que par les combattants rebelles, le ministre syrien a martelé que son pays ne possédait pas d'armes chimiques. Il a en outre assuré que l'armée syrienne tenterait autant que possible d'éviter les pertes civiles lors de l'offensive à venir.

 

Lire aussi : Syrie : Moscou déconseille à Washington de s'engager «dans une nouvelle agression illégale»

Article original : RT

Source: https://arretsurinfo.ch/caricaturer-assad-permet-deluder-...

SYRIE/ TERRORISME , LE NETTOYAGE D' IDLIB VA COMMENÇER......

Assad s’apprête à écraser le Front Al-Nosra dans Idlib, Syrie

Opération Idlib, tous attendent le feu vert de Moscou

La Russie et la Turquie s’accordent sur une opération militaire dans Idlib en Syrie

Une frappe militaire contre les terroristes occupant le gouvernorat d’Idlib en Syrie va inévitablement se produire, et Moscou et Ankara sont d’accord sur ce point, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, a écrit Kommersant. Le haut diplomate russe a mis en garde les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux contre l’ingérence dans l’opération antiterroriste.

Lavrov a accusé Washington de soutenir les terroristes de Jabhat al-Nusra, qui est interdit en Russie.

 

La réticence de Moscou à se quereller avec Ankara et à perturber le processus d’Astana est la principale raison pour laquelle l’opération à Idlib n’a pas encore commencé jusqu’à présent, selon le journal.

C’est la dernière zone de désescalade, dont Damas n’a pas pris le contrôle. Il y a un mois, le président syrien Bachar Assad a désigné Idlib comme une priorité pour la prochaine offensive de l’armée syrienne après son succès dans le sud. Damas a commencé à déployer des équipements et des forces dans le nord du pays, mais Moscou a bloqué l’opération.

La Turquie a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement au sujet des opérations menées dans d’autres zones de désescalade, mais elle ne s’est pas mêlée de la situation.

Il est important pour Ankara d’obtenir des garanties de sécurité pour les groupes qui lui sont fidèles et de s’assurer que l’opération militaire ne provoquera pas un nouveau flux de réfugiés.

 

La condition de Moscou reste la même : les terroristes et l’opposition armée doivent être séparés.

Selon une source militaire, l’armée syrienne est convaincue que l’opération à Idlib sera un succès puisque les militants sont incapables d’opposer une forte résistance.

 

L’article complet ici ⏭ tass.com

Adaptation Yandex

31/08/2018

ITALIE: LE PONT MORANDI , SOMMES-NOUS EN PRÉSENCE D' UN ATTENTAT ?

Gênes: Le pont Morandi a-t-il été volontairement dynamité ?

Sommes-nous en présence d'un attentat ?

Publié par wikistrike.com sur 31 Août 2018, 10:32am

 
Gênes: Le pont Morandi a-t-il été volontairement dynamité ? Sommes-nous en présence d'un attentat ?

Dans l’émission Kla.TV du 23 août 2018 l’hypothèse que l’effondrement du pont aurait pu être causé par un dynamitage est née de la remarque d’un ingénieur civil diplômé et spécialisé dans la construction de ponts.

Kla.TV a par la suite reçu d’autres indications désignant une possible explosion.

 

Kla.TV ne veut pas vous cacher des preuves et témoignages.

Formez-vous votre propre opinion.

 

14 août 2018 : Une section de 250 m de long du célèbre « Pont Morandi » à quatre voies s’effondre dans les profondeurs de Gênes, en Italie. Coïncidence ou calcul politique ? Force naturelle ou acte commis sous faux pavillon ?

Dans le contexte d’accidents incisifs similaires dans le passé, Kla.TV a enquêté sur ces questions dans son émission du 23 août.

 

Un ingénieur civil à la retraite, spécialisé dans la construction de ponts, a pointé du doigt deux phénomènes lumineux au début de la seule vidéo publiée montrant une partie de l’effondrement.

Il pourrait s’agir d’une explosion contrôlée, puisque les explosions sont accompagnées d’un éclair lumineux.

 

Kla.TV a par la suite reçu d’autres indications illustrant une possible explosion.

 

Alors que ces références sont complètement ignorées par la plupart des médias de masse, le journal navetteur suisse « 20 minutes » les évoque et tente de les réfuter.

 

Selon un expert en dynamitage, il existe plusieurs explications plausibles pour ces phénomènes lumineux, par exemple lorsque des lignes aériennes sont arrachées des transformateurs ou autres.

Selon des témoins oculaires, il y a eu une forte détonation.

 

L’expert en dynamitage attribue ses déclarations au fait qu’un câble de tension aurait pu être arraché. Cela aurait pu déclencher une réaction en chaîne.

En outre, d’après « 20 minutes », la structure ancienne du bâtiment a également joué un rôle dans l’effondrement du pont.

 

 

Quoi qu’il en soit, Kla.TV ne veut pas retenir d’autres preuves et témoignages qui parlent en faveur d’un dynamitage. Faites-vous votre propre opinion.

– L’auteur allemand Gerhard Wisnewski a rapporté que « certaines chaînes de télévision ont peut-être essayé de camoufler les flashs avec leur logo. »

– Antonio Brencich, professeur de génie civil à l’Université de Gènes, a déclaré dans le journal allemand FAZ du 15 août : « Ce pont a été surveillé de près par un groupe d’experts de premier ordre (…) Il y avait un système de surveillance constante. Donc ce n’était pas un pont négligé. On était bien au courant au sujet du vieillissement des matériaux de construction (…) Il y avait sans cesse des mesures d’entretien (…) »

– Le 16 août, Wisnewski a souligné qu’il y avait des caméras de surveillance partout sur le pont routier à quatre voies et qu’il devrait y avoir des « images parfaites » de l’effondrement. Mais où sont-elles ?

– Malgré les nombreuses caméras de surveillance, une seule vidéo a été diffusée jusqu’à présent, ne montrant apparemment que des voitures en mouvement. En y regardant de plus près, cependant, on peut voir un éclair lumineux à 11h 36min 23s, puis les voitures dans la voie de droite ralentissent et allument les feux de détresse.

– Un conducteur de camion a signalé une explosion et une onde de pression Je venais d’arriver sous le pont. J’ai ouvert la porte pour sortir et j’ai entendu une explosion ; quand je me suis retourné, j’ai été projeté en l’air, j’ai heurté un mur et j’ai perdu le souffle. L’onde de choc qui m’a renvoyé m’a sauvé la vie.

– Selon Wisnewski, l’onde de pression n’aurait pas pu être causée par l’effondrement du pont, comme certains le pensaient. Selon le chauffeur du camion, l’explosion est d’abord survenue, puis l’onde de pression l’a projeté et ainsi sauvé du pont qui s’est effondré. Une onde de pression plaide en faveur d’une explosion et non de la rupture d’un câble d’acier, même d’un faisceau constitué de 50 câbles d’acier.

– Selon un téléspectateur de Kla.TV, le rapport d’un témoin oculaire du chauffeur du camion est apparu dans l’émission de la radio bavaroise le 16 août, à 16 heures. Pourquoi cette émission n’est-elle « plus disponible » ?

– Selon le quotidien allemand « Stuttgarter Nachrichten » du 15 août, un des blessés a dit à la télévision locale qu’une explosion l’a projeté à plus de dix mètres contre un mur. C’est un miracle qu’il ne soit pas mort.

– Selon le magazine allemand en ligne « Focus » du 15 août, un jeune de 23 ans a décrit : « J’étais assis (…) dans la voiture (…) presque exactement sous le pont lorsque l’environnement s’est soudainement illuminé et il y a eu une détonation ». La voiture a tremblé, elle a même sauté légèrement vers le haut. » « Oh merde, un tremblement de terre », s’est-il écrié. Tous ces événements parleraient en faveur d’une explosion.

– Selon le quotidien italien « Corriere della Sera » Andrea Rescin, qui a été le premier à appeler le numéro de téléphone d’urgence 112, a dit : « Cela ressemblait à une bombe, la première chose qui m’est venue à l’esprit était une explosion ».

 

– Selon le portail internet « legitim.ch » il n’est pas difficile de faire sauter des ponts car ils sont généralement équipés de chambres de dynamitage pour le cas de guerre.

 

– Gerhard Wisnewski conclut : « Les preuves se sont considérablement renforcées en ce qui concerne un attentat sur ce pont. »

 

 

de dd.

 

Source et Publication:     http://www.wikistrike.com/2018/08/genes-le-pont-morandi

 

Liens : http://alles-schallundrauch.blogspot.com/2018/08/wurde-di...
https://m.20min.ch/panorama/news/story/eine-sprengung-sol...
https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=h-hRM...
https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=qmWz...
https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=BIIdW...
http://alles-schallundrauch.blogspot.com/2018/08/genua-ub...
https://www.youtube.com/watch?v=5lAqw7y_Iy8
https://www.br.de/mediathek/video/rundschau-1600-16082018...
https://www.legitim.ch/single-post/2018/08/17/Morandi-Br%...

source:https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

AFFAIRES DE CORRUPTION DE L' ADMINISTRATION OBAMA ! SILENCE DES MÉDIAS ???

 

Deux nouvelles affaires de corruption de l’Administration Obama viennent d’être révélées – silence média, pourquoi ?!

 

1 août 2018

Deux nouvelles affaires de corruption de l’Administration Obama viennent d’être révélées – silence média, pourquoi ?! Deux nouvelles affaires de corruption de l’Administration Obama viennent d’être révélées – silence média, pourquoi ?!

 

Ce n’est pas parce que les médias ne parlent pas des scandales et des affaires de corruption de l’Administration Obama qu’elles n’existent pas : les médias sont les rapporteurs des faits, pas leurs créateurs, les escamoter ne fait pas disparaître la réalité.

 

Et ce n’est pas parce que Clinton et Obama n’ont pas encore été mis en accusation qu’ils ne le seront pas : après les élections de mi-mandat, et le remplacement du mauvais ministre de la Justice Jeff Sessions choisi par Trump (il doit s’en mordre les doigts) et de son second, Rod Rosenstein, les événements pourraient bien nous réserver de belles surprises.

Ce qui est certain, c’est que si Hillary Clinton avait été élue, rien de tout cela ne serait apparu. Lorsque l’Administration Obama divulgue une fausse histoire au New York Times pour déclencher une enquête sur l’histoire publiée Sara Carter – toujours elle dont je salue régulièrement le superbe travail d’investigation – vient de révéler, après l’audition pendant 7 heures du directeur adjoint du FBI Bruce Ohr, dont la femme a mis sur pied le dossier russe anti-Trump payé par Hillary Clinton et les Démocrates, que le député Républicain Mark Meadows a « appris de nouvelles informations qui confirment ses soupçons que le FBI et le ministère de la Justice [d’Obama] ont divulgué des informations aux médias, pour ensuite utiliser la publication de ces informations comme justificatif pour demander les mandats de surveillance à la cour Secrète (FISA), pour espionner la campagne électorale du candidat Trump. »

 

Autrement dit : L’administration Obama décide d’espionner la campagne électorale du candidat Trump – rien de nouveau, Nixon a lui aussi fait espionner le camp adverse, et comme il était Républicain, c’est devenu le scandale du Watergate. Pour mettre la Trump tower sur écoute, le FBI fait fuiter aux médias une histoire inventée par les Démocrates de collusion avec la Russie – le dossier Steele du nom de l’agent britannique Christopher Steele, fabriqué par la firme Fusion GPS, payé par Hillary Clinton et le parti Démocrate.

 

Au passage, Nellie Ohr, la femme de Bruce Ohr, le directeur du FBI qui est en contact avec Steele, travaille pour Fusion GPS, et en 2016, elle a participé à la fabrication du faux dossier sur la collusion russe que son mari à fourni au FBI – qui à son tour en a divulgué des morceaux aux médias.

 

Au passage toujours, Bruce Ohr a déclaré à ses supérieurs du département de la Justice avoir un conflit d’intérêts dans le dossier, du fait que sa femme travaille pour Fusion GPS, mais l’administration Obama n’a pas souhaité entraver son bon travail et a laissé Ohr continuer à s’affairer sur le dossier.

Au passage encore, Christopher Steele a été payé pendant plus d’un an par le Département d’Etat, puis, lorsqu’il a fait fuiter des informations à la presse, l’administration Obama l’a licencié, mais Ohr a continué à le rencontrer, et à faire passer les informations qu’il réunissait contre Trump au FBI. […]

 

Et pour clore l’histoire, le FBI a continué à chercher à valider le dossier Steele après s’en être servi pour pouvoir espionner la campagne Trump, pour couvrir ses arrières, car le dossier ne repose sur rien de solide, et Bruce Ohr savait que le dossier était biaisé et peu crédible.

Il savait qui l’avait payé, il savait que Steele est un anti-Trump acharné, lorsque le dossier a servi de base auprès de la Cour spéciale pour obtenir de mettre la Trump Tower sur écoute. Le FBI d’Obama fait l’objet d’une enquête concernant son enquête sur le scandale des emails d’Hillary Une commission d’enquête de la Chambre des représentants vient d’interroger un fonctionnaire du FBI.

Aucune chaîne de télévision d’information en continu n’en parle. Pratiquement tous les médias ont passé l’information sous silence.

Et pourtant… le scandale des emails de Clinton n’est pas terminé. […] Malgré les protestations du camp Démocrate, le groupe de travail dirigé par le GOP n’est pas encore terminé.

 

Selon Bloomberg, les législateurs interrogeront en privé l’ancien avocat principal du FBI, James Baker, ce 30 août.

 

Tout cela est intervenu avant que le Congrès prenne connaissance d’un nouveau scandale : le piratage par la Chine du serveur de Clinton. Ce qui tout le monde craignait est arrivé : la Chine a hacké le serveur d’email d’Hillary Clinton

 

Un rapport explosif du Daily Caller a fait trembler tout Washington cette semaine : Il affirme qu’une société soutenue par l’armée chinoise et installée à Washington a piraté le serveur de messagerie d’Hillary et recevait presque tous ses messages en temps réel.

 

Le Daily Caller a rapporté que la société opérant dans la région de Washington DC. a planté un code qui a ensuite été intégré dans le serveur et a généré une « copie de courtoisie » de presque tous ses emails – qui ont ensuite été transmis à la société chinoise.

 

Ce piratage soulève de nouvelles questions sur le serveur d’emails privé de Mme Clinton et sur la question de savoir si elle a violé la loi fédérale en manipulant des documents classifiés. Le dossier est loin d’être terminé, n’en déplaise aux Démocrates qui y voient de l’acharnement sur un sujet réglé.

Conclusion Je n’ai pas besoin de vérifier : je suis certain qu’aucune de ces affaires, qui montrent les magouilles du dieu vivant – Barack Obama – n’a été rapportée par les vieux médias.

 

Source et Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

23/08/2018

GÉOPOLITIQUE: LES IRANIENS SE MOBILISE POUR LA DÉMOCRATIE !

Les Iraniens se mobilisent pour la démocratie en Iran

Pour soutenir la cause du changement démocratique en Iran, la diaspora iranienne entend organiser le 25 août prochain une grande mobilisation internationale.

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Par Hamid Enayat.

 

 

 

Les manifestations qui se sont répandues en Iran comme une traînée de poudre en janvier 2018 ont fait trembler le régime des mollahs et ont changé la scène politique dans le pays pour toujours.

Après la première vague du soulèvement, la question était : est-ce un processus continu qui va perdurer ou un phénomène temporaire et statique ?

Huit mois plus tard, avec la chute vertigineuse de la monnaie nationale qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en quelques mois, de larges manifestations sociales ont éclaté de nouveau au mois d’août contre le régime. Le grand mécontentement et l’état explosif de la société iranienne sont avérés, notamment après que la classe moyenne s’est jointe aux manifestations.

 

Une population moderne et dynamique

La misère économique et la faillite politique d’un système à bout de souffle pèse fort sur une population moderne et dynamique qui aspire à s’émanciper du joug islamiste. Avec un chômage officiel de à 12,5%, (40 % selon les analystes indépendants), une inflation supérieure à 10% et une baisse net du pouvoir d’achat, le mécontentement inquiète sérieusement l’establishment iranien.

 

La révolte populaire qui a embrasé plus de 140 villes était initialement motivée par la détresse économique d’une population dont 30 % ont moins de 20 ans. Mais elle s’est rapidement transformé en soulèvement contre la nature du régime : une dictature considérée comme la cause de tous les maux qui rongent le pays depuis 39 ans de pouvoir islamiste.

« Lâchez la Syrie occupez-vous de nous », « Notre ennemi est ici, ils mentent en disant que c’est l’Amérique », sont des slogans révélateurs repris dans les manifestations récurrentes de salariés impayés, des paysans excédés par les cours d’eau asséché à cause de l’incurie des autorités, des personnes spoliées par les établissements financiers en banqueroute généralisé, les minorités en colère contre les injustices intolérables.

 

La résistance en Iran : un mouvement organisé ?

La réussite du mouvement pour le changement en Iran dépend de sa capacité à s’organiser malgré une répression brutale. La question est de savoir s’il bénéficie d’une quelconque organisation ?

Depuis les premiers jours du soulèvement de 2018, les plus hautes autorités du régime, dont le Guide suprême, Ali Khamenei et son président, Hassan Rohani, pointent du doigt et blâment une organisation : l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Pourtant, ils ont affirmé pendant des années que cette organisation n’avait aucune influence en Iran.

Ces dernières semaines, de nombreux responsables politiques ou militaires et experts au sein du régime sont montés au créneau pour expliquer plus précisément le rôle et l’influence de l’OMPI dans les soulèvements, tout en mettant en garde contre les effets négatifs, selon eux, de son expansion.

Ali Rabii, ministre du Travail – qui vient d’ailleurs d’être révoqué par le majlis – déclarait récemment : « Aujourd’hui, les ennemis, et notamment l’OMPI, ont visé les problèmes sociaux du pays, ce qui saute aux yeux dans le cas des chauffeurs routiers. Ces derniers ont eu raison dans leurs revendications, mais en peu de temps, plusieurs réseaux ont été lancés par l’OMPI afin de transformer leurs demandes en protestation. » (Site web Fasle Tejarat, le 18 juillet 2018).

 

Iran : une alternative viable ?

Cette focalisation du pouvoir sur une opposition structurée est exactement ce qui fait la distinction entre la situation de l’Iran et celle des autres pays qui ont connu des bouleversements radicaux ces dernières années au Moyen-Orient. En l’absence d’alternative les « printemps arabes » ont souvent été déviés.

Or en Iran, le régime semble inquiet de l’existence d’une opposition qui a montré une résilience, est doté d’un programme et d’un projet d’avenir qui résulte d’une expérience de lutte depuis quatre décennies. Elle est réunie au sein d’une coalition, le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI), dont l’OMPI est justement la principale composante.

Cette alternative regroupe la diversité des sensibilités politiques et combat pour un système républicain pluraliste en faveur de la séparation de l’État et la religion et de la souveraineté populaire ; ce sont justement des principes qui séduisent la jeunesse iranienne fatiguée d’une théocratie austère.

L’avenir de l’Iran pourrait être tout le contraire de l’Irak. Rejetant toute intervention étrangère, cette opposition iranienne considère que le changement démocratique est l’affaire des Iraniens eux-mêmes.

 

Mobilisation de la diaspora iranienne

Pour soutenir la cause du changement démocratique en Iran, la diaspora iranienne entend organiser le 25 août prochain une grande mobilisation internationale avec des points de ralliement dans plus de 30 villes à travers le monde. Une méga conférence en multiplex à l’occasion du 30ième anniversaire du massacre des prisonniers politiques par le régime.

Un événement qui ne s’est pas effacé de la mémoire collective et dont les auteurs sont toujours au pouvoir. Un événement qui ne manquera pas d’attirer les Iraniens sur les réseaux sociaux malgré la censure.

Le changement vers la démocratie en Iran semble être en marche. Il serait dans l’intérêt de son peuple et de la stabilité dans cette région tourmentée du Moyen-Orient, mais aussi pour la paix internationale et le développement des échanges fructueux entre les pays.

 

 

Hamid Enayat

 

Hamid Enayat est un analyste iranien basé en Europe.

Militant des droits de l'homme et opposant au régime de son pays, il écrit sur les questions iraniennes et régionales et en faveur de la laïcité et des libertés fondamentales.

Traducteur et pigiste, il collabore avec Media Express Press Agency, il contribue par ses analyses à éclairer les enjeux complexes de la géopolitique moyen-orientale.

 

Source:      https://www.contrepoints.org/2018/08/23/323138

 

20/08/2018

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