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01/09/2020

NIGÉRIA: LE GÉNOCIDE DES CHRÉTIENS COMPLÈTEMENT IGNORÉ ???

 

29/08/2020

POLITIQUE INTERNATIONALE : L' ARMÉE FRANÇAISE DE RETOUR À BEYROUTH !

L'armée française occupe Beyrouth

Publié par wikistrike.com sur 29 Août 2020, 08:16am

 

Catégories : #Politique internationale, #Politique intérieure

L'armée française occupe Beyrouth

 

Les camions de l’armée française qui se déplacent partout dans le port de Beyrouth ont suscité la réaction des internautes libanais sur les réseaux sociaux.

En réaction à une vidéo, publiée jeudi 28 août, qui montre la circulation des camions de l’armée française sur le port de Beyrouth, certains internautes libanais ont assimilé cette scène à l’occupation du Liban par la France pendant le dernier siècle.

La vidéo montre les camions militaires de la France transporter des groupes de journalistes étrangers vers les zones du port de Beyrouth auxquelles non seulement le public mais les forces de l’armée libanaise et les effectifs de la police n’ont non plus pas l’accès.

En colère, un citoyen libanais a écrit dans tweet : « C’est une scène horrible ! L’absurdité de cette scène traduit la situation effrayante qui nous attend. Des journalistes étrangers au bord des camions militaires français…où sont les forces de l’armée ou de la sécurité du Liban ? »

« Qu’est-ce qui se passe ? On est retourné à il y a 1000 ans ? », a-t-on lu dans un autre tweet.

L’armée française a déployé plus de 700 militaires dans la capitale libanaise sous prétexte de vouloir aider le Liban, après l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth.

Dans une telle conjoncture où le Liban a un besoin urgent d’assistance pour survivre à la crise qu’a causée la double explosion dévastatrice au port de Beyrouth, les États-Unis et la France interposée cherchent à instrumentaliser leurs aides pour atteindre leurs objectifs.

Dans la foulée, un document consulté par Reuters, qui liste des mesures à prendre pour l’avenir du Liban, a été remis par l’ambassadeur de France aux dirigeants du pays, à une semaine de la visite à Beyrouth du président français Emmanuel Macron.

Ce texte de deux pages évoque notamment un audit de la banque centrale, la nomination d’un gouvernement provisoire en mesure de mettre en œuvre en urgence des réformes et d’organiser des élections législatives anticipées dans un délai d’un an.

Ce document remis au président Michel Aoun et au président de la Chambre des députés Nabih Berri « reprend l’essentiel des propositions qui étaient déjà faites dans le cadre du Cèdre et du Groupe international de soutien au Liban du 11 décembre 2019 », a commenté jeudi 27 août une source à la présidence de la République française.

« La priorité doit aller à la formation rapide d’un gouvernement pour éviter un vide du pouvoir qui laisserait le Liban s’enfoncer davantage dans la crise », peut-on lire dans le document.

Il cite quatre domaines nécessitant des mesures d’urgence : l’aide humanitaire et la réponse à la pandémie de COVID-19 ; la reconstruction après la catastrophe du 4 août ; les réformes politiques et économiques et enfin les élections législatives anticipées.

Emmanuel Macron, qui s’est rendu à Beyrouth deux jours après la catastrophe, doit y retourner mardi prochain 1er septembre.

Selon le quotidien libanais al-Binaa, « le Liban ne pourra avoir accès aux aides financières et internationales avant que ses hommes d’État mettent en application les mesures réclamées par Emmanuel Macron ».

D’après des sources françaises, « la clause concernant les élections législatives prématurées dans le document est en effet la condition posée par les Américains en échange de soutenir les agissements de Macron au Liban ».

 

source:https://parstoday.com/fr/news/middle_east-i89640-l’occupa...

 

 

27/08/2020

TENSIONS EN MÉDITÉRANÉE ! EXERCICE MILITAIRE ....

Tensions en Méditerranée – Exercice militaire conjoint de la Grèce, la France, l’Italie et Chypre

Publié par wikistrike.com sur 27 Août 2020, 07:41am

Tensions en Méditerranée – Exercice militaire conjoint de la Grèce, la France, l’Italie et Chypre

Face à l’accroissement des tensions entre Athènes et Ankara, alliés au sein de l’OTAN, autour d’importants gisements gaziers en Méditerranée orientale, la Grèce, la France, l’Italie et Chypre conduisent un exercice militaire conjoint dans la région.

 

La Grèce, la France, l’Italie et Chypre doivent conduire du 26 au 28 août un exercice militaire conjoint au sud de la Crète et de Chypre, en Méditerranée orientale, où les tensions entre Athènes et Ankara se sont récemment accrues, selon le ministère grec de la Défense cité par l’AFP.

 

« Chypre, la Grèce, la France et l’Italie se sont mis d’accord pour déployer une présence commune en Méditerranée orientale dans le cadre de l’Initiative quadripartite de coopération (SQAD) », a annoncé le même ministère dans un communiqué cité par l’agence de presse française.

« Les tensions et l’instabilité en Méditerranée orientale ont accru les disputes sur des questions concernant l’espace maritime (limitations, migrations, flux, etc.) », peut-on également lire dans ce document.

 
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Selon le ministère grec de la Défense, cette initiative quadripartite « va contribuer à une présence aéronautique militaire renforcée dans la région, basée sur la compréhension mutuelle, le dialogue et la coopération ».

La première étape de cette initiative commune, baptisée « Evnomia », sera la concentration de moyens aériens et navals mais aussi d’effectifs de ces quatre pays dans le sud-est de la Méditerranée.

Cet exercice démontre « l’engagement collectif et complet de quatre pays européens pour l’application du droit de la mer (UNCLOS) et du droit international d’usage », souligne également le communiqué.

Selon Athènes, le déploiement de bâtiments navals turcs visant notamment à mener des explorations d’hydrocarbures au large de la petite île grecque de Kastellorizo en mer Égée, sur « le plateau continental grec » est « une violation de sa souveraineté ».

Très proche des côtes occidentales turques, cette île cristallise la colère turque car sa souveraineté grecque prive la Turquie de dizaines de milliers de kilomètres carrés de fonds marins riches en gaz.

 
La Grèce se dit « prête au dialogue » mais pas « sous un régime de menaces

La Grèce a entrepris un marathon diplomatique auprès de ses partenaires européens et des États-Unis pour faire pression sur la Turquie.

Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias, cité par l’AFP, s’est dit « prêt au dialogue » mais pas « sous un régime de menaces ».

Le ministère grec affirme par ailleurs, d’après le communiqué, que « la voie diplomatique reste le moyen privilégié pour régler les questions à la fois au niveau bilatéral et au niveau européen, étant donné que le dialogue peut conduire à la désescalade des tensions dans la région ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a aussitôt averti que la Turquie ne ferait « aucune concession » pour défendre ses intérêts gaziers en Méditerranée orientale, appelant la Grèce à se garder de commettre toute « erreur » qui mènerait à sa « ruine ».

Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, a quant à lui répondu qu’Ankara « était prête à un dialogue sans conditions préalables en vue d’un partage équitable », d’après l’AFP.

 

De son côté, la France a averti ce 26 août la Turquie que la Méditerranée orientale ne pouvait pas constituer « un terrain de jeu » pour des « ambitions » nationales.

 

« La Méditerranée ne doit pas être un terrain de jeu des ambitions de certains ; c’est un bien commun » où « le respect du droit international doit être la règle et non l’exception », a déclaré la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet, confirmant le début de cet exercice militaire conjoint.

 

Et d’ajouter dans un second tweet : « Pour la France, trois avions Rafale, une frégate et un hélicoptère prendront part à cet exercice européen ».

« Les tensions et les tentatives de déstabilisation de la Méditerranée orientale […] ont atteint un pic », a pour sa part estimé le ministère chypriote de la Défense, dans un communiqué cité par l’AFP.

« Les manœuvres qui ont eu lieu aujourd’hui n’aident pas » à faire baisser les tensions, a estimé ce 26 août la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE à Berlin.

 

La veille, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, dont le pays assure la présidence semestrielle de l’Union européenne, s’était rendu à Athènes et Ankara pour tenter d’apaiser ce différend entre les deux pays voisins, membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), et les inciter au dialogue sur la délimitation des eaux en Méditerranée.

« Personne ne veut régler ce différend par des moyens militaires », a déclaré le chef de la diplomatie allemande avant de souligner « qu’il y a une volonté de dialogue des deux côtés ».

Le différend gréco-turc sera par ailleurs à l’ordre du jour d’un conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) les 27 et 28 août à Berlin.

 
Vives tensions entre Athènes et Ankara autour de vastes gisements gazier

La découverte de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale ces dernières années a aiguisé l’appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, pays voisins et alliés au sein de l’OTAN, aux relations régulièrement ponctuées de crises.

Le président français Emmanuel Macron a appelé le 12 août la Grèce et la Turquie à davantage de concertation pour apaiser les tensions en Méditerranée orientale, où il a annoncé un renforcement temporaire de la présence militaire française, selon l’Élysée.

La situation s’est détériorée le 10 août après le déploiement par Ankara son navire de recherche sismique Oruç Reis, escorté par des bâtiments militaires, dans le sud-est de la mer Égée, une zone de la Méditerranée disputée et riche en gisements gaziers. La marine grecque est également présente dans la zone pour « surveiller » les activités turques, selon Athènes.

source : https://francais.rt.com/international

26/08/2020

ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES AUX ÉTATS-UNIS : MELANIA TRUMP AU TAQUET !

Face à cette «terrible pandémie», Melania Trump réclame quatre ans de plus pour «Donald»

«Ce n'est pas un homme politique traditionnel. Il ne fait pas que parler, il obtient des résultats», a lancé la première dame des États-Unis au deuxième jour d'une convention républicaine.

Par Le Figaro avec AFP
 
 
La très discrète Melania et le clan Trump encensent le président lors de la convention républicaine
 
La très discrète Melania Trump et les enfants du président américain Donald Trump, Eric et Tiffany, ont fait l'éloge du bilan du candidat républicain au cours de la deuxième soirée de la convention nationale républicaine.
 
 
 
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«Nous avons besoin que mon mari soit notre président pour quatre ans de plus». Melania Trump a fait mardi 25 août l'éloge de «Donald», louant en particulier sa réponse face à la «terrible pandémie» du Covid-19. «Ce n'est pas un homme politique traditionnel. Il ne fait pas que parler, il obtient des résultats», a lancé la première dame des États-Unis, critiquant à plusieurs reprises, en écho aux attaques répétées du président américain, l'attitude des médias.

 

Au deuxième jour d'une convention républicaine où le coronavirus n'a été que très rarement évoqué, l'ex-mannequin d'origine slovène, 50 ans, a marqué sa différence en insistant sur les ravages causés par le virus. «Depuis mars, nos vies ont radicalement changé (...) Je sais que beaucoup de gens sont inquiets, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls», a-t-elle lancé depuis les jardins de la Maison Blanche. Promettant que «Donald» ferait tout son possible pour prendre soin de tous ceux qui sont touchés, elle a dénoncé les «attaques» du camp démocrate et les «ragots» colportés par les médias.

A dix semaines de l'élection présidentielle, le discours de la troisième femme de Donald Trump était d'autant plus attendu qu'elle est très en retrait depuis le début de la campagne.

 

Très discrète depuis son arrivée à la Maison-Blanche, elle n'avait jamais prononcé un tel plaidoyer en faveur de son mari, de 24 ans son ainé.

Aucun masque pour le président américain

Dans ce discours lu avec application sur les deux téléprompteurs placés face à elle, la «First Lady» a contribué à faire passer un message moins anxiogène que celui véhiculé jusqu'ici par le «Grand Old Party». Avec cette allocution, la première dame espérait aussi faire oublier le fiasco de 2016. Son premier grand discours à la convention républicaine avait repris des passages entiers d'un discours d'une autre «First Lady», elle beaucoup plus présente: Michelle Obama.

 
 

L'équipe du milliardaire républicain avait annoncé une convention «très optimiste et gaie». Mais c'est en évoquant la possible «mort du rêve américain» si Joe Biden l'emportait que le président américain a officiellement lancé sa campagne de réélection lundi. Le candidat démocrate, vieux routier de la politique américaine, a ironisé mardi, via son équipe de campagne, sur une convention «triste et incohérente», truffée de «mensonges».

À aucun moment, dans les différentes vidéos diffusées au cours de la soirée, en particulier une cérémonie de naturalisation à la Maison-Blanche, le président américain ne portait de masque.

 

Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu, d'une plus courte avance, dans de nombreux Etats-clés, Donald Trump a été officiellement investi lundi par son parti à Charlotte, en Caroline du Nord, et a promis une nouvelle victoire.

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu

25/06/2020

SORTONS DE L' OTAN ET FAIRE PLIER LA TURQUIE !

mardi, 23 juin 2020

Faire plier la Turquie.

Marine-turque.jpg

L'avis de Jean-François Touzé
 
L'agression opérée le 10 juin par la marine turque contre une frégate française en mission au large de la Libye pour le compte de l'organisation atlantique, constitue bel et bien  un acte de guerre.
 
En se contentant de dénoncer un "incident qui met en lumière la mort célébrale de l'OTAN", Emmanuel Macron tente d'égarer  les esprits par une réaction verbale sans portée, dérivative et hors sujet.
 
Dérivative, parce que l'OTAN dont la Turquie demeure un membre choyé par la pseudo-communauté occidentale, loin d'être au bord de l'agonie reste, malgré les prises de position distanciées de Donald Trump, un instrument majeur de la domination américaine et continue de pousser ses pions à l'est de l'Europe.
 
Hors sujet, car ce que l'on attendrait d'un Président de la République française serait une mise en garde sévère, naturellement suivie d'effets si cet avertissement ultime n'était pas entendu, adressée à la Turquie contre toute nouvelle action touchant des éléments militaires ou civils de notre souveraineté nationale.
 
La Turquie a enclenché une offensive globale visant à terme à la reconstitution de l'empire ottoman. Offensive économique au Maghreb, identitaire dans les Balkans, militaire en Libye ou Ankara soutient et arme le GNA islamiste et s'oppose frontalement au Maréchal Aftar qui bénéficie quant à lui de l'aide de l'Egypte qui reste pour la Turquie un objectif majeur à abattre.
 
La proximité d'Erdogan avec les frères musulmans éradiqués par le Président Al Sissi et la volonté d'Ankara de peser durablement et profondément sur l'avenir de la région contiennent les ferments d'un conflit programmé.
 
La France doit choisir son camp. 
 
Si la France était un État national, la Turquie se verrait avertie que tout nouvel "incident" maritime mettant en cause un de nos bâtiments se traduirait par une riposte immédiate et que tout navire hostile serait coulé.
 
La Turquie serait prévenue que toute intrusion politique visant à mobiliser sa diaspora contre les intérêts français entraînerait la rupture des relations diplomatiques et l'expulsion sans délais de tous ses ressortissants hors du territoire national.
 
La Turquie saurait que tout chantage à l'ouverture des voies nationales serait sanctionné par des rétorsions économiques drastiques.
 
Mais il est vrai que dans un État national, le rétablissement des frontières et la volonté d'en finir par tous les moyens avec la déferlante avant de l'inverser par la rémigration,  rendraient toute tentative en ce sens d'Ankara nulle et non avenue.
 
Dans un État national, enfin, la France, étant sortie de l'OTAN et s'étant dotée des moyens diplomatiques et militaires de sa politique, serait libre de ses actions extérieures et de ses alliances nécessaires.
 

10:46 Publié dans Jean-François Touzé |

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/06/23/

21/06/2020

FACE À LA CHINE , L' OCCIDENT S' ÉFFONDRE

19/06/2020

INCIDENT MARITIME ENTRE LA FRANCE ET LA TURQUIE ! L' OTAN ENQUÊTE !

International
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Après que la France a exigé que l’Alliance atlantique réagisse aux actions «agressives» de la Turquie en Méditerranée, l'Otan a ouvert une enquête sur cet incident, a fait savoir Jens Stoltenberg.

Le secrétaire général de l'Otan a annoncé le 18 juin l'ouverture d'une enquête sur l'incident dénoncé par la France avec des navires turcs lors d'une opération de contrôle de l'embargo de l'Onu sur les livraisons d'armes à la Libye.

«L'incident en Méditerranée a été abordé en réunion par plusieurs alliés. Nous avons fait en sorte que les autorités militaires de l'Otan enquêtent sur l'incident afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé», a déclaré Jens Stoltenberg à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance.

 

«Je pense que c'est la meilleure façon, maintenant, de le faire, de clarifier réellement ce qui s'est passé», a-t-il ajouté.

 

Jens Stoltenberg a par ailleurs insisté sur la nécessité de respecter l'embargo des Nations unies.

«L'Otan soutient la mise en œuvre de la décision de l'Onu d'imposer un embargo sur les armes à la Libye.

Nous soutenons les efforts de l'Onu pour trouver une solution au conflit», a-t-il déclaré.

 

«Acte extrêmement agressif»

Un navire français participant à une mission de l'Otan en Méditerranée a récemment fait l'objet d'une manœuvre «agressive» de la part de frégates turques, a révélé mercredi 17 juin le ministère français des Armées, dénonçant une affaire «très grave» impliquant un partenaire de l'Alliance.

 

Alors qu'il cherchait à identifier un cargo suspecté de transporter des armes vers la Libye, le bâtiment a fait l'objet de trois «illuminations radar» de la part d'un des navires turcs, «un acte extrêmement agressif qui ne peut pas être l'acte d'un allié vis-à-vis d'un navire de l'Otan», a-t-il été constaté au ministère des Armées.

 

Source:  https://fr.sputniknews.com

 

15/06/2020

AU SAHEL AVEC LES DJIHADISTES ! ( BERNARD LUGAN )

Sahel : entre jihadisme universaliste et jihadisme ethnique


Par Bernard Lugan.

 

 

L’attaque dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juin d’un poste frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, est la première action jihadiste visant la Côte d’Ivoire depuis les attentats de Grand Bassam en 2016.

Elle s’inscrit dans le cadre de la lutte à mort opposant l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) à AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique).

Dans la partie ouest du Sahel, le jihadisme a en effet éclaté en deux grands courants qui, désormais, se combattent :

– L’un, celui de l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), est rattaché à Daech et il a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant les actuels Etats. Son chef, Adnane Abou Walid al-Saharaoui est un arabe Réguibat, ancien cadre du Polisario.

– L’autre, celui d’Aqmi (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique), est l’émanation de larges fractions de deux grands peuples, les Touareg et les Peul, dont les chefs locaux, le Touareg Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, ne prônent pas la destruction des actuels Etats sahéliens.

Les revendications des Touareg de l’Azawad n’étant pas celles des Peul du Macina, du Soum ou du Liptako, c’était donc tout à fait artificiellement que leurs combattants s’étaient réunis sous la bannière d’Al-Qaïda qui, tout comme Daech, revendique le califat, donc la destruction des Etats sahéliens.

Cette artificialité a fini par aboutir à une fracture entre l’Algérien Abdelmalek Droukdal, chef d’Al-Qaïda pour toute l’Afrique du Nord et la BSS, et les deux principaux chefs ethno-islamistes régionaux, à savoir Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa.

 

Ces deux derniers qui détiennent une partie des clés du conflit, négocient actuellement avec Bamako. Iyad Ag Ghali sous les auspices de son parrain algérien inquiet de la progression régionale de Daech ; Ahmadou Koufa sous celles de son mentor, l’imam Dicko.

Comme je l’explique dans mon communiqué en date du 6 juin, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé de restaurer son autorité sur  Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa.

 

Or, sa tentative de torpiller de futurs accords de paix qui sont actuellement l’objet de fines et plus que complexes discussions, a été très mal vue à Alger.

 

D’autant plus que, depuis quelques semaines, le président Tebboune a tiré de leur état de « demi-soldes » certains des anciens du DRS, vrais « connaisseurs » du dossier, qui avaient été écartés par le général Gaïd Salah et le clan Bouteflika.

La mort d’Abdelmalek Droukdal et de trois de  ses commandants locaux, à savoir Sidi Mohamed Hame,  Abou Loqman alias Taoufik Chaib et Ag Baye Elkheir, le 3 juin, à Talahandak, dans le cercle de Tessalit au Mali, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, achève donc de rendre leur liberté à Iyad Ag Ghali et à Ahmadou Koufa.

 

Enfin, comme les « émirs algériens » qui ont longtemps  dirigé Al-Qaïda dans la BSS ont été tués les-uns après les autres, l’élimination d’Abdelmalek Droukdal marque la fin d’une période.

 

Désormais, Al- Qaïda dans la BSS n’est plus dirigé par des étrangers, par des « Arabes », par des Algériens, mais par des « régionaux » qui ont une approche politique régionale et dont les revendications sont d’abord des résurgences enracinées dans leurs peuples, comme je le montre dans mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours.

 

Depuis des années, j’écris ainsi que les composantes locales d’Aqmi se servent de l’islam comme paravent de revendications d’abord ethno-politiques, ce qui se vérifie actuellement sous nos yeux.

 

Nous sommes donc, et une fois encore, face au retour, sous une forme « modernisée », de la grande réalité africaine qui est l’ethnie. S’il en était encore besoin, ces évènements montrent en effet que, certes, l’ethnie n’explique évidemment pas tout… mais que rien ne s’explique sans elle…

 

 

Reste donc Daech, dont la destruction dans la BSS ne pourra se faire qu’en :

1. Opposant sa direction allogène, dont le « marocain » Adnane Abou Walid al-Saharaoui,  à ses troupes authigènes.

2. Exacerbant les contradictions entre les revendications de ses diverses composantes ethniques, tribales et claniques.

3. Empêchant notre « loyal allié » Turc au sein de l’OTAN de ravitailler les combattants de Daech. Mais, si la déroute du maréchal Haftar se poursuivait et si ses troupes perdaient le contrôle du Fezzan comme cela semble être en cours, alors… 



Plus d’informations sur …

le blog officiel de Bernard Lugan

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11/06/2020

AGRICULTURE SUD-AFRICAINE ET EXPROPRIATION DES FERMIERS BLANCS .....

 

L’expropriation des fermiers blancs causera la ruine de l’agriculture sud-africaine.

3 Juin 2020Politique internationale |

Par Jean-Claude Rolinat,

Membre du Bureau politique du Parti de la France !


C’est un sujet récurrent qui prend de plus en plus de consistance.

 

Sous prétexte de réparer un préjudice, le gouvernement de Pretoria, – pardon, désormais il faut dire Tswané !-, envisage sérieusement d’exproprier sans indemnités les fermiers blancs, principalement afrikaners, qui nourrissent le pays, et lui apportent des devises grâce aux exportations.

 

Sans que cela ne provoque la moindre indignation au plan international, si ce n’est l’Australie par la voix de son premier ministre, et les Etats-Unis par celle de Trump.

 

Le plus consternant est que le contre-exemple spectaculaire du Zimbabwe, ne semble pas avoir servi de leçon. On assiste là, dans cette affaire, à une vraie séquence à caractère racial, discriminante, qui ne vise que les fermiers blancs.

 

Ces derniers, qui assurent l’essentiel de la production agricole et qui exportent les surplus de leurs productions, déjà menacés par la sécheresse et souvent victimes d’assassinats ciblés dans des conditions d’une barbarie inimaginable, vont devoir, peut-être, rendre leur tablier.

 

On dénombre en vingt ans plus de 1700 assassinats, ce qui est énorme à l’échelle de cette frange marginale de la population.

Il est plus risqué d’être un fermier blanc au Transvaal, au Limpopo ou dans la province de « l’État libre d’Orange », que de traverser le périphérique les yeux bandés, à une heure de pointe !

 

À croire que l’exemple de l’ex-Rhodésie ne sert à rien aux yeux du président sud-africain, Cyril Ramaphosa .

 

Ce dernier, pour complaire à l’aile gauche de son parti l’ANC, et aux extrémistes de Julius Malema, l’excité raciste, chef de l’Economic freedom fighters (EFF), veut les exproprier sans indemnisation.

 

Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Le Zimbabwe, jadis prospère grâce à ses fermiers blancs, les « Rhodies », connait la famine et ne survit que grâce au plan alimentaire mondial des Nations Unies, le PAM.

Payé par qui ? Devinez…

 


L’idéologie tue l’économie


C’est comme au Venezuela, l’idéologie tue l’économie. Voici les chiffres, éloquents, de l’ex-prospère Rhodésie : pour le maïs, en vingt ans, la production s’est effondrée, passant de 2 148 000 tonnes à 777 000, idem pour le blé de 324 000 à 90 000 tonnes, pareil pour le soja de 79 000 à 29 000 tonnes, et le coton 90 000 tonnes de moins !

Cherchez l’erreur.

En 1980, au moment de la passation de témoin entre la minorité blanche et la majorité noire emmenée par cet incapable de Robert Mugabe,- encore que, déjà, 2 ans auparavant Ian Smith s’était retiré au profit de l’évêque Abel Muzorewa, un noir modéré-, il y avait plus ou moins 180 000 Blancs.

On en compte aujourd’hui moins de 30 000, dont beaucoup de retraités n’ayant plus aucune famille pour les accueillir.

Les fermiers qui étaient 6000, sont réduits à la portion congrue.

 

Demain, en RSA, avec le Black économic empowerment, la discrimination dite positive, en fait raciale, qui favorise les noirs par rapport aux autres couches de la population sud-africaine, métis compris, les fermes seront remises à des exploitants noirs qui n’ont pas forcément les compétences techniques pour exploiter des domaines agricoles.

 

Et tout ça au nom d’une hypothétique spoliation historique, dont les européens se seraient rendus coupables.

Or, la plupart des terres défrichées par les colons venus de Hollande ou de France au XVII ème siècle, lesquels remontèrent vers le nord pendant les deux siècles suivants, n’appartenaient à personne. Les grandes migrations bantoues commençaient à peine.

 

C’est le même schéma qu’en Algérie, où les Pied-noir ont assaini la plaine de la Mitidja, et qui n’avaient plus, en 1962, que leurs yeux pour pleurer.

 

L’association Afriforum qui défend la culture afrikaner, comme le syndicat solidarity, ont déposé une plainte auprès de la haute Cour de la province du Gauteng, la plus riche du pays, l’ancien « Witwatersrand », au cœur de l’Afrique du sud. Il reste encore une petite chance, bien mince lueur d’espoir, d’échapper à ce drame.

 

C’est, d’une part les recours en justice que ne manqueront pas de faire, eux aussi, les syndicats d’exploitants, et l’éventuelle modification ou non de la constitution qui garantit « noir sur blanc », si l’on peut dire, la propriété privée. Et si cela devenait possible d’exproprier les fermes, de spolier leurs propriétaires, ne le serait-ce pas, également, dans les secteurs miniers et industriels ?

 

Et là, le pouvoir noir pourrait se heurter à des groupes internationaux puissants, gros pourvoyeurs d’investissements et d’emplois dans les mines et les usines d’automobiles, notamment.
Un chômage qui risque de s’aggraver


Et l’Afrique du sud, avec un taux de chômage très élevé, touchant noirs et blancs, encore plus les premiers que les seconds, a besoin d’investissements. Complètement à côté de la plaque, le Ramaphosa, qui fut pourtant lui-même un homme d’affaire avisé, profitant de la transition post-apartheid pour s’enrichir.

 

Il déclarait récemment en visite dans le Kwazulu-Natal, qui fut le fief du chef Buthelezi et de son parti l’Inkhata, électoralement en chute libre, « L’épidémie (du corona) nous donne une chance de redistribuer des biens à une élite noire ».

 

Cette élite, qui compte plus ou moins de 3 à 4 millions de petits notables embourgeoisés depuis la fin de l’apartheid,- les obligés de l’Etat-parti ANC, les fameux « black-bling-bling »-, des profiteurs qui roulent en BMW ou Mercédès, et dont les femmes sont couvertes de bijoux rutilants de la tête aux pieds, cette pseudo « élite » est incapable, oui incapable, comme ses alter-égo zimbabwéens, de faire fonctionner des entreprises agricoles.

 

Si le pays marche encore,- pas tout à fait, tout de même avec l’incurie d’Eskom, la compagnie publique d’électricité-, il le doit aux ingénieurs, aux cadres blancs qui ne sont pas encore partis, comme 20 000 des leurs en Australie, notamment du côté de Perth.

Ou qui n’ont pas encore répondu positivement aux offres foncières alléchantes du camarade Poutine, ou à celles du Mozambique voisin, eh oui, qui offre des terres pour 99 ans aux fermiers afrikaners qui voudraient bien transmettre leur savoir-faire aux agriculteurs africains.

 

Alors, de grâce Ramaphosa, pensez à votre peuple, pensez à l’avenir de TOUS ses enfants, regardez autour de vous. En expulsant les agriculteurs afrikaners, vous tueriez la poule aux œufs d’or.