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04/09/2019

ALGÉRIE: L' APRÈS BOUTEFLIKA SE PRÉPARE .....

Algérie, la situation vue du Maroc : « Gaïd Salah emboite le pas à Bouteflika et place son fils au centre du pouvoir de décision »

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Par M’Hamed Hamrouch

Les développements de la situation en Algérie nous ont toujours préoccupés essentiellement pour la France et pour les graves raisons  que l’on peut imaginer et analyser.

Il nous a aussi souvent paru intéressant de lire comment cette situation est vue et rapportée au Maroc, pays voisin et antagoniste où les informations sur l’Algérie sont à portée de main.

L’article qui suit et que l’on lira dans cet esprit a été publié le 2 septembre sur le site francophone en ligne, le360. 

JSF

 

Le tout nouvel homme fort de l’Algérie, le Général Ahmed Gaïd Salah, a pris l’exemple sur Abdelaziz Bouteflika et a propulsé au centre du pouvoir son fils Mourad, tout comme l’avait fait le président déchu avec son frère cadet, Saïd.

Décryptage.

Ahmed Gaïd Salah, on le savait, avait transformé l’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) en « chasse gardée au profit des copains et des coquins ».

Maintenant, il veut placer une OPA de son cru sur les leviers de commande du pouvoir en Algérie au service exclusif de sa progéniture : son fils, Mourad Gaïd.

C’est ce que laissent en tout cas entrevoir les interférences du fils de ce Général 4 Étoiles dans le jeu des chaises musicales auquel ce dernier se livre actuellement, pour renforcer sa poigne autour des leviers de commande.

Un scénario qui a toutefois un arrière-goût de déjà-vu, car tout semble indiquer que le nouvel homme fort d’Alger s’est lancé sur les traces de son prédécesseur, soit le providentiel Abdelaziz Bouteflika, auquel le Général doit par ailleurs une fière chandelle, pour l’avoir sauvé de sa longue traversée du désert et de sa mise à la retraite, en le nommant, en 2004, chef d’état-major de l’ANP, et en 2013, vice-ministre de la Défense.

 

Abrégeons : le Général Gaïd Salah vient de prendre l’exemple de Abdelaziz Bouteflika et entend propulser son fils Mourad au centre du pouvoir, tout comme l’avait fait son ex-mentor pour son frère cadet, Saïd, resté le réel détenteur des clefs du palais Mouradia jusqu’à son incarcération, début mai dernier, un mois après le débarquement de son frère aîné.

 

Mourad Gaïd sur les traces de Saïd Bouteflika… 

Tout comme Saïd Bouteflika, de la même façon, Mourad Gaïd se permet de prendre des décisions relevant normalement des attributions de pouvoirs publics légalement habilités.

Ainsi, « dans le sillage d’un mouvement devant être imminent opéré parmi les corps des Douanes algériennes, Mourad Gaïd a proposé l’un de ses affidés, en l’occurence Fares Bouchama, contrôleur des Douanes à Skikda, pour occuper le poste de Directeur régional de ce corps à Constantine en remplacement du nommé Abdennour Hdadou ou, à défaut, l’élever au rang de Directeur à Skikda», dévoilent des sources concordantes.

 

« Après avoir tenté de faire cautionner cette proposition auprès du Colonel Smaïl Sehroud, Commandant du Groupement régional de la Gendarmerie nationale de Constantine, Mourad Gaïd Salah s’est rabattu sur l’adjudant Abdennour Bounouira, Secrétaire particulier du Général Ahmed Gaïd Salah, qui s’est engagé à tout mettre en oeuvre pour que cette candidature soit validée », révèlent encore nos sources.

 

En guise de reconnaissance, «Mourad Gaïd Salah est allé jusqu’à considérer, dans une démarche opportuniste, que le Secrétaire particulier de son père mériterait un grade plus valorisant », poussant encore l’outrecuidance jusqu’à estimer que ce simple adjudant, préposé au service de son père, serait même « plus efficace » que son géniteur !

En revanche, le fils du Général ne s’est pas empêché de critiquer l’attitude du Colonel Smaïl Sehroud, en le taxant de « laxisme », et en lui reprochant, notamment, de ne pas répondre à ses appels au sujet de la candidature en question.

Et ce n’est pas tout !

Le fils du Général s’évertue à s’immiscer dans la gestion des affaires publiques, allant jusqu’à dicter des consignes à de hauts responsables sécuritaires du pays, comme ce fut le cas lorsqu’il a fait part au chef de la Sûreté de la Wilaya de Annaba (en l’occurrence Kamar Zamane Boubir, fraîchement investi de cette mission) de certaines « recommandations » pour optimiser la sécurité au niveau de sa région, notamment en opérant des changements structurels, au niveau du corps de la police de Annaba. 

En somme, le Général est en train de tisser sa toile autour du pouvoir en se débarrassant des rivaux, militaires ou civils, et en y plaçant ses enfants qui, après les affaires juteuses accumulées à l’ombre du père, sont en train d’investir les rouages du pouvoir. 

Par M’Hamed Hamrouch

02/09/2019

ISRAÊL FRAPPE LE LIBAN , LA SYRIE ET L' IRAK ...... ( RUSSIA TODAY )

Frappes contre le Liban, la Syrie et l’Irak : les derniers spasmes d’Israël ?

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Source : Russia Today

Traduction : lecridespeuples.fr

Téhéran a raillé les efforts intensifiés d’Israël pour extirper la présence iranienne dans la région après que l’armée israélienne ait frappé des cibles en Syrie, au Liban et en Irak en une seule journée, tout en menaçant de poursuivre ses attaques contre tous les « complices de l’Iran ».

« Ces opérations insensées sont les dernières menées du régime sioniste », a tweeté Qassem Soleimani après que l’armée israélienne ait accusé le chef de la Force Qods d’Iran d’avoir conçu lui-même un complot visant à frapper Israël avec une vague de « drones suicides ».

Les tensions dans la région se sont accrues ce week-end après que l’armée israélienne ait frappé des cibles dans la banlieue de Damas, en Syrie, prétendument afin de contrecarrer ce qu’elle a appelé une attaque imminente par des proxies iraniens contre l’État d’Israël.

Alors que la Syrie prétend avoir intercepté la plupart des missiles, Israël a qualifié la frappe préventive de succès, en publiant une vidéo floue en guise de preuve.

IDF Tweet Soleimani.pngTwitter


Expéditeur : Forces de défense d’Israël

Destinataire : Qassem Soleimani

Objet : La nuit dernière

« Nous allons mener une attaque de grande envergure de drones kamikazes contre Israël depuis la Syrie. »

Ça avait l’air d’une bonne idée pendant ta réunion du matin, non ?

Quelques heures plus tard, Israël aurait envoyé des drones contre des cibles du Hezbollah dans la capitale libanaise, Beyrouth. Un drone de surveillance a été abattu par des jeunes à coups de pierres près du bureau de presse du Hezbollah, tandis qu’un deuxième « drone suicide » a explosé dans les airs, causant des dégâts matériels.

Une autre attaque contre des cibles liées à l’Iran a secoué la province irakienne d’Anbar près de la frontière syrienne dimanche après-midi, lorsque deux drones non identifiés ont visé des véhicules de transport appartenant à la faction du Hezbollah irakien connue sous le nom de Brigade 45. La frappe, que les Unités de mobilisation populaire (UMP) ont attribuée à Israël, a tué au moins un combattant chiite.

Tel-Aviv, qui a reconnu la responsabilité du raid syrien mais est resté jusqu’ici muet sur les frappes au Liban, a avoué à demi mot son intervention en Irak, et a clairement annoncé dimanche qu’il s’en prendrait à tout État qui soutiendrait l’Iran dans la région.

« Nous ne tolérerons aucune attaque contre Israël de n’importe quel pays de la région. Tout pays qui permet que son territoire soit utilisé pour des attaques contre Israël en supportera les conséquences », a déclaré Netanyahu : « J’insiste là-dessus : ce sont les Etats qui en paieront les conséquences. »

[En attendant, depuis la promesse de riposte imminente de Nasrallah, les colons et l’armée ont complètement déserté la zone frontalière nord, du jamais vu dans l’histoire de l’entité].

CONFLIT LIBAN / ISRAËL : COMMUNIQUÉ DU HEZBOLLAH !


Le Hezbollah détruit un véhicule militaire israélien à la frontière, tous ses occupants sont tués ou blessés

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Communiqué du Hezbollah le 1er septembre 2019.

 

Source : http://almanar.com.lb/5652484

Traduction : lecridespeuples.fr

« Ce jour, dimanche 1er septembre à 16h15, l’unité des deux martyrs Hassan Zbib et Yaser Dhaher a détruit un véhicule militaire israélien près de la caserne de la colonie d’Avivim [à la frontière libano-israélienne]. Tous ses occupants ont été tués ou blessés. »

Rapport du journal israélien Haaretz

Plusieurs missiles anti-char ont été tirés dimanche depuis la zone frontalière libano-israélienne sur une base de l’armée et des véhicules militaires dans le nord du pays, a annoncé l’armée israélienne, ajoutant que « certaines cibles » avaient été touchées.

La chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen a déclaré que le Hezbollah avait détruit un véhicule militaire israélien près de la frontière et que la frappe « avait tué et blessé ceux qui se trouvaient à l’intérieur ».

L’armée israélienne a riposté en direction des sources de la frappe et de cibles dans le sud du Liban, ont déclaré les Forces de défense israéliennes.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a appelé le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le Président français Emmanuel Macron à « intervenir immédiatement » pour désamorcer la situation, a annoncé le bureau de Hariri.

Le Président israélien Reuven Rivlin a débuté sa réunion avec le Président éthiopien par un message au Hezbollah, déclarant que tous ceux qui souhaitent faire du mal à Israël savent que « nous sommes prêts et disposés à protéger les citoyens israéliens où qu’ils se trouvent. Nous sommes prêts, mais nous ne voulons pas vous montrer à quel point. » Il a ajouté : « Attention, le calme ne peut prévaloir que des deux côtés de la frontière. »

L’armée a déclaré qu’Israël avait tiré plus de 40 obus en direction de villages frontaliers [pure propagande de l’armée israélienne visant à sauver la face, malheureusement reprise par des médias comme Russia Today qui parle de frappes contre un village libanais ; toute frappe contre des zones habitées entraînerait une nouvelle riposte du Hezbollah ; Israël cible essentiellement, voire exclusivement, des zones boisées non habitées qui ont été incendiées], provoquant des incendies, et que les bombardements se sont poursuivis jusque dans la soirée. L’armée libanaise n’a pas rendu compte d’éventuelles victimes libanaises.

Selon des informations parues dans les médias libanais, des incendies auraient eu lieu dans la région de Maroun al-Ras, à la frontière israélienne. La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a annoncé que des tirs d’artillerie israéliens dans la région se poursuivaient.

De l’autre côté de la frontière, les habitants des communautés israéliennes d’Avivim et de Yiron ont rapporté avoir entendu des explosions. Eliezer Biton, un résident d’Avivim, a déclaré à Haaretz que les échanges de tirs se poursuivaient.

« La communauté est enfermée. Tout le monde est dans des abris ou des salles protégées », a-t-il déclaré en parlant depuis son abri. Il était près de la frontière, en face de Maroun al-Ras, lorsque la première frappe a eu lieu. « Nous étions prêts pour cela. Il y a eu des tensions ces derniers jours », a-t-il déclaré.

Le Hezbollah a annoncé qu’à quatre heures et quart ce dimanche, l’une de ses cellules « a frappé un véhicule blindé israélien près d’Avivim et a tué et blessé ceux qui se trouvaient à l’intérieur ».

Des sources de la défense israélienne ont déclaré que l’offensive du Hezbollah, qui a consisté en des tirs de missiles contre des chars et d’autres cibles militaires, avait été conçue pour empêcher l’armée israélienne de réagir immédiatement.

L’armée israélienne a donné l’ordre aux municipalités proches de la frontière d’ouvrir leurs refuges et a annoncé que les résidents qui vivent jusqu’à quatre kilomètres de la frontière libanaise devraient rester chez eux et pénétrer dans des abris si les sirènes retentissaient. Elle a également exhorté les habitants à annuler toutes les activités le long de la frontière, y compris l’agriculture et les activités pour les enfants.

L’hélipad a été ouvert au centre médical Rambam de Haïfa (deux soldats auraient été transportés en urgence, malgré les dénégations de Netanyahou visant à justifier son inaction, et la censure sévère sur les médias et l’internet).

Les Forces de défense israéliennes ont installé des barrages routiers sur les artères du nord et bloquent la circulation en direction des villes du nord.

Plus tôt dimanche, l’armée libanaise a déclaré qu’un drone israélien avait violé l’espace aérien du Liban et avait largué des matériaux incendiaires qui ont provoqué un incendie dans une pinède à la frontière.

L’armée libanaise a déclaré qu’elle suivait de près la situation en concertation avec les Casques bleus dans la région, sans donner plus de détails.

D’autres sources libanaises ont affirmé que des drones avaient largué des produits inflammables sur un bosquet situé à proximité, connu sous le nom de Bastra Farm, afin d’y mettre le feu et d’exposer d’autres cibles éventuelles.

L’armée israélienne a confirmé que des incendies avaient éclaté dans la région à la suite d’une action militaire.

Au cours du week-end, des bombes lumineuses ont été lancées sur les fermes de Shebaa [afin d’exposer d’éventuels combattants du Hezbollah aux aguets], et les médias libanais ont rapporté que des incendies avaient été provoqués en conséquence.

L’attaque intervient un jour après que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ait déclaré à nouveau que son groupe chiite réagirait aux attaques de drones de la semaine dernière à Beyrouth, qu’il a attribuées à Israël « depuis tout point sur le long de la frontière ».

« Notre réponse aux événements de la semaine dernière sera [lancée depuis] le Liban contre des cibles israéliennes. Nous attaquons généralement dans la région des fermes de Shebaa », mais cette fois, le groupe ne limitera pas sa riposte à cette zone, a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a renforcé ses troupes à la frontière nord au cours du week-end, craignant qu’une telle attaque de représailles n’ait lieu [elle a surtout annulé les patrouilles israéliennes, vidé les positions les plus proches de la frontière et terré ses forces].

L’establishment de la défense israélienne croit toujours que le groupe chiite est déterminé à réagir à l’attaque, mais ne souhaite pas déclencher une guerre. Néanmoins, les forces de sécurité se préparent à la possibilité d’une série de combats violents qui pourraient mener à une nouvelle frappe contre le Liban. Des batteries de défense aérienne ont été déployées dans le nord pour contrecarrer les drones et autres véhicules aériens sans pilote que le Hezbollah pourrait tenter de lancer pour attaquer Israël. L’armée israélienne a également demandé que l’espace aérien près de la frontière nord soit fermé. La marine israélienne, quant à elle, se prépare à d’éventuelles attaques contre des navires israéliens.

Samedi, des habitants ont rapporté avoir vu de nombreux soldats se déplacer sur les hauteurs du Golan. Ils ont également vu des chars et des véhicules blindés. Des bombes lumineuses ont été lancées dans la nuit vendredi près du village druze de Majdal Shams, et les médias libanais ont rapporté que les bombes avaient provoqué des incendies dans la région.

L’armée israélienne a commencé à se préparer à une attaque de représailles du Hezbollah après l’attaque menée la semaine dernière par Israël, selon le groupe.

Deux drones chargés d’explosifs ont frappé une machine conçue pour améliorer les missiles de précision, qui était utilisée dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah [un mensonge démenti par Nasrallah, et visant à justifier l’incursion israélienne manquée]. Les institutions de défense israéliennes ont estimé que le Hezbollah prendrait des mesures de représailles, mais avec modération ; l’armée a minimisé les patrouilles le long des frontières avec le Liban et la Syrie afin d’éviter de présenter des cibles potentielles au groupe.

 

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Terreur à la frontière israélo-libanaise : des mannequins de bois remplacent les soldats israéliens

 

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Reportage de la chaîne du Hezbollah, Al-Manar, le 29 août 2019.

Source : http://program.almanar.com.lb/episode/79884

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Depuis le discours du Secrétaire Général du Hezbollah le 25 août, et sa promesse de riposte imminente suite à la double agression israélienne en Syrie (frappe aérienne ayant coûté la vie à deux membres du Hezbollah) et dans la banlieue sud de Beyrouth (attaque de deux drones kamikazes mise en échec, et n’ayant occasionné que des dégâts matériels), les positions militaires israéliennes à la frontière sont désertes, les mouvements de troupes interdits et les colonies vivent au ralenti.

Le Hezbollah doit se délecter de cette tension qui va rapidement devenir insoutenable pour l’ennemi, au point qu’il a vraisemblablement décidé d’offrir sur un plateau de prétendues cibles qui tromperaient le Hezbollah et/ou lui permettraient de sauver la face : des jeeps militaires stationnées près la frontière, mais ne contenant que des mannequins de bois vêtus en soldats.

Loin de mordre à cet appât incroyablement stupide, le Hezbollah est parvenu à prendre des photos (manifestement depuis le territoire israélien) de ce montage insolite et grotesque et à les publier, si bien que l’armée israélienne (qui, humiliée, se refuse à tout commentaire) est devenue la risée des réseaux sociaux arabes.

 

https://vimeo.com/357166875

Source:   SAYED HASAN

PENDANT QUE MACRON SE FAIT COPAIN AVEC L' IRAN ........

01/09/2019

FEMMES EN LUTTENT : EN IRAN C' EST " HIJAB OBLIGATOIRE " !

LES REBELLES SYRIENS ABANDONNÉS PAR ERDOGAN ......

Les « rebelles » syriens laissés pour compte, brûlent l’effigie du « traître » Erdogan


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 30 août 2019

Depuis 2011, le président turc Recep Tayyip Erdogan a utilisé les « rebelles » syriens et les djihadistes islamistes comme forces de substitution contre le gouvernement syrien.

 

Ces forces sont maintenant confinées pour la plupart dans le gouvernorat d’Idleb, près de la frontière turque. L’armée syrienne a récemment fait des progrès contre les djihadistes.

La Turquie n’est pas venue à leur secours.

 

L’idée que leur résistance est futile a commencé à se faire jour chez eux.

 

La Syrie récupérera tout le gouvernorat et ceux qui résistent seront éliminés.

Les « rebelles » craignent d’être punis et ils veulent maintenant s’enfuir en Turquie. Malheureusement, la Turquie n’en veut pas.

 

Aujourd’hui, environ un millier de rebelles ont tenté de traverser le poste frontière d’Al-Bab pour entrer en Turquie.

Les vidéos montrent une longue file de voitures de gens qui fuient.

Sur le front, plusieurs centaines d’hommes parvinrent à pénétrer sur le sol turc. Ils ont été repoussés par les forces de l’armée turque à l’aide de canons à eau, de gaz lacrymogène et finalement par des coups de feu.

Au moins deux rebelles ont été tués.

Les gens criaient « Traître, traître, traître, traître, l’armée turque est traître ».

Ils ont brûlé des photos d’Erdogan en criant takfir et allahu akbar.

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Depuis le début de la guerre contre la Syrie, les rebelles espéraient que l’armée turque viendrait à leur secours ou au moins les protégerait. La rencontre de la semaine dernière entre Erdogan et le président russe Poutine les a finalement convaincus que ce ne sera jamais le cas.

Depuis que la Russie est entrée en guerre du côté syrien, Poutine a réussi à transformer Erdogan d’ennemi en chien apprivoisé.

Erdogan était à Moscou pour inspecter les avions que la Russie va lui vendre et Poutine lui a offert une glace.

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Après beaucoup de résistance, Erdogan a finalement abandonné Idleb.

Alors que la Russie avait accepté un cessez-le-feu à Idleb, Erdogan n’a pas respecté sa part de l’accord.

Les djihadistes à Idleb, approvisionnés par Erdogan, ont continué à attaquer les forces russes et les civils syriens.

Les forces syriennes et russes ont réagi par une campagne de bombardement intense et bien ciblée, en reprenant de plus en plus de terrain.

Il y a onze jours, la Turquie a fait une dernière tentative pour arrêter l’armée syrienne en envoyant un convoi de troupes pour empêcher la reconquête de Khan Shaykhun.

Le convoi a été bombardé [L’avant garde seulement, des djihadistes, NdT] et Khan Shaykhun est tombé.

 

C’est à ce moment qu’Erdogan a abandonné.

Cinq de ses généraux, deux responsables des postes d’observation turcs à Idleb, ont demandé leur retraite anticipée. Erdogan s’est rendu à Moscou et a fait un marché.

La Syrie récupérera Idleb et Erdogan a reçu une glace.

La pression de ceux qui veulent quitter Idleb après des années de lutte contre l’État syrien ne cessera pas. L’économie de la Turquie est en récession.

Les gens se méfient des réfugiés. Il n’y a rien à gagner pour Erdogan en laissant entrer plus de gens.

 

La campagne de l’armée syrienne se poursuit.

La prochaine cible plus importante sera Maarrat al-Numan avec une population d’avant-guerre de 80 000 personnes. La plupart d’entre eux n’ont aucune raison de craindre le gouvernement syrien.

Mais beaucoup voudront fuir les combats. Chaque assaut poussera plus de gens à partir.

Il y aura d’autres incidents à la frontière et en Turquie.

Les rebelles et les djihadistes voudront se venger des traîtres turcs qui les ont poussés à combattre le gouvernement syrien pour ensuite les laisser tomber quand ils étaient en difficulté.

Les soldats des postes d’observation turcs à Idleb sont maintenant otages des djihadistes.

Ils pourraient avoir besoin de l’aide de bombardiers russes pour se frayer un chemin ou devront attendre que l’armée syrienne libère la région qui les entoure.

 

Pae Moon of Alabama

source et Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

31/08/2019

DEVOIRS DE MÉMOIRE ! LES DISPARUS D' ALGÉRIE ! ( JOSÉ CASTANO )

LES DISPARUS D’ALGERIE

« Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente » (Albert CAMUS)

Il y a 57 ans, tel Ponce Pilate, le gouvernement français se lavait les mains et tournait la page. Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire...

C’est par la France qu’elle devint officiellement indépendante, le 5 juillet 1962… et c’est à cette date que le drame des disparus –ayant connu un essor vertigineux dès la signature du « cessez le feu »- atteint son paroxysme…


Le point de départ de la gigantesque entreprise de destruction qui devait s’abattre sur les Français d’Algérie –entreprise de destruction voulue et organisée par le régime gaullien- fut la honteuse signature des accords d’Evian du 18 mars 1962 avec comme symbole de forfaiture, le massacre du 26 mars à Alger… Son aboutissement, le génocide du 5 juillet 1962 à Oran. Entre ces tragédies, plusieurs milliers d’Européens (on ne connaîtra jamais le nombre exact) disparaîtront, enlevés parfois même sous les yeux des militaires français qui n’interviendront pas : « Ils n’avaient pas d’ordre », disaient-ils !

 

En réalité, ils avaient des ordres de « non intervention ». Ainsi, dans toute l’Algérie des camps s’ouvrirent, parfois à proximité même des villes et des cantonnements militaires sous le regard bienveillant des autorités françaises.


La plus élémentaire des missions eût été d’ordonner à notre armée, encore puissante, d’effectuer des opérations de sauvetage en direction de ces camps… sa première motivation étant de sauver ses propres soldats dont près de 400 furent pris vivants au combat. Nul ne recouvrit jamais la liberté… et cela en dépit des accords d’Evian et des conventions de Genève. L’autre motivation était de sauver, d’une part, ces milliers de civils européens menacés de jour en jour d’extermination, d’autre part, ces milliers de Musulmans fidèles à la France à qui l’on avait fait une promesse formelle de protection, à qui l’on avait juré que le drapeau français ne serait jamais amené et que l’on a livré avec une révoltante bonne conscience, pieds et mains liés à la vindicte des bourreaux.


Alors, quand les familles éplorées suppliaient les militaires d’intervenir après l’enlèvement de l’un des leurs ; quand elles en appelaient à nos gouvernants, nos médias, nos associations humanitaires, à la Croix Rouge… quand ce n’était pas au Clergé, on leur rétorquait sans ménagement « qu’ils étaient tous morts » ! Et ainsi, parce qu’ils « étaient tous morts », on a laissé, des années durant, pourrir dans les geôles, les mines de sel, les camps de la mort lente et les bordels, nos proches, nos familiers, nos frères…


Car on ne supprima pas des milliers de personnes du jour au lendemain... Certaines vécurent des années durant dans leur univers concentrationnaire ; déclarations d'hommes politiques et témoignages l'attestent. C'est ainsi que :
- Le 26 janvier 1971 (9 ans après l’indépendance), le Président algérien Boumedienne déclarait : « A Paris, on semble ignorer que nous détenons un grand nombre d'otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix. »
- Le couple des enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel (Essonne), d'abord pro-FLN puis expulsés d'Algérie au cours du second trimestre de 1971, révéleront qu'environ sept cent cinquante « disparus » européens ont été vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la rocade sud, avec la main droite coupée.


- Le 23 avril 1982, l’hebdomadaire « SPECIAL DERNIERE » publiait les révélations de Mr Poniatowski qui affirmait qu'en 1975 (il était alors Ministre de l'Intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie.
Ce jour-là, nous fîmes connaissance avec l'incroyable, l'impossible, l'inimaginable. En première page, on pouvait lire :
« EXCLUSIF : Les photos des Français détenus sans raison PRISONNIERS EN ALGERIE depuis VINGT ANS. Un vrai camp de concentration installé du côté de Tizi-Ouzou ».


Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et prénoms des « disparus ». Or l'une d'elles nous apprenait ainsi que le gardien de la paix, Pelliser Jean Claude, enlevé le 16 mai 1962 à Maison Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours en vie... alors qu'il avait été déclaré « décédé » le 13 novembre 1970 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

20 ans après ces tragédies, il y avait encore des survivants dans les camps de concentration algériens. Nous en avions, là, la preuve. Que firent alors les autorités françaises ?


Le 12 novembre 1964, pourtant, « Le Figaro » avait lancé le chiffre alarmant de 6000 à 6500 européens enlevés entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1962… preuve qu’après l’indépendance les enlèvements s’étaient poursuivis.
L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi l'armée française qui, conformément aux accords d’Evian était toujours présente en Algérie à cette époque, n'était-elle pas intervenue pour sauver ces malheureux ? Et pourtant ils étaient enfermés dans des camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant les ordres reçus et... immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à proximité des camps militaires français, tels, la cité du Petit Lac à Oran.
Que de cris déchirants, que d’appels au secours ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la quille prochaine !...
Que d’horribles, que d’épouvantables hurlements ont dû retentir, des années durant, dans ce pays livré aux écorcheurs ! Mais nul ne pouvait les entendre. Une chape de silence s’était abattue sur ces malheureux ajoutant ainsi à leur calvaire et, engoncé dans son égoïsme, son confort et son indifférence, le peuple français ne répondit pas aux plaintes et aux râles qui s’échappaient de toutes les contrées de l’Algérie et qui venaient s’écraser contre ce mur qu’il avait érigé sur ses côtes.

Ces sacrifiés là, dont le nombre s’amenuisait au fil du temps, n’étaient plus que des animaux survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leur délire, à leurs rêves et à leurs rancœurs. Durant des années, ils ont croupi derrière des barreaux ou dans des camps, à épier leurs geôliers, à écouter les râles des mourants et les cris de ceux que l’on torturait, en suivant de leurs yeux, leurs inoubliables yeux, empreints de crépuscule mental, la marche rêveuse des nuages dans l’immensité du ciel étoilé.


Pauvres êtres torturés ! Leurs cris déchirants seront restés vains durant toutes ces années, mais ces plaintes ne sont pas perdues. Quelque part dans les cieux elles ont été enregistrées indélébilement et le jour du jugement dernier, elles se feront de nouveau entendre... et les paroles prophétiques du Maréchal Juin remontent à ma mémoire : « La France est en état de péché mortel et elle connaîtra, un jour, le châtiment ».


Pour autant en dépit des renseignements qui lui parvenaient régulièrement, la grandeur gaullienne ne s'abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l'armée, les consuls et ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s'étaient pas opposés aux ordres d’Hitler.
Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes ! Plus tard, ambassadeurs, colonels, généraux, députés, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur « bon choix ». Mais, où est leur honneur ? Que devient une armée sans honneur ?


« La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient », écrivait Diderot…
Ainsi, la France et l’armée française d’alors sont aujourd’hui encore éclaboussées d’une honte que le temps ne suffira pas à effacer. Il n'y a pas d'exemple qu'un Etat ait livré de la sorte ses enfants au bourreau. Et cette tache indélébile ternira à jamais l'honneur de la Vème République.

José CASTANO

i24NEWS ORIENT, 5 juillet 1962 : massacre d'Oran

La chaîne israélienne i24news évoque le massacre d'Oran. Reportage exceptionnel . Tout est dit sur les atrocités et les disparus. Tout est dit aussi sur les responsabilités de Katz et de De Gaulle...

Cliquez sur : https://www.youtube.com/watch?v=i-VdBxirjQI

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Oran, le massacre oublié
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Un film de Georges-Marc Benamou - Jean-Charles Deniau

 

Des révélations historiques
Oran, 5 juillet 1962, alors que les Algériens en liesse célèbrent l'Indépendance de l’Algérie, la fête tourne au drame. 700 habitants, européens ou musulmans ayant choisi la France, sont massacrés en quelques heures. La chasse à l'homme, déclenchée mystérieusement, dure une journée sous le regard passif de 18 000 soldats de l'armée française, bouclée dans les casernes sur ordre du Général Katz et à travers lui, les instructions venues de Paris.
Oran, le massacre oublié - Documentaire de 52' - Format 16/9


Georges-Marc Benamou : contact@siecleproductions.fr

«Comme les hommes, les peuples qui oublient leur histoire cessent d’exister ! »
(Albert Camus)

LA DÉFAITE DE L' ARABIE SAOUDITE AU YÉMEN ......

L’Arabie Saoudite reconnait sa défaite au Yémen …


… et commence à chercher un moyen de faire la paix.


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 29 aout 2019

 

Il y a deux semaines, nous écrivions que la guerre contre le Yémen prendrait bientôt fin. Les Saoudiens ont perdu leur allié, ils ont perdu la guerre et auront à faire la paix.

C’est bien ce qu’ils font maintenant. Mais les combats au Yémen se poursuivront jusqu’à ce que ce pays trouve un nouvel équilibre.

Aujourd’hui, l’armée de l’air des Émirats arabes unis a bombardé les forces yéménites soutenues par son « allié » l’Arabie saoudite :

 

Le gouvernement yéménite, internationalement reconnu, a accusé l'armée de l'air émiratie d'attaquer ses troupes, jeudi, alors qu'elles se dirigeaient vers la ville portuaire d'Aden, au sud du pays, pour combattre les séparatistes soutenus par les Émirats arabes unis. Les frappes aériennes ont tué au moins 30 militaires des forces gouvernementales, a indiqué un commandant yéménite. ...
Le colonel Mohamed al-Oban, commandant des forces spéciales du gouvernement de la province d'Abyan, a déclaré que les troupes étaient sur la route, se dirigeant d'Abyan vers Aden, jeudi, lorsque les frappes ont eu lieu, tuant au moins 30 personnes. ...
Au moins six raids ont été effectués par des avions de guerre émiratis autour de la capitale temporaire, selon des sources militaires gouvernementales qui ont demandé à rester anonymes.

Les forces séparatistes du Sud, sous l’égide du Conseil de transition du Sud et soutenues par les Émirats arabes unis, détiennent Aden. Entre 1967 et 1990, le sud du Yémen, alors appelé République démocratique populaire du Yémen, a été séparé de la zone montagneuse du nord. Après avoir été réuni avec le nord du Yémen, le sud du pays a été négligé, même si son désert oriental renferme la majeure partie des ressources en hydrocarbures du pays.


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Depuis 2015, la coalition entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, soutenue par les États-Unis et la Grande-Bretagne, a mené une guerre contre les houthis du nord du Yémen.

La coalition est en train de s’effondrer. Les deux pays prétendaient lutter contre les houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa, et soutenir le gouvernement « légitime » internationalement reconnu du « président » Hadi. Mais les deux pays avaient dès le début des objectifs de guerre plus égocentriques.

Les Saoudiens wahhabites veulent un gouvernement yéménite qui ne soit pas contrôlé par le Zaydi-Shia Houthi contre lequel ils ont mené des dizaines de guerres dans deux provinces que l’Arabie saoudite a annexées.

Ils veulent également contrôler le pétrole du Yémen et un oléoduc reliant la région pétrolière saoudienne à un port du Yémen. Cela aiderait les exportations pétrolières saoudiennes à éviter le détroit d’Ormuz contrôlé par l’Iran.

Les Émirats arabes unis sont très actifs dans le secteur portuaire. Ils veulent contrôler le port stratégique d’Aden et d’autres ports yéménites situés sur la côte sud.

N’ayant pas de frontière directe avec le Yémen, ils se moquent totalement de savoir qui contrôle le reste du pays.

 

Le dirigeant émirati, Mohammad bin Zayed (MbZ), n’est pas un monarque absolu. Il est le fils de l’émir d’Abu Dhabi, l’un des sept émirats qui forment les EAU. Sa politique étrangère agressive, avec des engagements militaires au Yémen, au Soudan, en Somalie et en Libye, a été critiquée par les dirigeants des autres émirats. Les guerres sont coûteuses et mauvaises pour les affaires courantes.

L’alliance de MbZ avec le prince saoudien Mohammad bin Salman (MbS) était considérée comme dangereuse. Les Saoudiens veulent que les États-Unis fassent la guerre à l’Iran, mais les Émirats arabes unis, et en particulier Dubaï, seraient les victimes d’une telle guerre.

En juin, les émirs ont décidé de changer de cause. Les Émirats arabes unis se sont retirés de la guerre en cours au Yémen et ont commencé à faire amende honorable avec l’Iran.

Ils espéraient que les séparatistes du sud qu’ils avaient formés garderaient Aden sous contrôle et continueraient à obéir à leurs ordres. Mais les saoudiens et le « gouvernement légitime » d’Hadi qu’ils contrôlent ne sont pas d’accord avec cela.

Les Saoudiens sont extrêmement fâchés que les EAU aient changé de cap :

Mais ce mois-ci, dans son palais de la Mecque, le roi saoudien Salman a pris la décision inhabituelle d'exprimer son "extrême irritation" envers les EAU, son partenaire arabe le plus proche, selon des sources familières avec le sujet.

Ce commentaire semble être la preuve d'une fissure dans l'alliance, qui est dirigée dans la pratique par le fils du roi, le prince héritier Mohammed bin Salman (MbS), et le dirigeant de facto des EAU, Cheikh Mohammed bin Zayed al-Nahyan (MbZ). ...
Selon deux sources yéménites, et une autre informée de la réunion, tenue le 11 août, le roi a exprimé son mécontentement lors d'une conversation avec le président Abd-Rabbu Mansour Hadi, chef du gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens.

A Aden, les forces du gouvernement Hadi venaient d'être mises en déroute par des troupes soutenues par les EAU, alors que les alliés nominaux du sud du pays se sont retournés les uns contre les autres, dans la lutte pour le pouvoir.

Les Saoudiens doivent mettre fin à la guerre contre les houthis qui a été lancée à la demande de son prince héritier. La guerre a coûté aux Saoudiens une énorme somme d’argent, mais ils la perdent quand même. Pas plus tard qu’hier, 25 de leurs militaires ont été tuées dans une embuscade menée par les houthis.

Avec l’aide de l’Iran, les houthis ont acquis des missiles et des drones à longue portée et ils les utilisent maintenant dans des tirs qui atteignent les terres saoudiennes en profondeur :

Dès le 24 août, les houthis ont déclaré que leurs forces avaient mené deux frappes de drones sur la base aérienne du roi Khaled, à Khamis Mushayt, et l'aéroport d'Abha, dans le sud de l'Arabie saoudite. Le lendemain, une autre série de frappes de drones était signalée sur les deux mêmes cibles.

Le même jour, dix missiles balistiques Badr-1 auraient été tirés sur la ville saoudienne de Jizan. Cependant, les autorités saoudiennes ont rapporté que les systèmes de défense aérienne du pays avaient abattu six missiles balistiques. 

Le 26 août, un autre missile balistique, le tout nouveau missile Nakal, aurait été tiré sur des troupes saoudiennes près de Najran. Plus tard dans la journée, une autre série de drones aurait été interceptée près de la base aérienne du roi Khaled, à Khamis Mushayt.

Pendant que les drones frappaient la base aérienne du roi Khaled, une autre attaque a peut-être eu lieu près de Riyadh, avec les nouveaux drones suicide Samad-3. Si cela se confirme, ce sera la deuxième fois que des drones houthis frappent la capitale saoudienne. La première a été une frappe signalée le mois dernier contre une usine d'Aramco, près de la capitale.

Le 27 août, les houthis ont inauguré un autre nouveau missile balistique, le Qasem-1, en frappant les troupes saoudiennes positionnées près de la frontière yéménite à Najran. Un autre drone a également été intercepté et détruit par les forces saoudiennes au-dessus de Khamis Mushayt.

Et hier, un nouveau missile de croisière, le Quds-1, a été lancé vers l'aéroport d'Abha. Cependant, les autorités saoudiennes ont déclaré que le missile avait été intercepté et détruit.

Le roi saoudien a dû reconnaître qu’il n’a plus aucune chance de gagner la guerre. Il semble qu’il ait demandé à l’administration de Trump d’élaborer un accord avec les houthis :

L'administration Trump s'apprête à entamer des négociations avec les rebelles houthis soutenus par l'Iran afin de mettre un terme à la guerre civile qui dure depuis quatre ans au Yémen, informait le Wall Street Journal de mercredi.

Cet effort viserait à convaincre l'Arabie saoudite de prendre part à des pourparlers secrets avec les rebelles d'Oman pour aider à négocier un cessez-le-feu au conflit qui est apparu comme un élément frontal dans la guerre régionale par procuration entre Riyad et Téhéran.

Le frère du prince héritier est venu à Washington pour préparer les pourparlers :

Le prince Khalid rencontrait mercredi le secrétaire d'État, Michael Pompeo. Ils ont discuté du "soutien des États-Unis à un règlement négocié entre le gouvernement de la République du Yémen" et un groupe dissident connu sous le nom de Southern Transitional Council, selon une déclaration du porte-parole du département d'État, Morgan Ortagus.

Le gouvernement de Hadi compte pour rien. Le Conseil de transition du Sud exigera l’indépendance du Nord. Les houthis exigeront le contrôle du Nord et des réparations pour la guerre que les Saoudiens ont menée contre eux.

L’infrastructure du Nord Yémen est en grande partie détruite. Il en coûtera plusieurs dizaines de milliards de dollars pour reconstruire ce que la guerre aérienne saoudienne a détruit pendant cinq ans.

Comme les houthis peuvent continuer à harceler les Saoudiens à volonté, jusque dans leur capitale, les Saoudiens n’auront d’autre choix que de payer ce que les houthis demandent.


C’est le prince Mohammad bin Salman qui a lancé la guerre contre le Yémen peu après son arrivée au pouvoir. Il était censé vaincre les houthis en quelques semaines.

Cinq ans plus tard, et après avoir dépensé au moins 100 milliards de dollars, les Saoudiens ont perdu cette guerre.

Le Roi tiendra-t-il son fils pour responsable de l’importante perte d’argent et de prestige qu’il a causée ?

Par  Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

23/08/2019

SYRIE / IDLEB : UNE PARTIE DE L' AUTOROUTE DAMAS-ALEP EST OUVERTE ......

L’armée syrienne reprend une ville-clé dans la province d’Idleb

 

Par Antoine de Lacoste. 

 

Après plus de trois mois d’offensive, l’armée syrienne vient de connaître sa première victoire significative dans la province d’Idleb, la dernière tenue par les islamistes.

La ville de Khan Cheikhoun vient en effet d’être reprise après de durs combats contre l’ex Front al-Nosra rebaptisé depuis Hayat Tahrir al-Cham (HTC).

Les pertes ont été sensibles de part et d’autre et finalement, craignant de ne pouvoir sortir de l’encerclement qui était en train de se finaliser, les islamistes ont choisi de se replier vers le nord, en direction de la ville d’Idleb.

 

 C’est incontestablement un succès important pour la Syrie.

Depuis trois mois les soldats syriens piétinaient et l’absence des renforts habituels iraniens et libanais se faisaient cruellement sentir.

La détermination a payé ainsi, bien sûr, que l’appui décisif de l’aviation, en particulier russe.

Cette dernière avait pourtant commencé timidement à appuyer l’offensive syrienne, comme si la Russie manifestait une certaine réserve.

Peut-être pour tester les réactions d’Ankara qui a de nombreux postes d’observation dans cette région et soutient activement plusieurs milices islamistes, rivales d’HTC.

La prise de Khan Cheikoun embarrasse beaucoup la Turquie qui a d’ailleurs tenté d’envoyer renforts et munitions au secours des islamistes, pourtant rivaux des siens.

Un correspondant de l’AFP a vu un convoi d’environ cinquante véhicules militaires faire route vers le sud en direction de Khan Cheikoun.

Les aviations russes et syriennes ont effectué des bombardements d’intimidation contre cette colonne, tuant trois islamistes pro-turcs, et l’obligeant à stopper.

 

Le ministère turc a vivement protesté et affirmé que ce convoi n’était pas destiné à aider les islamistes de Khan Cheikhoun mais à ravitailler son poste d’observation de Morek, situé tout près de là.

Hypothèse peu probable mais c’est en effet une des inquiétudes de la Turquie : préserver ses nombreux postes d’observation dans toute la province.

La Russie avait donné son aval il y a quelques mois pour ces installations qui étaient sensées endiguer les progrès d’HTC au profit des milices pro-turcs.

Mais ces dernières ont été supplantées par HTC (parfois dans le sang) et ces postes permettent en fait à la Turquie de maintenir sa présence militaire dans la région d’Idleb, à la grande fureur de Damas.

Aujourd’hui, l’armée syrienne encercle la ville de Morek et risque donc de se heurter aux forces turques, ce qui serait une première.

 Au-delà de la reprise d’une ville importante de la province d’Idleb, ce succès syrien a une autre conséquence, plus importante encore : la reconquête d’une partie de l’autoroute Damas-Alep, coupée depuis des années.

La reprise d’Alep n’avait pas permis de remettre en service cette autoroute stratégique car une portion importante en traverse la province d’Idleb.

Avec cette victoire, c’est une portion de plusieurs kilomètres qui repasse sous le contrôle de Damas mais la jonction complète est loin d’être achevée.

 

La reconquête d’Idleb ne fait que commence ■ 

 

Retrouvez l’ensemble des chroniques syriennes d’Antoine de Lacoste parmi les articles de dans notre catégorie Actualité Monde.