Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/03/2015

L' APOCALYPSE AU NOM D' ALLAH ! TRIBUN

16 mars 2015
État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 1e partie

Nous publions ici l’article d’un journaliste américain, Graeme Wood de la revue The Atlantic, relatifaux objectifs et à la nature profonde du groupe l’État islamique. Comme il est de coutume sur le site, cette publication ne constitue pas l’expression de notre adhésion aux analyses et aux conclusions de l’auteur, mais son approche peu commune et plutôt originale dans le paysage médiatique français nous est apparue digne d’intérêt et propre à nourrir la réflexion sur une question qui demeure, quoiqu’il en soit, des plus complexes. Extrêmement (sic!) long et détaillé, il fera l’objet de 6 articles distincts. Fortune.

L’État Islamique est sans conteste un ramassis de psychopathes. Mais c’est aussi un groupe religieux avec des croyances très spécifiques, parmi lesquelles la certitude de l’imminente fin des temps. Une certitude qui imprègne fortement sa stratégie mais qui nous offre également des pistes pour la mettre en échec.

D’où vient l’État islamique et quelles sont ses intentions ?

La simplicité de ces questions peut être trompeuse, et il est probable que seuls quelques dirigeants occidentaux soient en mesure d’y répondre.

Au mois de décembre, le New York Times publiait des propos confidentiels du général de division Michael K. Nagat, commandant des opérations spéciales américaines pour le Moyen-Orient :

” Nous n’avons pas vaincu l’idée… Nous ne l’avons même pas comprise“,

illustrant ses difficultés à seulement pouvoir donner du sens à l’appel de l’État islamique.

Au cours de l’année écoulée, le président Obama l’a, quant à lui, défini comme n’étant

“pas islamique”

ou encore l’a qualifié “d’équipe junior” d’al-Qaeda.

Autant de déclarations qui reflètent la confusion régnant à propos de ce groupe, une confusion qui est sans doute à l’origine d’importantes erreurs stratégiques.

En juin dernier, le groupe s’est emparé de Mosoul, en Irak, et contrôle depuis lors une zone plus étendue que le Royaume-Uni. Abu Bakr al-Baghdadi est à sa tête depuis mai 2010.

Jusqu’à l’été dernier, sa plus récente image connue était celle d’une photo de mauvaise qualité, prise par l’identité judiciaire américaine au cours de sa captivité au camp de Bucca, durant l’occupation de l’Irak.

En apparaissant le 5 juillet dernier à la mosquée al-Nuri de Mossoul pour y délivrer le sermon du Ramadan en tant que premier calife depuis des lustres, il a réalisé une mise à jour haute définition de cette image, en passant du statut de rebelle pourchassé à celui de commandeur de tous les musulmans.

Depuis, on observe l’arrivée d’un flot continu et sans précédent de djihadistes venant du monde entier.

Notre méconnaissance de l’État islamique est, par certains côtés, compréhensible: il s’agit d’un “Royaume Hermite” où peu de gens se sont rendus et d’où peu sont revenus. Baghdadi ne s’est exprimé qu’une seule fois devant une caméra. Mais les partisans du califat ont œuvré puissamment à la promotion de leur projet et son allocution ainsi que les encycliques et les autres innombrables vidéos de propagande de l’État islamique se trouvent en ligne.

Leur étude nous permet d’en déduire que

leur État rejette, par principe, la paix, qu’il est génocidaire, que ses opinions religieuses le rende par essence incapable d’évolution sur certains points, même si sa survie devait en dépendre, et qu’il se considère comme un élément précurseur, et même un acteur majeur, de l’imminente fin du monde.

L’État islamique, également connu sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), suit une version très particulière de l’Islam, où les croyances relatives au jour du jugement dernier influencent directement sa stratégie.

Elles peuvent en cela aider l’Occident à mieux le connaître à anticiper ses actions.

L’avènement de sa puissance s’apparente moins au succès des Frères Musulmans en Égypte (un groupe dont les dirigeants sont considérés comme des apostats par l’EI) qu’à

la réalisation d’une réalité alternative dystopique où David Koresh ou encore Jim Jones auraient survécu et où ils exerceraient un pouvoir absolu, non sur quelques centaines de personnes, mais sur près de 8 millions.

Nous nous sommes trompés sur la nature de l’État islamique sur au-moins deux points.

Tout d’abord,

nous voyons le djihadisme comme un bloc monolithique

et nous essayons d’appliquer, à une organisation qui a fermement éclipsé al-Qaeda, la même logique qu’à cette dernière. Les partisans de l’État islamique avec qui j’ai discutés évoquent encore Ousama ben laden sous le titre honorifique de“Sheikh Ousama”.

Mais le djihadisme a évolué depuis les grandes heures d’al-Qaeda,

entre 1998 et 2003, et de nombreux djihadistes dédaignent désormais les priorités du groupe ainsi que son actuel commandement.

Ben Laden considérait le terrorisme comme le prologue d’un califat qu’il ne s’attendait pas à voir de son vivant. Son organisation était flexible, opérant comme un réseau de cellules autonomes, géographiquement dispersées.

L’État islamique, au contraire, a besoin d’un territoire afin de demeurer légitime et d’une structure verticale pour l’administrer.

(Son administration se divise en une branche civile et une branche militaire et le territoire est scindé en provinces.)

Nous nous sommes également trompés lorsqu’au moyen d’une campagne bien intentionnée mais, malhonnête, nous avons nié la nature religieuse et médiévale de l’EI.

Peter Bergen, qui a réalisé la première interview de Ben Laden en 1997 avait intitulé son premier livre “Guerre Sainte, Inc.” pour bien marquer que Ben Laben était une créature du monde séculier actuel. Ben Laden a transformé la terreur en entreprise et l’a franchisée. Il exigeait des concessions politiques telles que le retrait des forces américaines d’Arabie Saoudite. Ses fantassins étaient à l’aise dans le monde moderne. Mohammed Atta a ainsi consacré la dernière journée de son existence à faire du shopping chez Walmart et à dîner chez Pizza Hut.

Il est tentant de conserver cette vision selon laquelle les djihadistes sont des gens modernes et séculiers, avec des préoccupations politiques actuelles, arborant seulement des déguisements religieux médiévaux pour faire en sorte que l’État islamique corresponde à cela.

En fait, nombre des actes du groupe semblent absurdes, sauf à les considérer attentivement à la lumière de son engagement à

ramener la civilisation dans son environnement légal du VIIème siècle, pour finalement provoquer l’apocalypse.

Les plus parlants sur cette question sont encore les autorités et les militants de l’État islamique eux-mêmes. Leurs références aux “modernes” sont dérisoires. Pendant les conversations,

ils insistent sur le fait qu’ils ne veulent pas – ne peuvent pas – s’écarter de préceptes de gouvernance intégrés dans l’Islam par le prophète Mohammed et ses premiers compagnons.

Ils utilisent souvent des formules codifiées, aux sonorités étranges et surannées pour des non-musulmans, mais qui se rapportent à des textes et des usages spécifiques aux premiers temps de l’Islam.

Pour prendre un exemple: au mois de septembre, Sheikh Abu Muhammad al-Adnani, le porte-parole en chef de l’EI, a appelé les musulmans des pays occidentaux, tels que la France et le Canada, à trouver un infidèle et à “frapper sa tête à coup de pierre“, à l’empoisonner, à lui rouler dessus avec une voiture, ou à “détruire ses récoltes”.

Pour des oreilles occidentales, la juxtaposition de châtiments d’aspect biblique, telles que la lapidation ou la destruction de récoltes avec un appel au meurtre à l’aide d’une voiture résonne de manière étrange. (Adnani n’hésite pas non plus à employer de simples métaphores comme lorsqu’il évoque le secrétaire d’État John Kerry en le qualifiant de “vieillard incirconcis“).

Mais les mots d’Adnani ne relevaient pas du simple dérapage verbal. Ses propos étaient parsemés de réflexions juridiques et théologiques et son exhortation à s’en prendre aux récoltes

faisaient directement écho aux commandements de Mohammed

de ne toucher ni à l’eau, ni aux récoltes – à moins que les armées de l’islam ne soient plus sur la défensive, auquel cas, les musulmans se trouvant sur la terre du “kouffar” , ou infidèle, devaient être sans pitié et les empoisonner.

La réalité, c’est que l’État islamique est islamique. Très islamique.

Oui, il a attiré des psychopathes et des aventuriers, largement issus des populations insatisfaites du Moyen-orient et d’Europe.

Mais la religion prêchée par ses plus fervents adeptes provient d’interprétations cohérentes et savantes de l’Islam.

Pratiquement toutes les décisions et lois majeures promulguées par l’État islamique suivent ce qu’il appelle, dans ses journaux, dans ses déclarations et sur ses affiches, sur ses plaques d’immatriculation, ses imprimés ou ses pièces de monnaie:

“la voie du prophète”, ce qui signifie suivre le récit et l’exemple du Prophète, dans les moindres détails.

Les musulmans peuvent rejeter l’État islamique, quasiment tous le font. Mais prétendre qu’il n’est pas réellement un groupe religieux, millénariste, avec une théologie qui doit être comprise pour être combattue, a déjà conduit les États-Unis à le sous-estimer et à mettre en œuvre des schémas insensés pour le contrer.

Nous aurons besoin de nous familiariser avec la généalogie intellectuelle de l’EI si nous voulons réagir d’une manière qui ne le renforce pas, mais au contraire, qui favorise son autodestruction sous l’effet de ses propres excès de zèle.

vu sur : http://fortune.fdesouche.com/376963-etat-islamique-lapocalypse-au-nom-dallah-1e-partie

CIA, BEN LADEN ALQAIDA ET MAGOUILLES .....

dimanche 15 mars 2015

Des fonds de la CIA ont servi à financer Al-Qaida (incroyable mais c'est vrai, enfin c'est pas une surprise non plus...)

Un échange épistolaire entre Oussama Ben Laden et un responsable d'Al-Qaida révèle que la Central Intelligence Agency (CIA - l'agence centrale du renseignement américaine) a participé, par inadvertance, au financement de l'organisation terroriste qu'elle combattait, rapporte le New York Times samedi 14 mars

 

cia6

 

Commentaire : Par inadvertance. Qui va croire une telle farce ? 

En 2010, 1 million de dollars provenant d'un fonds mis à la disposition du gouvernement afghan par l'agence de renseignement américaine a atterri dans les coffres d'Al-Qaida, alors affaiblie par les attaques de drones menées par la même CIA, précise le quotidien américain, qui cite des responsables américains et occidentaux. 

A l'époque, l'Afghanistan, qui éprouvait des difficultés à rassembler des fonds pour payer à Al-Qaida la rançon d'un diplomate afghan enlevé par l'organisation terroriste, avait pioché dans un compte secret du gouvernement afghan, alimenté tous les mois en liquide par la CIA. 

Ben Laden suspicieux 

Oussama Ben Laden avait eu vent de l'origine des fonds et soupçonné les Américains d'être de mèche avec le gouvernement afghan.

Le chef d'Al-Qaida, qui craignait que les billets ne soient tracés, empoisonnés ou encore irradiés, avait alors demandé que ils soient changés dans une autre devise. Il ne s'agissait pourtant pas d'un piège tendu à l'organisation terroriste, relève le New York Times, mais d'un « exemple parmi d'autres » de financement de groupes terroristes par les Etats-Unis du fait d'un manque de supervision et de contrôle du côté de l'agence de renseignement. 

Des lettres entre Ben Laden et Atiyah Abd Al-Rahman avaient été trouvées dans les ordinateurs et parmi les documents saisis lors du raid américain dans lequel le chef d'Al-Qaida a été tué au Pakistan en 2011. Ces courriers, jusque-là tenus secrets, ont été présentés comme preuves à charge dans le procès, à New York, d'Abid Nasir, un membre d'Al-Qaida reconnu coupable début mars d'avoir participé à la préparation avortée d'attentats à New York, Manchester et Copenhague. 

5 millions de rançon 

Le diplomate Abdul Khaliq Farahi était consul général d'Afghanistan à Peshawar, au Pakistan, au moment de son enlèvement en septembre 2008, quelques semaines avant de prendre ses fonctions d'ambassadeur. Il avait été libéré plus de deux ans après, après le versement par Kaboul d'une rançon d'un montant total de 5 millions de dollars, dont un cinquième provenait du fonds secret financé par la CIA. 

Le Pakistan avait pour sa part payé près de la moitié de la rançon, le reste étant financé par l'Iran et des Etats du Golfe.

Le Monde - Sott

SYRIE: L' ARMÉE SYRIENNE PASSE A L' OFFENSIVE ......

 

L'armée syrienne à l'offensive après quatre ans de conflit
 

 

 

 

 

 

 

BEYROUTH (Reuters) – L’armée syrienne a mené dimanche des raids aériens sur Douma, bastion rebelle à quelques kilomètres au nord-est de Damas, faisant 18 morts et une centaine de blessés parmi lesquels des enfants, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

Selon les médias officiels, les forces gouvernementales ont également tué dans la nuit de samedi à dimanche des dizaines de combattants affiliés au groupe djihadiste Al Nosra, dont trois commandants de haut rang, dans le sud du pays.

 

Alors que le conflit syrien entre dans sa cinquième année, l’OSDH, qui en suit l’évolution en s’appuyant sur de nombreuses sources sur le terrain, a fait état d’un bilan de plus de 215.000 morts, dont la moitié de civils environ, depuis les premières manifestations pacifiques contre le président Bachar al Assad en mars 2011.

 

Le mois dernier, l’armée syrienne a déclenché dans le sud du pays, avec l’appui de la milice chiite libanaise du Hezbollah, une vaste offensive contre le Front Al Nosra, membre du réseau Al Qaïda, et les groupes rebelles non djihadistes.

 

« L’armée (…) a attaqué un rassemblement de terroristes appartenant à un groupe affilié au Front Al Nosra à Al Soueisseh, dans la province de Kouneïtra, tuant des dizaines de terroristes ainsi que trois de leurs chefs », a rapporté l’agence de presse officielle Sana.

 

Dans un communiqué, l’armée syrienne fait allusion à des opérations en cours dans la province de Kouneïtra sans fournir de précisions sur d’éventuelles victimes.

 

L’OSDH rapporte pour sa part que les hélicoptères des forces gouvernementales ont largué des barils d’explosifs dans le centre de la région, visant une zone où les brigades islamiques et le Front Al Nosra combattent le Hezbollah et les milices progouvernementales depuis des semaines.

 

Une partie du sud de la Syrie échappe au contrôle de Damas, en particulier de vastes zones rurales proches de la Jordanie et des territoires situés le long de la frontière avec Israël, près du plateau du Golan, selon experts militaires et diplomates.

 

La région est l’une des rares de Syrie où les groupes non djihadistes sont encore bien implantés, alors qu’ils ont largement cédé la place aux islamistes radicaux dans les autres parties du pays.

 

Quatre ans après le début du soulèvement, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a estimé dimanche que les Etats-Unis devraient « au final » négocier avec Bachar al Assad pour une transition politique en Syrie.

 

 

(Sylvia Westall; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

15/03/2015

LE SIONISME VU PAR LE GÉNÉRAL DE GAULLE ....

Le sionisme vu par le Général de Gaulle [Vidéo]

 
 
 

Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Général de Gaulle (Conférence de presse du 27/11/67).Le sionisme vu par le Général de Gaulle

Extrait de sa conférence de presse du 27/11/67. (*Vidéo en fin d'article)

L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque là, l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la deuxième guerre mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevaient, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’il avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : « L’an prochain à Jérusalem ! ».

Cependant, en dépit du flot tantôt montant tantôt descendant des malveillances qu’ils provoquaient, qu’ils suscitaient plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté ; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament, nourri par toutes les source d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait chez nous la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies pendant la deuxième guerre mondiale, et grossi depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats. C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en propagande, que les Israéliens recevaient des milieux juifs d’Amérique et d’Europe, beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un modus vivendi pacifique.

Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956, à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez on avait vu apparaître en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à saisir toute occasion qui se présenterait. C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat, et s’était appliquée au contraire à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr, nous conservions avec le gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même, nous lui fournissions pour sa défense éventuelle, les armements qu’il demandait d’acheter. Mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération, notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps. Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade à Tel-Aviv.

Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu’elle doit être aujourd’hui une des bases fondamentales de notre politique extérieure. Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vînt la déchirer.

Hélas ! Le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés en Jordanie, et aussi d’une menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Aqaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, proposé aux trois autres grandes puissances d’interdire, conjointement avec elle, à chacune des deux parties d’entamer le combat. Le 2 juin, le gouvernement français avait officiellement déclaré, qu’éventuellement, il donnerait tort à quiconque entamerait le premier l’action des armes, et c’est ce que j’avais moi-même, le 24 mai dernier, déclaré à Monsieur Eban, ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. “Si Israël est attaqué”, lui dis-je alors en substance, “nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés que les Arabes, je ne doute pas que le cas échéant, vous remporteriez des succès militaires, mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients.” On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël, ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations unies, mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut y avoir de solution sauf par la voie internationale.

Un règlement dans cette voie, à moins que les Nations unies ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe d’Aqaba et dans le canal de Suez. Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut international. Pour qu’un tel règlement puisse être mis en oeuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations unies) et, si un tel accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué. Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître non point fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs. Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la détente générale qui suivrait un pareil événement…

Général de Gaulle, le 27/11/67 (Paris).

 

Le sionisme vu par le Général de Gaulle [Vidéo]
Code lecteur :

*Le sionisme vu par le Général de Gaulle

 
ET AUSSI
 
 

Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Rabbin Ahron Cohen (Neturei Karta).Le Sionisme vu par le Judaïsme (2)

Discours prononcé par Ahron Cohen, rabbin membre du groupe Neturei Karta, lors d’une conférence à « Durban 2 ». (*Vidéo en fin d'article)

Notre message, et je sais que le Président [Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d’Iran, présent lors du discours, ndlr] l’a compris, s’adresse à vous tous, et c’est la raison de notre présence.

Notre message est que le judaïsme et le sionisme sont deux entités diamétralement opposées, deux concepts différents. Le judaïsme existe depuis des milliers d’années, alors que le sionisme existe depuis un siècle. Si le judaïsme et le sionisme étaient identiques nous aurions entendu parler du sionisme depuis plus longtemps qu’il y a un siècle. Pourquoi le judaïsme et le sionisme sont ils deux concepts opposés ?  Le judaïsme renvoie à une façon de vivre depuis des milliers d’années, avec une éthique, une morale et un esprit de justice. Le sionisme est une idée nationaliste qui existe depuis cent ans, il est contraire aux croyances juives. Je ne vais pas trop insister sur ce point parce que c’est un message qui s’adresse aux juifs eux mêmes. Selon nos croyances et nos enseignements, les juifs doivent être en dispersion dans le monde et se comporter loyalement quel que soit le pays dans lequel ils résident.

Attachons nous maintenant aux aspects du sionisme par rapport au judaïsme, et par rapport aux valeurs religieuses du judaïsme humaniste. Le sionisme est totalement anti-humaniste, et pour rester dans le contexte de la conférence ici à Genève, il est totalement opposé aux principes de base de l’anti-racisme. Par définition, le sionisme est une idéologie raciste parce qu’il a pour but de s’approprier des terres en déplaçant les populations qui y vivent et pour les donner à un groupe en particulier, quelle belle preuve de racisme ! Le judaïsme prêche la compassion et le respect pour les voisins, le respect de ce qu’ils possèdent, le respect de leur demeure et bien-sûr le respect de leur vie. Le sionisme est complètement opposé au judaïsme. Son but est de s’imposer aux populations palestiniennes en les soumettant et en ignorant leur espoir d’auto-détermination. Tout ceci a conduit à la violence à laquelle nous assistons depuis un siècle avec la mort des juifs et des non juifs. Le sionisme est une idéologie raciste qui a tort d’un point de vue moral et logique.

Il est très difficile de comprendre comment des pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Europe peuvent appuyer une telle idéologie. Il est évident que cette situation va engendrer des tensions. Le sionisme et Israël sont responsables des tensions au Proche-Orient. J’ai toujours dit qu’il n’y a qu’un seul pas à faire pour que les tensions disparaissent au Moyen-Orient, à condition que ce pas soit fait sincèrement par ceux qui détiennent le pouvoir et qu'ils se disent prêts à s’asseoir et discuter sincèrement d’une solution de paix dans l’état sioniste. Les choses changeront en une nuit, je vous assure que toute violence s’arrêtera. Il y aura beaucoup à faire pour sortir de cette situation générée par le sionisme et par les pays qui ont appuyé le sionisme. Mais avec la volonté de l’Occident, au lieu de dépenser son argent pour acheter des armes, ils devraient utiliser cet argent pour aider les Palestiniens à se réorganiser. Plus rien n’empêcherait la Palestine de retrouver la paix.

Je prie pour que le régime sioniste soit remplacé par un régime en accord avec les aspirations des Palestiniens. Quelle que soit la forme de ce régime, ce sera aux populations palestiniennes d’en décider. Les Juifs, les Arabes, les Chrétiens et les Musulmans pourront vivre en paix comme ils l’ont fait pendant des générations. Les sionistes ne représentent pas les juifs et n’ont pas le droit de représenter les juifs. L’anti-sionisme n’est pas l’antisémitisme. Je prie, comme je l’ai dit précédemment, pour que la paix soit la solution de l’état sioniste, pour qu’elle soit rapidement adoptée et révélée au monde et que le monde puisse vivre ensemble en paix…

Rabbin Ahron Cohen, le 20/04/09 (Genève).


Neturei Karta

 

Le Sionisme vu par le Judaïsme (2) [Vidéo]
 
 

RAPPEL : LE DERNIER DISCOURS DE SAYED HASAN NASRALLAH

Je vous adresse le dernier extrait du discours de Sayed Hassan Nasrallah du 25/10/2014, consacré à l'Etat Islamique, et publié ce jour.



Dans cet extrait, Hassan Nasrallah affirme que le takfirisme n’a aucun lien avec l’Islam et son Prophète, mais qu’il est avant tout le fait de la secte hérétique wahhabite créée et propagée par l’Arabie Saoudite. Il soutient que l’Etat Islamique ne pourra être vaincu que par les musulmans et que la confrontation doit avoir lieu avant tout sur le terrain idéologique, appelant tous les musulmans à dénoncer et réfuter les thèses wahhabites comme une abominable distorsion des principes élémentaires de l’Islam, à proclamer et défendre l’Islam authentique et à avoir un comportement qui incarne les nobles valeurs de l’Islam. Plutôt que de se précipiter vers une solution militaire, qui doit être un dernier recours, il convient d’abord de stopper la diffusion du wahhabisme dans le monde arabo-musulman pour en préserver les peuples, et d’essayer de raisonner ceux qui ont été égarés et combattent avec l’Etat Islamique en croyant qu’ils combattent dans la voie de Dieu.

 

C'est une responsabilité primordiale des musulmans du monde entier.


 


Salah



Hassan Nasrallah : l'Etat Islamique est avant tout Wahhabite, chaque musulman doit le combattre (VOSTFR)

 

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hasan Nasrallah, le 25 octobre 2014, à l’occasion de la commémoration de ‘Ashura, le martyre de l’Imam Hussein.

 

Discours consacré à l’Etat Islamique – VOSTFR

 

 

Vidéo sous-titrée : Hassan Nasrallah : l'Etat Islamique est avant tout Wahhabite, chaque musulman doit





Dans cet extrait, Hassan Nasrallah affirme que le takfirisme n’a aucun lien avec l’Islam et son Prophète, mais qu’il est avant tout le fait de la secte hérétique wahhabite créé et propagée par l’Arabie Saoudite.

 

Il soutient que l’Etat islamique ne pourra être vaincu que par les musulmans et que la confrontation doit avoir lieu avant tout sur le terrain idéologique, appelant tous les musulmans à dénoncer et réfuter les thèses wahhabites comme une abominable distorsion des principes élémentaires de l’Islam, à proclamer et défendre l’Islam authentique et à avoir un comportement qui incarne les valeurs authentiques de l’Islam.

Plutôt que de se précipiter vers une solution militaire, qui doit être un dernier recours, il convient d’abord de stopper la diffusion du wahhabisme dans le monde arabo-musulman pour en préserver les peuples, et d’essayer de raisonner ceux qui ont été égarés et combattent avec l’Etat Islamique en croyant qu’ils combattent dans la voie de Dieu.

 

 

 

Transcription :

 

Pour faire face [à l’Etat Islamique], un « remède » seulement sécuritaire ou militaire ne suffit pas et quiconque croit que c’est la bonne voie s’illusionne. Cette question est bien trop profonde pour pouvoir être réglée seulement de manière sécuritaire ou militaire.

 

D’autres personnes prétendent encore que ces mouvements se développent dans des environnements pauvres, et que la solution est donc le développement (économique). Un tel développement est de toute façon nécessaire, mais beaucoup d’entre eux (l’Etat Islamique) ne viennent pas de zones pauvres. Nombre d’entre eux viennent d’Europe et ont une situation matérielle confortable et vivent très aisément voire luxueusement, etc. Ces diagnostics sont simplificateurs.

 

Permettez-moi de me prononcer sur ce point en ces termes : quiconque recherche des raisons politiques, économiques ou sociales (pour comprendre l’existence de l’Etat Islamique) se trompe. Ce ne peut être là que des facteurs secondaires qui y contribuent – les conditions, les prétextes, l’environnement. Mais la raison véritable et fondamentale est cette raison dogmatique, idéologique et culturelle, à savoir que sont apparus dans le monde islamique des personnes qui sont venues dire ceci à ces milliers de jeunes, à ces dizaines de milliers de jeunes ou de familles : « Votre responsabilité est de purifier la Terre de la mécréance, de purifier la Terre du polythéisme et de tous les infidèles ; et vous voyez tous les peuples de cette région (le Moyen-Orient) ? Leurs dirigeants, leurs gouvernements, leurs armées, leurs communautés, tous sont des polythéistes, et vous avez le devoir de les combattre et de les tuer, et de faire ceci, ceci, cela, etc. » Ils assurent à ces groupes que c’est là leur obligation religieuse. Ces (membres de l’Etat Islamique) croient qu’ils se rapprochent ainsi d’Allah et qu’ils combattent sur Sa voie, ils en sont convaincus. Telle est la véritable tragédie.

 

Permettez-moi, puisque j’ai dit que notre responsabilité est de dire les choses en toute franchise, car nous tous... – mais bien sûr je ne veux pas en faire là une habitude pour mes discours, mais je dois le dire en toutes lettres au moins pour cette fois, sans vouloir provoquer personne, mais juste pour une fois –, nous avons le devoir d’affirmer la vérité telle qu’elle est, à savoir que ce dont on parle, et dont nous chuchotons tous le nom entre nous, dont nous parlons de manière générale en l’appelant le courant takfiri... Le fond de cette pensée est la pensée wahhabite. Le wahhabisme.

 

Ces gens-là ne sont pas des partisans (du Prophète) Muhammad b. Abdallah, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille. Ces gens sont les partisans du Cheikh Muhammad b. Abd-al-Wahhab (fondateur du Wahhabisme allié à la Maison des Saoud). Ce courant wahhabite, dont j’ai expliqué que des gens ont œuvré pour le répandre, le propager et le soutenir partout dans le monde, c’est de lui qu’il s’agit. Aujourd’hui, lorsqu’on rejoint Al-Qaïda, Daech (l’Etat Islamique) ou (le Front) Al-Nosra, quels sont les livres qu’ils étudient ? Quels livres enseignent-ils ? Ce sont les livres du Cheikh Muhammad b. Abd-al-Wahhab, de ses descendants et des savants et des cheikhs de son école ainsi que des muftis qui sont venus après lui [Ibn Taymiyya, etc.]. Voilà ce qu’ils enseignent, c’est cette culture, cette pensée, cette voie, et c’est là que réside le danger. Quiconque recherche un remède authentique, véritable, et efficace à ce dont nous souffrons en tant que musulmans, chrétiens, et tous les peuples de cette région du fait de ces défis doit considérer la source du problème pour voir comment y trouver une solution.

 

Eh bien, la lutte (contre l’Etat Islamique) doit donc être principalement et avant tout une lutte idéologique, culturelle, intellectuelle. Quelle sont donc nos responsabilités en la matière ? Je vais les rappeler très brièvement.

 

Premièrement, nous devons défendre l’Islam. C’est bien sûr avant tout (mais pas seulement) la responsabilité des savants : les savants chiites, les savants sunnites, tous les savants de l’Islam car afin que je sois très clair encore une fois, nous n’avons pas le droit de dire que les membres de ce courant (l’Etat Islamique) sont des sunnites, ce serait injuste et inexact. Ils se prétendent sunnites, mais ils considèrent que les sunnites du monde aujourd’hui (peut-être un milliard) ne sont pas des sunnites. Ils les considèrent (avec mépris) comme des soufis, des ach’aris (branche majoritaire de l’Islam sunnite), etc. Par conséquent, la responsabilité des savants de l’Islam, sunnites et chiites, la responsabilité de chaque personne éduquée, de chaque professeur, de chaque enseignant ou enseignante, de chaque jeune homme ou jeune femme – car nous n’avons pas de corps constitué des hommes de religion, non –, quiconque a une culture islamique, une compréhension de l’Islam, des connaissances sur l’Islam doit, que ce soit sur les chaînes TV, dans les journaux, sur les sites Internet, avec toutes nos capacités et partout dans le monde, nous devons tous faire de notre mieux pour que notre voix soit la plus forte, car leur voix (celle de l’Etat Islamique) est forte. Leur voix est très forte, et les moyens médiatiques dont ils disposent sont considérables. Il faut que notre voix soit forte et porte loin (et proclame) : « O les gens, ô les musulmans et les non musulmans, ô tous les peuples du monde ! Ce que vous voyez là, ce n’est pas l’Islam ! Cela n’a absolument aucun rapport, aucun lien avec l’Islam ! Ce n’est pas cela qu’enseigne le Coran, ce n’est pas à cela qu’il appelle. Ce n’est pas là la religion (du Prophète) Muhammad b. Abdallah, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa famille. » Cette voix doit s’élever. [Audience : Salutations sur le Prophète et sa famille.]

 

Premièrement pour le principe, mais ensuite il faut également clarifier, expliquer cela. Il ne suffit pas de tenir un discours général. Nous devons montrer que ces versets coraniques qu’ils invoquent pour justifier leurs actes sont faussement utilisés, que ce n’est pas leur signification. Mais bien sûr, ils ont une méthode d’interprétation et d’inférence bien à eux. Je n’ai pas le temps de développer ce point maintenant, peut-être le ferai-je à une autre occasion.

 

Ces traditions prophétiques qu’ils citent et attribuent au Messager d’Allah sont des traditions fabriquées et mensongères. Les musulmans ne les acceptent pas, les savants de l’Islam ne les reconnaissent pas (comme authentiques). On peut facilement démontrer ces choses-là. Notre premier devoir est donc de défendre l’Islam.

 

Notre deuxième devoir est d’expliquer la réalité de l’Islam au monde. Ce n’est pas là une question d’école contre école. Par Dieu, ce n’est pas dû au fait qu’il y a d’un côté l’Islam chiite, de l’autre l’Islam sunnite ou telle ou telle école, non ! Cet Islam sur lequel nous sommes unanimement d’accord, nous tous les membres des différentes écoles islamiques, nous l’écrasante majorité des musulmans, nous devons le présenter au monde entier.

 

Notre troisième devoir, qui est d’une importance capitale, est d’avoir un comportement modèle. Ils présentent un modèle barbare, macabre, terrifiant, outrageux, déformé de l’Islam. Eh bien, le reste des musulmans, qu’ils soient chiites, sunnites, etc., (a le devoir de réagir). Aujourd’hui, c’est la responsabilité des musulmans à titre individuel, où qu’ils soient – au Liban, dans le monde arabe, en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord ou en Amérique Latine, où qu’ils soient –, c’est leur responsabilité en tant qu’individus, familles, communautés, groupes, partis ou mouvements, personnalités ou gens du commun, qui qu’ils soient. Oui, à l’heure actuelle, la responsabilité de présenter, à travers le comportement, à travers (l’application de cette tradition prophétique) « Appelez les gens à l’Islam autrement que par votre langue. » (= par l’exemplarité de vos actes). A travers (l’application de la tradition) « Soyez un ornement pour votre Prophète Muhammad (par votre exemplarité), et ne soyez pas une souillure pour votre Prophète (par vos vices) », que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille. Aujourd’hui, c’est une responsabilité majeure. Afin que les gens puissent dire : « Non, l’Islam ce n’est pas ça (l’Etat Islamique), c’est ça (les musulmans du quotidien). » Il faut que les musulmans, les masses musulmanes, les peuples musulmans, dans leurs pays et avec les non-musulmans partout dans le monde, incarnent le modèle normal de l’homme musulman : celui qui est sincère, qui restitue les dépôts qui lui sont confiés, qui considère le mensonge comme un péché, le vol et la spoliation comme un péché, le fait de tuer toute âme humaine, que Dieu a rendue sacrée, comme un péché, celui qui ne commet pas de crimes, qui ne trahit pas, qui ne trompe pas, celui qui n’agresse pas les autres, etc., etc., etc. Celui qui s’ouvre aux autres, car notre religion est la religion du dialogue, notre Prophète est le Prophète du dialogue, notre Coran est un Livre de dialogue, celui qui dialogue avec les autres, qui est prêt à prendre d’eux et à leur donner, à rechercher avec eux la vérité et l’erreur, etc. Celui qui se comporte avec les autres avec droiture, justice et bonté, ce qui est également le contenu des versets coraniques qui nous appellent à cela.

 

Aujourd’hui, présenter un modèle différent (de celui de l’Etat Islamique) est une responsabilité majeure, plus importante que jamais. Tel jour, je me comporte bien (simplement) car ma responsabilité est de bien me comporter. Mais aujourd’hui, ma responsabilité est décuplée : je dois bien me comporter, et montrer le bon exemple en ce qui concerne la religion, le Coran et le Prophète auxquels j’appartiens car il y a un grand danger de distorsion de cette religion, de ce Coran et de ce Prophète. Notre responsabilité est décuplée.

 

Quatrièmement, oui, il faut confronter ce mouvement, et il faut une coopération des gouvernements, des Etats, des savants, des organisations et de tous les musulmans pour prévenir, empêcher sa propagation. Et encore une fois, il faut être francs : aujourd’hui, le pays qui porte la plus grande responsabilité, dans le monde islamique, pour mettre fin à la propagation de cette pensée est le Royaume d’Arabie Saoudite, qui en a déjà souffert dans le passé lointain et le passé proche, et qui en souffre encore, indépendamment de toute autre caractérisation politique. Oui, elle en porte également la responsabilité.

 

Il n’est pas suffisant que nous fassions – ou plutôt qu’ils fassent car nous n’y avons pas participé et nous n’y participerons jamais – une alliance internationale pour que les armées du monde entier viennent combattre Daech. Avant tout, arrêtez – et je m’adresse là à tout le monde –, fermez les écoles qui forment les adeptes de cette pensée daechiste. Cessez et fermez les portes du takfir (accusation d’apostasie) et le jugement qui déclare les gens infidèles pour les raisons les plus triviales. Lancez un appel aux savants du courant wahhabite afin qu’ils reconsidèrent leurs principes et acceptent de dialoguer avec le reste des savants musulmans, sunnites et chiites, au sujet de ces croyances qu’ils œuvrent à promouvoir et diffuser dans le monde. Et aussi dans la confrontation de ceux qui ont pris les armes dans n’importe quel pays arabe et/ou musulman, nous appelons à ne pas se précipiter vers (la guerre) – sauf lorsque la bataille est déjà déclenchée, c’est une autre question –, mais tant que l’affrontement n’a pas commencé, il faut déployer des efforts sur le plan de la pensée, du dialogue, de la culture, essayer absolument de tenir des discussions avec ces gens-là (les wahhabites) surtout de la part des savants, des gens dotés de connaissance, de lucidité, d’éveil, car nombre d’entre eux (les wahhabites) ont des doutes. Ils ont une compréhension fausse (de l’Islam), une doctrine fausse. La base de la confrontation des jeunes membres de ce courant doit être de leur ouvrir les yeux, et non de les leur fermer définitivement (les éliminer). Certains se disent tout de suite que les gouvernements, les régimes, les armées et les Etats forment des alliances pour éradiquer les adeptes de ce mouvement... Non !

 

Il faut d’abord penser à réveiller ces gens, à leur ouvrir les yeux et à leur tendre une main secourable. Il faut dialoguer avec eux, certains savants peuvent avoir une influence sur eux. Et naturellement, ici, la responsabilité des savants de nos frères sunnites est bien plus grande que celle des savants chiites. Car en ce qui concerne les savants chiites, quel que soit celui qui se présente à eux, son sort est certain (car ils le considèrent comme un apostat méritant la mort). Mais peut-être qu’ils accepteront d’écouter des savants sunnites. Une grande responsabilité repose sur les savants sunnites, celle de dialoguer avec eux. Et que personne ne dise que ça ne sert à rien, qu’il n’y a aucune chance, aucun espoir, aucun résultat à attendre. Pourquoi donc ?

 

Nous avons une expérience similaire dans l’histoire. Aujourd’hui, si quelqu’un veut faire un rapprochement, il compare ce problème (le mouvement takfiri et ce qui se passe) avec le précédent historique des Kharijites, à l’époque du Commandeur des Croyants, Ali b. Abi Taleb, que la paix soit sur lui. Tous les musulmans le considèrent comme le calife légitime : les sunnites le considèrent comme le quatrième calife bien-guidé, et les chiites le considèrent (le premier) Imam des musulmans à leur manière. Mais il n’y a pas de débat sur le fait qu’il est le calife légitime, malgré les différences en ce qui concerne les principes du califat légitime. Eh bien, un peuple a pris les armes contre lui, et il a été appelé les Kharijites (= ceux qui sont sortis de l’allégeance), et le Commandeur des Croyants, sur lui la paix, est allé à leur rencontre pour les combattre, accompagné du reste des Compagnons d’entre les Muhajirin (émigrés de La Mecque) et les Ansars (de Médine) et de leurs enfants. Les Kharijites étaient 12 000, et certains d’entre eux avaient commis des crimes. Et dès le premier jour, le Commandeur des Croyants leur a demandé de livrer les criminels, mais ils refusaient. Malgré tout cela, il n’a pas décidé qu’il fallait éradiquer ces 12 000 personnes. Il a dit à son compagnon : « Approche, ô Abdallah b. Abbas. Tu as un statut reconnu, une grande science, etc. (et tu pourras peut-être les convaincre) ». Adballah b. Abbas s’est donc approché, il a tenu un discours (aux Kharijites), il a parlé, avancé des preuves, a dialogué avec eux, a discuté, débattu... Grâce aux efforts de Abdallah b. Abbas, 4000 hommes sont revenus, ils se sont retirés de l’armée kharijite qui comptait à l’origine 12 000 hommes (il n’en restait donc que 8000). Eh bien, après cela, plus personne ne bougeait. L’Imam ‘Ali lui-même, paix sur lui, s’est ensuite approché, il a discouru, exhorté, parlé, avancé des preuves, rappelé, débattu, etc., et le résultat est que 4000 autres hommes se sont retirés (des rangs kharijites). Sur les 8000, il en restait donc 4000, mais ça y est, ils n’avaient plus aucune disposition à écouter ou dialoguer avec qui que ce soit.  « On ne veut rien savoir. » Ils ont fermé la porte (des discussions). C’est alors que la guerre a eu lieu. Et ce fut donc la bataille de Nahrawan, qui fut très violente pour eux.

 

Par conséquent, il n’est pas juste, dans la confrontation de ce mouvement, que ce qui vienne à l’esprit de nos dirigeants dans le monde arabe et islamique soit directement le sécuritaire, le militaire, l’élimination, le combat, etc. Non ! Il y a une responsabilité, une véritable responsabilité légale, religieuse, morale et humanitaire à faire en sorte qu’il y ait des efforts sincères – sur le plan de l’idéologie, la culture, la doctrine, la foi, les médias, le dialogue, etc., afin d’ouvrir les yeux de ces gens-là. Telle est notre religion. Notre religion ne recherche pas la mort mais la délivrance. Elle recherche à ouvrir les yeux des gens ici-bas et à leur ouvrir les yeux dans l’au-delà.

 

Et même, au contraire, beaucoup de ces gens-là sont à plaindre. Ils ont perdu la vie d’ici-bas, et ils auront la surprise désagréable de découvrir qu’ils ont également perdu l’au-delà.  « Ceux dont les efforts, dans cette vie, sont déployés en pure perte, et qui croyaient cependant bien agir. » (Coran, XVIII, 104). Et c’est pourquoi ces gens-là sont à plaindre, ce sont de misérables orphelins, plus que les orphelins. Et la grande responsabilité est de leur ouvrir les yeux.

 

Par conséquent, face à ce défi dangereux et majeur, si nous voulons défendre notre Islam et notre communauté, et éloigner ce danger, notre effort doit être avant tout de l’ordre de la connaissance, de la pensée, de la culture.

 

Premièrement, nous devons protéger le reste des musulmans – nous devons agir sur deux plans : le premier devoir est de protéger le reste des musulmans de cette pensée destructrice, de les prémunir contre elle, et c’est là qu’interviennent les savants, les intellectuels, les hommes politiques, les partis, les hommes, les femmes, les pères, les mères, les médias, etc. Et le deuxième devoir est d’agir en vue d’ouvrir les yeux de tous ce qui peuvent être réveillés parmi les adeptes de cette pensée takfirie kharijite meurtrière dans laquelle il y a la perte de ce monde et la perte de l’au-delà, et après cela, il faut agir selon les circonstances. Aujourd’hui, oui, notre religion et notre communauté font face à ce défi, et notre devoir est de prendre cette position husseinite (de l’Imam Hussein b. Ali, martyr) claire.

 

Partout où la situation exigera de nous qu’on proclame la vérité, nous nous tiendrons au milieu du champ de bataille et nous proclamerons la vérité, et nous désignerons les choses par leur nom. Et lorsque la situation exige de nous que nous versions notre sang et sacrifiions nos proches et nos êtres les plus chers, en défense de notre Islam, de notre communauté et de nos peuples, comme l’a fait l’Imam Hussein à Karbala, nous ferons de même, nous l’avons fait et continuerons à le faire si Dieu le veut.

 

Que la paix soit sur toi ô mon maître et commandeur, ô Aba ‘Abdillah al Hussein, ô fils (descendant) du Prophète, ainsi que sur les âmes qui sont tombées à tes côtés. Recevez de ma part le salut et la paix perpétuels, aussi longtemps que je vivrai, aussi longtemps que dureront le jour et la nuit. Que Dieu ne fasse pas de cette visite (ces salutations à distance) la dernière que je vous rendrai. Que la paix soit sur Hussein, sur ‘Ali le fils de Hussein, sur les (autres) enfants de Hussein, et sur les compagnons de Hussein. Que Dieu vous récompense tous (pour votre piété en ces jours sacrés). Que la Paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Sa Miséricorde et Ses Bénédictions. [Audience : A ton service, ô Nasrallah !]

 

 

Première partie de ce discours : Hassan Nasrallah: L’Etat Islamique est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire

 

Deuxième partie de ce discours : Hassan Nasrallah : les principales victimes de l’Etat Islamique sont les musulmans sunnites

 

Merci SALAH





Voir également :

 


Sayed Hassan Nasrallah : L'Etat Islamique est l'allié d'Israël et vise La Mecque et Médine ; « L’Amérique est la mère du terrorisme » ; Le Hezbollah aurait dû intervenir plus tôt en Syrie ; Al Qaïda est une création des services de renseignement américains et saoudiens ; Le djihadisme takfiri menace l’Orient comme l’Occident ; La situation en Syrie et le danger takfiri ; Les terroristes takfiris n’ont ni religion ni patrie ; J’irai moi-même avec tout le Hezbollah combattre en Syrie s’il le faut

Ali Khamenei : les musulmans doivent faire face à l’Etat Islamique et armer la Palestine (VOSTFR)


Tchétchénie : Kadyrov et 10 000 soldats s’engagent au service de Vladimir Poutine (VOSTFR)

Bachar al-Asad célèbre le Nouvel An sur le Front disputé de Jobar

Terrorisme « islamiste » : à qui la faute ?

Le spectaculaire échec médiatique à propos de Charlie Hebdo

Norman Finkelstein réagit à l’affaire « Charlie Hebdo » : « Je suis… Gaza »



LE " CHARLES DE GAULLE " SOUS COMMANDEMENT AMÉRICAINS .....

vendredi 13 mars 2015

Le porte-avions français Charles de Gaulle sous commandement US

Le navire amiral de la Marine française est placé sous commandement américain dans le cadre de l'opération en Irak.

Le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle a été placé sous commandement américain dans le cadre de l'opération conjointe contre l'Etat islamique en Irak.

 

Selon le Washington Post, le navire français a été intégré à un groupe aéronaval avec le porte-avions nucléaire américain USS Carl Vinson.

Il s'agit de la première fois qu'un porte-avions français est placé sous commandement US pendant une opération militaire dans l'histoire.

A l'occasion de cet événement, le chef d'état-major des armées des Etats-Unis, le général Martin Dempsey, s'est rendu dimanche à bord du Charles De Gaulle.

 

 
Les deux navires disposent d'un niveau élevé d'interaction: les chasseurs français Rafale se posent et décollent du Carl Vinson, tandis que le Charles De Gaulle accueille des F/A-18 Hornet américains.

 

La France est le premier pays à avoir rejoint en septembre 2014 la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Depuis août, ces derniers effectuent des frappes aériennes contre les positions de l'EI en Irak et depuis le 23 septembre, en Syrie.

Le Charles de Gaulle est actuellement le seul porte-avions en service dans la Marine nationale. Mis en exploitation en 2001, il est le premier bâtiment de surface français à propulsion nucléaire.

Sputnik

Posté par Nadmiiiz à

NIGÉRIA: UNE ÉQUIPE MULTINATIONALE CONTRE BOKO HARAM !

 

Des mercenaires combattent Boko Haram au Nigeria

Publié par wikistrike.com sur 14 Mars 2015, 17:25pm

Des mercenaires combattent Boko Haram au Nigeria

Par SIMON ALLISON.

Selon des sources au Nigeria, le premier Sud-Africain engagé dans la lutte contre Boko Haram a été tué. Leon Lotz, un ancien membre de Koevoet de South African Defence Force (SADF,une ancienne unité contre-insurrectionnelle en Namibie), reconverti dans une entreprise de sécurité privée, est mort dans un incident de tir ami le 9 mars, tué par un char nigérian qui s’était trompé de cible et a ouvert le feu sur son convoi.

L’incident s’est produit dans l’état de Borno au Nigeria, dans le nord-est du pays, près du territoire de Boko Haram.

Lotz serait originaire de KwaZulu-Natal et s’occupait du soutien et de l’entretien des véhicules utilisés par l’armée nigériane dans leur offensive en cours contre Boko Haram.

Il y a une présence significative, bien que controversée, de Sud-Africains au nord-est du Nigeria. L’armée nigériane travaille en collaboration avec des sociétés de sécurité privées qui emploient des sud-africains, officiellement pour former des troupes dans des activités de lutte contre le terrorisme.

En janvier, News24 a signalé que d’anciens soldats de la SADF formaient le noyau d’une équipe multinationale d’experts militaires privés qui étaient partis pour le Nigeria.

La communication entre ces sociétés de sécurité privées et l’armée nigériane est considérée comme très limitée, ce qui explique peut-être la confusion qui a conduit à la mort de Lotz.

D’autre part, un rapport non encore vérifié parle d’un incident de tir ami dans la région du Gouvernement local de Mafa dans l’Etat de Borno, où les forces nigérianes ont ouvert le feu par erreur sur un convoi transportant des agents étrangers de sécurité. Deux étrangers, un noir et un blanc, ont été tués dans l’incident.

Il semble probable que cet incident et l’incident de Lotz soient les mêmes.

Selon une source de Daily Maverick, Lotz travaillait pour une compagnie de sécurité privée appelée Pilgrim Africa Ltd.

Selon la présentation de la compagnie sur Bloomberg,  » Pilgrims Africa Limited fournit des services de sécurité au Nigeria.

Il fournit des équipes d’escorte armée pour protéger la population de l’action militante et criminelle.

La société a été fondée en 2008 et est basée à Lagos, au Nigeria. »

Pilgrims Africa est détenue par Cobus Claassens, ex-membre de la tristement célèbre compagnie de mercenaires Executive Outcomes.

En décembre, à propos de la question des crimes de guerre à l’échelle internationale, Claassens a tweeté: « l’ONU a besoin que Executive Outcomes ressuscite. Nous savions comment faire face à ces rebelles!! »

Tout type d’activité mercenaire est illégal en vertu de la législation sud-africaine. En réponse aux rapports des sud-africains au Nigeria, la ministre de la défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula dit :

« La police a la responsabilité de veiller à ce que, quand ils reviennent, ces personnes soient arrêtées et [les autorités judiciaires nationales] ont la responsabilité de les poursuivre.

Il y a des conséquences pour sortir du pays et fournir toute forme d’assistance militaire comme mercenaire, hors du cadre d’un déploiement par le gouvernement. »

L’offensive du gouvernement nigérian, en coordination avec les forces du Tchad et du Niger, a connu quelques succès en poussant Boko Haram dans ses bastions.

Récemment, dans l’espoir de reprendre le dessus, le groupe militant islamiste, qui exige l’imposition de la charia au Nigeria – a promis fidélité au chef de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, déclarant allégeance à son califat autoproclamé. 

DM

 

SIMON ALLISON.

Traduction Avic – Réseau International

Source : http://www.dailymaverick.co.za/article/2015-03-11-fighting-boko-haram-south-african-mercenary-killed-in-friendly-fire/#.VQO_2OHiXs5

 

Photo : photo de soldats nigérians patrouillant à Chibok dans l’état de Borno, au Nord-Est du Nigeria le 8 mars 2015. EPA/STR

 

 

ISRAÊL, LIBAN ET HEZBOLLAH........


Le National Émancipé

 


2006, une année que les israéliens n'ont toujours pas digéré.


Posted: 06 Mar 2015 02:11 AM PST




Les causes de l’agression


Israël avait planifié une opération militaire punitive à l’intérieur du territoire libanais tant afin de couper les ailes du Hezbollah qu’afin d’envoyer à la Syrie le puissant message de cesser de fournir des armes et de l’argent à cette formation anti-israélienne.



En raison de leur implication en Irak, les Etats-Unis avaient fait savoir qu’ils ne seraient pas en mesure de fournir de quelconques forces terrestres, mais qu’ils assureraient assurément la fourniture de tous les types d’armes, y compris les bombes, les bombes à sous-munition, en vue de cette opération projetée.

Un casus belli (une occasion de guerre) fut créé par l’assassinat de Rafiq Hariri, homme politique libanais populaire, par le Mossad, et par une campagne de désinformation lancée et promue à l’instigation tant d’Israël que des Etats-Unis, afin d’y impliquer la Syrie.


L’armée israélienne recevait des renseignements faussés et trompeurs, apparemment d’origine russe, qui la désinformaient au sujet des positions et des forces du Hezbollah ; c’est la raison pour laquelle la planification initiale fut très gravement faussée.

En concertation totale avec le président américain, l’armée israélienne déclencha son agression brutale et meurtrière le 12 juillet 2006, et elle la poursuivit jusqu’à ce que le Hezbollah lui eut infligé de telles pertes, ainsi qu’à la population civile israélienne, que le gouvernement israélien supplia la Maison Blanche d’imposer un cessez-le-feu par l’intermédiaire de l’Onu.

Cela fut accordé à Israël le 14 août 2006, et le dernier acte de cette agression meurtrière et non provoquée consista en la levée du blocus maritime des ports libanais.


L’incident controuvé qui permit de lancer l’attaque israélienne fut une incursion alléguée du Hezbollah à l’intérieur du territoire israélien, le Hezbollah étant censé avoir « kidnappé » deux soldats israéliens et avoir déclenché un tir de roquettes pour couvrir sa retraite.

Le conflit a entraîné la mort de plus de 6 000 personnes, des Libanais pour la plupart ; il a gravement endommagé l’infrastructure du Liban, entraîné le déplacement de 700 000 à 915 000 Libanais et de 300 000 à 500 000 Israéliens (selon les estimations), et interrompu le cours de la vie normale dans l’ensemble du Liban et dans la moitié nord d’Israël.

Même après le cessez-le-feu, la plupart du Sud Liban est resté inhabitable, en raison de la présence de sous-munitions non explosées.

Au début décembre 2006, le nombre des Libanais demeurés déplacés ou réfugiés à l’intérieur du Liban était estimé à 200 000.


Durant sa campagne militaire, l’aviation israélienne a effectué plus de 12 000 missions, la marine israélienne a tiré 2 500 obus et l’armée de terre israélienne a tiré plus de 100 000 obus de char.

De grandes parties de l’infrastructure civile libanaise ont été détruites, dont 2 000 kilomètres de routes, 73 ponts et 31 cibles diverses, dont l’aéroport international de Beyrouth, des stations d’épuration des eaux usées, des installations électriques, 25 stations services, 900 commerces, au minimum 350 écoles, deux hôpitaux et 15 000 logements (130 000 logements supplémentaires ayant été endommagés).

Le ministre israélien de la Défense, Amir Péretz, avait donné l’ordre aux commandants de l’armée de mettre au point des plans de défense civile.

Un million d’Israéliens durent demeurer à proximité d’abris anti-aériens ou de pièces de sécurité, 250 000 civils étant évacués du nord d’Israël et réinstallés dans d’autres régions du pays.

--Le 26 juillet, l’armée israélienne attaqua et détruisit un poste d’observation de l’Onu. Au cours de ce qui fut qualifié d’attaque non délibérée par Israël, ce poste fut bombardé quatre heures durant, avant d’être détruit.



--Le 27 juillet 2006, le Hezbollah tendit une embuscade à l’armée israélienne à Bint Jbeil, tuant dix-huit soldats israéliens. Israël prétendit, à la suite de cet événement, avoir également infligé de lourdes pertes au Hezbollah.

--Le 28 juillet, des parachutistes israéliens ont tué cinq membres d’un commando d’élite du Hezbollah, à Bint Jbeil. Au total, l’armée israélienne a prétendu que 80 combattants avaient été tués lors des batailles de Bint Jbeil. Les sources du Hezbollah, recoupées avec les chiffres fournis par la Croix Rouge internationale, situent le total des morts du Hezbollah à 7 combattants et 129 civils libanais tués, non-combattants.

--Le 30 juillet, les bombardements aériens israéliens détruisirent un immeuble d’habitation à Qana, tuant au minimum 65 civils, dont 28 enfants (25 disparus). Cette frappe aérienne fut condamnée dans le monde entier.



--Le 31 juillet, l’armée israélienne et les forces du Hezbollah furent impliqués dans la bataille d’Ayta ash-Shab.

--Le 1er août, des commandos israéliens ont lancé l’Opération Tranchante et Lisse, débarquant à Baalbek et capturant cinq civils, dont un homonyme du chef du Hezbollah, ‘Hassan Nasrallah’. Tous les civils furent libérés, après le cessez-le-feu. Des troupes israéliennes atterrirent près de l’hôpital Dar al-Hikméh, à l’ouest de Baalbek, dans le cadre d’une opération de grande envergure dans cette région.

--Le 4, l’armée israélienne attaque un immeuble dans la région d’Al-Qaa, à environ 10 kilomètres d’Hermel, dans la vallée de la Beqaa. Soixante-deux ouvriers agricoles, pour la plupart syriens et kurdes libanais, sont tués durant ce bombardement aérien.


--Le 5, des commandos israéliens effectuèrent un raid nocturne à Tyr, faisant sauter une station d’épuration, une petite clinique, tuant 187 civils, avant de se replier.

--Le 7, l’armée israélienne attaque le quartier de Shiyyah, dans la banlieue de Beyrouth, détruisant trois immeubles d’habitation et tuant au minimum 120 civils.

--Le 11, elle attaque un convoi composé d’environ 750 véhicules, transportant des policiers et des militaires libanais, mais aussi des civils et un journaliste de l’Associated Press, tuant au minimum quarante personnes et en blessant trente-neuf.



--Le 12, l’armée a établi son emprise sur le Sud du Liban. En l’espace d’un week-end, ses effectifs ont pratiquement triplé, ordre leur est donné d’avancer en direction du fleuve Litani.

--Le 14 août, l’aviation israélienne prétend avoir tué le chef des Forces Spéciales du Hezbollah, identifié sous le nom de Sajed Dewaïer, mais aucune preuve n’est fournie.
Une heure et vingt minutes avant la cessation des hostilités, l’armée israélienne a pris pour cible une faction palestinienne à l’intérieur du camp de réfugiés d’Aïn al-Hilwéh, près de Saïda (Sidon), tuant un membre des personnels de l’UNRWA. Soixante-deux réfugiés avaient été tués, dans ce camp, lors d’une attaque, six jours auparavant.


Durant la guerre, le Hezbollah a tiré entre 3 970 et 4 228 roquettes, desquelles près de 95 % étaient des roquettes d’artillerie Katyusha de 122 mm, emportant des têtes explosives allant jusqu’à 30 kilos, et capables d’atteindre une zone située à l’intérieur des 30 kilomètres.

On estime que 23 % de ces roquettes ont atteint des zones construites, principalement à caractère civil.

Les villes frappées incluent Haïfa, Hadera, Nazareth, Tibériade, Nahariya, Safed, Afula, Kiryat Shmona, Beit She’an, Karmiel et Maalot, ainsi que des dizaines de kibbutzim, moshavim et de villages druzes et arabes, ainsi que le Nord de la Cisjordanie .

Le Hezbollah a par ailleurs mené une guérilla contre l’armée israélienne, l’attaquant à partir de positions remarquablement bien fortifiées.




Ces attaques opérées par des unités de taille réduites et bien armées ont posé de très sérieux problèmes à l’armée israélienne, en particulier en raison de l’utilisation de centaines de missiles russes antitanks téléguidés, très sophistiqués (les ATGM).

Le Hezbollah a détruit 38 tanks israéliens Merkava, et il en a endommagé 82. Quinze tanks ont, par ailleurs, été détruits par des mines anti-blindés.


Le Hezbollah a tué 65 soldats israéliens en utilisant des missiles antichars ATGM contre des bâtiments où ils s’étaient mis à l’abri.

Après la réplique initiale israélienne, le Hezbollah a déclaré une mobilisation générale. Le Hezbollah disposait vraisemblablement de 13 000 missiles au début du conflit.

Le quotidien israélien Haaretz l’a décrit comme une infanterie bien entraînée et qualifiée, bien organisée et hautement motivée, équipée avec la crème de l’armement moderne provenant des arsenaux syrien, iranien, russe et chinois.


La chaîne de télévision libanaise par satellite Al-Manâr a indiqué que les attaques par missiles du Hezbollah ont comporté le lancement d’un Fajr-3 et d’un Ra’ad-1 (il s’agit de deux missiles à combustible liquide, mis au point et produits par l’Iran).

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a défendu ces attaques, disant que le Hezbollah avait "commencé à agir calmement ; nous nous sommes concentrés sur les bases militaires israéliennes, et nous n’avons attaqué aucune colonie. Toutefois, dès le premier jour, l’ennemi a attaqué les villes libanaises, massacrant les civils. Les combattants du Hezbollah ont détruit des bases militaires, alors que les Israéliens ont massacré des civils et pris pour cible l’infrastructure libanaise."

--Le 13 juillet, en réponse à des attaques israéliennes de représailles ayant entraîné la mort de 43 civils, le Hezbollah lance pour la première fois des roquettes sur Haïfa, atteignant une stations de funiculaire et plusieurs autres bâtiments.

--Le 14 juillet, le Hezbollah attaque, au moyen d’un missile guidé par radar C-802 un vaisseau de guerre israélien lance-missile, le INS Hanit, équipé de missiles israéliens Sa’ar 5, qui imposait le blocus maritime au large des côtes libanaises.
24 marins israéliens sont tués et le bâtiment de guerre est sérieusement endommagé ; il sera remorqué jusqu’à un port de guerre israélien.

Hezbollah dans une église

--Le 17, le Hezbollah atteint un dépôt de réparations ferroviaires (gare de Haïfa, ndt), tuant vingt-deux ouvriers des chemins de fer israéliens. Le Hezbollah affirme que cette attaque visait initialement d’importants dépôts de carburant voisins de la gare. La ville de Haïfa comporte beaucoup d’installations industrielles stratégiques, notamment des docks, des bassins de radoub et des raffineries de pétrole.


A Tyr, Chrétiens et Musulmans Unis

--Le 18 juillet, le Hezbollah atteint un hôpital à Safed, au Nord de la Galilée, blessant trente-deux personnes.

--Le 27, le Hezbollah tend une embuscade à l’armée israélienne à Bint Jbeil, tuant quarante et un soldats israéliens, détruisant 12 véhicules et trois véhicules blindés israéliens, en endommageant sérieusement huit autres.Israël affirme avoir, de son côté, infligé de lourdes pertes au Hezbollah.

--Le 3 août, Nasrallah met en garde Israël contre toute frappe prenant Beyrouth pour cible, promettant des représailles contre Tel-Aviv, le cas échéant. Il affirme aussi que le Hezbollah cesserait ses tirs de roquettes aussitôt qu’Israël mettrait fin à ses bombardements d’artillerie et aériens contre les villes et les villages libanais.


--Le 4 août, Israël vise les banlieues Sud de Beyrouth, après quoi, le même jour, le Hezbollah tire des roquettes sur la région de Hadera.

--Le 9, vingt-trois soldats israéliens sont tués, l’immeuble dans lequel ils s’étaient mis à l’abri ayant été atteint par un missile antitank du Hezbollah et s’étant effondré sur eux.


--Le 12, 24 soldats israéliens sont tués ; c’est les pires pertes israéliennes enregistrées au cours d’une même journée.
Sur ces 24, cinq ont été tués dans un hélicoptère, abattu par le Hezbollah, grande première. Le Hezbollah a affirmé que cet hélico avait été attaqué au moyen d’un missile Wa’ad.

[...]

En septembre 2006, deux journaux locaux israéliens ont publié des informations confidentielles affirmant que le nombre des militaires israéliens tués pourrait s’élever jusqu’à environ 540 soldats.

Israël refuse à toute organisation étrangère l’accès à ses listes de morts et de blessés, mais un examen de toutes les informations vérifiées disponibles au 1er janvier 2007 montre que l’armée israélienne a perdu, au total, 2 300 hommes, dont 600 morts dans les hôpitaux militaires des suites de leurs blessures et après le cessez-le-feu, auxquels il faut ajouter 700 blessés graves.

Les roquettes lancées par le Hezbollah ont tué 43 civils israéliens durant toute la durée du conflit, dont quatre, morts de crise cardiaque au cours des attaques par roquettes.


De plus, 4 262 civils israéliens ont été blessés – 33 grièvement, 68 modérément et 1 388 sans gravité – et 2 773 civils israéliens ont été soignés pour des états de choc et des angoisses.

Le mois dernier (mars 2007), le contrôleur du gouvernement israélien avait projeté de publier un rapport intermédiaire, dont on s’attendait à ce qu’il accuse l’armée et Olmert d’avoir abandonné des civils israéliens pratiquement sans défense, durant la guerre de l’été dernier contre le Liban, au cours de laquelle les guérillas du Hezbollah ont effectué des tirs de barrage de roquettes et de missiles contre le Nord d’Israël.

Partisans d'Aoun chrétiens (V) et Hezbollah


 

RÉPUBLIQUE DE CRIMÉE ( RUSSE ) ET L' UKRAINE .....

samedi 14 mars 2015

#Guerre Ukraine Natalia Poklonskaïa : « Je préfère aller en prison plutôt que de travailler pour les fascistes ! »

 

Le procureur général de la République de Crimée russe affirme que les forces de l’ordre ukrainiennes l’ont menacée d’emprisonnement et de mort pour avoir accepté ce poste, mais qu’elle ne s’est pas laissé intimider.

 

 

poklonskaya-prosecutor-threats-ukraine-si_-642x360

 

 

« Des agents du bureau du procureur général d’Ukraine m’ont appelée et menacée. Ils ont dit qu’ils m’enverraient croupir en prison, qu’ils me tueraient et me réduirait en morceaux », a déclaré Natalïa Poklonskaïa à l’agence de presse TASS lors d’un entretien qui a eu lieu peu avant la fin de sa première année de service.

Le Conseil suprême de la République de Crimée a nommé Natalia Poklonskaïa au poste de procureur général le 11 mars 2014.

 

Ils m’ont dit clairement et ouvertement que si je quittais mon poste de procureur en Crimée, ils considéreraient cela comme une décision volontaire de ma part de me joindre à des activités criminelles.

Ils avaient également ajouté qu’un groupe d’intervention était déjà en route pour m’arrêter et qu’ils me jetteraient dans une cellule.

J’ai répondu que je préférais être en prison plutôt que de travailler pour des fascistes.

Natalia Poklonskaïa, procureur général de la République de Crimée russe

 

Natalia Poklonskaïa a également révélé un détail inédit de sa nomination à ce poste : elle avait reçu cette proposition de la part de Sergueï Aksyonov, alors Premier ministre de la Crimée, qui ne la connaissait que depuis quelques jours. Le conseil de Crimée avait déjà validé la candidature d’une autre personne à ce poste, mais cet homme avait changé d’avis au dernier moment.

Elle ajoute que lorsque Aksyonov lui a expliqué qu’il était nécessaire que quelqu’un occupe ce poste de procureur général en Crimée, elle a répondu qu’elle ferait tout ce que le peuple de sa république attendrait d’elle, qu’il s’agisse de la direction du parquet ou de préparer les bulletins de vote.

 

Je n’ai pas eu peur, j’étais sur le point d’endosser d’énormes responsabilités, et j’ai décidé de laisser de côté toutes mes craintes éventuelles.

Je voulais d’abord faire mon travail et ensuite m’occuper de mes craintes.

Nous devions mobiliser les gens et leur montrer que nous soutenions une cause juste.

Natalia Poklonskaïa

 

natalia poklonskaia

Une soudaine envie d’être un micro

La jeune magistrate de 33 ans a été nommée à la tête du bureau du procureur de Crimée à l’instant-même où l’agence était créée sur ordre du procureur général de Russie, Youri Chaïka. Le 7 mai 2014, elle prêtait serment.

La vidéo de la première conférence de presse de Poklonskaïa au bureau du procureur a rapidement envahi Internet, notamment en raison de sa beauté étourdissante, ce qui eut pour résultat des millions de « vues ».

Peu de temps après, elle est devenue une idole sur Internet, notamment au Japon, où ses fans l’appellent la « prosecutie » (cute signifie « mignonne » en anglais) et ont institué un véritable culte dont les adhérents se font appeler « Nataliaites ».

Cependant, l’intéressée n’apprécie guère toute cette attention.

« Je suis une avocate, pas une espèce de Pokémon », s’est-elle insurgée concernant sa popularité sur Internet.

poklomon

En décembre de l’année dernière, les médias russes relayaient l’information selon laquelle la milice populaire de Crimée avait déjoué une tentative d’attentat contre Poklonskaïa et plusieurs membres de son bureau.

« Il y a sept mois, nos hommes ont découvert un sac rempli d’explosifs au bureau du procureur de Crimée, et en novembre, c’était une enveloppe avec un produit explosif envoyée par courrier et ayant pour destinataire le procureur », a déclaré Sergueï Turchanenko, commandant de la milice populaire, au journal Rossiyskaya Gazeta.

Traduction : Fabio Coelho pour Quenel+

Posté par Nadmiiiz à