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11/12/2014

CETTE DÉCISION DE JUSTICE QUI PASSE MAL.......

 

Une décision de la justice française : Des pensions pour les « civils algériens » victimes de violence

 

par Yazid Alilat

 

 

Un pas important pour l'indemnisation des Algériens victimes de répression durant la guerre de libération nationale a été franchi par une cour d'appel française.

 

Dans un arrêt qui fera date et nourrira bien entendu un vif débat en France, la cour régionale des pensions militaires de Toulouse a donné raison à un plaignant d'origine algérienne qui a demandé en 2010 à être indemnisé après avoir été blessé par balle en 1960 à Mostaganem alors qu'il avait 17 ans.

La cour avait conclu donc que cet homme, dont le nom n'a pas été divulgué, âgé aujourd'hui de 71 ans, est « en droit de réclamer une pension » en application de la loi du 31 juillet 1963, même s'il n'a obtenu la nationalité française qu'en 2005.

« Cette décision fait jurisprudence car c'est la première fois qu'une cour d'appel reconnaît que des personnes ayant été victimes civiles d'attentats ou de violences pendant la guerre d'Algérie peuvent bénéficier d'une pension, qu'elles soient françaises ou algériennes », a expliqué l'avocate du requérant, Me Jennifer Cambla.

En fait, la cour régionale des pensions militaires a considéré que les dispositions de la loi de 1963 qui réservaient le versement d'une pension aux seules victimes civiles de nationalité française durant la guerre de libération nationale étaient « incompatibles avec la convention européenne des droits de l'homme » qui exclut notamment toute différence de traitement en raison de l'origine nationale de la personne.

 

En clair, le jugement de la cour de Toulouse offre la possibilité pour toute personne, qu'elle soit algérienne en française à la date du 31 juillet 1963, de prétendre à une pension d'invalidité en tant que victime d'un attentat ou de violences durant la guerre de libération nationale.

Car jusqu'à présent, n'était concerné que celui ou celle de nationalité française au moment de la promulgation de cette loi du 31 juillet 1963 pour pouvoir bénéficier d'une pension d'invalidité en tant que victime civile d'un attentat ou de violences pendant la guerre de libération nationale (1954-1962).

« La différence de situation instaurée par cette loi entre des victimes civiles de nationalité française ou algérienne ne justifie pas une différence de traitement au regard de l'objet des pensions », écrit la cour d'appel de Toulouse dans un arrêt rendu mercredi.

Car en l'espèce, la cour d'appel de Toulouse a tout simplement réformé le jugement prononcé en 2012 par le tribunal départemental des pensions militaires qui avait rejeté le recours du plaignant, qui était de nationalité algérienne au moment des faits.

 

Cette même cour d'appel de Toulouse a donné raison à la victime, estimant qu'elle était bien « en droit de réclamer une pension ».

Cet ancien Mostaganémois, qui vit en France depuis 1963, avait demandé en 2010 à bénéficier de cette pension d'invalidité, versée par le ministère français de la Défense. « Il est encore tôt » pour mesurer les retombées de cette mesure, estime l'avocate de la victime, ajoutant qu' « il est difficile d'évaluer l'étendue des conséquences de cette décision ».

 

Pour autant, elle tempère ses propos en relevant que cette décision ne va bénéficier qu'aux seules victimes de violences durant la guerre de libération nationale qu'aux victimes, algériennes et françaises, qui résidaient sur le territoire français.

 

Car cela va éliminer de facto les centaines de milliers de victimes algériennes ne résidant pas en France, mais victimes des militaires et groupes paramilitaires français, dont l'organisation fasciste de l'OAS qui a assassiné, torturé et mutilé des milliers d'Algériens et d'Algériennes entre février 1961 à 1962. En France comme en Algérie.

Les victimes algériennes de la violence des forces armées françaises durant la guerre de libération nationale sont nombreuses, la justice française ira-t-elle jusqu'à reconnaître les exactions de son armée en Algérie?

 

Peu évident, d'autant que le ministère français de la Défense qui assure le paiement des pensions aux victimes françaises de la violence armée entre 1954 et 1962, peut se pourvoir en cassation contre cette décision, qui constitue « une avancée dans la reconnaissance de la France des victimes algériennes de violence ».

 

Ces dernières peuvent désormais prétendre à une pension, qu'elles aient été françaises ou algériennes à la date du 31 juillet 1963.

 

 

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5206405

 



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UN TRANSFUGE DE GAYLIB AU FN / RBM ! ( MINUTE )

EXCLUSIF - Marine Le Pen fait appel à un fondateur de GayLib !

 

  • mercredi 10 décembre 2014 19:38

 

 

Marine Le Pen s’apprête à l’annoncer dans les prochaines heures : Sébastien Chenu, cofondateur de GayLib et conseiller national de l’UMP, a rallié le Rassemblement Bleu Marine (RBM). Mieux (ou pire) : la présidente du Front national veut lui confier la présidence du Collectif Culture ! Et selon nos informations, Marine Le Pen ne veut pas renoncer à cette nomination qui a commencé à se propager dans les hautes sphères du FN où elle suscite de très vives oppositions.

En octobre dernier, Jean-Yves Narquin, délégué général du RBM, avait confié que la composition du Collectif Culture, alors en gestation et annoncé pour décembre, allait « en scotcher plus d'un ». On pensait que c’était le monde de la culture qui allait être surpris, pas celui des cadres et des militants du Front national auxquels il a été répété que GayLib était un « lobby homosexualiste » et communautariste dont il fallait exiger la dissolution…

Qualifié de « cheville ouvrière du militantisme gay à l’UMP », Sébastien Chenu était, avant que Nicolas Sarkozy n’en soit élu président et ne remodèle l’organigramme, secrétaire national de l’UMP « en charge de l’exception culturelle ». Et peu avant la présidentielle de 2012, il avait été à l’origine d’une tribune libre dans « L’Express » dans laquelle six jeunes secrétaires nationaux de l’UMP – dont son futur associé Florian Silncki et lui-même –, demandaient à Nicolas Sarkozy d’inscrire le mariage aux couples de même sexe dans son programme. « L'actualité récente, les clins d'œil appuyés du Front national vers l'électorat gay et les promesses électoralistes du candidat socialiste l'imposent », écrivaient-ils.

A la tête de la société LaFrenchCom’, Sébastien Chenu, conseiller en communication politique, a un beau CV dans « le système » comme on dit au Front national.

Il a notamment été conseiller en communication de Nicole Guedj, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur dans le gouvernement Raffarin, chef de cabinet de Christine Lagarde dont il affirme avoir écrit les discours, directeur de la stratégie de la chaîne France 24 et, de 2008 à 2012, conseiller auprès du Service d’information du gouvernement, années durant lesquelles il se flatte d’avoir élaboré la stratégie de communication de François Fillon.

A 41 ans, celui qui avait créé GayLib en 2001 au sein de Démocratie libérale est, si l’on ose dire, resté fidèles à ses premières amours. Pour les municipales de mars dernier, comme l’avait relaté « Le Monde », « il avait soutenu NKM à la primaire et l'avait présentée à toute la communauté gay », dans laquelle il demeure particulièrement introduit, espérant obtenir la tête de liste dans le IIe arrondissement qui lui avait échappée. « Le Journal du dimanche » l'avait même présenté comme l’homme « qui gère les réseaux homos de la candidate ».

C’est encore lui qui, après la primaire et contre toute attente, négociera le ralliement de Franck Margain à Nathalie Kosciusko-Morizet en raison de ses liens étroits avec le candidat du Parti chrétien-démocrate (PCD), et cela alors même que Sébastien Chenu, en raison de son militantisme LGBT, a toujours été un adversaire résolu de Christine Boutin, pour ne pas dire un ennemi. En avril dernier, il avait même exigé, en compagnie de Florian Silncki, son associé à LaFrenchCom, que celle-ci soit condamnée pour des propos sur l’homosexualité.

On comprend mieux maintenant le sens de la tribune qu’il avait publiée le 7 octobre dernier dans « Les Echos » (« La classe politique piégée par La Manif pour tous »). Deux jours après le dernier défilé parisien de La Manif pour tous, il s’en prenait violemment au parti dont il était pourtant toujours secrétaire national (« Caricaturale et disqualifiée sur ces sujets, l'UMP paye aujourd'hui le prix de ses préconisations parfois outrancières sur ces sujets de société : la parole homophobe longtemps tolérée du député Vanneste, les attaques haineuses du député Dhuicq sur l'autorité parentale, le relativisme de l'esclavagisme occidental du député UMP Mariani ») tout en ménageant la « voix libre » de Marine Le Pen.

Sébastien Chenu écrivait que Marine Le Pen « a toujours pris soin de ne jamais provoquer ou ostraciser les gays (cf son discours : “il y a des quartiers où il ne fait pas toujours bon être une femme, un homosexuel…"), et [que], bien que défavorable au mariage pour tous, [elle] a toujours précisé son souhait de reconnaître un cadre légal aux couples de même sexe, de leur apporter une protection juridique, un statut légal et de ne jamais jouer sur le registre de l'exclusion, s'en tenant à un discours parfaitement républicain et s'abstenant de défiler ».

Initialement, le lancement du Collectif Culture devait être effectué au cours du premier trimestre 2015. Décision a été prise d’accélérer les choses.

Histoire d’allumer un contre-feu à la polémique naissante sur la défense de la torture, par Marine Le Pen, en cas de risque terroriste élevé ?

 

A l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est en tout cas au FN que le feu est en train de se propager, donnant raison à « Minute » qui, dès janvier 2013, avait titré sur le « lobby gay au Front national ».

Antoine Vouillazère

Dernière modification le mercredi, 10 décembre 2014 19:48

LIBÉRATION DE LAZAREVIC ! LES NÉGOCIATIONS ??? ( L' ESPRESS )

Libération de Lazarevic: Mohamed Akotey dévoile les dessous de la négociation

Par , publié le 10/12/2014 à 19:01, mis à jour à 21:19

 

Joint à Niamey par L'Express, le négociateur nigérien Mohamed Akotey donne pour la première fois des informations sur la façon dont la libération du Français Serge Lazarevic a pu être obtenue. Interview. 

Libération de Lazarevic: Mohamed Akotey dévoile les dessous de la négociation

 

Mohamed Akotey, le négociateur nigéren de la libération de Serge Lazarevic, photographié ici le 26 mai 2014.

 

AFP/BOUREIMA HAMA

[EXCLUSIF] C'est l'homme au chèche kaki et au visage impassible aperçu mard soir à la droite de Serge Lazarevic.

 

Celui dont le président nigérien Mahamadou Issoufou puis l'otage français lui-même, tout juste libéré et qui le désigne familièrement par son seul prénom, ont tenu à saluer le rôle décisif. Négociateur aguerri, fin connaisseur de la géopolitique tribale et clanique de l'aire frontalière nigéro-malienne, l'ancien ministre touareg Mohamed Akotey, joint à Niamey, a répondu ce mercredi en fin d'après-midi aux questions de lexpress.fr. 

Quand avez-vous acquis la conviction de l'imminence d'un dénouement heureux?

Il y a environ un mois. Bien sûr, tout n'était pas parfaitement calé, mais les ultimes écueils ne me paraissaient pas de nature à remettre en cause l'issue.

Vous savez, ce n'est jamais facile ces histoires-là. Aucune des parties ne voulait céder. Et les djihadistes ont tendance à se prendre pour le centre du monde, prétendant avoir raison sur tout. Autre entrave, le manque de confiance. Non pas envers moi. Ils me connaissent.

Nul doute que mon rôle dans la libération des quatre otages d'Arlit (le 29 octobre 2013), dès lors qu'il atteste mon sérieux et ma crédibilité, m'a beaucoup servi. Mais eux dissèquent tout, soupèsent tout, mus par la crainte de se faire piéger.

Ils redoutaient ainsi que le gouvernement qui m'a mandaté [celui du Niger] tente de les neutraliser, trahisse l'accord négocié par mon entremise.

Il faut dire aussi qu'ils émettent des revendications déraisonnables, notamment politiques, impossible à satisfaire. 

Combien d'aller-retour avez-vous accompli jusque dans les fiefs des ravisseurs?

A vrai dire, je n'ai pas compté. Probablement neuf ou dix dans l'année écoulée. 

Est-il exact que les tractations finales ont eu lieu à Tin Essako, près de Kidal ?

Non. C'est faux. La région de Kidal [extrême nord-est du Mali] est vaste. C'est en fait au pied de l'Adrar des Ifoghas, côté est, dans le secteur de Tegharghart que ça s'est joué. 

 

Il se dit que vous avez traité avec un émissaire de l'islamiste touareg Iyad ag-Ghali, le fondateur d'Ansar-Dine...

Ce n'est pas vrai. Moi, j'ai négocié avec Aqmi [Al-Qaeda au Maghreb islamique], pas avec Iyad ag-Ghali.

Quand Serge Lazarevic a été enlevé [le 24 novembre 2011 en compagnie de Philippe Verdon, assassiné en mars 2013], Iyad n'était qu'un simple citoyen. L'apparition d'Ansar-Dine est ultérieure. 

On attribue aussi un rôle, côté ravisseur, à un certain Ibrahim Inawelat, un déserteur de l'armée malienne réputé proche d'ag-Ghali. A juste titre?

J'ai travaillé avec cet homme. J'avais besoin de son concours, car c'est un ami, un partenaire fiable.

Je l'ai utilisé pour faire passer des messages, intervenir auprès de tel ou tel. Mais ce n'est pas lui qui prend les décisions.

Ceux qui décident sont les chefs d'Aqmi, Yahya Abou al-Hammam et, à un échelon supérieur, Abdelkrim Taleb. 

Le Haut-Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) [faction touarègue ralliée par de nombreux transfuges d'Ansar-Dine], revendique une contribution significative au retour à la liberté de Serge Lazarevic. Est-il fondé à le faire?

Je me suis appuyé sur un très grand nombre d'acteurs, qui m'ont aidé directement ou indirectement. Certains d'entre eux appartiennent au HCUA, un ou deux au MNLA [Mouvement national de libération de l'Azawad], d'autres à Ansar-Dine ou à Aqmi.

Leurs zizanies internes ne m'intéressent pas. Ce qui m'importe, c'est de m'appuyer sur des gens discrets capables de m'aider à aller jusqu'au bout du processus.

Parmi eux, aussi, des cousins à moi qui m'ont épaulé sur le chemin. 

Le rôle dévolu au Mali s'est-il limité à la libération de djihadistes détenus à la Maison d'arrêt centrale de Bamako, contrepartie perçue comme cruciale?

Je l'ignore. Pas de commentaire à faire là-dessus. 

Que savez-vous du sort des trois étrangers -un Suédois, un Néerlandais et un Sud-Africain- toujours aux mains d'Aqmi?

Je ne dispose pas d'éléments nouveaux en ce qui les concerne.  

En quoi le cas des quatre d'Arlit et celui de Lazarevic diffèrent-ils?

C'est à peu près la même chose. A ceci près que c'était bien plus compliqué de rétablir le contact avec les ravisseurs des otages d'Arlit, après une année de rupture due aux opérations militaires [de l'opération française Serval].

A l'époque, il m'avait fallu deux bons mois pour renouer les fils.  


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/liberation-de-lazarevic-mohamed-akotey-devoile-les-dessous-de-la-negociation_1631258.html?xtor=EPR-181-[20141211081505_50_nl_lexpress_quotidienne_9881_000VKI]-20141211-[______________________Liberation_de_Lazarevic__Mohamed_Akotey_devoile_les_dessous_de_la_negociation___________________002M9EX]-[RB2D106H0014ZRZ8]-20141211072000#8plpwuhFZSjkCftf.99

MILITAIRES: LOUVOIS, PAS DE COUPABLES , PAS DE RESPONSABLES ?

TRIBUNE LIBRE !

De Louvois à LOUVOIS, l’État dans tous ses états…

louvois
Le 11 décembre 2014
Non seulement il n’y a plus de coupables, mais plus de responsables non plus.
 
 

« Il me faut, au 1er avril, 30.000 sacs de farine dans les magasins de Pignerol et votre tête en répond. »

C’est ainsi que Louvois (1641-1691) s’adressa au directeur général des vivres de Grenoble qui peinait à rassembler la logistique nécessaire dans cette ville afin de préparer la campagne que Louis XIV prévoyait de lancer dans le nord de l’Italie au printemps 1691.

L’époque ne connaissait pas le contrôle de gestion mais Louvois, en tout cas, faisait sans le savoir du management par objectif. L’objectif répondait en effet aux critères que les spécialistes modernes de la chose résument dans le charmant acronyme « SMART » : Simple, Mesurable, Ambitieux, Réaliste et Temporel.

L’État commandait alors à ses serviteurs avec de mâles accents, accents qui étaient en cohérence avec ses actes. À l’époque, un représentant de l’autorité était donc responsable et pouvait aussi être déclaré coupable puisque sa tête en répondait !

Avec les siècles, les mœurs se sont adoucies. La place médiatique a remplacé la place de Grève pour les exécutions. L’administration de l’État s’est compliquée pour arriver au fameux « responsable mais pas coupable ».

Expression malheureuse employée par Mme Dufoix, personne très honorable qui avait la faiblesse d’être à la fois honnête et maladroite, ce qui est beaucoup lorsqu’on fait de la politique.

Expression malheureuse au plan de la communication et pourtant confirmée par la justice dans l’arrêt de la Cour de justice de la République qui la relaxa en 1999, Cour de justice qui alla même au-delà de ce qu’avait affirmé la ministre, en actant le fait qu’en tant que chef de service, elle n’avait commis aucune faute détachable du service, le seul responsable était alors l’État lui-même dirigé par une gouvernance ministérielle.

Avec les ans, les mœurs ont poursuivi leur pente émolliente. Parallèlement, l’administration de l’État s’est non pas compliquée mais complexifiée pour parler le jargon de notre temps, informatique aidant.

Nous en sommes arrivés au phénomène extraordinaire, et pour tout dire très pratique, que non seulement il n’y a plus de coupables, mais plus de responsables non plus.

 

On se souvient, il y a un an, du point final mis sur la lamentable aventure du logiciel en charge de la gestion des soldes des militaires et malencontreusement baptisé LOUVOIS (LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde).

 

Point final posé par M. Le Drian, ministre de la Défense : « J’ai entendu le souhait de beaucoup d’identifier des responsables de la folie de LOUVOIS. Ce souhait, je l’ai partagé longtemps. Mais je me suis rendu compte qu’il n’était pas possible d’identifier des individus responsables, sauf à désigner des boucs émissaires, tant l’organisation de LOUVOIS a dilué les responsabilités. »

Aux dernières nouvelles, ce « désastre », selon l’expression même du ministre, devrait s’achever fin 2016 et coûterait entre 150 et 200 millions d’euros par an. Louis XIV qui avait l’esprit pratique aurait pu poser cette question : « Cela fait combien de sacs de farine, Monsieur le Marquis de Louvois ? »

 

 

 
Colonel à la retraite
 

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/de-louvois-louvois-letat-dans-tous-ses-etats,144283?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5192ed90c6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5192ed90c6-30333957&mc_cid=5192ed90c6&mc_eid=b6cb7b4d49

 

 
 

SCANDALE " ÉBOLA " , TRIBUNE LIBRE A BERNARD LUGAN !

 

mercredi, 10 décembre 2014

Le vrai scandale d'Ebola

mali-bernard-lugan-chez-menard-sur-sud-radio-video1.jpgBernard Lugan
 
L'Afrique réelle cliquez ici
 
Les médias nous disent que si l'Afrique ne parvient pas à combattre Ebola c'est parce qu'elle manque de médecins.
 
Faux ! L'Afrique a des médecins, mais ils ont émigré en Europe ou aux Amériques. Ceux qui furent formés en Afrique sont partis vers des cieux meilleurs et ceux qui le furent en Europe y sont restés...
 
La vérité est que l’Afrique exporte ses personnels médicaux alors qu’en moyenne, elle compte moins de 15 médecins pour 100 000 habitants contre 380 en France[1].
 
En 2008, le Center for Global Development chiffrait à 135 000 les personnels médicaux africains (médecins, infirmiers et autres) exerçant hors d'Afrique, dont 28_000 médecins originaires d'Afrique sud-saharienne. S'il n'y a pas de médecins au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée et au Mali c'est parce que ces déserteurs ont abandonné leur continent pour aller s'employer dans les pays du Nord[2].
 
Les conséquences de ce scandale sont clairement apparues le 26 novembre 2014, quand, pour tenter d'enrayer la propagation d'Ebola, la Commission européenne proposa de mobiliser 5000 (!!!) médecins européens. Le Commissaire à l'Aide humanitaire, M. Andriukaitis déclara ainsi qu'il avait « (...) appelé les ministres de 14 Etats membres pour les exhorter à envoyer plus de personnel médical dans les pays frappés par Ebola ».
 
Avant de faire appel aux médecins européens, pourquoi M. Andriukaitis n'a t-il pas songé à exiger des milliers de médecins africains exerçant au sein de l'UE, de se porter volontaires pour aller soigner leurs frères dans le malheur ?
 
L'exemple d'Ebola n'est pas isolé. Impuissantes, les autorités de Madagascar qui font actuellement face à une épidémie de peste viennent de lancer un appel à l'aide à l'Europe alors que des centaines de médecins malgaches exercent dans les limites de l'UE.
 
Rien qu'en France, ils sont 770 (!!!)[3]. Ne seraient-ils pas plus utiles dans leur pays ?
Pour les remplacer, l'UE va donc devoir faire appel à des médecins européens. Comme toujours.
 
Cette question des médecins africains dans l'UE est révélatrice de ce « grand remplacement » qui se fait à tous les niveaux de la société et que certains considèrent comme un « fantasme ». En 2008, le président sénégalais Abdoulaye Wade la qualifia de « pillage des élites des pays en voie de développement », ajoutant « (...) ce n'est pas honnête de vouloir prendre nos meilleurs fils ».
 
Disons le clairement, cette nouvelle forme de la traite des Noirs, porte sur les plus précieux des Africains, ses diplômés, et elle se fait avec l’habituelle complicité des « gentils » de l’anti-ségrégation et des requins du capitalisme associés pour la circonstance.
 
Au nom du paradigme de la culpabilité qui les hante, les premiers s’interdisent de voir qu’en les accueillant, ils saignent l’Afrique. Les seconds les encouragent à venir au nom des lois du marché, du travail global et de la mobilité de la main d’œuvre.
 
 
Madame Taubira et le Cran sont étrangement silencieux sur cette question. Pourquoi ?
 
Notes
 
[1] Center for Global Development (CGD), 2008.
[2] Contrairement à l'idée-reçue, ils ne vont pas combler le désert médical français, ce résultat d'une stupide et suicidaire politique de numerus clausus, puisqu'ils vont quasiment tous s'installer en ville, là où l'on ne manque pas de praticiens (Ordre des médecins, novembre 2014).
[3] Atlas national de la démographie médicale, Conseil de l'ordre des médecins, 4 juin 2013. Concernant les 19.762 médecins exerçant en France et titulaires de diplômes étrangers hors Union européenne, 31,5% étaient originaires d'Afrique du Nord dont 22,2% d'Algérie, 5,8% du Maroc, 2,5% de Tunisie et 1% d'Egypte.
 
 
Source et publication:  http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2014/12/10/le-vrai-scandale-d-ebola-5507319.html

GUERRE , USA / RUSSIE ET LE SUICIDE EUROPÉEN !

La guerre contre Poutine et le suicide européen

© MIKKO LAGERSTEDT
Le 11 décembre 2014
 
Les États-Unis veulent leur guerre contre la Russie. Ils veulent aussi la destruction de l’Europe, toute soumise qu’elle est.
 
 

Les États-Unis veulent leur guerre contre la Russie, c’est un fait certain. Ils veulent aussi la destruction de l’Europe, toute soumise qu’elle est. La destruction de la civilisation occidentale et de la race blanche satisfera cette « puissance mystérieuse » qui affolait déjà Poe ou Gustave Le Rouge, Duhamel ou bien Céline, et qui n’a jamais caché ses intentions matricides (expression du britannique Douglas Reed). Plus nous sommes inféodés à Washington, plus nous sommes méprisés et insultés par les agents américains en France et en Europe. Mais nous avons pris goût à leurs insultes.

 

La Russie ne nous a rien fait, mais ce n’est pas grave. C’est le dernier pays à se réclamer de ses racines chrétiennes, cela suffit pour la détruire. La Russie a vaguement essayé de protéger ses populations menacées par un gouvernement de fous en Ukraine (-10 % de croissance cette année) qui a été mis en place par les agences américaines et leurs relais. La Russie n’a pas été adroite en Crimée mais surtout la Russie n’a pas été secondée par les idiots utiles qui étaient jadis à la solde de Moscou et de ses roubles malades.

Ces temps-ci, les idiots utiles sont plutôt les relais de Washington et de ses sbires à qui nous devons les gâchis arabes, africains, asiatiques ! En attendant la guerre contre la Chine qui ne cesse de miner, dit Obama, le bien-aimé et surtout sourcilleux ordre mondial !

Il ne sert à rien de discuter en démocratie. Poutine est le nouveau Pol Pot, le nouvel Hitler, le nouveau Staline, l’héritier des tsars et de Gengis Khan. Cela vaut bien une guerre nucléaire. Que ne fera-t-on pas pour ne pas être considérés comme des munichois ?

Les idiots du village médiatique se réclament tous du bon Churchill. Or, on lui doit quoi, à Churchill ? Une guerre que ne voulait pas l’Allemagne, soixante millions de morts, la Shoah, la fin de nos empires coloniaux et la criminalisation de l’homme blanc. Lisez Pat Buchanan à ce sujet.

Le 8 décembre, le Congrès américain a déclaré qu’il était en guerre contre la Russie. Le président des États-Unis, en consultation avec le Congrès des USA, devait… procéder à un examen du dispositif, de l’état d’alerte et des responsabilités des forces armées des États-Unis, ainsi que des forces des autres membres de l’OTAN, afin de déterminer si les contributions et les mesures de chacun suffisent à remplir l’obligation de légitime défense collective au sens de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, et de préciser les mesures requises pour remédier à toute déficience.

Nous aurons deux options en 2015, histoire (sic) de fêter le bicentenaire de Waterloo et de notre soumission à la finance anglo-saxonne, à sa culture de mort et de drugstore :

– Une destruction physique de nos populations ; elles pensent à autre chose, elles ont du shopping à faire.


– Une liquidation financière (voir le petit bouquin de Tétreau publié en 2011 chez Grasset) qui permettra de sauver la nation la plus endettée du monde.

 

http://www.bvoltaire.fr/nicolasbonnal/la-guerre-contre-poutine-et-le-suicide-europeen,144876?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5192ed90c6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5192ed90c6-30403221&mc_cid=5192ed90c6&mc_eid=35158644a0

ANTI- ISLAMISATION: TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

PROPAGATION DES MANIFESTATIONS ANTI-ISLAMISATION EN ALLEMAGNE  - Pourquoi l’Europe ferait bien d’y prêter attention

PROPAGATION DES MANIFESTATIONS ANTI-ISLAMISATION EN ALLEMAGNE


Pourquoi l’Europe ferait bien d’y prêter attention



Claude Sicard*
le 10/12/2014

Récemment, près de 10 000 personnes ont défilé dans les rues de plusieurs villes d'Allemagne pour dénoncer la montée de l'islamisation de la société et l'effritement des fondements judéo-chrétiens. Un malaise exacerbé par les partis nationalistes européens mais qui reflète également une perte de repères de plus en plus tangible.

 


Atlantico : Alors que le modèle d'intégration allemand semblait mieux fonctionner que les autres, comment expliquer que l'Allemagne s'empare aujourd'hui du sujet ?

Claude Sicard : Chaque lundi, en Allemagne, depuis prés de deux mois, les Pediga appellent à des manifestations contre l’islamisation de leur pays, et à Dresde 10.000 personnes ont défilé début décembre. Les Pediga sont un mouvement d’européens qui, se considérant comme "patriotes", s’insurgent  contre l’islamisation de l’Europe.


Dans quelle mesure cette contestation de l'islamisation prend-elle pied en Europe ?Un peu partout un éveil se produit: les Européens prennent conscience soudain des conséquences pour leur identité que vont avoir ces arrivées massives d’immigrants en provenance des pays islamiques : on voit se développer un peu partout des mouvements nationalistes de caractère populaire qui ont pour nom le Front National en France dont on s’étonne soudain du succès,  le Parti "Vrais Finlandais" en Finlande, le parti  du Peuple au Danemark, le parti PPV en Hollande, etc…


De quels malaises ce type de contestation, qui s'illustre par la montée du vote identitaire, est-il le reflet ? 

 

Pour bien comprendre les enjeux de cette confrontation civilisationnelle, il faut s’en référer aux anthropologues. Ces derniers nous enseignent sur ce qu’est une civilisation, et ils nous disent qu’il est impossible que deux civilisations différentes coexistent dans un même espace géographique.

 

Citons tout d’abord cette excellente définition d’une civilisation qu’a donnée l’anthropologue mexicain Rodolphe Stavenhagen dans un travail qu’il fit pour l’UNESCO : «C’est l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels qui caractérisent  une société. Cela englobe en outre les arts, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances». Cette définition est sans doute l’une des meilleures qui puisse être donnée du concept de civilisation, un concept en fait très difficile à bien saisir, les personnes s’en tenant généralement lorsqu’on leur parle de civilisation à de simples manifestations extérieures, comme l’architecture, la mode vestimentaire, la musique, la gastronomie…. omettant totalement de comprendre qu’il s’agit de caractéristiques beaucoup plus profondes, des caractéristiques qui touchent à l’essentiel des individus : leur personnalité profonde, leur mode de pensée et leur façon de voir le monde.

Il existe aujourd’hui à travers le monde, 5 ou 6 civilisations différentes, selon les auteurs, et chacune possède sa propre identité. Aussi l’arrivée et le développement rapide de nombreuses communautés islamiques en Europe pose-t-elle le problème inévitable de la confrontation sur notre territoire européen de notre civilisation, la civilisation occidentale dans sa version européenne, avec la civilisation musulmane qui est celle de tous ces nouveaux arrivants.


A quand peut-on faire remonter l'origine de ce malaise ? Peut-on faire un rapprochement avec les difficultés économiques -croissance atone, chômage- de la zone euro, ou ces interrogations sont-elles plus profondes ?Cette confrontation avait été bien perçue déjà en 2003 par le grand  anthropologue Claude Levi Strauss, qui, interrogé par  Dominique Antoine Grison du Magazine Littéraire, avait déclaré : «Notre culture est sur la défensive vis à vis de menaces extérieures parmi lesquelles figure l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture».Dans un de ses ouvrages, Claude Levi-Strauss explique  très clairement, ce qu’il advient lorsque deux civilisations différentes se trouvent en confrontation sur un même territoire. Il nous dit :«On aperçoit mal comment une civilisation pourrait profiter du style de vie d’une autre, à moins de renoncer à être elle même.

 

Deux possibilités existent :- Soit une désorganisation et un effondrement du pattern d’un des groupes ;- Soit une synthèse originale qui, alors, consiste en l’émergence d’un troisième pattern lequel devient irréductible par rapport aux deux autres ».

On a donc avec Levi-Strauss la réponse à notre problème : ou bien les nouveaux arrivants qui relèvent d’une autre civilisation que la nôtre abandonnent leur civilisation et s’intègrent dans la notre, ou bien ils la conservent, et alors émergera une autre civilisation sur notre continent, une civilisation que Levi-Strauss qualifie de "troisième pattern", un nouveau modèle donc, "irréductible par rapport aux deux autres". Cela signifiant que nous allons voir s’éteindre notre civilisation occidentale européenne, et que va inéluctablement  émerger une nouvelle civilisation.


Récemment, la Cour de justice européenne, dans une décision hautement symbolique, avait fait passer le principe de libre-circulation dans l'espace Shengen au second plan, en interdisant le principe du tourisme social.

A quelles problématiques les institutions européennes sont-elles confrontées ? Quels sont les enjeux de l'émergence de cette question identitaire européenne ?

Les musulmans arrivent en Europe et s’y implantent avec leur civilisation, aidés par la Charte européenne des Droits de l’homme que le Conseil de l’Europe a pour mission de défendre bec et ongles. Cette charte interdit formellement aux pays signataires que nous sommes, nous les pays du vieux continent, de développer de quelconques mesures qui pourraient être de nature à faire obstacle a ce que ces nouveaux arrivants conservent leur culture.

Il ne s’agit pas tant pour tous ces immigrants musulmans qui viennent s’installer en Europe de problèmes de religion que de problèmes d’identité : tous ces nouveaux arrivants revendiquent leur appartenance à la civilisation islamique, bien au delà de leurs croyances religieuses. Bon nombre, bien sûr, sont attachés à leur religion, mais ceux qui le sont moins revendiquent néanmoins leur appartenance à la civilisation islamique, une civilisation qui fut une grande civilisation dans le passé et que les musulmans voudraient voir  retrouver ses titres de noblesse dans le monde d’aujourd’hui.


Si les citoyens de notre continent se désintéressent du sort de notre civilisation, alors il se produira une très profonde mutation de celle ci, mutation vers ce que Levi- Strauss a nommé un autre "pattern". C’est d’ailleurs ainsi que meure toute civilisation.

Un autre très grand esprit du siècle dernier nous avait avertis en se fondant sur l’étude des quelques 22 ou 23 civilisations qu’il avait eu à étudier tout au cours de son existence de chercheur, en nous laissant l’enseignement suivant: «Les civilisations ne sont pas assassinées, elles se suicident».


* Claude Sicard est consultant international et auteur de deux livres sur l'islam, "L'islam au risque de la démocratie" et "Le face à face islam chrétienté-Quel destin pour l'Europe ?"
**Interview réalisé par  Atlantico.fr et publié sur le site.

IRAK: LE MARCHÉ AUX ESCLAVES DE MOSSOUL ........


L'État islamique est de mieux en mieux organisé.


Des femmes yézidies et chrétiennes sont vendues au marché aux esclaves de Mossoul en Irak où elles sont amenées dans des cages...

 

 

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Mossoul, Irak, 2014


Il y a maintenant plusieurs marchés où des femmes sont vendues comme esclaves sexuels.


Les deux plus grands sont toujours celui de Mossoul rejoint par celui de Racca en Syrie.


Un État digne de ce nom se devait de réglementer.

C'est fait, et l'agence Iraqinews s'est procuré l'affichette qui fixe le prix de base des Femmes en fonction de leur virginité supposée et de leur âge.

Ces prix sont assez modérés, si on les compare au prix des chèvres et des dromadaires vendus sur ces mêmes marchés : comptez environ 10 € pour une chèvre, 200 à 300 € pour un dromadaire.
 

Sur cette affichette, placardée aux entrées des marchés on trouve les tarifs :
Fillette de 1 à 9 ans : 200 000 dinars (138 euros)
Fille de 10 à 20 ans : 150 000 dinars (104 euros)
Femme de 20 à 30 ans : 100 000 dinars (69 euros)
Femme de 30 à 40 ans : 75 000 dinars (52 euros)
Femme de 40 à 50 ans : 50 000 dinars (35 euros
 
 Les femmes de plus de 50 ans ne sont pas commercialisées, étant impropres à l'usage que veulent en faire les acheteurs.
De plus leur prix ne justifierait pas leur nourriture et le coût du transport pour les acheminer du lieu de capture au marché.
Les plus chanceuses se sont converties à l'islam, les autres, la majorité, ont été égorgées.

L'Organisation État Islamique, dans un document daté du 16 octobre relevé sur un site arabe par CNN, rappelle la loi :
" Chacun doit se rappeler que mettre en esclavage les familles d'infidèles et marier leur femme est un aspect fermement établi de la loi islamique ".

Cette information survient peu après la diffusion d'une vidéo, montrant plusieurs combattants de l'Etat Islamique discutant, hilares, de l'achat de femmes yézidies. "Aujourd’hui c’est le jour de distribution, c’est la volonté de Dieu", lance l'un tandis que la personne qui filme fait le tour de la salle demandant qui veut d'une femme yézidie et si les intéressés seront "capables de la gérer".

Les hommes amusés détaillent leur façon de choisir : qualité de la dentition, couleur des yeux, fermeté des fesses et de la poitrine…
Ceux qui sont intéressés négocient ensuite le prix avec le vendeur.


 Rappel : Le Prophète Mahommet faisait égorger les prisonniers mâles faits pendant les razzias qu'il organisait et mettre en esclavage femmes et enfants, dont il gardait une partie pour son usage personnel.

Il est inutile d'y revenir, mais cela légitime la pratique du meurtre légal et de l'esclavage en terre d'islam.
 
 
 Merci Georges M.

10/12/2014

TRIBUNE LIBRE, POINT DE VUE ET CONSTAT !

Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan

La Russie réagit dans la guerre économique que lui livre l’Otan à la manière dont elle l’aurait fait dans une guerre classique.

Elle s’est laissée atteindre par des « sanctions » unilatérales pour mieux emmener son adversaire sur le terrain qu’elle a choisi. Simultanément, elle a conclu des accords avec la Chine pour préserver son avenir, puis avec la Turquie pour désorganiser l’Otan.

 

Comme jadis face à la France ou à l’Allemagne, sa défaite initiale pourrait être la garantie de sa victoire finale.

 

| Damas (Syrie) | 8 décembre 2014
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Lors du sommet annuel sur la sécurité, organisé par la Fondation Bertelsmann et l’Otan à Munich, en 2007, le président Vladimir Poutine avait souligné que l’intérêt des Européens de l’Ouest n’était plus uniquement outre-Atlantique, mais aussi et surtout avec la Russie. Depuis cette date, il n’a cessé de tenter de nouer des relations économiques, dont la construction du gazoduc North Stream sous la direction de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder.

De leur côté, les États-Unis ont tout fait pour empêcher ce rapprochement, dont l’organisation du coup d’État de Kiev et le sabotage du gazoduc South Stream.

Selon la presse atlantiste, la Russie aurait été gravement impactée par les « sanctions » unilatérales —en réalité des actes de guerre économique— prises à l’occasion du rattachement de la Crimée à la Fédération ou de la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines et par la baisse du prix du pétrole. Le rouble a perdu 40 % de sa valeur, les investissements inutiles dans le gazoduc South Stream ont coûté 4,5 milliards de dollars, et l’embargo alimentaire a coûté 8,7 milliards de dollars.

 

En définitive, assure la presse atlantiste, la Russie est aujourd’hui ruinée et isolée politiquement.

La presse atlantiste fait par contre l’impasse sur les conséquences de cette guerre économique dans l’Union européenne. Outre que l’interdiction des exportations alimentaires est susceptible de détruire des pans entiers de son agriculture, le renoncement à South Stream pèsera très gravement sur l’avenir de l’Union en renchérissant le prix de l’énergie.

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La baisse du cours du rouble par rapport au dollar
Source : Boursorama

Il semble que les « sanctions » unilatérales aient eu comme conséquence imprévue la chute des cours du pétrole. En effet, ceux-ci ont débuté le 20 juin, mais ils ne sont sortis des variations habituelles qu’à la fin juillet, lors des premières « sanctions » économiques.

 

Le prix du pétrole n’ayant aucun rapport avec la loi de l’offre et de la demande, mais comme pour tout marché spéculatif, avec le volume des capitaux qui y spéculent, le déplacement des capitaux russes à l’annonce des sanctions ont accéléré le mouvement.

 

Dans un premier temps, on avait attribué la baisse du prix du pétrole à un effort de l’Arabie saoudite pour plomber les investissements états-uniens dans le gaz de schiste et les pétroles non-conventionnels mais, lors de la réunion de l’Opep, il s’est avéré que les Saoudiens n’y étaient probablement pour rien. Au demeurant, il semblait impossible que l’Arabie saoudite spécule contre son suzerain états-unien.

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La chute des cours du pétrole.
Source : Boursorama

Quoi qu’il en soit, la Russie a surpris Washington en renversant l’échiquier diplomatique : Vladimir Poutine s’est rendu en Turquie, État membre de l’Otan, juste après le vice-président états-unien Joe Biden, pour y conclure de gigantesques accords économiques. Non seulement ils contournent les sanctions unilatérales de l’Alliance, mais ils la désorganisent profondément.

La Turquie actuelle est un État en passe de redevenir une terrible dictature. Selon le département d’État —pourtant complaisant vis-à-vis d’un membre de l’Otan— l’internet est censuré ; le gouvernement a abusé de son pouvoir pour stopper les enquêtes de corruption conduites contre ses membres et leurs familles ; il a sanctionné les policiers et les magistrats qui ont conduit ces enquêtes ; les minorités n’ont aucun droit, à l’exception des trois minorités désignées dans le Traité de Lausanne en 1923 ; l’administration Erdoğan détient des centaines de prisonniers politiques (principalement des officiers supérieurs coupables d’avoir pris contact avec l’Armée chinoise, des responsables politiques d’opposition, des journalistes et des avocats) ; la torture est généralisée, les détentions arbitraires et les assassinats extra-judiciaires sont légion.

Le président Erdoğan s’est fait construire le plus grand palais du monde. Il l’a fait dans un parc naturel, alors que la Justice le lui avait interdit. Il en a coûté 615 millions de dollars à ses contribuables.

La dérive criminelle de l’administration Erdoğan est devenue un grave sujet de préoccupation au sein de l’Otan. D’autant que la Turquie s’avère devenir aussi un allié récalcitrant. Ainsi, elle persiste à aider les jihadistes dans leur lutte contre le peuple kurde (pourtant très majoritairement sunnite) au lieu de rejoindre activement la coalition états-unienne contre l’Émirat islamique. C’est pourquoi le vice-président Joe Biden s’est rendu le 22 novembre à Ankara, manifestement pour menacer le président Erdoğan s’il ne rentrait pas dans l’ordre états-unien.

Or, le 1er décembre, Vladimir Poutine se rendait également à Ankara. Distinguant les questions économiques des politiques, il présentait une offre longuement préparée : une alliance économique sans précédent entre les deux nations. Comprenant que cette offre inattendue était sa seule issue face à Washington, le président Erdoğan signait tous les documents qui avaient été rédigés par les Russes. Il acceptait le renforcement du gazoduc sous-marin reliant son pays à la Russie via la Mer Noire ; il achetait à bon prix du gaz russe et même des centrales nucléaires civiles pour alimenter son industrie ; il livrait ses produits agricoles à la Russie malgré l’embargo de tous les autres États atlantiques ; etc.

Pour l’Otan, le problème turc vire au cauchemar.

Vladimir Poutine n’a certes pas changé d’avis sur Recep Tayyip Erdoğan. C’est un petit criminel qui a rejoint les Frères musulmans, a été propulsé au pouvoir avec l’aide de la CIA, et qui se comporte aujourd’hui comme un vrai chef mafieux. Mais le président russe a l’habitude de traiter avec des oligarques ou des chefs d’État d’Asie centrale qui ne valent pas mieux. Lui-même est parvenu au Kremlin en s’infiltrant dans le cercle de Boris Elstine et de Boris Berezovski.

De son côté, Recep Tayyip Erdoğan sait qu’il doit son pouvoir à l’Otan, et qu’aujourd’hui elle lui demande des comptes. Il n’a aucune difficulté à faire le grand écart : allié de Washington en politique et de Moscou en économie. Il sait qu’aucun État n’a jamais pu sortir de l’Alliance, mais il imagine se maintenir au pouvoir par ce double jeu.

Maintenant observons la stratégie de Vladimir Poutine.

La puissance des États-Unis réside à la fois dans leur monnaie, qu’ils imposent au reste du monde via le contrôle du marché du pétrole, et dans leur armée.

L’Otan vient de lancer une guerre économique contre la Russie. Pour les besoins de la propagande, elle masque ses attaques sous le vocable de « sanctions ». Pourtant des sanctions supposeraient une mise en examen, un procès et un verdict. Pas dans ce cas. Les « sanctions » les plus importantes ont même été décidées après la destruction d’un avion civil en Ukraine alors que, selon toute probabilité, il a été abattu par les nouvelles autorités de Kiev.

Pour y répondre, Vladimir Poutine a d’abord fait basculer l’avenir de son pays de l’Europe occidentale vers l’Extrême-Orient en signant les plus importants contrats de l’histoire avec ses partenaires chinois. Puis, il a utilisé la Turquie contre l’Otan pour contourner les « sanctions » commerciales occidentales. Que ce soit avec la Chine ou avec la Turquie, la Russie vend son énergie en monnaies locales ou en troc, jamais en dollars.

Les experts russes ont calculé que Washington interviendrait si le cours du pétrole se maintenait plus de six mois à un cours inférieur à 60 dollars le baril. Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque centrale russe, Elvira S. Nabiullina, attestait devant la Douma être prête pour ce scénario, son institution détenant suffisamment de réserves.

Par conséquent, si pour le moment la Russie est gravement touchée par l’attaque économique de l’Otan, la situation pourrait s’inverser dans six mois. Pour maintenir sa domination sur le reste du monde, Washington serait alors contraint d’intervenir pour faire remonter les prix du pétrole. Mais entre temps, cette guerre aura plombé l’Union européenne et l’Otan, tandis que la Russie aura muté son économie vers son allié chinois.

En définitive, la Russie agit ici comme elle l’a toujours fait. Jadis, elle pratiquait la « stratégie de la terre brûlée » lorsque la France de Napoléon ou l’Allemagne d’Adolf Hitler l’envahissait. Elle détruisait elle-même ses propres richesses à la place des troupes ennemies et ne cessait de reculer vers l’Extrême-Orient. Puis elle refluait contre les envahisseurs exténués par leur trop longue pénétration.

 

Source
Оdnako (Russie)