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20/01/2016

SYRIE: ACCORD MILITAIRE SYRIE / RUSSIE !

Syrie: la présence militaire russe, illimitée

image: http://media.ws.irib.ir/image/4bhi6d5c821f8213e1_800C450.jpg

 

IRIB- L'accord entre Moscou et Damas, sur le déploiement militaire russe, en Syrie, où des dizaines d'avions de chasse russes effectuent des raids aériens contre les miliciens takfiristes, n'a aucune limite de temps, selon le texte officiel, publié vendredi.

 

Cet accord, concernant la présence russe, sur la base militaire de Hmeimim, (Ouest), a été signé, à Damas, le 26 août, plus d'un mois, avant le début de l'intervention militaire contre Daech et les autres groupes takfiristes, opérant en Syrie.

 

L'accord de sept pages donne toute latitude à l'armée russe, pour déployer, en Syrie, les armes et les soldats qu'elle souhaite.

 

Il stipule que "l'accord est conclu, pour une période sans limite".

Le Président russe, Vladimir Poutine, avait indiqué que le déploiement des bombardiers et avions d'attaque au sol "Soukhoï" durerait aussi longtemps que l'exigerait l'intervention, décidée à la demande de son homologue syrien, Bachar al-Assad.

 

Le Président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, (Chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov, avait, pour sa part, évoqué "trois à quatre mois" de raids, effectués par la cinquantaine d'avions et d'hélicoptères russes.

 

Jan 15, 2016 11:04 UTC

 

http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i18783-s...


En savoir plus sur http://www.jacques-tourtaux.com/blog/syrie/presence-illimitee-de-l-armee-russe-en-syrie.html#jD4XY9KT2fOupJrF.99

LES RELATIONS " SPÉCIALES " AMÉRICANO - SAOUDIENNE ? TRIBUNE LIBRE !

Source Consortiumnews.com, 20 novembre 2015

En exclusivité : Tandis qu’à Washington les autorités consacrent beaucoup de temps et d’énergie aux demandes d’extension de la guerre en Syrie et à la nécessité de refouler les réfugiés syriens, les Démocrates et les Républicains esquivent la question la plus judicieuse : comment confronter l’Arabie saoudite à son financement caché de l’État islamique et des terroristes d’Al-Qaïda, écrit Daniel Lazare

 

Par Daniel Lazare

Comment l’EI finance-t-il ses opérations ? Ceci est la question centrale au moment où la guerre contre l’organisation terroriste franchit un niveau supérieur depuis les atrocités commises à Paris.

Mais la réponse la plus courante constitue une part du problème.

Cette réponse, partagée par de nombreux responsables politiques et autres « experts en terrorisme », est que Daesh (aussi connu sous le nom de l’EIIL, l’État islamique et l’EIIS) finance ses opérations grâce à diverses activités illicites comme la vente illégale d’antiquités, les enlèvements contre rançon, les hold-up de banque et le trafic de brut depuis les champs pétrolifères sous son contrôle depuis le nord de la Syrie et de l’Irak.

Le roi saoudien Salman rencontre le président  Barack Obama à l’hôtel Erga durant une visite d’État en Arabie saoudite le 27 janvier 2015

La ligne, consciencieusement suivie par les organes de presse depuis le New York Times jusqu’au Wall Street Journal et au Guardian, est pour le moins politiquement correcte. Si Daesh s’autofinance réellement, alors il est essentiellement autonome. Dans ce cas, les puissances occidentales, après l’avoir bouclé dans son califat, n’auront plus qu’à envoyer des F-18 et des Mirage 2000 afin de déclencher une pluie de bombes « intelligentes » et le réduire en miettes.

Telle est la pensée qui affleure les propos malheureux tenus le 12 novembre par le Président Barack Obama lorsqu’il répondit à George Stephanopoulos sur ABC This Week qui lui demandait si Daesh gagnait en puissance. Il rétorqua que ce n’était tout simplement pas le cas :

« La vérité est que depuis le début, notre but a tout d’abord été de les contenir, et nous les avons contenus. Ils n’ont pas gagné de terrain en Irak. Et en Syrie, ils viendront et repartiront. Mais vous ne verrez pas une avancée systématique de Daesh sur le terrain. Ce que nous n’avons pas encore pu faire, c’est décapiter complètement leur structure de commandement et de contrôle. Nous avons fait des progrès en essayant de réduire le flux de combattants étrangers »

Contenir et décapiter, voici l’essence même de la stratégie américaine. Ainsi, plus le gouvernement Obama tente de contenir militairement Daesh, plus il fait savoir que ce dernier est également économiquement autonome.

Et si ce n’était pas le cas ? En réalité, il y a tout lieu d’être sceptique face à la position américaine et pas seulement parce que cela fait près de deux décennies que les dirigeants américains crient victoire dans diverses luttes contre le terrorisme islamique même si, de petites cellules disparates à l’origine, il s’est transformé en un vaste mouvement s’étendant du Nigeria au Bangladesh.

 

Des sommes surévaluées

Commençons par les antiquités. L’année dernière, NBC News rapporta en toute hâte que Daesh puisait dans un marché noir de 7 milliards de dollars pour financer ses opérations : « Des pièces historiques inestimables provenant de fouilles illicites ou dérobées dans les musées sont devenues une des quatre produits de contrebande les plus répandus — avec la drogue, les armes et les êtres humains. »

Mais le total de 7 milliards de dollars est curieux si l’on considère que le marché de l’art contemporain, en ne comptant que la partie émergée, se monte à seulement 2 milliards de dollars. Les marchés noirs sont impossibles à évaluer pour la simple raison que les participants s’enfuient comme des rats dès qu’on allume la lumière.

Le rôle de Daesh est néanmoins doublement difficile car il opère très secrètement. Mais nous savons certaines choses, par exemple que les antiquités ne se déplacent pas aussi facilement que, disons, le maïs ou le blé. Au contraire, les acheteurs sont relativement rares et clairsemés, des évaluations sont requises et le marchandage est la norme. Avec autant de policiers fouinant partout, les acheteurs sont particulièrement prudents de peur de se faire prendre en transférant de l’argent à Daesh. Donc, les antiquités ne sembleraient jouer qu’un rôle accessoire.

Il en va de même pour les braquages de banques. Même si Daesh a été généralement crédité d’un butin de 400 millions de dollars lors de la prise de Mossoul, au nord-est de l’Irak en juillet 2014, le Financial Times a décrit cette prise comme le plus grand braquage « jamais réalisé. »

Le journal citait un responsable du secteur bancaire irakien qui déclarait : « Nous sommes en contact permanent avec les banques là-bas »,. “nous avons été informés qu’elles sont toutes gardées de l’extérieur par leurs propres gardes et que rien n’a été enlevé des locaux d’aucune banque, pas même pas un morceau de papier »

L’enlèvement contre rançon lui aussi semble moins que rentable dans une économie appartenant à un territoire contrôlé par un État islamique déclinant. De même pour la taxation locale. Tandis que les ventes pétrolières illicites peuvent jouer un rôle important, elles aussi ne sont probablement pas aussi rentables qu’on le pense. En supposant qu’ils fussent pleins à ras bord, les 116 camions-citernes que des avions américains ont détruits lundi pouvaient contenir cent barils de brut chacun. Dans le meilleur des cas et d’après les tarifs actuels, Daesh aurait pu vendre le baril à environ 30 $. Ainsi, les dégâts à la « trésorerie » de l’État islamique représentent un montant relativement peu élevé d’environ 350 000 $.

De plus, à ce jour l’État islamique est une vaste organisation. Les troupes ont des effectifs d’au moins 20 000 à 31 500 combattants (chiffres diffusés par la CIA en septembre 2014) et peuvent s’élever jusqu’à 200 000, bien que 100 000 semble plus plausible. Où qu’ils soient, les combattants gagneraient de 350 à 800 $ par mois, ou plus. Ces chiffres, quoique très imprécis, suggèrent à tout le moins une organisation avec un budget mensuel approchant les dix millions.

Ainsi les revenus d’une centaine de camions-citernes n’expliquent  pas comment l’EI règle ses factures. Pas plus que les hypothèses au sujet du trafic des antiquités. Donc si l’État islamique ne tire pas l’essentiel de ses fonds de pareilles ressources, d’où provient l’argent ?

 

La connexion saoudienne

La réponse, celle qui dérange, est qu’il provient de l’extérieur, c’est-à-dire d’autres endroits au Moyen-Orient dans lesquels les champs pétrolifères ne sont pas d’ordre secondaire comme en Syrie et en Irak, mais au contraire, riches et productifs; pays dans lesquels les raffineries sont ultramodernes et où le pétrole est acheminé par pipeline et non par camions. Il s’agit également d’un marché massivement corrompu, peu soumis aux contrôles financiers et travaillé par de fortes affinités idéologiques, à la fois avec l’EI et Al-Qaïda.

Ce qui veut dire les États arabes du Golfe : le Koweït, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite, des pays disposant de richesses massives en dépit d’une chute de 50% des prix du pétrole. Les États du Golfe sont des autocraties politiques, pratiquant un sunnisme militant et, de surcroît, empêtrés dans une douloureuse contradiction idéologique.

Au niveau mondial, le nombre des sunnites dépasse celui des chiites dans un rapport d’au moins quatre pour un. Mais parmi les huit nations qui entourent le golfe Persique, la situation est inverse, les chiites étant presque deux fois plus nombreux que les sunnites. Plus le monde devient théocratique — et cette tendance est à l’œuvre non seulement dans le monde musulman, mais également en Inde, en Israël, voire aux États-Unis si certains républicains parviennent à leurs fins — plus le sectarisme s’intensifie.

Basiquement, le conflit entre sunnites et chiites est une guerre de succession parmi les partisans de Mahomet, disparu au septième siècle. Plus l’une des parties étend son pouvoir politique au nom de l’Islam, plus elle devient vulnérable aux accusations de l’autre partie qui prétend que sa revendication de pouvoir est tout sauf légitime.

La famille royale saoudienne, qui se présente elle-même comme « la gardienne des deux mosquées saintes » de La Mecque et de Médine, est particulièrement sensible à de telles accusations, ne serait-ce que parce que sa situation politique apparaît de plus en plus précaire. C’est la raison pour laquelle elle s’est jetée dans une croisade anti-chiite, du Yémen à la Syrie en passant par Bahreïn.

Alors que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France condamnent Bachar el-Assad en tant que dictateur, ce n’est pas la raison pour laquelle les rebelles sunnites se battent dans le but de le renverser. Ils le font en revanche parce que, en tant que pratiquant de la doctrine alaouite, une forme du chiisme, il appartient à une branche de l’Islam que les cheikhs du pétrole à Riyad considèrent comme une menace pour leur existence même.

La guerre civile est rarement un facteur de modération et, alors que la lutte contre Assad s’est intensifiée, le pouvoir au sein des rebelles est passé aux mains des forces sunnites les plus militantes, jusqu’à et y compris Al-Qaïda et son rival encore plus agressif, l’EI.

Autrement dit, l’État islamique n’est pas un phénomène local et autosuffisant, mais la construction et le bénéficiaire de pouvoirs plus importants et, dans son essence, une force paramilitaire agissant en sous-main pour le compte des cheikhs des États du Golfe. Les preuves d’un large soutien régional sont abondantes, même si des organes de presse comme le New York Times ont fait de leur mieux pour les ignorer. Quelques faits saillants sur cette piste de l’argent:

- Dans un rapport diplomatique datant de 2009 et rendu public par Wikileaks, Hillary Clinton, alors ministre des Affaires étrangères, indiqua que « les donateurs en Arabie Saoudite représentent la source de financement majeure des groupes terroristes sunnites dans le monde entier. »

(Mercredi, à l’occasion d’un discours belliciste devant le conseil des Affaires étrangères, Clinton, à présent la candidate démocrate la mieux placée dans la course à la présidentielle, a mis l’accent sur ses projets d’escalade militaire, incluant une invasion américaine de la Syrie pour « y imposer des zones d’exclusion aérienne » et sécuriser ce qu’elle a appelé « un espace sûr ».

Mais elle a brièvement ajouté une allusion exaspérée à la réalité financière en disant : « une fois pour toutes, les Saoudiens, les Qataris et d’autres encore doivent empêcher leurs citoyens de financer directement les organisations extrémistes ainsi que les écoles et les mosquées qui par le monde ont conduit trop de jeunes gens sur le chemin de la radicalisation. »)

- En août 2012, un rapport de la DIA, l’ agence du renseignement de la défense, qui signalait qu’Al-Qaïda, les salafistes et les Frères Musulmans dominaient le mouvement de rébellion syrien et que leur but était d’établir « une principauté salafiste dans l’est de la Syrie », à l’endroit où se situe actuellement le califat de l’État islamique.

- Le propre dossier du Times , deux mois plus tôt, affirmant que la CIA travaillait avec les Frères Musulmans pour faire parvenir aux rebelles sunnites en Syrie des armes fournies par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

- Le remarquable aveu de Joe Biden à la Harvard’s Kennedy School en octobre 2014 que « les Saoudiens, les émirats, etc. […] étaient si décidés à renverser Assad et fondamentalement à mener en sous-main une guerre entre sunnites et chiites [...] [qu'] ils ont déversé des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes sur quiconque se montrerait décidé à combattre Assad — sauf que ceux qui en ont bénéficié étaient Al-Nosra et Al-Qaïda. »

- Un éditorial du Times sorti tout juste le mois dernier se plaignant que les Saoudiens, les Qataris et les Koweïtiens continuent à faire parvenir des fonds à l’État islamique.

- Enfin, dans un article de première page vendredi, le Times a tardivement admis le rapport dévastateur de la DIA, à peine six mois après qu’il fut rendu public par les chiens de garde conservateurs de Judicial Watch. Mais même là, le journaliste Ian Fisher s’est arrangé pour laisser dans l’ombre le passage le plus important, qui est que le bastion salafiste que les sunnites cherchent à instaurer représente « exactement ce que les puissances soutenant l’opposition — c’est à dire l’Occident, les États du Golfe et la Turquie — souhaitent pour isoler le régime syrien. »

En affirmant qu’il y a « de nombreuses responsabilités » dans la débâcle en cours, Fisher s’est arrangé pour critiquer tout le monde sauf son propre journal.

 

L’argent roi

Pourquoi est-il si difficile de dire la vérité ? Une grande partie de la réponse est l’argent. Parce que les États-Unis, la France et d’autres puissances occidentales dépendent des États du Golfe pour le pétrole et voient les États du Golfe comme un marché de plus en plus important pour les armes de haute technologie.

Il y a un mois à peine , le Pentagone a annoncé qu’il vendait aux Saoudiens jusqu’à quatre navires de combat côtier fabriqués par Lockheed pour un total de 11,25 milliards de dollars, alors que la semaine dernière a suivi la nouvelle qu’il vendait pour 1,29 milliard de dollars de bombes intelligentes fabriquées par Boeing et Raytheon aux Saoudiens, afin de remplacer celles que le royaume a lancées sur le Yémen dans le cadre de sa croisade contre les Houthis chiites.

Les États-Unis fournissent donc les Saoudiens en bombes qui vont écraser des quartiers yéménites, produire plus de réfugiés et, dans la foulée, renforcer « Al-Qaïda dans la Péninsule arabe », afin que les États-Unis puissent alors envoyer des drones pour éliminer quelques membres d’Al-Qaïda.

Tout le monde s’y retrouve — les fabricants d’armes, le Pentagone, les politiciens de Washington comme les Clinton qui profitent des largesses saoudiennes, et même Al-Qaïda qui, tout en perdant quelques-uns de ses membres, voit sa puissance grandir en conséquence.

Mettre en évidence la manière dont l’argent coule depuis l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe vers les groupes responsables du carnage à Paris mettrait en danger cette organisation aux bénéfices mutuels.

Compromettre ce circuit d’argent lucratif est une chose que Washington ne peut pas supporter, c’est pourquoi l’administration Obama préfère laisser apparaître l’EI comme une organisation autonome qui peut être paralysée par des opérations militaires du type bombardement d’un convoi de camions-citernes.

Tandis que la xénophobie enflamme l’Europe, la vraie question n’est pas les arabes ou l’Islam mais la relation « spéciale » américano-saoudienne qui est peut-être encore plus sacro-sainte que la relation avec Israël.

C’est une alliance qui demande aux États-Unis de ne pas voir, entendre ou parler du démon caché dans ce partenaire arabe majeur. Ainsi, Washington doit cacher la cause réelle des horreurs allant du World Trade Center au Bataclan et à la guerre civile syrienne.

Tant que la relation « spéciale » américano-saoudienne continuera, les cadavres continueront à s’empiler.

Daniel Lazare est l’auteur de plusieurs livres, incluant The Frozen Republic: How the Constitution Is Paralyzing Democracy (Harcourt Brace).

Source Consortiumnews.com, 20 novembre 2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

SUR LE DISPOSITIF " BARKHANE " :MALI ET NIGER ! ( BERNARD LUGAN )

18 janvier 2016

Le dispositif Barkhane rend les espaces nordistes du Mali et du Niger de plus en plus hostiles aux terroristes

Analyse de Bernard Lugan quelque peu différente de celle de Jean-Dominique Merchet :

Blog"Au moment où, paniqués par la progression de Daesh en Libye, certains en sont quasiment arrivés à croire qu’il était possible de soutenir une partie des jihadistes contre les autres, le massacre commis à Ouagadougou venant après celui de l’hôtel Radisson de Bamako le 20 novembre 2015, rappelle que nous sommes en présence d’un même phénomène.

Comme en Syrie, où le président Poutine ne cesse de dire qu’il n’y a pas plus de jihadistes « modérés » qu’au Sahel.

Au-delà de la description événementielle et journalistique, l’analyse du massacre qui vient de se produire à Ouagadougou peut se faire autour de quatre points :

1.Aqmi et Daesh sont actuellement engagés dans une surenchère. Cette dernière explique en partie, mais en partie seulement, la multiplication des actions terroristes dans la région, notamment au Burkina Faso où, depuis plusieurs mois, des unités de la gendarmerie sont régulièrement la cible d’attaques.

2.Comme il n’existe pas de cloisonnement hermétique entre les jihadistes qui peuvent prendre des étiquettes différentes au gré des circonstances, l’erreur serait de tenter une classification « géométrique », à l’européenne, avec des étiquettes collées sur des individus ou sur des mouvements. Nous sommes en effet face à une nébuleuse à la fois poreuse et en perpétuelle recomposition, mais d’abord dynamique.

3.Le Burkina Faso est devenu une cible idéale car le pays est frontalier du Mali, de la Côte d’ivoire, du Ghana, du Togo, du Benin et du Niger. Quelques centaines de kilomètres le séparent du nord du Nigeria où opère Boko Haram. Or, le Burkina Faso qui était le pivot de la stabilité régionale avec Blaise Compaoré, a lui aussi été déstabilisé au nom de la démocratie. Une fois de plus…En renversant son président, le pays est donc entré dans une zone de turbulences dont cherchent à profiter les islamistes. Comme toujours en pareil cas.

4.Le plus important est cependant l’émergence d’un phénomène nouveau. Ce dernier n’a pas été vu par les « spécialistes » auto-proclamés, mais ils vont naturellement le reprendre à leur compte après avoir lu les lignes qui suivent :

Depuis plusieurs mois, j’écris dans l’Afrique Réelle que se produit un glissement du jihadisme depuis la zone saharo-sahélienne au nord, vers la zone sahélo-guinéenne au sud. La raison en est simple :  et de plus en plus difficiles aux trafiquants. Gênés dans leurs activités par la présence française, ces derniers ont donc commencé à se détacher des jihadistes.

Un phénomène important s’est produit il y a quelques semaines quand les chefs des tribus et ceux de leurs membres qui contrôlent les trafics transsahariens se sont réunis afin d’en revenir au partage des axes de circulation traditionnels afin de ne plus devoir dépendre des options choisies par les jihadistes.

Ce phénomène a concerné à la fois Maures, « Arabes » et Touareg. Un accord tribalo-commercial a même été conclu au terme duquel les marchandises que les uns et les autres s’étaient mutuellement volées, seraient rendues ou indemnisées.

Risquant de perdre leurs relais, les jihadistes ont certes menacé, mais ils ont compris que la région n’était plus totalement sûre pour eux. Comme il leur fallait trouver une autre zone d’action, voilà pourquoi ils opèrent désormais de plus en plus vers le sud où ils bénéficient de solidarités dans la toile wahhabite patiemment tissée depuis plusieurs décennies par les monarchies pétrolières arabes.

Cela ne veut évidemment pas dire que le jihadisme nordiste est moribond, bien au contraire, car il va chercher à reconquérir ses positions. Néanmoins, les lignes bougent et il est essentiel de bien le voir afin de ne pas demeurer cramponné à des analyses obsolètes."

N'oublions pas que parmi ceux qui critiquent les résultats de l'opération Barkhane, il y a des hauts fonctionnaires qui aimeraient diminuer les moyens militaires tel ce diplomate évoquant le coût de l'opération : "On pourrait en faire des choses avec une telle somme"...

Entendrons-nous demain un haut fonctionnaire réclamer la suppression de 10 000 postes dans les armées (volume de l'opération Sentinelle) en cas de nouvel attentat sur le territoire national ?

 

Posté le 18 janvier 2016 à 07h26 par Philippe Carhon      /    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01

19/01/2016

SYRIE: QUAND LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS MENT ! TRIBUNE LIBRE !

A propos de l’action russe en Syrie, le gouvernement français ment effrontément

 

Il semble que les membres du gouvernement français soient en mission commandée pour accuser la Russie de tous les maux.

Le premier à avoir propagé des allégations mensongères fut le ministre de la Défense, Le Drian.

Il a déclaré (voir la vidéo) que les frappes russes contre l’Etat islamique « sont rares » et implicitement que les Russes ne s’impliquaient pas assez dans la lutte contre l’Etat islamique (EI).

Sortie surprenante de la part du cumulard de la République (ministre de la Défense et Président du Conseil régional de Bretagne) quand on sait que les frappes aériennes de la France contre l’EI ont été sporadiques, que la France refuse de coopérer avec les Russes en Syrie contre l’EI et à l’instar des USA et de la Grande-Bretagne que la France refuse également de bombarder Al-Quaïda en Syrie s’en faisant de facto les complices.

 

Comment Le Drian, membre initié du Grand Orient de France, peut-il dire de telles choses alors qu’il est très mal placé pour donner des leçons aux Russes sur leur action en Syrie.

L’action russe contre l’EI n’est pas négligeable. Même les Etatsuniens le reconnaissent en admettant que la stratégie russe contre l’EI est la bonne.

Récemment à Deir Es zor, l’armée russe a envoyé de l’aide humanitaire aux civils assiégés par les terroristes de l’EI qui ont massacré 300 personnes et ont pris 400 civils en otage.

Fars News Agency déclarait en octobre que les bombardements russes avaient détruit près de 40% des infrastructures de l’EI tandis que les Russes ont été les premiers à bombarder les sites pétroliers volés par l’EI à la Syrie (voir photo).

 

A un tel point que pour montrer l’effort de guerre étatsunien contre l’Etat islamique et ses sites pétroliers, la chaîne publique des Etats-Unis utilise des images de bombardements russes (voir les vidéos 1 et 2).

 

Sans compter que la Russie a tiré 97 missiles de croisière contre les positions de Daech en Syrie et que l’armée arabe syrienne doit une grande partie de ses victoires contre les « rebelles » syriens (soutenus par l’Occident comme en Libye) mais aussi contre les terroristes de l’EI grâce aux frappes aériennes russes.

 

L’Observatoire syrien pour la défense des Droits de l’homme basé au Royaume-Uni considère que les bombardements russes ont tué plus de 600 miliciens de l’Etat islamique (EI), selon The Independant.

On est alors en droit, de se demander sur quel planète vit le ministre de la Défense français ? Dans un bunker idéologique du Pentagone ?

Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l'EI.

Photo de bombardements russes de zones pétrolières capturées par l’EI.

Vidéo 1

Vidéo 2

Même question pour le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, connu pour son soutien politique à Al-Quaïda en Syrie en 2012, lorsqu’il déclarait que le Front Al-Nosra affilié à Al-Quaïda en Syrie « faisait du bon boulot« . Récemment, il a déclaré que les bombardements russes faisaient un grand nombre de victimes civils en Syrie. Or il semble que les méthodes utilisées par les Russes pour bombarder les terroristes de l’EI et d’Al-Quaïda ne sont pas les mêmes que celles utilisées par les USA, l’Arabie saoudite et Israël. Ces derniers pays étaient coutumiers des dommages collatéraux contre les civils (destruction d’hôpitaux, de quartiers résidentiels, de dispensaires, de centre de l’ONU…).

« Le Ministre Des Affaires Étrangères français, Laurent Fabius, a montré l’opposition de son gouvernement à la guerre de la Russie contre l’EI – demandant de cesser ses opérations militaires, derrière des fausses accusations de tuer des civils« . Selon Lendman, il s’agit de fausses allégations.

Selon Stephen Lendman, « la Russie utilise des armes guidées de haute précision dans sa campagne aérienne syrienne, frappant précisément des cibles visées« .

« Des efforts minutieux sont pris pour frapper l’EI et d’autres éléments terroristes, évitant scrupuleusement des pertes humaines civiles. Selon Lendman, des preuves photographiques le prouveraient.

Washington (comme Tel Aviv) considère les civils comme des cibles légitimes, les massacrant délibérément dans toutes leurs guerres, indifférentes aux principes d’État de droit et la souffrance humaine ».

Même si on ne peut méconnaître qu’il peut y avoir des effets collatéraux des frappes de précision russes en Syrie, cet empressement français à disqualifier l’action russe en Syrie avec des arguments douteux sonne comme une campagne de propagande atlantiste.

SOURCE New 360 slt
 

LE GÉNÉRAL LEE, LE CHEVALIER DU SUD !!!

samedi, 16 janvier 2016

LE GENERAL LEE REVIENT AU GALOP

2-Lee-Sanders-200x300.jpgJean-Claude Rolinat

Je pensais tout connaitre de la saga sudiste suite à mes multiples voyages dans le « Deep South », mais c’était sans compter avec la lecture du Robert Lee d’Alain Sanders, la récente biographie que ce spécialiste des Etats-Unis a consacré à ce « chevalier du Sud ».

 

A Appomatox, charmant village perdu au fin fond de la verte Virginie, l’Etat natal du général, s’est jouée une tragédie ou, plus exactement, s’est dénouée une tragédie dont les conséquences sont encore lisibles dans les onze Etats confédérés du Sud : dans la maison du major Mac Lean, le général Grant, commandant en chef des armées nordistes, accueillit le commandant en chef des confédérés.

 

Quelques instants après la signature officielle de la reddition des troupes du Sud, Lee remonta en selle et, les larmes aux yeux, regagna ses lignes. Ses hommes l’entourèrent avec affection, le pressant de questions…

C’était fini, on vivait là les ultimes minutes du « Blanc soleil des vaincus » comme l’a si admirablement dépeint Dominique Venner dans son livre réédité récemment chez Via Romana.

Au fil de 118 pages denses mais faciles à lire, Sanders retrace le parcours de ce brillant chef militaire qui avait débuté sa carrière comme élève à l’Académie de West Point. Ses faits d’armes nombreux le poussèrent aux cimes de la hiérarchie.

 

C’est uniquement par fidélité à son Etat, la Virginie, qu’il refusa les propositions de Washington lui ouvrant les portes du département de la défense. Il ne fut en aucun cas un esclavagiste convaincu, bien au contraire ! Mais tous les observateurs et les historiens honnêtes savent bien que « la question noire » fut un prétexte à la guerre que menèrent les USA au gouvernement de Richmond,  « le » prétexte des yankees pour coloniser le Sud et le réduire à l’impuissance.

 

Mais comme Sanders le laisse entendre, si la Confédération, et avec elle Robert Lee, ont perdu la guerre, ils ont gagné la bataille des cœurs. La mémoire du sud, malgré les agressions contre son drapeau - le célèbre « southern battle flag » - est plus vivante que jamais.

Le cinéma et la littérature lui ont donné ses lettres de noblesse.

Avec cette biographie d’un homme à la loyauté sans faille à son pays natal – « je ne puis abandonner l’Etat où je suis né à l’heure de sa plus grande détresse », disait-il - l’auteur ajoute une belle pierre au monument qui, année après année et malgré la désinformation, s’édifie à la gloire du « Sud profond ».

 

A mettre en toutes les mains, celles des étudiants par exemple, matraqués par la bien-pensance, comme une sorte d’indispensable contrepoison.

 

Robert Lee, Alain Sanders, collection "Qui suis-je ?" éditions Pardès, 2015, 12 €

18/01/2016

UKRAINE/DONBASS : LA TERRE BRULÉE .........

dimanche 17 janvier 2016

La terre brûlée fécondée par le chant...

 
Des maisons et des vies à reconstruire...
 
Déjà évoqués ici dans des précédents articles, le sort des enfants du Donbass est terrible, car depuis deux ans ils vivent dans la peur, entourés d'un danger mortel et banalisé... Nombre d'entre eux ont été tués ou ont perdu des parents et des proches, d'autres ont vu leur environnement ravagé par les bombardements ukrainiens. 
 
Sur la ligne de front, des enfants vivent depuis plus d'un an dans des caves
Dans ce pays où le moindre jardin et parc urbain est fleuri par des toboggans et des balançoires multicolores, les enfants occupent une place importante dans la vie de tous les jours. Ces "enfants-rois" mais éduqués sont l'objet d'attentions particulières permanentes de la part de parents qui souvent sacrifient tout pour essayer d'effacer de leur environnement cette guerre abjecte.
 
Ainsi ce concert donné ce samedi 16 janvier à la maison des Syndicats de Donetsk aux enfants ayant perdu leurs maisons dans les bombardements ukrainiens.
Des groupes folkloriques mais aussi des jeunes de Donetsk et Makeevka ont enchaîné danses et chants pour offrir un peu de rêve et faire oublier en ce début d'année les cendres noircissant la neige à seulement 25 minutes de la salle de spectacle...
 
La jeune République de Donetsk a su, malgré les conditions difficiles imposées par les bombardements et le blocus ukrainien, se donner les moyens de ses ambitions, et n'attendant pas la fin de la guerre les différents ministères ont entamé des programmes de reconstruction des habitas détruits, des programmes sociaux et sanitaires d'aides aux victimes de guerre etc...
 
Le dynamisme, la rigueur et l'intelligence de coeur animent chaque décision et réalisation décidées par les jeunes gouvernements, soucieux d'améliorer en permanence le bien-être de la population et protéger son avenir et notamment celui de sa jeunesse...
 
Après la Victoire sur les soudards de Kiev, le miracle républicain du Donbass pourra rayonner à sa juste valeur et au delà de son territoire libéré, porté n'en doutons pas un seul instant par ces enfants incarnant l'espérance des peuples d'Europe...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Enfants de Donetsk
"Tu trouveras le soleil dans le coeur de enfants..." (Calogero)
 

Extraits du spectacle 


Lors de ce spectacle qui leur est dédié, les enfants du Donbass nous ont offert un spectacle de haute qualité et surtout une belle leçon de vie comme car comme me l'a fait remarquer Lionel un camarade en Guyane "ils ont un pouvoir d'adaptation supérieur aux adultes ! les enfants ne veulent voir la vie que du bon coté, jouer, rire, ils font le choix inconscient d’être heureux en toute circonstances .Il ne réclame que de l'amour !"

Un public tour à tour spectateur et acteur du spectacle
 
Des groupes folkloriques du Donbass

Tonio sous le charme des sons et des couleurs de la vie dansante
 
Les enfants bombardés ont tenu aussi a participer au spectacle
 
 
 
 
Un concert pour les enfants ayant perdu leurs maisons
bombardées par les ukrainiens
 
"Ce samedi à la maison des syndicats de Donetsk se tenait un concert caritatif au profit des enfants et des familles ayant des enfants qui ont perdu leurs maisons bombardées par les Ukrainiens. De manière bénévole un ensemble de collectifs, d’ensembles de danses, de chanteurs et musiciens auxquels se sont joints les Français Erwan Castel au chant et Laurent Brayard à la danse ont proposé à l’assemblée pendant plus de deux heures un spectacle. La plupart des groupes étaient d’ailleurs eux-mêmes constitués d’autres enfants plus chanceux du Donbass. L’événement était organisé par un syndicat gouvernemental de la ville de Donetsk qui avec l’aide de la Fédération de Russie a pu offrir aux participants des petits cadeaux et aux victimes également d’autres cadeaux.
 
Les petits et les grands avaient préparé différents spectacles, de musique et de chant, la surprise est venue des Français, Erwan Castel poussant la chansonnette, notamment tirées du répertoire traditionnel français et breton et modestement accompagné par Laurent Brayard à la danse entraînant une partie des enfants dans une danse bretonne et une simple scottish. Le moment fut très émouvant lorsque que les enfants victimes des bombardements ukrainiens se sont présentés à leur tour pour présenter des petits spectacles, en chanson et poésie, de la plus petite seulement âgée de 3 ans aux plus grands âgés de 14 ans. L’événement était suivi par une partie des volontaires étrangers de la République populaire de Donetsk, quelques Français accompagné par Russell « Texas » Bentley membre du bataillon et de l’organisation Cout Vremeni s’occupant aussi d’humanitaire et de ré-informations.
 
Les enfants dans une discipline parfaite se sont prêtés au jeu de la représentation comme s’ils étaient des professionnels du spectacle et toute l’assemblée ne pouvait qu’être émue du drame qui frappe la plupart d’entre eux. La famille la plus touchée était composée de quatre enfants accompagnés de leur papa, la dignité et la réserve de ces gens a été admirable dans ce moment dramatique et tragique, alors que sans logis, leurs maisons éventrées et détruites par les criminels ukrainiens, ils doivent vivre de la charité et de l’aide notamment de la Fédération de Russie sans qu’ils ne reçoivent aucune aide de l’Occident, prompt à inventer des contes justement pour enfants sur le Donbass, mais jamais pressé de communiquer sur les crimes sans fin commis dans la région par l’Armée ukrainienne"

Laurent Brayard, volontaire français, journaliste pour DONi.Press

Des photos prises par Laurent Brayard :




 

Sources de l'article
 
- Site DONi press, le lien : ICI
 
 

LES HABITANTS SYRIENS MASSACRÉS PAR L' ETAT ISLAMIQUE ......

18 janvier 2016

Les forces gouvernementales syriennes ont réussi à repousser l'assaut des terroristes de l'Etat islamique et à reprendre le contrôle de la ville de Deir ez-Zor.

 
La veille, les djihadistes de Daech ont attaqué la ville syrienne de Deir ez-Zor, qui était contrôlé par les forces gouvernementales.
 
 
La ville a une importance cruciale pour l'EI car elle est le seul obstacle qui empêche la connexion directe entre Raqqa (capitale de facto des djihadistes) et les zones contrôlées en Irak.

 

Au moins 300 personnes avaient trouvé la mort samedi dans les attaques des terroristes contre Deir ez-Zor.

Les islamistes n'ont épargné ni les femmes, ni les enfants, ni les vieillards. Si ce bilan est confirmé, il serait l'un des plus élevés en une seule journée pour cette guerre déclenchée en mars 2011.

Le soir du 16 janvier, les extrémistes ont pris d'assaut la ville de Deir ez-Zor. Selon les rapports, l'armée syrienne l'a débarrassé des terroristes.

 

Assiégée par les extrémistes depuis quelques mois, Deir ez-Zor est le chef-lieu de la province du même nom.
 
Les troupes gouvernementales quant à elles gardent le contrôle de quelques quartiers de la ville et de l'aéroport militaire.
 
La ville est riche en pétrole et est un endroit permettant de connecter les branches irakiennes et syriennes du groupe terroriste.

 

Pour aider la population locale en détresse, les forces aérospatiales russes ont procédé à des opérations humanitaires.

  Des Iliouchine Il-76 russes ont acheminé 22 tonnes de denrées.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160117/10210067...

17/01/2016

POUTINE OUVRE UN Q G EN JORDANIE !

POUTINE OUVRE UN Q.G. EN JORDANIE


Jusqu’à présent, la Jordanie combattait par procuration contre le protégé de la Russie, Bachar al Assad, à partir d’un centre de commandement des opérations conjointes, situé au nord d’Amman, appelé le Centre de Commandement Central américain avancé en Jordanie, partie prenante d’un alignement entre les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël.

 


Mais cette semaine, la Jordanie s’est embarquée à bord d’un nouvel avion.


Les sources des renseignements militaires de Debkafile affirment que la décision du Roi Abdallah de Jordanie de faire équipe avec Moscou est le début d’une nouvelle donne complète, dans la chaîne de décision et le partage des renseignements.

Il n’a pas l’intention pour autant de fermer sont centre de commandement avec les Etats-Unis et Israël, mais le centre de gravité des efforts fournis par la Jordanie en matière de renseignements militaires sera réorienté vers ce nouveau point de convergence avec la Russie, ce qui constitue un tremblement de terre majeur pour ces régions.

 
 
Le centre de gravité des efforts fournis par la Jordanie en matière de renseignements militaires sera réorienté vers ce nouveau point de convergence avec la Russie, ce qui constitue un tremblement ...
 
 
infosdanyfr.wordpress.com
 
 

16/01/2016

ARABIE SAOUDITE - IRAN: UN CONFLIT RELIGIEUX ......

ARABIE-IRAN : LA GUERRE DES RELIGIONS (par L’Imprécateur)

Le conflit actuel entre l’Arabie et l’Iran, vu d’Europe, semble n’être que l’épiphénomène d’un conflit beaucoup plus vaste et plus ancien que les Occidentaux en général et les États-Unis en particulier, croient maîtriser en y intervenant de manière le plus souvent stupide et anarchique, obsédés par la seule chose qui compte réellement à leurs yeux : garantir la sécurité de leurs approvisionnements en hydrocarbures.

C’est une réalité, la terre arabe suinte littéralement de pétrole, “un don de dieu”, disent les Arabes.

 

Ce pétrole a été découvert par les Occidentaux et longtemps exploité par eux, aujourd’hui les Arabes le contrôlent par une organisation professionnelle où ils sont majoritaires : l’OPEP.

Cette suprématie est remise en cause par l’exploitation des schistes bitumineux nord-américains et l’émergence des énergies dites “renouvelables”. Ces deux productions malgré des progrès récents restent très coûteuses et, pour les énergies renouvelables, elles sont aléatoires. Les Arabes résistent en baissant le prix du pétrole.

monde islamique
[comme d’habitude, cliquez sur la carte, puis “retour-arrière” pour revenir au texte]

À cette caractéristique s’en ajoute une seconde : la terre arabe est très majoritairement musulmane. Seulement, là où les Occidentaux voient une seule religion, l’Islam, et une seule communauté, “l’oumma”, il y a en réalité des dizaines de sectes dont deux dominent en effectifs de croyants : le Sunnisme et le Chiisme.

Chacune des sectes est convaincue d’être la seule à détenir “l’Islam vrai” qui lui donnera l’accès au paradis d’Allah. Certaines sont pacifiques et vivent en harmonie avec les autres religions, comme les Soufis mevlevis. Beaucoup sont peu agressives et ne le sont en fait que pour se défendre si nécessaire : Malékites, Hanbalites, Alaouites… Les deux majoritaires, mais dans un rapport de un à cinq en faveur du Sunnisme, croient à leur mission divine de convertir de gré ou de force le monde à l’Islam.

Après un premier échec militaire face à l’Europe, mais aussi l’Inde et la Chine, qui s’est traduit par la colonisation humiliante de la terre d’islam, “dar el-islam”, au XIXème siècle, Chiites et Sunnites voient dans l’affaiblissement militaire de l’Europe et celui intellectuel de son élite ramollie par le droit-de-l’hommisme, une possibilité de reconquête par l’islamisation rapide, deux ou trois dizaines d’années, de la plus grande partie de l’Europe. Pour cela l’Islam se sert pour son seul profit des “valeurs” qu’une certaine gauche décérébrée croit “universelles”.

« Vous êtes riches, nos peuples sont pauvres, vous devez les accueillir et les nourrir » disent les dirigeants musulmans.

Aucun dirigeant européen n’est là pour leur répondre que, s’ils commençaient par mettre au service de leurs peuple les immenses richesses dont les énormes profits leur permettent d’acheter nos entreprises, nos palaces, nos plus belles voitures, nos clubs de foot et même un bon nombre de nos politiciens, les peuples musulmans ne serait pas obligés de fuir les terres musulmanes pour coloniser l’Europe.

« Vous n’avez plus foi en votre Christianisme, la laïcité est une hérésie, nous vous apportons la seule vraie foi, l’Islam. Convertissez-vous par la volonté et la permission d’Allah ».

 

Pas un dirigeant européen pour leur répondre que nous avons aussi un principe qui découle de la notion républicaine d’égalité, la réciprocité, et que nous accepterons les mosquées s’ils acceptent chez eux des églises, des synagogues et des temples.

Heureusement, si l’on peut dire, la conquête sunnite de l’Europe par la richesse des dirigeants musulmans, les mosquées “dont les minarets sont les baïonnettes” et la terreur que provoque le terrorisme islamique, est ralentie parce qu’une grande partie de l’énergie colonisatrice de l’Islam est absorbée par les guerres internes à l’Islam.

Cette religion ayant été fondée par son prophète Mahomet sur trois piliers indissociables : la foi en Allah, la gouvernance absolue de la société par la charia et la violence des armes musulmanes, le fameux “sabre de l’islam” qui orne beaucoup de drapeaux de pays musulmans, dont celui de l’Arabie saoudite.

sabre islam

Ce pays est le fer de lance de la colonisation musulmane de l’Europe. Avec son immense richesse, il peut financer l’armement des mouvements terroristes qu’il manipule et dissimule sous des noms et des méthodes d’action diverses : al-Qaïda, al-Nosra, Daech, AQMI, GIA, Boko Haram, etc. qui idéologiquement sont structurés par le mouvement international des Frères Musulmans, éventuellement peuvent se battre entre eux pour des questions de domination territoriales, mais concourent tous à la main mise de l’Arabie sur “dar el-Islam” et à la préservation de sa source de richesse principale : les gisements pétroliers.

C’est pourquoi la montée en puissance du Chiisme concurrent, dont le grand pays est l’Iran, suscite la fureur arabe.

Le 2 janvier, l’Arabie saoudite a donné le ton en exécutant 47 personnes accusées d’actes de terrorisme, dont le cheikh Nimr Baqer al-Nimr, dignitaire chiite et figure de la révolte contre les Saoud, le plus grand nombre étant des membres d’AQPA (al-Qaïda dans la péninsule arabique).

Objectif : reprendre en main les mouvements radicaux sunnites qui séduisent une partie non négligeable des Saoudiens, et donner un avertissement à l’Iran chiite qui soutient des mouvements révolutionnaires anti-saoudiens, comme au Yémen. L’Arabie veut montrer qu’elle reste le défenseur des Sunnites et qu’elle ne tolère aucune contestation de son pouvoir chez elle. En même temps, elle se donne vis-à-vis des Occidentaux de faux-airs de champions de la lutte contre le terrorisme qu’elle finance, c’est la “taqqyia”, la dissimulation.

L’exécution du cheikh Nimr Baqer el-Nimr s’inscrit dans la continuité de la politique anti-iranienne menée par l’Arabie.

La menace iranienne est clairement perçue comme prioritaire par rapport à la menace des jihadistes sunnites. « Il y a comme une paranoïa au sein de l’establishment saoudien quant à la menace iranienne.

Comme si la flotte iranienne était toute proche de leurs côtes et que l’armée iranienne s’apprêtait à les envahir. Les Saoudiens se sentent abandonnés par les Américains, ce qui n’est pas tout à fait faux. Le paradoxe, c’est que les Iraniens, de leur côté, sont moins tendus et moins agressifs depuis la signature de l’accord nucléaire avec les 5+1.

Les Saoudiens sont complètement irrationnels quand il s’agit de l’Iran. Mais la peur a tendance à accélérer l’avènement de ce dont on a peur », analyse un diplomate arabe cité par L’Orient le Jour.

En Iran, la réaction à l’exécution du dignitaire chiite ne s’est pas faite attendre. L’ayatollah Ali Khamenei a affirmé que les dirigeants saoudiens devraient s’attendre à une vengeance “divine”.

Des manifestations ont ensuite éclaté en Iran, où l’ambassade d’Arabie saoudite a été attaquée, en Arabie, au Yémen, au Liban, à Bahreïn, en Irak, au Pakistan, au Cachemire indien, donnant une réelle dimension politique, au moins pour un temps, à la notion de “croissant chiite” : ensemble des pays à majorité chiite. « Les Iraniens ont pleinement intériorisé le fait qu’ils sont les protecteurs des minorités chiites dans le monde arabe. »

La tension est encore montée d’un cran quand Riyad a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Téhéran.

Mais, « Il n’y aura sans doute pas de réactions militaires de la part de Téhéran, mais des risques d’exacerbation des crises au Liban, à Bahreïn et en Irak. Il risque d’y avoir un raidissement de la part du Hezbollah ».

tiounine_moyen-orient

Déjà en pleine guerre par procuration en Syrie et au Yémen, Riyad et Téhéran pourraient être tentés de poursuivre leur affrontement sur d’autres théâtres afin de conquérir l’hégémonie régionale qui se traduit par le monopole de la légitimité politique et religieuse, ainsi que la domination sur le marché du pétrole. La crise entre les deux théocraties du Golfe risque également de compromettre toute chance de résolution des conflits en Syrie et au Yémen.« En Syrie, le processus est en panne. Au Yémen, on cherche à sauver la face de chacune des parties. On est loin de compromis politiques. »

La division Sunnites/Chiites n’est certes pas le seul facteur d’instabilité dans la région. Mais la politique menée actuellement par Riyad et par Téhéran contribue à en faire la principale source de tensions dans tout le Moyen-Orient. [Source : L’Orient le Jour]

Les États-Unis profitent de ces conflits permanents dans le monde islamique pour faire avancer leurs affaires, parfois à notre détriment.

L’Europe n’a plus de diplomates vraiment compétents comme ils l’étaient autrefois quand France et Grande-Bretagne se trouvaient au Levant comme des poissons dans l’eau. Laurent Fabius a accumulé en trois ans un nombre impressionnant d’erreurs d’analyse, que ce soit sur l’Égypte, la Syrie, le Yémen, Israël, l’État Islamique, la Russie ou l’Ukraine, se plaçant le plus souvent à la remorque des États-Unis, manipulé aussi bien par John Kerry que Sergeï Lavrov et le roi Salmane d’Arabie. Il serait urgent de le débarquer du Quai d’Orsay avant que la France ait perdu toute crédibilité internationale.

Il est malheureusement à craindre que le président Hollande, qui a toujours fait passer sa petite cuisine corrézienne avant l’intérêt de la nation, le garde au gouvernement jusqu’en 2017 par peur de perdre les voix du courant fabiusien au sein du PS.

L’Imprécateur

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