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05/03/2018

SYRIE: AFRIN, IDLIB ET LA GOUTHA ORIENTALE ! LES COMBATS CONTINUS ......

Syrie – Afrin, Idlib et la Ghouta orientale


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 3 mars 2018

Après un lent démarrage, l’attaque turque et djihadiste contre le canton d’Afrin dans le nord-ouest de la Syrie progresse.

Malgré une connaissance intime du terrain et des années de préparation, les forces kurdes locales des YPK ont peu de chances de lui résister.

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Les Kurdes sont écrasés par les avions de guerre et l’artillerie turcs qui soutiennent la force adverse qui les attaque. Les troupes terrestres que la Turquie utilise sont principalement des combattants de l’Armée syrienne libre islamiste dirigés par des officiers turcs.

Il y a des forces spéciales turques sur le front pour organiser les attaques de l’artillerie et les frappes aériennes.`

Pas plus tard qu’hier, les forces aériennes turques ont effectué plus de 30 missions de bombardement sur un front relativement étroit.

Aujourd’hui, quelque 36 combattants ont été tués par des frappes aériennes turques.

 

La semaine dernière, d’autres forces kurdes et des paramilitaires du gouvernement syrien sont venus renforcer les forces kurdes locales.

Des groupes kurdes ont quitté les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis dans l’est de la Syrie, traversé un territoire tenu par le gouvernement syrien, et rejoint Afrin.

 

Des groupes kurdes de la ville d’Alep ont confié le contrôle de deux des trois districts qu’ils détenaient au gouvernement syrien pour rejoindre leurs frères à Afrin.

Un contingent de 500 combattants paramilitaires syriens venant de deux villes chiites près d’Afrin s’est également joint au combat.

L’armée turque a tenté d’empêcher les convois qui venaient renforcer Afrin de passer mais la plupart des combattants ont réussi à atteindre la ligne de front.

 

La Croix-Rouge syrienne a envoyé un convoi d’aide humanitaire au million d’habitants du canton.

Les forces kurdes des YPG qui contrôlent Afrin ont un choix douloureux à faire.

 

Le gouvernement russe et le gouvernement syrien sont prêts à leur apporter un appui total à condition que les Kurdes acceptent de se remettre sous le contrôle du gouvernement syrien comme tous les autres citoyens syriens.

S’ils l’acceptent, les avions turcs disparaîtront immédiatement du ciel d’Afrin.

Mais les Kurdes veulent absolument garder leurs propres forces militaires et policières ainsi que leur administration locale non élue.

S’ils continuent comme ça, les forces turques vont envahir le district et tout sera perdu.  C’est l’un ou l’autre.

Le gouvernorat et la ville d’Idlib sont tenus par divers groupes alignés sur la Turquie.

Les plus grands de ces groupes sont al-Qaïda (alias Front al-Nusra ou HTS), Ahrar al-Sham et Zinki.

 

Ce sont tous des extrémistes islamistes, mais seul Al-Qaïda/Nusra est sur la liste internationale des groupes terroristes.

Un accord russo-turc fait d’Idlib une zone de désescalade que les forces gouvernementales syriennes se sont engagées à ne pas attaquer, à condition que la Turquie parvienne à contrôler les groupes qui s’y trouvent et à éliminer les terroristes d’al-Qaïda/HTS.

Les troupes turques régulières ont mis en place quelques postes d’observation dans la région.

Mais la Turquie soutient al-Qaïda/HTS depuis le début, et ce groupe, s’il est attaqué par les forces régulières turques, pourrait se livrer à des actions de représailles à l’intérieur même de la Turquie.

 

 À force d’insister, la Russie a fini par obtenir que la Turquie fasse enfin pression sur les autres groupes qu’elle contrôle pour évincer al-Qaïda/HTS des différentes villes que ce groupe contrôlait.

L’opération a commencé il y a une semaine. Ahrar al-Sham et Zinki se sont unis avec quelques petits groupes sous le label commun de Jabhat Tahrir Souria (JTS).

 

Ils ont attaqué les positions de HTS et ont réussi à leur en prendre immédiatement quelques-unes. HTS a simplement reculé.

Pendant trois jours, il a semblé que l’opération ordonnée par la Turquie allait être couronnée de succès.

 

Une trentaine de villes et villages sont tombés aux mains de JTS.

Puis HTS a contre attaqué.

Il a pris le principal dépôt d’armes d’Ahrar al-Sham, qui contenait plusieurs chars et canons d’artillerie.

 

En attaquant JTS par l’arrière, il a repris les villes une à une.

 

Une semaine seulement après le début de l’opération déclenchée contre lui, HTS est en meilleure posture que jamais.

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HTS a gardé le contrôle de la ville d’Idlib.

Le groupe contrôle désormais totalement la frontière avec la Turquie.

Tous les postes d’observation turcs dans le gouvernorat d’Idlib sont maintenant encerclés par les forces de HTS. Les soldats turcs sont devenus des otages.

 

Erdogan va-t-il être obligé de demander au gouvernement syrien de les sauver ?

 

La vaste opération menée par le gouvernement syrien contre l’enclave de la Ghouta orientale dans la périphérie de Damas, la capitale, progresse bien.

 

La région est tenue par divers groupes salafistes et wahhabites, dont un contingent d’Al-Qaïda de plusieurs centaines de combattants.

Les lignes de défense de Jaish al-Islam, sur la frontière orientale de la zone de 10 kilomètres carrés, ont été enfoncées. Les larges fossés creusés pour empêcher les attaques de l’armée syrienne ont été franchis à l’aide de ponts militaires.

 

La zone rurale est plate et peut être facilement prise par une force mécanisée. Un tiers de la Ghouta orientale est déjà entre les mains du gouvernement.

La partie ouest de l’enclave est densément urbanisée et elle sera beaucoup plus difficile à prendre.

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Dans l’est de la Syrie, au nord de l’Euphrate et le long de la frontière syro-irakienne, il y a encore une enclave importante de l’EI où se trouvent plusieurs milliers de combattants qui ne semblent pas intéresser les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis.

Les gouvernements syrien et russe pensent que les États-Unis protègent ces terroristes pour pouvoir les utiliser un jour contre le gouvernement syrien.

Selon le ministère russe de la défense, les États-Unis ont construit, au nord-est de la Syrie, une vingtaine de garnisons pouvant contenir plusieurs milliers de soldats.

Un autre contingent américain tient le poste frontalier syro-irakien d’al-Tanf au sud-est de la Syrie.

 

Il a récemment été renforcé par un contingent supplémentaire de soldats étasuniens.

 

Tout près de là, il y a un grand camp de réfugiés contrôlé par des combattants alignés sur EI.

 

Encore une fois, cela semble être une zone où les États-Unis bichonnent EI pour pouvoir ensuite le réutiliser comme force « rebelle » contre le gouvernement syrien.

 

 

Source et Traduction : Dominique Muselet    http://lesakerfrancophone.fr/syrie-afrin-idlib-et-la-ghouta

 

04/03/2018

SYRIE/GHOUTA : APRÈS LES RAIDS AÉRIENS, L' OFFENSIVE TERRESTRE .....

Syrie: le régime a repris 10% d'une enclave rebelle dans la Ghouta orientale

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à
Un jeune Syrien regarde du balcon d'um immeuble endommagé les destructions dans la localité d'Aïn Tarma dans l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale.

Un jeune Syrien regarde du balcon d'um immeuble endommagé les destructions dans la localité d'Aïn Tarma dans l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale.

afp.com/Ammar SULEIMAN

 

Les combats au sol se sont intensifiés après une campagne aérienne dévastatrice et meurtrière du régime et ses alliés.

Les forces syriennes et leurs alliés ont repris le contrôle de 10% de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, à la faveur de combats au sol qui se sont intensifiés après une campagne aérienne dévastatrice et meurtrière, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

 

LIRE AUSSI >> Syrie: l'introuvable "Pax russiana" 

 

Soutenu par son allié russe, le régime de Bachar al-Assad a accentué ces derniers jours les attaques au sol contre les rebelles dans les secteurs périphériques de l'enclave, aux portes de Damas.

Après avoir reconquis plusieurs localités, le régime a repris le contrôle de 10% du secteur tenu par les insurgés, a rapporté l'ONG. Ces nouveaux territoires conquis forment un croissant allant de l'est au sud-est de l'enclave rebelle. 

Auparavant, elles avaient notamment pris le contrôle des deux localités d'Otaya et Chifouniya, ainsi que deux bases militaires aux mains de Jaich al-Islam, l'un des groupes rebelles contrôlant l'enclave, selon la même source. 

642 civils tués dont 152 enfants

Le pouvoir syrien ne cache pas son intention de reconquérir l'ensemble de la Ghouta orientale après avoir dépêché des renforts mi-février autour de l'enclave rebelle, où quelque 400 000 civils sont assiégés depuis 2013. Les prorégime contrôlent déjà les deux tiers de la Ghouta, et les rebelles un tiers. 

Évoquant "la progression de l'armée dans la Ghouta orientale", le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Ayman Soussane a assuré que "les terroristes goûteront à la défaite prochainement dans la Ghouta, comme ils l'ont connue à Alep", deuxième ville du pays. 

Le scénario n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé en 2016 à Alep, où les rebelles ont dû abandonner leurs quartiers, après un siège asphyxiant et des bombardements dévastateurs du régime et de son allié russe. 

Les premières victimes de cette campagne restent les civils. Samedi, six civils ont péri, selon l'OSDH.

Au total, 642 civils dont 152 enfants ont été tués dans la campagne aérienne d'une rare intensité lancée par le régime le 18 février. 

Un couloir humanitaire censé permettre l'évacuation des civils, des malades ou des blessés de la Ghouta et l'entrée de convois d'aides, est resté néanmoins vide.

 

Au grand dam des habitants assiégés qui souffrent de pénuries de nourriture et de médicaments. 

 

Source et Publication:  https://www.lexpress.fr/actualite/monde/syrie

 

03/03/2018

SYRIE / GHOUTA ORIENTALE : LE SAC DE NOEUD ......

Ghouta Orientale: Sac de noeud et chèvre des néocons

Ghouta Orientale: Sac de noeud et chèvre des néocons

  

Les médias occidentaux pètent les plombs sur la situation en Ghouta Orientale. La propagande va crescendo et se vautre dans l’hystérie.

Ou plutôt, elle est coordonnée pour préparer l’opinion publique à un type encore plus obscène d’intervention occidentale, à la mise en scène propagandiste endémique partout où on trouve ceux qu’on appelle « casques blancs ».

 

Il n’y a pas le moindre reportage occidental en provenance d’Afrin, quotidiennement bombardée par les Turcs, alliés des Américains.

 

Non, il n’est question que de la Ghouta, où les terroristes de l’Amérique et de l’OTAN sont en attente d’annihilation.Peu ou pas du tout d’informations non plus sur le carnage d’inspiration saoudienne au Yémen…

Il est évident que les Forces du Tigre ne se lanceront pas à l’attaque tant que les groupes terroristes Al Qaeda, Hay’at Tahrir al-Cham, Jaych al-Islam, Faylaq al-Rahmane, et d’autres qui ne sont pas compris dans le cessez-le-feu négocié par Moscou, n’auront pas été pilonnés jusqu’à la déroute.

 

On dit que le Major-Général Souheil al-Hassan a été démoralisé par le peu d’enthousiasme du Dr Assad de s’engager dans une victoire totale dans la Ghouta, certaines sources prétendant qu’il a été accueilli avec beaucoup d’affection par le Président, mais qu’on lui a dit de se retenir jusqu’à ce que l’atmosphère « politique » se soit améliorée. En réalité, rien de tout cela n’est vrai.

On a laissé au général Al-Hassan toute latitude pour décider quand il convenait de lancer sa grande offensive, et il est évident qu’il a opté pour la continuation du processus de ramollissement, de manière à préserver ses propres acquis et la vie de ses hommes.

 

 

 

Plus important encore, le général Al-Hassan est obligé de prendre en compte la vie des civils innocents, qu’on est en train de mettre dans des cages pour s’en servir comme boucliers humains. Mohamed « Allouche », criminel de guerre par excellence*, a donné l’ordre à ses gorilles de construire un millier de cages pour empêcher toute attaque aérienne.

Sur la base d’informations que j’ai glanées chez mes propres sources, l’attaque a commencé comme manœuvre de sondage destinée à tester les défenses des rats retranchés.

 

Certaines sources occidentales ont estimé le nombre des rongeurs enfermés dans la Ghouta à plusieurs milliers, un grand nombre d’entre eux ayant acquis des compétences non négligeables dans l’art de terroriser les populations. D’autres sources estiment que ces vermines sont moins d’un millier.

 

Ma source ne peut pas se prononcer sur leur nombre mais estime qu’il est très « gérable ».

Quoi qu’il en soit, si les lignes de défense sont aussi faibles qu’elles en ont l’air et si l’arsenal mis à la disposition des rongeurs a été épuisé avec peu de possibilités de réapprovisionnement du fait de l’encerclement de la Ghouta, alors, dans ce cas, l’opération ne devrait durer que peu de semaines et ce délai, à cause de la présence d’environ 400.000 civils.

À en juger par les réactions à de nombreux d’articles des médias « mainstream », il est clair que personne ne croit aux contes occidentalo-sionistes. Presque tous les lecteurs qui postent des commentaires accusent les MM de diffuser des fables propagandistes.

Si on se réfère au nombre de commentaires générés par la Syrie et si on les compare à ceux sur des sujets se rapportant davantage à la politique intérieure américaine, on peut en conclure que très peu de gens [aux USA, ndt] suivent les événements de Syrie.

Ce que je veux dire, c’est que les MM ont misérablement échoué à sortir le public occidental de son apathie. Il semble qu’il ne trouve pas la Syrie aussi intéressante que le Super Bowl ou les massacres de Floride.

Mohamed “Allouche” sait qu’il n’y a, pour lui, nul autre endroit où aller que l’enfer. Comme celles d’Abdullah al-Muhaysini, les traces de ses pas sont les marques sanglantes laissées par des milliers de civils innocents et de soldats gouvernementaux.

Dès qu’ils seront morts, l’un et l’autre entreront dans l’oubli qu’ils méritent amplement et, au fur et à mesure que le temps passe, ils pourraient se mettre à soupçonner qu’Allah n’est pas du tout de leur côté et que peut-être… peut-être… l’Enfer plein de flammes promis aux pécheurs par le Coran ne demande qu’à être élargi pour les accueillir, eux et leurs sous-fifres.

Les tanks T-72 font chauffer les moteurs et se préparent à entrer très bientôt en action, dans ce qui sera une avancée lente, étape par étape, et qui aura pour objectif de préserver au maximum les vies des civils et des soldats.

Le dispositif de basculement anti-TOW a été énormément amélioré, rendant les plateformes anti-blindage de fabrication américaine inutilisables contre les tanks des Forces du Tigre. Les soldats syriens sont aguerris au combat et superbement entraînés sur le terrain où ils opèrent depuis près de sept ans. Voici venu le temps des comptes, où les cannibales qui infestent la Ghouta vont devoir se mettre à écrire leurs lettres d’adieu à leurs nuisibles parents de Tchétchénie, du Xinjiang ou d’Albanie, ou de n’importe lequel des pays qui les a engendrés – USA, France, Grande Bretagne, Allemagne ou Arabie Saoudite, entre autres.

L’État d’Apartheid Sioniste, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la France, l’Angleterre et le Koweit sont atterrés à l’idée qu’ils vont perdre la Ghouta et qu’elle va tomber aux mains du gouvernement. Une fois la Ghouta délivrée de la puanteur des chimpanzés wahhabites, l’Armée Syrienne, qui compte maintenant près d’un demi-million de combattants (si on y comprend les milices) aura les mains libres pour s’occuper d’Idlib et y mettre à mort les plans de Bandar ben Sultan, dont la tête est littéralement mûre pour être cueillie.

 

Les États-Unis sont de toute évidence à la manoeuvre et participent au bruit et à la fureur dont le but est de subvertir les plans de la Syrie pour extirper la menace terroriste. Pourquoi ?

Parce que la Russie et l’Iran ont gagné. Pour l’Iran, c’est le gazoduc, le Croissant Fatimide et le libre accès au Hezbollah et à la Palestine.

Pour la Russie, c’est le rêve d’un port sur la Méditerranée et d’une base aérienne à Humaymim. Malgré des décennies de loyauté syrienne envers Moscou, il n’y a jamais eu un gouvernement syrien qui ait été disposé à louer un port ou une base aérienne pour cent ans.

 

L’échec de l’Amérique à ralentir la croissance de cette nouvelle alliance : Russie-Iran-Irak-Chine-Syrie et Liban, vole en cercles concentriques, comme un grand albatros, autour des têtes des néocons, ou leur pend dessus comme une épée de Damoclès.

Les Sionistes s’obstinent à poursuivre une politique totalement désespérée qui soulagerait leur amertume. Ils n’acceptent tout simplement pas leur défaite et sont plus que jamais déterminés à brutaliser la CIA pour obtenir qu’elle s’enfonce dans une misérable aventure étrangère de plus.

Incapables d’exciter les passions du public américain pour lui faire soutenir une autre guerre étrangère, ils ont pris le parti d’utiliser les médias en guise de substitut chargé de fantasmer de stridentes démonstrations et de pousser avec insistance à une action militaire susceptible de stopper l’inévitable ascension de la nouvelle alliance. Les défaites succédant aux défaites, on ne peut que supposer que les jours des terroristes de la Ghouta sont comptés.

*En français dans le texte.

Ziad Fadel

Ziad Fadel est avocat depuis 35 ans, traducteur-juré et interprète (arabe-anglais) pour la Cour Suprême des États-Unis. Il est le rédacteur en chef de Syrian Perspective (The Real Syrian Free Press)

Source : https://www.syrianperspective.com/2018/02/tangled-web-in-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

via:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

DAMAS ACCUSE LA FRANCE DE SOUTENIR LE TERRORISME ! TRIBUNE LIBRE !

Damas rejette une médiation perfide de Paris, accusant la France de soutenir le terrorisme

 

 

La Syrie a rejeté, vendredi 24 février 2018,  une offre perfide de médiation de la France afin de sauver les groupes terroristes piégés dans la Ghouta orientale.

Dans un langage plus diplomatique, Paris, en retard de deux révolutions et demi, se proposait de résoudre la crise syrienne.

Voici quelle fut la réponse de la diplomatie syrienne:

Les conditions requises pour une médiation française pour la paix en Syrie ne sont pas réunies. Damas n’en veut pas, car la France n’est pas à la hauteur d’un tel rôle…  Les politiques de la France prises, depuis le début du conflit, envers Damas, au Conseil de sécurité étaient toujours basées sur de fausses accusations et des mensonges.

 

La France qui a été le porte-étendard du soutien aux groupes terroristes actifs en Syrie, dont et notamment le Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda) et ses groupuscules alliés, et cela dès les premiers jours du conflit, n’a pas les compétences d’une médiation pour la paix en Syrie

Une réponse pour le moins cinglante. Damas considère officiellement la France comme un pays soutenant le terrorisme en Syrie.

Les gouvernements français depuis Sarkozy ne s’en cachent pas d’ailleurs et ont ratissé toutes les banlieues malfamées de France et de Navarre pour recruter des racailles se découvrant subitement l’envie de mener le Djihad Otanien en terre syrienne contre le méchant Bashar, qui trucide les bons musulmans de la mythique Oumma (une notion très vague d’unité du monde musulman en dehors du concept d’Etat-Nation) ou encore en fournissant des armes, des munitions, des médicaments, de faux documents de voyage, des centaines de recrues et des tribunes médiatiques aux terroristes de Syrie.

Ce soutien ne s’est pas limité à l’envoi de volontaires mais s’est traduit par le noyautage complet d’ONG comme Médecins Sans Frontières (MSF) au profit de la cause terroriste sans le moindre scrupule. Un manque de scrupule assumé par l’ex-Chef de la diplomatie française, Laurent Fabius (le type du sang contaminé) qui a finit par lâcher en public,  non sans un éternel rictus de hyène tachetée, que « le Front Ennosra (Al-Qaïda) faisait du bon boulot en Syrie ».

La France n’est pas la seule à soutenir les terroristes en Syrie. Le Royaume-Uni, grand spécialiste en la matière, puisqu’il fut la première puissance à littéralement créer le radicalisme islamiste et à l’entretenir avant de l’exploiter, est trempé jusqu’au cou dans toutes les opérations clandestines et les coups fourrés au Levant.

Damas estime que ni la France ni le Royaume-Uni ne sont à la hauteur pour jouer le rôle d’un médiateur compétent.

Comprendre par là que ces deux pays ne sont que des seconds couteaux œuvrant pour des commanditaires plus puissants au détriment même de leurs intérêts dans la région.

Suprême injure, la diplomatie syrienne a clairement laissé entendre que l’offre de médiation française du 7 février 2018 était motivée par l’appât du gain et en l’occurrence de futurs contrats d’exploitation de richesses fossiles ou de reconstruction.

Entre les lignes, Damas veut assurer Paris et ses acolytes qu’ils auront « que dalle » le jour où il sera question de reconstruire la Syrie.

source:https://strategika51.wordpress.com/2018/02/24/damas-rejet...

02/03/2018

SYRIE : GHOUTA : TRÊVE HUMANITAIRE ........

 
 
1 mars 2018
Alexandre Del Valle sur la Ghouta : «Les véritables criminels, ce sont les djihadistes» (VIDEO)

Les groupes armés rebelles retranchés dans la Ghouta, tels Jaïch al-Islam, refusent aux civils la possibilité de quitter les zones de combats.

 

Le géopolitologue Alexandre Del Valle rappelle que cette stratégie est celle du bouclier humain.

«Aujourd'hui dans la Ghouta, on a un problème. C'est qu'on a des djihadistes liés à al-Qaïda, ex-Front al-Nosra [désormais] Fatah al-Cham, qui s'est noyé dans un groupe qui a changé de nom pour avoir l'air respectable, et encore d'autres groupes soutenus par l'Arabie saoudite qui ont refusé les termes de l'évacuation. On oublie de le dire.»

Pour Alexandre Del Valle, professeur, écrivain et auteur de Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation des sociétés ouvertes (L'artilleur, 2016), la situation dans la Ghouta orientale n'est absolument pas celle qui est décrite dans une certaine presse ou par les dirigeants occidentaux.

«[Ils] prennent des populations civiles en otage, un peu comme fait le Hamas quand Israël veut bombarder», continue-t-il, analysant la stratégie des rebelles de la Ghouta de la façon suivante :

«On accuse l'ennemi [Damas] de faire des carnages mais soi-même on se cache exprès [parmi] une population qu'on empêche de partir pour être sûr qu'il y ait un carnage.»

Et d'ajouter pour conclure : «Donc les véritables criminels qui sont à l'origine de la mort de ces civils, ce sont les djihadistes qui ont refusé les termes de l'évacuation et qui prennent leurs femmes, leurs enfants comme boucliers humains.»

Ce sont des islamistes extrêmement radicaux

Alexandre Del Valle s'attache également à nommer correctement ce que recouvre le vocable de «rebelle» : «Il faut quand même dire que la totalité des mouvements soi-disant rebelles – ça fait presque sympathique, "rebelles" – sont des djihadistes d'obédience salafiste ou Frères musulmans [...] ce sont des islamistes extrêmement radicaux.»

source   http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/03/

 

 

 ET AUSSI

 

 

Le troisième jour de trêve humanitaire dans la Ghouta orientale sous une pluie de tirs

Publié par wikistrike.com sur 1 Mars 2018, 19:07pm

 

Qui finance et qui arme ?

Qui finance et qui arme ?

Après deux premières trêves torpillées, les terroristes continuent d'empêcher l'observation du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale. Ainsi, le troisième jour s'est également avéré infructueux, a affirmé un correspondant de Sputnik.

La troisième trêve humanitaire dans la Ghouta orientale, terminée à 14h00, heure locale (13h00, heure de Paris), n'a toujours pas porté ses fruits.

 

Les djihadistes continuent de retenir les habitants locaux et les empêchent d'emprunter le couloir humanitaire, menacés de mort, a précisé un correspondant de Sputnik.

Au cours du troisième jour de trêve humanitaire, des groupes armés ont entrepris trois attaques contre le couloir dans la localité de Muhayam-al-Wafedin. Néanmoins, les attaques ont été repoussées par les troupes gouvernementales.

Auparavant, le représentant du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, le général de division Vladimir Zolotoukhine, a affirmé que l'échec de la trêve était dû aux actions de groupes armés illégaux qui voulaient utiliser les civils comme boucliers humains, en se cachant derrière eux, ils ouvraient impunément le feu contre les quartiers résidentiels de Damas et contre les forces gouvernementales.

De même, des extrémistes de la Ghouta orientale diffusent des affiches pour s'adresser aux locaux et les forcer à rester chez eux et à ne pas quitter la zone, les menaçant de mort.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré lundi qu'à la demande de Vladimir Poutine une trêve humanitaire quotidienne serait instaurée dans la Ghouta orientale à partir du 27 février entre 9h et 14h, heure locale.

Les deux premières trêves humanitaires ont également été torpillées par les groupes radicaux. Aucun civil n'a pu quitter le secteur.

 

Les forces armées syriennes respectent toutefois le cessez-le-feu et ne réagissent pas aux provocations, a déclaré Vladimir Zolotoukhine.

 

Source    http://www.wikistrike.com/2018/03/

01/03/2018

SYRIE / BOMBARDEMENT : ILS N' Y AVAIT PAS DE CIVILS À DEIR EZ-ZOR ???

Les Américains bombardent les Syriens à Deir ez-Zor

 

 

Par Antoine de Lacoste

 

 

Le siège de Deir ez-Zor fut un des hauts faits d’armes de la guerre qui ravage la Syrie depuis six ans.

Après des mois de résistance acharnée, l’enclave loyaliste (un tiers de la ville) avait été libérée par l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe.

Daesh était une nouvelle fois vaincue et devait abandonner sa dernière ville importante en Syrie.

C’était en septembre dernier, sur l’Euphrate.

Au-delà du fleuve, il y a les champs de gaz et de pétrole, jusqu’à la frontière irakienne.

Les Américains sont alors entrés en scène et ont organisé l’occupation par les Kurdes de la rive Est de l’Euphrate.

Ce territoire est exclusivement peuplé d’Arabes mais peu importe.

 

Il s’agissait d’empêcher le régime de reconquérir trop de territoire et trop de ressources financières.

Depuis, les choses étaient figées : l’armée syrienne à l’Ouest, les Kurdes et les conseillers américains à l’Est.

Mais avec l’offensive turque contre l’enclave kurde d’Affrin (au nord-ouest du pays), plusieurs centaines de volontaires kurdes ont quitté la région de Deir ez-Zor pour rejoindre leurs frères attaqués.

L’armée syrienne les a laissés passer.

Damas a pensé alors, qu’affaiblie, la résistance kurde serait symbolique et qu’un déploiement de force au-delà du fleuve était possible.

Plusieurs centaines d’hommes ont donc traversé l’Euphrate. L’aviation américaine (pudiquement appelée « aviation de la coalition ») est aussitôt intervenue massivement, tuant plusieurs dizaines de combattants.

Parmi eux des chiites iraniens et afghans ainsi que des arabes de la région, membres des milices pro-Damas.

Ce coup de poker se solde donc par un échec. Les Américains ont clairement indiqué qu’ils continueraient d’occuper cette partie de la Syrie, sans d’ailleurs le moindre mandat ni du régime syrien ni de l’ONU.

Leur objectif principal est connu : il s’agit d’assurer une présence permanente par le biais des Kurdes afin d’empêcher une implantation durable de l’Iran, nouvel empire du mal pour Washington.

 

Bien évidemment, l’offensive turque contre Affrin perturbe leur plan, car il a bien fallu lâcher son fidèle allié kurde dans cette bataille afin de ne pas heurter de front la Turquie, toujours membre de l’OTAN.

 

Mais la région de Deir ez-Zor, loin de la frontière turque, n’intéresse pas Erdogan et les Kurdes, couverts par l’aviation américaine, peuvent continuer d’occuper ces territoires et d’engranger les recettes gazières…

 

Il n’est toutefois pas certain que cette occupation se poursuive encore longtemps sans accroc dans une région de peuplement exclusivement arabe car chacun sait que Kurdes et Arabes vivent rarement ensemble pacifiquement.

 

Pendant ce temps, dans Deir ez-Zor libérée par l’armée syrienne, SS Ignace Aphrem II Karim, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient de l’Eglise syriaque orthodoxe, célébrait une messe dans les décombres de l’église Sainte Marie.

 

La première depuis six ans.  

 

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

SYRIE: L' ARMÉE DE TERRE RUSSE EST BIEN À DAMAS !

 

Alberto Manenti

Damas et l’Europe : des contacts officieux

28 février 2018 Strategika51 ♦

Des pays européens tentent de réactiver l’ensemble des canaux de communications avec Damas pour négocier l’évacuation de certains de leurs agents piégés dans les localités de la Ghouta orientale.

 

L’Italie est le seul pays européen à avoir gardé un canal de communication ouvert avec Damas, grâce aux efforts et à l’intelligence d’ Alberto Manenti, Directeur de l’Agenzia Informazioni e Sicurezza Esterna (AISE).

 

Ce dernier s’est rendu personnellement à Damas en 2016 peu de temps après une visite secrète du Chef des renseignements généraux syriens à Rome.

Ce fut le premier contact officieux entre Damas et une capitale européenne depuis la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec la Syrie, initiée par la plupart des pays de l’Union européenne après le déclenchement de la guerre en Syrie en mars 2011.

C’est donc vers l’Italie que se tournent à présent les capitales européennes dont les agents sont assiégées dans la Ghouta orientale.

C’est le général Ali Mamluk qui s’est chargé du dossier et des informations insistantes font état de son déplacement la semaine dernière à Rome à bord d’un jet italien privé pour discuter avec des émissaires d’Allemagne et d’Italie de questions relatives au terrorisme mais également celles en lien avec la reconstruction de la Syrie.

De tous les pays européens, c’est l’Italie, l’Espagne et à un moindre degré l’Allemagne qui sont privilégiés par Damas pour décrocher les contrats de reconstruction d’un pays ayant subi de gigantesques destructions dans ses infrastructures de base.

Source : Leblancetlenoir 

Illustration : Alberto Manenti, responsable italien de la sécurité extérieure ( équivalent de la DGSE).

 

ET AUSSI

EXCLUSIF - L’armée de Terre russe à Damas

Publié par wikistrike.com sur 1 Mars 2018, 07:36am

Catégories : #Politique internationale

Tous les commentateurs ont souligné au cours des quatre dernières années l’impossibilité pour la Russie de déployer des troupes terrestres face aux jihadistes en Syrie au risque de revivre leur défaite d’Afghanistan.

Mais ce qui est vrai si Moscou s’affronte par proxies interposés à Washington, est faux si les deux Grands s’accordent sur l’avenir non seulement de la Syrie, mais de la région.

 

Thierry Meyssan a été le premier au monde à annoncer l’arrivée de l’armée russe en Syrie, en 2015.

 

Il est aujourd’hui le premier à annoncer le déploiement de son infanterie.

Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie) et le général Alexander Bortnikov (directeur du contre-espionnage russe — FSB)

Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie) et le général Alexander Bortnikov (directeur du contre-espionnage russe — FSB)

 

Washington a décidé de reléguer le projet de destruction des États et des sociétés du Moyen-Orient élargi au second plan de ses préoccupations, et de concentrer ses forces pour s’opposer au projet chinois de route de la soie.

C’est ce qui aurait été acté par le président Donald Trump et le Premier ministre australien (représentant les Britanniques) Malcolm Turnbull, le 24 février à la Maison-Blanche.

Il ne s’agit pas simplement du conflit traditionnel entre l’Empire maritime anglo-saxon d’une part et le projet commercial terrestre chinois d’autre part.

 

Mais aussi du danger que fait courir l’industrie chinoise à celle de l’ensemble du monde développé.

Pour faire vite, alors que dans l’Antiquité, les Européens étaient avides des soies chinoises, aujourd’hui tous les Occidentaux craignent la concurrence des voitures chinoises.

 

Beijing ayant renoncé à faire passer la route de la soie sur son tracé historique de Mossoul et de Palmyre, les États-Unis n’ont plus d’intérêt à sponsoriser des jihadistes pour créer un Califat à cheval sur l’Iraq et la Syrie.

 

C’est également le 24 février que la Russie et les États-Unis ont présenté la résolution 2401 au Conseil de sécurité ; texte qui était déjà prêt depuis la veille et dont pas un mot n’a été changé tandis que l’on faisait mine de poursuivre des tractations.

 

Prétendument adoptée en réponse à la campagne médiatique française pour sauver la population de la Ghouta, cette résolution traite en réalité de la solution pour presque toute la Syrie.

Elle laisse en suspens la question du retrait des troupes turques et états-uniennes. Concernant ces dernières, il n’est pas impossible qu’elles rechignent à quitter l’extrême Nord-Est du pays.

 

En effet, si la Chine décidait de faire passer la route de la soie par la Turquie, Washington soufflerait sur les braises pour créer un Kurdistan en territoire kurde (si l’on admet que l’Anatolie du Sud-Est n’est plus un territoire arménien depuis le génocide) et couper la route de Beijing.

 

Moscou a déplacé de nouveaux avions sur sa base d’Hmeimim, dont deux avions furtifs Su-57 ; des bijoux de technologie que le Pentagone n’imaginait pas opérationnels avant 2025.

 

Surtout, Moscou, qui jusqu’à présent limitait son engagement en Syrie à son armée de l’Air et à quelques Forces spéciales, a secrètement acheminé des troupes d’infanterie.

 

Le 25 février au matin, l’Armée de Terre russe est entrée aux côtés de l’Armée arabe syrienne dans la Ghouta orientale.

 

Il est désormais impossible, pour qui que ce soit, d’attaquer Damas ou de tenter de renverser la République arabe syrienne sans provoquer automatiquement de riposte militaire russe.

 

L’Arabie saoudite, la France, la Jordanie et le Royaume-Uni, qui avaient secrètement constitué le « Petit Groupe », le 11 janvier, afin de saboter la paix de Sotchi, ne pourront plus rien entreprendre de décisif.

 

Les gesticulations des ministres britannique et français des Affaires étrangères, Boris Johnson et Jean-Yves Le Drian, ne peuvent masquer le nouvel accord entre la Maison-Blanche et le Kremlin ainsi que la légalité internationale de la présence militaire russe et son action en faveur des civils prisonniers des jihadistes.

 

Ils ne peuvent espérer remettre cet accord en question comme leurs pays respectifs le firent en juillet 2012, tant les situations sur le terrain et dans le monde ont changé.

 

Si nécessaire, nous feindrons tous de ne pas savoir que les deux principales factions armées présentes dans la Ghouta orientale (la pro-saoudienne et la pro-qatarie) dépendaient d’Al-Qaïda. Elles seront discrètement exfiltrées.

 

Les officiers du MI6 britannique et de la DGSE française (qui agissaient sous couvert de l’ONG Médecins sans frontières) seront rapatriés.

 

 

La guerre n’est pas terminée sur l’ensemble du territoire, mais elle l’est déjà à Damas.

 
 

Source 
Al-Watan (Syrie)

 

------------------------------- Document joint

Al-Watan, #2847

PDF 

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/28471.pdf

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/28471.pdf

28/02/2018

LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM ET L' ALGÉRIE DEVINT FRANÇAISE ! ( JOSÉ CASTANO )

 

HISTOIRE DE L’ALGÉRIE FRANÇAISE ( 1830-1962 ) : LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM en septembre 1845

LA BATAILLE DE

 

SIDI-BRAHIM

bataille-de-sidi-brahim-fete-des-chasseurs

 

« La seule défaite irréparable, c’est l’oubli » (Jean BRUNE)

PAR JOSE CASTANO 

Après la destruction de sa smala (16 mai 1843) par le duc d’Aumale, l’émir Abd el-Kader se réfugia au Maroc d’où il lança un nouvel appel à la guerre sainte contre les troupes françaises installées en Algérie.

Au mois de septembre 1845, il entreprit de franchir la frontière et effectua avec l’aide des populations fanatisées de sanglantes insurrections qui, sous l’influence des passions religieuses, se propagèrent sur tout le territoire algérien.

La garnison française la plus proche de la frontière algéro-marocaine, celle de Djemmâa Ghazaouet (appelé, plus tard, Nemours), forte de 600 hommes, était commandée par le lieutenant-colonel de Montagnac, soldat fougueux, violent, aventureux, mais fort courageux.

Le 19 septembre 1845, un chef de tente de la tribu des Souhalia (que l’on croyait fidèle), le caïd Trari, vint, insidieusement, avertir Montagnac de la présence d’Abd el-Kader dans sa tribu dans le but de provoquer un soulèvement et demander, par conséquent, l’aide et la protection de l’armée française.

Sans prendre le temps d’apprécier si le danger couru par la tribu était réel ou, s’il s’agissait d’un piège tendu par l’émir, Montagnac –contrairement aux instructions des généraux Lamoricière et Cavaignac qui lui enjoignaient de na pas s’aventurer en rase campagne avec un effectif aussi réduit que le sien- prit la décision de former une force expéditionnaire afin de s’opposer à la violation du territoire par l’émir.

Le 21 septembre, à 22 heures, à la tête de cinq compagnies du 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans, sous les ordres du chef de bataillon Froment-Coste, d’un escadron du 2ème Hussards, commandé par le capitaine Gentil de Saint-Alphonse et de quatre escouades de carabiniers commandées par le capitaine Burgard, soit 421 hommes, Montagnac se porta au devant d’Abd el-Kader.

Le 22 septembre, arrivé aux abords de l’oued Sidi-Brahim, l’officier décida d’établir son campement. Aussitôt, et durant toute la nuit, des coups de feu furent échangés avec des cavaliers arabes.

Le 23 septembre, à six heures du matin, Montagnac refusant l’enlisement, décida de charger et de réduire l’ennemi. Laissant le bivouac à la garde du commandant Froment-Coste avec deux compagnies, il partit, en tête des hussards, suivi de trois compagnies de chasseurs.

 

Parvenus au pied du Kerkour, à trois kilomètres du bivouac, les hussards chargèrent une centaines de cavaliers qui, aussitôt, se retirèrent, entraînant de plus en plus loin la charge… et les chasseurs à pied exténués par leur course poursuite. Soudain, un millier de cavaliers arabes cachés jusque là derrière un pli de terrain, surgirent et, dans un déluge de feu, sous le regard d’Abd el-Kader en personne, se ruèrent sur l’avant-garde française complètement désorientée. Très vite la plupart des officiers furent mis hors de combat y compris le lieutenant-colonel de Montagnac atteint d’une balle au bas-ventre.

 

Pendant ce temps, les trois compagnies de chasseurs, épuisées par l’effort fourni pour tenter de rattraper l’escadron, étaient assaillies par des milliers de fantassins et de cavaliers.

 

La mêlée était indescriptible, sauvage, impitoyable, sans merci. On frappa, on perça :

Les soldats français de leur baïonnette, les cavaliers arabes de leur lance et de leur sabre. On trancha, on brisa, on mutila, on acheva. Le sang giclait de partout, ruisselait abondamment, aveugle.

Des blessés étaient piétinés par les chevaux, d’autres se redressaient péniblement, hagards et ensanglantés, ils étaient aussitôt décapités pour la plupart.

Les chasseurs étaient pris au piège, sans le moindre espoir de salut. En quelques minutes, leur carré fut anéanti.

La résistance à l’ennemi fut sublime, mais le carnage épouvantable.

Averti par une estafette, le commandant Froment-Coste accourut avec une compagnie de chasseurs et une section de carabiniers, ayant laissé le camp à la garde du capitaine de Géreaux, à la tête de la seconde compagnie de carabiniers.

Arrivé sur le théâtre des opérations, le détachement fut aussitôt assailli par un ennemi trente fois plus nombreux et enivré de sang. Ce fut un massacre.

Le commandant Froment-Coste et le capitaine Burgard furent tués ; le capitaine Dutertre, grièvement blessé, fut fait prisonnier.

Seuls, deux chasseurs réussiront, de nuit, à s’extirper d’un amoncellement de corps atrocement mutilés et rejoindre une colonne française.

Survivants de ce carnage, les quatre-vingt-deux carabiniers du capitaine de Géreaux demeurés au bivouac, firent retraite sur le marabout de Sidi-Brahim d’où, abrités par des murs de pierres sèches et de pisé, ils allaient pouvoir organiser plus efficacement leur défense.

 

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De nouveau une horde hurlante –toujours sous le regard attentif de l’émir- se rua sur les défenseurs du fortin mais, cette fois, des coupes sombres éclaircirent les rangs des assaillants.

 

Vainement, Abd el-Kader envoya des parlementaires pour obtenir la reddition des carabiniers. Alors, contre toutes les lois de la guerre, il présenta aux insurgés, le capitaine Dutertre, ensanglanté mais vivant.

Celui-ci avait été prévenu que s’il ne parvenait pas à décider ses compatriotes à se rendre, il serait exécuté sur place.

Le carabinier Tressy, l’un des rares rescapés de ce désastre racontera plus tard : « Entouré de six arabes, le capitaine est très pâle. A l’invite de ses gardiens, il refuse d’abord de parler puis, un pistolet braqué sur la tête, il crie d’une voix affaiblie : « Camarades, Abd el-Kader m’envoie vous demander de vous rendre… Mais moi, je vous engage à résister et à vous défendre jusqu’à la mort. Vive la France ! ».

A peine eut-il parlé, qu’il fut abattu de deux coups de pistolet tirés à bout portant. Son corps entraîné un peu plus loin, fut décapité.

Le bourreau prit aussitôt la tête par les cheveux et vint la montrer aux défenseurs du marabout. Il éleva le sanglant trophée en ricanant.

Cet affreux spectacle fit frémir de rage les carabiniers : quatre coups de fusil partirent en même temps, et le fanatique tomba, foudroyé, lâchant la tête ensanglantée du capitaine qui roula sur le sol.

Croyant alors les assiégés découragés et abattus, Abd el-Kader ordonna au clairon français prisonnier, Guillaume Rolland, de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna, au contraire, la charge.

 

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Durant quarante huit heures, les défenseurs du fortin résistèrent aux multiples assauts.

Sans eau, sans nourriture et les munitions s’épuisant, la situation devenait tragique.

Conscient de la fin inéluctable qui serait la leur s’ils demeuraient dans cette position, le 26 septembre, avant l’aube, le capitaine de Géreaux et le lieutenant Chappedelaine, son second, décidèrent de tenter une sortie dans le but de rejoindre Djemmâa-Ghazaouet.

 

Bénéficiant de la surprise, avec leurs hommes ils se projetèrent hors de l’enceinte et culbutèrent les premières lignes d’assaillants pour la plupart endormis.

Vers 9 heures du matin, après une marche épuisante et de multiples harcèlements qui furent fatal au lieutenant Chappedelaine, ils atteignirent l’oued El Mersa.

Là, ils se heurtèrent à une meute hurlante accourue des douars voisins pour la curée. Assoiffés, affamés, épuisés, sans munition, les soldats français combattirent avec bravoure à l’arme blanche.

La lutte, bien qu’inégale, se montra inhumaine, féroce.

 

Les hommes s’aggloméraient, se liant entre eux, s’embrassant et se perçant, l’œil dans l’œil, avec des petits cris d’animaux ivres, en roulant peu à peu dans la poussière.

Ceux qui devaient là mourir tombèrent. Ceux qui devaient trouver là de l’honneur s’y montrèrent soudain grandis. Les mains entrèrent à leur tour dans la chair vive.

Il se donna dans cette lutte, des coups de dents et de griffes à épouvanter la jungle indienne.

De piton en piton, de crête en crête, la voix de la montagne emportait l’horrible fracas des armes, des hurlements sauvages, des cris inhumains, des plaintes, et on imaginait aisément ce que pouvait être ce corps à corps où nul ne faisait de quartier.

 

Ô combat héroïque qu’eût chanté Homère et qui restera obscur et ignoré, comme tant d’autres de ces combats qui auront marqué la conquête de l’Algérie !

 

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A un contre cent, ils vendirent cher leur vie, ces hommes jeunes ou  ces vieux guerriers, tous braves et vigoureux.

Et alors que leur capitaine, atteint de plusieurs coups de yatagan (sabre turc à lame recourbée vers la pointe) avait succombé et qu’ils étaient sur le point de succomber sous le nombre, trois coups de canon partis du poste de Djemmâa, distant de 2700 mètres seulement, jetèrent le trouble chez les arabes qui s’enfuirent emmenant avec eux une quinzaine de prisonniers.

Huit hommes seulement échappèrent au massacre et atteignirent l’entrée du poste.

Sur la tragédie de Sidi-Brahim, Alexandre Dumas écrira en hommage à ceux qui firent le sacrifice de leur vie :

« Un jour, on oubliera les détails de ce magnifique combat que nous pouvons opposer à tout ce que l’Antiquité nous a légué d’héroïque et de grand !... Jetons une page de plus à ce vent qui roulait les feuilles de la Sibylle de Cumes et qui emporte toute chose humaine vers l’obscurité, le néant et l’oubli ».

 

Dans la nuit du 26 au 27 avril 1846, sept mois après leur capture, le cousin d’Abd el-Kader, Mustapha ben Thami, fit égorger les soldats français faits prisonniers lors de cette bataille.

Dès lors, l’armée française conduite par le Maréchal Bugeaud, n’eut de cesse de traquer l’émir et de réduire le soulèvement des tribus fanatisées au djihad.

Aculé à la fuite perpétuelle, abandonné par les tribus les plus fidèles, le 18 juillet 1846, Abd el-Kader se réfugia pour la seconde fois au Maroc d’où il ne put reconstruire une armée, se heurtant même à l’hostilité du Sultan.

 

Le 23 décembre 1847, l’émir se décida à revenir en Algérie où il demanda l’aman (faire sa soumission) au colonel de Montauban représentant le général Lamoricière, à Sidi-Brahim, là, précisément, où il avait remporté une de ses plus grandes et plus cruelles victoires et fut exilé, à la demande de Louis-Philippe, à Pau puis au château d’Amboise.

 

Le 5 janvier 1848, Victor Hugo écrivait :

« Abd el-Kader a rendu son sabre au général Lamoricière dans le même marabout de Sidi-Brahim où se fit, en septembre 1845, la boucherie de Djemâa-Ghazouet.

Lugubre victoire qu’il est venu expier au même lieu, deux ans après, comme si la Providence l’y ramenait par la main ».

 

L’émir fut libéré en 1852 par Napoléon III qui le reçut à Saint-Cloud et le fit acclamer à Paris, à la veille de son départ pour Damas où il mourut en 1883, grand-croix de la Légion d’honneur.

 

C’est une habitude de la France que d’honorer l’ennemi d’hier… même quand il a les mains tâchées de sang français.

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

 

Fait de bravoure extrême, la bataille de Sidi-Brahim, reste dans la mémoire des chasseurs à pied. Chaque 3ème samedi de septembre, le château de Vincennes accueille la commémoration des combats de Sidi-Brahim dénommée « journée Bleu-Jonquille » (fête nationale annuelle des Chasseurs).

C’est en effet à Vincennes qu’en 1838, le 1er Bataillon de Chasseurs à pieds a été créé et les Chasseurs, comme leurs camarades légionnaires pour « Camerone » ou les Marsouins pour « Bazeilles » n’ont de cesse de perpétuer cette gloire.

Le capitaine Dutertre, autant que le clairon Guillaume Rolland, sont aussi grands que Regulus, et les combattants de Sidi-Brahim égalent en bravoure les compagnons de Léonidas qui tombèrent aux Thermophiles sous les forces d’un peuple barbare.

En 1945, les restes des soldats tués à Sidi-Brahim ont été réunis dans un mausolée à Djemmâa-Ghazaouet appelé « le tombeau des braves ». En 1962, ils ont été transportés à Paris au Musée des Chasseurs, puis, en 1965, au vieux fort de Vincennes.

Aujourd’hui, le 8e bataillon de chasseurs a succédé à son glorieux aîné, le 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans. Les Chasseurs arborent sur leur épaule avec fierté le nom de Sidi-Brahim.

De plus une célèbre marche militaire s'intitule « La Sidi-Brahim ».

-           Cliquez sur : La Sidi-Brahim

-          Amicale de Sidi-Brahim - Courriel : amicale418@free.fr

 

Cet épisode tragique de la bataille de Sidi-Brahim où l’héroïsme le dispute au sacrifice et bien d’autres encore –obscurs témoins de la conquête de l’Algérie- ont été relatés dans un ouvrage intitulé« Et l’Algérie devint française… »

 

 

Pour en savoir plus, cliquez sur: « ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

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ET AUSSI

 

 

HISTOIRE LA PRISE DE LA SMALA D'ABB-EL-KADER LE 16 MAI 1842 EN ALGERIE DEVENUE FRANCAISE AVEC LA PRISE D'ALGER LE 5 JUILLET 1830

LA PRISE DE LA SMALA d’Abd-el-Kader

 

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »(Mark Twain)

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Par José CASTANO

Ecrivain-historin

 

            Après la prise d’Alger par les troupes françaises du général de Bourmont, le 5 juillet 1830, une longue et pénible campagne de pacification fut entreprise, marquée, entre autres anecdotes guerrières, par la fameuse bataille de la Smala d’Abd-el-Kader.

On entend par smala, une réunion de tentes abritant un peuplement sous l’autorité exclusive d’un « chef de clan arabe ».

 

Plus qu'un campement, la smala est une véritable capitale itinérante de quelque 30 000 personnes, composée d’hommes de toutes conditions, de femmes, d’enfants et de cinq mille combattants armés, fantassins et cavaliers.

La smala avait passé la fin de l’hiver 1843 à deux journées de marche au sud de Takdempt.

Instruite qu’on était à sa poursuite, elle erra pendant quelque temps et se trouva le 16 mai à la source de Taguin. Nommé gouverneur général de l’Algérie en décembre 1840, le général Bugeaud menait une politique de conquête totale et de colonisation de l’Algérie en n’ayant de cesse de poursuivre Abd-el-Kader, qui avait proclamé la « guerre  sainte » contre « l’occupant français ».

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Bugeaud avait été informé de la présence de la smala aux environs de Boghar.

Il donna ordre au général Lamoricière ainsi qu’au général de brigade, Henri d’Orléans, prince d’Orléans, duc d’Aumale, de se mettre à sa poursuite.

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Ce quatrième fils du roi Louis-Philippe, né à Paris le 16 janvier 1822 était âgé de vingt et un ans.

 

Il avait fait ses premières armes en 1840 comme chef de bataillon au 4e régiment d’infanterie légère, puis comme lieutenant-colonel au 24e de ligne.

 

Quand il avait été mis sous les ordres du général Bugeaud pour la première fois, le duc d’Aumale lui avait écrit le 25 juin 1841 : « Je vous prierai, mon général, de ne m’épargner ni fatigue ni quoi que ce soit. Je suis jeune et robuste et, en vrai cadet de Gascogne, il faut que je gagne mes éperons.

Je ne vous demande qu’une chose, c’est de ne pas oublier le régiment du duc d’Aumale quand il y aura des coups à recevoir ou à donner ».

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A cela Bugeaud avait répondu non sans grandeur : « Vous ne voulez pas être ménagé, mon prince, je n’en eus jamais la pensée. Je vous ferai votre juste part de fatigues et de dangers, vous saurez faire vous-même votre part de gloire ».

 

Le 13 mai 1843, le duc d’Aumale qui désirait se rendre digne de son frère aîné (décédé peu de temps avant) et des commandements que sa naissance lui avait fait donner, partit de Boghar avec 1 300 fantassins et 600 cavaliers commandés par les deux plus beaux sabreurs de l’armée, le lieutenant-colonel Morris et le lieutenant-colonel Yousouf (nommé à ce grade par le roi aux Spahis d’Oran), devenu chef des spahis indigènes.

Trois jours après, il apprit que la smala se trouvait à 80 kilomètres au sud de Goudjila. Pour l’atteindre, il fallait franchir vingt lieues d’une traite sans une goutte d’eau.

 

Alors que les soldats étaient à la recherche de la source de Taguin pour se désaltérer, le prince fut informé de la présence inattendue de la smala à cette même source et décida de s’y rendre avec sa seule cavalerie.

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Abd-el-Kader était absent, ainsi que ses principaux lieutenants, mais leurs familles étaient là.

 

Le 16 mai, les cavaliers français se présentèrent en vue de l’imposant campement.

Qu’allait devoir faire le jeune duc ?

Attendre l’arrivée des fantassins ou se risquer à engager, à six cents, le combat contre un ennemi redoutable et dix fois supérieur en nombre ?

La tentation était cependant trop forte… Confiant en la qualité guerrière de ses hommes, il ne tergiversa point et s’écria : « En avant ! ».

Et, le sabre au poing, il mit sa monture au galop, imité en cela par ses hommes.

Toute la cavalerie s’élança alors, répartie en trois groupes :

L’un à gauche, commandé par le lieutenant Delage, le second au centre, ayant pour chef le lieutenant-colonel Morris, le troisième à droite, sous les ordres du capitaine d’Epinay, le lieutenant-colonel Yousouf demeurant aux côtés du duc.

Aussitôt le combat s’engagea avec les fantassins arabes.

La cavalerie des Ilachems, tous parents de l’émir, se jeta à son tour dans cette mêlée confuse et meurtrière où l’on ne faisait pas de quartier.

Enfin, le combat cessa dans une panique indescriptible et une fuite générale de la populace…

Les arabes perdirent trois cents des leurs dans cette bataille épique et on dénombra neuf tués et douze blessés du côté français.

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La smala d’Abd el-Kader, capitale mobile de l’empire nomade de l’émir venait d’être conquise.

Outre le dépôt militaire, cela représentait une agglomération considérable vivant sous la tente et gardée par cinq mille soldats réguliers. I

 

l y avait là toutes les richesses de l’émir, sa famille, son harem, ses archives, son trésor de guerre, ses ateliers de tous corps de métiers, ses provisions, ses armes, ses troupeaux, des otages de tous ordres et un nombre considérable d’esclaves pour servir et faire vivre un aussi gigantesque campement.

Le peintre Horace Vernet, qui représenta la scène dans l’immense tableau du musée de Versailles, fit figurer Yousouf en bonne place.

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Un des innombrables prisonniers dira à l’issue de la bataille : «  Quand nous pûmes reconnaître la faiblesse numérique du vainqueur, le rouge de la honte couvrit nos visages car si chaque homme de la smala avait voulu combattre ne fût-ce qu’avec un bâton, les vainqueurs eussent été les vaincus mais les décrets de Dieu ont dû s’accomplir ».

Un des bons soldats d’Afrique, Charras, écrira à propos de ce hardi coup de main : « Pour entrer avec 600 hommes au milieu d’une pareille population, il fallait avoir vingt et un ans, ne pas savoir ce que c’est que le danger ou bien avoir le diable au ventre.

Les femmes n’avaient qu’à tendre les cordes des tentes sur le chemin des chevaux pour les faire culbuter et qu’à jeter leurs pantoufles à la tête des soldats pour les exterminer tous depuis le premier jusqu’au dernier ».

 

Cette fois, la guerre semblait finie.

 

Le 31 juillet 1843, Louis-Philippe éleva Bugeaud à la dignité de Maréchal de France et nomma le duc d’Aumale gouverneur de la province de Constantine… avant qu’il ne succédât à Bugeaud comme gouverneur de l’Algérie.

 

La prise de la smala eut une influence considérable sur la suite des opérations militaires contre l’émir.

Elle condamna celui-ci à l’errance perpétuelle sur les confins algéro-marocains pour tenter d’échapper aux colonnes françaises… jusqu’au 23 décembre 1847, date à laquelle l’émir se décida à revenir en Algérie où il demanda l’aman (faire sa soumission) au colonel de Montauban représentant le général Lamoricière, à Sidi-Brahim, là, précisément, où il avait remporté une de ses plus grandes et plus cruelles victoires.

 

Il fut exilé, à la demande de Louis-Philippe, à Pau puis au château d’Amboise avant d’être libéré et de partir pour l’exil.

 

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

 

Mon précédent article intitulé : « La bataille de Sidi-Brahim » relatait l’épopée héroïque du 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans.

Reconstitué sous l’appellation de 8e bataillon de chasseurs, il fut à son tour victime de la « purge militaro-administrative » et dissous le 7 mai 1999. Une amicale perpétue son souvenir :

Amicale des Anciens du 8° Bataillon de Chasseurs à Pied

Musée des Chasseurs - Château de Vincennes - Avenue de Paris –

94306 VINCENNES Cedex

Courriel : samc@bleujonquille.fr

 
Source et Posté par DIACONESCO_TV à -

YÉMEN : LIVRAISONS D' ARMES À L' ARABIE SAOUDITE ET LANGUE DE BOIS !

27 février 2018
Yémen : Parly gênée par une question sur les livraisons d'armes à l'Arabie saoudite (VIDEO)

Interrogée sur la politique de la France au Yémen, la ministre française des Armées a montré une gêne manifeste.

 

Entre livraison d'armes et appel à l'ouverture de corridors humanitaires, Florence Parly a préféré user de la langue de bois.

Lors de l’émission Quotidien diffusée le 23 février, le journaliste Baptiste des Monstiers est revenu sur la guerre au Yémen, et notamment sur la position de la France dans le conflit.

Photos à l'appui, et s’appuyant sur le rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d'armement de la France, où l'on apprend que l'Arabie saoudite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d'armes français, il a alors rapporté que les armes vendues par Paris à l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, qui mènent des campagnes de bombardement au Yémen, étaient utilisées contre les populations civiles.

 

A partir de ces informations, le journaliste a donc décidé d’interroger la ministre des Armées, Florence Parly, lors de son déplacement le 22 février sur la base aérienne d'Avord, près de Bourges.

Alors qu’elle venait d’effectuer un discours, le journaliste l’a interpellée : «Compte tenu de la crise qui se déroule actuellement au Yémen, est-ce que la France peut continuer à livrer des armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats ?»

Visiblement surprise et gênée par la question, la ministre des Armées s’est contentée de déplorer «une épouvantable crise humanitaire» et «un drame humain».

Insatisfait de la réponse, le journaliste, insistant, lui a alors demandé s’il était nécessaire de «maintenir la pression sur l’Arabie saoudite et les Emiratis» afin de les contraindre à arrêter leurs opérations militaires, ou si la France devait «garder le silence et continuer à leur livrer des armes».

 

Face à cette nouvelle tentative du journaliste, Florence Parly a une énième fois évité de répondre clairement, se bornant à affirmer que la France n’était pas silencieuse face à cette situation et qu’elle réclamait la mise en place de «corridors humanitaires».

Une coalition de pays arabes dirigée par l'Arabie saoudite intervient militairement dans le conflit depuis mars 2015 afin de rétablir Abd Rabbo Mansour Hadi dans ses fonctions. 

Les ONG humanitaires dénoncent depuis le début le caractère aveugle et meurtrier des bombardements réalisés par cette coalition, ainsi que de multiples violations des droits de l'homme.

Selon l’ONU, le conflit a fait plus de 8 750 morts, dont de nombreux civils et la situation humanitaire sur place ne cesse de se détériorer. 

 

Une épidémie de choléra a déjà touché plus d'un million de personnes, d’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 Source:  http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/02/