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03/12/2018

LE PLUS GRAND PÉLÉRINAGE DU MONDE ! DE KERBALA À DAESCH .

De Kerbala à Daech


Kerbala, le plus grand pèlerinage au monde.

Pourtant vous n’en avez probablement jamais entendu parler.


Par Sayed Mahdi al-Modarresi –

Le 18 novembre 2018 – The Huffpost

Le « Dôme d’or », mausolée de l’Imam Hussein

 

Ce n’est ni le Hajj musulman [pèlerinage à La Mecque], ni la Kumbh Mela hindoue. Désigné comme le « Arbaeen » [le quarantième jour], c’est le plus grand rassemblement au monde et vous n’en avez probablement jamais entendu parler !

Non seulement cette congrégation dépasse-t-elle le nombre de visiteurs à la Mecque (par un facteur de cinq, en fait), mais elle est encore plus importante que la Kumbh Mela, puisque cette dernière n’est commémorée que tous les trois ans.

En bref, Arbaeen éclipse tous les autres rallyes de la planète, atteignant les vingt millions de participants l’an dernier.

 

Cela représente une proportion impressionnante de 60% de toute la population d’Irak, et leur nombre est en augmentation année après année.

 

Surtout, Arbaeen est unique parce qu’il se déroule contre un arrière-fond de scènes géopolitiques chaotiques et dangereuses. Daech – alias « État islamique » – considère les chiites comme des ennemis mortels, si bien que rien n’exaspère le groupe terroriste plus que la vue des pèlerins chiites rassemblés pour leur plus grande démonstration de foi.
 
Il y a une autre particularité de Arbaeen. Bien que ce soit un exercice spirituel typiquement chiite, des sunnites, et même des chrétiens, des Yézidis, des Zoroastriens et des Sabéens prennent part à la fois au pèlerinage et au service des dévots. C’est remarquable compte tenu de la nature exclusive des rituels religieux, et cela ne peut signifier qu’une chose : les peuples, indépendamment de leur couleur ou de leur croyance, considèrent Hussein comme un symbole universel de la liberté et de la compassion, sans frontières et méta-religieux.
 

La raison pour laquelle vous n’en ayez jamais entendu parler est probablement liée au fait que la presse s’intéresse plus aux tabloïds négatifs, sanglants et sensationnalistes qu’aux récits positifs et inspirants, surtout lorsqu’il s’agit de l’Islam.

Si quelques centaines de manifestants opposés à l’immigration défilent dans les rues de Londres (ou de Paris), ils feront les gros titres.

Un même niveau de temps d’antenne est accordé à une marche en faveur de la démocratie à Hong Kong ou à un rassemblement anti-Poutine en Russie. Mais un rassemblement de vingt millions de personnes, s’élevant en défi manifeste contre la terreur et l’injustice, ne parvient pas même à apparaître sur le bandeau défilant au bas des chaînes d’informations télévisées !

 

Un embargo médiatique non officiel est imposé sur cet événement gigantesque, bien que cette histoire possède tous les éléments critiques d’un reportage à succès : les chiffres effarants, la signification politique, le message révolutionnaire, le contexte tendu, ainsi que l’originalité. Mais quand une telle histoire parvient à franchir la hache éditoriale des grands médias, elle crée une onde de choc et touche toutes les catégories de populations.

 
 

Parmi les innombrables personnes inspirées par cet événement, il y a un jeune homme australien que j’ai rencontré il y a plusieurs années, et qui s’était converti à l’islam. Évidemment, personne ne prend à la légère une telle décision qui change sa vie, et en réponse à ma demande, il m’a informé que tout avait commencé en 2003.

 

Un soir, alors qu’il regardait les informations, son attention a été attirée par des scènes de millions de personnes affluant vers une ville sainte appelée Karbala, et entonnant le nom d’un homme dont il n’avait jamais entendu parler : « Hussein ». Pour la première fois depuis des décennies, dans un événement télévisé à l’échelle mondiale, le monde a pu avoir un aperçu de la ferveur religieuse auparavant interdite en Irak.

Une fois le régime baas sunnite renversé, les téléspectateurs occidentaux étaient impatients de voir comment les Irakiens allaient répondre à une nouvelle ère libérée de la persécution dictatoriale. La « République de la peur » s’était écroulée et le génie s’était échappé de la bouteille de façon irréversible.

Ce jeune homme se souvient de s’être alors demandé : « Où se trouve Karbala, et pourquoi tout le monde va dans cette direction ? Qui est donc ce Hussein qui pousse ainsi les gens à défier tous les obstacles et les probabilités [d’attentat] et à sortir pour pleurer sa mort quatorze siècles après qu’elle soit survenue ? »

Ce qu’il vit dans ce reportage de 60 secondes lui parut tout particulièrement émouvant car les images étaient telles qu’il n’en avait jamais vues. Un sentiment fervent de communauté transformait les pèlerins humains en limaille de fer, s’essaimant en une masse de plus en plus compacte à mesure qu’ils se rapprochaient de ce qui pourrait être décrit comme le champ magnétique irrésistible de Hussein. « Si vous voulez voir une religion vivante, qui respire, pleine de ferveur et de vitalité, venez à Karbala », conclut-il.

Comment un homme qui a été tué il y a 1334 ans pourrait-il être si vivant et avoir une présence si palpable aujourd’hui, au point de pousser des millions de personnes à soutenir sa cause, et à considérer son sort comme le leur ?

Les gens sont peu susceptibles de se laisser entraîner dans un différend (surtout s’il a eu lieu dans des temps anciens), à moins d’avoir un intérêt personnel dans l’affaire.

 

Mais d’un autre côté, si vous avez le sentiment qu’une personne s’est engagée dans un combat pour votre droit à la liberté, votre droit à être traité avec justice et votre droit à une vie digne, vous pourrez considérer que vous avez un intérêt direct dans sa cause, et ressentir de l’empathie avec elle au point où la conversion à ses croyances ne serait pas une possibilité très lointaine.

Procession des pèlerins devant le mausolée de l’Imam Hussein à Karbala
 
La tragédie ultime
 
Hussein, le petit-fils du prophète Mohamed, est vénéré par les musulmans comme le « Prince des Martyrs ». Il a été tué à Karbala en un jour qui a été désigné comme lAchoura – le dixième jour du mois islamique de Muharram – car il refusait de prêter serment d’allégeance au calife corrompu et tyrannique, Yazid.
 
Avec sa famille et ses compagnons [72 personnes], il fut encerclé dans le désert par une armée de 30 000 hommes, assiégé jusqu’à ce qu’il manque cruellement de nourriture et d’eau, puis décapité de la manière la plus macabre, un récit épique et captivant rapporté sur les chaires chaque année depuis le jour où il a été tué. Leurs corps ont été mutilés. Dans les mots de l’historien anglais Edward Gibbon, « [Même] dans une époque et un climat lointains, la scène tragique de la mort de Hussein réveillera la sympathie du lecteur le plus froid. »
 
Les musulmans chiites ont depuis ce jour pleuré la mort de Hussein, en particulier durant le jour de l‘Achoura, puis, 40 jours plus tard, durant le Arbaeen. Quarante jours est la durée habituelle du deuil dans beaucoup de traditions musulmanes. Cette année, Arbaeen tombe le vendredi 10 Novembre 2017.
 
evening_of_ashoora
Ce magnifique tableau est une fresque des derniers instants de la tragédie de Karbala, après la mort et la décapitation des derniers combattants.
 On y voit le deuil des rescapées de la famille de Hussein face au massacre de leurs proches (dont un enfant et un nouveau-né, et l’Imam Hussein lui-même, atrocement mutilé). Seuls les femmes et les enfants ont été épargnés et mis en captivité, puis soumis à une marche forcée vers Damas, où Zaynab, la sœur de Hussein, ainsi que le fils de Hussein, l’Imam Ali « Zayn al Abidine » (« la parure des dévots », le 4e Imam du chi’isme, qui était alors gravement malade), prononceront des discours fameux face au tyran Yazid.
Pour rappel, l’intervention du Hezbollah en Syrie avait initialement été cantonnée à la protection du mausolée de Zaynab à Damas, que les terroristes de Daech menaçaient de détruire, ce qui aurait pu entraîner une guerre sectaire sunnites-chiites.
 
 
Longue marche
 

J’ai voyagé à Karbala, mon propre foyer ancestral, afin de pouvoir découvrir par moi-même pourquoi cette ville est si enivrante. Ce que j’ai vu m’a prouvé que même l’angle le plus large de l’objectif de la meilleure caméra reste trop étroit pour capturer l’esprit de ce rassemblement tumultueux, mais paisible.

Une avalanche d’hommes, de femmes et d’enfants, mais plus visiblement de femmes voilées de noir, remplit l’œil d’un bout de l’horizon à l’autre. Les foules étaient tellement énormes qu’elles causaient un encombrement sur des centaines de kilomètres.
 
Les 500 kilomètres de distance entre la ville portuaire méridionale de Bassora et Karbala constituent déjà un long voyage en voiture, mais c’est un périple incroyablement difficile à pied. Il faut deux semaines complètes aux pèlerins pour réaliser ce parcours. Des gens de tous les groupes d’âge crapahutent sous le soleil brûlant pendant la journée, et dans un froid glacial durant la nuit.
Ils voyagent à travers un terrain accidenté, sur des routes inégales, à travers des bastions terroristes et des marais dangereux, et sans même l’équipement de voyage ou les commodités les plus élémentaires, les pèlerins emportant peu de choses à part leur amour ardent pour « le Maître » Hussein. Drapeaux et bannières leur rappellent, à eux et au monde entier, l’objet de leur voyage :
 
Ô mon âme, tu es sans valeur après Hussein.
Ma vie et ma mort sont une seule et même chose,
S’ils me prennent pour un fou, peu importe !
 
Ce message reprend des vers récités par Abbas, le demi-frère de Hussein et son fidèle lieutenant – également tué durant la bataille de Karbala en l’an 680 de notre ère –, alors qu’il essayait d’aller chercher de l’eau pour ses neveux et nièces qui souffraient terriblement de la soif.
Les conditions de sécurité actuelles étant dans l’état catastrophique qui fait de l’Irak le premier titre des informations dans le monde, personne ne doute que cette affirmation est authentique dans toutes les significations.
 
Un « mawkeb » sur le chemin de la procession (ici, servant du thé aux pèlerins)
Un « mawkeb » sur le chemin de la procession (ici, servant du thé aux pèlerins)
 
Déjeuner gratuit… et même dîner et petit déjeuner !
 
Une des parties du pèlerinage qui laissera chaque visiteur perplexe est le spectacle de milliers de tentes avec des cuisines de fortune mises en place par les villageois qui avoisinent le parcours des pèlerins. Les tentes (appelées « mawkeb ») sont des lieux où les pèlerins reçoivent pratiquement tout ce dont ils ont besoin.
Repas chauds, espaces pour se reposer, appels internationaux gratuits pour rassurer des parents anxieux, couches pour bébés, etc., pratiquement tous les équipements dont peuvent avoir besoin les pèlerins sont fournis gratuitement. De fait, les pèlerins n’ont pas besoin de transporter quoi que ce soit sur ce parcours de 500 kilomètres, sauf les vêtements qu’ils portent.
 
Plus intrigante est la façon dont les pèlerins sont invités à manger et à boire. Les personnes qui organisent les « mawkeb » interceptent les pèlerins sur leur chemin et les prient instamment d’accepter leurs offres, qui incluent souvent une suite complète de services dignes de rois : on vous propose d’abord un massage des pieds, puis on vous offre un délicieux repas chaud, et vous êtes invités à vous reposer tandis que vos vêtements sont lavés et repassés, puis vous sont restitués après votre sieste. Tout cela gratuitement, bien entendu.
 
À titre de comparaison, considérez ceci : à la suite du tremblement de terre en Haïti, et avec la sympathie et le soutien du monde entier, le Programme alimentaire mondial des Nations unies a annoncé la livraison d’un demi-million de repas au plus haut degré de ses efforts de secours.
 
L’armée des États-Unis a lancé l’opération Réponse unifiée, réunissant les ressources massives de divers organismes fédéraux et annonçant que dans les cinq mois suivants la catastrophe humanitaire, 4,9 millions de repas avaient été livrés aux Haïtiens.
 
Maintenant, comparez cela aux plus de 50 millions de repas par jour pendant Arbaeen, ce qui équivaut à environ 700 millions de repas pour la durée du pèlerinage, le tout financé non pas par l’Organisation des Nations unies ou des organisations caritatives internationales, mais par des travailleurs et des agriculteurs pauvres qui se serrent la ceinture pour pouvoir nourrir les pèlerins et peuvent économiser durant toute l’année afin que les besoins des visiteurs soient satisfaits.
Tout, y compris la sécurité, est assuré principalement par des volontaires, dont les combattants ont un œil sur Daech et un autre sur la protection du parcours des pèlerins. « Pour savoir ce que l’islam enseigne, dit un organisateur de mawkeb, ne regardez pas les actions de quelques centaines de terroristes barbares, mais les sacrifices altruistes dont font preuve des millions de pèlerins pour Arbaeen. »
 
De fait, Arbaeen devrait être répertorié dans le Livre Guinness des records dans plusieurs catégories : le plus grand rassemblement annuel, la plus longue table à manger en continu, le plus grand nombre de personnes nourries gratuitement, le plus grand groupe de bénévoles participant à un seul événement, le tout sous la menace imminente des attentats-suicides.
 
Un « mawkeb » sur le chemin de la procession (ici, servant de la nourriture aux pèlerins)
Un « mawkeb » sur le chemin de la procession (ici, servant de la nourriture aux pèlerins)
 
Dévotion inégalée
 

Le seul fait de contempler ces multitudes est à couper le souffle. Ce qui rend cette scène plus spectaculaire encore est que tandis que les conditions de sécurité se détériorent, de plus en plus de personnes sont prêtes à défier les menaces terroristes et à participer à cette marche en guise de protestation.

Ainsi, le pèlerinage n’est pas un simple exercice religieux, mais une affirmation courageuse de résistance.

 

Des vidéos mises en ligne montrent des kamikazes se faire exploser au milieu des pèlerins, avec pour seule conséquence des foules qui se font toujours plus nombreuses, et chantent à l’unisson :

S’ils nous coupent les jambes et les mains,
Nous ramperons jusques aux terres saintes !

 

Les horribles attentats à la bombe qui se produisent toute l’année, en ciblant principalement des pèlerins chiites et en prenant d’innombrables vies, illustrent les dangers auxquels sont confrontés les chiites vivant en Irak, et l’insécurité qui continue de gangréner le pays.

 

Pourtant, la menace imminente de mort ne semble pas dissuader les gens – jeunes et vieux, Irakiens et étrangers – d’entreprendre le voyage dangereux vers la ville sainte.

Il n’est pas facile pour un étranger de comprendre ce qui inspire les pèlerins. On voit des femmes transportant des enfants dans leurs bras, des vieillards en fauteuil roulant, des gens sur des béquilles, et des personnes âgées aveugles tenant des bâtons de marche. J’ai rencontré un père qui avait parcouru tout le chemin depuis Bassora avec son garçon handicapé.
Cet enfant de 12 ans avait une paralysie cérébrale et ne pouvait pas marcher sans aide. Ainsi, durant une partie de la marche, le père avait placé les pieds du garçon sur les siens et marchait avec lui en le tenant par les aisselles. C’est le genre d’histoire à partir desquelles des films oscarisés sont réalisés, mais il semble que Hollywood soit plus intéressé par les héros de comics que par ceux de la vie réelle dont les super-pouvoirs sont le courage et le dévouement.
 
Un fidèle handicapé sur le chemin du pèlerinage
Un fidèle handicapé sur le chemin du pèlerinage
 
Le Dôme d’or de Hussein
 
Les visiteurs du sanctuaire de Hussein et de son frère Abbas ne sont pas motivées par la seule émotion. Ils pleurent au souvenir de sa mort atroce, et, ce faisant, réaffirment leur engagement en faveur de ses idéaux.
 
La première chose que les pèlerins font après avoir atteint son sanctuaire est de réciter la Ziyara, un texte sacré qui rappelle le statut de Hussein. Ils commencent cette récitation en appelant Hussein l’« héritier » d’Adam, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus.
 
Il y a quelque chose de profond dans cette proclamation. Elle montre que le message de Hussein, un message de vérité, de justice et d’amour pour l’opprimé, est considéré comme une extension inséparable de tous les prophètes divinement nommés.
 

Les gens ne vont pas à Karbala pour s’émerveiller devant le paysage de la ville – luxuriant de palmiers-dattiers –, pour admirer la beauté architecturale du mausolée, pour faire des achats, se divertir, ou visiter des sites historiques anciens. Ils y vont pour pleurer. Pour faire leur deuil et ressentir l’aura angélique de Hussein. Ils entrent dans le sanctuaire sacré en pleurant et en se lamentant sur le plus grand acte de sacrifice de l’histoire.

Fidèles autour du tombeau de l'Imam Hussein, à l'intérieur du mausolée
Fidèles autour du tombeau de l’Imam Hussein, à l’intérieur du mausolée
 
C’est comme si chaque individu avait établi une relation personnelle avec cet homme qu’il n’a jamais vu. Ils lui parlent et l’appellent par son nom ; ils saisissent les cloisons de son tombeau ; ils embrassent le sol conduisant au sanctuaire ; ils touchent ses murs et ses portes de la même manière qu’on touche le visage d’un ami perdu depuis longtemps.
 
C’est une vision pittoresque aux proportions épiques. Ce qui motive ces gens est quelque chose qui nécessite une compréhension de la nature et du statut de l’Imam Hussein et de la relation spirituelle que ceux qui ont appris à le connaître ont développée avec sa légende vivante.
 
Si le monde comprenait Hussein, son message et son sacrifice, il commencerait à comprendre les racines anciennes de Daech et son credo de mort et de destruction. C’est il y a des siècles, à Karbala, que l’humanité a assisté à la genèse de monstruosités insensées, incarnées dans les assassins de Hussein. Ce fut le combat des ténèbres les plus obscures contre la lumière brillante et absolue, de l’exhibition de vice contre l’archétype de vertu, ce qui explique la puissance du spectre de Hussein aujourd’hui.
 
Sa présence est primordialement tissée dans toutes les facettes de la vie des pèlerins. Sa légende encourage, inspire, et se fait le champion du changement pour un monde meilleur, et aucun black-out médiatique ne pourra éteindre sa lumière.
 
« Qui est donc ce Hussein ? » Pour des centaines de millions de ses partisans, une question si profonde, qui peut inciter les gens à renoncer à leur religion pour une autre, ne peut recevoir de réponse qu’après un pèlerinage à pied au sanctuaire de Hussein.
 
Sayed Mahdi al-Modarresi
 

 

29/11/2018

SYRIE: L' ATTAQUE AU GAZ DES ISLAMISTES À ALEP ! SILENCE MÉDIATIQUE ???

 

Les islamistes attaquent Alep au gaz dans l’indifférence des médias français

 

Une femme syrienne soignée dans un hôpital à Alep, le 24 novembre 2018.

Lu sur RT :

La diplomatie syrienne, qui accuse des groupes rebelles et djihadistes d’avoir utilisé du gaz dans une attaque de roquettes contre Alep survenue le 24 novembre, a pointé du doigt le rôle des Etats étrangers dans l’obtention d’armes chimiques par des organisations terroristes. (…) 

 

La veille, en fin de soirée, citant des sources médicales, l’agence de presse syrienne Sana avait fait savoir que l’attaque ayant visé Alep avait provoqué au moins 100 cas de suffocation parmi les civils.

 

De son côté, le directeur des services de santé d’Alep, Ziad Hajj Taha, avait évoqué une probable attaque au gaz de chlore toxique, sur la base des symptômes présentés par les blessés.

Des experts russes ont utilisé des «analyseurs de gaz» pour confirmer la contamination chimique des zones touchées, selon un porte-parole des troupes de protection radio, chimique et biologique des Forces armées russes (NBC).

Des échantillons de terre, ainsi que des fragments de bâtiments et de munitions, ont été récupérés afin d’établir la composition de la substance toxique utilisée par les combattants lors de l’attaque. 

 

Riposte russe :

Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 25 novembre que l’armée russe avait mené des frappes aériennes en Syrie contre plusieurs positions de «groupes rebelles et djihadistes».

Moscou accuse ces groupes d’avoir utilisé des armes chimiques lors de l‘attaque du 24 novembre dans le nord-ouest d’Alep, zone contrôlée par les forces gouvernementales.

«Toutes les cibles ont été détruites», a précisé le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, qui a indiqué que l’armée russe avait visé des «groupes terroristes» se trouvant dans la zone tampon d’Idleb, contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Sham.

 

Ces derniers ont tiré sur un quartier d’Alep à l’aide de lance-grenades des «explosifs contenant apparemment du chlore», a poursuivi Igor Konachenkov, citant une source militaire russe sur place.

 

Source:    http://islamisation.fr/2018/11/26/

UKRAINE / RUSSIE UN CONFLIT POUR OBTENIRDES POUVOIRS DICTATORIAUX ?

Ukraine – Porochenko a provoqué un conflit avec la Russie pour obtenir des pouvoirs dictatoriaux – Il a échoué


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 27 novembre 2018

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a tenté de soutenir son taux d’approbation pour les prochaines élections en provoquant un incident militaire. C’était un pari et ça a échoué.

 

Trois bateaux ukrainiens, un remorqueur et deux canonnières, ont tenté de naviguer depuis la mer Noire à travers le détroit de Kertch jusqu’à la mer d’Azov.

Le détroit de Kertch est une eau territoriale de la Russie depuis que la Crimée a voté pour rejoindre la Russie. Le “passage innocent” est autorisé mais nécessite le respect des lois et règlements des eaux territoriales.

Carte de profondeur – Mer d’Azov Bleu foncé – moins de 5 mètres, bleu clair – moins de 10 mètres, blanc – moins de 13,5 mètres agrandir

L’Ukraine n’accepte pas la décision du peuple de Crimée et insiste sur le fait que la péninsule fait toujours partie de son territoire.

Le président ukrainien Petro Porochenko a envoyé les bateaux avec l’ordre de ne pas coordonner leur passage avec les autorités russes. Les marins capturés le confirment. Il voulait évidemment provoquer une réaction violente de la part de la Russie.

 

Le gouvernement de l’Ukraine a pratiquement reconnu que la mission avait une intention néfaste :

Les services de sécurité de l’État ukrainien ont déclaré que ses officiers de renseignement faisaient partie de l’équipage de navires de guerre ukrainiens saisis par la Russie lors d’une confrontation près de la Crimée.

L’agence SBU a déclaré mardi dans un communiqué que les officiers menaient des opérations de contre-espionnage pour la marine ukrainienne, en réponse à une “pression physique et psychologique” des services d’espionnage russes. Il n’en a pas dit plus, mais a exigé que la Russie arrête une telle activité.

Les services de renseignement russes du FSB ont annoncé lundi dernier qu’il y avait des officiers du SBU à bord des navires ukrainiens, qualifiant ce fait de “provocation” organisée par l’Ukraine.

 

Quelle est la vraie raison pour laquelle ces agents étaient à bord des canonnières ukrainiennes ?

Et pourquoi l’équipage du remorqueur était-il armé de mitrailleuses lourdes ?

Quelques marins ukrainiens ont été légèrement blessés lorsque les garde-côtes russes ont tiré sur l’un des bateaux.

Les canonnières de la classe Gurza-M ont été construites sur un chantier naval que Porochenko possédait à cette époque. Il a profité de leur commande. Ils peuvent être utiles pour la surveillance des rivières mais pas de la mer.

Les garde-côtes russes n’ont eu aucun problème pour désarmer les navires et capturer les équipages.

Un tribunal de Crimée a ordonné que les marins soient détenus pendant deux mois supplémentaires, le temps de répondre aux accusations de violation de frontière.

En 1988, les États-Unis ont tenté d’organiser une acrobatie similaire dans la mer Noire.

Deux navires de la marine américaine équipés de matériel d’espionnage ont pénétré dans les eaux territoriales soviétiques près de la Crimée. Ils ont été virés (vidéo) par des navires soviétiques et ont été suffisamment intelligents pour partir avant que la situation ne dégénère.

L’intention de Porochenko était de provoquer un incident lui permettant de se présenter comme président de guerre.

Les élections approchent et tous les sondages le montrent inférieur à 10% et loin derrière deux autres candidats. Il a tenté d’utiliser l’incident pour introduire la loi martiale dans toute l’Ukraine.

La loi martiale donnerait à Porochenko le plein contrôle du pays. Il pourrait supprimer n’importe quel gouvernement régional ou local, mettre un terme à l’opposition politique et censurer les médias. Il serait en mesure de reporter indéfiniment les prochaines élections.

 

En juillet dernier, Yulia Tymoshenko, qui est en tête des sondages pour les prochaines élections, avait averti que Poroshenko prendrait cette mesure (traduction automatique) :

Le dirigeant de Batkivshchyna, Yulia Tymoshenko, affirme que l’un de ses principaux concurrents à la prochaine élection présidentielle, le chef d’État en exercice, Petro Poroshenko, aurait conçu un “plan extrêmement dangereux” pour perturber le scrutin en intensifiant la guerre au Donbass et en imposant la loi martiale en Ukraine.

Le politicien a fait une telle déclaration sur la chaîne de télévision UA First.
Timochenko a déclaré que Porochenko “ne veut pas” de tenir des élections présidentielles afin de “garder le pouvoir”, ….

 

Il a essayé de faire peur au Parlement pour qu’il accepte ses plans :

“Les données des services de renseignement parlent d’une menace extrêmement sérieuse”, a déclaré Porochenko dans un discours télévisé lundi, brandissant une pile de papier qui, a-t-il déclaré, était un rapport de renseignement détaillant les forces russes massées près de la frontière.

Lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies convoquée à la demande de l’Ukraine lundi soir, le représentant du pays, Volodymyr Yelchenko, a affirmé que les ports de Marioupol et de Berdyansk situés dans la mer d’Azov étaient menacés.

 

C’est bien sûr un non-sens total. La Russie n’a aucun intérêt à déclencher une guerre avec l’Ukraine. Elle n’a rien à y  gagner.

Le Parlement doit voter sur l’introduction de la loi martiale et les partis d’opposition ont reconnu le tour de force de Porochenko pour ce qu’il était. Ses plans ont été rejetés.

Porochenko s’est retiré avec son plan. Au lieu de la période de loi martiale renouvelable de 60 jours qu’il souhaitait, il a dû se contenter de 30 jours. Et cela ne suffisait toujours pas :

Les partis politiques rivaux – la Patrie de l’ancien Premier ministre Ioulia Timochenko, le Parti social-dépendant du maire de Lviv Andriy Sadovyi et du populiste Oleh Lyashko – ont exigé de nouvelles concessions.

Ils souhaitaient une confirmation immédiate, plutôt que la simple promesse, que les élections se dérouleraient le 31 mars.

Ils ont cherché à limiter la loi martiale à un certain nombre de régions plutôt qu’à l’ensemble du pays et se sont opposés à tout projet de limitation des libertés constitutionnelles des Ukrainiens.

Leur crainte n’était pas seulement que la campagne soit limitée, mais que Porochenko obtienne des pouvoirs quasi dictatoriaux.

 

Il y aura désormais une loi martiale limitée, mais seulement dans les régions limitrophes de la Russie ou de la mer Noire.

L’opposition et ses soutiens étrangers s’assureront que son utilisation ne deviendra pas incontrôlable. Il y aura un appel limité de troupes de réserve, mais la plupart des réservistes l’ignoreront probablement.

Avec la date des élections fixée au 31 mars par le parlement, Porochenko ne dispose d’aucun outil juridique pour la reporter.

À moins bien sûr qu’il réussisse à provoquer une vraie guerre, soit avec les rebelles qui tiennent les oblasts de Donetsk et Lougansk, soit avec la Russie elle-même.

 

Les bellicistes fous de l’Atlantic Council l’invitent à faire exactement cela :

Même si l’Ukraine est sous-estimée, elle a des options. Elle peut entreprendre des opérations pour lever le blocus, même si elles seraient probablement infructueuses étant donné les forces envoyées par Moscou.

Néanmoins, elle ne peut accepter passivement cette atteinte à sa souveraineté et à son intégrité.

L’Ukraine doit envisager avec la plus grande attention une opération spéciale susceptible de perturber le pont construit par Moscou sur le détroit de Kertch, qui relie la Crimée à la Russie.

 

Mais ce n’est pas tout. L’Ukraine devrait inviter les États-Unis et l’OTAN à envoyer une flotte de navires armés pour se rendre à Marioupol, la principale ville de la côte de la mer d’Azov, et défier la Russie de tirer ou d’empêcher l’OTAN d’exercer son droit de visite dans les ports ukrainiens.

Ces navires devraient être armés et munis d’une couverture aérienne, mais avoir pour instruction de ne pas tirer s’ils ne sont pas agressés.

 

Même Porochenko n’est pas assez bête pour répéter sa provocation manquée dans le détroit de Kertch. Le pont de Kertch est gardé.

Ses piliers sont énormes car il a été construit près d’une faille, il est capable de résister aux tremblements de terre.

Une unité de sabotage devrait apporter plusieurs tonnes d’explosifs puissants pour en endommager un.

Pour atteindre Marioupol dans la mer d’Azov, les navires doivent traverser le détroit de Kertch. Le passage est un canal artificiel très étroit avec seulement 8 mètres de profondeur.

Hors du canal tout navire dont le tirant d’eau est supérieur à 2-3 mètres n’a aucune marge de manœuvre pour naviguer.

La Russie n’a même pas besoin de bateaux ni d’avions pour la protéger.

Quelques canons le long de la côte peuvent facilement contrôler le passage. Aucun commandant de marine sensé ne tentera de passer le détroit par la force.

La Russie a  déjà prévenu, mettant en garde contre toute nouvelle manœuvre “téméraire” et déployant un système de missiles anti-navires  dans le détroit de Kertch afin de s’assurer que toute nouvelle provocation aurait des conséquences mortelles.

Poroshenko pourrait commencer une provocation ailleurs. Il pourrait tenter de reconquérir l’aéroport de Donetzk. Mais si ça le démange de perdre encore plus de combats, une guerre à part entière est hors de question. L’armée de Kiev a le moral bas et serait vaincue en quelques jours.

Le règne de Porochenko est catastrophique pour l’Ukraine.

Dans plusieurs villes, le chauffage central et l’alimentation en eau chaude sont interrompus. Dix mille personnes devront geler au cours de l’hiver, certaines jusqu’à la mort.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Porochenko, des millions de travailleurs ukrainiens compétents ont fui ou sont allés travailler à l’étranger, pour la plupart en Russie.

Les régions les plus industrialisées sont fermement entre les mains des rebelles. La majorité de la population est pauvre, la bureaucratie totalement corrompue et le pays au bord de la faillite.

Des dizaines d’affaires de corruption seront probablement engagées contre Porochenko lui-même dès qu’il perdra le pouvoir. S’il est intelligent, il quittera l’Ukraine le jour même de la fin de son mandat.

Les réactions internationales ont montré que Porochenko n’avait plus aucune valeur.

Alors que les pays russophobes, Pologne et Pays baltes, ont appelé à davantage de sanctions contre la Russie, les poids lourds européens, l’Allemagne et la France, ont appelé à une désescalade et à des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine. (Merkel lui dit fermement de se retirer.)

La réaction américaine a été tardive et faible. Trump a renvoyé le problème aux Européens.

Pedro Porochenko quittera la scène politique en homme méprisé. Mais il sera également beaucoup plus riche après avoir dépouillé l’État ukrainien partout où il le pouvait.

Les Ukrainiens devraient récupérer leur argent avant de le renvoyer à l’étranger.

 

Par Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

 

27/11/2018

UKRAINE / RUSSIE : DANGER DE GUERRE ? TENSION MAXIMUM ;

 

speakers-2135823__340.pngDanger de guerre: les USA et le Royaume-Uni engagent encore plus de forces militaires en Ukraine

 

Deux nouvelles conflictuelles sont parues en même temps : selon RT, « Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales ».

De l’autre côté, pour Le Figaro, c’est la Russie qui est responsable de s’être « emparée de trois navires ukrainiens ». La tension est au maximum.

 

 

Par Arkady Savitsky
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre UK Commits Extra Military Forces to Ukraine: Irresponsible Policy, Dangerous Repercussions

 

Traduction: Entelekheia

 

 

La Cour constitutionnelle ukrainienne a récemment donné son feu vert à un projet de loi visant à y inscrire l’objectif final de l’Ukraine, l’obtention de son adhésion à l’OTAN et à l’UE. La décision a été annoncée le lendemain d’une déclaration conjointe des ministères de la défense du Royaume-Uni et de l’Ukraine qui soulignaient la nécessité d’étendre leur coopération militaire avec le pays.

 

Les chefs de la défense ont convenu que l’opération Orbital, le programme d’entraînement de l’Armée de terre ukrainienne lancé en 2015, a été une réussite qui doit se poursuivre au moins jusqu’en 2020. Des instructeurs de l’armée britannique, dont la plupart dotés d’une grande expérience des opérations de combat en Irak et en Afghanistan, ont formé plus de 9 500 militaires ukrainiens. Un nombre non spécifié de soldats britanniques seraient envoyés pour former les forces spéciales et les marines ukrainiens, en plus des 100 soldats actuellement déployés dans le pays.

Un navire hydrographique polyvalent sera déployé en mer Noire l’année prochaine pour démontrer le soutien de la Grande-Bretagne à l’Ukraine et garantir la « liberté de navigation » dans ses eaux. Le HMS Echo n’est pas un navire de guerre, mais il bat pavillon de la marine britannique. En septembre dernier, la Grande-Bretagne avait déclaré son intention d’accroître la présence des navires de guerre dans la mer Noire, avec des escales de plus en plus fréquentes à Odessa.

Dans un contexte de tensions croissantes dans la mer d’Azov, la présence navale de l’OTAN y est perçue comme une provocation par la Russie. Un conflit semble imminent et l’Occident a pris le parti de l’Ukraine, bien que Kiev l’ait provoqué. La vice-présidente de l’UE, Federica Mogherini, estime que de nombreux navires battant pavillon de l’Union européenne ayant été menacés, Bruxelles doit prendre les « mesures ciblées appropriées » pour envoyer un signal à Moscou.

L’extension de la présence militaire britannique va à l’encontre de la lettre et de l’esprit des accords de Minsk, qui stipulent que le conflit en Ukraine doit être traité par des voies diplomatiques et politiques.

L’armée américaine dispose déjà d’un centre d’opérations maritimes situé dans les installations navales ukrainiennes d’Ochakov, conçu pour fournir un soutien maritime flexible dans toute la gamme des opérations militaires possibles. Des centaines d’instructeurs militaires américains et canadiens forment du personnel ukrainien dans le champ de tir de Yavoriv. Les États-Unis vont transférer deux frégates de type Oliver Hazard Perry en Ukraine.

Cette mesure assurera une présence navale constante de l’OTAN dans la mer Noire en contournant les restrictions imposées par la Convention de Montreux, car les navires auront à bord des marins américains qui effectueront des « missions d’entraînement » et resteront sous commandement américain, malgré les déclarations contraires des sources officielles.

Au total, dix navires de cette classe sont disponibles à l’exportation. En septembre, les garde-côtes américains ont transféré deux navires patrouilleurs Island-class armés de mitrailleuses de calibre 50 et de canons de 25 mm sur le pont.

Ces transferts invitent Kiev à défier militairement Moscou.

Personne à Washington ou à Londres ne se demande pourquoi un pays industrialisé et un important exportateur d’armes comme l’Ukraine, avec des ressources abondantes et des terres fertiles, doit dépendre de l’aide étrangère et est incapable de se défendre seul. Des armes sont fournies et une formation militaire est dispensée dans ce pays où la corruption est endémique dans tous les secteurs de la société, comme l’établit même un récent rapport du département d’État américain. [Plusieurs rapports du Departement d’Etat US font état de la corruption de l’Ukraine, en fait, NdT]. Les protestations populaires sont monnaie courante.

Le conflit dans le Donbass est utilisé pour détourner l’attention des problèmes intérieurs. La frustration engendrée par la réticence de Kiev à introduire des réformes indispensables et à réduire l’influence politique des oligarques s’accroît rapidement.

Le peuple ukrainien a besoin de réformes politiques et économiques, et non d’une présence militaire étrangère accrue sur son sol.

La seule raison pour laquelle l’Occident maintient l’Ukraine à flot est son obséquiosité et sa volonté de se transformer en tremplin pour menacer la Russie.

Malgré les multiples problèmes de l’Ukraine, le pays a récemment été récompensé par un statut officiel au sein de l’OTAN. Le sommet de 2018 de l’Alliance de l’Atlantique Nord a confirmé son soutien à l’adhésion à part entière de l’Ukraine, quitte à ridiculiser les soi-disant « normes de l’OTAN ».

Le gouvernement britannique traverse une période difficile. Il vient d’aboutir à un projet d’accord mal ficelé sur les relations post-Brexit avec l’UE.

L’accord n’a qu’une faible chance de passer le vote du Parlement. Personne ne sait exactement comment tout cela finira si les députés disent non. Il se peut qu’il n’y ait pas de Brexit du tout, en fin de compte. Le chancelier Philip Hammond estime que « si l’accord n’est pas approuvé par le Parlement, nous aurons une situation politiquement chaotique…. Dans le chaos qui s’ensuivrait, il n’y aurait peut-être pas de Brexit. »Ou il peut y avoir des négociations sans fin, des conférences de réconciliation, des retards et des reports.

Ce sera difficile pour le gouvernement de se maintenir. Il y a des partisans d’une motion de censure au Parlement. Personne ne sait comment les choses vont tourner.

Rien ne soude mieux une nation divisée qu’une menace extérieure, par exemple celle de la Russie.

La date limite du Brexit est le 29 mars, après quoi, pendant une période de transition de 21 mois, la Grande-Bretagne sera toujours membre de l’UE. Les événements en Ukraine sont nécessaires pour faire croire que le Royaume-Uni donne un coup de main à une nation pauvre attaquée, et ainsi, améliorer l’image du gouvernement et son taux d’approbation.

Les membres du Cabinet ne disent pas à leur peuple qu’en apportant une aide militaire à Kiev, leur pays devient complice d’un conflit qui n’a rien à voir avec sa sécurité ou ses intérêts nationaux. Mais l’aide militaire britannique pousse le gouvernement ukrainien à envisager une solution militaire.

La Russie ne restera pas passive. Si les accords de Minsk sont annulés, elle aura toutes les raisons de reconnaître les républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk comme des États indépendants éligibles à des accords de coopération militaire, y compris le stationnement de bases militaires russes sur leur sol, si leurs gouvernements le demandent. Aucun droit international ne serait violé.

Le gouvernement ukrainien exacerbe les tensions parce que le président Petro Porochenko se présente à une réélection en mars 2019, sur la base d’un programme de sécurité nationale, ce qui le pousse à adopter une ligne plus dure sur le sujet de la mer d’Azov.

Ceux qui se précipitent pour lui fournir une assistance militaire deviennent complices de son aventurisme, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses.

Le Royaume-Uni aura la responsabilité d’inciter Kiev à adopter une approche conflictuelle et à transformer la mer d’Azov en une poudrière qui peut exploser à tout moment.

Arkady Savitsky

 

 

Traduction et note d’introduction Entelekheia

Article original: Strategic Culture Foundation

Source: Entelekheia

26/11/2018

ALLEMAGNE: UN EXPERT TURQUE ANTITERRORISTE ENPOSTE DU RENSEIGNEMENT ......

  • Sinan Selen, un expert antiterroriste né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le premier musulman à occuper un poste de direction dans la communauté du renseignement allemand.

  • Tout au long de sa carrière, Selen a mené un combat résolu contre le fondamentalisme islamique. Au sein de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), il a piloté la surveillance du mouvement islamo-nationaliste turc Milli Görüs, qui milite contre l'intégration des musulmans dans la société européenne.

  • Les changements à la direction du BfV sont la conséquence de la polémique déclenchée par une vidéo de téléphone portable qui aurait filmé des groupes d'extrême droite attaquant des migrants pour venger le meurtre d'un citoyen allemand de Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés. Mais le très sérieux blog Tichys Einblick affirme que la vidéo décrit en réalité une attaque d'Allemands par des migrants. Et pas l'inverse.

 

La chancelière Angela Merkel a promu un immigré turc au poste de n°2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV). les services de renseignement allemand, Sur la photo : le bâtiment du BfV à Berlin. (Source : Wo st 01 / Wikimedia Commons)

 

La chancelière Angela Merkel a promu un immigrant turc au poste de n° 2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV), les services de renseignement allemands.

Sinan Selen, né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le nouveau vice-président du BfV. Cet expert de la lutte contre le terrorisme sera le premier musulman à occuper un poste de direction au sein de la communauté allemande du renseignement.

Cette nomination intervient quelques semaines à peine après le limogeage par Merkel du président du BfV, Hans-Georg Maaßen, qui avait publiquement pris position en faveur d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), le parti anti-immigration qui est aujourd'hui la cible de Merkel et de son allié au sein de la coalition, le Parti social-démocrate de centre gauche (SPD).

La nomination de Selen a permis à Merkel de viser plusieurs objectifs. Apaiser le SPD tout d'abord et sauver son gouvernement de l'éclatement. Le SPD a en effet exigé que les services de renseignement surveillent de près l'AfD, et a réclamé que davantage de "représentants de la diversité" soient nommés à des postes de direction dans les grandes agences fédérales.

La nomination de Selen se veut également un geste symbolique en direction de la communauté turque allemande, qui se plaint de manière récurrente du "racisme institutionnalisé" des services de sécurité allemands. Enfin, la nomination d'un Turc, pourrait également être une tentative de calmer le président turc Recep Tayyip Erdogan qui pèse de tout son poids chaque fois qu'il le peut, pour que l'Allemagne lutte plus vigoureusement contre les opposants kurdes à Erdogan.

Selen a étudié le droit à l'université de Cologne et en 2000, a entamé sa carrière à l'Office fédéral de la police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA) en Allemagne. Très vite, il a été promu à la tête des services d'enquêtes antiterroristes. En 2006, il a été nommé chef adjoint de l'unité de lutte contre la criminalité transfrontière au sein de la police fédérale (Bundespolizei). En 2011, il a pris la direction de l'unité de lutte contre le terrorisme au ministère de l'intérieur.

En mai 2016, Die Welt a révélé que Merkel avait - apparemment à la demande d'Erdogan - placé Selen à la tête d'une comité spécial de lutte contre le terrorisme au sein du ministère de l'Intérieur. Une concession qui fait partie de l'accord UE-Turquie signé en mars 2016 pour mettre fin aux flux de migrants en provenance de Turquie et à destination de la Grèce. Dans un long article qui examinait l'influence croissante d'Erdogan sur Merkel, Die Welt écrivait :

« Le gouvernement fédéral n'hésite pas à se réorganiser pour complaire aux demandes de la Turquie. Les Turcs ont accepté le principe d'un « nouveau mécanisme commun » de lutte contre le terrorisme, dirigé par Sinan Selen, au sein du ministère fédéral de l'Intérieur ...

« Selen est un fonctionnaire expérimenté qui a fait ses preuves dans la lutte contre le crime organisé. Mais qu'un poste aussi prestigieux soit créé pour Selen ne peut avoir qu'une explication : quand les Turcs discutent antiterrorisme avec Berlin, ils doivent penser qu'ils ont un des leurs pour interlocuteur ».

De par sa position de chef du groupe de travail, Selen est devenu l'interlocuteur privilégié des plus hauts responsables de la sécurité turque. Et sans doute, est-ce cette position qui lui a permis de conclure un accord bilatéral de coopération renforcée en matière de renseignement et de partage d'informations. Les commentateurs turcs en ont conclu que la nomination de Selen, était un signal de Merkel pour indiquer au gouvernement d'Erdogan qu'une coopération seraient bienvenue en matière de sécurité.

Dans la blogosphère allemande, certains ont tenté de cerner le spectre idéologique de Selen. On sait avec certitude que, tout au long de sa carrière, Selen a fait face résolument aux fondamentalistes islamiques allemands. Au sein du BfV, il a supervisé la surveillance des islamo-nationalistes turcs du Milli Görüs ("Vision Nationale"), un mouvement qui milite fermement contre l'intégration des musulmans au sein de la société européenne.

Les changements à la direction du BfV ont été accélérés par une affaire de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux qui montrait – en apparence - des militants d'extrême droite pourchassant des migrants en représailles du meurtre d'un citoyen allemand à Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés.

Le mécontentement a éclaté après que Daniel Hillig, un germano-cubain de 35 ans, ait été poignardé à mort par deux migrants lors du festival annuel de Chemnitz, le 26 août.

La police avait initialement refusé de révéler l'identité des coupables. Mais le 27 août, un rapport de police a fuité sur les réseaux sociaux – très vite effacé des sites Web allemands mais disponible sur un site russe – qui a révélé que les assassins étaient des migrants clandestins d'Irak et de Syrie. Malgré les antécédents criminels très conséquents des deux assassins, les autorités allemandes leur avait permis de se déplacer librement en Allemagne. La police a fini par confirmer l'authenticité du document mais a ouvert une enquête pour « violation de secrets officiels ».

Des milliers de personnes ont manifesté plusieurs jours durant pour protester contre le meurtre de Daniel Hillig, mais aussi contre l'inaction du gouvernement face à la montée en flèche de la criminalité des migrants. Les manifestations ont rassemblé un large éventail de la société allemande, y compris la « fachosphère » et des contre-manifestants.

A la fin d'une de ces manifestions, des violences ont éclaté et des manifestants ont lancé des injures aux migrants croisés sur leur chemin. Les médias ont monté en épingle ces incidents, transformant la demande populaire de protection contre la criminalité des migrants en une attaque de l'extrême droite contre des passants innocents d'origine étrangère.

Quasiment aucun des politiciens allemands n'a condamné le meurtre de Hillig. En revanche, tous se sont précipités pour dénoncer les agressions faites aux migrants.

Le 27 août, le porte-parole de Merkel, Steffen Seibert, a condamné à l'occasion d'une conférence de presse, la « chasse à l'homme menée contre des personnes de couleur et d'origines différentes » dans les rues de Chemnitz. La chancelière Merkel lui a fait écho :

« Nous avons des vidéos qui montrent que des chasses à l'homme, des émeutes, de la haine se donné libre cours dans la rue, autant d'événements inacceptables dans notre État constitutionnel. »

Il a été révélé par la suite que toutes les allégations du gouvernement étaient basées sur une seule vidéo de 19 secondes - intitulée « Chasse à l'homme à Chemnitz » - et postée sur Facebook par les militants « antifascistes » d'un groupe nommé Antifa Zeckenbiss. Cette vidéo a, par la suite, été diffusée par la chaîne de télévision publique ARD.

La vidéo montre simplement un individu en poursuivant un autre dans ce qui semble être un incident isolé. Mais ces images ont servi de fondement à un narratif de « chasse à l'homme ».

Burkhard Lischka (SPD), président de la commission des affaires intérieures du Parlement allemand, a mis en garde contre le risque de guerre civile :

« Une mouvance de droite dans notre pays propage ses fantasmes violents de guerre civile jusque dans nos rues. Qu'au Bundestag [le parlement allemand] un parti légitime ces excès commis contre nos concitoyens d'origine étrangère au nom du droit à se faire justice soi-même, montre que la majorité de notre pays doit faire entendre plus fortement encore la nécessaire primauté du droit, de la démocratie et de la cohésion dans notre société. »

Le vice-président du Bundestag, Thomas Oppermann (SPD), a exigé que les services de renseignement du BfV étendent leur surveillance à l'AfD, le parti anti-immigration : « La question des réfugiés divise le pays et l'AfD surfe sur cette vague radicale ».

Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer (CSU), a déclaré au contraire qu'aucune base légale ne légitimait une surveillance de l'AfD. En marge d'une réunion à huis clos de son parti politique dans le Brandebourg, Seehofer a défendu les manifestants de Chemnitz : « Protester ne fait pas de vous un nazi ». Seehofer a ajouté : « La migration est la mère de tous les problèmes. »

Le Premier ministre de Saxe, Michael Kretschmer (CDU) a plus tard contredit les affirmations du gouvernement: « Il n'y avait pas de foule, il n'y avait pas de traque, il n'y a pas eu de pogrom dans cette ville. »

 

 

36454291_122063535367450_7937267002308034560_n.jpgAllemagne : un Musulman d'origine Turque Devient le n°2 du Renseignement Intérieur
par Soeren Kern • 26 novembre 2018

 

Le porte-parole du procureur général de la République de Saxe, Wolfgang Klein a ajouté : « Après examen de l'ensemble du matériel dont nous disposons, rien ne montre qu'une chasse à l'homme a eu lieu à Chemnitz. »

 

 

Quand certains ont demandé à Seibert de rectifier ses déclarations initiales, il en a rajouté :

« Je n'engagerais pas de débat sémantique sur un mot. Je prends bonne note des déclarations du bureau du procureur général. Mais je remarque qu'une vidéo circule qui montre des personnes d'origine étrangère pourchassées et menacées.

Je remarque encore que des menaces et des appels à faire justice soi-même ont été proférées. Donc, le débat est clos ».

 

A l'instar de Seibert, Merkel aussi en a rajouté :

« Nous avons vu clairement des images de haine et de persécution d'innocents. Il faut éviter que cela ne se reproduise. C'est tout ce que j'ai à dire. »

 

Le 7 septembre, Maaßen a mis en doute l'authenticité de la vidéo :

« Rien ne prouve l'authenticité de la vidéo d'agression qui a circulé sur Internet. Tout en restant prudent, je dirais que cette vidéo pourrait représenter une action de désinformation destinée à détourner l'attention du public du meurtre de Chemnitz par exemple. »

 

Le refus de Maaßen de se porter caution du narratif officiel a déclenché la fureur de Merkel et de ses partenaires du SPD au sein de la coalition.

 

Le 18 septembre, Maaßen a été limogé du BfV, mais grâce au soutien du ministre conservateur de l'intérieur, Horst Seehofer, Maaßen a été promu au sein du ministère de l'Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

 

Le 5 Novembre, cependant, Maaßen a été à nouveau limogé de la fonction publique. Dans un discours prononcé à huis clos devant ses homologues du renseignement en Europe, il a condamné les politiques « naïves et gauchistes » du gouvernement Merkel, ajoutant que les « forces de la gauche radicale » du SPD étaient déterminées à l'éliminer :

« Je suis perçu en Allemagne comme un opposant aux naïvetés idéalistes ou gauchistes qui règnent en matière de politique étrangère ou de politique de sécurité. Je peux m'imaginer une vie en dehors de la fonction publique, en politique ou dans les affaires par exemple. »

 

Les sociaux-démocrates se sont quant à eux félicités du licenciement de Maaßen. « Il était temps », a déclaré le secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil. « Il a donné une nouvelle preuve de son goût pour les théories du complot qui sévissent à l'extrême droite. »

 

Entre-temps, le 16 novembre, un journaliste de Tichys Einblick, un blog allemand de premier plan, a rapporté qu'il avait retrouvé et interrogé les créateurs de la fameuse vidéo :

« Il n'y a pas eu de chasse à l'homme le 26 août 2018 à Chemnitz (...). Notre enquête confirme le témoignage de Hans-Georg Maaßen, récemment démis de ses fonctions de président du BfV parce qu'il avait nié l'authenticité de la vidéo et contredit Merkel : cette fausse preuve est une désinformation ciblée. Maaßen a osé contredire la chancelière, ce qui a entraîné une crise gouvernementale. »

 

Selon Tichys Einblick, la vidéo provenait du téléphone portable d'un couple allemand qui participait aux funérailles de Hillig. Mais les images diffusées ont donné une représentation partielle des événements ; en réalité, ces images relatent une attaque du cortège funèbre par des migrants. La caméra a filmé en effet, une personne de la procession qui repoussait des migrants. Pour parler clair, la vidéo documentait l'attaque de citoyens allemands par des migrants et non "une chasse aux migrants" par des Allemands.

 

Mal interprétée par les gardiens du multiculturalisme allemand, la vidéo a hystérisé le politiquement correct qui sévit dans la sphère politique, plongé le gouvernement en "mode crise permanente" et amené la destitution du chef du renseignement Maaßen.

 

Le successeur de Maaßen, Thomas Haldenwang, a déjà annoncé qu'il élargirait l'action du BfV à « l'extrémisme de droite ».

 

S'exprimant devant la Commission de contrôle du Bundestag (Parlamentarisches Kontrollgremium, PKGr), le 16 novembre, Haldenwang - qui était auparavant numéro 2 du BfV, poste désormais occupé par Selen - a déclaré que le terrorisme islamiste demeurait la principale menace pour l'Allemagne, mais que le BfV garderait « en ligne de mire, le possible développement d'un terrorisme de droite ». Haldenwang a également promis de procéder à une « évaluation professionnelle du risque posé par l'AfD ».

 

Source et Publication:  Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.

25/11/2018

LA SUÈDE HUMANITAIRE ! PAS VRAIMENT ! TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

  • « Superpuissance humanitaire » auto-proclamée, la Suède qui se glorifie de défendre les « droits de l'homme », a retiré la garde d'un orphelin de 6 ans à ses grands-parents afin de l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. Simultanément, la Suède refuse l'expulsion les pires criminels et terroristes au motif qu'ils courraient peut-être un risque dans le pays de destination.

  • En dépit des critiques acerbes émises par certains grands corps de l'Etat, le gouvernement suédois a violé la loi en autorisant 9 000 Afghans déboutés du droit d'asile, sans papiers pour la plupart, à étudier au lycée aux côtés d'adolescents suédois.

  • Dès 2001, un article de Dagen révélait que les demandeurs d'asile chrétiens étaient déboutés plus fréquemment que les demandeurs d'asile musulmans.

 

La Suède, « superpuissance humanitaire » auto-proclamée, fière de défendre les "droits de l'homme", a retiré un orphelin de 6 ans de la garde de ses grands-parents pour l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. (L'image est illustrative et ne représente pas l'enfant dans l'article.)

 

En octobre 2018, la Suède qui se flatte d'être une « superpuissance humanitaire », a décidé d'expulser un petit garçon de 6 ans en Ukraine.

A la mort de sa mère, le gamin était devenu « techniquement » orphelin, son père, un Ukrainien vivant en Ukraine, ayant officiellement demandé à être déchu de ses droits parentaux. Privé de toute famille en Ukraine, le petit Denis était donc destiné à un orphelinat.

En 2015, la mère de Denis, accompagnée de son enfant, a quitté l'Ukraine pour rejoindre la Suède ou ses parents s'étaient installés. Mais pour des raisons inconnues - que les médias n'ont pas tenté de percer -, un permis de séjour lui a été refusé ainsi qu'à son enfant. L'Agence suédoise des migrations (Migrationsverket) a alors pris la décision d'expulser Denis, sans tenir compte du dossier de demande d'adoption déposé par les grands-parents maternels.

L'Agence des migrations a motivé sa décision en arguant que Denis « n'a pas fourni de raison plausible qu'une prise en charge adaptée ne lui serait pas fournie en Ukraine ». Par on ne sait quelle aberration, la décision administrative a été prise au nom de « l'intérêt supérieur de l'enfant ».

Que le garçon soit techniquement orphelin et que ses grands-parents, avec lesquels il vivait, aient entamé une procédure d'adoption, ne représentaient pas de motifs suffisant pour enrayer l'expulsion, a déclaré Karin Fährlin, chef de service au Migrationsverket.

« Ce dossier est celui d'... un garçon, citoyen ukrainien, et c'est à la famille, ou au père, ou aux autorités ukrainiennes de répondre de cet enfant. Voilà pourquoi [il sera expulsé] », a-t-elle déclaré.

L'expulsion de Denis, sitôt médiatisée, a provoqué un énorme scandale. Plus de 60 000 Suédois ont signé sur Facebook une pétition contre l'expulsion et plusieurs personnalités et hommes politiques ont publiquement exprimé leur dégoût. « Sa mère vient de mourir. Il n'a pas de père. Il a six ans et on le retire de chez ses grands-parents en Suède pour l'expulser en direction d'un orphelinat ukrainien ? C'est inhumain et dégoûtant » a écrit Jessica Almenäs, une vedette de la télévision.

La pression du public s'est avérée si forte que les fonctionnaires du Migrationsverket ont suspendu l'expulsion et ont estimé que leur décision avait peut-être été « trop ​​hâtive ».

« Une enquête plus sérieuse aurait dû être enclenchée », a déclaré Per Ek, ​​responsable du service de presse de Migrationsverket. « Nous allons nous y remédier dès maintenant ».

Les administrations et les organismes gouvernementaux prennent régulièrement de mauvaises décisions ; mais la particularité de celle-ci tient au fait qu'elle émane d'une autorité administrative chargée des migrations, sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, lequel se targue de représenter un pays qui se glorifie d'être une « superpuissance humanitaire ».

Une « superpuissance humanitaire » autoproclamée n'est pas censée retirer les enfants de six ans à leurs grands-parents pour les expulser vers un orphelinat Ukrainien. La Suède est si fière de défendre les « droits de l'homme » qu'elle refuse d'expulser les pires criminels et terroristes si le risque le plus infime existe que leur vie soit en danger à leur arrivée.

Par contraste avec la mesure d'expulsion frappant le petit Denis, âgé de 6 ans, le Parlement suédois a adopté en juin 2018, une loi spéciale autorisant un très grand nombre de déboutés du droit d'asile à demeurer en Suède. Neuf mille "mineurs" non accompagnés en provenance d'Afghanistan – des personnes dont les demandes d'asile ont été rejetées et qui auraient donc dû être expulsées – se sont vu accorder un permis de séjour temporaire en Suède.

Les critiques acerbes des plus hautes agences gouvernementales n'y ont rien fait. D'autant qu'il a été établi que 7 000 de ces "enfants migrants non accompagnés" étaient en réalité des majeurs de plus de 18 ans. Les permis de séjour temporaires seront donc délivrés à ces « mineurs » qui ont prévu d'aller au collège ou qui y étaient déjà inscrits.

Passant outre les critiques de diverses administrations suédoises, passant outre la loi, le gouvernement a autorisés 9 000 Afghans déboutés et à l'identité invérifiable – faute de papiers sans doute – à demeurer dans le pays et à étudier aux côtés de lycéens suédois.

La police et les tribunaux de l'immigration ont jugé transgressive cette loi qui enfreint d'autres lois qui obligent les candidats à un permis de séjour de s'identifier clairement. Réduire cette exigence réduit la capacité des autorités suédoises à savoir qui vit dans le pays.

Le Conseil de la législation (Lagrådet), un grand corps de l'Etat composé de magistrats en activité et d'anciens juges de la Cour suprême chargé de valider les propositions législatives, a estimé que « la limite de l'acceptabilité a été atteinte en termes de formulation de la législation ». Cette appréciation inhabituelle et extrêmement sévère n'a pas empêché le parlement suédois de voter la loi.

Et qu'une majorité de Suédois - 54% - se soit prononcé contre l'idée d'accepter 9 000 Afghans n'y a rien fait non plus.

Selon le gouvernement, l'intégration des 9 000 "mineurs" afghans coutera 2,9 milliards de couronnes (environ 300 millions d'euros) au contribuable suédois au cours des trois prochaines années.

Après avoir légiféré en faveur des Afghans, la Suède n'a rien vu de contradictoire à prendre un arrêté d'expulsion contre un enfant vulnérable âgé de 6 ans, orphelin de mère, recueilli par ses grands-parents et inscrit dans une école maternelle suédoise. (Au moins jusqu'à ce que l'indignation du public l'oblige à réexaminer sa décision.)

En réalité, la mesure d'expulsion prise contre Denis apparait moins comme une erreur ponctuelle que comme la confirmation d'un biais : la Suède exprime une préférence envers certains groupes d'immigrés au détriment d'autres.

Dès 2001, un article de Dagen révélait que la Suède déboutait les demandeurs d'asile chrétiens beaucoup plus fréquemment que les demandeurs d'asile musulmans. En 2000, moins de la moitié (40%) des dossiers de demande d'asile déposés par les chrétiens avaient été acceptés, contre 75% pour les demandeurs musulmans.

Après le renversement de Saddam Hussein en 2003, les djihadistes ont multiplié les exactions contre les chrétiens d'Irak. Pourtant, en 2009, la Suède a gardé portes closes et a renvoyé en Irak les demandeurs d'asile irakiens chrétiens : sur les 25 chrétiens irakiens expulsés en 2009, 24 ont dû fuir l'Irak à nouveau, tandis qu'un s'est caché à Mossoul, a indiqué Sveriges Radio .

Un couple de chrétiens irakiens réfugié en Suède en 2005, a été expulsé de force en Irak en 2009 après quatre années passées dans le pays. L'homme et la femme ont dû fuir l'Irak à nouveau pour la Turquie. « J'aimais la Suède et le peuple suédois, mais je n'oublierai jamais la cruauté de ceux qui nous ont chassés. Ce fut un cauchemar. Etaient-ils vraiment Suédois ? » s'est demandé le couple au micro de Sveriges Radio.

À l'époque, Nina Shea, de la Commission américaine sur la liberté religieuse dans le monde, avait déclaré à Sveriges Radio qu'un nettoyage ethnique contre les chrétiens était en cours et qu'en Irak, le simple fait d'être chrétien vous plaçait automatiquement en position de victime sujette à des persécutions.

A l'époque, les associations de défense des droits de l'homme s'étaient également exprimées en faveur des chrétiens en Irak, affirmant qu'il n'était pas prudent de les renvoyer là-bas au risque de voir les persécutions religieuses repartir de plus belle.

En dépit de ces mises en garde, les autorités suédoises chargées des migrations ont expulsé des chrétiens, affirmant que ces derniers « n'ont pas fourni la preuve qu'ils couraient un risque réel et prévisible de subir des sévices graves » s'ils retournaient en Irak, ont déclaré à l'époque les autorités.

En 2014, la « superpuissance humanitaire » a expulsé en Irak des personnes appartenant à la minorité chrétienne assyrienne, là où l'Etat islamique menait une impitoyable épuration ethnique et religieuse par le viol, la torture, l'esclavage et le meurtre.

Mais la « superpuissance humanitaire » n'en a pas été impressionnée.

Dans une de leurs nombreuses décisions d'expulsion à l'encontre des chrétiens assyriens d'Irak, les responsables suédois des migrations ont écrit

« En raison du déploiement de l'Etat islamique dans le nord du pays, les combats ont diminué à Bagdad. Certes, des attentats terroristes et des fusillades éclatent à Bagdad ...

L'autorité des migrations estime que vous n'avez pas fourni de motif raisonnable qui étaye votre crainte d'être sérieusement maltraité...

Vous n'êtes donc pas perçu comme ... ayant besoin de protection ... »

En juillet 2017, les autorités suédoises de l'immigration ont décidé d'expulser Aideen Strandsson.

Cette actrice iranienne, secrètement convertie au christianisme en Iran, a pu émigrer en Suède en 2014 grâce à un visa de travail.

Malgré la forte probabilité qu'elle soit emprisonnée à son arrivée - avec le viol et la torture couramment pratiqués dans les prisons iraniennes – et qu'elle encoure une condamnation à mort en raison de son apostasie (une peine presque systématiquement appliquée aux apostats), les autorités suédoises ont choisi d'expulser Strandsson en Iran. Lors de l'audience de Strandsson, un responsable suédois de l'immigration lui a déclaré que son retour en Iran ne serait pas aussi grave qu'elle l'imaginait et qu'elle ne « passerait pas plus de six mois en prison ».

Les responsables suédois lui auraient également dit que sa conversion au christianisme ayant été une décision personnelle, elle devait en assumer seule les conséquences.

Heureusement, un contentieux judiciaire entre Strandsson et la police suédoise a retardé son expulsion sans butoir prévisible. En août dernier, Strandsson ignorait toujours la date de son expulsion.

Selon Gabriel Donner, avocat qui a plaidé les dossiers de demande d'asile de plus de 1 000 chrétiens, 8 000 chrétiens menacés par une ordonnance d'expulsion ont plongé dans la clandestinité en Suède.

Selon Donner, les responsables de l'immigration suédois ne comprennent pas ce qui pousse certains musulmans à devenir chrétien :

« Leur incompréhension saute aux yeux quand un converti déclare qu'il s'est converti à cause de l'amour qu'il a reçu de Jésus-Christ. Presque moqueurs, ils demandent au converti, qu'entendez-vous par amour ? Cette notion leur est tout à fait étrangère. »

En janvier 2018, le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a empêché la Suède d'expulser au Pakistan un ancien musulman, Abdul Malik.

Arrivé en Suède en 2012 en provenance de la province du Baloutchistan, Malik s'est converti au christianisme en 2015, a été baptisé et travaille depuis à la traduction de la Bible. Mais les autorités suédoises n'ont pas accordé le moindre crédit à sa conversion et, en 2017, ont décidé de l'expulser au Pakistan, où il risque d'être arrêté et torturé, non seulement en raison de ses activités politiques en faveur du Baloutchistan, mais également en raison de sa conversion au christianisme.

 

Alors, « Superpuissance humanitaire » la Suède ?

Peut-être, mais avec quelques limites tout de même.

 

Judith Bergman, chroniqueuse, avocate et analyste politique, est une distinguée chercheuse senior au Gatestone Institute.

19/11/2018

COUP D' ÉTAT AU GABON , L' ARMÉE FRANÇAISE DANS LA CAPITALE !

 

Urgent: Coup d’état au Gabon, l’armée française débarque dans la capitale

Par un braquage constitutionnel,  Pierre Claver Menganga Moussavou s’empare du fauteuil présidentiel au Gabon alors qu’on attendait logiquement que la présidente du Sénat assure l’intérim.

Habituée à faire des entorses à la loi fondamentale, la Cour  Constitutionnelle a  fabriqué un nouvel alinéa de l’article 13 pour permettre au vice-président qui n’a pas qualité, d’assurer la vacance du pouvoir et de présider le Conseil des ministres qui se tient ce vendredi.

Toujours assigné en résidence surveillée, Jean Ping et la coalition de l’opposition pour la Nouvelle République, dénoncent un coup d’État constitutionnel. ” Pour modifier la Constitution, il faut un référendum ou que le Parlement se réunisse en congrès. La Constitution ne convient pas, alors ils la changent à leur guise. C’est un coup d’État”, hurle Jean- Gaspard Ntoutoume Ayi de l’Union Nationale.

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Après les mouvements de l’armée pour quadriller Port-Gentil, ce sont les éléments de l’armée française qui ont débarqué discrètement à Libreville, alors qu’il y a déjà près de 900 soldats français permanents au Gabon .

Malgré la parodie d’indépendance octroyée en 1960, la France a déployé ses soldats sur le territoire gabonais conformément aux accords de défense d’août 1960 et de 2011.

Le 6 ème Bataillon d’Infenterie de Marine a été fondé en 1975, et les soldats français sont encore stationnés au site du Camp portant le nom du Général Charles de Gaulle, tout proche de l’aéroport, prêts à intervenir sous prétexte de protéger les 10 000 Français installés au Gabon.

La main-mise de la France sur le Gabon est sans gang. Alors que le président Léon Mba était hospitalisé à l’hôpital Claude Bichat à Paris durant deux ans, c’est la France qui  avait imposé au chef d’État mourant  de signer la nomination d’Omar Bongo au poste de vice-président.

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C’est depuis l’ambassade du Gabon à Paris, que le peuple gabonais apprenait qu’Omar Bongo Ondimba était devenu le successeur de Léon Mba. Et voilà la même tactique qui est remise à jour.

Victime d’un évanouissement et admis en urgence au King Faisal Hospital qui dispose  d’une antenne de neurologie de la Johns Hopkins University, avant d’être placé dans le coma  artificiel léger pour permettre à l’œdème de se résorber, l’état de santé d’Ali Bongo reste flou.

Les médecins, y compris son médecin français qui a fait le déplacement, attendent un réveil définitif du chef de l’Etat pour se prononcer.

Pendant ce temps, le clan placé au pouvoir par la France depuis 1967, a immédiatement pris le relais pour préserver l’héritage familial. DG des services spéciaux de la Garde républicaine (GR), unité d’élite de l’armée nationale, le colonel Frédéric Bongo, demi-frère d’Ali Bongo, veille sur la sécurité du pays, les renseignements et surtout leurs intérêts .

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C’est l’actuel directeur de cabinet présidentiel, Brice Laccruche Alihanga, bras armé de la Première dame Sylvia Bongo  qui  gère les affaires politiques et financières  avec le premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet.

Comme en août 2009, suite à la mort de son amant le président Omar Bongo, Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle , vient encore de tourner l’article 13 de la constitution dans sa sauce de magouilles politicardes illégales pour  confier des prérogatives exceptionnelles de président par intérim au vice-président. L’armée est prête à écraser le peuple qui est appelé à manifester contre ce coup d’État constitutionnel en mondovision.

Source: https://www.coupsfrancs.com/coup-detat-au-gabon-larmee-francaise-debarque/

 

GÉOPOLITIQUE : PALESTINE / ISRAÊL LE HAMAS / LE FATHA.......

  • « Il n'y a pas de place pour l'ennemi [israélien] sur la carte. » - Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, 29 octobre 2018.

  • Un certain nombre de hauts responsables du Fatah, dont Munir al-Jaghoob et Mohammed Shtayyeh, ont condamné Oman pour avoir reçu Netanyahu. Ils ont également condamné les Emirats pour avoir autorisé des athlètes Israéliens aux compétitions de judo.

  • Ainsi, le Fatah et le Hamas n'acceptent pas de payer leurs salariés, se disputent sur la production d'électricité dans la bande de Gaza et sont incapables d'aboutir à un accord pour alimenter régulièrement les hôpitaux en matériel médical.

  • En revanche, ils sont unanimement d'accord pour infliger d'incommensurables peines et dommages à leur peuple.

  • Le jour viendra où les Palestiniens découvriront que leurs amis et frères sont en réalité leurs pires ennemis.

 

Le Hamas et le Fatah ont fermement condamné la "précipitation" des pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution du conflit israélo-palestinien.

 

Photo: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu serre la main du sultan d'Oman Qaboos bin Said lors de la visite officielle de M. Netanyahu à Oman, le 26 octobre 2018. (Source de l'image: Bureau du Premier ministre israélien)

 

Depuis maintenant plus de 10 ans, le Hamas et l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas (chef du mouvement Fatah), sont en guerre.

Toutes les tentatives de leurs frères arabes -Égypte, Arabie saoudite, Qatar – d'aider à résoudre ce conflit de pouvoir entre rivaux palestiniens ont échoué et n'ont d'ailleurs, aucune chance d'aboutir dans un avenir proche . Le fossé entre le Hamas et le Fatah demeure plus profond que jamais et les deux partis se méprisent souverainement. Le Fatah veut retourner dans la bande de Gaza ce que le Hamas refuse catégoriquement. Le Fatah exige que le Hamas désarme et cède le contrôle de la bande de Gaza ce que le Hamas refuse tout aussi nettement.

Les deux parties ne mettent leurs différents de côté et ne s'entendent que sur un point : Israël. Sur ce sujet, impossible d'établir une distinction entre une position du Fatah et une déclaration publique du Hamas.

Sur tout ce qui touche à Israël, à la politique d'Israël et aux décisions du gouvernement israélien, les deux parties utilisent le même langage dur et sans ambages.

Les condamnations d'Israël émises au quotidien par le Hamas et le Fatah se recoupent à l'iota près. Les deux n'évoquent Israël que comme « un Etat d'occupation », et les deux incitent les Palestiniens et le reste du monde à la haine, accusant Israël de multiplier les crimes de guerre contre les Palestiniens et les « violations du droit international ».

Les attaques quotidiennes du Hamas et du Fatah contre Israël ont radicalisé les Palestiniens au point que la majorité de la population palestinienne n'envisage aujourd'hui aucune forme de compromis.

Très récemment, les rivaux palestiniens se sont à nouveau retrouvés d'accord pour condamner ce qu'ils estiment être une normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes.

Ils ont ainsi stigmatisé la récente visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Oman, un pays arabe sans relations diplomatiques avec Israël. Mais ils ont également ciblé la participation d'athlètes israéliens à une compétition internationale de judo organisée aux Émirats arabes unis, un autre pays arabe n'entretenant aucune relations diplomatiques avec Israël.

Dans des communiqués séparés, Hamas et Fatah ont fermement condamné la « précipitation » de certains pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution du conflit israélo-palestinien. Leurs déclarations sont étonnamment similaires dans la forme comme sur le fond.

Concernant le rapprochement apparent entre Israël et certains pays arabes, Ismaïl Haniyeh, a ainsi déclaré le 29 octobre :

« Aucune tentative de normalisation ne changera la réalité. Il n'y a pas de place pour l'ennemi [israélien] sur la carte. Le peuple envoie un message de colère à tous ceux qui se rapprochent [d'Israël]. »

Dans une autre déclaration, Ismaïl Haniyeh a déclaré que tout effort de normalisation est « un couteau planté dans le dos des Palestiniens ». Il a ajouté que toute forme de dialogue entre les Arabes et Israël « n'est qu'un abandon des Palestiniens et de leur juste cause ».

Pour le Hamas, tout dirigeant arabe qui établit une relation quelconque avec Israël est un traître à la cause des Palestiniens. Haniyeh est brutalement honnête sur son opposition à une quelconque normalisation : Israël n'a « pas sa place » sur la carte. Israël n'a pas le droit d'exister et doit être remplacé par un État islamique au sein duquel les juifs seront les bienvenus en tant que minorité.

Au Fatah, rival du Hamas, le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes a suscité la même réaction épidermique. Munir al-Jaghoob et Mohammed Shtayyeh, hauts responsables du Fatah, ont condamné Oman pour avoir reçu Netanyahu.

Tout comme ils ont condamné la présence d'athlètes israéliens à une compétition de judo qui se tenait aux Emirats Arabes Unis.

« Le Fatah condamne la normalisation publique d'Israël avec certains pays arabes », a déclaré al-Jaghoub. Il a ajouté que la visite de Netanyahu à Oman, fait partie du plan non-encore rendu public du président américain Donald Trump d'établir la paix au Moyen-Orient.

Pour les Palestiniens, ce plan de Trump que personne au Moyen-Orient n'a encore vu, inverserait les priorités et chercherait à établir des traités de paix entre Israël et les pays arabes avant une quelconque résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens.

Le Hamas et le Fatah sont d'autant plus opposés à une quelconque normalisation entre Israël et les pays arabes qu'ils craignent un abandon de leurs frères arabes. Les deux rivaux palestiniens prévoient qu'une fois la paix signée entre Israël et les pays Arabes, ces derniers oublieront les Palestiniens et consacreront leurs efforts à la prospérité et la stabilité de leurs pays.

Les Palestiniens veulent continuer de garder le monde arabe en otage de leurs propres demandes irréalistes. Ils ne souhaitent pas que les pays arabes progressent et construisent un meilleur avenir pour leur peuple.

Cette tactique, qui a fonctionné sept décennies durant, tend à l'obsolescence car un pays arabe après l'autre ouvre ses portes aux dirigeants, aux hommes politiques et aux athlètes israéliens.

Le Hamas et le Fatah eux, semblent décidés à jouer la carte de la victimisation jusqu'au bout. Depuis toujours, ils se posent en victimes d'Israël. Ils cherchent désormais à convaincre le monde que les Palestiniens sont victimes d'une sorte de complot de la paix israélo-américain.

Dans le monde des Palestiniens, la paix entre Israël et les pays arabes équivaut à une trahison, une conspiration concoctée par Israël et l'administration américaine.

Au lieu d'accueillir le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes comme un développement positif porteur d'espoir et d'optimisme pour l'ensemble du Moyen-Orient, les dirigeants du Hamas et du Fatah ne se préoccupent que de condamner et d'inciter les Arabes qui "collaborent" avec Israël.

Ces condamnations et incitations palestiniennes sonnent comme des menaces à l'encontre des chefs d'État et de gouvernements arabes qui souhaitent entrer en relation d'affaires avec Israël. Nul doute que ces menaces seront perçues pour ce qu'elles sont par certains pays arabes, à savoir un chantage exercé par les Palestiniens sur le monde arabe.

Quand le Hamas et le Fatah appellent la "rue arabe" à s'opposer aux bribes de normalisation avec Israël, ils exhortent en réalité les populations arabes à se révolter contre leurs dirigeants et leurs gouvernements. On imagine mal un dirigeant arabe demeurer indifférent à ces menaces et dénonciations palestiniennes.

Une fois de plus, les Palestiniens agissent contre leurs propres intérêts en s'aliénant la bonne volonté de pays riches et puissants comme les Émirats arabes unis et Oman.

Le Hamas et le Fatah n'ont qu'un but : isoler leur peuple et le projeter sur un chemin toujours plus extrémiste.

La situation est telle aujourd'hui que le Fatah et le Hamas se disputent sur le règlement du salaire de leurs fonctionnaires, jugent impossible d'aboutir à un accord sur une fourniture régulière d'électricité aux résidents de Gaza, ou de trouver une solution pour alimenter normalement les hôpitaux de Gaza en fournitures médicales.

 

En revanche, ils sont d'accord pour infliger toujours plus de souffrances et de dommages à leur peuple.

 

Le jour viendra où les Palestiniens découvriront que leurs amis et leurs frères sont leurs plus grands ennemis.

 

Khaled Abu Toameh, journaliste prime, basé à Jérusalem, est Fellow du Shillman Journalism au Gatestone Institute.

 

https://fr.gatestoneinstitute.org/13319/palestiniens-normalisation-arabe-israel

16/11/2018

L' ONU SERAIT-IL COMPLICE DE L' INSTALLATION D' UN CALIFAT ?

 

L’Onu et la démolition du concept de « nation »

Publié le 15 novembre 2018 - par

L’initiative de l’ONU de légaliser l’immigration tout en la classant dans l’ordre des droits de l’homme a pour objectif masqué la démolition du concept de « nation », de « peuple », de « nationalité » et, par conséquent, l’effacement des frontières et des pays.

Le monde redeviendrait, selon ses vues, une terre ronde et simple où tout un chacun pourra choisir la place où il aimerait vivre et où ses ambitions territoriales ou autres pourraient se concrétiser.

Cela semble très noble, très humain, surtout très Gauche, mais est-ce faisable ? Est-ce réaliste ?

Et qu’adviendra-t-il de ces pays qui, hier encore, jouissaient de leur souveraineté, de leur libre-arbitre ?

 

 

Extraits d’un article diffusé par DREUZ.

 

 

Antonio Guterres insiste sur l’importance de bâtir des frontières sensibles au besoin de protection des personnes et de partager le fardeau de la crise migratoire. Il faut convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse.

Selon Antonio Guterres, la migration n’est pas le problème mais la solution. L’immigration de masse renforce la croissance économique, réduit les inégalités et rapproche les différentes communautés.

« Ce Pacte sera le premier accord global international de ce type, mais il n’imposera aucune obligation contraignante aux Nations. Il représentera une opportunité sans précédent pour les dirigeants de contrer les mythes pernicieux sur les migrants ».

L’enthousiasme réconfortant du Secrétaire général de l’ONU n’a pas convaincu l’administration de Trump, qui a rejeté ce Pacte, car incompatible avec la souveraineté américaine. Les USA se sont retirés du Pacte mondial de l’ONU pour la gouvernance globale de l’immigration et la politique des réfugiés, auquel avait adhéré l’administration d’Obama.

Trump : « Je leur ai dit : non seulement nous ne voulons pas d’un pays sans frontières, mais nous voulons des frontières plus solides et étanches, jamais vues jusque-là. L’Amérique est un pays souverain. Nous fixons nos propres règles de l’immigration. Nous n’écoutons pas les bureaucrates étrangers ».

Antonio Guterres : « Il est crucial de reconnaître et de renforcer les bienfaits de la migration… Les migrants apportent d’énormes contributions à la fois à leurs pays hôtes et à leurs pays d’origine. »

Guterres fait l’impasse sur certaines caractéristiques de la vague de réfugiés qui déferle actuellement sur l’Europe et qui n’a rien de commun avec les précédentes.

 

Souffrirait-il d’un quelconque daltonisme culturel qui l’empêche de voir la différence entre les immigrés d’hier, qui contribuèrent à la richesse de nos pays, et ceux qui affluent en masse de nos jours ? En outre, le contexte était différent : il y avait du travail et les migrants économiques arrivaient munis d’un contrat de travail et étaient respectueux des lois du pays d’accueil.

Arguments choc : « Les migrants acceptent les jobs refusés par les travailleurs du pays, et cela booste l’économie. Nombreux parmi eux sont des innovateurs et des entrepreneurs.

Ils apportent aussi une contribution majeure au développement international en envoyant de l’argent vers leurs pays d’origine. » (Il omet sciemment de mentionner qu’il s’agit en particulier de pensions et d’allocations sociales diverses payées par les contribuables occidentaux.)

Guterres, Secrétaire général actuel de l’ONU, n’est pas le premier à exalter les supposés apports bénéfiques de l’immigration de masse. L’institution intergouvernementale en a fait la promotion pendant un certain temps, comme étant un phénomène inévitable, nécessaire et souhaitable, via son hashtag : #ForMigration campaign.

En 2012, Peter Sutherland se rendit tristement célèbre en déclarant que l’UE devrait faire son possible pour  miner l’homogénéité nationale et promouvoir des nations multiculturelles via l’immigration de masse !

Une déclaration en harmonie parfaite avec la politique de destruction massive des nations européennes, si chère aux dirigeants de l’UE et à leurs maîtres à penser… de la nouvelle gouvernance mondiale. Renforcer la coopération internationale en matière migratoire et la gouvernance des migrations en vue de l’adoption d’un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. (Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration) en 2018 est l’objectif que s’est fixé la communauté internationale lors du Sommet de New York sur les réfugiés et les migrants le 19 septembre 2016.

Ce plan sera accepté sans hésitation par tous ceux qui ont du sable dans les neurones et ne parviennent pas à comprendre la différence entre l’immigration responsable et la politique d’immigration irréfléchie.

S’opposer à une politique de portes ouvertes à tous, notamment à ceux qui profèrent ouvertement des menaces d’attaques jihadistes, clament fièrement leur refus de s’intégrer, prônent avec arrogance la charia et l’islamisation de nos pays, n’est ni raciste, ni xénophobe, ni fasciste, mais une question de survie dans son propre pays. Il n’est pas irrationnel d’exiger un contrôle des frontières et des migrants qui déferlent sur nos pays.

L’Europe est déjà sur une pente glissante, grâce à un agenda mondialiste, qui déstabilise nos sociétés et met en danger nos libertés et l’état de droit.

 

La dangereuse vérité : L’ONU est un pilier et un partenaire de l’OCI, qui a abandonné depuis longtemps la Déclaration universelle des droits de l’homme pour la Déclaration des droits humains du Caire, conforme à la charia.

L’OCI réaffirme  le rôle civilisateur et historique de l’Oumma islamique dont Allah a fait la meilleure nation qui ait été donnée à l’humanité, une civilisation universelle et bien équilibrée dans laquelle l’harmonie s’établit entre cette vie et l’au-delà et la connaissance est fusionnée avec la foi. Le rôle de cette Oumma devrait être celui d’un guide pour une humanité troublée par des tendances et des idéologies concurrentes et lui apporter des solutions aux problèmes chroniques de cette civilisation matérialiste.

Ou tout l’art merveilleux de l’affabulation, dans lequel excellent les membres de l’harmonieuse et équilibrée Oumma.

Vers la mi-décembre, l’OCI jeta tout son poids dans la défense de l’immigration musulmane de masse en Europe en la justifiant par le fait que notre pauvre continent avait un besoin crucial de migrants musulmans pour payer ses pensions…

Mais que ferions-nous donc sans l’apport des masses musulmanes et de l’islam ? Je n’ose l’imaginer ! À force de raconter un mensonge, il finit par devenir une réalité dans l’esprit ouvert et inclusif de certains disciples du multiculturalisme à tout prix.

La réalité est tout autre. Ce sont les Occidentaux qui travaillent pour financer les diverses aides sociales, le logement, les soins médicaux, etc. dont bénéficient les chers invités de Mutti Merkel et qui voient l’âge de leur retraite reporté à 67 ans, bientôt à 70 ans et si cela continue ainsi, jusqu’à leur mort… conformément aux règles de la dhimmitude du Pacte d’Omar.

 

Sur les 1,2 million de migrants qui ont envahi l’Allemagne en 2016, seulement 34 000 personnes ou 2,8 % ont trouvé un travail.

En Suède, un tiers d’un pour cent a un travail. En Grande-Bretagne, les migrants ont drainé un coût situé entre 115 et 160 milliards de livres sterling. En dépit de cela, la marionnette socialiste de l’OCI au sein de l’ONU et ses acolytes essayent de convaincre que la migration est bénéfique à l’Europe et au reste du monde.

William Lacy Swing, Directeur général de l’OIM (Organisation Internationale pour la Migration) : « Le Pacte mondial représente une occasion historique de réaliser l’objectif d’un monde où les migrants se déplacent par choix plutôt que par nécessité, un monde de possibilités de migration par des voies sûres, ordonnées et régulières, et un monde dans lequel la migration est bien gérée et représente une force positive pour les individus, les sociétés et les États.

L’OIM imagine un Pacte mondial qui mettra les besoins, les capacités et les contributions des migrants au cœur de sa mission, en vue de garantir leur sécurité, leur dignité et leurs droits fondamentaux ».

 

Louise Arbour, représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales (SRSG) : « La communauté internationale avait désormais « la grande responsabilité d’œuvrer pour une migration sûre, ordonnée et régulière, de manière raisonnée et réaliste, en vue d’améliorer la vie de millions de personnes migrantes, de ceux qu’elles laissent derrière elles et de ceux qui les accueilleront en chemin et à leur destination finale. Il nous appartient à tous ici d’accepter pleinement la mobilité humaine et de reconnaître qu’une bonne gouvernance des migrations nécessite un engagement dans une réelle coopération ».

Ahmed Hussen, ministre canadien de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté : « Nous devons reconnaître les contributions de migrants qui migrent régulièrement. Ils comblent ainsi les lacunes en matière de main-d’œuvre, renforcent l’économie, créent des emplois à travers l’entrepreneuriat, apportent une jeunesse dans les pays où les taux de natalité sont faibles et partagent leur culture avec les habitants de leur pays d’adoption ».

Luigi Maria Vignalli, Directeur général pour les politiques migratoires du ministère italien des Affaires étrangères : « La stratégie que nous avons prévue est globale : elle tient compte de l’attitude émergente de l’opinion publique, liée au sentiment d’insécurité de nos citoyens, et appelle à mieux gérer les frontières. Elle tient aussi compte de la nécessité de changer le discours sur la migration, en mettant en avant ses aspects positifs et la contribution des migrants à une société multiculturelle et prospère ».

Nous voici rassurés sur le bien-fondé de ce Pacte Mondial destiné à garantir une migration continue en toute sécurité en provenance des pays du tiers-monde. L’avenir de l’Occident décadent, moribond, sans harmonie ni foi repose désormais entre les mains salvatrices de l’immigration de masse musulmane. L’OCI, l’ONU et l’UE l’ont ainsi décrété.

 

 

Sources : “New United Nations Boss Unveils Plan to Promote Global Mass Migration” (Breitbart)

“Migration can benefit the world. This is how we at the UN plan to help” Antonio Guterres (The Guardian)

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

 

 

Nantie de certitudes si convaincantes, l’ONU propose un scénario que l’on peut aisément tirer de sa nouvelle démarche :

En premier lieu il y aura un déferlement de migrants des pays sous-développés et pauvres, principalement du Moyen-Orient et de l’Afrique et de ceux qui nourrissent un objectif tout à fait différent : celui d’opérer un remplacement rapide, sans tirer une seule balle.

Ensuite, le choc culturel, présent déjà en Europe, au Canada et aux USA. L’aggravation du banditisme, du jihadisme, des émeutes atteindra des sommets qui contraindront les populations autochtones à chercher ailleurs où vivre.

L’appauvrissement des pays hébergeurs, la déchéance de leurs chefs d’État et leur remplacement par des dictatures islamiques, la charia entre calamités et misère, armera les mains de ceux qui s’opposent à tous ces désastres, et la guerre éclatera dans toute sa violence.

Les pays d’où sont sortis ces migrants seront abandonnés et un déséquilibre malsain s’instaurera.

L’Occident sera noyé en un rien de temps, les pays dissous, les cultures remplacées, et la montée inexorable d’un empire islamique califat verra le jour.

 

Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/