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03/08/2016

ÉLÉCTIONS AMÉRICAINE : V. POUTINE PREND LE PARTI DE DONALD TRUMP !

3 août 2016

Un rapport sensationnel Conseil de sécurité (SC) russe, circulant dans le Kremlin d’aujourd’hui 25/7/2016, dit que le président Poutine a mis fin à la « guerre des mots » entre le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexander Bortnikov et la présidente du Conseil de la Fédération, Valentina Matviyenko, sur les questions relatives aux e-mails confidentiels et « top secret » de l’ancienne secrétaire d’État américaine, et candidate à la présidence actuelle, Hillary Clinton.

 

En effet, il a ordonné leur publication intégrale et il a ordonné à tous les ministères de l’État russe de soutenir le milliardaire américain Donald Trump contre Hillary Clinton.

 

Selon ce rapport, et comme nous l’avions signalé dans notre article du 6 mai Guerre au lutte féroce au Kremlin concernant la publication des courriels Top Secret d’Hillary Clinton, un intense débat du Conseil de sécurité de Russie avait éclaté l’année concernant l’attitude adéquate à prendre concernant les emails d’Hillary Clinton.

Le directeur du FSB Bortnikov préconisant de les garder secrets, pour servir dans le futur comme moyen de chantage sur Hillary Clinton si elle devient présidente des États-Unis, alors que la présidente Matvienko faisant valoir qu’ils devraient être libérés au public pour assurer l’élection de Donald Trump.

 

Il convient de rappeler que les dizaines de milliers d’e-mails Hillary Clinton possédés par le Service de renseignement extérieur (SVR), ont été obtenus, en 2011, lorsque les experts informatiques du renseignement du SVR ont découvert qu’un pirate informatique roumain nommé Marcel Lazăr Lehel (aka Guccifer [1]) a tenté de pénétrer dans le système informatique de la télévision publique RT.

En surveillant Guccifer, le SVR a pu découvrir que Guccifer avait pénétré dans le serveur de messagerie de l’ordinateur privé d’Hillary Clinton (qui contredisait les lois US relatives à l’utilisation et la possession de documents électroniques top secret).

Après avoir pénétré dans le serveur informatique privé d’Hillary Clinton et obtenu tous ses e-mails, le SVR a ensuite été en mesure de découvrir les codes secrets à d’autres serveurs du gouvernement américain, y compris celui du système appartenant au Parti Démocrate de Clinton .

La Présidente Matvienko a autorisé le SVR à laisser sortir l’un des e-mails d’Hillary Clinton avec la conviction que cela allait la forcer à démissionner, et RT en a parlé le 20 Mars 2013 dans un article intitulé Les emails de Benghazi d’Hillary Clinton: Publication complète.

 

Mais malheureusement, la plupart des médias de la propagande dominante des États-Unis ont évité d’informer le peuple américain que la Russie détient des e-mails d’Hillary Clinton.

En représailles, la Clinton a financé un coup d’État contre le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine l’année suivante, et que George Friedman, le fondateur et PDG de Stratfor, la «  CIA bis», a appelé« le coup d’État le plus flagrant de l’Histoire ».

Pire encore, ce rapport continue, une fois qu’Hillary Clinton a détruit le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine, elle a ensuite installé pour gouverner cette nation un gouvernement néo-nazi en ne laissant à la Fédération de Russie d’autre choix que de sauver la vie de ses citoyens russophones qui se faisaient massacrer .

En rétorsion, et comme prévisible, Hillary Clinton se précipita alors pour imposer des sanctions contre la Russie.

Devant tous les efforts « normaux » de l’État qui n’ont pas pu arrêter Hillary Clinton, ce rapport dit, le président Poutine notifia, le 13 mai de cette année, à ses commandants militaires que si Hillary est élue présidente des États-Unis, c’est la guerre.

Puis, le 1er Juin, dans une tentative finale pour faire dérailler ses ambitions, Poutine a autorisé une autre publication de l’un de ses courriels prouvant de manière concluante qu’elle avait délibérément violé les lois des États-Unis et que nous avons signalé dans notre rapport intitulé Poutine ordonne la publication du courriel le plus dangereux du Monde.

A peine un mois après, le 5 Juillet, le directeur du FBI James Comey a donné une conférence de presse en disant qu’elle ne serait pas poursuivie pour les nombreux crimes qu’elle a commis contre son propre gouvernement et contre son peuple.

La Fédération est maintenant en face du choix de la guerre si Hillary Clinton est élue présidente des États-Unis, ou de la paix si c’est Donald Trump.

Le président Poutine a discuté, cette dernière quinzaine, avec Carter Page, le conseiller de Trump en politique étrangère, et avec le directeur de campagne de Trump, Paul Manafort sur la manière d’aller encore plus loin avec ces emails.

Rappelons que Paul Manafort et Carter page ont des liens de longue date avec la Fédération. Manafort a été un proche collaborateur du Président de l’Ukraine Viktor Yanukovych (qui a été déposé par le coup d’état par des néo-nazis d’Hillary Clinton), et Page, à part le fait d’être l’un des meilleurs esprits militaires de l’Amérique, a des relations d’affaires de longue date avec les entreprises et les politiciens de l’État russe.

Lors de ces derniers jours, Page a accusé les puissances occidentales d’approcher la Russie et les pays d’Asie centrale avec un «ton presque universellement critique » en dépit de leurs «progrès», .

La décision du président Poutine d’aider Trump à battre Clinton devient donc une affaire de haut niveau pour la sécurité nationale russe.

Il a donc décidé de faire publier par Wikileaks tous les e-mails d’Hillary Clinton, contenant des révélations des plus étonnantes.

Wikileaks lance la bombe des emails d’Hillary qui pourraient mettre fin à sa campagne, mais Face Book les censure

Il faut noter que ce rapport du Conseil de sécurité contient des objections vigoureuses à la fois de la part du FSB et du SVR à l’ordre du président Poutine de libérer tous les e-mails d’Hillary Clinton par Wikileaks, en notant que la propagande occidentale et les organisations de presse fidèles au régime Obama vont maintenant se concentrer sur la Russie, et non sur Hillary Clinton.

Cela semble déjà justifiée par des titres qui apparaissent en Amérique, comme:

Comment Poutine arme Wikileaks afin d’influencer l’élection d’un président américain ;

La campagne Clinton accuse la Russie d’ingérence dans l’élection présidentielle 2016 en aidant Trump,

Et ils sont avec elle: les médias US utilisent Poutine et la Russie pour qualifier Trump de traitre.

Ce rapport conclut, en notant que la décision du président Poutine ne repose pas uniquement sur les e-mails d’Hillary Clinton, mais aussi sur les implications « de l’État profond» derrière l’élection présidentielle actuelle des États-Unis, et dont nous avons parlé dans notre rapport du 28 Février Les Francs-maçons conduits par Donald Trump préparent un coup d’état.

Et même si cela ne figure pas dans ce rapport, il est très important de noter que Donald Trump se joint maintenant aux anciens présidents Abraham Lincoln et William McKinley qui, lorsqu’ils se sont rangés du côté de la Russie contre les puissances maléfiques qui cherchaient à détruire notre monde, ont été assassinés.

De même, le président John F. Kennedy, parce qu’il recherchait la paix avec la Russie, a été abattu.

 

[1] « Guccifer le hacker » sème la zizanie en Amérique, en Russie et entre les deux !!

 

Source: http://www.whatdoesitmean.com/index2078.htm

Traduction: Hannibal Genséric

COUP D' ÉTAT EN TURQUIE ET LE SILENCE DE LA FRANCE ET DE L' OTAN ......

3 août 2016

La tentative ratée du coup d'État en Turquie, qui a été mis en œuvre par l'armée américaine, de concert avec l'OTAN, va précipiter un changement sans précédent au Moyen-Orient.

Le coup d'État était voué à l'échec dès le début, car son plan d'exécution était défectueux. 

Comme résultat, les comploteurs de la CIA, du MI6 et du Mossad ont réussi à éloigner la Turquie de l'Axe Anglo-Sioniste (AAS [1]) et l'ont rapprochée de l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghai) et des BRICS. 

Poutine savait depuis un certain temps ce qui se tramait, il a réuni suffisamment de données entre ses mains pour avertir les Turcs en temps voulu, tout en les protégeant efficacement contre les armes des comploteurs. 


Cette évolution géopolitique unique fera probablement basculer tout l'équilibre du pouvoir mondial loin de l'AAS et vers l'OCS.

En raison de la position hautement stratégique de la Turquie au Moyen-Orient, et en particulier sa taille, son l'emplacement, et sa fonction comme "porte de l'Orient", celui qui la contrôle efficacement contrôle l'ensemble de l'échiquier régional. 

Les récents flux et reflux cataclysmiques des immigrés ont considérablement accentué cette dynamique internationale. 

La décision des États-Unis de mettre en œuvre un coup d'état à partir de la base aérienne d'Incirlik se révélera désastreux pour leurs régimes bellicistes, qui veulent contrôler TOUTE la région du Moyen-Orient et achever leur projet de « Grand Israël ».

Un tel fiasco absolu des affaires étrangères américaines et de la CIA doit avoir été miné de l'intérieur des États-Unis par un « contre Coup d'État » d'agents doubles. 

En fin de compte, non seulement le coup d'État a été étouffé par le peuple turc lui-même, mais les conspirateurs anglosionistes ont fourni au président Recep Tayyip Erdoğan un excellent prétexte pour nettoyer complètement la maison. C'est exactement ce qu'il fait depuis qu'il a repris le pouvoir à la suite du coup d'État avorté.

De plus, utiliser les officiers supérieurs turcs de la base aérienne américaine d'Incirlik était aussi stupide, car cela signifiait, pour tout le monde, que le coup d'état est libellé « CIA & Company ». 

Pour les non initiés, il est important de comprendre à quel point la Turquie est vitale à l'OTAN, et surtout à l'avancement du projet du Grand Israël.

Les ramifications proches et lointaines, et les profondes répercussions de cette tentative de coup d'État manqué révéleront leurs conséquences pour l'Occident lorsque toute la poussière sera retombée. Et c'est ÉNORME! 

Pourquoi ce Coup ? 

Pour les puissances occidentales, ce coup fatal était une initiative du genre : AVANCE ou CRÈVE. 

Elles savaient qu'elles seraient incapables de procéder à leur ordre du jour du Nouvel Ordre Mondial vers un Gouvernement Mondial tant qu'Erdoğan serait au pouvoir.

Elles ont à peine toléré qu'il s'installe en tant que président, et sont bien conscientes de ses ambitions pour restaurer un Califat turc sur l'ensemble de l'Asie Centrale turcophone et même sur une partie du Moyen-Orient arabe.

Par conséquent, leur tentative de coup d'État très précipitée était un effort de « TOUT ou RIEN », qui a maintenant condamné leurs plans de reprise totale du Moyen-Orient. 

Poutine lui-même savait à quel point ce schéma était désespéré, et c'est tout à fait délibérément qu'il s'est placé du côté d'Erdoğan, sachant que la trahison des États-Unis ramènerait la Turquie vers la Russie, l'OCS et les BRICS.

Le Kremlin savait aussi que la Turquie n'a pas non plus d'avenir avec l'Union européenne, tout comme sa relation avec l'OTAN se trouve maintenant compromise.

La Russie bénéficierait grandement de toutes les retombées géopolitiques et a activement soutenu la Turquie à travers le nettoyage post-coup d'État. 

Beaucoup de pays s'attendaient au coup d'État. Seule la Russie a agi efficacement 

Le coup d'État turc a été initialement prévu pour le mois Août 2016, car il était « planifié » qu'à cette date, le gouvernement grec allait entrer en crise et qu'il devait, lui aussi, tomber.

De cette façon, l'ensemble des Balkans serait entré dans une phase d'instabilité critique, avec comme résultat l'installation de gouvernements fantoches inféodés aux États-Unis et la consolidation d'un nouveau rideau de fer entre l'Europe sous tutelle US et la Russie. 

Le jour J, et comme par un hasard extraordinaire, toutes les TV du monde de l'AAS étaient connectées en « live » sur Istanbul et Ankara. Il n'y avait pas un seul pays qui ne savait pas qu'un coup d'État était en cours en Turquie (à l'exception des Turcs eux-mêmes qui se demandaient pourquoi y il y avait des chars sur le pont du Bosphore).

La date exacte du Coup n'était pas précisément connue, mais une indication précieuse a été donnée lorsque la journaliste Christiane Amanpour, s'est déplacée avec son équipe de CNN, à Ankara et à Istanbul, deux jours seulement avant le Coup

En effet, le Pentagone a une relation spéciale avec CNN. Il leur permet généralement de savoir quand les États-Unis vont mettre en exécution un « coup » contre une nation étrangère, afin que CNN puisse mettre en place ses équipes et faire ses reportages « bien orientés » et en direct.

C'est pour cela que Christiane Amanpour de CNN a réussi à devenir une « persona non grata » dans plusieurs pays; car, quand elle se pointe dans un pays, c'est qu'une catastrophe imminente va s'abattre sur ce pays.

La Turquie ne fait pas exception. 

La Russie, l'Iran, la Syrie, et d'autres pays étaient tous au courant qu'un coup d'État en Turquie, conduit par les USA, était en préparation. 

A cet effet, Moscou a envoyé l'un des conseillers officiels de Poutine, Aleksandar Douguine, à Ankara. Le voyage a été top secret, personne à Téhéran, à Damas ou même à Moscou n'était au courant, seuls quelques très proches de Poutine le savaient. 

Aleksandar Douguine était l'homme qui a été envoyé à Ankara pour avertir les dirigeants turcs, mais aussi pour leur donner une longue liste de personnes impliquées dans le coup d'État. 

Le Coup a commencé un mois auparavant après que certains des conspirateurs ont été découverts 

Bien avant le Coup, le gouvernement turc a secrètement demandé à ses tribunaux d'émettre des ordres d'arrestation contre 2.000 militaires (marine et armée de l'air) après qu'il soit devenu évident que quelque chose de louche se préparait.

Les tribunaux ont refusé, et en plus, quelques-uns des juges impliqués dans le coup d'État ont averti des généraux de haut rang que le gouvernement suspectait un coup, et qu'il était sur leur piste. En conséquence, malgré le fait qu'ils n'étaient pas tout à fait prêts pour un coup d'État, il fallait lancer le Coup. 

Les pilotes qui ont abattu le SU24 sont impliqués dans le Coup 

Pendant des mois, Moscou a suivi les communications de données et de voix des pilotes turcs responsables de l'attentat contre le jet russe SU24.

Moscou a ainsi découvert que les deux pilotes qui ont abattu le SU24 sont des agents de la CIA. En détruisant l'avion russe, sur l'ordre de leurs supérieurs américains, ils voulaient brouiller les relations, qui étaient plutôt bonnes, entre Ankara et Moscou.

Les États-Unis utilisent ainsi la tactique britannique éprouvée du « diviser pour régner ». Dans la base aérienne d'Incirlik, il y avait plusieurs dizaines d'officiers turcs qui étaient, en fait, des agents américains. Tous ont été, plus tard, arrêtés. 

Initialement, l'équipe interne d'Erdogan n'a pas été informée de l'arrivée de Douguine en Turquie. 

Pour éviter toute sorte de suspicion ou d'attirer l'attention, le conseiller de Poutine, Douguine, a fait un voyage compliqué : de Moscou à Astana (Kazakhstan), puis d'Astana à Téhéran, puis de Téhéran à Damas, puis de Damas à Nicosie et enfin de Nicosie à Ankara. Là, il a rencontré l'homme de confiance le plus proche d'Erdogan, le maire d'Ankara, Melih Gokcek. 

Selon une vieille tradition du KGB, rien ne vaut une réunion en face-à-face. Ayant recueilli des masses de données au cours des derniers mois, les Russes savaient exactement quand, qui et comment le coup allait commencer. 

Dans l'intérêt d'une meilleure relation russo-turque et d'une confiance mutuelle, Erdogan a donc été officiellement mis en garde. L'avertissement était aussi psychologique parce qu'il est venu « juste à temps », et a été conçu pour montrer à Erdogan et à la Turquie qui sont leurs vrais amis. 

D'où la rencontre face à face. 

Rien n'obligeait Poutine à faire ce qu'il a fait. Il aurait pu mettre en garde les Turcs 10 minutes avant le coup d'État, ou ne pas les avertir du tout et laisser tout simplement les Américains agir à leur guise.

 Mais Poutine a agi en fonction de deux critères essentiels (a) la sécurité de la Russie et (b) la sécurité mondiale, c'est-à-dire en évitant la troisième guerre mondiale. 

Les chasseurs turcs avaient l'avion d'Erdogan dans leur viseur, mais... 

Après un silence complet durant 24 heures suivant le début du Coup, les médias américains contrôlés par le Pentagone et la CIA, y sont allés à plein régime avec la propagande habituelle, lorsqu'il est devenu évident que leur coup avait échoué.

Nous les avons vus préparer à la hâte des scripts décrivant comment Erdogan aurait simplement mis en scène « son » coup d'État, afin de saisir « plus de pouvoir », ajoutant que son avion présidentiel était en vue des F16 turcs.

Mais si personne ne tira un coup de feu contre lui, cela montre bien que c'était un faux Coup. 

Mais la réalité est autre. 

Primo et surtout, les avions qui ont été envoyés contre l'avion d'Erdogan, ont décollé de la base d'Incirlik, qui était totalement contrôlée par les États-Unis et l'OTAN. 

Deuxio, à aucun moment, les États-Unis n'ont fait le moindre effort pour mettre en garde le gouvernement turc au sujet du coup d'État, alors qu'ils savaient que des avions de chasse décollaient d'Incirlik et se dirigeaient droit sur l'avion d'Erdogan ! 

En effet, l'avion de M. Erdogan avait été suivi par plusieurs avions turcs avec l'intention de l'abattre. Mais ce que le « media » n'ont pas voulu nous dire, c'est que 7 avions de combat russes et deux systèmes de missiles S400 dans le nord de la Syrie ont traqué les jets turcs, et les ont avertis : au moindre coup de feu contre l'avion d'Erdogan, tous les avions turcs, où qu'ils soient dans le ciel turc, seraient immédiatement abattus.

Ceci est la raison pour laquelle les jets turcs n'ont jamais tiré, ils étaient eux-mêmes dans le collimateur des chasseurs et des fusées russes.

Au moindre coup de feu, ils auraient été abattus. 

Le maire d'Ankara n'a pas perdu une seconde. Il est sorti sur CNN et a furieusement annoncé que Washington était derrière le coup d'État. Et oui, il avait reçu des Russes toutes les informations nécessaires avant son annonce. Il était le troisième fonctionnaire turc de haut rang pour accuser les États-Unis de mener le coup dans un laps de 20 minutes. 

Pourquoi Erdogan purge des généraux, des juges ... 

Bien que le gouvernement turc ait ses propres suspects, il a aussi reçu une grande liste de Moscou. Voilà pourquoi l'ambassadeur américain à Ankara se cache pratiquement dans la clandestinité et quand on le voie, il ne sait que bégayer.

Mais la chose la plus intéressante est le fait que plusieurs généraux turcs ont déjà admis avoir pris part au coup.

 Ils ont également expliqué le rôle que les États-Unis ont joué. 

Les déclarations politiques que nous avons entendues à Washington ont une crédibilité zéro, selon leur habitude. 

Il n'y a aucune explication comment 42 hélicoptères ont disparu d'Incirlik.

On saura plus tard qu'ils ont rejoint une armada qui devait envahir la Turquie.

C'est l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement turc a encerclé la base avec 2.500 policiers, a coupé l'alimentation électrique pour l'ensemble la base, pour dire aux États-Unis "nous savons ce que vous faites", et « nous tenons vos soldats sous notre protection ».

L'armada sera stoppée net par Obama. 

[1] L'Axe Anglo-Sioniste (AAS) 

L'Axe Anglo-Sioniste est représenté, d'abord et avant tout, par les principaux pays anglophones du monde : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et Israël. Les pays européens membres de l'OTAN, comme l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas sont sous le joug de l'AAS. Il en est de même de tous les pays scandinaves, des pays du Rim d'Asie Pacifique : Corée du Sud, Taiwan et les Philippines, et des pays suivants : L'Arabie Saoudite, la Turquie, l'Égypte, la Tunisie, le Maroc le Pakistan, le Koweït, la Jordanie, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar sont aussi sous la tutelle de l'AAS. 

Le Gouvernement mondial de l'Ombre est une organisation ultrasecrète, aux mains de la MAFIA KHAZARE qui est une organisation sioniste supranationale qui contrôle complètement l'AAS, l'Union européenne, l'OTAN, et beaucoup d'autres entités institutionnelles qui constituent la matrice du contrôle mondial. 

Source : http://themillenniumreport.com/2016/07/bombshell-expose-the-u-s-military-used-incilirk-air-base-to-stage-failed-coup-in-turkey/#more-32420

 

 

ET AUSSI

 

3 août 2016

Le bombardier russe a été abattu pour détériorer les relations entre Ankara et Moscou, estime l'ex-vice-président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE Willy Wimmer.

 

"Selon mes informations, un avion-radar américain et un saoudien ont été impliqués dans l'affaire. On ne peut pas juste abattre un avion comme ce bombardier russe: le chasseur doit être dirigé vers la cible. Seuls les avions-radars en sont capables", a indiqué à Sputnik Willy Wimmer, ancien parlementaire allemand.

 

"Ce qui s'est passé là entre en contradiction avec toutes les normes internationales. Ils ont abattu l'avion russe parce qu'ils voulaient l'abattre", a-t-il martelé.

 

L'incident avait pour cause des intérêts politiques, estime M. Wimmer, plus précisément la volonté de détruire les relations russo-turques, qui étaient à leur point culminant. Initialement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a pris le parti des pilotes qui ont abattu l'avion, mais par la suite, il a pris ses distances avec eux pour se rapprocher de la Russie.

 

Qu'est-ce qui a poussé le pilote à agir sans l'aval de son gouvernement? Cette question nécessite une réponse.

Le gouvernement turc doit la donner, même si elle nuira aux relations avec l'Otan, les Etats-Unis ou l'Arabie saoudite, a souligné Willy Wimmer.

02/08/2016

ATTENTATS, ANTI-TERRORISME ! REVUE DE PRESSE !

 

Le suivi des OPEX peut se faire sur le site de l’état-major des armées:

http://www.defense.gouv.fr/operations

 

ANTI-TERRORISME

Faut-il revoir notre stratégie contre Daech après l’attentat de Nice ?

http://www.la-croix.com/ Aurélie Godet, le 15/07/2016 à 12h04
Mis à mal sur ses positions territoriales en Irak et en Syrie, Daech multiplie les attentats aux

quatre coins du monde.

Le carnage de la Promenade des Anglais à Nice, en pleine Fête nationale jeudi 14 juillet au soir, questionne la stratégie de lutte mise en place contre l’organisation terroriste.

ZOOM Des parachutistes français entrainent une brigade anti terroristes en Irak en avril 2016. / VALERIE LEROUX/AFP

L’état d’urgence en France, qui devait s’achever le 26 juillet, sera prolongé de trois mois. Surtout, François Hollande a d’ores et déjà annoncé que les frappes seront intensifiées en Irak et en Syrie.

Une « diaspora terroriste »

À chaque attaque terroriste, la même réponse : frapper plus fort Daech (acronyme arabe d’État islamique), sur son territoire. Huit mois après les attaques djihadistes commises en novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, la stratégie n’a pas changé. Mais pour quelle efficacité ?

Reprise de la ville sunnite de Falloudja fin juin, mort d’Omar « le Tchétchène » un des principaux commandants de Daech – mercredi, grosse opération à Alep... L’organisation est aujourd’hui en recul sur le territoire. Mais son califat morcelé ne l’empêche pas de conduire des attaques meurtrières à travers le monde. Bien au contraire.

> A lire : Attentat de Nice, François Hollande hausse le niveau de protection

Alors que s’intensifient les préparations pour reprendre la ville irakienne de Mossoul, l’heure de la fin du califat approche selon les experts. Mais pas celle des exactions terroristes. Le directeur du FBI, James Comey, évoquait ainsi jeudi 14 juillet la formation d’une « diaspora terroriste » à la suite d’une défaite de Daech sur son territoire.

Le groupe extrémiste sera « prêt à tout pour démontrer qu’il garde sa vitalité, et cela prendra probablement la forme de plus d’attaques asymétriques, de plus d’efforts terroristes », a-t-il dit.

> À lire : Offensives contre Daech, en Syrie et en Irak

Les frappes sur le terrain

Paris participe à la lutte contre Daech depuis septembre 2014 en Irak, avec 800 militaires français déployés dans l’opération Chammal. La France n’est présente en Syrie que depuis septembre dernier.

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À l’heure actuelle, environ 300 à 400 soldats français forment des forces irakiennes à Bagdad et des peshmergas kurdes dans le nord de l’Irak, sans toutefois prendre part directement aux combats.

La question de l’efficacité des actions de la coalition internationale sur le terrain se pose. L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a affirmé jeudi qu’il visait une énième session de pourparlers au mois d’août...

Le secrétaire d’État américain John Kerry a rencontré le président russe Vladimir Poutine, également jeudi 14 juillet, pour proposer une coopération militaire en Syrie. Mais celle-ci serait fortement controversée car elle signifierait une approbation tacite au maintien de Bachar Al Assad au pouvoir. Et contribuerait encore à marginaliser les populations locales sunnites, qui parfois préfèrent alors rejoindre les rangs de l’État islamique...

Aux États-Unis, le renseignement est le nerf de la guerre

http://www.la-croix.com/ Gilles Biassette, le 17/07/2016 à 15h42
Le 11 septembre 2001, les États-Unis ont pris conscience de leur vulnérabilité. Depuis,

Washington a fait du renseignement l’axe principal de sa stratégie antiterroriste.

ZOOM Le 15 juillet à New York, le Helmsley Building a pris les couleurs du drapeau français en signe de solidarité après l’attentat de Nice. / Kena Betancur/AFP

Dans deux mois, les États-Unis célébreront le 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Une nouvelle tour a émergé dans l’horizon new-yorkais, mais la mémoire de ces attentats « première attaque sur notre sol depuis Pearl Harbor » est encore dans toutes les têtes. En raison de la tragédie elle-même, mais aussi du symbole qu’elle a représenté, et de son message : l’Amérique n’est plus à l’abri, malgré les barrières de deux océans.

Le très controversé Patriot Act

Si des mesures concrètes ont très vite été prises, notamment dans les aéroports, équipés de nouveaux scanners pour « déshabiller » virtuellement les passagers, c’est au niveau de la collecte d’informations que l’effort a surtout porté. Le nerf de cette guerre d’un nouveau type, assumée par l’équipe Bush, est le renseignement, essentiel pour prévenir des attentats.

Relire : Le congrès américain limite les pouvoirs de surveillance de la NSA

Dans le court terme, la réponse la plus immédiate aura été le très controversé Patriot Act, qui a élargi les capacités de l’État fédéral en matière de collecte d’informations, via la surveillance des courriers électroniques, des conversations téléphoniques, etc. Ont également été recrutés des agents parlant l’arabe et d’autres langues susceptibles de rendre plus efficace l’utilisation des données recueillies.

Car écouter ne suffit pas. La commission parlementaire mise sur pied après le 11 septembre 2001 la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a montré les lacunes du renseignement et conclu notamment à un manque de coopération entre les différents services. Conformément à ses recommandations, un ministère de la sécurité nationale a été créé, ainsi que la fonction de directeur du renseignement national, membre du cabinet présidentiel.

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L’Amérique reste sur ses gardes

Cette réponse a toutefois dû être adaptée au nouveau monde qui a émergé depuis, avec l’apparition des réseaux sociaux et, surtout, l’émergence de Daech, qui a une structure éparpillée, très différente de celle d’Al-Qaida. Cette nouvelle menace est d’autant plus difficile à contrer qu’elle se fond dans le décor : les attentats de Boston (en 2013) de San Bernardino (2015) et d’Orlando ont été le fait de résidents ou de citoyens américains.

Si l’Europe est plus directement concernée par le retour de combattants de Daech, l’Amérique est aussi sur ses gardes. « Début 2016, des officiels ont estimé qu’environ 250 Américains avaient voyagé, ou tenté de le faire, en Syrie pour se battre, dont 25 sont morts », rapportait il y a un mois le centre de recherche du Congrès des États-Unis. Selon ce document, « des sympathisants de Daech ont été impliqués dans 67 attentats ou projets d’attentats sur le sol américain entre 2014 et juin 2016 », concernant plus de 100 personnes.

Des attaques ont frappé les États-Unis, et d’autres suivront. Dimanche, le magazine Newsweek soulignait la difficulté de lutter contre des actes criminels du type de celui de Nice. Et rappelait que l’attentat d’Oklahoma City, en 1995, le plus meurtrier de l’Amérique d’avant le 11 septembre 2001, avec 168 décès, avait été provoqué par un camion piégé.

Un attentat déjoué « juste avant » l'Euro, selon Manuel Valls

Accueil / Faits divers / Attentat http://www.ouest-france.fr/ - Modifié le 18/07/2016 à 22:41 | Publié le 18/07/2016 à 20:48

Un attentat possiblement très meurtrier a été déjoué «juste avant» l'Euro, a affirmé lundi le Premier ministre | AFP

Un attentat possiblement très meurtrier a été déjoué « juste avant » l'Euro, a affirmé lundi le Premier ministre Manuel Valls pour démontrer l'efficacité de l'état d'urgence, qui doit être prolongé de trois mois après l'attentat à Nice.

Manuel Valls a confirmé lundi qu'un attentat qui aurait pu être « particulièrement meurtrier » a été déjoué « juste avant » l'Euro de football, qui a débuté en France le 10 juin. « Nous avons déjoué un certain nombre d'attentats encore ces derniers mois, un juste avant l'Euro qui aurait pu être particulièrement meurtrier », a affirmé le chef du gouvernement à la sortie d'« un point de situation » à Matignon après la tuerie du 14 juillet.

Dans l'entourage de Manuel Valls, on précise qu'il s'agit de l'attentat déjoué à Argenteuil, en mars. Une perquisition avait alors été menée au domicile d'un Franco-Algérien : des fusils d'assaut, dont des kalachnikovs, ainsi que des explosifs avaient été découverts.

Une dizaine d'attentats déjoués. Selon un rapport rendu le 5 juillet, par la commission d'enquête parlementaire sur les attentats, une dizaine d'attentats ont été déjoués par les services de renseignement et de police, depuis

En Suisse, l'intention de rejoindre Daech suffit pour être condamné

Actualité International

La justice helvétique a franchi le pas en sanctionnant un prétendant au djihad, arrêté à l'aéroport de Zurich, avant même qu'il ne prenne l'avion.

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel Publié le 19/07/2016 à 09:10 | Le Point.fr

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En Suisse, le simple fait « d’encourager les activités » d'organisations terroristes est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Aurait-on pu stopper Mohamed Lahouaiej Bouhlel juste avant qu'il ne monte dans son camion pour commettre ce massacre à Nice, si la police avait eu connaissance de ses intentions meurtrières ? Répondre à cette question consiste à en poser deux autres : peut-on arrêter un apprenti terroriste, qui n'est pas encore passé à l'acte ? Puis ensuite le juger pour un crime qu'il n'a pas encore commis ? À ces interrogations, la justice suisse, pour la première fois, a répondu positivement en condamnant en fin de semaine dernière Ahmed, un Libano-Suisse âgé de 26 ans. Il avait été arrêté le 7 avril 2015 à l'aéroport de Zurich alors qu'il s'apprêtait à s'envoler vers la Turquie, pour ensuite rejoindre l'organisation État islamique en Syrie.

Pour le condamner, certes, à une peine légère dix-huit mois avec sursis , le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire de la Confédération, s'est appuyée sur la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaïda et État islamique. Le simple fait « d'encourager les activités » de ces organisations terroristes est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Or, l'enquête a pu démontrer qu'Ahmed, né en Suisse dans une famille libanaise d'origine modeste, a eu des contacts réguliers avec l'organisation terroriste pendant huit mois. Pour rejoindre Daech, il est entré en relation avec un passeur à la frontière turco-syrienne et il s'est procuré un billet d'avion. « Toute intention de vouloir rejoindre un groupe de combattants en Syrie revient à les soutenir, même sans organisation concrète d'action (...) Car ce n'est qu'avec des recrues que les groupes peuvent commettre leurs crimes », souligne Juliette Noto, procureure générale, citée par La Tribune de Genève.

Il voulait mourir en martyr

Par ailleurs, Ahmed était en possession de vidéos de décapitation, de lapidation, de crucifixion. Enfin, en novembre 2014, communiquant avec son amie, Ahmed lui aurait avoué son souhait de « mourir en martyr », ajoutant qu'il savait que son déplacement en Syrie pouvait lui valoir cinq ans de prison. Pour sa défense, le Libano-Suisse a affirmé qu'il n'allait en Syrie que pour rendre visite à des amis et pour participer à un programme d'aide humanitaire en faveur des victimes de la guerre civile. Des explications qui n'ont guère convaincu le tribunal pénal fédéral.

Le Ministère public de la Confédération réclamait deux ans de prison avec sursis. Le candidat au djihad n'a finalement été condamné qu'à dix-huit mois. Une clémence due à son assiduité au programme de déradicalisation. Chômeur, le prétendant au djihad vit aujourd'hui à Winterthur, en Suisse alémanique, chez sa mère, avec sa femme et leur fils, grâce à l'aide sociale. Au moment de son arrestation à l'aéroport de Zurich, en avril 2015, sa compagne était enceinte de deux mois.

Des capacités intellectuelles limitées

Contrairement à beaucoup d'autres volontaires pour intégrer les rangs de l'organisation État islamique, ce Libano-Suisse n'est jamais tombé dans la délinquance. C'est au contraire un homme très religieux, fréquentant la mosquée quotidiennement. Malheureusement une mosquée influencée par l'islam radical. À la suite de l'ancien champion du monde de boxe thaïe, Valdet Gashi, d'origine kosovare, plusieurs jeunes de Winterthur ont rejoint les rangs de Daech en Syrie. Selon certaines sources, Valdet Gashi aurait été tué depuis.

Évoquant Ahmed, le quotidien Le Temps de Lausanne parle d'un jeune homme aux capacités intellectuelles limitées, peu scolarisé, très influençable, et qui n'a jamais pu conserver longtemps de petits boulots, dans une station-service ou dans une entreprise de jardinage.

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Attentat de Nice: La lutte contre le terrorisme est-elle aussi

efficace en province qu'à Paris?

TERRORISME Le rapport parlementaire sur les attentats du 13 novembre avait pointé la faiblesse des services de renseignements de proximité. Mohamed Lahouaiej Bouhlel aurait-il pu être repéré s’il avait habité à Paris ?....

Hommage aux victimes de l'attentat sur la promenade des anglais. (AP Photo/Francois Mori) - Francois Mori/AP/SIPA

http://www.20minutes.fr/ Caroline Politi Publié le 19.07.2016 à 07:05 Mis à jour le 19.07.2016 à 07:05

L’union sacrée qui a prévalu après les attentats de Charlie Hebdo et ceux du 13 novembre n’est plus qu’un lointain souvenir. Le bilan de l’attaque perpétrée à Nice par Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui a lancé un camion à pleine vitesse sur la promenade des Anglais n’était pas encore connu que les premières critiques à l’égard de la politique antiterroriste du gouvernement se faisaient entendre. « Il aurait fallu », « On aurait dû », « Si on avait fait »... Certaines propositions – à l’instar du lance-roquettes d’Henri Guaino - ont été très largement moquées, d’autres ont relancé le débat sur l’efficacité des services de renseignements. Car ce Tunisien de 31 ans n’avait pas été repéré comme radicalisé et ne faisait donc pas l’objet d’une fiche « S », sécurité du territoire.

Son mode de vie à l’occidentale était-il un moyen de tromper les forces de l’ordre, tel que le préconisent les théoriciens du djihad ? « Il ne fréquentait pas la mosquée, ne mangeait pas de porc, buvait de l’alcool, consommait de la drogue et avait une vie sexuelle débridée », a détaillé ce lundi le procureur de la République, François Molins. Le magistrat a précisé qu’il avait commencé à se laisser pousser la barbe seulement huit jours avant son équipée meurtrière. Pourtant, malgré sa radicalisation « extrêmement rapide », selon les mots de Bernard Cazeneuve, son acte était clairement prémédité : depuis le 1er juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel multipliait les recherches sur Internet, faisait des repérages, montrait même des vidéos de décapitations à ses proches. Un faisceau d’éléments, certes très récents, mais relativement fournis.

Les faiblesses des services de renseignement

Y a-t-il eu une faille des services de renseignements niçois ? Le 5 juillet dernier, un rapport parlementaire sur les attentats du 13 novembre avait pointé les faiblesses du renseignement territorial. En 2008, les régions ont subi de plein fouet la fusion, ordonnée par Nicolas Sarkozy, de la direction de la surveillance du territoire et des renseignements généraux pour créer l’actuelle direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les missions des RG ont été externalisées au sein d’une sous-direction de la police, le Service central de renseignement territorial (SCRT). Les effectifs et le budget sont insuffisants et le maillage territorial se détend. L’affaire Merah montrera les multiples failles du système.

Mais depuis, le SCRT a été considérablement renforcé, passant de 1.622 agents en 2008 à 2.350 aujourd’hui. Alors qu’il ne s’occupait que d’une centaine d’individus « radicalisés » il y a deux ans, il en suit aujourd’hui environ 3.600. Il laisse les plus dangereux (environ 2.000) à la DGSI. « On n’aurait pas pu repérer un tel individu. A Paris ou ailleurs, tranche Sébastien Pietrasanta, député PS et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire. Au contraire, la surveillance est parfois plus facile en province qu’en banlieue parisienne. Dans les communes moyennes, le relai entre les différentes instances est plus facile. » Preuve de l’efficacité des services niçois, selon le parlementaire, l’attentat déjoué du carnaval en février 2014. Trois canettes remplies d’explosifs

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avaient été découvertes dans l’appartement d’Ibrahim Boudina, tout juste rentré de Syrie. Il projetait de perpétrer un attentat similaire à celui de Boston.

La création d’une direction générale du renseignement territorial

Pour affiner la détection des « signaux faibles », Sébastien Pietrasanta propose cependant la création d’une direction générale du renseignement territorial, placée auprès du ministre de l’intérieur. Objectif : en finir avec le mille-feuille administratif. Car aujourd’hui, le SCRT doit cohabiter avec deux autres entités territoriales. La première, la sous-direction de l’anticipation opérationnelle, a été créée en 2013 au sein de la gendarmerie. Cette unité constituée de 540 analystes est « encore trop absente des locaux de la DGSI », déplore le rapport. La seconde, la direction du renseignement de la préfecture de Paris (DRPP), voit souvent ses missions interférer avec celles du SCRT. « Plus on simplifiera et on centralisera les données, plus on sera efficace et rapide », résume le parlementaire.

L'Assemblée vote massivement le projet de loi de

prolongation de l'état d'urgence pour six mois

Pour être officiellement adopté, le texte doit encore passer en commission puis en séance au Sénat, où la majorité de droite entend le durcir.

Une vue générale de l'Assemblée nationale, le 25 novembre 2015. (YANN BOHAC / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Francetv info avec AFP Mis à jour le 20/07/2016 | 06:40, publié le 20/07/2016 | 06:38

Le débat a duré sept heures et demi, dans une atmosphère souvent tendue. Après l'attentat de Nice le 14 juillet qui a fait au moins 84 morts, les députés ont adopté par 489 voix contre 26, et 4 abstentions, mercredi 20 juillet, à 4h53, le projet de loi prolongeant l'état d'urgence, finalement pour six mois. Le vote a eu lieu dans un hémicycle inhabituellement garni à cette heure.

Le projet de loi va passer dès ce mercredi en commission puis en séance au Sénat, où la majorité de droite entend le durcir. Une centaine d'amendements ont été examinés en séance à l'Assemblée, où seule une poignée a été adoptée.

La possibilité de fouiller des bagages et des véhicules votée

Initialement prévue pour trois mois dans le projet gouvernemental découlant des annonces de François Hollande, cette quatrième prolongation depuis les attentats du 13 novembre 2015 a été portée à six mois. Une option souhaitée par une partie de la droite et à laquelle le chef de l'Etat s'était dit ouvert.

En dehors de la durée supplémentaire pour ce régime d'exception, gouvernement et majorité n'ont accédé qu'à quelques demandes de l'opposition, à ce stade. Ainsi, l'Assemblée a voté la possibilité de fouille des bagages et des véhicules, sans instruction du procureur, sous le régime de l'état d'urgence.

La réduction des peines supprimée pour les terroristes

Les députés ont aussi supprimé, en matière de terrorisme, toute automaticité de réduction de peines. C'était une proposition de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015.

En outre, ils ont renforcé le contrôle parlementaire de la mise en œuvre de l'état d'urgence, en prévoyant une remontée en temps réel des actes pris sous ce régime. Les élus UDI ont aussi fait voter la création d'une commission non permanente de contrôle de l'état d'urgence, composée de sept députés et sept sénateurs.

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Des explosifs découverts chez un chauffeur de VTC fiché S

Accueil / Faits divers / Attentat http://www.ouest-france.fr/ - Modifié le 19/07/2016 à 21:08 | Publié le 19/07/2016 à 09:05

photos d'illustrations police nationale. | Joël Le Gall

Selon Europe 1, un homme de 22 ans présenté comme un chauffeur de VTC a été placé en garde à vue en région parisienne. A son domicile, les enquêteurs ont trouvé des explosifs et des détonateurs.

L'homme préparait-il un attentat ? D'après les informations d'Europe 1, un individu fiché S et présenté comme radicalisé a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi dans le Val-de- Marne.

Vers 02 h 00 du matin lundi, à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, les effectifs de la BAC (Brigade anticriminalité) ont contrôlé un véhicule pour une infraction routière, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. À l’intérieur de la voiture se trouvaient des papiers, des passeports, et des permis de conduire volés lors d'un cambriolage le 14 juillet.

Les policiers, qui soupçonnent le chauffeur de faire parler ses clients pour connaître la durée de leur absence et de se rendre chez eux pour les cambrioler, ont perquisitionné son domicile. Deux détonateurs et quatre bâtons de dynamite de 100 g cachés dans une chambre y ont été saisis par les enquêteurs « qui cherchent à savoir s'ils étaient destinés aux cambriolages ou à d'autres projets », selon la source policière.

Deux individus en garde à vue
Des « documents laissant penser à une radicalisation » du conducteur ont aussi été saisis,

selon cette source.

Une enquête de flagrance a été ouverte pour acquisition et détention d'explosifs en bande organisée et association de malfaiteurs, a indiqué une source judiciaire. Elle a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.

Le conducteur du VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur), âgé de 22 ans et connu de la police pour des cambriolages, violences, escroqueries et trafic de stupéfiants, ainsi que son passager de 20 ans, également connu des services de police, ont été placés en garde à vue.

Bras de fer politique autour de la prolongation de l’état d’urgence

http://www.la-croix.com/ Flore Thomasset, le 19/07/2016 à 17h16
L’examen du projet de loi prorogeant l’état d’urgence est l’occasion pour l’opposition de pousser

ses propositions contre le terrorisme.

ZOOM Des soldats français patrouillaient, hier, sur la Promenade des Anglais, à Nice. / Claude Paris / AP / Sipa

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En elle-même, la prorogation de l’état d’urgence, examinée au parlement depuis hier, fait peu débat. Ses modalités en revanche divisent, d’autant que la droite entend bien profiter de ce texte pour faire avancer ses idées contre le terrorisme. En face, la majorité est contrainte de jouer la carte de la négociation, le texte devant être voté sans trop traîner : la session parlementaire s’achève cette semaine.

Les perquisitions administratives réintégrées

Comme base de la discussion, le gouvernement a déposé hier un projet de loi prorogeant l’état d’urgence pour une durée de trois mois. Il réintègre les perquisitions administratives, supprimées lors de la dernière prolongation, mais surtout la possibilité de procéder à des saisies ou copies des données informatiques.

La police veut pouvoir exploiter le contenu des ordinateurs et portables des perquisitionnés : c’est même l’objectif phare, les policiers n’espérant plus trouver d’armes, huit mois après le début de l’état d’urgence.

> Lire aussi : Après Nice, la concorde politique n’est pas au rendez-vous

Mais le dispositif avait été censuré par le Conseil constitutionnel en février, obligeant cette fois le gouvernement à prévoir qu’un juge administratif donne son accord avant toute exploitation. Les assignations à résidence, elles, pourront se poursuivre. Elles concernent actuellement 77 personnes.

Des mesures spécifiques demandées par la droite

Globalement, majorité et opposition devraient s’entendre sur ces dispositions. Dès hier matin, elles semblaient déjà tombées d’accord pour allonger la durée de l’état d’urgence à six mois. Mais de nombreux amendements ont quand même été déposés : l’opposition entend en effet faire avancer « dix propositions » contre le terrorisme à l’occasion de ce texte. Parmi elles, certaines sont déjà adoptées ou en passe de l’être : perquisitions administratives, allongement de la durée de l’état d’urgence, création de centres de déradicalisation.

> Lire aussi : État d’urgence, Les Républicains posent leurs conditions

D’autres, en revanche, nécessitent des évolutions législatives. La droite veut faciliter et accélérer la fermeture des lieux de culte « où sont tenus des propos incitant à la haine », de même que la procédure d’expulsion pour des étrangers ayant « des connexions avec un groupe terroriste ».

Elle reprend aussi deux mesures prônées de longue date : la création de centres de rétention pour les individus jugés dangereux en lien avec le terrorisme et la création d’un délit de séjour sur les théâtres d’opérations terroristes. Actuellement, la justice peut poursuivre un djihadiste ayant participé à des entraînements, mais pas pour un simple séjour en Syrie.

> Lire aussi : Attentats, le difficile équilibre entre sécurité et liberté

Les élus Les Républicains demandent aussi à ce que les condamnés pour terrorisme soient exclus des aménagements de peine et que les préfets puissent plus facilement interdire des rassemblements en cas de doute pour la sécurité.

Révision constitutionnelle

Enfin, la droite souhaite permettre aux douaniers et policiers municipaux de procéder à des contrôles d’identité, des visites de véhicules et des fouilles de bagages. Aujourd’hui, seuls les policiers nationaux y sont autorisés. Une disposition qui nécessiterait une révision constitutionnelle dans laquelle le gouvernement ne devrait pas s’engager.

> Lire aussi : L’efficacité de l'état d'urgence en question après l'attentat de Nice

Ainsi, tout en assurant qu’il allait examiner toutes ces propositions, l’exécutif a indiqué qu’il y avait des « lignes rouges » qu’il ne franchirait pas, afin de préserver l’état de droit. La droite, majoritaire au Sénat, semblait néanmoins déterminée à toutes les adopter, aujourd’hui... Ouvrant ainsi la voie à une nouvelle navette parlementaire.

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Des événements estivaux annulés à Paris faute de

"garanties satisfaisantes de sécurité"

Sont notamment visés par cette décision le tournoi de basket Quai 54, le festival de cinéma de plein air dans les parcs et jardins de Paris et la piétonisation des Champs-Elysées prévue le 7 août.

Journée sans voitures sur les Champs-Elysées, à Paris, le 8 mai 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / ANADOLU AGENCY / AFP)

Francetv info avec AFP Mis à jour le 20/07/2016 | 16:26, publié le 20/07/2016 | 15:09

Après l'attentat de Nice, des évènements estivaux ont été annulés à Paris, faute de "garanties satisfaisantes de sécurité", a annoncé la préfecture de police de la capitale, mercredi 20 juillet. Sont notamment visés par cette décision le tournoi de basket Quai 54 les 23 et 24 juillet, le festival de cinéma de plein air en juillet et août dans les parcs et jardins de Paris et la piétonisation des Champs-Elysées prévue le 7 août.

"Les dispositifs de sécurisation des différentes manifestations ont fait l'objet d'un examen attentif et ont été, pour nombre d'entre eux, renforcés significativement", précise la préfecture dans un communiqué, évoquant notamment la 15e édition de Paris Plages, qui débute mercredi. L'accès aux voies sur berge a été neutralisé "à partir d'obstacles physiques" et les accès laissés libres pour les moyens de secours seront surveillés "physiquement" par des agents de sécurité privée, détaille la préfecture.

Les militaires de l'opération Sentinelle mobilisés

En raison du "mode opératoire inédit" le 14 juillet à Nice une attaque au camion des barrières et blocs de béton seront disposés sur certains accès, d'autres seront barrés par des véhicules, avait déjà annoncé lundi la mairie de Paris. Les forces de l'ordre, renforcées par les militaires du dispositif Sentinelle, "assureront une présence sur les quais, sur les parties en hauteur et le pont", ajoute la préfecture.

Une sécurité renforcée du site de la Villette (dans le 19e arrondissement) est également mise en place. Au total, "pour assurer une sécurisation renforcée des grands événements, les forces mobiles et les militaires du dispositif Sentinelle sont déployés sur une quarantaine de sites de la région Ile-de-France les plus sensibles et susceptibles d'accueillir un large public".

Attentat de Nice : députés et sénateurs s'accordent sur une

prolongation de six mois de l'état d'urgence

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'Assemblée nationale avait voté massivement le projet de loi.

La promenade des Anglais, à Nice, au lendemain de l'attentat, le 15 juillet 2016. (XU JINQUAN / NURPHOTO / AFP)

Francetv info Kocila Makdeche, Vincent Daniel, Fabien Magnenou Mis à jour le 20/07/2016 | 23:52, publié le 20/07/2016 | 09:36

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Près d'une semaine après l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes), le Parlement s'est accordé sur une prolongation de six mois de l'état d'urgence, mercredi 20 juillet. A la suite de l'adoption du texte par le Sénat, une commission mixte paritaire s'est réunie mercredi soir et un accord a été trouvé quelques heures plus tard, ont annoncé des élus qui ont participé à cette commission. Le compromis doit être soumis jeudi aux deux chambres pour un vote définitif.

Accord de l'Assemblée nationale et du Sénat. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat s'est réunie, mercredi soir, après l'adoption du texte par le Sénat.

Une première garde à vue prolongée mardi soir. Un homme de 40 ans, arrêté vendredi et présenté comme une vielle connaissance du tueur, avait déjà vu sa garde à vue prolongée au- delà de 96 heures. De telles prolongations, qui peuvent aller jusqu'à six jours, ne peuvent être décidées qu'en matière antiterroriste, notamment en cas de menace d'attentat imminent.

La garde à vue d'un deuxième suspect prolongée. La détention d'un homme de 22 ans a été prolongée mercredi au-delà de quatre jours. Le suspect est le destinataire d'un SMS envoyé par le tueur de Nice, évoquant des "armes" quelques minutes avant l'attentat.

L’état d’urgence, un dispositif dont l’efficacité s’amenuise avec le temps

http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/ 21 Juillet 2016 à 09h58 Par Jean-Dominique Merchet (Article précédemment paru dans l’Opinion du 15 juillet)

Actualisé : la loi prolongeant l’état d’urgence de six mois, jusqu’au 26 janvier 2017, devrait être définitivement approuvé ce jeudi, après le vote du Sénat et de l’Assemblée nationale

Une demi-journée après avoir annoncé, lors du traditionnel entretien télévisé à l’occasion de la Fête nationale, que l’état d’urgence allait s’achever le 26 juillet avec la fin du tour de France, le président de la République a été contraint de faire marche arrière. À la suite de l’attentat de Nice, le chef de l’Etat a en effet « décidé » qu’il serait « prolongé de trois mois », jusqu’au 26 octobre. Le dispositif a été instauré dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier.

Nul ne saurait songer à contester sérieusement cette décision prise dans la foulée du drame. Politiquement, elle semble inévitable. On remarquera néanmoins que, rarement dans l’histoire politique, une annonce présidentielle aura été aussi rapidement démentie par les faits. Voici ce qu’expliquait François Hollande jeudi à la mi-journée : « Cet état d’urgence, j’ai considéré qu’il fallait le prolonger jusqu’au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité. J’ai donc, avec le gouvernement et le Parlement, qui d’ailleurs a voté à une très large majorité, presque à l’unanimité, une loi qui va nous donner des instruments d’action, qui sont, non pas comparables à l’état d’urgence, mais qui nous donnent des moyens de contrôle administratif de certains individus. Je veux donc dire très clairement aux Français que l’on ne peut pas prolonger l’état d’urgence éternellement ! »

Cet état d’urgence est-il indispensable pour lutter contre le terrorisme ? Force est de constater qu’il n’a pas permis d’éviter l’attentat de Nice, pas plus que l’assassinat du couple de policiers à Magnanville, le 13 juin. Toutefois, la liberté d’action qu’il donne aux forces de sécurité a contribué, depuis huit mois, à affaiblir les groupes terroristes et à éviter d’autres attaques.

Son apport à la lutte antiterroriste est « utile mais limité », constate le récent rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur « les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme ». L’état d’urgence a « des effets concentrés dans le temps », notent les rapporteurs. Cette mesure exceptionnelle s’avère être une sorte de fusil à un coup, si l’expression peut être utilisée dans ce contexte.

Effet déstabilisateur. Il a permis aux forces de sécurité de mettre un coup de pied assez violent dans la fourmilière des réseaux. « Menées massivement dans les premiers jours, les perquisitions ont eu un effet déstabilisateur sur les réseaux criminalo-terroristes tandis que les assignations à

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résidence ont permis de “fixer” des individus et d’entraver leurs déplacements, leurs prises de contact ou la tenue de réunions conspiratives », indique le rapport.

Cet « effet déstabilisateur, lié à la surprise des opérations menées, semble s’être rapidement amenuisé », reconnaissent les parlementaires. Non sans humour, le rapport cite les propos de Patrick Mairesse, directeur départemental de la sécurité publique dans l’Isère : « Dès le deuxième jour suivant l’instauration de l’état d’urgence, il est arrivé que nous soyons accueillis [par des individus perquisitionnés] d’un : “Enfin ! Je vous attendais !” C’est pour certains une question de standing. »

Si ces perquisitions administratives ont permis de recueillir du renseignement, y compris dans la lutte contre la délinquance, le bilan judiciaire est plutôt maigre. Sur plus de 3000 perquisitions, moins de 20 % ont abouti à des poursuites judiciaires et seules 31 infractions « susceptibles de se rattacher au terrorisme » ont été constatées, la plupart relevant de faits d’apologie ou de provocation, par exemple des messages vidéos ou des drapeaux de Daech.

Selon le ministère de la Justice, « six procédures – résultant totalement ou partiellement d’une perquisition administrative – ont pu être initiées du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, aboutissant à saisir la section antiterroriste du parquet de Paris ». Six procédures sur les 96 ouvertes, dans le même temps, sur la base de procédures exclusivement judiciaires. Le fonctionnement régulier de l’Etat de droit s’avère finalement plus efficace que les mesures d’exception.

Argenteuil : un homme placé en garde à vue à la DGSI

Actualité Société

Après l'opération antiterroriste, aucun élément n'a été donné sur le résultat des perquisitions menées dans deux maisons de la ville.

Par Le Point.fr (avec AFP) Modifié le 22/07/2016 à 06:34 - Publié le 21/07/2016 à 15:29 | Le Point.fr

Le 25 mars 2016, une perquisition à Argenteuil avait permis de déjouer un attentat qui, selon Manuel Valls, devait viser l'Euro 2016 de football. © EPA/Maxppp/ ETIENNE LAURENT

Une opération antiterroriste a été menée jeudi après-midi à Argenteuil (Val-d'Oise) par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a-t-on appris de sources policière et judiciaire. « Un homme, interpellé en début d'après-midi, a été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI », a indiqué en début de soirée une source proche de l'enquête. Aucun élément n'a, en revanche, été communiqué sur le résultat de perquisitions, menées à deux adresses et qui se sont achevées en fin d'après-midi.

Cette opération visait à vérifier un renseignement anonyme faisant état d'un projet d'action violente, a indiqué une source policière, qui a précisé que la section antiterroriste du parquet de Paris était saisie des investigations. Sur les lieux d'une des deux perquisitions, avenue du Parc, un riverain prénommé Djamel a raconté à une journaliste de l'Agence France-Presse que la maison perquisitionnée, un pavillon de deux étages, était celle d'un marchand de sommeil qui hébergeait une dizaine de personnes.

Périmètre de sécurité

À moins de 2 km de là, un périmètre de sécurité avait également été mis en place autour d'une barre d'immeuble d'une dizaine d'étages située au 102 avenue Maurice-Utrillo, non loin de la gare du Val d'Argenteuil, a constaté la journaliste de l'Agence France-Presse. Une opération antiterroriste s'était déjà déroulée à Argenteuil en mars dernier après l'arrestation d'un ancien braqueur, Reda Kriket.

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Ce dernier, âgé de 34 ans, avait été conduit par la police dans un appartement de cette commune de la banlieue nord-ouest de Paris où une petite quantité d'explosifs avait été découverte. Soupçonné d'avoir projeté un attentat, il avait été condamné en son absence en 2015 à Bruxelles avec Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques du 13 novembre 2015, dans un procès de filière djihadiste vers la Syrie.

Opération antiterroriste à #Argenteuil menée par la DGSI avec l'appui du RAID, deux perquisitions sont en cours (@itele)

iTELE @itele

Opération antiterroriste à #Argenteuil menée par la DGSI avec l'appui du RAID, deux perquisitions sont en cours (@itele)

16:57 - 21 Juil 2016

Romain Caillet @RomainCaillet
#
France : périmètre de sécurité à proximité d'une mosquée d'#Argenteuil et de la libraire islamique

al-Bayyinah.

16:33 - 21 Juil 2016

Nice, le carnage de trop : désormais, dans les forces de police, chez nombre de

magistrats, dans les services spécialisés, monte l'exaspération

Depuis janvier 2015, le terrorisme a tué 230 personnes en France. Le pire étant qu'à ce jour, un exécutif hébété ne semble toujours pas comprendre le film - bien que les assassins soient de sempiternels voyous fanatisés, issus de l'immigration maghrébine.

Épuisement

http://www.atlantico.fr/ Publié le 16 Juillet 2016 - Mis à jour le 22 Juillet 2016 Par Xavier Raufer

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de Recherches

sur les Menaces Criminelles Contemporaines à l'Université Paris II

, et auteur de nombreux

ouvrages sur le sujet.

Après Paris, Nice. Encore 90 morts. Depuis janvier 2015, le terrorisme a tué 230 personnes en France. Le pire étant qu'à ce jour, un exécutif hébété ne semble toujours pas comprendre le film -

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bien que les assassins soient de sempiternels voyous fanatisés, issus de l'immigration maghrébine.

Trop peu, trop tard, trop court, bricolage bureaucratique, cérémonies lacrymales - rien de concret, de décisif. Or en stratégie, la théorie se vérifie par la pratique : si l'action antiterroriste est juste et forte, les attentats s'arrêtent, le terrorisme recule.

Au delà des mesurettes et tergiversations, quoi de fort à attendre de cet exécutif-là, qui inverse la tendance, remonte la pente, frappe l'ennemi plus vite et fort qu'il ne nous frappe ?

Car il y a urgence : désormais, dans les forces de police, chez nombre de magistrats, dans les services spécialisés, monte l'exaspération.

- Premier motif : l'épuisement. Dans les unités de police, de gendarmerie et du renseignement les plus engagées, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu un vrai week-end de repos depuis novembre dernier. Toujours sur le qui-vive, toujours sur le pont, dans une situation qui sent toujours plus l'enlisement : un gros choc, quelques semaines de folie, retour au calme. Puis choc violent à nouveau, etc. Et pas de fin en vue.

- Plus grave encore l'impression que, derrière les coups de menton et les affirmations type "on contrôle", l'équipage discerne mal qui pilote l'avion : mesures contradictoires... saupoudrage... forcing dans la com' - mais pas de stratégie réaliste et réfléchie de riposte, et de reconquête de la paix civile.

Colère sourde encore - mais gare à la suite : la récente explosion de rage de gendarmes du GIGN (modèles de discipline en temps ordinaire) prouve que la coupe est pleine - et peut bientôt déborder.

D'ores et déjà, voilà les critiques et observations que l'on entend chez ces acteurs de l'antiterrorisme au quotidien :

- Conceptuellement, le problème est simple : la France compte quelques milliers d'individus plus ou moins durablement fanatisés. Là-dedans, des bombes humaines type Merah, Kouachi, Abdesslam etc. Pour gagner la guerre contre le terrorisme islamiste, il faut, et il suffit, de déceler A TEMPS ces possibles kamikazes parmi les fanatisés - puis de les mettre hors de combat.

- Pour cela, la France doit d'abord connaître son ennemi, l'Etat islamique. Ensuite, configurer face à lui un outil visant à le combattre et l'abattre, de Paris aux confins syro-irakiens. Or aujourd'hui, un exécutif somnambule pense encore puérilement que l'Etat islamique voudra bien se plier aux "ça va mieux" et autres "tout est sous contrôle", souvent proférés en guise de rituel de conjuration.

- Aujourd'hui, disent les acteurs de l'antiterrorisme, nous frappons à l'aveuglette un ennemi incompris. Que veut vraiment l'Etat islamique ? Qui l'influence et lui insuffle vie ? A qui ses crimes terroristes profitent-t-il vraiment ? Cela, disent ces acteurs, nous l'ignorons quasiment.

De même ajoutent-ils, les règles du terrorisme moyen-oriental sont incomprises de nos dirigeants. A Raqqa et alentours, que signifie un attentat pour ses commanditaires ? Quel est son sens ? Qu'est-il supposé produire comme effet ?

Paris, Nice : lorsqu'on est ainsi frappé, ne faudrait-il pas, au lieu de propos belliqueux lancés dans le vide, s'interroger sur le pourquoi de tels actes ? Se demander sur la queue de quel scorpion on a bien pu marcher ?

Or ça n'est pas fait. A l'inverse, on recense des attentats passés - Charlie-Hebdo, Hyper Casher, Bataclan, etc. Puis lentement, on bâtit là dessus et à contretemps, un échafaudage antiterroriste, déjà caduc lors de sa conception.

Opérer ainsi revient à préparer la guerre d'hier puisque d'évidence, les terroristes de frappent jamais deux fois identiquement. Fanatiques, oui, débiles, non.

- Face à un ennemi protoplasmique, qu'il faut d'abord savoir comprendre et suivre dans sa mobilité même, la France d'aujourd'hui n'a pas d'outil antiterroriste dédié. De longue date, elle

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possède un service de contre-espionnage contraint, vers 1970, d'ajouter l'antiterrorisme à ses missions - ce dont il ne voulait pas. Jadis, l'auteur entendit ainsi Raymond Marcellin, ministre de l'Intérieur qui imposa l'antiterrorisme à la DST, narrer qu'il avait alors dû menacer du placard le préfet chef du service, pour le faire obéir.

Jamais par la suite, ni la DST, ni la DCRI, ni la DGSI n'ont vraiment dominé leur sujet. Quand vers 1993, le Groupe islamique armé algérien menace puis frappe la France, le renseignement intérieur met des mois à réaliser que ce GIA n'est pas une sorte de Hezbollah algérien - ce qu'il croyait du fait que le Hezbollah était l'ennemi du coup d'avant - mais une entité terroriste toute différente.

La France a besoin de cet outil antiterroriste nouveau, agile, proactif, jeune dans sa tête. Mais voilà : le ministre de l'Intérieur et son chef du renseignement intérieur n'en veulent pas. Refus de cet étrange tandem, où l'un joue Napoléon au pont d'Arcole tandis que l'autre s'effraie d'un loufoque danger d'ultra-droite - providentiel écho aux "moi ou le chaos" de François Hollande. Ni l'un ni l'autre n'écoutent vraiment leurs propres cadres et experts qui vivent toujours plus mal cette arrogance et cet aveuglement.

 

Désormais - mais l'exécutif saura-t-il réagir ? - le ministre de l'Intérieur et son chef du renseignement intérieur font clairement plus partie du problème que de sa solution.

 

Merci Michel M.

LA LIBYE ET L' ACTUALITÉ !

LIBYE

L'ONU craint que Daesh ne se disperse dans tout le nord de l'Afrique

MONDE Les djihadistes, en difficulté à Syrte, fuient vers les pays alentours...

Des membres des forces loyales au gouvernement d'union nationale (GNA) libyen à l'entrée de Syrte, le 10 juin 2016. - XINHUA/SIPA

http://www.20minutes.fr/ M.C. avec AFP Publié le 19.07.2016 à 08:23 Mis à jour le 19.07.2016 à 08:23

A Syrte, ville côtière du nord de la Libye, la défaite de Daesh « semble à portée de main ». Mais c’est précisément ce qui inquiète Ban Ki-moon : dans un rapport confidentiel au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général de l’organisation redoute que les djihadistes, chassés de leur fief, ne s’implantent ailleurs en Libye ou en Afrique du nord.

« Les pressions récentes exercées contre le groupe Etat islamique en Libye pourraient inciter ses membres, y compris les combattants étrangers, à se délocaliser et à se regrouper, en cellules plus petites et plus dispersées géographiquement, à travers la Libye et dans les pays voisins », écrit le secrétaire général.

>> A lire aussi : Pour Barack Obama, la «pire erreur» de son mandat est «le manque de suivi» en Libye

2.000 à 5.000 combattants de Daesh se trouveraient à Syrte

La défaite de Daesh à Syrte, qui semble imminente, pousse de nombreux combattants à fuir vers le sud tout comme vers l’ouest et la Tunisie. « A l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude », a souligné le chef de l’ONU.

>> A lire aussi : L'armée française a effectué des vols de reconnaissance en Libye

Syrte est considérée comme l’un des principaux bastions du groupe extrémiste en dehors de la Syrie et de l’Irak. Les troupes libyennes loyalistes tentent d’en déloger Daesh depuis deux mois. Selon le rapport, 2.000 à 5.000 combattants de l’organisation djihadiste, originaires de Libye, de Tunisie, d’Algérie, d’Egypte, mais aussi du Mali, du Maroc et de la Mauritanie se trouvent à Syrte, Tripoli et Derna. Des dizaines de combattants tunisiens sont retournés dans leur pays avec l’intention de perpétrer des attentats, souligne encore le document confidentiel.

>> A lire aussi : Comment est née la rumeur d’un sniper anti-Daesh en Libye

Des fonds sont aussi envoyés à un groupe de djihadistes opérant dans le Sinaï. De plus, Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), actif au Mali et dans tout le Sahel, se procure des armes, des munitions et trouve asile en Libye. Mokhtar Belmokhtar,le chef de Al-Mourabitoune, actif dans le Sahel, voyage très facilement en Libye et le chef de Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, a une base dans le sud du pays, souligne encore le rapport.

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Libye. Deux soldats français des forces spéciales auraient

été tués

Accueil / Monde / Libye / http://www.ouest-france.fr/ - Modifié le 20/07/2016 à 01:00 | Publié le 20/07/2016 à 01:00

Un hélicoptère utilisé par les forces spéciales aurait été abattu par une milice islamiste près de Benghazi dans l'est de la Libye. | Visactu

Un hélicoptère utilisé par les forces spéciales aurait été abattu par une milice islamiste près de Benghazi dans l'est de la Libye, tuant deux soldats français membres des forces spéciales, selon Associated Press qui cite des sources officielles locales.

L'incident se serait produit dimanche dernier. La milice islamiste qui a abattu l'appareil se fait appeler la Brigade de défense de Benghazi. Elle a revendiqué son acte, précisant avoir utilisé un missile sol-air SA-7.

Selon AP, le ministère français de la Défense a refusé de confirmer l'information, indiquant qu'il ne commentait pas les informations relatives à ses forces spéciales.

Trois militaires français tués en mission en Libye

Mardi, l'agence Associated press avait rapporté que deux soldats des forces spéciales françaises étaient morts dimanche dans le crash de leur hélicoptère à Benghazi (Libye).

De la fumée au-dessus d'immeubles après des lancers de roquette des forces armées du gouvernement libyen à Sirte (Libye), le 18 juillet 2016. (MAHMUD TURKIA / AFP)

Francetv info avec AFP et Reuters Mis à jour le 20/07/2016 | 10:48, publié le 20/07/2016 | 10:31

Trois militaires français ont été tués en "service commandé", c'est-à-dire en mission, en Libye, a annoncé, mercredi 20 juillet, le ministère de la Défense. Mardi, l'agence Associated press avait rapporté que deux soldats des forces spéciales françaises étaient morts dimanche dans le crash de leur hélicoptère à Benghazi (Libye).

C'est la première fois que le ministère confirme la présence de soldats français dans ce pays. "Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déplore la perte de trois sous-officiers français décédés en service commandé en Libye", annonce le ministère.

Dans ce communiqué, Jean-Yves Le Drian "salue le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France, qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme". Le ministre a aussi adressé ses condoléances à leurs familles, mais ne précise pas les circonstances et la date de leur mort.

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Trois militaires français décédés en Libye, confirme le ministre. En opération spéciale...

http://www.bruxelles2.eu/ 20 Juil 2016

(B2) Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé le décès de trois sous-officiers français (et non deux comme annoncé dans la presse un moment) « en service commandé en Libye ». Le communiqué ne précise ni les circonstances ni le lieu ni le corps d’appartenance de ces militaires. Et, pour cause...

Ceux-ci appartiennent aux forces spéciales engagées à l’Est de la Libye aux côtés des forces de Haftar dans la lutte contre Daech et les autres islamistes radicaux. Le ministre a d’ailleurs «salu(é) le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme».

Ces trois militaires ont été semble-t-il — été tués dimanche (17 juillet), à l’est de Benghazi, quand leur hélicoptère (qui appartient aux forces de Haftar) a été atteint par un tir d’un missile Sa 7 et de fusils automatiques, selon Associated Press. Une attaque revendiquée par une milice islamiste dénommée « Defending Benghazi Brigade » poursuit l’agence de presse.

Selon certaines vraisemblances, il pourrait s’agir de militaires du service Action de la DGSE. Comme le rappelle notre confrère le Mamouth, la DGSE « agit de façon clandestine, souvent sans, mais parfois avec uniforme », là où le Commandement des opérations spéciales spécialistes des opérations commandos « porte toujours un drapeau français sur l’épaule, même en basse visibilité ». Le COS est intervenu ainsi au Mali dans les opérations face aux rebelles mais aussi pour libérer des otages détenus par les pirates somaliens.

Même si officiellement il n’y a pas de forces terrestres en Libye, la réalité est toute autre. Américains, Français, Britanniques, Italiens sont présents dans différents lieux. Et pour les Français, ce n’est pas une première dans le pays. On se souvient que des forces françaises étaient présentes, en toute discrétion, dans l’Est de la Libye, en 2011, avec les Britanniques, sur le front « est » pour assister les rebelles contre Kadhafi, avec les Egyptiens (Lire : Libye 2011. Le rôle notable de l’Egypte).

Nicolas Gros-Verheyde

Libye : le gouvernement d'union nationale accuse Paris de

"violation" du territoire

François Hollande a confirmé, mercredi, pour la première fois, la présence de soldats français sur le sol libyen.

Des Libyens manifestent contre la France le 20 juillet 2016 à Tripoli (Libye). (AFP)

Francetv info avec AFP Mis à jour le 21/07/2016 | 07:13, publié le 21/07/2016 | 06:47

La présence française est "une violation du territoire libyen". C'est ce qu'a déclaré le gouvernement libyen d'union nationale (GNA), mercredi 20 juillet, dans la soirée. Le GNA s'est exprimé dans un message sur son compte Facebook, après l'annonce par Paris dans la matinée de la mort de trois de ses militaires en Libye.

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François Hollande a confirmé, mercredi, pour la première fois, la présence de soldats français sur le sol libyen. Paris a annoncé que trois de ses militaires étaient morts dans un "accident d'hélicoptère" lors d'une mission de renseignement. Selon des sources libyennes, l'appareil aurait été pris pour cible dimanche par des islamistes équipés de systèmes sol-air portatifs.

"Rien ne justifie une intervention sans information"

Le GNA s'est dit "mécontent de l'annonce du gouvernement français concernant la présence française dans l'est de la Libye", et estime que rien ne "justifie une intervention" sans qu'il en soit informé et "sans coordination".

Il se félicite de "toute aide ou assistance offerte par les pays amis dans la guerre contre Daech [l'acronyme arabe du groupe Etat islamique], tant qu'elle intervient dans le cadre d'une demande adressée au GNA et en coordination avec le GNA".

Des manifestations contre la France

Dans le même temps, des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, dans plusieurs villes de Libye pour protester contre la présence militaire française. Des rassemblements ont notamment été organisés dans la capitale Tripoli, mais aussi à Misrata, située à 200 km à l'est de Tripoli.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des jihadistes du groupe Etat islamique.

SYRTE ( LIBYE ) BOMBARDÉE PAR LES ÉTATS-UNIS !

Libye: les États-Unis

bombardent

la ville de Syrte,

principal fief de Daech

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à
 
Des éléments de l'EI à Syrte ont déjà été la cible de tirs des forces pro-gouvernementales libyennes, le 18 juillet 2016.

Des éléments de l'EI à Syrte ont déjà été la cible de tirs des forces pro-gouvernementales libyennes, le 18 juillet 2016.

afp.com/MAHMUD TURKIA

Il s'agit des premières frappes conduites à la demande du gouvernement d'union nationale libyen, dont les forces peinent à reconquérir cette ville tenue par djihadistes de l'organisation État islamique.

L'offensive contre l'organisation État islamique ne prend pas seulement place en Irak et en Syrie. "Les premières frappes américaines contre des cibles précises de Daech ont eu lieu aujourd'hui, infligeant de lourdes pertes (aux djihadistes) à Syrte", à 450 km à l'est de Tripoli, a indiqué lundi le chef du gouvernement d'union nationale libyen (GNA), Fayez al-Sarraj dans une déclaration télévisée. 

Washington a immédiatement confirmé ces bombardements. "A la demande du GNA, les forces armées des Etats-Unis ont conduit des frappes précises contre des cibles de l'EI à Syrte", a indiqué le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans un communiqué. 

 
 

La bataille de Syrte a commencé le 9 juin

Un responsable de la Maison Blanche a expliqué pour sa part que le président Barack Obama avait "autorisé les forces armées américaines à effectuer des frappes en appui aux forces du gouvernement d'union à la demande du Premier ministre" libyen. 

LIRE AUSSI >> Comment le déclin de Daech s'est enclenché 

Les forces pro-GNA tentent de reprendre la totalité de la ville de Syrtedans laquelle elles sont entrées le 9 juin et où elles assiègent depuis les djihadistes. Elles sont ralenties par la forte résistance de l'EI qui mène des contre-attaques, notamment en perpétrant des attentats suicide. L'une des frappes de lundi a détruit un char de l'EI et une autre a visé deux véhicules de djihadistes, a souligné Peter Cook, ajoutant que les raids à Syrte "vont se poursuivre". 

Les luttes de pouvoir internes profitent aux djihadistes

Pour Fayez al-Sarraj cependant, ces frappes interviennent "dans un cadre limité dans le temps" et elles "ne dépasseront pas Syrte et sa banlieue". 

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des djihadistes de l'organisation État Islamique. Deux gouvernements se disputent le pouvoir, le GNA basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale et un cabinet parallèle installé dans l'est. 

LIRE AUSSI >> Pourquoi le déclin de Daech n'est pas forcément une bonne nouvelle 

"Nous avons demandé l'appui de la communauté internationale (...) mais nous souhaitons affirmer qu'il n'y aura aucune présence étrangère sur le sol libyen", a encore déclaré le chef du gouvernement libyen, rappelant que "toute aide doit être effectuée à la demande directe du GNA". 

La France accusée d'intervention illégitime

Faisant allusion à un récent différend avec Paris, Fayez al-Sarraj Sarraj a par ailleurs souligné qu'"aucune action ne sera tolérée au profit d'une partie non légitime, même si elle intervient dans le cadre de la lutte antiterroriste". 

Fin juillet, le GNA avait accusé la France de "violation" de son territoire, après l'annonce par Paris de la mort de trois de ses militairesqui menaient une mission de renseignement auprès des forces loyales à une autorité non reconnue par la communauté internationale. 

Entre 2000 et 5000 djihadistes en Libye

Syrte est considérée comme l'un des principaux bastions de l'EI en dehors de la Syrie et l'Irak. Il y aurait entre 2000 à 5000 combattants de l'EI dans différentes villes de Libye, selon un rapport présenté le mois dernier par le secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité. 

En novembre 2015, un bombardement américain mené par des F-15 avait tué le djihadiste irakien Abou Nabil, présenté alors par Washington comme "le plus haut responsable de l'EI en Libye".  

LA SITUATUION EN LIBYE ! ( BERNARD LUGAN )

LIBYE : Analyse de situation en Libye - Analyse de Bernard LUGAN.

Posté le vendredi 29 juillet 2016
LIBYE : Analyse de situation en Libye - Analyse de Bernard LUGAN.

Quelle belle vision stratégique, qui manque cruellement à nos politiques et, une fois de plus, l'UE montre son incompétence et son absence de vision à long terme.

Le 17 juillet, près de Benghazi, la mort en service commandé de trois militaires français (1) engagés dans une opération d’instruction-conseil auprès des forces du général Haftar démontre qu’en Libye et dans la sous-région, les intérêts de la France ne sont pas ceux de l’Union européenne.

Cette dernière est arc-boutée sur l’illusion d’une réconciliation nationale autour duGouvernement libyen d’Unité nationale (le GLUN) installé en Tripolitaine.

Tout au contraire, en Cyrénaïque, Paris aide le général Haftar à combattre les islamistes alliés aux vrais maîtres de ce même GLUN. La réalpolitique reposant sur les intérêts diplomatiques séculaires de la France est donc en contradiction avec les postures idéologiques de l’ectoplasme bruxellois.

Entre son soutien officiel au GLUN et son appui militaire au général Haftar, la France pratique donc le grand écart. Le résultat de cette position inconfortable est que le GLUN l’accuse de « violer » son territoire national quand l’UE lui reproche d’affaiblir ce même GLUN en engageant ses forces aux côtés du général Haftar.

 

Explication :

Ne nous cachons pas derrière les mots : l’UE - ainsi que la communauté internationale-, joue la carte des Frères musulmans de Misrata et des islamistes de Tripoli.

De son côté, Paris se tient aux côtés du général Khalifa Haftar et de ses alliés Egyptiens et Emiratis. Le général qui dispose de la seule véritable force militaire du pays est soutenu par l’alliance tribale de Cyrénaïque et par les tribus kadhafistes de Tripolitaine dont les Kadafdha, les Magarha et les Warfalla. 

Créé le 19 janvier 2016 et présidé par  Fayez el-Sarraj, le GLUN, fruit du mariage arrangé entre un bricolage onusien et un marchandage libyen, a pour ennemi principal, non pas l’Etat islamique, mais le général Haftar. Tout ce qui renforce ce dernier dérange donc un organisme contrôlé par les islamistes, dont ceux d’Abdelhamid Belhadj chef du GICL (Groupe islamiste de combat de la Libye), et par les Frères musulmans de Misrata.

Derrière le GLUN d’une part et derrière le général Haftar d’autre part, deux alliances s’opposent. Le premier est soutenu par la Turquie, le Qatar, les Occidentaux et l’UE ; le second l’est par l’Egypte, les Emirats arabes unis et de plus en plus clairement par l’Arabie Saoudite.

Bien qu’il ne faille pas le sous-estimer, le danger principal n’est plus l’EI. Les causes de son échec en Libye sont connues et j’ai développé ce point dans mon communiqué en date du 12 juin 2016 (2).

En résumé, si en Irak et en Syrie, l’EI a bénéficié de l’opposition entre chiites et sunnites, rien de tel n’existe en Libye où tous les musulmans sont sunnites.

De plus, en Libye, il n’existe pas de base arrière turque et la définition tribale du pays est un obstacle au califat universel prôné par l’EI. Quant aux fortes identités de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine, elles ont rendu impossible la greffe d’un mouvement composé majoritairement d’étrangers.

Voilà pourquoi l’EI s’est finalement trouvé pris au piège sur un territoire d’à peine 12 000 kilomètres carrés autour de Syrte et d’une poignée de villages.

Les principaux protagonistes sont donc aujourd’hui ailleurs qu’à Syrte. Sur le terrain, la Libye est ainsi coupée en trois ensembles :

- En Cyrénaïque, le général Khalifa Haftar dispose, non pas de milices disparates, mais d’une force militaire « organisée » car formée à partir du noyau survivant de l’ancienne armée libyenne. En février dernier, appuyées par l’Egypte et les Emirats arabes unis, ses forces ont avancé, réduisant les fiefs islamistes de Benghazi devenus autant d’isolats.

Ce sont ces derniers qu’il tente actuellement de traiter. Qu’il s’agisse de la Brigade de défense de Benghazi, de la Chambre des opérations pour la libération d’Ajdabiya, du  Conseil de la Choura révolutionnaire de Benghaziou des diverses fractions islamistes de Derna, tous ces groupuscules surarmés sont soutenus à la fois par les Frères musulmans de Misrata, par les salafistes de Tripoli et par Al Qaïda.

- En Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli armés par le Qatar et par la Turquie, ont pour principaux adversaires les milices de Zenten et les tribus alliées au général Haftar.

- Au Fezzan, Touareg et Toubou font partie de deux alliances commercialo-politiques opposées ; les seconds sont aux côtés du général Haftar quand les premiers se sont alliés aux milices de Misrata et de Tripoli.

 

En décidant d’aider le général Haftar, la France a fait un bon choix car, appuyé militairement, ce dernier est en mesure de prendre le contrôle de la Cyrénaïque et de son pétrole. Cependant, une Cyrénaïque réunifiée et débarrassée des islamistes n’acceptera pas la fiction d’un Etat libyen dominé par une Tripolitaine islamiste.

En aidant le général Haftar, Paris prend donc l’exact contre-pied de l’UE et de l’ONU dont la diplomatie a pour finalité la fiction d’une Libye unifiée autour d’un seul gouvernement. La France doit donc garder le cap et demeurer ferme face à l’UE et aux pressions internationales.

Tout ce qui affaiblirait le général Haftar favoriserait en effet  les salafistes et les Frères musulmans et constituerait un danger pour l’Egypte, fragile facteur d’ordre dans la sous-région.

 

Bernard LUGAN
http://bernardlugan.blogspot.fr

 

 

[1] L’intervention française devant être « discrète », c’est à bord d’hélicoptères libyens que nos militaires agissent alors qu’ils disposent d’appareils français fiables et équipés de contre-mesures.

[2] Pour tout ce qui concerne la question libyenne, voir mon livre
« Histoire de la Libye des origines à nos jours ».

 
Source : L’Afrique réelle

31/07/2016

EUROPE: POUR UN ÉQUILIBRE SÉCURITAIRE STOP À L' O T A N !

Général Pinatel : contre l’islamisme, s’allier à la Russie et faire disparaître l’OTAN

 
 
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russie usa erdogan isis

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Après le coup d’Etat manqué en Turquie, Erdogan se rapproche de Poutine tandis que Moscou et Washington semblent avoir trouvé un équilibre en Syrie. Pour le général Pinatel, les Etats européens devraient tenir compte de cette nouvelle donne.


Le général (2S) Jean-Bernard Pinatel est expert en géostratégie et en intelligence économique. Il tient le blog Géopolitique – Géostratégie. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, dont Carnets de guerres et de crisesaux Éditions Lavauzelle en 2014.


FIGAROVOX. – Recep Erdogan devrait rencontrer Vladimir Poutine en août dans la capitale russe. La Turquie est historiquement la base avancée du Sud de l’Alliance atlantique. Dans quelle mesure la nouvelle alliance entre Moscou et Ankara pourrait perturber l’OTAN?

Général (2S) PINATEL. – L’OTAN est une organisation issue de la Guerre froide entre l’URSS et l’Occident démocratique. Son maintien et son extension aux anciens pays de la CEI procède de la volonté des Etats-Unis de conserver ouvert le fossé entre l’Europe et la Russie. En effet si l’Europe et la Russie étaient alliées, elles leur contesteraient la primauté mondiale qu’ils ont acquise en 1990 à l’effondrement de l’URSS et qu’ils veulent conserver à tout prix. Mais la menace islamique a changé la donne. Cette menace, présente en Russie depuis les années 1990, s’est étendue à l’Europe en juin 2014 avec la proclamation du Califat par l’irakien Al Bagghadi puis récemment en Turquie quand Erdogan a dû fermer sa frontière à Daech après les attentats commis en France et les pressions que les américains ont du faire sur Ankara pour ne pas perdre le soutien de l’opinion européenne.

Dans ce contexte d’actes terroristes meurtriers, la déstabilisation du régime syrien et son remplacement par un régime plus favorable aux intérêts américains, européens, saoudiens et qataris passe au second plan face à l’urgence de maîtriser ce nouveau Califat qui menace la stabilité du Moyen-Orient et favorise la montée en puissance des partis nationalistes anti-atlantistes en Europe.

Par ailleurs, l’intervention massive et victorieuse de la Russie en septembre 2015 pour soutenir son allié syrien contraste avec les hésitations ou le double jeu des Etats-Unis qui essaient de ménager tout le monde. Ils se condamnent ainsi à une faible efficacité opérationnelle qui, finalement, inquiète leurs alliés traditionnels et les poussent à ménager la Russie. Enfin les liens et les enjeux économiques entre la Russie et la Turquie sont très importants malgré une opposition géopolitique historique .

Plus que le rapprochement entre Moscou et Ankara, ce qui fragilise cette organisation, ce sont ces récents événements. Ils font la démonstration éclatante aux yeux des Français et des Européens que l’OTAN ne sert à rien face à la menace islamique.

En revanche, la guerre efficace que même la Russie contre l’Etat islamique fait penser à de plus en plus de français et d’hommes politiques que la Russie est notre meilleur allié. Et cette évidence, acquise dans la douleur de nos 234 morts et de nos 671 blessés depuis 2012, devrait non seulement perturber l’Otan mais conduire à sa disparition ou à son europeanisation complète car son maintien en l’état ne sert que des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.

Que se passe-t-il aujourd’hui en Syrie? Russes et Américains semblent se rapprocher ou à tout le moins se coordonner davantage, notamment sur la question du Front Al-Nosra, très présent près d’Alep.

Un nouvel équilibre dans la région est-il en train de se constituer?

Dès leur intervention en septembre 2015 sur le théâtre syrien, les Russes ont proposé aux Américains de coordonner leurs frappes contre Daech et Al Nostra. Mais les Américains ont refusé car au niveau politique, Obama voulait maintenir la fiction qu’il existait encore un potentiel de forces modérées sur le territoire syrien qui n’avaient pas été absorbées ou qui ne s’étaient pas alliées à Al-Nostra et qui ainsi pourraient prétendre, un jour, à être partie prenante à la table de négociation. C’est clairement une fiction contestée non seulement par la Russie, mais par d’autres voix y compris aux Etats-Unis.

Ces experts affirment que les unités qui existent encore en Syrie servent d’interface avec Al Nostra à qui elles revendent les armes qu’elles reçoivent via la CIA.

C’est le bombardement d’une de ces bases en Syrie par la Russie, qui a eu l’habileté de prévenir les américains à l’avance pour qu’ils puissent retirer en urgence les agents de la CIA présents, qui a permis ce rapprochement opérationnel. Il est clair qu’un nouvel équilibre est en voie de se constituer au Moyen-Orient.

La Russie qui y a été historiquement présente est de retour en force. La Chine, et c’est une nouveauté, y pointe plus que son nez et la France qui y avait une position privilégiée de médiation, l’a perdue par suivisme des Etats-Unis.

Quelle pourrait être la place de l’Europe dans les relations avec ces deux grands pays que sont la Russie et la Turquie?

Peut-on imaginer un nouvel équilibre sécuritaire aux marches de l’Europe?

C’est vrai, nos portes orientales sont verrouillées par la Russie et la Turquie.

Avec la Russie nos intérêts économiques et stratégiques sont totalement complémentaires.

La France a une longue histoire d’amitié avec la Russie que symbolise à Paris le pont Alexandre III et plus récemment l’épopée de l’escadrille Normandie Niemen que le Général de Gaulle avait tenu à envoyer en Russie pour matérialiser notre alliance contre le nazisme.

Je rappelle aussi que c’est parce que l’armée allemande était épuisée par trois ans de guerre contre la Russie et la mort de 13 millions de soldats russes et de 5 millions d’allemands que le débarquement de juin 1944 a pu avoir lieu.

Ce rappel ne veut en aucun cas minimiser le rôle des Etats-Unis et le sacrifice des 185 924 soldats américains morts sur le sol européen.

Mais la volonté des Etats-Unis de restaurer un climat de Guerre froide en Europe qui se développe notamment au travers de l’OTAN ne sert que leurs intérêts et ceux des dirigeants européens qui sont soit des corrompus soit des incapables.

Avec la Turquie, c’est l’Allemagne qui a des relations historiques comparables aux nôtres avec la Russie.

La Turquie et l’Allemagne étaient des alliés au cours des deux guerres mondiales car les allemands espéraient avec leur aide couper la route du pétrole aux alliés.

Les Turcs de leur côté espéraient ainsi récupérer le contrôle du Moyen-Orient et notamment celui de l’Irak et de la Syrie.

Ce rappel historique met en évidence l’importance du couple franco-allemand pour définir une politique européenne commune face à ces deux puissances et éviter de revenir à des jeux du passé comme a semblé le faire récemment Angela Merkel avec l’affaire des réfugiés en négociant directement avec Erdogan sans se concerter avec ses partenaires européen

 

  • Par Alexis Feertchak
  • Publié

Source: Lefigaro.fr/vox

 

ET AUSSI

samedi 30 juillet 2016

François Hollande invite l’OTAN à envahir la France – encore une haute trahison !

À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’OTAN avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général de Gaulle !

Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie de du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des Etats-Unis, véritable maître de l’OTAN.

 

Le général de Gaulle dès son accession à la présidence de la République en janvier 1959 a multiplié les démarches et pris les décisions afin que la France rétablisse sa souveraineté et son indépendance, ce qui fut réalisé en mars 1966.

Le texte prévoit, s’il est adopté par le parlement, l’adhésion de la France à un protocole datant de 1952 qui définissait « le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’alliance ».

Ce protocole de 1952 induisait la présence de 28000 militaires américains qui paradaient sur notre sol 21 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Ils occupaient principalement des bases aériennes, comme à Déols près de Châteauroux, tout en narguant les autorités et la population.

Awdnews

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SYRIE: ALEP , STOP À LA MANIPULATION !

Alep: « STOP à la manipulation », par le Dr Nabil Antaki

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Arrêt sur Info a demandé au Dr Nabil Antaki, qui réside à Alep, si l’ « Appel au secours des médecins en Syrie » lancé par Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM – France) – dont fait état l’article de L’Orient Le Jour et que nous reproduisons plus bas – est partagé par les médecins syriens qui se trouvent à l’Ouest de la ville d’Alep, sous la protection de l’Etat syrien. Voici sa réponse. 

L'armée syrienne a annoncé mercredi avoir coupé toutes les voies d'approvisionnement menant aux quartiers d'Alep tenus par les rebelles et a incité leurs habitants armés à déposer les armes. /Photo d'archives/REUTERS/Hosam Katan

Photo d’archives/REUTERS/Hosam Katan


Alep: « STOP à la manipulation »

Par le Dr Nabil Antaki

NON, ce n’est pas Alep qui est assiégée par l’armée syrienne, mais les quelques quartiers à l’Est d’Alep qui ont été envahis par les groupes armés en juillet 2012.

OUI, Alep était assiégée par les terroristes depuis 4 ans et l’offensive de l’armée syrienne a justement pour but de la libérer. C’est chose en partie faite depuis jeudi 28 juillet quand l’armée syrienne a finalement chassé les groupes armés du quartier de Bani Zeid. Ces groupes ont pendant 4 ans terrorisé les habitants d’Alep en lançant quotidiennement des mortiers et des bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosifs faisant tous les jours des dizaines de tués et de blessés.

NON, les structures de santé ne sont pas visées délibérément par les bombardements aériens. Les hôpitaux cités n’existaient pas avant la guerre et donc ces lieux de soins sont, s’ils existent, installés dans des immeubles ordinaires. De plus, même de l’aveu de Médecins sans frontières (MSF), ces structures de santé n’ont pas été signalées à l’ONU, ni aux Etats-Unis, ni à la Russie.

Il faudrait aussi signaler que les immeubles abritant des structures de santé sont utilisés par les terroristes pour leur sinistre besogne: l’hôpital ophtalmologique situé à Alep-Est est le quartier général de Al Nosra pour la région d’Alep. Pourquoi ne pas mentionner les hôpitaux bombardés [dans les zones sous le contrôle de l’Etat syrien, Ndlr], incendiés ou détruits par les terroristes depuis le début du conflit.

OUI, les terroristes qui occupent Alep-Est appartiennent à Al Nosra, groupe considéré par toute la communauté internationale (Europe et USA compris) comme groupe terroriste. Il devrait être neutralisé comme Daech, ce que ne font pas les avions de la coalition internationale menée par les USA.

NON, les habitants d’Alep-Est n’ont pas peur de venir à Alep sous le contrôle de l’Etat Syrien par les couloirs humanitaires que les autorités ont ouverts pour les laisser rentrer minimisant ainsi le risque de pertes civils lors des raids ou des batailles. Au contraire, ils voudraient rejoindre les 500.000 habitants d’Alep-Est ayant déjà fui les régions d’Alep sous contrôle des terroristes pour se réfugier sous la protection de l’Etat syrien. Ce sont les rebelles-terroristes qui les empêchent de venir les gardant comme boucliers humains.

OUI, les habitants d’Alep ont souffert pendant 4 ans. Ils ont subi de nombreux blocus imposés par les terroristes et les 1.500.000 habitants d’Alep ont subi des pénuries très graves sans que personne n’en parle, ne s’indigne, ni ne proteste.

NON, l’Etat syrien et son allié russe ne veulent pas qu’il y ait des victimes civiles lors des combats. Ils ne veulent pas qu’il y ait des dommages collatéraux comme lors des bombardements français du village de Al Tokhar le 19 juillet dernier tuant 164 civils ou des bavures comme le bombardement américain de l’hôpital de Kunduz

OUI, arrêtez de manipuler l’opinion public par la désinformation. A chaque fois que les terroristes sont assiégés quelque part en Syrie, les gouvernements et médias lancent des cris d’alarme. Ils veulent soit disant éviter une prétendue catastrophe humanitaire; alors que leur vrai but est en réalité de desserrer l’étau de l’armée gouvernementale sur les terroristes.

Ces derniers n’arrêtent pas leurs tirs. Comment sont-ils donc approvisionnés en munitions et en armes alors qu’ils prétendent que les produits alimentaires et les carburants ne peuvent leur parvenir, faisant craindre le pire pour les civils?

Nabil Antaki, Alep le 29 juillet 2016

Source: http://arretsurinfo.ch/alep-stop-a-la-manipulation-par-le...

 


L'Orient-Le Jour

 

Le cri d’alarme des médecins d’Alep

TÉMOIGNAGE

L’Union des organisations de secours et soins médicaux (l’UOSSM) et ses médecins se mobilisent pour informer l’opinion publique de la catastrophe humanitaire à Alep.

Caroline HAYEK | Orient le Jour
29/07/2016
 

Hôpitaux en ruines, personnel médical sur le pied de guerre de 36 à 48 heures d’affilée, médecins qui manquent à l’appel… Dans les quartiers est d’Alep, la situation humanitaire se dégrade chaque jour davantage, alors que la population suffoque depuis que les forces du régime ont repris la route du Castello, coupant ainsi toutes possibilités de ravitaillement pour les rebelles.

En moins de 24h, quatre hôpitaux de campagne et une banque de sang d’Alep ont été pris pour cible lors de raids du régime syrien. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, les hôpitaux d’al-Bayan, al-Hakim, al-Zahra et al-Dakak ont été détruits. Ce n’est pas la première fois que Damas s’en prend à des hôpitaux. Le 15 février dernier, un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) à Maaret al-Naaman, dans le Nord syrien, avait été touché. Le ministre français des Affaires étrangères avait condamné ces attaques « délibérées » contre les structures de santé en Syrie par « l’armée ou ses soutiens », les qualifiant de « constitutives de crimes de guerre ». En mai dernier, plus de 270 personnes avaient été tuées en seulement 12 jours à Alep-Est, quatre hôpitaux ayant notamment été touchés. La mort de l’un des derniers pédiatres de la ville, Mohammad Wassim Maaz, de l’hôpital al-Qods, avait provoqué une vague d’effroi.

Depuis le début du conflit en 2011, plus de 700 médecins et personnels médicaux ont été tués lors d’attaques d’hôpitaux, selon le président de la commission d’enquête de l’Onu sur les droits de l’homme en Syrie, Paulo Pinheiro, qui s’est exprimé à Genève le 21 juin dernier.

Cette nouvelle attaque délibérée contre ces centres de soins, le week-end dernier, alors même que les 300 000 habitants sont pris au piège, viole de manière flagrante le droit international humanitaire et l’accord de cessation des hostilités. Trois hôpitaux sont désormais hors service et le quatrième, où un nourrisson est décédé, a été sérieusement endommagé. Si la manœuvre utilisée par le régime depuis le début du conflit a pour but de faire fuir les populations et de libérer la zone des civils, à Alep assiégée, l’objectif est de priver les habitants de tout pour les pousser à déposer les armes. Aucune aide internationale n’a pu entrer dans les secteurs rebelles depuis le 7 juillet.

Face à cette catastrophe sanitaire et humanitaire visant les civils, les hôpitaux et le personnel médical, des médecins et humanitaires à Alep et partout dans le monde ont lancé un appel au secours :  #SOSMedecinsAlep. L’appel au secours des médecins en Syrie. 

À travers de courtes vidéos, les derniers volontaires au service de leurs compatriotes témoignent de leur désespoir et de leur épuisement.

Certains d’entre eux vivent toujours à Alep, alors que d’autres ont exercé à Alep comme médecins humanitaires. Ils sont tous membres de l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une ONG fondée en 2011 par des médecins syriens exerçant dans les hôpitaux français, qui soutient plus de 120 hôpitaux et plus de 200 centres de santé à travers toute la Syrie.

« La situation est catastrophique », rappelle le Dr Anas Chaker, un médecin anesthésiste franco-syrien exerçant en France depuis plus de 30 ans, contacté par L’Orient-Le Jour. Il ne reste qu’un seul chirurgien vasculaire à Alep-Est. « Au Canada, il y a 13 lits dédiés aux soins intensifs pour 100 000 habitants, 20 lits pour le même nombre d’habitants aux États-Unis, et actuellement à Alep, il n’y a que 12 lits pour 300 000 habitants », déplore-t-il. Depuis près d’un an et demi, les hôpitaux et les médecins sont devenus les cibles privilégiées des aviations syrienne et russe.

« Les médecins à Alep sont submergés et déprimés. Ils sont littéralement piégés dans les hôpitaux et travaillent plus de 18 heures par jour. Avec la fermeture de l’hôpital M2, le système médical est en train d’atteindre son point de rupture », explique le Dr Aziz, chirurgien général et directeur de recherche de l’UOSSM à Alep, dans le dernier communiqué de l’ONG.

Le Dr Mohammad Chahine est dentiste dans une clinique de l’UOSSM à Alep. Il a pu rejoindre, le 13 juillet dernier, son épouse sur le point d’accoucher, en Turquie, malgré le siège de la ville entamé une semaine plus tôt. « Des médecins sont partis fêter le Fitr auprès de leur famille réfugiée en Turquie ou à la frontière, mais ils n’ont pas pu revenir à Alep », raconte le Dr Chahine contacté par téléphone. Il décrit la situation comme extrêmement tragique. « Elle était lamentable avant le siège, mais là c’est devenu pire, notamment à cause du fait que le régime cible expressément les centres de santé », déplore-t-il. Seuls quelques hôpitaux de campagne sont encore en activité, mais ils se retrouvent terriblement désarmés au vu du nombre de blessés qui affluent quotidiennement. Il y a quelques jours, un homme gravement atteint est décédé alors qu’il attendait son tour pour subir une opération chirurgicale, devant un personnel médical impuissant. « Il y a une hystérie dans la ville qui se propage à Alep. Après l’encerclement, le manque de pain, d’essence, ils ne peuvent même plus être secourus », dit-il.

Le 26 juillet, un appel de l’armée a été relayé par l’agence officielle Sana, exhortant les habitants des quartiers rebelles à « rejoindre la réconciliation nationale et chasser les mercenaires étrangers ». L’armée aurait envoyé des SMS aux habitants et aux combattants identifiant des « passages sécurisés » pour les civils désirant fuir et exhortant les rebelles à rendre les armes. Hier, Moscou est allée dans le même sens en déclarant que 4 corridors allaient être ouverts. Mais la crainte et l’angoisse persistent au sein de la population. « Les gens ont très peur et ils vont certainement refuser d’aller côté régime », estime le Dr Chahine. Des habitants, contactés via Facebook, confient que « les civils n’ont pas confiance en ce régime et ne seraient pas prêts à quitter ainsi la ville », affirme l’un d’entre eux.

Le silence assourdissant de la communauté internationale laisse les habitants d’Alep et ses médecins en plein désarroi. « La réponse de la communauté internationale est inexistante face à cette catastrophe, dans des conditions où les hôpitaux sont visés systématiquement, ce qui est du jamais-vu », interpelle le Dr Chaker. Même exaspération du côté du Dr Chahine, qui estime que cela fait cinq ans qu’on entend parler d’une action de la communauté internationale mais que rien ne vient. Une fois que son enfant sera né, il assure vouloir retourner aider les siens, à Alep.

Caroline HAYEK | OLJ | 29/07/2016

Source: http://www.lorientlejour.com/article/999023/le-cri-dalarm...

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BRETAGNE: FÊTE CHAMPÊTRE DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS !

 

MILITAIRES, ANCIENS MILITAIRE ET AMIS (ES ) ! 

VOUS ÊTES ATTENDUS (ES) ! VENEZ NOMBREUX !

 

 

Bretagne

Il ne faut pas préparer la poêle avant d’avoir le poisson.  

 

Le CNC 35/Bretagne se réunira le Dimanche 11 septembre 2016 pour sa XIVème  Kermesse. 

 

A partir de 10h30 au lieu- dit 

 

"LE CHESNAIS"
35230 NOYAL- CHATILLON (à 4kms de VERN, 3kms de la rocade Sud de RENNES).

 

 

 

 

 Accueil  et   Montée Couleurs

10H30 11H00 

 

 Repas

12H30 

 

Fête champêtre 

15H00  

 

Descente des Couleurs,

 18H00 

 


Cérémonie avec les portes drapeaux et
Jeanne d’Arc-

 Remise de médailles 

 

La poussière - Repas 

Kermesse - Récompenses 

 

Descente des couleurs 

 

 

En venant de PARIS prendre Direction ANGERS au 4° Rond-point (4 kms) Dir. NOYAL- CHATILLON 1° Sortie à droite, Rond-point suivant 1° Sortie à droite Dira. RENNES, Rond-point à 100M 2° Sortie à droite à 200M ARRIVEE à droite.


En venant de NANTES Sortie NOYAL-CHATILLON au Rond- point (Super U à gauche) 3° Sortie à droite Dir. RENNES, Rond-point suivant 2° Sortie à droite à 200M ARRIVEE à droite. En venant de RENNES passer au dessus de la rocade après les Pompiers continuer vers NOYAL-CHATILLON ralentir en apercevant le clocher, c’est à gauche à la hauteur d’un poteau électrique isolé à droite de la chaussée ou sortie NOYAL-CHATILLON en direction de NANTES. 

 

Vous pouvez inviter la famille et des Amis à la cérémonie, au repas et/ ou à la KERMESSE. 06 17 64 19 60 ou 02 99 00 49 50 madore.michel@sfr.fr 

 

 

 

....................................................................................................................................

COUPON REPONSE A RETOURNER, avant le Lundi 5 Septembre 2016 à : Michel MADORÉ, 46 Rue de Châteaubriant , 35770 VERN SUR SEICHE

 

Chèque à l’ordre du CNC 35. 

 

Monsieur, Madame : ____________________________________________________

Assisteront 

N’assisteront pas


à la fête du CNC 35/Bretagne le Dimanche 11 Septembre 2016 à le CHESNAIS

 

 

 

 

 

Nombre de personnes :.................. X 25€ = Nombre de personnes (- 12 ans)...... X 12€ =

 

*Combien à la Kermesse uniquement ?:

* Hôtellerie me contacter : 02.99.00.49.50 ou 06.17.64.19.60. madore.michel@sfr.fr