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17/01/2017

BARAK OBAMA COMPLICE DE L"' ÉTAT ISLAMIQUE ??? TRIBUNE LIBRE !

SYRIE : OBAMA ÉTAIT COMPLICE DE L’ETAT ISLAMIQUE !

(par l’Imprécateur)


Obama est parti. Le prix Nobel de la paix devrait lui être retiré car ce dirigeant américain porte une responsabilité énorme dans la guerre qui déchire encore la Syrie.

Est-ce l’approche de son départ qui a commencé à libérer les langues, notamment celle de John Kerry ?

L’Histoire répondra peut-être à cette question quand on saura le rôle sinistre qu’Obama y a joué avec sa comparse Hillary Clinton, celle dont la diffusion des mails par les réseaux sociaux – peut-être alimentée par les Russes – fait scandale mais, bizarrement, pas leur contenu.

Tout démarre de la publication par le New York Times, le 30 septembre 2016, des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne.

Rien de scandaleux dans les propos tenus par John Kerry. Il explique aux Syriens le comportement de l’administration américaine.  

Les Syriens ne comprennent pas ses hésitations et ses manquements aux promesses d’aide données, John Kerry semble au contraire chercher à justifier son administration. Il en est le chef, cela semble on ne peut plus normal.
Sauf que…

Le New York Times est un journal qui a soutenu les Démocrates, Obama, Clinton et Kerry,  il n’a publié que des extraits, pas l’intégralité de l’enregistrement.

Les extraits choisis laissent entendre que le département d’État ne peut plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition syrienne et lui demandent de se tourner vers d’autres sponsors. « Sponsors », drôle de mot pour parler du financement de la guerre !

L’enregistrement complet a été publié dans sa version complète de 36 minutes le 1er janvier 2017 par The Last Refuge*. La conversation entre Kerry et les membres de « l’opposition » syrienne a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser Bachar el Assad et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et leur donner le pouvoir en Syrie.

Le message est clair : « Trump arrive au pouvoir, les Etats-Unis vont abandonner la coalition franco-arabo-etc. qui combattait Assad au premier chef (et Daesh accessoirement), les Etats-Unis abandonnent le combat en Syrie, débrouillez-vous ».

C’est un peu long, 37 minutes. Voici la version courte, 2 minutes :

Croyez-vous que Le Monde, Libération, L’Obs ou L’Express qui dénoncent si volontiers les sites de réinformation auraient publié une nouvelle de cette importance ?
Non, ils ont couvert en revanche avec dévotion de déplacement de feu Hollande en Irak.

On comprend d’ailleurs maintenant pourquoi Hollande est allé en Irak et pas en Syrie, la Syrie, c’est fini-n-i-ni.

Mais il y a plus grave, car, après tout, si la paix actuelle obtenue par Poutine peut durer et aboutir à la pacification de la Syrie, tant mieux. Par contre, ce que l’on apprend de la bouche de John Kerry, successeur de Hillary Clinton à la tête du Département d’Etat du président démocrate Obama est sidérant :

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État :

– confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne était de renverser le gouvernement légal de Bachar el Assad. 

– confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser la République arabe syrienne, ce qui aurait évité aux Etats-Unis de se salir les mains. 

– confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes.

Autrement dit, nos militaires tués en Syrie, peu nombreux heureusement, et les 240 morts des attentats revendiqués par les suppôts de l’Etat Islamique en France sont à mettre au bilan de Barak Obama, prix Nobel de la Paix et président des Etats Unis.


Car, sans l’Etat Islamique pour les inspirer ou les ordonner, on peut penser que ces carnages n’auraient pas eu lieu.

Nous, blogs de réinformation, nous nous en doutions, mais nous manquions de preuves ce qui permettait à la presse mainstream de nous traiter de complotistes, hoaxeurs et autres amabilités orwelliennes.

Mais qui croira que le gouvernement français, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères et celui des Armées avec les Services du renseignement politique, civil et militaire à leur botte l’ignoraient ?

Déjà, en août 2014, Barak Obama déclare dans une conférence de presse qu’il « n’a pas de stratégie » contre l’Etat Islamique. Pourtant, selon l’Agence Reuters, c’est dès août 2012 ** qu’il a autorisé la CIA et d’autres agences à intervenir en Syrie pour renverser Bacchar el Assad.

 

Pas de stratégie ! Aveu ahurissant d’un président qui au même moment envoie ses avions bombarder la Syrie et entraine dans une « coalition » où il mêle pour les lier à son mensonge des pays disparates, pour ne pas dire opposés dans leurs intérêts syriens, de l’Arabie saoudite wahabite et salafiste, commanditaire du terrorisme international, à l’innocent Danemark, en passant par les faux-culs français et allemands.

 

Et si de nombreux pays de l’OTAN sont dans la coalition, ce n’est pas non plus pour éradiquer l’intégrisme islamique de l’Etat du même nom, mais pour les amener à contrer l’influence russe et iranienne qui, en 2014, commence à pointer son nez dans les affaires américaines en Syrie.

Admettons qu’au début le souhait d’Obama était seulement de pousser Assad à partir pour permettre un « printemps » syrien islamiste à la botte de l’Arabie saoudite et du Qatar.

 Ces deux pays sont désireux de contrôler la production syrienne de pétrole et de gaz et construire le pipe-line irako-syrien qui permettrait à l’Arabie d’exporter son pétrole via la Méditerranée plutôt que de le faire transiter par tankers via le détroit d’Ormuz contrôlé par les Iraniens et le canal de Suez contrôlé par les Egyptiens.

Mais Assad résiste. Obama, conseillé par les Clinton, voit dans le calife Abou Bakr el Bagdadi qui démarre son Etat islamique, le moyen de lui faire faire le travail sans impliquer trop l’armée américaine. Il laisse les Saoudiens financer l’Etat Islamique et l’armer.

Accessoirement, les avions américains bombardent « par erreur » quelques convois de l’armée syrienne légale qui attaquaient des positions djihadistes islamiques. 

Assad reçoit alors le soutien militaire très efficace de Poutine qui veut non seulement conserver sa base militaire de Tartous sur la côte syrienne de la Méditerranée, mais s’est allié à la Turquie pour avoir le libre passage dans les Dardanelles, négocie avec le général libyen Haftar à Moscou pour avoir une base en Libye et avec le roi Hassan au Maroc pour obtenir le passage libre à Gibraltar.

 

Autrement dit, Poutine pourrait circuler tanquillement de la Mer Noire à l’Atlantique par la Méditerranée pour contrer l’encerclement de la Russie par le Nord-Ouest auquel procède la belliqueuse OTAN qui envoie actuellement ses chars et ses troupes en Pologne.

Et cela sous les yeux médusés de la France dont le plan Sarkozy de grande Méditerranée sous contrôle français a été bousillé par Hollande.

L’aide militaire américaine à l’Etat Islamique et à Al-Qaida-El-Nosra a été confortée par une aide médicale et en formation du personnel djihadiste de l’EI par diverses ONG et les fameux « casques blancs », une pseudo ONG sanitaire truffée d’agents de renseignement payés par les Américains et les Britanniques.


Son « action admirable » était vantée par la presse mainstream et les télés françaises. Kerry parle à ce sujet de « Responsabilité de protéger***.

Et ce n’est pas tout : l’ex-candidat à la présidence John Mc Cain et l’équipe de la CIA au sein du parti républicain, ceux qui ont monté en 2016 le mouvement « Never Trump » étaient d’accord avec Obama pour soutenir l’Etat islamique dès 2012.

Le deuxième à partir de la gauche (celui que l’on voit à peine) est Abou Bakr al Bahdadi, le premier à gauche est Abu Mosa, le chargé de la communication de l’Etat islamique. Abu Mosa a été tué depuis. Il y a eu un certain scepticisme quant la présence d’al-Baghdadi lui-même, et le sénateur John McCain a fortement réfuté cette affirmation. 

Cependant, The Last Refuge qui a enquêté sur cette photo a montré qu’il y a beaucoup plus d’éléments pour prouver que c’est bien Al Baghdadi qui est derrière Mc Cain que pour prouver le contraire.

Mc Cain s’est rendu en Syrie en 2012, officiellement pour rencontrer ceux qu’il proclamait, comme Laurent Fabius, être « les modérés de l’Armée Syrienne Libre » voulant un état démocratique et laïc. En fait la majorité des troupes de l’ASL, une fois armées et formées par les Etats-Unis et la France, s’est ralliée à l’Etat Islamique, la minorité ayant rallié Al Qaïda dont les chefs proclamaient déjà:

« Le but est d’établir un Etat islamique et non pas un Etat syrien » ( déclaration de Abu Khuder, chef de l’ASL à l’époque).
On comprend pourquoi Mc Cain s’est montré aussi hostile à Trump ! Trump va avoir un sacré ménage à faire !

Source:  L’Imprécateur    http://www.minurne.org/?p=9467

 

* The Last Refuge est un site conservateur américain, comme son adresse mail l’indique : TheLastRefuge@reagan.com

 

** 2012: WASHINGTON, Aug 1 (dépêche Reuters) – Le président Barack Obama a signé un ordre secret (l’ordre 1730712, n d l a) autorisant US soutien aux rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad et son gouvernement. Cliquez sur WASHINGTON pour avoir la référence

*** Lire sur ce sujet : http://21stcenturywire.com/2016/10/01/diplomatic-frauds-kerry-power-kirby-lying-and-shilling-for-body-bags-and-war-in-syria/

RÉVOLUTION POURPRE , LES TROUPES US À LA FRONTIÈRE RUSSE .....

Révolution pourpre – Les troupes U.S. à la frontière Russe pour tenter de déclencher une guerre avant l’Inauguration

 

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Comme je vous l’ai expliqué ( « Révolution pourpre » – Un nouveau document explosif sur le « piratage » Russe fait trembler l’Amérique : Trump compare son traitement médiatique à « l’Allemagne nazie », le Kremlin dénonce une « falsification totale » … et Comment l’establishment américain utilise les fake news pour faire tomber Trump) , l’establishment des élites fera tout pour déstabiliser les US et Trump et empêcher l’intronisation de ce dernier .    En tentant de déclencher une guerre . 

D’abord, un Important déploiement de chars américains à lieu en Pologne :

Un important convoi de véhicules blindés américains est entré jeudi en Pologne, un des plus grands déploiements des forces américaines en Europe depuis la guerre froide, opération aussitôt dénoncée par Moscou

La présence par rotation de l’unité en question en Pologne, mais aussi dans les pays baltes, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, doit renforcer la sécurité de la région, inquiète du comportement de la Russie.

 

Ensuite c’est Confirmé un démocrate républicain « Inconnu » a été payé pour établir le Rapport Anti Trump, l’élite Anglo sionniste a utilisé le MI 6 relayé par un traître à la nation US (« inconnu ») qui n’est personne d’autre que John McCain (Mac Cain qui avait juré avec Graham d’écraser la Russie : « 2017 sera l’année de l’offensive contre Poutine ») ,

Mac Cain ne fait pas parti de l’intelligence US (qui a tout de même été infiltrée par les élites, créant un schisme interne entre les patriotes largement majoritaires pour le moment,  et les mondialistes)  mais de l’establishment (c’est à dire le monde politico médiatique étasunien, cf lien) , selon Zero Hedge  :

Ayant appris précédemment à la fois l’ identité de l’ancien officier de renseignement britannique qui a compilé le « dossier de Trump », révélé par le WSJ plus tôt cette semaine qui est un ancien agent du MI-6  ,Christopher Steele, actuellement directeur d’Orbis Business Intelligence basé à Londres , et que John McCain était la personne qui a présenté le rapport au FBI, une question demeure: qui a commandé le rapport original concernant la campagne interminable quant à Donald Trump. (il est évident que c’est l’élite, ndlr)

 

Mais cela ne marchera pas . Le peuple américain a fait son choix, et rien ne pourra l’arrêter . Trump sera investi sans heurts. L’élite et son establishment ont d’ores et déjà échoué .

Le Maïdan étasunien fixé au jour d’inauguration de Trump ?

Tout a commencé par un article publié par CNN intitulé « Intel chiefs presented Trump with claims of Russian efforts to compromise him [Les chefs du renseignement ont présenté à Trump les allégations à propos d’efforts russes visant à le compromettre] », qui affirmait :

Des documents classifiés présentés la semaine dernière au président Obama et au président élu Trump comprenaient des allégations que des agents russes affirment avoir des informations personnelles et financières compromettantes sur M. Trump, selon ce qu’ont dit de nombreux responsables officiels américains ayant une connaissance directe des réunions d’information à CNN.

Ces allégations ont été présentées dans un résumé de deux pages annexé à un rapport sur l’interférence russe dans l’élection de 2016.

Les allégations venaient, d’une part, de notes compilées par un ancien agent secret britannique, dont les responsables du renseignement étasunien considèrent le travail passé comme crédible […]

 

Le résumé de deux pages contenait aussi des allégations qu’il y a eu un échange continu d’informations pendant la campagne entre les suppléants de Trump et des intermédiaires du gouvernement russe, selon deux responsables de la sécurité nationale.

 

Le site internet Buzzfeed a publié ensuite le document complet.

Lorsque j’ai lu le document, ma première intention était de le démonter phrase par phrase. Je n’ai cependant pas le temps de le faire et, franchement, ce n’est pas nécessaire.

 

Je vous fournirai seulement suffisamment de preuves simples et directes que c’est un faux. Voici quelques éléments de preuve :

  1. Le document n’a pas d’en-tête, pas d’identification, pas de date, rien. Pour beaucoup de bonnes raisons techniques et même juridiques, les documents sensibles du renseignement sont créés avec beaucoup d’informations de suivi et d’identification. Par exemple, un tel document porterait généralement une référence à l’unité qui l’a produit ou une combinaison de chiffres et de lettres indiquant la fiabilité de la source et de l’information qu’il contient.
  2. La classification CONFIDENTIEL / SOURCE SENSIBLE est une plaisanterie. Si c’était un vrai document, son niveau de classification serait beaucoup, beaucoup plus élevé que « confidentiel » et, comme la plupart des documents du renseignement viennent de sources sensibles, il n’est pas nécessaire de le spécifier.
  3. L’affirmation que « Le dossier est contrôlé par le porte-parole du Kremlin, PESKOV, directement sur les ordres de POUTINE » est tout à fait risible. À l’évidence, l’auteur de ce faux n’a aucune idée de la manière dont travaillent les services de renseignement et de sécurité russes (indice : le porte-parole du président n’a aucune implication dans quoi que ce soit).
  4. À la page 2, il y a une autre phrase hilarante : « exploiter l’obsession personnelle et la perversion sexuelle de TRUMP dans le but d’obtenir un « kompromat » adéquat (du matériel compromettant) sur lui. Personne, dans un véritable document du renseignement, ne se donnerait la peine de préciser ce que le mot « kompromat » signifie, puisque tant en russe qu’en anglais c’est évidemment la combinaison des mots « compromettant » et « matériel ». N’importe quel officier de renseignement occidental, même très jeune, connaîtrait ce mot, ne serait-ce qu’à cause des nombreux livres d’espionnage du temps de la Guerre froide écrits sur les techniques de piégeage du KGB.
  5. Le document parle de « source A », « source B », en suivant l’alphabet. Maintenant posez-vous une simple question : que se passe-t-il après que la « source Z » a été utilisée ? Une agence de renseignement peut-elle travailler avec un bassin potentiel de sources limité à 26 ?
  6. Ce n’est évidemment pas de cette manière que les agences de renseignement classent leurs sources.

Je m’arrêterai là et suggérerai qu’il est amplement prouvé que c’est un faux brut produit par des amateurs qui n’ont aucune idée de ce dont ils parlent.

Cela ne rend pas ce document moins dangereux, cependant.

Premièrement, c’est l’élément vraiment crucial, il y a plus qu’assez ici pour destituer Trump pour de nombreuses raisons à la fois politiques et juridiques. Permettez-moi de le répéter encore une fois : c’est une tentative d’éliminer Trump de la Maison Blanche. C’est un coup d’État politique. (une tentative … ndlr)

Deuxièmement, ce document salit tous ceux qui sont impliqués : Trump lui-même, bien sûr, mais aussi les méchants Russes et leurs affreuses techniques machiavéliques.

Trump est ainsi « confirmé » comme un pervers sexuel qui aime embaucher des prostituées pour uriner sur lui.

Quant aux Russes, ils sont fondamentalement accusés d’essayer de recruter le président des États-Unis comme agent de leurs services de sécurité.

`Cela ferait de Trump un traître, d’ailleurs.

Troisièmement, en une petite semaine nous sommes passés d’allégations de « piratage russe » à « avoir un traître qui siège à la Maison Blanche ». 

Nous ne pouvons que nous attendre à ce qu’un prochain tsunami d’affirmations de ce genre continuent et deviennent de pire en pire chaque jour. Il est intéressant que Buzzfeed ait déjà anticipé l’accusation que c’est une campagne contre Trump visant à le salir et le diaboliser en écrivant : « Maintenant, BuzzFeed News publie le document complet, pour que les Américains puissent se faire leur propre opinion sur les allégations à propos du président élu qui ont circulé aux plus hauts niveaux du gouvernement étasunien », comme si la plupart des Américains avaient l’expertise nécessaire pour détecter immédiatement que ce document est un faux grossier !

(exactement ce que je vous ai expliqué de ce papier qu’il faut bien lire)

Quatrièmement, à moins que tous les responsables qui ont informé Trump sortent et nient que ce faux était une partie de leurs réunions d’information avec Trump,

il apparaîtra que ce document a l’imprimatur officiel des hauts responsables du renseignement américain et que cela leur donne une autorité légale probante.

Cela signifie de facto que les « experts » ont évalué ce document et l’ont certifié « crédible »même avant toute procédure devant les tribunaux ou, pire, devant le Congrès. J’espère que Trump a eu la prévoyance d’enregistrer en audio et vidéo cette réunion avec les chefs du renseignement et qu’il est maintenant en mesure de les menacer d’action en justice s’ils agissent d’une façon contredisant leur comportement devant lui.

Cinquièmement, le fait que CNN ait été impliqué dans tout cela est un facteur essentiel. Certains d’entre nous, y compris votre serviteur, ont été choqués et dégoûtés lorsque le Washington Post a publié une liste de 200 sites internet dénoncés comme « propageant de fausses nouvelles » et de la « propagande russe », mais ce que CNN a fait en publiant cet article est infiniment pire : c’est une attaque sordide et politique contre le président élu au niveau mondial (la BCC et d’autres publient déjà la même merde).

Cela confirme de nouveau qu’on ne prend plus de gants et que la presse sioniste est en état de guerre totale contre Donald Trump.

Tout ce qui figure ci-dessus confirme ce que j’ai dit ces dernières semaines : si jamais Trump parvient à entrer à la Maison Blanche (j’écris « si » parce que je pense que les néocons sont parfaitement capables de l’assassiner), sa première priorité devrait être de sévir impitoyablement, aussi durement qu’il le peut légalement contre ceux dans l’« Establishment » américain (ce qui comprend les médias) qui lui ont maintenant déclaré la guerre. Je suis désolé de le dire, mais ce sera soit lui soit eux – l’une des parties ici sera écrasée.

 

Aparté

Pour ceux qui se demandent ce que j’entends par « sévir », je résumerai ici ce que j’ai écrit ailleurs : la meilleure manière de le faire est de nommer un directeur du FBI hyper loyal et déterminé et de lui faire savoir qu’il doit mener des enquêtes sur des accusations de corruption, abus de pouvoir, conspiration, entrave à la justice et tous les autres types de comportement qui se perpétuent au Congrès, dans la communauté du renseignement (où il existe quand même un petit schisme, elle a été infiltré par les élites), le monde bancaire et les médias. Traiter les néocons comme Poutine l’a fait avec les oligarques russes et comme les États-Unis l’ont fait avec Al Capone – les attraper sur l’évasion fiscale. Pas besoin d’ouvrir des goulags ou de tirer sur les gens lorsque vous pouvez les attraper tous sur ce qui est leur comportement quotidien normal.

 

J’espère sincèrement me tromper et j’admets que c’est possible, mais je ne sens pas dans mes tripes que Trump a ce qu’il faut pour frapper suffisamment fort ceux qui utilisent toutes les affreuses méthodes imaginables pour l’empêcher de faire quelque chose à la Maison Blanche, ou obtenir sa destitution s’il essaie de tenir ses promesses de campagne.

Je ne peux pas le lui reprocher non plus : l’ennemi a infiltré tous les niveaux du pouvoir dans le système politique des États-Unis et il y a un signe puissant qu’ils sont même présents dans l’entourage immédiat de Trump. Poutine a pu faire ce qu’il a fait parce qu’il était un officier du renseignement à la volonté de fer et hautement qualifié.

Trump n’est qu’un homme d’affaires dont la meilleure « formation » pour faire face à ce genre de gens serait probablement son exposition à la foule à New York. Sera-ce suffisant pour lui permettre de l’emporter sur les néocons ? J’en doute, mais je l’espère.

 

Comme je l’ai prédit avant l’élection, les États-Unis sont une des pire crise de leur Histoire. Nous entrons dans des temps extrêmement dangereux.

Si le danger d’une guerre thermonucléaire entre la Russie et les États-Unis avait considérablement reculé avec l’élection de Trump, la guerre totale des néocons contre lui fait peser un risque très grave sur les États-Unis, y compris la guerre civile (si le Congrès contrôlé par les néocons destituait Trump, je crois que des soulèvements se produiraient spontanément, en particulier dans le Sud, et surtout en Floride et au Texas).

 

Au risque de paraître exagérer je dirai que ce qui se passe maintenant met l’existence même des États-Unis en danger, presque indépendamment de ce que Trump fera personnellement.

 

Quoique nous puissions penser de Trump comme personne et de son potentiel comme président, ce qui est certain est que des millions de patriotes américains ont voté pour lui pour « drainer le marais », virer la ploutocratie basée à Washington et restaurer ce qu’ils voient comme les valeurs américaines fondamentales.

 

Si les néocons manigancent maintenant un coup d’État contre Trump, je prédis que ces millions d’Américains se tourneront vers la violence pour protéger ce qu’ils considèrent comme leur mode de vie, leurs valeurs et leur pays. En dépit de l’image que Hollywood aime à donner d’eux, la plupart des Américains sont des gens pacifiques et non violents, mais s’ils sont poussés trop loin, ils n’hésiteront pas et saisiront leurs fusils pour se défendre, en particulier s’ils perdent tout espoir en leur démocratie. Et je ne parle pas seulement des péquenauds armés, ici, je parle des autorités locales, étatiques et des comtés, qui se soucient beaucoup plus de ce que leurs concitoyens locaux pensent et disent que ceux de Washington.

Si un coup d’État est organisé contre Trump et si quelque prétendant à la présidence, du genre Hillary ou McCain, donne l’ordre à la Garde nationale ou même à l’armée américains de briser une insurrection locale, nous pourrions voir ce que nous avons vu en Russie en 1991 : un refus catégorique des services de sécurité de tirer sur leur propre peuple.

C’est le plus grand et l’ultime danger pour les néocons : le risque, s’ils donnent l’ordre de réprimer la population, est que la police, les services de sécurité et l’armée puissent tout simplement refuser d’obtempérer. Si cela a pu se passer dans le « pays contrôlé par le KGB » (pour utiliser un cliché de la Guerre froide), cela peut aussi arriver aux États-Unis.

J’espère vraiment me tromper et que cette récente attaque contre Trump est le dernier « vivat » des néocons avant qu’ils renoncent enfin et s’en aillent. J’espère que tout ce que j’ai écrit plus haut est l’expression de ma paranoïa.

 

Mais, comme on dit : « Ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que personne n’en a après vous. »

Donc s’il vous plaît, dites-moi que je me trompe !

The Saker

16/01/2017

REPAS PATRIOTIQUE DU PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE

Résister, c' est gagner !

 

LE PARTI DE LA FRANCE ET LES LÉGISLATIVES 2017 EN BRETAGNE !


En présence de Carl LANG Président du Parti de la France et de Laurent de saint Afrique Directeur de cabinet de Jean-Marie LE PEN !

 

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Le Samedi 28 Janvier 2017 à 12h 15


Nos amis (es) de la Droite Nationale et Patriotique sont les bienvenus !


Présentation des candidats aux Législatives à la presse !

Seuls les Délégués , Élus et candidats seront acceptés à la Conférence de presse !

 

 

Déjà de nombreuses réservations des membres des Comités Jeanne et du PDF / BRETAGNE!

 

 

Vous êtes conviés a venir nombreux !

Cette réunion aura lieu dans le Morbihan !

 

L' adresse vous sera fournie dés que votre réservation sera prise en compte ! !

 

ATTENTION: Il reste encore quelques places ! Dernier délai Vendredi 20 janvier !

Réservez dés maintenant seul les Chèques font offices de Réservation !!!

 

 

Le service de Sécurité du Parti de la France( S E P ) protégera avec professionnalisme cette réunion !

 

 

Parking assuré et sécurisé !

 

 


La Réunion et le repas est fixé à 25 Euros tout compris !

 

Pour tous Renseignements ET Réservations :

Mr Jean-Paul FÉLIX Délégué du Parti de la France du Morbihan

Tèl: 06 85 71 98 79

OU

06 63 20 72 94

 

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Pour nous l' année 2017 sera décisive !


Beaucoup de Banques refusent des prêts aux candidats nationaux , donc nous faisons avec nos propres forces et pour c' est pour cela que je fais appel à votre générosité !

 

Aidez les candidats aux Élections législatives en faisant un Don : 10,20,30,50 e et plus !

 

Au delà les sommes seront déductible de vos impôts 2017 ! En faire la demande !

 

Adressé au mandataire financier du Parti de la France : Mme Myriam Baeckeroot


6 Allée des Templiers


78880 Saint-Nom la Bretèche

 

Courriel myriam.baeckroot@orange.fr

 

 

 

 

Le PDF / Bretagne est sur le terrain " Collages ect....

 

Habitant du Morbihan ou même simplement de Bretagne !

 

Un groupe militant depuis plus d'un an, vous annonce qu'il recrute à bras ouvert.

 

Toute personne ayant le Parti de la France ou la Dissidence Française en alliés commun est la bienvenue parmi nous.

 

Prenez contact moi. mathri1980@gmail.com

 

 

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A VOIR:

 

BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/
I
Blog: http://pdfjeunesbretagne.over-blog.com/


Mail : pdfbretagne@orange.fr

 

15/01/2017

LES ÉTATS-UNIS ET LES COLONIES ISRAÊLIENNES .....

Norman Finkelstein : Les Etats-Unis reconnaissent que les colonies israéliennes constituent un crime de guerre.

 

 

Norman Finkelstein sur la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies

Sources : http://normanfinkelstein.com/2017/01/04/norman-finkelstein-on-the-un-security-council-resolution-2334, http://mondoweiss.net/2017/01/breathtaking-settlements-finkelstein

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr


Durant un vote retentissant à l’ONU, Obama a changé sa politique sur les colonies israéliennes, les considérant comme un crime de guerre – Finkelstein

Philip Weiss, le 4 janvier 2017

Durant les fêtes de fin d’année, j’ai eu deux conversations téléphoniques avec Norman Finkelstein au sujet de la résolution historique 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 23 décembre, qui qualifiait les colonies israéliennes de violations flagrantes du droit international. La transcription est légèrement raccourcie.

Philip Weiss : Dites-moi ce que vous pensez de la résolution.

Norman Finkelstein : Tout d’abord, en parlant strictement du texte de la résolution et non de sa résonance ou de son importance politiques (sur lesquelles je vais revenir), c’est une assez bonne résolution et nous devrions être clairs à ce sujet. Et textuellement, je la compterais comme une victoire. Pour les raisons suivantes.

Premièrement, le texte commence par réaffirmer explicitement le principe de « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force ».

C’est un fait important pour la raison suivante. Lorsque cette déclaration a été inscrite dans le préambule de la résolution 242 des Nations Unies [en novembre 1967], Israël a farouchement protesté contre l’inclusion de ce principe, reconnaissant qu’il anticipait une révision territoriale, ce qui signifiait qu’Israël allait devoir rendre chaque pouce de territoire acquis par la force.

Israël a plus tard obtenu une sorte de compensation avec la suppression de l’article défini « les » devant « territoires » dans le texte de la résolution [la phrase « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés dans le récent conflit » est devenue « retrait des forces armées israéliennes de territoires occupés dans le récent conflit »]. Israël a réussi à déplacer tout le débat pendant plusieurs décennies, en se concentrant exclusivement sur la suppression de l’article défini. Et ce sont les États arabes qui ont toujours insisté sur le fait qu’il fallait également considérer le préambule qui établissait l’inadmissibilité de l’acquisition du territoire par la force.

L’argument avancé par Israël était que le paragraphe du préambule qui faisait référence à l’inadmissibilité de l’acquisition du territoire par la force n’était pas aussi important que le paragraphe contraignant [« le retrait des forces armées israéliennes de territoires… »].

Dans cette nouvelle résolution, est déclarée, conformément au droit international, « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force », et c’est donc une forte réaffirmation de ce principe.

Celle-ci vient directement en tête de la résolution 2334. Fait intéressant, elle n’est même pas balancée comme l’était la résolution 242 originelle. La résolution 242 comporte deux déclarations en préambule. L’une concernait l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force, et l’autre le droit des États de vivre en paix avec leurs voisins. Cela a été concédé pour Israël. Ils ne l’ont pas mentionné cette fois-ci. Ils ont simplement mentionné la clause d’inadmissibilité.

Ce texte est important pour une autre raison. [L’ambassadeur israélien] Ron Dermer a proclamé partout que « nous savons qui a rédigé cette résolution, cette résolution a clairement été écrite par un Etat occidental », justifiant la remarque [du Premier ministre israélien] Netanyahu selon laquelle tout cela aurait été concocté par les États-Unis. Ce n’est clairement pas le cas.

Les États-Unis ne partent pas de la clause d’inadmissibilité. Comme l’indique clairement le discours de John Kerry, il considère déjà que tout le territoire du côté Est du mur appartient à Israël, ce qui contredit manifestement la clause d’inadmissibilité. Ce n’était donc pas une résolution occidentale.

Ce qui est occidental dans la résolution est la partie sur le terrorisme, l’os jeté aux États-Unis pour les amener à s’abstenir.

Le quatrième paragraphe est également très fort parce qu’il condamne non seulement « toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est », et il mentionne également explicitement les colonies [« y compris… la construction et l’expansion de colonies, le transfert de colons israéliens, la confiscation de terres, la démolition de maisons et le déplacement de civils palestiniens, en violation du droit international humanitaire et des résolutions concernées »]. C’était important parce que c’était le nœud de discorde dans l’accord d’Oslo. L’accord d’Oslo stipulait que vous ne pouviez pas modifier le caractère démographique mais il ne mentionnait pas explicitement la construction de nouvelles colonies.

Donc en termes légaux, c’est clairement une amélioration par rapport à l’accord d’Oslo. Vous vous souvenez peut-être qu’à l’époque, des gens comme Haider Abdel-Shafi ont refusé de soutenir Oslo parce que cet accord ne disait rien au sujet des colonies. Ici, vous n’avez pas seulement le fait d’ « altérer la composition démographique, le caractère et le statut » [de la Palestine], mais aussi la construction et l’expansion de colonies. C’est donc selon moi une victoire importante.

La troisième raison pour laquelle cette résolution est une victoire est qu’elle déclare : « Réitérant sa vision d’une région où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix, dans des frontières sûres et reconnues ». C’est aussi d’une très grande importance car dans son discours, Kerry a parlé d’un Etat juif et d’un Etat arabe.

Ce qui est techniquement correct parce que c’est ce que la résolution 181 de l’ONU disait – la résolution de partition originale en 1947. Mais la résolution 2334 était différente. Il s’agit de deux États démocratiques, Israël et la Palestine. Donc, cette résolution a été très prudente, veillant à ne pas donner de cachet d’approbation à un Etat juif, bien que John Kerry l’ait fait. C’était aussi une grande victoire.

De fait, ce sont là des choses que Kerry et Samantha Power ont pris grand soin d’ignorer. Kerry a affirmé qu’il n’y avait là aucune politique qui contredise la politique américaine. Mais cela contredit bien évidemment la politique américaine, la politique actuelle des États-Unis, et Kerry a menti à ce sujet.

Kerry a dit que la politique américaine a de longue date soutenu Israël en tant qu’Etat juif. C’est complètement faux. Cela n’a même jamais été évoqué. Lors des négociations d’Annapolis, la déclaration exceptionnelle du côté israélien était le plan Olmert, qu’il a présenté en privé à Abbas. Si vous regardez le texte, il n’y avait aucune mention de la reconnaissance d’un Etat juif.

 

C’est tout nouveau, c’est apparu avec Netanyahu. Donc quand dans son discours, Kerry essaie de justifier le fait d’appeler Israël un État juif en se basant sur la politique américaine de longue date, ce n’est tout simplement pas vrai.

La déclaration de Samantha Power selon laquelle le fait de considérer les colonies comme illégales était une politique américaine de longue date est également complètement fausse.

C’était une politique de longue date jusqu’à ce qu’Obama arrive au pouvoir. Ils ont ensuite transformé le terme « illégales » en « gênantes ». Le fait qu’elles étaient considérées illégales est très précisément ce que la politique des États-Unis a nié durant les 8 dernières années. Durant les conférences de presse, on leur a demandé plusieurs fois de but en blanc si elles étaient illégales.

Ils répondaient : « Nous les considérons gênantes ». C’est donc quelque chose de nouveau.

Il est intéressant de noter que j’ai été surpris en lisant que cette résolution « Réaffirme que l’établissement par Israël de colonies dans le territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n’a aucune validité juridique et constitue une violation flagrante du droit international. »

En recourant à ce vocabulaire, ils considèrent les colonies comme un crime de guerre. S’ils avaient seulement dit qu’il s’agissait d’une violation du droit international, cela ne constituerait pas nécessairement un crime de guerre. Pour constituer un crime de guerre, elles doivent être qualifiées de violation grave ou flagrante du droit international.

Cela aussi était nouveau – ou plutôt, ce qui est nouveau, c’est que les États-Unis l’ont enfin reconnu, ce qu’ils dénient obstinément en prétendant que c’est une politique américaine de longue date. Ce n’est absolument pas le cas. Ils ne considéraient même pas les colonies comme illégales sous Obama.

Et il est vrai, étonnamment, qu’ils ont recouru au vocabulaire international standard et ont inclus Jérusalem comme territoire occupé. Il est vrai que c’est une politique de longue date, mais cela ne faisait certainement pas partie de la politique américaine au cours des 8 dernières années.

Le cœur de la résolution est les colonies. Nous ne devrions pas vilipender, à mon avis, le fait qu’elle fasse référence aux actes de terreur et d’incitation aux paragraphes 6 et 7.

Ils ont simplement donné cela aux États-Unis pour leur permettre de s’abstenir en sauvant la face, afin que Kerry puisse essayer de justifier l’abstention. La résolution de 2011 [à laquelle les États-Unis avaient opposé leur veto] ne comportait pas ces paragraphes.

Il s’agissait évidemment de permettre aux États-Unis de sauver la face.

Donc dans l’ensemble, textuellement – je ne parle pas des ramifications politiques –, textuellement, c’était une bonne résolution, et elle était très distincte de ce que Kerry disait dans son discours : Kerry qui parlait d’Etats juif et arabe, Kerry qui parlait d’échanges de territoires, et ne cessait de distinguer les territoires des côtés Est et Ouest de ce qu’ils appellent la barrière de séparation.

Il faut être très reconnaissant pour le fait que l’administration Obama n’appuie pas le vote d’une nouvelle résolution de l’ONU qui viserait à inscrire les paramètres de Kerry dans une résolution. Nous ne voulons pas d’une telle chose. Il vaut bien mieux n’avoir que cette résolution 2334.

En ce qui concerne le discours de Samantha Power, elle a dit : « Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a réaffirmé son consensus établi selon lequel les colonies n’ont aucune validité juridique. »

Eh bien, c’est exactement ce qu’ils ne disaient pas depuis huit ans. Ils disaient qu’elles étaient gênantes. Ils ont refusé de recourir au vocable de la validité juridique.

C’est pourquoi je ne crois pas que c’était une résolution occidentale. Le vocabulaire utilisé dans cette résolution a été le langage constant des Nations Unies depuis au moins 1967 et ils n’allaient certes pas le remettre en question.

Dans le cadre de l’ONU, il n’y a pas la moindre possibilité qu’on commence à utiliser des mots comme « gênantes ». C’est vraiment un point très important.

C’est le langage d’une maîtresse d’école. « Johnny, quand tu jettes du papier à Sally pendant l’heure du déjeuner, c’est gênant. Il serait temps d’arrêter ! » Quel genre de langage est-ce là ? C’est vraiment infantile.

Le langage que l’administration Obama a développé est antithétique à la nature entière de l’ONU et du droit international. Il est extrêmement important de comprendre ce que les États-Unis ont fait. Les États-Unis savent ce qu’est la loi et ils redoutent la loi, et ils ont donc inventé et conjuré un langage qui échappe à ce que dit la loi. C’est pourquoi ils disent « gênantes ».

Ensuite, si vous lisez attentivement le discours de Kerry, il ne cesse de dire qu’une résolution doit être basée sur les « besoins » respectifs des deux parties. Si vous entrez le mot « besoins » dans une barre de recherche pour le discours de Kerry, vous verrez qu’il revient encore et encore et encore. Il est absolument essentiel de savoir ce qui se passe.

La résolution devrait être fondée sur la loi. Mais ils savent très bien que si vous vous basez sur la loi, Israël perd sur tous les points et les Palestiniens gagnent sur tous les points. Jérusalem, comme l’indique clairement cette résolution, Jérusalem-Est appartient aux Palestiniens.

Les colonies constituent un crime de guerre selon le droit international. Les frontières : toute la Cisjordanie et Gaza sont un territoire palestinien. Les réfugiés : la loi impose le droit de retour ou à une compensation basée sur la résolution 194. Ils savent qu’en se basant sur la loi, Israël perd sur tous les points.

Ils ont essayé de déplacer ou de restructurer le langage, et ils parlent maintenant de « besoins ». Comment une résolution peut-elle être fondée sur les besoins ? Si Israël dit : « Nous avons besoin de Jérusalem-Est », et que les Palestiniens disent « Nous avons besoin de Jérusalem-Est », comment pouvez-vous arbitrer sur la base des besoins ? Vous ne pouvez arbitrer que sur la base de la loi. Israël peut penser qu’il en a besoin, mais la loi dit qu’il ne l’aura pas.

Donc toute cette refonte du conflit en termes de « besoins » et de choses « gênantes » ou non est une tentative délibérée d’éluder la loi. Vous riez, mais il y a une méthode derrière l’infantilisme du vocabulaire. C’est pour échapper à ce qu’impose la loi.

Philip Weiss : Donc Netanyahu a-t-il raison de considérer que les États-Unis se retournent contre lui ?

Norman Finkelstein : Je pense que Netanyahu a raison de dire que la résolution n’est pas cohérente avec la politique américaine récente. Je pense que c’est exact. L’abstention d’Obama ne s’est pas conformée à la politique américaine récente, qui atténue clairement, voire ignore complètement le fait que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé, point final. C’est ce que chaque résolution réaffirme et c’est la loi.

Deuxièmement, l’administration Obama a très clairement occulté le fait que les colonies sont illégales et constituent même un crime de guerre en utilisant un langage tel que les colonies sont « gênantes ». Donc Netanyahu a raison de souligner que cela n’est pas conforme à la politique américaine, au moins pour les huit dernières années.

C’est également vrai de dire que Kerry ment quand il dit des choses comme « La politique consistant à soutenir un Etat juif a été la politique américaine de longue date ». C’est un gros mensonge. Cela n’a jamais été évoqué, la question n’a jamais été soulevée, jusqu’à ce que Netanyahu le fasse pour des raisons transparentes, parce qu’il savait qu’il n’obtiendrait jamais une reconnaissance de ça par les Palestiniens.

Personnellement, j’ai l’impression que la formule utilisée par Kerry dans son discours n’était pas un désastre. Il a utilisé la formulation « deux États pour deux peuples, un juif et un arabe, avec une reconnaissance mutuelle et des droits pleinement égaux pour tous leurs citoyens respectifs ».

On pourrait dire que les deux propositions sont incohérentes : comment pourrait-il à la fois s’agir d’un État juif, et que tous les citoyens arabes y jouissent des pleins droits ? C’est la formule de [l’ancien ambassadeur] Dan Kurtzer, et il est clair que Kerry se l’est appropriée.

À mon avis, c’est une formulation qui est pleine de tensions, de contradictions et de points de friction, mais tant que vous incluez cette deuxième clause de rééquilibre, ce n’est pas un désastre. Cela remonte évidemment à la résolution 181 de l’ONU [la résolution de partition de 1947], qui a appelé à un Etat juif et à un Etat arabe, puis comportait toutes ces dispositions selon lesquelles il devait y avoir l’égalité absolue des droits dans les deux Etats. Kerry a veillé attentivement à inclure la clause d’équilibrage.

Tous les Arabes d’Israël doivent jouir de droits égaux en tant que citoyens. Mais il faut reconnaître que la formulation de Kerry est distincte de la résolution de l’ONU, qui ne parle que de deux Etats démocratiques, Israël et un Etat palestinien [« Réitérant sa vision d’une région où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues »].

Je préfère la résolution de l’ONU, je pense que c’est la loi. Mais d’un autre côté, je pense que la formulation de Kerry – qu’il s’est appropriée de Kurtzer – n’est pas un désastre. Je pense qu’il l’a dit deux fois, qu’il doit y avoir de pleins droits égaux pour tous les citoyens arabes d’Israël.

Ce qui, venant des États-Unis, est une grande concession. Obama aurait dit « un Etat juif et un Etat arabe », il n’a jamais abordé la nature démocratique des États.

Kerry a ce que vous pourriez appeler un motif rationnel, national à la promotion de la solution à deux États, en termes d’intérêt national, et, ce qui est intéressant, cela vient à la toute fin de son discours. Quand Kerry dit :

Avec la paix israélo-palestinienne, Israël, les États-Unis, la Jordanie et l’Égypte – avec les pays du Conseil de Coopération du Golfe – seraient tout à fait prêts à définir un nouveau partenariat de sécurité pour la région qui serait absolument révolutionnaire.

Puis il dit un peu plus loin :

En attendant, les défis sécuritaires pourraient être résolus par un accord de sécurité entièrement nouveau, dans lequel Israël coopèrerait ouvertement avec les principaux États arabes.

Ainsi, Kerry reconnaît que même si les Saoudiens coopèrent déjà avec Israël en coulisses, afin d’en faire un accord ouvert et plus efficace, ils doivent résoudre ce conflit israélo-palestinien, qui constitue un obstacle à la collaboration ouverte entre Israël et les Saoudiens.

Donc quand il prononce ce discours, il le fait aussi en direction des Saoudiens, et il doit inclure quelque chose sur l’égalité des droits des Arabes en Israël, parce qu’ils ne vont pas accepter et ne peuvent pas vraiment accepter un « Etat juif » dans cette seule formule.

C’était intéressant, parce que si vous regardez le gros titre d’Haaretz aujourd’hui, selon lequel les Etats arabes ont approuvé le discours de Kerry, Barak Ravid insiste largement là-dessus, disant « Ils ont approuvé la clause de l’Etat juif ». Je présume que c’est ce que voulait Kerry, et pour l’obtenir, il a dû inclure cette clause d’équilibrage sur les droits pleins et égaux pour les Arabes d’Israël.

Mais autrement, il n’y a pas d’intérêt national des États-Unis à essayer de résoudre le conflit. Si vous regardez le discours de Kerry, il n’a cessé de mentionner le fait que les États-Unis ont un intérêt à cela. Mais ses arguments sont assez faibles.

Il demande « Pourquoi suis-je impliqué, pourquoi ai-je travaillé sur ce dossier avec tant d’énergie ? » :

Pour une raison simple : parce que la solution à deux États est le seul moyen de parvenir à une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

D’accord, mais cela n’a rien à voir avec les États-Unis.

C’est la seule façon d’assurer l’avenir d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, vivant en paix et en sécurité avec ses voisins.

Cela n’a rien à voir avec les États-Unis.

C’est la seule façon d’assurer un avenir de liberté et de dignité au peuple palestinien.

Quand les États-Unis se sont-ils souciés de cela ?

Et c’est un moyen important de favoriser les intérêts des États-Unis dans la région.

Le seul intérêt perceptible est que face à l’Iran, les Etats-Unis ont besoin d’une collaboration franche et ouverte entre Israël et les Saoudiens. C’est ce que j’en retiens. Je pense toujours que c’est un intérêt national relativement faible, mais ça reste un intérêt national. Le discours a été en partie conçu pour que les [Etats] Arabes s’embarquent sur son plan de paix.

Philip Weiss : Mon point de vue est le point de vue conventionnel exprimé par [le Secrétaire général de la Défense nominé par Trump, le Général des Marines James] « Mad Dog » Mattis, à savoir que nous payons un prix dans tout le Moyen-Orient pour notre soutien envers Israël.

Un mot anglais que tous les Arabes connaissent est « justice », comme je l’ai découvert quand j’ai pris un taxi à Damas il y a 10 ans, et ils ne considèrent pas notre politique comme juste. Oussama Ben Laden a largement fait référence à la cause palestinienne. Pourquoi tout cela, contenu implicitement dans le discours de Kerry sur la paix au Proche-Orient, n’est-il pas considéré comme un intérêt américain ?

Norman Finkelstein : Il faudrait une longue discussion pour répondre à cela. On peut avoir ce que vous pourriez appeler un intérêt national théorique, abstrait, général. Mais vous avez aussi un intérêt national qui s’impose à une administration qui, dans le cas des États-Unis, est bombardée de crises chaque jour.

C’est la nature d’une superpuissance. La question est celle-ci : Qu’est-ce que vous mettez à votre ordre du jour ? Le cas de Jimmy Carter lorsqu’il a négocié l’accord de Camp David en 1978 – il y avait là un intérêt très pressant. L’intérêt était qu’Israël occupait un territoire, et que Sadate était déterminé à récupérer sa terre (le Sinaï). Il y avait un énorme mécontentement dans le monde arabo-musulman à l’époque parce que les États-Unis soutenaient Israël qui occupait des terres arabes, et l’Union soviétique capitalisait sur ce mécontentement.

Et il y avait des régimes au Moyen-Orient qui sympathisaient avec l’Union soviétique. Il y avait tout un nombre de facteurs qui pesaient si dur sur les États-Unis que Carter a décidé d’en faire son principal point à l’ordre du jour lorsqu’il est entré en fonction, pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Et je dois dire que j’ai lu récemment les deux volumes d’archives américaines consacrés à Camp David. Il s’agit d’environ 3000 pages. Carter était incroyable.

Il était tout simplement extraordinairement intelligent, pointu et engagé. Je lui tire mon chapeau. Carter a clairement établi que cela n’avait rien à voir avec les droits de l’homme, mais avec l’intérêt national des États-Unis. Et il y a investi énormément de temps.

Parce qu’il y avait un intérêt pressant, le pétrole, et que la région était en effervescence en raison de cette occupation.

Comparez cela avec les années Obama, où il n’y a qu’un vague problème persistant causé par le conflit israélo-palestinien. Le fait est, et je pense que vous serez d’accord, que depuis le 11 septembre, certainement durant les 8 dernières années, à cause de ce qui s’est passé avec le printemps arabe, la désintégration de l’Irak, le Bahreïn et l’Afghanistan, la question palestinienne n’était pas une question urgente.

Donc je pense que Netanyahu avait tout à fait raison quand il a dit que toute cette question palestinienne était morte. Certes, elle a été nettement reléguée par les événements en Syrie. Laissant de côté la Libye, le Yémen et d’autres endroits, il a demandé : « Pourquoi diable faites-vous ça maintenant, quel est le but ? »

Philip Weiss : Comment répondez-vous à cela ?

Norman Finkelstein : Ma réponse est simple. Obama le fait parce c’est quelqu’un de narcissique, extrêmement susceptible aux critiques et aux insultes, et il veut rendre à Netanyahu la monnaie de sa pièce pour ce qu’il a fait non seulement pendant les négociations sur le dossier iranien – quand le racisme était transparent, la manière raciste avec laquelle Netanyahu se conduisait avec Obama.

Obama n’a pas supporté cela et il a certainement la patience de Job ; il attendait l’occasion et elle s’est présentée à la fin de sa présidence. Je pense que c’est un facteur. C’est le facteur de susceptibilité.

Le facteur narcissique est que le bilan d’Obama sur Israël et la Palestine est horrible. Les pires massacres de l’histoire du conflit depuis 1982 et l’invasion du Liban – les massacres les plus graves et les plus flagrants ont eu lieu sous son mandat.

L’opération Plomb Durci commence le 27 décembre [2008]. Il n’a pas dit un mot alors qu’il était déjà le Président élu. L’opération Plomb Durci se termine le 18 janvier, parce qu’Obama fait signe à Israël : « Je ne veux pas que l’attention soit détournée de mon investiture.

Donc vous feriez mieux de mettre fin à l’opération maintenant. » Elle se termine le 18. Il est investi le 20.

L’opération Bordure Protectrice, en 2014, n’aurait pas pu se produire sans Obama. Et tout au long de l’opération, Obama ne cesse de répéter qu’Israël a le droit de se défendre, Israël a le droit à l’autodéfense. Il ne l’a finalement condamné qu’après que même Ban Ki-Moon ait condamné le bombardement israélien, pour la septième fois, de l’école de l’UNRWA convertie en refuge – quand il a été abandonné par le monde entier, y compris sa marionnette comateuse, Ban Ki-Moon.

Son bilan sur Israël et la Palestine était une abomination. En fait, c’était drôle de voir Samantha Power et Kerry s’en vanter. Ils ont répété maintes et maintes fois que c’était la première fois dans toute l’histoire moderne du conflit qu’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU hostile à Israël ou opposée par Israël n’avait été adoptée au cours d’une présidence américaine. Pas une seule. Et ils se sont vantés de cela encore et encore pour montrer combien ils soutenaient Israël.

C’était un reflet de la servilité rampante de leur soutien à Israël. Je sais que cela semble mesquin, mais la politique est aussi mesquine. Et Obama a voulu pouvoir mettre quelque chose de rédempteur dans ses mémoires sur le conflit israélo-palestinien, alors il a accepté de s’abstenir sur la résolution.

Philip Weiss : Et même s’il le fait pour la pire des raisons, on s’en moque, non ?

Norman Finkelstein : J’ai dit que je pensais que c’était une bonne résolution. La question est de savoir ce que vous en faites. Il y a eu littéralement des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU, ainsi que d’avis de la Cour internationale de Justice [CIJ] condamnant les colonies comme illégales.

Je suis d’accord – si vous considérez strictement le texte, c’est une bonne résolution et je suis heureux qu’elle ait été adoptée.

En termes de potentiel politique, ce qui est un autre sujet, elle ne vaut pas grand-chose, et Obama ne l’a pas fait pour des raisons politiques, il l’a fait pour des raisons mesquines, narcissiques et personnelles. Nous devons être clairs : même si sa genèse est le narcissisme, c’est toujours une bonne résolution. Je ne vais pas contester cela.

Quant à savoir pourquoi Kerry a prononcé son discours, c’était très clair pour moi. Parce que Kerry a consacré neuf mois – nous avons déjà oublié l’initiative Kerry, mais il a consacré neuf mois à ces pourparlers et si vous vous souvenez de sa première conférence de presse après l’échec des négociations, et après qu’Israël ait annoncé, qu’ils allaient construire de nouvelles colonies, souvenez-vous qu’il a dit que les pourparlers étaient terminés. Il est donc fâché d’avoir gaspillé autant de temps et d’énergie dans une initiative à laquelle il a attaché sa propre personne et sa réputation, et qui n’a mené à rien à cause des Israéliens.

Philip Weiss : Croyons les gens sur parole une seconde.

Pourquoi ne pas considérer qu’une partie de leur motivation, indépendamment de leur ego personnel et de l’héritage qu’ils veulent laisser, est qu’ils voient la solution à deux États, que vous soutenez, comme se trouvant sur son lit de mort, et qu’ils veulent envoyer un signal d’alarme au monde ?

Norman Finkelstein : Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas pu le faire il y a des mois, au moment où ils auraient vraiment pu faire quelque chose de politiquement efficace pour pousser les événements dans un autre sens.

Ils ne peuvent pas sérieusement vouloir avoir un impact politique durant leurs deux dernières semaines et demie au pouvoir. Cornel West a dit la semaine dernière, j’ai oublié dans quel contexte, qu’Obama est très bon pour les gestes symboliques. Il ne s’agit que de symbolisme. Ce n’est pas la politique.

Philip Weiss : Mais comme Cornel West l’a observé l’été dernier, Hillary Clinton ne voulait pas qu’Obama fasse quoi que ce soit sur cette question.

Norman Finkelstein : Je suis entièrement d’accord avec cela. Si Schumer avait été le chef de la majorité au Sénat et qu’Hillary avait été élue, ils auraient enterré cette résolution. Bien sûr qu’ils l’auraient enterrée. Je n’en doute pas.

Tout cela est tellement ridicule. Ils prétendent que la résolution n’a rien à voir avec les États-Unis. Elle venait du côté adverse ; il n’y avait pas d’initiative américaine. La (véritable) question n’a jamais porté sur l’origine de l’initiative, la question était de savoir si les États-Unis allaient la saboter, si les États-Unis allaient l’arrêter, et le fait est que les États-Unis ne l’ont pas sabotée.

Hillary Clinton était très fière d’avoir saboté le rapport Goldstone. La question n’est donc pas de savoir si les États-Unis étaient à l’origine de cette initiative.

La question est pourquoi cette fois-ci, ils ne l’ont pas sabotée. Pourquoi est-ce que cette fois-ci, ils n’ont pas empêché ce que Samantha Power et Kerry ont fièrement proclamé avoir empêché durant les 8 dernières années, à savoir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Pouvez-vous croire sérieusement qu’ils ne pouvaient pas arrêter la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Venezuela et le Sénégal, qu’ils ne pouvaient pas les empêcher de mettre sur pied une résolution du Conseil de sécurité ?

Barack Obama n’aurait-il pas pu appeler le Premier ministre néo-zélandais et lui dire : « Ne faites pas cela ! » Allons ! Ils voulaient donc clairement que cela se produise. La question est de savoir pourquoi.

Dire qu’ils voulaient sauver la solution à deux États – je trouve cela très invraisemblable. Ils avaient huit ans pour le faire. Les colons ont augmenté de 100 000 sous Obama. Vous me dites qu’il vient juste de le remarquer ?

Cela vient juste d’apparaitre sur son écran radar ? Lorsque la présidence Obama a commencé, il y avait 500 000 colons, et maintenant, il y en a 600 000, donc ils ont augmenté de 20 %. Il n’a pas remarqué ça plus tôt ?

Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il voulait la résolution.... Je suis entièrement d’accord avec Netanyahu : les États-Unis étaient, à leur façon, derrière son adoption. Ils n’étaient pas derrière elle au sens où ils en auraient pris l’initiative, mais en au sens où ils ont signalé aux Anglais que s’ils mettaient sur la table une nouvelle résolution, ils n’opposeraient pas leur veto. Puis les Anglais ont négocié avec la Nouvelle-Zélande.

Philip Weiss : Mais les États-Unis ont approuvé une résolution qui, selon vous, fournit une voie claire pour agir contre les colonies. Pourquoi ne l’ont-ils pas édulcorée ?

Norman Finkelstein : Ma réponse à cela est que l’ONU, pour le meilleur ou pour le pire, fonctionne sur la base du précédent. Vous ne pouvez pas réviser radicalement l’ensemble des résolutions.

La résolution commence par énumérer 1, 2, 3, 4..., 10 résolutions antérieures. Vous ne pouvez pas simplement les saisir toutes d’un coup et appuyer sur le bouton de suppression. Ce n’est tout simplement pas la façon dont l’ONU fonctionne. Ils ne pouvaient pas contourner ce mode de fonctionnement.

Tout ce que vous avez à faire est de juxtaposer le discours de Kerry et la résolution pour voir à quel point la politique américaine est différente. Et s’il a accepté la résolution, c’est parce qu’il a reconnu que vous ne pouvez tout simplement pas défaire cela.

C’est pourquoi j’ai systématiquement soutenu dans mes interventions publiques et mes livres que c’est la loi, il est très difficile de la changer.

Philip Weiss : Autre chose ?

Norman Finkelstein : Je ne peux pas être exhaustif, mais il y a beaucoup de choses qu’on peut développer et commenter. Comme ce que Samantha Power a dit, par exemple, quand elle a réprimandé le Conseil de sécurité de l’ONU pour son inaction lorsque le gouvernement syrien ciblait les hôpitaux, les civils. Vous comprenez l’idée : le même gouvernement américain a bloqué toute action quand Israël ciblait les hôpitaux et les civils à Gaza.

Philip Weiss : Parlez-moi donc des conséquences politiques.

Norman Finkelstein : De toute évidence, c’est la question la plus importante, et tout cet exercice laisse en suspens la question de – eh bien, comme nous le savons, depuis 1980 déjà, une résolution de l’ONU condamnant les colonies et réclamant le démantèlement des colonies existantes a été adoptée. Et depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Nous avons eu l’avis de la Cour internationale de justice [CIJ] de 2004 qui a réaffirmé l’illégalité de toutes les colonies. C’est-à-dire qu’il y a déjà d’importantes archives de résolutions et de déclarations au sein de l’Assemblée générale de l’ONU, mais aussi au sein du corps juridique le plus respecté du monde, la CIJ, sans parler du Comité international de la Croix-Rouge et de toutes sortes d’organisations de défense des droits de l’homme, qui ont toutes déclaré les colonies illégales. Un sceptique dirait, « A quoi bon une autre résolution ? Nous avons déjà tant de documents respectés, y compris des résolutions du Conseil de sécurité condamnant les colonies. En quoi cela change-t-il quoi que ce soit ? »

Ce type de scepticisme à l’égard de cette résolution est justifié. Je voudrais toutefois avancer le point suivant. Je crois qu’il y a un très grand malentendu sur le sens de ces résolutions. Il est tout à fait clair qu’elles ne seront pas appliquées, du moins dans l’alignement ou la configuration des forces d’aujourd’hui, elles ne vont pas être appliquées d’elles-mêmes, parce que les États-Unis bloqueront une telle application. Selon certaines spéculations, cette résolution de l’ONU servira alors de munition pour que la Cour Pénale Internationale (CPI) poursuive l’enquête sur les crimes israéliens.

Imaginons que la CPI déclare Israël coupable d’avoir commis des crimes de guerre, ce qui est une possibilité très lointaine selon moi, mais pour notre argumentation, supposons qu’ils le fassent. On resterait toujours dans la même situation, avec un document inapplicable, un verdict de culpabilité de la part de la CPI, mais qu’il faudrait encore appliquer.

La question clé est la question politique. Comment faire pour que ces documents soient appliqués ? Ici, mon opinion est qu’il n’y a tout simplement pas eu beaucoup de réflexion ou d’analyse sur cette question, à savoir « Quelle est la portée de ces documents ? »

En la matière, je pense que les leçons les plus importantes à tirer proviennent du mouvement sioniste, de la manière dont ils ont pris des documents et des déclarations, qu’il s’agisse de la Déclaration Balfour il y a 100 ans ou de la résolution de partition en 1947, comment le mouvement sioniste s’en est emparé et a transformé ces documents anodins – Arthur Balfour était un ministre des Affaires étrangères insignifiant, et la résolution de partition n’était même pas une résolution du Conseil de sécurité, c’était une résolution de l’Assemblée générale, à ce stade une parmi des milliers de résolutions adoptées par l’Assemblée générale –, comment le mouvement sioniste est-il parvenu, même après 100 ans, à imprimer cette Déclaration Balfour et la résolution de partition de l’ONU dans l’esprit du public ?

Ou comme l’a alors dit Abba Eban, l’Assemblée générale avait donné à Israël un acte de naissance. Comment se fait-il que nous connaissions tous cet acte de naissance ?

La réponse est que le mouvement sioniste a compris que les documents, bien que non forcément appliqués, peuvent devenir une force politique si vous savez mobiliser un public en leur nom, et faire en sorte d’avoir le pouvoir d’agir seul, comme le mouvement sioniste l’a fait en 1947 avec la légitimité accordée par la résolution de partition ou en 1917 avec la Déclaration Balfour, et de mobiliser assez l’opinion publique pour que la Grande-Bretagne se sente obligée de mettre en œuvre la Déclaration jusqu’au bout.

Il y a eu de nombreux moments où les Britanniques ont voulu abroger la Déclaration Balfour parce qu’elle semblait entrer en conflit avec leurs intérêts. Ils l’ont finalement fait en 1939. Mais le mouvement sioniste a su utiliser ces documents lui donnant une légitimité.

Même l’OLP disait après les années 1970, le terme qu’ils ont continué à utiliser, en particulier Arafat et ses lieutenants, ils ont dit que leur cause s’était vue marquée d’une illégitimité internationale. En réalité, sa légitimité avait été consacrée dans diverses résolutions, en l’occurrence des résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU au moment où Arafat s’exprimait.

C’est ce que les résolutions, les avis de la Haute cour, les avis de la CIJ, même une décision de la CPI font. Dans ce contexte, je considère la résolution comme une victoire. Vous avez un nouveau document. Il est vrai qu’il répète des choses qui ont déjà été dites, mais il utilise un langage assez – je dirais – sévère et sans équivoque, disant en tant de termes explicites qu’Israël commet des crimes de guerre dans les territoires occupés, son entreprise de colonisation est maintenant un crime de guerre colossal.

Et alors, qu’est-ce que vous en faites ? Comment rejouez-vous ce que le mouvement sioniste a fait ? Parce que le mouvement sioniste a compris – et je le souligne, je l’encadre et je le mets en gras – ils ont compris la valeur de l’opinion publique. Ils ont compris que si vous voulez gagner cette cause, vous devez avoir l’opinion publique de votre côté.

Venons-en aux détails. Si les Palestiniens avaient d’authentiques dirigeants, ce qu’ils n’ont pas en ce moment, dès le lendemain de la résolution, ils élaboreraient des stratégies et mobiliseraient leurs masses en Cisjordanie pour organiser une sorte de marche sur les colonies, bloquer les routes qui y mènent, rendre la vie très misérable pour ces colonies et proclamer « Nous ne faisons que faire respecter le droit international.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a déclaré que ces colonies constituent un crime de guerre, et nous essayons de manière non-violente de démanteler ce crime de guerre ou d’infliger des sanctions à Israël pour avoir commis ce crime de guerre. »

Une fois que vous avez la légitimité de cette résolution et, dans ce cas tout à fait exceptionnel en fait, l’abstention des États-Unis, ce qui signifie qu’ils ne nient pas la légitimité de la revendication palestinienne et ne nient pas qu’Israël commet des crimes de guerre, les Palestiniens ont une vraie chance.

Et je sais que vous savez combien l’opinion publique américaine et l’opinion publique juive américaine sont hostiles à ces colonies.

Et maintenant, vous avez un document. Vous avez maintenant un certificat d’illégitimité, vous avez un certificat d’illégalité et vous avez un certificat de criminalité, et les Palestiniens peuvent d’eux-mêmes brandir ces documents et aussi, de façon critique et cruciale –conjuguée et coordonnée avec le mouvement de solidarité internationale –, ils peuvent tenter d’appliquer cette résolution.

Nous devons garder à l’esprit que cela a été vrai pour les 30 ou 40 dernières années. C’est la tragédie du conflit. Prenez le cas de l’avis de la CIJ de 2004 sur l’illégalité du mur. À ce moment-là, il faut se rappeler qu’Israël était en panique face à l’avis de la CIJ alors qu’il était encore en phase préliminaire, avant même qu’il ait été validé par la cour. Ils débattaient sur l’opportunité de s’absenter et de les ignorer ou alors de présenter leur cas à la cour, ils étaient très effrayés par cet avis de la CIJ. Et ce qui était tragique à ce propos est que c’était en fait brillamment orchestré par Nassar al-Qudwe, qui était à l’époque le représentant de l’OLP à l’ONU.

En tous points de vue, il a fait un travail tout à fait brillant, il a recruté les meilleurs avocats internationaux dans le monde, présentant clairement et défendant le dossier palestinien, et ce fut une victoire éclatante.

Mais que s’est-il passé ? Rien. Parce qu’il n’y a pas de leadership palestinien qui comprenne ce que vous êtes censé faire avec ces victoires.

Le revers de la médaille est que si vous ne faites rien, elles sont inutiles, elles sont juste rangées dans un tiroir. Qui se souvient même de l’avis de la CIJ ? Israël a perdu sur tous les points et les Palestiniens ont tout gagné dans l’avis de la CIJ.

Israël a perdu sur toute la ligne. La CIJ a déclaré Jérusalem-Est comme faisant partie des territoires palestiniens occupés, elle a déclaré les colonies illégales, l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre. C’était un grand chelem pour les Palestiniens.

Et cet avis disait : premièrement, le mur est illégal ; deuxièmement Israël devait démanteler le mur ; troisièmement, Israël devait payer des compensations pour les dommages causés par le mur. Et surtout quatrièmement, si Israël ne démantelait pas le mur, la communauté internationale avait l’obligation de faire quelque chose.

C’était tout simplement une énorme opportunité d’organiser une marche sur le mur, une marche du sel à la Gandhi, brandissant l’avis de la CIJ dans une main et une pioche ou un marteau dans l’autre et proclamer « Nous allons casser le mur ».

Tout comme le préconisait la CIJ. Rien ne s’est passé. C’est le problème.

Il est exact de dire que cette résolution est une autre consécration du droit international. C’est vrai, il y a un important portefeuille de documents qui la précèdent, et c’est un motif de cynisme. Mais d’un autre côté, ça ne fait pas de mal d’avoir ces principes inscrits dans un document. Il est également vrai de dire que c’était une résolution forte. Nous devons être clairs à ce sujet, nous ne pouvons pas être cyniques au point de ne pas voir que c’était une résolution forte.

Toute résolution qui commence par « Nous soulignons l’application du droit international, par exemple, l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre – cela tue tout simplement l’ensemble de l’occupation israélienne. Point final. Nous ne devrions donc pas être cyniques au point de négliger le texte de cette résolution et reconnaître que c’était une grande victoire, parce que les États-Unis se sont effectivement abstenus.

Maintenant, l’abstention des États-Unis était totalement insincère parce qu’elle prétendait qu’il n’y avait pas de conflit entre cette résolution et la politique américaine, ce qui était un mensonge flagrant.

Mais le revers de la médaille est qu’il y a d’excellents motifs de scepticisme, parce que sur la base des antécédents, les dirigeants palestiniens ne font rien avec ces résolutions.

Ils se contentent simplement de les enregistrer, ils prétendent que c’est une victoire. C’est une victoire s’ils en font quelque chose. Mais elles ne sont évidemment pas auto-exécutoires, et cela inclut aussi la CPI. Je suis exaspéré quand je vois ces avocats parler de l’importance des poursuites engagées par la CPI. Mais vous avez déjà ces victoires sur papier.

Le problème n’est pas d’avoir les documents. C’est d’en faire quelque chose. Il y a infiniment plus de documents qui consacrent les droits palestiniens qu’il n’y en a jamais eu pour le mouvement sioniste.

Philip Weiss : Quand vous parlez du succès des sionistes, il est difficile de parler de la Déclaration Balfour ou de la partition sans parler du problème juif en Europe. Cela devint une question tragiquement urgente. Vous avez parlé de la résolution 181 de l’ONU comme ayant force de loi…

Norman Finkelstein : La résolution 181 n’avait pas force de loi. Cependant, le mouvement sioniste l’a tellement diffusée et s’est tellement appuyé sur elle que c’est devenu un document ayant force de loi.

Philip Weiss : Le droit est une forme d’opinion, et il y a eu des occasions où vous avez dit qu’il y avait un édifice d’opinion selon lequel il devrait y avoir un État juif – un consensus auquel ceux qui sont antisionistes et ne veulent pas de partition doivent faire face.

Norman Finkelstein : L’expression « un État juif » est une très ambiguë et elle peut recevoir de nombreux contenus différents. Certes, la résolution de partition de 1947 est remplie d’ambiguïté voire de points de friction, sinon de contradictions, car elle appelle à deux Etats, un juif et un arabe. Elle souligne également que dans les deux États, il doit y avoir des droits absolument complets et égaux pour les deux peuples.

Philip Weiss : Vous avez dit que ce consensus était consacré. Mais si vous regardez un récent article du Los Angeles Times, les Palestiniens demandent « Eh bien, pourquoi pas un seul Etat avec des droits égaux ? » Ou Buzzfeed qui soulève également la possibilité d’une solution à un Etat. Cette résolution est-elle en quelque sorte un coup porté au consensus historique selon lequel il devrait y avoir un État juif ?

Norman Finkelstein : Je crois bien plutôt le contraire. Peut-être que nous sommes sur des longueurs d’onde différentes. L’ensemble de la résolution est ancré dans la notion de deux Etats. Parce que c’est ce qui rend les colonies illégales.

La résolution ne parle pas de Tel Aviv ou de Haïfa ou de n’importe quel endroit à l’intérieur de la Ligne Verte comme des colonies illégales.

Ce qui rend une colonie illégale est sa présence en territoire occupé, et la Convention de Genève stipulant qu’il est illégal pour un pouvoir d’occupation de transférer la population. La résolution est clairement ancrée comme elle le dit à plusieurs reprises, ad nauseam, dans la création de deux États démocratiques, Israël et la Palestine, et elle cite tous ces documents, y compris la Feuille de route et Oslo. L’ensemble du texte, son cadre ainsi que son esprit et sa lettre sont solidement ancrés dans (la solution à) deux États.

Philip Weiss : Certains ont interprété le discours de Kerry comme un éloge de la solution à deux Etats. Yousef Munayyer a souligné que Kerry avait jadis annoncé une date limite pour la solution à deux États qui a maintenant expiré. Kerry s’est référé à une réalité à un Etat.

Les discours au Conseil de sécurité reflétaient le désespoir de ne jamais créer un État palestinien, après 70 ans de promesses. Et oui, je vis dans un silo d’antisionistes ; mais ce sentiment en amène certains dans les médias dominants à dire « Peut-être que cette solution est morte. »

Norman Finkelstein : Je vois ce que vous voulez dire. Mais il est beaucoup trop tard ce soir pour que j’essaye de marquer des points dans le débat. Je parle maintenant comme une personne qui ne s’intéresse pas seulement aux théories, pas seulement à l’exégèse textuelle, mais surtout à la politique. Et l’idée maîtresse que nous avons évoquée ce soir a été « Qu’est-ce qu’on peut faire avec la résolution ».

Ma conviction est que ce qu’on pourrait faire s’il y avait un mouvement, c’est utiliser une résolution pour cibler les colonies. Pouvez-vous utiliser la résolution pour cibler la Ligne Verte ? Non. Pouvez-vous utiliser la résolution pour essayer d’implémenter une résolution juste de la question des réfugiés ? La réponse est non.

La raison pour laquelle vous m’avez appelé et pour laquelle nous avons entamé toute cette conversation a commencé avec cette résolution, et je crois effectivement que dans cette résolution, tout comme dans la décision de la CIJ, il existe des possibilités réelles d’action politique.

Rien dans la résolution ne renforce la possibilité d’une solution à un seul État. C’est tout le contraire.

L’ironie est que les gens qui préconisent un seul Etat sont les mêmes personnes qui rendent nulle et vide cette dernière résolution. Qu’est-ce que je veux dire ?

En ouvrant le livre d’Ali Abunimah sur un seul Etat [Un pays : une proposition audacieuse pour mettre fin à l’impasse israélo-palestinienne, 2007], il dit qu’il ne s’oppose pas aux colonies. Il dit que les colonies peuvent rester dans un seul Etat.

Et Virginia Tilley dit la même chose dans son livre [La solution à un Etat, 2010]. Donc, si vous prenez le cadre des partisans d’un seul État, ce cadre empêche de faire porter l’accent sur les colonies. Il dit que les colonies ne posent pas de problème, qu’ils ne sont pas un obstacle à la résolution du conflit. L’ironie est que les partisans d’un seul État sapent l’importance des résolutions comme celle qui vient d’être adoptée. Les colonies ne sont qu’un problème, comme l’a dit Kerry dans la seule partie de son discours qui avait de la substance – quand Kerry a dit que les colonies détruisent l’Etat palestinien.

Si vous voulez plaider pour un seul Etat, alors une résolution disant que les colonies sont illégales est totalement sans importance. Il faut vous décider. Vous ne pouvez pas déclarer une victoire lorsque l’ONU déclare les colonies illégales et constituant des crimes de guerre, puis d’autre part dire que vous soutenez un seul Etat.

Au moins, Ali Abunimah et Virginia Tilley sont cohérents.

 

Philip Weiss : Trump ?


Norman Finkelstein : Je suis d’accord avec le professeur Chomsky, lorsqu’il dit qu’une chose prévisible au sujet de Donald Trump est qu’il est imprévisible.

Vous ne pouvez pas vraiment dire où les choses vont aller avec lui.

Je suppose que pour le conflit israélo-palestinien, à moins d’une résurgence de la résistance populaire de masse qui ne serait pas manifestement stimulée ou orchestrée par les dirigeants, qui pourrait être spontanée – en l’absence de cela, le conflit restera tranquille et Trump se concentrera sur l’économie et sur des actions déchaînées à l’échelle internationale, mais Israël et la Palestine ne seront pas sur son radar.

Philip Weiss : Déplacera-t-il l’ambassade à Jérusalem ?

Norman Finkelstein : Je n’en ai aucune idée. Je serais porté à en douter, il ne veut pas être distrait. Ça ne lui apporterait rien. Ça lui causerait seulement des ennuis.

Philip Weiss : Sommes-nous face à un conflit géré ?

Norman Finkelstein : Oui. Je suis pessimiste maintenant. Je ne le crie pas sur les toits parce que je ne veux pas verser de l’eau froide sur les efforts des gens.

Mais en parlant à titre strictement personnel, je viens de finir un gros livre sur Gaza, environ 450 pages. Je dis essentiellement que j’écris pour l’histoire. Je n’écris pas pour la politique parce que je vois rien de tel : les États-Unis, de mèche avec les puissances européennes travaillant avec les dirigeants palestiniens, ont trouvé un moyen de stabiliser le conflit.

Et les Palestiniens eux-mêmes ont été au moins pour le moment – je ne veux pas prédire l’avenir – mais pour l’instant, ils ont été vaincus. Mais je ne crois pas, comme je l’ai dit 1 000 fois, je ne crois pas qu’ils n’ont pas d’options. Je pense que c’est très difficile maintenant. Parce qu’entre autres choses, le conflit a été éclipsé par d’autres catastrophes régionales.

Et une grande partie du monde arabe est très près de s’aligner ouvertement avec Israël, ce qui est sans précédent. Il faut se rappeler, dans le cas de l’Afrique du Sud, qu’il était inconcevable que la lutte de résistance au régime sud-africain aille bien loin sans le soutien régional.

Toute l’Afrique considérait l’apartheid comme un tel affront à tous les peuples d’Afrique que l’ensemble du continent était uni dans la lutte pour abattre l’apartheid. Et pendant une longue période, l’analogie avec le monde arabe a fonctionné.

La lutte palestinienne avait une si profonde résonance dans le monde arabo-musulman. Les régimes arabes, si corrompus qu’ils fussent, devaient au moins souscrire en paroles à la cause palestinienne.

Mais c’est fini. Les Palestiniens ont perdu cette base régionale pour la lutte. C’est un gros revers.

D’un autre côté, le mouvement de solidarité n’est pas mort. Et je pense qu’il y a des raisons d’espérer. Le mouvement de solidarité s’est maintenant contracté.

Mais il y a certainement des possibilités et des potentiels pour éveiller la pleine force du mouvement de solidarité et avec de nouveaux alliés, dans la communauté juive, en particulier les jeunes juifs. Il y a de vraies possibilités, mais c’est beaucoup plus difficile maintenant à cause de l’effondrement du soutien régional.

Si vous l’observez historiquement, ce soutien était très frappant pendant, par exemple, les années Carter. Même lorsque Carter a exécuté le retrait israélien du Sinaï égyptien, il était très inquiet du fait que s’il ne parvenait pas à gagner quelque chose pour les Palestiniens, parce que la cause palestinienne avait une telle résonance dans le monde arabe, à moins qu’il ne gagne quelque chose pour les Palestiniens, [le président égyptien Anwar al-] Sadate serait très isolé et les Etats-Unis seraient en conséquence isolés dans la région.

Carter n’avait aucune préoccupation humanitaire particulière, mais il comprenait le pouvoir et la résonance de la cause palestinienne dans le monde arabe.

A moins de leur gagner quelque chose, les Etats-Unis seraient très isolés dans la région, ayant détourné l’Egypte du front arabe sans rien donner aux Palestiniens. Littéralement jusqu’au dernier jour de son régime, il se battit bec et ongles avec [le Premier ministre israélien Menahem] Begin pour donner quelque chose – quoi que ce soit – à ce régime d’autonomie palestinienne, pour sauver la face de Sadate.

En fait, la vérité est que, c’est une chose dure à dire, mais Carter fut singulièrement responsable de l’assassinat de Sadate. Parce qu’il ne pouvait rien obtenir avec Sadate, ou qu’il n’était pas disposé à exercer de pression politique pour obtenir quelque chose d’Israël sur l’autonomie palestinienne.

Je le mentionne parce que les temps ont changé. Personne n’a l’impression que le prestige ou le pouvoir des États-Unis au Moyen-Orient dépend de l’obtention de quelque chose pour les Palestiniens, parce que la cause palestinienne est morte.

Les régimes arabes, l’Arabie Saoudite, l’Égypte – ils se sont ouvertement alignés avec Israël pendant l’opération Bordure Protectrice. La Ligue arabe ne s’est réunie qu’une seule fois au cours de l’opération et elle a soutenu Israël. La donne est très différente. Est-ce sans espoir ? Non, pas à mon avis.

Ils ont obtenu un bon document, ils ont obtenu une bonne résolution, ils ont la légitimité internationale de leur côté, il existe un mouvement de solidarité, il existe une conscience parmi des segments importants de Juifs que ce qu’Israël fait est mal.

Il existe une possibilité réelle de construire un véritable mouvement. Je ne suis pas désespéré. Mais le problème est que le leadership est en faillite et que les gens ont abandonné, c’est le grand obstacle.

Philip Weiss : Qu’en est-il de l’opposition au sionisme dans la diaspora juive, dynamisée par Trump ? Quelle est l’importance de ce changement ?

Norman Finkelstein : C’est révélateur de l’aliénation croissante entre les Juifs américains, qui sont massivement à l’extrémité libérale du spectre (politique), et Israël, qui est massivement à droite. Ce sont vraiment des images en miroir. Regardez le spectre israélien.

Environ 20 % se disent travaillistes ou sont des libéraux de Tel-Aviv, puis il y a un centre assez grand et il y a une très forte aile droite, environ 40 %. Regardez le spectre juif américain, c’est encore environ 20 % de Républicains, environ 50 % de modérés et 30 % de libéraux.

Ce sont vraiment des images en miroir. Et ces différences deviennent de plus en plus marquées, parce que le centre disparaît aux États-Unis et en Israël. Il se contracte. Je ne pense pas que beaucoup de Juifs aient voté pour Trump, et Netanyahu considère Trump comme une aubaine.

C’est donc de l’aliénation. Netanyahu est tout simplement un personnage révoltant, c’est un suprématiste juif raciste, braillard et odieux.

Ce n’est pas du tout la façon dont les Juifs aiment voir les Juifs se comporter. Il est vraiment embarrassant.

Et vraiment, à moins que les choses changent radicalement, ce que je ne vois pas se produire, je pense que nous avons dépassé le point de non-retour.

Les Juifs Américains, surtout avec le temps, ne ressentiront plus bien longtemps ce genre de sentiment pour Israël. C’est un sujet d’embarras.

Philip Weiss : Votre prochain livre ?

Norman Finkelstein : Le livre doit sortir en octobre aux Presses de l’Université de Californie. (Il est intitulé) Gaza: Une enquête sur son martyre. Le manuscrit est terminé. C’est une analyse politique, légale et historique de ce qui est arrivé à Gaza au cours des 10 dernières années.

Je suis heureux qu’il sorte, parce que je pense que la vérité doit être connue. Je suis pessimiste sur les possibilités de transformer cette vérité en une arme politique, mais la vérité doit néanmoins être connue.

 

 

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Vladimir Poutine : ‘Big Brother’ espionne ses alliés, les soumet au chantage

Qui, des Etats-Unis ou de la Russie, interfère dans les élections d'autres pays, espionne ses ennemis et ses alliés (dont l'Elysée) et exerce menaces, pressions et chantage contre les uns et les autres ? Vladimir Poutine a déjà proposé une réponse, cautionnée par les révélations de Snowden.

Discours de Vladimir Poutine sur le Nouvel ordre mondial, 24 octobre 2014

Réunion du Club International Valdaï : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Source : http://eng.news.kremlin.ru/news/23137

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Images intégrées 1

https://www.youtube.com/watch?v=GZihMfdjEZE

Transcription :

[...]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l’assaut impitoyable du nihilisme légal.

L’objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l’autel de l’opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques.

Dans le même temps, l’emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d’un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s’est souvent transformée en une tentative d’imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu’ils ont commencé à présenter les politiques qu’ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l’ensemble de la communauté internationale. Mais ce n’est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.

Nous aurons une discussion libre après mon propos et je serai heureux de répondre à vos questions et je tiens également à utiliser mon droit à vous poser des questions. Que personne n’hésite à essayer de réfuter les arguments que je viens d’exposer lors de la discussion à venir.

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois.

Elles comprennent l’usage de la force, la pression économique et la propagande, l’ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu’ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants.

Ce n’est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

Demandons-nous à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu.

Peut-être n’avons-nous pas de véritables raisons de nous inquiéter, de discuter et de poser des questions embarrassantes ?

Peut-être que la position exceptionnelle des États-Unis et la façon dont ils mènent leur leadership est vraiment une bénédiction pour nous tous, et que leur ingérence dans les événements du monde entier apporte la paix, la prospérité, le progrès, la croissance et la démocratie, et nous devrions peut-être seulement nous détendre et profiter de tout cela ?

Permettez-moi de dire que ce n’est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d’imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse.

Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d’États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu’ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d’être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c’est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore.

Ils ont jadis parrainé des mouvements islamistes extrémistes pour combattre l’Union soviétique. Ces groupes se sont formés au combat et aguerris en Afghanistan, et ont plus tard donné naissance aux Talibans et à Al-Qaïda.

L’Occident les a sinon soutenus, du moins a fermé les yeux sur cela, et, je dirais, a fourni des informations et un soutien politique et financier à l’invasion de la Russie et des pays de la région d’Asie centrale par les terroristes internationaux (nous ne l’avons pas oublié).

C’est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme.

[...]

HOLOCAUSTE AUX NATIONS UNIES ! TRIBUNELIBRE ET POINT DE VUE !

  • Cette initiative diplomatique dite « conférence de la paix » est destinée à étrangler Israël. Elle a été prévue le 15 janvier, à Paris. Elle devrait immédiatement être reportée d'une semaine.

  • « Dévoyées de leur mission première, ces organisations [comme les Nations Unies] sont devenus des outils au service de la corruption ou du terrorisme, au bénéfice du pouvoir islamique mondial ... Leurs dernières résolutions ne confirment pas seulement la victoire du djihadisme et de l'analphabétisme : elles sont également le résultat d'années d'efforts déployés par l'Europe d'après-guerre qui cherche toujours à détruire, diffamer et délégitimer l'Etat juif au nom de la justice islamique ». - Bat Ye'or, historienne.

  • Il n'y a pas grand-chose à espérer de l'ONU devenue représentante du califat mondial, soutenue par des dictateurs et des despotes. Personne n'a encore été rendu responsable du scandale « pétrole contre nourriture » qui a détourné près de 100 milliards dollars de fonds publics et les Casques bleus impliqués dans des échanges de nourriture contre des faveurs sexuelles d'enfants n'ont pas été jugés.

  • « Le début de cette odyssée remonte à 1967, en France ... L'Europe s'est précipitée pour adopter la position française en 1973 et, avec l'OCI, a mis en place des mesures politiques pour détruire l'Etat juif en niant ses droits souverains pour mieux le cantonner sur un territoire indéfendable. La résolution 2334 est la cerise sur le gâteau de cette politique, qui est devenue une politique euro-islamique ... » - Bat Ye'or.

  • Toutes les nations éprises de liberté feraient bien d'abandonner l'ONU, ou sinon de cesser de le financer. Le rapport de forces est malheureusement la seule langue que l'ONU comprenne. Les pays qui croient que Donald Trump sera un autre pantin risquent d'avoir un choc.

Israël, ce minuscule pays logé au cœur du Moyen-Orient, est devenu la nouvelle cible de la maltraitance onusienne sous le pilotage des Américains, des Européens (principalement la France) et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) – soit 57 États islamiques plus la « Palestine », qui forment un bloc de votes homogène à l'ONU.

Le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2334, qui fixe les limites d'un Etat palestinien aux lignes d'armistice de 1949. Les Arabes avaient précédemment refusé de fixer la frontière sur la ligne d'armistice, craignant sans doute d'être bloqués dans leur ambition d'accéder au contrôle du reste de la « Palestine », définie par eux comme allant « [ du Jourdain] à la mer [Méditerranée ] » - soit l'intégralité du territoire d'Israël. Toutes les cartes palestiniennes de la Palestine – gomment l'intégralité d'Israël.

Selon la résolution 2334, non seulement les implantations juives deviennent illégales et leurs habitants juifs des criminels, mais le quartier juif de la vieille ville de Jérusalem, le Mur occidental dit Mur des Lamentations et le Mont du Temple – soit le cœur du judaïsme depuis près de 4000 ans et le lieu de naissance du christianisme depuis plus de 2.000 ans - sont maintenant grotesquement considérés comme « territoires occupés ».

Comme le chroniqueur du Washington Post, Charles Krauthammer l'a noté :

« C'est comme si l'ONU avait adopté une résolution déclarant la Mecque et Médine territoires sous souveraineté juive ou chrétienne. Une absurdité. Et une insulte à l'intelligence du monde sans parler du grave préjudice de priver Israël du contrôle de ses propres lieux saints. »

Krauthammer se pose la question de savoir pourquoi la résolution enlève aux Israéliens la souveraineté de Jérusalem-Est, de la vieille ville et du mur de soutènement ouest du Mont du Temple - tout ce qui reste du Second Temple détruit par les Romains en 70 après JC, mais ou les Juifs se recueillent tous les jours. Hmmm ?

Comme la résolution 2334 abolit la résolution 242 qui fondait auparavant la création d'un Etat palestinien sur une solution négociée par les belligérants, il se pourrait que le président Obama et l'administration américaine, avec les islamistes, les dictateurs, et bon nombre de ces dirigeants islamisés d'Europe qui peuplent l'ONU, aient envisagé de déclarer un État palestinien, doté de Jérusalem-Est comme capitale lors d'une très prochaine réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui aurait lieu le 17 Janvier, soit trois jours avant qu'Obama quitte ses fonctions. Une hypothèse que nous espérons sincèrement non fondée.

 

Un vote au Conseil de sécurité de l'ONU (illustratif). [Source de l'image : U.S. State Department]

 

Malheureusement, il semble que l'agression US-ONU-OCI incarnée par la résolution 2334 ne soit que le second volet d'une guerre que le président américain sortant Barack Obama a entrepris de mener contre Israël – dans le but de confier une part importante d'Israël, notamment son cœur, la vieille ville de Jérusalem, à un nouvel Etat islamique.

Déjà, le 13 octobre 2016, une autre branche de l'Organisation des Nations Unies, l'UNESCO, a faussement déclaré que le cœur du du judaïsme était un site islamique. En 2015, l'UNESCO avait déjà falsifié l'origine religieuse de deux anciens sites juifs bibliques, le Tombeau de Rachel et le Caveau des Patriarches, pour en faire des « sites islamiques » - alors l'islam n'a surgi dans l'histoire que plusieurs siècles plus tard.

Le vote de la résolution 2334 a été unanime, sauf pour les États-Unis qui, après avoir orchestré et nourri toute l'affaire a choisi de s'abstenir, sans doute pour mieux dissimuler qu'ils en étaient à l'origine.

Le déni a fait l'effet de ce genre de mauvais film où l'on voit une femme engager un tueur à gages pour abattre son mari, puis affirmer au juge qu'elle est innocente, car au moment de l'assassinat elle était chez le coiffeur.

Le 28 décembre 2016, le secrétaire d'État John Kerry a émis quelques « pensées franches pour dissimuler la trahison de l'administration Obama - son abstention face à la résolution 2334 – derrière des conseils de faux-ami. Selon Kerry, les « intérêts des États-Unis » ne sont plus en ligne avec les intérêts d'Israël. Pourquoi donc ? En raison de la politique israélienne d'implantations.

« Nous avons multiplié les exhortations publiques et privées aux Israéliens pour qu'ils stoppent la course aux implantations.

A l'occasion de centaines de conversations avec le Premier ministre Netanyahu, je lui ai dit clairement que la poursuite des activités de colonisation ne ferait qu'accroître la pression pour une réponse internationale. Nous savions tous depuis un certain temps que les Palestiniens avaient l'intention de déposer une résolution sur le bureau de l'ONU, et j'ai informé le premier ministre à plusieurs reprises que la poursuite des activités de colonisation ne ferait qu'inciter les Nations Unies à passer à l'action. »

En raison de la politique d'implantations menée par Israël, l'intérêt des États-Unis serait donc d'affaiblir la position diplomatique d'Israël, et de faire de la seule démocratie libre et pluraliste dans la région une nation paria au sein de laquelle tous les Israéliens de la région seraient considérés comme des criminels ou des cibles pour un boycott général. Caroline Glick chroniqueur au Jerusalem Post a déclaré :

« ... Contrairement à ce qui a été largement soutenu, la 2334 ne renforce pas le boycott des « colonies ». La 2334 donne un coup de pouce stratégique au boycott d'Israël dans son ensemble...

« La résolution 2334 appelle les Etats qui ont des relations avec Israël « à opérer une distinction entre le territoire de l'Etat d'Israël et les territoires occupés depuis 1967. Étant donné qu'aucune entreprise israélienne ne fait cette cette distinction, toute l'activité économique israélienne est maintenant menacée de boycott.

Tnouva devient une laiterie « d'occupation », car cette entreprise fournit en produits laitiers des communautés au-delà des lignes de 1949.

« La Bank Hapoalim est une banque d' « occupation » parce nombre de ses distributeurs de billets se situent dans les faubourgs de Jérusalem conquis après 1967.

« La chaîne de vêtements Fox est une chaîne « d'occupation », car elle dispose d'un magasin à Gush Etzion. Et ainsi de suite.

« La résolution 2334 donne à l'Europe et ses ONG un feu vert pour mettre en place un boycott commercial et culturel complet contre tout Israël. »

Kerry a terminé son discours en énumérant six principes pour la paix, soi-disant sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de territoires mutuellement convenus (sauf qu'Israël n'a plus grand-chose à échanger) ; la reconnaissance d'Israël par les Palestiniens en tant qu'Etat juif ; aider à résoudre la question des réfugiés ; l'internationalisation de Jérusalem comme capitale de deux pays ; des frontières viables pour Israël ; la fin du conflit et de toutes les réclamations en suspens.

Ces « principes » sont en réalité les six pierres fondatrices d'un monument d'hypocrisie car ils contredisent la résolution 2334. Pourquoi les Palestiniens accepteraient-ils des échanges de terres si les implantations ont déjà été déclarées illégales ?

De façon alarmante, le gâchis ne parait pas prêt d'être achevé. Une troisième étape de cette fusée anti-israélienne est en préparation et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a de bonnes raisons de penser « que le Conseil de sécurité des Nations Unies pourrait prendre des mesures fraîches contre Israël lors d'une réunion du conseil de sécurité prévue le 17 Janvier, trois jours avant que le président américain Barack Obama quitte ses fonctions. »

La France a affirmé vigoureusement qu'elle « ne prévoyait pas » le dépôt d'une résolution israélo-palestinienne à l'ONU, ce qui ouvre la voie à la complaisance d'autres pays comme la Nouvelle - Zélande, le Venezuela, la Malaisie ou le Sénégal à nouveau. Le lancement de cette Holocauste diplomatique commencera le 15 Janvier, à Paris, à une « conférence de paix ».

Cette initiative lancée par un président sortant, François Hollande, devrait être reportée immédiatement d'une semaine au moins. Car sinon cette conférence internationale qui rassemblera les représentants de 70 Etats établiront un cadre de paix fictif entre Israël et les Palestiniens. Ces diplomates ne manqueront pas de rédiger une résolution de leur propre initiative – des fuites ont déjà montré que ce document a été préparé par le Quai d'Orsay – et un « pays ami d'Israël » sera certainement volontaire pour aller proposer cette résolution aux membres du Conseil de sécurité le 17 janvier.

Peu après le discours de Kerry, le Premier ministre britannique Theresa May a marqué ses distances avec Washington sur la condamnation d'Israël, sans doute pour ne pas obérer les relations futures de la Grande Bretagne avec l'Amérique de Donald Trump. L'ambassadeur de Grande - Bretagne, Sir Kim Darroch, a même indiqué qu'il espère que les deux dirigeants, américain et britannique, émuleront la relation que Margaret Thatcher entretenait avec son homologue américain Ronald Reagan. Ce serait en effet magnifiquement churchillien ou thatchérien que May oppose son veto à certains diktats des Nations Unies.

Il n'y a pas grand-chose à espérer de l'ONU devenue représentante du califat mondial et soutenue par des dictateurs et des despotes. Personne n'a encore été rendu responsable du scandale « Pétrole contre nourriture » qui a détourné près de 100 milliards dollars de fonds publics et les Casques bleus impliqués dans des échanges de nourriture contre des faveurs sexuelles d'enfants n'ont jamais été jugés.

L'ONU n'a pas résolu le problème des réfugiés ; elle l'a seulement perpétué, a noté le grand dissident soviétique, Nathan Sharansky.

L'ONU n'a pas non plus prévenu ou résolu les conflits de ce monde, au contraire, elle les a perpétués comme le montre la guerre en Syrie, en Irak, et au Soudan.

Comme l'historienne Bat Ye'or l'a récemment écrit à propos des Nations Unis et de l'Unesco :

« Dévoyées de leur mission première, ces organisations sont utilisées par la corruption ou le terrorisme pour renforcer le pouvoir islamique mondial. Toutefois, n'oublions pas que ceux qui votent sont des chefs d'Etats, des individus pleinement conscients et responsables, motivés par des intérêts et des idéologies souvent criminelles ne représentant pas toutes les opinions de leur peuple qu'ils tyrannisent y compris dans les « démocraties » européennes.

Leurs dernières résolutions ne confirment pas seulement la victoire du djihadisme et de l'illettrisme, elles expriment le succès d'années d'efforts de cette Europe de l'après-guerre qui s'acharne à détruire, à diffamer et à délégitimer l'Etat hébreu au nom d'une justice islamique. L'origine de ce long parcours initié en 1967 revient à la France.

L'Europe s'est précipitée ensuite pour adopter la position française en 1973 et, avec l'OCI, a mis en place des mesures politiques pour détruire l'Etat juif en niant ses droits souverains pour mieux le cantonner sur un territoire indéfendable.

La résolution 2334 est la cerise sur le gâteau de cette politique, qui est devenue une politique euro-islamique ... »

Toutes les nations éprises de liberté feraient bien d'abandonner l'ONU, ou sinon de cesser de le financer. Le rapport de forces est malheureusement la seule langue que l'ONU comprend.

Le 5 Janvier, la Chambre des représentants américaine a voté à 342 contre 80 une condamnation du vote de l'ONU, avec près de 100 démocrates qui ont rejoint les républicains. Les pays qui croient que Donald Trump sera un pantin comme un autre risquent d'avoir un choc.

 

Yves Mamou est journaliste et auteur basé in France. Il a travaillé pendant deux décennies au journal Le Monde, avant de prendre sa retraite.

 

https://fr.gatestoneinstitute.org/9756/

14/01/2017

INVESTITURE DE TRUMP ! LE SYSTÈME DÉMOCRATIQUE DES " DÉMOCRATES AMÉRICAINS " ???

Une icône des droits civiques refuse d’aller à l’investiture de Trump

Une icône du mouvement américain des droits civiques, le représentant John Lewis, n’assistera pas à l’investiture de Donald Trump, qu’il juge illégitime et qui avait tenu de virulents propos contre les minorités pendant sa campagne.

 Sept autres démocrates de la Chambre des représentants ont annoncé qu’ils ne seraient pas présents à la cérémonie prévue le 20 janvier au Capitole, plusieurs d’entre eux expliquant vouloir ainsi protester contre le futur président.

C’est la première fois que M. Lewis n’assiste pas à une investiture présidentielle depuis qu’il a été élu, il y a 30 ans, à la Chambre des représentants pour la Géorgie. 

« Je ne considère pas ce président élu comme un président légitime », a expliqué M. Lewis sur la chaîne NBC, dans l’extrait d’une émission qui sera diffusée dimanche.

 « Les Russes ont contribué à l’élection de cet homme. Et ils ont pris part à la destruction de la candidature de Hillary Clinton », a-t-il fait valoir.

Les services américains de renseignement accusent la Russie d’avoir cherché à élire Donald Trump en piratant le parti de sa rivale et en transmettant les emails piratés au site WikiLeaks. 

 

Le démocrate Raul Grijalva, qui représente l’Arizona, a aussi annoncé qu’il boycotterait la cérémonie, dénonçant l’intolérance du président élu.

 « Il s’agit d’un acte individuel de défiance, oui, contre l’irrespect montré à des millions et des millions d’Américans par la future administration », a expliqué M. Grijalva.

La démocrate de Californie Barbara Lee refuse elle aussi d’aller à l’investiture pour « honorer un futur président qui fait entrer le racisme, le sexisme, et la xénophobie et l’intolérance à la Maison Blanche ».

 Le représentant Luis Gutierrez n’ira pas non plus au Capitole le 20 janvier mais participera avec sa femme à la manifestation anti-Trump organisée le lendemain à Washington. 

Les anciens présidents George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter ont tous annoncé qu’ils assisteront à l’investiture, ainsi que Hillary Clinton, comme c’est la tradition.

http://www.bvoltaire.fr/actu

L' ESTABLISHEMENT MENACE -T-IL DONALD TRUMP ??? CHANTAGE ?

14 janvier 2017

DONALD J. TRUMP DANS LA CIBLE DE L ' ESTABLISHMENT POUR L’ÉLIMINER ...

Eliminer, coûte que coûte,

 

 

Donald J. Trump

 

SOURCE : Publié le 13 janvier 2017 - par  
 

Trumpcible

 

Le 8 novembre 2016 l’homme d’affaire Donald J. Trump a été élu Président des USA.

Résultat qui fut un coup terrible pour Hilary Clinton, le parti Démocrate et Barack Hussein Obama qui fit campagne comme pour un suffrage le concernant directement.

Depuis cette date, il ne se passe pas une journée sans une tentative désespérée de lui reprendre cette victoire !

Il n’a suffi que de quelques jours pour qu’une demande de recomptage des voix ne soit exigée et obtenue.

Vérification qui attribua, au final, des bulletins de votes supplémentaires au président élu !

Après ce revers est venue une tentative de corrompre les grands délégués chargés de confirmer le résultat.

 

Une pétition (1) dans ce sens a obtenu près de cinq millions de signataires.

Vint ensuite l’affirmation et la répétition jusqu’à plus soif d’un piratage des Usa par la Russie.

L’horrible de ce fait n’étant pas trop, semble t-il, cet espionnage par lui-même, mais seulement qu’il ait favorisé Donald J. Trump lors de la campagne électorale.

 

Tout cela ne suffisant pas pour le faire chuter, un dossier comprenant des accusations à charge, que nul ne peut prouver, a été diffusé dans la presse.

L’essentiel de celui-ci serait une vidéo compromettante, détenue par le Kremlin, permettant l’exercice d’un chantage direct sur le Président élu.

Gageons que, là encore, cela s’avérera mensonger !

Au delà de ces faits très peu respectueux de l’esprit de la démocratie, il est désormais inévitable de s’interroger sur le motif d’une telle hargne à vouloir empêcher l’élu de présider ? Quelle est donc la réelle motivation de ce lynchage publique d’un homme qui, jusqu’à preuve du contraire, a toutes ses facultés intellectuelles et un casier judiciaire vierge ?

Ses frasques, son langage, son excès de richesse ou son manque d’expérience politique ne peuvent être des réponses suffisantes et correctes.

Si cela était, alors peu d’être humain pourraient diriger les USA ni tout autre état !

La seule réponse logique étant que le programme prôné par celui-ci est probablement ressenti comme un véritable danger pour l’ordre établi.

Cet homme étant beaucoup de choses sauf un politicien, il présente vraisemblablement un péril pour les prébendes de beaucoup, le politiquement correct et l’établissement de Washington, le sérail de ceux qui ne vivent que par les deniers publiques.

Le peuple, paraît-il, aurait enfin un véritable représentant dans ce milieu de requins !

 

Grave menace également ressentie dans les milieux politiques, médiatiques, artistiques et intellectuels d’autres pays si l’on en juge par la sympathie internationale exprimée envers toutes ces essais de déposséder le peuple américain de son libre choix !

Face à ces échecs répétés, l’étape prochaine serait, en toute logique, sa destitution votée par le Congrès puis confirmée par le Sénat.

Phase très difficile mais pas impossible sachant que beaucoup de Républicains ne se reconnaissent pas en lui.

Haine si vivace et si palpable que chacun s’interrogera quant à savoir si l’épilogue de cette diabolisation ne sera pas son assassinat ?

 

Une fin qui serait indigne de la démocratie américaine mais qui n’obstruerait plus la face cachée de cette gauche si ‘’humaniste’’ mais seulement lorsqu’elle est au pouvoir.

Victor PEREZ ©

L'auteur

 

Blogueur depuis une quinzaine d’années et dénonçant les travers des sociétés dominées par le politiquement correcte, le sectarisme et la bêtise.

Particulièrement en ce qui concerne l’Etat d’Israël devenu le Juif des nations

SOURCE : http://victor-perez.blogspot.co.il/2017/01/eliminer-coute...

Liens :

(1) : https://www.change.org/p/electoral-college-make-hillary-c...

 

C1qGyK4XUAEW96i

VOUS N'AUREZ PAS MA PEAU SI FACILEMENT BANDE DE ...... C'EST MOI QUI AURAIT LA VOTRE !

 
Posté par DIACONESCO_TV à - -
 

 

13/01/2017

TRUMP FACE AUX NÉO-CONS ! TRIBUNE LIBRE !

La déclaration de guerre des néocons contre Trump


Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 11 janvier 2017 – Source The Saker

 

Après plusieurs faux départs plutôt boiteux, les néocons ont maintenant franchi une étape qui ne peut qu’être qualifiée de déclaration de guerre contre Donald Trump.

Tout a commencé par un article publié par CNN intitulé Intel chiefs presented Trump with claims of Russian efforts to compromise him [Les chefs du renseignement ont présenté à Trump les allégations à propos d’efforts russes visant à le compromettre], qui affirmait :

Des documents classifiés présentés la semaine dernière au président Obama et au président élu Trump comprenaient des allégations que des agents russes affirment avoir des informations personnelles et financières compromettantes sur M. Trump, selon ce qu’ont dit de nombreux responsables officiels américains ayant une connaissance directe des réunions d’information à CNN.

Ces allégations ont été présentées dans un résumé de deux pages annexé à un rapport sur l’interférence russe dans l’élection de 2016. Les allégations venaient, d’une part, de notes compilées par un ancien agent secret britannique, dont les responsables du renseignement étasunien considèrent le travail passé comme crédible []

Le résumé de deux pages contenait aussi des allégations qu’il y a eu un échange continu d’informations pendant la campagne entre les suppléants de Trump et des intermédiaires du gouvernement russe, selon deux responsables de la sécurité nationale.

 

Le site internet Buzzfeed a publié ensuite le document complet. Le voici, dans son intégralité.

Insérer le document

 

Lorsque j’ai lu le document, ma première intention était de le démonter phrase par phrase. Je n’ai cependant pas le temps de le faire et, franchement, ce n’est pas nécessaire.

Je vous fournirai seulement suffisamment de preuves simples et directes que c’est un faux. Voici quelques éléments de preuve :

  1. Le document n’a pas d’en-tête, pas d’identification, pas de date, rien. Pour beaucoup de bonnes raisons techniques et même juridiques, les documents sensibles du renseignement sont créés avec beaucoup d’informations de suivi et d’identification. Par exemple, un tel document porterait généralement une référence à l’unité qui l’a produit ou une combinaison de chiffres et de lettres indiquant la fiabilité de la source et de l’information qu’il contient.
  2. La classification CONFIDENTIEL / SOURCE SENSIBLE est une plaisanterie. Si c’était un vrai document, son niveau de classification serait beaucoup, beaucoup plus élevé que « confidentiel » et, comme la plupart des documents du renseignement viennent de sources sensibles, il n’est pas nécessaire de le spécifier.
  3. L’affirmation que « Le dossier est contrôlé par le porte-parole du Kremlin, PESKOV, directement sur les ordres de POUTINE » est tout à fait risible.  À l’évidence, l’auteur de ce faux n’a aucune idée de la manière dont travaillent les services de renseignement et de sécurité russes (indice : le porte-parole du président n’a aucune implication dans quoi que ce soit).
  4. À la page 2, il y a une autre phrase hilarante : « exploiter l’obsession personnelle et la perversion sexuelle de TRUMP dans le but d’obtenir un « kompromat » adéquat (du matériel compromettant) sur lui. Personne, dans un véritable document du renseignement, ne se donnerait la peine de préciser ce que le mot « kompromat » signifie, puisque tant en russe qu’en anglais c’est évidemment la combinaison des mots « compromettant » et « matériel ». N’importe quel officier de renseignement occidental, même très jeune, connaîtrait ce mot, ne serait-ce qu’à cause des nombreux livres d’espionnage du temps de la Guerre froide écrits sur les techniques de piégeage du KGB.
  5. Le document parle de « source A », « source B », en suivant l’alphabet. Maintenant posez-vous une simple question : que se passe-t-il après que la « source Z » a été utilisée ? Une agence de renseignement peut-elle travailler avec un bassin potentiel de sources limité à 26 ? Ce n’est évidemment pas de cette manière que les agences de renseignement classent leurs sources.

Je m’arrêterai là et suggérerai qu’il est amplement prouvé que c’est un faux brut produit par des amateurs qui n’ont aucune idée de ce dont ils parlent.

Cela ne rend pas ce document moins dangereux, cependant.

Premièrement, c’est l’élément vraiment crucial, il y a plus qu’assez ici pour destituer Trump pour de nombreuses raisons à la fois politiques et juridiques.

Permettez-moi de le répéter encore une fois : c’est une tentative d’éliminer Trump de la Maison Blanche. C’est un coup d’État politique.

Deuxièmement, ce document salit tous ceux qui sont impliqués : Trump lui-même, bien sûr, mais aussi les méchants Russes et leurs affreuses techniques machiavéliques.

Trump est ainsi « confirmé » comme un pervers sexuel qui aime embaucher des prostituées pour uriner sur lui. Quant aux Russes, ils sont fondamentalement accusés d’essayer de recruter le président des États-Unis comme agent de leurs services de sécurité. Cela ferait de Trump un traître, d’ailleurs.

Troisièmement, en une petite semaine nous sommes passés d’allégations de « piratage russe » à « avoir un traître qui siège à la Maison Blanche ».

Nous ne pouvons que nous attendre à ce qu’un prochain tsunami d’affirmations de ce genre continuent et deviennent de pire en pire chaque jour. Il est intéressant que Buzzfeed ait déjà anticipé l’accusation que c’est une campagne contre Trump visant à le salir et le diaboliser en écrivant :

« Maintenant, BuzzFeed News publie le document complet, pour que les Américains puissent se faire leur propre opinion sur les allégations à propos du président élu qui ont circulé aux plus hauts niveaux du gouvernement étasunien », comme si la plupart des Américains avaient l’expertise nécessaire pour détecter immédiatement que ce document est un faux grossier !

Quatrièmement, à moins que tous les responsables qui ont informé Trump sortent et nient que ce faux était une partie de leurs réunions d’information avec Trump, il apparaîtra que ce document a l’imprimatur officiel des hauts responsables du renseignement américain et que cela leur donne une autorité légale probante.

Cela signifie de facto que les « experts » ont évalué ce document et l’ont certifié « crédible » même avant toute procédure devant les tribunaux ou, pire, devant le Congrès.

J’espère que Trump a eu la prévoyance d’enregistrer en audio et vidéo cette réunion avec les chefs du renseignement et qu’il est maintenant en mesure de les menacer d’action en justice s’ils agissent d’une façon contredisant leur comportement devant lui.

Cinquièmement, le fait que CNN ait été impliqué dans tout cela est un facteur essentiel. Certains d’entre nous, y compris votre serviteur, ont été choqués et dégoûtés lorsque le Washington Post a publié une liste de 200 sites internet dénoncés comme « propageant de fausses nouvelles » et de la « propagande russe », mais ce que CNN a fait en publiant cet article est infiniment pire : c’est une attaque sordide et politique contre le président élu au niveau mondial (la BCC et d’autres publient déjà la même merde).

Cela confirme de nouveau qu’on ne prend plus de gants et que la presse sioniste est en état de guerre totale contre Donald Trump.

Tout ce qui figure ci-dessus confirme ce que j’ai dit ces dernières semaines : si jamais Trump parvient à entrer à la Maison Blanche (j’écris « si » parce que je pense que les néocons sont parfaitement capables de l’assassiner), sa première priorité devrait être de sévir impitoyablement, aussi durement qu’il le peut légalement contre ceux dans l’« État profond » américain (ce qui comprend les médias) qui lui ont maintenant déclaré la guerre.

 

Je suis désolé de le dire, mais ce sera soit lui soit eux – l’une des parties ici sera écrasée.

 

Aparté
Pour ceux qui se demandent ce que j’entends par « sévir », je résumerai ici ce que j’ai écrit ailleurs : la meilleure manière de le faire est de nommer un directeur du FBI hyper loyal et déterminé et de lui faire savoir qu’il doit mener des enquêtes sur des accusations de corruption, abus de pouvoir, conspiration, entrave à la justice et tous les autres types de comportement qui se perpétuent au Congrès, dans la communauté du renseignement, le monde bancaire et les médias. Traiter les néocons comme Poutine l’a fait avec les oligarques russes et comme les États-Unis l’ont fait avec Al Capone – les attraper sur l’évasion fiscale. Pas besoin d’ouvrir des goulags ou de tirer sur les gens lorsque vous pouvez les attraper tous sur ce qui est leur comportement quotidien normal.

J’espère sincèrement me tromper et j’admets que c’est possible, mais je ne sens pas dans mes tripes que Trump a ce qu’il faut pour frapper suffisamment fort ceux qui utilisent toutes les affreuses méthodes imaginables pour l’empêcher de faire quelque chose à la Maison Blanche, ou obtenir sa destitution s’il essaie de tenir ses promesses de campagne.

Je ne peux pas le lui reprocher non plus : l’ennemi a infiltré tous les niveaux du pouvoir dans le système politique des États-Unis et il y a un signe puissant qu’ils sont même présents dans l’entourage immédiat de Trump.

Poutine a pu faire ce qu’il a fait parce qu’il était un officier du renseignement à la volonté de fer et hautement qualifié. Trump n’est qu’un homme d’affaires dont la meilleure « formation » pour faire face à ce genre de gens serait probablement son exposition à la foule à New York.

Sera-ce suffisant pour lui permettre de l’emporter sur les néocons ? J’en doute, mais je l’espère.

Comme je l’ai prédit avant l’élection, les États-Unis sont sur le point d’entrer dans la pire crise de leur Histoire. Nous entrons dans des temps extrêmement dangereux. Si le danger d’une guerre thermonucléaire entre la Russie et les États-Unis avait considérablement reculé avec l’élection de Trump, la guerre totale des néocons contre lui fait peser un risque très grave sur les États-Unis, y compris la guerre civile (si le Congrès contrôlé par les néocons destituait Trump, je crois que des soulèvements se produiraient spontanément, en particulier dans le Sud, et surtout en Floride et au Texas).

 

Au risque de paraître exagérer je dirai que ce qui se passe maintenant met l’existence même des États-Unis en danger, presque indépendamment de ce que Trump fera personnellement.

Quoique nous puissions penser de Trump comme personne et de son potentiel comme président, ce qui est certain est que des millions de patriotes américains ont voté pour lui pour « drainer le marais », virer la ploutocratie basée à Washington et restaurer ce qu’ils voient comme les valeurs américaines fondamentales. Si les néocons manigancent maintenant un coup d’État contre Trump, je prédis que ces millions d’Américains se tourneront vers la violence pour protéger ce qu’ils considèrent comme leur mode de vie, leurs valeurs et leur pays.

En dépit de l’image que Hollywood aime à donner d’eux, la plupart des Américains sont des gens pacifiques et non violents, mais s’ils sont poussés trop loin, ils n’hésiteront pas et saisiront leurs fusils pour se défendre, en particulier s’ils perdent tout espoir en leur démocratie.

Et je ne parle pas seulement des péquenauds armés, ici, je parle des autorités locales, étatiques et des comtés, qui se soucient beaucoup plus de ce que leurs concitoyens locaux pensent et disent que ceux de Washington.

Si un coup d’État est organisé contre Trump et si quelque prétendant à la présidence, du genre Hillary ou McCain, donne l’ordre à la Garde nationale ou même à l’armée américains de briser une insurrection locale, nous pourrions voir ce que nous avons vu en Russie en 1991 : un refus catégorique des services de sécurité de tirer sur leur propre peuple.

C’est le plus grand et l’ultime danger pour les néocons : le risque, s’ils donnent l’ordre de réprimer la population, est que la police, les services de sécurité et l’armée puissent tout simplement refuser d’obtempérer.

 

Si cela a pu se passer dans le « pays contrôlé par le KGB » (pour utiliser un cliché de la Guerre froide), cela peut aussi arriver aux États-Unis.

J’espère vraiment me tromper et que cette récente attaque contre Trump est le dernier « vivat » des néocons avant qu’ils renoncent enfin et s’en aillent. J’espère que tout ce que j’ai écrit plus haut est l’expression de ma paranoïa.

 

Mais, comme on dit : « Ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que personne n’en a après vous. »

Donc s’il vous plaît, dites-moi que je me trompe !

 

The Saker

Source et Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

 

09/01/2017

LU,VU ET ENTENDU ! POUTINE / MAC CAÎN .....;

 
Nicolas De Genty a partagé un lien dans le groupe AURICARAS (c).
22 h ·
 

UKRAINE - EN VISITE À KIEV, MC CAIN PROMET LA GUERRE À POUTINE


Les sénateurs John McCain et Lindsey Graham sont allés à Kiev pour apporter son soutien au gouvernement de Poroshenko, issu du coup d'état ukrainien, en promettant que 2017 sera l'année où l'Amérique permettra de régler les comptes avec le président Poutine, qui sera, selon leurs termes, vaincu sur les champs de bataille de l'Europe de l'est.

 


"Si Poutine gagne en Ukraine, alors il peut envahir le reste du monde", a déclaré McCain.

 

"Votre combat est notre combat", ajoute-il, en s'adressant aux putschistes de la clique de Poroshenko . "De retour à la maison, nous allons pousser les mesures à prendre sur la question.

Il est temps pour eux (les Russes) de payer un lourd tribut."


[Donbass* : Région du bassin du Donetsk et de Lougansk en Ukraine, peuplé de Russes, et dont la population est bombardée par les soudards de la clique sioniste de Kiev (mafia kazare) mise au pouvoir par la CIA.

Cette dernière cherche à provoquer une réaction militaire de la Russie, afin de plonger l'Europe dans le chaos. Or, la Russie n'est pas intervenue.

 

La population du Donbass qui est soumises à des bombardements quotidiens, est défendue par ses milices républicaines populaires d'autodéfense.

Le Donbass, fait partie du territoire (Novorossiya) retiré à la Russie par Lénine pour être offert à l’Ukraine.

 

La Novorossiya, peuplée de Russes, occupe le 1/3 Est de l’Ukraine]