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28/05/2016

SYRIE: LA VÉRITÉ SORT DE LA BOUCHE D' HILARY CLINTON !

Clinton : détruire la Syrie pour Israël

Publié par wikistrike.com sur 28 Mai 2016, 11:12am

 

Catégories : #Politique internationale

Clinton : détruire la Syrie pour Israël

Traduction : agenceinfolibre

 

Un nouvel email d’Hillary Clinton rendu public récemment confirme que l’administration Obama a délibérément provoqué la guerre civile en Syrie, car c’était la « meilleure manière d’aider Israël  ».

Preuve de sa nature psychopathe et meurtrière, elle a aussi écrit que c’était une« bonne chose  » de menacer personnellement de mort la famille de Bashar Al-Assad.

Dans cet email, publié par Wikileaks, la secrétaire d’État Clinton dit que la « meilleure manière d’aider Israël  » serait « d’utiliser la force  » en Syrie afin de renverser le gouvernement.

Le document en question fait partie des nombreux fichiers qui ont été déclassifiés par le Département d’État américain sous le numéro de dossier F-2014-20439, Doc NO. C05794498, suite au tollé suscité par la découverte du serveur email privé qu’elle utilisait chez elle, lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’État entre 2009 et 2013.

Bien que la transcription de Wikileaks date l’email du 31 décembre 2000, c’est une erreur de leur part, puisque le contenu de l’email (en particulier la référence aux tractations entre l’Iran et l’Occident à Istanbul au sujet du programme nucléaire au mois de mai 2012) démontre bien que cet email a en fait été envoyé le 31 décembre 2012.

Cet email montre clairement que depuis le tout début de la crise syrienne, la politique américaine a été de renverser violemment le gouvernement syrien – et ceci spécifiquement parce que c’était dans les intérêts d’Israël.

« La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad  », annonce franchement Hillary Clinton.

 

Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier  » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique  » menace le « monopole  » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël  » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

« Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire.

La capacité de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires ne signifierait pas seulement la fin de ce monopole, mais pourrait aussi pousser d’autres adversaires, comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte à se mettre aussi au nucléaire. Le résultat serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui.

Si l’Iran devient un état à armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre.  »

C’est, continue Clinton, la « relation stratégique entre l’Iran et le régime de Bashar Assad en Syrie » qui permet à l’Iran de saper la sécurité d’Israël.

Elle n’implique pas une « attaque directe  » de l’Iran, admet Clinton, car « durant les trente années d’hostilité entre l’Iran et Israël  », cela n’est jamais arrivé par son biais, mais par leurs « mandataires » supposés.

La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincra Assad est maintenant dans ses intérêts.

Le déposer ne serait pas simplement une aubaine pour la sécurité d’Israël, cela calmerait aussi sa peur compréhensible de perdre son monopole nucléaire.

Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient développer un point de vue commun quand le programme iranien serait si dangereux qu’une action militaire devra être garantie.

Clinton continue en affirmant que menacer directement Bashar Al-Assad « et sa famille  » par des actes de violence est la « bonne chose  » à faire :

En bref, la Maison-Blanche peut calmer la tension qui s’est développée avec Israël au sujet de l’Iran en faisant la bonne chose en Syrie.

Avec sa vie et celle de famille en risque, seule la menace ou l’usage de la force pourront changer l’état d’esprit du dictateur syrien Bashar Assad » .

L’email prouve – comme s’il en fallait une nouvelle preuve – que le gouvernement américain a été le sponsor principal de la croissance du terrorisme au Moyen-Orient, tout cela dans le but de « protéger Israël  ».

Cela fait par ailleurs réfléchir de considérer que la crise des « réfugiés » qui menace aujourd’hui de détruire l’Europe, a été directement déclenchée par l’action du gouvernement américain, dans la mesure où il y a d’authentiques réfugiés qui fuient la guerre civile en Syrie.

De plus, plus de 250 000 personnes ont été tuées durant le conflit syrien, qui s’est étendu en Irak, grâce à l’administration Clinton-Obama soutenue par les « rebelles » qui ont attisé la guerre en Syrie.

La possibilité réelle et dérangeante qu’une psychopathe comme Clinton – dont la politique a infligé mort et misère à des millions de gens – pourrait devenir la prochaine présidente des Etats-Unis est la pensée la plus profondément choquante parmi toutes.

Son affirmation publique que si elle était élue présidente, « la relation avec Israël passerait au niveau supérieur », place Hillary Clinton et Israël pas seulement comme les ennemis de quelques États arabes du Moyen-Orient, mais de tous les amoureux de la paix sur terre.

THE NEW OBSERVER (TRADUCTION ENRIQUE MALEBRANCHE)

Source : newobserveronline.com

 

Lu ici

26/05/2016

SYRIE, LE COUP D' ÉTAT ÉTAIT PLANIFIÉ ! TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

[Vidéo] Preuves Wikileaks: Le coup d’Etat en Syrie a été planifié en 2006

Crises Etats-Unis Hégémonie Ingérence Syrie
 
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Interview de Julian Assange par Peter Moore

« Ces télégrammes sont particulièrement inquiétants. Normalement, il faut lire entre les lignes ou chercher les sous-entendus. Dans ce cas particulier, tout est balancé.

Tous les plans machiavéliques pour renverser le gouvernement Syrien. Ce qui arrive en Syrie est très sérieux ! Des centaines de milliers de morts !

Tout se joue entre les grandes firmes U.S., le ministre des affaires étrangères et le militaire. (Ceci est très documenté dans les télégrammes) on peut voir les ambassades étasuniennes partout dans le monde, agir comme un agent des ventes pour Boeing, Monsanto… Faire du lobbying pour ajuster la loi Européenne. Même pour imposer des sanctions ou autres pénalités à l’Europe pour refuser les OGM ou forcer l’étiquetage.

L’empire Étasunien n’est pas un empire au sens classique. Il n’est pas comme l’empire Romain. Un peu comme l’Empire Britannique mais différent. C’est un empire moderne. On ne s’attend pas à ce qu’il ressemble aux anciens. Il y a une expansion continentale.

Oui, ils ont conquis de nouveaux territoires comme Hawaï, Puerto Rico et Alaska. Mais la forme fondamentale de cet empire est celui de bases militaires des Etats-Unis : ils ont plus de 1’400 bases dans 120 pays et celui d’un empire commercial; ils utilisent ces mécanismes, ambassades ou bases militaires ou leur présence dans des organismes mondiaux comme l’ONU ou le FMI pour sécuriser des avantages, contrats et structures en faveur des firmes géantes Étasuniennes. Notez que cela ne va pas dans le sens des intérêts des ouvriers ! On entend souvent parler « d’intérêts américains ». Mais ce n’est pas l’intérêt du citoyen moyen qui est poursuivi. Tout va en faveur des firmes proches du gouvernement afin que leurs intérêts soient reflétés, évidemment. C’est le rôle de leurs ambassadeurs dans le monde… »

Source: http://finalscape.com/?p=5982

 

SYRIE: LA VILLE DE RAQQA BIENTÔT LIBÉRÉE ........

26 mai 2016

La Russie est prête à conjuguer ses efforts avec la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et avec les milices kurdes en Syrie pour parvenir à la libération de Raqqa, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La Russie est déterminée à coopérer dans ce domaine, a affirmé M. Lavrov suite à la déclaration d'un représentant du parti de l'union démocratique (PYD) selon laquelle l'offensive à Raqqa, avec la participation des Kurdes, des Etats-Unis et de la Russie, entrerait dans une phase active dans un futur proche.

"Certes, Raqqa est l'une des cibles de la coalition antiterroriste, ainsi que la ville irakienne de Mossoul. Nous sommes persuadés qu'on aurait pu déloger les terroristes des localités assiégées plus efficacement et plus vite si les militaires russes et américains avaient commencé à mutualiser leurs efforts plus tôt", a souligné le ministre.

Des combatatnts kurdes
© AP PHOTO/ HUSSEIN MALLA

Selon lui, aujourd'hui, il existe une chance d'établir une telle coopération, et les forces aérospatiales russes ainsi que l'aviation de la coalition dirigée par les Etats-Unis doivent agir de façon synchrone et coordonnée et aider ceux qui sont au sol à faire face aux groupes terroristes. Il s'agit en premier lieu des troupes gouvernementales syriennes et bien sûr de divers groupes au sein des milices kurdes, dont la branche armée de PYD, a-t-il poursuivi.

Ainsi, la Russie et les Etats-Unis en phase de passer de l'échange d'informations à la coordination dans le cadre de la lutte anti-terroriste en Syrie. Les démarches concrètes sont en cours de discussion.

"Nous ne sommes pas immédiatement tombés d'accord avec nos homologues américains, mais nous sommes parvenus à surmonter leurs doutes, réflexions et même leur réticence à passer de l'échange d'informations à une vraie coordination pour contrer le terrorisme", a précisé M. Lavrov.

"On a établi des canaux permanents entre la base militaire de Hmeimim et les représentants américains dans la capitale jordanienne, il existe encore le canal direct Moscou-Washington, et il y a bien entendu le centre russo-américain de réaction rapide situé à Genève et qui fonctionne 24 heures sur 24", a-t-il rappelé.

 

SOURCE

25/05/2016

DÉCÈS DU COLONEL VERGER ! CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS .....

 


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Nous venons d' apprendre le Décès du Colonel Verger, suite à une très longue maladie !


Sa dernière parole adressée au Secrétaire Général, le Major Michel Madoré, nous résonne encore dans les oreilles !


Il y a quelques jours, suite à un entretien téléphonique : Conscient qu' il arrivait au bout du rouleau de la vie ! " je suis dans la dernière ligne droite ! "


À la réunion du CNC / BRETAGNE, hier , nous avons observé une minute de silence !

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Anciens combattants et Amis du Cercle National des Combattants, observons un moment de prière, de partage, de souvenirs autour des valeurs qu 'il affectionnait !

..."et que Saint Michel l'accueille à sa droite " ...

 


RIP mon Colonel !

 

jean-marie Lebraud Secrétaire Adj. du CNC 35

 

 

COMMENTAIRE

 

..."et que Saint Michel l'accueille à sa droite " ...


Prions pour Lui ....


Amitiés patriotiques

Jean-Yves Dds

 

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

BLOG : http://pdfbretagne.blogspot.fr/

ET AUSSI
Blog: http://pdfjeunesbretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@orange.fr

Tel : 06 09 53 93 84

L' ÉTAT ISLAMIQUE CONTINUE DE SE DÉVELOPPER !

Le groupe État islamique continue de se développer

 
 
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A Member of a brigade loyal to the Fajr Libya (Libya Dawn), an alliance of Islamist-backed fighters, stands on a pick up truck mounted with a machine gun during a military parade following battles against the Islamic State (IS) group, in the city of Sabratha, west of the capital Tripoli, on February 28, 2016. On February 19, a US air strike near Sabratha targeted a suspected IS training camp, killing 50 people. / AFP PHOTO / MAHMUD TURKIA

L’État islamique n’a pas battu en retraite : la Libye n’est que l’un des fronts de cette guerre

Le groupe État islamique continue de se développer malgré les attaques en provenance de l’Occident

Depuis que l’OTAN est intervenue pour mettre un terme au régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est restée dans un terrible état de chaos et d’insécurité. Elle a été déchirée par une multitude de milices et de coalitions rivales se battant pour établir leur puissance localement, par le conflit opposant les gouvernements rivaux de Tripoli et Tobrouk, ainsi que par la sanglante campagne de l’État islamique (EI), en particulier dans la ville côtière de Syrte.

Cette catastrophe pose aux puissances de l’OTAN un certain nombre de problèmes cauchemardesques. L’EI se retrouve en haut de cette liste, et ce notamment parce qu’au moins 5 000 paramilitaires, dont beaucoup ne sont pas originaires de Libye, sont venus grossir en masse les rangs du groupe terroriste. Les puissances occidentales sont particulièrement inquiètes du fait que l’État islamique travaille dur à déstabiliser la fragile situation politique de la Tunisie voisine.

Sur un autre front, le groupe cherche à accroître sa puissance économique en contrôlant des infrastructures pétrolières et gazières. Cela pourrait faire de la Libye son tremplin en vue d’une plus grande influence dans tout le Sahel, et particulièrement au Niger et au Mali.

Le territoire libyen, dont la plus grande partie n’est pas gouvernée, est également devenu un itinéraire de transit majeur pour les personnes désespérées qui tentent de trouver une vie meilleure en Europe. Comme les chemins actuellement empruntés par les réfugiés qui passent en Grèce par la Turquie sont en train d’être fermés, la Libye est l’un des seuls itinéraires restant pour aller jusqu’à la Méditerranée. Le pays est aussi devenu une plaque tournante des trafics d’armes pour une grande partie de l’Afrique.

Cela fait des années que des responsables de l’ONU essaient de mettre en place un gouvernement d’unité efficace qui puisse accepter l’importante assistance militaire occidentale nécessaire pour vaincre l’EI. Une telle assistance est toujours exclue par un embargo international sur les armes, qui a été imposé pour quelque peu calmer l’instabilité qui a fait suite au renversement de Mouammar Kadhafi. Mais, maintenant qu’un gouvernement reconnu internationalement a enfin été mis en place (en étant toutefois presque dépourvu de pouvoirs), les États-Unis et l’Italie ouvrent la voie pour qu’un important programme de transferts d’armements soit encouragé.

La réalité, cependant, est que le gouvernement nouvellement accepté ne va pas se contenter de donner le feu vert aux États de l’OTAN pour faire du commerce d’armes, mais qu’il va très certainement être obligé d’accepter un soutien militaire bien plus conséquent – qui se développera sans doute au point de faire grand usage de la puissance aérienne, et aussi probablement de troupes au sol.

Officieusement, plusieurs pays de l’OTAN dont les États-Unis, leRoyaume-Uni, la France et l’Italie sont déjà aux commandes de forces spéciales en Libye. Ces dernières travaillent dur pour empêcher l’EI d’étendre son emprise et pour aider les milices qui se dressent en travers de sa route.

Et tandis que cette récente manœuvre de soutien au gouvernement semble être une tentative de stabilisation de la Libye, elle a peut-être plus à voir avec le combat visant à repousser l’EI sur tous les fronts.

Hors de contrôle

De nombreux médias ont rapporté que le « califat » subissait une importante pression en Syrie et en Irak, et l’on affirme que c’est là le motif de l’expansion de l’État islamique en Libye. Cette analyse est à considérer avec précaution.

Certes, l’EI a perdu certains territoires en Irak et notamment la ville de Ramadi, tout comme il est vrai que le Pentagone affirme que la guerre aérienne menée par la coalition a provoqué la mort de 28 000 partisans de l’EI au cours des 21 derniers mois. Mais il ne s’agissait là que de victoires en demi-teinte : Ramadi et d’autres villes libérées ont été en grande partie détruites, et l’État islamique reste bien implanté à Mossoul et dans une bonne partie du nord de l’Irak.

Le groupe est à l’origine d’une très meurtrière campagned’attentats-suicides dans les centres de la population chiite en Irak, et il profite également de l’instabilité politique qui mine le gouvernement irakien. De plus, l’EI contrôle toujours la quasi-totalité de son califat auto-proclamé dans le nord de la Syrie.

Le groupe État islamique s’est également élargi à l’international d’une manière qui n’est pas sans rappeler al-Qaïda au début des années 2000. Il a organisé des attaques contre l’Occident en Tunisie, en Belgique, en France et en Turquie. Si l’on associe tous ces paramètres, il est plus facile de prendre la mesure de la détermination qu’ont de nombreux membres de l’OTAN à vouloir s’impliquer avec vigueur en Libye.

L’éventuelle efficacité de cette démarche est une autre question. L’EI continue de se développer malgré les attaques en provenance de l’Occident, ce qui l’aide à se donner l’image du seul véritable gardien de l’islam face aux attaques de l’axe des « croisés et des sionistes ». Plus il est attaqué, plus son image se renforce. Mais cela n’entravera pas la progression de la guerre menée par l’Occident contre l’État islamique en Libye, et plus loin encore.

Les États-Unis ont annoncé avoir remédié au vide diplomatique qui les opposait au Nigéria, et qu’ils allaient fournir une force aérienne de contre-insurrection pour soutenir le gouvernement qui tente actuellement de contrôler l’insurrection de Boko Haram, groupe lui-même lié à l’EI. Même al-Qaïda, mouvement écarté depuis longtemps car on le pensait vaincu et irrémédiablement fragmenté, fait son retour, envoyant certains de ses dirigeants paramilitaires les plus expérimentés depuis l’Asie du Sud vers la Syrie pour y soutenir le Front al-Nosra.

Certains reportages récents donnent l’impression que les mouvements paramilitaires islamistes ont battu en retraite, et que la fin de la guerre qui les oppose à l’Occident serait enfin en vue. Ce n’est pas le cas.

Paul Rogers | 23 mai 2016

Paul Rogers est professeur d’études sur la paix à l’université de Bradford, au Royaume-Uni.

Photo : un membre d’une brigade loyale à la milice Fajr Libya (Aube de Libye) lors d’une parade militaire à la suite de combats contre des militants de l’État islamique (EI) dans la ville de Sabratha le 28 février 2016 (AFP)

Traduit de l’anglais (original) par Mathieu Vigouroux.

Source:http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-tat-isl...

24/05/2016

TERRORISME: LA SYRIE ET LES PAYS " MODÉRÉS " PAR LES ÉTATS OCCIDENTAUX !

Attaques en Syrie: Damas accuse Riyad, Ankara et Doha

Publié par wikistrike.com sur 24 Mai 2016, 08:51am

Catégories : #Politique internationale

Attaques en Syrie: Damas accuse Riyad, Ankara et Doha

Les autorités syriennes jugent que les groupes terroristes perpétrant des attaques contre les localités syriennes agissent sous les ordres directs des autorités de ces pays du Proche-Orient.


Le gouvernement syrien a accusé les dirigeants de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Qatar d'avoir organisé des attaques dans plusieurs villes du pays, lit-on dans une lettre du représentant permanent syrien auprès de l'Onu Bachar Jaafari, adressée au secrétaire général et au président du Conseil de Sécurité de l'organisation.

 

 

Dans cette lettre, mise au jour lundi, le représentant syrien a fourni des informations détaillées concernant une importante attaque du groupe terroriste Front al-Nosra, de l'organisation Ahrar al-Sham, soutenue par le Qatar et l'Arabie saoudite, et de groupes alliés contre la localité de Zara'a dans la province syrienne de Hama.

Lors de cette attaque, qui a eu lieu dans la nuit du 12 mai dernier, les terroristes ont enlevé des femmes et tué, selon diverses informations, entre 70 et 100 civils.

Le document indique que le Front al-Nosra, le mouvement islamiste Ahrar al-Sham et plusieurs autres groupes notamment liés à l'Arabie saoudite, au Qatar et à la Turquie ont ouvertement revendiqué le massacre de Zara'a.

Pourtant, ces groupes armés sont considérés comme "modérés" par plusieurs Etats occidentaux ainsi que par d'autres pays, a rappelé  Bashar Jaafari.

"Ce massacre sanglant commis par des groupes terroristes armés s'inscrit dans le cadre de toute une série d'attaques terroristes systématiquement perpétrées contre certaines villes syriennes directement sous les ordres des régimes extrémistes et fondamentalistes de Ryad, d'Ankara et de Doha", a martelé le représentant syrien.


Selon lui, ces attaques ont pour but de faire échouer les négociations de Genève en vue de régler le conflit en Syrie, et de compromettre les mesures visant à réduire les tensions, y compris l'accord sur la cessation des hostilités.

 

Bashar Jaafari a ajouté que le drame de Zara'a s'était produit au moment où "les représentants des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni au Conseil du Sécurité avaient refusé d'inclure le Front al-Nosra et Ahrar al-Sham dans la liste onusien des groupes terroristes.

Auparavant, le ministère syrien des Affaires étrangères a envoyé des lettres au secrétaire général de l'Onu et au président du Conseil de sécurité de l'Organisation les exhortant à condamner le massacre de Zara'a.

 

Source

LE MINISTÈRE RUSSE DE LA DÉFENSE CONVOQUE L' ATTACHÉ D' AMBASSADE US !

23 mai 2016

Le ministère russe de la Défense a convoqué l’attaché de l'ambassade US suite à la détection d’un avion de reconnaissance américain près de la frontière russe.

 

L’attaché américain a été convoqué ce lundi au ministère russe de la Défense en rapport avec la détection d’un avion-patrouilleur US aux abords des frontières orientales de la Russie.

Son vol dans le ciel au-dessus de la mer du Japon a constitué un risque de collision avec les avions de ligne civils, informe le service de presse du ministère de la Défense.

"Le représentant du ministère américain de la Défense s’est vu signaler que le 22 mai 2016, les forces antiaériennes russes ont détecté un avion de reconnaissance RC-135 de l’armée de l’air américaine qui exécutait une mission de reconnaissance au-dessus de la mer du Japon près de la frontière de la Fédération de la Russie", annonce le communiqué officiel.

Le ministère souligne que l’avion de reconnaissance, un Boeing RC-135, volait près de la frontière russe à une altitude jugée dangereuse car proche de celle des avions de ligne, qui plus est avec le transpondeur éteint, ce qui empêche toute évaluation de la position de l’avion par les radars des stations de contrôle du trafic aérien.

"L’avion de l’armée de l’air US a effectué ce vol avec le transpondeur éteint. Son équipage n’a pas donné d’informations sur son itinéraire aux services de contrôle aérien de la région concernée.

De plus, l’avion volait à une altitude réservée aux avions de ligne civils", ajoute le communiqué.

De telles actions peu professionnelles, selon le communiqué, ont constitué une réelle menace de collision avec des avions civils.

 

Le ministère russe de la Défense attire l'attention des Etats-Unis sur la nécessité de prendre des mesures pour éviter la répétition de telles situations à l’avenir.

 

Le Boeing RC-135 est une famille d'avions de reconnaissance conçue sur la base du C-135 Stratolifter.

Il existe différentes versions de cet avion.

Le RC-135V/W Rivet Joint, qui a été vu plusieurs fois au-dessus de la mer Baltique, est un avion de SIGINT (Renseignement d'origine électromagnétique).

Il est capable d’effectuer une surveillance à la fois des communications radio et des signaux électroniques émis par les radars adverses, aussi bien que de brouiller ces signaux.

source

23/05/2016

LA GUERRE SECRÈTE DE LA C I A EN SYRIE ..........

EXCLUSIF : Selon Mark Rossini (ex-FBI), la guerre secrète de la CIA en Syrie est “désastreuse”

Publié par wikistrike.com sur 23 Mai 2016, 11:10am

 

Catégories : #Politique internationale

EXCLUSIF : Selon Mark Rossini (ex-FBI), la guerre secrète de la CIA en Syrie est “désastreuse”

Ancien représentant du FBI au Centre du contreterrorisme de la CIA, l’ex-agent spécial Mark Rossini a assumé de lourdes responsabilités.

À ce poste, il briefait quotidiennement le directeur de la CIA George Tenet et ses adjoints sur les menaces terroristes émergentes et les opérations antiterroristes à travers le monde. Entre 1999 et 2003, il fut le principal agent de liaison du FBI au sein d’Alec Station, l’unité de la CIA chargée de la traque d’Oussama ben Laden et de ses associés.

Il a ensuite été l’un des cofondateurs du Centre national du contreterrorisme (NCTC), une agence fédérale rattachée au Directeur du renseignement national (DNI). En exclusivité pour mon site, il nous livre ses analyses sur les opérations clandestines de la CIA et de ses partenaires en Syrie.

Il décrypte également les liaisons dangereuses entre les puissances occidentales et l’Arabie saoudite, aujourd’hui vivement critiquées en France comme de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Bien qu’il ne soit plus un agent spécial du FBI, Mark Rossini évolue toujours dans le monde du renseignement.

À la suite de son départ du Bureau en 2008, il est devenu consultant dans les domaines de la criminalité, du terrorisme et de la cybersécurité. Après d’intéressants échanges sur le Web, nous convenons d’une rencontre dans un restaurant parisien.

À peine attablé, cet homme charismatique et mystérieux me décrit la sombre affaire qui a bouleversé sa vie à tout jamais : « Le 5 janvier 2000, je tente d’alerter la direction du FBI sur une grave menace à la sécurité nationale. En effet, mon adjoint Doug Miller, lui aussi détaché au sein de l’unité Alec Station de la CIA, a détecté deux éléments d’al-Qaïda qui ont obtenu des visas pour les États-Unis. Nommés Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi, ces deux terroristes vont bientôt entrer dans notre pays. Doug rédige alors un mémo d’alerte que j’envoie immédiatement au QG du FBI. Mais pendant plusieurs mois, et sans explication valable, les responsables d’Alec Station à la CIA m’empêcheront de transmettre ce rapport à la direction du FBI. Hélas, ces membres d’al-Qaïda furent deux des pirates de l’air accusés d’avoir détourné le Vol 77 contre le Pentagone. 

Or, si la direction du FBI avait détecté ces individus sur le sol américain grâce au rapport de Doug, ils auraient été mis sous surveillance et la cellule des pirates de l’air du 11-Septembre aurait pu être démantelée. Cette pensée me hante quotidiennement. Ces attentats auraient pu être empêchés ! »

Jusqu’à présent, nous ne savons pas pourquoi la CIA a bloqué ce rapport. Mais d’après Mark Rossini, qui accumule des preuves pour le démontrer, « j’en suis arrivé à la conclusion que ce mémo fut dissimulé au FBI car l’Agence tentait de recruter Khalid al-Mihdhar ou son proche associé, Nawaf al-Hazmi – ce qui est cependant moins probable.

L’objectif pour l’Agence aurait été d’avoir une taupe au sein d’al-Qaïda. Or, de telles opérations de la CIA sont illégales sur le territoire américain, d’où ces dissimulations. » Il ajoute que cette hypothèse est partagée par Richard Clarke, le chef du contreterrorisme à la Maison Blanche sous les présidences Clinton et Bush Jr.

Puis il me précise qu’avant le 11-Septembre, « la CIA ne parvenait pas à recruter des informateurs au sein d’al-Qaïda », ce qui pourrait expliquer ces obstructions si lourdes de conséquences.

 

La Syrie, un « nouvel Afghanistan » pour la CIA

Après les attentats contre les Tours jumelles et le Pentagone, l’Agence a durci sa politique antiterroriste en détenant arbitrairement, en torturant et en liquidant les membres du réseau de Ben Laden dans le cadre de la « guerre globale contre le terrorisme ».

Or, dans le sillage du Printemps arabe, la CIA a radicalement changé d’approche vis-à-vis de cette nébuleuse, du moins dans le conflit syrien. En effet, en interrogeant Mark Rossini sur ce sujet épineux, il me confirme que « la CIA et ses partenaires occidentaux et proche-orientaux ont soutenu des milices liées ou affiliées à al-Qaïda contre Bachar el-Assad. »

Il corrobore ainsi les déclarations fracassantes de la parlementaire Tulsi Gabbard, qui est aujourd’hui conseillère militaire et diplomatique de Bernie Sanders.

En octobre dernier, trois semaines avant les attentats du 13-Novembre, Madame Gabbard avait dénoncé sur CNN la guerre secrète de la CIA contre le gouvernement el-Assad, dont elle était bien informée puisqu’elle siège à la Commission de la Chambre des Représentants sur les Forces armées. Dans la célèbre émission The Situation Room, elle avait alors expliqué que cette politique clandestine était « illégale  » et « contreproductive car actuellement, des armements américains vont dans les mains de nos ennemis, al-Qaïda et ces autres groupes, des groupes islamistes extrémistes qui sont nos ennemis jurés.

Ce sont des groupes qui nous ont attaqués le 11-Septembre, et nous étions censés chercher à les vaincre, mais pourtant nous les soutenons avec ces armes pour renverser le gouvernement syrien. »

En lui rappelant ces déclarations de Tulsi Gabbard – qui avait ensuite déposé une proposition de loi au Congrès pour stopper cette guerre secrète –, je demande à Mark Rossini ce qu’il pense de cette politique clandestine, en tant qu’ancien haut responsable du contreterrorisme. Il me répond que « notre implication dans ces opérations pour renverser Bachar el-Assad ne fait aucun doute.

Le Président Obama a répété à de nombreuses reprises que ce dernier devait “partir”.

Hélas, cette guerre secrète de la CIA et de ses alliés pour renverser el-Assad est désastreuse, et le gouvernement américain continue de répéter les mêmes erreurs, comme en Afghanistan dans les années 1980. »

Il confirme ainsi les analyses de plusieurs spécialistes, dont le grand reporter Régis Le Sommier, qui a récemment publié un passionnant ouvrage titré Daech, l’histoireDans Paris Match, il avait souligné qu’en juillet dernier, «  l’ancien patron du renseignement militaire Michael Flynn affirm[a], sur la chaîne Al-Jazira, que la Maison-Blanche [avait] pris le risque d’armer les rebelles alors qu’elle savait qu’en leur sein pouvaient émerger des groupes comme Daech.

Autrement dit, loin d’être un monstre sorti des mystères de l’Orient, Daech serait la créature de l’Amérique, un scénario comparable à celui de la naissance d’Al-Qaïda en Afghanistan dans les années 1980 ». 

 

Après l’entrée en guerre de la Russie dans le conflit syrien, Michel Colomès avait également dénoncé dans Le Point le jeu dangereux occidental contre le gouvernement el-Assad. Il écrivait alors qu’« il y a une analogie dérangeante entre la guerre d’Afghanistan et la politique décidée par Obama et Hollande en Syrie », ajoutant que, « parmi les armes parachutées à la rébellion [anti-Assad] soit directement, soit avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar, figure le missile américain TOW, qui est, comme tueur de chars, le pendant de ce qu’étaient les Stingers contre les avions pendant la guerre d’Afghanistan.

Très simple à utiliser et d’une redoutable efficacité. Les Américains disent que l’utilisation des armes qu’ils fournissent est soigneusement contrôlée. Comme du temps de l’Afghanistan, on peut en douter. » 

À la lecture de ce paragraphe, Mark Rossini acquiesce sans hésiter, tout en déplorant cette politique clandestine.

 

La guerre en Syrie et le « Grand Jeu » énergétique

Je lui demande alors les raisons d’un tel changement de stratégie, sachant que les États-Unis sont officiellement en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001. Selon lui, « les responsables américains pensaient qu’en armant l’opposition et en laissant les Saoudiens financer leurs propres combattants extrémistes pour renverser “Bachar l’infidèle” en Syrie, la royauté saoudienne ne ferait pas obstacle à notre accord avec l’Iran. »

 

Dans une analyse voisine de celle de l’expert Nafeez Mosaddeq Ahmed, il ajoute que « parallèlement, en tant que leaders de l’OPEP, les Saoudiens nous ont aidés à faire chuter les prix du pétrole afin d’écarter Vladimir Poutine du pouvoir en détruisant l’économie russe, puisqu’elle est essentiellement basée sur les recettes pétrolières. L’entrée en guerre de la Russie dans le conflit syrien a mis à mal cette “entente” américano-saoudienne. 

En effet, Poutine a magistralement joué sa carte en Syrie et, contrairement à ce qui était attendu à Washington et à Riyad, le peuple russe continue de le soutenir massivement. »

Mark Rossini souligne donc le rôle central de l’Arabie saoudite dans les manœuvres de Washington contre el-Assad et Poutine.

Néanmoins, il ajoute que, « sur la question du soutien clandestin aux groupes islamistes en Syrie, nous ne pouvons pas ignorer le rôle du Qatar et de la Turquie. En tant que pays sunnites, ces derniers se sont positionnés du côté de l’Arabie saoudite dans le but de se débarrasser d’el-Assad, malgré des désaccords initiaux sur la question des Frères musulmans.

Pour les États-Unis, le problème est que nous savons que les Turcs ne sont pas fiables et qu’ils interfèrent négativement dans la guerre de la coalition contre Daech – bombardant les forces kurdes qui combattent cette organisation sur le terrain. Or, nous avons besoin d’accéder à la base militaire aérienne d’Incirlik. Les Turcs en ont conscience et ils jouent cette carte avec un certain cynisme.

Et comme il l’a été démontré, ils soutiennent également les rebelles anti-Assad. Or, ces derniers ont été essentiellement captés par Daech et le Front al-Nosra – la branche syrienne d’al-Qaïda –, avec des complicités turques et qataries. Mais les Saoudiens ont été les principaux financeurs de cette politique, comme l’a récemment dévoilé le New York Times, qui parle de “plusieurs milliards de dollars” investis par l’Arabie saoudite et ses alliés dans cette guerre secrète. » 

Je lui rappelle alors que cet article du Times a également révélé l’importance du rôle diplomatique de la CIA en Arabie saoudite, qui est jugé plus influent que celui de l’ambassade américaine à Riyad.

En effet, d’après ce quotidien, le poste de chef de station de l’Agence dans la capitale saoudienne est, « bien plus que celui de l’ambassadeur US, le véritable lien entre le pouvoir américain et le royaume [des Saoud]. D’anciens diplomates se souviennent que les discussions les plus importantes ont été systématiquement menées via le chef de station de la CIA. »

Par conséquent, il s’avère que la relation entre les États-Unis et la royauté saoudienne est particulièrement opaque et complexe, puisqu’elle s’organise dans les milieux hautement confidentiels des services secrets.

 

Islamisme, pétrodollars et « réalisme » occidental

Je demande alors à Mark Rossini quels sont les fondements de cette alliance américano-saoudienne de plus en plus décriée, qui fut pérennisée depuis le pacte du Quincy en février 1945.

D’après lui, « nous avons tout simplement besoin de pétrole pour survivre et nous développer. Sans cette matière première, l’économie mondiale ne pourrait tourner. La royauté saoudienne est un élément central de notre alliance stratégique visant à garantir la sécurité et la bonne santé économique des États-Unis.

Depuis la création de la Saudi Aramco en 1933, l’Amérique et ses alliés occidentaux ont bénéficié d’un accès sans précédent aux richesses pétrolières de l’Arabie saoudite. Et celles-ci ont littéralement nourri notre économie depuis l’après-guerre.  »

Il ajoute que, « pour garantir la sécurité du royaume saoudien, les États-Unis ont construit et maintenu une présence militaire sur ce qui est considéré comme une terre sainte contrôlée par les wahhabites. Ces derniers se voient comme les gardiens rigoristes de la foi islamique.

Les Saoudiens veulent et ont besoin de notre protection pour leur terre sainte et leur pétrole. Hélas, il ne fait aucun doute que l’Arabie saoudite, à travers des intermédiaires, a financé les factions sunnites extrémistes, dont celles qui ont constitué Daech. Or, la coalition dirigée par le Pentagone est censée combattre cette organisation depuis août 2014. Il s’agit d’une situation problématique et contradictoire mais, heureusement, l’organisation d’al-Baghdadi perd du terrain en Irak comme en Syrie. »

Il faut en effet nous en réjouir, mais je lui rappelle que « si Daech est vaincu, au moins 65 000 combattants appartenant à d’autres groupes salafistes-jihadistes sont prêts à prendre sa place », d’après un prestigieux think tank britannique cité par le Guardian en décembre dernier. Ainsi, nous nous accordons sur le fait que les puissances occidentales et leurs partenaires devraient cibler ces autres groupes, mais ne pas limiter leur(s) stratégie(s) à des réponses exclusivement militaires.

Mark Rossini souligne alors que la « guerre contre le terrorisme » ne pourra être gagnée si les États occidentaux et leurs alliés soutiennent clandestinement des jihadistes pour renverser des gouvernements étrangers, comme en Libye et en Syrie.

Puis il ajoute que « la guerre au Yémen complexifie davantage l’équation pour les puissances occidentales », qui se sont attirées les critiques d’Amnesty International et du Parlement européen pour avoir massivement armé l’Arabie saoudite dans ce conflit – avec comme conséquence de renforcer al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA).

Malgré tout, il espère « que les différentes initiatives diplomatiques autour de la Syrie et l’accord avec l’Iran vont encourager une désescalade régionale, qui serait plus que souhaitable au vu des risques d’extension du conflit syrien en dehors des frontières de ce pays – comme on a pu l’observer avec les fortes tensions entre les Turcs et les Russes. »

Ainsi, bien que le contexte proche-oriental reste particulièrement instable et tendu, ces avancées diplomatiques saluées par Mark Rossini nous donnent des raisons d’être optimistes.

Il préconise toutefois un changement radical des mentalités, concluant notre entretien en fustigeant l’interventionnisme et le paternalisme des Occidentaux dans leurs politiques étrangères au Proche-Orient : « Nous ne comprendrons jamais les peuples de cette région si nous analysons leurs modes de vie, leurs cultures et les siècles de conflits tribaux et religieux qui les ont opposés avec notre propre regard d’Occidentaux, à des milliers de kilomètres de leurs pays.

Nous avons l’arrogance de penser qu’ils souhaitent et qu’ils devraient être comme nous, puisque l’on croit savoir ce qui est le mieux pour eux. Nous pensons agir pour leur bien en intervenant dans leurs pays mais, comme l’a écrit Michael Chabon, “l’homme fait des plans et Dieu en rit”. »

 

Une conclusion à méditer, au vu des désastreuses interventions occidentales en Irak, en Libye et – par le biais plus discret des services spéciaux –, en Syrie.

 

Maxime Chaix

 

PS : En lien avec cette interview, cliquez ici pour lire l'article que j'ai écrit pour Paris Match, intitulé « Mark Rossini : le jour où j'ai tenté d'empêcher le 11-Septembre... sans le savoir ». 

 

 

Source

22/05/2016

RENNES: DÉGRADATIONS DANS LE MÉTRO , 20 MISES EN EXAMEN !!!

Rennes: 20 personnes mises en examen après des dégradations dans le métro

 

Vingt personnes, dont 19 avaient été interpellées jeudi matin dans le métro de Rennes en flagrant délit de dégradations, dans le cadre d’une enquête sur des violences lors des manifestations dans la ville, ont été mises en examen samedi et placés sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet.

Les 8 femmes et 12 hommes âgés de 19 à 30 ans, présentés au parquet samedi matin, ont été mis en examen pour « dégradations en réunion sur des biens d’utilité publique et participation à une association de malfaiteurs ».

Pour 18 d’entre eux, s’y ajoute le chef de « refus de signalisation », a indiqué le parquet de Rennes dans un communiqué.

Ils encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour ces qualifications.

Tous les mis en examen ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire strict, avec interdiction de contacts entre eux, obligation de pointage et « pour la plupart d’entre elles, interdiction de paraître au sein et aux abords des manifestations contre la loi travail et les violences policières », a précisé le parquet.

Les quatre magistrats instructeurs n’ont pas suivi le parquet, qui avait requis leur placement en détention provisoire, « compte tenu de la nature et de la gravité des faits et de la nécessité de poursuivre des investigations auxquelles les gardés à vue font obstacle ».

 

Une action coordonnée dans plusieurs stations

Dix-neuf des 20 jeunes concernés avaient été interpellés jeudi entre 6 heures et 7 heures du matin dans une opération menée dans plusieurs stations de métro de la périphérie rennaise, par 50 policiers de la police judiciaire et 19 de la sûreté départementale, dont neuf de la Brigade anti-criminalité.

Agissant simultanément à trois ou quatre dans chaque station, ces jeunes avaient été arrêtés en flagrant délit de dégradations sur les bornes de validation des titres de transport, dans lesquelles ils étaient en train d’introduire de la mousse expansive, selon la presse locale.

Le 20e membre du groupe avait été interpellé plus tard, dans la journée de jeudi.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le procureur de la République Nicolas Jacquet avait expliqué que la Direction départementale de la sécurité publique était « parvenue à identifier un groupe d’individus manifestement organisé et structuré, agissant ensemble sur les manifestations (contre la loi travail – ndlr) et se réunissant périodiquement pour évoquer ou préparer les actions violentes notamment de dégradations ».

Selon le procureur, « certains d’entre eux sont identifiés clairement comme des individus radicalisés appartenant à la mouvance ultra-gauche » et sont présents à Rennes depuis plusieurs semaines.

Averti de la préparation d’une action de « sabotage » prévue jeudi matin dans les stations du métro rennais, les enquêteurs avaient placé l’ensemble des stations sous surveillance.

Durant leur garde à vue, les membres du groupe a gardé le silence, « refusant en outre de se soumettre aux enquêtes de personnalité et, pour la majeure partie d’entre eux, aux opérations de signalisation (empreintes, photographies et prélèvement génétique) », a encore indiqué le parquet.

http://www.bvoltaire.fr/breves/rennes-

 

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