10.02.2010

L' OTAN PASSE À L' OFFENSIVE !

L'Otan passe à l'offensive dans le Helmand


Alain Barluet


09/02/2010                       

Des soldats américains préparent un campement près de Marjah, la plus grande ville contrôlée par les talibans dans la province du Helmand. 

Un soldat français, le quarantième depuis 2001, a été tué mardi en Kapisa.

C'est lors d'une attaque des talibans contre un convoi logistique de l'armée afghane protégé par des soldats français que l'un d'entre eux a été mortellement touché, mardi, dans la province de Kapisa, dans l'est de l'Afghanistan. Le décès de ce soldat , arrivé en décembre dernier et qui appartenait au 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, porte à quarante le nombre de tués français depuis le déploiement des premières troupes alliées, fin 2001. Un autre soldat du même bataillon, grièvement blessé lundi dans une autre attaque, était mardi en cours de rapatriement vers Paris, a précisé l'état-major des armées. Dans un communiqué, l'Élysée a fait part de la «très grande émotion» de Nicolas Sarkozy en apprenant le mort de ce soldat français.

Avalanches meurtrières 


Par ailleurs, deux autres soldats de l'Otan, dont un Américain, ont trouvé la mort, également mardi, portant à soixante-quatre le nombre de soldats étrangers à avoir péri en Afghanistan depuis le début de l'année.

Au nord de Kaboul, à proximité du tunnel de Salang qui traverse la chaîne de l'Hindu Kuch, ce n'est pas la guerre mais des avalanches qui ont causé la mort d'une soixantaine d'Afghans à la suite d'importantes chutes de neige. Selon le ministre afghan de l'Intérieur, ces violentes intempéries ont précipité plusieurs voitures dans un ravin et bloqué la passe sur près de trois kilomètres. Deux douzaines de corps ont été retirés des décombres, mardi, tandis qu'une quarantaine d'autres étaient encore ensevelis. Les autorités afghanes parlaient également mardi de dizaines de blessés.

Dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, les armées américaine et afghane ont lancé mardi la vaste opération qu'ils an­nonçaient depuis plu­sieurs jours con­tre les talibans.

Environ 500 soldats américains, ain­­si que 250 militaires afghans et leurs 30 formateurs canadiens ont pris position au nord-est de la ville de Marjah, un des plus importants bastions de l'insurrection dans le sud du pays. Les rebelles contrôlent notamment une importante production d'opium dans cette région agricole. Lors des précédentes offensives des forces internationales, ils ont préféré se replier dans les montagnes pour poursuivre leurs actions de guérilla.

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Source et publication: le fig

LES CHIENS DANS LA GUERRE !

Les chiens sont les meilleurs amis des soldats

chienL'expression "chien de guerre" désigne habituellement les mercenaires, "les "affreux" et autres "soldats de fortune".

On en a presque oublié que les vrais chiens peuvent, à l'occasion, devenir des soldats comme les autres.
L'hebdomadaire Time propose dans sa livraison du 3 février un étonnant diaporama consacré l'utilisation des chiens pendant la seconde guerre mondiale.


Les armées française, britannique, états-unienne et allemande ont toutes eu recours aux Canis luppus familiaris pour mener des opérations de surveillance, de transmission ou de secours aux victimes.


Aux grands chiens, la Patrie reconnaissante ne manque d'ailleurs jamais de célébrer les mérites.

En 1993, le chien Appolon, appartenant à l'escadron de protection de Saint-Dizier en mission en ex-Yougoslavie, avait reçu une lettre de félicitations du Général de brigade aérienne Simon pour avoir "grâce à son courage, son flair, sa ténacité, sa force physique et l'instruction reçue, déjoué la surveillance de ses geoliers et rejoint son cantonnement."


Et le Général Simon de conclure : "Pour son excellent comportement et sa fidélité, le chien APPOLON mérite d'être cité en exemple."

Source :

AFGHANISTAN: OPÉRATION IMMINENTE

Opération imminente dans la province du Helmand

9 février 2010 – 23:03


« Je continue à penser que la situation en Afghanistan est sérieuse. Mais je ne dis plus qu’elle se détériore.

J’ai dit ça l’été dernier et je crois que c’était exact. Je vois les choses différemment aujourd’hui » a confié, la semaine passée à des journalistes, le général Stanley McChrystal, le commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF).


Pourtant, quelques jours heures plus tôt, l’amiral Mike Mullen, le chef d’état-major interarmées américain, avait déclaré devant une commission du Congrès que l’influence des taliban s’étendait « bien au-delà » des provinces du sud afghan, qui sont restées leurs bastions traditionnels. Dans le même temps, le directeur du renseignement américain, Dennis C. Blair, estimait que les insurgés étaient « de plus en plus dangereux » et qu’ils avaient la capacité d’adapter leur tactique en fonction de l’arrivée de renforts.

C’est en tout les cas ce qu’ils démontrèrent l’an passé. Et c’est sans doute ce qu’ils risquent de faire à l’occasion de l’arrivée programmée de 40.000 hommes supplémentaires (dont 30.000 soldats américains) que l’Otan compte déployer et dont les deux tiers sont attendus au printemps prochain.

Cela étant, il ne faut pas croire que seuls les taliban ont l’initiative sur le terrain. Ainsi, le 3 février, une commandant insurgé a été capturé et une cache d’armes a été découverte dans la province de Ghazni. Dans le Helmand, un bastion taleb « historique », les forces afghanes et américaines ont mis la main sur un important stock de fusils AK-47 (la Kalachnikov,ndlr), des lance-grenades et autres armes de différents types, au nord-ouest de Marjah. Et justement, l’on risque fort d’entendre parler souvent de cette localité dans les prochains jours.

En effet, bastion des taliban, elle sera le théâtre d’un importante offensive baptisée Mushtarak, ce qui veut dire Ensemble en dari. Menée conjointement par des troupes afghanes, des marines américains et des militaires britanniques, elle sera déterminante à plus d’un titre.

D’abord, elle fera office de test pour évaluer les capacités et la crédibilité de l’armée nationale afghane (ANA). « Si ce que nous faisons aujourd’hui n’implique pas demain les forces afghanes, que fait-on ici? Si tout ce qu’on fait contribue à les préparer, c’est la bonne façon de le faire » a ainsi estimé le général Larry Nicholson, le commandant des Marines dans le sud de l’Afghanistan.

Pour le général McChrystal, il s’agit d’envoyer un « signal fort » aux insurgés. Pour ces derniers, qui ont d’ailleurs fait savoir qu’ils sont « prêts à se battre », la vallée de Marjah a une importance stratégique. Ce secteur , qui a la particularité de disposer d’un vaste réseau d’irrigation mis en place il y a plusieurs années par l’aide américaine au développement, est un centre important de production d’opium, lequel sert à financer l’insurrection.

Aussi, l’offensive de l’ANA et de la Coalition doit impérativement être un sucès, tel que l’a défini le général James Cowan, le chef du contingent britannique dans le Helmand. « La contre-insurrection, c’est quoi? Ce n’est pas vaincre l’ennemi dans une bataille à l’ancienne. C’est gagner les gens à sa cause » a-t-il affirmé à Reuters. « Si nous voulons gagner ce combat pour le peuple, la phase décisive n’est pas le nettoyage mais la permanence de notre présence. Je ne parlerai pas du temps qu’il faudra pour nettoyer, mais pour ce qui est de rester, je vais être très précis. Il s’agira de rester pour toujours » a-t-il ajouté.

L’annonce d’une attaque prochaine en un lieu précis est de nature faire perdre le bénéfice d’un effet de surprise. Mais ce n’est pas ce qui est recherché par les planificateurs. En effet, il s’agit pour les militaires afghans et ceux de la Coalition de provoquer ainsi des défections dans les rangs taliban et de permettre également à la population civile de fuir la zone des combats. Par ailleurs, et si l’on se référe au passé, les taliban n’ont jamais offert une forte résistance lors de précédentes opérations de ce type, même s’ils clamaient qu’ils allaient se battre avec la dernière énergie : généralement, ils préférent se replier en bon ordre et gagner les zones montagneuses, à partir desquelles ils peuvent continuer leurs actions de guérilla.

Cependant, la date de cette offensive, préparée depuis des semaines, reste inconnue.

L’on peut seulement supposer qu’elle est imminente étant donné que 400 soldats américains et 250 soldats afghans, accompagnés de leurs 30 formateurs canadiens, ont pris position, ce 9 février, en différents endroits situés au nord-est de Marjah.

Le but de cette mission est, semble-t-il, de rechercher les endroits où seraient cachés des engins explosifs improvisés ainsi que des armes.


Source et publication: zone militaire


AFGHANISTAN: UN MORT EN KAPISA

Afghanistan : un militaire français tué en Kapisa Imprimer cette page
Accrochage
Accrochage

Mardi 9 février 2010, en début d’après-midi, une compagnie du GTIA Kapisa, en mission d’appui à un convoi logistique de l’armée afghane en vallée d’Alasay, a été prise à partie par des insurgés. Un militaire français a été tué.

Une compagnie de l’ANA conduisait une mission de ravitaillement des postes de combat afghans situés en vallée d’Alasay en province de Kapisa.

Une compagnie du GTIA Kapisa participait à la mission, en appui du convoi logistique.

Au cours de la mission, le dispositif a été pris à partie par un groupe d’insurgés. C’est au cours de cet accrochage qu’un militaire français du GTIA Kapisa a été tué.

Une patrouille d’hélicoptères Tigre et Gazelle a appuyé les troupes françaises lors de la riposte, permettant le désengagement du convoi logistique afghan.

La vallée d’Alasay

L’armée nationale afghane a repris pied dans la vallée d’Alasay, une zone refuge des insurgés, en mars 2009, grâce aux opérations conjointes de l’ANA et du GTIA Kapisa. 3 postes de combat avancés (COP) avaient été construits et son armés depuis par des unités afghanes. Depuis, l’ANA y est déployée et assure une présence permanente dans cette zone.

La présence des forces afghanes est toujours contestée par les insurgés dans la province de Kapisa qui est d’un intérêt stratégique pour eux. Elle leur permet de transiter depuis le Nord et l’Est de l’Afghanistan vers la capitale Kaboul.

 

Source: ministère de la défense

MOSCOU/PARIS MÊME COMBAT ???



BPC russe : Le souhait de Moscou « accueilli positivement » à Paris


Le BPC Mistral
crédits : JEAN-LOUIS VENNE


10/02/2010

Moscou devrait prendre très prochainement une décision quant à l'acquisition d'un bâtiment de projection et de commandement. Les autorités russes, qui se sont dites à plusieurs reprises très intéressées par les BPC français du type Mistral, ont également consulté l'Espagne et les Pays-Bas, dont les chantiers réalisent aussi des bâtiments de projection. « A ce jour, la Russie a exprimé auprès de trois pays européens, dont la France, son souhait d'acquérir le BPC. Ce souhait a été accueilli positivement sur le principe mais son examen et les discussions se poursuivent pour préciser le contenu des attentes russes et la réponse des autorités françaises », a expliqué hier le porte-parole du ministère français des Affaires Etrangères. L'enjeu est de taille puisqu'en cas d'accord, il s'agirait de la première vente de matériel militaire occidental à la Russie depuis la seconde guerre mondiale. Le programme des bâtiments de projection russes compte, en outre, trois unités supplémentaires en plus de la tête de série.


Le Mistral à Saint-Pétersbourg en novembre 2009 (© : MARINE NATIONALE)


Appontage d'un Kamov sur le Mistral (© : MARINE NATIONALE)

« Cette coopération avec la Russie semble normale »

Si le BPC conçu par DCNS et réalisé aux chantiers de Saint-Nazaire (où le 3ème BPC français est en cours d'assemblage) semble avoir la faveur de Moscou, Paris reste néanmoins prudente sur ce dossier, politiquement sensible. Bien que le Mistral soit un bâtiment construit aux normes civiles, ses capacités aéronautiques et amphibies lui confèrent un rôle plus que symbolique. Véritable porte-hélicoptères d'assaut, bâtiment de commandement et transport de chalands de débarquement, le BPC français mesure 199 mètres de long pour un déplacement de plus de 20.000 tonnes en charge. Il peut embarquer 16 hélicoptères lourds, 4 chalands, 70 véhicules et 450 hommes de troupe. Après l'affrontement entre la Russie et la Géorgie, en 2008, certains pays de l'OTAN, à commencer par les Etats-Unis, semblent voir d'un très mauvais oeil que la marine russe se dote d'une telle capacité. Il en a notamment été question lundi, lors d'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le secrétaire américain à la Défense. Malgré les réticences de Washington, le président français s'est voulu positif : « Cette coopération avec la Russie, dont les termes doivent encore être définis, semble normale.
On ne peut attendre de la Russie qu'elle se comporte comme un partenaire et ne pas se comporter comme tel », a indiqué le chef de l'Etat, dont les propos sont repris par Le Monde.


Le Mistral (© : MARINE NATIONALE)

Le plan de charge de Saint-Nazaire dans la balance

Outre l'aspect « relationnel » avec l'OTAN, le BPC russe constitue également un enjeu sur le plan intérieur. En effet, un tel contrat (estimé à 500 millions d'euros) tomberait à pic pour garnir le carnet de commandes des chantiers de Saint-Nazaire, qui luttent actuellement pour leur survie. Sur les bords de Loire, les deux derniers paquebots construits par STX France seront livrés fin février et mi-juin. Or, aucun autre navire de croisière n'est pour le moment commandé et la réalisation du 3ème BPC français (le Dixmude), déjà loin d'équivaloir un paquebot, est désormais au stade de l'assemblage. En clair, cette commande de l'Etat ne permet plus d'assurer de la charge en production, dont les ateliers ferment les uns après les autres. Faute de lancer rapidement une nouvelle construction, la moitié des salariés des chantiers (2400 personnes) sera touchée d'ici le mois de mai par le chômage partiel, sans compter plus de 2000 sous-traitants travaillant actuellement sur les deux paquebots.
C'est pourquoi, en plus du 3ème BPC français, une unité dérivée pour la Russie serait industriellement plus que bienvenue. Il restera ensuite à voir où seraient réalisées les trois autres bâtiments souhaités par Moscou.
Un accord entre la France et la Russie pourrait être annoncé en mars, lors de la visite à Paris du président Medvedev.


Le Mistral (© : MARINE NATIONALE)

Source et publication: mer et marine

REFLEXIONS: UN JOURNAL ARGENTIN ET L' EUROPE !!!

Immigration musulmane et multiculturalisme, quand un journal argentin met l’Europe en garde.

James Neilson

Avant-Propos

Quel éditorial ! Un constat implacable et sans concession qui fait fi de la langue de bois et du politiquement correct. C’est le Buenos Aires Herald, journal argentin d’expression anglophone,  qui ose ce que la presse européenne n’ose plus depuis longtemps.

Ce journal et son auteur ne sont pas n’importe qui.  James Neilson n’est pas un de nos journalistes de salon qui excommunient les esprits libres à grands coups d’accusations de racisme ou de fascisme, un de nos lâches plumitifs qui gravissent les échelons de la hiérarchie à force de courbettes à la bienpensance officielle, une de nos énièmes bonnes consciences qui auraient été promises à une éclatante carrière au Quotidien du Peuple, un de nos moralisateurs d’opérette qui entendent dicter au bon peuple ce qu’il convient de penser. Non.

Un petit retour en arrière.

1976. Un coup d’État dirigé par une junte de militaires renverse le gouvernement argentin. La chape de plomb de la dictature s’abat sur le pays pendant 7 ans. Les centres clandestins de torture et de détention se multiplient dans le pays, 30 000 personnes « disparaissent » corps et âmes pour ne jamais revenir.  Un climat de peur s’empare de l’Argentine, terre d’Europe en Amérique du sud (90% environ de la population argentine est d’origine européenne). La presse se met aux ordres des nouveaux maîtres du pays et se tait.

Mais un petit journal fait de la résistance : le Buenos Aires Herald, journal d’expression anglophone à destination de la communauté anglophone vivant en Argentine. Il compte parmi sa petite équipe de collaborateurs  Robert Cox comme directeur, et James Neilson qui est l’un de ses éditorialistes.

Au grand dam des militaires au pouvoir, le Buenos Aires Herald brise la loi du silence, et publie les noms des « disparus », leurs photographies, leurs histoires. Il dénonce les enlèvements d’État, la torture institutionnalisée, les exécutions sommaires, les adoptions clandestines des enfants des « disparus ». Le directeur du Buenos Aires Herald, Robert Cox fait plus encore. Il tisse des liens étroits avec la presse internationale et la communauté diplomatique, en particulier celle des Etats-Unis, publie des articles sur la dictature argentine dans la presse américaine et européenne, et appelle à ce que la pression internationale s’exerce sur la dictature argentine.

Les généraux au pouvoir tentent d’empêcher Robert Cox pour faire taire le Buenos Aires Herald. Ils le font arrêter, mais sous la pression internationale, doivent le relâcher. Les menaces et intimidations continuent, on tente de l’assassiner, sa femme est l’objet d’une tentative d’enlèvement. Il tient bon. Mais lorsque son fils de 9 ans reçoit une lettre lui conseillant de convaincre son père de quitter l’Argentine s’il veut le garder vivant, Cox donne la priorité à la sécurité de sa famille. Lui et sa famille s’exilent en 1979. Et c’est James Neilson qui prend sa suite à la tête du Buenos Aires Herald.

Malgré les menaces qui perdureront, le Buenos Aires Herald sous la houlette de James Neilson va continuer jusqu’à la fin de la dictature à braver la chape de plomb et faire entendre une voix discordante.

C’est de ce même Buenos Aires Herald et de ce même James Neilson que nous parvient aujourd’hui cette voix, une fois encore discordante et courageuse, sur le multiculturalisme et l’immigration musulmane en Europe.

Quand d’authentiques antifascistes font la leçon aux antifascistes de salon. À lire !

L’éditorial de James Neilson

La Suisse contre les baïonnettes de l’islam
De James Neilson pour le Herald

Au grand dam de tous les bien-pensants européens, ces arriérés de Suisses tiennent encore à cette coutume démodée de laisser les gens ordinaires influer sur la politique de leur gouvernement.

Au grand dam de tous les bien-pensants européens, ces arriérés de Suisses tiennent encore à cette coutume démodée de laisser les gens ordinaires influer sur la politique de leur gouvernement. Les fruits d’une telle irresponsabilité sont apparus en pleine lumière le 29 novembre 2009 lorsqu’une majorité a décidé, par voie de référendum, d’interdire la construction de nouveaux minarets en Suisse. Leurs objections n’avaient rien à voir avec des questions d’architecture. En effet, comme le leur a obligeamment expliqué le Premier Ministre islamiste de Turquie, Recep Erdogan, « les minarets sont nos baïonnettes, les dômes nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats ». Étant donné que la majorité des suisses ne goûte pas trop l’idée de se faire ouvrir les tripes par les soldats de ce qui est pour eux une croyance étrangère, le désir de 57 % des électeurs de tenir les baïonnettes d’Erdogan hors de leur vue n’était pas vraiment une surprise.

Les musulmans en Europe semblent bien déterminés à imposer leurs croyances et leurs normes culturelles aux indigènes européens, dont beaucoup se sentent trahis par leurs propres gouvernements.

Pas surprenant non plus, qu’une série de sondages improvisés par les médias européens le lendemain du vote ait montré qu’une majorité encore plus grande d’Européens souhaite bannir les minarets. « L’islamisation » est maintenant une question brûlante partout en Europe, du grand nord de la Norvège aux côtes de la Crète. Cela n’a rien à voir avec du racisme, comme les apologistes du statu quo essaient de le faire croire : personne en effet ne s’offusque de la présence de Chinois, d’Hindous ou de Sikhs. Au contraire, on voit en eux des immigrés modèles. En revanche, cela a tout à voir avec le refus hostile de s’intégrer d’un grand nombre d’adeptes d’une certaine religion. Comme les colons européens d’hier, les musulmans en Europe semblent bien déterminés à imposer leurs croyances et leurs normes culturelles aux indigènes européens, dont beaucoup se sentent trahis par leurs propres gouvernements.

Ces grandes communautés musulmanes qui se sont formées se sont révélées poser de gros problèmes d’ordre public, et être extrêmement coûteuses en matière de prestations sociales.

Paradoxalement, la principale raison pour laquelle les gouvernants européens ont choisi d’ouvrir grandes les portes à une immigration massive non soumise à conditions, c’était l’horreur et la honte ressenties par beaucoup à la suite de l’holocauste. Ils se persuadèrent que les préjugés religieux et raciaux conduisaient inévitablement à des génocides et qu’il ne fallait pas sélectionner les immigrés, admettre ceux qui seraient susceptibles de s’intégrer, et refuser ceux qui, selon toute vraisemblance, n’y consentirait pas. C’est ainsi qu’une minorité incroyablement créative a été remplacée par une autre dont la contribution à la société a été, selon la formule consacrée, mitigée. Certes, nombre d’individus de confession musulmane sont de bons citoyens. Mais dans l’ensemble, ces grandes communautés musulmanes qui se sont formées se sont révélées poser de gros problèmes d’ordre public, et être extrêmement coûteuses en matière de prestations sociales. Interrogés par des journalistes sur leurs raisons pour interdire les minarets, nombre de Suisses ont répondu qu’ils n’avaient aucune envie de voir leur pays suivre l’exemple de la France, l’Angleterre, la Belgique, la Hollande où émeutes urbaines, menaces terroristes, et crimes d’honneur alimentent la rubrique des faits divers.

Comme l’on pouvait s’y attendre, les porte-parole gouvernementaux de ces bastions de la liberté religieuse que sont la Turquie, l’Arabie Saoudite, la Libye, etc. ont durement condamné la Suisse. Dans la plupart des pays musulmans, si quelqu’un d’assez audacieux pour tenter de construire une église ou une synagogue réussissait à surmonter les multiples obstacles administratifs et légaux, il se ferait probablement lyncher par une foule vocifératrice. Mais tout convaincus qu’ils sont de posséder la seule vraie foi, ces gens ne s’embarrassent pas le moins du monde de ce genre d’infimes détails. Leurs sympathisants occidentaux pourraient de leur côté faire valoir que, chacun se devant d’être fidèle à ses propres principes, on devrait tolérer en Europe et en Amérique mosquées, minarets, burqas, et autres intentions de décapiter quiconque ose critiquer le prophète Mahomet et son héritage, mais qu’il serait tout à fait déraisonnable d’exiger que les pays musulmans traitent les chrétiens, les hindous ou les juifs avec un respect similaire. Pour le moment du moins, il ne semble pas que l’Europe aille interdire la construction de mosquées dans l’attente que l’Arabie Saoudite autorise enfin la construction d’églises et de synagogues sur son territoire, y compris dans les villes « saintes » comme la Mecque.

Le multiculturalisme - ce concept qui veut que tous les styles de vie et tous les systèmes de croyances se valent, et qu’à condition que les européens se repentent de leur passé criminel, on pourrait enfin vivre tous ensemble et heureux - était une grave erreur

Il est maintenant communément admis que le multiculturalisme - ce concept qui veut que tous les styles de vie et tous les systèmes de croyances se valent, et qu’à condition que les européens se repentent de leur passé criminel, on pourrait enfin vivre tous ensemble et heureux - était une grave erreur. En effet, sans une nécessaire fierté pour leurs accomplissements et ceux de leurs ancêtres, les sociétés ne sont pas en mesure d’intégrer des nouveaux venus qui rejettent par définition les dogmes du multiculturalisme, tant ils sont persuadés que leurs propres traditions sont supérieures à toutes les autres. Hélas, il a fallu plusieurs décennies pour que la conscience de cette vérité dérangeante fasse son chemin dans les esprits, des décennies pendant lesquelles l’Union européenne a laissé entrer une minorité intolérante qui est déjà forte de 20 millions d’individus, 50 millions dans toute l’Europe, et qui bénéficient du soutien enthousiaste des monarchies pétrolières et des pays d’Afrique du Nord, lesquels n’ont aucun scrupule à faire des chantages économiques. Déjà en 1974, le dirigeant algérien Hari Boumedienne se flattait que l’islam allait conquérir l’Europe « par le ventre de nos femmes », une menace souvent reprise depuis par son voisin libyen, le Colonel Khadafi.

Actuellement l’issue du drame en cours est imprévisible, mais si l’on en juge par l’Histoire et ce qui est advenu dans le passé en Inde, en Europe et ailleurs, les conflits à venir entre les peuples d’origine et les nouveaux venus qui aspirent ouvertement à les remplacer ne seront vraiment pas beaux à voir.

Source : Buenos Aires Herald


Source et Traduction d’Aurélie pour Bivouac-ID

LES VICTIMES DU DJIHADISME EN ALGÉRIE !

Algérie : Ne pas oublier les victimes du djihadisme

Dans la série : Il n'y a pas que les djihadistes qui ont des droits humains.


Ci-desous, Djemila Benhabib sur France Info. Rappel : Conférence publique avec Pascal Hilout et Djemila Benhabib   Cliquer ici pour les détails.




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Des portraits de victimes du terrorisme pour vaincre l’oubli, par Nissa Hammadi

Avec l’aide de l’Union européenne, Djazaïrouna lance le centre Dhakira

C’est une première dans notre pays. L’association Djazaïrouna des victimes du terrorisme, avec le soutien de l’Union européenne, vient de mettre en place le centre Dhakira (mémoire). Le projet se fixe comme objectif d’élaborer des fichiers avec photo, date, lieu et témoignages — sur supports vidéo, audio, ou écrit — sur les circonstances de l’assassinat, viol ou kidnapping de la victime.

Jusqu'à présent, ce centre a réussi à établir 700 portraits de ce genre pour la seule wilaya de Blida qui seront autant de preuves et d’armes contre le sentiment d’oubli, l’oubli des dates, des lieux, l’oubli des visages et l’oubli de ceux qui portent la responsabilité de ces crimes. “C’est une sorte de banque de données pour les générations futures, pour qu’elles sachent ce qui s’est passé et que la politique de réconciliation nationale veut effacer des mémoires”, explique la présidente de Djazaïrouna Chérifa Keddar.

Et comme la tâche n’est pas facile à réaliser, il sera question dans un premier temps de rendre public “ce qui s’est passé réellement dans notre pays, les drames que les victimes ont endurés, avec toutes les violations de leurs droits dans la région de Blida et, ensuite, étendre cette démarche à d’autres régions pour que la société reconnaisse leur souffrance et leur résistance”.

 

En parallèle, le centre Dhakira prévoit de regrouper dans un document toutes les politiques d’impunité en faveur des groupes armés, initiées par l’État algérien, sur la base desquelles il compte préparer un projet de plateforme de recommandations des droits de victimes à transmettre aux autorités.

Un espace de rencontres est également ouvert permettant aux victimes du terrorisme encore en vie et les familles de “parler de leurs souffrances, sacrifices, défis et attentes et de trouver un accompagnement dans la douleur”. Il s’agit, en outre, d’informer les jeunes de la Mitidja sur les droits humains et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie à travers la bibliothèque mise en place contenant des ouvrages sur ces questions et d’autres liées aux violations des droits à travers le monde, les préparant à apprendre à réagir en connaissance de leurs droits. Ce centre se propose d’être un espace d’orientation et d’initier une réflexion sur la lutte contre le terrorisme et la défense des droits des victimes.

Cherifa Keddar dirige, depuis une dizaine d’années, l’association Djazaïrouna fondée par les familles de victimes assassinées ou enlevées, ainsi que par des rescapés des attentats et massacres que la région de la Mitidja a connus. Cherifa est elle-même une rescapée du terrorisme. Elle a assisté à l’assassinat de deux membres de sa famille le 24 juin 1996 : une sœur avocate, âgée de 34 ans, et un frère architecte, de 36 ans.

Source : Liberté Algérie, 9 février 2010

TOUS PARISIENS, TOUS CITOYENS ???

Droit de vote aux immigrés : comment Delanoë contourne la loi

09/02/2010 – 17h55
PARIS (NOVOPress) : Contrairement aux ressortissants européens, les étrangers extra-communautaires n’ont pas le droit de vote aux élections locales.

Pour le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, c’est « une injustice démocratique ». Aussi a-t-il mis en place ce matin une Assemblée des citoyens parisiens extra communautaires (ACPE), dans laquelle les immigrés extra-européens « qui participent, au quotidien, à l’enrichissement de l’identité de Paris sur les plans démographique, culturel, économique et social » pourront donner leur avis sur tout ce qui concerne les Parisiens.

En novembre 2001, la Ville de Paris avait déjà créé un Conseil de la citoyenneté des Parisiens non communautaires (CCPNC). C’est dans le but de « rénover et d’amplifier cette démarche de démocratie locale participative » que la Ville de Paris a créé ce matin en Conseil de Paris cette Assemblée des citoyens parisiens extra communautaires (ACPE) qui réunira 106 membres « issus de tous les arrondissements ».

Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires, a sollicité l’ensemble des maires d’arrondissement pour les inciter à créer des conseils locaux de Parisiens extra communautaires.

Selon la mairie de Paris, les 106 membres qui composent cette assemblée seront désignés par les conseils locaux de citoyens extra communautaires constitués ou tirés au sort après avoir déposé une candidature dans les arrondissements n’ayant pas créé de conseils locaux.

Cette assemblée pourra « formuler des avis et proposer des voeux au Conseil de Paris sur toutes les questions intéressant la vie municipale » et même « remettre un rapport annuel au Maire de Paris qui pourra être débattu en Conseil de Paris ».

« Par la création de cette assemblée, expliquent les services de Bertrand Delanoë, la Ville de Paris entend contribuer à améliorer l’intégration des Parisiens extra communautaires au sein de la Cité en leur donnant une voix citoyenne.

Ces habitants ayant les mêmes devoirs que tous les autres Parisiens, il est logique qu’ils aient les mêmes droits : “Tous Parisiens, tous citoyens“. »

Paris compte officiellement 215 000 étrangers non communautaires, clandestins non compris. Soit 10 % de la population.


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