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24/04/2019

LIBYE: VERS UN NOUVEL EMBRASEMENT .....

Libye : vers un nouvel embrasement ?

 

Il y a trois mois, le maréchal Khalifa Haftar, âgé de 75 ans et commandant en chef de l’Armée Nationale Libyenne (ANL), a lancé une succession d’offensives militaires depuis son fief dans l’Est de la Libye et s’est entre autres emparé d’un champ pétrolifère stratégique dans le Sud.

Cet assaut annonçait une attaque sur la base du pouvoir rival, l’autoproclamé gouvernement d’union nationale installé à Tripoli dans l’Ouest, qui est reconnu par les Nations-Unies.

Le 4 avril dernier l’opération vers Tripoli est déclenchée : le maréchal a lancé ses troupes dans une offensive militaire qui sème le désarroi dans les rangs des diplomates tandis que les Nations-Unies appellent vainement à une trêve.

Au lendemain des élections de juin 2014, le pays s’était retrouvé divisé quand la Chambre des représentants s’était repliée à Tobrouk, alors qu’une alliance de dirigeants mettait en place un gouvernement concurrent à Tripoli.

Cette rupture est le reflet de la scission historique entre la Cyrénaïque, à l’Est de Benghazi, et la Tripolitaine à l’Ouest.

Mais le pouvoir est aussi divisé entre des villes essentiellement côtières, des tribus et des groupes armés, certains de tendance islamiste, d’autres non.

Rien qu’à Tripoli, on recense au moins quatre milices en activité.

La seule institution qui fonctionne effectivement dans l’ensemble du pays est la National Oil Corporation, la compagnie pétrolière nationale, qui a peu à peu repris la production et reste la principale source de revenus.

 

Le maréchal Khalifa Haftar

Haftar s’est d’abord fait remarquer en tant qu’officier proche de Mouammar Kadhafi et a pris part au putsch qui a installé ce dernier au pouvoir en 1969.

En 1987, il tombe en disgrâce, et passe les vingt années qui suivent en exil aux États-Unis, dont il revient en 2011 pour participer au soulèvement contre Kadhafi avec le soutien de l’OTAN.

 

Néanmoins, il parait plus animé du désir de rétablir la sécurité que la démocratie, ce qui évidemment n’est pas pour réjouir les forces mondialistes ayant conduit le pays dans cet abîme, pour mettre à bas un régime qui n’était pas particulièrement favorable au sionisme.

Le « Guide de la révolution », Mouammar Kadhafi,  avait longtemps défendu une vision proche du nationalisme arabe et tenté d’ériger une « alliance révolutionnaire dans le but de déjouer les intrigues impérialistes et sionistes ».

Haftar est accusé d’user de méthodes brutales pour écraser la dissension dans des villes comme Derna et Benghazi, et de protéger des officiers recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale.

Il est cependant parvenu à interdire l’Est libyen aux différentes milices islamistes et ses alliés en Égypte voisine espèrent qu’il ramènera la stabilité et mettra fin à l’influence des Frères musulmans.

L’irresponsable intervention franco-britannique

La Libye n’a pas de tradition démocratique, elle est passée du pouvoir colonial italien à une monarchie faible sous le roi Idris, puis à vingt ans de règne de Kadhafi.

 

L’intervention militaire internationale, emmenée par le régime de Sarkozy pour la France et celui de David Cameron pour le Royaume-Uni, profitant de la confusion résultant des « Printemps arabes », ces révolutions colorées à l’orientale, a abouti à faire tomber le régime de Kadhafi.

 

Ce dernier avait pourtant opéré un infléchissement diplomatique, devenant un partenaire des partisans du Nouvel Ordre Mondial dans leur prétendue « guerre contre le terrorisme » après 2001.

Il avait fait plusieurs gestes en leur direction pour tenter de sortir son pays de l’ostracisation : reconnaissance de la responsabilité dans l’attentat de Lockerbie ; lutte contre l’immigration clandestine vers l’Europe ; renoncement à son programme d’armement nucléaire ; libération des infirmières bulgares ; libération de prisonniers politiques…

Khadafi en fut bien mal récompensé puisque le mandat donné par l’ONU pour l’intervention en Libye fut largement violé et dépassé : Khadafi fut tué en octobre 2011.

L’après Khadafi

Les efforts de l’OTAN pour former ensuite une « démocratie » unifiée ont évidemment échoué pour l’essentiel et en dépit d’un embargo, les armes ont proliféré.

Et depuis 2011, en plus des affres de cette instabilité politique et sécuritaire, les civils subissent les conséquences d’une forte inflation et d’une devise en chute libre, ils connaissent des coupures de courant, des queues interminables et des violences sporadiques.

Toutes choses qui avaient disparu sous le régime de Khadafi.

 

Et conséquence tragique pour l’Europe, comme un retour de boomerang : l’explosion de l’invasion migratoire vers notre continent ! Belle réussite de la « communauté internationale » qui a réussi à ouvrir ainsi un nouveau point de passage vers l’ancien monde au moment où elle poussait la Syrie dans la tourmente islamo-terroriste.

Comme la Syrie et le Yémen, la Libye paie le prix des rivalités régionales.

La Turquie et le Qatar soutiennent clairement les forces de l’Ouest du pays, alors que les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et l’Égypte appuient l’Est.

L’Italie, la France et les Nations-Unies ont défendu des plans de paix souvent concurrents, qui reflètent parfois des intérêts commerciaux.

Quant à la Russie, comme en Syrie mais sans prendre directement partie jusqu’à présent, elle profite du chaos engendré par les forces mondialistes pour proposer ses bonnes œuvres et avancer ses pions.

Elle a patiemment construit ses relations avec le maréchal Haftar qui a déjà été reçu à deux reprises en Russie en 2016.

Les géants Gazprom et Taftneft négocient avec la National Oil Company libyenne pour reprendre leurs activités interrompues en 2011 et Rosneft a déjà trouvé un accord pour investir dans le pétrole libyen.

 

Selon le résultat de l’opération militaire lancée par Haftar, le pays pourrait rester engagé sur une chancelante et chaotique voie tentant de faire cohabiter des institutions divisées sous l’égide de l’ONU, ou basculer au contraire dans une sorte de régime militaire comparable à l’Égypte.

Avec, pour l’une ou l’autre hypothèses, les conséquences opposées que l’on peut imaginer non seulement sur la vie politique libyenne, mais aussi sur la sécurité en Méditerranée et les flux migratoires vers l’Europe.

14/04/2019

LIBYE: SOUTENIR HAFTAR POUR CONTRER LES ISLAMISTES .!

Libye : soutenir Haftar, c’est combattre les islamistes

Publié le 13 avril 2019 - par
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Que veut l’Occident en Libye ? Le chaos éternel ou le retour à la stabilité ? Il serait temps d’en finir avec les illusions du dialogue sans fin. Depuis le lynchage de Kadhafi en 2011, ce ne sont que conflits tribaux et désordre généralisé.
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En misant sur un soi-disant gouvernement d’union nationale ( GNA ) dirigé par Fayez el-Sarraj et totalement infiltré par les islamistes, la communauté internationale ne fait qu’entretenir les divisons et les rivalités internes entre les innombrables milices qui gangrènent le pays, faisant ainsi le jeu des islamistes et des mafieux, complices des passeurs exploitant les migrants.
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Le seul homme fort du pays, c’est le maréchal Khalifa Haftar, le Sissi libyen, maître de Benghazi et seul capable de liquider les factions islamistes et d’assurer la stabilité comme au temps de Kadhafi. La France a d’ailleurs soutenu Haftar avec ses troupes spéciales à Benghazi. Elle doit continuer.
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Car soutenir Haftar, c’est combattre les islamistes. Il a liquidé les poches jihadistes dans l’Est de la Libye et reste le seul des acteurs libyens à combattre Daech sans concession, en recherchant l’alliance des milices renforçant son armée.
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Il a la haine des Frères musulmans, tout comme Sissi en Egypte.
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« Nous traiterons avec tous les groupes terroristes par les armes », disait-il
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Le GNA qui siège à Tripoli est inexistant. Désuni et infiltré par les islamistes, il est impuissant. Il ne survit que parce que l’ONU et l’UE le soutiennent à tort.
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En revanche, le maréchal Haftar, soutenu par les Emirats arabes unis, l’Egypte et la Russie, possède une armée capable de restaurer la paix dans tout le pays et de juguler enfin les flux migratoires qui déferlent sur l’Europe.
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Le maître de Benghazi s’étant emparé des zones pétrolières et contrôlant 80% du territoire,  il est en position de force pour marcher sur Tripoli et devenir le Sissi libyen.
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C’est sur lui que la France doit miser, sans se préoccuper des états d’âme de l’ONU ou de l’UE. Entre un hypothétique processus de paix et l’offensive d’Haftar sur Tripoli, il faut parier sur la victoire de ce dernier.
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On a assez fait de dégâts comme ça au nom de la démocratie.
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Il faut un homme à poigne à Tripoli. Assez d’illusions démocratiques dans un pays divisé en d’innombrables factions. En Libye, la légitimité c’est la loi du plus fort, comme dans la plupart des pays musulmans.
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Pour l’avoir oublié et avoir encouragé les printemps arabes, les Occidentaux ont déstabilisé tout le Moyen-Orient, ont enfanté Daech et liquidé les despotes qui étaient les seuls remparts contre la barbarie islamiste. Beau bilan !
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Le processus politique mené par l’ONU ne mènera à rien. Huit ans de dialogue sans résultat !
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Il faut donc espérer une victoire du maréchal Haftar à Tripoli pour en finir avec le chaos libyen qui se répercute sur l’Europe avec la crise migratoire.
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N’oublions pas que sans la prise de pouvoir par Sissi, l’Egypte serait dans le même état que la Syrie ou la Libye.
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Comment pourrait-on espérer un rapprochement entre Haftar et Sayez el Sarraj, puisqu’au sein de l’UE ou de l’ONU, personne n’est d’accord sur la suite à donner ?
Les palabres sans fin ont mené à 8 ans de chaos.
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L’avenir de la Libye, c’est Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne ( ANL ) et seul capable d’éradiquer le cancer islamiste.
 
S’il échoue, nous aurons encore droit à des années de guerre civile.
 
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Par Jacques Guillemain     https://ripostelaique.com/libye-

GÉOPOLITIQUE: LA MOSAÏQUE DU PROCHE-ORIENT ........

Comprendre la mosaïque du Proche-Orient

 
 

On a coutume de parler de la « mosaïque des Balkans » près de nous, en Europe. Mais il en est une autre, moins proche, qui est un enchevêtrement un peu abscons de nationalités, religions et groupes d’influence : le Proche-Orient.

Examinons cet « Orient compliqué » qui est l’une des régions du monde les plus importantes en terme géopolitique.

 

Deux des pays les plus puissants du Proche-Orient sont l’Arabie Saoudite et l’Iran. En Arabie Saoudite, la majorité de la population est arabe, tandis que les groupes ethniques les plus importants en l’Iran sont les Perses, les Azerbaïdjanais et les Kurdes.

La plupart des croyants en Iran sont des musulmans chiites (90-95%), alors qu’en Arabie Saoudite ce sont des musulmans sunnites (75-90%).

Ces deux branches de l’islam s’opposent moins sur des motifs « théologiques », « liturgiques » ou « spirituels » que sur un fait « politico-historique » : la question de la dynastie et de l’héritage du prophète Mahomet. Et cette séparation de l’islam en deux branches joue un rôle fondamental dans les conflits du monde musulman.

 

L’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite depuis de nombreuses années se considère comme le chef de file du monde islamique. La ville de La Mecque abrite l’un des sanctuaires les plus importants de l’islam, la Kaaba ; et Médine, le lieu de sépulture du prophète Mahomet. Les deux sont en Arabie Saoudite.

L’élite dirigeante saoudienne adhère à la branche rigoriste et cruelle de l’islam sunnite appelé wahhabisme. Ces dernières décennies l’Arabie a soutenu activement l’influence du wahhabisme dans le monde, y compris en Europe. Et l’interprétation de l’islam de l’État Islamique est très similaire à ce wahhabisme.

Selon les informations de la correspondance personnelle de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, l’Arabie Saoudite aurait même financé directement l’État Islamique.

Les 30 millions d’habitants vivent dans une monarchie absolue sous le règne de la dynastie des al-Saoud, avec à sa tête le roi Salmane ben Abdelaziz, très âgé et malade, et le gouvernement est assuré par un des jeunes princes héritiers, Mohammed ben Salmane âgé de 32 ans.

Mohammed ben Salmane assoit son autorité dans le pays depuis le printemps 2018, lorsque sous prétexte d’une enquête secrète il a gelé et saisi de nombreux biens et actifs d’un certain nombre de princes, de ministres et de responsables militaires dont beaucoup ont été embastillés.

Il est soupçonné d’avoir fait liquider le journaliste saoudien réfugié en Turquie Jamal Kashoggi. Cependant il a également donné des signes de vouloir  « adoucir » la stricte application de la charia dans le pays mais de façon très marginale malgré tout et probablement à usage des observateurs étrangers et de ses alliés internationaux uniquement.

Le principal allié de l’Arabie Saoudite sur la scène internationale sont les Etats-Unis. 

Il est à noter que le premier « voyage d’affaires » du président américain Donald Trump après son investiture, a été son séjour en Arabie saoudite en mai 2017, lors duquel a été signé un contrat commercial de vente d’armes pour un montant annoncé de plus de 100 milliards de dollars.

On le voit, l’absence de système démocratique, pourtant clamé comme si cher aux yeux de l’oligarchie américaine, n’empêche pas les États-Unis d’y faire de juteuses affaires, a contrario de leur attitude face à des pays, certes, pas plus démocratiques, mais antisionistes, du Proche-Orient comme l’Irak ou la Syrie.

Le deuxième allié le plus important de l’Arabie Saoudite est, assez curieusement, Israël, l’État juif qui occupe illégalement la Palestine et persécute les Palestiniens.

Et cela malgré le fait que l’Arabie, ainsi qu’un certain nombre d’autres pays arabes, n’ont jamais même reconnu Israël. Ces denières années des informations concernant le renforcement des relations entre les deux pays ont été divulguées.

Le ministre israélien de l’Infrastructure, Yuval Steinitz, l’a réaffirmé à sa manière, déclarant qu’Israël coopère avec la « partie modérée » du monde arabe, y compris les wahhabites, afin de contraindre l’influence de l’Iran chiite dans la région. À son tour, le chef de l’état-major de l’armée israélienne, Gadi Ayzenkot, s’est déclaré prêt à échanger des informations de renseignement avec Riyad pour faire face à l’Iran.

 

L’Iran

Avec la révolution iranienne de 1979, le gouvernement pro-occidental a été remplacé par un système politique plus religieux, à savoir la République islamique d’Iran.

Aujourd’hui l’islam dominant en Iran est moins rigoriste qu’en Arabie saoudite, même si aux yeux d’un Européen, il reste certainement un pays islamique.

Néanmoins, contrairement à l’Arabie saoudite, une forme de cadre et de sentiment national, sous la forme d’élections législatives par exemple, existe en Iran, même si l’ayatollah Ali Khamenei, le chef suprême du pays sur le plan spirituel et politique, a le dernier mot dans tous les domaines – des questions militaires à la sélection des candidats à la présidence.

L’Iran est un pays de l’axe résolument anti-américain et antisioniste, Téhéran ne reconnaît pas l’État d’Israël. Et les alliés de l’Iran sont les pays les plus intransigeants dans la défense des intérêts arabes et musulmans menacés par le sionisme.

L’Iran a également tenu à plusieurs reprises des conférences autour du courant du révisionnisme historique de l’holocauste et s’est fermement opposé aux tentatives d’Israël pour répandre des mensonges sur la situation des Juifs dans l’Allemagne national-socialiste.

À plusieurs reprises le pays a connu des vagues de protestations d’abord centrées sur les problèmes économiques du pays, dont ont souvent été concomitantes des attaques contre les forces de sécurité et des bâtiments gouvernementaux du pays.

Les États-Unis admettent publiquement qu’ils soutiennent les forces de l’opposition pour faire chuter le pouvoir en Iran, comme ils le font ou tentent souvent de le faire par des révolutions colorées de la Géorgie à la Serbie.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont tous deux exprimé leur soutien à l’opposition iranienne. Et de hauts responsables iraniens, dont l’ayatollah Ali Khamenei, ont régulièrement accusé les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite d’avoir organisé les manifestations.

Néanmoins, selon les Gardiens de la Révolution, seules quelques dizaines de milliers de personnes parmi les 80 millions d’habitants du pays prennent part à ces troubles, et ces manifestations s’apaisent rapidement.

Il est à noter qu’un beaucoup plus grand nombre d’Iraniens  participent à des manifestations de soutien et de fierté d’appartenance à la République islamique d’Iran, comme lors de la commémoration du 40e anniversaire en février 2019 du soulèvement de 1979 qui a abouti au changement de pouvoir.

Vraisemblablement, d’autres tentative viendront encore d’Israël, des États-Unis et de l’Arabie saoudite visant à faire connaître à leur ennemi juré, un prétendu « printemps » iranien, faux masque des coteries atlanto-sionistes pour remettre la main sur le Maghreb et le Machrek.

Le conflit géopolitique entre l’Iran et l’Arabie saoudite a commencé à s’intensifier avec la révolution iranienne de 1979 et a pris aujourd’hui la forme d’une longue guerre froide.

 

La Syrie

Comme le savent probablement tous nos lecteurs, l’actuel chef de la Syrie est Bachar al-Assad, qui a succédé à la présidence en 2000 à son père Hafez al-Assad, qui occupait ce poste depuis 1971.

La famille al-Assad appartient à une minorité religieuse, les Alaouites, qui, malgré certaines particularités, est une émanation du chiisme.

Les alaouites et les chiites ne représentent que 13 % des 20 millions d’habitants du pays, alors que la majorité de la population est sunnite.

Ethniquement, environ 1/10e de la population est kurde, tandis que la majorité des habitants de la Syrie sont des Arabes.

La Syrie est un allié de l’Iran et s’oppose fermement à Israël.

Formellement, le pays est toujours en guerre avec l’État juif et le Hamas disposait même jusqu’à récemment d’un bureau de représentation du mouvement de résistance palestinienne dans le pays.

À la suite des « printemps » arabes, la Syrie a été touchée en 2011 par de violents affrontements entre les services de sécurité syriens et des musulmans sunnites opposés à Assad.

L’opposition voulait contraindre le président à mener à bien les réformes qu’il avait promises.

Les affrontements ont été féroces et ont fait des centaines de morts des deux côtés.

Le conflit a rapidement dégénéré en une guerre civile entre le gouvernement et les prétendus « groupes rebelles » modérés, qui ont immédiatement attiré un grand nombre de jihadistes du monde entier !

Dès le début, les médiats occidentaux ont essayé de présenter ces groupes rebelles comme des citoyens ordinaires qui prenaient les armes pour se défendre et renverser Assad, sous l’appellation « Armée syrienne libre ».

Cependant, en 2013, cette « Armée syrienne libre » a commencé à perdre ses effectifs au profit de Jabhat al-Nosra, la branche syrienne de l’organisation islamo-terroriste Al-Qaïda, à la suite de quoi les informations qualifiant les rebelles de « pacifiques » ont presque cessé.

Puis ces dernières années, il était devenu évident que la lutte opposait un Assad relativement nationaliste et laïque à divers groupes islamo-terroristes, notamment l’État Islamique.

Ces « égorgeurs modérés », islamistes, ont été soutenus par les pays du Golfe avec à leur tête l’Arabie saoudite, les États-Unis et l’Entité sioniste qui n’ont pas hésité à leur faire livrer de nombreuses cargaisons d’armement…

Parmi les alliés politiques et religieux de la Syrie se trouve l’Iran et le Hezbollah, l’organisation chiite de résistance libanaise. Et officiellement à partir de 2015 la Russie s’est engagée aux côtés des autorités syriennes légales et légitimes.

Et c’est bien grâce aux soutiens des alliés de la Syrie que l’État islamique a perdu son fief géographique et que les jihadistes ont été quasiment totalement défaits.

Alors qu’Israël semble toujours espérer un coup d’État islamique en Syrie, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont déjà abandonné cette tactique.

Israël tente de réaliser une partition dans le bloc chiite du monde arabe en isolant le Hezbollah.

Les États-Unis et l’Arabie saoudite, à leur tour, ont décidé d’aider les Kurdes en Syrie. En plus de soutenir l’organisation des « Forces démocratiques syriennes », les États-Unis sont également présents à travers plusieurs bases militaires. Il convient de rappeler que cette présence étrangère – hors Russie et Iran – est illégale, puisque ni les Nations-Unies, ni le gouvernement syrien n’ont sollicité ni autorisé la présence des forces armées américaines.

Au contraire, le gouvernement syrien a demandé à plusieurs reprises à l’ONU de tout faire pour décourager l’intervention des États-Unis.

À propos des interventions illégales, il est également intéressant de mentionner la Turquie, qui a d’abord soutenu les islamistes, puis après une volte-face d’Erdogan s’est rangée petit à petit aux côtés de l’Iran et de la Russie.

La Turquie a récemment acheté le système anti-missile russe S-400. La raison de cette transition soudaine pourrait être le soutien américain aux Kurdes dont les conquêtes territoriales ont renforcé la volonté d’autonomie des Kurdes syriens.

Des revendications qui pourraient également gagner les Kurdes de Turquie, toujours combattus et sévèrement réprimés comme un « peuple terroriste » par les autorités turques.

Enfin, rappelons que depuis la guerre de juin 1967, l’État sioniste occupe 1 200 kilomètres carrés du plateau du Golan (territoire syrien) dont l’annexion en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, alors que les quelque 510 kilomètres carrés restants sont sous contrôle syrien.

La ligne de cessez-le-feu était relativement calme ces dernières années mais la situation s’est tendue avec la guerre en Syrie déclenchée en 2011.

C’est même par cette « voie » donnant directement sur la Syrie que des jihadistes combattant le régime syrien aurait pu être soignés en Israël, donnant lieu parfois à un ballet d’ambulances traversant la ligne de démarcation selon des témoins.

 

L’Irak

75 à 80 % de la population irakienne est d’origine ethnique arabe, le deuxième groupe étant composé de Kurdes, environ 15%.

Les chiites en Irak représentent 55 à 60 % de la population, tandis que 30 à 35 % des Irakiens sont sunnites.

En 2003, les troupes américaines ont envahi l’Irak et renversé le président Saddam Hussein, ce qui a quelque peu modifié l’orientation géopolitique de l’Irak.

Sous la direction de Saddam Hussein, lui-même sunnite, les autorités du pays étaient plutôt méfiantes à propos de la majorité religieuse chiite et de la minorité ethnique kurde.

L’Iran chiite avait été pour Saddam Hussein son pire ennemi de 1980 à 1988, avec une guerre qui avait fait environ un million de morts.

Après l’assassinat de Saddam Hussein par les États-Unis en 2016 après un pseudo-procès, les chiites d’Irak ont commencé à se renforcer.

Les Hachd al-Chaabi (« Unités de Mobilisation Populaire », coalition paramilitaire de milices en majorité chiites formées en 2014 pendant la seconde guerre civile irakienne) sont l’une des principales organisations qui ont contribué à la réalisation de cet objectif.

Après que l’État Islamique a commencé à s’emparer des terres irakiennes en 2014, l’ayatollah chiite Ali Sistani a appelé les Irakiens à prendre les armes et à poursuivre le combat que les autorités n’étaient pas décidées à mener.

Ces Unités de Mobilisation populaires sont soutenues économiquement par l’Iran, qui entraîne également ses soldats.

Cette influence croissante des milices irakiennes soutenues par l’Iran est évidemment condamnée par les États-Unis. Par exemple, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson s’y est ouvertement opposé.

Malgré tout, l’actuel premier ministre chiite irakien Haider Jawad al-Abadi a soutenu ces combattants qu’il a appelé « l’espoir de la nation », et le Ministre des Affaires Étrangères d’Iraq, a déclaré que « Bagdad ne rejoindra jamais la coalition anti-iranienne ».

En parlant d’Irak, il est impossible de passer sous silence la situation des Kurdes.

 

Le fait est qu’avec leur succès dans la lutte contre l’État Islamique, les Kurdes ont « annexé » un territoire débordant largement le Kurdistan irakien « officiel ».

Dans ce contexte, les Kurdes irakiens ont décidé de voter pour leur indépendance que le gouvernement irakien a refusé au nom de la constitution du pays.

Israël s’étant révélé leur seul allié dans la région – sans compter les États-Unis -, et l’Irak ayant décidé avec l’aide des forces armées de récupérer, entre autres, les champs de pétrole qu’ils avaient libéré de l’État Islamique, les Kurdes ont décidé de se soumettre.

Ainsi, le conflit de masse a été évité, même si la lutte des Kurdes pour l’indépendance en Irak, en Syrie, en Turquie et en Iran n’est sans doute pas terminée.

 

Le Liban

Malgré l’homogénéité ethnique relative au Liban, il existe un grand nombre de courants religieux et d’Églises au Liban, dont 18 ont un statut officiel.

Pour simplifier, les chiites et les sunnites du pays représentent 27% chacun, tandis que 40% de la population est chrétienne de différentes traditions.

Dans les années 1975-1990, divers groupes du pays ont mené une guerre civile au cours de laquelle quelques 100 000 personnes furent tuées.

Pendant la guerre civile est née un parti-milice qui, du point de vue géopolitique, est l’une des organisations les plus importantes au Liban et même au Proche-Orient, à savoir le Hezbollah.

Non sans l’aide de l’Iran, l’organisation a maintenant une influence dominante, sociale, politique et militaire sur la grande majorité des chiites, et même beaucoup de chrétiens, ce qui explique pourquoi il est souvent qualifié « d’État dans l’État ».

Le Hezbollah est une organisation respectée par la majeure partie du monde islamique, et même certains sunnites, en raison du fait qu’en 2006, il a repoussé avec succès une tentative d’invasion israélienne du Liban par le sud.

La guerre qui a coûté 1 200 vies libanaises et 165 israéliennes n’a apporté aucune avancée à Israël.

Malgré le succès du Hezbollah dans la guerre contre les terroristes sunnites en Syrie (soutenus par les pays du golfe Persique, les États-Unis et Israël), la Ligue arabe a qualifié le Hezbollah d’organisation terroriste en 2016…

Au Sud, la souveraineté sur une bande de territoire à la frontière entre le Liban et le plateau du Golan reste contestée : les fermes de Chebba.

Elles s’étendent sur presque dix kilomètres le long de la frontière, au sud du village libanais de Chebaa, sur les pentes ouest du Mont Hermon, à proximité du point de triple frontière entre Syrie, Liban et Israël.

Leur altitude atteint jusqu’à 1 880 mètres, ce qui ajoute une valeur stratégique.

Israël a pris le contrôle de cette région lors de la guerre israélo-arabe de 1967 à laquelle le Liban n’a pas participé.

Depuis, le gouvernement libanais et le Hezbollah réclame et se battent pour que les fermes de Chebaa redeviennent partie intégrante du Liban.

 

Le Yémen

Le Yémen, avec ses 44 % de chiites (Houtis) et 56 % de sunnites, est également un pion sur l’échiquier qu’est la confrontation de l’Arabie saoudite et de l’Iran.

En 2015, l’Arabiea envoyé ses troupes dans le pays pour ramener au pouvoir le président pro-saoudien Abd Rabbu Mansour Hadi, renversé par Ali Abdullah Saleh.

De nombreux opposants aux Houtis affirment qu’ils sont directement soutenus militairement par l’Iran, mais ces derniers le nient.

Cependant, l’Iran leur accorde son soutien politique, car les Houtis ne cachent pas leur doctrine antisioniste. L’un des slogans les plus fréquents des rebelles Houtis est : « Allah est grand, mort aux États-Unis, mort à Israël, malédiction sur les Juifs, victoire de l’Islam ».

Des militants des rebelles houthis manifestent à Sanaa, trois ans après l’entrée de la coalition arabe dans le conflit au Yémen.

En décembre dernier, le président Saleh a soudainement décidé de « tourner la page » et a refusé de soutenir les Houtis, préférant un apaisement avec l’Arabie saoudite, ce qui a sans doute conduit à son assassinat alors qu’il tentait de s’échapper de la capitale du Yémen, Sanaa.

Cela a conduit à un contrôle accru de la capitale par les Houthis.

Dans sa tentative de rétablir le pouvoir de Hadi, la coalition militaire autour de l’Arabie saoudite bombarde fréquemment écoles, hôpitaux et même des mariages.

Au total, plus de 10 000 personnes ont été tuées dans le conflit entre les Houtis et la coalition sunnite, et 40 000 autres ont été blessées (dont la plupart sont des civils).

En réplique aux bombardements et au soutien occidental à la coalition attaquant le Yémen par des fournitures d’armes, les Houtis prennent fréquemment pour cible des parties du territoire saoudien et des navires croisant dans le detroit d’Ormuz.

En raison du blocus total et brutal imposé par l’Arabie saoudite, le pays manque cruellement de nourriture et de médicaments. Sur les 28 millions d’habitants du Yémen, 16 millions n’ont pas accès à l’eau potable et 2 millions d’enfants yéménites meurent de faim.

Mais pour eux, pas de droit d’ingérence humanitaire et indifférence quasi-générale de la classe politico-médiatique occidentale…

 

En conclusion

Bien que les pays et les organisations chiites soient souvent anti-mondialistes, antisionistes et opposés au nouvel ordre atlanto-sioniste, il ne faut malgré tout pas y voir systématiquement une franche ligne de démarcation.

Ainsi le Hamas, mouvement sunnite combattant l’occupation israélienne en Palestine occupée, soutient à la fois l’Iran et le Hezbollah.

Alors que dans le conflit syrien, le Hamas s’est positionné contre Assad, ayant pris parti au début du conflit pour les « rebelles », solidarité sunnite des Frères Musulmans oblige…

Les relations entre les deux s’étaient alors gravement détériorées : le président Assad avait expulsé le Hamas de son pays et l’organisation de résistance s’était « repliée » vers le Qatar et la Turquie.

Quoi qu’il en soit, on peut observer que les sionistes dans la région enragent régulièrement contre les chiites qui neutralisent progressivement les guerres chaudes et froides d’Israël au Proche-Orient.

 

Pour l’avenir, on ne peut pas dire avec certitude quels conflits, intrigues ou alliances (et leurs retournements) sont susceptibles de bouleverser encore cet Orient compliqué.

Mais il faut garder à l’esprit que tout nouveau développement ou conflit faisant trembler la région atteint non seulement les zones frontalières mais s’étend également jusqu’au cœur de notre « forteresse » Europe, par les flux migratoires ou les soubressauts terroristes qu’ils peuvent engendrer.

 

 

12/04/2019

DANS LES CARAÏBES, LA CHINE MONTE EN PUISSANCE !

 

  • La Chine Monte en Puissance dans les Caraïbes
  • par Gordon G. Chang •
  • 11 avril 2019

 

  • Sur l'île de Grand Bahama située à environ 55 miles (85 kilomètres) à l'est de Palm Beach, en Floride, une entreprise de Hong Kong investit environ 3 milliards de dollars pour aménager le Freeport Container Port, un port en eau profonde adapté aux navires porte-conteneurs.

  • L'inquiétude monte sur le risque de surendettement, comme à Hambantota au Sri Lanka. Il est à craindre que le port de Hambantota devienne une base navale chinoise.

  • Le Pentagone va-t-il devoir faire face à des navires de guerre chinois à Freeport ?

  • L'armée chinoise est déjà présente dans les Caraïbes, notamment à Cuba, ou elle a installé un système d'écoutes électroniques des Etats-Unis.

  • Washington dépense beaucoup d'argent au Moyen-Orient, mais les responsables américains devraient se préoccuper en urgence de certaines situations à proximité de leur territoire.

 

Les rencontre du président des États-Unis, Donald Trump, avec plusieurs dirigeants des Caraïbes avaient pour but de bien marquer l'engagement de Washington dans cette région.

Mais les projets américains mériteraient d'être mieux financés car ils ne sont pas à la hauteur des défis que pose la Chine.

Dans les Caraïbes, le commerce et les investissements ont donné à Pékin une réelle puissance.

Photo : le président Trump et Mélania Trump accueillent les dirigeants des Caraïbes à Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, le 22 mars 2019. (Photo officielle de la Maison Blanche par Tia Dufour)

 

Une avis de « Tempête Rouge » (du nom d'un roman à succès de Tom Clancy) a surgi à quelques kilomètres des côtes américaines.

« En fait, tout l'hémisphère est en feu », a affirmé Lou Dobbs, le 4 avril, sur le plateau de son émission très regardée sur Fox Business Network. « La Chine et la Russie nous posent un problème presque chaque trimestre dans cet hémisphère. La Russie et la Chine au Venezuela, mais la Chine dans la totalité de l'hémisphère et dans les Caraïbes ».

De fait, l'influence de la Chine grandit rapidement dans tout l'espace Caraïbes. Par le commerce et les investissements Pékin s'érige en nouveau pouvoir.

Les motivations chinoises n'ont rien d'anodin et ne se bornent pas au commerce.

L'île de New Providence, aux Bahamas est une bonne illustration du phénomène. En 2011, la Banque d'import-export de Chine a accordé un prêt de 2,45 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros) pour la construction d'une station balnéaire à Baha Mar, près de Nassau, la capitale. Le projet qui cumule les problèmes depuis le début, est le plus grand et le plus coûteux de toutes les Caraïbes.

La taille du projet surprend et l'immense intérêt économique que la Chine porte à la région Caraïbe a de quoi intriguer.

Comme le souligne Evan Ellis du collège de guerre de l'armée américaine, l'investissement de la Chine dans les Caraïbes est plus important par habitant que dans le reste de l'Amérique latine. La région Caraïbe a peu de ressources naturelles et le marché pour les produits chinois est minuscule.

Ainsi que Ellis l'a déclaré à Roll Call, « Au regard des montants investis, il est clair que ce n'est pas vraiment le marché ou les ressources qui les intéressent. »

Quelle peut bien être la motivation de la Chine ? Un autre investissement important aux Bahamas apporte un indice.

À environ 55 miles à l'est de Palm Beach, sur l'île de Grand Bahama, une entreprise de Hong Kong est en train d'investir près de 3 milliards de dollars dans l'aménagement d'un port en eau profonde capable d'accueillir des porte-conteneurs, le Freeport Container Port.

Freeport passe pour être en mesure de tirer parti du trafic accru que devrait générer l'élargissement du canal de Panama. Il est toutefois à craindre que le projet ne succombe au surendettement comme à Hambantota au Sri Lanka.

En décembre 2017, le port de Hambantota s'est retrouvé incapable de régler les intérêts des crédits importants et à taux élevés que le gouvernement avait contracté auprès d'établissements financiers chinois.

Résultat, la Chine est aujourd'hui propriétaire à 70% de Hambantota, contrôle assorti d'un bail de 99 ans. La prise de contrôle était inévitable tant le projet a été mal conçu au départ.

Hambantota finira-t-il en base navale chinoise ? Les amiraux chinois considèrent depuis longtemps le Sri Lanka comme un emplacement stratégique.

En septembre et en octobre 2014, le gouvernement sri-lankais a déjà autorisé un sous-marin chinois à accoster au Port international de porte- conteneurs de Colombo lui aussi financé par la Chine. Le Pentagone devra-t-il faire face à des navires de guerre chinois à Freeport ?

L'armée chinoise est déjà présente dans les Caraïbes, à Cuba. Selon un rapport d'octobre 2018 de la Commission chargée des questions liées au commerce et à la sécurité entre la Chine et les Etats-Unis, du personnel chinois occupe à Lourdes, Bejucal et Santiago de Cuba d'anciennes installations de renseignements datant de l'époque soviétique. Tout comme les Russes à l'époque, les Chinois mènent une mission permanente d'information sur les États-Unis.

La présence chinoise à Bejucal, au sud de La Havane, apparait particulièrement préoccupante. Les images satellites montrent qu'un nouveau radôme (dôme en plastique) a été installé pour protéger le radar, et cet équipement pourrait bien être d'origine chinoise.

La détection d'une présence chinoise à Bejucal n'est pas récente. En 2016, Marco Rubio, sénateur républicain de Floride, a évoqué publiquement « la station d'écoute chinoise de Bejucal ».

Evan Ellis, dans un podcast avec Bonnie Glaser du Centre d'études stratégiques et internationales (CESI), a déclaré que Beijing accordait à la mer des Caraïbes la même importance stratégique qu'à la mer de Chine méridionale.

Ce qui expliquerait l'intérêt à priori surprenant de la Chine envers les 13 États insulaires et les 17 « territoires dépendants » - autrefois appelés « colonies » - de la région.

Cet intérêt des Chinois pour les Caraïbes éclaire la déclaration publique acerbe du chargé d'affaires chinois aux Bahamas, Haigang Yin, le mois dernier.

Quelques jours avant que le président américain, Donald Trump, ne se réunisse le 22 mars à Mar-a Lago, avec cinq dirigeants de la zone Caraïbes, y compris les Bahamas, Yin a accusé les États-Unis de « torpiller les liens de solidarité et de coopération qui existent entre la Chine et les pays en développement ».

L'arrogance chinoise coupe aujourd'hui le souffle. Contre la volonté de Beijing, Trump a rencontré les dirigeants des Caraïbes. Washington porte un intérêt accru au dossier, mais son investissement dans la région n'est pas à la hauteur des défis de la Chine.

Trish Regan, présentatrice de Fox Business, a déclaré lors de son émission en prime-time le 5 avril : « Il faut remonter à la crise des missiles de Cuba en 1962, pour se retrouver avec un tel ennemi dans notre propre hémisphère. »

Jusqu'à présent, l'Amérique avait quasiment abandonné la zone Caraïbes. Selon l'expression convenue, les Caraïbes étaient tout à la fois « trop ​​démocratiques et pas assez pauvres » pour attirer l'attention des États-Unis.

Mais au plan stratégique, cette zone est toujours considérée comme la « troisième frontière » et le « ventre mou » des Etats Unis.

Un ventre mou qui est en passe d'être restructuré par la manne des capitaux chinois. Ainsi, cinq pays de la région - Trinité-et-Tobago, la Grenade, la Dominique, Antigua-et-Barbuda et la République dominicaine - ont adhéré à l'ambitieuse initiative de Beijing « Belt and Road », un plan d'infrastructure destiné à mieux connecter entre elles les routes commerciales mondiales de la Chine.

Mais plus Beijing lance d'initiatives dans la région, plus les craintes grandissent de voir ces pays « piégés par la dette », comme au Sri Lanka. L'administrateur de l'USAID, Mark Green, a raison de qualifier les crédits de Beijing de « financements prédateurs ».

Mais les mises en garde américaines risquent d'avoir peu d'écho si les États-Unis n'offrent pas d'alternatives, a souligné Margaret Myers de l'Inter-Américan Dialogue à Roll Call.

Après la réunion de Trump et des dirigeants des Caraïbes à Mar-a-Lago, les États-Unis ont promis d'envoyer une délégation dans la région.

Par ailleurs, le département d'État a concocté son propre plan, intitulé « Caraïbes 2020 ».

Mais les noms ont beau être accrocheurs, les programmes américains n'auront pas d'existence sans beaucoup d'argent.

Aujourd'hui, Washington dépense beaucoup au Moyen-Orient, mais les responsables politiques américains devraient de toute urgence se préoccuper des besoins de certaines zones stratégiques situées à leurs portes.

 

Source:  Gordon G. Chang est l'auteur de The Coming Collapse of China et Distinguished Fellow du Gatestone Institute.

 

Articles récents par Gordon G. Chang

10/04/2019

L' ALGÉRIE AVEC LE BACHAGA BOUALEM ! ( ERIC DE VERDELHAN )

 

LE BACHAGA BOUALEM
(Eric de Verdelhan)

« Quand les Français débarquèrent sur nos côtes, le mot Algérie n’existait pas. 1830, c’est le chaos, deux millions d’esclaves rançonnés par les pillards, rongés par la syphilis, le choléra, la malaria ; des déserts, des marais pestilentiels…

Pour juger l’œuvre de la France… il me parait utile de faire une comparaison.


En Algérie, deux recensements ; 1856 : 2 307 350 Musulmans; 1954 : 8 670 000 Musulmans.


En Amérique du Nord, lors de l’arrivée des Blancs, il y avait 1 500 000 Peaux-rouges; aujourd’hui ils sont moins de 300 000.


Ces chiffres sont rarement cités par les décolonisateurs !


L’œuvre de la France est une réalité et aujourd’hui s’impose une vérité historique que l’Occident va apprendre à ses dépens : la nécessité de la présence française.


Hors cette paix que la France a maintenue pendant un siècle, le vieux fanatisme religieux de l’Islam n’ouvre qu’une voie : le retour sanglant à la féodalité… »

Bachaga Saïd Boualem (1)


 

Un fait divers banal

Dimanche 31 mars, à Paris, un(e) transgenre prénommé(e) Julia a été agressé(e) lors d’une manifestation. S’agissait-il d’une manifestation de « Gilets jaunes » ? Que nenni !

La presse en aurait fait ses choux gras.

Non, c’était un rassemblement d’Algériens, brandissant des drapeaux algériens.

Cette foule braillarde manifestait contre la tentative de maintien au pouvoir de Bouteflika, Président de la République algérienne, et/ou de la « nomenklatura » du FLN qui appauvrit et affame son pays depuis plus d’un demi-siècle. L’Algérie n’est-elle pas un pays indépendant depuis 1962 ?

Pour être tout à fait franc, je me fiche comme d’une guigne qu’un inverti se fasse prendre à partie lors d’une manif.

C’est idiot, stupide et lâche, mais si cette foule avait insulté un franchouillard, une blonde, un Belge ou un curé en soutane, personne n’en aurait parlé !

Le terrorisme intellectuel règne en maître chez nous : Julia a été invité(e) sur les plateaux télé et elle (ou il) a déclaré : « Ils m’ont agressée parce que ce sont des ignorants »

Tiens donc ! Dans ma grande naïveté je croyais qu’en France « l’homophobie » était un délit et que les agresseurs de Julia  étaient… des Musulmans des deux sexes (2).

Traiter des Musulmans d’ignorants, ne sont-ce pas là des propos «Islamophobes » ?

 

Brassens chantait jadis :

« Mais je ne sache pas qu’ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d’l’amour en inversant les rôles »

Dans la France actuelle, parangon des « droits-de-l’homme-et-des-libertés », ses « trompettes de la renommée » seraient interdites (et leur auteur très lourdement condamné) : autres temps, autres mœurs !

Et tant pis pour moi qui préférait les anciennes !

Ce qui me choque, c’est qu’une foule d’Algériens puisse impunément manifester sur le sol français.

Pourrait-on imaginer un seul instant que des Franco-français manifestent à Alger contre la réélection d’un Président français ? C’est tout simplement IM-PEN-SABLE !

 

En 2012, je m’indignais que la victoire de François Hollande donne lieu à des débordements de Maghrébins arborant des drapeaux algériens, marocains ou tunisiens…

Même indignation lors des matchs de « balle-au-pied »  opposant la France à l’Algérie où, à chaque fois,  on voit des « Français de papiers » (3) brûler le drapeau tricolore.

Le 17 octobre 1961, le FLN (fortement soutenu par le Parti Communiste) avait appelé les Algériens à manifester dans Paris (4). La répression, par la police du préfet Papon, avait été rude !

A cette époque, de nombreux Algériens voulaient rester français. Je pense, par exemple, au Bachaga Saïd Boualem.

Hommage à un grand Français musulman :

Bachaga Saïd Boualem…


De nos jours, qui connaît encore le nom de ce grand féodal (souvent orthographié Boualam)?

Il est né le 2 octobre 1906 à Souk-Ahras (Algérie).

 

Son titre de « bachaga » signifiait « haut dignitaire », car il était le chef de 24 tribus arabes des Beni-Boudouane, situées en Ouarsenis (entre Alger et Oran).

Il appartenait à une très ancienne famille de notables de cette région.

« Enfant de troupe » à Saint-Hippolyte-du-Fort puis à Montreuil-sur-Mer de 1919 à 1924, il sert comme officier au 1er  Régiment de Tirailleurs Algériens.

Durant la seconde guerre mondiale, ses qualités guerrières lui vaudront d’être nommé capitaine et de franchir tous les degrés de la Légion d’Honneur jusqu’au garde de  Commandeur. 

En 1945, il devient « caïd » des Beni-Boudouane, il est nommé « bachaga » en 1956.

A ce titre, il est le premier à organiser une Harka de supplétifs musulmans pour lutter contre le FLN. En représailles le FLN assassine son frère en juillet 1956 et un de ses fils deux ans plus tard.

En mai 1958, pour garder l’Algérie française, Saïd Boualem se rallie à de Gaulle.

Il est élu député de la 5ème circonscription d’Algérie (Orléanville) le 30 novembre 1958. Il sera ensuite élu vice-président de l’Assemblée Nationale.

En 1959, il devient maire de Beni-Boudouane et conseiller général du département d’Orléansville.

Il est victime d’une tentative de meurtre par le FLN le 26 septembre 1959, à Orléansville.

Déçu et très inquiet de la «politique d’abandon» qu’il pressent, il s’éloigne peu à peu du gaullisme et ne prend pas part au vote sur la politique générale de Michel Debré le 15 octobre 1959.

 

Le 28 janvier 1960, il déclare à l’Assemblée Nationale :

« …Sur les drapeaux des régiments de Tirailleurs algériens et sur les étendards des Spahis est gravée une devise.

Ce n’est même pas « Honneur et Fidélité » mais « Honneur et Patrie », notre Patrie, c’est la France, et nous n’admettons pas qu’on l’arrache de nos cœurs.

Nous n’admettons pas, après le 13 mai (1958), après le référendum du 28 septembre (1958), qu’on revienne sur notre volonté de vivre et de mourir français.

Nous n’admettons pas non plus que la métropole soit consultée pour savoir si l’on nous autorise à être français. C’est une injure qui nous est faite, à nous Musulmans, qui avons défendu sur tous les champs de bataille un honneur commun, une patrie unique et qui sommes un mélange de races et de confessions ni plus ni moins divers que le peuple français lui-même… ».

 

Le 2 février 1960, il vote contre le projet attribuant des pouvoirs spéciaux au gouvernement et s’oppose à la modification de la Constitution le 11 mai 1960.

Le 16 juin 1960, il préside à la création du « Front Algérie Française » (FAF), qui regroupe très vite 500 000 adhérents dont 200 000 Musulmans. Ce mouvement patriotique comptera  plus d’un million de membres lors de sa dissolution par le pouvoir gaulliste, en décembre de la même année.

Saïd Boualem passe à la dissidence en février 1962 et, sous les ordres du colonel Gardes, il crée  un maquis dans l’Ouarsenis. Il se bat comme un lion  contre le FLN.

Dans sa défense de l’Algérie française, il perd… dix-sept membres de sa famille.

Le 18 mai 1962, Saïd Boualem parvient à rapatrier 200 personnes en France : quelques Harkis et des membres de sa famille. Il s’installe en Camargue, à Mas-Thibert, à 18 kms d’Arles. 

Le bachaga Saïd Boualem est mort le 8 février 1982. Ce grand soldat était Commandeur de la Légion d’Honneur, décoré de la Croix de Guerre 1939-1945 (deux citations) et de la Croix de la Valeur Militaire.  Il était également décoré du Nichan Iftikhar marocain.

Dans son livre « Mon pays, la France », il écrivait :

« Venant après le traité de Versailles qui avait rendu deux départements à la France, les accords d’Evian qui lui en ont perdu quinze, apprendront aux générations futures que l’Armée française victorieuse a livré le territoire qu’elle était chargée de défendre…

Ces accords qui sont une félonie et une faute. Une félonie car ils livrent aux tueurs plusieurs millions d’hommes sans défense parmi lesquelles des centaines de milliers d’anciens combattants qui ont défendu, tant en 1914-1918 qu’en 1939-1945, l’intégrité du territoire métropolitain, une félonie parce qu’ils livrent une population à la famine et à la misère.

Une faute parce qu’ils officialisent aux yeux du monde l’avènement d’une poignée de tueurs et qu’ils sont pour l’Occident l’acte politique le plus grave depuis Yalta… ».

 

De nombreuses communes lui ont consacré une rue ou une place mais d’autres, souvent des municipalités de gauche, ont débaptisé des lieux consacrés à ce grand Français (ce fut le cas, par exemple, à Longjumeau).

Son livre magnifique « Mon pays, la France » est une ode au patriotisme et devrait figurer dans les programmes scolaires, ne serait-ce que pour démontrer à « la diversité » qu’on peut s’intégrer à la Nation tout en conservant ses traditions et ses convictions religieuses.

Mais veut-on vraiment qu’elle comprenne ?  

Eric de Verdelhan
7 avril 20

 

1)- :« Mon pays, la France », de Saïd Boualem ;  France Empire ; 1962. A lire également : « Les Harkis au service de la France » ; France Empire ; 1963. Et « L’Algérie sans la France » ; 1964 ; chez le même éditeur.

2)- : Sur les images, on voit nettement une jeune femme bousculer Julia.

3)- : On appelle « Français de papiers » les bénéficiaires – souvent par hasard ou sans le vouloir vraiment – du Jus solis.

Cette ineptie qui consiste à nous faire croire qu’une vache née dans une écurie serait un cheval.

 Par opposition au « Français de souche » (celui que les « Français de papiers » appellent des « souchiens »).

4)- : Manifestation orchestrée par la « Wilaya 7 », qui sévissait en métropole.

 



Message d’Eric de Verdelhan aux lecteurs de Minurne

Chers amis, chers lecteurs.

On me demande régulièrement : « Où peut-on se procurer vos livres ? »

 

Veuillez trouver, ci-dessous, un récapitulatif de leur disponibilité (ou non disponibilité)

1)- « Au capitaine de Diên-Biên-Phu », publié en 2011, est disponible, au prix de 22 €, chez SRE-éditions à Annecy : www.sre-éditions.com . On peut aussi le trouver sur Amazon.

 

2)- “ Oran, le 5 juillet 1962 (et quelques autres massacres oubliés)” publié en 2016, est disponible au prix de 19 € chez Edilivre (www.edilivre.com ) lien: https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/784059/s/oran-le-5-juillet-1962-eric-deverdelhan/ . Egalement disponible sur Amazon. (NB : mettre le titre en entier ou rechercher par le nom de l’auteur).

 

3)- « Mythes et Légendes du Maquis », est édité aux Editions Muller  (https://www.decitre.fr/editeur/Muller+Edition.)
Lien : https://www.les4verites.com/produit/mythes-et-legendes-du-maquis au prix de 22 €

 

4)- Enfin, mon dernier livre « Hommage à NOTRE Algérie française » est sorti fin 2018.
 

 

S’agissant d’une autoédition, il est à commander à mon adresse mail ou via Minurne qui transmettra. 
Il m’en reste encore quelques exemplaires. Prix : 15 €.

Les trois autres: “Requiem pour l’Algérie française”, publié en 2012, “Un homme libre…” publié en 2013, et “Le cœur chouan et l’esprit para” publié en 2014, sont épuisés.

Si vous souhaitez être prévenus directement lors de la sortie d’un livre, pensez à me communiquer votre adresse-mails. D’avance merci.

Comme vous le savez, j’écris par « devoir de mémoire » et je destine une partie des (rares) bénéfices de mes ventes à des associations dont je partage les valeurs : Paras, Légion, «Pieds-noirs», Catholiques traditionnalistes…

Eric de Verdelhan
eric.de-verdelhan@orange.fr

LA LIBYE DE RETOUR DANS L' ACTUALITÉ ......

La Libye : de Khaddafi à Haftar


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 6 avril 2019

 

La Libye est de retour dans l’actualité alors que la soi-disant Armée nationale libyenne du général Haftar se prépare à attaquer Tripoli.

Comment en est-on arrivé là ?

 

En mars 2011, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis ont entrepris de détruire le gouvernement libyen.

La milice des Frères musulmans et les forces alignées avec Al-Qaïda, équipées par le Qatar et soutenues par la Grande-Bretagne, ont pris la ville de Benghazi, dans l’est du pays.

L’armée de l’air américaine a détruit les troupes gouvernementales sur le terrain et a aidé les militants à capturer et à assassiner Muhammar Khaddafi.

Le chaos s’en est suivi alors que diverses forces tribales, milices locales et islamistes se disputaient le contrôle des villes et du butin.

L’ancien général Khalifa Haftar a tenté de s’immiscer dans le chaos en tant que nouveau chef de la Libye.

Il avait pris part au coup d’État qui avait amené Khaddafi au pouvoir, mais s’était brouillé par la suite avec lui et avait changé de camp.

La CIA l’a parrainé pour provoquer un coup d’État contre Khaddafi.

Le coup a échoué et depuis 1990, Haftar vit en Virginie où il est également devenu citoyen américain.

La tentative de Haftar de prendre le pouvoir dans le chaos de 2011 a échoué. La milice alignée des Frères musulmans le considérait comme un partisan laïc de Khaddafi et le rejetait.

 

La situation a changé en 2014 après que l’armée égyptienne a chassé du pouvoir le président Morsi, soutenu par les Frères musulmans.

 

L’Égypte, sous le nouveau président Sissi, craignait les gangs islamistes en Libye et voulait les éliminer. Haftar a été appelé à constituer une armée et à prendre le contrôle de Benghazi.

 

Les Émirats arabes unis ont financé le projet. Avec l’argent des EAU, le soutien aérien égyptien, les fournitures russes, les services de renseignement français et les forces spéciales, Haftar a peu à peu défait les divers gangs islamistes et pris le contrôle de Benghazi.

Il lui a fallu plus de trois ans pour consolider son contrôle et mettre en place son armée nationale libyenne (LNA) qui lui permettrait de prendre les régions occidentales de la Libye.

Ces régions occidentales, y compris la capitale Tripoli, sont contrôlées par diverses familles, clans et tribus en conflit, chacun possédant sa propre milice. Il existe également un gouvernement nominal d’accord national dirigé par Fayez al-Sarraj.

Il est reconnu par l’ONU mais n’a pas de forces propres. Il dépend du soutien de la milice locale à Tripoli et du soutien de la ville côtière de Misrata.

Cette ville a une forte milice tribale qui exploite même une petite force aérienne.

La Libye – 1er janvier 2019. Agrandir

C’est aussi la ville de Misrata qui a empêché Haftar de déplacer ses troupes de Benghazi à l’est le long de la côte en direction de Tripoli à l’ouest.

Le blocage a obligé Haftar à traverser la région très peuplée du sud, puis de l’ouest et de nouveau vers le nord, en direction de Tripoli.

Une tentative en ce sens en 2018 a échoué lorsque les forces locales du sud-ouest (en rose), soutenues par l’armée algérienne, ont résisté au mouvement de Haftar.

Cette année, l’Algérie a ses propres problèmes, des manifestations de masse ayant contraint son président, Abdelaziz Bouteflika, à se retirer.

L’armée algérienne est occupée chez elle à installer un nouveau président.

Haftar, avec l’aide de l’argent des EAU, a racheté les forces du sud-ouest et a ainsi ouvert la route vers Tripoli.

Il a également pris le contrôle de Syrte au nord et des champs de pétrole El Sharara, près de Wasi al Hayaa au sud.

Le champ produit environ 300 000 barils de pétrole par jour et peut être exporté via le port de Syrte.

Le contrôle de ces actifs a donné à Haftar une énorme puissance.

La Libye – 6 avril 2019. Agrandir

L’Armée nationale libyenne (LNA) de Haftar est maintenant à environ 30 km de Tripoli mais la résistance de la milice locale et des forces envoyées de Misrata se renforce.

Hier, l’armée de Haftar a brièvement pris le contrôle du défunt aéroport international de Tripoli, mais a rapidement été évincée. Aujourd’hui, des jets de combat venant de Misrata ont attaqué ses forces.

Tripoli – 6 avril 2019 Agrandir

Si Haftar veut réussir, il devra prendre la route entre Tripoli et Misrata pour diviser ses ennemis. Il pourra alors prendre Tripoli et annoncer son propre gouvernement national.

Il y a des rumeurs selon lesquelles certains des chefs de guerre de Tripoli seraient disposés à changer de camp et à rejoindre Haftar.

Haftar bénéficie du soutien ouvert de la France, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et de la Russie.

L’administration Trump n’est pas intéressée à entrer dans le désordre. Haftar est un vieil atout de la CIA et s’il prend le contrôle, il y a de fortes chances que les États-Unis aient une influence sur lui. Tant que le pétrole libyen coule et maintient le prix mondial à la baisse, Trump sera heureux.

La Russie tente de rester dans les coulisses pour ne pas donner aux forces anti-russes à Washington un prétexte pour intervenir.

Les Frères musulmans, soutenus par la Turquie et le Qatar, sont toujours présents à Misrata mais ont par ailleurs perdu leur influence sur le terrain.

Haftar et ses troupes semblent avoir presque tous les avantages de leur côté. Leur route de ravitaillement depuis Benghazi par le sud vers Tripoli est trop longue, mais la France aide à la protéger en maintenant sous contrôle les rebelles du Tchad et du Mali dans le sud de la Libye.

L’armée de l’air égyptienne pourrait bien aider à nouveau et détruire tout ce qui reste de la force aérienne de Misrata.

Mais la guerre est imprévisible et les milices libyennes ont souvent changé d’avis sans crier gare. Cela peut durer dix jours pour prendre Tripoli sans faire beaucoup de victimes ou cent jours de combats intenses. La tentative pourrait même échouer.

La Libye est un pays tribal diversifié qui a peu de chances de fonctionner en démocratie. Un homme fort comme Muhammad Khaddafi pouvait la contrôler en distribuant les revenus tirés de ses ressources minérales et en maîtrisant les islamistes. Haftar pourrait peut-être faire comme lui.

Mais il a 75 ans. Il y a un an, il a été évacué en France pour des interventions médicales d’urgence. Ses fils, dont deux dirigent une partie de sa milice, sont de qualité inconnue.

Un autre problème est la fermentation à Benghazi, où des prédicateurs Wahabbites, formés en Arabie saoudite, ont remplacé les prédicateurs des Frères musulmans et introduisent désormais un régime de style saoudien concernant les femmes et la culture locale.

Un homme fort gouvernant toute la Libye depuis Tripoli est certainement meilleur pour le pays et son peuple que le long chaos qui a suivi la guerre menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

Avec le temps, Haftar pourrait bien atteindre cet objectif.

Mais ce n’est pas une solution à long terme. Le mieux que l’on puisse espérer, c’est qu’il gagne suffisamment de temps pour que la Libye revienne à la raison et pour que la guerre civile s’éteigne.

 

Moon of Alabama

Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

08/04/2019

AFRIQUE DU SUD : AUTOPSIE D' UN NAUFRAGE ......( L' AFRIQUE RÉEL )

Bonjour,

Afin de comprendre le naufrage de l'Afrique du Sud, Bernard Lugan propose un cours vidéo de 2 heures, illustré de nombreuses cartes animées, retraçant la longue histoire du pays.


Le cours est divisé en 5 parties (format HD) consultables pour une durée illimitée.

Extrait n°1 :
https://www.youtube.com/watch?v=zp_DcoQJSSU

Extrait n°2 :
https://www.youtube.com/watch?v=ZO433G9voSY

Pour visionner le cours en intégralité, s'inscrire sur :
https://lescours-bernardlugan.teachable.com

Les abonnés à l’Afrique Réelle bénéficient de 30% de réduction.

Si vous avez besoin d’informations supplémentaires ou pour toute autre question, n’hésitez pas à nous contacter à : contact@bernard-lugan.com

L’Afrique Réelle

07/04/2019

CHINE: LE SUPER ÉTAT HAN : UN NOUVEAU TROISIÈME REICH ?

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  • Le nouveau maître de la Chine, Xi Jinping, a ordonné aux cinq religions officielles - la reconnaissance par l'Etat est un outil de contrôle – de se « siniser ».

  • Une implacable logique d'assimilation a été mise en place qui incite les Chinois à détruire mosquées et églises, à contraindre les musulmans pratiquants à boire de l'alcool et à manger du porc, à loger des fonctionnaires Han au domicile des musulmans et à mettre fin à l'instruction religieuse des mineurs.

  • Les médias chinois ont, ces dernières années, multiplié la diffusion d'odieux stéréotypes sur les Africains. Le sketch diffusé l'an dernier par la principale chaîne d'Etat - 800 millions de téléspectateurs - n'était pas le pire, mais l'ensemble de ces représentations dessine clairement la perception que les autorités chinoises se font des Africains : à la fois un objet de dérision et des sous-hommes.

  • Camps de concentration, racisme, eugénisme, ambition de dominer le monde. Ces thèmes vous rappellent quelque chose ?

  • Un nouveau Troisième Reich est né, et c'est la Chine.

 

Plus d'un million de personnes sont détenues, sans autre raison que leur appartenance ethnique ou religieuse, dans des camps de concentration de la Région autonome ouïghour du Xinjiang.

Photo : Le 7 juillet 2009, des policiers chinois affrontent des manifestantes ouïghours à Urumqi, capitale du Xinjiang. (Photo de Guang Niu / Getty Images)

 

Plus d'un million de personnes sont détenues, sans autre raison que leur appartenance ethnique ou religieuse, dans des camps de concentration situés dans ce que Pékin appelle la Région autonome ouighour du Xinjiang et que les natifs nomment Turkestan oriental. Outre les Ouïghours, ces camps sont également peuplés de Kazakhs.

Presque toutes les familles de cette région troublée du nord-ouest de la République populaire de Chine, sont en voie de démembrement. Quand des Ouïghours et Kazakhs sont emprisonnés, leurs enfants sont pris en charge par l'Etat et « confinés » dans des écoles ceinturées de fils de fer barbelés et gardées par d'importantes patrouilles de police.

Ces enfants ont pour obligation d'apprendre le chinois mandarin et ne peuvent plus s'instruire dans leur langue maternelle.

Ces contraintes sont la conséquence d'une politique dite de « Hanification » - les "Han" sont le groupe ethnique dominant en Chine - qui n'est rien d'autre qu'un programme d'assimilation forcée.

Quand ces Ouïghours et Kazakhs meurent dans les camps – et ils meurent en masse -, des crématoriums effacent les corps et font l'impasse sur les rites funéraires traditionnels.

Les camps, authentique crime contre l'humanité, tendent à se multiplier. Au Tibet et dans le sud-ouest, la Chine développe des installations similaires qu'elle nomme « centres de formation professionnelle ».

L'offensive de Pékin ne se limite pas à l'islam. Toutes les religions sont attaquées. Chrétiens et bouddhistes sont tout aussi maltraités, et pire parfois. Le nouveau maître de la Chine, Xi Jinping, a exigé que les cinq religions officielles - la reconnaissance par l'Etat est un outil de contrôle –se « sinisent ».

 

Une implacable politique d'assimilation est donc en cours qui passe par la destruction de mosquées et d'églises, par l'obligation faite aux musulmans pratiquants de boire de l'alcool et de manger du porc, par l'ordre donné aux familles musulmanes d'héberger des fonctionnaires Han et par la fin de toute instruction religieuse aux enfants mineurs.

Ces tentatives ont des antécédents dans l'histoire de la Chine, mais elles se sont intensifiées depuis que Xi est devenu secrétaire général du Parti communiste en novembre 2012.

Plus encore que ses prédécesseurs, Xi défend également le concept d'un ordre mondial régi par un seul souverain, un souverain chinois.

Dans ses grandes lignes, la vision du monde de Xi est remarquablement similaire à celle du Troisième Reich, du moins avant les meurtres de masse.

Le Troisième Reich et la République populaire développent le même racisme virulent qu'en Chine on surnomme pudiquement « le chauvinisme Han ». Les Han, (92% de la population) sont issus de la fusion de groupes ethniques apparentés.

La mythologie chinoise veut que tous les Chinois descendent de l'Empereur Jaune, qui aurait régné au troisième millénaire avant notre ère. Les Chinois se considèrent comme une branche de l'humanité à part, une vision du monde que l'endoctrinement à l'école renforce.

Les Chinois fondent leur séparatisme sur la théorie de l'évolution. « L'homme de Pékin » serait cet ancêtre premier qui autorise les Chinois à affirmer qu'ils n'ont pas le même ancêtre africain commun que le reste de l'humanité. Cette théorie de l'évolution séparée des Chinois a, faut-il s'en étonner, renforcé le racisme ambiant.

Ce racisme fonde un suprémacisme discret : nombreux sont les Chinois, à commencer par leurs dirigeants, qui se croient « fondamentalement différents et implicitement supérieurs au reste de l'humanité », écrit Fei-Ling Wang, auteur de The China Order : Centralia, World Empire, And the nature of the Chinese Power.

Pire, le racisme en Chine est institutionnalisé et s'exprime ouvertement. Un sketch de 13 minutes diffusé par la Télévision centrale de Chine à l'occasion du gala du Festival du printemps, le spectacle de variétés le plus regardé de Chine, en a fourni une preuve pénible l'an dernier.

Dans "Faisons la fête ensemble", une actrice chinoise en blackface a interprété le rôle d'une mère kényane dotée d'une énorme poitrine et de fesses géantes.

Pire encore, son compagnon était un singe humanisé. L'association du singe et de la femme faisait écho à "This is Africa", une exposition du musée provincial du Hubei qui a exposé en 2017 des photographies d'Africains accompagnées d'images de primates.

Ces dernières années, les reportages tendancieux sur les Africains se sont multipliés sur les médias chinois.

Le sketch de l'an dernier n'était pas le pire, mais en le diffusant à environ 800 millions de téléspectateurs, le principal radiodiffuseur d'Etat a donné une claire idée du sentiment que les autorités chinoises portaient aux Africains : un objet de dérision et des sous-hommes.

Cette vision du monde des dirigeants de Pékin et les appels à la race lancés au peuple chinois – ainsi qu'aux Chinois de l'étranger – ont de quoi inquiéter.

La race des seigneurs de ce XXIème siècle a cependant un problème. La Chine, a beau être l'État le plus peuplé du monde, elle fait face à un déclin démographique rapide. L'an dernier, le taux de natalité s'est avéré être le plus bas depuis la fondation de la République populaire en 1949.

La population du pays atteindra son apogée en 2029, selon les prévisions de la World Population Prospects 2017 du département Populations des Nations Unies. Etablies sur la base de chiffres fournis par Pékin, ces projections pourraient se révéler trop optimistes ; le point culminant pourrait en effet être atteint dès l'an prochain. Les démographes officiels chinois n'ont pas anticipé le quasi-effondrement du taux de natalité l'an dernier.

En 2024, un autre événement important aura lieu. Pour la première fois depuis au moins 300 ans - et peut-être pour la première fois de son histoire -, la Chine ne sera pas le pays le plus peuplé du monde.

Cet honneur à ira un pays que les Chinois détestent et craignent, l'Inde.

A son apogée en 2061, l'Inde aura 398 millions d'habitants de plus que la Chine.

Une fois le déclin démographique amorcé, le processus ira en s'accélérant. En 2018, la population de la Chine était 4,3 fois supérieure à celle des Etats Unis. Mais en 2100, ce ratio devrait tomber à 2,3.

La courbe démographique de la Chine est établie depuis des décennies et les conséquences seront graves - et extrêmement négatives - pour la société chinoise mais aussi pour la « force nationale globale » du pays. Pour cette raison peut-être, Pékin semble vouloir chercher à compenser sa faiblesse démographique par une course au surhommes chinois.

He Jiankui de la faculté des sciences et de la technologie de l'Université Shenzhen-Sud a annoncé en Novembre qu'il avait utilisé le procédé CRISPR pour modifier le génome humain et donner naissance à deux jumelles.

A l'en croire, les nourrissons sont résistants au VIH, mais des rumeurs affirment qu'il aurait également tenté d'augmenter l'intelligence des nourrissons.

Cette expérimentation qui s'avère avoir été « encouragée » par le gouvernement chinois, fait l'objet d'une réprobation de la communauté scientifique mondiale qui la considère comme contraire à l'éthique et dangereuse. Certains n'hésitent pas à établir un parallèle avec les pratiques eugénistes des nazis.

Xi Jinping est certainement dangereux. « Mao Tse Toung a sans doute joué sur les ressentiments raciaux du tiers monde pour unir les anciens peuples coloniaux contre les impérialistes blancs.

 

Mais il croyait que le communisme s'imposerait au plan mondial ; il s'agissait d'une utopie pour le futur », affirme Charles Horner, président du Hudson Institute, à Gatestone.

 

« Le Parti communiste chinois de Xi Jinping n'est ni internationaliste ni utopique ; il semble plutôt être prisonnier d'une logique essentialiste chinoise ».

Horner trouve de déconcertantes similitudes existent entre la Chine de Xi et le Japon impérial des années 1930.

« A l'instar du Japon impérial », a ajouté Horner, « Xi et le Parti se réfèrent à un passé mythologique verrait un empereur bienveillant unifier le monde lequel chanterait ensuite sa gloire et vanterait sa magnificence ».

 

Camps de concentration, racisme, eugénisme, ambitions de domination mondiale. Cela vous rappelle quelque chose ?

Un nouveau Troisième Reich est né ; il s'agit de la Chine.

 

 

Source et Publication:   Gordon G. Chang est l'auteur de The Coming Collapse of China et membre distingué du Gatestone Institute.

06/04/2019

LIBYE: COMBATS AU SUD DE TRIPOLI ET RISQUE DE BAIN DE SANG !

Libye: Combats au sud de Tripoli, Haftar appelé à stopper son offensive

AFFRONTEMENTS Le maréchal Haftar, homme fort de l'est-libyen, continue son offensive sur la capitale

20 Minutes avec AFP

 

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Des forces de l'Armée nationale libyenne du maréchal Haftar avancent vers Tripoli, le 4 avril 2019.
Des forces de l'Armée nationale libyenne du maréchal Haftar avancent vers Tripoli, le 4 avril 2019. — LNA War Information Division / AFP

Eviter l’embrasement. La communauté internationale a multiplié vendredi les appels à Khalifa Haftar pour que ses forces cessent leur offensive vers Tripoli, au moment où des combats au sud de la capitale libyenne avec le gouvernement de Fayez al-Sarraj font craindre une plongée dans le chaos.

Réunis en France, les ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (G7) ont « exhorté » tous les acteurs à stopper « immédiatement » tous « les mouvements militaires vers Tripoli, qui entravent les perspectives du processus politique mené par les Nations unies ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence, a lui appelé plus directement l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar, qui a entrepris de marcher vers la capitale, « à interrompre tous les mouvements militaires », selon l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen.

Divisions entre l’est et l’ouest

Depuis la chute en 2011 du régime Kadhafi, cet Etat pétrolier d’Afrique du Nord est plongé dans le chaos avec la présence de nombreuses milices ainsi que deux autorités rivales qui se disputent le pouvoir : le Gouvernement d’union nationale (GNA) dans l’Ouest, reconnu par la communauté internationale, et l’ANL de Khalifa Haftar dans l’Est. Au lendemain d’une rencontre à Tripoli avec le chef du GNA Fayez al-Sarraj, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a rencontré à Benghazi, dans l’Est, le maréchal Haftar.

« Je quitte la Libye avec une profonde inquiétude et un coeur lourd », a ensuite déclaré le patron de l’ONU à l’aéroport, « espérant toujours possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et ses environs ».

Jeudi, Khalifa Haftar a ordonné à ses forces d'« avancer » en direction de Tripoli. « L’heure a sonné », a-t-il dit dans un message audio, promettant d’épargner les civils, les « institutions de l’Etat » et les ressortissants étrangers.

Ses combattants ont lancé une offensive pour prendre Tripoli et progressé en direction de la capitale. La force de protection de Tripoli, une coalition de milices fidèles au GNA, a aussitôt annoncé une contre-offensive et de puissants groupes armés de la ville occidentale de Misrata se sont dits « prêts à stopper l’avancée maudite » des pro-Haftar.

Vendredi avant l’aube, ces derniers ont été chassés après un « court accrochage » à un barrage à 27 km à l’ouest de Tripoli, selon une source de sécurité. Des dizaines de combattants pro-Haftar ont été faits prisonniers.

Risque de « bain de sang »

L’ANL a réussi à prendre brièvement l’aéroport, avant d’en être chassée par les forces loyalistes, a déclaré le ministre de l’Intérieur du GNA, Fathi Bachagha, à la télévision Libya al-Ahrar.

« Les combats se déroulent actuellement dans la région de Gasr Ben Ghechir », au sud de l’aéroport, a-t-il précisé.

Le porte-parole de l’ANL, Ahmad al-Mesmari, a lui fait état « d’une importante avancée », tout en reconnaissant le revers subi vendredi matin avec la perte du barrage de sécurité à l’ouest de Tripoli.

Il a déploré cinq morts parmi les forces de l’ANL depuis jeudi, faisant état d’un autre front dans la région d’Al-Azizia, à 50 km au sud-ouest de la capitale.

 

Le Kremlin a mis en garde contre une « reprise du bain de sang » et appelé à un règlement « pacifique et politique » du conflit.

 

Source:   https://actualite.20minutes.fr