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25/08/2015

IMMIGRATION: LA SUÈDE DANS UNE CRISE PROFONDE !

Apostat Kabyle AK

Immigration, islam et double égorgement d'IKEA: la Suède dans une crise profonde

Le double assassinat d'IKEA a fortement secoué les Suédois et n'a pas fini de remuer les ressentiments accumulées durant des années. Peut-être que la mort atroce de cette mère de 55 ans et de son fils de 28 ans va faire bouger les (trop) pacifiques Suédois, les faire enfin sortir de leur torpeur, de leur coma prolongé et les encourager à reprendre en main leurs destinées. En commençant tout d'abord par virer les politiciens et médias corrompus. Ce serait un formidable signal donné aux autres Occidentaux.

J'en doute un peu, mais l'espoir fait vivre...

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Meurtres d'IKEA: la Suède en crise

 

Gatestone Institue

 

23 août 2015, par Ingrid Carlqvist

 

 

Une poussée de rage a déferlé sur la docile Suède. Après le double homicide du magasin IKEA de Västeras, où un étranger en situation illégale a égorgé 2 Suédois, de plus en plus de gens se demandent pourquoi le gouvernement expose les citoyens suédois aux meurtriers à travers le monde. 

[...]

Le plus âgé des deux demandeurs d'asile, un homme de 36 ans, s'était fait refuser par deux fois le statut de résident en Suède - parce qu'il lui avait déjà été accordé en Italie - mais il n'avait pas encore été expulsé (les Erythréens sans permis de séjour des autres pays de l'UE cherchent systématiquement à venir en Suède).

[...]

La peur a maintenant frappé les Suédois. Les questions ont inondé les médias sociaux: qui sont ces gens qu'on a laissé entrer en Suède? Combien d'entre eux ne sont pas les victimes innocentes de la guerre qu'ils prétendent être, mais en fait des criminels de guerre et autres criminels qui se cachent parmi les réfugiés? Et devrions-nous payer des milliards en impôts pour supporter et abriter des citoyens d'autres pays, alors que certains d'entre eux essaient de nous tuer? 

 

Le fait que la police réfute la rumeur persistante que l'une des victimes IKEA avait été décapitée ne fait que jeter de l'huile sur le feu.  

Autant de questions sans réponses. Personne au gouvernement ne s'est donné la peine de faire une déclaration à propos du terrifiant double assassinat. Aucun des grands médias n'a confronté le gouvernement sur les crimes violents commis par des demandeurs d'asile contre les Suédois. Au contraire - les médias ont fait le maximum pour convaincre les Suédois que tout est sain et sauf en Suède. Mieux que jamais, en fait. Le lendemain du double assassinat, le plus grand journal du matin de Suède, Dagens Nyheter, a osé publier un article intitulé, "Après tout, la violence meurtrière est sur le déclin". L'article commence ainsi:  


"Au cours des dernières semaines, plusieurs meurtres brutaux ont été commis, et beaucoup de personnes se demandent où va la société. La réponse est que la Suède est, malgré tout, devenue un endroit plus sûr. Les violences meurtrières sont à la baisse depuis un certain temps." 

 

Nulle part l'article n'explique que la raison de cette baisse de la violence meurtrière est dû à la médecine d'urgence qui est maintenant en mesure de sauver la vie de beaucoup plus de victimes. 

[...] 

Les crimes violents sont en hausse de 300% et le viol ea augmenté de 1472% depuis 1975, l'année où le Parlement suédois a décidé de transformer la Suède pays homogène en un pays multiculturel.

Quatre-vingt dix pour cent des demandeurs d'asile en Suède n'ont pas de papiers d'identité appropriés, de sorte qu'en réalité, on ne sait pas combien de meurtriers, de violeurs et de voyous se cachent parmi les quelque 100.000 personnes bénéficiant de l'asile en Suède chaque année.  


Les Suédois frustrés hurlent maintenant leur impuissance sur les médias sociaux. L'ordre démocratique normal, où les citoyens peuvent communiquer avec les politiciens ou les médias pour faire entendre leur voix, s'est pratiquement évaporé. Les sites Web de journaux ont désactivé les zones de commentaires des lecteurs et les politiciens se cachent derrière un mur de fonctionnaires, qui expriment leurs inquiétudes sur le "raciste" et raccrochent. Des milliers de personnes témoignent sur Facebook. Une personne qui est venue pour exprimer son malaise sur la page Facebook du Service d'Immigration est Ewa, elle a écrit:  

"Eh bien, je l'ai lâché le diable maintenant. J'ai appelé les Services d'Immigration et demandé à parler à un manager d'unité. ... Je lui ai passé un savon à propos de toutes les injustices que je pouvais ressentir, comme la façon dont nous traitons mal nos personnes âgées et comment nous les mettons hors de leurs maisons pour les donner aux demandeurs d'asileJe lui ai également dit que les femmes suédoises se sentent en danger en raison de tous ces viols collectifs perpétrés par des demandeurs d'asile et autres étrangers. Aussi, je lui ai demandé si nous allons tous être décapités avant qu'ils n'arrêtent d'accueillir toutes ces sortes de gens. ... Maintenant, je suis assise ici, me sentant complètement vidée après les pleurs, les cris, les discussions, la rage et toute cette frustration qui est en moi. Je lui ai dit il y a beaucoup d'entre nous qui se sentent déprimés à cause de ce que fait l'immigration. Il était vraiment désolé que je me sente ainsi. Oui, je lui ai dit, beaucoup de gens se sentent ainsi, mais ils ont peur d'ouvrir leur bouche pour ne pas être étiquetés de racistes. Vous ne devez même pas être un démocrate suédois pour ne pas voir que notre pays se désagrège de plus en plus, à chaque jour qui passe. Quelque chose dont vous et tous les autres des Services d'immigration êtes responsables. Je lui ai dit: Où puis-je présenter une demande d'asile, quand le jour viendra où je ne pourrai plus vivre ici? Notre pays est ruiné économiquement, socialement et ainsi de suite et vous êtes responsables. Il a répondu que ce sont les politiciens qui ont décidé, mais qu'ils feraient tout en leur pouvoir pour améliorer les choses ".

Une autre femme, Amanda, a écrit sur Facebook qu'elle a envoyé un courriel au Premier ministre Stefan Löfven. Elle a noté que "rien ne peut changer, mais au moins je l'ai fait entendre ma voix." Son E-mail:  

"Salut, pourquoi le premier ministre a pensé qu'il était essentiel et urgent d'aller parler de l'incendie de la mosquée à Eskilstuna, on ne savait même pas ce qui s'était passé quand il a tenu son discours? Mais maintenant, il est muet comme la tombe. Pourquoi? Ce sont ses / vos politiques d'immigration inconditionnelles et laxistes qui ont permis à ce coupable de se déplacer librement, malgré qu'il ait reçu un ordre d'expulsion non pas une fois, mais deux fois. Pouvez-vous me dire si c'est une chose à laquelle les citoyens de ce pays devraient s'habituer , que les immigrants, en recevant leurs ordres d'expulsion, tuent des gens afin d'obtenir un contrat à vie avec l'Etat suédois? Vous êtes personnellement responsables à chaque fois que ces choses se produisent, j'espère que vous en êtes conscients. Parce que ceci n'est pas rien, s'il n'y a pas de réponse politique au problème de l'immigration et à ... ses conséquences massives pour une nation toute entière."

L'incendie de la mosquée d'Eskilstuna qu'Amanda a mentionné est arrivé le 25 décembre 2014. Un des nombreux incidents qui touchent les musulmans et les autres immigrants mais qui a fait l'objet d'une attention considérable, pendant que l'épidémie de viols en Suède est essentiellement ignorée. Après l'incendie, le premier ministre s'était empressé de faire une déclaration:

"C'est ignoble, un acte méprisable. Nous ne tolérerons jamais ce type de crime. Les gens qui veulent pratiquer leur religion devraient avoir le droit de le faire. Aujourd'hui je ressens beaucoup de sympathie et d'empathie pour ceux qui sont touchés." 

Trois mois plus tard, il est apparu qu'aucun crime n'était derrière l'incendie de la mosquée, et la police a laissé tomber l'enquête. Très probablement, l'incendie avait été causé par un accident ou par des enfants qui jouaient avec le feu. 

 

Mais quand la femme suédoise et son fils sont brutalement égorgés à mort dans le lieu le plus emblématique de Suède - un magasin IKEA - le Premier ministre ne trouve rien à dire. 

 

Les Suédois ne sont pas enclins à la rébellion. Pour trouver un citoyen suédois qui a pris les armes et qui a marché sur les citadelles du pouvoir, il faut remonter à Gustav Vasa - le roi qui, durant son règne, de 1523 à 1560, a fondé l'Etat-nation de la Suède. 

[...] 

Bien que la Suède d'aujourd'hui ne soit pas un territoire occupé, elle est régie par un pouvoir qui a arrêté le processus démocratique par l'Accord de Décembre. Lors de l'élection générale de 2014, les Démocrates de Suède (SD ), seul parti critique de l'immigration de masse,  est devenu le troisième plus grand parti au Parlement. La gauche et les blocs de centre-droit se sont alors entendus pour verrouiller le SD hors du pouvoir politique. 

[...]

Ainsi, l'Accord Décembre est en réalité une sorte de "course de relais" dictatorial: le gouvernement de gauche arrive à faire ce qu'il veut pour les quatre prochaines années, et après pour les quatre suivantes (s'il y a un changement du pouvoir), ce sera au tour du gouvernement de centre-droit. Cela signifie que les deux partis sont libres d'ignorer  58% des Suédois qui forment la "majorité silencieuse et qui pensent maintenant que l'immigration est trop élevée.

Lorsque les Suédois ont eu connaissance de l'Accord de Décembre, ils ont serré les poings, formé des groupes Facebook et écrit des commentaires colériques sur Twitter et Facebook. Mais les politiciens se sont félicités les uns les autres du rétablissement de l'ordre nouveau; ils ont ignoré les préoccupations du peuple et la démocratie s'était un peu plus dégradée. 

[...]  

Quand "l'establishment" refuse de prendre les préoccupations des gens au sérieux, les rumeurs sur les médias sociaux se propagent rapidement. Une rumeur tenace affirme que Carola Herlin a été décapitée par le meurtrier érythréen. Selon les sources interrogées par Gatestone, la femme a eu la gorge tranchée et a également été poignardé à l'abdomen. Son fils a essayé de se défendre, mais il a reçu un coup de couteau mortel à l'estomac. 

 

Lorsque Dispatch international a appelé Per Ågren, l'enquêteur de police en charge de l'affaire et l'a questionné sur la rumeur, il a dit: "Je ne vais pas confirmer ... ou décrire quoi que ce soit sur ce qui est arrivé, sauf pour dire que deux personnes ont été assassinées. Vous ne trouverez pas d'autres commentaire de ma part". 

 

Une des premières mesures prises par la police après les meurtres d'IKEA avait été était de commencer à garder tous les bâtiments abritant des demandeurs d'asile dans le comté. Il y avait une certaine appréhension concernant les "forces obscures", avait déclaré la police, sans préciser qui étaient ces "forces obscures". La nuit du 15 Août, une maison d'asile d'Arboga a dû être évacuée après que quelqu'un ait crié quelque chose comme "une bombe à l'extérieur". Maintenant, les grands médias sont vraiment d'attaque: Carola et Emil Herlin, selon leurs conclusions, s'étaient juste trouvés "au mauvais endroit au mauvais moment." 

[...] 

Une fois de plus, ce sont les Suédois qui sont censés baisser la tête de honte. Nous ne sommes pas prétendument touchés par l'affliction, nous n'avons pas le droit d''être morts de peur à cause de la politique d'immigration de nos dirigeants - ce sont les demandeurs d'asile qui sont les victimes, même quand ils tuent, violent, volent et commettent des abus. 

 

La question brûlante est: que feront ces gens que personne n'écoute? En 1989 en Allemagne de l'Est, les gens sont descendus dans les rues, ont escaladé le mur de Berlin et forcé le gouvernement à démissionner. Les autres dictatures communistes d'Europe de l'Est sont tombées de façon similaire. Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis (le droit de porter les armes) existe pour assurer que les citoyens sont en mesure de prendre le pouvoir d'un gouvernement tyrannique. 

 

Si l'impuissance pousse les gens à répondre à la violence par la violence, peut-être ne faut-il pas se demander pourquoi les Suédois sont "racistes" parce qu'ils ne veulent pas de ce niveau d'immigration le plus élevé d'Europe? 


La question la plus pertinente est pourquoi les gouvernements, l'un après l'autre, ont choisi de dépenser l'argent des contribuables suédois pour les citoyens d'autres pays. Alors que les étudiants suédois plongent dans les classements PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves), 60% des prestations d'aide sociale vont aux immigrants qui représentent environ 15% de la population. Les soins de santé et autres services sociaux se détériorent, selon de nombreux Suédois, tandis que la violence est en augmentation exponentielle. Alors que de plus en plus de Suédois estiment qu'ils sont mal traités dans leur propre pays, les politiciens ont créé une poudrière prête à exploser à tout moment. 

 

La vérité est que même les dociles suédois ont une limite. Lorsque ceux du pouvoir nous exposent à des bains de sang, que ce soit dans la grande place de Stockholm en 1520 ou chez IKEA à Västeras en 2015, il y aura toujours ceux qui sont prêts à renverser le puissant.Tout comme à l'époque de Gustav Vasa, beaucoup de Suédois ont des armes à feu. Elles ne sont pas aussi faciles à trouver qu'aux États-Unis, mais de plus en plus de Suédois obtiennent des permis de chasse, et sont par la suite légalement en mesure d'acheter des armes. A partir de maintenant en Suède, tout peut arriver. 

 

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Mes autres posts sur le sujet:



24/08/2015   http://apostat-kabyle.blog4ever.com/notifications

24/08/2015

S'YRIE: COORDINATION RUSSO-AMÉRICAINE .......

L’armée russe commence à s’engager en Syrie

Publié par wikistrike.com sur 24 Août 2015, 13:16pm

Catégories : #Politique internationale

Originaire du Tatarstan, le général Valéri Guérassimov, chef d’état-major des forces armées de la Fédération de Russie et vice-ministre de la Défense, connait bien l’islam. En outre, il a réprimé des crimes commis par d’autres militaires russes en Tchétchénie et combattu victorieusement les jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

Originaire du Tatarstan, le général Valéri Guérassimov, chef d’état-major des forces armées de la Fédération de Russie et vice-ministre de la Défense, connait bien l’islam. En outre, il a réprimé des crimes commis par d’autres militaires russes en Tchétchénie et combattu victorieusement les jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

C’est un changement profond et significatif qui vient de s’opérer au Levant : l’armée russe commence à s’engager contre le terrorisme en Syrie. Alors qu’elle est absente de la scène internationale depuis la dissolution de l’Union soviétique et bien qu’elle avance avec prudence, elle vient de constituer une Commission russo-syrienne, de livrer des armes et du renseignement, et d’envoyer des conseillers. Tout ceci plus ou moins coordonné avec la Maison-Blanche.

 

La Russie qui avait négocié une alliance régionale contre l’Émirat islamique impliquant l’Arabie saoudite, la Syrie et la Turquie a dû changer de stratégie après le revirement turc. Ankara a en effet décidé de rompre avec Moscou, annulant sans motif réel le contrat du gazoduc Turkish Stream, créant avec l’Ukraine une Brigade islamique internationale pour déstabiliser la Crimée [1], et venant en renfort de l’Émirat islamique contre les Kurdes du PKK et de l’YPG.

Identiquement, la Maison-Blanche a dû changer de stratégie après les manœuvres du général John Allen qui s’était engagé auprès du président Recep Tayyip Erdoğan a créer une « zone de sécurité » pour l’Émirat islamique au Nord de la Syrie [2].

En définitive, Moscou et Washington ont coordonné 
- le retrait des missiles Patriot stationnés en Turquie ; 
- la création d’une Commission militaire russo-syrienne.

La fin de la zone d’exclusion aérienne

Les missiles Patriot avaient été installés à partir de janvier 2013 par l’Otan en Turquie afin d’empêcher l’armée de l’air syrienne de se déployer à la frontière. De la sorte, les jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda) avaient pu s’emparer du Nord du pays. À partir de l’été 2014, cette zone impossible à survoler avait été occupée par l’Émirat islamique.

Ainsi, lors de la bataille de Kobané, l’armée de l’air syrienne n’avait pu bombarder l’Émirat islamique et avait été contrainte de tenter une percée terrestre pour sauver la ville. Comme elle ne parvenait pas à franchir les 30 derniers kilomètres, la presse atlantiste présenta les forces kurdes du YPG comme indépendantes de Damas, alors que la République arabe syrienne lui avait fourni ses armes et payait ses soldats.

Les missiles Patriot, initialement déployés par l’Allemagne et les Pays-Bas, sont aujourd’hui allemands et espagnols. Ils seront d’abord révisés et modernisés, puis redéployés en Lithuanie, à la frontière russe.

L’entrée de l’armée russe dans la guerre contre la Syrie

Alors que depuis le début du conflit, la Russie s’est abstenue de participer aux opérations militaires, elle vient de créer une Commission militaire russo-syrienne. Pourtant, l’Otan a organisé l’ensemble des événements dit du « Printemps arabe », dont la guerre contre la Syrie, et a coordonné les groupes jihadistes étrangers et leurs collaborateurs libyens et syriens, dits « rebelles », depuis la base turque d’Izmir [3], devenue depuis le siège du LancCom (commandement des forces terrestres des 28 États membres de l’Alliance atlantique).

En quelques semaines, de nombreux conseillers militaires sont arrivés à Damas. On évoque la possibilité d’ouvrir un second port militaire russe.

Six Mikoyan-Gourevitch MiG-31 ont été livrés. Ces avions sont les meilleurs intercepteurs au monde. Ils avaient été achetés en 2007, mais ce contrat avait été bloqué. Leur livraison ne tombe pas sous le coup de l’embargo sur les armes car ils ne peuvent pas être utilisés à des opérations de maintien de l’ordre, mais uniquement à la Défense nationale, en l’occurrence face aux incursions d’Israël ou de la Turquie. Sous des prétextes divers, ces deux États sont intervenus de multiples fois au cours de la guerre pour soutenir les jihadistes lorsqu’ils étaient en difficulté.

Ainsi, le 30 janvier 2013, Tsahal bombardait le Centre de recherches militaires de Jemraya, sous prétexte de détruire des armes destinées au Hezbollah. Il s’agissait en réalité de détruire une mallette de communication des données satellitaires de l’Otan, saisie par l’Armée arabe syrienne, avant que celle-ci n’en perce le système de cryptage [4]. L’opération avait été conduite par l’armée de l’Air israélienne en coordination avec l’Armée syrienne libre, elle même encadrée par des officiers de la Légion étrangère française sous la supervision du LandCom de l’Otan. Depuis, les opérations communes se sont succédé. Le 21 août, alors qu’al-Qaïda attaquait au sol et Israël depuis les airs la base militaire syrienne de Quneitra (limite du Golan), la Défense syrienne a été en mesure d’abattre un des avions de la Coalition jihadistes/Israël.

Simultanément, l’armée russe vient de fournir, pour la première fois, des images satellitaires à la Syrie. Cette décision, attendue depuis cinq ans, renverse la situation militaire. En effet, jusqu’ici les jihadistes échappaient souvent à l’armée arabe syrienne grâce aux images satellitaires que l’Otan leur fournissait en temps réel. Même si, depuis un semestre, il semble que l’Otan ne partage plus ses renseignements avec l’Émirat islamique, mais uniquement avec le Front al-Nosra (al-Qaïda).

Enfin, les conseillers militaires russes rassemblent de nombreuses informations de manière à étudier la possibilité d’un déploiement international sous l’égide des Nations unies. Ils devraient présenter un rapport au Kremlin qui étudiera aussi bien la possibilité d’une opération russe que celle d’une opération conjointe de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Celle-ci se réunira au Tadjikistan, à Douchanbé, le 15 septembre. Un déploiement de l’OTSC avait déjà été envisagé, en juin 2012 lors de la préparation de la « Conférence de Genève 1 » [5]. En effet, cette alliance militaire comprend trois États à population musulmane, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan, plus aptes que la Russie à lutter contre des terroristes se réclamant de l’islam. Cependant à l’époque, l’OTSC n’avait pas d’accord avec l’Onu pour effectuer des opérations de paix. Ceci a été réglé le 28 septembre 2012 et pourrait être appliqué aussi bien en Afghanistan qu’en Syrie [6].

Les limites de la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche

Quoi qu’il en soit, la coopération entre le Kremlin et la Maison-Blanche a ses limites : la Russie souhaite éradiquer les jihadistes avant qu’ils ne se retournent contre elle, tandis que les États-Unis espèrent bien que certains d’entre eux pourront être activés dans d’autres conflits, comme ce fut le cas précédemment en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie et au Kosovo.

D’ores et déjà, quelques éléments de Daesh sont arrivés à Kherson (Ukraine), où se trouve déjà un prétendu « gouvernement de Crimée en exil ».

Il est évident que, du côté états-unien, le retrait des Patriotest un piège. Washington serait enchanté que la Russie réduise le nombre de jihadistes, mais ne serait pas mécontent non plus si elle s’enlisait en Syrie. C’est pourquoi l’ours russe avance avec prudence.

[1] « L’Ukraine et la Turquie créent une Brigade internationale islamique contre la Russie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 août 2015.

[2] « Clinton, Juppé, Erdoğan, Daesh et le PKK », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 3 août 2015.

[3] “Izmir base likely to become NATO’s Land Component Command”,Today’s Zaman, 6 juin 2011.

[4] « L’ASL et Israël attaquent un Centre de recherche syrien », Réseau Voltaire, 31 janvier 2013.

[5] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC »,Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[6] « L’OTSC pourra déployer des « chapkas bleues » sur mandat de l’ONU », Réseau Voltaire, 29 septembre 2012.

 

Source

22/08/2015

LES POLICIERS URUGUAYENS FACE À LA DÉLINQUANCE !

Les policiers uruguayens demandent le droit de tirer dans le dos

Publié par wikistrike.com sur 22 Août 2015, 10:03am

 

Les policiers uruguayens demandent le droit de tirer dans le dos

Les syndicats policiers d'Uruguay demandent à être autorisés à tirer dans le dos des délinquants présumés lors de leurs interventions, estimant que les règles actuelles d'usage de leurs armes favorisent les criminels.

En Uruguay, "nous sommes bloqués dans le passé et on a toujours cette mauvaise conscience sur les droits de l'Homme, mais ici, on ne respecte pas ceux des travailleurs en général et des policiers", a critiqué jeudi à la télévision Patricia Rodriguez, dirigeante de l'Union des syndicats de police. L'Uruguay a vécu sous le joug d'une dictature militaire entre 1973 et 1985. 

Mme Rodriguez a demandé au nom des syndicats qu'elle représente un changement des protocoles d'intervention policière car souvent, les criminels tireraient de dos ou par dessus leurs épaules en direction des policiers sachant que ceux-ci n'ont pas le droit de riposter si la cible est de dos.

"La délinquance a changé, ils ne te menacent pas, ils te tuent", a-t-elle ajouté.

"Nous allons attaquer 'la progressivité' imposée aux fonctionnaires de police", qui prévoit que ceux-ci ne peuvent pas être les premiers à ouvrir le feu, a poursuivi la représentante syndicale. 

Le ministre de l'Intérieur Eduardo Bonomi, membre d'un gouvernement de gauche, a également reconnu récemment que la législation actuelle "pose problème" pour les policiers.

 

Source

L'INGÉRENCE EN SYRIE ET LE DJIHADISME ....

Djihadisme: Il n’y a pas que Daesh

syrie - terroristes

 

Les USA et la France, entre autres, justifient leur schizophrénique politique en Syrie (qui consiste à aider des groupes armés contre le « régime » alors que la menace essentielle pour l’Occident provient de certains de ces groupes) par la théorie des « rebelles modérés ».

Nous nous sommes donc mis à étudier ces groupes « modérés ». Certains appartenant à l’Armée Libre Syrienne (ASL), d’autres obéissant au Conseil de Commandement de la Révolution Syrienne (1). Et nombre d’entre eux sont clairement du même acabit que Daesh/Etat islamique et Al Nosra (Al-Qaeda en Syrie).

En voici la liste et la démonstration… Démonstration qui aura été facile à faire tant les noms, les logos et les parrains de ces groupes démontrent bien qu’il s’agit aussi de groupes djihadistes !

*
Liwa’ Suqour al-Jabal – Brigade des Faucons de la Montagne.

Actif à Idlib et Alep. A fait partie de nombreux groupes coalisés avant de s’en retirer suite à des disputes. Ce groupe a été créé et financé par la Qatar. Anciennement partie prenante des « Brigades des descendants du Prophète »

Forqat al-Awwal As-Sahli – 1ère division côtière :

Active dans la partie orientale de la région d’Idlib, dans le nord de la région de Latakié et dans la région de Hama. Par le passé, ce groupe a été membre de la « Brigades des descendants du Prophète »

Liwa’ Sultan Muad/Sultan Murat Tugayı/Brigade du Sultan Murad :

Groupe composé de turkmènes. Actif dans la province d’Alep. Ce groupe a des relations étroites avec les services turcs.

Harakat Nour al-Din al-Zenki :

Ce mouvement porte le nom d’un sultan de la région, contemporain de Saladin et grand ennemi des Croisés qu’il a combattu. Un des groupes rebelles les plus puissants de la région d’Alep. Par le passé, il a été membre des groupes islamistes « Brigade al Tawhid », « Armée des guerriers saints » et a collaboré avec le « Front Islamique d’Alep ». Est soutenu par l’Arabie Saoudite.

Jaish-al-Mujahideen – Armée des Guerriers Saints :

Coalition de groupes islamistes de la région d’Alep. A collaboré avec le Front al Nosra (Al Qaeda en Syrie) et avec le Front Islamique. Compte +- 2000 combattants.

Faylaq al-Rahman – Légion Al Rahman :

Actif dans la région de Ghouta (proche de Damas) et Qalamoun. Collabore avec l’Armée de l’Islam. Son nom est tiré d’un des 99 noms de Dieu selon la tradition islamique. Plusieurs missiles TOW livrés à ce groupe par les USA se sont retrouvés dans les mains de Daesh.

Liwa’ Shuhada al-Islam – Brigade des Martyrs de l’Islam :

Groupe actif à Daraya

Brigade des Martyrs de Yarmouk :

Appuyé par l’Arabie Saoudite et les USA, l’essentiel de cette unité a rejoint Daesh en y amenant les missiles US qu’on leur avait généreusement attribué.

Liwa’ Tawhid al-Junoub – Brigade du Tawhid pour le Sud :

Crée dans la région de Daraa. Son nom provient du concept de l’unicité de Dieu (Tawhid) de la tradition islamique.

Forqat Fajr al-Tawhid :

Actif dans le sud de la Syrie. Regroupe plusieurs groupes rebelles dont la « Brigade de la bannière de l’Islam ».

Forqat Salah al-Din – Division Saladdin :

Porte le nom du grand adversaire des Croisés. Où est donc le « combat contre la dictature » là-dedans ?

 Tajammu Alwiyat al-Omari – Brigades al Omari :

Son nom provient de la Mosquée du même nom à Daraa (où il est actif) et qui fut un important symbole pour l’opposition dans les premiers jours des grandes manifestations en 2011. Ce groupe a été fondé et est financé par l’Arabie Saoudite. Son premier leader, l’ex-capitaine Qais al-Qahtaneh, a été assassiné par un autre rebelle pour des questions personnelles…Ce qui démontre une nouvelle fois, le sens du débat démocratique de ces groupes !

Liwa’ al-Moataz Billah – Les Brigades Moataz Billah :

Il fut l’un des premiers groupes de l’Armée Syrienne Libre (ASL) formé à Daraa. Il a participé à la coalition de groupes rebelles intitulé « Front Sud » et a également collaboré avec la coalition rebelle intitulée Gharfat Amaliyat Usood al-Harb. En mai 2015, son chef était toujours le colonel Khalid al-Nabulsi. Ils ont été bombardés par la coalition. Un premier temps armé par les USA, il semblerait que ces derniers aient revu leur copie puisqu’ils ont bombardé ce curieux allié :http://www.noterror.eu/fr/la-coalition-bombarde-c...

Forqat Fajr al-Islam Dawn of Islam Division (Forqat Fajr al-Islam):

Groupe actif dans la région de Daraa. Il est dirigé par le Lieutenant-Colonel Mohammed Hassan Salama.

Liwa’ Muhajireen wal Ansar :

Ce groupe a été créé par deux déserteurs, les ex-capitaines Iyad Qaddour and Khalid Fathallah. Le nom se réfère à la communauté initiale des croyants qui se trouvaient à Médine avec le prophète, soit qu’ils en étaient natifs, soit qu’ils avaient fui les persécutions.

Jabhat Ansar al-Islam – Partisans du Front de l’Islam :

Brigade islamiste active à Quneitra et Daraa. C’est le groupe islamiste le plus radical ayant été équipé volontairement avec des missiles TOW ; Ce groupe est également membre du Conseil de Commandement Révolutionnaire Syrien.

Alwiyat al-Furqan – Brigades al Furqan :

Groupe islamiste actif dans le centre du pays. Il est dirigé par Majid al-Khatib, un des plus jeunes chefs de guerre rebelles. Son nom provient d’un chapitre du Coran qui explique la différence entre le bien et le mal.

19 août 2015 |

[1] Coalition de 72 groupes rebelles, dont un certain nombre de tendance islamiste. Le rassemblement islamiste et salafiste « Ahrar al-Sham » rejoindra d’ailleurs cette coalition

Source: noterror.eu

19/08/2015

DOSSIER: SYRIE : L' INCOMPRÉHENSIBLE POLITIQUE DE LA FRANCE !

Syrie: l’incompréhensible politique étrangère de la France !

Une bonne analyse de M. Roland Hureaux.

 

La politique étrangère de la France n’est pas « incompréhensible » comme le laisse entendre le titre duFigarovoxtribune. Elle s’inscrit dans l’orientation prise par M. Nicolas Sarkozy et son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dès leur arrivée au pouvoir en 2007: une diplomatie belliciste, alignée sur la politique d’Israël, qui ne sert aucunement les intérêts de la France. [Arrêt sur Info]

 

Laurent Fabius ne gardera pas un grand souvenir de sa visite à Téhéran de la fin juillet. Elle avait été précédée d’un déchaînement d’attaques personnelles sur le thème du sang contaminé. Il voulait se faire accompagner d’une délégation d’hommes d’affaires . Mais les Iraniens ont fait savoir qu’il n’y aurait que des discussions politiques, très froides au demeurant: de contrats, pas question.

 

france - hollande - fabius

 

Le ministre des Affaires étrangères français s’attendait-il à autre chose après avoir tout tenté pour faire échouer les négociations entre Washington et Téhéran?

Il fut un temps où la France se démarquait suffisamment de la position des Etats-Unis pour jouer, le jour venu, un rôle d’intermédiaire, ce en quoi Fabius a échoué piteusement en juin dernier entre Israéliens et Palestiniens. Il fut un temps, sous Mitterrand notamment, où la France suivait les Etats-Unis mais en gardant un profil assez bas pour sauver la mise.

Avec Hollande, la France suit les Etats-Unis mais en tentant de faire de la surenchère: cela fut le cas avec l’Iran ; c’est toujours le cas avec la Syrie. C’est là le moyen le plus sûr de rester au bord de la route le jour où notre grand allié décide de changer de cap. C’est ce qui risque de nous arriver en Iran malgré la sympathie que notre pays inspire aux Iraniens.

Le décollage économique de l’Iran, imminent une fois les sanctions levées, pourrait se faire sans la France. II est peu probable par exemple que Peugeot récupère jamais le marché de 600 000 véhicules qu’il avait dans ce pays. C’est ce qui nous pend au nez aussi avec la Syrie.

«Traiter ses ennemis comme s’ils devaient être un jour nos amis ; traiter ses amis comme s’ils devaient être un jour nos ennemis» . Vieux proverbe arabe ou pas, c’est en tous les cas depuis belle lurette le B.-A.-BA de la diplomatie. Il est clair que ce B.-A.-BA, Fabius l’ignorait quand il est allé dire à la tribune des Nations-Unies en 2012 que le président Assad «ne méritait pas de vivre».

Un peu plus tôt, Juppé avait prétendu que le même Assad ne tiendrait pas plus de quelques jours. Trois ans et demi après, il est toujours là.

Ce n’est pas faute que la France ait engagé des moyens lourds pour le renverser. Fourniture massive d’armes et de matériels aux opposants, assistance technique de plusieurs dizaines de militaires français ( dont plusieurs sont morts ).

A la fin du mandat de Sarkozy, un accord entre la France et le gouvernement de la Syrie nous avait permis de récupérer une trentaine de prisonniers faits par l’armée syrienne. A son arrivée, Hollande a relancé la guerre.

Aide de la France aux djihadistes

Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daech sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres.

La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes.

Pourtant le plus probable est que ce régime pris en grippe par notre diplomatie avec un rare acharnement tiendra. Il paraît certes aujourd’hui sur la défensive mais s’appuie sur un dispositif solide autour de Damas et de la frontière libanaise. La Russie ne le lâchera pas.

La population est mobilisée, notamment les femmes dont bien peu, même chez les sunnites, souhaitent tomber ente les mains des «barbus». Ceux qui soutiennent les forces rebelles, Israël en tête, ne veulent pas vraiment qu’aucune des deux, Daech ou al-Nosra, remplace le régime de Damas, se contentant de le maintenir en état de faiblesse.

La nouvelle politique américaine

Les accords entre Washington et Téhéran prévoient le maintien d’Assad jusqu’à la fin de son mandat et le relâchement progressif de la pression des islamistes, qui pourraient être recyclés contre la Russie.

La France qui avait de solides positions en Syrie, son ancien mandat, où on n’a pas oublié que Jaque Chirac fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques d’Assad père (eut-il raison d’y aller? C’est une autre question), sera-t-elle cette fois encore prise de court par le revirement américain, déjà perceptible? Ce serait confirmer l’amateurisme dans laquelle a sombré notre diplomatie: Mitterrand qui fut le mentor tant de Fabius que de Hollande doit se retourner dans sa tombe.

Les arguments moraux ne sont plus pris au sérieux. Meurtres d’enfants à Homs, utilisation de gaz, lâchage de bidons d’essence sur les populations: au moins ces accusations là, portées à l’encontre du régime syrien, n’ont pas été avérées, ce qui n’en fait pas pour autant un régime tendre.

Un premier geste serait d’accorder une reconnaissance officielle au Lycée Charles de Gaulle de Damas que les parents d’élèves syriens ont continué de faire fonctionner en autogestion quand la France l’a fermé en 1991, témoignage émouvant d’un attachement aujourd’hui rare à la culture française.

Le second serait de lever l’embargo sur les produits pharmaceutiques particulièrement odieux quand on sait les dégâts que cette guerre absurde continue de faire dans la population civile.

Mais pour renouer le fil d’une relation interrompue, peut-être Hollande devra-t-il trouver un autre ambassadeur que Laurent Fabius?

Roland Hureaux | 18/08/2015

Roland Hureaux est essayiste et élu local. 

Source: Le figaro.fr

ET AUSSI

Histoires et réalité de la guerre américaine (et européenne) contre la Syrie

 
 

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Mercenaires de l’ASL: une création des services militaires occidentaux, glorifiés par des journalistes aux ordres (à commencer par Sofia Amara) 

*

Histoires et réalité de la guerre américaine [et européenne, NdT] contre la Syrie.

L’article du Washington Post du genre «mais rien ne s’est passé» dont nous avons parlé hier est loin d’être le seul à éviter de parler de la forte participation états-unienne [et européenne, NdT]dans la guerre contre la Syrie.

Un article du New York Times prétend, de manière éhontée :

Les États-Unis ont évité d’intervenir dans la guerre civile entre les rebelles et le gouvernement de M. Assad jusqu’à ce que le groupe djihadiste prenne avantage du chaos pour s’emparer de portions du territoire syrien et irakien.

McClatchy, d’habitude en meilleur forme, édite deux articles de Hannah Allam enquêtant sur la participation des États-Unis dans la guerre contre la Syrie. Ils sont, hélas, remplis de contre-vérités et de propagande administrative avalée toute crue. L’administration Obama prétendant encore que les jours du gouvernement Assad sont comptésn’est qu’une reprise de ce que les fonctionnaires de cette administration prétendent depuis le début. Cet article contient aussi ce boniment :

Les Américains étaient déterminés à garder les États-Unis à l’écart d’un conflit armé en Syrie, mais fermèrent les yeux alors que leurs alliés du Golfe envoyaient des armes à des groupes extrémistes affiliés à al–Qaida.

Il y a déjà quelques années le New York Times lui-même, ainsi que quelques autres journaux, relataient que la CIA était l’entité qui organisait le transfert d’armes, des milliers de tonnes, pour le compte des Saoudiens et des autres pays du Golfe. Les États-Unis ne fermèrent pas les yeux mais organisèrent cette guerre depuis le tout début.

Dans son article intitulé La magie des mots : Comment une simple phrase entraîna les États-Unis dans la crise syrienne, Hannah Allam laisse l’ancien ambassadeur en Syrie prétendre que l’administration n’a jamais vraiment voulu renverser Assad mais fut poussée à le faire :

Ford, l’ambassadeur en Syrie de l’époque, a dit qu’il s’était d’abord opposé à l’appel à renverser Assad, ceci pour deux raisons : il était évident pour lui que les sanctions étaient la seule punition que la Maison Blanche désirait utiliser et qu’un tel appel ruinerait ses efforts pour lancer un dialogue avec le régime.

Ford a dit qu’il était contre les pressions que d’autres fonctionnaires avaient aussi subi – de la part de républicains influents, quelques démocrates âgés, la bruyante communauté syrienne-américaine et des gouvernements étrangers – mais il y ajouta une force de pression souvent oubliée.

«Pour parler franchement, la presse, les médias, tiraient à boulet rouge sur nous. Les médias n’étaient par impartiaux dans cette affaire, a-t-il révélé. Comme les républicains prétendaient qu’Assad n’était plus légitime, cette question nous était posée à chaque conférence de presse, ‹Pensez vous qu’Assad est légitime?› Que pouvions-nous répondre? Qu’il l’était?»

Foutaise. Ford fut l’un des premiers à pousser à l’éviction d’Assad. Il a même participé à l’organisation des premières manifestations et au briefing des médias sur les manifestants pacifiques qui furent si rapides à tuer policiers et soldats. Voici quelques réactions sur twitter d’un révolutionnaire face aux déclarations de Ford :

The 47th

Robert Ford dit que les Syriens ont été trompés par la «magie des mots»? Ford nous a promis, à nous les syriens, son total soutien en 2011.

The 47th

Au cours de réunions privées à Damas, Robert Ford a promis à ses amis de l’opposition syrienne le soutien total des États-Unis et a encouragé les Syriens à continuer.

The 47th

Il a même participé à la manifestation d’Hama, la plus grande manifestation dans l’histoire de la Syrie moderne. youtu.be/AP1vGBJM4NU

The 47th

Je ne pense pas qu’il y ait eu mauvaise interprétation des déclarations publiques des États-Unis, vous étiez notre ambassadeur auprès de l’administration US. Allez, dites la vérité : vous avez promis la lune aux Syriens, vous leur avez donné la merde.

Tous ces articles dans les médias, celui du Washington Post d’hier, les fausses assertions du New York Timesd’aujourd’hui, les articles de McClatchy, font partie de la stratégie d’Obama pour jouer à celui qui ne faisait/ne faitrien ou de son mieux tout en menant une intense guerre par procuration contre le gouvernement syrien.

Joel Veldkamp étale au grand jour cette stratégie en l’analysant ainsi :

Pourquoi les États-Unis n’auraient-ils que soixante combattants au bout d’un programme d’entraînement d’une année ayant coûté 500 millions de dollars? Parce que cela renforce le narratif – alimenté par une série de programmes de soutien à l’opposition inadéquats, mais annoncés et débattus publiquement – des États-Unis comme spectateurs sans moyens face aux tueries se déroulant en Syrie et d’un président Obama comme homme d’État prudent et hésitant à s’impliquer. Pendant que le Sénat audite le chef du Pentagone sur les maigres résultats du programme, les États-Unis sous traitent les combats à des alliés n’ayant aucun scrupules à soutenir al–Qaida contre leurs opposants politiques. Mais il est même possible que les États-Unis coopèrent encore, directement ou indirectement, à ce soutien à al-Qaida.

Maintenant que cette histoire de spectateur sans moyens est démasquée, c’est-à-dire que les États-Unis sont directement impliqués, depuis le début, dans ce conflit armé, il devient à la fois possible et nécessaire de remettre en question cette implication.

Ce que je trouve particulièrement étonnant, c’est que les médias occidentaux soient tout à fait capables de parler des deux stratégies à la fois. On peut y lire des articles relatant le narratif selon lequel les États-Unis ne sont pas impliqués en Syrie et, dans les mêmes médias, on voit publier des articles sur l’intense effort militaire secret avec les tonnes d’armes expédiées et les milliards de dollars investis par l’administration Obama pour faire la guerre contre le peuple syrien.

Les médias savent donc que l’histoire du spectateur sans moyens est fausse. Hélas, l’espoir de Joel Veldkamp qu’il soit possible et nécessaire de remettre en question cette implication ne se réalise pas. En dehors de quelques blogs marginaux comme celui-ci il n’existe aucune discussion publique sur le sujet.

Le 14 août 2015 – Moon of Alabama.

Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone.

 
 

18/08/2015

L' ISLAMISATION DE L' AFRIQUE .......

 

 
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 17 AOÛT 2015 GAÏA ISLAMTERRORISME

L’islam, une menace qui plane sur l’Afrique

Face aux rêves, il y a les très réelles menaces auxquelles l’Afrique est confrontée aujourd’hui. L’islam a conquis aujourd’hui en Afrique des positions dominantes et souvent radicales. Il rassemble sur le continent environ 400 millions de fidèles, soit plus de la moitié de la population.

Cependant l’évolution d’un islamisme radical et intolérant, nourri de fondamentalisme et de populisme, fait peser une menace sur la stabilité des régimes africains modérés.

République islamique du Mali ? 22 mosquées à Trounkoumbé, 32 à Banconi, 10 à Yéréyé : le spectre de la mésentente

Si le gouvernement ne se ressaisit pas pour mettre de l’ordre chez les musulmans, notre pays va vers une catastrophe. Le terme islam selon un historien est chargé de sens pour un musulman, car il signifie «soumission», «abandon» à Allah ou «engagement» envers lui. Il exprime le sentiment le plus profond de ceux qui ont prêté l’oreille à la prédication de Mohammed. Musulman veut dire celui qui suit l’islam.

La création d’un ministère des Affaires Religieux et du Culte aurait provoqué un sentiment d’anarchie chez les musulmans. L’islam au lieu d’unir les pratiquants musulmans maliens tend à devenir un cercle de la violence.

A Trounkoumbé dans le cercle de Nioro, on peut dénombrer 22 mosquées pour une population qui n’atteint pas 50.000 âmes. Chaque grande famille nantie de Trounkoumbé possèderait  sa mosquée.
A Yéréyé (22.000 âmes), situé à quelques kilomètres de Trounkoumbé, une dizaine de mosquées reçoit les fidèles.

A Bamako, c’est le quartier de Banconi en Commune I qui détient le record en construction de mosquées (32).

Le président de l’Assemblée Nationale du Mali attaché diplomatique de l’ambassadeur de France au Mali ?

«L’Inter de Bamako» répond par l’affirmative parce que c’est un mur mitoyen qui sépare la résidence de l’ambassadeur de France à Bamako et celle du président de l’Assemblée Nationale du Mali à la cité militaire de l’Etat-major. Des hauteurs de sa résidence l’ambassadeur de France voit tout ce qui se passe chez le président de notre auguste Parlement. Il le tient à l’œil.

De sa résidence l’ambassadeur de France peut capter toutes les activités du président de l’Assemblée Nationale du Mali (Issaka Sidibé) quand on sait que grâce au système de filature, on peut intercepter une conversation sur GSM en s’approchant au plus près de la personne écoutée.

Les «grandes oreilles», officielles ou sauvages, peuvent également brancher la borne reliant le réseau GSM au réseau téléphonique traditionnel. Là aussi, il convient de connaitre le lieu d’émission le plus régulièrement utilisé, souvent proche du lieu de travail ou du domicile de l’intéressé.

Pourquoi le Président de l’Assemblée Nationale du Mali refuse de donner le quitus du Parlement à Mariko pour un visa d’entrée en France ?

Connaissez-vous le nombre de personnes parties en France sous couvert du président de l’hémicycle ? Des quidams sont partis à Paris pour se déambuler ou continuer sous d’autres cieux. Trafic de visa ou clientélisme politique ? Une telle pratique n’augure rien de bon pour Bagadadji, quand on sait que le trafic de visa est une pratique courante chez nos élus nationaux. Nous savons que l’élu au perchoir fut député de 2002 à 2007.

En 2008, il partait fréquemment en France (à Paris où il a un appartement) avait beaucoup de difficulté à avoir son visa d’entrée en France, au motif que le prix d’une demande de visa était très élevé. Elu président, il refuse le visa français à l’honorable Mariko et permet à ses militants RPM de Koulikoro de l’avoir. Pourtant il existe bel et bien un réseau d’honorables qui font le trafic de visa d’entrée en Europe. Ce réseau d’honorables est connu par tous à l’Assemblée Nationale du Mali. Il est uniquement composé d’amis du Président de l’institution.

Et d’un ministre trafiquant de visa d’entrée en Europe

Un jeune ministre du gouvernement et chef d’un petit parti politique aurait transformé son domicile en un bureau de retrait de passeport visé pour l’Europe. Ce jeune ministre très mégalo est administrativement nul. Cependant, il sait comment voler ou détourner l’argent ou s’enrichir.

La Radio FM Patriote menacée de fermeture

La Radio FM dénommée Patriote est menacée de fermeture, sa fréquence aurait été affectée à tierce personne qui émet à Djélibougou à quelques mètres de radio Patriote. Avant son décès, Moussa Kéita avait cédé la fréquence à 6 millions de FCFA à Madjou Simpara.

Dans cet imbroglio politico-judiciaire qui oppose  le directeur de radio Patriote aux héritiers de feu Moussa Kéita Traoré (ses demi-frères), c’est un abus de pouvoir. Le papier de vente a été établi entre Madjou Simpara et Moussa Keita et devant des témoins qui sont encore vivants. Ici, la police politique s’est mise en branle pour abusivement retirer la fréquence avec comme argument ;que la radio est toujours au nom de son premier promoteur Moussa Kéita. Une fois la vente effectuée Madjou devait passer chez un notaire pour procéder au changement de nom. Ce qui n’a pas été fait.

Alors pourquoi retirer la fréquence qui fait l’objet d’une vente ? Est-ce parce que Radio Patriote donne la parole aux auditeurs qui critiquent le régime en place ? Allez savoir auprès du chef des renseignements généraux et du ministre porte-parole du gouvernement?

Remaniement ministériel : IBK dans un dilemme cornélien

Selon des sources bien fondées plusieurs chefs rebelles doivent rentrer dans le prochain gouvernement. Le hic, beaucoup serait des hommes sans bagage intellectuel. Là n’est pas le mal. Ce qui fâche, c’est comment permettre à des rebelles qui ont pris les armes contre leur pays de diriger encore ce même pays. Ce serait permettre à ces apatrides de se préparer financièrement pour ensuite aller militairement prendre les armes et réclamer leur territoire.

IBK a successivement nommé dans  ses gouvernements tous  les grands délinquants financiers des régimes ADEMA et ATT des 20 dernières années (1992- 2012), tous des milliardaires qui se succèdent à la cité ministérielle. Un remaniement gouvernemental n’est plus la solution. C’est le pouvoir IBK qui est contesté pour raison d’un retour dans les Institutions des délinquants à col blanc.

Ibrahim Konaté pressenti DG des Impôts ?

L’Inspecteur des Impôts Ibrahim Konaté n’est pas un cadre inconnu des Maliens, il fut directeur de cabinet de son homonyme Ibrahim Boubacar Kéita à la Primature de 1994 à 2002. Son mentor, élu président du Mali, Ibrahim Konaté réclame sa part du gâteau : devenir Directeur général des Impôts.
Notre ancien directeur de cabinet ne cache pas ses ambitions pour ce poste. Selon nos sources il aurait reçu des promesses fermes pour diriger la boite. Directeur de cabinet d’IBK à la primature, il a osé évacuer son chien malade en France pour le soigner au grand dam du citoyen lambda.

Election à la CCIM le nom du futur président connu d’avance

C’est une farce d’organiser des élections à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), car le verdict serait déjà connu. Les mauvaises langues susurrent le nom d’un opérateur économique de Bamako connu sous le sobriquet «Sancho (thé Sancho)», gendre d’une haute personnalité du pays, qui serait en bonne position pour ratisser large.

http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/134368-focus-l%E2%80%99islam,-une-menace-qui-plane-sur-l%E2%80%99afrique.html

© Gaïa pour www.Dreuz.info

DAESCH AUX PORTES DE L' EUROPE !

 

18 août 2015

Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a lancé un appel aux pays arabes pour qu’ils les aident à lutter contre Daesh, notamment dans la ville de Syrte.

Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2015, le gouvernement libyen en exil a demandé dans un communiqué à ses pays voisins de mener des frappes contre les positons de l'EI dans la ville de Syrte, ravagée par les combats. 

Le gouvernement a aussi précisé qu’ils étaient «incapable de faire face à Daesh en raison de l’embargo sur les armes imposé à l’armée» par l’ONU depuis 2011.

On a justifié sa décision en pointant du doigt aux violents affrontements qui opposaient les terroristes, alliés à un groupe salutistes, aux habitants armés de Syrte qui tentaient de reprendre leur ville. Selon les témoignages, ces batailles ont déjà fait des dizaines de morts.

«Syrte vit une véritable guerre depuis mardi (11 août 2015) et la lutte féroce engagée par les habitants de la ville contre Daesh est depuis ininterrompue», a précisé l'un des habitants civils de Syrte.

 

La demande du gouvernement libyen a créé des doutes chez les populations civiles, dont la vie est devenue un chaos depuis 2011 et la chute du colonel Moummar Kadhafi, lors d'une révolte soutenue par l'Occident et notamment la France.

La pays est depuis plongé dans l'anarchie politique et économique. Les Libyens ne sont pas parvenus à créer une nation unie, après le renversement du gouvernement de Kadhafi, le pays dispose aujourd'hui de deux parlements.

 

 

Aucune de ces deux instances législatives n'a pourtant procéder à des tentatives de mettre fin à la guerre civile et aux exactions des groupes terroristes, justifiant leur inaction par le manque de moyens.

Les frappes aériennes de l'OTAN, qui cherchait à venir en aide aux rebelles libyens, avaient causé des dégâts estimés à 14 milliards de dollars. Les instances économiques et sociales du pays, pourtant riches il y a quelques années, sont depuis complètement ruinées.

 

 

Selon les estimations des experts, il faudra des décennies pour renflouer les caisses de l'État libyen.

Mais ce manque d'unité entre les partis rivaux favorise la propagation des terroristes de Daesh, qui se répandent dans le pays à un rythme soutenu et s'emparent des biens des régions qu'ils occupent.

 

 

 

16/08/2015

FRICTION ENTRE LES U S A ET LA TURQUIE .......

Frictions entre le Pentagone et son allié turc

Publié par wikistrike.com sur 16 Août 2015, 09:05am

Catégories : #Politique internationale

Frictions entre le Pentagone et son allié turc

De nombreux incidents ont émaillé les relations entre les armées états-uniennes et turques au cours des derniers jours.

La Turquie a mené des bombardements en territoire irakien contre des installations du PKK (Kurdes de Turquie) alors que les États-Unis forment des pehmergas (Kurdes d’Irak) dans les mêmes zones.

Selon Fox News, l’officier de liaison de l’Armée turque aurait informé le CAOC (Combined Air and Space Operations Center) 10 minutes avant le début de l’opération, exigeant le retrait immédiat des aéronefs états-uniens. Elle aurait alors bombardé ses objectifs au risque de tuer des alliés, voire du personnel, du Pentagone [1].

Par ailleurs, selon un officier états-unien cité par la chaîne, la Turquie ne chercherait pas simplement à prévenir la création d’un État kurde en Syrie comme elle le laisse entendre, mais avant tout à prévenir le commerce de pétrole par le PKK-YPG vers la Méditerranée.

Le porte-parole du secrétariat d’État, Mark Toner, a confirmé au quotidien kurde Rudaw que Washington avait interdit à Ankara de frapper les Kurdes du YPG en Syrie [2].

Sachant que Washington a exclu la possibilité de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Syrie, cette décision pourrait s’expliquer par la volonté états-unienne de donner accès au PKK-YPG à une source de financement.

[1] “Turkey’s strikes on Kurds could drag US into new front, military sources fear”, Lucas Tomlinson & Jennifer Griffin, Fox News, August 10, 2015.

[2] “State Dept : US will not allow Turkey to attack PYD in Syria”, Rudaw, August 12, 2015.

 

15/08/2015

BACHAR VA-T-IL GAGNER SON PARI SUR UNE VICTOIRE EN SYRIE ?

La Syrie se dirige vers une victoire stratégique qui va transformer le Moyen-Orient

Crises/guerres Droit international Hégémonie Ingérence Syrie
 
 

syrie

 

 

 

 Nous diffusons cet article de l’estimé Tim Anderson même si nous avons un doute quant à son optimisme au sujet sur la réalité du terrain.

Silvia Cattori

 

La Syrie est en train de gagner. Malgré l’effusion de sang en cours et les graves pressions économiques, la Syrie progresse inexorablement vers une victoire militaire et stratégique qui va transformer le Moyen-Orient. Il est clairement évident que les plans de Washington – que ce soit pour « le changement de régime », pour détruire le fonctionnement de l’État ou pour démembrer le pays sur des lignes sectaires – ont échoué.

Cet échec affectera mortellement le rêve américain, annoncé il y a une dizaine d’années par Bush junior, pour un « nouveau Moyen-Orient » servile.

La victoire de la Syrie est une combinaison de soutien populaire sans faille à l’armée nationale, face à de perfides islamistes sectaires (takfiris), un ferme soutien de ses principaux alliés et la fragmentation des forces internationales coalisées contre elle.

Les difficultés économiques, y compris les coupures de courant régulières, sont encore pires maintenant, mais n’ont pas brisé la volonté de résistance du peuple syrien.

Le gouvernement veille à ce que les aliments de base soient abordables et soutient l’éducation, la santé, le sport, les services culturels et autres. Un certain nombre d’États autrefois hostiles et les agences de l’ONU reprennent leurs relations avec la Syrie.

Une situation sécuritaire améliorée, le récent accord des grandes puissances avec l’Iran et d’autres initiatives diplomatiques favorables sont autant de signes du renforcement de l’axe de la résistance.

Vous n’avez aucune chance d’être informé sur cette réalité par les médias occidentaux, qui ont constamment menti sur la nature du caractère du conflit et les développements de la crise.

La raison principale de cette tromperie est de masquer le soutien de l’OTAN pour les groupes takfiris, claironnant leur avance et ignorant le renforcement de l’armée syrienne.

En fait, ces terroristes soutenus par l’Occident n’ont fait aucune avancée stratégique véritable depuis qu’une flopée de combattants étrangers les avaient aidés à prendre certaines parties au Nord d’Alep, au milieu de l’année 2012.

Lors de ma deuxième visite en Syrie au cours de la crise, en juillet 2015, j’ai pu voir comment la sécurité s’est améliorée dans les grandes villes.

Lors de ma première visite en décembre 2013, bien que les coupeurs de gorge de l’OTAN aient été chassés, pour la plupart, de Homs et de Qusayr, ils étaient dans l’ancien village de Maloula et le long des montagnes de Qalamoun, et attaquaient également la route du sud vers Sweida.

Cette année nous avons pu voyager librement par la route de Sweida à Damas, à Homs, à Lattaquié, avec juste un léger détour aux alentours de Harasta. Fin 2013, il y avait des tirs de mortier quotidiens à l’Est de Damas ; cette année c’est beaucoup moins fréquent. L’armée semble contrôler 90 % des zones densément peuplées.

Premier point : il n’y a jamais eu de « rebelles modérés ».

Un mouvement de réforme politique véritable a été déplacé par une insurrection islamiste soutenue par l’Arabie Saoudite, en mars-avril 2011.

Dans les premiers mois de la crise, de Daraa à Homs, les principaux groupes armés comme la brigade Farouq étaient des extrémistes soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont pratiqué les atrocités publiques et fait sauter des hôpitaux, utilisant des slogans génocidaires et pratiquant le nettoyage ethnique sectaire (1).

Les Syriens les appelaient déjà les ‘Daesh’ (ISIL) ou juste « mercenaires », ne se souciant pas trop des différents noms de marque. La récente déclaration du chef des ‘rebelles modérés’ Lamia Nahas où il affirmait que les « minorités de la Syrie sont mauvaises et doivent être éliminées », tout comme Hitler et les Ottomans ont éliminé des minorités (2), ne fait que souligner ce fait.

Le caractère du conflit armé a toujours été une confrontation entre, d’un côté, un état autoritaire mais pluraliste et socialement inclusif, et de l’autre, des islamistes sectaires du style saoudien, agissant en qualité d’armées de proxy pour les grandes puissances.

Deuxième point : presque toutes les atrocités imputées à l’armée syrienne ont été commises par les gangs soutenus par l’Occident, dans le cadre de leur stratégie visant à attirer une intervention occidentale plus profonde.

Cela inclut les accusations, discréditées, des armes chimiques (3) et les dommages collatéraux du soi-disant » bombardement aveugle’.

Le journaliste américain Nir Rosen a écrit en 2012, « tous les jours l’opposition donne un nombre de morts, généralement sans aucune explication…

Bon nombre de ceux déclarés tués sont en fait des combattants de l’opposition morts mais… décrits dans les rapports comme des civils innocents tués par les forces de sécurité (4). Ces rapports d’opposition sont encore invoqués par des groupes de partisans tels que Amnesty International (États-Unis) et Human Rights Watch, pour soutenir la propagande de guerre.

L’armée syrienne a en effet exécuté des terroristes et la police secrète continue à détenir et à maltraiter des personnes soupçonnées de collaboration avec ces terroristes. Mais il s’agit d’une armée qui bénéficie d’un soutien public. Les bandes d’islamistes, en revanche, se vantant ouvertement de leurs atrocités ont peu de soutien public.

Troisième point : bien qu’il y ait une « présence » terroriste dans de grandes parties de la Syrie, ni Daesh/ISIL, ni aucun autre groupe armé ne « contrôle » une grande partie de zone peuplée en Syrie.

Les agences occidentales (telles que Janes and ISW) confondent régulièrement ‘présence’ avec ‘contrôle’. Malgré les offensives de Daesh/ISIL à Daraa, Idlib et à l’Est de Homs, les zones fortement peuplées de la Syrie sont sous contrôle de l’armée sensiblement plus forte qu’en 2013.

Seules quelques zones ont été tenues par les djihadistes pendant plusieurs mois ou années.

Dans n’importe quelle confrontation de quelque importance, c’est généralement l’armée qui gagne ; mais elle est sous pression et il n’est pas rare qu’elle fasse une retraite tactique, car elle se bat sur plusieurs dizaines de fronts.

L’armée syrienne a renforcé son bouclage autour du Nord Alep, Douma et Harasta et a eu de récentes victoires à Wafa, Idlib et Daraa.

Avec les forces du Hezbollah, l’armée a pratiquement éliminé Daesh/ISIL et ses partenaires, qui ne s’entendent pas entre eux, des montagnes de Qalamoun, le long de la frontière avec le Liban.

Malgré des années de terrorisme de masse et les sanctions occidentales, l’État syrien fonctionne étonnamment bien.

En juillet 2015, notre groupe a visité de grands centres sportifs, des écoles et des hôpitaux.

Des millions d’enfants syriens fréquentent l’école et des centaines de milliers étudient encore dans les universités pour la plupart gratuitement.

Le chômage, les pénuries et les pannes d’électricité gangrènent le pays.

Les groupes takfiris ont ciblé les hôpitaux pour les démolir depuis 2011. Ils attaquent aussi régulièrement des centrales, amenant le gouvernement à pratiquer le rationnement de l’électricité, jusqu’à ce que le système soit remis en état. Il y a des pénuries graves et une pauvreté généralisée, mais, malgré la guerre, la vie quotidienne continue.

Par exemple, il y a eu controverse en 2014, au cours de la construction d’un complexe immobilier au centre de la Nouvelle Sham, une grande ville satellite en dehors de Damas.

Le complexe comporte des restaurants, des boutiques, des installations sportives et, au centre, des manèges pour enfants et autres divertissements. « Comment l’État peut-il dépenser autant d’argent sur ce projet, alors que tant de gens souffrent de la guerre ? » disaient certains.

D’un autre côté, il est dit que la vie continue et les familles doivent vivre leur vie. Après le Ramadan, pendant l’Aïd, nous avons vu des milliers de familles faisant usage de ce complexe très apprécié des enfants.

Les procédures de sécurité sont devenues « normales ».

Les fréquents points de contrôle de l’armée sont abordés avec une patience remarquable. Les Syriens savent qu’ils sont pour leur sécurité, en particulier contre les bombes dans les voitures et les camions utilisées par les islamistes.

Les soldats sont efficaces mais humains, échangent souvent des conversations amicales avec les gens. La plupart des familles ont un ou plusieurs de leurs membres dans l’armée et beaucoup ont perdu des êtres chers.

Les Syriens ne subissent pas de couvre-feu et ne ressentent aucune crainte des soldats, comme cela s’est vu tant de fois, dans le passé, sous les dictatures fascistes soutenus par les États-Unis du Chili et du Salvador.

Dans le Nord, le maire de Lattaquié nous a dit que cette province de 1,3 millions d’habitants, en compte maintenant plus de 3 millions, ayant absorbé les personnes déplacées d’Alep, de Idlib et d’autres régions du Nord, touchées par les incursions des terroristes sectaires.

La plupart sont dans des logements de l’État gratuits ou subventionnés, avec famille et amis, en location ou dans les petites entreprises.

Nous avons vu un groupe d’environ 5 000 personnes, dont plusieurs viennent de Hama, dans le grand complexe sportif de Lattaquié.

Dans le sud, Sweida a accueilli 130 000 familles déplacées de la région de Deraa, doublant la population de cette province.

C’est pourtant, Damas qui absorbe la plus grande partie des 6 millions de personnes déplacées de l’intérieur et, avec un peu d’aide de l’UNHCR, le gouvernement et l’armée sont les principales organisations qui s’occupent d’eux. Les médias occidentaux ne vous parlent que des camps de réfugiés de Turquie et de Jordanie, installations principalement contrôlées par les groupes armés.

Le « régime attaquant les civils » ou bombardant « aveuglément » des zones civiles n’a de réalité que dans la propagande islamiste sur laquelle une grande partie des médias occidentaux se fonde.

Le fait que, après trois ans, l’artillerie et l’aviation syriennes n’aient pas rasé des zones comme Jobar, Douma et la partie Nord d’Alep, prouve le mensonge des accusations contre l’armée.

La prochaine fois que les médias occidentaux diront des « civils » sont tués par des bombardements aveugles du gouvernement syrien, vous pouvez être presque certain que cela provient de sources islamistes se trouvant être elles-mêmes la cible de l’attaque.

Cette guerre est menée sur le terrain, bâtiment par bâtiment, avec de nombreuses victimes militaires.

De nombreux Syriens, à qui nous avons parlé, disent qu’ils souhaiteraient en effet que le gouvernement rase ces villes fantômes, disant que les seuls civils qui y restent sont les familles et les collaborateurs des groupes extrémistes. Le gouvernement syrien procède avec une plus grande prudence.

Les États de la région voient ce qui va se passer, et ont commencé à reconstruire des liens avec la Syrie.. Pourtant, Washington pousse ses mensonges des armes chimiques (malgré des preuves indépendantes), mais n’a plus assez de tripes pour une escalade majeure, en souvenir de fin 2013, après la confrontation avec la Russie.

Il y a encore beaucoup de bellicisme (5), mais il est à noter que l’Égypte et les Émirats Arabes Unis (EAU), ennemis de la Syrie il y a peu de temps encore, sont désormais en train de normaliser leurs relations diplomatiques avec Damas.

Les Émirats Arabes Unis, peut-être la plus « souple » des monarchies du Golfe, mais dont les liens avec le vice-président Joe Biden l’amènent à soutenir Daesh/ISIL (6), ont leurs propres soucis. Ils ont récemment arrêté des dizaines d’islamistes pour complot visant à transformer la monarchie absolutiste en un califat absolutiste (7).

 

L’Egypte, dans des mains militaires après un éphémère gouvernement de Frères musulmans qui voulaient se joindre aux attaques contre la Syrie, est maintenant aux prises avec son propre terrorisme sectaire, de ces mêmes Frères Musulmans.

Le plus important des pays arabes aujourd’hui défend l’intégrité territoriale de la Syrie et soutient (au moins verbalement) les campagnes syriennes contre le terrorisme. L’analyste égyptien Hassan Abou Taleb appelle ce message » condamnation et rejet des mesures unilatérales de la Turquie contre la Syrie » (8).

Le gouvernement Erdogan a tenté de placer la Turquie à la tête d’une région de Frères musulmans, mais a perdu des alliés.

Il est souvent en désaccord avec ses partenaires anti-syriens et fait face à une dissidence intérieure. Washington a essayé d’utiliser les séparatistes kurdes contre Bagdad et Damas, alors que la Turquie les considère comme ses principaux ennemis, et les islamistes soutenus par l’Arabie les abattent comme « apostats » musulmans.

Pour leur part, les communautés kurdes jouissent d’une plus grande autonomie avec l’acceptation de l’Iran et de la Syrie.

L’accord récent de Washington avec l’Iran est une évolution importante, parce que la République islamique reste le plus important allié régional de la Syrie laïque, et un ferme opposant aux islamistes style saoudiens. L’affirmation du rôle de l’Iran dans la région irrite les Saoudiens et Israël, mais est de bon augure pour la Syrie.

Tous les commentateurs voient une manœuvre diplomatique pour un positionnement après l’accord avec l’Iran et – malgré la récente exclusion de l’Iran d’une réunion entre les ministres des affaires étrangères russe, américain et saoudien – il y a peu de doute que la main de l’Iran a été renforcée dans les affaires régionales.

Une rencontre insolite entre le chef du renseignement de la Syrie, le brigadier-général Ali Mamlouk et le ministre de la défense saoudien, Prince Mohammed Bin Salman (9), montre également que le gouvernement syrien a repris des discussions directes avec le principal commanditaire du terrorisme dans la région.

La Syrie est en train de gagner car le peuple syrien a soutenu son armée contre les provocations sectaires, menant principalement leurs propres batailles contre le terrorisme multinational sponsorisé par l’OTAN et les monarchies du Golfe. Les Syriens, y compris les plus pieux musulmans sunnites, n’accepteront jamais l’Islam pervers, sectaire, de têtes coupées, promu par les monarchies du Golfe.

La victoire de la Syrie aura des implications plus larges. Elle sonne la fin des « changements de régime » de Washington qui, jusqu’ici, ont toujours marché comme sur des roulettes dans toute la région, de l’Afghanistan, l’Irak à la Libye.

Outre les morts et la misère causés par cette sale guerre, nous assistons à l’émergence d’un « axe de la résistance » plus fort.

La victoire de la Syrie sera également celle de l’Iran et de la résistance libanaise, menée par le Hezbollah.

En outre, le conflit a aidé à construire d’importantes mesures de coopération avec l’Irak.

L’incorporation progressive de Bagdad dans cet axe scellera l’humiliante défaite des plans pour un « nouveau Moyen-Orient » dominé par USA – Israël – Arabie Saoudite. Cette unité régionale arrive avec un coût terrible, mais elle arrive, néanmoins.

Références

(1) Tim Anderson (2015) ‘ Daraa 2011 : Insurrection islamiste de la Syrie dans le déguisement ‘, Global Research, 5 juin, en ligne :
http://www.globalresearch.ca/daraa-2011-syrias-is...

(2) the Angry Arab (2015) « c’est ce que le candidat pour le gouvernement provisoire (opposition) de la Syrie a écrit sur Facebook : un Holocauste », le 4 août, en ligne :
http://angryarab.blogspot.fr/2015/08/this-is-what...

(3) Tim Anderson (2015) ‘ Fabrications chimiques : Ghouta oriental et de la Syrie les enfants disparus », Global Research, 12 avril, en ligne :
http://www.globalresearch.ca/chemical-fabrication...

(4) Nir Rosen (2012) « Q & A : Nir Rosen sur opposition armée de la Syrie », Al Jazeera, 13 février, en ligne :
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2012/02...

(5) Appuyez sur TV (2015) « Syrie »ne devrait pas interférer »dans ops militants de groupes soutenus par les États-Unis’, 3 août, en ligne :
http://www.presstv.com/Detail/2015/08/03/423141/u...

(6) Adam Taylor (2014) « derrière gaffe mensonge réels soucis de Biden concernant le rôle des alliés dans la montée de l’État islamique », Washington Post, 6 octobre, en ligne :
https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp...

(7) Bloomberg (2015) » Émirats Arabes Unis à poursuivre 41 accusés de tenter de califat établir’, 2 août, en ligne :
http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-08-02...

(8) Reuters (2015) Egypte défend l’unité territoriale de la Syrie, après que la Turquie se déplace contre IS’, 2 juillet, en ligne :
http://uk.reuters.com/article/2015/07/29/uk-midea...

(9) Zeina Karam et Adam Schreck (2015) « Iran nuclear deal ouvre voie diplomatique pour la Syrie », AP, 6 août, en ligne :
http://news.yahoo.com/iran-nuclear-deal-opens-dip...

Prof. Tim Anderson – http://www.informationclearinghouse.info/article4...
Traduction Avic – Réseau International

http://www.informationclearinghouse.info/article4...

Source: http://reseauinternational.net/pourquoi-la-syrie-...