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24/05/2018

HAMAS / ISRAËL ET MÉDIAS ! TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

19/05/2018

QUAND LA SYRIE IMPOSE DE NOUVELLES RÈGLES ........

La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël


 

Par Sayed − Le 12 mai 2018 − Source sayed7asan

Dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 mai 2018, un échange de frappes sans précédent a eu lien entre Israël et la Syrie.

 

Les médias dominants, ainsi que certains médias « alternatifs » comme Russia Today (ou même Médiapart, pour les ingénus qui le classeraient dans cette catégorie), se sont empressés de relayer la version des faits de l’armée israélienne, selon laquelle l’entité sioniste aurait « riposté » à une « attaque iranienne menée par la Force Al-Quds des Gardiens de la Révolution » consistant en un tir de « vingt roquettes » contre des positions israéliennes dans le Golan occupé, dont quatre auraient été « interceptées par le Dôme de Fer » israélien et les autres se seraient « écrasées en territoire syrien », aucun dégât n’étant recensé en Israël.

 

Israël aurait répondu à cet « acte d’agression » inédit par une « opération de grande envergure » qui aurait détruit « l’ensemble de l’infrastructure iranienne en Syrie », afin de dissuader la République Islamique de toute velléité de frappe future.

 

Ce récit prend pour argent comptant les postulats, données et mythes de la propagande de l’entité sioniste – qui impose aux médias israéliens une censure militaire permanente, exposant tout contrevenant à une peine de prison ; et à en lire les médias internationaux, on pourrait croire que comme les sanctions économiques américaines, cette censure est extraterritoriale – mais aucun d’entre eux ne résiste à l’analyse.

L’agresseur est indubitablement Israël, qui a réalisé plus d’une centaine de frappes contre la Syrie depuis le début du conflit.

 

Après la mise en scène chimique de Douma, ses agressions se sont intensifiées avec les attaques contre la base syrienne T-4 le 9 avril, qui ont notamment tué 7 Gardiens de la révolution islamique d’Iran.

 

Suite à l’annonce américaine de retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, de nouvelles frappes israéliennes ont ciblé des positions syriennes mardi 8 mai dans la banlieue sud de Damas, et mercredi 9 mai à Kuneitra, au sud du pays.

Incontestablement, la Syrie n’a fait que riposter à une énième agression, avec une fermeté qui a ébranlé Israël et l’a contraint à sortir du mutisme auquel il se confine habituellement.

La riposte syrienne – et non iranienne – a consisté en un tir de plus de cinquante – et non pas vingt – roquettes contre quatre bases militaires israéliennes sensibles dans le Golan occupé, qui ont causé des dégâts matériels et même des pertes humaines selon Al-Manar, le média du Hezbollah.

 

Celles-ci n’ont pas été rapportées par la presse israélienne du fait de la censure militaire drastique interdisant de mentionner l’agression initiale d’Israël, d’évoquer un tir de plus de vingt roquettes, d’identifier leurs cibles et de parler des dommages infligés, ce afin de rassurer la population à l’intérieur et de permettre aux capitales occidentales vassales d’égrener leur refrain du sacro-saint-droit-d’Israël-à-se-défendre.

 

La chaine libanaise Al-Mayadeen a précisément identifié les postes militaires frappés : 1/ un centre militaire de reconnaissance technique et électronique ; 2/ le poste de sécurité frontalière et de renseignement 9900 ; 3/ un centre militaire de brouillage électronique ; 4/ un centre militaire d’espionnage de réseaux sans fil et filaires ; 5/ une station de transmission ; 6/ un observatoire de l’unité d’armes de précision pendant les opérations au sol ; 7/ un héliport de combat ; 8/ le quartier général du commandement militaire régional de la brigade 810 ; 9/ le centre de commandement du bataillon militaire à Hermon ; 10/ le quartier général d’hiver d’une unité spéciale alpine.

 

Et comme cette chaine l’a rapporté, même les journalistes et analystes israéliens ont pu exprimer des doutes sur cette version peu crédible selon laquelle ces frappes massives, sans précédent depuis 1974 et donc inattendues, se seraient révélées inoffensives.

 

Du reste, comme l’a souligné Norman Finkelstein, rien n’a changé pour Israël entre les guerres à Gaza de 2008 et 2014 malgré le déploiement du « Dôme de Fer », seulement 5% des roquettes – largement primitives – du Hamas ayant été interceptées durant l’opération « Bordure Protectrice » ; et l’un des meilleurs spécialistes de la défense antimissile, Théodore Postol du MIT, a déjà révélé les déficiences chroniques de ce système.

 

Il est invraisemblable qu’il ait pu mieux faire face aux lance-roquettes multiples russes, chinois et iraniens bien plus sophistiqués que possède la Syrie.

 

Le succès des frappes israéliennes, qui, à en croire le ministre de la Guerre israélien Avigdor Lieberman, auraient détruit presque « l’ensemble de l’infrastructure iranienne », est largement exagéré : les responsables militaires russes, dont les radars ont suivi ce combat en temps réel, ont annoncé que plus de la moitié des 60 missiles tirés par 28 F-15 et F-16 israéliens – ainsi que des 10 missiles sol-sol – ont été interceptés.

 

 L’armée syrienne recense 3 morts et 2 blessés, une station radar et un entrepôt de munitions détruits et des dégâts matériels sur des unités de défense anti-aériennes syriennes.

Ces dernières ont déjà démontré leur efficacité face à Tel-Aviv, Washington, Londres et Paris, contrairement au mythique « Dôme de Fer » israélien.

La présence même de bases militaires iraniennes et/ou d’importants contingents iraniens en Syrie est une fable : l’Iran n’y dispose que d’une présence modeste (essentiellement composée de conseillers militaires, effectivement issus du corps des Gardiens de la Révolution Islamique), contrairement au Hezbollah ou à la Russie. 

 

Robert Fisk souligne bien que les allégations israéliennes au sujet de la présence de missiles iraniens en Syrie ont probablement été concoctées « de concert avec l’administration Trump », que la présence iranienne est « bien moindre que ce que s’imagine l’Occident », et que toutes les déclarations israéliennes doivent être rapportées avec la plus grande circonspection.

 

Tout reportage objectif sur ces événements devrait ressembler à celui de Robert Fisk : « Les Américains ont dû être informés en amont des dernières frappes israéliennes de la nuit dernière, supposément contre les forces iraniennes en Syrie après une attaque supposée de roquettes iranienne contre les forces israéliennes sur le Golan – et il est important d’utiliser le mot « supposé » et de ne pas prendre tout cela pour argent comptant. » 

 

 En effet, ces prétendues attaques inattendues étaient annoncées depuis des jours par l’armée israélienne, qui avait déjà mené une prétendue « frappe préventive » – bien plutôt une provocation – le 8 mai.

La « ligne rouge » que cette soi-disant présence iranienne constituerait pour Israël est démentie par le fait que Tel-Aviv n’a cessé, depuis le début du conflit, de ralentir la progression de l’Armée arabe syrienne et, sous de multiples prétextes (livraison d’armes au Hezbollah, riposte à des tirs réels ou supposés depuis le Golan, etc.), d’assister les groupes terroristes armés de toutes les manières possibles : armes, informations, frappes aériennes coordonnées avec les offensives, soins médicaux aux djihadistes, etc. Israël, le seul pays au monde qui ne craint officiellement rien (et n’a effectivement rien à craindre) de Daech, a vu la situation en Syrie virer du rêve – voir une myriade de groupes terroristes abattre le seul régime arabe anti-israélien et saigner le Hezbollah – au cauchemar – faire face à ses frontières à un Hezbollah, une armée syrienne et un Iran plus puissants et aguerris que jamais, et alliés à la Résistance palestinienne, à l’Irak et au Yémen, ainsi qu’à la Russie – ne fait que poursuivre son œuvre déstabilisatrice sous de nouveaux prétextes, et de manière plus directe :

 

Hassan Nasrallah, le Secrétaire général du Hezbollah, avait bien annoncé qu’après la défaite des proxies en Syrie, leurs commanditaires pourraient intervenir de plus en plus ouvertement.

 

L’Iran, dont l’opposition au projet raciste et colonialiste d’Israël est un principe et même un dogme depuis le triomphe de la Révolution islamique en 1979, n’est pas facilement provoqué à une réaction épidermique, et a toujours préféré agir avec patience et sur le long terme – souvenons-nous de sa retenue après le massacre de ses diplomates en Afghanistan en 1998.

 

L’objectif de l’Iran n’est pas de mener une simple opération de représailles pour venger ses officiers et soldats délibérément (ou accidentellement, comme ce fut le cas à Kuneitra en janvier 2015) tués par Israël, mais bien d’œuvrer à la libération complète de la Palestine en mettant fin au « régime sioniste » illégitime, à l’image du  régime d’apartheid en Afrique du Sud, qui s’est effondré après sa défaite militaire en Angola et en Namibie – contre des mulâtres cubains, considérés avec autant de racisme que le suprématisme juif israélien considère les ArabushimComme l’a souligné Hassan Nasrallah, l’agression directe d’Israël contre les forces iraniennes en Syrie constitue un tournant majeur dans l’histoire du conflit israélo-arabe – ou plutôt israélo-arabo-perse – et Israël doit maintenant s’attendre à affronter directement les forces iraniennes – que ce soit en Syrie, en Palestine occupée ou même ailleurs.

 

Du reste, lorsque les missiles iraniens entrent en scène, ils sont lancés depuis le territoire de la République islamique et avec un succès indéniable, comme l’ont montré les frappes contre Daech à Deir-Ez-Zor le 18 juin 2017, en représailles aux attaques terroristes survenues à Téhéran.

Comme on le voit, la réalité ne saurait être plus différente de la fable qui a été propagée par la majorité des médias. Les « journalistes » qui reprennent docilement les éléments de langage d’Israël se transforment en officines de propagande de Tsahal et de la véritable « diplomatie du mensonge » mise en place par Netanyahou. Israël ment en effet constamment au monde – et, de plus en plus, à sa propre population.

 

Et lorsque ses actions inconsidérées ont des répercussions désastreuses, il publie des communiqués hâtifs dans lesquels il se présente comme une victime d’une part, tout en affirmant d’autre part, via Lieberman et via la Russie, n’avoir aucune intention de se diriger vers une escalade et espérer qu’on s’en tiendra là – proclamer le succès de ses frappes de représailles est un moyen de faire comprendre qu’il ne veut pas aller plus loin.

 

Les médias internationaux se sont contentés de reprendre ces déclarations immédiatement après les premières attaques, sans la moindre distance critique.

 

Les acteurs rationnels comme l’Iran, la Syrie et le Hezbollah – ou la Russie – pour leur part, ne sont pas si pressés de s’exprimer et de confirmer ou infirmer les allégations des uns et des autres, laissant leurs adversaires s’empêtrer dans leurs mensonges, et certains de la primauté de la réalité du terrain qui leur devient plus favorable de jour en jour.

 

Du reste, le fait qu’un revers cuisant pour Israël, qui renverse littéralement la donne stratégique, soit transformé en un succès militaire par la propagande sioniste et atlantiste, et conjugué à des protestations israéliennes de non-belligérance, ne peut que conforter l’Axe de la Résistance dans ses choix.

 

 

Yoav Kish, membre de la Knesset cité par Al-Manar, a souligné qu’indépendamment même de l’auteur des frappes et de leurs résultats – que la censure interdisait d’évoquer – il s’agissait d’un revirement majeur dans l’histoire des guerres d’Israël, qui se voit attaqué depuis la Syrie. En effet, les installations militaires du Golan sont maintenant directement prises pour cibles suite aux agressions israéliennes, et non plus seulement l’aviation israélienne, qui a déjà vu son fleuron – le F-16 – se faire abattre le 10 février 2018.

 

Les journalistes et analystes israéliens ont également souligné les répercussions psychologiques et économiques de cet incident, plus de 20 000 colons du Golan ayant dû retrouver précipitamment, en pleine nuit, les chemins des refuges (combien seront-ils à la prochaine escalade ?), et le début de la période estivale ayant été inauguré par une vague de suppressions de réservations d’hôtel du fait des craintes d’une guerre entre Israël et l’Iran.

 

L’entité sioniste, qui inflige sans émoi les pertes et dégâts les plus considérables aux Palestiniens et à ses voisins, est pour sa part gravement ébranlée par les moindres pertes, insupportables pour la société israélienne – d’où la sévérité de la censure militaire.

L’accusation contre l’Iran s’explique par des facteurs essentiels (le racisme foncier de la société israélienne et de son Premier ministre, qui croient plus volontiers à une dangerosité de l’Iran perse qu’à celle de la Syrie arabe) et conjoncturels – un refus d’assumer les conséquences de la politique suicidaire du gouvernement Netanyahou, qui l’a amené à une confrontation directe avec l’ensemble de l’Axe de la Résistance, pour ne pas dire avec la Russie.

 

Et surtout, Israël veut capitaliser sur le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire iranien pour faire avancer sa principale obsession, plus ancienne que la crise syrienne, à savoir le programme balistique de Téhéran auquel il veut que l’Occident mette fin en exploitant le sempiternel prétexte nucléaire – rappelons que la fabrication, la possession et l’usage de l’arme nucléaire sont illicites en Islam selon l’Imam Khomeini et Ali Khamenei, autorités suprêmes en Iran. Netanyahou a  clairement affirmé qu’une guerre avec l’Iran est inévitable, et qu’il vaut mieux qu’elle se produise maintenant que plus tard.

 

Depuis 2005, il espère vainement que les États-Unis et leurs vassaux européens pourront la mener pour lui, mais aucune négociation, sanction ou agression ne pourra jamais faire plier l’Iran.

 

Et de même que les frappes israéliennes du 9 avril, censées encourager Washington, Londres et Paris à des frappes sévères contre la Syrie, se sont soldées par un échec cuisant, Israël n’a fait qu’aggraver sa situation et se retrouve une fois de plus seul face aux conséquences désastreuses de ses actes, à la mesure de l’arrogance aveugle qui les a déclenchés.

Et la Russie dans tout cela ? La présence de Netanyahou à Moscou pour la commémoration du 73e anniversaire de la victoire de l’URSS contre le nazisme, et les rapports selon lesquels la Russie ne livrerait pas les S-300 à la Syrie, ne doivent pas induire en erreur.

 

La Russie s’est beaucoup trop investie en Syrie pour permettre à quiconque – qu’il s’agisse de Washington, Tel-Aviv, Riyad ou Ankara – de réduire ses efforts à néant. Elle a affirmé qu’elle ne tolèrerait plus de frappes occidentales contre la Syrie en cas de nouvelle mascarade chimique, et qu’elle fournirait à Damas non pas le système anti-aérien S-300, mais bien, selon les propos de Sergueï Lavrov, « tout ce qui est nécessaire pour aider l’armée syrienne à prévenir toute agression ». Les systèmes de défense actuels, renforcés de jour en jour, ont déjà largement fait leurs preuves – notamment le Pantsir, bien plus adapté aux besoins de l’armée syrienne – et permettent d’envisager le jour où Israël aura perdu son seul avantage, à savoir la suprématie aérienne, sans laquelle son armée prétendûment invincible ne pourrait pas même tenir tête à Gaza.

 

L’utilisation par Israël de missiles sol-sol pour la première fois, et la concentration des attaques sur les défenses anti-aériennes syriennes – Tsahal a publié la vidéo de la destruction d’un système Pantsir S-1, probablement inactif – prouve qu’il est bien conscient de ses limites.

Il est évident que les agressions israéliennes contre la Syrie seront de plus en plus coûteuses, tant pour l’aviation israélienne que pour ses bases militaires intérieures et sa population, du fait de la détermination de la Syrie et de ses alliés (le Hezbollah et l’Iran) à riposter à toute agression, de leur expérience et de leurs nouvelles capacités, et de leurs succès sur le terrain.

 

L’Axe de la Résistance, dont la Russie ne fait pas partie, est dorénavant capable de faire face à Israël directement, avec un front uni et sans craindre une escalade.

Quant à Israël, déjà débordé par les manifestations pacifiques à Gaza qui doivent culminer le 15 mai, il n’est pas prêts à la guerre contre un seul des membres de l’Axe de la Résistance, et encore moins contre plusieurs simultanément.

 

La nouvelle équation imposée par l’armée syrienne le 10 mai est plus redoutable pour Israël que la perspective de la perte d’un autre F-16, car Damas a montré sa détermination à porter la guerre sur le territoire ennemi, et à frapper l’entité sioniste en profondeur.

L’Axe de la Résistance aura prochainement les yeux rivés sur le Golan occupé, que la Syrie n’a jamais renoncé à libérer par les armes – un droit conféré par le droit international même, ce territoire étant reconnu comme syrien par l’ensemble de la communauté internationale : toute opération syrienne y relève de la résistance légale et légitime contre l’agression israélienne commise en 1967 et l’occupation subséquente, même sans nouvelle provocation.

 

Dès mai 2013, Hassan Nasrallah avait annoncé la participation du Hezbollah à l’ouverture d’un nouveau front sur le Golan.

 

En mars 2017, la Brigade de Libération du Golan a été formée par le Hezbollah irakien, Harakat al-Nujaba, un mouvement soutenu par l’Iran et ayant participé à la libération de l’Irak et de la Syrie face à Daech.

 

Aujourd’hui, les frappes syriennes dans le Golan occupé ouvrent incontestablement un nouveau chapitre dans l’histoire des guerres israélo-arabes, dans lequel Israël sera de plus en plus acculé à une position défensive.

 

Verrons-nous prochainement Tsahal élever une muraille à la frontière du Golan occupé pour entraver toute invasion future, comme c’est le cas à la frontière libano-israélienne afin de prévenir toute incursion du Hezbollah en Galilée ?

 

Quoi qu’il en soit, la prochaine guerre contre Israël bouleversera complètement la carte du Moyen-Orient.

 

 

Sayed Hasan    http://lesakerfrancophone.fr

 

14/05/2018

DONALD TRUMP ET L' ACCORD IRANIEN ! LA GUERRE IMPROBLABLE ? ( MICHEL LHOMME )

Donald Trump et l’accord iranien : la guerre improbable ? 1/2

 
Iran USA

Donald Trump et l’accord iranien : la guerre improbable ? 1/2

 

Michel Lhomme ♦
Philosophe, politologue.

C’est le New York Times qui l’écrit : «Au Yémen, des Bérets verts américains ont prêté assistance aux troupes saoudiennes dans leur lutte contre la “menace” des rebelles houthis».

C’est encore une nouvelle du quotidien new-yorkais : «Après avoir servi de prétexte à l’invasion de l’Afghanistan et à la deuxième destruction de l’Irak, voici que les attentats du 11 Septembre sont désormais facturés à l’Iran : un juge fédéral de New-York a condamné par contumace l’Iran à payer des milliards de dollars de dommages et intérêts aux familles affectées par les attaques terroristes du World Trade Center».

 

 

On cherche encore un quelconque rapport des tours du 11 septembre avec l’Iran puisque nous avions cru comprendre que 15 des 19 terroristes impliqués dans l’attentat étaient plutôt citoyens de l’Arabie saoudite ! Nous reproduisons ici une infographie éloquente.

Elle montre clairement la disposition des 26 campements américains aux frontières de l’Iran. D’ordinaire, on appelle cela en jargon militaire « un encerclement ». Le président américain Donald Trump a donc annoncé ce mercredi que les États-Unis se retirent de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Assistons-nous à une escalade de plus, aux préparatifs accélérés d’un nouveau conflit, la guerre contre l’Iran, prélude de la troisième partout annoncée ? L’Iran en position de force ?

 

Malgré une forte abstention, le Hezbollah chiite et ses alliés disposeraient de 42 sièges, soit le tiers de blocage au Parlement libanais, selon les résultats des élections législatives annoncés lundi soir 7 mai par le ministre de l’Intérieur. Dans une allocution télévisée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a salué “une victoire politique et morale de la Résistance”. 

Quant au Premier ministre Saad Hariri, il annonce selon ses propres termes “de lourdes pertes” pour son parti.

L’Iran serait donc en plein essor au Moyen-Orient. Il a étendu effectivement, par l’intermédiaire du Hezbollah, son influence dans un arc géographique contigu qui va de Téhéran à Bagdad, en passant par Damas et Beyrouth.

 

Depuis l’assassinat de Jihad Moughniyah, le fils du chef militaire du Hezbollah libanais et d’officiers des Gardiens de la Révolution, en janvier 2015, à la ligne de démarcation syro-israélienne du Golan, l’Iran a réussi à implanter quelques bases militaires au sud de la Syrie dans le but de planifier une attaque coordonnée sur Israël depuis Gaza, le Liban et la Syrie.

 

L’Iran aurait-il réellement des volontés hégémoniques dans la région ? Les États-Unis et leurs alliés – Israël, Arabie saoudite et Émirats arabes unis (EAU) – n’ont-ils donc pas tort de ne pas considérer cette ambition hégémonique comme une menace ?

 

En fait, l’Iran nous rappelle l’Allemagne d’après le Traité de Versailles. Les sanctions qui l’étouffent depuis la révolution islamique de 1979 sont perçues comme une injustice historique.

Après les révoltes arabes de 2011, l’Iran avait décidé d’utiliser ses combattants  pour protéger un allié de longue date, le régime syrien, voyant sa perte comme un prélude possible à son propre encerclement.

 

Depuis le conflit syrien, toute la région est ainsi bloquée dans une spirale de lutte pour l’hégémonie dont maintenant l’Iran semble faire les frais. Nonobstant, la principale priorité des dirigeants iraniens, indépendamment de leur position géopolitique régionale, est d’assurer la perpétuation du régime, la République islamique.

 

Cet impératif comprend à l’intérieur la neutralisation des opposants et à l’extérieur celle des régimes voisins qui disposeraient d’un soutien occidental comme celui de l’Irak, le gouvernement syrien de Hafez el Assad et le Liban.

 

Le Hezbollah libanais demeure néanmoins autonome avec une logique religieuse et militaire propre au pays du Cèdre,  construite sur les approvisionnements militaires à travers la Syrie et consolidée surtout sur des victoires acquises jour après jour y compris face à Israël.

 

Or, les succès iraniens se déroulent depuis la Révolution islamique avec un accès limité au marché international des armes. Ils reposent essentiellement sur la foi des combattants et leur détermination morale et idéologique.

 

Ainsi, l’Iran a compensé son encerclement et sa faiblesse militaire conventionnelle par des capacités militaires asymétriques importantes dans une guerre hybride tout en investissant massivement dans un programme de missiles balistiques, après avoir été elle-même victime de ces armes pendant la guerre avec l’Irak et s’étant aussi rendu compte qu’ils constituaient un excellent moyen de dissuasion fiable contre Israël et sa population.

Depuis, l’Iran n’a cessé de consolider ce qu’il appelle l’«axe de résistance », l’alliance avec la Syrie, le Hezbollah et même indirectement le Hamas.


La nouvelle direction saoudienne aujourd’hui alliée avec le “diable” (Israël) se présente comme une réponse à cette montée des ambitions  perses.

 

Pourtant, la position stratégique d’un “hégémonikon moyen-oriental” n’est pas un sujet de débat en tant que tel chez les politiciens iraniens  préoccupés par une simple posture de défense même si les éléments les plus pragmatiques et les plus théologiens du régime des mollahs ont tendance à le considérer depuis quelques temps comme fondamental pour la sécurité nationale.

 

La structure du pouvoir iranien est multipolaire et les débats internes de la classe politique iranienne sont sans doute  fins et plus équilibrés que ceux de la classe politique française.

 

Les décisions militaires iraniennes se font par le biais d’un processus décisionnel consensuel au sein d’une institution centrale, le Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC). Ce Conseil qui établit la politique nationale et étrangère, est dirigé par le président et comprend de hauts responsables gouvernementaux et militaires, ainsi que des décideurs représentant les principales factions politiques de l’Iran.

 

Ses décisions, lorsqu’elles bénéficient du soutien de l’Ayatollah Ali Khamenei, le chef suprême, également commandant en chef, sont définitives.

Au fil des années, le SNSC semble être devenu de plus en plus agile pour concevoir des réponses tactiques aux événements régionaux, soit en soutenant les Kurdes irakiens lorsqu’ils ont été menacés par l’attaque de Daesh en 2014, soit en condamnant la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc en 2016.

 

Contrairement aux préjugés, les débats du SNSC ne sont pas invariablement remportés par le puissant Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI). Le CGRI a une voix forte en matière de pouvoir, mais il ne dispose pas du droit de veto dans cette assemblée.

Il y a cependant un défaut comme toujours dans une telle institution de consensus, c’est que l’État ne réagit pas rapidement à des changements stratégiques même face à de brusques revirements internationaux comme le fut d’abord l’élection de Donald Trump puis son virage néo-conservateur de janvier 2018.

 

 

Que veut  Tel Aviv ?

Jusqu’à l’élection de Donald Trump, les États-Unis avaient abandonné l’idée du changement de régime et accepté le droit de l’Iran à se doter d’un programme nucléaire pacifique.

L’arrivée de Mike Pompeo au Département d’État change tout par son adoption des positions les plus extrémistes et surtout son alignement sur Israël.

 

Alors que veut  Tel Aviv ? D’un côté, faire tomber la gérontocratie des mollahs iraniens et de l’autre obliger les États-Unis à rester en Syrie .

 

Les événements des derniers jours semblent donc suggérer que les Américains, en étroite collaboration avec leur principal allié au Moyen-Orient se dirigent vers un affrontement militaire direct avec l’Iran.

 

A peine une semaine et demie avant l’annonce du président Donald Trump, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait provoqué un coup de théâtre en prétendant avoir la preuve que l’Iran avait menti sur son programme nucléaire. Il avait ensuite exprimé sa confiance que Trump ferait “le bon choix”, c’est-à-dire celui de saborder l’accord nucléaire – l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien – conclu entre l’Iran et cinq grandes puissances: les USA, la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie.

 


Trump avait immédiatement salué la présentation de Netanyahou comme une confirmation qu’il avait eu “raison à 100 pour cent” en dénonçant l’accord nucléaire d’Obama comme un “horrible accord”.

En réalité, les experts nucléaires internationaux, les représentants européens et même les anciens responsables du renseignement israélien ont tous rejeté l’intervention de Netanyahou comme étant une farce politique destinée plus à le sauver  de sa destitution probable pour corruption.

 

En agitant le spectre patriotique de la menace d’une destruction chiite d’Israël, Netanyahou sauve politiquement sa peau.

Ce n’est diplomatiquement pas sérieux. Le gouvernement israélien, qui prétend avoir volé des centaines de milliers de dossiers à l’Iran, n’a encore produit aucune preuve que l’Iran ait participé à une forme quelconque de programme d’armes nucléaires depuis 15 ans, et encore moins qu’il ait violé les termes de l’accord sur le nucléaire dit JCPOA.

 

Au contraire, des rapports répétés de l’Agence internationale de l’énergie atomique, dont un datant de février 2018, ont établi que Téhéran respectait les restrictions sévères sur l’enrichissement d’uranium et le régime d’inspections intrusives imposées par l’accord. Le plus inquiétant est que la présentation israélienne suivait une rencontre la veille du premier ministre israélien avec le nouveau secrétaire d’État américain Mike Pompeo à Tel Aviv.

 

Source et Publication:   https://metamag.fr/2018/05/12/

13/05/2018

LE PARJURE, LA TRAHISON ET LA HONTE ! ( JOSÉ CASTANO )

Le parjure, la trahison et la honte

« L’Histoire brûle les hommes. Après, il faut recueillir les cendres et raconter » (

Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc – « Les champs de braises »)

Du navire bondé de légionnaires et de parachutistes, en cet automne 1954, un haut-parleur annonça que l’on apercevait les côtes de France.

 

Bientôt le port de Marseille fut en vue. Mal réveillés, ils montèrent tous sur le pont, serrés les uns contre les autres, appuyés à la rambarde.

Le paradis dont ils avaient tellement rêvé dans les camps de prisonniers du Vietminh approchait lentement et déjà ils n’en voulaient plus. Ils rêvaient à un autre paradis perdu, l’Indochine… terre qui avait bu, plus qu’aucune autre leur sang. C’est à elle qu’ils pensaient tous à présent.

Ils n’étaient pas les fils douloureux qui s’en revenaient chez eux pour faire panser leurs blessures, mais des étrangers. En eux remontaient des aigreurs.


Ils se souvenaient avec colère et amertume de ces tonnes de médicaments régulièrement adressées au Vietminh par l’Union des Femmes Françaises (1) et leur indignation ne résultait pas de ce que l’ennemi recevait de la Métropole des colis de pénicilline, mais du fait que chaque jour des soldats français mouraient faute d’en posséder…


En 1950, à Orange, un train de blessés d’Extrême-Orient avait été arrêté par des communistes qui avaient injurié et frappé ces hommes sur leurs civières. Un hôpital parisien qui demandait du sang pour les transfusions sanguines spécifiait que ce sang ne servirait pas pour les blessés d’Indochine.

On avait refusé à Marseille, dont ils apercevaient maintenant Notre-Dame de la Garde, de débarquer les cercueils des morts…


On les avait abandonnés, comme ces mercenaires soudain inutiles que Carthage avait fait massacrer pour ne pas payer leur solde.


Des souvenirs terribles les hantaient… Ceux de ces partisans qu’ils avaient juré de ne jamais abandonner… Et parmi eux, la vision de ce vieux chef guerrier qui avait rallié sous le drapeau tricolore dix mille de ses hommes… alors que Diên-Biên-Phu était tombée et que tout allait mal dans le delta tonkinois.

 

Il avait alors demandé aux officiers français s’il était vrai que la France allait livrer le Tonkin au Vietminh car rien n’avait été prévu pour replier ses partisans et leurs familles. Les divisions viets déferlaient sur le Delta. Le système de défense cédait peu à peu.

Tout reposait sur ce vieux chef et sur ses hommes qui, connaissant admirablement le terrain, étaient à même de repousser mieux que quiconque les assauts des communistes.


Alors les officiers français lui mentirent et lui assurèrent que jamais ils ne le laisseraient tomber. Il eut foi en leur parole. Ses partisans restèrent à leur poste et continuèrent à se battre jusqu’au bout alors qu’ils étaient submergés.

 

Pendant ce temps l’armée française prépara la défense de Hanoi et de Haiphong et elle n’évacua personne. Le vieux chef fut pris par les communistes. Ils le torturèrent jusqu’à ce qu’il agonisât puis ils lui tranchèrent la tête. Les survivants parmi ses partisans subirent le même sort…


Et, le visage tendu, les mâchoires crispées, ils se souvenaient aussi de tous ceux à qui ils avaient affirmé qu’ils resteraient toujours et en particulier les catholiques… Ils essayaient de gagner à la nage les bateaux en partance pour la France… Combien de ceux-là périrent noyés ?

 


Plus tard, ces visions de cauchemar hanteront de nouveau ces hommes-là… Eux, les anciens d’Indochine, eux, les officiers qui représentaient la France dans ce pays, l’Indochine, ils la burent jusqu’à la lie.

Ils connurent la défaite et l’abandon. Leur parole qui était celle de la France, ils la renièrent mille fois dans cette guerre et ils en étaient couverts de honte. Les images qui s’entrechoquaient dans leur mémoire les harcelaient sans trêve…

Des familles entières menacées d’extermination par le Vietminh s’accrochaient désespérément aux ridelles des camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route.

 

Sept ans plus tard, ces mêmes visions apocalyptiques ressurgiront quand l’armée française abandonnera dans la honte et le déshonneur les Musulmans fidèles à la France.


Le Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc écrira dans « Les champs de braises » : « La plupart des Vietnamiens ne disent rien. Ils nous regardent simplement. Nous avons honte. Ils nous auraient tués à ce moment-là que nous aurions trouvé cela juste.

 

L’un d’eux me dit : « Alors, mon capitaine, vous nous laissez tomber ? » Je ne réponds rien ! » … « Les centaines d’hommes et de femmes à qui, au nom de mon pays et en mon nom, j’avais demandé un engagement au péril de leur vie, nous les avons abandonnés en deux heures.

 

Nous avons pris la fuite comme des malfrats. Ils ont été assassinés à cause de nous »…


Sur cette tragédie –conséquence à ses yeux d’un parjure- qui le traumatisera jusqu’à la fin de ses jours, il ajoutera : « La simple évocation de ces souvenirs suffit, cinquante ans après, à troubler mon regard et faire trembler ma main. »
Une fois la victoire acquise, les communistes lamineront le pays, faisant la chasse aux « collaborateurs », c'est-à-dire, ceux qui avaient pactisé avec les soldats français.

 

Pour eux, point de pitié. Une mort atroce les attendait…


Alors, quand en Algérie, le même processus s’engagera ; quand les officiers français se retrouveront coincés dans le même système, quand les harkis risqueront de connaître le même sort que leurs partisans indochinois… ils s’engageront… mais cette fois, personnellement, parce que le pouvoir sera trop faible, trop lâche pour tenir ses engagements.

 

Après, plus question de partir, ce sera terminé pour eux.

 

Ce ne sera plus la parole de la France ; ce sera la leur ! Et pour beaucoup de soldats, ce sera un engagement solennel : « La mort plutôt que le déshonneur ».


… Et c’est cet engagement qui poussera à la révolte, en avril 1961, des soldats valeureux refusant le parjure, la trahison et la honte.

Ils abandonneront ainsi leurs uniformes, sacrifieront leur carrière, seront séparés de leur famille parfois durant de longues années, connaîtront la prison, l’exil, le sarcasme de leurs vainqueurs et de ceux qui n’avaient pas osé, des poltrons, des lâches et des traîtres, pour être restés fidèles à leur serment et à leur idéal.

 


Le temps passera, l’oubli viendra, les légendes fleuriront, mais jamais assez l’Histoire ne mesurera la grandeur de leur sacrifice.

 


José CASTANO
Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

(1) – Issue des comités féminins de la Résistance, l'Union des Femmes Françaises est créée par un congrès le 21 décembre 1944.

Elle se révèle rapidement liée au Parti communiste français, sous la houlette de Jeannette Vermeersch, qui en fait pendant les années de guerre froide, une organisation communiste de masse.

Elle se retrouve notamment impliquée dans des actes de sabotages et de découragement à l'encontre des soldats français lors de la guerre d'Indochine.


L'Union des femmes françaises devient Femmes solidaires en 1998

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Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat
- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

« De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil et dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants.

Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »
… Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »

Organisée par l’association « L’ALMA - LE CORSO » cette conférence sera donnée, Dimanche 3 JUIN 2018, à 10h, Maison Diocésaine Charles de Foucauld – 2, Faubourg Saint Jacques – 07220 VIVIERS - Entrée gratuite


Un repas (facultatif) est prévu à l’issue de la conférence au prix de 27€, vin et café compris.


Inscriptions et renseignements : Emile ESPASA (Trésorier) : emile.espasa@wanadoo.fr – 05 56 05 10 25… avant le 28 Mai, impérativement

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Mon blog cliquer sur : http://jose.castano.over-blog.com/

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11/05/2018

SYRIE / ISRAÊL : PROPAGANDE ET VIDÉO ! TRIBUNE LIBRE !

Propagande - Preuve par l'image: L'Iran n'a pas attaqué Israël, c'est la Syrie qui a riposté (vidéo)

Publié par wikistrike.com sur 11 Mai 2018, 07:45am

Catégories : #Politique internationale

Propagande - Preuve par l'image: L'Iran n'a pas attaqué Israël, c'est la Syrie qui a riposté (vidéo)

 

En anéantissant l’accord nucléaire avec l’Iran Trump a donné à Israël l’occasion de déclencher une guerre plus large avec la Syrie.

 

Une simulation israélienne de la situation avait abouti précédemment à la conclusion que :

La crise créée par l’administration américaine sur les failles de l’accord nucléaire pourrait être exploitée pour régler des questions plus urgentes pour Israël (principalement le programme de missiles de l’Iran et sa présence en Syrie).

Le gouvernement israélien prétend que le soutien iranien à la Syrie menace son pays. C’est bien sûr faux.

 

Le Premier ministre israélien Netanyahu se sert de la ’menace iranienne’ comme d’un épouvantail pour détourner l’attention d’autres questions comme les diverses affaires de corruption qui le menacent.

Au cours des dernières années, Israël a attaqué les positions de l’armée syrienne plus de 100 fois, souvent pour soutenir les ’rebelles syriens’ alignés sur Al-Qaïda.

 

La Syrie n’a pas riposté car elle était occupée à lutter contre l’invasion Takfiri à l’intérieur du pays.

 

En avril, Israël a augmenté les enchères en attaquant la base T4, au centre de la Syrie, à partir de laquelle les forces russes et iraniennes soutiennent la lutte de la Syrie contre l’EI.

Des soldats iraniens ont été tués dans l’attaque.

 

La défense aérienne syrienne a abattu au moins un des avions à réaction israéliens F-16.

On pensait qu’un nouvel équilibre se serait instauré, après la perte d’au moins un avion à réaction israélien, mais Israël a continué ses provocations.

 

Mardi, quand Trump a annoncé la rupture de l’accord nucléaire, Israël a lancé une autre frappe en Syrie sur de soi-disant missiles iraniens qui visaient Israël.

 

La frappe a touché un dépôt de l’armée syrienne. Quinze soldats, dont certains seraient des Iraniens, ont été tués.

 

Même les médias israéliens ont eu du mal à trouver des excuses à cette attaque ’préventive’ illégale :

Même si l’Iran n’avait pas l’intention de lancer des missiles sur Israël mardi, la frappe israélienne présumée a eu lieu et a transmis le message suivant aux Iraniens :

Vous avez augmenté la probabilité d’une attaque contre Israël, de sorte que nous augmentons le niveau de menace, malgré les tensions.

 

Ce n’est pas à l’Iran de répondre aux frappes israéliennes sur la Syrie.

 

Le gouvernement syrien voulait riposter immédiatement à la frappe de mardi, mais il a été retenu par la Russie qui pensait que ces provocations israéliennes étaient un piège. Hier, Netanyahou était à Moscou.

 

Le président russe lui a demandé d’arrêter les provocations. Netanyahou ne l’a pas écouté.

 

La nuit dernière, Israël a de nouveau attaqué les positions militaires syriennes à al-Quneitra dans le sud-ouest de la Syrie.

Cette fois, les forces de missiles syriennes ont répondu par un barrage de plus de 20 missiles contre les positions israéliennes sur le plateau occupé du Golan.

 

Israël a encore accentué l’escalade en opérant 70 frappes de plus contre les positions syriennes.

 

Des photos et des vidéos de Damas montrent que la défense aérienne syrienne en a intercepté un grand nombre.

 

Israël se targue maintenant d’avoir éliminé la ’menace iranienne’ en Syrie :

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré que les forces israéliennes avaient frappé ’presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie’ et que rien n’avait été touché sur les territoires d’Israël.

 

La revendication du succès est le signe qu’Israël ne veut pas aller plus loin :

’J’espère que nous avons terminé cet épisode et que tout le monde a compris’, a ajouté Lieberman, soulignant qu’Israël ne veut pas d’escalade, mais ’ne laissera personne nous attaquer ou construire une infrastructure pour nous attaquer à l’avenir’.

 

Cette glorification propagandiste d’un succès israélien nous en rappelle d’autres.

 

Le deuxième jour de la guerre de 2006 contre le Liban, Israël s’est vanté haut et fort d’avoir détruit ’tous les missiles à longue portée du Hezbollah’ au cours d’une campagne aérienne d’une durée de 34 minutes.

 

Mais plus de 100 missiles par jour ont continué à frapper Israël et même Tel-Aviv, loin de la frontière libanaise.

 

Trente et un jours plus tard, Israël a demandé la paix.

 

Son invasion du Liban avait échoué. Sa frappe ’réussie’ contre les missiles à longue portée du Hezbollah avait touché principalement des positions désertes.

La frappe israélienne en Syrie n’est pas beaucoup plus réussie que celle au Liban il y a douze ans.

 

 

La Syrie va maintenant continuer à riposter aux attaques israéliennes.

 

Cette fois, elle a limité ses frappes aux positions militaires situées sur le plateau occupé du Golan.

Les prochaines frappes iront plus loin.

 

Cette fois, Israël a envoyé la population du plateau occupé du Golan se mettre à l’abri dans des bunkers.

 

La prochaine fois, peut-être qu’il faudra que la moitié d’Israël se terre dans des abris souterrains.

Combien de temps Israël pourrait-il supporter cela ?

 

L’Iran ripostera également en cas d’attaques contre ses forces en Syrie.

Mais il n’a pas besoin de le faire à partir de la Syrie. Il y a d’autres options que l’envoi de missiles.

 

Que la Syrie, après bien des souffrances, ait été en mesure de riposter aux frappes israéliennes, trace une nouvelle ligne dans le sable.

 

Si Israël veut une guerre de plus grande ampleur, il en aura une.

 

Les destructions dans les pays concernés du Moyen-Orient, Israël inclus, pourraient les ramener 100 ans en arrière.

 

La Syrie, le Liban et l’Iran survivraient.   Il y a 100 ans, Israël n’existait pas.

 

 

Moon of Alabama

http://www.moonofalabama.org/2018/05/syria-sets-new-rules-for-israeli-…

Traduction : Dominique Muselet

source:https://www.legrandsoir.info/cette-fois-la-syrie-a-riposte-aux-frappes-israeliennes.html

09/05/2018

LE MONDE EN BREF ! LE BRUIT DES BOTTES ............

 

Le bruit des bottes : le porte-avion Truman en Méditerranée et le retour de l’Ukraine

 
Truman Porte Avion

MONDE EN BREF : Le porte-avions USA Harry S. Truman, parti de la plus grande base navale du monde à Norfolk en Virginie, est entré en Méditerranée avec son groupe d’attaque.

 

Celui-ci est composé du croiseur lance-missiles Normandy et des torpilleurs lance-missiles Arleigh Burke, Bulkeley, Forrest Sherman et Farragut, plus sous peu deux autres, le Jason Dunham et The Sullivans.

 

Est rattachée au groupe d’attaque du Truman la frégate allemande Hessen.

 

La flotte représente plus de 8.000 militaires à bord et peut lancer plus de 1.000 missiles de croisière.

 

Ceci participe de la montée en puissance générale des forces étasuniennes en Europe, sous les ordres du général italien Curtis Scaparrotti qui recouvre la charge de Commandant suprême allié en Europe.

 

Dans une audition au Congrès, Scaparrotti a expliqué la raison de cette montée en puissance :

il accuse la Russie de mener “une campagne de déstabilisation pour modifier l’ordre international, broyer l’Otan et miner le leadership USA dans le monde entier”.

En Europe, les États-Unis ont déployé plus de 60.000 militaires dans des pays de l’Otan, ont renforcé ce déploiement par une brigade blindée et une brigade aérienne de combat, et ont constitué des dépôts pré-positionnés d’armements pour l’envoi d’autres brigades blindées.

 

Ils ont en même temps redoublé le déploiement de leurs navires de guerre en Mer Noire.

 

En Ukraine, les combats ont repris de plus belle. Les ministres des Affaires étrangères de l’Otan ont réaffirmé le 27 avril leur consensus, en préparant une extension ultérieure de l’Otan à l’Est contre la Russie par l’entrée de la Bosnie-Herzégovine, de la Macédoine, de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’organisation.

 

Michel Lhomme.     https://metamag.fr/2018/05/08/

 

 

ET AUSSI

 

Robot Soldat

Robots tueurs: que seront les soldats de demain ?

 

 

 

CULTURE EN BREF 

 

Une soixantaine d’experts et de chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle ont menacé de boycotter toute collaboration avec une célèbre université sud-coréenne.

 

Ils  viennent de tirer la sonnette d’alarme en raison de leur inquiétude quant aux projets visant à développer une intelligence artificielle pour les armes, créant ainsi des robots tueurs ou des armes autonomes.

 

Ils ont adressé en particulier une lettre ouverte au Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), une célèbre université sud-coréenne, soupçonnée de vouloir mettre au point des «robots tueurs» après avoir signé un partenariat avec le fabriquant d’armes, Hanwha Systems.

Si elles sont développées, les armes autonomes constitueraient la troisième révolution dans la guerre. Elles permettront à la guerre d’être plus rapide et menée à une échelle plus grande que jamais. «  Les despotes et les terroristes pourraient les utiliser contre des populations innocentes, en supprimant toute contrainte éthique. Cette boîte de Pandore sera difficile à refermer si elle est ouverte», poursuivent les chercheurs.

 

Le président de l’Université en question, Sung-Chul Shin, a évoqué sa déception suite à l’apparition de ce mouvement de boycott.

Nous recommandons sur le sujet le livre de Brice Erbland, Robots tueurs. Que seront les soldats de demain?, publié chez Armand Colin.

 

Pour l’auteur, le terme est à la mode mais il fausse d’emblée toute réflexion sur le sujet car ces robots soldats qui combattront peut-être dans le futur, ne seront pas des exterminateurs de l’espèce humaine mais des machines qui combattront des machines.

Pour cela, il faut qu’elles puissent demain agir au moins aussi bien qu’un soldat humain et qu’elles puissent donc « raisonner » d’elles-mêmes sur le plan moral. En d’autres termes, ces robots doivent être dotés selon lui d’une éthique artificielle.

Brice Erbland analyse la psychologie humaine au combat afin de mieux proposer ce que pourrait être la programmation d’une éthique artificielle pour les futurs robots de combat.

 

Une approche originale qui n’est ni celle d’un philosophe, ni celle d’un roboticien, mais celle d’un soldat.

 

Michel Lhomme.

Brice Erbland, Robots tueurs: Que seront les soldats de demain ?, Armand Colin, 2018 – 128 pages, 13.50€.

DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE LORS DE LA CÉRÉMONIE D' INVESTITURE !


Discours du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine lors de la cérémonie de son investiture — Moscou, le 7 mai 2018

Traduit par l'Ambassade de Russie au Sénégal


https://www.dailymotion.com/video/x6j47f2

Activer les sous-titres français dans le menu en haut à droite


Transcription :

 

Chers citoyens russes, Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je salue tous les citoyens de notre grande Patrie et tous nos concitoyens résidant à l'étranger, tous ceux qui regardent ou écoutent la retransmission de cette cérémonie solennelle, tous ceux qui sont présents ici, dans les salles historiques du Kremlin et sur la place déjà ancienne des Cathédrales.

En ces instants, alors que je prends mes fonctions de Président de la Russie, je mesure avec gravité la responsabilité colossale qui est la mienne envers chacun d'entre vous, envers tout notre peuple multiethnique, envers la Russie, pays de victoires et de réalisations grandioses, envers l'histoire millénaire de l'État russe et envers nos ancêtres. Leur courage, leur travail inlassable, leur unité invincible, leur attachement sacré à leur terre natale sont un exemple éternel de dévouement à la Patrie.

J'estime que mon devoir et le sens de toute ma vie sont de tout faire pour la Russie, pour son présent et son avenir, paisible et prospère, pour la protection et la continuité de l'existence de notre grand peuple, pour le bien-être de chaque foyer russe. Je vous assure que le sens de ma vie et de mon travail est encore et toujours d'être au service du peuple et de la patrie. C'est pour moi primordial.

De tout mon cœur, je vous remercie, citoyens de la Russie, pour votre cohésion, pour votre foi en ce que nous pouvons faire évoluer beaucoup de choses en mieux.

 

Je voudrais encore une fois vous remercier et vous dire merci pour le soutien sincère que vous, citoyens de la Russie, m'avez accordé lors des élections du Président de notre pays. Je le considère comme un énorme capital politique et un solide appui moral.

Ce soutien est plein l'espoir et de la foi en ce que la Russie continuera à renforcer sa puissance et que ses habitants vivront mieux.

Ce soutien est également fondamental pour défendre nos positions sur la scène internationale et pour agir de manière résolue pour parvenir à des changements profonds, positifs à l'intérieur de notre pays.

La Russie doit être moderne et dynamique, doit être prête à relever avec audace les défis de notre temps, à y répondre d'une façon tout aussi énergique afin de renforcer progressivement notre leadership dans les domaines qui constituent traditionnellement notre force et à travailler avec assurance et patience, en faisant preuve de volonté commune, là où nous devons encore obtenir les résultats qu'il nous faut, là où ce qui a été fait est de toute évidence encore insuffisant.

Avancer n'est jamais facile, c'est toujours une quête compliquée. Mais il y a certaines choses que l'histoire ne pardonne jamais : l'indifférence, l'inconséquence, la faiblesse et l'optimisme béat. Surtout aujourd'hui où nous vivons une période charnière, une époque de changements tourmentés partout dans le monde.

Les tâches qu'il nous faudra accomplir, les décisions urgentes qu'il nous faudra prendre, sont, sans exagération aucune, historiques. Elles orienteront le destin de la patrie pour les décennies à venir.

 

Il nous incombe de produire un travail acharné qui nécessitera la participation de la société russe dans son ensemble, une contribution active de chacun d'entre nous, de toutes les forces du monde de la politique et de la société civile responsables unies par une préoccupation sincère de l'avenir de la Russie.

Il nous faut faire des percées dans tous les domaines. Je suis fondamentalement convaincu que de tels progrès ne peuvent être accomplis que par une société libre qui accepte tout ce qui est nouveau et offre des perspective, et qui rejette l'injustice, l'immobilisme, le conservatisme profond et la nécrose bureaucratique — tout ce qui entrave le développement de chacun, l'empêche de s'épanouir pleinement, de se réaliser, de trouver un champ d'application à ses talents et, donc, qui freine l'élan vers l'avenir de tout notre pays.



Chers amis ! Cette année nous célébrerons le 25e anniversaire de la Constitution de la Fédération de Russie. Elle a souligné la valeur inconditionnelle, la primauté des droits et libertés civils. C'est dans l'unité harmonieuse d'un citoyen libre, d'une société civile responsable et d'un État puissant, agissant, démocratique que je vois les bases solides du développement de la Russie.

Nous avons résolu des problèmes économiques et sociaux extrêmement difficiles, nous nous sommes rendus compte qu'en évoluant ensemble avec le monde nous ne pouvions pas nous couper de nos racines ni renoncer à notre histoire et à notre culture multiethnique. Nous avons compris que toute notre beauté et toute notre force se trouvaient dans notre identité et notre cohésion.

Nous avons appris à défendre nos intérêts, nous avons restauré la fierté pour la Patrie, pour nos valeurs traditionnelles.

 

L'expérience que nous avons acquise montre qu'aujourd'hui encore nous devons préserver nos acquis et, sur cette base, aller évidemment seulement de l'avant.

Nous devons bien sûr accompagner les changements que connaît le monde, décider de l'agenda de notre développement spectaculaire afin qu'aucun obstacle et qu'aucune circonstance ne puissent nous empêcher de déterminer par nous-mêmes et seulement par nous-mêmes notre avenir, de réaliser nos projets et rêves les plus audacieux.

Nous sommes toujours ouverts au dialogue. Avec nos partenaires, nous allons promouvoir des projets d'intégration, renforcer nos liens économiques, humanitaires, culturels, scientifiques. Nous prônons une coopération sur un pied d'égalité, mutuellement avantageuse, avec tous les États dans l'intérêt de la paix et de la stabilité sur notre planète.

La Russie est un acteur fort, actif et influent sur la scène internationale. La sécurité et les capacités de défense de notre pays sont assurément garanties. Nous continuerons à accorder à ces questions toute l'attention qu'elles méritent.

Nous devons mettre aujourd'hui en œuvre toutes les possibilités, en premier lieu pour atteindre les objectifs les plus urgents du développement intérieur de notre pays, pour réaliser une percée économique, technologique, pour élever notre degré de compétitivité dans les domaines qui déterminent l'avenir.

 

Une nouvelle qualité de vie, le bien-être, la sécurité, la santé des habitants de notre pays, c'est là l'essentiel et c'est ce qui est au cœur de notre politique. Notre objectif est une Russie pour tous ceux qui la composent, un pays qui offrirait à tout un chacun la possibilité de réaliser son potentiel.

Je suis profondément convaincu que les grands objectifs qui concernent la vie du pays à l'échelle nationale et la vie quotidienne de ses habitants sont fortement liés.

Ce n'est qu'ainsi qu'il est possible de réunir les conditions sine qua non de l'édification et du développement et, ce qui est très important, de créer l'atmosphère de responsabilité réciproque, de soutien et de confiance à l'intérieur de la société.

Chacun doit comprendre que notre participation active à la vie du pays est nécessaire pour produire l'énergie du renouveau, que personne ne fera ce travail à notre place, que nous, citoyens de la Russie, sommes la force motrice des réformes. Plus nombreux seront ceux, quels que soient leurs profession, statut social et niveau de prérogatives, qui prendront conscience de leur rôle dans l'amélioration de la vie, et plus nous avancerons de manière dynamique et efficace.

Les autorités, au niveau local comme national, ont une responsabilité particulière. Les administrés voudraient à juste titre que leurs problèmes et soucis soient réglés sans atermoiements, que leurs initiatives, réclamations et exigences soient prises en compte avec toute l'attention qu'elles méritent, que la réputation, l'honneur, la compréhension, l'ouverture deviennent la norme de conduite des représentants à tous les échelons du pouvoir.

Nous devons élargir l'espace de liberté pour les entrepreneurs et les scientifiques, pour les milieux artistiques, pour les citoyens actifs, pour tous ceux qui ne sont pas indifférents et aspirent au renouveau. C'est là, à mon avis, le préalable à notre stratégie et au développement stable de la Russie.

 

J'espère que de nouvelles idées seront avancées, que nos jeunes feront preuve d'audace et seront capables de conduire les réformes, qu'ils seront fidèles aux valeurs de vérité et d'équité respectées pendant toute leur vie par les générations précédentes dont les connaissances, la fermeté, la sagesse et l'expérience seront sans aucun doute nécessaires.

En unissant les efforts de tous ceux qui ne sont pas indifférents à notre pays, à son avenir, nous atteindrons nos objectifs, réaliserons des percées dans le domaine des sciences et des technologies, nous mettrons ensemble en œuvre les grands projets de modernisation de nos villes et villages, de développement de toutes nos régions. Nous appliquerons une politique sociale moderne, orientée vers les besoins de tout un chacun, de chaque famille russe, nous améliorerons la qualité de l'enseignement et de la santé.

Nous accorderons une attention particulière au soutien des valeurs familiales traditionnelles, de la maternité et de l'enfance, pour qu'il y ait en Russie autant que possible d'enfants désirés, sains, intelligents et doués.

 

C'est à eux, à nos enfants, qu'il incombera de continuer à développer notre pays, d'obtenir des victoires encore plus impressionnantes que celles obtenues par leurs parents, de respecter et de donner une suite à l'histoire de notre Patrie.

Chers amis ! En tant que chef de l'État, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la Russie soit plus puissante, plus prospère et plus glorieuse, pour satisfaire les besoins de la société et répondre aux attentes des citoyens de notre pays.

Nous savons que notre Patrie et nos citoyens ont enduré de très pénibles épreuves dans les années 1990 et au début des années 2000, lorsque des changements historiques qui avaient longuement mûri et étaient absolument nécessaires se sont produits.

Beaucoup de choses ont été reconstruites, mais il reste encore beaucoup de travail à réaliser dans ce domaine, toutes les plaies historiques n'ont pas cicatrisé, toutes les pertes et difficultés n'ont pas été surmontées, et la vie nous lance constamment de nouveaux défis, nous fixe de nouvelles tâches complexes, et il faudra travailler dur pour les réaliser. Il n'y a pas de temps à perdre.

Nous savons tous parfaitement qu'au cours de son histoire plus que millénaire, la Russie a souvent été confrontée à des périodes de troubles et d'épreuves, mais qu'elle a toujours su renaître de ses cendres, tel le phénix, qu'elle a toujours su surmonter les obstacles.

 

La Russie atteignait de nouveaux sommets, inaccessibles aux autres, des sommets qui devenaient pour le pays une nouvelle base, un nouveau tremplin pour un nouveau bond en avant.

Je suis convaincu qu'aujourd'hui encore nous réaliserons une percée, car nous sommes une équipe unie et puissante qui est en mesure de surmonter toutes les difficultés, même les plus complexes.

 

Que l'amour de la Patrie, tout ce qu'il y a de meilleur en chacun d'entre nous, inspire nos quêtes, notre volonté de nous perfectionner, nos succès personnels, notre travail pour notre famille, qu'il nous pousse à produire un travail acharné au nom du bien-être de la Patrie.

Nous réussirons sans aucun doute ! Je le crois ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour cela !

Je vous remercie.

06/05/2018

GÉOPOLITIQUE : MOYEN-ORIENT , A QUEL JEUX JOUENT LES ÉTATS-UNIS ???

5 mai 2018
Les États-Unis fomenteraient un nouveau conflit au Proche-Orient

Face à l’affaiblissement des positions de leurs alliés en Syrie, les États-Unis tentent de mobiliser les restes dispersés des groupes radicaux et incitent les pays de la région à un nouveau conflit militaire au Proche-Orient, selon Hamide Yigit, l’experte turque qui a parlé à Sputnik.

Dans un entretien à Sputnik Hamide Yigit, politologue turque et auteur de plusieurs études sur les crises au Proche-Orient, a signalé que Washington qui n'avait obtenu en Syrie aucun succès militaire tangible faisait feu de tout bois pour se maintenir dans la région.

«Au fur et à mesure de l'affaiblissement des positions des pays occidentaux en Syrie, ils font appel à des stratégies différentes pour se maintenir dans la région.

En témoignent la récente attaque conjointe menée contre la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni et leurs tentatives pour étendre leur présence sur le territoire syrien.

Le message qu'ils avaient adressé à Damas par leur attaque était plutôt destiné à l'Iran et à la Russie.

Il est notoire que pour jouer un rôle déterminant dans le règlement du conflit syrien, il faut avoir des positions fortes sur le théâtre des opérations militaires. Face aux importants récents succès des forces gouvernementales syriennes sur plusieurs fronts, les forces occidentales, plus particulièrement les États-Unis, doivent entreprendre quelque chose pour renforcer leurs positions.

Ils veulent avoir un atout de poids et les mesures dirigées contre l'Iran peuvent être interprétées à partir de ce point de vue», a noté l'experte turque.

Elle a signalé que dans l'ordre du jour régional, la menace de Daech* avait reculé au second plan et que les tensions entre les États-Unis et leurs alliés, d'une part, et l'Iran, de l'autre, apparaissaient sur le devant de la scène.

 

«Si dans les débats précédents des Occidentaux et de leurs alliés sur la situation dans la région Daech* a été désigné comme la menace principale, à l'heure actuelle le "facteur iranien" est mis toujours plus activement au premier plan. Israël en parle constamment…

Les Américains ont besoin d'étendre leurs positions à Raqqa et à Deir ez-Zor, notamment à l'est de l'Euphrate car le début d'une opération syrienne d'envergure dans cette région menacera la base américaine d'al-Tanf. Les États-Unis se rendent toujours mieux compte du rapprochement de cette menace.

L'armée syrienne a déjà placé sous son contrôle plusieurs régions à Deir ez-Zor ce qui a provoqué une réaction immédiate de la part d'Israël: selon certaines informations, une attaque a été menée contre les forces iraniennes déployées dans une base militaire dans le nord de Homs.

 

Cela permet de parler d'une agression directe contre l'Iran.

Dès que les positions des alliés occidentaux en Syrie commencent à faiblir, les États-Unis font appel à leur rhétorique favorite incitant les pays de la région à un nouveau conflit et Israël organise une démonstration de force en effectuant des frappes ciblées», a expliqué Hamide Yigit.

 

Elle a cependant déploré que les conséquences de cette politique de l'Occident et de leurs alliés seraient supportées par la population de la région.

«Les États-Unis, qui jouent le rôle d'occupants sur le territoire syrien, souhaitent consolider leur présence et étendre leur sphère d'influence dans le nord de la Syrie.

Des sources locales parlent de la probabilité du début prochain d'une importante opération des forces gouvernementales syrienne.

Dans cette situation les États-Unis ne participeront pas directement aux combats, préférant confier la mission aux membres, peu nombreux d'ailleurs, des groupes radicaux et aux forces armées de pays régionaux qui subiront des pertes réelles en cas de combats acharnés.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni envoient leurs forces en Syrie avec un grand enthousiasme, cherchant à montrer qu'ils sont les acteurs dont dépend le rapport des forces, mais en fin de compte les conséquences en seront supportées par les pays de la région.

À mon avis, les actions des forces occidentales s'inscrivent dans la tactique visant à réunir les groupes djihadistes dispersés qui ont perdu leurs positions et les préparer à un nouveau conflit dans la région», a conclu Hamide Yigit.

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05/05/2018

RUSSOPHOBIE ET NOUVELLE GUERRE FROIDE ??? TRIBUNE LIBRE !

 
5.mai.2018 // Les Crises
 

La russophobie et la nouvelle Guerre froide, par Stephen F. Cohen

 

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 04-04-2018

 

Stephen F. Cohen, professeur émérite d’études et de politique russes à NYU [New York University] et à Princeton, et John Batchelor poursuivent leurs discussions (habituellement) hebdomadaires sur la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie.

(Les épisodes précédents, qui en sont maintenant à leur cinquième année, se trouvent sur TheNation.com.)

 

Cohen a déjà expliqué pourquoi la nouvelle Guerre froide est potentiellement encore plus dangereuse que la précédente d’il y a 40 ans, citant des facteurs tels que la présence de l’épicentre politique aux frontières de la Russie, l’absence d’un code de conduite mutuel et la diabolisation sans précédent du dirigeant du Kremlin.

 

Il n’avait pas beaucoup étudié le rôle de la russophobie parce qu’il pensait qu’elle n’avait pas été un facteur causal important, contrairement à l’anticommunisme, dans la précédente, se rappelant un épisode dans sa propre famille et, plus important encore, les paroles de George Kennan, l’architecte de l’endiguement, en 1951, sur le peuple russe : « Donnez-leur du temps, laissez-les être russes, laissez-les résoudre leurs problèmes internes à leur manière… vers la dignité et la sagesse dans le gouvernement ».

 

Mais les déclarations russophobes frappantes de l’ancien chef des services de renseignements américains en 2017 ont amené Cohen à reconsidérer ce facteur : le directeur du renseignement national, James Clapper, qui a déclaré sur la chaîne de télévision nationale NBC, « les Russes, qui sont typiquement presque génétiquement poussés à récupérer, conquérir, gagner des faveurs » ; et le directeur de la CIA, John Brennan, qui a averti que les Russes « essaient de suborner des individus et qu’ils essaient d’amener des individus, y compris des citoyens américains, à agir en leur nom, volontairement ou non…

 

Souvent, les individus qui empruntent le chemin de la trahison ne s’en rendent compte que lorsqu’il est trop tard ». L’ancien directeur du FBI James Comey a ajouté : « Ils en ont après l’Amérique ».

 

Et le sénateur John McCain a souvent cité la Russie comme étant « une station-service déguisée en pays ». De tels commentaires de la part de hauts responsables du renseignement, dont la profession exige une objectivité rigoureuse, et de personnalités politiques influentes, ont poussé Cohen à rechercher d’autres déclarations de ce genre de la part de leaders d’opinion et de publications. Il ne donne que quelques uns des nombreux exemples représentatifs.

  • L’élection présidentielle de mars, une sorte de référendum sur ses 18 ans à la tête du pays, a donné à Vladimir Poutine un appui retentissant, près de 77 %. L’élection a été largement caractérisée par les principaux médias américains comme une « imposture », ce qui dénigre, bien sûr, l’intégrité des électeurs russes. En effet, un fervent de la diabolisation de Poutine avait auparavant qualifié l’opinion publique russe « d’opinion de foule ».
  • Un rédacteur de Rolling Stone va plus loin, expliquant que les « experts de la Russie » réfléchissent « beaucoup à ce qui passe pour la société civile dans la Russie moderne qui est, en fait, contrôlée par Poutine ». La société civile signifie, bien sûr, tous les groupes et associations non étatiques, c’est-à-dire la société elle-même.
  • On peut lire dans un récent éditorial du Washington Post ce qui suit : « Est-ce un crime d’adorer Dieu ? Selon la Russie, oui ». Il s’agit d’un pays où l’Église orthodoxe est florissante et où les Juifs sont plus libres qu’ils ne l’ont jamais été dans l’histoire de la Russie.
  • Un chroniqueur sportif du Washington Post, se référant à des accusations de dopage, qui pourraient s’effondrer, qualifie les médaillés russes de 2018 de représentants d’une « nation honteuse ».
  • Un chroniqueur du New York Times approuve un chroniqueur du Post, un expert sur la Russie, pour avoir affirmé que « la Russie de Poutine » est « une puissance anti-occidentale avec une vision différente et plus sombre de la politique mondiale… [une] puissance violant les normes ».
  • Selon un expert de longue date de Fox Russia, qui a récemment démissionné, Poutine se comporte comme il le fait « parce qu’ils sont Russes ».
  • Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des caricatures médiatiques omniprésentes qui dépeignent la Russie comme un ours menaçant et vorace.

Comment expliquer cette russophobie omniprésente ?

 

Trois livres importants mais peu remarqués fournissent beaucoup de recul historique et d’analyses utiles : The American Mission and the « Evil Empire » [la mission de l’Amérique et « l’empire du Mal », NdT], de David S. Foglesong ; Russophobia d’Andrei P. Tsygankov ; et, plus récemment, de Guy Mettan Creating Russophobia [créer la russophobie, NdT], qui l’assimile à une « folie anti-russe ». Ils examinent de nombreux facteurs : les peuples ethniques (maintenant des États indépendants avec de grandes diasporas) avec des griefs historiques contre les empires tsaristes et soviétiques ; les évolutions historiques à partir du 19e siècle ; les besoins budgétaires du complexe militaro-industriel américain actuel d’un « ennemi » depuis la fin de l’Union soviétique ; d’autres lobbies anti-russes actuels aux États-Unis et l’absence de lobbies pro-russes ; ainsi que d’autres facteurs explicatifs.

 

Tous doivent être pris en compte, mais pour Cohen, trois choses sont certaines : Les attitudes russes envers l’Amérique ne sont pas historiquement ou génétiquement prédéterminées, comme en témoigne la « Gorbymania » qui a balayé les États-Unis à la fin des années 1980 lorsque le président russe Mikhaïl Gorbatchev et le président américain Ronald Reagan ont tenté de mettre fin à la précédente Guerre froide ; la diabolisation extraordinaire de Poutine s’est associée à la Russie ; et la russophobie des élites politiques et des médias américains – bien moins parmi les citoyens ordinaires – est un autre facteur qui a rendu la nouvelle Guerre froide beaucoup plus dangereuse.

 

Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études et de politique russes à l’Université de New York et à l’Université de Princeton et rédacteur en chef de The Nation.

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 04-04-2018

 

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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