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23/05/2015

ARMEMENT: LE MOYEN ORIENT ET LES ÉTATS-UNIS .......

Les troubles au Moyen Orient sont une grande source de bénéfices pour les Etats-Unis

Publié par wikistrike.com sur 23 Mai 2015, 10:08am

 

Les troubles au Moyen Orient sont une grande source de bénéfices pour les Etats-Unis

On est toujours tenté de chercher des raisons à une guerre, et on oublie que, pour l’industrie de l’armement, la guerre est une fin en soi. Les Etats-Unis, qui représentent globalement ces forces obscures mais qui ne sont évidemment pas les seuls,  ont trouvé au Moyen-Orient le théâtre idéal pour mener une guerre lucrative sans fin, avec sur place l’agent israélien chargé d’attiser le feu. Intro par RI

***

L’industrie américaine de l’armement est en plein essor. Les pays du Moyen Orient qui sont en conflit figurent parmi ses meilleurs clients. Pour l’activiste Brian Becker, Washington s’inquiète plus pour ses affaires que des vies humaines.

Le département d’Etat américain a officiellement approuvé des ventes d’armes à destination d’Israël à hauteur d’environ 1,7 milliard d’euros. Selon le contrat, l’Etat hébreu recevra des centaines de bombes de perforation de bunkers, de missiles Hellfire, de missiles air-air et des milliers de bombes à retardement prêtes à exploser. Selon l’Agence pour la coopération de sécurité et de défense, la livraison de ces armes permettra d’améliorer la coopération militaire avec Israël et de soutenir les besoins israéliens.

Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis apportent une aide militaire à Israël. Chaque année Israël reçoit près de 2,7 milliards d’euros pour ses besoins militaires, dont l’essentiel doit être dépensé pour des armes de fabrication américaine. Il y a quelques semaines, la commission des Forces armées de la Chambre des représentants des Etats-Unis avait approuvé une aide de 427 millions d’euros pour fournir des systèmes antimissiles à Israël.

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Les Etats-Unis ont aussi donné leur feu vert à un autre contrat, d’une valeur de 1,8 milliard d’euros, avec l’Arabie Saoudite, qui pourra ainsi acheter 10 hélicoptères multi-missions Seahawk, 38 missiles Hellfire et 380 petits missiles à guidage au laser (APKWS).

Pour rappel, l’année dernière, le Qatar avait signé un contrat de 9,8 milliards d’euros avec les Etats-Unis pour la livraison d’hélicoptères Apache et de systèmes de défense aérienne Javelin et Patriot.

Si la technicité des armes augmente chaque année, la quantité des victimes qu’elles provoquent progresse lui aussi. Le taux de morts dans les conflits au Moyen-Orient a triplé au cours des sept dernières années.

En 2014, au moins 180 000 sont décédés dans les conflits. Le directeur de la coalition contre la guerre ANSWER, Brian Becker, souligne que Washington ne regarde que son propre intérêt en ce qui concerne la vente d’armes, ce qui a contribué à la «fragmentation du Moyen Orient».

«Bien sûr cela a aussi été une grande source de bénéfices pour les fabricants d’armes aux Etats-Unis, pour le complexe militaro-industriel et pour les entreprises liées aux conflits. C’est une partie considérable de l’économie américaine, et pour eux, tout cela représente des marchés très importants», a-t-il souligné.

 

 

 

http://francais.rt.com/international/2553-moyen-o...

VERS UNE BOMBE NUCLÉAIRE POUR DAESH ???

Daesh se targue de pouvoir acheter une bombe nucléaire au Pakistan

Des combattants de Daesh© Stringer Source: Reuters
Des combattants de Daesh
 

L’Etat islamique pourrait acheter une arme nucléaire au Pakistan d’ici 12 mois en cas de nécessité, prétend la revue du groupe djihadiste dans un article qui est attribué au journaliste John Calie qui est un otage de l’EI.

L’article parle «d’une opération hypothétique» dans laquelle l’Etat islamique dépenserait ses «milliards de dollars» pour acheter un dispositif nucléaire au Pakistan «par l’intermédiaire des marchands d’armes qui ont des liens pour soudoyer des responsables dans la région».

L’arme pourrait être transportée via la Libye ou le Nigéria. L’article suggère que «les livraisons des drogues provenant de la Colombie à destination de l’Europe passent par l’Afrique de l’Ouest, donc le transport d’autres produits de contrebande de l’Est vers l’Ouest est également possible».

Le dispositif arriverait sur les côtes sud de l’Amérique du Sud, d’où il partirait pour le Mexique, avant d’entrer aux Etats-Unis en contrebande. La conclusion qui fait froid dans le dos, c’est qu’en fin de compte l’article simplement qu’«ils se mêlent aux autres 12 millions d’étrangers illégaux aux Etats-Unis avec une bombe nucléaire dans le coffre de leur voiture».

L’auteur admet que c’est un scénario «tiré par les cheveux», mais d’après lui, ce scénario est plus facilement réalisable aujourd’hui qu’il y a un an. D’après ses dires, Daesh «cherchera à faire quelque chose de grand». Selon l’article, cela pourrait être réalisé par l’un des nombreux groupes islamistes rassemblés sous l’aile de l’Etat islamique.

L’article évoque des groupes tels que Boko Haram qui a récemment fait allégeance à l’Etat islamique. L’auteur écrit qu’il y a de nombreux partisans de Boko Haram au Moyen-Orient et affirme que «rien n’avait atteint cette échelle auparavant. De vastes territoires du Pakistan, du Nigéria, de la Libye, du Yémen et de la péninsule du Sinaïsont fédérés sous le drapeau noir».

En savoir plus : Nigéria : Boko Haram prête allégeance à l’Etat islamique

Les estimations du nombre de combattants de Daesh varient grandement. La CIA estime leur nombre total en Irak et en Syrie à 30 000, tandis que les militaires russes les estiment à 70 000 alors qu’un dirigeant kurde a mentionné le chiffre de 200 000 en novembre dernier.

Il est encore plus difficile d’estimer les montants financiers dont Daesh dispose. Mais certaines estimations prêtent à l’Etat islamique un trésor de guerre d’environ deux milliards de dollars, ce que lui permettrait d’acheter facilement un dispositif nucléaire.

John Calie, le journaliste que la revu mentionne comme auteur de l’article, est un otage de l’Etat Islamique. Les terroristes le détiennent depuis plus de deux ans et l’ont utilisé dans nombreuses vidéos de propagande où il disait qu’il s’était converti à l’idéologie extrémiste de Deash. Mais de façon plus réaliste, c’est sans doute par intimidations que le journaliste s’est livré à de telles déclarations.

 

Source et publication:  http://francais.rt.com/international/2582-daesh-bombe-nucleaire-pakistan

LES LAPINS-CRÉTINS AU POUVOIR ! TRIBUNE LIBRE !

LES LAPINS-CRÉTINS AU POUVOIR POUR LA 3ème GUERRE MONDIALE ! (par Maurice D.)

 

On peut dater la première tentative de démocratisation de l’islam avec Mustapha Kemal Atatürk en 1934, qui imposa la laïcité à la Turquie après la chute de l’empire ottoman. Les puissances occidentales en conclurent que l’islam était laïcisable.

Aussi, quand l’empereur d’Iran, Reza Pahlavi commença à déraper dans le totalitarisme, afficha une volonté d’indépendance nationale et des projets mégalomanes, dont la gigantesque et prestigieuse commémoration de Persépolis (1971) par laquelle il voulait rattacher sa jeune dynastie (trois générations) à l’ancien empire achéménide perse (commémoration que la reine Elisabeth qualifia de « mascarade« ), c’en fût trop.

Jimmy Carter et Valéry Giscard d’Estaing décidèrent de le remplacer, au prix d’une révolution, par une démocratie islamo-laïque (un bel oxymore) qui resterait soumise à l’Occident.

Pour cela ils choisirent un ayatollah populaire dans les milieux islamistes iraniens et doté d’un fort caractère, Khomeiny, que Giscard d’Estaing installa en France avec de gros moyens de communication, pendant que les Etats-Unis préparaient matériellement la révolution sur le terrain avec l’aide des musulmans chiites fondamentalistes qui considéraient la fête de Persépolis comme un blasphème majeur puisqu’elle affirmait l’existence d’une histoire préislamique.

Simultanément, la chaîne britannique BBC, à l’époque très suivie au Moyen-Orient, procédait à un bombardement médiatique pour discréditer l’empereur, ou « shah » d’Iran, Reza Pahlavi. En 1972 la révolution eut lieu et l’empereur dut prendre la fuite avec un Boeing dont il exigea de prendre les commandes (il était pilote), ce qui sauva la vie de tous ceux qui étaient à bord puisque le pilote musulman a déclaré quelques années plus tard qu’il avait reçu l’ordre des autorités religieuses d’écraser l’appareil avec tous ses occupants « pour tuer le tyran« . Cela ne vous rappelle rien ?

Ni les Américains, ni les Anglais, ni les Français ne comprirent qu’ils venaient de mettre en selle un mouvement terroriste qui couvait en sourdine dans tout l’islam chiite, mais surtout sunnite, le salafisme islamiste. Ni la reine, ni les deux présidents opérateurs de la révolution iranienne, ni leurs ministres et leurs administrations ne connaissaient grand-chose à l’islam, aussi tombèrent-ils de haut quand ils réalisèrent au bout de quelques semaines qu’ils venaient d’ouvrir la boite de Pandore, de libérer toute la violence intrinsèque de l’islam jusqu’ici contenue soit par les administrations coloniales, soit par les dictateurs arabes socialistes et laïcs.

Unknown

Nous, on connait bien l’islam, religion d’amour, de tolérance et de paix

L’ayatollah Khomeiny recycla la terrible police impériale, la SAVAK, célèbre pour les méthodes de torture qu’elle pratiquait sur les opposants au régime et les musulmans chiites fondamentalistes, en police religieuse qui se montra pire encore*, instaura la charia dont les femmes furent les premières victimes, retourna la forte ex-armée impériale contre son voisin du Sud-Ouest, l’Irak à l’époque socialise et laïc de Sadam Hussein, et mit en pratique le terrorisme international en allant égorger dans les pays où ils s’étaient réfugiés les anciens collaborateurs du Shah. En France même, l’ancien premier ministre Chapour Bakhtiar fut égorgé, en 1991, dans sa villa de Suresnes proche de Paris par un commando djihadiste.

Mais les lapins-crétins occidentaux avaient en tête un projet beaucoup plus vaste : se servir de la violence du fondamentalisme musulman pour détruire l’U.R.S.S. En fait, ils avaient espéré que la violence iranienne se répandrait et stimulerait les républiques musulmanes du Sud de l’empire soviétique, mais seule la Tchétchénie développa une insurrection armée islamiste efficace que, heureusement pour l’Europe toute entière, l’armée soviétique écrasa. Dans leur ignorance de la réal!té de l’islam, les dirigeants occidentaux n’avaient oublié qu’une chose : ces républiques étaient sunnites, et donc peu disposées à suivre l’exemple chiite iranien. Les Etats-Unis entreprirent alors de subventionner et d’instrumentaliser d’autres mouvements djihadistes du Moyen-Orient, en commençant par les talibans afghans, mais aussi des individus « prometteurs » et qu’ils croyaient occidentalisés par des années de présence personnelle et familiale aux Etats-Unis, comme Ben Laden.

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 Omar Ben Laden, fils de Ben Laden, et sa femme Zaïna en 2008,
deux gentils arabo-américains 
(photo Paris-match)

Les dirigeants Occidentaux ressemblent à s’y méprendre à un personnage d’Achille Talon, le marquis Constant d’Anlayreur. N’ayant pas réussi depuis quarante ans – toujours par ignorance des fondamentaux de l’islam – à mettre en œuvre une politique réaliste et intelligente pour gérer diplomatiquement leurs relations avec le monde arabo-musulman, ils persistent à poursuivre celle qui consiste à soutenir plus ou moins ouvertement les mouvements djihadistes, de temps en temps pour détruire un régime autoritaire (Tunisie, Libye, Egypte, Syrie), mais toujours pour affaiblir la Russie qu’ils s’obstinent à considérer comme plus dangereuse que l’islam parce qu’elle refuse d’intégrer leur monde capitaliste et pseudo libéral mené par une poignée de financiers internationaux généralement francs-maçons au travers de sectes obscures (Groupe Bilderberg, French and American foundation, etc.).

Le résultat est que l’islam fondamentaliste a maintenant une main armée et toute une réserve dormante de djihadistes dans les pays d’Europe et même aux Etats-Unis !
La plupart des musulmans sont bien intégrés dans leurs pays d’accueil, mais essentiellement les immigrants des deux premières générations et ceux qui sont non pratiquants ou pratiquants « de façade » pour ne pas être rejetés par leur communauté. Les jeunes sont rarement intégrés à nos sociétés, ni prêts à en accepter les règles de démocratie et de laïcité, notamment ceux qui ont gardé leur double nationalité.

Un exemple frappant : une certaine Najat Belkacem, épouse Vallaud, déclarait sur BEUR FM TV le 12 Septembre 2014 à propos de son positionnement personnel vis-à-vis de la France : « Tout comme mon frère Zinedine Zidane, je ne considère la France que comme une mère nourricière et non pas une mère patrie et je ne me considère personnellement qu’algéro-marocaine. La France n’a été pour moi qu’un moyen pour m’élever mais de cœur, je ne suis que marocaine ». Et, sur invitation du journaliste elle a répété les mêmes propos en arabe marocain.

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Trente ans après son lancement par les Etats-Unis en 1971, le djihadisme international frappa pour la première fois, en septembre 2001. On peut retenir cette date comme le premier acte de la grande guerre religieuse mondiale déclarée par l’islam au monde occidental. Mais nos lapins-crétins refusèrent (et refusent toujours) de le comprendre, aveuglés par l’analyse marxiste que continuent à leur apprendre leurs écoles aux programmes archaïques où l’on ne sait toujours pas que l’analyse marxiste n’est pas applicable aux sociétés primitives, comme je l’ai démontré dans Guerres indigènes dans le Pacifique, ni aux sociétés religieuses, ni aux sociétés fondées sur le terrorisme comme l’est l’Etat Islamique. Leur analyse diplomatique des relations internationales avec les sociétés arabo-musulmanes est donc faussée, ce qui explique tous ces échecs récurrents depuis trente ans, échecs collectifs de « l’élite » française de droite comme de gauche mais notamment socialiste.

Nous ne sommes qu’aux prémices de cette guerre religieuse mondiale, « atypique » dans la mesure où elle ne fait pas appel pour l’essentiel à des armées ordonnancées comme le sont les armées occidentales conçues pour des chocs frontaux de milliers d’hommes et fondées sur les règles chevaleresques qui remontent à la chrétienté romaine : respect des vaincus, des blessés, déclaration de guerre et fin de la guerre par un traité, etc…

Ces prémices se multiplient, et leur fréquence augmente à un rythme rapide. Après septembre 2001 (2 977 morts et des milliers de blessés), il y a eu Madrid (191 morts, 1 400 blessés), Nairobi (68 morts, 200 blessés), Londres (56 morts, 700 blessés), Alger (12 morts, 135 blessés), Marrakech (17 morts, 20 blessés), Istanbul (58 morts), Bagdad (contre les Yézidis 796 morts, 1 500 blessés), Canada, etc…

En France même, en 2006, Illan Halimi, jeune juif, est torturé et assassiné par des Noirs musulmans, première manifestation criminelle de l’antisémitisme violent des populations africaines immigrées.
Mars 2012 c’est Mohammed Merah, 2 militaires et quatre juifs dont trois enfants de 3 et 6 ans ; mai 2012, Mehdi Nemmouche, 4 juifs ; janvier 2015, les Kouachi, 12 morts et 11 blessés graves (Charlie Hebdo) et Amedy Coulibaly, 4 juifs.

Nos lapins-crétins n’en tirent d’autres conséquences que celles qui leur permettent de supprimer quelques libertés aux Français dans leur ensemble. Mais stigmatiser l’islam ? Dénoncer le racisme antisémite de ces tueurs tous musulmans d’origine africaine ? Pas question, ce serait « faire un amalgame« , disent-ils ! Et « stigmatiser » une partie des Français !

Quelle naïveté ou quel aveuglement !

Quant à la presse, elle trouve toujours des excuses aux jihadistes « L’enfance malheureuse des frères Kouachi » titre RFI bien qu’ils aient été élevés, nourris, formés entièrement aux frais des contribuables français, exactement comme la ministre marocaine qui elle, au moins, le reconnaît, « la France (ma) mère nourricière« , mais pas sa patrie, puisqu’elle est « marocaine de culture musulmane » a-t-elle affirmé par ailleurs.

Quand l’algérien Sid Ahmed Ghlam est arrêté avant d’avoir pu incendier l’église de Villejuif pendant la messe, pourquoi a-t-il choisi « Ville-Juif » ? Tout simplement parce que « cette église et cette ville sont le symbole de la civilisation judéo-chrétienne » que les musulmans fondamentalistes veulent détruire (observation de Camille Pascal, V.A. 30 avril).

Depuis cinq ans des dizaines de milliers de chrétiens ont été égorgés, brûlés vifs, mitraillés, un peu partout mais toujours dans des zones et des pays sous domination musulmane. Après le génocide arménien et la Shoah, c’est le troisième grand génocide international qui commence, mais les lapins-crétins aveuglés par leur idéologie ne voient rien venir.

Quelle idéologie ?

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« Pourquoi m’avez-vous lâché » demande le Shah d’Iran à Bernard Lewis, conseiller de Ronald Reagan (en 1977). « Parce que notre politique répond à des principes marxistes » répond Lewis. Stupeur du Shah, alors Lewis précise « Non pas ceux de Karl Marx, mais ceux de Groucho Marx… Nous aimons moins nos amis que nos adversaires« .
C’est aussi et toujours la position du gouvernement actuel de la France.

Maurice D.

* La SAVAK inventa notamment « l’égorgement intérieur » qui permettait d’égorger sans trace apparente extérieure, par l’introduction de lames de rasoir dans la gorge du supplicié.

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ET SI POUTINE DISAIT LA VÉRITÉ ? TRIBUNE LIBRE !

Et si Poutine dit la vérité ?

 
 
 

 

Le 26 avril, le président russe Vladimir Poutine est apparu dans un documentaire sur Rossiya 1, principale chaîne de la télévision nationale. L’émission portait sur les derniers événements dont l’annexion de la Crimée, le coup d’état américain en Ukraine et l’état général des relations avec l’Europe et les Etats-Unis. Il a parlé ouvertement.

Et, au beau milieu de son discours, l’ancien chef du KGB a lâché une véritable bombe politique connue des services secrets russes depuis une vingtaine d’années. 

Poutine a déclaré tout à coup qu’à son avis l’Occident ne serait content que lorsque la Russie serait affaiblie au point d’implorer l’aide de l’Ouest, chose que le tempérament russe n’est guère disposé à faire. Puis, le président russe a, pour la première fois en public, parlé d’une chose que les services secrets connaissent depuis près de vingt ans sans avoir jamais rien laissé transpirer. Très probablement dans l’espoir de relations un peu plus normalisées entre la Russie et les Etats-Unis.

Poutine a déclaré que la terreur  du début des années 1990 en Tchétchénie et dans le Caucase russe avait été activement soutenue par la CIA et les services secrets de l’Ouest dans le but délibéré d’affaiblir la Russie. Il a ajouté, sans donner de détails, que les services secrets du FSB étaient en possession de documents sur le rôle caché des Etats-Unis.

Ce à quoi Poutine, grand professionnel du renseignement, a fait allusion, j’en ai les preuves détaillées venant de sources non-russes. Cela a de grosses implications de révéler au monde entier le programme que les cercles d’influence à Washington ont caché pendant si longtemps. Ce programme qui avait pour but de détruire la Russie en tant qu’Etat souverain, incluait le coup d’Etat néo-nazi en Ukraine et une grave guerre de sanctions financières contre Moscou. Ce qui va suivre est tiré de mon livre Amerikas’Heilige Krieg.[1]

 Les guerres Tchétchènes de la CIA

 Peu après que les moudjahidin, financés par la CIA et les services saoudiens, eurent dévasté l’Afghanistan à la fin des années 1980 – obligeant l’armée soviétique à partir en 1989 et causant la dissolution quelques mois plus tard de l’Union Soviétique – la CIA commença à chercher des endroits où les « Arabes afghans » entraînés par elle pourraient être redéployés pour déstabiliser un peu plus encore l’influence russe sur l’espace eurasien de l’ère post soviétique.

Ils furent appelés « Arabes afghans » car ils avaient été recrutés parmi des musulmans sunnites wahhabites ultraconservateurs en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Koweït et dans d’autres parties du monde arabe où l’on pratiquait l’islam wahhabite très strict. C’est une recrue saoudienne de la CIA qui les amena en Afghanistan au début des années 1980.

Cette recrue avait elle-même été envoyée en Afghanistan. Il s’appelait Oussama ben Laden.

Alors que le chaos le plus complet régnait dans l’ex-Union soviétique, l’administration de George H.W.Bush décida de « frapper l’ennemi tant qu’il était à terre ». Ce fut une erreur grossière. Washington redéploya ses terroristes afghans chevronnés pour renforcer le chaos et déstabiliser toute l’Asie centrale, y compris la Fédération de Russie qui se trouvait alors dans une crise profonde due à l’effondrement économique de l’époque d’Eltsin.

Au début des années 1990, Haliburton, la société de Dick Cheney, avait fait une étude complète sur les ressources en pétrole off-shore de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et de toute la mer Caspienne. Ils estimèrent que la région était « une nouvelle Arabie saoudite » valant des milliards de dollars sur le marché actuel. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient bien décidés à employer tous les moyens pour garder pour eux toute cette manne pétrolière, loin de tout contrôle russe. Le premier but de Washington fut de monter un coup d’état contre le président élu d’Azerbaïdjan, Abdulaf Elchibey, et d’installer un président plus favorable aux intérêts américains et à un oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) contrôlé par les Etats-Unis, « l’oléoduc le plus politique du monde », amenant le pétrole de Bakou en Azerbaïdjan en Turquie et vers la Méditerranée en passant par la Géorgie. 

A cette époque, le seul oléoduc partant de Bakou était russe et datait de l’ère soviétique. Il traversait Grozny, la capitale tchétchène. Il amenait le pétrole de Bakou vers le nord après avoir traversé la province russe du Dagestan et vers le port russe de la mer Noire, Novorossiysk, après avoir traversé la Tchétchénie. Cet oléoduc était le principal obstacle à l’autre route très coûteuse de Washington et des grandes compagnies pétrolières anglaises et américaines.

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Le président Bush senior donna à ses vieux amis de la CIA la mission de détruire cet oléoduc russo-tchétchène et de créer une confusion telle dans le Caucase qu’aucune compagnie russe ou occidentale n’aurait plus l’idée d’utiliser l’oléoduc russe de Grozny. 

Graham E.Fuller, ancien collègue de Bush et ex-Directeur adjoint du Conseil national de la CIA pour le renseignement, avait été un des principaux architectes de la stratégie des moudjahidin enrôlés par la CIA. Fuller a décrit la stratégie de la CIA dans le Caucase au début des années 1990 en ces termes: «  La politique consistant à guider l’évolution des musulmans et à les aider contre nos ennemis a superbement bien marché en Afghanistan au détriment de l’Armée Rouge. La même procédure peut encore être utilisée pour déstabiliser ce qui reste de l’empire russe. »

Pour mener l’opération, la CIA s’est servi d’un spécialiste des coups tordus, le général Richard Secord. Celui-ci monta une société-écran, MEGA Oil. Dans les années 1980, Secord avait été condamné pour le rôle central qu’il avait joué dans l’Irangate et les ventes illégales d’armes et de drogue allant avec.

En 1991, Secord, ex-assistant adjoint au Ministre de la Défense Nationale, arriva à Bakou et mit sur pied la société-écran de la CIA, MEGA Oil. C’était un vieux connaisseur des opérations cachées de la CIA, impliquant des ventes d’opium au Laos pendant la guerre du Vietnam. En Azerbaïdjan, il ouvrit une ligne aérienne pour amener secrètement, d’Afghanistan en Azerbaïdjan, des centaines de moudjahidin appartenant au mouvement Al-Qaïda de Ben Laden. Dès 1993, MEGA Oil avait recruté et armé 2 000 moudjahidin, faisant de Bakou une base d’opérations pour les moudjahidin terroristes prêts à sévir dans tout le Caucase.

Les opérations secrètes menées dans le Caucase par les moudjahidin du général Secord furent à l’origine du coup d’Etat militaire qui renversa cette année-là le président élu Abulfaz Elchibey pour mettre à sa place une marionnette plus maniable pour les Américains, Heydar Aliyev. Un rapport secret établi par les services turcs fut divulgué au Sunday Times à Londres. Il confirmait que « deux géants du pétrole, BP et Amoco, respectivement anglais et américain, qui forment ensemble un consortium pétrolier, l’AIOC, sont derrière le coup d’état ». 

Turki al-Faisal, chef des services secrets saoudiens, fit en sorte que son agent, Oussama Ben Laden -qu’il avait envoyé en Afghanistan dès le début de la guerre au début des années 1980- utilise son organisation afghane, Maktab al-Khidamat (MAK) afin de recruter des « Arabes afghans » pour ce qui était en train de devenir un Jihad mondial. Les mercenaires de Ben Laden furent utilisés comme troupes de choc par la CIA et le Pentagone pour coordonner et soutenir les offensives musulmanes non seulement en Azerbaïdjan, mais aussi en Tchétchénie et, plus tard, en Bosnie.

Ben Laden amena un autre Saoudien, Ibn al-Khattab, pour devenir le chef ou Emir des Moudjahidine Djihadistes en Tchétchénie (sic!) avec le seigneur de guerre tchétchène, Shamil Basayev. Peu importait qu’Ibn al-Khattab soit un arabe saoudien qui ne parlait pas un mot de tchétchène, encore moins de russe. Ce qu’il savait, c’était à quoi ressemblaient les soldats russes et comment les tuer.

La Tchétchénie était alors par tradition une société à prédominante soufie, branche modérée et apolitique de l’islam. Mais l’arrivée grandissante de moudjahidin terroristes, mandatés par les Etats-Unis, bien payés, bien entraînés et prêchant la Guerre Sainte ou le Djihad contre les Russes transforma le mouvement de résistance tchétchène, à l’origine réformiste. Ils répandirent à travers le Caucase l’idéologie islamiste radicale d’Al-Qaïda. Et sous la conduite de Secord, les opérations terroristes des moudjahidin eurent vite fait de gagner le Daghestan et la Tchétchénie, faisant de Bakou une plaque tournante pour le trafic d’héroïne afghane vers la mafia tchétchène. 

A partir du milieu des années 1990, Ben Laden se mit à verser aux leaders de la guérilla tchétchène, Shamil Basayev et Omar ibn al-Khattab, la coquette somme de plusieurs milliers de dollars par mois, l’équivalent d’un trésor royal dans la Tchétchénie économiquement dévastée de cette époque. Ceci leur permit de mettre la majorité tchétchène modérée sur la touche. Les services secrets américains restèrent très impliqués dans le conflit tchétchène jusqu’à la fin des années 1990. Selon Yossef Bodansky, qui était alors Directeur de la Force opérationnelle du Congrès américain contre le terrorisme et les guerres non-conventionnelles, Washington était très impliqué dans « un nouveau djihad anti-russe, soutenant et renforçant les forces islamistes anti-occidentales les plus virulentes ».

Dans son rapport, Bodansky dévoila en détail toute la stratégie de la CIA au Caucase , affirmant que des fonctionnaires du gouvernement américain étaient impliqués.

« Une rencontre officielle en Azerbaïdjan en décembre 1999 au cours de laquelle on discuta de programmes spéciaux pour la formation et l’équipement de Moudjahidin du Caucase, du monde arabe, d’Asie centrale et du sud et  sur lesquels on tomba d’accord. Le point culminant fut l’encouragement tacite prodigué aux alliés musulmans (surtout la Turquie, la Jordanie et l’Arabie saoudite) et aux entreprises de sécurité privées…d’aider les Tchétchènes et leurs alliés islamistes à déferler au printemps 2000 et à soutenir longtemps le djihad qui allait s’ensuivre….le Djihad islamiste au Caucase comme moyen de priver la Russie d’un oléoduc viable par la spirale de la violence et du terrorisme. »

La phase la plus intense des guerres tchétchènes tira à sa fin en 2000 juste après qu’une opération militaire russe d’envergure eut défait les Islamistes. Ce fut une victoire à la Pyrrhus qui coûta la vie à des milliers de personnes et entraîna la destruction de villes entières. Le nombre exact de victimes du conflit tchétchène initié par la CIA demeure inconnu. Des estimations non-officielles allèrent de 25 000 à 50 000 morts ou portés disparus, pour la plupart des civils. Le nombre de morts chez les Russes avoisinait les 11 000 selon le Comité des Mères de Soldats;

Les grandes compagnies pétrolières anglo-américaines et les agents de la CIA étaient ravis. Ils avaient ce qu’ils voulaient: leur oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, contournant l’oléoduc russe de Grozny. 

Les djihadistes tchétchène, sous le commandement islamique de Shamil Basayev, continuèrent la guérilla en Tchétchénie et aux alentours. La CIA se re-concentrait sur le Caucase.

Les contacts saoudiens de Basayev

Basayev joua un rôle central dans le djihad mondial de la CIA. En 1992, il rencontra le terroriste saoudien, Ibn al-Khattab. De l’Azerbaïdjan, Ibn al-Khattab amena Basayev en Afghanistan pour rencontrer l’allié d’al-Khattab, le saoudien Oussama Ben Laden. Le rôle d’Ibn al-Khattab était de recruter des musulmans tchétchènes prêts à se lancer dans le djihad contre les forces russes en Tchétchénie pour le compte de la CIA et sa stratégie secrète visant à déstabiliser la Russie postsoviétique et à obtenir pour les Anglo-américains le contrôle de l’énergie de la mer Caspienne. 

Une fois rentrés en Tchétchénie, Basayev et al-Khattab mirent sur pied la Brigade Islamique Internationale avec l’aide financière des services secrets saoudiens. Cette brigade reçut l’aval de la CIA et fut coordonnée par la liaison entre l’ambassadeur saoudien à Washington et le prince Bandar bin Sultan, ami intime de la famille Bush. Bandar, qui avait été l’ambassadeur saoudien à Washington pendant plus de vingt ans, était si proche de la famille Bush que George W.Bush appelait l’ambassadeur playboy « Bandar Bush » comme s’il était une sorte de membre honoraire de la famille.

Basayev et al-Khattab firent entrer en Tchétchénie des combattants issus de la tendance wahhabite fanatique de l’islam sunnite que l’on trouve en Arabie saoudite. Ibn al-Khattab dirigea ceux qu’on appelait « les moudjahidin arabes en Tchétchénie », sa propre armée privée composée d’Arabes, de Turcs, et d’autres combattants étrangers. On lui donna aussi la mission d’installer des camps d’entraînement paramilitaires dans les montagnes du Caucase en Tchétchénie où se formaient des Tchétchènes et des Musulmans venus des républiques russes du Nord Caucase et d’Asie centrale. 

La Brigade Islamique Internationale financée par la CIA et les Saoudiens ne fut pas seulement responsable de la terreur en Tchétchénie. C’est elle qui fut l’auteur de la prise d’otages au théâtre Dubrovka de Moscou en octobre 2002 ainsi que de l’horrible massacre à l’école de Beslan en septembre 2004. En 2010, le Conseil de Sécurité de l’ONU publia le rapport suivant concernant la Brigade Islamique Internationale de Basayev et d’al-Khattab :

« La Brigade Islamique Internationale a été enregistrée le 4 mars 2003…comme étant associée à Al-Qaïda, Oussama Ben Laden ou les Talibans pour « avoir participé au financement, à la programmation, à la facilitation, préparation ou perpétration d’actes ou activités en conjonction avec, sous le nom de, pour le compte de ou en soutien à » Al-Qaïda… La Brigade Islamique Internationale fut créée et conduite par Shamil salmanovich Basayev (décédé) et se trouve liée au Bataillon de reconnaissance et sabotage Riyadus-Salikhin des martyrs tchéchènes…et au SPIR (Special Purpose Islamic Regiment)…

Le soir du 23 octobre, des membres de la Brigade Islamique Internationale, du Bataillon de reconnaissance et sabotage Riyadus-Salikhin des martyrs tchétchènes et du SPIR ont opéré conjointement pour s’emparer de plus de 800 otages au théâtre Podshipnikov Zadov (Dubrovka) de Moscou.

En octobre 1999, des émissaires de Basayev et d’al-Khattab allèrent jusqu’à la base-mère d’Oussama Ben Laden dans la province afghane de Kandahar. Ben Laden fut d’accord pour fournir une aide militaire importante ainsi qu’une aide financière. Cette aide comprenait l’envoi en Tchétchénie de plusieurs centaines de combattants pour s’opposer aux troupes russes et commettre des actes de terrorisme. Plus tard cette année-là, Ben Laden envoya d’importantes sommes d’argent à Basayev, Movsar Barayev (leader du SPIR) et al-Khattab. Elles devaient servir exclusivement à la formation de terroristes armés, au recrutement de mercenaires et à l’achat de munitions. »

Le « train du terrorisme » Afghanistan-Caucase d’Al-Qaïda, financé par les services saoudiens, avait deux objectifs. L’un était un objectif saoudien, celui de répandre le djihad wahhabite fanatique dans la région d’Asie centrale qui avait appartenu à l’Union soviétique. Le deuxième était au programme de la CIA: déstabiliser la Fédération de Russie postsoviétique qui, à ce moment-là, était en train de s’effondrer.

Beslan

Le 1er septembre 2004, des terroristes armés appartenant à la Brigade Islamique Internationale de Basayev et d’al-Kattab prirent plus de 1 100 personnes en otages lors du siège d’une école. Il y avait 777 enfants. Ils les enfermèrent dans l’Ecole N° 1 à Beslan, en Ossétie du Nord, république autonome de la Fédération de Russie, dans le Nord Caucase près de la frontière géorgienne.

Le 3e jour de la prise d’otages, alors qu’on entendait des explosions dans l’école, le FSB et d’autres troupes d’élite russes prirent le bâtiment d’assaut. Quand tout fut fini, au moins 334 otages avaient trouvé la mort, dont 186 enfants. Il y eut un nombre important de personnes blessées ou portées disparues. Après coup, il apparut que les forces russes avaient très mal géré leur intervention. 

La machine à propagande de Washington, de Radio Free Europe au New York Times et CNN, ne perdit pas de temps pour diaboliser Poutine et la Russie pour leur mauvaise gestion de la crise de Beslan plutôt que de se concentrer sur les liens entre Basayev, Al-Qaïda et les services secrets saoudiens. Cela aurait attiré l’attention mondiale sur les relations étroites entre la famille du président de l’époque, George W.Bush, et la famille Ben Laden, des Saoudiens milliardaires. 

Le 1er septembre 2001, juste 10 jours avant les attaques sur le World Trade Center et le Pentagone, le chef des services secrets saoudiens, le prince Turki bin Faisal Al Saudi, éduqué aux Etats-Unis, et alors qu’il était en fonction depuis 1977- ce qui inclut la période pendant laquelle Ben Laden lança ses moudjahidin dans des opérations en Afghanistan et dans le Caucase- démissionna de façon soudaine et inexplicable. Cela se produisit quelques jours seulement après qu’il eut accepté une reconduction dans ses fonctions par son roi. Il ne donna aucune explication. On lui trouva vite un nouveau poste à Londres, loin de Washington.

Le rapport sur les liens étroits entre les familles Bush et Ben Laden fut enterré. En fait, pour des raisons de « sécurité d’état » (sic!) il fut complètement supprimé du rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 septembre. Le nombre de 14 ou 19 terroristes saoudiens à New York et à Washington disparut également du dernier rapport de la Commission d’enquête mandatée par le gouvernement américain, rapport qui fut publié par l’administration Bush en juillet 2004 seulement, presque trois ans après les faits.

Basayev s’attribua le mérite d’avoir envoyé des terroristes à Beslan. Au nombre de ses exigences figurait l’indépendance totale de la Tchétchénie par rapport à la Russie, chose qui aurait mis dans les mains de Washington et du Pentagone un formidable poignard stratégique dans le bas-ventre de la Fédération de Russie.

Vers la fin de l’année 2004, suite à la tragédie de Beslan, il paraît que le président Vladimir Poutine confia aux services russes la mission secrète de retrouver et de tuer les principaux chefs des moudjahidin du Caucase menés par Basayev. Al-Khattab avait été tué en 2002. Les forces de sécurité russes ne mirent pas longtemps à découvrir que la plupart des terroristes arabo-afghans tchétchènes avaient pris la fuite. Ils avaient trouvé refuge en Turquie, membre de l’OTAN, en Azerbaïdjan qui était en passe de devenir membre de l’OTAN, en Allemagne, membre de l’OTAN ou bien à Dubai, un des pays arabes les plus proches des Etats-Unis, et au Qatar, autre proche allié des Américains. En d’autres termes, l’OTAN abritait les terroristes tchétchènes.

Par F. William Engdahl | 17 mai 2015

F.William Engdahl est consultant en stratégie du risque et conférencier. Il a obtenu à l’université de Princeton un diplôme en sciences politiques.

[1] La guerre Sainte de l’Amérique (NdT)

Article original: www.informationclearinghouse.info

 

Traduit par Christine Malgorn  – Auteur de Syrie, mon amour. 1860, au cœur de la guerre oubliée. Edition Harmattan, 2012  – Voir la vidéo  (disponible sur Amazon);  et de « Bienvenue au Shéol » paru en avril 2015 (disponible en numérique sur Amazon, et bientôt en format papier). Voir son blog:https://cmalgorn.wordpress.com)

 

Source: http://arretsurinfo.ch/et-si-poutine-dit-la-verit...

SYRIE: L' OCCIDENT FACILITE LA MONTÉE DE L' EI ..........

Selon un document de la DIA l’Occident facilite la montée de l’Etat islamique « afin d’isoler le régime syrien »

 
 

dia

Défense Intelligence Agency (DIA)

Le lundi 18 mai, Judicial Watch, le groupe de vigilance du gouvernement conservateur, a publié une sélection de documents autrefois classifiés obtenus du Département américain de la Défense et du Département d’Etat grâce à un procès fédéral.

Alors que les grands médias se concentraient sur le traitement par la Maison Blanche de l’attaque du consulat de Benghazi, un bien plus «grand tableau» se dégage de la lecture d’un document de la Defense  Intelligence Agencyrédigé en 2012: à savoir que l’avènement d’un «État islamique» dans l’est de la Syrie est souhaitable pour que l’Occident puisse arriver à ses fins dans la région.

De manière surprenante, le rapport récemment déclassifié stipule que pour «l’Occident, les pays du Golfe et la Turquie [qui] soutiennent l’opposition [syrienne]… il y a la possibilité d’établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hasaka et der Zor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien …».

Le rapport de la DIA, anciennement classé «SECRET // NOFORN*» et daté du 12 août 2012, a été largement diffusé dans les divers organes gouvernementaux, y compris CENTCOM, la CIA, le FBI, le DHS, NGA, le Département d’État et beaucoup d’autres.

Le document montre que, dès 2012, le renseignement américain avait prédit la montée de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (ISIL ou ISIS), mais au lieu de désigner clairement le groupe comme un ennemi, le rapport considère le groupe terroriste comme un atout stratégique américain.

Bien qu’un certain nombre d’analystes et de journalistes documentent depuis longtemps le rôle des agences de renseignement occidentales dans la formation et l’entrainement de l’opposition armée en Syrie, ce document constitue la confirmation par les plus hautes sphères du Renseignement étasunien de l’idée que les gouvernements occidentaux voient essentiellement ISIS [EIIL] comme le meilleur moyen de parvenir à un changement de régime en Syrie. Non seulement ce document le dit clairement mais il le dit comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit.

Des preuves matérielles, des vidéos, ainsi que les récents aveux de hauts fonctionnaires impliqués (voir l’aveu de l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, Robert Ford, ici et ici), ont, depuis, prouvé que le soutien matériel des terroristes d’ISIS sur le champ de bataille syrien par le Département d’État et la CIA remonte à au moins 2012 et 2013 (pour un exemple clair de «preuves matérielles»: voir le rapport de l’organisation anglaise, Conflict Armement Research, qui, en remontant la trace des roquettes anti-chars croates récupérées auprès de combattants ISIS, est arrivée à un programme conjoint CIA /Arabie Saoudite via des numéros de série identifiables).

On peut résumer ainsi les points clés du rapport de la DIA, concernant «ISI» (en 2012 : «Etat Islamique en Irak») et son futur compère ISIS, qui vient d’être déclassifié  :

  • Al-Qaïda conduit l’opposition en Syrie
  • L’Occident s’identifie avec l’opposition
  • L’établissement d’un Etat Islamique naissant n’est devenu réalité qu’avec la montée de l’insurrection syrienne (il n’y a aucune raison de penser que le retrait des troupes américaines d’Irak ait joué le rôle de catalyseur dans l’essor de l’Etat Islamique, comme l’affirment d’innombrables politiciens et experts; voir la section 4 .D. ci-dessous)
  • La mise en place d’une «principauté salafiste» en Syrie orientale est «exactement» ce que veulent les puissances extérieures qui soutiennent l’opposition (identifiées comme «l’Occident, les pays du Golfe, et la Turquie») pour affaiblir le gouvernement d’Assad
  • Il est suggéré de créer des «lieux de refuge sûrs» dans les zones conquises par les insurgés islamistes comme cela a été fait en Libye (ce qui dans les faits, se traduit par une soi-disant zone d’exclusion aérienne comme premier acte d’une «guerre humanitaire»; voir 7.B.)
  • L’Irak est identifié à «l’expansion chiite» (de 8.C)
  • Un « «état islamique» sunnite pourrait empêcher «l’unification de l’Irak» et pourrait «faciliter à nouveau l’entrée d’éléments terroristes de tout le monde arabe dans l’arène irakienne.» (Voir la dernière ligne du PDF.)

_____________________________________________

 

Ce qui suit est extrait du rapport de sept pages déclassifié de la DIA (C’est nous qui soulignons ) :

 

dia-2012-syria-islamic-state1

R 050839Z 12 août

La situation générale:

  1. A l’intérieur, les événements prennent une tournure clairement sectaire.
  2. Les Salafistes [sic], Les Frères musulmans et Al-Qaïda – Irak, sont les forces principales de l’insurrection en Syrie.
  3. L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition, tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.

  1. (C) Al-Qaïda – Irak (IQA): … B. IQA soutient l’opposition syrienne depuis le début, à la fois idéologiquement et dans les médias …

4.D. IQA a perdu du terrain dans les provinces de l’ouest de l’Irak en 2009 et 2010. Cependant, après la montée de l’insurrection en Syrie, les pouvoirs religieux et tribaux régionaux ont sympathisé avec le soulèvement sectaire. Cette (sympathie) s’est concrétisée par l’appel à bénévoles pour soutenir les sunnites [sic] en Syrie, dans les sermons du vendredi.

  1. (C) Hypothèses sur le développement futur de la crise:
  2. le régime va survivre et garder le contrôle du territoire syrien.
  3. Evolution de la situation actuelle en guerre par procuration: … les forces d’opposition tentent de contrôler les zones orientales (Hasaka et Der Zor), qui touchent les provinces irakiennes orientales (Mossoul et Anbar), en plus des frontières turques voisines. Les pays occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent ces efforts. Cette hypothèse, qui est le plus probable étant donné ce que nous savons des événements récents, permettra de préparer des lieux de refuges sûrs sous contrôle international comme cela a été fait en Libye quand Benghazi a été choisi comme centre de commande du gouvernement provisoire.

8.C. Si la situation se détériore,  on pourra établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie(Hasaka et Der Zor), Et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien qui est considéré comme l’extrémité stratégique de l’expansion shiite (Irak et l’Iran)

8.D.1. … ISI pourrait aussi constituer un Etat islamique en s’unissant avec  d’autres organisations terroristes en Irak et en Syrie, ce qui mettrait gravement en danger l’unification de l’Irak et la défense de son territoire.

Brad Hoff, Levant Report | Mai 19, 2015

Note : * no foreign nationals : ne pas communiquer aux étrangers

Traduction : Dominique Muselet 

Article original : http://levantreport.com/2015/05/19/2012-defense-i...

 

Source: http://arretsurinfo.ch/selon-un-document-de-la-di...

 

ET AUSSI

 

Nouvelles preuves du sale rôle joué par Israël dans la guerre par procuration menée en Syrie

La semaine dernière, on a vu apparaître une vidéo montrant un membre de l’Armée israélienne en train de soigner un rebelle syrien anti-Assad qui avait été blessé. Déjà, l’an dernier, un rapport établi par l’ONU mentionnait des contacts réguliers entre l’Armée israélienne et des « rebelles » syriens dont l’Etat islamique.

Le Times d’Israël a parlé de cette vidéo dans un article qui avait pour titre « L’Armée de défense d’Israël envoie une vidéo montrant des médecins en train de soigner un rebelle syrien dans le Golan. »[1]

syrie - israel

Samedi dernier, l’armée israélienne a diffusé une séquence rare montrant ses médecins s’efforçant de sauver la vie d’un des combattants syriens les plus gravement blessés que le personnel médical ait jamais trouvés sur les Hauteurs du Golan…L’homme en question était un rebelle syrien appartenant à une organisation anonyme luttant contre le régime d’Assad et ses alliés. Il a reçu un premier traitement à la frontière, puis en Israël et a finalement été en mesure de regagner la Syrie…Depuis le début de la guerre en 2011, l’armée israélienne a soigné à peu près 1600 personnes, des civils et des combattants contre Bachar al-Assad…Il peut sembler bizarre qu’Israël soigne des combattants syriens dont beaucoup appartiennent à des organisations islamistes telles que Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda, d’autant plus que, par le passé, ces groupes n’ont pas caché leur animosité à l’égard de l’état juif. Israël aurait donc décidé d’aborder le problème de façon humanitaire?

Le Times d’Israël s’efforce de présenter l’aide apportée par Israël aux rebelles syriens comme purement « humanitaire ». Mais, en réalité, si Israël soutient l’opposition syrienne, c’est dans son propre intérêt géopolitique. Cela fait des dizaines d’années que l’establishment israélien a pour objectif géopolitique l’affaiblissement du régime syrien. Des documents stratégiques datant des années 1980 présentent en détail cet objectif. Oded Yinon, un journaliste israélien qui a eu des liens étroits avec le ministre israélien des Affaires étrangères, a écrit en 1982 un article paru dans un journal de l’Organisation Sioniste Mondiale. Dans cet article qui a pour titre  »Une Stratégie pour Israël dans les Années 80« [2]  Yinon dit en résumé que « la dissolution de la Syrie et de l’Irak »sont les objectifs « prioritaires d’Israël » dans la région. « La dissolution à venir de la Syrie et de l’Irak dans des zones où régnerait l’unicité ethnique ou religieuse, comme au Liban, est, à long terme, la cible prioritaire d’Israël sur le front de l’Est. La dissolution de la force militaire de ces deux états est la cible prioritaire à court terme »(p.11.)

Ce désir stratégique d’affaiblir la Syrie et l’Iraq a été réitéré en 1996 lorsqu’un groupe d’étude mené par le néoconservateur Richard Perle a remis au Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, un rapport sur la politique à mener intitulé: « Une Coupure Nette: Nouvelle Stratégie pour Sécuriser le Royaume. »[3]

On peut lire dans ce rapport:

« Israël peut façonner son environnement stratégique en coopération avec la Turquie et la Jordanie en affaiblissant, en contenant et même en réduisant la Syrie. Cet objectif peut se concentrer sur le départ de Saddam Hussein du pouvoir- ce qui est en soi un objectif stratégique israélien d’importance- comme moyen de contrecarrer les ambitions régionales de la Syrie. »

Plus récemment, des officiels israéliens ont dévoilé en public leur désir de renverser le régime de Damas et de briser l’alliance entre la Syrie, l’Iran et le Hezbollah. Dans une interview donnée en 2003, Michael Oren, qui était alors ambassadeur israélien aux Etats-Unis, déclara en public qu’Israël « avait toujours voulu le départ de Bachar al-Assad ».[4] Il ajouta que « le plus grand danger pour Israël (était) l’arc stratégique qui relie Téhéran, Damas et Beyrouth. »

Cependant, depuis le début de la guerre par procuration, Israël ne s’est pas contenté d’apporter une aide médicale à l’opposition syrienne. Tel Aviv a bombardé des territoires syriens régulièrement[5]. De plus, Israël a fourni des armes aux troupes luttant contre Bachar al-Assad. Au mois d’août de l’an dernier, Sharif As-Safouri, à l’époque commandant du Bataillon Al-Haramein de l’Armée syrienne libre, a révélé qu' »il était entré cinq fois en Israël pour rencontrer des officiers israéliens qui, plus tard, lui ont fourni des armes anti-char soviétiques et des armes légères ». Ses propos ont été rapportés dans le Times of Israël.

On a aussi accusé Israël d’avoir créé l’Etat islamique et d’avoir favorisé son ascension. Hassan Firouzabadi, chef du personnel des forces armées iraniennes, a déclaré que l’Etat islamique avait été créé et était soutenu par Israël, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis en vue d’atteindre leurs objectifs personnels. En 2014, un rapport qui semblait venir de Gulf News[6]affirmait, lui aussi, que le chef de l’Etat islamique et soi-disant nouveau calife, Abu Bakr Al Baghdadi, avait été formé par le Mossad[7] . Cependant, la validité de ce rapport a été parfois mise en doute. Il faut aussi noter que certaines informations télévisées affirment que Baghdadi a été gravement blessé[8] ou même tué par un drone lancé en avril par les Américains.

Il n’y a aucun doute là-dessus: Israël joue un rôle-clé dans la tentative de destruction de l’état syrien. Israël s’est rendu coupable de la mort de millions de personnes en apportant son aide aux mercenaires anti-Assad. Selon un rapport de l’ONU, les Syriens occupent, à l’heure actuelle, la 2e position dans la liste mondiale des réfugiés. Ils viennent juste après les Palestiniens. Et tout cela grâce à l’axe du mal OTAN-Israël-Arabie saoudite qui ont financé et soutenu les armées rebelles en Syrie.

ParSteven MacMillan | 19 mai 2015

[1]« IDF posts footage of medics saving Syrian rebel in Golan. »

[2]« A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties. »

[3]« A Clean Break: A New Strategy for securing the Realm. »

[4]« always wanted Bashar Assad to go. »

[5]« Syrian territory repeatedly »

[6]Nouvelles du Golfe

[7]Trained by the Mossad

[8]Baghdadi was seriously injured.

Article original: http://journal-neo.org/2015/05/18/more-evidence-of-israel...

Traduit parChristine Malgorn – Auteur deSyrie, mon amour. 1860, au cœur de la guerre oubliée. EditionHarmattan, 2012  – Voir la vidéo  (disponible sur Amazon);  et de « Bienvenue au Shéol » paru en avril 2015 (disponible en numérique sur Amazon, et bientôt en format papier). Voir son blog:https://cmalgorn.wordpress.com)

Source: http://arretsurinfo.ch/nouvelles-preuves-du-sale-role-jou...

SYRIE: PALMYRE , LA TURQUIE ET LES ÉTATS-UNIS ........

Syrie : la Turquie ne lâche pas prise

Posted: 22 May 2015 12:35 AM PDT

Tandis que nombre de terroristes turcs étaient tués, en Syrie, la Turquie et les Etats-Unis ont commencé à former les terroristes, et les Nations unies ont mis en garde contre la destruction des sites historiques, à Palmyre, voici, en gros, les évolutions les plus récentes qui se sont produites, en Syrie. 

 

Les médias, en Turquie, ont confirmé, jeudi, la mort de 15 terroristes, de nationalité turque, en Syrie, ajoutant qu’ils faisaient partie du groupe terroriste-takfiri, le Front Al-Nosra. Lesdits individus ont péri, lors des récents affrontements ayant eu lieu, dans le Nord-Ouest de la Syrie, près des frontières turques.

Ankara reconnaît la présence de centaines de ressortissants turcs, dans les rangs des terroristes combattant l'armée syrienne. 

 

 
Dans le même temps, le journal turc, "Cumhuriyet", a fait part, jeudi, de l'entrée en vigueur d’un plan commun, dans le cadre duquel les Etats-Unis et la Turquie entraîneront et équiperont les terroristes anti-syriens, sur le territoire turc.

Dans la première partie du plan turco-américain, 90 terroristes recevront des entraînements militaires, pendant trois mois, dans un camp d'entraînement, près d’Ankara.

L’accord, pour la formation et l’équipement des terroristes, a été signé, le 19 février, par la Turquie et les Etats-Unis.

Dans le cadre du plan de la formation et de l’armement des soi-disant opposants syriens, plus de 5.000 terroristes seront formés, pendant trois ans, en Turquie, en Jordanie et en Arabie saoudite.

 

 Sur le terrain, la cité historique de Palmyre vient de tomber entre les mains des terroristes. «Il faut sauver Palmyre», c'est, désormais, le cri d’alarme de la directrice générale de l’UNESCO, qui est à la mesure de ce que représente ce site archéologique unique, situé au Nord-Est de Damas. «Cette oasis du désert de Syrie, dont se sont emparés les terroristes de Daesh, représente un irremplaçable trésor, pour le peuple syrien et pour le monde», a rappelé Irina Bokova. 

 

L’armée régulière, épaulée par les combattants du Hezbollah, est arrivée à enregistrer de nouvelles victoires, au Qalamoun, et sur les hauteurs, près de la frontière libano-syrienne.

Dans la foulée, une opération des militaires syriens et des combattants du Hezbollah a coûté la vie à un grand nombre de terroristes takfiris, et ce, alors que de nouvelles localités et hauteurs stratégiques ont été libérées.

 

 La guerre contre la Syrie a été déclenchée, en mars 2011, par les groupes terroristes, soutenus par l’Occident et ses alliés régionaux.

Cette guerre dévastatrice a coûté la vie à des dizaines de milliers de civils et a fait près de 11 millions de déplacés.

 

A présent, près de 12 millions 200.000 Syriens, dont 5 millions 600.000 enfants, ont besoin d'aides humanitaires urgentes. 

 

Source et publication: L' Émancipé

 

Et aussi

 

Ecrit le 22 mai 2015 à 8:38 par Christian Vanneste dans Poing de vue

 

Obama, Erdogan : les masques doivent tomber !

13
 

Obama, Erdogan : les masques doivent tomber !L’agonie de Kobané réveille des souvenirs. La résistance d’une poignée d’hommes contre un ennemi implacable, par ailleurs l’ennemi de la France, qui peut être secourue par un allié puissant possédant les moyens d’intervenir et qui ne le fait pas par calcul, au mépris de la vie et du courage des combattants ainsi sacrifiés, c’est du déjà-vu. La Turquie est notre « alliée » au sein de l’OTAN. Le prétendu « état islamique » est un ennemi implacable. L’armée turque pourrait intervenir et nettoyer les islamistes rapidement. Elle ne le fait pas parce qu’elle ne veut pas indirectement soutenir le régime de Damas et révèle ainsi son véritable objectif. Elle ne le fait pas parce qu’elle ne veut pas aider les Kurdes qu’elle traite en citoyens de seconde zone chez elle, et qui pourraient constituer une zone autonome en continuité avec le Kurdistan turc alors que de part et d’autre de la frontière, les autonomistes du PKK et ceux du PYD sont en bons termes. Elle ne le fait pas parce qu’il est assez clair désormais que la Turquie a favorisé les djihadistes, y compris ceux de l’ »état islamique », en laissant passer les armes et les hommes, en leur permettant de s’entraîner et d’être soignés sur son sol, et en leur fournissant peut-être même un appui militaire discret.

En 1944, les patriotes polonais déclenchent l’insurrection de Varsovie. L’armée rouge est de l’autre côté de la Vistule. Elle ne bougera pas tant que les Allemands n’auront pas anéanti la révolte. Ce qui restait de l’armée polonaise et de ses officiers après son écrasement par les nazis et les soviétiques en 1939, après le massacre d’un grand nombre de ses cadres sur l’ordre de Staline à Katyn, pouvait soutenir avec les résistants patriotes le gouvernement légitime réfugié à Londres et non celui soutenu par les communistes à Lublin. Staline a laissé faire le travail par Hitler pour permettre aux Russes de dominer la Pologne pendant près d’un demi-siècle. L’impérialisme russe se recouvrait habilement de l’idéologie socialiste, si pleine d’un avenir radieux. De même aujourd’hui, l’islamisme dit « modéré » d’Erdogan voile assez bien la renaissance d’un impérialisme turc.

En 1954, des soldats français sont encerclés à Dien-Bien-Phu par les communistes du Viet-minh. Un Etat-Major imprudent mal informé par un service de renseignement défaillant s’était fait piéger. Le 13 Mars les communistes lancent l’assaut. Le 23, le Chef d’Etat-Major français, Paul Ely croit obtenir de son homologue américain la promesse d’une frappe massive sur les attaquants et leur artillerie. Cette intervention aurait été l’application de la politique d’endiguement du communisme et de la théorie des « dominos ». Mais le cher général Eisenhower, au sourire enjôleur, ne l’entendait pas ainsi. L’Amérique ne devait pas ternir sa mission divine de libératrice de l’humanité en soutenant une armée coloniale. Elle tentera cependant de se substituer à la France dans ce qu’il subsistera de l’Indochine après le départ de la France, et tandis que les français prisonniers subiront un calvaire. En somme, l’Amérique avec componction, avait joué le même scénario que l’Oncle Joe, et couvert l’impérialisme national sous le manteau de l’idéologie démocratique, humaniste et libérale. Certes, les Etats-unis sont une colonie émancipée, mais où ce sont les colonisateurs qui se sont libérés et non les colonisés, lesquels ont a peu près disparu… La politique actuelle d’Obama doit nous rappeler les ambiguïtés permanentes de la diplomatie américaine, son mélange de générosité affichée et d’égoïsme cynique pratiqué, dont leurs alliés ont souvent fait les frais. Elle doit nous rappeler les interventions militaires trop tardives, celles qui ont été menées maladroitement ou qui ont été stoppées pour des raisons de politique intérieure et au mépris des populations concernées, de la Corée à l’Irak.

Les Etats-Unis aimeraient présenter leur obsession anti-russe actuelle comme le combat du Bien dont le champion serait le gentil Barack contre le Mal du méchant Vladimir. Certes, ce dernier défend clairement les intérêts de la Russie et veut préserver ce qui lui reste d’influence sur ce qui était aussi un Empire. Mais il le fait sans masque idéologique. On ne saurait en dire autant du Président américain qui fait de la géopolitique d’intérêt national mais en se drapant dans les plis de la conscience pure de l’Amérique. Quant à l’ »allié » turc, il fait la même chose en nappant le nationalisme ottoman sous une couche d’islamisme « modéré ». Entre Poutine qui aide les prorusses en Ukraine, et Erdogan qui soutient les djihadistes en Syrie, c’est le second qui est plus dangereux car l’ami de nos ennemis est notre ennemi… à moins que les masques deviennent à ce point insupportables qu’ils soient obligés de tomber.

 

source:   http://www.ndf.fr/poing-de-vue/22-05-2015/obama-erdogan-les-masques-doivent-tomber-2#.VWA2uK68tQ8

 

GÉOPOLITIQUE : LA NOUVELLE GUERRE DE 1000 ANS ! TRIBUNE LIBRE !

 

La nouvelle guerre de 1000 ans!     par Karim MOHSEN

Posted: 22 May 2015 12:33 AM PDT

 
Depuis mars 2003 et l'invasion de l'Irak, par l'Armada américaine, la région du Moyen-Orient vit sous l'emprise de la guerre et de la violence. Douze ans après cette agression, l'ancienne Mésopotamie est, aujourd'hui, ruinée et dépecée, alors que les guerres ethniques et confessionnelles font rage. Pas loin, un nouveau front a été ouvert, en Syrie, qui dure, depuis maintenant, quatre ans.
 

Une Syrie, dévastée, qui connaît le sort de son voisin irakien. Ce sont deux berceaux de la civilisation humaine, qui sont, ainsi, mis à mal. Et il y a le Yémen qui, en conflit latent, depuis 2011, est, désormais, à son tour, engagé, dans une guerre sanglante, dont personne ne peut en prévoir l'issue.

A l'Ouest de la région arabe, au Maghreb, la situation n'est guère meilleure, dont la Libye, qui entre, dans la quatrième année d'une guerre fratricide, illustre, parfaitement, la donne. En Egypte, le nouveau pouvoir militaire - qui organise une traque meurtrière aux opposants - initie des procès de masse, inédits dans le monde, créant un effrayant remake de la chasse aux sorcières des âges sauvages. Le Liban, sans président, ni Parlement, depuis le 25 mai 2014, est retombé dans ses travers, et un rien pourrait rallumer la flamme de la discorde. 

 

Reste la Palestine, avec des guerres, qui durent depuis 68 ans, traversant des phases chaudes et froides. Un cas que l'on a rendu et que l'on a voulu insoluble avec, quelque part, une responsabilité patente de dirigeants arabes, incapables d'élever le ton et d'aider, concrètement, les Palestiniens. Mais ceux qui bloquent de tous les freins, l'émergence d'un Etat, en Palestine, sont ceux-là, qui jouent les sous-traitants des impérialismes américain et occidental.

Or, un point commun lie ces différents évènements du Machrek et du Maghreb: l'interventionnisme, tous azimuts, des Al-e Saoud.

En fait, les Saoudiens, dont le trône ne tient qu'à la protection des Etats-Unis, ne sont pas pour peu, dans la dégradation des situations, en Irak, en Syrie et au Yémen, notamment, où Riyadh mène, dans ce dernier pays, depuis le 25 mars, une guerre de destruction. Les Saoudiens ont été à la bonne école, avec leur opération «Tempête décisive», au Yémen, à l'imitation des «tempêtes» désastreuses US contre l'Irak, dans les guerres du Golfe, ou d'Israël contre les Palestiniens.

 

 On ne peut comprendre les évènements qui marquent ces pays arabes - en particulier, depuis l'avènement dudit «Printemps arabe» - si l'on ne remet pas les faits, dans leur contexte géostratégique, et si l'on ne revient pas sur les carences des dirigeants arabes - plus préoccupés à faire pérenniser leur pouvoir qu'à construire des Etats forts, appuyés sur l'Etat de droit, la démocratie et les libertés - qui ont, de la sorte, facilité les ingérences étrangères. Les Etats-Unis et Israël, notamment, n'ont eu qu'à mettre à profit cette situation, pour aggraver, si cela se pouvait, les clivages entre les Arabes. Pendant que ceux-ci s'entre-tuent, dans de nouvelles guerres de religion, et/ou de leadership, leur monde recule, sur tous les plans. Cette région, qui avait le potentiel - grâce à son homogénéité historique et linguistique et forte de ses près de 400 millions d'habitants - de devenir une grande puissance, a, à contrario, gravement, régressé, et s'est enlisée, sous l'impulsion d'un Wahhabisme rampant, dans les guerres tribales et claniques.

 Alors que le Monde, dit «arabe», se vide de son intelligentsia, au profit de pays - à leur tête, les Etats-Unis -, qui font tout, pour le maintenir dans l'obscurantisme et le despotisme, certains régimes arabes, particulièrement, l'Arabie saoudite, donnent des coups de pouce décisifs à cette rétrogradation arabe. En fait, Riyadh assume l'entière responsabilité de l'avènement de l'Islam radical, en ayant été à l'origine de la fondation - dans les années 1980 - de la nébuleuse Al-Qaïda, conjointement avec les Etats-Unis.

C'est, encore, l'Arabie saoudite, qui finance le terrorisme transfrontalier, singulièrement, en Syrie - où opère l'un de ses bras armés, le groupe jihadiste Al-Nosra - et dont l'action armée, au Yémen, tend à détruire le plus pauvre des pays arabes.

De fait, tous les ingrédients se trouvent, aujourd'hui, réunis, pour plonger le Monde, dit «arabe», dans une guerre de 1000 ans.

Les Al-Qaïda et l'autoproclamé «Etat islamique», (EI/ Daesh) - faut-il s'étonner que Daesh, qui a détruit, en Irak et en Syrie, les assises des civilisations anciennes, ne s'en prend, ni à Israël, ni aux Etats-Unis? - semblent avoir eu, pour mission, de renvoyer les Arabes à la période de la Jahiliya. Comment peut-il en être autrement, quand ces groupes terroristes s'attaquent aux seuls pays arabes ayant fait de la modernité leur credo?

 

L'histoire ne manquera pas de le relever et de noter le rôle joué par Riyadh, dans la déroute dudit «Monde arabe».

L' AVERTISSEMENT DES IRAKIEN AUX FORCE DE LA COALITION .....

Les avions de la coalition seront abattus, avertissent les forces irakiennes

Publié par wikistrike.com sur 22 Mai 2015, 14:35pm

 

Les avions de la coalition seront abattus, avertissent les forces irakiennes

Les forces de la mobilisation  populaire en Irak ne se contenteront plus de dénoncer les largages d’armes ou d’aides par les avions de la coalition conduite par Washington au groupe terroriste takfiriste Daech. Une décision vient en effet d’être prise pour abattre tout avion de la coalition en train de fournir une assistance logistique aux terroristes dans les zones de conflit.

« Quelles que soient les répercussions, tout avion de la coalition tentant d’aider les terroristes sera abattu par les forces de la mobilisation populaire », a révélé une source proche de ces forces paramilitaires, faisant état d’une possible annonce publique de cette décision dans les prochaines heures.

Cette décision intervient deux jours après le largage d’armes au-dessus de Falloujah, ville soumise au contrôle de Daech, d’après une source militaire irakienne s’exprimant au journal libanais al-Akhbar.

Des surprises sur le terrain

Entretemps, et toujours selon al-Akhbar, un commandant éminent des forces de la mobilisation a fait état du « prochain recours à des armes sophistiquées qui seront utilisées pour la première fois dans la bataille de Ramadi. Ces armes surprendront autant les amis que les ennemis », a-t-il dit, soulignant qu’il n’existe pas de lignes rouges pour remporter la bataille de Ramadi.

Ce commandant a refusé de divulguer la nature de ces armes ou les pays d’origine. Il s’est contenté d’affirmer que « les bombardements sur les quartiers seront intenses vu que la majorité écrasante de la population de cette région a fui ailleurs ».

25 mille combattants de la mobilisation

En effet, le nombre des combattants des forces de la mobilisation a atteint jusqu’à mercredi matin près de 25 mille combattants dans la base militaire de Habbaniya. Ils seront répartis plus tard dans les zones de conflit.

Selon cette source, le service de la lutte antiterroriste et les forces Badr seront chargés du front de la ville de Ramadi, alors que les brigades du Hezbollah seront déployées à Falloujah, les brigades Ahlulhaq et le commandement des opérations de Bagdad à Karma, et le front de Nakhib relèvera de la responsabilité des brigades Assalam et al-Abbas, avec l’aide de la police fédérale.

Le cours de la bataille aura pour objectif premier de couper les voies de ravitaillement de Daech,  et de sécuriser les alentours de la base de Habbaniya qui servira de commandement général des opérations militaires.

Selon un commandant militaire irakien, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, la chute d’al-Anbar aux mains de Daech est survenue suite à la complicité de certains dirigeants de la police locale avec Daech, les premiers ayant déserté leurs postes militaires. Parallèlement, la vigilance des factions de la résistance a éloigné les menaces sécuritaires contre la capitale Bagdad et Kerbala.

De nouveaux déplacés

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Pendant ce temps, des milliers d’Irakiens ont continué de fuir Ramadi et Al-Anbar vers la capitale Bagdad et autres provinces. Ils tentent de se mettre à l’abri des exactions de Daech qui a exécuté plus de 600 personnes à Al-Anbar accusées de « désobéissance et de complicité avec le gouvernement »!

Selon  le commissariat aux droits de l’homme irakien, Daech a également lapidé des femmes et emprisonné des fumeurs! Fadel el-Gharaoui, membre du commissariat, Daech a commis un génocide contre les habitants d’al-Anbar. En plus des fosses communes découvertes, et des biens confisqués.

Haydar Al-Abadi : « des comportements américains me provoquent »

Dénonçant la politique américaine dans la lutte contre Daech, le Premier ministre irakien Haydar Al-Abadi  s’est dit mécontent et étonné de certains agissements US et de la situation de l’armée irakienne. « Des centaines de véhicules militaires ont fui Ramadi à cause des craintes de soldats et des rumeurs. Ils ont peur de la reprise du scénario de la base militaire de Spiker », a rapporté un commandant des forces de la mobilisation populaire ayant rencontré Al-Abadi .

Selon lui, le Premier ministre a affiché son mécontentement face aux comportements américains qui posent beaucoup de questions sur les factions des forces populaires, le mode d’action et de coordination.

Au cours d’une séance gouvernementale, huit décisions liées à la lutte contre Daech ont été prises: ouvrir la porte aux bénévoles, sanctionner les déserteurs,  donner le feu vert aux forces de la mobilisation pour participer aux combats d’al-Anbar, entrainer la police locale pour prendre le contrôle de la ville après sa libération, pourchasser ceux qui propagent les rumeurs…

« La Russie doit s’impliquer davantage contre Daech »

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La Russie doit s’impliquer davantage contre Daech, a par ailleurs déclaré ce jeudi le Premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d’une rencontre à Moscou avec son homologue russe Dmitri Medvedev.

Le terrorisme « évolue et prend de nouvelles formes. Tout cela exige une attention accrue de la part de la Russie et nous sommes impatients d’intensifier notre coopération » avec Moscou, a déclaré Abadi, cité par l’agence de presse russe Interfax.

« Nous attachons une grande importance à nos relations avec la Russie, nous estimons que ces relations ont de l’avenir et je pense que notre visite en est la preuve », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a salué l’arrivée de son homologue irakien pour sa première visite à Moscou, au cours de laquelle il doit également rencontrer le président Vladimir Poutine.

« Nous chérissons nos relations avec l’Irak (…) Les relations bilatérales sont aujourd’hui en train de se renforcer » », lui a assuré Medvedev, estimant que la visite d’Abadi « confirmait la détermination des dirigeants irakiens à poursuivre leur coopération » avec la Russie.

Moscou a fourni à l’Irak en août plusieurs hélicoptères de combat Mi-28,  peu après lui avoir envoyé des hélicoptères Mi-35 et des avions de chasse Su-25, utilisés pour combattre les terroristes.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=238072&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=

22/05/2015

RÉUNION DU PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE !

COMMUNIQUÉ DU PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE !


 
Réunion militante et de cohésion du Parti de la France en Bretagne !
 
 
Chers Amis,
Le Parti de La France Bretagne organise un déjeuner-débat le Samedi 27 juin 2015 à 12Heures avec comme invité Thomas JOLY Secrétaire Général qui nous commentera l’actualité politique et l’organisation de notre mouvement au :
 
RESTAURANT
5 GRANDE RUE
22720 SENVEN LEHART
 Réservez dés maintenant les places étant limitées 
Une journée bien sympathique en perspective !
Comptant sur votre présence
Amitiés Nationales
 
Jean-Marie Lebraud Délégué Régional du PDF Bretagne
 
 
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Coupon à nous retourner avant le 18 juin 2015 par courrier
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(Joindre obligatoirement le règlement pour l’inscription au repas au Nom de Renan HAAS et expédier :
 
RENAN HAAS  24 RUE DE KERENTREE   29120 PONT L’ABBE
Renseignements:  06 63 42 66 16
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