Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/03/2020

LIBYE: LES COMBATS À LA FRONTIÈRE TUNISIENNE .......

Libye. Le gouvernement de Faiz Serraj perd le contrôle de la frontière tunisienne

 
 

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement de Faiz Serraj (GNA) qui tient encore Tripoli, ainsi que pour ses alliés régionaux – l’Italie, la Tunisie, la Turquie et le Qatar.

À la suite d’une offensive particulièrement mal calculée qui s’est transformée en déroute, le GNA a perdu le contrôle de la frontière tunisienne, d’une base militaire et d’un terminal pétrolier.

La perte est d’autant plus sensible que de nombreux flux financiers occultes passaient par cette frontière, ainsi que des trafics d’armes et d’aide humanitaire détournée.

 

L’offensive visait à l’origine la base aérienne de Watyah, tenue par l’armée du maréchal Haftar (LNA), à 50 km de la ville côtière de Zyuwarah tenue par le GNA.

L’offensive conjointe des milices du GNA et des forces spéciales turques a commencé le 24 mars.

 

Le blogueur russe spécialisé sur les questions de défense Colonel Cassad écrit « cette base a une importance stratégique – l’aviation du maréchal Haftar y est basée et opère depuis là des frappes aériennes sur les forces turques en Libye.

Ces frappes ont été très sévères ces dernières semaines, et visiblement, les Turcs ont poussé le GNA à l’offensive pour régler définitivement la question de la supériorité aérienne LNA dans l’ouest de la Libye ».

Au début, l’offensive a été un succès, les lignes de défense de la base ont été forcées par les assaillants, « qui sont entrés sur le territoire de la base aérienne et ont commencé à publier des photos avec les engins saisis, notamment des chars, des VAB ou des avions. Mais ça n’a pas duré.

L’armée LNA a rameuté des renforts et a non seulement viré les forces GNA de la base, mais les a aussi poursuivies jusqu’à reprendre des villes à la frontière de la Tunisie – qui n’ont même pas été défendues – coupé la route cotière, et assiégé Zuwara », résume encore Colonel Cassad.

Au passage, des miliciens GNA ont descendu par erreur un drone turc de combat Bayraktar Mini – c’est le premier qui est descendu au-dessus de la Libye depuis l’engagement des forces turques au sol à Tripoli.

 

Le canal russe Telegram Rybar, spécialisé dans la couverture des conflits au Moyen-Orient et au Maghreb, donne quelques précisions ce 26 mars sur la déroute du GNA à la frontière tunisienne : « les sages des tribus de Zintan, Zuwara, Zleitan, du point de passage à la frontière de la Tunisie Ras Djadir et d’autres localités ont annoncé qu’ils passaient dans le camp LNA [Haftar]

Or, jusque là, ils étaient neutres ; leur neutralité est importante pour les groupes armés de Tripoli [qui constituent le noyau dur du GNA] pour des raisons financières : c’est par la Tunisie que s’opère le blanchiment de l’aide humanitaire de l’ONU et de diverses ONG.

Le maintien du contrôle du check-poiint de Ras Djadir garantit les flux d’argent dans les poches des seigneurs de la guerre tripolitains ».

Finalement, « presque sans combattre, l’armée LNA a repris Al-Assa, Zleitan, Rakdalin, Al Djamil, a assiégé Zuwara, et a pris le contrôle du check-point Ras Djadir à la frontière de la Tunisie, tout en bloquant le terminal pétrolier Mellita », du fait du changement d’allégeance des tribus locales.

 

« Les forces du GNA qui gardaient le ckeck-point sont assiégées à Zuwara et au sud des marais salants de Brega. Ils ont commencé à passer la frontière tunisienne avec leurs familles, sans en être empêchés, dès que la nuit est tombée ».

 

Par ailleurs l’armée de Haftar tient sous son feu désormais l’aéroport de Zuwara, dernière position à l’ouest de Tripoli où étaient basés les drones de combats turcs Bayrakatar.

Les amazighs ibadites contre le maréchal Haftar

Toujours sur Telegram, le journaliste russe Kirill Semenov, spécialiste lui aussi des conflits en cours au Maghreb et au Proche-Orient, ajoute ce 26 mars que « l’offensive GNA sur Al-Watiyah n’était qu’une tentative […] de stopper l’offensive de Haftar sur les villes amazighs [berbères] dans l’ouest de la Tripolitaine.

Le 25 février dernier, le Haut conseil amazigh, allié du GNA, qui contrôle plusieurs localités dans l’ouest de la Tripolitaine, avait demandé de  »réunir toutes les forces de la défense pour repousser les actions des combattants loyaux à Haftar », et expliquait qu’il suivait avec attention les concentrations des forces LNA à Sorman, Sabrata et Al-Watiyah. Les amazighs […] contrôlent le port de Zuwarah et des villes dans les montagnes de Nefoussa ; ils ne sont pas sunnites.

Depuis le VIIIe siècle, ils suivent une autre branche de l’islam, l’ibadisme [religion officielle du sultanat d’Oman] ; en 2017, le comité des fatwas proche de l’armée LNA et basé à Tobrouk les avait qualifiés  »d’infidèles sans honneur » ».

L’ibadisme est le courant dominant dans le sultanat d’Oman, depuis l’apparition de cette sécession de l’islam sous l’influence d’Abdullah Ibn Abad al Tamimi (décédé en 708), moins de cinquante ans après la mort du prophète Mahomet.

Les ibadistes firent sécession sous le quatrième calife, Ali, compagnon du prophète, et refusèrent de partir en guerre contre des populations non musulmanes.

Ils restèrent à Bassora [actuel Irak] puis se retirèrent en Oman. Selon les ibadites, l’usage de la violence est prohibé, sauf pour se défendre.

À la fin du VIIe siècle, sous la houlette du général persan Rahman ben Rustam, des ibadites quittent Oman pour le Yémen, passent à Zanzibar – où ils se maintiennent jusqu’à la révolution de 1964 –, en Éthiopie, Égypte, avant d’atteindre le Maghreb, où ils fondent Tiaret en Algérie et s’implantent au sud du Maroc.

Puis les ibadistes s’éloignent toujours plus loin dans le désert, où ils fondent les villes de El Atteuf (1017), Bou Noura (1048), Beni Isguen (1051), Ghardaïa (1053), principale cité de la pentapole du Mzab, Melika (1124), etc.

 

En Libye, ils sont installés dans l’ouest de la Tripolitaine, dans plusieurs localités du djebel Nefussa. Ils sont aussi présents sur l’île de Djerba en Tunisie.

Par Louis-Benoît Greffe

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

28/03/2020

CORONAVIRUS: LA RUSSIE EN QUARANTAINE ......

Coronavirus. La Russie se met en quarantaine pour une semaine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
02290598-photo-russie-map

Bien que confrontée de façon limitée au coronavirus (3 morts), la Russie se met en quarantaine pour une semaine. Lors des « vacances de Poutine », les principales usines, les centres commerciaux et les écoles seront fermées.

Le référendum constitutionnel prévu le 22 avril est repoussé sine die – contrairement à la France qui a maintenu le premier tour des municipales le 15 mars dans une situation sanitaire autrement plus compliquée. Jusqu’au 5 avril, le pays entre en quarantaine – et en vacances, les salaires sont maintenus.

 

 

L’impôt sur les offshores augmente, la Russie stocke des masques

Les entreprises qui connaîtront des pertes auront des aides et des remises d’impôt, les redressements judiciaires sont repoussés de 6 mois.

Par ailleurs, les aides directes versées pour la Victoire – aux vétérans de la guerre notamment – et aux familles (le capital maternité) seront versées d’ici début mai.

L’impôt sur les sommes d’argents sorties de Russie vers les offshores va passer de 2 à 15%.

Les épreuves du bac prévues en mai sont reportées en juin, les loyers commerciaux seront repoussés et les entreprises auront des facilités pour restructurer leurs crédits, notamment en devises étrangères, a annoncé la Banque Centrale russe.

Depuis mi-mars, la Russie monte en puissance ses stocks de masques, de tenues de protection et de tests rapides : encore 1 million de masques et 200.000 tests ont été donnés par le fondateur d’Alibaba – site de e-commerce chinois – Jack Ma et livrés en Russie le 26 mars.

La Russie a récupéré aussi par divers canaux plus de 50 millions de masques en provenance de Chine.

 

Le ministère de la Défense est en train de construire 16 hôpitaux de campagne pour les malades du coronavirus, d’ici mi-mai, à proximité des plus grands centres urbains.

Plusieurs entreprises privées se sont mis à tester la population – notamment les laboratoires Hemotest à Moscou.

 

Le ministère de la Santé russe a annoncé ce 27 mars avoir lancé la production de nouveaux tests rapides pour détecter le coronavirus. Objectif : arriver à un minimum de 10.000 tests par jours dans les jours à venir.

 

Les magasins dévalisés par une minorité de la population

Les Russes, prévenus par leur gouvernement de la mise en place d’une quarantaine partielle qui pourrait durer, selon l’évolution de l’épidémie, jusque fin avril, ont aussi fait des stocks : entre le 10 et le 27 mars, selon la grande distribution, les russes ont acheté 38 fois plus de conserves de viande que d’habitude à la même période, 30 fois plus de surgelés, 29 fois plus de farine (blé, sarrasin), 25 fois plus de légumes.

 

Cependant une enquête du WCIOM (équivalent de l’INSEE russe) publiée ce 27 mars indique que 87% des sondés n’ont pas fait de courses massives ; cette proportion est plus basse (83%) chez les gens de 18 à 44 ans et (85%) les habitants de Moscou et Saint-Pétersbourg.

Pour ceux qui ont déjà fait leurs courses, ils ont acheté en priorité du sarrasin (49%), des conserves (31%), du sucre (27%), des pâtes alimentaires (25%), de la farine de blé dur (25%), du sel (16%), de la viande et du beurre (15%).

 

Suspension des vols, des boîtes de nuit et des bars à chicha

Le 25 mars, le gouvernement russe a publié une série de décisions liées à l’adaptation du pays au coronavirus. A partir de minuit le 27 mars, les vols charters russes sont arrêtés, sauf pour le rapatriement des ressortissants coincés à l’étranger ; Aeroflot a déjà annoncé avoir arrêté 92 de ses 94 destinations régulières ; les terminaux C, D et E de Sheremetevo, principal aéroport international de Moscou, sont désormais fermés.

 

A partir du 26 mars, toutes les personnes arrivant dans les aéroports russes sont systématiquement testées pour le coronavirus.

La compagnie aérienne low-cost Pobeda a annoncé ce 27 mai suspendre tous ses vols du 1er avril au 31 mai inclus.

Dans les régions, il est recommandé aux autorités exécutives d’arrêter le fonctionnement des parcs culturels, des centres commerciaux, des parcs d’attractions, des événements sportifs et culturels, les boîtes de nuit, les cinémas, et les bars à chicha. Au 25 mars, la Russie avait 495 cas de coronavirus (+163 en 24 heures), dont 451 et Moscou et sa région ; 29 personnes ont guéri (+7 en 24 heures).

Le 26, le nombre de cas était passé à 840 le soir, dont 587 à Moscou et sa région, avec 38 guéris. Parmi les nouveaux cas enregistrés en 24 heures au soir du 26 mars, 136 avaient eu lieu à Moscou, 7 dans la région d’Ekaterinburg, 5 à Saint-Pétersbourg, autant à Perm, 4 en Iakoutie, 3 dans les régions de Stavropol, Tatarstan, Cheliabinsk et Krasnoiarsk… la plupart reviennent de pays européens.

 

Deux patients âgés de 88 et 73 ans sont morts à Moscou du coronavirus le 26 mars ; ils avaient d’autres pathologies pulmonaires.

Toujours le 26 mars, un sondage pour Interfax indiquait que 49% des sondés estimaient que le gouvernement faisait correctement face à l’épidémie de coronavirus et 69% sont prêts à sacrifier certaines de leurs libertés, si ça peut aider à limiter la propagation de l’épidémie ; 28% des sondés y étaient catégoriquement opposés.

 

Moscou et sa région : écoliers et personnes de plus de 65 ans confinés

A Moscou, le maire Sobianine a annoncé le 26 mars que pendant les « vacances de Poutine » seront « fermés tous les établissements de divertissement, les restaurants, les cafés, les centres commerciaux, les parcs », ainsi que la plupart des grands musées de la ville ; les écoliers et les personnes âgées de plus de 65 ans sont priés de ne plus sortir de chez eux et leurs cartes de transport ont été suspendues jusqu’au 5 avril. Il a aussi recommandé « ne pas fréquenter les lieux de culte », ce à quoi l’église orthodoxe a répondu qu’elle maintenait ses messes aux horaires habituels.

Dans la région de Moscou, le 26 mars, le gouverneur a annoncé, par décret le 26 mars, la fermeture du 28 mars au 5 avril, « des restaurants, cafés, cantines, buffets, bars […] les magasins – sauf les pharmacies et les commerces alimentaires, et la vente à emporter – les salons de beauté, les SPAs, les saunas etc » ; des kits de désinfectants et de masques seront distribués aux retraités et aux familles nombreuses (à partir de 3 enfants) dans la région de Moscou.

Des tests massifs ont commencé aussi dans les bases militaires des régions Centre et Ouest.

Blablacar, les centres commerciaux Mega et Ikea ont annoncé l’arrêt de leurs services à Moscou et sa région jusqu’au 6 avril, McDonald’s se limitera désormais à la vente à emporter. Les entreprises de vente en ligne maintiennent leurs services. La poste russe conservera désormais les colis 60 jours au lieu de 30.

Ce 27 mars, la mairie de Moscou recommande instamment aux 1.8 millions de personnes de plus de 65 ans – sur une population totale de 12 millions d’habitants – de rester chez eux.

Une aide unique de 4000 roubles (50€) leur sera versée par la mairie de Moscou. Par ailleurs, de nombreuses organisations de bénévoles se sont organisées ces dernières semaines à Moscou et dans les principales grandes villes pour faire les courses et les apporter aux personnes âgées confinées.

 

375 millions d’euros de pertes annoncées pour l’industrie du tourisme

Des mesures similaires à celles prises en Russie ont été mises en place dans plusieurs régions, dont celles de Saratov, Omsk, Pskov, Stavropol, dans le Caucase du nord – où les stations de ski ferment du 28 mars au 6 avril – dans le Kraï de Khabarovsk en Sibérie orientale, en Carélie – où tous les sites touristiques et les marchés sont désormais fermés ; les transports en commun s’arrêtent dans la région du 29 mars au 4 avril.

L’union russe de l’industrie du tourisme prévoit 32 milliards de roubles de pertes pour les hôtels et sanatoriums du pays du fait du coronavirus : jusqu’au 1er juin sont en effet fermés les stations de tourismes, les sanatoriums, les camps d’été, les bases de loisir et les pistes de ski.

A Saint-Pétersbourg, le maire a carrément pris un arrêté d’interdiction de se rendre dans les lieux de culte du 28 mars au 5 avril – l’église orthodoxe a annoncé ce 27 mai qu’elle ne ferait pas de recours en justice contre cette décision.

Le 27 mars, le nombre de malades continuait à augmenter doucement, atteignant 1 036 à midi – dans les nouveaux cas enregistrés depuis 24 heures (196 sur l’ensemble du pays), 157 sont à Moscou, 8 dans la région de Moscou, 12 en Crimée – où le patient zéro n’est autre que le principal infectiologue de la république autonome, rentrée d’Espagne et qui n’a pas jugé utile de faire ses 14 jours de quarantaine obligatoire, elle a du depuis démissionner, ses contacts ont été identifiés et confinés – 3 dans la région de Volgograd, 2 en Tchétchénie, 2 en Mordovie, 2 en Oudmourtie, 2 à Samara etc. En tout, 45 personnes ont guéri et 3 sont décédées (toutes à Moscou, âgées de plus de 70 ans).

Huit personnes sont en réanimation ce 27 mars à midi.

Par Louis-Benoît Greffe

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

MEXIQUE / USA FERMETURE DE LA FRONTIÈRE !

27 mars 2020

Certains pourront y voir une certaine ironie. Alors que les Etats-Unis sont sur le point de devenir l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 à travers le monde, des manifestants mexicains ont demandé la fermeture de la frontière pour éviter l’arrivée dans leur pays de malades américains non testés.

 

Une partie de la ligne de démarcation a même été bloquée par des militants dans l’Arizona, utilisant des pancartes pour indiquer aux habitants de «rester chez eux».

Il faut dire que la différence dans le nombre de cas confirmés entre les deux pays est particulièrement impressionnante.

Les Etats-Unis ont dépassé la barre des 80.000 cas le 26 mars, contre moins de 500 pour le voisin mexicain.

 

Selon les militants, la frontière, qui devrait être fermée si ce n’est pour les voyages professionnels, laisse toujours passer beaucoup de personnes en direction du Mexique, sans qu’aucun test ou contrôle ne soit appliqué. Une situation qui inquiète la population.

Le président du pays, Andrés Manuel López Obrador, est en effet largement critiqué pour sa gestion minimaliste du coronavirus.

 

«LE MEXIQUE PAIERA POUR LE MUR»

Les manifestants demandent que les frontières soient renforcées par les forces de l’ordre, qui ne seraient pas suffisamment en nombre dans plusieurs points de passage.

En attendant que cela ne se mette en place, ils ont donc décidé de prendre les choses en main.

Et ce n’est pas la seule initiative prise par la population mexicaine.

Alors que le président refuse tout confinement ou mesure de choc pour prévenir l’épidémie, les habitants du pays ont d’eux-même commencé à fermer des commerces, quand le secteur du sport ou du divertissement a annulé plusieurs événements consécutifs, dont le championnat de football national.

Si cela continue, les discours de 2016 concernant le mur à la frontière pourraient finalement s’avérer prophétiques : «Le Mexique paiera pour le mur, et ils en seront très contents».

 

Source :  CNEWS

24/03/2020

LU : L' ARABIE SAOUDITE DANS LA TOURMENTE !


L’Arabie saoudite dans la tourmente


Alors que le royaume dénombre 511 personnes infectées le 22 mars, il est confronté à des évènements tout aussi importants pour sa situation interne.

Le premier a été l’arrestation des princes Ahmed bin Abdulaziz et Mohammed bin Nayef début mars.

 

Respectivement frère et neveu du roi Salmane, âgé de 84 ans, ils sont accusés d'avoir préparé un coup d'État.

 

À ces deux arrestations s’ajoute selon Human Rights Watch celles de 298 employés du gouvernement.

Une précédente vague d’emprisonnement, y compris de membres de la famille royale, avait déjà eu lieu en novembre 2017, afin de consolider le pouvoir de Mohammed ben Salman (MBS), devenu prince héritier en juin 2017 à la place de son cousin Nayef.

Alors qu’il est ébranlé par le scandale Khashoggi et l’enlisement de la guerre au Yémen, il est possible que MBS tente de renforcer son pouvoir dans la crainte de perdre un allié, en cas de défaite de Trump en novembre.

Le second évènement est la guerre des prix entre l’Arabie et la Russie depuis le 6 mars.

En effet, la pandémie a conduit à l’arrêt de l’activité économique dans de nombreux pays et donc à une baisse de la demande d’or noir.

En réponse Ryad a fait pression sur ses partenaires pour diminuer l’offre de brut et faire remonter le prix du baril, mais Moscou, troisième producteur mondial, s’y est opposé ; ceci a fragilisé l’alliance « OPEP+ » qui réunit depuis 2016 l’OPEP et d’autres pays producteurs.

Pour contrer la Russie en lui prenant des parts de marché, l’Arabie a annoncé augmenter sa production à 12,3 millions de barils par jour et baisser ses prix à partir d'avril.

Ainsi, au 18 mars le cours du baril de pétrole était de 22 dollars, contre 47 dollars au 1er mars et 61 dollars au 1er janvier.

C’était son plus bas niveau depuis 2009 et 2016, où il était tombé respectivement à 34 et 26 dollars.

Cette situation risque de coûter cher au pays qui affiche plusieurs faiblesses structurelles.

Tout d’abord, selon la Direction générale du Trésor, pour la septième année consécutive, l’État présente un budget déficitaire, avec pour l’année 2020 un déficit de 50 milliards de dollars.

 

De plus, si l’extraction du pétrole saoudien coûte moins cher qu’en Russie, le royaume a besoin d’un baril à 84 dollars pour équilibrer son budget, tandis qu’il est fortement dépendant de ses exportations.

 

Enfin, les réformes de MBS pour diversifier l’économie du pays restent très fragiles. Une fragilité que l’arrivée du Covid-19 risque d’accentuer.


Par Guillaume Duprat    L' incorrect

22/03/2020

CORONAVIRUS : L' ALLEMAGNE ET LA CARTE DE L' ANTI-AMÉRICANISME !

20/03/2020

AUX U S A , LES BUREAUCRATES GAUCHISTES S' OCCUPENT DE VOTRES SANTÉ !

 
 
Publié par Magali Marc le 19 mars 2020

Selon Stu Cvrk* si « vous pensez que le DoJ et le FBI de l’époque d’Obama étaient les seules agences fédérales qui étaient politiquement corrompues par les Démocrates, vous êtes dans l’erreur.

 

La triste réalité est que la liste des agences fédérales non corrompues est minuscule comparée à la liste de celles qui ont été exploitées par Obama et ses sous-fifres à des fins politiques (…).»

 

Stu Cvrk écrit: « Alors que toute notre attention s’est concentrée sur Washington, ces trois dernières années et demie, les Centres de contrôle des maladies, dont le siège est à Atlanta, en Géorgie, sont passés sous le radar. Maintenant que le Center for Disease Control (CDC), et l’Institut national de la santé, sont dans notre ligne de mire, nous apprenons que ces organisations ont également été infectées par le même virus de corruption de l’ère Obama.»

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit une partie de l’article de Stu Cvrk*, du blog conservateur Red State, paru le 17 mars (qui cite l’article de Daniel Greenfield**).

 

J’ai traduit l’article de Daniel Greenfield, paru dans Front Page Magazine, le 16 mars.

********************************

 

Le CDC a lutté contre le racisme et l’obésité au lieu de stopper les épidémies

Les actions du CDC devraient être guidées par la science, et non par la justice sociale.

Les Centers for Disease Control disposent d’un budget de 6,6 milliards de dollars et sont chargés de faire un travail précis, pourtant ils se plantent à chaque fois.

 

La dernière fois que le CDC s’est sérieusement impliqué, c’était il y a six ans, lors de la crise du virus Ebola.

À l’époque, les directives du CDC permettaient au personnel médical infecté par le virus Ebola d’éviter une quarantaine et d’interagir avec les Américains jusqu’à ce qu’ils présentent des symptômes indéniables de la maladie. Il n’y avait pas de protocole en place pour traiter les personnes potentiellement infectées, ce qui a eu pour effet de favoriser la propagation de la maladie à dans tous les États-Unis.

Au plus fort de la crise, la confiance dans le CDC est tombée à 37%.

Entre-temps, le personnel du CDC avait réussi à mal gérer des échantillons du virus Ebola, envoyant accidentellement des échantillons du virus vivant aux laboratoires du CDC.

Les responsables de la bureaucratie de la santé ont blâmé le manque de financement afin de justifier leur incapacité à disposer d’un vaccin contre le virus Ebola.

Les mesures d’auto-quarantaine adoptées en réponse à l’épidémie de coronavirus sont en partie une réponse aux leçons de la catastrophe d’Ebola.

Pendant la crise Ebola, les Démocrates ont tenté d’occulter la responsabilité de l’Administration Obama en faisant porter le blâme sur les Républicains pour avoir réduit le budget du CDC de 6,5 à 5,9 milliards de dollars.

Cela vous semble familier ? Où vont réellement les milliards affectés au CDC ? Entre autres choses, à promouvoir le contrôle des armes à feu.

Le terrible accord budgétaire de décembre a alloué 25 millions de dollars au CDC et au NIH pour étudier la violence armée.

Pendant la crise Ebola, le CDC n’avait dépensé que 2,6 millions de dollars pour des études sur la violence armée. Mais le CDC a l’habitude de gaspiller de l’argent pour tout, qu’il s’agisse d’un centre d’accueil des visiteurs de 106 millions de dollars avec des jardins japonais, d’un gymnase de 200 000 dollars, d’un concours de beauté pour les transsexuels, sans parler de la promotion des pistes cyclables.

L’apparition occasionnelle d’une épidémie ne fait qu’attirer l’attention de tous sur l’incompétence crasse du CDC.

Le reste du temps, son incompétence, comme celle d’autres organismes gouvernementaux, ne fait qu’entraîner un gaspillage d’argent.

En 1999, le CDC a annoncé un plan pour mettre fin à la syphilis en 5 ans. Le Plan national d’élimination de la syphilis de l’ère Clinton était une proposition d’aide sociale peu sérieuse qui voulait combattre le racisme et qui a connu un tel succès qu’en 2018, les taux de syphilis avaient atteint un nouveau record.

Mais la propension des candidats démocrates à la présidence à utiliser le CDC pour des propositions imaginaires visant à mettre fin à une maladie, non pas en utilisant la science, mais l’aide sociale, était devenue une mauvaise habitude sous Obama, détournant les ressources pour ce que le CDC pouvait faire de façon réaliste, afin de financer leurs escroqueries politiques.

En 2011, Hillary Clinton avait promis une « génération sans sida » en utilisant, en partie, le CDC.

Tout comme son accession à la présidence, la « génération sans sida » n’est jamais arrivée et n’arrivera jamais.

En 2016, Obama a permis à Joe Biden d’utiliser le CDC pour son coup politique du «Cancer Moonshot» (un projet de solution miracle imaginaire pour guérir le cancer).

« Si je suis élu président, vous verrez la chose la plus importante qui changera l’Amérique, nous allons guérir le cancer », a promis Joe Biden l’an dernier.
Joe Biden ne peut rien guérir. Même pas son propre état mental. Mais, comme Hillary, il peut gaspiller les ressources du CDC pour faire de fausses promesses aux électeurs tout en affaiblissant ses compétences de base.

 

Le CDC et le gauchisme «politiquement correct»

Le CDC est un exemple classique de réussite progressiste, une agence créée pour lutter contre le paludisme en pulvérisant du DDT, dont la mission initiale est devenue depuis longtemps politiquement incorrecte et qui a adopté à la place une recherche politiquement correcte des causes sociales de maladies comme la syphilis et le sida.

 
 

Contrairement à la lutte contre le paludisme par la pulvérisation de DDT, lutter contre la syphilis en s’en prenant au racisme ne fonctionne pas.

La lutte du CDC contre «l’épidémie de l’obésité» est encore plus stupide. Il s’agit notamment de financer 15 collèges pour « travailler avec les services de vulgarisation communautaire afin d’accroître l’accès à des aliments plus sains et à des lieux d’activité physique sûrs et accessibles ». Cela signifiait donner à la Louisiana State University plus d’un million de dollars pour travailler avec les marchés agricoles.

L’obésité peut évidemment tuer des gens, mais ce n’est pas quelque chose que le CDC peut ou devrait essayer de régler.

L’Amérique n’a pas besoin du CDC pour acheminer la viande de porc vers les écoles publiques. Nous avons besoin que le CDC remplisse son mandat initial en s’occupant des épidémies de maladies infectieuses, d’abord la malaria et la variole, et maintenant Ebola ou le Coronavirus. Nous avons besoin de la science, pas du bien-être social.

Malheureusement, le CDC, comme toutes les agences fédérales, s’est éloigné de sa mission principale pour se tourner vers le bien-être social.

Lorsque l’Administration Clinton a réussi à démolir le CDC, ses laboratoires étaient infestés de souris et de rats et avaient des plafonds qui coulaient. Non seulement l’agence n’avait pas guéri la syphilis, mais elle n’était absolument pas prête à faire face à la menace de l’anthrax.

L’Administration Obama a fait reculer les réformes de l’Administration Bush et a ramené le vieux CDC brisé sous la direction de Thomas Frieden. Après que Frieden ait raté son intervention pour régler la crise Ebola, même les grands médias se sont joints aux Républicains pour demander sa démission.

Le CDC, à la fin de l’ère Obama, était encore plus endommagé que jamais auparavant.

Chaque administration a essayé de marquer de son empreinte le CDC en jouant avec les organigrammes et en ajoutant d’autres initiatives inutiles. Pendant ce temps, tous ces milliards de dollars que les Américains pensent destinés à combattre les épidémies de maladies contagieuses, font tout sauf ça.

Il existe un vaste fossé entre ce que le CDC devrait faire et ce qu’il fait en réalité.

Ce qu’il devrait faire, c’est utiliser ses spécialités et ses capacités uniques pour étudier les maladies contagieuses dangereuses. Et les capacités du CDC à cet égard sont impressionnantes. Mais ce qu’il finit par faire, c’est lutter contre des problèmes sociaux comme l’obésité, la crise des opiacés ou les MST (maladies sexuellement transmissibles) , car c’est ce que veulent les politiciens, en particulier les Démocrates.

Le président Trump a raison de tenir l’Administration Obama pour responsable de l’état lamentable du CDC. Mais le problème n’a pas commencé en 2008. Et il ne se limite pas au CDC, mais à l’ensemble du gouvernement.

Le gouvernement est rempli d’agences, de départements et de sections qui ne font rien d’autre que de perdre du temps et de l’argent. Certains parviennent également à faire avancer des initiatives dangereuses et destructrices. Mais il y a des moments où nous avons un besoin urgent de ces parties du gouvernement, autrement inutiles, pour travailler correctement et rapidement.

Et nous découvrons alors qu’elles ne fonctionnent pas.

Personne ne pense au CDC tant que nous n’en avons pas besoin et que nous ne nous rendons pas compte qu’il ne fonctionne pas. Et puis la même histoire se répète quelques années plus tard alors que le CDC se remet à lutter contre l’obésité et le racisme.

 

Prévenir les épidémies et non corriger les comportements sociaux

La solution commence par la réaffirmation de la mission des centres de contrôle et de prévention des maladies, la définition de ce qu’est une maladie et ce que signifie la contrôler ou la prévenir.

Redéfinir la mission du CDC, signifie qu’il faut d’abord mettre fin à ses campagnes contre les comportements liés au mode de vie et se concentrer sur la prévention des épidémies réelles en passant par la science et non par le bien-être social.

L’ancien CDC étudiait les comportements en vue d’une intervention médicale ciblée. Il suivait le paludisme jusqu’à sa source et introduisait le DDT ou étudiait les épidémies de variole pour en déterminer l’origine. Mais le nouveau CDC considère le comportement comme l’objet de l’étude et le remède. Il fait des propositions grandioses afin de changer des comportements, qui ne se concrétisent jamais.

L’échec du CDC est fondamentalement celui de l’État Providence.
La sociologie n’est pas une science. La virologie l’est.

Le bien-être social n’est pas seulement une dangereuse distraction, il empêche le CDC de prendre les bonnes décisions pour empêcher les personnes infectées d’entrer aux États-Unis lorsque des vies sont en jeu.

Le gouvernement est inefficace parce que la plupart de ses initiatives visent à changer les mentalités, qu’il s’agisse de gagner les cœurs et les esprits en Afghanistan ou de convaincre tout le monde de conduire des voitures électriques dans le Wisconsin, au lieu de s’attaquer aux problèmes physiques en appliquant la physique et la chimie au problème du terrorisme ou en appliquant l’économie au problème du coût du transport.

Nous n’avons pas besoin d’un CDC qui fasse changer les gens d’avis sur la consommation du chocolat ou les rapports sexuels non protégés. Il y a déjà de nombreuses parties redondantes du gouvernement qui tentent de faire ça et manquent leur coup.

Nous avons besoin d’un CDC qui s’occupe des virus au lieu d’essayer de laver le cerveau des gens.

 

Conclusion de Stu Cvrk

Faut-il s’étonner que le Président Trump ait créé un groupe de travail de la Maison Blanche sur le Coronavirus pour gérer l’action du gouvernement, au lieu de laisser le CDC et le NIH prendre la direction des opérations comme ils l’ont fait lors des réactions d’Obama à l’Ebola et au H1N1 ?

Il faut tenir compte du fait que le Président Trump a fait cela – et a institué des restrictions de voyage avec la Chine (et a été traité de raciste pour son action rapide) – tout en s’occupant de la farce de l’Impeachment des Démocrates, qui a duré jusqu’à l’acquittement par le Sénat début février.

 

Imaginez ce qu’il aurait pu accomplir sans cette distraction !

Lorsque la crise du virus de Wuhan sera terminée, le CDC et le NIH devront être réorientés et recentrés, et les absurdités marxistes politiquement correctes et culturelles devront être complètement éliminées de toutes les agences.

 

*Stu Cvrk a servi pendant 30 ans dans la marine américaine dans diverses fonctions actives et de réserve, avec une expérience opérationnelle considérable au Moyen-Orient et dans le Pacifique occidental.
** Daniel Greenfield, journaliste d’investigation et écrivain au Freedom Center, se concentre sur la gauche radicale et le terrorisme islamique.

 

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Sources :

https://www.frontpagemag.com/fpm/2020/03/cdc-was-fighting...

COMMENT LA CHINE A LAISSÉ ÉCHAPPER LE CORONAVIRUS ! TRIBUNE LIBRE !

19.mars.2020 // Les Crises
 

Comment la Chine a laissé échapper le coronavirus

 

Source : Le Temps, Julie Zaugg, 17-03-2020

Une équipe médicale à Wuhan le 3 mars. — © AFP

L’homme, un commerçant de 65 ans travaillant dans le marché couvert de Huanan, est arrivé à l’hôpital central de Wuhan le 16 décembre.

Ses deux poumons étaient infectés et il avait de la fièvre, mais les antibiotiques qu’on lui avait donnés ne produisaient pas d’effet, raconte Ai Fen, la directrice du département des urgences dans une interview parue la semaine dernière en chinois et depuis censurée.

Onze jours plus tard, elle a vu arriver un autre patient présentant des symptômes similaires, puis cinq autres le lendemain.

Ces mystérieuses pneumonies avaient toutes un lien avec le marché de Huanan, situé à moins de deux kilomètres de l’hôpital. Au même moment, les autres centres médicaux de Wuhan subissaient un assaut similaire.

 

Le patient zéro

Mais le tout premier cas, celui d’un résident du Hubei âgé de 55 ans, est apparu le 17 novembre, soit un mois plus tôt que ce qui avait jusqu’ici été annoncé. De nouvelles données compilées dans un rapport interne du gouvernement chinois, publiées vendredi dernier par le quotidien hongkongais South China Morning Post, le prouvent.

Le 20 décembre, il y avait 60 cas. Durant les deux dernières semaines de l’année, leur nombre s’est mis à grimper de façon exponentielle, pour atteindre 266 cas au 31 décembre 2019. Perplexe, Ai Fen a envoyé un échantillon pris sur un patient à un laboratoire à Pékin.

Elle a reçu les résultats le 30 décembre: ils indiquaient une infection avec un coronavirus affilié au SARS. Désormais alarmée, elle a posté une photo du rapport médical dans un groupe privé sur le réseau social WeChat, qui a été partagée par plusieurs de ses collègues, dont l’ophtalmologue Li Wenliang, par la suite décédé de la maladie.

Elle a également dit aux membres de son département de revêtir des masques et alerté ses supérieurs, qui l’ont convoquée trois jours plus tard afin de la réprimander pour avoir «fait circuler des rumeurs».

 

A Wuhan, d’autres médecins commençaient à sonner l’alarme. Mais rien n’y a fait. La province s’apprêtait à tenir sa séance parlementaire annuelle et à fêter le Nouvel An chinois: nul incident ne devait perturber ces événements.

 

Diagnostics modifiés

Le 3 janvier, la commission de la santé de Wuhan a publié une directive interdisant au personnel médical de diffuser des informations sur le nouveau virus pour éviter de provoquer une panique.

Certains hôpitaux ont aussi discrètement modifié le diagnostic des premiers patients, le faisant passer d’une pneumonie virale à une simple «infection».

La réunion du congrès provincial s’est tenue comme prévu du 6 au 17 janvier et, le 18 janvier, un banquet géant du Nouvel An chinois a réuni des dizaines de milliers de familles à Wuhan.

En coulisses, la riposte s’organisait pourtant. Le marché de Huanan a été fermé le 1er janvier, le génome du nouveau virus a été décodé le lendemain, le Centre chinois pour le contrôle des maladies a activé son plan d’urgence le 6 janvier et le président Xi Jinping a personnellement pris la tête de la riposte le 7 janvier.

Mais rien de tout cela n’a été annoncé publiquement.

Officiellement, la Chine affirmait toujours mi-janvier n’avoir qu’une soixantaine de cas. Elle a attendu jusqu’au 9 janvier pour annoncer l’émergence d’un nouveau coronavirus et jusqu’au 12 janvier pour partager son génome avec le reste du monde.

 

«Réponses préparées à l’avance»

Yuen Kwok-yung, un virologue hongkongais, s’est rendu à Wuhan le 17 janvier pour enquêter sur le virus.

«Tous les endroits que nous visitions semblaient être en représentation, a-t-il récemment raconté au journal Caixin.

A chaque fois que nous posions une question, les réponses paraissaient récitées et préparées à l’avance.»

Les officiels locaux répétaient en boucle qu’ils n’avaient reçu des kits de test que la veille et ne pouvaient donc pas se prononcer sur le nombre réel de cas, relate-t-il.

Durant cette phase critique pour contenir le virus, les autorités chinoises ont également continué à nier l’existence d’une propagation entre humains.

Les indices avaient pourtant commencé à s’accumuler.

Le 8 décembre, un homme affecté par la nouvelle pneumonie a affirmé qu’il ne s’était jamais rendu au marché de Huanan.

Début janvier, un patient a infecté 14 membres du personnel soignant lors d’une opération du cerveau à Wuhan.

Et le 12 janvier, Yuen Kwok-yung a découvert une famille de six à l’hôpital de Shenzhen qui avaient tous contracté le Covid-19, alors que seul l’un d’eux s’était rendu à Wuhan.

 

Ce n’est que le 20 janvier que la Chine a finalement reconnu l’existence d’une transmission entre humains.

La veille, le bilan était subitement monté à 136 cas.

 

Le 23 janvier, la ville de Wuhan et une bonne partie de la province du Hubei étaient placées en quarantaine.

 

Si les autorités avaient agi plus vite, «le nombre de malades aurait pu être massivement réduit», a récemment estimé le chef de la task force chinoise contre le coronavirus, Zhong Nanshan.

 

Source : Le Temps, Julie Zaugg, 17-03-2020

14/03/2020

L' OBJECTIF D' ERDOGAN EN SYRIE ! LU, VU ET ENTENDU !


Le véritable objectif d’Erdogan en Syrie, par Jean-Gilles Malliarakis


Posted: 13 Mar 2020 08:25 AM PDT

 

À l’instar de ses alliés Frères musulmans, le président désormais tout puissant de la ci-devant démocratie turque se pose avec habileté en défenseur des droits de l’Homme et des libertés.

Cela peut se comprendre dans certains pays de traditions dictatoriales. Jusqu’aux printemps arabes de 2011 régnaient des régimes à partis uniques plus ou moins laïcistes, comme en Tunisie, en Irak ou en Égypte.

Bien différente était la situation de la Turquie.

Ce pays jouissait, depuis 1946, d’un statut certes chaotique, mais infiniment plus libéral.

De façon très claire sa réforme constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017 lui confère des pouvoirs sans commune mesure avec ceux d’une démocratie présidentielle.

Néanmoins la naïveté internationale sans limites prend au sérieux le rôle qu’il prétend jouer de lutte contre le régime baasiste de Damas.

Violant ouvertement la souveraineté de la Syrie voisine, il justifie son intervention militaire aux côtés de rebelles, essentiellement islamistes, en invoquant les droits qu’il muselle chez lui.

Cette tartufferie échappe de moins en moins aux responsables européens. Mais il semble que le but de ses agissements échappe encore à l’intelligence de nos technocrates.

Sans doute doit-on se féliciter des réactions indignées, dans divers pays de l’Union européenne, dénonçant le chantage turc à l’invasion migratoire.

On ne peut qu’approuver ainsi celle de M. Le Drian. Le ministre français des affaires étrangères a en effet déclaré à la tribune de l’Assemblée nationale ce 3 mars : “l’usage par la Turquie des migrants comme moyen de pression et de chantage sur l’Europe est absolument inacceptable“.

On doit souligner aussi la nouveauté d’une solidarité, affirmée dans la défense des frontières européennes, aussi bien par Charles Michel que par Mme von der Leyen au nom de la Commission. Cette avancée géopolitique nécessaire doit être saluée.

Ne doutons pas cependant que le politiquement-islamiquement correct n’en restera pas là. Dès le premier jour après avoir lui-même déclenché la ruée vers l’Europe de milliers d’immigrants illégaux, Erdogan et son dévoué ministre Cavutoglu agitaient, avec beaucoup de conviction maintenant, le drapeau des droits de l’Homme.

 

Remarquons qu’ils ont très rapidement été relayés par nos moyens de désinformation.

Le message hypocrite prétend faire honte aux habitants pacifiques des îles de la mer Égée qui, submergés et exaspérés, osent réagir contre ces réfugiés vrais ou faux, qu’ils ont accueillis ou supportés en surnombre depuis 5 ans. Les gens des fameuses “ONG” subventionnaires se montrent plus arrogants encore.

Mais le fond du sujet, l’objectif réel que poursuit le président turc, ne doit pas être dissimulé.

C’est là que réside la cause de ces évènements et des interventions de la Turquie chez sa voisine méridionale, État souverain qui ne fait plus, depuis bientôt un siècle partie de l’Empire ottoman.

 

Le 26 février Recep Tayyip Erdogan s’exprimait devant le Türkiye Büyük Millet Meclisi, le parlement d’Ankara. Il affirmait ce jour-là, sur le ton agressif qu’on lui connaît, avoir dit à son allié d’hier Poutine, ennemi d’avant-hier, rival d’aujourd’hui et adversaire probable de demain : “Ôtez-vous de notre chemin” en Syrie.

Quel chemin ? Vers quel but ?

Le lendemain 27 février, il se souvenait de son appartenance à l’OTAN et demandait à celle-ci de se solidariser, sur le fondement du traité de Washington de 1949.

Le 28 février, le secrétaire général Stoltenberg s’exécutait de bonne grâce et s’exprimait dans ce sens lors d’un point de presse. Il semble toutefois avoir surinterprété le traité d’alliance.

C’est l’article 6 de cet accord, remontant à la guerre froide qui en définit le périmètre d’application. Celui-ci comprend le territoire de ses membres, y compris les départements français d’Algérie.

Cette dernière disposition, devenue caduque en 1963 semble difficilement extensible aux anciens vilayets ottomans de Syrie et d’Irak où s’aventure l’armée turque.

 

Dès lors, le 29 février, Erdogan entreprenait de tordre le bras à l’Union européenne, la menaçant sur ses frontières en exigeant que celle-ci s’aligne sur la position de l’OTAN.

Le 2 mars, le président bulgare Borissov se rendit aussitôt à Ankara pour tenter d’organiser une négociation, ce que son interlocuteur refusa.


Certains ne veulent y voir que la conséquence de sa mégalomanie ou des difficultés de sa politique intérieure voire de son économie.

C’est méconnaître le fond du personnage et de la synthèse islamo-nationaliste qui l’inspire désormais. Sa nouvelle doctrine est tournée vers la restauration d’un Empire que l’on croyait disparu depuis un siècle.

Et cette idée fait novation par rapport aux traditions politiques de la république jacobine fondée par Mustafa Kemal.

 

 

En 2016, en effet le maître d’Ankara se trouvait en conflit à la fois :

 

1° avec les musulmans modernistes du mouvement Hizmet inspirés par Fethullah Gülen.

Ceux-ci, ses anciens alliés, semblent avoir découvert sa dérive mafieuse en 2013. Avec les Gülenistes, dès lors, il pratiqua, d’une part la calomnie systématique les rendant responsables de l’étrange tentative de coup d’État militaire, d’autre part une surenchère religieuse sunnite en se servant des réseaux des Frères musulmans chassés d’Égypte.

 

2° vis-à-vis des kémalistes, qu’il a toujours combattus, il entendait se montrer plus nationaliste que ces démocrates, ces laïcs de gauche, qu’il dénonce comme “crypto-francs-maçons”.

Pour comprendre sa politique il faut ne jamais perdre de vue la forte personnalité de son épouse née Emine Gülbaran. Recep Tayyip Erdogan l’a rencontrée en 1977.

Agée de 22 ans, elle militait en tant responsable de l’Association des femmes idéalistes, mouvement de jeunesses du parti MHP clairement fasciste plus connu sous l’appellation des Loups Gris. L’occasion était lors d’un meeting du parti islamiste dit du salut national, Millî Selamet Partisi.

Depuis son adolescence, Erdogan avait été formé dans les rangs de cette organisation islamiste flamboyante, fondée et dirigée par Necmettin Erbakan.

Il ne se séparera de son vieux chef que pour des raisons d’efficacité, 20 ans plus tard, après un séjour en prison.

Or, le parti des Loups Gris, le MHP, nationaliste et pantouranien, tourné vers les terres ancestrales de l’Asie centrale, longtemps rival des islamistes, est aujourd’hui ouvertement associé à la majorité gouvernementale de l’AKP.

La réaffirmation par Erdogan du pacte national turc Misak i-Milli de 1920, correspond ainsi à une surenchère par rapport au kémalisme qui remonte aux années 2015-2016, période très trouble après que l’organisation État islamique se soit emparé de Mossoul en juin 2014 et que les kémalistes aient accusé les services spéciaux d’Ankara, le MIT, de lui avoir fourni des armes.

Le pacte national, Misak-ı Milli, réaffirmé par Erdogan en 2016 est le nom du manifeste en six points adopté à l’unanimité le 28 janvier 1920 par la dernière assemblée ottomane, Meclis-i Mebusan.

 

A l’époque les revendications turques visaient les territoires suivants :

1. Une partie de la Thrace occidentale

2. Rhodes et le Dodécanèse

3. le district arménien de Kars, Ardahan et la ville aujourd’hui géorgienne de Batoumi

4. le vilayet d’Alep en Syrie, incluant la zone que les Kurdes appellent Rojava, mais aussi le sandjak syrien d’Alexandrette et l’ancienne Antioche sous mandat français, devenu la province turque de Hatay, ainsi que Lattaquié

5. Le vilayet alors majoritairement kurde de Mossoul et Erbil en Irak 6. Le sandjak de Deir ez-Zor et 7. L’île entière de Chypre.

 

Au gré d’accords successifs, avec Lénine en 1921, avec les anglo-français en 1939, au prix de l’occupation du nord de Chypre en 1974, ce programme, morceau par morceau, a été mis en œuvre par les kémalistes sur un siècle.

Erdogan veut le réaliser par la force et la ruse, prétendant combattre le “régime” de Damas et en y réimplantant les 3,7 millions de Syriens qu’il menace sinon de nous envoyer.

Y parviendra-t-il ?

Il prend les Européens pour des lâches et des imbéciles. A-t-il tort ?

 

 

Par Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

The post Le véritable objectif d’Erdogan en Syrie, par Jean-Gilles Malliarakis appeared first on :: Novopress.info - arme de réinformation massive.

13/03/2020

SYRIE: L' HYPOCRISIE DE LA " CROISADE ANTI-TERRORISTES " AMÉRICAINE !

Géopolitique » L’hypocrisie de la « croisade anti-terroriste » américaine par l’exemple syrien
 

L’hypocrisie de la « croisade anti-terroriste » américaine par l’exemple syrien

 
 

La République arabe syrienne après des années de guerre sur son sol contre divers groupes terroristes retrouve bel et bien le souffle et pense déjà à un futur meilleur, notamment dans le cadre de la reconstruction des infrastructures et nombre de projets économiques.

Les tentatives de maintenir la pression sur Damas par Washington au final ne mèneront à rien.

Après la mission ratée de nuire fortement aux relations turco-russes, l’establishment étasunien continue néanmoins de gesticuler.

 

Ainsi, James Jeffrey, l’émissaire US pour la Syrie, a fait plusieurs déclarations révélatrices.

En commentant la présence de terroristes dans leur dernier fief (ou plutôt après les nouveaux succès récents de l’Armée arabe syrienne, le semi-fief) d’Idlib, et notamment la position US sur la question, la déclaration du haut responsable étasunien a été sans vergogne.

A savoir que les Etats-Unis ne coopèrent pas avec les «militants» de Hayat Tahrir al-Cham (ex Front al-Nosra, filiale d’Al-Qaida en Syrie) dans la région syrienne d’Idlib, mais ne les attaquent pas non plus, car ils se concentrent sur la lutte contre le gouvernement du président Bachar al-Assad.

 

«Nous ne travaillons pas avec eux. Comme vous l’avez dit ils sont une émanation d’Al-Qaida.

D’un autre côté, comme nous pouvons le voir dans nos diverses actions antiterroristes, nous n’en avons pas infligées à eux, car nous ne pensons pas qu’ils soient axés sur les activités terroristes internationales.

Ils sont beaucoup plus concentrés sur la lutte contre le régime d’Assad. Encore une fois, ce ne sont pas nos amis, nous n’avons pas d’affaires avec eux, mais ils ne sont certainement pas une priorité pour nous en termes de lutte contre le terrorisme».

Ces déclarations ont été faites lors de la toute récente interview à la chaine CBS.

 

Au-delà du fait que cette déclaration rappelle curieusement celle de l’ex-ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui disait alors «qu’al-Nosra fait du bon boulot», il est tout de même incroyable d’observer le cynisme des élites étasuniennes, et occidentales en général.

 

Donc après les attentats du 11 septembre 2001, ces mêmes élites politiques et leurs relais médiatiques nous avaient bombardés de messages en criant à droite et à gauche que le mal par excellence c’est Al-Qaida.

 

Mais aujourd’hui, ces mêmes terroristes sont devenus pour l’Occident tout à fait fréquentables.

 

L’hypocrisie et le cynisme au plus haut niveau possible et impossible, quand tu nous tiens.

Il devient donc maintenant tout à fait clair pourquoi Washington et ses acolytes occidentaux soient tellement intéressés par le maintien de ces éléments extrémistes en terre syrienne, notamment dans leur dernier semi-fief d’Idlib.

Mais rien n’y fait – la Syrie poursuivra la pleine libération de son territoire national, avec le soutien de ses alliés.

 

Le fait est que le principal intéressé donc au maintien des terroristes en Syrie n’est autre que les USA.

 

Et cela est désormais pratiquement officiel.

D’autre part, le même Jeffrey avait en outre déclaré vouloir poursuivre la pression sur le gouvernement syrien, en vue d’isoler Damas et de forcer ses principaux soutiens russe et iranien à accepter un consensus.

A ce titre, il faudrait que le gendarme autoproclamé comprenne une bonne fois pour toutes plusieurs choses.

La première, c’est qu’il n’y aura aucun consensus avec les terroristes. Des dizaines de milliers d’entre eux ont déjà été anéantis dans les opérations militaires des forces gouvernementales syriennes et de leurs alliés. Le même sort attend les quelques restes d’Idlib.

A moins bien sûr que Washington et ses alliés européens décident d’accorder aux terroristes devenus subitement «fréquentables» l’asile sur leurs territoires respectifs.

Damas n’y sera pas opposée.

De deux, la Syrie n’abandonnera jamais son projet de libérer le reste de son territoire. Et les récentes victoires enregistrées par l’armée syrienne à Idlib, y compris malgré l’opposition turque, le confirment.

 

Enfin, et en parlant du prétendu isolement de Damas, parfois, il y a vraiment l’impression que les élites occidentales vivent dans une réalité parallèle.

Car au-delà du soutien politique, diplomatique, militaire et économique de ses principaux alliés en la qualité des puissances eurasiennes que sont la Russie, l’Iran et la Chine, et des relations étroites avec nombre de pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, c’est désormais nombre de capitales arabes qui s’activent pour relancer les relations avec la République syrienne.

Y compris certains pays du Golfe, comme les Emirats arabes unis – ayant rouvert leur ambassade à Damas en décembre dernier, après sept ans de rupture des relations diplomatiques.

Moscou ne serait d’ailleurs pas étrangère à ce rapprochement Damas-Abu-Dhabi.

Et plus récemment encore, le gouvernement de l’est de la Libye, contrôlant près de 80% du territoire libyen, a ouvert une ambassade il y a quelques jours dans la capitale syrienne.

Le monde arabe donc, se réactive dans ses relations avec le gouvernement syrien.

Cela sans oublier les bonnes relations qu’entretient le leadership de la Syrie avec des puissances arabes et africaines comme l’Egypte et l’Algérie.

 

Isolement vous avez dit?

 

A ce rythme il sera intéressant d’observer qui finira isolé.

 

Quant à la complicité avec les terroristes déclarés, Washington aura vraisemblablement de plus en plus de mal à la voiler.

 

 

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Source : observateurcontinental.fr