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28/06/2016

L' ÉTAT ISLAMIQUE RECULE-T-IL VRAIMENT ???

L’État islamique recule-t-il vraiment ?

Publié le dans Moyen Orient

Par Yves Montenay.

L'Etat islamique recule-t-il vraiment ?

 

Il y a quelques jours, la presse internationale ne parlait que du recul de l’État Islamique sur tous ses fronts. Et le voilà qui donne une raclée aux troupes de Bachar.

Essayons d’y voir clair.

 

En Afrique : Libye et lac Tchad

En Libye, le revers est sérieux : l’EI avait le contrôle d’une bande côtière de 200 km de long et de 40 km de large au centre du littoral, séparant encore plus la Cyrénaïque de la Tripolitaine et menaçant le port d’exportation du pétrole.

Les Occidentaux s’agitaient depuis longtemps pour que les Libyens lancent une opération militaire contre lui, mais le nouveau gouvernement reconnu internationalement ne l’est pas dans son propre pays alors que c’est lui et lui seul que les Occidentaux veulent soutenir.

Finalement ce sont les milices tribales de chacune des villes à l’ouest de l’EI qui ont fait le travail et récupéré, au prix de lourdes pertes, la quasi-totalité de cette bande côtière.

Il ne resterait que quelques quartiers défendus par les combattants étrangers de l’EI, les combattants libyens s’étant évaporés en profitant leur parenté avec telle ou telle tribu attaquante.

Autour du lac Tchad, l’EI avait également reculé depuis l’arrivée au pouvoir au Nigeria d’un nordiste plus concerné que le président sudiste précédent, et avec la coordination entre son armée et celle du Cameroun, du Tchad et, moins efficacement semble-t-il, du Niger.

Des troupes françaises de l’opération Barkhane sont également présentes, mais très occupées dans l’immense Sahel au nord.

 

En Irak

En Irak, l’EI recule aussi, mais ce n’est pas l’effondrement : il a fallu des semaines de siège pour que les troupes irakiennes finissent par prendre Fallouja. Quant à la grande offensive sur Mossoul, dont la préparation est claironnée depuis des mois, on n’en voit toujours pas le début.

Le problème est toujours le même : sans les milices chiites, l’armée nationale n’est pas assez forte ; mais ces milices exercent des représailles envers la population sunnite des zones de l’EI et ne sont donc utilisés que ponctuellement. Et à Bagdad, on est toujours très loin de tendre la main aux sunnites occupés par l’EI.

Leurs représentants au gouvernement semblent plus intéressés par les affaires qu’à leur trouver une représentation attirante dans un pays où la majorité chiite ne pardonne pas les massacres opérés par les sunnites de Saddam, ni les attentats perpétrés aujourd’hui par les sunnites de l’EI à Bagdad ou parmi les pèlerins chiites allant dans les villes saintes proches du front.

En Syrie

En Syrie, l’EI continue à reculer au nord sous la pression des Kurdes, ou plutôt des Kurdo-arabes, car à l’ouest et au sud de la poche kurde rendue célèbre par la bataille de Kobané, la population n’est plus kurde, mais arabe sunnite, et se demande si passer des exactions de l’EI au nettoyage ethnique par les Kurdes est vraiment un progrès. D’où le soin que les Américains mettent à parler de troupes partiellement arabes pour rassurer cette population. Qu’en est-il en réalité ? Je n’en sais rien.

En tout cas les Américains soutiennent vigoureusement cette offensive qui coupe l’EI de la Turquie, et menace peut-être son fief de Raqqa. Bien entendu la Turquie est furieuse de voir les Kurdes de se consolider ainsi à sa frontière sud, et de voir les Américains les aider. Peut-être aussi de voir menacées les bonnes affaires du commerce avec l’EI dont il est vraisemblable que de hautes autorités turques profitaient largement.

En tout cas les Américains poussent vivement leurs alliés locaux à descendre au sud vers Raqqa pour y arriver avant les forces de Bachar. Mais l’EI vient de remporter une victoire repoussant ces dernières de 80 km, malgré l’appui de la Russie.

 

Que font vraiment les Russes ?

Le régime de Bachar avait semblé très menacé au début de l’insurrection, puis s’est redressé avec l’appui de l’Iran et du Hezbollah libanais, puis a semblé s’effondrer de nouveau avant d’être sauvé par les Russes.

Ces derniers venaient en principe participer à la lutte contre l’EI en passant par le représentant officiel de la Syrie, mais on constata rapidement que leur force était principalement dirigée contre les autres rebelles, alliés des Occidentaux et des États de la péninsule arabique, qui menaçaient plus directement Bachar.

Ce fut le fameux coup d’éclat de Poutine qui lui permit de rentrer, au moins sur le plan diplomatique, dans la cour des grands, ce qui était son objectif.

Les Russes se sont ensuite donnés le luxe d’annoncer leur départ, mais leur participation aux autres offensives du régime, dont la reprise de Palmyre, a semé le doute.

Apparemment ils n’ont pas pu empêcher la toute dernière défaite de Bachar…

Ou ils n’ont pas essayé, pour lui rappeler à quel point il avait besoin d’eux et –peut-être– pour lui demander d’être plus arrangeant à l’avenir afin de débloquer les tentatives de négociation avec les rebelles non affiliés à l’EI.

Sur le web

27/06/2016

LE CRI D' ALARME DE VLADIMIR POUTINE .....

27 juin 2016

Ce 21 juin 2016, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, lors d'une rencontre les représentants de divers médias internationaux, a demandé aux journalistes d'ouvrir les yeux et de rendre compte véritablement de la réalité d'une menace de guerre nucléaire imminente.

Le ton du Président russe est quelque peu inhabituel, car il a quasiment supplié les responsables des grands médias d'ouvrir les yeux sur les conséquences catastrophiques de la politique de réarmement de l'Europe entreprise par les USA et l'OTAN.
 
 «Mais arrêtez de mentir, dites la vérité à vos peuples sur le danger imminent qui nous menace tous !» a lancé Vladimir Poutine en faisant appel à l'éthique du métier de journaliste.
 
Et le Président de la Fédération de Russie de rappeler dans le détails  à ses interlocuteurs la nature des menaces subies par les peuples de Russie, suite à la stratégie d'extension militaire de l'OTAN et à la gestion belliciste des crises ukrainiennes et syriennes notamment par l'administration étasunienne.
 
Après avoir balayé la fausse menace d'une menace iranienne, leitmotiv de la propagande de guerre menée par Washington, le Président Russe a abordé le dossier de la sécurité en Europe. 

«Je ne sais plus quoi faire pour vous convaincre» a martelé Vladimir Poutine rappelant avec soin la menace que constitue l'installation récente des systèmes de missiles stratégiques étasuniens de type Aegis à portée de tir des centres névralgiques de la Russie...
 
«Leur système est désormais opérationnel et leurs missiles ont une portée de 500 km, dit-il. Les missiles de nouvelle génération atteindront bientôt une portée de 1000 km, puis davantage encore et, à partir de ce moment-là, ils menaceront directement la Russie et son potentiel de dissuasion nucléaire.»
 
En effet, la menace iranienne tant décriée par l'administration étasunienne n'est en fait qu'un prétexte pour installer les bases de missiles officiellement "défensives" en Europe de l'Est, face à la Russie (voir la carte ci dessous). 
 
Cette nouvelle crise des missiles, qui intervient 54 ans après celle de Cuba, semble arriver à un point de rupture entre Washington et Moscou, avec notamment, sur fond de crise ukrainienne, l'installation de lanceurs terrestres Aegis ("Aegis Ashore") en Roumanie  sur la base aérienne de Deveselu le 12 mai dernier.
 
Le déploiement de ce qui qui est annoncé un "bouclier anti-missiles" mais dont même Lockheed Martin, le constructeur de ces lanceurs verticaux Mk41 reconnait sa capacité offensive 
 
De plus, cette base de missiles déployée en Roumanie par les USA n'est qu'un élément d'une ceinture stratégique plus vaste, déployée en Turquie (déjà opérationnelle) et prochainement en Pologne et complémentaire des systèmes d'armes embarqués à bord des navires et sous marins de l'OTAN qui occupent de plus en plus les mers Noire et Baltique et de façon quasi permanente.
 
Cette nouvelle menace stratégique dirigée la Russie n'est pas seulement une réanimation de la Guerre froide mais une violation flagrante des traités de paix signés précédemment entre l'Est et l'Ouest comme le Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (1987) qui avait permis le retrait des missiles Perching et SS20 du théâtre européen.
 
Inauguration de la base de missiles US sur la base aérienne de Deveselu le 12 mai dernier
«Comment pouvez-vous ne pas comprendre que le monde est en train d’être poussé dans une direction irréversible» a signalé à ce sujet le Président Poutine,car il est de sa responsabilité et son devoir de répondre à cette menace en déployant à son tour des systèmes de défense russe adéquats, et c'est l'escalade...
 
Le problème est la faible profondeur stratégique dont dispose la Russie sur son flanc occidental, Moscou et Saint Petersbourg par exemple ne sont qu'à quelques centaines de kilomètres des frontières avec l'OTAN.
Aussi, le déploiement de missiles stratégiques par Washington en Europe de l'Est revient pour Moscou à vivre avec un revolver sur la tempe !
 
A l'heure où la Grande Bretagne fait sécession de sa tutelle étasunienne en Europe, le Président Poutine invite les pays européens à se libérer de la camisole de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord qui les entraîne par un homme-lige militaire dans un piège où leur sera imposé une confrontation avec une Russie qui peut être poussée à réaliser la première frappe préventive, sous peine de disparaître. 
 
En effet l'OTAN, cette Organisation militaire étasunienne en Europe, dans laquelle sont piégés 22 des 28 pays européens  mène depuis la fin de l'URSS une stratégie agressive en direction de la Russie trahissant la promesse prononcée en 1989 de ne pas s'étendre vers l'Est...
 
 
Aujourd'hui, après que l'extension territoriale de l'OTAN, avec la crise ukrainienne, soit arrivée en butée sur les frontières occidentales de la Russie, Washington relance ses ambitions vers le Sud dans l'alliance et renforce son dispositif armé autour de la Russie. 
 
Ainsi Washington,en plus du déploiement de ses missiles, a t-il annoncé en février sa volonté de quadrupler en 2017 les dépenses destinées à renforcer les  forces américaines en Europe puis en mai dernier de lancer au coeur de la zone d'influence russe, l'intégration du Montenegro dans l'OTAN...
 
N'en déplaise aux optimistes qui refusent d'imaginer une apocalypse en Europe, la menace est aujourd'hui bien réelle surtout qu'elle est otage d'une dynamique mortifère jouant sur "l'effet domino" et qui peut d'autant plus conduire rapidement les peuples d'Europe dans une impasse nucléaire que son initiateur étasunien peut espérer garder son sanctuaire en dehors du futur champ de bataille...
 
Il est donc plus qu'urgent et prioritaire que les européens enchaînés à la folie des néo-conservateurs et faucons de guerre étasuniens se libèrent de leur logique mortifère, pour renouer le dialogue avec Moscou et construire une véritable Europe dont la destinée leur appartient... 
 

21/06/2016

LE PARTI DE LA FRANCE EN BRETAGNE .....

 

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Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/



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Niko Bretagne : https://www.facebook.com/PDF-Jeunes-Bretagne.../

Tél PDF jeunesse  06 42 92 20 22

 

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PROVOCATION ! LES MANOEUVRES DE L' OTAN À LA FRONTIÈRE RUSSE ???

20 JUIN 2016

UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE SE PREPARERAIT-ELLE AVEC TOUTES CES MANOEUVRES MILITAIRES DE L'OTAN PRES DE LA FRONTIERE RUSSE ?

Les manœuvres de l’Otan à la frontière russe : Une 3 ème Guerre mondiale en perspective ?

11 juin 2016 Chems Eddine Chitour

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« I do not know how the Third World War will be fought, but I can tell you what they will use in the Fourth Sticks and rocks ! »

« Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre Mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième: avec des bâtons et des pierres. »

Paroles attribuées au grand physicien Albert Einstein

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6 Juin 1944, C’est dit, avons-nous l’habitude de dire: « le jour le plus long » pour qualifier l’opération de débarquement « overlord » des alliés conduits par les Etats Unis. Dans l’imaginaire européen et notamment français, les Etats-Unis d’Amérique sont la grande nation qui est venue se sacrifier pour la libération de l’Europe du joug nazi. Pas un mot de l’apport de l’Union Soviétique qui laissa sur le champ de bataille 20 millions de ses enfants.

« 6 Juin 2016, lit-on sur le site Avic – Réseau International (Ndr) – cela ne vous rappelle rien ? Pendant plus de 70 ans, ce jour a marqué, chaque année, ce que l’on a voulu imprimer à jamais dans les esprits des Européens, et des Français en particulier, comme le début de la libération de l’Europe. Le 6 Juin 2016, que se passe-t-il ? Rien. Qui en parle ? Les gros titres ont disparu. Il est loin derrière nous le grand film de propagande de « The Longest Day » (Le jour le plus long) dans lequel jouaient les plus grands acteurs des deux rives de l’Atlantique. Le chapitre du 6 Juin semble clos. Il sera désormais difficile de fêter cette date, ce n’est d’ailleurs plus nécessaire. Les Européens n’en auront pas moins, ancrée à jamais dans leur esprit, la notion qu’un jour les Américains sont venus les délivrer des Allemands, et qu’ils s’apprêtent à les défendre à nouveau contre une future invasion russe. »(1)

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Quand on voit les petits pays baltes, on voit ce qu’ils pèsent par rapport aux USA. Et au passage, c’est quand même l’URSS qui a rendu leur liberté à ces ex-Républiques soviétiques en 1991. Leur liberté retrouvée grâce à l’URSS, les Républiques de l’Est ont été aspirées une à une par l’Empire. Quand De Gaulle a décidé de sortir de l’Otan, il y a eu mai 1968… Ce même jour 6 juin 2016, l’Otan, mis en place en 1949 par le camp occidental pour contrer l’Union Soviétique, met en oeuvre des manœuvres militaires que la Russie qualifie de provocations. Pour l’histoire, l’empire soviétique avait mis en place le Pacte de Varsovie qui comprenait les ex-Républiques soviétiques et les pays satellites. 1989 arrive, l’empire soviétique s’effondre sous les coups de boutoir des Etats-Unis et du pape Jean-Paul II qui donna une dimension à Solidarnosc, mouvement ouvrier polonais, avec son fameux « N’ayez pas peur ». Graduellement, l’empire américain, malgré la promesse de ne pas mettre des troupes à ses frontières, concentra des moyens opérationnels et provoque régulièrement la Russie comme c’est le cas avec l’opération en coursAnaconda.

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La stratégie étouffante

de l’ « Anaconda »

« La Russie, lit-on sur le site Spoutnik, a raison d’affirmer que les Etats-Unis n’ont pas tenu leur promesse de ne pas étendre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) vers l’Europe de l’Est. Des documents dévoilent les particularités de cette histoire. (…) Dès que la Russie insiste sur le fait que les Etats-Unis ont présenté des garanties que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est, l’Occident proteste. Selon l’observateur, les documents démontrent l’inverse et indiquent clairement que les autorités américaines avaient rapidement changé leur position ».

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Décidément, le nom de l’opération est expressif, l’opération vise à étouffer la Russie tout comme le ferait l’Anaconda vis-à-vis de ses proies. Nous lisons: « Deux mille soldats parachutistes, Polonais, Américains et Britanniques, sautent mardi sur le nord de la Pologne, au début des plus grandes manoeuvres organisées en Europe de l’Est depuis la chute du communisme, pour montrer la force du flanc oriental de l’Otan face à la Russie. L’exercice Anaconda se déroule à un mois d’un sommet que l’Otan doit tenir à Varsovie les 8 et 9 juillet pour consacrer le renforcement de sa présence en Europe de l’Est. Le scénario de cet exercice de dix jours ne laisse aucun doute. Il prévoit la défense de « l’Union des Bleus » contre de « petits hommes verts », en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée et au conflit séparatiste en Ukraine. « Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental », a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz. » (3)

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« Au total, 31 000 soldats de 24 pays y participent, dont 19 pays de l’Otan et des pays associés à l’Alliance dans le cadre du Partenariat pour la Paix, telle l’Ukraine. Avec 3000 véhicules, 105 avions et 12 navires. (…) La Russie affiche le plus grand calme, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, se contentant mardi de dire que ces exercices « ne contribuent pas à favoriser l’atmosphère de confiance et de sécurité » en Europe. »(3)

« Certains spécialistes boutefeux incitent à la confrontation ; « Il y a toujours actuellement, malheureusement, un déficit de confiance mutuelle » entre l’Alliance et la Russie, a-t-il ajouté, précisant que le dialogue se poursuivait néanmoins au niveau des ambassadeurs. (…) Judy Dempsey, analyste de Carnegie Group, considère que l’Otan devrait renforcer son infrastructure pour garantir le déploiement rapide de forces supplémentaires dans la région. De même, l’exercice en cours lui semble « petit par rapport à ce que fait la Russie », avec ses manœuvres qui sont « sophistiquées, grandes, intimidantes », en particulier dans l’enclave de Kaliningrad, située entre deux pays membres de l’Otan, la Pologne et la Lituanie. » (3)

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Une guerre nucléaire est-elle probable ?

Oui ! C’est en tout cas le sentiment du britannique, Sir Richard Shirreff, qui était encore commandant en chef adjoint de l’Otan pour l’Europe en 2014, qui annonce une guerre nucléaire à l’horizon 2017 « plausible » selon ses termes. Dans son roman intitulé en anglais « 2017: guerre avec la Russie », le scénario d’une guerre déclenchée, of course, par la Russie fait planer la menace nucléaire, sur l’innocente Union Européenne l’année prochaine. Selon sa fiction, dès l’an prochain, la Russie se mettrait à occuper l’Ukraine pour s’assurer une ouverture terrestre en Crimée, puis envahirait les trois Pays Baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, tous membres de l’Otan. « Nous devons juger le président Poutine à ses actes et non à ses paroles, a-t-il déclaré, il a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force et a obtenu ce qu’il voulait par ce moyen. Dans une période de tension, une attaque contre les États baltes… est tout à fait plausible. », selon Le Dailymail, qui rapporte les propos du général à l’émission Today de la BBC Radio 4 » (4).

« (…) Ce n’est pas la Russie qui a envahi la Géorgie, mais au contraire l’armée géorgienne qui a attaqué les troupes russes d’interposition qui se trouvaient dans la région séparatiste d’Ossétie du Sud, fortes d’un mandat international. (…) En ce qui concerne la Crimée, c’est par un référendum populaire que la population criméenne a demandé son rattachement à la Russie suite au coup d’État du Maïdan fomenté par certains pays de l’Otan. Quant à l’Ukraine, personne ne croit sérieusement à l’occupation du pays par la Russie. »(4)

 

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Pour l’auteur, la Russie profiterait de l’affaiblissement de l’Otan sur la scène internationale et déciderait d’envahir l’Europe occidentale, pour se dégager de l’encerclement de l’Alliance atlantique.(…) Et puis pourquoi ne pas desserrer l’étau autour de la la Russie pour lui ôter la raison d’une attaque ? Le refroidissement des relations, selon l’auteur, viendrait de la Russie dont le nucléaire serait le pivot, non de défense, mais d’attaque: « Ne vous faites pas d’illusions », a-t-il affirmé, « L’utilisation de l’arme nucléaire fait entièrement partie de la stratégie militaire de Moscou. » Une affirmation un peu osée quand on sait que les USA, en liaison avec l’Otan, prévoient de déployer en Europe centrale des bombes d’aviation nucléaires de haute précision et n’excluraient pas la possibilité d’une attaque nucléaire préventive en Asie ou même en Europe. Les USA restent encore le seul pays au monde à avoir utilisé des bombes. » (4)

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Selon l’ancien commandant de l’Otan: « L’attaque viendrait par la Baltique. Cela tombe bien, les Américains qui ont déjà implanté une base antimissiles en Roumanie aux portes de la Russie (…) Bref, des allégations catastrophes juste utiles à semer la panique dans l’opinion publique pour permettre aux néo-cons (néo-conservateurs) à Washington de réclamer des crédits toujours plus élevés pour l’armement(..)

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Enfin, si une troisième guerre mondiale classique semble très peu probable, en revanche, il existe une autre forme de guerre mondiale qui est en train de se développer, c’est la guerre terroriste islamique qui est en même temps une guerre sous faux-drapeau du bloc occidental à la Russie, dont l’onde de choc de plus en plus puissante se répand à partir du Moyen-Orient, en Europe atlantiste et en Europe russe, et qui risque de s’étendre sur tout le globe, y compris peut-être, cette fois-ci aux USA. » (4)

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L’interventionnisme occidental avec tous les prétextes

Les pays occidentaux ont toujours eu des visées expansionnistes. On connait les ravages du concept du devoir des civilisations des races supérieures en France théorisé au XIXe siècle par les Renan et les Gobineau et mis en pratique par les politiques à l’instar de Jules Ferry en France, de Rhodes en Angleterre, avec là aussi des théoriciens chantres de l’homme blanc et de son fardeau: « The white man burden » dirait Rudyard Kipling. Les autres pays européens ne furent pas en reste, citons brièvement l’Allemagne de Bismarck et du kaiser Guillaume qui auront sur la conscience l’extermination des hereros.

La relève prise en main par les Etats-Unis fut rapide et l’on doit l’essor de la Nation américaine à l’extermination des indiens. Une constante que l’on retrouve à travers les siècles. L’ingérence à tout prix et pour tout motif. Le but étant de subjuguer des peuples faibles pour les asservir et les spolier de leurs identités culturelles et ou religieuses ainsi que de leurs ressources.

 Il semble que l’ingérence soit dans l’ADN de ces pays et notamment de l’hyper-puissance américaine selon le mot d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de la France. On dénombrerait plus de 250 guerres auxquelles les Etats-Unis ont participé depuis leur « création » il y a 250 ans.

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Dans un article lumineux Vijay Prashad fait l’inventaire de tous les motifs d’intervention mis en avant par l’Empire pour intervenir et apporter la désolation. L’auteur rapporte comment cela a commencé avec la mise à mort de l’Irak puis de son président Saddam Hussein. « Assis dans son palais présidentiel, en 1991, le président irakien, Saddam Hussein, et son ministre de la Culture, Hamad Hammadi, ont rédigé une lettre à Mikhaïl Gorbatchev. Hussein et Hammadi espéraient que l’URSS aiderait à sauver l’Irak de l’agression occidentale. Hammadi, qui avait compris les changements bouleversant le monde, a dit à Hussein que la guerre ne visait « pas seulement à détruire l’Irak, mais aussi à éliminer le rôle de l’Union Soviétique pour que les États-Unis puissent contrôler le destin de toute l’humanité ». En effet, après la guerre du Golfe de 1991, l’URSS s’est effondrée et les États-Unis ont émergé comme l’unique superpuissance. L’âge de l’unipolarité américaine avait commencé ».(5)

« Un président américain jubilatoire, George H.W. Bush, a inauguré un nouvel ordre mondial, à savoir « un monde où la primauté du droit supplante la règle de la jungle ». Dans ce monde nouveau, « il n’y a pas de substitut au leadership américain » a déclaré M.Bush, et ainsi, « face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et de la fiabilité américaines ». » « (…) Le successeur de Bush, Bill Clinton, a donné au concept d’intervention sa patine libérale. Le régime des sanctions sous l’égide de l’ONU a cherché à affaiblir l’Irak jusqu’à l’effondrement(…) Si l’Occident a décidé qu’un conflit exigeait son intervention, alors la pleine force de la puissance occidentale serait exercée sur ceux que l’Occident a jugés comme étant les méchants. Voilà l’essentiel du concept d’interventionnisme humanitaire. Qu’est-ce qui fut considéré comme une catastrophe digne d’intervention ? En 1996, Madeleine Albright, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a reconnu que les sanctions étasuniennes avaient entraîné la mort d’un demi-million d’enfants irakiens. » « Je pense que ce choix est très difficile, a-t-elle dit, mais nous pensons que le prix en vaut la peine. » (5)

L’auteur cite ensuite la méthode Bush II: « Le président américain George W. Bush a utilisé le langage de la protection civile, en 2003, pour mener une guerre d’agression contre l’Irak. La guerre états-unienne a démoli l’infrastructure et les institutions irakiennes, mais a aussi abîmé le concept d’intervention humanitaire. Le chaos qui a suivi a été provoqué par cette guerre pour le changement de régime. (..) Sous la surveillance de Kofi Annan, l’ONU a approuvé le nouveau concept de responsabilité de protéger (R2P) en 2005. Cette nouvelle doctrine demandait aux États souverains de respecter les droits fondamentaux de leurs citoyens. Lorsque ces droits étaient violés, la souveraineté était dissoute. Un acteur extérieur, approuvé par l’ONU, pouvait alors intervenir pour protéger les citoyens. (…) Le révérend Miguel d’Escoto Brockmann, président de l’Assemblée générale de l’ONU, a publié une note succincte de présentation qui a soulevé des questions sur la nouvelle doctrine R2P.D’Escoto a traité la R2P de « colonialisme remis au goût du jour » et a déclaré qu’« un nom plus précis pour R2P serait droit à intervenir ».(5)

L’auteur conclut en faisant référence au deux poids deux mesures qui semble être une règle: « (…) Le test pour la R2P n’est pas venu pendant le bombardement de Gaza par Israël dans l’Opération Plomb durci (2008-09), pour lequel un rapport de l’ONU a montré des preuves de premier ordre de crimes de guerre. Il est arrivé quelques années plus tard en Libye. Un soulèvement contre le gouvernement libyen, en février 2011, a été l’occasion de tester la R2P. (…) L’ambassadeur de l’Inde aux Nations Unies, Hardeep Singh Puri, m’a dit au début de 2012, que l’exemple libyen empêcherait toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie. (…) Les critiques s’inquiètent du fait que l’intervention humanitaire à l’occidentale ignore les causes et produit des résultats catastrophiques. Y aurait-il d’autres manières d’intervenir qui ne soient pas dangereuses ? (…) La violence, a-t-il soutenu, est un résultat de cette grotesque inégalité. R2P ne s’est jamais occupé de la protection des civils contre les multiples Cavaliers de l’Apocalypse du XXIe siècle – l’analphabétisme, la maladie, la pauvreté, le chômage et les problèmes sociaux. Ce sont les vrais fauteurs de crise. Mais les bombes ne peuvent pas les vaincre. »(5)

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Y aura-t-il un vainqueur en cas de conflit et lequel ?

Des analystes américains signalent certains problèmes auxquels l’Otan serait confrontée en cas d’éventuel conflit armé avec la Russie. En comparant les forces armées de la Russie et de l’Otan sur un modèle de conflit militaire hypothétique, le site américain War on the Rocks a constaté la supériorité de l’armée russe sur toute une série de positions. Dans leur conclusion, MM.Shlapak et Johnson se réfèrent à une récente déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’Armée de terre américaine, qui a reconnu devant la commission des Forces armées du Sénat que la Russie dépassait les Etats-Unis par la portée et la quantité des armements. « Ces données sont-elles exactes ? Malheureusement, oui », constatent les experts. « L’Otan dans son état actuel est perdante face à la Russie, qu’il s’agisse des effectifs des forces armées, de la portée ou de la puissance des armements. Par ailleurs, l’Alliance est handicapée par plusieurs problèmes généralisés », résument MM.Shlapak et Johnson, en estimant que dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’aurait aucune chance et que les conséquences d’une telle guerre seraient bel et bien désastreuses pour le bloc. » (6)

Que peut-on en conclure ?

Ce qu’il y a de sûr ce sont les peuples faibles qui vont en souffrir. S’il y a une guerre en Europe, les Etats-Unis sont loin, ce sont les pays européens qui vont trinquer. Le monde sera de plus en plus dangereux et nous sommes à une veillée d’armes. On apprend que la Chine qui a aussi des démêlés avec les Etats-Unis a mis en construction cinq nouveaux porte-avions. Quand on apprend que le marché des armes prospère (1.200 milliards de dollars) et qu’il faut à peine 5% de son montant pour vaincre la faim.

Quand les pays pensent plus à s’armer qu’à nourrir leur peuple, leur procurer la santé et une bonne éducation on est en droit de désespérer de la nature humaine qui court assurément à sa perte. Les paroles attribuées à Einstein ont une connotation prophétique, nous sommes avertis du chaos à venir.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

SOURCES : 

1.Site Avic http://reseauinternational.net/le-6-juin-le-jour-le-plus-...

2.https://fr.sputniknews.com/international/2016053110254437...

3.http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/anaconda-contre...

4. http://www.medias-presse.info/un-ex-commandant-de-lotan-a...

5.Vijay Prashad http://lesakerfrancophone.fr/le-faux-nez-des-changements-...

6.https://fr.sputniknews.com/defense/201604241024497259-rus...

20/06/2016

SYRIE : LA RUSSIE / LES ÉTAT-UNIS ! LAGUERRE DE L' OMBRE ???

Syrie – L’attaque surprise russe met fin aux manœuvres de retardement de Kerry

   Etats-Unis Russie Syrie
 
 
 

Les Etats-Unis ne veulent pas mettre fin à la guerre contre la Syrie ni régler l’affaire à la table de négociation.

Ils veulent voir leurs exigences satisfaites à 100%, à savoir la chute du gouvernement syrien, la dissolution de l’Etat syrien et la mise en place d’une administration américaine par procuration, en Syrie.

Lorsque le cessez-le-feu a été instauré en Syrie, fin février, Obama n’a pas respecté son engagement de séparer  les « rebelles modérés », soutenus par les États-Unis, d’al-Qaïda.

En avril, les rebelles soutenus par les Américains, les talibans comme Ahrar al Sham, et Al-Qaïda se sont réunis pour attaquer le gouvernement syrien au sud d’Alep. Les forces par procuration des Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu.

Deux résolutions de l’ONU stipulent qu’al-Qaïda en Syrie doit être combattu quoiqu’il en coûte.

Mais les États-Unis ont, au moins par deux fois, demandé à la Russie de ne pas bombarder Al-Qaïda. Ils prétendent à tort qu’il ne leur est pas possible de séparer leurs « modérés » d’al-Qaïda et qu’une attaque contre al-Qaïda toucherait également leurs amis « modérés ».

Le Ministre des affaires étrangères russe Lavrov en a parlé plusieurs fois à Kerry. Mais la seule réponse qu’il a obtenue a été de surseoir aux attaques aériennes. Pendant ce temps, Al-Qaïda et les « modérés » ont continué à violer le-cessez-le-feu et à attaquer les forces gouvernementales syriennes.

Près de quatre mois ont passé et Kerry continue de dire que les Etats-Unis ont besoin de plus de temps pour séparer leurs forces par procuration d’al-Qaïda.

Le ministre des Affaires étrangères Lavrov a récemment exprimé la consternation des Russes :

Les Américains disent maintenant qu’ils n’arrivent pas à écarter les membres de la « bonne » opposition des positions tenues par le Front al-Nusra, et qu’ils ont besoin de deux ou trois mois de plus.

J’ai l’impression que c’est juste une tactique pour garder une sorte de lien avec le Front al-Nusra et l’utiliser plus tard pour renverser le régime [d’Assad] », a déclaré M. Lavrov lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

La coupe était pleine, et la dernière demande de Kerry d’attendre encore trois mois avant d’attaquer Al-Qaïda a été la goutte qui a fait déborder le vase.

La Russie a maintenant répondu en frappant les États-Unis là où ils ne s’y attendaient pas:

Les avions de l’armée russe ont bombardé  les combattants syriens soutenus par le Pentagone plus tôt dans la semaine, sans tenir compte des mise en garde des commandants américains contre ce que les responsables militaires américains considèrent comme la plus grande provocation de Moscou depuis le début de sa campagne aérienne en Syrie, l’année dernière.

 Les frappes ont touché une base située près de la frontière jordanienne, loin des zones d’actions précédentes des Russes, et ont ciblé les forces soutenues par les Etats-Unis qui luttent contre les militants de l’État islamique.

Ces dernières frappes ont eu lieu de l’autre côté du pays, autour de Tanf, une ville à proximité de laquelle se rejoignent les frontières de la Jordanie, de l’Irak et de la Syrie, à l’opposé de l’endroit où opèrent habituellement les Russes.

Les frappes russes ont touché une petite base rebelle d’entraînement située dans une zone aride et inhabitée de la frontière.

Environ 180 rebelles y participaient à un programme du Pentagone pour former et équiper les combattants contre l’État islamique.

Lorsque le bombardement a commencé, les rebelles ont appelé un centre de commandement américain au Qatar, d’où le Pentagone orchestre les attaques aériennes quotidiennes contre l’État islamique.

Les jets américains sont arrivés et les jets russes sont partis. Les jets américains sont repartis pour faire le plein, les jets russes sont revenus et ont bombardé à nouveau.

Il semble que deux combattants américains par procuration aient été tués et que 18 aient été blessés.

Plus tôt dans la journée, il y a eu une autre attaque similaire sur la même cible.

Il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’une opération bien planifiée et la réponse du porte-parole russe l’a clairement indiqué :

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov a confirmé l’attaque de vendredi et a dit aux journalistes qu’il était difficile de distinguer les différents groupes rebelles depuis le ciel.

Traduction: « Si vous n’êtes pas capables de séparer vos forces de celles d’Al-Qaïda, ni de différencier leurs zones d’action, ni de désigner les zones tenues exclusivement par les « modérés », nous n’en sommes pas capables non plus. »

Les combattants qui se trouvent près de Tanf sont soutenus par l’artillerie américaine depuis la Jordanie et par les forces aériennes américaines depuis  l’Irak.

Les forces d’opérations spéciales britanniques et jordaniennes font partie des forces terrestres (ainsi que, probablement, la plus grande partie des combattants « syriens ».) Al-Qaïda n’est pas là.

Les Russes le savent bien.

Mais ils voulaient qu’il soit clair que si séparation il y a, tout le monde doit la faire et pas seulement eux.

Et que donc, tant que les États-Unis ne les sépareraient clairement d’al Qaeda, toutes les forces qu’ils soutiennent seraient bombardées indistinctement, partout et à tout moment. (Excepté, pour l’instant, les Kurdes syriens qui luttent contre l’État islamique avec le soutien des Etats-Unis.)

Le Pentagone ne veut pas intensifier son engagement contre le gouvernement syrien, ni contre la Russie. Il veut combattre l’État islamique et il hait la CIA pour sa coopération avec al-Qaïda et d’autres éléments djihadistes.

Mais John Brennan, le chef de la CIA qui sert les intérêts  saoudiens, semble encore avoir l’oreille d’Obama.

Seulement que peut faire Obama maintenant? Abattre un jet russe et ainsi mettre en danger les pilotes américains qui survolent la Syrie ou qui s’approchent de la frontière russe?

Risquer une guerre avec la Russie? Vraiment?

Les frappes russes près de Tanf ont clairement été une surprise. Les Russes ont encore pris Washington à contre-pied. Le message à l’adresse de l’administration Obama est clair :

« Finies les manœuvres de retardement et les embrouilles. Vous séparez vos modérés MAINTENANT ou tous vos actifs en Syrie deviendront des cibles pour les forces aériennes russes. »

Les frappes russes à Tanf sur les mandataires américains ont eu un avantage supplémentaire. Les Etats-Unis avaient prévu de laisser ces forces se déplacer vers le nord, vers la ville de Deir Ezzor pour y défaire l’Etat islamique.

Le but étant d’instaurer une « entité sunnite » sous contrôle américain qui couvrirait le sud-est de la Syrie et l’ouest l’Irak. Ce qui diviserait la Syrie en deux.

Le gouvernement syrien et ses alliés ne les laisseront pas faire. Il y a une grande opération prévue pour libérer Deir Ezzor de l’occupation de l’État islamique. Plusieurs centaines de forces gouvernementales syriennes ont réussi à tenir un aéroport isolé à Deir Ezzor malgré les nombreuses attaques de l’Etat islamiques.

Ces troupes sont actuellement renforcées par des contingents supplémentaires de l’armée syrienne et des commandos du Hezbollah.

Une grande bataille va avoir lieu et Deir Ezzor pourrait être libérée dans les prochains mois.

Les plans américains pour une entité syrienne orientale s’effondreront si le gouvernement syrien parvient à prendre et tenir sa plus grande ville orientale.

Les manœuvres de retardement de l’administration Obama ont fait long feu.

La Russie n’acceptera plus de rester les bras croisés pendant que les États-Unis sabotent le-cessez-le-feu et soutiennent al-Qaïda.

Quelle stratégie les États-Unis vont-ils adopter maintenant?

Moon of Alabama | 18 juin 2016

Article original : Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/syrie-lattaque-surprise-russe-met-...

 

ET AUSSI

 

Syrie: Une bataille se prépare, comme celles de Qoussier et du Qalamoune

Crises Droit international Iran Russie Syrie
 
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Après le sommet tripartite de Téhéran entre les trois ministres de la Défense syrien, iranien et russe, la relation entre les alliés du président syrien Bachar al-Assad ne sera plus comme avant.

Depuis que les Russes ont décidé la trêve du 28 février avec les Américains, unilatéralement, et ont suspendu la majeure partie de leurs raids aériens, cette relation s’était plutôt crispée.

Les lignes rouges de Moscou

Selon le journal al-Akhbar, dès les premiers jours de l’entrée en action de la Russie dans la guerre en Syrie, en septembre 2015, Moscou a veillé à faire comprendre à ses partenaires le cadre qui limite son intervention.

Elle a bien précisé que sa mission se cantonne aux raids aériens, et à fournir pour le sol des éléments pour des missions de formation, des experts en renseignements et des officiers pour la cellule d’opérations.

De surcroit, les Russes ont insisté pour garder le commandement des batailles dans lesquelles ils participent, tout en agissant en fonction des nécessités du terrain.

Ils ont également fait savoir qu’ils sont venus en Syrie afin de trancher la discussion sur le destin du régime syrien.

Pour eux, il n’est pas question que leur participation les entraine vers une confrontation avec les Américains ni les Israéliens.

Même la tension avec la Turquie n’était pas à l’ordre du jour de Moscou, si Ankara n’avait pris l’initiative d’abattre le bombardier russe.

Dès le début, l’objectif principal des russes était de rétablir l’équilibre de forces de sorte qu’il puisse permettre d’aller aux négociations dans une meilleure posture.

C’est ainsi que Moscou en est arrivée à annoncer la trêve, une fois qu’elle a trouvé qu’elle a réalisé ses objectifs. Quoique le président Poutine ait averti qu’en quelques heures ses troupes pouvaient réinvestir le terrain.

Les événements qui se dérouleront ultérieurement ne manqueront pas de le décevoir.

Gagner du temps

Les pourparlers inter syriens ont certes repris de nouveau, mais l’équipe soumise à la tutelle de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des États-Unis n’a jamais montré qu’elle était disposée à alléger ses revendications pour parvenir à une véritable solution.

Il s’est avéré qu’elle ne voulait rien d’autre que de gagner du temps, pour lui permettre d’absorber le choc, de se réorganiser et restructurer sa riposte.

Et c’est la Turquie qui s’en est chargée en renforçant son soutien aux rebelles, militairement, matériellement et en leur envoyant des renforts.

Surtout vers le nord et l’ouest de la Syrie, c’est à dire vers Alep, Idleb et Lattaquié.

Lors de la libération de la cité historique de Tadmor-Palmyre, les Russes ont exigé de diriger la bataille vers Deir Ezzor et Raqqa, les fiefs de Daesh et de stopper les opérations à Alep.

Ils s’étaient targués de l’accord conclu en principe avec les Américains pour épargner les groupuscules rebelles dans les deux provinces d’Alep et d’Idleb, au motif qu’ils constituent les dernières poches des forces de l’opposition qui participent aux pourparlers de Genève.

L’objection du Hezbollah

Là, c’est le Hezbollah qui a objecté, refusant de faire part à la bataille de Deir Ezzor et de Raqqa, sauf dans le cadre d’un processus politique qui englobe tous les groupes terroristes. Il avait alors dit qu’il était non opérationnel d’exécuter le projet russe établi dans le cadre de l’entente avec les Américains.

Cette crispation dans la relation entre Damas, Téhéran et Le Hezbollah d’une part, et Moscou de l’autre s’est répercutée sur le terrain à travers un gel significatif des opérations. Le principal souci de l’armée syrienne et de ses alliés s’étant alors réduit à sauvegarder les zones conquises et à repousser les attaques des milices rebelles.

Celles-ci, entre temps, recevaient toute sortes de soutiens logistiques.

Le cours des événements donneront raison au Hezbollah.

Au fur et à mesure que les négociations inter syriennes échouaient, et que les Américains manquaient à leurs engagements, les Russes prenaient conscience qu’ils se sont fait arnaquer.

L’arnaque des Américains

D’autant que les violations de la trêve par les milices devenaient de plus en plus nombreuses, et les rapports rédigés par leurs forces russes présentes en Syrie rendaient compte de centaines de miliciens qui franchissaient la frontière turque ainsi que des milliers de tonnes d’armements et de munitions qui leur étaient acheminées.

Sur le terrain, les miliciens multipliaient leurs attaques dans la province d’Alep, et les Kurdes concoctaient leur plan pour la bataille décisive contre Daesh, avec l’aide des Américains, faisant planer le spectre d’une auto détermination, avec un feu vert américain et saoudien.

La révision turque

C’est alors que les dirigeants turcs ont commencé à s’inquiéter, dépêchant des émissaires à Moscou et à Téhéran et exprimant leur disposition à conclure un compromis à condition d’avoir des garanties de ne pas accorder l’auto détermination aux Kurdes.

La principale revendication des Iraniens et des Russes avait alors été de fermer les frontières aux miliciens et de ne pas s’ingérer militairement.

Devant un visiteur important, le président syrien a quant à lui démenti les informations selon lesquelles les décisions des kurdes sont dans le panier américain, assurant entretenir toujours des liens avec eux.

Il a affirmé qu’il n’est pas question de diviser la Syrie, et qu’il n’acceptera jamais une auto détermination des kurde qui n’ont selon lui effectué aucune démarche séparatiste qui nécessite une prise de position du gouvernement syrien.

Comme à Qousseir

Tout ceci a eu lieu avant le sommet tripartite de Téhéran qui a eu lieu le 9 juin dernier, et qui permis de rétablir les priorités et d’ordonner les démarches à suivre, loin des engagements américains.
Inaugurant une nouvelle phase pour les alliés, russe, iranien et hezbollahi du président syrien.

Selon le journal al-Akhbar, une importante opération de mobilisation est entamée en vue d’une grande bataille à Deir Ezzor. C’est Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Ali Chamkhani qui devrait la commander, et le Hezbollah qui y assumera un rôle central. A l’instar de ce qui s’était passé à Qousseir, puis au Qalamoune et à Zabadani.

17 juin 2016

Traduit en partie du journal al-Akhbar
Source: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=309637&...

 

DJIHADISME ET LIBYE ........ ( BERNARDLUGAN )

Bernard Lugan

Libye : devons-nous applaudir à la victoire remportée à Syrte par le choléra salafiste sur la peste jihadiste ? – par Bernard Lugan

 
 

19/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

En Libye, l’Etat islamique (EI), surinfection d’une plaie jihadiste ouverte en 2011 avec la mort du colonel Kadhafi, est un commode « ennemi de confort » permettant d’éviter de désigner les vrais responsables du chaos. Que l’on réfléchisse un instant :


– L’Etat islamique n’étant implanté à Syrte que depuis 2015, ce n’est donc pas lui qui a provoqué une anarchie libyenne ayant commencé en 2011, mais les milices salafistes de Tripoli et celles des Frères musulmans de Misrata.
– Ce n’est pas davantage l’EI, dont la base démographique est insignifiante, qui envoie des dizaines de milliers de migrants en Europe, mais les cités côtières dont celles de Tripoli et de Misrata.

Mêlées à tous les trafics, ce sont ces dernières qui se livrent à la forme contemporaine de la traite des esclaves.


Or, soutenus militairement par la Turquie, par l’insatiable petit émirat du Qatar, par l’Europe et par les Etats-Unis, ceux qui sont à l’origine du chaos -et qui en vivent-, viennent de se refaire une vertu auprès de la communauté internationale en chassant de Syrte un Etat islamique qu’ils avaient pourtant longtemps toléré…

Cette victoire d’une fraction jihadiste sur une autre n’est en rien un gage de paix pour la Libye et pour toute la région.

Le problème de fond est en effet ailleurs : les alliances tribales sur lesquelles reposait l’ordre socio-politique libyen ont été éclatées par l’intervention franco-otanienne de 2011.

Dans le vide alors créé se sont engouffrés des acteurs secondaires devenus artificiellement les maîtres du jeu.

Qu’il s’agisse des Frères musulmans de Misrata, des islamo-jihadistes de Tripoli ou de l’Etat islamique.

Toute pacification de la Libye passe donc par le rééquilibrage entre les vrais acteurs tribaux actuellement tenus à l’écart du processus politique, et ces acteurs secondaires que la communauté internationale s’obstine à vouloir installer au pouvoir à travers le gouvernement dit d’Union nationale dominé par Misrata et placé à la merci de ses milices[1].

Dans cette analyse, je développerai quatre points :
1) Les raisons de l’échec de l’Etat islamique en Libye,
2) Les balbutiements du gouvernement d’Union nationale
3) La situation sur le terrain militaire et diplomatique
4) Les vrais moyens de reconstruire la Libye

La suite de cette analyse est réservée aux abonnés à l’Afrique Réelle. Pour la recevoir par courriel, vous devez être abonné.


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17/06/2016

LA SYRIE ET LA PRÉSENCE FRANÇAISE ........

 

ministère des AE
 

Damas / La Syrie a vivement condamné la présence des forces spéciales françaises et allemandes dans les zones d’Ayn Arab et Minbij sur les territoires syriens, considérant cette présence comme une violation flagrante des principes et de la charte de l’ONU.

«La République Arabe Syrienne condamne vivement cette intervention qui constitue une violation flagrante des principes et de la charte de l’ONU et une agression injustifiée de la souveraineté et de l’indépendance de la Syrie», a affirmé une source du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, en riposte aux nouvelles médiatiques sur la présence de groupes des forces françaises et allemandes dans les deux zones précitées.

Et la source d’ajouter : « Prétendre que cette violation entre dans le cadre de la lutte anti-terroriste ne trompera personne car la lutte efficace contre le terrorisme exige la coopération avec le gouvernement légitime en Syrie, dont l’armée et le peuple luttent contre le terrorisme sur chaque pouce de son territoire et présentent beaucoup de sacrifices pour la purifier de ce phénomène.

La source a révélé que les objectifs réels de cette intervention flagrante sont tout à fait loin de la lutte contre le terrorisme, notamment que les pays impliqués dans cette intervention avaient constitué un soutien fondamental au terrorisme depuis le début de la crise et entravé tout effort international sérieux déployé pour mettre fin à ce fléau.

La source a, enfin, appelé les pays agresseurs à abandonner leurs illusions et leur mentalité colonialiste car le temps des tutelles et des mandats est passé.

L.A. / A. Chatta

DAESCH ET LA TURQUIE , COMPLICE ???

EXCLU - Des pickups bourrés de combattants de Daesh blessés transportés dans des hôpitaux turcs (vidéo)

Publié par wikistrike.com sur 17 Juin 2016, 05:32am

 

Rappelons que la Turquie se trouve être pays membre de l'OTAN (NATO)

Rappelons que la Turquie se trouve être pays membre de l'OTAN (NATO)

Des combattants de l’Etat islamique ont été acheminés dans des hôpitaux turcs depuis la frontière syrienne pour y recevoir des soins, indiquent des témoins que RT a interrogés sur place.

Les autorités turques n’auraient pas empêché des passages.

Des terroristes de Daesh, ainsi que des soldats de l’Armée syrienne libre ont pu traverser la frontière turco-syrienne en nombre et recevoir des soins médicaux avant de revenir combattre en Syrie, a confié le chef d’une association locale de médecins près de Gaziantep à la reporter de RT, Lizzie Phelan.

La journaliste s’est en effet rendue dans la ville de Gaziantep, en Turquie, à environ 60 kilomètres de la frontière syrienne. Des témoins et des médecins lui ont confié que la plupart de combattants de Daesh soignés en Turquie avaient été traités dans la ville frontalière de Kilis au sud de Gaziantep.

«De nombreux combattants blessés de Daesh ou de l’Armée syrienne libre ont été amenés à la frontière dans des pickups, pas dans des ambulances», a déclaré Hamza Agca, président d’une association regroupant des médecins de Gaziantep et de Kilis. «Nombreux étaient ceux qui sont arrivés inconscients et qui saignaient au moment de leur arrivée chez nous», a-t-il ajouté.

 

Ces blessés auraient été amenés depuis des zones de combat et les médecins ont régulièrement eu une peur bleue en voyant «des grenades [tomber] de leurs poches», rapporte Hamza Agca. Mais pour lui, la question de l’appartenance de ses patients à Daesh ne se pose pas car en tant que médecin, il a prêté serment de venir en aide aux personnes blessées quelles qu’elles soient. «N’importe quel médecin dans le monde aurait fait la même chose», a-t-il justifié.

Après avoir récupéré, les combattants ont repris le chemin de la Syrie et combattu à nouveau, de sorte que certains d’entre eux ont effectué plusieurs séjours dans les hôpitaux turcs.

Un médecin de Kilis a confirmé à RT, sous le sceau de l’anonymat, qu’il avait reçu des combattants via la frontière turco-syrienne, et notamment des membres de Daesh, sans cacher l’effroi qu’il avait éprouvé en découvrant des ceintures d’explosifs qu’il était obligé de détacher des blessés avant de pouvoir les traiter.

Il reconnaît toutefois que l’arrivée de combattants de Daesh s’est nettement ralentie depuis plusieurs semaines et qu’à l’heure actuelle, il n’en arrive plus que quelques-uns par mois.

Interrogé sur le rôle des autorités turques, Hamza Agca a précisé que des responsables du gouvernement turc avaient fait en sorte que les combattants de Daesh puissent entrer en Turquie sans problèmes.

«Au niveau du traitement médical, le gouvernement ne nous a donné aucun ordre, mais leur politique était de de donner l’opportunité aux combattants de franchir la frontière», a-t-il expliqué.

 

Source    http://www.wikistrike.com/2016/06/

12/06/2016

LES SOLDATS FRANÇAIS EN SYRIE ......

Des soldats français en Syrie conseillent des rebelles arabo-kurdes

Publié par wikistrike.com sur 10 Juin 2016, 11:38am

Catégories : #Politique internationale, #Politique intérieure

Des soldats français en Syrie conseillent des rebelles arabo-kurdes

Des forces spéciales françaises sont présentes en Syrie, où elles conseillent des rebelles arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) engagés contre le groupe takfiro-wahhabite Daesh (EI), selon l’entourage du ministre français de la Défense.

 

« L’offensive de Minbej (nord de la Syrie) est clairement soutenue par un certain nombre d’Etats, dont la France.

 

Le soutien c’est le même que d’habitude, c’est du conseil », a déclaré cette source à l’AFP sans plus de précisions sur le nombre de soldats présents.

La France ne reconnaissait jusqu’ici la présence de forces spéciales  – environ 150 hommes – que dans le Kurdistan irakien.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déjà laissé entendre que des soldats français se trouvaient, avec des soldats américains, aux côtés des FDS dans l’offensive en cours à Minbej, dans la province d’Alep.

« On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil », avait déclaré M. Le Drian vendredi à la chaîne de télévision Public Sénat, en commentant l’offensive de Minbej.

Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre des militants de Daesh, notamment les Français présents à Minbej, souligne-t-on au ministère de la Défense.

Environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2500 hommes, précise-t-on de source militaire.

 

 

source: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=307811