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25/04/2017

DE L' ALGÉRIE FRANÇAISE À LA FRANCE ALGÉRIENNE ! ( JOSÉ CASTANO )

DE L’ALGERIE FRANÇAISE… à LA FRANCE ALGERIENNE



« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée » (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

Le dimanche 1er juillet 1962, l’Algérie exsangue, privée de la majorité de ses Européens, vota sur la question de savoir si elle devait devenir un état indépendant.

En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie-là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys.

Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

 

Si l’enfantement de la nouvelle République algérienne entraîna l’hystérie collective, amalgame de réjouissances, de meurtres et de pillages tels le génocide dont furent victimes les Musulmans fidèles à la France et les assassinats d’Européens du 5 juillet 1962 à Oran, les Algériens ivres d’indépendance allaient, très vite, danser une tout autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… C’est ainsi qu’après la mise à sac du pays en 1962, après la frénésie sanguinaire et destructrice des premiers mois de l’indépendance, après l’incurie des chefs du FLN désormais aux commandes de l’Etat, après les premières années de chaos forcené, il ne restait plus rien de l’équipement technique du pays.

Les immeubles tombaient en ruine, l’agriculture était moribonde, les rouages précieux mis en place par la France rouillaient au soleil de midi et les ingénieurs venus de l’Est dès la proclamation de l’indépendance levaient les bras au ciel en contemplant d’un œil désespéré l’ampleur des dégâts.

C’est alors que craignant la colère du peuple que l’on avait savamment gavé durant huit ans de promesses démagogiques et fallacieuses, le gouvernement algérien, incapable de fournir du travail à sa population, exigea « la libre circulation des personnes » avec la France et « leur libre résidence de Dunkerque à Marseille » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe.

Aussitôt, sur l’injonction formelle du « Guide », satisfaction sera donnée aux nouveaux maîtres de l’Algérie et la décision d’ouvrir, pratiquement sans contrôle, nos frontières à l’immigration algérienne fut appliquée.


Durant l’épisode sanglant de ce conflit, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane…

 

L’indépendance n’a pas permis à cette dernière d’atteindre le bonheur escompté et encore moins de sortir de la violence. Elle a plongé l’Algérie, dévorée par la prévarication, dans un désastre économique que la manne pétro gazière (détournée au profit d’apparatchiks) n’a jamais pu endiguer… Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple mais a été accaparé par un groupe initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence.

Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.


Ainsi, minée par la corruption, l’islamisme, les rivalités au sommet du pouvoir et de la hiérarchie militaire, les séquelles de la guerre civile des années 1990 dont les causes jamais éradiquées fomentent en coulisse de nouveaux troubles, la société algérienne se décompose inexorablement…

 

Alors, afin de s’exonérer de ses responsabilités et de celles du FLN -parti au pouvoir depuis l’indépendance- et couvrir par là même leur incompétence notoire, le président Bouteflika, impotent –voire, moribond- qui ne sert plus que de prête-nom à la nomenklatura du FLN, véritable marionnette entre les mains des apparatchiks, a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation, le masochisme et la repentance.

 

C’est ainsi qu’en avril 2006, il déclarait sans gêne aucune que la France était « responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes »… en parfaite contradiction avec celle d’Aït Ahmed, leader historique du FLN : « Du temps de la France, l’Algérie c’était le paradis ! », déclaration faite en juin 2005 à la revue « ENSEMBLE », organe de l’Association Culturelle d’Education Populaire (ACEP).

 

... Et Slimane BENTOUCHA journaliste en Algérie, de renchérir : « La colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su garder soit par ignorance, soit par indiscipline, soit par bêtise ».
Un « paradis dilapidé »… Un « patrimoine inestimable »… En effet, un quart des recettes en hydrocarbures de l’Algérie, découverts et abandonnés par la France dans un Sahara qui n’était même pas algérien, permet aujourd’hui à ce pays d’importer ses produits alimentaires issus notamment de l’agriculture… alors qu’elle les exportait du temps de la « colonisation ».


Dès 1962, afin de réduire le risque encouru par sa jeunesse turbulente devenue la « classe dangereuse » du pays, le gouvernement algérien a encouragé l’émigration de ses ressortissants, sachant pouvoir compter sur le laxisme de la France et sa politique bienveillante des visas. C'est ainsi qu'en 2015, 422 000 visas ont été accordés (pour une durée indéterminée)...

 

Par ailleurs, de 5600 en 2015, les « étudiants » algériens sont passés à plus de 7000 en 2016 et, ceux-là -en vertu d'une loi votée par le Parlement sur proposition de la vice-présidente PS du Sénat, l’Algéro-française Bariza Khiari- ne repartiront pas.

« Le nombre de Français ayant un lien direct avec l'Algérie avoisine les sept millions », a déclaré, le 3 février 2015, l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une visite dans la wilaya de Tlemcen.
C’est par cette politique de transfert des populations désœuvrées que le pouvoir algérien assure la stabilité et la paix sociale en exportant sans la moindre retenue tout ce dont il ne veut plus.

La moitié des 40 millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de 19 ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les violeurs arrêtés à Cologne en décembre 2015, parmi lesquels figuraient plusieurs jeunes Algériens.

Et ces nouveaux « migrants », à l'instar des assassins qui ont récemment sévi en France, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi et Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris, deviendront, un jour, Français.

Alors, avec eux, ce sont des milliers d'autres jeunes « Français », issus de l’immigration ou pas, qui basculeront inexorablement dans la fascination pour le djihadisme et la violence meurtrière. Ce sont des bombes à retardement en puissance prêtes à exploser n’importe où, n’importe quand.


« Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » a écrit dans son livre, « d’une Résistance à l’autre », Georges Bidault, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance. Il reprenait là, en quelque sorte, cette déclaration du redoutable chef du FLN qu’était Larbi ben M’Hidi, déclaration lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».
Ainsi, si l’Algérie française et ses célèbres 5 coups de klaxons (Al-gé-rie fran-çaise !) n’est plus qu’un lointain souvenir, la France maghrébine et ses coups de Kalachnikov devient, elle, réalité !

José CASTANO
Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

Toute honte bue

Lors de son voyage en Algérie, destiné à s’attirer les bonne grâces (et les voix) des millions de binationaux algériens vivant et votant en France, Emmanuel Macron a condamné, le 13 février, les 132 ans de colonisation française en ces termes : « C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »… ajoutant, par ailleurs « qu’il veillera à ce que la proposition de loi relative à la reconnaissance du massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris aboutisse ».

Seulement, des massacres commis à grande échelle durant huit ans par les barbares du FLN, Macron ne dit mot ; du génocide des harkis et du pogrom anti-européen du 5 juillet 1962, à Oran, Macron fait silence…

Dès lors, en signe de « gratitude », dès lundi 24 avril, la grande mosquée de Paris appelle les musulmans à voter “massivement” Macron :

 


http://www.boursorama.com/actualites/la-grande-mosquee-de-paris-appelle-les-musulmans-a-voter-massivement-macron-9acfc0aed42bf4b693f26598a78f6561

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… ce qui attira les foudres du général de Corps d’Armée, Christian PIQUEMAL, président du « Cercle de Citoyens-Patriotes ». Cliquez sur ce lien :
Le général de Corps d'Armée Christian PIQUEMAL interpelle MACRON

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Un écrivain algérien s'exprime sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui

Que reste-t-il du modernisme de la colonisation ? Rien à part le pétrole, le gaz, des gouvernants mafieux, un peuple dans la misère, des villes en décrépitude, une agriculture peau de chagrin (...).

 

Au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si certaines inégalités existaient.

Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds noirs.

S'ils étaient restés, nous aurions à coup sûr évité notre tragédie. Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté.

L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la Méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes.

Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence.


La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues (...) Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre.

 

La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres.
Boualem SANSAL (entretien paru dans Le Matin Algérie 15/01/2016)

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RAPPEL !

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LA REPENTANCE ! L' ÉDITO DE JOSÉ CASTANO !

LA REPENTANCE

« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul, l’amour pouvait oser pareil défi…

 

Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants » (Boualem Sansal – 2002)

Au fil des générations, nos hommes politiques et les médias qui les soutiennent, n’ont eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ».

 

C’est pourquoi, le « remords » aidant, ils s’interdisent (et nos magistrats avec eux) toute action systématique de reconduite à la frontière qui pourrait être interprétée par le lobby pro-immigrationniste comme un acte raciste… Et de cette façon, la misère s’ajoute à la misère… et déjà dans ce pays, la démocratie ipso facto repose sur la cosmopolite reconnaissance du peuple français à disparaître inéluctablement.

Ainsi, inexorablement, toutes les traditions historiques qui ont fait la grandeur de la France sont en train de se dissoudre dans un pluralisme qui admet tout et comprend tout et qui n’est que trop voisin de la lâcheté pure et simple. Elle agit, cette France-là, comme si elle n’était plus intéressée à maintenir sa position dans le monde.

Elle s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste, oubliant toutefois que le passé des autres nations n’est ni plus paisible, ni plus vertueux…


Dénigrer l’histoire de son pays, de son passé, sa grandeur et le sacrifice de ses aînés est un acte criminel. Nous n’avons pas à tronquer notre histoire pour faire plaisir à telle minorité, telle association au « cœur sur la main » ou tel parti politique. « Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu’elles, et elles seules, ont fait l’effort de surmonter leur barbarie pour la penser et s’en affranchir » écrivait Pascal Bruckner. Que ceux qui s’adonnent à ce type d’autoflagellation jouissive n’oublient pas cette mise en garde de Henri de Montherlant : « Qui a ouvert l’égout périra par l’égout. »

 

Ce dénigrement perpétuel de la France et de son passé colonial par nos « bien pensants », martyrocrates de profession, faussaires de l’antiracisme, est le pire danger auquel elle est confrontée. L’historien Max Gallo, dans son essai « Fier d’être Français », déclare : « Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : “Je suis fier d’être français”.

Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera : une criminelle devenue vieillerie décadente. […] Ils exigent que la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable ! Pas de héros dans ce pays ! Renversons les statues, déchirons les légendes.

Célébrons Trafalgar et Waterloo et renions Austerlitz ! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la “nique” qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit ! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française ! »


Et Malika Sorel, française d’origine algérienne, de renchérir : «Au Maghreb, les gens sont consternés par ce qui se passe en France. Pour eux, la situation est liée à cette « repentance » et la responsabilité en incombe aux adultes français qui passent leur temps à se prosterner et être à genoux…»


- Repentance ! C’est un mot que les Français commencent à connaître tant ils l’entendent ! Celui-ci désigne la manifestation publique du sentiment personnel qu’est le repentir pour une faute que l’on affirme avoir commise et dont on demande le pardon.

 

- Pardon ! Mais quelle faute a bien pu commettre la France pour demander pardon ? Et à qui ? Pardon d’avoir un passé colonial ? Mais, Messieurs les détracteurs, le colonialisme que vous décriez, la main sur le cœur aujourd’hui, n’est rien d’autre que ce phénomène qui a poussé l’Occident à partager l’essentiel de son avance technique avec le reste du monde qui ne l’avait même pas entrevue.

 

L’entreprise s’est accompagnée de souffrances, certes, mais il n’est pas d’aventure humaine qui ne s’accompagne de ce douloureux cortège…

Il est le prix de sueur et de sang qu’il faut payer, mais le bilan est positif. J’en appelle à tous ceux qui ont atterri dans une colonie soumise à la loi et aux méthodes de l’Occident.

Le changement de tableau est subit. Des récifs, elle a fait des ports ; de la poussière et des marais, elle a édifié des villes ; dans cet air embrasé, elle a fait pousser des feuillages et des jardins. Quand un contraste crie, il faut l’entendre, et ce serait être apocryphe en nature humaine, en morale pure, que de ne pas comprendre la puissance occidentale.

 

Voyez donc, en exemple, ce qu’est devenue l’Algérie en un siècle seulement de colonisation...

 

Au départ des Européens en 1962, les terres arables et fertiles ont été gagnées sur le désert et sur les marais au prix de tant de tombes qui jalonnent l’Afrique du Nord que le terme même de « colonisation » est aujourd’hui dépassé.

Comment oublier que ce sont les premiers Européens (les pères de ces enfants qui ont été chassés) qui ont asséché les marais, ensemencé les maquis, transformé les douars, les casbahs, les repaires de pirates en paisibles villages, en cités prospères, en ports dignes de ce nom, bâti les écoles, les universités et les hôpitaux, tracé les routes et édifié les ponts, chassé la maladie, la famine, fait jaillir des pierres la vigne généreuse et les orangers ?

 

Comment oublier que c’est la France, et elle seule, qui a fait gicler du sable du désert le pétrole et le gaz ? Et c’est pour toutes ces réalisations qu’il faudrait demander pardon ? A cela, qu’ont opposé les révolutionnaires ?... La révolte, le terrorisme, l’abomination et pour finir, la dilapidation de l’héritage « colonial ».


Avant que la France ne vienne dans ce pays, les autochtones jouissaient-ils de toutes ces réalisations ? Les avaient-ils réalisées ? La France les en avait-t-elle privées ?

La réponse est NON ! Et ce qu’ils n’ont pas su faire eux-mêmes en tant de siècles, voici qu’ils se l’approprient aujourd’hui et qu’ils accusent la France de n’avoir rien fait pour eux en 132 ans…

 

Dès lors, les voix des apparatchiks du FLN, au pouvoir depuis 1962, conscients de leur responsabilité dans la misère qui frappe le peuple, n’ont de cesse de façonner les esprits en utilisant invariablement ce même refrain, vieux d’un demi siècle, qui répète sans cesse que les Français sont des ravisseurs et des bourreaux, qu’ils ont dévasté par le fer et par le feu la patrie algérienne en pillant ses richesses et exigent aujourd’hui réparation et repentance.


Dans les livres d’histoire, écoliers et étudiants retiennent de l’armée française, qu’elle ne s’est strictement et uniquement livrée qu’à des exactions envers la population civile algérienne. C’est proprement odieux ! A l’inverse, rien n’apparaît sur les bienfaits de la Pacification et sur le bien-être que cette armée-là a apporté à l’homme du Bled. Sur les réalisations précitées, rien n’est mentionné.

L’Histoire de l’Algérie rapportée par les livres est une Histoire tronquée, falsifiée, vide de toute vérité vraie et injurieuse vis-à-vis de ces milliers d’hommes et de femmes, Européens et Musulmans, qui ont œuvré de concert pour sortir ce pays du cadre moyenâgeux qui était le sien en 1830.

Et il se trouve des Français pour soutenir les thèses diffamatoires du FLN !... des nigauds de naissance, champions des « droits de l’homme », de « l’antiracisme » et de « l’antifrance » qui demandent à grands cris la « révision des livres d’histoire ».
« Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse » a écrit Martin Luther King…


Dès lors, que peuvent bien retenir les jeunes enfants dès leur scolarité ? Une histoire de France faite d’intolérance, d’inégalités, de compassion excessive, de récriminations et d’accusations qui ne manqueront pas de marquer à jamais leur esprit et d’entacher durablement l’image qu’ils se feront désormais de leur pays. « Vous tenez en vos mains, l’intelligence et l’âme des enfants.

Vous êtes responsables de la Patrie. Les enfants qui vous sont confiés… ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie, son histoire : son corps et son âme », déclarait Jean Jaurès… ce que dénia Jacques Chirac en interdisant les cérémonies en mémoire de l’Empereur Napoléon Bonaparte au nom du complexe des conquêtes des siècles passés…

 


Quant aux immigrés, comment les encourager à s’intégrer à une nation qui n’a de cesse de culpabiliser et de se mépriser elle-même ?

Dans le journal « Le Monde » du 21 janvier 1992, Michel Serres suppliait les journalistes : « Si vous pouviez… de temps en temps dire un peu de bien de la France ! » Et en 1947, déjà, Raymond Aron déclarait : « La vanité française consiste à se reprocher toutes les fautes sauf la faute décisive : La paresse de la pensée ».


« Je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’un peuple estime que ses élites ne le représentent plus, ne défendent plus son identité, ne défendent plus ce qu’il est, eh bien l’étape suivante, c’est que le peuple reprend son destin en main » a lancé, en guise d’avertissement, Malika Sorel.


Quant aux adeptes de la « repentance » et de l’anticolonialisme, ils devraient s’inspirer de cette cinglante leçon d’histoire que nous donne Walter Williams, Africain-Américain et professeur d’économie à l’université George Mason de Virginie (Etats-Unis) : « Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation.

 

Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie.

Être-et-durer-Journal-du-Cercle-National-des-1.jpgPar contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde… » Mortifiant sujet de réflexion…

José CASTANO
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr



- « Je n'ai jamais entendu un musulman présenter ses excuses pour avoir occupé l'Espagne pendant huit siècles » (José-Maria Aznar, ancien chef du gouvernement espagnol –

Journal « Jeune Afrique » du 1er octobre 2006)



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« TERREUR ISLAMISTE »

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24/04/2017

LA FRANCE, L' OTAN ET LE TERRORISME ! TRIBUNE LIBRE !

La France en prise au terrorisme de ses propres alliés de l’Otan

par Thierry Meyssan

 
 
 
Auteur : Thierry Meyssan | Editeur : Walt | Samedi, 22 Avr. 2017 - 09h54

 

La France vient d’être la cible d’un nouvel attentat terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Pour Thierry Meyssan, Paris doit cesser de raconter des sornettes et prendre la mesure des événements : le terrorisme international – auquel il participe – est commandité et instrumenté jusque contre lui par certains de ses alliés au sein de l’Otan.

Au début 2017, nous avons été informés que des jihadistes préparaient des actions pour contraindre la France et l’Allemagne à repousser leurs élections. Il n’était pas clair : 

- s’il s’agissait de repousser l’élection présidentielle française (avril-mai) ou les élections législatives française (juin) ou les deux ; 

- si la France était une cible en soi, ou si les actions menées en France devaient être une préparation aux futures actions contre l’Allemagne.

Parmi les candidats à l’élection présidentielle, seuls François Fillon et Marine Le Pen dénoncent le soutien apporté aux Frères musulmans. Le premier en a même fait un des thèmes récurrents de sa campagne (Discours de Chassieu (Lyon), le 22 novembre 2016).

Vidéo: François Fillon on Muslim Brotherhood and ISIL

Nous avons alerté nos lecteurs de ce que les campagnes de presse et les affaires de Justice lancées contre Donald Trump aux États-Unis et contre François Fillon en France étaient commanditées par les mêmes groupes. Nous écrivions que selon MM. Trump & Fillon, « il ne sera pas possible de restaurer la paix et la prospérité sans en finir d’abord avec l’instrumentation du terrorisme islamique, sans libérer le monde musulman de l’emprise des jihadistes, et sans aller jusqu’à attaquer la matrice du terrorisme : les Frères musulmans ». [1]

À l’époque, les Français, croyant à tort que les Frères musulmans forment une tendance au sein de la religion musulmane, ne réagirent pas. Par la suite, j’ai publié un livre, Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, dont la seconde partie expose en détail pour la première fois ce qu’est cette organisation secrète, créée et contrôlée par le MI6, les services secrets britanniques.

 

C’est cette Confrérie, qui depuis la Seconde Guerre mondiale a tenté de transformer l’islam sunnite en un instrument politique. C’est d’elle dont est issue la totalité des leaders des groupes jihadistes, d’Oussama Ben Laden à Abou Bakr al-Baghdadi.

Le 26 février, François Fillon publiait sans explication un communiqué qui fut largement critiqué :

« Nous sommes dans une situation inédite : à deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne (…)

 

Je rappelle que nous sommes en état d’urgence et pourtant, le gouvernement laisse faire (…)

 

Aujourd’hui, en tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes (…)

Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle » [2].

Le 17 avril, la Police nationale informait les quatre principaux candidats de menaces sur leur sécurité et renforçait leur protection.

Le 18 avril, M. (29 ans) et Clément B. (23 ans) ont été arrêtés alors qu’ils préparaient un attentat lors d’un meeting en faveur de François Fillon.

Le 20 avril, un policier a été tué et deux autres grièvement blessés lors d’un attentat sur les Champs-Élysées.

François Fillon et Marine Le Pen ont annulé leurs déplacements prévus le 21 avril. Suivant le mouvement et bien qu’il n’y ait aucune réelle menace le concernant, Emmanuel Macron a fait de même.

La responsabilité du prochain président de la République française

La sécurité des Français sera au centre du prochain quinquennat. Cette question est d’autant plus difficile que les récents attentats terroristes commis sur le sol français ont impliqué trois de nos alliés de l’Otan : l’État profond US, le Royaume-Uni et la Turquie.

J’ai abondamment traité la question des attentats de Paris (13?novembre 2015) et de Bruxelles (22?mars 2016) [3]. Dans mon dernier livre j’ai indiqué que si ces attentats ont été revendiqués par le président Recep Tayyip Erdo?an et sa presse, ils ont été réalisés par « des commandos distincts, à l’exception d’un opérateur commun, Mohammed Abrini du MI6 » (p. 231) [4].

Depuis des années, les présidences successives de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé et celle de François Hollande et de Laurent Fabius ont caché leurs activités criminelles aux Français et la conséquence de ce qu’ils ont semé : le terrorisme intra muros.

Il est absurde de croire qu’Al-Qaïda et Daesh puissent disposer de tant d’argent et d’armes sans le soutien de grands États. Il est absurde de croire que la France ait pu participer à l’opération de remodelage du « Moyen-Orient élargi » sans en subir les contre-coups. Il est absurde de croire qu’il soit simple de lutter contre le terrorisme international quand il est commandité par nos propres alliés au sein de l’Otan.

 

Notes:

[1] « Qui utilise la presse et la Justice contre Trump & Fillon ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2017.

[2] « Violences perturbant la campagne présidentielle », François Fillon, Fillon2017.fr, 26 février 2017.

[3] Voir par exemple : « La République française prise en otage » et « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015 et 28 mars 2016.

[4] Sur ces attentats, voir aussi p. 91.


- Source : Réseau Voltaire

23/04/2017

SYRIE: A QU' ELLE JEU JOUENT LES OCCIDENTAUX ???

23 avril 2017

Baschar al-Assad Intervenant à Damas, Bachar el-Assad a accusé les pays occidentaux d’intervenir en Syrie à chaque fois que l’armée syrienne remportait des victoires et a assuré que la guerre contre les terroristes se poursuivrait tant que l’ensemble du territoire syrien n’aurait pas été libéré.

Selon le site d'information Syria Al An, le président syrien Bachar el-Assad a déclaré devant le plénum du parti Baas que les pays occidentaux conduits par les États-Unis s'ingéraient constamment dans les affaires syriennes dans l'intérêt des groupes terroristes.

Il a signalé que « les ingérences se produisaient à chaque fois que l'armée syrienne remportaient des victoires sur les terroristes ».

 

« Les États-Unis ont tiré des missiles sur la base aérienne de Shayrat dans la foulée de la défaite infligée aux terroristes dans la province de Hama », a-t-il noté.

Selon le dirigeant syrien, la guerre contre les bandes terroristes se poursuivra tant que le moindre recoin de la Syrie n'aura pas été libéré.

« Nous nous opposerons aux scénarios de l'Occident visant à diviser la Syrie et, parallèlement, nous poursuivrons la politique de réconciliation nationale et participerons aux processus de négociations d'Astana et de Genève afin de mettre fin à l'effusion de sang sur le sol syrien », a conclu le président.

ET AUSSI

Bachar al-Assad : Les attentats en France n'auraient pas pu être empêchés

 

Interview du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad par le journal croatien Vecernji List, le 6 avril 2017 (Extrait)

 

Source : http://sana.sy/en/?p=103658

 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

Transcription :

 

[...]

 

Journaliste : Monsieur le Président, je dois vous poser une question : s'il y avait eu une coopération en matière de sécurité entre le gouvernement syrien et les États européens, aurions-nous évité les opérations terroristes qui ont frappé la France, la Belgique, etc. ?

Je pose cette question parce qu’après les opérations terroristes à Paris, l'ancien chef des services secrets français a déclaré que vous leur aviez fourni des noms et des documents sur les terroristes, et qu’ils ont refusé de les accepter. Ont-ils vraiment refusé de les accepter ?

Et s'il y avait eu une coopération, aurait-on pu éviter ces opérations terroristes ?


Président Assad : Non, il parlait probablement de la coopération avant la guerre, car après le commencement de la guerre et la position française de soutien aux terroristes, la Syrie a cessé la coopération en matière de sécurité avec ces pays, car il ne peut pas y avoir de coopération en matière de sécurité et d'hostilité politique en même temps.

Il devrait y avoir un accord politique, d'une part, et un accord dans d'autres domaines, y compris la sécurité, d'autre part.


Quant à savoir s'il aurait été possible d'éviter de telles attaques en Europe grâce à cette coopération en matière de sécurité, dans des circonstances normales, la réponse serait oui.

Mais dans les circonstances actuelles, la réponse est non, parce que l'Europe ou un certain nombre de pays européens soutiennent les terroristes à grande échelle, envoient en Syrie des dizaines de milliers de terroristes ou les soutiennent directement et indirectement, logistiquement, avec des armes, de l'argent, une couverture politique, et absolument tout.

Lorsque vous atteignez ce degré de soutien aux terroristes – et ici, nous parlons de dizaines de milliers et peut-être de centaines de milliers en Syrie et dans les régions avoisinantes –, la coopération en matière de sécurité devient d'une efficacité limitée dans un tel cas.

La coopération en matière de sécurité se concentre sur des dizaines ou des centaines d'individus, mais ne peut pas être efficace lorsqu'il y a des dizaines de milliers et des centaines de milliers de terroristes.


Si l'Europe veut se protéger à ce stade, elle devrait d'abord cesser de soutenir les terroristes en Syrie.

En supposant que nous voulions coopérer avec eux, aucun résultat ne peut être obtenu dans ces circonstances. Nous ne le ferons pas, bien sûr, tant qu’ils soutiennent le terrorisme.

Ils devraient cesser de soutenir les terroristes immédiatement de toute forme ou manière.

 

[...]

 

source  Merci Sayad

09/04/2017

AGRESSION AMÉRICAINE EN SYRIE ! TRIBUNE LIBRE !

Agression américaine en Syrie : ne soyons pas dupes !

 
 

Agression américaine en Syrie : ne soyons pas dupes !

Par Yvan Benedetti

 

 

Toux ceux qui ont un minimum de jugeote et suivent la guerre en Syrie savent que le seul qui n’a aucun intérêt à utiliser des armes chimiques aujourd’hui c’est bien Assad.

 

Alors que ses armées, fortes de l’aide militaire de ses alliés repartent à l’offensive et que la nouvelle administration qui siège à Washington s’était ralliée à la position russe, le grand perdant de cette opération est le président syrien lui-même. D’ailleurs il ne possède plus un tel armement depuis le démantèlement de 2014.

Les questions à se poser sont de plusieurs ordres :

Quant au fait lui-même, a-t-il existé ?

Si oui, qui en est à l’origine ? Un groupe terroriste manipulé et financé par des services yankees ou alliés dans la région qui n’acceptent pas l’élection de Trump…

Est-ce le résultat d’une mauvaise manipulation ou d’un accident de la part de terroristes ? En effet il est de notoriété publique que certains d’entre eux en possèdent…

Quant à la réaction de Trump, est-il manipulé ?

Ses déclarations sur le mode compassionnel des pauvres enfants victimes de la barbarie semblaient bien excessives et peu crédibles pour un homme de cet âge là et de sa carrure.

59 missiles expédiés sur un tel théâtre d’opération ne changent rien à l’équilibre militaire sur place.

N’a-t-il pas plutôt, tout simplement procédé à un retour bien habile de la provocation à ses envoyeurs et renforcé sa position politique bien fragile jusque-là 

Ce qui accréditerait la thèse que les responsables sont bien à rechercher aux États-Unis…

Toutes ces questions pour vous appeler à être très prudents avec des informations -désinformations- des merdiats du Système, trop péremptoires pour être honnêtes.

Tout cela procède d’un formidable jeu de dupes où l’on ne sait plus qui manipulent ou tentent de manipuler qui…

Yvan Benedetti

 

About Pierre Olivier

08/04/2017

LE CONSEIL DE SÉCRITÉ À L' O N U ! TRIBUNE LIBRE !

Réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après les frappes américaines contre la Syrie, 7 avril 2017

 

Intervention de la Bolivie

 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

https://www.youtube.com/watch?v=eBBPZHTkB7w

 

Transcription :

 

Ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikky Haley [Qui, durant son intervention, avait brandi des photos de l’attaque chimique attribuée au régime syrien] : Nous allons maintenant écouter les déclarations des membres du Conseil [de sécurité] et nous commençons avec le représentant de la Bolivie.

 

 

 

Ambassadeur bolivien aux Nations Unies, Sacha Llorenti : Mme la Présidente, merci de me donner la parole et d'avoir convoqué cette rencontre publique du Conseil de Sécurité.

Il est vital que non seulement les membres de notre organisation mais également le monde entier puissent voir (quelles sont) les positions des membres du Conseil de sécurité de manière totalement transparente, étant donnés les événements récents en Syrie.

 

La Bolivie a appelé à la convocation de cette réunion, préoccupée par les événements des dernières heures.

Tandis que le Conseil de sécurité débattait les propositions quant à ce que serait le mécanisme d'enquête sur les horribles attaques chimiques dont toute l'humanité a pu témoigner, tandis que nous discutions des termes qui pourraient être utilisés dans la résolution, et tandis que les membres permanents et non-permanents avançaient des propositions pour le texte d'une telle résolution, les Etats-Unis, encore une fois, préparaient et lançaient une attaque unilatérale.

 

Les attaques de missile, bien sûr, sont une action unilatérale. Elles représentent une grave menace pour la paix et la sécurité internationales. Pourquoi ? Parce que durant les 70 dernières années, l'humanité a érigé une structure non seulement physique et institutionnelle mais également une structure légale.

Ils ont établi des instruments de droit international justement pour empêcher des situations où le plus puissant attaque le plus faible en toute impunité, afin d'assurer un équilibre dans le monde, et bien sûr pour éviter des violations très graves de la paix et de la sécurité internationales.

Nous considérons que c'est le devoir du Conseil de sécurité mais pas seulement, de l'ONU dans tous ses organismes, que de défendre le multilatéralisme. Nous sommes ici pour défendre le multilatéralisme.

 

Nous avons reconnu que cette Charte des Nations Unies doit être respectée. Et cette Charte interdit les actions unilatérales. Toute action doit être autorisée par le Conseil de sécurité, en accord avec la Charte. Permettez-moi d'en lire quelques articles afin que nous puissions nous le remémorer.

 

Le chapitre 24 déclare qu'afin de garantir une action prompte et effective de l'ONU, ses membres confèrent au Conseil de sécurité la responsabilité primordiale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et reconnaissent que dans l'exécution de ces tâches, sous cette responsabilité, le Conseil de sécurité agit en leur nom.

Ce Conseil de sécurité, pas seulement les 15 membres qui sont assis à cette table, nous représentons les 193 pays de cette organisation, et à travers eux, nous représentons le peuple du monde. Et nous avons convenu que les actions unilatérales violent le droit international.

 

Tandis que nous débattions hier des projets de résolution, tandis que nous nous efforcions de trouver des alternatives et de parvenir à un consensus au sein du Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont non seulement unilatéralement attaqué, mais tandis que nous débattions ici, exigeant la nécessité d'une enquête indépendante et impartiale, une enquête complète sur ces attaques, les Etats-Unis se sont érigés eux-mêmes en enquêteurs, en procureurs, en juges et en jury.

Où est donc l'enquête qui nous permettrait d'établir de manière objective qui est responsable de l'attaque ? C'est une violation extrêmement sérieuse, extrêmement sérieuse du droit international.

 

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire que cela se produit. Nous pourrions rappeler bien des occurrences dans lesquelles diverses puissances, et pas seulement les Etats-Unis, ont agi unilatéralement et violé la Charte des Nations Unies. Mais le fait que cela se produise encore une fois ne signifie pas que l'ONU et ses membres doivent l'accepter.

 

En septembre 2013, les Etats-Unis ont également lancé des attaques contre la Syrie. Je peux rappeler ce qui a été dit par le Secrétaire Général de l'ONU d'alors, Ban-Ki Moon, à cette occasion. Permettez-moi de lire cette citation en anglais, ce que le Secrétaire Général a dit, je cite :

« Le Conseil de Sécurité a la responsabilité primordiale (du maintien) de la paix et de la sécurité. J'appelle à ce que tout soit géré dans le cadre de la Charte de l'ONU : l'usage de la force est légal seulement en cas d'auto-défense, conformément à l'article 51 de la Charte des Nations Unies, et lorsque le Conseil de sécurité approuve une telle action. » Fin de citation.

 

Ce fut la position du Secrétaire Général d'alors qui contribua à éviter une action unilatérale dans une situation très semblable à celle d'aujourd'hui.

 

Cette attaque représente une menace pour la paix et la sécurité internationales car elle constitue une menace pour les processus politiques à Genève et à Astana. [Le sous-secrétaire] M. Feltman l'a très bien dit dans le message du Secrétariat Général, il est vital d'éviter une escalade des tensions qui rompe avec les progrès réalisés dernièrement à Astana.

 

Ce n'est pas la première fois que cela se produit. J'aimerais rappeler ce qui s'est passé dans ce Conseil de sécurité même il y a quelques années, précisément le 5 février 2003 lorsque le Secrétaire d'Etat américain d'alors est venu dans cette salle pour nous présenter, selon ses propres mots, des preuves concluantes de l'existence d'armes de destruction massive en Irak.

[Il brandit la photo de Colin Powell et de sa prétendue fiole d’anthrax] Je crois qu'il faut absolument qu'on se rappelle ces images qui viennent précisément de cette salle où nous sommes : on nous a assuré qu'il y avait des armes de destruction massive en Irak, et que c'était le motif de l'invasion. Et cette invasion a causé 1 million de morts. Et elle a entrainé toute une série d'atrocités dans cette région.

 

 

 

Pourrions-nous parler de Daech si cette invasion n'avait pas eu lieu ? Pourrions-nous parler de cette série d'horribles attaques (terroristes) dans divers endroits du monde si cette invasion illégale n'avait pas eu lieu ? Je crois qu'il est vital pour nous de se rappeler ce que l'histoire nous enseigne.

 

Pour l'Irak, les Etats-Unis avaient longuement enquêté et détenaient (prétendument) toutes les preuves nécessaires pour démontrer que l'Irak avait des armes de destruction massive. Mais elles n'ont jamais été trouvées. Elles n'ont jamais été trouvées.

 

Je souhaiterais répéter ce qu'a dit le Président Evo Morales ce matin, et je cite : « Je crois et je sens - et j'espère que je ne me trompe pas - que les armes chimiques en Syrie ne sont qu'une excuse pour une intervention militaire.

Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l'ignorent lorsque cela les arrange. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

C'est une menace contre la paix et la sécurité internationales. »

 

Fin de citation.

07/04/2017

SYRIE : TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

 

Attaque chimique en Syrie : "Il n'y avait pas d'entrepôt dans les zones frappées"

 

INTERVIEW. Spécialiste des armes biologiques, l'expert Olivier Lepick, qui a eu accès à des photos satellites, démonte l'argumentaire russo-syrien.

Propos recueillis par
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
Un homme collecte des échantillons sur le site de l'attaque chimique qui a eu lieu dans la ville de Khan Sheikhoun, en Syrie, le 5 avril. 
 
Un homme collecte des échantillons sur le site de l'attaque chimique qui a eu lieu dans la ville de Khan Sheikhoun, en Syrie, le 5 avril.    © OMAR HAJ KADOUR / AFP/ OMAR HAJ KADOUR

05/04/2017

SUITE DU PRINTEMPS ARABE ? MERCI LES SARKOSISTES ......RÉSULTAT !

 

 
 

Guerre de religiosité en Tunisie

 

tunisie-dominique TOUEL(creative common)

La Tunisie n'a que le choix d'être une démocratie ou une théocratie ; l'une ou l'autre issue dépend de l'option des partenaires d'Occident eu égard au degré de dépendance de ce pays de leur système, aujourd'hui menacé en Tunisie.

Par Farhat Othman.

Depuis peu, à l’approche des élections municipales annoncées pour le 17 décembre 2017, les milieux religieux intégristes s’agitent fortement, quasiment à visage découvert.

Ainsi, se sont multipliées récemment des campagnes pour l’interdiction de la vente d’alcool dans les grandes surfaces de certaines villes. Ce qui augure d’un tour de vis supplémentaire aux libertés, déjà sérieusement écornées, sinon limitées ou simplement interdites.

La honteuse reculade de l’État

Après El Jem, site de l’un des plus beaux amphithéâtres romains en Méditerranée, c’est dans la cité populaire de Msaken et la capitale du sud, Sfax, que l’on commence à s’agiter, appelant ouvertement à perturber l’ordre public pour interdire l’alcool supposé prohibé par la religion.

Invariablement, ce sont des minorités de zélotes, appuyés par des contrebandiers, nullement représentatifs les uns et les autres de l’opinion publique, quoiqu’autoproclamés gardiens de l’ordre moral, qui cherchent à profiter de la faiblesse de l’État pour imposer leur loi rigoriste.

En cela, ils ne tirent leur force que du soutien en sous-main du parti islamiste et de la complicité — ou l’inertie — du pouvoir en place, et ce au prétexte de ne pas aggraver la crise de l’État et pour soi-disant sauvegarder l’ordre public. Ce qui a amené l’État à céder aux voyous, leur faisant des concessions en violant le droit en vigueur.

 

Religiosité rampante

Ce fut bien le cas à El Jem où la pression de la minorité des agitateurs professionnels a amené l’interdiction pure et simple de la vente de boissons alcoolisées dans la ville alors qu’elle était doublement autorisée, et par l’administration et par la justice.

C’est ce qui a encouragé la religiosité rampante dans le pays, qui n’attendait que son heure pour se déclarer, risquant d’ouvrir la boîte de Pandore d’une guerre civile dans le pays entre négateurs et défenseurs des libertés constitutionnelles et des droits humains.

Ce qui défie l’entendement, c’est que le parti religieux, sans l’appui duquel aucun trublion n’aurait bougé, fait partie de la coalition au pouvoir ; il en est même l’élément le plus puissant ! C’est dire à quel point l’État est en déroute, n’ayant plus d’éthique après la perte de son autorité.

Et ce sont les visées islamistes, dont personne ne doute plus au pays, qui ont le vent en poupe pour une plus grande religiosité que renforce l’alliance avec les barons de la corruption chez les ennemis d’hier, ce qui généralise la corruption quasiment à tous les rouages de l’État.

La licéité de l’alcool en islam

En acceptant de céder à El Jem, et donc de bafouer ce qui restait de l’État de droit en l’affaiblissant encore plus, les autorités en place ont ainsi donné un coup de fouet aux protestataires, les encourageant à essaimer dans le pays.

Comme ils sont relayés par la désinformation de médias noyautés par les islamistes, outre la démission des démocrates englués dans leurs contradictions, le plan occulte du parti Ennahdha pour théocratiser la Tunisie semble bel et bien parti.

Aussi, pour contrer ce danger imminent, la société civile se mobilise-t-elle de plus en plus. Ainsi, après la proposition d’un projet de loi pour dépénaliser l’homosexualité avant la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, un appel vient d’être lancé afin que les autorités reconnaissent enfin le caractère licite de l’alcool en islam. Ce qui impliquerait tout logiquement le droit de le vendre librement, car la religion ne prohibe que l’ivresse.

L’arme de la duplicité

Cet appel s’adresse surtout au parti islamiste qui a fait de la duplicité une arme politique de simulation et de dissimulation en instrumentalisant la foi du peuple, et surtout en cherchant à tromper ses alliés occidentaux.

L’analyse faite par l’appel gêne d’ailleurs au plus haut niveau les religieux, car elle retourne contre leurs propres armes : celles du respect sourcilleux des préceptes authentiques de l’islam.

Or, une telle stratégie est d’autant plus redoutée par les islamistes qu’elle entend ratisser large, étendant les violations par le parti islamiste de l’islam à tous les sujets sensibles. Ainsi, outre l’alcool et l’homosexualité, on appelle à un sexe libre entre adultes consentants ou à la dépénalisation des drogues douces.

Car jusqu’ici, les religieux, qui ont noyauté même les cercles supposés libéraux, n’ont eu à affronter que des laïcistes, ce qui les a toujours renforcés auprès des masses trompées sur leur foi plutôt qu’il ne les a desservis.

S’insérant dans le cadre de cette stratégie appelée poléthique, l’appel à reconnaître la licéité de l’alcool les déstabilise encore fortement en se faisant au nom de l’islam, surtout soufi, qui est l’islam majoritaire des Tunisiens, un islam de paix, de libertés et de jouissances.

La guerre de religiosité aura bien lieu

Pour des visées électoralistes, religieuses et idéologiques, c’est bien une guerre de religiosité qui s’annonce en Tunisie. Veillant à ne pas se mouiller, le parti Ennahdha en profitera pour pousser ses pions par l’intermédiaire de prête-noms ou clones, comme le parti extrémiste Tahrir qui nargue l’État en affichant son rejet de la constitution et en appelant à un califat en Tunisie sans que l’État se décide à oser le déclarer illégal.

Il compter également sur ses complices du camp d’en face, corrompus ou aussi conservateurs que lui, au point qu’on a pris l’habitude de les appeler salafistes profanes.

S’il prend encore soin de cacher ses intentions véritables et sa volonté d’instaurer en douce une théocratie, le parti Ennahdha ne pourra plus le faire trop longtemps avec la nouvelle stratégie qui l’oblige à mettre bas le masque. Aussi est-il confronté à un choix cornélien.

Le vrai visage d’Ennahdha

Ou il se revendique des idéaux libéraux et démocratiques et agit en conséquence en endossant les projets de loi qu’on lui propose. Ou il montre son vrai visage, ce qu’il est en train de faire pour tâter le terrain ; mais alors, il finira par détruire irrémédiablement l’image de Démocratie islamique qu’il prétend incarner.

Si dans le premier cas il prend le risque de perdre une bonne partie de ses troupes extrémistes mais initie sa conversion démocratique pour de bon, dans le second cas, ce serait la catastrophe redoutée, quasiment la fin de l’oeuvre d’une génération.

Car c’est un travail au long cours et de longue haleine qui a été couronné par l’alliance capitalislamiste sauvage actuelle l’ayant amené au pouvoir. Elle a surtout consisté, pour les religieux, à déléguer ce qui risque d’éventer aux Occidentaux leurs vraies intentions à d’autres formations, y compris celles supposées démocrates, une fois noyautées.

Occident berné

C’est ce qui lui a permis à ce jour de tenir, à loisir, un discours se voulant libéral sur des questions sensibles comme l’homosexualité ou le cannabis, et ce notamment à destination des Occidentaux prompts à sembler se laisser berner.

Bien évidemment, il ne s’est toujours agi que de vaines paroles, jamais suivies d’actes. Or, jamais la condition des gays n’a été aussi mauvaise en Tunisie, manifestée par l’usage du moyenâgeux test anal ou la violation de l’intimité du domicile.

Et le projet de loi du gouvernement supposé modifier la législation scélérate sur les drogues douces est bien décevant, faisant qu’on continue encore à harceler les jeunes, à mettre même en prison des lycéens préparant leur baccalauréat, détruisant leur avenir pour un malheureux joint.

Ces réformes qui n’ont pas été faites

Pourtant, le parti islamiste dispose du groupe parlementaire le plus important ; aussi aurait-il pu, s’il l’avait voulu, réformer les lois scélérates de la dictature dans le sens de ses déclarations d’intention en abolissant l’homophobie et en dépénalisant le cannabis.

D’autant plus que les projets de loi existent, proposés par la société civile, et sont consensuels. Ce qu’il se garde de faire au fallacieux prétexte du conservatisme social qui est un pur mythe.

Veillant à avoir plusieurs fers au feu, tout en jouant à la guerre, le parti islamiste adoube un parti qui pourrait constituer son plan B s’il échouait dans la guerre   aujourd’hui engagée afin de détourner, avec la peur du chaos, de l’impérative nécessité de réforme législative dans le sens des libertés et des droits constitutionnels.

Ce lapin sorti du chapeau du chef d’Ennahdha, c’est bien évidemment l’ancien chef de gouvernement, M. Mehdi Jomaa qui vient de lancer un énième parti politique.

L’Occident a un rôle à jouer

Eu égard à la présence de plus en plus remarquée de l’Occident en Tunisie et son indéniable influence sur les islamistes — que d’aucuns n’hésitent plus à qualifier de créatures d’un Occident matérialiste à l’excès —, il importe, plus que jamais, que les Occidentaux mesurent enfin la gravité de la situation, et ce déjà pour leurs propres intérêts sur le moyen et long terme.

Car ce pays, essentiel pour la sécurité de l’Europe, risque sérieusement de basculer dans une théocratie, affichée ou occulte, dont on entrevoit les contours. Déjà, on a enregistré des tentatives éhontées de réécriture de l’histoire en la falsifiant, attentant au legs de Bourguiba.

C’est l’Instance Vérité et Dignité, normalement chargée d’apurer le passé mais qui est bien loin de se placer au-dessus de tout soupçon, qui semble s’en charger, donnant chaque jour davantage la preuve d’être au service d’une vision manichéenne de la destinée tunisienne ne servant que les visées du parti islamiste.

Faire pression sur les islamistes

Les partenaires occidentaux de la Tunisie ne doivent plus se retenir de faire pression sur Ennahdha pour confirmer ses propos publics par des actes concrets. Déjà, le parlement européen a osé le dire dans une fameuse résolution.

Il appartient donc aux principaux chefs d’un Occident, encore aveugle pour l’instant au drame qui se joue au sud de la Méditerranée, ne voyant pas le naufrage de la Tunisie de Bourguiba, de savoir ce qu’il veut dans ce petit pays, bien grand de par les promesses que son peuple incarne. Veut-on vraiment une démocratie réelle au service de la paix ou juste un souk pour faire des affaires au détriment des valeurs du peuple; et bien pis : une théocratie.

En premier, cela concerne certes la réforme de la législation nationale sur les thèmes les plus sensibles, car supposés d’inspiration religieuse, et qui ne sont que des armes aux mains du pouvoir pour brimer un peuple de nature libertaire. Mais cela s’étend aussi à l’articulation du pays à un système de droit qui fonctionne.

L’intégration européenne

En effet, pour ne pas décrocher, comme dans une course cycliste, la jeune démocratie tunisienne a besoin d’être dans une dynamique de succès. Ce qui suppose son articulation à l’Union européenne en y étant intégrée.

Les autorités tunisiennes n’osant jamais le faire, c’est aux instances européennes de proposer l’adhésion à la Tunisie au nom de l’intérêt commun bien compris. C’est ainsi et ainsi seulement que l’Europe aura enfin à ses frontières un État de droit en mesure de proposer les valeurs en honneur au nord de la Méditerranée. Les Européens, soucieux de leurs intérêts immédiats, le veulent-ils ? Pour l’instant, la réponse est négative, au risque de précipiter la bascule de la Tunisie en théocratie.

 

https://www.contrepoints.org/2017/04/05/286128-

01/04/2017

RALLUMER UNE GUERRE DANS LES BALKANS ! LE PROJET MONDIALISTE ......

Macédoine : des plans mondialistes pour rallumer une guerre dans les Balkans

 
 

Macédoine : des plans mondialistes pour rallumer une guerre dans les Balkans

 

La république de Macédoine est un des États issus de la dislocation de la Yougoslavie qui a déclaré son indépendance en 1991 et qui est frontalière de la Grèce, de la Bulgarie, de la Serbie, du Kosovo et de l’Albanie.

 

Elle compte environ 2 millions d’habitants à majorité slaves et orthodoxes mais également d’importantes minorités albanaises, turques et roms dont beaucoup musulmans.

La république de Macédoine fait face depuis son indépendance à une dangereuse rébellion albanaise récurrente qui revendique le rattachement de certains territoires et populations au à la république autoproclamée du Kosovo.

 

En 2001, les tensions entre Albanais et Macédoniens ont atteint des proportions dangereuses et des anciens combattants de la guerre du Kosovo ont lancé une guérilla dans le nord-ouest du pays.

 

Ils ont formé l’Armée de libération nationale (UÇK-M), avec la volonté d’annexer des régions de Macédoine au Kosovo.

 

Les rebelles ont attaqué l’armée et la police le long de la frontière kosovare et reçu le soutien de la population albanaise locale. Ils ont bénéficié par ailleurs d’importants moyens financiers.

 

Malgré la tension à son comble, le conflit s’est finalement désamorcé et des accords ont été signés qui ont octroyés de nouveaux droits aux Albanais.

Depuis 2015, dans une tentative de « révolution orange soft », à la suite d’accusations de corruption contre le gouvernement au pouvoir issu du parti VMRO-DPMNE (droite nationale), les oppositions sociale-démocrates et libérales, rejointes par la minorité albanaise séparatiste, ont tenté de manipuler le mécontentement populaire pour installer un gouvernement mondialiste et pro-Union européenne.

Des élections législatives anticipées, pourtant organisées sous la pression de Bruxelles et de Washington, ont donné une majorité relative au VMRO-DPMNE.

 

Mais avec 51 sièges de députés sur 120, le parti au pouvoir n’a pu, pour le moment, former une coalition de gouvernement.

Minoritaires avec 49 députés, les sociaux-démocrates du SDSM ont quant à eux réussi à rallier 18 députés issus des partis de la minorité albanaise. Néanmoins le président de la république s’est refusé à donner un mandat de former le gouvernement à « un parti dont le programme prône l’atteinte à la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de la Macédoine. ».

 

À l’heure actuelle, l’opposition crie au « coup d’État constitutionnel » alors que le pouvoir envoie ses partisans dans la rue et évoque une attaque contre la « souveraineté » du pays.

 

Et la république de Macédoine n’a plus de gouvernement depuis plusieurs mois.

Manifestation à Skopje avec drapeaux albanais, Turcs, Roms et macédoniens…

Dans ce contexte explosif, des bruits, dans les coulisses américaines du pouvoir, font état de velléités pour « changer les frontières dans les Balkans »

On parle de diviser le Kosovo, d’échanger des territoires entre la Serbie et cette république autoproclamée ou encore de créer une troisième entité, cette fois croate, en Bosnie.

Concernant la république de Macédoine, dans une interview accordée à la chaine de télévision albanaise « Vizion Plus », le républicain membre du Congrès américain, Dana Rohrabacher, a affirmé que la création de la Macédoine était « une faute », que la Macédoine « n’était pas un pays ».

 

Et il a affirmé que « la création de l’État macédonien ayant échoué, il y a maintenant toutes les conditions pour qu’il soit partagé entre ses voisins, y compris le Kosovo et la Bulgarie »

« Ils ont tellement de divisions que jamais à l’ avenir ils ne seront en mesure de vivre ensemble. Pour cette raison, les Kosovars et les Albanais de Macédoine devraient faire partie du Kosovo et le reste de la Macédoine devrait faire partie de la Bulgarie ou de tout autre pays avec lequel ils se croient liés. »

 

Et il a conclu en annonçant qu’il allait proposer à la commission des Affaires étrangères du Congrès américain de discuter de la question du remaniement des frontières dans les Balkans…

On voit là une tentative cynique de remettre en cause le principe selon lequel les États nouvellement formés après les guerres résultant de la dislocation yougoslave, recevaient le même territoire qu’ils avaient au sein de l’ex-Yougoslavie.

 

Mais on savait déjà que ce principe, posé par les Occidentaux, n’a cours que lorsqu’il les arrange : le Kosovo n’a-t-il pas été arraché à sa mère-patrie, la Serbie, à grands coups de criminels bombardements aériens de l’OTAN sur des populations civiles ?

Et n’a-t-il pas proclamé son indépendance à titre unilatéral avec le soutien américain et de nombreux États européens ?

 

Derrière ces discours, il faut chercher le fil rouge de la politique mondialiste. Et l’élément clé c’est l’expansionnisme albanais.

 

Il bénéficie du soutien de moins en moins tacite et de plus en plus avoué des pays occidentaux, au premier chef des États-Unis et dans une large mesure de l’Union européenne et de certains États membres depuis le début des années 1990.

Ainsi, l’Occident insiste sur une normalisation des rapports entre la Serbie et le Kosovo, au détriment de la Serbie bien sûr.

Et concernant la république de Macédoine, le commissaire européen à l’Élargissement, Johannes Hahn, la chef des Affaires étrangères de l’Union européenne, Federica Mogherini, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et d’autres hauts-fonctionnaires de la soi-disant « Europe éclairée » continuent d’exercer une pression sans précédent sur le président pour qu’il confie le poste de premier ministre à l’opposition des sociaux-démocrates et leurs partenaires ethniques albanais !

Ils ont été rejoints avec une velléité d’ingérence non dissimulée par le chef de l’État autoproclamé du Kosovo, le sanguinaire bourreau mafieux Hashim Thaci, qui a appelé les Albanais de Macédoine à prendre leurs droits dans leurs mains, conformément au projet de « Grande Albanie » qui comprend de vastes régions dans plusieurs pays des Balkans…

Comme on le voit, ce bout d’Europe aux confins orientaux est une nouvelle fois sous le feu mondialiste, au risque de nouveaux conflits dont l’histoire nous enseigne qu’ils ne restent jamais longtemps confinés localement…

Une raison d’espérer : si pendant longtemps les Balkans ont été considérés comme une zone d’intérêts exclusive de l’Occident, aujourd’hui ce n’est plus totalement vrai.

 

La Russie entretient de nouveau des relations étroites avec la Serbie à laquelle elle apporte un soutien diplomatique de poids. Et récemment dans communiqué officiel le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé l’ingérence dans les affaires intérieures de la république de Macédoine qui prend des formes extrêmes et qui a conduit à une crise politique.

 

Dans son communiqué la Russie n’hésite pas à lever le voile sur les criminels projets mondialistes pour la région :

« Les tentatives, qui sont soutenues activement par les dirigeants de l’UE et de l’OTAN, ont pour but de contraindre les Macédoniens à accepter la « plate-forme albanaise » conçue dans les bureaux à Tirana… basée sur la carte de la soi-disant Grande Albanie et qui étends ses revendications territoriales à de vastes régions voisines du Monténégro, de la Serbie, de la Macédoine et de la Grèce. »

Et de dénoncer l’appel du pseudo président kosovar Hashim Thaci en affirmant qu’il s’agit « d’une nouvelle preuve que la quasi reconnaissance étatique du Kosovo est l’une des principales sources de l’instabilité dans la région des Balkans » !

 

Quant à nous, si les nationalistes que nous sommes comprennent la volonté bien naturelle des peuples à vivre de façon ethniquement homogène sur leurs territoires ancestraux, nous ne donneront jamais notre approbation à ce que ces aspirations soient détournées et manipulées par les forces mondialistes pour entretenir des guerres en Europe au plus grand bénéfice du judaïsme politique.

Pas de guerre entre Européens !

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