Le Point.fr ouvre son espace “Débattre” à Sihem Souid, auteur de “Omerta dans la police”.
On n’est plus en sécurité nulle part, les voleurs doivent même parfois se méfier de la police ! En effet, depuis quelques mois, les patrons de sécurité publique s’inquiètent de la recrudescence des vols commis dans les scellés ou encore les fouilles des gardés-à-vue. En d’autres termes, certains policiers n’hésitent plus à se servir en argent liquide et tous objets de valeurs dans les poches des délinquants qu’ils interpellent ou des suspects même présumés innocents. Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Lyon est le dernier en date à s’inquiéter de ce phénomène.
“Dysfonctionnement majeur”
Dans une note de service adressée à ses troupes, datée du 16 décembre 2011, que le Point.fr a pu consulter, le contrôleur général évoque “un dysfonctionnement majeur relatif à la gestion des scellés entreposés dans le coffre d’un commissariat de la DDSP du Rhône, qui a entraîné la disparition d’une importante somme d’argent liquide”. Il édicte des mesures pour renforcer la “surveillance des scellés et objets sensibles et assurer la sécurisation des biens et valeurs des personnes gardées-à-vue”.
Le patron de la sécurité publique de Lyon prévient ses troupes : ” Je vous rappelle que chaque policier-enquêteur engage sa responsabilité personnelle en matière judiciaire, en cas de négligence, de faute manifeste liée à la conservation d’armes, de valeurs ou d’objets sensibles, sous la forme de scellés ou de simples saisies”.
Et pour éviter que les gardés à vue ne soient délestés de leurs biens, “des sacs de transports sécurisés accompagneront les gardés-à-vue tout au long de leur parcours”.
Angoulême : pris d’un coup de folie, un policier tire 49 coups de feu
27 Vendredi jan 2012
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Un gardien de la paix a mitraillé la façade d’un traiteur d’Angoulême. Selon les premiers éléments, aucun des employés ne connaissait le tireur, auteur de propos “presque délirants”;
Hier, vers 13 h 30, à Angoulême (Charente), un policier de 47 ans qui n’était pas en service a été pris d’un véritable coup de folie… Armé d’une carabine 22 long rifle, le gardien de la paix a – sans raison apparente – tiré une cinquantaine de coups de feu sur la devanture d’un traiteur de l’avenue de la République, près du quartier de la gare. Les tirs provenaient d’un étage de la résidence Marguerite d’Angoulême, face au commerce Events by Nicolas. Ils n’ont, par chance, fait aucun blessé.
Le traiteur, Nicolas Berthomet, et ses quatre employés ont eu très peur. Témoignage : « On a entendu du bruit. On s’est rapprochés des fenêtres et on a vu qu’on nous tirait dessus. Un petit jeune a d’ailleurs failli se prendre une balle. Elle est passée à 20 centimètres ! On a tous paniqué ! On a alors appelé la police, qui nous a dit de rester là où on était, bien au fond… »
Le quartier a alors été bouclé, et les forces de l’ordre (nombreuses en ville, en cette période de festival de la BD) ont interpellé le tireur sans difficulté majeure.
Le gardien de la paix a été conduit au commissariat, et l’enquête – ouverte pour violences volontaires avec arme – a été confiée aux fonctionnaires de la police judiciaire de Limoges.
Selon le procureur de la République d’Angoulême, Nicolas Jacquet, les propos du gardien de la paix sont « confus et presque délirants ». En début de soirée, le fonctionnaire a été examiné par un psychiatre. Le praticien a conclu que son état de santé n’était pas compatible avec une garde à vue et nécessitait une hospitalisation sous contrainte.
Selon une indiscrétion confirmée par le parquet, le gardien de la paix sortait d’une longue dépression nerveuse et avait repris le travail il y a peu.
Hier soir, Nicolas Berthomet et ses employés frissonnaient encore. Ils ont compté 49 impacts de balle sur la devanture du commerce, essentiellement sur l’enseigne et sur un bandeau publicitaire. Seule une balle a traversé les vitres. Aucun des employés ne connaissait le tireur.
Sud Ouest
(merci à cat…)
Le patron de la police lyonnaise s’attaque aux policiers voleurs
27 Vendredi jan 2012
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Le cinquantenaire de la fin de la guerre suscite une intense “bataille mémorielle”.

