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20/10/2019

SECONDE GUERRE MONDIALE : LA RUSSIE DÉCLASSIFIE DES DOCUMENTS .....

19 octobre 2019

 
 
Le ministère russe de la Défense continue à déclassifier et publier nombre de documents concernant la Seconde Guerre mondiale et en particulier la libération de l'Europe par l'Armée rouge.
 
Il est vrai que la tentative de réécriture de l'histoire voulant rabaisser l'URSS au rang des pays agresseurs pour laisser la place aux Etats-Unis et faire oublier la collaboration plus qu'active des pays européens avec les nazis, dans un contexte d'acculturation des populations, obligent à une réponse.
 
Les documents sont accessibles, les personnes intéressées peuvent les consulter.
 
 
Ce mouvement de réécriture de l'histoire que nous observons s'explique par un changement des rapports de forces sur la scène internationale.
L'URSS, vainqueur incontesté à l'époque, a été juridiquement remplacée par la Russie dans les organismes internationaux, sans avoir - objectivement - le même capital politique.
 
Avec le temps, les failles se sont approfondies et l'occasion fut trop belle pour le clan atlantique d'utiliser cet état de fait afin de reconstruire à leur avantage le discours sur la Seconde Guerre mondiale, dont les conséquences sont redevenues un enjeu géostratégique avec la chute de l'URSS.
 
Comme si le monde atlantique revivait une version hollywoodisée de cette tragédie mondiale, le discours - adapté au niveau de l'époque - se transforme un joli conte pour les enfants occidentaux et leurs petits amis.
 
Face à cette dangereuse tendance, le ministère russe de la défense rend public de nombreux documents d'époque.
 
A l'occasion des 75 ans de la libération de Riga en 1944, nombre de documents concernant les crimes nazis en Lettonie ont été publiés
 
(voir ici le site du ministère russe de la défense), entre autres sur le camp d'extermination de Salaspils.
 
 
La libération de Tallinn en Estonie par l'Armée rouge et l'accueil de la population a également fait l'objet de publications sur le site du ministère russe de la Défense (voir ici).
 
En Estonie aussi, les crimes des nazis furent conséquents et les Allemands tentèrent "d'effacer" les traces face à l'avancée de l'Armée rouge par des massacres de civils et de prisonniers dans les camps d'extermination :
"En septembre, les nazis ont fusillé et brûlé dans la région de Klooga - Rand plus de 3 000 personnes, dont 800 Estoniens.
Pendant plusieurs jours ici la fumée stagnait, autant que l'odeur des cadavres."
Parmi ces 3 000 personnes, il y avait des civils, des femmes, des enfants, des prisonniers de guerre ...
A l'arrivée des troupes soviétiques, les nazis ont finalement quasiment exterminé tous les prisonniers des camps. 
 
 
Et c'est justement dans ces pays baltes que l'on voit la plus grande force de réhabilitation de la collaboration nazie, avec les Marches annuelles des bourreaux d'alors, devenus les héros d'aujourd'hui.
 
Le ministère de la Défense a également publié les documents concernant la libération de Bucarest (voir ici) par les Soviétiques en collaboration avec l'armée roumaine et concernant la libération de Minsk (voir ici) "d'où il était possible de voir Berlin".
 
Maintenant, le ministère vient de publier les documents concernant la libération de Belgrade, en collaboration avec l'armée populaire de libération de la Yougoslavie (voir ici).
 
Lors de cette bataille, 2 900 membres au moins de l'armée populaire de libération de la Yougoslavie sont morts et environ un millier de soldats soviétiques.
 
Une partie des documents est ici aussi consacrée aux crimes commis par les nazis contre les Serbes dans le camp de concentration de la ville de Ruma, selon le témoignage de l'officier allemand Carl Weimann.
 
 
Le commandement allemand des forces armées en Serbie avait déclaré que pour chaque soldat allemand tué, 100 Serbes seraient fusillés et 50 pour un blessé Allemand.
 
Le camp de Ruma contenait environ 40 000 personnes.
 
Chaque jour, les nazis lisait à la population la liste des Serbes condamnés à être fusillé. 
 
 
 
Pour ne pas oublier, il est important de rappeler régulièrement les faits. L'homme oublie vite ce qui le dérange. Ou ce qui n'entre plus dans le cadre - rétréci - des sociétés postmodernes est délicatement gommé.
 
 

18/10/2019

SYRIE: DAMAS REPREND LE NORD ET L' EST DE L' EUPHRATE......

18 octobre 2019

La focalisation sur les états d’âmes ou les sauts d’humour des présidents US et Turcs importe peu. Les deux hommes se ressemblent sur certains points mais différent sur beaucoup d’autres.

Le nouveau Sultan est connu pour ses accès de fureur extrême et souvent destructrices. Avec Erdogan, les meubles se transforment en projectiles suivant des trajectoires insolites.

Toujours est-il est que cette irascibilité est nettement plus tolérable que la kleptomanie ou l’extrême perversion de certains de ses homologues européens et Arabes.

Tout cela est futile. Ce qui l’est moins est le grand bouleversement en cours au Levant.

L’assaut militaire turc sur l’extrême Nord de la Syrie a paradoxalement abouti à des résultats fort inattendues: ce qui reste des unités de l’Armée syrienne est en train de reprendre les territoires perdus au profit des Kurdes et des Américains au nord et l’ Est de l’Euphrate.

Les forces russes investissent les bases US abandonnées et les français ont détruit la cimenterie Lafarge en Syrie pour se débarrasser de toute trace de corruption et d’implication de Lafarge dans le financement des ouvrages défensifs d’Al-Qaida et Daech.

 

Damas vient de récupérer grâce à l’offensive turque une grande partie de son territoire perdu.

Il devient évident que Assad vient de se débarrasser des forces étrangères qui squattaient l’est de l’Euphrate grâce à la Turquie.

Certains analystes évoquent une éventuelle confrontation fort déséquilibrée entre les forces armées des deux pays (l’armée syrienne n’a aucune chance de l’emporter face au rouleau compresseur turc dans une guerre classique) mais celle n’aura pas lieu car ni Moscou ni Washington ne veulent de scénario cauchemardesque.

Les grands perdants sont les pays de l’Otan qui se sont engagés à fond la caisse dans la destruction de la Syrie. A leur tête la France dont les dirigeants ont transformé ce conflit en une affaire personelle et passionnelle.

 

Les britanniques sont trop occupés avec le Brexit qu’ils veulent coûte que coûte car c’est devenu pour eux une question de survie et de Libération nationale.

La Syrie ou le Levant ne comptent plus.

Les neuf camps français en Syrie du Nord sont vides.

Des soldats syriens y ont investi quatre et s’apprêtent à prendre le contrôle des autres.

C’est la fin d’un aventurisme militaire fort coûteux ayant abouti à un fiasco total. Les médias préfèrent regarder ailleurs.

Le Grand Jeu continue.

 

source : https://strategika51.org/2019/10/17/damas-reprend-le-cont...

16/10/2019

SYRIE : LE GOUVERNEMENT PREND LA MAIN .......

Le gouvernement syrien reprend le contrôle de la partie nord-est du pays

2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 14 octobre 2019

Il y a huit jours, le président américain Donald Trump a donné le feu vert à une nouvelle invasion de la Syrie par la Turquie.

Nous avons expliqué pourquoi cette décision obligeait les Kurdes à se soumettre à Damas et à laisser l’armée arabe syrienne revenir dans le nord-est de la Syrie :

 

Bien que le YPG puisse espérer lutter contre une invasion turque, il a peu de chance de réussir. 
Le terrain est plat et les forces du YPG ne disposent que d’armes légères. Il n'y a qu'une solution pour eux. Ils devront appeler le gouvernement syrien et lui demander de
revenir dans le nord-est.
Cela dissiperait les inquiétudes turques et empêcherait probablement d'autres mouvements turcs.

Après que Trump a discuté avec le président turc Erdogan, l’armée américaine a retiré quelques-unes de ses forces de certaines zones proches de la frontière turque.

Le Pentagone avait toujours la fausse impression que la Turquie limiterait son invasion à quelque 5 km de profondeur.

Comme nous l’avions écrit, il était évident que la Turquie voulait beaucoup plus :

Un objectif majeur est d'interrompre l'autoroute M4, parallèle à la frontière, qui permet le 
déplacement de troupes entre l'est et l'ouest des zones à majorité kurde. L'autoroute est à
environ 20-30 kilomètres de la frontière.

La route M4 est également l’un des principaux axes logistiques pour les troupes américaines stationnées dans la partie occidentale.

Les Kurdes ne pouvaient pas faire grand chose pour résister à l’attaque turque. Samedi, les « rebelles syriens » soutenus par la Turquie ont atteint l’autoroute M4 et capturé et tué plusieurs soldats et civils kurdes qui passaient à proximité.

Le Pentagone a finalement pris conscience du danger imminent :

«C’est un chaos total», a déclaré à midi un haut responsable de l’administration US, qui a requis
l’anonymat, au sujet de la situation confuse en Syrie. Bien que "les Turcs nous aient donné des garanties" que les forces américaines ne seraient pas
touchées, a déclaré le responsable, les milices syriennes qui leur sont alliées "courent de long
en large dans des embuscades et attaquent des véhicules"
, mettant ainsi en danger les forces

américaines - et les civils - alors même qu'elles se retirent. Les milices, connues sous le nom
d'Armée syrienne libre, "sont folles et peu fiables."

Ahhhh. « L’Armée syrienne libre » [les terroristes modérés, NdT], que les États-Unis ont construite et dotée d’une immense quantité d’armes pour lutter contre le gouvernement syrien, est « folle et peu fiable ».

Comment se fait-il que tous les groupes de réflexion et les « journalistes » qui pendant des années ont encensé cette « armée » ne l’aient jamais remarqué ?

Le Pentagone a finalement reconnu qu’il n’était pas possible de conserver la zone sans déclencher une guerre avec son partenaire de l’OTAN, la Turquie.

Samedi soir, Trump a ordonné à toutes les troupes américaines de quitter le nord-est de la Syrie dans les 30 jours. Le secrétaire à la Défense n’a pas démissionné, contrairement à son prédécesseur, mais a défendu le projet.

La décision a été prise comme un coup de pied nécessaire dans le cul des Kurdes pour qu’ils acceptent le retour des troupes du gouvernement syrien dans la région où ils se tenaient alors qu’ils étaient sous commandement américain. Actuellement, les troupes syriennes et leurs armes lourdes affluent.

Leur tâche principale est d’empêcher tout empiétement supplémentaire de la part des forces turques.

Ils vont également prendre des mesures pour reprendre les champs de pétrole à l’est de Deir Ezzor et contrôler les camps de prisonniers où sont détenus les combattants de État islamique.

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Au moment de la rédaction de cet article, des troupes syriennes (en rouge) sont entrées dans Manbij, la base aérienne de Tabqa, Ain al Issa, près de Raqqa et Tel Tamr.

Les groupes soutenus par la Turquie (verts) tiennent Tell Abyad et Ras al-Ayn ainsi que les villages situés entre ces deux villes. Cette région a une population majoritairement arabe.

Les Kurdes souhaitent conserver leur « administration autonome » du nord-est de la Syrie. Bien que les discussions se poursuivent, je ne m’attends pas à ce que les habitants majoritairement arabes de la région, ni le gouvernement syrien, ne l’acceptent. Il ne peut y avoir de statut particulier pour aucun des nombreux groupes ethniques ou religieux de la Syrie.

Les forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes seront dissoutes. Ses soldats seront intégrés à l’armée syrienne. Le gouvernement syrien dissoudra également l’administration kurde «autonome». Il confisquera les armes que les États-Unis ont données aux Kurdes.

Tout cela prendra du temps, mais finira par dissiper les craintes turques selon lesquelles les groupes kurdes syriens organisés pourraient entrer en Turquie pour se battre aux côtés de leurs frères séparatistes du PKK.

Les États-Unis comptaient plus de 1 000 soldats dans le nord-est de la Syrie. Il y avait aussi plusieurs centaines de forces spéciales françaises et britanniques et environ 2 000 contractants américains.

Ils sont en train de déménager avec une énorme quantité d’équipement. Ils n’ont rien à craindre des forces syriennes. La Syrie est heureuse de les voir partir.

Les rapports selon lesquels les troupes syriennes ont bombardé l’armée américaine sont faux.

Le plan stratégique derrière le développement de la semaine dernière doit venir de Moscou.

La Russie tente depuis quelque temps de faire entrer la Turquie dans son camp.

La Russie, l’Iran et la Syrie ont autorisé, à la Turquie, une invasion limitée de la Syrie pour effrayer les États-Unis.

La Russie a largement soutenu l’opération turque, mais elle fixera également ses limites.

Depuis l’année dernière, Trump a cherché une occasion de déplacer les troupes américaines hors de Syrie.

Le borg [l’État profond] avait rendu cette politique irréalisable.

Le mouvement turc (russe) lui donna l’excuse dont il avait besoin.

Il est possible que l’ensemble de l’opération ait été montée exactement dans ce but.

 

 

Par Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

11/10/2019

LES KURDES TRAHIS PAR LES ÉTAT-UNIS ET LES OCCIDENTAUX !

Trahison des Kurdes, Trump rejoint ses prédécesseurs, mais pourquoi ?

Publié par wikistrike.com sur 11 Octobre 2019, 08:10am

Catégories : #Politique internationale

par Gordon Duff.

Les États-Unis n’ont fait que trahir le peuple kurde, encore et encore.

 

Vous voyez, vous ne pouvez trahir que quelqu’un qui vous fait confiance et les Kurdes, à tort, font confiance aux Étasuniens.

Le problème, c’est que les Étasuniens que les Kurdes aiment ne dirigent pas les États-Unis et, franchement, ils n’existent peut-être plus.

Nous commençons par cette citation du Daily Beast, un média autrefois contrôlé par la puissante députée israélienne et étasunienne Jane Harman, dont la carrière s’est effondrée lorsqu’elle a été surprise en train d’aider le super espion Jonathan Pollard.

C’est une autre histoire, l’histoire publique est que Pollard aidait Israël avec des renseignements sur les Palestiniens.

La vérité ? Pollard a détruit la CIA en accédant à des listes d’agents infiltrés qui ont été vendues au plus offrant, à savoir l’Union Soviétique. Plus de 1000 d’entre eux ont été « liquidés ».

Je n’en parle que parce que, au fur et à mesure que nous avançons, nous entrons dans une réalité différenciée.

J’ai servi dans le Gouvernement Régional du Kurdistan (GRK) avec la mission de l’ONU au plus fort de l’occupation US. En tant que diplomate et Étasunien qui critiquait la politique US, j’ai construit de solides relations, de solides amitiés et j’ai provoqué la colère de beaucoup de gens lorsque je n’ai pas cédé à la pression US depuis Bagdad.

Comme pour toute question, la première chose que nous devons ou devrions aborder est de savoir pourquoi un lecteur devrait s’en soucier, pourquoi est-ce important maintenant, même si on vit à 3000 ou 7000 km de distance ?

Une réponse toujours valable est la question du bien et du mal, il y a une place pour la moralité et la justice, même aujourd’hui.

 

Voici notre citation du Daily Beast, comme promis :

« Il est clair que Donald Trump ne ressent aucun remords pour sa décision d’abandonner les Kurdes alliés de l’armée US en Syrie pour faire place à une attaque de la Turquie.

La Maison-Blanche a annoncé dimanche soir que les troupes US se retireraient du nord de la Syrie et laisseraient les Kurdes, qui ont mené la majorité des combats contre l’État Islamique et mené la lutte pour faire tomber le « Califat » du groupe terroriste, seuls pour affronter une invasion turque.

Écrivant lundi matin, Trump a plus ou moins dit « tant pis » aux alliés qu’il a abandonnés, en déclarant que les Kurdes « vont maintenant devoir régler la situation ».

 

Il a écrit :

« Les Kurdes se sont battus avec nous, mais ils ont reçu des sommes d’argent et de l’équipement considérables pour le faire.

Ils combattent la Turquie depuis des décennies.

J’ai retardé ce combat pendant presque 3 ans, mais il est temps pour nous de sortir de ces guerres sans fin ridicules, dont beaucoup sont tribales, et de ramener nos soldats à la maison.

NOUS NOUS BATTRONS LÀ OÙ CELA NOUS EST BÉNÉFIQUE, ET SEULEMENT POUR GAGNER ».

Le président a ajouté : « Nous sommes à 7000 miles de là et nous écraserons l’État Islamique à nouveau s’ils s’approchent de nous !« 

Les Kurdes sont très nombreux en Turquie, en Irak, en Syrie et en Iran.

Les terres qu’ils occupent changent car elles ont toutes été ethniquement nettoyées et considérées comme des « nettoyages ethniques » lorsqu’elles étaient soutenues par les États-Unis.

Ainsi, les Syriens ont toujours eu une population kurde au nord d’Alep et dans certaines régions de l’Est, mais nient généralement l’existence d’une région kurde historique à Hasakah ou en particulier à Deir Ezzor, où les Kurdes ont enlevé des populations arabes et ont agi comme une force d’occupation hostile comme en témoignent les soulèvements généralisés dans certaines régions contre le pouvoir kurde.

En Irak, les Kurdes détenaient des régions au nord de Bagdad jusqu’à ce que Saddam Hussein les expulse dans les années 1970, puis se sont déplacés vers le nord car leur présence menaçait le contrôle des énormes réserves de pétrole de Kirkouk.

Nous allons également fournir de la documentation de base maintenant, car le contexte est le plus important et, comme Trump le reconnaît si souvent à juste titre, ce qu’on dit au public est faux à 100%.

Remontons le temps jusqu’en 2014 et la prise de pouvoir fulgurante de l’EI sur une grande partie de l’Irak. J’étais là à l’époque, représentant un groupe de défense des Émirats Arabes Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis, pour essayer de réorganiser l’armée irakienne.

Je ne reviendrai pas là-dessus, mais dire que c’était une « mission d’imbécile » est un euphémisme.


La CIA m’avait précédé avec des grosses sommes d’argent saoudien et une histoire.

Ils allaient redonner la prééminence à la population sunnite minoritaire de l’Irak, mais pour ce faire, il fallait créer un faux groupe terroriste, un groupe étroitement contrôlé, qui déclencherait une guerre civile qui détruirait les puissantes milices chiites soutenues par l’Iran et favoriserait un retour des États-Unis.

L’objectif de la CIA était de reconstruire l’infrastructure et un climat politique qui permettrait aux États-Unis de manipuler un Irak divisé pour qu’il accueille une invasion US de l’Iran depuis son sol et l’État Islamique allait rendre cela possible.

Ainsi, les Étasuniens en Irak pendant la guerre contre l’EI ont principalement bombardé les milices irakiennes combattant l’EI tout en ravitaillant l’EI et en utilisant les ressources étasuniennes pour que la guerre dure le plus longtemps possible.

Le général Soleimani d’Iran avait d’autres idées et n’avait pas été pris en considération. Début octobre, les États-Unis ont de nouveau tenté d’assassiner Soleimani, la 4ème tentative ou était-ce la 5ème ?

Il y a d’autres histoires, la Syrie est claire, Al-Qaïda et l’État Islamique sont alliés avec Israël et l’Arabie saoudite, ainsi que les États-Unis les combattant tout en les aidant.

Ce que le public ne comprend jamais, c’est que c’est la guerre qui compte, et non pas qui se bat, ni même qui gagne ou perd, le grand jeu est toujours fondé sur le conflit.

Ce n’est qu’en période de conflit que les prix du pétrole et du gaz peuvent être manipulés ouvertement et rapporter des milliards, que d’énormes contrats d’armes peuvent être signés, que d’autres milliards peuvent être volés et que les gouvernements peuvent être ouvertement corrompus, alors que le public se retrouve dans une situation de désespoir permanent, sous le régime de forces de l’ordre renouvelées dans les anciennes démocraties occidentales.

Parlons-nous de la « Turquie », du complot pour renverser Erdogan ?

Il dit que c’était la CIA, mais il est toujours assis à la table avec l’OTAN et se rend régulièrement aux États-Unis.

Ainsi, nous avons une armée turque prête à entrer en Syrie pour massacrer les Kurdes qui ont mollement combattu l’EI, mais surtout volé des terres arabes et canalisé le pétrole syrien et irakien, plusieurs milliards de barils, à travers la Turquie et sur les marchés mondiaux, enrichissant qui ?

On se souvient ensuite de la guerre kurde contre l’EI qui a permis aux convois pétroliers de l’EI de traverser la capitale kurde d’Erbil pendant des années, à travers les « lignes de bataille » dans une guerre à 99% « sitzkrieg » et 1% « blitzkrieg ».

Pourtant, comme les Palestiniens, les Kurdes souhaitent leur propre État. Au lieu de cela, ils ont été poussés à prendre la terre de quelqu’un d’autre, habilités par les complots de la CIA contre la Turquie, l’Irak et la Syrie, comme un outil à utiliser et jeter.

Ils sont tombés dans un piège que n’importe quel idiot aurait dû voir, un piège dans lequel ils avaient déjà été, encore et encore.

Vers qui peuvent-ils se tourner ? Damas et Moscou les sauveront-ils ?

Des unités kurdes ont combattu aux côtés des forces syriennes pour libérer Alep.

J’ai parlé avec des dirigeants syriens et la Syrie est disposée à soutenir une zone autonome kurde fondée sur le retrait des États-Unis et le rétablissement des communautés arabes qui ont été écrasées par une incursion étasuno-kurde qui n’avait rien à voir avec la lutte contre l’EI.

Les forces de l’EI ont été évacuées à maintes reprises des zones où l’on prétendait que les forces de l’EI avaient été « vaincues ».

À maintes reprises, les forces de l’EI ont été déplacées dans des camps d’entraînement pour être redéployées en Syrie ou en Afghanistan lorsqu’on prétendait qu’elles avaient été vaincues au combat.

Le rétablissement de la confiance est un problème pour les Kurdes et, dans une certaine mesure, la raison pour laquelle ils sont aujourd’hui confrontés à l’anéantissement.

Pourtant, il y a une décence inhérente au peuple kurde et s’il y a une faute, c’est qu’il fait confiance aux mauvaises personnes ou qu’il saisit des occasions « trop belles pour être vraies », ce qui s’est avéré être exactement cela, « trop belle pour être vraie ».

Regardons ensuite la Turquie et demandons nous si une éventuelle souveraineté syrienne est fondée sur de véritables questions de sécurité.

Cette réponse serait de manière générale « non », un « non » très catégorique.

La Turquie n’a pas les mains propres quand il s’agit de la Syrie.

À Idlib, la Turquie a travaillé main dans la main avec l’EI et Al-Qaïda pendant des années, a violé tous les accords et ne s’y conforme que lorsqu’elle est contrainte par des sanctions économiques et une défaite militaire.

La Turquie continue de considérer la terre turque de Hatay bien que cette région soit ethniquement syrienne et l’ait été depuis des temps immémoriaux.

De l’autre côté de la frontière, à Idlib, l’occupation turque, main dans la main avec Al-Qaïda payé par les Saoudiens, est une réalité indéniable, oui, le même Al-Qaïda à un moment donné accusé d’avoir organisé le 11 septembre.

Pourtant, avec le déclin de la puissance étasunienne, ayant perdu un « combat de terrain » contre l’Iran alors que l’Arabie Saoudite commence à s’effondrer de l’intérieur comme de l’extérieur, il est clair que la Russie détient toutes les cartes.

La question n’est pas de savoir si les Kurdes seront punis, mais quel sera le degré de punition autorisé lorsque l’incursion turque sera contraire aux garanties russes de la souveraineté syrienne.

Derrière tout cela se cache la survie de la Syrie. La province d’Idlib, occupée par la Turquie, dispose d’importantes réserves de pétrole et de gaz convoitées par la Turquie et ses partenaires israéliens.

Une autre menace pour la Turquie est le projet d’oléoduc reliant l’Iran à la Méditerranée, qui réduirait les revenus de la Turquie provenant des champs pétroliers de Kirkouk en Irak.``

 

On pourrait également ajouter que la Turquie a permis le vol de pétrole irakien, vendu via la Turquie, principalement à Exxon et BP, pendant de nombreuses années.

Un autre rappel est le rôle de la Turquie dans le pillage du nord de la Syrie. Des usines entières ont été démantelées, des banques pillées, tout ce qui pouvait être déplacé des régions les plus industrialisées de Syrie a été transporté par camion en Turquie et réparti par familles clés loyales envers Erdogan.

Le ministère de la Justice de Damas a une liste, une longue liste, de preuves sans fin et il est peu probable qu’il « pardonne et oublie » le vol de 100 milliards de dollars d’actifs par la Turquie. J’ai personnellement examiné ces dossiers.

L’Irak a une liste similaire et le gouvernement de Bagdad cite la complicité kurde dans le pillage de l’Irak par l’EI. Toutes les routes vers la Turquie et les marchés mondiaux passent par des régions contrôlées à 100 % par les Kurdes, ces milliers de camions pétroliers par exemple, escortés hors d’Irak par des Kurdes et non par l’EI.

Tout le monde dans le monde n’ignore pas la géographie.

Pourtant, lorsque les Kurdes font face à la colère, en particulier de la main la moins offensée, celle de la Turquie, ne devraient-ils pas être défendus, en particulier par les États-Unis ?

Derrière cela se cache un jeu à plus long terme, qui consiste à prévenir l’inévitabilité d’un « super-État » Islamique capable de stabiliser la région et de mettre en place une vaste zone commerciale entre l’Europe et la Chine.

Il ne s’agit pas seulement de la route de la soie vers le sud, mais de quelque chose de plus. Jouer au « grand jeu » du « diviser pour régner », monter les sunnites et les chiites les uns contre les autres, soutenir les terroristes de l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (MeK) ou jouer avec les Kurdes ne sont que des moyens de repousser ce qui est inévitable.

Ce n’est pas une superpuissance nucléaire islamique que l’on craint, mais plutôt la menace la plus dangereuse à laquelle les « élites » et les « oligarques » sont confrontés, celle de voir la paix « éclater ».

 

source : Betrayal of the Kurds, Trump Joins His Predecessors, but Why?

traduction Réseau International

SYRIE: C' EST REPARTI POUR UNE AUTRE INVASION ???

Syrie. C’est reparti pour une invasion turque


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 9 octobre 2019

Ça commence comme cela :

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu'une opération militaire turque en Syrie 
avait débuté. Erdogan a déclaré sur son compte Twitter officiel mercredi que l'opération, nommée "Peace Spring",
avait débuté.

Il a déclaré que l'opération visait à éradiquer "la menace terroriste" contre la Turquie. Plus tôt, des reportages télévisés turcs ont annoncé que des avions de chasse turcs avaient
bombardé des positions kurdes syriennes de l'autre côté de la frontière avec la Turquie.

 

C’est bien comme nous l’avions anticipé. L’un des principaux objectifs est de couper l’autoroute M4 qui est parallèle à la frontière et qui permet la circulation des troupes entre l’est et l’ouest des zones à majorité kurde. L’autoroute se trouve à environ 20 à 30 kilomètres de la frontière. Le secteur attaqué par la Turquie ne compte actuellement qu’une minorité de Kurdes parmi une majorité d’Arabes.

Ragıp Soylu @ragipsoylu - 11:34 UTC - 8 oct. 2019

Comment la Turquie mènera-t-elle l'opération en Syrie ?

- Première phase : Une zone de 120 km entre Tal Abyad et Rasulayn, là d’où les troupes américaines
se sont retirées. - L'armée de l'air, les drones, les avions de chasse et les tirs d’obus écraseront les cibles
YPG [kurdes syriennes, NdT]. - Ensuite, les forces spéciales turques et l'Armée Nationale Syrienne entreront dans la zone
d'intervention. - Selon des rapports turcs.


Agrandir

Ragıp Soylu @ragipsoylu - 10:29 UTC - 9 oct. 2019

Davantage de plans opérationnels turcs en Syrie

- Le premier point de contact serait la zone de sécurité turco-américaine à Tal Abyad, Rasulayn.
- Priorité aux poches de sécurité 
- L'OBJECTIF PRINCIPAL est de couper la route Kobane - Hasakah. 
- Les centres d’opérations conjoints seront utilisés pour éviter les conflits avec les États-Unis.

Il y a deux scénarios :
- Si les YPG se retirent de la zone immédiate entre Tal Abyad, Rasulayn, l'armée turque 
s'installera avec l'Armée Nationale Syrienne. - Mais s’il y a une forte présence YPG, alors les tirs d’obus et l'armée de l'air doivent d'abord
être utilisés pour détruire les postes YPG, les fortifications...

 

L’« Armée Nationale Syrienne » est composée de 14 000 hommes, des  « rebelles syriens » et des restes de État Islamique sous commandement turc.

Les mêmes personnes qui ont pillé et tué les Kurdes à Afrin.

La stupidité des Kurdes à permettre (encore) une invasion turque dans leurs régions alors qu’il existe une alternative claire, celle de se soumettre au gouvernement syrien légitime, est incroyable. L’un des dirigeants YPG a dit hier qu’ils « envisageaient » cette mesure. C’est pas un peu tard pour ça ?

Les Kurdes YPG n’ont toujours pas reconnu qu’ils ont simplement été utilisés comme mercenaires par les États-Unis et que leur utilité est terminée. Mais ils supplient encore ceux qui les ont trahis de les aider :

Coordination & Military Ops Center - SDF @cmoc_sdf - 15:27 UTC - 9 oct, 2019
Le #SDF a fait preuve de bonne foi pendant l'accord sur le mécanisme de sécurité entre les #USA et

la #Turquie. Mais on a abandonné notre peuple sans défense.
Nous demandons aux États-Unis et à @Coalition d’établir une Zone d’Interdiction de Vol pour
arrêter les attaques contre des innocents. DeptofDefense @NATO @UN @EU_Commission @StateDeptDept

Les États-Unis vont sûrement réfléchir à cette Zone d’Interdiction de Vol.

Cela prendra beaucoup de temps. Pendant ce temps, les bombardiers turcs auront détruit d’autres villes et villages syriens.

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

10/10/2019

UN ROND-POINT " COMMANDANT HÉLIE DE SAINT MARC " À CONDOM ( GERS ) !

 



Cercle algérianiste national


Sauvegarder, défendre, transmettre l'histoire et la mémoire
des Français d'Algérie
 
Communiqué de presse

Le Cercle algérianiste appelle à la mobilisation,
le 19 octobre prochain, pour l'inauguration d'un rond-point "Commandant Hélie de Saint Marc",
à Condom, dans le Gers.

À l’initiative de la commune de CONDOM, en présence du Maire Gérard DUBRAC et avec l’appui du Cercle algérianiste du GERS, le 19 Octobre prochain, à 12 heures, sera inauguré, du nom prestigieux du « Commandant Hélie de Saint Marc », en présence de sa fille Blandine de BELLECOMBE, un rond-point de la ville.

Le Cercle algérianiste, principale association nationale de Français d’Algérie, salue cette décision.

En choisissant de baptiser un rond-point du nom du « Commandant Hélie de Saint Marc », héros de la résistance et déporté à Buchenwald, la commune de CONDOM rend hommage à une personnalité d’exception aux hautes valeurs morales et au sens de l’honneur indiscutable.

Le Cercle algérianiste appelle à une mobilisation forte pour soutenir cette manifestation qui honore une personnalité d’exception qui a sacrifié sa liberté pour le respect de la parole donnée.

 


MOBILISEZ autour de VOUS !

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

 

Programme :
12h : Baptême du rond-point / Rendez-vous route d’Eauze (32),au rond-point du centre commercial Carrefour
12h30 : Vin d’honneur
13h : Repas (sur réservation avant le 12 octobre, 16€)
15h : Projection du film « Hélie de Saint Marc, témoin du siècle »
Renseignements :
Françoise MORA----------- francoise.mora@wanadoo.fr-------- 06 82 28 03 57
Marie-Paule GARCIA----- marie-paule.garcia3@orange.fr---- 06 30 37 00 41



42ème CONGRÈS national et 4ème FORUM algérianiste du LIVRE
PERPIGNAN - Samedi 26 & Dimanche 27 Octobre 2019

ADHEREZ au CERCLE ALGERIANISTE
 

02/10/2019

GÉOPOLITIQUE : LE CONFLIT ARABIE-SAOUDITE / YEMEN !

Arabie Saoudite.

Une autre défaite face au Yémen et un garde du corps du roi assassiné


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 29 septembre 2019

 

Il se passe quelque chose de curieux en Arabie saoudite et au Yémen.

Pour la deuxième fois en un mois, les forces yéménites alliées aux Houthis ont encerclé et capturé des soldats et des mercenaires saoudiens.

Les médias Houthis rapportent que 2 400 combattants et plusieurs centaines de véhicules ont été capturés.

Ces rapports disent que 500 soldats saoudiens ont été tués.

Cette vidéo montre les combats. Une autre vidéo montre plusieurs centaines de prisonniers emmenés loin du front.

Voici d’autres photos. La plupart des prisonniers semblent être des hommes pauvres que les Saoudiens avaient engagés. Seuls quelques-uns ont un uniforme complet.

Les événements se sont produits au nord de Kitaf, près de la frontière saoudienne avec le Yémen, et, au moins partiellement, dans la région de Najran en Arabie saoudite.

Voici un rapport de l’opération précédente.

Durant la nuit, une dizaine de missiles balistiques à courte portée ont été lancés du Yémen contre l’aéroport d’Al Jadhea en Arabie saoudite.

 

Le garde du corps personnel du roi saoudien Salman a été tué. La déclaration officielle dit que c’est dû à une

dispute personnelle. Comme par hasard, le tueur est aussi mort.

Mais il y a autre chose derrière tout cela :

Ali AlAhmed @AliAlAhmed_fr - 2:47 UTC - 29 sept. 2019

Je peux maintenant confirmer la mort par balle du garde personnel de #Saudi @KingSalman General 
Abdulaziz AlFaghem. On le voit ici avec le roi. Il a été démis de ses fonctions
il y a quelques jours, ce qui rend sa mort extrêmement suspecte. Je travaille sur les détails.

AlFegham a été vu il y a quelques jours marchant seul sur la #Jeddah corniche ce qui n'est pas en
accord avec son travail. Il ne quitte jamais le roi et dort au palais après que le roi se soit
couché. Je peux affirmer avec certitude qu'AlFegham a été licencié ce mois-ci par #MBS. Les détails seront
communiqués lorsque les sources seront en mesure de trouver l'information et de la transmettre. Mise à jour : #Le palais du roi saoudien à Djeddah est en état d'alerte et sécurisé. Je connais
ce palais et j'ai étudié ses plans et ses photos de l'intérieur. J'y avais des sources depuis 2005
jusqu'à récemment. La cour royale de #Riyadh est aussi sécurisé. AlFaghem avait beaucoup de secrets et avait servi depuis comme garde personnelle du roi
Abduulah - à partir de 2002 - pour autant que nous puissions le confirmer. Cela faisait de lui une
menace pour #MBS étant donné qu'il supervisait les gardes du palais qui ont tué #JamalKhashoggi
Je peux dire que c'est un meurtre politique. Le rapport paraîtra dimanche avec des détails.

Il y a actuellement un énorme incendie à Djeddah près de la gare qui pourrait être lié aux événements ci-dessus.

Après l’attaque contre l’installation pétrolière, les Houthis avait proposé un cessez-le-feu. Mais les Saoudiens n’en voulaient qu’un ‘partiel’ que les Houthis rejetèrent.

Le prince Mohamed bin Salman a peut-être éliminé le garde du corps de son père pour se faciliter la tâche de s’emparer du trône. La récente attaque yéménite contre une installation pétrolière saoudienne et la défaite d’au moins deux brigades de troupes saoudiennes doivent mettre énormément de pression sur lui. MbS est le ministre

de la Défense. Il a déclaré la guerre contre le Yémen. Il doit craindre pour son emploi et son poste.

Une fois le roi hors-jeu, il deviendrait inattaquable.

 

 

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

 

28/09/2019

YEMEN / ARABIE-SAOUDITE : LE RETOUR DE L' ORIENTALISME ???

Comment les rebelles houthis ont renversé l’échiquier


Par Pepe Escobar – Le 18 septembre 2019 –

 

Source Asiatimes.com

Un Yéménite chiite tient son arme et un drapeau avec l’inscription arabe « La disgrâce est loin de nous », alors qu’il participe à une procession religieuse organisée par les rebelles houthis pour fêter le premier jour d’Achoura.

On est les Houthis et on arrive en ville ! Avec l’attaque spectaculaire sur Abqaiq, les Houthis du Yémen ont renversé l’échiquier géopolitique en Asie du Sud-Ouest.

Ils vont jusqu’à introduire une toute nouvelle dimension : la possibilité explicite d’une offensive pour chasser la Maison des Saouds du pouvoir.

 

Garce de riposte. Les Houthis (des chiites Zaidi du nord du Yémen) et les Wahhabites sont en lutte violente depuis des siècles.

Ce livre est absolument essentiel pour comprendre la complexité ahurissante des tribus Houthi. Il situe aussi la tourmente du sud des terres arabes bien au-delà d’une simple guerre par procuration Iran – Arabie saoudite.

Par ailleurs, il est toujours important de considérer que les chiites arabes de la province orientale, qui travaillent dans les installations pétrolières saoudiennes, doivent être des alliés naturels des Houthis en lutte contre Riyad.

La capacité de frappe houthie (des essaims de drones aux attaques de missiles balistiques) s’est considérablement améliorée au cours de cette dernière année.

Ce n’est pas par hasard que les EAU ont vu de quel côté soufflaient les vents géopolitiques et géoéconomiques : Abu Dhabi s’est retiré de la guerre vicieuse menée par le Prince héritier Mohammad bin Salman contre le Yémen et s’est maintenant engagé dans ce qu’il décrit comme une stratégie de « paix d’abord ».

Même avant Abqaiq, les Houthis avaient déjà organisé quelques attaques contre des installations pétrolières saoudiennes ainsi que les aéroports de Dubaï et d’Abu Dhabi.

Au début du mois de juillet, le Centre de commandement des opérations du Yémen a organisé une exposition de prestige à Sanaa mettant en vedette toute sa gamme de missiles balistiques et volants ainsi que de drones.

Le ministère saoudien de la Défense expose des drones et des pièces de missiles utilisés dans l’attaque de la raffinerie.

La situation a maintenant atteint un point où on entend beaucoup de rumeurs à travers le Golfe persique sur la possibilité d’un scénario spectaculaire : l’organisation par les Houthis d’une ruée à travers le désert arabe pour capturer La Mecque et Médine, coordonnée avec un soulèvement de masse chiite dans la ceinture pétrolière orientale.

Ce n’est pas vraiment tiré par les cheveux : des choses plus étranges se sont parfois produites au Moyen-Orient. Après tout, les Saoudiens ne sont même pas en mesure de gagner une simple rixe de bar. C’est d’ailleurs pourquoi ils comptent sur des mercenaires.

 

Le retour de l’Orientalisme

Le refrain des renseignements américains selon lequel les Houthis sont incapables d’une attaque aussi sophistiquée trahit les pires courants de l’orientalisme et le complexe de supériorité de l’homme blanc qui devient un fardeau.

Les seuls débris de missiles montrés jusqu’à présent par les Saoudiens proviennent d’un missile de croisière Quds 1 yéménite. Selon le brigadier-général Yahya Saree, porte-parole des Forces armées yéménites basées à Sanaa,

« le système Quds a prouvé sa grande capacité à atteindre ses cibles et à contourner les systèmes d’interception ennemis. »

Cette image satellite du gouvernement américain montre les dommages causés à l’infrastructure pétrolière et gazière par les attaques de drones sur Abqaiq en fin de semaine.

 

Les forces armées houthies ont dûment revendiqué la responsabilité de l’attaque sur Abqaiq :

« Cette opération est l’une des plus importantes opérations menées par nos forces dans la profondeur de l’Arabie Saoudite, et a été lancée après une opération de renseignement précise, un système de suivi avancé et la coopération d’hommes honorables et libres au sein du Royaume. »

 

Veuillez noter ce concept clé : « coopération » depuis l’intérieur de l’Arabie saoudite, qui pourrait impliquer tout le spectre allant des Yéménites aux Chiites de la province orientale.

 

Ce qui est encore plus intéressant, c’est le fait que le matériel américain massivement déployé en Arabie saoudite à l’intérieur et à l’extérieur (satellites, AWACS, missiles Patriot, drones, navires, chasseurs) n’a rien vu, ou certainement pas à temps.

Le repérage par un chasseur d’oiseaux koweïtien de trois drones « rôdeurs » se dirigeant probablement vers l’Arabie saoudite est invoquée comme une « preuve ». Voyez l’image embarrassante d’un essaim de drones (d’où qu’il vienne) survolant le territoire saoudien sans être dérangé pendant des heures.

 

Les responsables des Nations Unies admettent ouvertement que maintenant, tout ce qui est important se trouve à portée des 1 500 km d’autonomie du nouveau drone UAV-X des Houthis : les champs de pétrole d’Arabie saoudite, une centrale nucléaire encore en construction dans les Émirats et le méga-aéroport de Dubaï.

Mes conversations avec des sources à Téhéran au cours des deux dernières années ont confirmé que les nouveaux drones et missiles houthis sont pour l’essentiel des copies de plans iraniens assemblés directement au Yémen avec l’aide cruciale d’ingénieurs du Hezbollah.

 

Les renseignements américains insistent sur le fait que 17 drones et missiles de croisière ont été lancés en combinaison à partir du sud de l’Iran.

En théorie, le radar des Patriots aurait dû les détecter et les abattre. Jusqu’à présent, absolument aucun détail de leur trajectoire n’a été révélé. Les experts militaires s’entendent généralement pour dire que le radar du missile Patriot est bon, mais son taux de succès est « contesté » (c’est le moins qu’on puisse dire).

L’essentiel, encore une fois, c’est que les Houthis ont des missiles offensifs avancés. Et que leur précision à Abqaiq s’est révélée étonnante.

Une autre image satellite du gouvernement américain montre les dommages causés à l’infrastructure pétrolière et gazière par les attaques de drones sur Abqaiq en fin de semaine.

Pour l’instant, on dirait que le vainqueur de la guerre de la Maison des Saouds contre la population civile yéménite, soutenue par les États-Unis et le Royaume-Uni, qui avait débuté en mars 2015 et a engendré une crise humanitaire que l’ONU considère comme ayant atteint des proportions bibliques, n’est certainement pas le Prince héritier, connu sous le nom de MBS.

Écoutez le général

Les tours de stabilisation du pétrole brut d’Abqaiq (du moins plusieurs d’entre elles) ont été particulièrement ciblées, ainsi que les réservoirs de stockage de gaz naturel. Des sources de première main sur les questions d’énergie dans le golfe Persique m’ont dit que les réparations ou la reconstruction pourrait durer des mois. Même Riyad l’a reconnu.

Blâmer aveuglément l’Iran sans preuve ne résout pas la question. Téhéran peut compter sur des essaims entiers de grands penseurs stratégiques.

Ils n’ont pas besoin ou ne veulent pas faire exploser l’Asie du Sud-Ouest… alors qu’ils en auraient la possibilité, soit dit en passant : les généraux des Gardiens de la révolution ont déjà déclaré à maintes reprises qu’ils étaient prêts pour la guerre.

Le professeur Mohammad Marandi de l’université de Téhéran, qui entretient des relations très étroites avec le Ministère des affaires étrangères, est catégorique :

« Cela ne venait pas d’Iran. Si c’était le cas, ce serait très embarrassant pour les Américains, qui ne sont pas en mesure de détecter un grand nombre de drones et de missiles iraniens. C’est absurde. »

Marandi ajoute : « Les défenses aériennes saoudiennes ne sont pas équipées pour défendre le pays depuis le Yémen, mais l’Iran. Les Yéménites frappent les Saoudiens, ils s’améliorent et développent leur technologie de drones et de missiles depuis quatre ans et demi, et c’était une proie très facile. »

Une proie facile et laissée sans protection : les systèmes américains PAC-2 et PAC-3 en place sont tous orientés vers l’est, en direction de l’Iran.

Or ni Washington ni Riyad ne savent avec certitude d’où venaient les essaims de drones et les missiles.

Les lecteurs devraient porter une attention particulière à cet entretien stupéfiant avec le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale du Corps de la Garde révolutionnaire islamique.

 

L’interview, en farsi (avec des sous-titres anglais), a été mené par l’intellectuel iranien Nader Talebzadeh sanctionné par les États-Unis et comprend des questions transmises par mes amis analystes américains, Phil Giraldi et Michael Maloof, ainsi que moi-même.

Expliquant l’autosuffisance iranienne dans les capacités de défense, Hajizadeh semble être un acteur très rationnel. En conclusion :

« Nous sommes d’avis que ni les politiciens américains ni nos dirigeants ne veulent la guerre. Si un incident comme celui du drone [le RQ-4N abattu par l’Iran en juin] se produit ou qu’un malentendu a lieu, et que cela se transforme en une guerre plus vaste, c’est une autre histoire. C’est pourquoi nous sommes toujours prêts pour une grande guerre. »

 

En réponse à l’une de mes questions, à propos du message que les Gardiens de la révolution veulent transmettre, en particulier aux États-Unis, Hajizadeh ne mâche pas ses mots :

« En plus des bases américaines dans diverses régions comme l’Afghanistan, l’Irak, le Koweït, les Émirats et le Qatar, nous avons ciblé tous les navires navals jusqu’à une distance de 2 000 kilomètres et nous les surveillons sans interruption. [Or] ils pensent que s’ils s’éloignent de 400 km, ils sont hors de notre champ de tir.

Où qu’ils soient, il suffit d’une étincelle pour frapper leurs navires, leurs bases aériennes, leurs troupes. »

 

Prenez vos S-400 ou bien…

Sur le front de l’énergie, Téhéran a joué sous pression un jeu très précis : vendre des chargements de pétrole en éteignant les transpondeurs de ses pétroliers lorsqu’ils quittent l’Iran et en transférant le pétrole en mer de pétrolier à pétrolier, la nuit, et en renommant leur cargaison comme étant originaire d’autres pays producteurs pour la vendre.

J’ai vérifié ce fait pendant des semaines auprès des négociants du Golfe Persique en qui j’ai confiance : ils le confirment tous.

Et l’Iran pourrait continuer ce jeu indéfiniment.

Bien sûr l’administration Trump est au courant. Mais en réalité ils regardent ailleurs. Pour le dire de manière aussi concise que possible : ils sont piégés par cette absolue folie d’avoir abandonné le JCPOA et ils cherchent une porte de sortie honorable.

La Chancelière allemande Angela Merkel a prévenu l’administration en quelques mots très simples : les États-Unis doivent revenir aux termes de l’accord qu’ils ont renié avant qu’il ne soit trop tard.

Et maintenant, voici la partie effrayante.

L’attaque sur Abqaiq montre que l’ensemble de la production de plus de 18 millions de barils de pétrole quotidiens au Moyen-Orient (incluant le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite) peut être facilement mis hors service.

Car il n’y a aucune défense adéquate contre ces drones et ces missiles.

En fait, il y a toujours la Russie…

Voici ce qui s’est passé à la conférence de presse qui a suivi le sommet d’Ankara de cette semaine sur la Syrie, et réunissait les présidents Poutine, Rouhani et Erdogan.

Question : « La Russie aidera-t-elle l’Arabie saoudite à restaurer ses infrastructures ? »

 

Le Président Poutine :

« Pour ce qui est d’aider l’Arabie saoudite, il est également écrit dans le Coran que toute forme de violence est illégitime, sauf lorsqu’il s’agit de protéger son peuple.

Afin de les protéger et de protéger le pays, nous sommes prêts à fournir l’aide nécessaire à l’Arabie saoudite.

Tout ce que les dirigeants politiques de l’Arabie saoudite ont à faire, c’est de prendre une sage décision, comme l’a fait l’Iran en achetant le système de missiles S-300, et comme l’a fait le président Recep Tayyip Erdogan en achetant le dernier système anti-aérien S-400 Triumph de la Russie. Ils offriraient une protection fiable pour toutes les infrastructures saoudiennes. »

 

Le président Rouhani : « Doivent-ils acheter les S-300 ou S-400 ? »

Poutine : « C’est à eux de décider. » [rires]

Dans La Transformation de la guerre, Martin van Creveld prédit en fait que tout le complexe industrialo-militaro-sécuritaire s’effondrerait si l’on démontrait que la plupart de ses armes sont inutiles contre des adversaires asymétriques de quatrième génération.

Il ne fait aucun doute que tout le Sud de la planète observe… et aura compris le message.

Guerre hybride, une fois de plus

Nous entrons maintenant dans une toute nouvelle dimension de la guerre hybride asymétrique.

Dans l’épouvantable hypothèse où Washington déciderait d’attaquer l’Iran, poussé par les habituels suspects néo-cons, le Pentagone ne serait jamais en mesure de frapper et de désactiver tous les drones iraniens et/ou yéménites. Les États-Unis pouvaient évidemment s’attendre à une guerre totale. Alors aucun navire ne naviguerait plus à travers le détroit d’Omuz. Et nous en mesurons tous les conséquences.

Ce qui nous amène à la Grande Surprise : la vraie raison pour laquelle il n’y aurait pas de navires traversant le détroit d’Ormuz est qu’il n’y aurait plus de pétrole à pomper dans le Golfe.

Les champs de pétrole, après avoir été bombardés, seraient en train de brûler.

Nous revenons donc à une conclusion réaliste, qui a été soulignée non seulement par Moscou et Pékin, mais aussi par Paris et Berlin : le Président américain a joué gros, et il a perdu.

Maintenant il doit trouver un moyen de sauver la face. Si le Parti de la guerre le lui permet.

 

Par Pepe Escobar

Source et Traduit par Stünzi pour le Saker Francophone

27/09/2019

SYRIE: CES CAMPS ET LES LOIS DE L' E ! SONT DES BOMBES À RETARDEMENT .......

 
Publié par Manuel Gomez le 26 septembre 2019

Le camp d’Al-Hol est situé dans le nord-est de la Syrie.

Il est gardé, à l’extérieur, par quelques centaines de militaires américains mais, à l’intérieur, se sont les lois strictes de l’Etat Islamique qui sont appliquées.

 

« Nous ne faisons que garder la clôture mais ce sont les islamistes qui dirigent le camp. » déclare l’officier qui commande les soldats US.

10.000 personnes vivent dans ce camp.

Ce sont les épouses et les enfants des combattants islamistes qui, pour la plupart, sont soit morts, soit en prison.

 

Une journaliste de CBSNews s’est rendue à l’intérieur du camp et ce qu’elle a constaté était, selon elle, terrifiant.

Les épouses des terroristes légitiment totalement les attaques de  l’Etat Islamique aussi bien en Europe qu’aux USA : « C’est œil pour œil et dent pour dent. C’est cela l’idéologie de Daech. »

Il y a eu déjà plusieurs meurtres à l’intérieur du camp mais les coupables sont introuvables car elles sont voilées.

Elles n’hésitent pas à déclarer : « Nous sommes des bombes à retardement, attendez et vous verrez.

 Des jeunes enfants de moins de dix ans scandent « qu’ils vont écraser la tête des non-croyants. »

En réalité ce camp tout entier est en fait une académie de l’Etat islamique.

Si quelques rares femmes souhaitent « rentrer » chez elles, notamment deux françaises et deux belges, plus nombreuses sont celles qui préfèrent vivre dans ce camp, sous la loi islamique : « Nous sommes favorables à ce qu’Allah nous ordonne. S’il dit qu’une femme adultère doit être lapidée, alors nous devons l’accepter, C’est tout ! »    

L’Etat Islamique a, peut-être, perdu une bataille sur le terrain en Syrie et en Irak, mais il a gagné totalement le cœur et l’esprit de ses fidèles partisans.

Perdu la guerre sur le terrain, certes, mais pas en Afrique où dans de nombreux pays ils appliquent, et obligent à appliquer, leurs lois.

Les premières et principales victimes en sont les chrétiens, notamment au Burkina-Fasso, au Congo, et dans bien d’autres ethnies, où ils sont chassés et massacrés par les islamistes.

Des dizaines de milliers au Congo et,  plus récemment, au Burkina-Fasso où, dans le nord du pays, notamment dans les localités de Hitté et Rounga, ils ont reçu un ultimatum de la part des extrémistes musulmans : « ou ils se convertissent à l’Islam ou ils devront quitter leurs maisons. »

 

Et ce ne sont pas les seuls chrétiens dans ce cas, selon l’AED (Aide à l’Eglise en détresse), une association qui est bien seule à s’intéresser à eux, bien loin des préoccupations premières du Pape :

 « Les chrétiens font partie d’un programme des djihadistes qui sèment la terreur parmi eux, font fuir les derniers qui restent et assassinent ceux qui refusent de partir ou de se convertir.

Ils les préviennent qu’ils reviendront dans les trois jours et qu’ils ne veulent plus trouver un seul chrétien dans le village.

A Touffé, ils ont massacré 5 personnes et à Babo, trois autres, dont Jean-Paul, le responsable de la communauté, qui était resté sur place pour organiser encore des prières. Plus de 2000 chrétiens ont fui. »

Et ce ne sont pas ces chrétiens qui arrivent « chez nous », en Europe, eux n’ont pas les moyens de se payer le passage et ceux qui paient ces passages ne s’intéressent pas aux chrétiens massacrés, bien au contraire !

Moins il y aura de chrétiens sur notre planète, plus il y aura de musulmans ! N’est-ce pas ce qui est souhaité et programmé de longue date ?

Qu’en pense le représentant de l’église catholique, le Pape ? On ne l’entend guère sur ce sujet, primordial pourtant pour la sauvegarde de la religion qu’il devrait défendre ?

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.