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25/01/2020

À JÉRUSALEM, MACRON JOUE LES GROS BRAS ! ALORS QU'EN RÉLITÉ ......

TRIBUNE LIBRE !
 
Publié par Eber Haddad le 25 janvier 202

Après l’épisode électoral bien orchestré de Jérusalem, des informations remontent, jamais publiées par les médias français.

Le site Algemeiner rapporte que « le président français Macron a été filmé en train de crier sur les gardes de sécurité israéliens à l’entrée d’une église dans la vieille ville de Jérusalem mercredi, mais selon un nouveau rapport, Macron est en fait dépendant d’un système de défense israélien. »

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L’avion de Macron, qui a joué les gros bras à Jérusalem en gueulant avec les policiers israéliens en anglais, avec un accent mieux compris à La Courneuve que dans le Devonshire, parce que ça n’a aucun risque et que ça peut rapporter gros en voix électorales, est protégé par un système antimissile israélien, le plus performant au monde. Nul doute qu’il n’essayera certainement pas de s’en séparer…

Ce système antimissile a été développé par la société Elbit Systems. Plus connu sous le nom de DIRCM (Directional Infrared Counter Measures) est un système à laser utilisant des rayons qui brouillent les logiciels des missiles sol-air.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eber Haddad

 

 

24/01/2020

OPÉRATION BARKHANE ENCORE DEUX SOLDATS BLÉSSÉS..........

Des soldats français dans le nord du Mali le 22 avril 2019.
Des soldats français dans le nord du Mali le 22 avril 2019. — GEAI LAURENCE/SIPA

Mali: Deux soldats français blessés dans une attaque djihadiste

EXPLOSION Au moins sept soldats maliens ont été tués dans une autre attaque près de la frontière avec le Burkina Faso

 

La situation est toujours très difficile pour les militaires au Mali.

Deux soldats français de l’opération antidjihadiste Barkhane ont été blessés lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur camion ravitailleur dans la région de Tombouctou, dans le nord du pays.

Cette attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation djihadiste liée à Al-Qaida.

 

Leur pronostic vital n’est pas engagé

L’explosion de l’IED a provoqué un départ d’incendie au niveau de la cabine du véhicule CaRaPACE (Camion Ravitailleur Pétrolier de l’Avant à Capacité Étendue), rapidement maîtrisé.

« Les deux soldats qui s’y trouvaient ont pu quitter le véhicule pour se mettre en sécurité. Blessés, leur pronostic vital n’est pas engagé », a détaillé jeudi soir l’état-major français.

Les deux militaires français « ont été évacués par hélicoptère et vont être rapatriés en France dans les heures prochaines », a souligné l’armée, en précisant que « l’impact de l’explosion a été atténué par le blindage de la cabine » de ce super poids lourd, dont le premier exemplaire a été déployé au Sahel à l’été 2018.

 

Les attaques de djihadistes sont récurrentes dans cette région.

Peu avant celle contre les Français, au moins sept soldats maliens ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’attaque de leur poste dans le centre du pays en guerre, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Le bilan de cet assaut contre le poste de Dioungani est encore provisoire, a souligné le gouvernement qui a fait aussi état de blessés, sans en préciser le nombre.

4.000 morts en 2019

Le nombre de victimes des violences a été multiplié par cinq depuis 2016 au Mali, Burkina et Niger pour atteindre environ 4.000 morts en 2019 selon l’ONU. Le conflit au Sahel a fait des centaines de milliers de déplacés.

L’état-major français a cependant indiqué jeudi que la force Barkhane avait mis « hors de combat » plus d’une trentaine de djihadistes dans le centre du Mali ces deux dernières semaines.

Cinq autres ont été tués dimanche dans une frappe de drone non loin de la frontière nigérienne.

 

Source:   https://actualite.20minutes.fr/monde/2702415-20200124-mali-deux-soldats-francais-blesses-attaque-djihadiste#xtor=EREC-182-[actualite]

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17/01/2020

CES HARKIS AFGHANS QU' ON ABANDONNE .........

Ces harkis Afghans qu’on abandonne « L’avenir, c’est la trahison des promesses » (Daniel PENNAC)

 

Après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, une opération de l’OTAN fut lancée en Afghanistan dans le but « d’éradiquer le terrorisme ».

La France en fit partie et envoya en 13 ans plus de 70 000 soldats dont 90 perdirent la vie.

L’objectif avoué était d’éliminer Ben Laden, chasser les talibans de Kaboul, détruire les camps d’entraînement d’Al Qaïda et reconstituer une armée afghane.

 

Dans cette optique, la France fit appel à des centaines d’interprètes indispensables dans la conquête du terrain, la négociation avec les chefs de tribus et l’interrogatoire des prisonniers islamistes.

Ils étaient, en outre, chargés de mettre en place des barrages sur les routes, d’entrer dans les maisons des villageois, de leur demander de sortir avant que les forces françaises procèdent à des fouilles. « Les Français ne connaissent pas la culture afghane.

C’était donc à l’interprète afghan d’entrer et d’avertir les occupants, surtout les femmes », explique l’un d’eux.

Pour la plupart, ces traducteurs étaient des jeunes, éduqués, issus de la classe moyenne-supérieure que les militaires français étaient allés chercher directement dans le lycée français de Kaboul ou dans les universités.

 

Quand les soldats du dispositif international quittèrent définitivement l’Afghanistan (les Français ont entamé leur retrait graduel en 2012 pour l’achever en décembre 2014), ils laissèrent derrière eux non seulement une tragique incertitude sur l’avenir du pays, mais aussi des milliers d’Afghans très inquiets pour leur propre avenir, pour leur propre vie : les interprètes… estimés à 700 quant à la partie française.

 

Pour l’armée française, la question de l’avenir de ces traducteurs était d’autant plus sensible que notre histoire militaire reste marquée à jamais par la répudiation puis le massacre de milliers de harkis en Algérie. Qu’allait décider le gouvernement français face à une situation qui n’était rien d’autre que le prolongement historique de l’abandon de ces Musulmans fidèles à la France ?

 

La réponse est cruelle ! Ces traducteurs allaient –comme les harkis- être abandonnés et livrés avec leur famille à la vindicte des talibans. « On a partagé les risques avec les militaires français, on se sent frères d’armes avec eux et aujourd’hui, ils nous laissent tomber ».

 

Ce fut le cri de détresse lancé par ces hommes ! « L'histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète » disait Paul Morand. Rien n’est plus vrai ! Des voix (notamment parmi les militaires) s’élevant pour dénoncer la gravité de la situation, Emmanuel Macron, dans une vidéo de février 2017 lors de la campagne présidentielle, eut des mots forts.

 

Comparant la situation de ces anciens interprètes de l'armée française à celle des harkis, il évoquait la « trahison » de la France envers ceux qui l'avaient servie et expliquait alors : « Nous avons commis une faute comparable avec nos interprètes afghans »… sans pour autant, une fois élu, entreprendre quoi que ce soit pour leur venir en aide.

 

Dès le départ des forces occidentales d’Afghanistan, les interprètes reçurent des menaces de mort souvent suivies d’effets… En effet, ces hommes étaient perçus comme des traîtres par les talibans qui les accusaient d’avoir « collaboré avec l’ennemi ».

Leurs vies et celles de leurs familles étaient désormais en danger.

On se souvient, entre autres, de ce traducteur opérant pour les Américains, décapité et dont la vidéo fut diffusée sur les réseaux sociaux… Tous sollicitèrent les nations avec lesquelles ils avaient collaboré et demandèrent un visa leur permettant d’obtenir l’asile politique…

Seuls, quelques-uns eurent satisfaction.

Parmi eux, un homme de 33 ans, marié et père de trois petits garçons : Qader Daoudzai. Cet ancien interprète afghan qui avait affronté les talibans au côté des soldats américains, avait rejoint entre 2010 et 2012 les forces françaises en Afghanistan.

Au départ de ces dernières, comme ses collègues, il se savait menacé par les islamistes et, dans une lettre adressée au Parlement français, avait demandé un visa pour venir en France, ajoutant : « J'aimerais aussi dire que depuis que les forces françaises ont quitté l'Afghanistan, nous n'avons reçu aucune aide de leur part, ils nous ont complètement oubliés, ils n'en ont rien à faire de nos vies maintenant »…

La réponse lui parvint en 2015… cinglante… inhumaine : Refusé !... sans la moindre explication… Réponse aux antipodes de l’assertion de Caroline Decroix, vice-présidente de l'Association des anciens interprètes afghans de l'armée française, « En France, les anciens auxiliaires afghans de l'armée française qui ont déposé une demande d'asile ont tous obtenu le statut de réfugié »

 

. En vérité, seule, une centaine d’entre-eux ont obtenu un visa pour la France. « À partir de maintenant, je suis mort ! » confia à ses proches Qader Daoudzai, quand il eut connaissance de ce rejet. Le 20 octobre 2018, jour des élections législatives, un attentat-suicide dans un bureau de vote à Kaboul coûta la vie à 78 Afghans.

 

Parmi les débris humains, on identifia Qader Daoudzai, déchiqueté par la bombe. La « justice » des talibans était passée par là !

José CASTANO -o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o- http://www.secoursdefrance.com/wp-content/uploads/2016/12/header_nl.jpg Sauver de la mort ces nouveaux Harkis : les interprètes afghans de l’armée française

 

Pour lire la suite : Cliquez sur ces trois liens :

· Sauver les interprètes afghans ·

Action en faveur des interprètes afghans ·

Nos interprètes Afghans, les nouveaux oubliés de la France

 

Site : www.secoursdefrance.com – Courriel : contact@secoursdefrance.com

14/01/2020

COLONISATION : SI ON DISAIT LA VÉRITÉ ........

lundi 13 janvier 2020

 

Quand Arte apporte sa pierre à l’escroquerie historique de la « légende noire » de la colonisation

La chaîne Arte vient de se surpasser dans le commerce de l’insupportable escroquerie historique qu’est la « légende noire » de la colonisation.

Or, le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges.

 

Regardons la réalité bien en face : la colonisation ne fut qu’une brève parenthèse dans la longue histoire de l’Afrique. Jusque dans les années 1880, et cela à l’exception de l’Algérie, du Cap de Bonne Espérance et de quelques comptoirs littoraux, les Européens s’étaient en effet tenus à l’écart du continent africain. Le mouvement des indépendances ayant débuté durant la décennie 1950, le XXe siècle a donc connu à la fois la colonisation et la décolonisation.

Quel bilan honnête est-il possible de faire de cette brève période qui ne fut qu’un éclair dans la longue histoire de l’Afrique ? Mes arguments sont connus car je les expose depuis plusieurs décennies dans mes livres, notamment dans Osons dire la vérité à l’AfriqueJ’en résume une partie dans ce communiqué.

 

1) Les aspects positifs de la colonisation pour les Africains

 

La colonisation apporta la paix

 

Durant un demi-siècle, les Africains apprirent à ne plus avoir peur du village voisin ou des razzias esclavagistes. Pour les peuples dominés ou menacés, ce fut une véritable libération.

Dans toute l’Afrique australe, les peuples furent libérés de l’expansionnisme des Zulu, dans tout le Sahel, les sédentaires furent libérés de la tenaille prédatrice Touareg-Peul, dans la région tchadienne, les sédentaires furent débarrassés des razzias arabo-musulmanes, dans l’immense Nigeria, la prédation nordiste ne s’exerça plus aux dépens des Ibo et des Yoruba, cependant que dans l’actuelle Centrafrique, les raids à esclaves venus du Soudan cessèrent etc.

A l’évidence, et à moins d’être d’une totale mauvaise foi, les malheureuses populations de ces régions furent clairement plus en sécurité à l’époque coloniale qu’aujourd’hui…

 

La colonisation n’a pas pillé l’Afrique

 

Durant ses quelques décennies d’existence la colonisation n’a pas pillé l’Afrique. La France s’y est même épuisée en y construisant 50.000 km de routes bitumées, 215.000 km de pistes toutes saisons, 18.000 km de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits.

En 1960, 3,8 millions d’enfants étaient scolarisés et dans la seule Afrique noire, 16.000 écoles primaires et 350 écoles secondaires collèges ou lycées fonctionnaient. En 1960 toujours 28.000 enseignants français, soit le huitième de tout le corps enseignant français exerçaient sur le continent africain.

 

Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France a, en dépenses d’infrastructures, dépensé dans son Empire, donc en pure perte pour elle, 1400 milliards de l’époque. Cette somme considérable n’aurait-elle pas été plus utile si elle avait été investie en métropole ? En 1956, l’éditorialiste Raymond Cartier avait d’ailleurs écrit à ce sujet : 

 

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu'elle connaisse plus d'activité et de bien-être qu’autrefois.

Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuyderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

 

Et Raymond Cartier de se demander s’il n’aurait pas mieux valu « construire à Nevers l’hôpital de Lomé et à Tarbes le lycée de Bobo-Dioulasso ».

 

Jacques Marseille[1] a quant à lui définitivement démontré quant à lui que l’Empire fut une ruine pour la France.

L’Etat français dût en effet se substituer au capitalisme qui s’en était détourné et s’épuisa à y construire ponts, routes, ports, écoles, hôpitaux et à y subventionner des cultures dont les productions lui étaient vendues en moyenne 25% au-dessus des cours mondiaux.

Ainsi, entre 1954 et 1956, sur un total de 360 milliards de ff d’importations coloniales, le surcoût pour la France fut de plus de 50 milliards.

Plus encore, à l’exception des phosphates du Maroc, des charbonnages du Tonkin et de quelques productions sectorielles, l’Empire ne fournissait rien de rare à la France.

C’est ainsi qu’en 1958, 22% de toutes les importations coloniales françaises étaient constituées par le vin algérien qui était d’ailleurs payé 35 ff le litre alors qu’à qualité égale le vin espagnol ou portugais était à19 ff.

Quant au seul soutien des cours des productions coloniales, il coûta à la France 60 milliards par an de 1956 à 1960.

 

Durant la période coloniale, les Africains vivaient en paix

 

Dans la décennie 1950, à la veille des indépendances, à l’exception de quelques foyers localisés (Madagascar, Mau-Mau, Cameroun) l’Afrique sud-saharienne était un havre de paix.

Le monde en perdition était alors l’Asie qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits : guerre civile chinoise, guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises.

En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l'Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues sans risquer de se faire attaquer et rançonner.

 

Soixante-dix ans plus tard, le contraste est saisissant: du nord au sud et de l'est à l'ouest, le continent africain est meurtri :

 

- Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du "vivre ensemble".

- De l'atlantique à l'océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie.

- Plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l'immense RDC voit ses provinces orientales mises en coupe réglée par les supplétifs de Kigali ou de Kampala.

 

Si nous évacuons les clichés véhiculés par les butors de la sous-culture journalistique, la réalité est que l’Afrique n’a fait que renouer avec sa longue durée historique précoloniale. En effet, au XIX° siècle, avant la colonisation, le continent était déjà confronté à des guerres d’extermination à l’est, au sud, au centre, à l’ouest. Et, redisons-le en dépit des anathèmes, ce fut la colonisation qui y mit un terme.

 

Aujourd’hui, humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la "terre promise" européenne.

Les crises alimentaires sont permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l'a montré la tragédie d'Ebola en Afrique de l'Ouest ou la flambée de peste à Madagascar, l'insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.

 

Economiquement, et à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale, à telle enseigne que sur 52 pays africains, 40 ne vivent aujourd’hui que de la charité internationale

 

2) Les conséquences négatives de la colonisation

 

La colonisation a déstabilisé les équilibres démographiques africains

 

La colonisation a mis un terme aux famines et aux grandes endémies. Résultat du dévouement de la médecine coloniale, la population africaine a été multipliée par 8, une catastrophe dont l’Afrique aura du mal à se relever.

En effet, le continent africain qui était un monde de basses pressions démographiques n’a pas su « digérer » la nouveauté historique qu’est la surpopulation avec toutes ses conséquences : destruction du milieu donc changements climatiques, accentuation des oppositions entre pasteurs et sédentaires, exode rural et développement de villes aussi artificielles que tentaculaires, etc.


La colonisation a donné le pouvoir aux vaincus de l’histoire africaine

 

En sauvant les dominés et en abaissant les dominants, la colonisation a bouleversé les rapports ethno-politiques africains. Pour établir la paix, il lui a en effet fallu casser les résistances des peuples moteurs ou acteurs de l’histoire africaine.

Ce faisant, la colonisation s’est essentiellement faite au profit des vaincus de la « longue durée » africaine venus aux colonisateurs, trop heureux d’échapper à leurs maîtres noirs.

Ils furent soignés, nourris, éduqués et évangélisés. Mais, pour les sauver, la colonisation bouleversa les équilibres séculaires africains car il lui fallut casser des empires et des royaumes qui étaient peut-être des « Prusse potentielles ».

 

La décolonisation s’est faite trop vite

 

Ne craignons pas de le dire, la décolonisation qui fut imposée par le tandem Etats-Unis-Union Soviétique, s’est faite dans la précipitation et alors que les puissances coloniales n'avaient pas achevé leur entreprise de « modernisation ».

Résultat, des Etats artificiels et sans tradition politique ont été offerts à des « nomenklatura » prédatrices qui ont détourné avec régularité tant les ressources nationales que les aides internationale. Appuyées sur l’ethno-mathématique électorale qui donne automatiquement le pouvoir aux peuples dont les femmes ont eu les ventres les plus féconds, elles ont succédé aux colonisateurs, mais sans le philanthropisme de ces derniers…

 

Les vraies victimes de la colonisation sont les Européens

Les anciens colonisateurs n’en finissent plus de devenir « la colonie de leurs colonies » comme le disait si justement Edouard Herriot.

L’Europe qui a eu une remarquable stabilité ethnique depuis plus de 20.000 ans est en effet actuellement confrontée à une exceptionnelle migration qui y a déjà changé la nature de tous les problèmes politiques, sociaux et religieux qui s’y posaient traditionnellement.

 

Or, l’actuelle politique de repeuplement de l’Europe est justifiée par ses concepteurs sur le mythe historique de la culpabilité coloniale. A cet égard, la chaîne Arte vient donc d’apporter sa pierre à cette gigantesque entreprise de destruction des racines ethniques de l’Europe qui porte en elle des événements qui seront telluriques.

Par Bernard Lugan

[1] Jacques Marseille, Empire colonial et capitalisme français, histoire d’un divorce. Paris, 1984. Dans ce livre Marseille évalue le vrai coût de l’Empire pour la France.

Publié par Administrateur 

 

 

 

ET AUSSI

dimanche 5 janvier 2020

 

Et si son intervention militaire en Libye était d’abord pour la Turquie un moyen de pression pour obtenir la révision du Traité de Lausanne qui fixa ses frontières maritimes en 1923 ?

 

Trois événements de grande importance rebattent le jeu géopolitique méditerranéen :

 

1) Le 7 novembre 2019, afin de contrôler le tracé du gazoduc EastMed par lequel se feront les futures exportations de gaz du gigantesque gisement de la Méditerranée orientale vers l’Italie et l’UE, la Turquie a signé avec le GUN (Gouvernement d’Union nationale libyen), l’un des deux gouvernements libyens, un accord redéfinissant les zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays.

Conclu en violation du droit maritime international et aux dépens de la Grèce et de Chypre, cet accord trace aussi artificiellement qu’illégalement, une frontière maritime turco-libyenne au milieu de la Méditerranée.

 

2) La sauvegarde de cet accord passant par la survie militaire du GUN, le 2 janvier 2020, le Parlement turc a voté l’envoi de forces combattantes en Libye afin d’empêcher le général Haftar, chef de l’autre gouvernement libyen, de prendre Tripoli.

 

3) En réaction, toujours le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël ont signé un accord concernant le tracé du futur gazoduc EastMed dont une partie du tracé a été placée unilatéralement en zone maritime turque par l’accord Turquie-GUN du 7 novembre 2019.

Ces évènements méritent des explications:

 

Pourquoi la Turquie a-t-elle décidé d’intervenir en Libye ?

 

La Libye fut une possession ottomane de 1551 à 1912, date à laquelle, acculée militairement, la Turquie signa le Traité de Lausanne-Ouchy par lequel elle cédait la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Dodécanèse à l’Italie (voir à ce sujet mes deux livres Histoire de la Libye  et Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours).

Depuis la fin du régime Kadhafi, la Turquie mène un très active politique dans son ancienne possession en s’appuyant sur la ville de Misrata.

A partir de cette dernière, elle alimente les groupes armés terroristes sahéliens afin d’exercer un chantage sur la France : « Vous aidez les Kurdes, alors nous soutenons les jihadistes que vous combattez  »…

A Tripoli, acculé militairement par les forces du général Haftar, le GUN a demandé à la Turquie d’intervenir pour le sauver.

Le président Erdogan a accepté en échange de la signature de l’accord maritime du 7 novembre 2019 qui lui permet, en augmentant la superficie de sa zone de souveraineté, de couper la zone maritime économique exclusive (ZEE) de la Grèce entre la Crête et Chypre, là où doit passer le futur gazoduc EastMed.

 

En quoi la question du gaz de la Méditerranée orientale et celle de l’intervention militaire turque en Libye sont-elles liées ?

 

En Méditerranée orientale, dans les eaux territoriales de l’Egypte, de Gaza, d’Israël, du Liban, de la Syrie et de Chypre, dort un colossal gisement gazier de 50 billions de m3 pour des réserves mondiales de 200 billions de m3 estimées. Plus des réserves pétrolières estimées à 1,7 milliards de barils de pétrole.

En dehors du fait qu’elle occupe illégalement une partie de l’île de Chypre, la Turquie n’a aucun droit territorial sur ce gaz, mais l’accord qu’elle a signé avec le GUN lui permet de couper l’axe du gazoduc EastMed venu de Chypre à destination de l’Italie puisqu’il passera par des eaux devenues unilatéralement turques…

Le président Erdogan a été clair à ce sujet en déclarant que tout futur pipeline ou gazoduc nécessitera un accord turc !!! Se comportant en « Etat pirate », la Turquie est désormais condamnée à s’engager militairement aux côtés du GUN car, si les forces du maréchal Haftar prenaient Tripoli, cet accord serait de fait caduc.

 

Comment réagissent les Etats spoliés par la décision turque ?

 

Face à cette agression, laquelle, en d’autres temps, aurait immanquablement débouché sur un conflit armé, le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël ont signé à Athènes un accord sur le futur gazoduc EastMed, maillon important de l’approvisionnement énergétique de l’Europe.

L’Italie, point d’aboutissement du gazoduc devrait se joindre à cet accord.

De son côté, le maréchal Sissi a déclaré le 17 décembre 2019 que la crise libyenne relevait de « la sécurité nationale de l’Egypte » et, le 2 janvier, il a réuni le Conseil de sécurité nationale.

Pour l’Egypte, une intervention militaire turque qui donnerait la victoire au GUN sur le général Haftar représenterait en effet un danger politique mortel car les « Frères musulmans », ses implacables ennemis, seraient alors sur ses frontières. De plus, étant économiquement dans une situation désastreuse, l’Egypte, qui compte sur la mise en chantier du gazoduc à destination de l’Europe ne peut tolérer que ce projet, vital pour elle, soit remis en question par l’annexion maritime turque.

 

Quelle est l’attitude de la Russie ?

 

La Russie soutient certes le général Haftar, mais jusqu’à quel point ? Quatre grandes questions se posent en effet quant aux priorités géopolitiques russes :

 

1) La Russie a-t-elle intérêt à se brouiller avec la Turquie en s’opposant à son intervention en Libye au moment où Ankara s’éloigne encore un peu plus de l’OTAN ?

2) A-t-elle intérêt à voir la mise en service du gazoduc EastMed qui va fortement concurrencer ses propres ventes de gaz à l’Europe ?

3) Son intérêt n’est-il pas que la revendication turque gèle la réalisation de ce gazoduc, et cela, pour des années, voire des décennies, compte tenu des délais impartis aux cours internationales de justice ?

4) A-t-elle intérêt à affaiblir le partenariat qu’elle a établi avec la Turquie à travers le gazoduc Turkstream qui, via la mer Noire, contourne l’Ukraine et qui va prochainement être mis en service. ?

D’autant plus que 60% des besoins en gaz de la Turquie étant fournis par le gaz russe, si Ankara pouvait, d’une manière ou d’une autre profiter de celui de la Méditerranée orientale, cela lui permettrait d’être moins dépendante de la Russie…ce qui ne ferait guère les affaires de cette dernière…

 

Et si, finalement, tout n’était que gesticulation  de la part du président Erdogan afin d’imposer une renégociation du Traité de Lausanne de 1923 ?

 

La Turquie sait très bien que l’accord maritime passé avec le GUN est illégal au point de vue du droit maritime international car il viole la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) que la Turquie n’a pas signée.

Cet accord est également illégal au regard des Accords de Skrirat du mois de décembre 2015 signés sous les auspices des Nations Unies et qui constituèrent le GUN car ils ne donnent pas mandat à son chef, Fayez el-Sarraj, de conclure un tel arrangement frontalier. De plus, n’ayant que le Qatar pour allié, la Turquie se trouve totalement isolée diplomatiquement.

Conscient de ces réalités, et misant à la fois sur l’habituelle lâcheté des Européens et sur l’inconsistance de l’OTAN effectivement en état de « mort cérébrale », le président Erdogan est soit un inconscient jouant avec des bâtons de dynamite soit, tout au contraire, un calculateur habile avançant ses pions sur le fil du rasoir.

Si la seconde hypothèse était la bonne, le but de la Turquie serait donc de faire monter la pression afin de faire comprendre aux pays qui attendent avec impatience les retombées économiques de la mise en service du futur gazoduc EastMed, qu’elle peut bloquer le projet.

A moins que l’espace maritime turc soit étendu afin de lui permettre d’être partie prenante à l’exploitation des richesses du sous-sol maritime de la Méditerranée orientale. Or, pour cela, il conviendrait de réviser certains articles du Traité de Lausanne de 1923, politique qui a déjà connu un début de réalisation en 1974 avec l’occupation militaire, elle aussi illégale, mais effective, de la partie nord de l’île de Chypre.

 

Source:    https://bernardlugan.blogspot.com/

Le pari est risqué car la Grèce, membre de l’OTAN et de l’UE et Chypre, membre de l’UE, ne semblent pas disposées à céder au chantage turc. Quant à l’UE, en dépit de sa congénitale indécision, il est douteux qu’elle acceptera de laisser à la Turquie le contrôle de deux des principaux robinets de son approvisionnement en gaz, à savoir l’EastMed et le Turkstream.

08/01/2020

TURQUIE / LIBYE ET PÉTROLE ! COMMUNIQUÉ DE BERNARD LUGAN !

mercredi, 08 janvier 2020

Et si son intervention militaire en Libye était d’abord pour la Turquie un moyen de pression pour obtenir la révision du Traité de Lausanne qui fixa ses frontières maritimes en 1923 ?

LUGAN B 1.jpgCommuniqué

de Bernard Lugan 

 

 

Trois événements de grande importance rebattent le jeu géopolitique méditerranéen :

1) Le 7 novembre 2019, afin de contrôler le tracé du gazoduc EastMed par lequel se feront les futures exportations de gaz du gigantesque gisement de la Méditerranée orientale vers l’Italie et l’UE, la Turquie a signé avec le GUN (Gouvernement d’Union nationale libyen), l’un des deux gouvernements libyens, un accord redéfinissant  les zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays.
Conclu en violation du droit maritime international et aux dépens de la Grèce et de Chypre, cet accord trace aussi artificiellement qu’illégalement, une frontière maritime turco-libyenne au milieu de la Méditerranée.
 
2) La sauvegarde de cet accord passant par la survie militaire du GUN, le 2 janvier 2020, le Parlement turc a voté l’envoi de forces combattantes en Libye afin d’empêcher le général Haftar, chef de l’autre gouvernement libyen, de prendre Tripoli.
 
3) En réaction, toujours le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël  ont signé un accord concernant le tracé du futur gazoduc EastMed dont une partie du tracé a été placée unilatéralement en zone maritime turque par l’accord Turquie-GUN du 7 novembre 2019.
 
Ces évènements  méritent des explications:
 
 
Pourquoi la Turquie a-t-elle décidé d’intervenir en Libye ?
 
La Libye fut une possession ottomane de 1551 à 1912, date à laquelle, acculée militairement, la Turquie signa le Traité de Lausanne-Ouchy par lequel elle cédait la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Dodécanèse à l’Italie (voir à ce sujet mes deux livres Histoire de la Libye  et Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours).
 
Depuis la fin du régime Kadhafi, la Turquie  mène un très active politique dans son ancienne possession en s’appuyant sur la ville de Misrata. 
A partir de cette dernière, elle alimente les groupes armés terroristes sahéliens afin d’exercer un chantage sur la France : « Vous aidez les Kurdes, alors nous soutenons les jihadistes que vous combattez   »…
 
A Tripoli, acculé militairement par les forces du général Haftar, le GUN  a demandé à la Turquie d’intervenir pour le sauver.
Le président Erdogan a accepté en échange de la signature de l’accord maritime du 7 novembre 2019 qui lui permet, en augmentant la superficie de sa zone de souveraineté, de couper la zone maritime économique exclusive (ZEE) de la Grèce entre la Crête et Chypre, là où doit passer le futur gazoduc EastMed.
 

En quoi la question du gaz de la Méditerranée orientale et celle de l’intervention militaire turque en Libye sont-elles liées ?
 
En Méditerranée orientale, dans les eaux territoriales de l’Egypte, de Gaza, d’Israël, du Liban, de la Syrie et de Chypre, dort un colossal gisement gazier de 50 billions de m3 pour des réserves mondiales de 200 billions de m3 estimées. Plus des réserves pétrolières estimées à 1,7 milliards de barils de pétrole.
 
En dehors du fait qu’elle occupe illégalement une partie de l’île de Chypre, la Turquie n’a aucun droit territorial sur ce gaz, mais l’accord qu’elle a signé avec le GUN lui permet de couper l’axe du gazoduc EastMed venu de Chypre à destination de l’Italie puisqu’il passera par des eaux devenues unilatéralement turques…
 
Le président Erdogan a été clair à ce sujet en déclarant que tout futur pipeline ou gazoduc nécessitera un accord turc !!!
Se comportant en « Etat pirate », la Turquie est désormais condamnée à s’engager militairement aux côtés du GUN car, si les forces du maréchal Haftar prenaient Tripoli, cet accord serait de fait caduc.
 
 
Comment réagissent les Etats spoliés par la décision turque ?
 
Face à cette agression, laquelle, en d’autres temps, aurait immanquablement débouché sur un conflit armé, le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël  ont signé à Athènes un accord sur le futur gazoduc EastMed, maillon important de l’approvisionnement énergétique de l’Europe.
 
L’Italie, point d’aboutissement du gazoduc devrait se joindre à cet accord.
 
De son côté, le maréchal Sissi a déclaré le 17 décembre 2019 que la crise libyenne relevait de « la sécurité nationale de l’Egypte » et, le 2 janvier, il a réuni le Conseil de sécurité nationale.
 
Pour l’Egypte, une intervention militaire turque qui donnerait la victoire au GUN sur le général Haftar représenterait en effet un danger politique mortel car les « Frères musulmans », ses implacables ennemis, seraient alors sur ses frontières.
 
De plus, étant économiquement dans une situation désastreuse, l’Egypte, qui compte sur la mise en chantier du gazoduc à destination de l’Europe ne peut tolérer que ce projet, vital pour elle, soit remis en question par l’annexion maritime turque.
 
 
Quelle est l’attitude de la Russie ?
 
La Russie soutient certes le général Haftar, mais jusqu’à quel point ? Quatre grandes questions se posent en effet quant aux priorités géopolitiques russes :
 
1) La Russie a-t-elle intérêt à se brouiller avec la Turquie en s’opposant à son intervention en Libye au moment où Ankara s’éloigne encore un peu plus  de l’OTAN ?
 
2) A-t-elle intérêt à voir la mise en service du gazoduc EastMed qui va fortement concurrencer ses propres ventes de gaz à  l’Europe ?
 
3) Son intérêt n’est-il pas que la revendication turque gèle la réalisation de ce gazoduc, et cela, pour des années, voire des décennies, compte tenu des délais impartis aux cours internationales de justice ?
 
4) A-t-elle intérêt à affaiblir le partenariat qu’elle a établi avec la Turquie à travers le gazoduc Turkstream qui, via la mer Noire, contourne l’Ukraine et qui va prochainement être mis en service. ?
 
D’autant plus que 60% des besoins en gaz de la Turquie étant fournis par le gaz russe, si Ankara pouvait, d’une manière ou d’une autre profiter de celui de la Méditerranée orientale, cela lui permettrait d’être moins dépendante de la Russie…ce qui ne ferait guère les affaires de cette dernière…
 
 
Et si, finalement, tout n’était que gesticulation  de la part du président Erdogan afin d’imposer une renégociation du Traité de Lausanne de 1923 ?
 
La Turquie sait très bien que l’accord maritime passé avec le GUN est illégal au point de vue du droit maritime international car il viole la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) que la Turquie n’a pas signée.
Cet accord est également illégal au regard des Accords de Skrirat du mois de décembre 2015 signés sous les auspices des Nations Unies et qui constituèrent le GUN car ils ne donnent pas mandat à son chef, Fayez el-Sarraj, de conclure un tel arrangement frontalier. De plus, n’ayant que le Qatar pour allié, la Turquie se trouve totalement isolée diplomatiquement.
 
Conscient de ces réalités, et misant à la fois sur l’habituelle lâcheté des Européens et sur l’inconsistance de l’OTAN effectivement en état de « mort cérébrale », le président Erdogan est soit un inconscient  jouant avec des bâtons de dynamite soit, tout au contraire, un calculateur habile avançant ses pions sur le fil du rasoir.
 
Si la seconde hypothèse était la bonne, le but de la Turquie serait donc de faire monter la pression afin de faire comprendre aux pays qui attendent avec impatience les retombées économiques de la mise en service du futur gazoduc EastMed, qu’elle peut bloquer le projet.
 
A moins que l’espace maritime turc soit étendu afin de lui permettre d’être partie prenante à l’exploitation des richesses du sous-sol maritime de la Méditerranée orientale.
 
Or, pour cela, il conviendrait de réviser certains articles du Traité de Lausanne de 1923, politique qui a déjà connu un début de réalisation en 1974 avec l’occupation militaire, elle aussi illégale, mais effective, de la partie nord de l’île de Chypre.
 
Le pari est risqué car la Grèce, membre de l’OTAN et de l’UE et Chypre, membre de l’UE, ne semblent pas disposées à céder au chantage turc.
 
Quant à l’UE, en dépit de sa congénitale indécision, il est douteux qu’elle acceptera de laisser à la Turquie le contrôle de deux des principaux robinets de son approvisionnement en gaz, à savoir l’EastMed et le Turkstream.
 
 
 

11:03 Publié dans Communiqués de presse

L' AFRIQUE RÉELLE ! LA REVUE DE BERNARD LUGAN !



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Communiqué de Bernard Lugan

Trois événements de grande importance rebattent le jeu géopolitique méditerranéen :

1) Le 7 novembre 2019, afin de contrôler le tracé du gazoduc EastMed par lequel se feront les futures exportations de gaz du gigantesque gisement de la Méditerranée orientale vers l’Italie et l’UE, la Turquie a signé avec le GUN (Gouvernement d’Union nationale libyen), l’un des deux gouvernements libyens, un accord redéfinissant les zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays. Conclu en violation du droit maritime international et aux dépens de la Grèce et de Chypre, cet accord trace aussi artificiellement qu’illégalement, une frontière maritime turco-libyenne au milieu de la Méditerranée.

2) La sauvegarde de cet accord passant par la survie militaire du GUN, le 2 janvier 2020, le Parlement turc a voté l’envoi de forces combattantes en Libye afin d’empêcher le général Haftar, chef de l’autre gouvernement libyen, de prendre Tripoli.

3) En réaction, toujours le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël ont signé un accord concernant le tracé du futur gazoduc EastMed dont une partie du tracé a été placée unilatéralement en zone maritime turque par l’accord Turquie-GUN du 7 novembre 2019.
Ces évènements méritent des explications:

Pourquoi la Turquie a-t-elle décidé d’intervenir en Libye ?

La Libye fut une possession ottomane de 1551 à 1912, date à laquelle, acculée militairement, la Turquie signa le Traité de Lausanne-Ouchy par lequel elle cédait la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Dodécanèse à l’Italie (voir à ce sujet mes deux livres Histoire de la Libye et Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours).
Depuis la fin du régime Kadhafi, la Turquie mène un très active politique dans son ancienne possession en s’appuyant sur la ville de Misrata. A partir de cette dernière, elle alimente les groupes armés terroristes sahéliens afin d’exercer un chantage sur la France : « Vous aidez les Kurdes, alors nous soutenons les jihadistes que vous combattez »…
A Tripoli, acculé militairement par les forces du général Haftar, le GUN a demandé à la Turquie d’intervenir pour le sauver. Le président Erdogan a accepté en échange de la signature de l’accord maritime du 7 novembre 2019 qui lui permet, en augmentant la superficie de sa zone de souveraineté, de couper la zone maritime économique exclusive (ZEE) de la Grèce entre la Crête et Chypre, là où doit passer le futur gazoduc EastMed.

En quoi la question du gaz de la Méditerranée orientale et celle de l’intervention militaire turque en Libye sont-elles liées ?

En Méditerranée orientale, dans les eaux territoriales de l’Egypte, de Gaza, d’Israël, du Liban, de la Syrie et de Chypre, dort un colossal gisement gazier de 50 billions de m3 pour des réserves mondiales de 200 billions de m3 estimées. Plus des réserves pétrolières estimées à 1,7 milliards de barils de pétrole.


En dehors du fait qu’elle occupe illégalement une partie de l’île de Chypre, la Turquie n’a aucun droit territorial sur ce gaz, mais l’accord qu’elle a signé avec le GUN lui permet de couper l’axe du gazoduc EastMed venu de Chypre à destination de l’Italie puisqu’il passera par des eaux devenues unilatéralement turques…

 

Le président Erdogan a été clair à ce sujet en déclarant que tout futur pipeline ou gazoduc nécessitera un accord turc !!! Se comportant en « Etat pirate », la Turquie est désormais condamnée à s’engager militairement aux côtés du GUN car, si les forces du maréchal Haftar prenaient Tripoli, cet accord serait de fait caduc.

Comment réagissent les Etats spoliés par la décision turque ?

Face à cette agression, laquelle, en d’autres temps, aurait immanquablement débouché sur un conflit armé, le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël ont signé à Athènes un accord sur le futur gazoduc EastMed, maillon important de l’approvisionnement énergétique de l’Europe. L’Italie, point d’aboutissement du gazoduc devrait se joindre à cet accord.


De son côté, le maréchal Sissi a déclaré le 17 décembre 2019 que la crise libyenne relevait de « la sécurité nationale de l’Egypte » et, le 2 janvier, il a réuni le Conseil de sécurité nationale.

Pour l’Egypte, une intervention militaire turque qui donnerait la victoire au GUN sur le général Haftar représenterait en effet un danger politique mortel car les « Frères musulmans », ses implacables ennemis, seraient alors sur ses frontières.

De plus, étant économiquement dans une situation désastreuse, l’Egypte, qui compte sur la mise en chantier du gazoduc à destination de l’Europe ne peut tolérer que ce projet, vital pour elle, soit remis en question par l’annexion maritime turque.

Quelle est l’attitude de la Russie ?

La Russie soutient certes le général Haftar, mais jusqu’à quel point ? Quatre grandes questions se posent en effet quant aux priorités géopolitiques russes :

1) La Russie a-t-elle intérêt à se brouiller avec la Turquie en s’opposant à son intervention en Libye au moment où Ankara s’éloigne encore un peu plus de l’OTAN ?


2) A-t-elle intérêt à voir la mise en service du gazoduc EastMed qui va fortement concurrencer ses propres ventes de gaz à l’Europe ?


3) Son intérêt n’est-il pas que la revendication turque gèle la réalisation de ce gazoduc, et cela, pour des années, voire des décennies, compte tenu des délais impartis aux cours internationales de justice ?


4) A-t-elle intérêt à affaiblir le partenariat qu’elle a établi avec la Turquie à travers le gazoduc Turkstream qui, via la mer Noire, contourne l’Ukraine et qui va prochainement être mis en service. ?

D’autant plus que 60% des besoins en gaz de la Turquie étant fournis par le gaz russe, si Ankara pouvait, d’une manière ou d’une autre profiter de celui de la Méditerranée orientale, cela lui permettrait d’être moins dépendante de la Russie…ce qui ne ferait guère les affaires de cette dernière…

Et si, finalement, tout n’était que gesticulation de la part du président Erdogan afin d’imposer une renégociation du Traité de Lausanne de 1923 ?

La Turquie sait très bien que l’accord maritime passé avec le GUN est illégal au point de vue du droit maritime international car il viole la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) que la Turquie n’a pas signée.

Cet accord est également illégal au regard des Accords de Skrirat du mois de décembre 2015 signés sous les auspices des Nations Unies et qui constituèrent le GUN car ils ne donnent pas mandat à son chef, Fayez el-Sarraj, de conclure un tel arrangement frontalier.

De plus, n’ayant que le Qatar pour allié, la Turquie se trouve totalement isolée diplomatiquement.


Conscient de ces réalités, et misant à la fois sur l’habituelle lâcheté des Européens et sur l’inconsistance de l’OTAN effectivement en état de « mort cérébrale », le président Erdogan est soit un inconscient jouant avec des bâtons de dynamite soit, tout au contraire, un calculateur habile avançant ses pions sur le fil du rasoir.


Si la seconde hypothèse était la bonne, le but de la Turquie serait donc de faire monter la pression afin de faire comprendre aux pays qui attendent avec impatience les retombées économiques de la mise en service du futur gazoduc EastMed, qu’elle peut bloquer le projet.

A moins que l’espace maritime turc soit étendu afin de lui permettre d’être partie prenante à l’exploitation des richesses du sous-sol maritime de la Méditerranée orientale.

Or, pour cela, il conviendrait de réviser certains articles du Traité de Lausanne de 1923, politique qui a déjà connu un début de réalisation en 1974 avec l’occupation militaire, elle aussi illégale, mais effective, de la partie nord de l’île de Chypre.


Le pari est risqué car la Grèce, membre de l’OTAN et de l’UE et Chypre, membre de l’UE, ne semblent pas disposées à céder au chantage turc.

Quant à l’UE, en dépit de sa congénitale indécision, il est douteux qu’elle acceptera de laisser à la Turquie le contrôle de deux des principaux robinets de son approvisionnement en gaz, à savoir l’EastMed et le Turkstream.


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U S A , LE CONGRÈS VA VOTER UNE AUGMENTATION POUR LA DÉFENSE !

 
8.janvier.2020 // Les Crises
 

Le congrès va voter une augmentation de 22 milliards pour la défense, une semaine après la réduction considérable des coupons alimentaires par Trump –

Par Alex Emmons

 
 

Source : The Intercept, Alex Emmons, 10-12-2019

Un convoi de véhicules blindés américains patrouille dans la ville de Qahtaniyah, dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, le 31 octobre 2019. Photo : Delil Souleiman/AFP via Getty Images

 

Les législateurs démocrates et républicains des commissions des services armés du Congrès ont publié lundi un projet de loi de compromis qui autoriserait 738 milliards de dollars de dépenses militaires en 2020, soit une augmentation de 22 milliards de dollars par rapport à 2019.

 

S’il est adopté, le projet de loi établira officiellement la « Force spatiale » proposée par le président Donald Trump comme sixième force armée et portera l’augmentation annuelle totale des dépenses du Pentagone sous l’égide de Trump à plus de 130 milliards de dollars.

Mais les Démocrates du flanc gauche du parti soutiennent que le compromis rend caduc d’importantes restrictions sur les pouvoirs de guerre de Trump incluses dans la version de la Chambre du projet de loi, où un amendement soutenu par les progressistes aurait interdit à l’administration

Trump d’utiliser des fonds pour lancer une guerre offensive non autorisée contre l’Iran.

Le compromis a également écarté une mesure appuyée depuis longtemps par la Démocrate californienne Ro Khanna qui aurait interdit le soutien militaire des États-Unis à l’intervention dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen et une autre du Démocrate du New Jersey Tom Malinowski qui aurait interdit la vente de munitions air-sol à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.

Dans un communiqué commun, le candidat à la présidence, le sénateur Bernie Sanders, et Khanna, qui est le président de la campagne de Sanders, ont qualifié la Loi d’autorisation de la défense nationale de « projet de loi d’une étonnante lâcheté morale » et déclaré que le Congrès ne devrait pas adopter la version de ce compromis.

« Il n’y a aucune raison pressante pour que le Congrès couvre Trump, ses amis saoudiens et les entrepreneurs du Pentagone du complexe militaro-industriel avec ce cadeau de 738 milliards de dollars des contribuables », ont déclaré Sanders et Khanna. « On doit au peuple américain de refaire nos devoirs. »

Différentes versions du NDAA [ National Defense Authorization Act : nom générique d’une série de lois votées annuellement par le Congrès des États-Unis donnant au gouvernement fédéral le droit d’établir le budget et les dépenses du département de la Défense1.

Ces lois peuvent viser d’autres aspects de la défense des États-Unis – Wkipedia, NdT] ont été adoptées par la Chambre des représentants sous contrôle des Démocrates et par le Sénat sous contrôle des Républicains au début de l’année, et depuis trois mois, les membres des comités des services armés négocient les détails de l’énorme ensemble de directives et d’autorisations de financement.

La plupart des membres du Congrès considèrent que la loi NDAA est « incontournable », aussi les membres se battent-ils pour y joindre leurs amendements. Mais les derniers détails ont été mis au point à huis clos par la commission chargée de concilier les versions de la Chambre et du Sénat.

Le chiffre des dépenses est conforme à un accord budgétaire bipartite conclu plus tôt cette année, et les contours fondamentaux du compromis ont été présentés la semaine dernière par le Wall Street Journal.

En échange de l’officialisation par les Républicains de la « Force spatiale » de Trump, les Démocrates pourront ajouter 12 semaines de congé parental payé pour tous les employés fédéraux qui ont travaillé au gouvernement pendant au moins un an, et pas seulement pour les mères de militaires qui ont déjà droit à cette prestation.

 

En outre, le projet de loi prévoit une augmentation de salaire de 3,1 % pour les membres des forces armées ; il renforce la surveillance du logement militaire en exigeant que les services élaborent une déclaration des droits des locataires ; il élargit la portée des visas pour les Afghans qui ont aidé les forces américaines ; et il restreint l’utilisation par les militaires de produits chimiques toxiques à base de PFAS [substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyles du type Fréon, NdT] dans les bases, qui ont été liés à une série de problèmes de santé pour le personnel en service actif.

 

Dans un communiqué commun, les Démocrates et les Républicains des deux commissions des services armés ont déclaré que ce projet de loi était un « accord bipartite et bicaméral » qui « mettait nos troupes et la sécurité des États-Unis au premier plan en continuant à reconstruire notre armée » et « se souciait des membres de nos forces armées et de leurs familles ».

Mais l’omission des dispositions concernant l’Arabie saoudite est particulièrement frappante, étant donné que le Congrès a adopté des mesures bipartites similaires plus tôt cette année – une qui interdirait le soutien américain à l’intervention au Yémen et une autre qui visait à bloquer les ventes d’armes « d’urgence » de Trump aux Saoudiens.

Trump a opposé son veto à ces deux mesures, mais comme le NDAA contient une autorisation de financement sous-jacente pour le Département de la Défense, il serait beaucoup plus difficile pour Trump d’opposer son veto à l’ensemble de ces mesures.

Le sénateur Jack Reed, le principal démocrate de la commission sénatoriale des services armés, a déclaré qu’il s’était battu pour que ces mesures soient incluses dans le projet de loi final, mais qu’il n’avait pas pu surmonter l’opposition des négociateurs républicains.

« En cette période de discorde importante, ce NDAA représente un compromis responsable qui renforce nos capacités de défense nationale », a déclaré Reed dans un communiqué.

« Il y a plusieurs points de politique environnementale et du Moyen-Orient pour lesquels je me suis battu jusqu’à la fin, mais je n’ai pas pu passer outre l’opposition farouche de l’administration et des républicains. Ils seront de nouveau sur ma liste de priorités quand nous commencerons ce processus l’année prochaine. »

Le financement du Pentagone a divisé les Démocrates sous Trump. Ceux de gauche, et la plupart des démocrates qui se présentent à la présidence en 2020, ont appelé à une réduction globale des dépenses militaires. Mais au Congrès, les Démocrates ont continué à soutenir des programmes de dépenses alors que les demandes budgétaires de Trump pour le Pentagone sont de plus en plus importantes.

Le contrôle des chiffres du budget incombe en grande partie aux commissions des services armés, dont les membres cherchent à assurer l’état de préparation militaire et accordent donc fréquemment plus de poids aux demandes du Pentagone.

De plus, l’administration Trump et la communauté de la politique étrangère ont passé des années à faire valoir que des augmentations massives sont nécessaires pour soutenir le passage à une stratégie de concurrence de grande envergure avec la Chine et la Russie.

En juin 2017, l’ancien secrétaire à la Défense James Mattis et l’ancien président de l’État-major interarmées, le général Joseph Dunford, ont témoigné que le Pentagone avait besoin d’une augmentation annuelle de 3 à 5 % de son budget jusqu’en 2023, ce qui représente des dizaines de milliards de dollars par an.

Dunford a déclaré que ces augmentations étaient nécessaires pour « maintenir le niveau compétitif » des forces armées, mais que de telles hausses massives placeraient les dépenses militaires américaines en temps de paix à des niveaux historiques jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’année dernière, la Commission de la stratégie de défense nationale, un groupe de professionnels de la sécurité nationale non politisés nommés par des membres des commissions des services armés de la Chambre des représentants et du Sénat, a publié un rapport faisant écho à la conclusion selon laquelle « une croissance annuelle réelle de 3 à 5 % est indicative des investissements nécessaires » pour concurrencer la Chine.

Mais alors que les progressistes ont enregistré une poignée de votes de protestation contre les augmentations passées, ils sortent maintenant en force pour dire qu’une telle augmentation ne devrait pas compromettre les priorités nationales.

Mark Pocan, un représentant démocrate du Wisconsin et ancien coprésident du Congressional Progressive Caucus, a déclaré que l’augmentation de 2020 était inexcusable alors que le gouvernement Trump réduisait les programmes sociaux.

« En même temps que ce gouvernement a réduit les bons d’alimentation, le programme Medicaid et les services de santé gynécologiques des Américains ordinaires, ce président veut ajouter plus de cent milliards de dollars pour poursuivre des guerres sans fin et non autorisées », a déclaré M. Pocan dans un communiqué lundi soir.

« C’est la définition du gaspillage gouvernemental. »

La Chambre et le Sénat devraient commencer à voter sur le projet de loi de compromis dès cette semaine.

 

Source : The Intercept, Alex Emmons, 10-12-2019

Source et Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

07/01/2020

LES IRAKIENS EXPULSENT LES MILITAIRES ÉTRANGERS DE LEUR TARRITOIRE !

Le Parlement irakien expulse les militaires étrangers d’Irak


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 5 janvier 2020

 

Comme nous l’avion prévu ici, ici et ici :

 

The National @TheNationalUAE - 14:34 UTC · 5 janv.2020
Le Parlement irakien a voté pour mettre fin à la présence de troupes étrangères en Irak, limiter
a possession d'armes à l'État irakien et déposer une plainte officielle contre les États-Unis à
l'ONU.

 

The Nation rapporte :

Le Parlement a voté sur un plan d'action en cinq points qui obligerait le gouvernement irakien à 
mettre fin à la présence de troupes étrangères dans le pays et à retirer sa demande d'assistance à
la coalition mondiale anti-État Islamique. Cela nécessitera une nouvelle législation pour annuler
l'accord existant. Le Parlement a également appelé le gouvernement à interdire l'utilisation de l'espace aérien
irakien à toute puissance étrangère. Le ministre irakien des Affaires étrangères a été chargé de se rendre à l'ONU pour déposer une
plainte officielle contre la frappe américaine.

Le Premier ministre irakien et l’ensemble du cabinet ont soutenu la résolution.

Avant le vote, le Premier ministre Adil Abdul-Mahdi a déclaré au Parlement qu’il devait rencontrer Soleimani un jour après son arrivée pour recevoir une lettre de l’Iran à l’Irak en réponse à une offre de désescalade que l’Arabie saoudite avait faite.

 

Les États-Unis ont assassiné Soleimani avant que la lettre ne puisse lui être remise. Abdul-Mahdi a également déclaré que Trump lui avait demandé de faire la médiation entre les États-Unis et l’Iran.

A t-il fait cela pour piéger Soleimani ? Il n’est donc pas étonnant qu’Abdul-Mahdi soit furieux.

La lettre du Premier ministre au Secrétaire général des Nations Unies et au Secrétaire du Conseil de sécurité des Nations Unies est ici.

Les troupes étrangères en Irak comprenaient environ 5 000 hommes des États-Unis ainsi qu’un certain nombre d’autres pays de l’OTAN engagés dans la formation des troupes irakiennes. Il y a également des troupes turques dans le nord de l’Irak qui luttent contre le PKK. Ceux-ci devront également partir mais ne le feront probablement pas volontairement.

Sans aucune base en Irak, la position américaine en Syrie deviendra intenable.

Elijah J. Magnier @ejmalrai - 14:40 UTC · 5 janv.2020
 
#Iran #IRGC commandant #QassemSoleimani a réussi à atteindre avec sa mort ce qu'il n'a pas pu 
atteindre de son vivant. Il s'agit de son dernier acte spectaculaire pour l'Iran et pour "l'Axe de
la Résistance"
: une législation obligeant les États-Unis à se retirer et à cesser toute forme de

collaboration.

Il est quelque peu ironique de voir que les États-Unis ont dépensé beaucoup de vies et d’argent pour « propager la démocratie » en Irak, avant d’être expulsés par un vote du parlement irakien.

Il y a un danger évident dans cette loi. L’administration Trump est maintenant susceptible de voir l’Irak comme complètement dans le camp iranien.

Cela n’a jamais été vrai et ne le sera jamais, mais c’est ainsi que cela sera vu.

Les États-Unis pourraient donc recommencer à payer – avec de l’argent saoudien ? – des extrémistes sunnites, c’est-à-dire ISIS, pour retourner la situation actuelle à leur avantage.

 

C’est une des raisons pour lesquelles je recommande à l’Irak d’inviter la Russie à former son armée.

 

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

 

 

ET AUSSI

ALERTE - Représailles: L'Iran a 13 scénarios, dans tous les cas, ce sera un cauchemar historique pour tous les Américains»

Publié par wikistrike.com sur 7 Janvier 2020, 10:01am

 

Catégories : #Politique internationale

ALERTE - Représailles: L'Iran  a 13 scénarios, dans tous les cas, ce sera un cauchemar historique pour tous les Américains»

Un haut responsable iranien de la sécurité a affirmé que Téhéran considérait plus d’une dizaine de scénarios pour venger la mort du général Soleimani, tué par les forces américaines.

Téhéran a envisagé 13 «scénarios de vengeance» en représailles à la frappe américaine qui a tué un haut commandant iranien en Irak, a déclaré mardi 7 janvier le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale.

«Les Américains doivent savoir que pour l'heure treize scénarios de vengeance ont été débattus au sein du Conseil et même si le consensus se forme autour du scénario le plus faible, sa mise en œuvre pourra être un cauchemar historique pour tous les Américains», a déclaré Ali Shamkhani cité par l'agence Fars.

Assassinat de Soleimani

Le général Soleimani, commandant de la force Al Qods, unité d'élite des gardiens de la Révolution, et architecte de la politique d'influence régionale de l'Iran, a été tué le 3 janvier près de l'aéroport de Bagdad dans une frappe américaine ordonnée par Donald Trump.

Les autorités iraniennes ont promis que sa mort ne resterait pas impunie.

Source http://www.wikistrike.com/2020/01/alerte-represailles-l-iran-a13-scenarios-dans-tous-les-cas-ce-sera-un-cauchemar-historique-pour-tous-les-americains.

 

ET AUSSI

Meurtre de Soleimani : que pourrait-il se passer ensuite ?


Par The Saker − Le 3 janvier 2020 − Source thesaker.is

2015-09-15_13h17_31-150x112

Nous devons commencer par résumer rapidement ce qui vient de se passer :

1 – Le général Soleimani était à Bagdad en visite officielle pour assister aux funérailles des Irakiens assassinés par les États-Unis le 29 décembre

2 – Les États-Unis ont officiellement revendiqué la responsabilité de ce meurtre

3 – Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a officiellement déclaré que « … de graves représailles attendent les criminels qui ont plongé leurs mains corrompues dans son sang et celui de ses compagnons martyrs la nuit dernière »


Les États-Unis et l’Iran s’enferment dans une impasse

Les Iraniens n’avaient tout simplement pas d’autre choix que de déclarer qu’il y aurait des représailles. Il y a quelques problèmes simples avec ce qui se passe ensuite. Regardons-les un par un :

1 – Tout d’abord, il est tout à fait évident, au vu des boniments et agitations chauvines du drapeau aux États-Unis, que l’oncle Shmuel est «armé et chargé» pour encore plus d’actions et de réactions machos.

En fait, le secrétaire à la Défense, Esper, a, pour l’essentiel, enfermé les États-Unis dans un coin du ring par ce que j’appellerais une «réaction excessive» en déclarant que «le jeu a changé» et que les États-Unis prendront des «mesures préventives» chaque fois qu’ils se sentiront menacés.

Ainsi, les Iraniens doivent supposer que les États-Unis réagiront de manière excessive à tout ce qui ressemble même de loin à des représailles iraniennes.

2 – Non moins alarmant est que cela crée les conditions absolument parfaites pour un faux drapeau du style « USS Liberty« . En ce moment, les Israéliens sont devenus un danger au moins aussi grand pour les militaires américains et leurs installations dans tout le Moyen-Orient que les Iraniens eux-mêmes. Comment ?

Facile ! Actionnez un missile / une torpille / une mine contre n’importe quel navire de l’US Navy et blâmez l’Iran. Nous savons tous que si cela se produit, les élites politiques américaines feront ce qu’elles ont fait la dernière fois : laisser les militaires américains mourir et protéger Israël à tout prix – lisez ici l’incident de l’USS Liberty si vous ne le connaissiez pas.

 

3 – Il existe également un risque très réel de «représailles spontanées» de la part d’autres parties – pas de l’Iran ni de ses alliés. En fait, dans son message, l’ayatollah Ali Khamenei a spécifiquement déclaré que «le martyr Soleimani est un emblème international de la Résistance et tous les amoureux de la Résistance demandent des représailles pour son sang. Tous les amis – ainsi que tous les ennemis – doivent savoir que le chemin du combat et de la résistance se poursuivra avec une volonté redoublée et la victoire finale attend fermement ceux qui combattent sur cette voie.»

 Il a raison, Soleimani était aimé et vénéré par beaucoup de gens du monde entier, certains pourraient décider de venger sa mort.

Cela signifie que nous pourrions bien voir une sorte de représailles qui, bien sûr, sera imputée à l’Iran, mais qui pourrait ne pas être du tout le résultat d’actions iraniennes.

4 – Enfin, si les Iraniens décident de ne pas riposter, nous pouvons être absolument sûrs que l’oncle Shmuel verra cela comme une preuve de son «invincibilité» présumée et prendra cela comme une licence pour s’engager dans des actions encore plus provocatrices.

 

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Un père spirituel embrasse son fils bien-aimé – Khamenei et Souleimani

Si nous regardons ces quatre facteurs ensemble, nous devrions arriver à la conclusion que l’Iran doit riposter et doit le faire publiquement.

Pourquoi ?

En effet, que les Iraniens exercent des représailles ou non, ils ont presque la garantie d’une autre attaque américaine en représailles pour tout ce qui ressemble à des représailles, que l’Iran soit impliqué ou non.

 

La dynamique de la politique intérieure américaine

Voyons ensuite la dynamique politique interne aux États-Unis.

J’ai toujours prétendu que Donald Trump était un «président Kleenex (jetable)» pour les néocons. Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Je veux dire que les néocons ont utilisé Trump pour faire toutes sortes de choses vraiment incroyablement stupides – à peu près toutes ses décisions politiques au sujet d’Israël et / ou de la Syrie – pour une raison très simple.

Si Trump fait quelque chose d’extrêmement stupide et dangereux, soit il s’en sortira, auquel cas les néocons seront satisfaits, soit il échouera ou les conséquences de ses décisions seront catastrophiques, alors les néocons le jetteront et le remplaceront par un individu encore plus servile, disons Pence ou Pelosi.

En d’autres termes, pour les les néocons, voir Trump faire quelque chose d’extrêmement dangereux et d’incroyablement stupide, est une situation gagnant-gagnant !

En ce moment, les Démocrates – toujours le parti préféré des néocons – semblent être décidés à commettre un suicide politique avec cette absurdité ridicule – et perfide ! – de destitution.

Pensez maintenant à cela du point de vue néocon. Ils pourraient peut-être amener les goyim américains à frapper l’Iran et se débarrasser de Trump en même temps. Je suppose que leur pensée sera quelque chose du genre :

Trump semble prêt à gagner en 2020. Nous n'en voulons pas. Cependant, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour déclencher une attaque américaine contre l'Iran depuis à peu près 1979. Que Trump le fasse. S'il «gagne» - quelle que soit la définition de la victoire, plus de détails ci-dessous - nous gagnons. S'il perd, les Iraniens seront encore dans un monde douloureux et nous pourrons toujours larguer Trump comme un préservatif usagé - utilisé pour forcer en toute sécurité quelqu'un sans aucun risque pour soi-même. De plus, si la région explose, cela aidera notre bien-aimé Bibi et unira la communauté juive américaine derrière Israël. Enfin, si Israël est attaqué, nous exigerons immédiatement - et, bien sûr, obtiendrons - une attaque massive des États-Unis contre l'Iran, soutenue par l'ensemble de l'establishment politique et des médias américains. Et, enfin, si Israël est durement touché, alors nous pouvons toujours utiliser nos armes nucléaires et dire aux goyim que «l'Iran veut gazer 6 millions de Juifs et effacer la seule démocratie du Moyen-Orient de la surface de la terre» ou quelque chose d'aussi insipide.

Depuis que Trump est entré à la Maison Blanche, nous l’avons vu lécher le cul du lobby israélien avec une délectation extrême, même selon les normes américaines. Je suppose que ce calcul signifie « avec le lobby israélien derrière moi, je suis en sécurité à la Maison Blanche ».

Il est évidemment trop stupidement narcissique pour réaliser qu’il a été manipulé depuis le début. À son crédit – ou à celui de l’un de ses principaux conseillers – il n’a pas permis aux néocons de déclencher une guerre majeure contre la Russie, la Chine, la RPDC, le Venezuela, le Yémen, la Syrie, etc. 

Mais l’Iran est un cas totalement différent, car il est la cible «numéro un» des néocons et Israël voulait le frapper et le détruire.

Les néocons ont même brodé cette devise «les gosses vont à Bagdad, les vrais hommes vont à Téhéran». Maintenant que l’oncle Shmuel a perdu toutes les guerres qu’il a choisies, et que les forces armées américaines n’ont plus de crédibilité, il est temps de restaurer l’image de soi «machiste» de l’oncle Shmuel et, en effet, «aller à Téhéran» pour leur causer du pays.

 

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Biden profite immédiatement de ces événements

 

Les Démocrates (Biden) disent déjà que Trump vient de «jeter un bâton de dynamite dans une poudrière», comme s’ils se souciaient de tout sauf de leurs propres objectifs mesquins et politiques et de leur pouvoir.

Pourtant, je dois admettre que sa métaphore est correcte – c’est exactement ce que Trump, et ses vrais patrons, ont fait.

Si nous supposons que j’ai raison dans mon évaluation que Trump est le «président jetable» des néocons / israéliens, nous devons également accepter le fait que les forces armées américaines constituent les «forces armées jetables» pour les néocons / israéliens et que les États-Unis en tant que nation sont aussi la «nation jetable» des susdits.

Il s’agit en effet d’une très mauvaise nouvelle, car cela signifie que du point de vue néocon / israélien, il n’y a aucun risque réel à jeter les États-Unis dans une guerre avec l’Iran.

En vérité, la position des Démocrates est un chef-d’œuvre d’hypocrisie qui peut se résumer comme suit : l’assassinat de Soleimani est un événement merveilleux, mais Trump est un monstre pour l’avoir assassiné.

À tous les coups on gagne. Génial, non ?

Quelle serait l’issue probable d’une guerre américaine contre l’Iran ?

J’ai écrit si souvent sur ce sujet que je n’entrerai pas dans tous les scénarios possibles ici. Tout ce que je dirai, c’est ce qui suit :

  • Pour les États-Unis, «gagner» signifie obtenir un changement de régime ou, à défaut, détruire l’économie iranienne.
  • Pour l’Iran, «gagner» signifie simplement survivre à l’assaut américain.

Il s’agit d’une énorme asymétrie qui signifie fondamentalement que les États-Unis ne peuvent pas gagner et que l’Iran ne peut que gagner.

Et non, les Iraniens n’ont pas à vaincre le CENTCOM ni l’OTAN ! Ils n’ont pas besoin de s’engager dans des opérations militaires à grande échelle. Il leur suffit d’être «debout» une fois la poussière retombée.

Ho Chi Minh a dit un jour aux Français : « Vous pouvez tuer dix de mes hommes pour chacun que je tue chez vous, mais même à ce niveau, vous perdrez et je gagnerai ».

C’est exactement pourquoi l’Iran finira par l’emporter, peut-être à un coût énorme – Amalek doit être détruit, non ? Mais ce sera malgré tout une victoire.

 

 

Voyons maintenant les deux types de scénarios de guerre les plus élémentaires : à l’extérieur de l’Iran et à l’intérieur

Les Iraniens, y compris le général Soleimani lui-même, ont déclaré à plusieurs reprises publiquement qu’en tentant d’entourer l’Iran et le Moyen-Orient de nombreuses forces et bases, les États-Unis ont fourni à l’Iran une longue liste de cibles lucratives.

Le champ de bataille le plus évident pour une guerre par procuration est clairement l’Irak où il y a beaucoup de forces pro et anti iraniennes pour créer les conditions d’un conflit long, et sanglant, Moqtada al-Sadr vient de déclarer que l’armée du Mahdi sera remobilisée.

Mais l’Irak est loin d’être le seul endroit où une explosion de violence peut avoir lieu : le Moyen-Orient entier est largement à la « portée » de l’Iran, que ce soit par attaque directe ou par attaque de forces sympathisantes ou alliées.

À côté de l’Irak, il y a aussi l’Afghanistan et, potentiellement, le Pakistan. En termes de choix des moyens, les options iraniennes vont des attaques de missiles aux frappes directes des forces spéciales, au sabotage et bien d’autres options.

La seule limitation ici est l’imagination des Iraniens et, croyez-moi, ils en ont beaucoup !

Si de telles représailles se produisent, les États-Unis auront deux options de base : frapper des amis et alliés iraniens à l’extérieur de l’Iran ou, comme Esper l’a maintenant suggéré, frapper à l’intérieur de l’Iran.

 

Dans ce dernier cas, nous pouvons supposer sans risque qu’une telle attaque entraînera des représailles iraniennes massives contre les forces et les bases américaines dans toute la région et une fermeture du détroit d’Ormuz.

Gardez à l’esprit la devise des néocons «les gosses vont à Bagdad, les vrais hommes vont à Téhéran», elle reconnaît implicitement le fait qu’une guerre contre l’Iran serait qualitativement, et même quantitativement, une guerre différente d’une guerre contre l’Irak.

Et, c’est vrai, si les États-Unis envisagent sérieusement de frapper à l’intérieur de l’Iran, ils seraient confrontés à une explosion qui rendrait mineures, en comparaison, toutes les guerres depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais la tentation de prouver au monde que Trump et ses serviteurs sont de «vrais hommes» par opposition à des «gosses» pourrait être trop forte, en particulier pour un président qui ne comprend pas qu’il est un outil jetable entre les mains des néocons.

 

Voyons maintenant ce qui ne se produira pas

La Russie et / ou la Chine ne s’impliqueront pas militairement dans le conflit. Les États-Unis n’utiliseront pas non plus cette crise comme prétexte pour attaquer la Russie et / ou la Chine.

Le Pentagone n’a clairement pas les cojones pour une guerre – conventionnelle ou nucléaire – contre la Russie et la Russie n’a aucune envie d’une guerre contre les États-Unis. Il en va de même pour la Chine.

Cependant, il est important de se rappeler que la Russie et la Chine ont d’autres options, politiques et secrètes, pour vraiment heurter les États-Unis et aider l’Iran. Il y a l’ONU, où la Russie et la Chine bloqueront toute résolution américaine condamnant l’Iran.

Oui, je sais, l’oncle Shmuel ne se soucie pas de l’ONU ou du droit international, mais ce n’est pas le cas de la plupart du reste du monde.

Cette asymétrie est encore exacerbée par la durée d’attention à quelque chose de l’oncle Shmuel – des semaines tout au plus – avec celle de la Russie et de la Chine qui se compte en décennies. Est-ce important ?

Absolument !

 

Si les Irakiens déclarent officiellement que les États-Unis sont une force d’occupation – ce qu’elle est – une force d’occupation qui se livre à des actes de guerre contre l’Irak – ce qu’elle fait – et que le peuple irakien veut voir l’oncle Shmuel, et ses propos hypocrites sur la « démocratie », remballer ses affaires et partir, que peut faire notre oncle Shmuel ?

Il essaiera de résister, bien sûr, mais une fois que la minuscule feuille de vigne du «nation building» (construction d’une nation) aura disparu, remplacée par une nouvelle occupation américaine odieuse et brutale, la pression politique exercée sur les États-Unis pour sortir de l’enfer deviendra extrêmement difficile à gérer, à l’extérieur, et même à l’intérieur des États-Unis.

En fait, la télévision d’État iranienne a qualifié l’ordre, donné par Trump, de tuer Soleimani de «plus grosse erreur de calcul des États-Unis» depuis la Seconde Guerre mondiale. « Les habitants de la région ne permettront plus aux Américains de rester », a-t-elle ajouté.

Ensuite, la Russie et la Chine peuvent aider l’Iran militairement avec des renseignements, des systèmes d’armes, des conseillers et économiquement, de manière ouverte ou secrète.

Enfin, la Russie et la Chine ont toutes les deux les moyens, disons-le, de «suggérer fortement» à d’autres cibles dans la «liste de pays à frapper» tenue par les États-Unis, que c’est maintenant le moment idéal pour attaquer les intérêts américains – par exemple, en Extrême-Orient [ou en Amérique du Sud, NdT].

Ainsi, la Russie et la Chine peuvent et vont aider, mais elles le feront avec ce que la CIA aime appeler un «déni plausible».

 

 

Retour à la grande question : que peut / va faire l’Iran ensuite ?

Les Iraniens sont des joueurs beaucoup plus sophistiqués que les Américains, généralement plus ignorants.

Donc, la première chose que je suggérerais est qu’il est peu probable que les Iraniens fassent quelque chose que les États-Unis attendent d’eux.

Soit ils feront quelque chose de totalement différent, soit ils agiront beaucoup plus tard, une fois que les États-Unis auront baissé la garde – comme ils le font toujours après avoir déclaré la «victoire».

J’ai demandé à un ami iranien bien informé s’il était encore possible d’éviter la guerre. Voici ce qu’il a répondu :

Oui, je crois que la guerre à grande échelle peut être évitée. Je crois que l'Iran peut essayer d'utiliser son influence politique pour unir les forces politiques irakiennes et demander officiellement le retrait des troupes américaines en Irak. Renvoyer les États-Unis hors d'Irak signifiera qu'ils ne pourront plus occuper l'est de la Syrie, car leurs troupes seront en danger entre deux États hostiles. Si les Américains quittent la Syrie et l'Irak, ce sera la vengeance ultime pour l'Iran sans avoir tiré un seul coup de feu.

Je dois dire que je suis d’accord avec cette idée : l’une des choses les plus douloureuses que l’Iran pourrait faire ensuite serait d’utiliser cet événement vraiment incroyablement imprudent pour expulser les États-Unis d’Irak en premier, et de Syrie ensuite.

Cette option, si elle peut être exercée, pourrait également protéger la vie et la société iranienne d’une attaque américaine directe.

Enfin, une telle issue donnerait au meurtre du général Soleimani un sens très différent et beau : le sang du martyr a libéré le Moyen-Orient !

Enfin, si telle est bien la stratégie choisie par l’Iran, cela ne signifie nullement que sur le plan tactique les Iraniens n’essaieront pas de faire payer les forces américaines dans la région ou même ailleurs sur la planète.

Par exemple, il y a des rumeurs plutôt crédibles selon lesquelles la destruction du vol PanAm 103 au-dessus de l’Écosse n’était pas une action libyenne, mais iranienne en représailles directe pour l’attaque délibéré par l’US Navy de l’Airbus 655 au-dessus du golfe Persique.

Je ne dis pas que je sais pertinemment que c’est ce qui s’est réellement passé, mais seulement que l’Iran a des options de représailles non limitées au Moyen-Orient.

 

Conclusion : nous attendons la prochaine décision de l’Iran

Le Parlement irakien devrait débattre d’une résolution demandant le retrait des forces américaines d’Irak. Je dirai simplement que même si je ne crois pas que les États-Unis accepteront gentiment, cela placera le conflit dans le domaine politique.

C’est – par définition – beaucoup plus souhaitable que toute forme de violence, aussi justifiée qu’elle puisse paraître. Je suggère donc fortement à ceux qui veulent la paix de prier pour que les députés irakiens fassent preuve d’honneur et de courage et disent à l’oncle Shmuel ce que tous les pays ont toujours voulu des États-Unis : Yankees, go home !

Si cela se produit, ce sera une victoire totale pour l’Iran et une nouvelle défaite abjecte, une auto-défaite vraiment, pour l’oncle Shmuel. C’est le meilleur de tous les scénarios possibles.

Mais si cela ne se produit pas, tous les paris sont ouverts et l’élan déclenché par ce dernier acte de terrorisme américain entraînera de nombreuses victimes.

 

À l’heure actuelle (19:24 UTC), je pense toujours qu’il y a environ 80% de chances de guerre à grande échelle au Moyen-Orient et, encore une fois, je laisse 20% du reste de l’aléa à l’émergence d’«événements inattendus», espérons-les bons.

 

Par The Saker

Source et Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

05/01/2020

IRAN / USA LE SITE DES COMBATTANTS VOLONTAIRES EXPLOSE !

Iran/USA: Le site web américain des volontaires pour aller se battre a explosé

Publié par wikistrike.com sur 4 Janvier 2020, 14:13pm

 

Iran/USA: Le site web américain des volontaires pour aller se battre a explosé

Le site du Selective Service System est resté inaccessible en raison d'un trafic trop important après l'opération américaine menée en Irak le 3 janvier.

Une conscription d'office ne semble néanmoins pas envisageable.

La panique serait-elle en train de gagner les Etats-Unis ? En effet, après l’opération menée par les Etats-Unis en Irak le 3 janvier – au cours de laquelle le général Qassem Soleimani, chef de la force al-Qods (branche des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures), a trouvé la mort – le site du Selective Service System (SSS), agence gouvernementale gérant la conscription aux Etats-Unis, était inaccessible.

Sur Twitter, le SSS a affirmé que «à la suite de la propagation de la désinformation, notre site connaît actuellement un trafic très élevé», précisant que «si vous essayez de vous inscrire ou de vérifier votre inscription, merci de revenir plus tard dans la journée car nous travaillons à la résolution de ce problème».

 

En effet, après l’intervention américaine, la rumeur d’un conflit ouvert avec l’Iran s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, si bien que les mots-clefs «WorldWarIII» (Troisième guerre mondiale) ou encore «TrumpsWar» (La guerre de Trump) ont longtemps occupé la première place des tendances sur Twitter.

 

Le site du SSS était encore inaccessible, ce 4 janvier à 11h.

Si le service militaire obligatoire a bien disparu en 1973 – les Etats-Unis préférant se doter d’une armée de métier composée de volontaires – le SSS est resté en fonction pour les hommes âgés de 18 à 25 ans, qui sont tenus de s’y enregistrer au cas où la conscription devrait être réactivée.

Mais sur Twitter, le SSS a rappelé que «dans le cas où une urgence nationale nécessiterait de recourir à la conscription, le Congrès et le président devraient adopter une législation officielle pour autoriser cette conscription».

 

En cas de guerre avec l’Iran, la conscription pour les inscrits au SSS ne pourrait donc être réactivée qu’après avoir reçu l’aval de Donald Trump et des élus du Sénat ainsi que de ceux de la Chambre des représentants, ce qui ne semble pas être à l'ordre du jour.

Source: https://francais.rt.com/international/69712-site-conscription-armee-americaine-sature-menace-conflit-iran