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16/01/2018

PRESSIONS SUR LA RÉPUBLIQUE DE DONETSK....

 

Pressions pour fermer la représentation de la République de Donetsk

Publié le 15 janvier 2018 - par

 

Fin septembre 2017, Hubert Fayard, un élu patriotique, qui a effectué plusieurs voyages dans le Donbass, a ouvert la représentation de la République de Donetsk en France.

Le statut juridique repose sur la loi 1901 et il est donc question d’une association légale. De nombreux Français savent que cette guerre fratricide menée (deux peuples slaves, européens et orthodoxes, sont poussés par des financiers à se faire la guerre) dans le Donbass est encore un procédé pour déstabiliser des nations et mener la guerre contre la Russie.

C’est le régime de Kiev, dirigé par des forces mondialistes, qui a demandé à la justice française de faire fermer la représentation de la DNR en France.

 

La justice française va trouver des accusations et montrer sa fonction purement politique car, par exemple, le comité pour l’autodétermination de la Catalogne Nord n’est, lui, pas interdit !

Le ministère français des Affaires étrangères. « Le Quai d’Orsay avait indiqué n’accorder « aucune reconnaissance officielle » à cette représentation, « qui ne dispose pas d’un statut diplomatique ».

 

Le ministère avait ajouté avoir « transmis des éléments au procureur de la République » d’Aix-en-Provence, compétent en raison de la domiciliation juridique de l’association.

 

Ce dernier, soulignant que l’association loi 1901 derrière cette représentation s’était constituée « en lien direct avec le conflit russo-ukrainien qui perdure depuis 2013 », estime son objet « illicite » et l’a assignée devant le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence », écrit France 3, confirmant l’action politique dans la justice ou la collaboration de la justice aux ordres du politique https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-co....

 

Plus loin, on lit que le procureur d’Aix-en-Provence transforme les faits sur le statut légal de la représentation de la DNR en accusant l’association de jouer un rôle diplomatique et de produire des passeports,  « l’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’Etats étrangers est strictement encadrée par le droit international » et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée « République populaire de Donetsk ». 

Hubert Fayard dénonce les accusations du procureur car « nous sommes une association, nous ne délivrons pas de documents ou de passeports. On respecte la loi ».

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré ne pas reconnaître ce Centre mais personne ne le lui demandait puisque le ministère des Affaires étrangères n’a pas à reconnaître les associations !

Le ministère des Affaires étrangères a transmis au procureur « des éléments », puisqu’il estime l’objet de l’association illicite.

« Mais en quoi est-il illicite de chercher à développer les échanges avec cette région du monde et d’informer, certes différemment de la ligne officielle ? Justement, ce n’est pas illégal, donc il a donc fallu trouver autre chose », s’indigne Karine Bechet-Golovko journaliste pour Novorossia Today et docteur en droit.

 

Le procureur accuse l’association d’être une mission diplomatique.

 

« L’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’Etats étrangers est strictement encadrée par le droit international » et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée  « République populaire de Donetsk ».

 

« Il s’appuie sur le droit français et la Convention de Vienne, qui fondent les relations internationales », explique Karine Bechet-Golovko et invite le procureur à suivre le droit et à ne pas suivre des explications fausses pour répondre à l’ordre du politique, « Entièrement d’accord, les missions diplomatiques sont encadrées par le droit international…

Mais qui parle d’une mission diplomatique ici ? Personne. Sauf le procureur qui doit bien trouver un objet illégal, car celui déclaré et réalisé par l’association est un peu trop légal.

Que la France ne reconnaisse pas la république de Donetsk, c’est son droit. Mais cela n’implique pas l’interdiction pour des associations de développer des actions de coopération avec des institutions y résidant », écrit  Karine Bechet-Golovko.

L’ingérence du politique ne fait pas de doutes.

La France soutient le régime de Kiev alors que ce dernier fait revivre les idées nazies et bandéristes et appelle à tuer les russophones et à laisser vivre leurs enfants dans les caves !

« En revanche, l’association appelée Comité pour l’autodétermination de la Catalogne Nord, enregistrée en France et qui a pour but de préparer la sécession d’une partie du territoire français, n’inquiète, même après les derniers évènements en Espagne, ni le ministère des Affaires étrangères, ni le procureur », souligne toujours Karine Bechet-Golovko. 

C’est bien la preuve que la justice en France tout comme ses média sont aux ordres du politique et que le politique veut censurer, interdire, des associations citoyennes pourtant construites sur la légalité du droit mais qui pensent autrement que le pouvoir politique actuel.

Preuve que la France fait taire les Français qui pensent autrement que la ligne politique officielle.

Hubert Fayard, contacté par la rédaction tient à rajouter, « la République Populaire de Donetsk autoproclamée par voie de référendum existe. Je pensais que notre président serait plus ouvert au pragmatisme, mais ce n’est malheureusement pas le cas. 

Un Etat existe, il fonctionne et les Français qui se sont rendus à Donetsk sont tous étonnés de voir une ville entretenue avec des services publics qui fonctionnent en dépit des bombardements ukrainiens. De plus, ne pas regarder la réalité comme le fait actuellement la politique étrangère de la France ne réglera rien, tout au contraire. Alors, cette attaque judiciaire sous pression ukrainienne ne me fera pas taire. Je suis un citoyen français, un élu français et je continuerai à faire entendre la voix du peuple du Donbass qui se bat légitimement pour vivre comme il le souhaite ». Berlioz disait : « Toutes les pierres que l’on me jette, nous serviront à construire notre piédestal ! »

Aujourd’hui, toutes les attaques militaires, judiciaires, médiatiques ou diplomatiques contre le peuple du Donbass, renforcent un peu plus chaque jour la justesse de leur combat pour construire le piédestal de la liberté !

Enfin, j’invite Madame la représentante de la France à Kiev de faire preuve de plus d’impartialité et non d’être le larbin des autorités corrompues et parfois néo-nazies ukrainiennes.

Pourquoi ne s’est-elle jamais rendue à Donetsk ? Elle est libre, mais elle ne l’est certainement pas, ni dans sa tête, ni dans ses gestes… »

Olivier Renault   https://ripostelaique.com/

14/01/2018

L' ACCORD NUCLÉAIRE EN IRAN ET WASHINGTON .....

14 janvier 2018

Washington doit respecter le plan d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien dont la révision serait une violation du droit international, a indiqué à Sputnik le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

Konstantin Kossatchev, membre du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), a expliqué à Sputnik pourquoi les États-Unis n'ont pas le droit de violer l'accord nucléaire avec l'Iran.

«Dans tous les manuels de droit international, l'accomplissement de bonne foi des obligations internationales est présenté comme un des principes fondamentaux», a-t-il déclaré.

Cette norme figure dans le préambule de la Charte de l'Onu.

 

Selon la convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités, la mise en œuvre de chaque traité international est obligatoire pour ses signataires et ils doivent l'appliquer de bonne foi.

 

Il n'est pas possible pour un Etat d'invoquer son droit national pour justifier la violation d'un traité international dont il est signataire, a ajouté M.Kossatchev.

 

«Ainsi, toutes les tentatives que fera la partie américaine pour réviser le plan d'action conjoint sans l'accord de toutes les parties seront une violation pure et simple du droit international.

Ce seront également un signal fort donné à la remise en cause du régime de non-prolifération [nucléaire, ndlr] puisque les dirigeants d'une puissance nucléaire au moins pourront agir de manière complètement opposée à leurs prédécesseurs», a souligné le sénateur russe.

Selon lui, c'est une tendance extrêmement dangereuse et elle dépasse largement le cadre du plan d'action conjoint.

«Il ne reste qu'à espérer que la compréhension des principes fondamentaux du droit international est plus profonde et honnête dans les capitales européennes auxquelles l'appel de Trump est adressé», a conclu M.Kossatchev.

Auparavant, le Président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre part à la révision de l'accord nucléaire avec Téhéran.

En cas de refus, il avait menacé de renoncer à ce traité.

 

Le plan d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien a été conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 (États-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) le 14 juillet 2015, après douze ans de crises diplomatiques et d'âpres négociations.

 

Qualifié à l'époque d' «historique», le texte, qui encadre les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d'une levée progressive des sanctions frappant la République islamique, est profondément fragilisé depuis la décision par Donald Trump de ne pas certifier au Congrès que Téhéran en respecte les termes.

source

UKRAINE, LA CRIMÉE ET POUTINE........

14 janvier 2018

La Crimée continuera d'accueillir des étrangers, tandis que la politique de Kiev ne fera que limiter le nombre de voyages en Ukraine, a affirmé à Sputnik le président de la Chambre civile de Crimée, Grigori Ioffe.

Par la politique qu'elles mènent, les autorités ukrainiennes ne pourront que réduire le nombre de voyages dans leur pays sans pour autant contenir le nombre des visites d'étrangers en Crimée, a déclaré à Sputnik Grigori Ioffe, président de la Chambre civile de la Crimée.

«Impossible de réduire le nombre des visites des étrangers en Crimée. Elles [les autorités ukrainiennes, ndlr] ne feront que limiter les voyages en Ukraine.

Ce qui risque d'engendrer de sérieux problèmes pour elles», a-t-il noté.

Toujours selon Grigori Ioffe, les autorités ukrainiennes font simplement semblant de lutter pour le passage de la Crimée sous leur juridiction, comprenant très bien que cela n'arrivera jamais.

La crise «psychologique» du régime ukrainien dans sa perception de la région de Crimée s'aggrave de plus en plus, a-t-il constaté.

 

«La Crimée possède les moyens d'accueillir les visiteurs arrivant de différentes destinations.

Il n'y a pas que l'Ukraine.

La construction du pont du détroit de Kertch [qui reliera la Crimée au territoire de Krasnodar, ndlr] sera bientôt achevée», a-t-il rappelé.

Le Service ukrainien des gardes-frontières avait précédemment déclaré avoir interdit l'année dernière l'entrée du pays à 1.500 étrangers parce que ceux-ci s'étaient rendus en Crimée.

Il a précisé qu'il avait enregistré depuis le début de l'année plus de 30 personnes qui avaient effectué des voyages en Crimée, violant la législation ukrainienne.

 

La Crimée et la ville de Sébastopol sont redevenues russes à l'issue d'un référendum tenu en mars 2014 dans le sillage de la crise politique en Ukraine consécutive au renversement du Président Viktor Ianoukovitch en février de la même année.

À l'issue du scrutin, dont les résultats ne sont pas reconnus par Kiev et ses partenaires occidentaux, plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie.

 

L'Ukraine estime toujours que la Crimée lui appartient, bien que la direction russe ait plus d'une fois indiqué que le référendum s'était tenu dans le plein respect du droit international et la Charte des Nations unies. 

Vladimir Poutine a déclaré que le dossier de la Crimée était «définitivement clos».

source

12/01/2018

SYRIE, ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU, ÇA CE CORSE ?

12 janvier 2018
Moscou accuse Washington de bloquer l'aide humanitaire dans une région «de facto occupée» en Syrie

Alors que Washington maintient la présence de ses troupes dans la région d'al-Tanf, en Syrie, un camp de réfugiés se voit privé d'aide humanitaire.

 

Moscou dénonce une «occupation» de la zone et demande la levée des restrictions d'accès à la zone.

Le 12 janvier, le ministère russe des Affaires étrangères a exigé que toutes les restrictions à l'accès des convois humanitaires au camp de réfugiés syrien de Rukban, situé dans la région d'al-Tanf, soient levées. Moscou a souligné «la nécessité de respecter la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de la Syrie», afin de permettre l'application du droit humanitaire international et l'acheminement des biens de première nécessité sur place.

 

Situé dans la région d'al-Tanf, dont la diplomatie russe a estimé qu'elle était «de facto occupée par les forces armées américaines», le camp de réfugiés de Rukban échappe au contrôle du gouvernement syrien – une situation condamnée par la Russie. 

«L'entraînement de combattants armés issus de groupes illégaux se poursuit dans les positions tenues par les Etats-Unis dans la région», a souligné le ministère dans un communiqué.

Par le passé, le ministère russe de la Défense avait déjà accusé l'armée américaine d'entraîner des combattants dans la région d'al-Tanf, y compris des djihadistes de l'Etat islamique.

 

Moscou avait en outre fait part de ses préoccupations après avoir constaté que plusieurs attaques avaient été conduites par ces derniers depuis cette zone. 

Environ 60 000 réfugiés syriens vivent actuellement dans des conditions extrêmement précaires à l'intérieur du camp de Rukban.

Manque de nourriture, de dispositifs sanitaires ou d'aide médicale...

Un premier convoi humanitaire arrivé de Jordanie avait déjà pu accéder au camp le 8 janvier dernier, mais la «frontière» érigée par les Etats-Unis demeure «hermétiquement close», selon Moscou, empêchant ainsi les convois des Nations unies d'accéder au camp.

 

L'armée américaine «porte l'entière responsabilité» de la situation humanitaire dans la région d'al-Tanf aux yeux de Moscou.

De son côté, Washington assure que ses troupes ne maintiennent leur présence sur les lieux que pour combattre le terrorisme.

Une affirmation jugée «non-convaincante» par la Russie.

source

L' IRAN , LE PRINCIPAL PARRAIN DU TERRORISME ???

  

Des vétérans du renseignement rappellent à Trump que l’Iran n’est pas le « principal parrain du terrorisme »

 

Par Veteran Intelligence Professionals for Sanity | 21 décembre 2017 

 

Le fameux groupe d’anciens membres du renseignement étasunien exhorte le président Trump à mettre fin aux fausses déclarations de son gouvernement disant que l’Iran serait le principal État à parrainer le terrorisme, alors qu’en réalité ce sont des alliés américains comme l’Arabie saoudite qui en sont

 

nettement plus coupables.

MEMORANDUM POUR : Le Président

DE : Veteran Intelligence Professionals for Sanity

 

 

SUJET : L’Iran est il « Le principal parrain du terrorisme » ?

 

Nous sommes préoccupés par les récentes déclarations publiques, stridentes et brutales, de membres clés de votre administration qui dépeignent l’Iran en termes très alarmistes.

 

L’Américain moyen, sans connaissance de l’histoire, peut facilement être persuadé que l’Iran représente une menace imminente et qu’il n’y a pas d’autre alternative pour nous qu’un conflit militaire.

Nous trouvons cette histoire inconfortablement familière. Il y a dix ans, l’ancien président George W. Bush envisageait une guerre avec l’Iran lorsque, en novembre 2007, les analystes des services de renseignement ont publié une évaluation officielle du renseignement national (NIE) démystifiant les idées reçues, à savoir que l’Iran était sur le point de se doter d’une arme nucléaire. 

La NIE a conclu que l’Iran avait cessé de travailler sur l’arme nucléaire depuis 2003.

 

Dans ses mémoires intitulées « Decision Points » le président Bush a écrit que les conclusions « à faire sortir les yeux de la tête » des services de renseignement lui avaient forcé la main. 

 

Il a ajouté cette question rhétorique : « Comment expliquer l’utilisation de l’armée pour détruire les installations nucléaires d’un pays alors que la communauté du renseignement déclare que celui-ci n’a pas de programme d’armement nucléaire actif ? ».

Nous pensons que vous faites face à une situation similaire aujourd’hui. Mais au lieu de prétendre faussement que l’Iran possède des armes nucléaires, le nouveau canard pour justifier la guerre avec l’Iran est l’affirmation selon laquelle l’Iran demeure « le principal État au monde à parrainer le terrorisme ».

 

Cette affirmation est fausse, comme nous vous l’expliquons ci-dessous.

* * *

L’un des grands mensonges récurrents et bipartisans que l’on tente de faire avaler au public, avec l’aide enthousiaste de médias particulièrement complaisants, est que l’Iran est le principal commanditaire du terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.

Dans la récente présentation de Stratégie de sécurité nationale pour 2018 de votre administration, on présente ce pays ainsi :

« L’Iran, premier pays au monde à parrainer le terrorisme, profite de l’instabilité pour étendre son influence par le biais de ses partenaires et de ses mandataires, de la prolifération des armes et du financement. (…)

L’Iran continue de perpétuer le cycle de la violence dans la région, causant de graves dommages aux populations civiles. »

Ces sentiments sont répercutés par plusieurs autres pays du Moyen-Orient.

Le ministre des affaires étrangères d’Arabie saoudite, Adel al-Jubeir, par exemple, a déclaré en octobre 2015 que l’Iran « est le plus gros sponsor du terrorisme dans le monde, et travaille pour déstabiliser la région ».

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a, de manière bien calculée, refusé de mentionner que 15 des 19 terroristes qui ont détourné les avions et ont attaqué l’Amérique, le 11 septembre 2001, étaient des Saoudiens, pas des Iraniens.

Et, alors que l’Iran a été un promoteur actif du terrorisme il y a deux décennies, il n’est plus actuellement à la pointe du terrorisme mondial. Ironiquement, cette douteuse distinction est maintenant décernée aux accusateurs de l’Iran, l’Arabie saoudite elle-même.

 

La présentation de l’Iran comme « le leader mondial des pays soutenant le terrorisme » n’est pas étayée par les faits.

Même si l’Iran est coupable d’avoir, naguère, utilisé le terrorisme comme outil de politique nationale, l’Iran de 2017 n’est plus l’Iran de 1981.

Dans les premiers jours de la République Islamique, des agents spéciaux iraniens perpétraient régulièrement des attentats à la voiture piégée, des enlèvements et des assassinats de dissidents et de citoyens étasuniens.

Ce n’est plus le cas depuis de nombreuses années.

Malgré les fréquentes déclarations émises par des fonctionnaires des États-Unis, prétendant que l’Iran est engagé dans le terrorisme, nous nous contentons, pour notre part, de noter que les incidents enregistrés chaque année par le Patterns of Global Terrorism du Département d’État attribue rarement un incident terroriste, directement ou indirectement, à l’Iran.

 

Les relations de l’Iran avec le Hezbollah ont également évolué radicalement.

Dans les premières années de la République islamique, le Hezbollah était souvent un proxy et un sous-traitant pour l’Iran. Mais au cours des 20 dernières années, le Hezbollah est devenu une force politique par et en elle même.

 

En 2006, dans le Sud-Liban, il a combattu Israël jusqu’à l’arrêter, ce qui a été un moment décisif dans la transformation du Hezbollah en une armée conventionnelle.

Pendant les années suivantes, le Hezbollah, qui fait maintenant partie du gouvernement libanais, s’est également détourné de la violence radicale religieuse, qui est maintenant l’apanage des extrémistes sunnites comme État islamique.

 

La réponse asymétrique de l’Iran

Quand l’Iran est passé sous la domination de l’Ayatollah, en 1979, son rôle dans des attentats terroristes comme le kidnapping d’otages américains, l’attentat à la bombe contre l’Ambassade des États-Unis et une garnison de Marines au Liban, a alimenté une compréhensible animosité à l’égard de l’Iran.

Mais les actions de l’Iran n’ont pas été motivées par une haine aveugle ou des points de vue religieux radicaux.

Pour l’Iran, le terrorisme était une sorte d’arme contre des ennemis bien plus puissants, principalement les États-Unis, qui fournissaient une aide militaire et informationnelle au voisin et ennemi de l’Iran, l’Irak.

 

Les Iraniens se sont également montrés pragmatiques en entretenant des relations directes avec Israël. Pendant les premiers jours de la révolution iranienne, les Mollahs, à l’opposé de leur dénonciation publique d’Israël, ont bien accueilli un soutien militaire secret de la part des Israéliens.

Israël a été tout aussi pragmatique.

Les dirigeants israéliens ont ignoré les Mollahs tout en apportant leur soutien pour aider à contrer la menace posée par le président irakien Saddam Hussein.

Un cas classique de l’ennemi de mon ennemi est mon ami.

L’image publique de l’Iran comme foyer des terroristes fanatiques a été effacée depuis le mois d’août 1998 et les attentats contre des ambassades étasuniennes en Afrique de l’Est, menés par al-Qaïda et d’autres entités radicales sunnites.

 

La liste des attaques terroristes depuis 2001, liste tenue par le Gouvernement des États-Unis, montre une baisse spectaculaire de la violence menée par l’Iran et une flambée parallèle d’actes horribles menés par des radicaux sunnites qui ne sont pas alignés avec l’Iran.

 

La dernière édition du Global Terrorism Index, publiée par le Département de la Sécurité intérieure, montre que quatre groupes sont à l’origine de 74% de tous les décès dus au terrorisme en 2015 :

Boko Haram, al-Qaïda, les Talibans et État islamique.

 

 

Treize des 14 groupes musulmans activement hostiles aux États-Unis, identifiés par la communauté du renseignement étasunienne, sont sunnites, pas chiites, et ne sont pas pris en charge par l’Iran :

– État Islamique (sunnite)

– Le front al-Nusra (sunnite)

– al-Qaida (sunnite)

– al-Qaida au Maghreb (sunnite)

– al-Qaida dans la péninsule arabique (sunnite)

– Boko Haram (sunnite)

– Al-Shabbab (sunnite)

– Le groupe Khorassan (sunnite)

– Les Frères musulmans (sunnite)

– Le groupe Abu Sayyaf des Philippines (sunnite)

– Les Talibans du Pakistan et d’Afghanistan (sunnites)

– Lashgar i Taiba (sunnite)

– Jemaa Islamiya (sunnite)

– Les Houthis (chiites)

La dernière attaque terroriste majeure liée à l’Iran, faisant de nombreuses victimes, s’est déroulée au mois de juillet 2012, un attentat contre un bus de touristes israéliens en Bulgarie. 

À cette époque l’Iran a abandonné sa récente politique de non-utilisation du terrorisme en représailles au rôle d’Israël, tel que l’Iran le percevait, à cause de l’assassinat de cinq scientifiques iraniens travaillant sur le programme nucléaire iranien, entre janvier 2010 et janvier 2012 (les dates et les noms de ceux qui ont été attaqués sont en annexe).

On peut facilement imaginer l’indignation et la soif de vengeance qui balaieraient les États-Unis si les Américains pensaient qu’un pays étranger a envoyé des agents spéciaux  pour assassiner les ingénieurs et les scientifiques travaillant sur des projets sensibles pour la défense de leur pays.

 

Opérations spéciales

L’Iran a été touché par d’autres attaques terroristes, portant cette fois l’empreinte d’un soutien de la part des États-Unis.

L’auteur Sean Naylor, dans son Livre « Relentless Strike »[Frappes permanentes], détaille l’historique des opérations effectuées par le Joint Special Operations Command (JSOC) étasunien au cours des 30 dernières années, et met en lumière cette inconfortable vérité :

« Des membres du JSOC ont également travaillé avec les Moudjahidin-e-Khalq (MEK) [Moudjahidines du peuple], un groupe militant iranien qui s’est exilé en Irak aprèêtre rentréen conflit avec les ayatollahs de Téhéran.

Le Département d’État avait placé le MEK sur sa liste des organisations terroristes désignées, mais cela n’a pas empêché le JSOC d’adopter une attitude du genre ‘l’ennemi de mon ennemi est mon ami’ envers ce groupe.

‘C’est un groupe de gens qui peuvent facilement franchir la frontière, et qui sont prêts à nous aider quand nous voulons toucher l’Iran’, a déclaré un officier des opérations spéciales. »

 

 

Le MEK a été classé groupe terroriste, jusqu’à ce que les États-Unis aient décidé que tant que le MEK permettrait de tuer des Iraniens plutôt que des Américains, ce ne serait plus un groupe terroriste.

Le parcours terroriste du MEK est tout à fait visible. Parmi plus d’une douzaine d’exemples au cours des quatre dernières décennies, en voici quatre bien caractéristiques :

Durant les années 1970, le MEK a tué du personnel militaire et des civils étasuniens travaillant sur des projets de défense à Téhéran, et a soutenu la prise de contrôle de l’Ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979.

En 1981, le MEK a fait exploser des bombes au siège social du Parti de la République islamique et au bureau du Premier ministre, tuant près de 70 hauts responsables iraniens, y compris le Président, le Premier ministre et le ministre de la Justice iraniens.

En avril 1992, le MEK a mené des attaques quasi simultanées contre des ambassades et des installations iraniennes dans 13 pays, démontrant la capacité du groupe à monter des opérations de grande envergure à l’étranger.

En avril 1999, le MEK, a visé des officiers de l’armée et assassiné le chef adjoint de l’état-major général des Forces armées iraniennes.

En dépit de cet historique, un défilé de dirigeants politiques et militaires bipartisans ont fait du lobbying pour le compte de MEK et ont été bien rémunérés pour cela.

 

Une mauvaise stratégie

En un ironique retour de bâton, la guerre étasunienne de 2003 contre l’Irak a joué un rôle essentiel dans la résurgence de l’Iran en tant que puissance régionale.

Saddam Hussein a été remplacé par des chiites qui avaient trouvé refuge en Iran depuis de nombreuses années et les institutions baasistes, y compris l’Armée, ont été prises en charge par des Irakiens ayant des accointances avec Téhéran.

L’Iran est sorti vainqueur en Irak et, avec l’accord sur le nucléaire de 2015, les relations commerciales ou autres de l’Iran se sont améliorées avec des alliés importants de l’OTAN et d’autres grands acteurs de la scène mondiale, la Russie et la Chine en particulier.

 

Les discours officiels sur les importants sujets de sécurité nationale doivent être fondés sur des faits. L’utilisation d’hyperboles pour décrire des activités terroristes iraniennes peut être contre-productif.

Pour cette raison, nous attirons l’attention sur la récente déclaration de l’ambassadrice Nikki Haley prétendant qu’il est difficile de trouver un « groupe terroriste au Moyen-Orient qui n’est pas recouvert partout d’empreintes digitales de l’Iran ».

 

 La vérité est tout autre. La majorité des groupes terroristes de la région ne sont ni des créatures, ni des marionnettes de l’Iran. État islamique, al-Qaïda et al-Nusra en sont trois des plus réputés qui viennent à l’esprit.

Vous vous êtes présenté comme quelqu’un qui est prêt à dire les vérités, même difficiles, face à la pression de l’establishment et à ne pas accepter le statu quo. Pendant la campagne, vous avez parlé de l’invasion de l’Irak comme d’une erreur historique de proportions épiques.

Vous avez aussi correctement capté l’humeur de beaucoup d’Américains fatigués de cette guerre constante contre des terres lointaines.

Pourtant, le torrent de mises en garde de Washington à propos de soi-disant dangers posés par l’Iran et de la nécessité de se confronter à lui sont largement perçus comme des étapes vers le non respect de votre promesse de ne pas être entraînés dans de nouvelles guerres.

 

Nous vous encourageons à réfléchir sur la mise en garde que nous avons présentée au Président George W. Bush, il y a près de 15 ans, à un tournant historique similaire :

« Après avoir regardé le Secrétaire Powell aujourd’hui, nous sommes convaincus que vous seriez bien mieux servi si vous vouliez élargir la discussion (…) au-delà du cercle de ces conseillers clairement obsédés par une guerre pour laquelle nous ne voyons aucune raison impérieuse et dont nous prévoyons que les conséquences mal calculées sont susceptibles d’être catastrophiques. »

 

ANNEXE

LISTE DE SCIENTIFIQUES IRANIENS ASSASSINÉS EN IRAN

12 janvier 2010 – Masoud Alimohammadi, physicien iranien :

Tué par un attentat à la voiture piégée. L’auteur aurait avoué avoir été recruté par les services de renseignement israéliens pour mener à bien l’assassinat.

29 novembre 2010 – Majid Shahriari, nucléaire iranien :

Tué par un attentat à la voiture piégée. Selon les médias allemands, Israël en a été le promoteur.

29 novembre 2010 – tentative d’assassinat contre Fereydoon Abbasi, scientifique nucléaire iranien :

Blessé par l’explosion d’une voiture piégée.

23 juillet 2011 – Darioush Rezaeinejad, ingénieur électricien iranien :

Tué par des inconnus armés à moto. Spécialiste des interrupteurs à haute tension, une composante clé des ogives nucléaires. Assassiné par les services de renseignement israéliens, selon la presse allemande.

11 janvier 2012 – Mostafa Ahmadi-Roshan, scientifique nucléaire iranien :

Tué à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz par une bombe magnétique de même type que celle utilisée dans les précédents assassinats de scientifiques iraniens.

________________________

Signé par :

Richard Beske, CIA, Operations Officer (ret.) ;

William Binney, former NSA Technical Director for World Geopolitical & Military Analysis; Co-founder of NSA’s Signals Intelligence Automation Research Center ;

Marshall Carter-Tripp, Foreign Service Officer (ret.) and Division Director, State Department Bureau of Intelligence and Research ;

Bogdan Dzakovic, Former Team Leader of Federal Air Marshals and Red Team, FAA Security, (ret.) (associate VIPS) ;

Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.) ;

Larry C. Johnson, former CIA and State Department Counter Terrorism officer ;

Michael S. Kearns, Captain, USAF (Ret.); ex-Master SERE Instructor for Strategic Reconnaissance Operations (NSA/DIA) and Special Mission Units (JSOC) ;

John Kiriakou, Former CIA Counterterrorism Officer and former senior investigator, Senate Foreign Relations Committee ;

Karen Kwiatkowski, former Lt. Col., US Air Force (ret.), at Office of Secretary of Defense watching the manufacture of lies on Iraq, 2001-2003 ;

Edward Loomis, NSA, Cryptologic Computer Scientist (ret.) ;

David MacMichael, National Intelligence Council (ret.) ;

Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.) ;

Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Near East, CIA and National Intelligence Council (ret.) ;

Torin Nelson, former Intelligence Officer/Interrogator (GG-12) HQ, Department of the Army ;

Todd E. Pierce, MAJ, US Army Judge Advocate (ret.) ;

Coleen Rowley, FBI Special Agent and former Minneapolis Division Legal Counsel (ret.) ;

Greg Thielmann — Former director of the Strategic, Proliferation, and Military Affairs Office of the State Department’s intelligence bureau (INR) and former senior staffer on the Senate Intelligence Committee ;

Kirk Wiebe — former Senior Analyst, SIGINT Automation Research Center, NSA ;

Lawrence Wilkerson, Colonel (USA, ret.), Distinguished Visiting Professor, College of William and Mary (associate VIPS) ;

Sarah G. Wilton, CDR, USNR, (Retired)/DIA, (Retired) ;

Robert Wing — former Foreign Service Officer (associate VIPS) ;

Ann Wright, Col., US Army (ret.); Foreign Service Officer (who resigned in opposition to the war on Iraq.

 

 

Traduit par Wayan, pour le Saker Francophone

E.MACRON, BACHAR EL ASSAD ET LE PEUPLE SYRIEN ........TRIBUNE LIBRE !

De quels temps Macron est-il le nom?

 

 

Par Michel Segal

Publié le 9 janvier 2017 dans Arrêt sur info 

Lorsque la Syrie commence à voir la fin de son calvaire, ce qui de toute évidence aurait été impossible sans un soutien réel du peuple à son président, Emmanuel Macron déclare que Bachar est l’ennemi du peuple syrien[1], appelant ainsi à prolonger l’ingérence, l’incendie, le malheur et la mort parce que la guerre, c’est la paix.

 

Quand la robotisation douée d’intelligence artificielle fait planer l’ombre d’un séisme sur l’emploi et appelle une réflexion profonde et novatrice, Emmanuel Macron choisit les politiques ultra-conservatrices d’un autre âge en massacrant le code du travail sans aucune autre perspective que la précarité des salariés parce que la liberté, c’est l’esclavage.

A l’heure où la technologie rend possible la diversification des sources d’information permettant les débats contradictoires afin de mieux cerner les faits, Emmanuel Macron annonce des outils de censure contre les médias qui n’adopteraient pas la ligne éditoriale de ceux possédés par l’Etat ou subventionnés par lui parce que l’ignorance, c’est la force.

Et c’est justement par un média d’Etat que l’on apprend que la promesse par le candidat Macron d’un service militaire obligatoire et universel pour les 18-21 ans – peut-être la seule qui valait de voter pour lui au premier tour de la présidentielle – est abandonnée pour un parcours citoyen pour collégiens.

Ce remplacement, aussi valide que celui d’une voiture par une cafetière, prévoit notamment une semaine en partenariat avec des associations caritatives.

Pour ne pas souligner l’irresponsabilité de cette gouvernance, on n’évoquera pas ici l’absurdité du projet de trouver chaque année suffisamment de telles associations pour prendre en charge plus d’un demi-million d’adolescents pendant une semaine.

Ce qui est inquiétant dans cette décision, c’est qu’à l’expérience du réel par de jeunes adultes, on préfère un formatage théorique des enfants.

Car plutôt que l’excellent projet de confronter des jeunes gens à la réalité en faisant cohabiter – en particulier dans des dortoirs et des cantines – des blancs des beaux quartiers et des immigrés coiffés d’une capuche, on fera réciter ad nauseam dans les collèges, là où n’existe aucune mixité, le catéchisme habituel du vivre-ensemble citoyen (à ce propos on peut  écouter ici un modèle de langue de bois débité par un archétype de jeune-vieux).

Mais pour ne pas souligner l’amateurisme de cette gouvernance, on ne rappellera pas qu’un parcours citoyen existe déjà à l’école depuis juin 2016.

Ainsi, après avoir ingéré les formations civiques et morales républicaines, les ABC de l’égalité, les stages en entreprise, l’antiracisme, les EPI, les itinéraires de découverte, les accompagnements personnalisés, la sécurité routière, la lutte contre l’homophobie et la semaine du goût, l’école va se charger d’une nouvelle mission, donc se donner une nouvelle raison d’échapper à la sienne.

Notre ministre de l’Education tient des discours très encourageants sur la promesse d’un retour du bon sens et de l’instruction, mais la catastrophique réforme du collège de son prédécesseur a été maintenue.

 

Alors quand Emmanuel Macron tient pour moderne l’orientation prise par l’école il y a plus de quarante ans, orientation ayant mené au désastre que l’on sait, notre ministre pourra-t-il s’y opposer ?

C’est en 1949 que Georges Orwell écrivait son 1984 alors finalement, on ne voit plus très bien ce qu’il y a de jeune chez le président Macron à part son âge. Peut-être parce que dans sa vision du monde, le passé, c’est le futur.

 

Par Michel Segal

 

Michel Segal est professeur de mathématiques.

Auteur de trois essais sur l’école Autopsie de l’école républicaine (2008) – Violences scolaires, responsables et coupables (2010) – Collège unique, l’intelligence humiliée (2011).

Et de Ukraine, histoires d’une guerre (2014) qui analyse la guerre qui déchire l’Ukraine en se fondant sur sa connaissance approfondie du contexte et des enjeux internationaux.

[1] Est-ce par fraternité que Macron fait référence au président syrien en l’appelant par son prénom ?

 

Source: https://arretsurinfo.ch/de-quels-temps-macron-est-il-le-n...

 

 

10/01/2018

SYRIE: APRÈS L' ATTAQUE DES DRONES ! LA PATROUILLE D' UN AVION U S ???

 

9 janvier 2018

Le ministère russe de la Défense a commenté la déclaration du Pentagone sur la disponibilité sur le marché des technologies employées lors de l'attaque de drones contre les bases militaires russes en Syrie et a attiré l'attention sur le fait qu'un avion américain patrouillait la zone pendant l'attaque en question.

 

Un Poseidon des Forces armées américaines effectuait une patrouille entre les villes syriennes de Tartous et de Hmeimim durant la période pendant laquelle des terroristes ont mené une attaque de drones contre les bases militaires russes en Syrie, a déclaré le ministère russe de la Défense, commentant ainsi les récents propos du Pentagone sur la disponibilité de technologies analogues sur le marché.

 

«… une drôle de coïncidence.

Pourquoi durant la période de l’attaque de drones des terroristes contre les sites militaires russes en Syrie, c’est justement un avion de renseignement des Forces armées américaines Poseidon qui patrouillait pendant plus de quatre heures à une altitude de 7.000 mètres au-dessus de la Méditerranée, entre Tartous et Hmeimim», s’interroge l’institution militaire russe.

Et d’ajouter que dans son communiqué sur l’attaque déjouée le 6 janvier contre les bases en question et sur le transfert aux terroristes des technologies nécessaires pour mener cette attaque, le ministère avait sciemment évité de mentionner l’implication d’un pays concret ou de donner des détails sur des technologies concrètes.

 

«Pourtant, juste pour programmer les contrôleurs de gestion de drones […] et le largage des munitions par le système GPS, il est nécessaire d’avoir des savoirs acquis dans une bonne école d'ingénieurs d’un pays développé», a souligné le ministère, avant d’ajouter que pas n’importe qui pouvait réussir à obtenir des coordonnées précises en se basant sur les données de renseignement.

Et de souligner que jusqu'à récemment les terroristes ne possédaient pas ce genre de savoirs et de technologies.

La déclaration du porte-parole du Pentagone selon laquelle toutes ces technologies sont «facilement disponibles sur le marché» suscite aussi bien la préoccupation du ministère russe de la Défense que son intérêt légitime, a pointé la source.

 

«De quelles technologies s’agit-il, où se situe ce "marché" et quels services spéciaux y vendent les données de renseignement spatial?», s’interroge le ministère.

Rappelons que le ministère russe de la Défense avait déclaré lundi qu’une attaque de drones contre ses bases militaires en Syrie avait été repoussée le 6 janvier.

 

En outre, il a été souligné que les solutions d’ingénierie auxquelles les terroristes avaient eu recours ne pouvaient provenir que d'un pays possédant de hautes capacités technologiques.

 

 ET AUSSI

 

janvier 2018

Ce n'est pas la Turquie qui est le responsable de la provocation à la base russe de Hmeimim, a déclaré ce jeudi Vladimir Poutine aux médias russes.

Le Président russe a indiqué que l'attaque à Hmeimim n'avait rien de bon et que c'était une tentative de provocation, de torpillage des relations de la Russie avec ses partenaires, notamment avec la Turquie.

«Il y a eu des provocateurs, mais ce n'étaient pas les Turcs.

Nous savons qui ils sont, nous savons combien et à qui a été payée cette provocation.

En ce qui concerne ces incidents, il n'y a rien de bon.

Ce sont des provocations visant à torpiller des ententes passées précédemment», a-t-il indiqué.

Lors d'une rencontre avec les rédacteurs en chef des médias russes, Vladimir Poutine a souligné jeudi que l'attaque contre la base militaire russe en Syrie avait été minutieusement planifiée, mais que les auteurs de la provocation n'étaient pas les Turcs qui contrôlent Idlib, d'où sont arrivés les drones.

 

«Pour ce qui est des attaques, nous ne doutons pas qu'elles ont été bien préparées, nous savons quand et où les drones ont été remis et combien il y en avait», a-t-il fait remarquer.

Le ministère russe de la Défense a déclaré lundi dernier qu'une attaque de drones contre ses sites militaires en Syrie avait été repoussée le 6 janvier.

Les systèmes de défense antiaérienne de la base de Hmeimim ont repéré tous les drones à une grande distance de l'aérodrome.

D'après le ministère, les solutions d'ingénierie auxquelles les terroristes avaient eu recours ne pouvaient provenir que d'un pays possédant de hautes capacités technologiques.

source

L' IRAN, LA CHARIA ET LES COMBATTANTES DE LA LIBERTÉ !

L' AFRIQUE ET SON INSTABILITÉ CONSTANTE ! ( LIBRE AFRIQUE )

Afrique

 

L’Afrique est-elle condamnée à rester instable ?

 

À long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive associée à une bonne gouvernance pourrait éliminer les facteurs structurels de la violence en Afrique.

Par Jakkie Cilliers.
Un article de Libre Afrique

 

L’intensité des conflits armés en Afrique augmente et baisse cycliquement.

 

Selon les données issues du Uppsala Conflict Data Program et de la Base de données mondiale sur le terrorisme, les conflits armés ont atteint leur pic en 1990/1991 à la fin de la guerre froide, ils ont baissé jusqu’en 2005/2006, sont restés relativement stables jusqu’en 2010/2011, puis sont repartis à la hausse jusqu’en 2015, même si leur pic cette fois-ci n’a pas atteint celui enregistré en 1990/91.

Au moins sept facteurs sont à l’origine de la violence sur le continent. Les comprendre peut aider à mieux gérer la situation.

 

La pauvreté

Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que les États pauvres n’ont pas la capacité d’assurer la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités, comme en Afrique du Sud.

Selon les prévisions actualisées à l’aide du International Futures Forcasting System, environ 37% des Africains vivent dans l’extrême pauvreté (environ 460 millions de personnes). En 2030, 32% des Africains (soit 548 millions) risquent encore de vivre dans une pauvreté extrême.

Ainsi, alors que la part diminue (environ 5% de moins), les chiffres absolus augmenteront vraisemblablement d’environ 90 millions du fait de l’augmentation de la population.

Il est donc improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable visant à mettre fin à la pauvreté absolue, si l’on garde le sentier de croissance actuel d’environ 4% de croissance du PIB par an.

 

 

La démocratie électoraliste

La démocratisation peut déclencher des violences à court et moyen terme, en particulier autour des élections. Les événements récents au Kenya en sont un exemple.

Là où il y a un déficit démocratique important, comme en Afrique du Nord avant le printemps arabe, les tensions s’accumulent et peuvent accoucher de violences.

 

Et un déficit démocratique – où des niveaux de démocratie inférieurs à ce que l’on peut attendre par rapport à d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires – conduit souvent à l’instabilité.

Celle-ci est également alimentée par la manipulation des élections et des constitutions par les chefs d’État pour prolonger leur séjour au pouvoir.

Les exemples incluent le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.

 

 

Le type de régime

La nature du régime gouvernemental est un autre facteur structurel. La plupart des pays stables sont des démocraties pures ou des autocraties pures.

Mais la plupart des pays africains ont des régimes mixtes alliant démocratie et autocratie. Ils affichent une façade démocratique mais n’en ont nullement la substance.

Ces régimes mixtes sont intrinsèquement instables.

 

 

Structure de la population

La population africaine est jeune, avec un âge médian de 19 ans. En comparaison, l’âge médian est de 41 ans en France (un pays relativement jeune selon les normes européennes).

Ainsi, 22% des adultes français sont âgés de 15 à 29 ans contre 47% des Africains.

Les jeunes pays ont tendance à être plus turbulents parce que les jeunes hommes sont en grande partie impliqués dans la violence et la criminalité.

Si les jeunes manquent d’emplois et que les taux d’urbanisation sont élevés, l’exclusion sociale et l’instabilité s’ensuivent.

 

 

Les cycles de violence

L’histoire de la violence est généralement le meilleur prédicteur de la violence future, la violence génère de la violence.

Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la RDC sont pris au piège dans des cycles de violence difficile à rompre.

Cela exige un effort considérable et très coûteux, ce qui nécessite souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure que seule l’ONU peut fournir.

Mais, redimensionner le maintien de la paix plutôt que de l’intensifier est à l’ordre du jour à l’ONU.

 

 

Un mauvais voisinage

Selon l’endroit où se trouve un pays, le risque de violence peut varier parce que les frontières et les zones rurales sont mal contrôlées.

La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par les pays voisins.

La violence déborde les frontières nationales et affecte d’autres pays, tandis que les institutions chargées de la loi et de l’ordre, mal formées et mal équipées, ne peuvent généralement pas bien fonctionner au niveau régional.

 

 

Faible croissance et inégalités croissantes

L’Afrique est dominée par les inégalités. La croissance ne se traduit pas par la réduction de la pauvreté.

En outre, le monde subit actuellement une croissance faible après la crise financière mondiale de 2007/2008, avec des taux de croissance moyens nettement inférieurs à ceux d’avant.

L’Afrique doit croître à des taux moyens de 7% ou plus par an si elle veut réduire la pauvreté et créer des emplois.

Les prévisions à long terme affichent pourtant des taux nettement inférieurs.

 

 

Opportunité au milieu des défis

Ces sept facteurs liés indiquent que l’idée selon laquelle l’Afrique peut en quelque sorte «faire taire les armes d’ici 2020», comme le préconise l’Union africaine dans le cadre de son Agenda 2063, est irréaliste.

La violence restera malheureusement une caractéristique d’un certain nombre de pays africains pendant de nombreuses années et le continent devrait réagir en conséquence.

À long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive associée à une bonne gouvernance pourrait éliminer les facteurs structurels de la violence.

Il est également clair que les pays à revenu intermédiaire font des progrès pour attirer les investissements directs étrangers, mais que les pays pauvres resteront tributaires de l’aide.

D’où la nécessité de davantage de coopération internationale et régionale dans le cadre de ce processus, y compris un appui substantiel et accru au maintien de la paix.

Sur le web   https://www.contrepoints.org/2018/01/10/306918