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23/01/2017

ÉTATS-UNIS: LA RECONTRE D' UN HOMME AVEC SON PEUPLE ! TRIBUNE LIBRE !

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SOURCE : PUBLIÉ PAR SIDNEY TOUATI LE 23 JANVIER 2017

Il est des moments dans l’histoire, rare il est vrai, où se produit une rencontre entre un peuple et un homme.

Pour les Etats-Unis, cette rencontre eut lieu avec l’élection de Franklin Delano Roosevelt en 1932 qui, fait exceptionnel, fut élu à quatre reprises.

Roosevelt parvint à briser le mur de l’immobilisme incarné par le président Hoover qui persistait dans ses errements en dépit de la grave crise de 1929.

Mais Roosevelt ne put rien contre le pacifisme et le non-interventionnisme dominant et dut attendre le drame de Pearl Harbor pour entraîner les Etats-Unis dans la guerre.

Que de drames, que de morts auraient été épargnés si Roosevelt avait opposé la puissance de l’Amérique aux visées menaçantes et criminelles d’Adolphe Hitler !

Le Bilan de la présidence d’Obama est sans doute aussi catastrophique que le fut celui du Président Hoover. Même refus de prendre en compte les réalités ; même tendance à persister dans les errements du passé ; mêmes conséquences dramatiques de désordres et de guerres.

Nous avons comme des dizaines de millions de téléspectateurs, suivi la prestation de serment de Donald Trump. Nous avons tous été frappés par son caractère combatif, voire révolutionnaire.

Ceux pour qui le mensonge en politique est la règle ont été surpris de constater que le Président Trump conserve la même démarche que celle du candidat Trump.

Quoi, s’étonnent-ils, il continue à tenir le même langage… il n’a pas changé ? C’est du jamais vu !

Le discours de Trump, ce vendredi 20 janvier 2017, restera aussi célèbre que celui que prononça Franklin Delano Roosevelt le 31 octobre 1936 au Madison square Garden.

La différence entre hier et aujourd’hui ? Les conservateurs, les adeptes de l’immobilisme, ont changé de camp.

Les réactionnaires conservateurs sont dans le camp des «démocrates» ou de celui autoproclamé des «progressistes».

Toute réforme qui remettrait en cause leur domination sur la société et l’ordre mondial tel qu’ils les ont bâtis, les effraies.

Ils trouvent positif le fait de fabriquer par millions des chômeurs, des assistés ; positif le fait de jeter sur les routes des millions de réfugiés ; ils trouvent positif, par ONG interposées, le système des camps dans lesquels sont parqués des millions d’errants ; ils trouvent positifs les mythes qui sont à la base de la violence terroriste islamique.

Ne protègent-ils pas le mensonge énorme de Jérusalem lieu saint de l’Islam, alors que Mahomet n’a jamais mis les pieds à Jérusalem, et que cette dernière n’est jamais citée dans le Coran ?

Ils valident ainsi une terrible confusion entre conquête musulmane et sacralisation des lieux conquis, alimentant ainsi l’expansionnisme islamiste agressif.

Roosevelt était confronté à un défi aussi énorme que celui auquel Trump est aujourd’hui confronté. Ce dernier doit faire face au même mur du pacifisme et du non-interventionnisme.

Roosevelt devait sortir l’Amérique de l’impasse dans laquelle la politique de Hoover l’avait enfermée, tout comme Trump doit sortir l’Amérique (et à sa suite le monde entier), de la situation catastrophique dans laquelle hui années du système Obama l’ont plongée.

 

Quels sont les fondamentaux du projet de Trump ?

Les dirigeants de l’après-Deuxième Guerre mondiale estimaient que les Nations occidentales, surtout les nations européennes, étaient la cause de tous les maux, notamment des guerres. Ils ont donc opté pour un monde dominé par les «Empires» : empire soviétique ; empire européen…

Le plus «jamais ça» suite aux horreurs de la Shoah a conduit ces dirigeants à prendre systématiquement le contre-pied des thèses nazies auxquelles ils s’opposent point par point : à la pureté de la race ils opposent son mélange…

A la base de ce processus idéologique, le rejet de «l’homme blanc» considéré comme étant la cause du malheur du monde.

L’homme blanc, l’Occidental, est a priori coupable de tous les maux dont souffre la planète. Pour se racheter, il est invité à disparaître.

«Vous avez beaucoup à pardonner à ces hommes blancs ; ce sont eux qui ont corrompu notre pauvre Terre… il n’y a qu’un seul homme qui soit seul, c’est l’Européen… il ne peut pas se reproduire à moins de se plonger dans le courant de l’humanité de couleur.»

 (Hermann Hesse, in «Europe*» Coll. Bouquins, pp. 586-587, éd. R. Laffont, 2000)

Cette construction délirante fondée sur un racisme à l’envers, sur la diabolisation de la civilisation occidentale, donc sur les valeurs issues de la Bible a engendré des violences endémiques ; a réactivé l’antisémitisme et produit d’invraisemblables inégalités.

C’est cet ordre injuste, violent, destructeur, qui menace à chaque moment d’exploser, que défendent les «démocrates» et autres «progressistes».

C’est cet ordre que Trump veut réformer tant qu’il est encore possible de le faire.

Remettre l’Amérique en ordre de marche est son objectif majeur.

Comment espère-t-il y parvenir ?

  1. Restaurer la démocratie et pour cela, arracher le pouvoir des mains des castes et le remettre entre les mains du peuple.Là encore, Trump ne fait que reprendre la geste de son glorieux prédécesseur :

    «Aidez-moi, non pas à gagner l’élection pour moi seul, mais pour que je remporte la croisade pour restituer l’Amérique à son peuple.» (Roosevelt, disc. Cité)

    Trump:

    «La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre. Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis.»

  2. Remettre l’individu au centre de la nation et la nation au cœur du système des échanges. 
  3. Pour y parvenir, il faut redonner au travail toute sa valeur.
  4. Il faut sortir de la jungle de la mondialisation qui livre entreprises et travailleurs au bon vouloir de quelques seigneurs féodaux cyniques, ivres de leur toute-puissance ; il faut accorder à tout un chacun la protection que tous sont en droit d’attendre de la nation ; il faut sortir du système pervers de la «charité sociale» financé par des prélèvements ruineux sur les classes moyennes, système qui rabaisse celui qui reçoit, sans élever celui qui donne.Trump dit :

    «Le 20 janvier 2017 demeurera dans les mémoires comme le jour où le peuple aura repris le pouvoir dans le pays. Les hommes et les femmes laissés pour compte de ce pays ne seront plus oubliés. Tout le monde vous écoute désormais.

  5. Vous êtes venus par dizaines de millions pour vous joindre à un mouvement historique et inédit dans l’histoire du monde. Au centre de ce mouvement, il y a la conviction que la nation existe pour servir ses citoyens. Pour donner aux Américains ce dont ils ont besoin : d’excellentes écoles pour leurs enfants, la sécurité dans leurs quartiers pour leurs familles et de bons emplois pour tous.

  6. Ce sont là les aspirations raisonnables d’un peuple épris de justice.»

  7. Remettre le sacré au cœur de la société.Progressistes et démocrates d’aujourd’hui estiment, contrairement à ceux d’hier, que la liberté va de pair avec la désacralisation et le rejet de la religion.
  8. Cette négation du sacré conduit à créer une société déboussolée, qui ne croit plus en rien et qui ne trouve sens que dans le consumérisme.
  9. Une société ouverte aux quatre vents, sans défense, devenue la proie d’idéologies religieuses rétrogrades, principalement celles nées de l’Islam.

    La présence des représentants des Eglises et du judaïsme à la prestation de serment est l’expression de la volonté de Trump de réinjecter du sacré dans l’ordre social. De montrer qu’il en est en quelque sorte le ciment, la base.

    L’absence de représentant de l’Islam indique que cette religion véhicule, en l’état de ses doctrines et croyances, des valeurs antinomiques avec celles de la démocratie.

    Là encore, Trump ne fait que s’inscrire dans les pas de son glorieux prédécesseur.

    Roosevelt déclarait dans le discours précité :

    «Car c’est ma conviction profonde que la démocratie ne peut vivre sans une vraie religion qui donne à une Nation un sentiment de justice et de but moral. Au-dessus de nos instances politiques, au-dessus de nos places de marché se trouvent les autels de notre foi –autels où brûle le feu du dévouement qui maintient ce qui est le meilleur en nous et ce qui est le meilleur dans notre Nation.»

  10. Rétablir des relations internationales équilibrées. 

    Les échanges internationaux ne doivent plus reposer sur le processus sacrificiel des nations occidentales et en tout premier lieu, il s’agit de refuser d’avaliser l’idéologie délirante prônée par les défenseurs de l’Islam pur des origines.Lorsqu’il est élu en 1932, Roosevelt n’ose pas, hélas, affronter les thèses nazies et combattre ouvertement la montée de l’hitlérisme.

  11. Il cède aux sirènes mortelles du pacifisme et du non-interventionnisme en maintenant l’Amérique en dehors du conflit européen au grand désespoir de Winston Churchill.

Trump ne semble pas vouloir commettre l’erreur de son illustre prédécesseur. Il annonce d’entrée de jeu la couleur. Il dit :

«Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en conclure d’autres afin d’unir le monde pour éradiquer le terrorisme de l’islam radical de la face de la Terre.»

Nous comprenons qu’il s’agit de combattre et d’écraser le terrorisme islamique par les armes, mais également par la lutte contre l’idéologie qui le sous-tend, à savoir les mythes mensongers, tel celui de Jérusalem comme lieu saint de l’Islam.

Ce délire sur Jérusalem culmine avec la récente résolution de l’UNESCO qui va jusqu’à déjudaïser la ville sainte.

Ces délires islamistes sont du même ordre que ceux d’Hitler sur les juifs ou sur la race supérieure que l’Europe et les Etats-Unis en leurs temps avaient très faiblement combattu.

Combattre la violence islamiste c’est combattre les mythes qui sont à sa source.

Voilà pourquoi Trump comprend qu’il est nécessaire de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif et d’y installer l’ambassade américaine.

Ce geste symbolique contribuera grandement à mettre un terme définitif à la violence islamiste fondée sur le mensonge et le mythe. Il permettra aux musulmans de bonne foi de renouer avec le réel et de sortir de la logique de guerre.

Trump donne aux Européens une leçon de courage et aux musulmans un message de lucidité, une invitation à sortir du piège des mensonges mythiques pour entrer dans l’histoire.

En présentant son programme, Trump soulève une tempête de haine dans le clan des nantis, des élites établies, certaines de leur bon droit, convaincues d’être les titulaires des pouvoirs.

Là encore, il aurait pu faire sienne la remarque de Roosevelt :

«Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi –et leur haine me fait plaisir.»

Trump parviendra-t-il à réaliser son ambitieux programme ?

Comme j’avais écrit que son élection était une nécessité incontournable (j’étais bien seul à oser faire une telle prédiction, cf mon article paru sur Dreuz le 4 novembre 2016 :

 Pourquoi madame Clinton ne peut être élue), je dirai aujourd’hui que Trump n’a pas le choix.

Il lui est interdit d’échouer.

Car ne pas réaliser les réformes annoncées (par exemple ne pas installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem), conduirait le monde au chaos et donc à la guerre.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

ÉTATS-UNIS : BARAK OBAMA ET SON BILAN DÉSASTEUX !

Etats-Unis. Le bilan désastreux du président Obama

barack_obama

23/01/2017 – 06H00 Washington (Breizh-Info.com) –  Alors que Donald Trump a été investi président des Etats-Unis, il est temps de se pencher sur le bilan de Barack Obama.

 

Ce dernier a quitté la Maison Blanche ce vendredi après deux mandats. Retour sur 8 années passées à la tête de la première puissance mondiale.

Le président Obama laisse derrière lui un bilan critiquable sur bien des aspects. D’abord sur la question économique, si le pays affiche une croissance de 2%, la dette n’a jamais autant augmenté que durant ses deux mandats avec 7 600 milliards de dollars supplémentaires.

 

Socialement, le bilan est désastreux.

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Malgré un taux de chômage à 5%, les nouveaux emplois créés sont majoritairement à bas salaire. Aujourd’hui, plus de 47 millions d’Américains se nourrissent grâce au programme de bons alimentaires contre 26 millions avant la crise des subprimes de 2007.

 

Les inégalités se sont également creusées. Entre 2013 et 2014, les revenus des 1% les plus riches ont crû de 11%, tandis qu’ils ont augmenté de seulement 3,3% pour les 99% les moins riches. La question raciale est également un échec.

Le taux de chômage des Afro-américains se situe à 8,3% soit presque le double de la population totale.

La réforme de santé dite Obamacare a vu les primes d’assurance flamber dans certains Etats. Son abrogation a commencé au Sénat avant même l’investiture de Donald Trump.

Lauréat du Prix Nobel de la paix en 2009, Barack Obama est malgré tout très critiqué en matière de politique internationale.

Le retrait des troupes d’Irak en 2011 a permis l’émergence de l’État islamique avec les conséquences dramatiques que l’on connaît aujourd’hui.

C’est donc son successeur qui devra gérer le bourbier du Moyen-Orient.

Sur le dossier syrien, Barack Obama a perdu sa crédibilité.

Son manque de diplomatie à l’égard de Vladimir Poutine a démontré la faiblesse des États-Unis.

Enfin, signalons que Barack Obama a mené à bien seulement 45% de son programme.

 

Parmi les promesses non tenues aux électeurs démocrates, le président sortant a échoué à fermer la prison de Guantanamo, à limiter le port d’armes et à finaliser le retrait des troupes d’Afghanistan.

Quoi qu’il en soit, Barack Obama peut se targuer d’une cote de popularité de 53%.

Pour son retour à la vie civile, il a affirmé vouloir retourner à l’écriture et créer l’Obama center à Chicago pour lutter contre l’échec scolaire, le chômage et favoriser l’aide aux enfants de clandestins arrivés très jeunes  aux États-Unis.

 

Crédit Photo :  DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

LE PROJET DU " DEEP STATE " CONTRE DONALD TRUMP ?

22 janvier 2017

Vladimir Poutine aurait, le 18 janvier 2017, reçu un message de Donald Trump disant en substance qu’il n’est pas certain de survivre à la semaine prochaine. Ce message aurait été transmis à Davos par Anthony Scaramucc, assistant de Donald Trump, à Kirill Dmitriev, directeur général du Fonds Russe d’Investissement Direct, qui l’aurait donc fait suivre au Kremlin.

« I can not live to see next week, » […] « if I can, I get even with those bastards. « 

Donald Trump aurait recopié de sa main 2 déclarations:

« Nous aurons un gouvernement mondial, que cela nous plaise ou pas! La seule question est de savoir si un gouvernement établi que le consentement ou la conquête. « – Déclaration du banquier américain James Warburg devant le Sénat le 17 février 1950.

et

« Aujourd'hui le chemin de total dictature aux Etats-unis peut être tracée strictement juridique [...] au sein de notre gouvernement et de notre système politique [...]

L'organisation du groupe d'action politique fermement à l'écoute de détruire notre Constitution et d'établir un état à parti unique [...]

Il agit en secret, dans le calme, sans cesse en train de transformer notre pouvoir [...]

Ce mastodonte, c'est une maladie de notre siècle [...]

Ce groupe n'obéir ni le Président, ni le Congrès, ni les tribunaux.

 

Il ne peut presque pas être éliminé » – Déclaration du Sénateur américain William Jenner 1954.

Il est ensuite indiqué que le « Deep State », association de dirigeants menés par la CIA, s’est donné pour tâche de détruire le Président Trump.

La diffusion récente massive de faux rapports par les médias US est une partie de ce projet, ainsi que l’organisation de nombreuses manifestations dans le pays.

Le rapport conclue en disant que le peuple américain reste majoritairement sous l’influence mentale de ces fausses nouvelles et fait un parallèle avec la situation actuelle et l’assassinat de J.F. Kennedy.

 

http://topnewsrussia.ru/tramp-otpravlyaet-ekstrennoe-soob...

 

ET AUSSI   TRIBUNES LIBRES !

Du lourd…

 

Source : Le Plus Nouvel Obs, Olivier Picard, Olivier Picard Chroniqueur politique, 22-01-2017

 

LE PLUS. L’impossible s’est donc réalisé avec l’entrée, vendredi, de Donald Trump à la Maison Blanche. Pour Olivier Picard, la cérémonie d’investiture a confirmé les pires craintes qu’il suscite chez les démocrates du monde entier.

En quelques heures, au moins dix gestes révélateurs ont mis en évidence le visage autocrate du 45e président des États-Unis.

OB : Parler d’autocratie aux États-Unis, comment dire…

Donald Trump est le 45e président des États-Unis. (M. RALSTON/AFP)

Ce fut donc pire que tout ce que les démocrates du monde entier avaient redouté. Avec ses tribunes désertées, l’atmosphère sinistre qui a caractérisé la parade d’investiture de Donald Trump a eu des airs d’enterrement.

À juste titre : c’est un fossoyeur de leur démocratie que les Américains ont fait entrer le 20 janvier à la Maison Blanche.

À peine avait-il prononcé le serment de protéger la Constitution des États-Unis que le nouveau président a commencé à la traîner dans la boue à la façon d’un apprenti dictateur.

Une agression délibérée qu’une collection d’instantanés a résumée en quelques heures seulement…

1. Une entrée en scène désinvolte

Il est arrivé sur la terrasse du Capitole manteau et veste non boutonnés, cravate rouge criard mal ajustée, le pas lourd, volontairement sans discipline, tenant vulgairement la rampe de l’escalier qui le menait pourtant au pouvoir suprême…

Une façon de dire au Congrès le peu de cas qu’il fait de son univers, de ses règles, de sa dignité.

2. Un visage mussolinien

OB : Celui-là est mon préféré…

La gravité du moment n’a jamais empêché tous ses prédécesseurs d’afficher le bonheur de vivre un instant exceptionnel du temps démocratique américain.

Lui n’a fait aucun effort pour éclairer un peu sa mine renfrognée. Sans doute voulait-il, à la façon des autocrates fascistes, renvoyer le visage d’un homme dur qui n’hésitera pas à se montrer brutal pour appliquer ses idées et faire respecter le nouvel ordre trumpien.

3. De glaçantes insultes en direct

Qu’on se le dise : le héros du jour n’est pas du genre magnanime. Le simple respect d’une politesse démocratique aurait dû lui dicter des paroles rassembleuses. Au lieu de cela, ce sont des mots dépeignant un pays ravagés par ses élites politiques qui sont tombés de ses lèvres. Une insulte à l’histoire de son pays et à l’héritage des pères fondateurs de l’Amérique.

OB : c’est à se demander pourquoi il a gagné…

Sans pitié, Trump s’est mué en procureur du système démocratique devant la crème de ses représentants qui – eux – ont eu la courtoisie de l’applaudir… fut-ce en restreignant au minimum cet hommage.

OB : il est vrai qu’il est dur de ne pas changer de discours après avoir été élu…

4. Une gifle aux représentants du peuple

En promettant au peuple de lui “rendre le pouvoir”, il a sous-entendu que ce dernier lui avait été confisqué par les élites de Washington… massées dans les tribunes à ses côtés. C’est très clair, il veut court-circuiter la démocratie représentative en imposant un mode de démocratie directe.

La démocratie directe aux États-Unis ???????????????????? WTF ?

Même Jean-Marie Le Pen, qui s’est toujours dit respectueux du parlementarisme (il me l’a souvent répété), n’est jamais allé aussi loin ! Quant à Mitterrand, qui avait invoqué, lui aussi, l’idée de “rendre le pouvoir au peuple”, c’était un parlementaire définitif qui se méfiait comme de la peste de la tyrannie des pulsions populaires.

Si quelqu’un a compris…

5. America First, nouvelle religion d’État. Un avertissement aux hérétiques ?

America First, répété deux fois, sera la nouvelle religion d’État qui se substituera aux principes de l’Amérique.

OB : phrase qui démontre une bien belle connaissance de l’Amérique…

Certes, les États-Unis ont déjà connu des périodes isolationnistes mais, cette fois, c’est un isolationnisme de combat qui est prêché.

OB : j’imagine que quand les États-Unis nous ont laissé tomber en 1914 et 1940 (ce que je ne leur reproche pas), c’était un isolationnisme de paix…

Le reste est lourdement suggéré : ceux qui ne s’y convertiront pas au nouveau culte patriotique seront de mauvais Américains coupables de vendre le pays aux intérêts étranger. Une trahison ?

6. Le poing levé, un signal de force

Le pouce levé pour saluer la foule était déjà limite. Le poing levé pour conclure le discours a, lui, volontairement dépassé les bornes. On sait à quel point les dictateurs jouent avec ce genre de symbole de brutalité pour ancrer dans l’imaginaire du peuple une image de puissance.

OB : Oui, c’est vrai, là j’avoue

7. L’ennui affiché au déjeuner du Capitole

Le nouveau président n’a que faire de la respectabilité offerte par sa fonction et par les honorables parlementaires qui, comme le veut la tradition, l’ont accueilli pour un déjeuner solennel. Lui a donné de bout en bout l’impression d’attendre que ce moment pénible se termine.

Et s’il a fait applaudir les Clinton, c’était pour mieux les réduire à des accessoires de son propre triomphe. Comme s’il cherchait à les compromettre, ou en tout cas, à les récupérer comme des adversaires appartenant définitivement au passé.

OB : alors que c’est l’avenir !

8. Une parade de la force

Il s’en est fallu de peu pour que les engins lances-missiles ne soient de la fête, comme sur le traditionnel défilé de la place Rouge le 1er mai. Bien sûr, il y a eu les pom-pom girls habituelles, mais l’ensemble de la cérémonie, glaciale, a été beaucoup plus martiale qu’à l’ordinaire. Ce n’était pas un hasard, mais une volonté personnelle du nouveau président pour marquer le style sécuritaire et la brutalité à laquelle il n’hésitera pas à recourir.

9. Une censure immédiate à la Maison Blanche

Avant même que le président ne s’installe dans le bureau ovale (dont il a remplacé les sobres rideaux pour un tissu doré prétentieux), le site de la présidence a été refondu. L’onglet réchauffement climatique a été remplacé, par le projet énergétique. Ceux des droits des femmes et des droits civiques ont purement et simplement disparu.

10. Des décisions autocratiques

Le décret autorisant la reprise des forages des hydrocarbures de schiste, grande attente des compagnies pétrolières, a été immédiatement signé et le retrait des États-Unis du traité de libre-échange transpacifique acté dans l’instant sans aucune consultation préalable du Congrès.

OB : c’est bien connu, en France le gouvernement consulte le Parlement avant de rédiger ses décrets…

Trump veut “rendre le pouvoir au peuple, mais commence par se l’accaparer personnellement. On connait par cœur ce scénario sinistre. Les réseaux sociaux s’en émeuvent, mais trop de journalistes continuent de relativiser ce glissement inédit. “Le Figaro Magazine” se demande si, après tout, il ne fera pas le job…

OB : quelle honte cette masse de 2 journalistes qui ne rentrent pas dans le rang…

Trump n’est pas Reagan et il est capable d’être bien pire que le sénateur Mc Carthy, champion de la chasse aux sorcières dans les années 1950.

OB : c’est bien de citer Mc Carthy en ce moment… Merci

Il faut désormais être lucides : c’est bien un homme d’extrême droite qui a pris le pouvoir dans les urnes le 8 novembre dernier et qui fera tout pour le conserver.

OB : Merde, comme en Ukraine et Israël ?

La démocratie américaine, fragilisée, ne le digèrera pas si facilement.

 

Source : Le Plus Nouvel Obs, Olivier Picard, 22-01-2017

22/01/2017

FAUT-IL JUGER L' U C K ??? COMME BIENTÔT LA SYRIE ?

Juger l'UCK, cela voudrait dire juger les puissances occidentales qui l'ont aidé…

 

Rédigé le Lundi 16 Janvier 2017 à 08:00 |

Extrait de l'Édition du 16 janvier 2017


Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


 

 

Après une semaine de détention en France à la suite de son arrestation à l’aéroport de Bâle-Mulhouse le 4 janvier, l’ex-haut responsable de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), le Kosovar Ramush Haradinaj, est ressorti libre.

 

Il lui est toutefois interdit de quitter la France durant l’examen de la demande d’extradition envoyée par la Serbie, une procédure qui peut prendre des mois. Son passeport lui aurait été confisqué.

 

 

La Serbie a mis en garde Paris ce vendredi contre toute «impunité» qui serait accordée à celui qu’elle considère comme un criminel de guerre.

 

« La Serbie n’accepte pas une justice qui sous-entendrait l’impunité pour ceux ayant commis des crimes contre la population civile », c'est ce qu'a déclaré devant la presse Marko Djuric, ministre chargé du Kosovo dans le gouvernement serbe.

 

Il a également mis en garde, je cite : « Nous informons la France que la Serbie se comportera envers les mandats d’arrêt d’Interpol qu’elle délivrera, de la même manière que la France agira dans le cas présent », fin de citation.

 

La Serbie reproche à Ramush Haradinaj d’avoir en 1999, au Kosovo, ordonné la « détention illicite de civils », tant serbes qu’albanais ainsi que des roms, lesquels ont, je cite, « subi des tortures, traitements inhumains et viols ».

« Certains ont été tués, parfois des mains même de M. Haradinaj », selon les accusations de Belgrade.

 

Cet éphémère Premier ministre kosovar, de 2004 à 2005, désormais responsable de l’opposition au président Hashim Thaçi, avait été acquitté en 2008 et 2012 par la justice internationale. Mais celle-ci l’avait jugé pour des faits remontant à 1998.

 

Son arrestation en France a tendu les relations entre la Serbie et le Kosovo, comme jamais depuis la conclusion en 2013 d’un accord de normalisation historique. Très populaire dans son pays, Ramush Haradinaj est hostile à ces discussions.

 

Ultime conflit ayant déchiré l’ex-Yougoslavie, la guerre au Kosovo (de 98 à 99) a fait 13.000 morts. Elle a conduit à la sécession de cette région majoritairement peuplée d’Albanais mais que la Serbie considère comme son berceau historique.

Avec le soutien de la Russie, Belgrade ne reconnaît pas l’indépendance proclamée par Pristina en 2008. Plus de 100 pays l’ont fait, dont la France, parmi les premiers.

 

 

La colère grandit dans tout le monde albanais. Des manifestations de soutien à Ramush Haradinaj ont eu lieu mardi à Bruxelles, Washington, Dallas et New York, devant le siège des Nations-Unies et la représentation de Serbie, tandis que de grands rassemblements étaient prévus pour le 14 janvier à Tirana, Tetovo et Pristina.

 

Il faut dire que le procès d'un homme tel que Ramush Haradinaj raviverait des souvenirs que les pays occidentaux aimeraient bien oublier, eux qui ont été les soutiens de premier plan de l'UCK et de la sécession du Kosovo.

Les déclarations du Président Trump sur l’utilité de l’OTAN, les scandales qui ne cessent de l’ébranler, tellement mise en doute, que personne, en Europe de l'Ouest n'aimerait rouvrir le dossier du Kosovo, c'est un dossier qu'on essaie d'oublier aussi soigneusement que possible. 

 

Ramush Haradinaj est un individu littéralement intouchable, un « funambule extraordinaire qui se tire de toutes les situations quelles qu'elles soient ».

Il a en effet été acquitté à plusieurs reprises par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de près de 37 chefs d'inculpation.

Des acquittements survenus dans des circonstances plus que troubles, au fur et à mesure que disparaissaient les témoins à charge qui étaient assassinés, qui mourraient dans leur baignoire, qui étaient renversés par un bus, ou qui disparaissaient purement et simplement de la surface de la terre…

 

 

Malgré le rapport du sénateur suisse Dick Marty sur le trafic d'organes organisé entre le Kosovo et l'Albanie et qui fit l'effet d'une bombe au moment de sa présentation devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en décembre 2010, l’affaire s'est rapidement enlisée.

 

L'AFP titrait alors, je cite : « Un rapport accablant sur l'industrie du trafic d'organes au Kosovo, un rapport qui donne des faits précis et qui implique la classe politique dirigeante du Kosovo ».

 

 

La mise sous le boisseau du rapport Marty n'est d'ailleurs pas une première : Carla Del Ponte, pourtant ex-procureur général du TPIY, évoquait dans ses mémoires — deux ans avant  les déclarations de Dick Marty — l'existence de ce trafic d'organes. Il faut dire que dans cette affaire, Ramush Haradinaj, n'est pas le seul impliqué, son compagnon d'armes de l'UCK, Hashim Thaçi, actuel Président du Kosovo, l'est également.

 

Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU,

 

Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR…

 

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentaient Messieurs Thaçi et Haradinaj.

 

On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française.

 

L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de Messieurs Thaçi et Haradinaj ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme leur implication dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante…

 

 

Dernière remarque, qui  en dit long sur la sincérité des mesures prises par les magistrats français. Haradinaj a dû laisser son passeport… 

 

Mais entre la France et le Kosovo il n'y a pas un seul endroit où vous devez présenter un passeport pour passer les frontières.

 

Les cartes d'identité suffisent. France, Italie, Slovénie, Croatie,  Monténégro, Kossovo…

 

C'est une mascarade, une mascarade qui dure depuis les années 90 et qu’une équipe de notre rédaction a déjà testée, sans avoir même, une seule fois présenté ses papiers d’identité, hormis un permis de conduire lors d’un contrôle routier.

 


On peut parier qu’Haradinaj ne va pas rester longtemps à Strasbourg. Peut-être est-il même déjà au Kosovo…

 

 

Mais qui craint encore la France, aujourd'hui ?…

 

http://www.parti-de-la-france.fr/

 

 

 

 

 

 

21/01/2017

DONALD TRUMP , EST-IL OU SERA-T-IL UN PROBLÈME ???

Le problème, ce n’est pas Trump.   C’est nous

 

John Pilger s’amuse de ceux à qui l’élection de Trump arrachent des cris d’orfraie, alors qu’ils étaient silencieux durant ces années où Obama balançait 72 bombes par jour sur les pays les plus pauvres de la planète.

Il y a pourtant une ligne droite qui a mené d’Obama à Trump.

Le jour où le président Trump sera inauguré, des milliers d’écrivains aux États-Unis exprimeront leur indignation. « Pour nous guérir et aller de l’avant…, disent les membres de Writers Resist, nous voulons contourner le discours politique direct, à la faveur d’un regard inspiré sur l’avenir et sur la manière dont nous, en tant qu’écrivains, pouvons être une force unificatrice pour la protection de la démocratie ».

Et d’ajouter : « Nous exhortons les organisateurs et les orateurs locaux à éviter d’utiliser les noms de politiciens ou d’adopter la langue “anti” comme point central de leur événement Writers Resist. Il est important de veiller à ce que les organisations à but non lucratif, qui sont interdites de campagne politique, soient mises en confiance pour participer et parrainer ces événements. »

Ainsi, toute véritable protestation doit être évitée, car elle n’est pas exonérée d’impôt.

Comparez ces railleries avec les déclarations du Congrès des écrivains américains, tenu au Carnegie Hall, à New York, en 1935. Et encore deux ans plus tard. C’était des événements électriques, avec des écrivains discutant de comment ils pourraient faire face aux événements menaçants d’Abyssinie, de Chine et d’Espagne.

On lisait les télégrammes de Thomas Mann, de C. Day Lewis, d’Upton Sinclair et d’Albert Einstein, reflétant la crainte que le pouvoir grandissait maintenant et qu’il était devenu impossible de discuter de l’art et de la littérature sans politique ni même action politique directe.

« Un écrivain, disait la journaliste Martha Gellhorn lors du second congrès, doit être un homme d’action présente. . . Un homme qui a donné une année de sa vie aux  grèves de l’acier, aux chômeurs ou aux problèmes des préjugés raciaux, cet homme-là n’a pas perdu ni gaspillé son temps. C’est un homme qui a su ce à quoi il appartenait. Si vous deviez survivre à une telle action, vous auriez ensuite à en dire la vérité, nécessaire et réelle. Et elle durera. »

Ses mots résonnent à travers l’onction et la violence de l’ère Obama, ainsi qu’à travers le silence de ceux qui se sont rendus complices de ses tromperies.

La menace d’un pouvoir rapace était en pleine ascension bien avant la montée de Trump. Cette menace a été acceptée par les écrivains, dont beaucoup sont des privilégiés et des célébrités. Elle a aussi été acceptée par les gardiens des portes de la critique littéraire et de la culture, y compris la culture populaire. C’est indéniable.

L’impossibilité d’écrire et de promouvoir une littérature dépourvue de politique, ce n’est pas pour eux. La responsabilité de s’exprimer, peu importe qui occupe la Maison-Blanche, ce n’est pas pour eux.

Aujourd’hui, le symbolisme factice est tout. L’« identité » est tout. En 2016, Hillary Clinton a stigmatisé des millions d’électeurs comme « un panier de déplorables racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes — et ainsi de suite ».

Ses insultes ont été distribuées lors d’un rassemblement LGBT, dans le cadre de sa cynique campagne pour gagner les minorités en abusant d’une majorité blanche essentiellement ouvrière. C’est ce qu’on appelle diviser pour régner ; ou politique de l’identité, dans laquelle la race et le genre cachent la classe, et permettent de mener la lutte des classes. Trump l’a très bien compris.

« Quand la vérité est remplacée par le silence », a déclaré le poète dissident soviétique Yevtushenko, « le silence est un mensonge ».

Ce n’est pas un phénomène américain. Il y a quelques années, Terry Eagleton, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Manchester, comptait que « pour la première fois en deux siècles, aucun éminent poète, dramaturge ou romancier anglais, n’était prêt à remettre en question les fondements du mode de vie occidental ».

Pas de Shelley pour parler des pauvres, pas de Blake pour les rêves utopiques, pas de Byron pour maudire la corruption de la classe dirigeante, pas de Thomas Carlyle ni de John Ruskin pour révéler la catastrophe morale du capitalisme. William Morris, Oscar Wilde, HG Wells, George Bernard Shaw n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Harold Pinter était le dernier à se faire entendre. Aujourd’hui, parmi les voix insistantes du féminisme consumériste, nul ne fait écho à Virginia Woolf, qui a décrit « l’art de dominer les autres… de gouverner, de tuer, d’acquérir la terre et le capital ».

Il y a quelque chose à la fois de vénal et de profondément stupide à voir comment les écrivains célèbres s’aventurent hors de leur petit monde confortable pour embrasser un « problème ». Dans l’édition du 10 décembre du Guardian, il y avait cette image rêveuse de Barack Obama regardant vers le ciel, avec les mots « Incroyable élégance » et « Adieu le Chef ».

Le sycophante a couru comme un ruisseau pollué babillant à travers le journal page après page. « Il était une personne vulnérable à bien des égards…. Mais la grâce. La grâce omniprésente : dans la manière et la forme, dans l’argumentation et l’intellect, avec l’humour et la fraîcheur…. Il est un hommage flamboyant à ce qui a été, et ce qui peut être encore… Il semble prêt à continuer à se battre et reste un formidable champion à avoir de notre côté… … La grâce… les niveaux presque surréalistes de la grâce… »

J’ai compilé ces citations. Il y en a d’autres, encore plus hagiographiques et dépourvues d’atténuation. Gary Younge, le principal apologiste du Guardian pour Obama, a pour sa part toujours veillé à prudemment modérer ses propos, disant que son héros « aurait pu faire plus » : oh, mais il y avait des « solutions calmes, mesurées et consensuelles… »

Aucun d’entre eux, cependant, ne pourrait surpasser l’écrivain américain Ta-Nehisi Coates, récipiendaire d’une subvention de « génie » de 625 000 $ reçus d’une fondation libérale.

Dans un essai interminable pour l’Atlantique intitulé « Mon président était noir », Coates a apporté un nouveau sens à la prosternation. Le dernier « chapitre », intitulé « Quand vous êtes parti, vous m’avez pris avec vous », une ligne tirée d’une chanson de Marvin Gaye, décrit le fait de voir les Obama « sortir de la limousine, s’élever de la peur, sourire, agiter, défier le désespoir, défier l’histoire, défier la gravité ». L’Ascension, pas moins.

Un des courants persistants de la vie politique américaine, c’est cet extrémisme du culte qui frise avec le fascisme. Cela a été exprimé et renforcé au cours des deux mandats de Barack Obama.

« Je crois en l’exceptionnalisme américain avec chaque fibre de mon être », a déclaré Obama, qui a développé le passe-temps militaire favori de l’Amérique, les bombardements et les escadrons de la mort (« opérations spéciales »), comme aucune autre président ne l’a fait depuis la guerre froide.

Selon une enquête du Council on Foreign Relations, rien qu’en 2016, Obama a largué 26 171 bombes. Soit 72 bombes par jour. Il a bombardé les plus pauvres du monde, en Afghanistan, en Libye, au Yémen, en Somalie, en Syrie, en Irak et au Pakistan.

Chaque mardi — comme l’a rapporté le New York Times — Obama a personnellement choisi ceux qui seraient assassinés, principalement par des missiles Hellfire tirés depuis des drones.

Des mariages, des funérailles et des bergers ont été attaqués, ainsi que ceux qui tentaient de recueillir les parties du corps composant la « cible terroriste ».

Un sénateur républicain de premier plan, Lindsey Graham, a estimé, d’un air approbateur, que les drones d’Obama ont tué 4 700 personnes. « Parfois, vous frappez des innocents et je déteste ça, a-t-il dit, mais nous avons arraché quelques doyens à Al-Qaïda. »

Tout comme le fascisme des années 1930, de grands mensonges sont livrés avec la précision d’un métronome : grâce à un média omniprésent dont la description correspond désormais à celle du procureur de Nuremberg : « Avant chaque grande agression, à quelques exceptions près, ils lançaient une grande campagne de presse visant à affaiblir leurs victimes et à préparer psychologiquement le peuple allemand… Dans le système de propagande… c’était la presse quotidienne et la radio qui étaient les armes les plus importantes. »

Prenez la catastrophe en Libye. En 2011, Obama a déclaré que le président libyen Mouammar Kadhafi planifiait un « génocide » contre son propre peuple. « Nous savions… que si nous attendions un jour de plus, Benghazi, une ville de la taille de Charlotte, pourrait subir un massacre qui aurait retenti dans toute la région et entaché la conscience du monde ».

C’est le mensonge reconnu des milices islamistes confrontées à la défaite par les forces gouvernementales libyennes. Ce mensonge est devenu l’histoire des médias ; et l’OTAN — emmené par Obama et Hillary Clinton — a lancé 9 700 « sorties de frappes » contre la Libye, dont plus d’un tiers visaient des cibles civiles. On a utilisé des ogives d’uranium ; les villes de Misurata et de Syrte ont essuyé des tapis de bombes. La Croix-Rouge a identifié des fosses communes, et l’Unicef ​​a rapporté que « la plupart [des enfants tués] avaient moins de dix ans ».

Sous Obama, les Etats-Unis ont étendu les opérations secrètes de « forces spéciales » à 138 pays, soit 70 % de la population mondiale. Le premier président afro-américain a lancé ce qui représentait une invasion à grande échelle de l’Afrique. Rappelant le partage de l’Afrique à la fin du XIXe siècle, le US African Command (Africom) a construit un réseau de quémandeurs parmi les régimes africains collaboratifs avides de pots-de-vin et d’armements américains. La doctrine du « soldat à soldat » d’Africom embarque les officiers américains à tous les niveaux de commandement, du général à l’adjudant. Il ne manque plus que les casques coloniaux.

C’est comme si la fière histoire de la libération de l’Afrique, de Patrice Lumumba à Nelson Mandela, était confinée à l’oubli par l’élite coloniale noire du nouveau maître. Nouveau maître dont la « mission historique », a averti Frantz Fanon il ya un demi-siècle, est la promotion du « capitalisme effréné, bien que camouflé ».

C’est Obama qui, en 2011, a annoncé ce qui est devenu connu comme le « pivot à l’Asie », à travers lequel près des deux tiers des forces navales américaines seraient transférés vers l’Asie-Pacifique pour « affronter la Chine », selon les mots de son Secrétaire à la Défense. Il n’y avait pas de menace de la part de la Chine ; toute l’entreprise était inutile. C’était une provocation extrême pour garder le Pentagone et ses gradés déments heureux.

En 2014, l’administration Obama a supervisé et financé un coup d’État fasciste en Ukraine contre le gouvernement démocratiquement élu, menaçant la Russie dans cette frontière occidentale par laquelle Hitler avait envahi l’Union soviétique, causant la perte de 27 millions de vies.

C’est Obama qui a pointé des missiles en Europe de l’Est en direction de la Russie. Et c’est le lauréat du Prix Nobel de la Paix qui a augmenté les dépenses en ogives nucléaires à un niveau supérieur à celui de tous les gouvernements depuis la guerre froide — alors qu’il avait promis, dans un émouvant discours prononcé à Prague, d’« aider à débarrasser le monde des armes nucléaires ».

Obama, l’avocat constitutionnel, a poursuivi plus de lanceurs d’alerte que n’importe quel autre président dans l’histoire, même si la Constitution américaine les protège. Il a déclaré Chelsea Manning coupable avant la fin d’un procès qui était une parodie.

Il a refusé de grâcier Manning qui a subi des années de traitements inhumains considérés par les Nations Unies comme des actes de torture [Le 17 janvier, après la publication originale de cet article, Obama a annoncé la grâce de Manning, NDT].

Il a pourchassé Julian Assange à travers un procès entièrement bidon. Il a promis de fermer le camp de concentration de Guantanamo et ne l’a pas fait.

Après la catastrophe des relations publiques de George W. Bush, Obama, le smooth operator de Chicago passé par Harvard, a été enrôlé pour restaurer ce qu’il appelle le « leadership » des Etats-Unis à travers le monde entier. La décision du comité du prix Nobel en faisait partie : une sorte de racisme inversé qui béatifiait l’homme sans autre raison que d’attirer les sensibilités libérales et, bien sûr, le pouvoir américain, à défaut d’attirer les enfants qu’il tue dans des pays démunis, principalement musulmans.

C’est l’Appel d’Obama. Il n’est pas sans rappeler le sifflement d’un chien : inaudible pour la plupart, irrésistible pour les méchants et les sots, surtout les « cerveaux libéraux décapés dans le formaldéhyde de la politique identitaire », comme le disait Luciana Bohne. « Quand Obama entre dans une pièce, s’est épanché George Clooney, vous voulez le suivre quelque part, n’importe où. »

William I. Robinson est professeur à l’Université de Californie et membre d’un groupe non contaminé de penseurs stratégiques américains qui ont conservé leur indépendance pendant les années de sifflement intellectuel depuis le 11 septembre. Il a écrit cette semaine :

« Le président Barack Obama… a peut-être fait plus que quiconque pour assurer la victoire de [Donald] Trump. Tandis que l’élection de Trump a déclenché une expansion rapide des courants fascistes dans la société civile américaine, une issue fasciste pour le système politique est loin d’être inévitable…. Mais cette lutte exige un peu de clarté sur la façon dont nous sommes arrivés au bord d’un précipice aussi dangereux. Les semences du fascisme du 21e siècle ont été plantées, fertilisées et arrosées par le gouvernement Obama et l’élite libérale en faillite politique. »

Robinson souligne que « le fascisme est avant tout une réponse aux profondes crises structurelles du capitalisme, comme celle des années 1930 et celle qui a débuté avec la crise financière de 2008 (…). Il y a une ligne presque droite d’Obama à Trump… Le refus de l’élite libérale de contester la rapacité du capital transnational ainsi que sa marque de politique identitaire ont éclipsé le langage des classes ouvrières et populaires… Ce refus a ainsi poussé les travailleurs blancs dans une “identité” de nationalisme blanc et a aidé les néo-fascistes à les organiser ».

Ce semis est la République de Weimar d’Obama, un paysage de pauvreté endémique, de police militarisée et de prisons barbares : la conséquence d’un extrémisme « de marché » qui, sous sa présidence, a entraîné le transfert de 14 mille milliards de dollars de deniers publics vers Wall Street.

Peut-être que son plus grand « héritage » est la cooption et la désorientation de toute opposition réelle. La « révolution » spécieuse de Bernie Sanders ne trouve pas d’application concrète. La propagande est son triomphe.

Les mensonges au sujet de la Russie — où les Etats-Unis sont déjà intervenus ouvertement dans les élections — ont fait des journalistes les plus importants du monde la risée de tous. Dans le pays dont la presse est la plus libre au monde, le journalisme libre n’existe plus que dans ses honorables exceptions.

L’obsession de Trump est une couverture pour beaucoup de ceux qui se disent de « gauches/libéraux ». Comme s’ils voulaient revendiquer une forme de décence politique. Ils ne sont pas « de gauche », et encore moins « libéraux ». Une grande partie de l’agression américaine contre le reste de l’humanité est venue de prétendus gouvernements démocrates libéraux — comme celui d’Obama. Le spectre politique de l’Amérique s’étend du centre mythique à la droite lunaire. Les « gauchistes » sont des renégats sans abri que Martha Gellhorn a décrits comme une « fraternité rare et tout à fait admirable ». Elle exclut ceux qui confondent la politique avec l’obsession de leur nombril.

Tandis qu’ils « guérissent » et « vont de l’avant », les militants de Writers Resist et d’autres anti-Trumpistes réfléchiront-ils à cela ?

Plus précisément : quand un véritable mouvement d’opposition surgira-t-il ? En colère, éloquent, dans le style un pour tous, tous pour un ? Jusqu’à ce que la vraie politique revienne dans la vie des gens, l’ennemi n’est pas Trump, c’est nous-mêmes.

Article original en anglais : Counter Punch

Source: Investig’Action

20/01/2017

LE VIRAGE CONFIRMÉ DE LA MOLDAVIE ......

20 janvier 2017

Igor Dodon

C’est un virage à 180 ° pour la Moldavie.

 

Dirigé pendant sept ans par une équipe résolument pro-européenne et pro-Otan, le pays se tourne désormais vers la Russie.

La visite d’Igor Dodon, le président moldave à Moscou, concrétise ce changement stratégique.

La première visite officielle à l'étranger d'Igor Dodon, le président moldave récemment élu, vient de se clore.

Son agenda fut assez chargé.

Durant sa visite, le chef d'État moldave a rencontré plusieurs responsables russes de haut niveau, dont Valentina Matvienko — l'actuelle présidente du conseil de la Fédération ( la chambre haute du Parlement russe ) puis Sergei Lavrov, le chef de la diplomatie.

Enfin, en soirée Igor Dodon a rencontré Vladimir Poutine. Les deux chefs D'État ont abordé plusieurs sujets.

Dans le domaine énergétique, ils ont ainsi confirmé leur désir d'avancer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux en rapport avec la dette de l'État moldave pour le gaz russe, y compris celui livré en Transnistrie (PMR), qui avait fait sécession avec la Moldavie en 1990.

Pour rappel, ce pays dépend à 100 % des livraisons de gaz russe.

L'autre point important concernait l'élargissement des entreprises moldaves pouvant exporter en Russie leur production, notamment agroalimentaire.

En effet et depuis les sept dernières années du pouvoir de la coalition pro-occidentale, puis de la signature de l'accord d'association avec l'UE, la Moldavie n'a cessé de perdre ses parts sur le marché russe.

Un marché qui n'a jamais pu être remplacé ailleurs, au vu de ses capacités.

Les deux hommes ont également abordé la question des migrants moldaves travaillant en Russie, autre source importante de revenus pour le budget du pays.

C'est un point que la presse mainstream oublie souvent de mentionner lorsqu'elle aborde le sujet, puisqu'à en croire certains médias, la grande majorité des Moldaves travailleraient dans l'UE, principalement en Italie, où ils sont effectivement environ 150 000.

Mais ce sont plus d'un demi-million de Moldaves qui vivent et travaillent en Russie, sur une population totale du pays de 3,5 millions d'habitants. 

Dernier point, au moment où l'Otan cherche de nouveau à attiser les tensions aux frontières de la Russie, le président moldave n'a pas caché son intention de s'éloigner du dialogue engagé par la précédente administration avec l'organisation nord-atlantique.

D'ailleurs, le choix même de Moscou comme première visite officielle à l'étranger conserve toute sa symbolique : ce fut Bruxelles qui était la priorité tout au long des années précédentes de Chisinau.

Une page vraisemblablement tournée, du moins pour le moment.

source

19/01/2017

2017: LES RISQUES ET LES CHANCES ! TRIBUNE LIBRE !

Les risques et les chances pour 2017


Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 12 janvier 2017 – Source The Saker

Quelques jours à peine en 2017, et nous pouvons déjà dire avec un haut degré de confiance que 2017 sera une année historique. En outre, je suggère que 2017 sera l’« année de Trump » parce que l’une de ces trois choses se produira : soit Trump s’en tiendra pleinement à ses menaces et à ses promesses, soitil en tiendra quelques-unes, mais reste loin du compte, soit finalement Trump sera neutralisé par le Congrès dirigé par les néocons, les médias, la communauté du renseignement.

Il pourrait même être destitué ou assassiné. Bien sûr il y a une infinité de possibilités secondaires ici, mais pour cette démonstration, j’appellerai la première option le « Trump lourd », la seconde le « Trump léger » et la troisième le « Trump cassé ».

Avant de discuter des possibles implications de ces trois éventualités principales, nous devons au moins poser le contexte, en rappelant la situation dans laquelle le président Trump va mettre les pieds.

 

J’en ai discuté certaines dans mon analyse précédente, 2016 : l’année du triomphe de la Russie, et je ne mentionnerai ici que quelques-uns des résultats essentiels de l’an dernier. Ce sont :

  1. Les États-Unis ont perdu la guerre contre la Syrie. Je choisis mes mots avec soin ici : ce qui au départ avait de nombreux aspects d’une guerre civile s’est presque immédiatement transformé en une guerre d’agression par une vaste coalition de pays sous l’égide des États-Unis. De la création des « Amis de la Syrie » au soutien secret des diverses organisations terroristes en passant par les tentatives d’isoler le gouvernement syrien, les États-Unis ont rapidement pris le contrôle de la « guerre contre Assad » et maintenant ils « ont » leur défaite. Aujourd’hui, c’est la Russie qui contrôle totalement l’avenir de la Syrie. D’abord, les Russes ont essayé de travailler avec les États-Unis, mais c’est rapidement devenu impossible et les Russes ont conclu avec un dégoût total que la politique étrangère américaine n’était pas dirigée par la Maison Blanche ou le Foggy Bottom [Siège du secrétariat d’État, NdT], mais par le Pentagone. Celui-ci, cependant, a misérablement échoué à atteindre quoi que ce soit en Syrie et les Russes semblent en être venus à la conclusion étonnante qu’ils pouvaient tout simplement ignorer les États-Unis à partir de maintenant. Ils se sont donc tournés vers les Turcs et les Iraniens pour arrêter la guerre. C’est une évolution tout à fait extraordinaire : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus sans importance dans l’issue d’un conflit qu’ils avaient grandement contribué à créer et à perpétuer : ayant conclu que les Américains sont « incapables de passer un accord » (недоговороспособны), les Russes n’essayeront même pas de s’opposer aux efforts étasuniens, ils les ignoreront tout simplement. Je crois que le cas de la Syrie sera le premier et le plus dramatique, mais qu’à l’avenir cela se produira ailleurs, en particulier en Asie. C’est une situation qu’aucun Américain n’a dû affronter et il est très difficile de prédire comment Trump s’adaptera à cette situation totalement nouvelle. Je suis prudemment optimiste sur le fait qu’en bon homme d’affaires, Trump fera ce qu’il faut et acceptera la réalité telle qu’elle est, et concentrera ses efforts et ses ressources sur quelques problèmes/régions essentiels, plutôt que de poursuivre la chimère néocon d’une « suprématie mondiale dans tous les domaines ». J’y reviendrai plus tard.
  2. L’Europe est dans un état de chaos total. Comme je l’ai écrit souvent, au lieu que l’Ukraine devienne comme l’Europe, c’est l’Europe qui est devenue semblable à l’Ukraine : tout simplement non viable et vouée à l’échec. La crise européenne est massive et multiple. C’est bien sûr une crise économique, mais aggravée par une crise politique, qui elle-même est amplifiée par une crise sociale profonde et, résultat, l’ensemble du système de l’Union européenne et des élites qui la gouvernaient font aujourd’hui face à une crise de légitimité fondamentale. Quant aux politiciens européens, ils sont beaucoup plus occupés à nier l’existence de la crise qu’à l’affronter. Les États-Unis, qui depuis des décennies ont soigneusement encouragé et entretenu toute une génération de « dirigeants » européens sans épine dorsale, étroits d’esprit, stériles et infiniment soumis, affrontent aujourd’hui le résultat déplaisant que ces politiciens européens sont des chiots aussi perdus qu’aveugles et qu’ils n’ont tout simplement ni politique, ni vision, quant à ce qu’il faut faire ensuite : ils sont tous enfermés dans un mode de survie à court terme, caractérisé par une étroitesse de vue qui les rend inconscients de l’environnement dans lequel ils agissent. Un continent qui a produit des gens comme Thatcher, de Gaulle ou Schmidt produit aujourd’hui des non-êtres vides comme Hollande ou Cameron. Trump héritera par conséquent d’une colonie de facto, totalement incapable de se gérer. Et rien que pour aggraver les choses, tandis que les élites « compradores » de cette colonie n’ont aucune vision et aucune politique, elles sont en même temps profondément hostiles à Donald Trump et soutiennent totalement ses ennemis néocons. Encore une fois, c’est une situation à laquelle jamais aucun président américain n’a été confronté.
  3. La Russie est maintenant le pays le plus puissant sur la planète. Je sais, je sais, l’économie russe est relativement petite, la Russie a des quantités de problèmes et il y a tout juste un an, Obama a rejeté la Russie comme une « puissance régionale », tandis que McCain en parlait comme d’une « station essence déguisée en pays ». Que puis-je dire ? Ces deux imbéciles avaient tout simplement tort et il y a une bonne raison, ou plutôt beaucoup, pour que Forbes ait déclaré que Poutine est l’homme le plus puissant sur la terre, quatre années consécutives. Ce n’est pas seulement parce que l’Armée russe est probablement la plus puissante et la plus capable sur la terre (bien qu’elle ne soit pas la plus grande) ou parce que la Russie a réussi à vaincre les États-Unis en Syrie et, en réalité, dans le reste du Moyen-Orient. Non, la Russie est le pays le plus puissant sur la terre pour deux raisons : elle rejette et dénonce ouvertement le système politique, économique et idéologique mondial, régnant dans le monde entier, que les États-Unis ont imposé à notre planète depuis la Seconde Guerre mondiale et parce que Vladimir Poutine jouit d’un soutien solide comme le roc de quelques 80% de la population russe. La plus grande force de la Russie en 2017 est morale et politique; c’est la force d’une civilisation qui refuse de jouer selon les règles que l’Occident a réussi à imposer au reste de l’humanité. Et maintenant que la Russie les a « rejetées » avec succès, d’autres suivront inévitablement (de nouveau, en particulier en Asie). C’est également une situation totalement nouvelle pour le prochain président américain, qui devra œuvrer dans un monde où défier l’Oncle Sam ne correspond plus uniquement à une condamnation à mort, mais pourrait même être considéré comme assez à la mode.
  4. La Chine est maintenant enfermée dans une alliance stratégique avec la Russie, unique dans l’Histoire mondiale. Contrairement aux alliances passées, qui pouvaient être rompues ou dont on pouvait se retirer, ce que Poutine et Xi ont fait est de transformer leurs pays en symbiotes : la Russie dépend fondamentalement de la Chine pour de nombreux biens et services, tandis que la Chine dépend de la Russie pour l’énergie, l’industrie aérospatiale et la haute technologie (pour ceux qui sont intéressés, je recommande la lecture de l’excellent livre blanc que Larchmonter445 a écrit pour le blog du Saker à ce sujet : The Russia-China Double Helix). Résultat, la Russie et la Chine sont aujourd’hui comme des « sœurs siamoises », dont les têtes sont séparées (indépendance politique et gouvernements propres), mais qui partagent un certain nombre d’organes vitaux pour les deux têtes. Cela signifie que même si l’entité Russie/Chine voulait « se débarrasser de Chine/Russie » en échange d’un rapprochement avec les États-Unis, elle ne pourrait pas le faire. À ma connaissance, rien de pareil n’était arrivé auparavant. Jamais deux (ex-)empires ont décidé de rester séparés mais pleinement intégrés l’un à l’autre. Aucune grande charte, aucune grande alliance, aucun traité solennel n’a jamais été signé pour que cela arrive, seulement d’innombrables contrats et accords (comparativement) plus petits. Pourtant, elles ont tranquillement atteint quelque chose d’absolument unique dans l’Histoire. Ce que cela signifie pour les États-Unis, c’est qu’ils ne peuvent pas compter sur leur divide et impera favori pour essayer de gouverner la planète, parce que cette stratégie ne peut plus fonctionner plus longtemps : même si les dirigeants russes et chinois se disputaient violemment, ils ne pourraient pas défaire ce qui a été fait. L’élan intégrationniste entre la Chine et la Russie ne pourrait probablement être stoppé que par une guerre, ce qui ne sera tout simplement pas le cas. En ce moment, Trump se livre à de nombreuses gesticulations provocatrices à l’égard de la Chine, peut-être dans l’espoir que si les États-Unis normalisent leurs relations avec la Russie, la Chine se retrouverait isolée. Mais isoler la Chine est tout aussi impossible qu’isoler la Russie et provoquer la Chine est tout simplement voué à l’échec. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le prochain président américain devra faire l’expérience que dans le triangle formé par la Russie, la Chine et les États-Unis, ce sont eux qui représentent la partie la plus faible et la plus vulnérable.
  5. L’Iran est trop puissant pour être intimidé ou soumis. Il est vrai que l’Iran est beaucoup plus faible que la Russie ou la Chine et qu’il n’est pas un acteur international majeur. Je dirais cependant que l’Iran est une redoutable superpuissance régionale, qui peut probablement à elle seule affronter toute combinaison de pays de la région et l’emporter sur eux, même si c’est à un coût élevé. Exactement comme la Russie, il est protégé par une combinaison parfaite de géographie et de forces armées modernes. Bien sûr, les capacités iraniennes ne sont pas tout à fait de même niveau que celles des États-Unis ou de la Russie, mais elles sont assez puissantes pour faire de l’Iran une cible extrêmement difficile et dangereuse à attaquer. Il y a de nombreuses années, dans le lointain 2007, j’ai écrit un article intitulé Iran’s asymmetrical response options [Les options de l’Iran pour une réponse asymétrique], qui est clairement daté, mais surtout dans le sens où, depuis 2007, l’Iran est devenu encore plus dangereux à attaquer, que ce soit par les États-Unis, par Israël ou les deux ensemble. La Russie et/ou la Chine entreraient-elles en guerre avec les États-Unis, dans le cas d’une attaque américano-israélienne contre l’Iran ? Non. Mais il y aurait des conséquences politiques très graves à payer pour les États-Unis : un véto garanti au Conseil de sécurité de l’ONU (même si les forces étasuniennes sont visées en Arabie saoudite ou dans le détroit d’Ormuz), un soutien politique, économique et peut-être militaire à l’Iran, un soutien en termes de renseignement aux opérations iraniennes, non seulement en Iran mais aussi en Syrie, en Irak, en Afghanistan et ailleurs, une amélioration des relations aujourd’hui semi-officielles avec le Hezbollah et un soutien à la résistance libanaise. Mais l’« arme » principale utilisée contre les États-Unis serait informationnelle – toute attaque sera contrée avec véhémence par la presse russe et la blogosphère occidentale sympathisante de la Russie ; c’est exactement le scénario que les États-Unis et l’OTAN craignent tellement : sous la direction de RT et de Sputnik, une campagne de dénigrement des États-Unis sur les réseaux sociaux. C’est une réalité nouvelle pour 2017 : nous ne sommes pas habitués à l’idée que la Russie dispose aussi d’un soft power, dans ce cas un soft power politique, mais le fait est que ces capacités russes sont à la fois réelles et redoutables, et c’est pourquoi les néocons accusent « la machine de propagande du Kremlin », tant pour le Brexit que pour la victoire de Trump. Alors qu’une telle « machine » n’existe pas, il y a une blogosphère active et un espace de médias non étasuniens sur Internet, qui semblent assez puissants pour au moins encourager une sorte de « révolte des esclaves » contre les dirigeants néocons de l’Empire. Le résultat est le suivant : les États-Unis ont perdu leur monopole informationnel sur la planète et leur prochain président devra rivaliser, rivaliser vraiment, pour convaincre et rallier à ses vues et à son agenda. Comment Trump fera-t-il face à ces défis radicalement nouveaux ?

Si c’est le « Trump cassé », nous aurons quelque chose de très semblable à ce que nous avons eu avec Obama : beaucoup de promesses non tenues et d’espoirs perdus. Pratiquement, les États-Unis retourneront alors à ce que je pourrais appeler « les politiques de consensus de l’Empire anglosioniste », ce qui est ce que nous avons eu depuis au moins Bill Clinton et qui devient tous les quatre ans « le même vieux truc, le même vieux truc, mais en pire ». Si Trump est destitué ou assassiné, nous pourrions assister à une explosion de troubles aux États-Unis, qui absorberaient la plus grande partie du temps et de l’énergie de ceux qui ont essayé de le chasser. Si Trump se révèle n’être que des belles paroles sans actes, nous nous retrouverons dans la même situation que sous Obama : une présidence faible, débouchant sur diverses agences « faisant leurs propres affaires » sans se soucier de vérifier ce que les autres font. Ce serait un désastre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le résultat le plus probable serait un effondrement assez brutal, soudain et irréversible de l’Empire anglosioniste. Si un « président Pence » arrivait, les risques d’une guerre thermonucléaire augmenteraient dangereusement, au niveau de ce qu’ils étaient avant l’élection. C’est de loin la plus mauvaise option pour tout le monde.

Le « Trump léger » est probablement l’option la plus probable. Ne vous méprenez pas, même si je l’appelle comme ça, de grandes choses pourraient quand même se produire. Tout d’abord, les États-Unis et la Russie pourraient décider de traiter ensemble sur la base de leurs intérêts propres, avec du bon sens, du réalisme et un respect mutuel. Tout cela pourrait être tout à fait révolutionnaire et correspondre à l’abandon radical de la politique des États-Unis depuis Bill Clinton (et en réalité depuis la Seconde Guerre mondiale). La collaboration entre la Russie et les États-Unis ne serait cependant pas globale, mais plutôt limitée à certaines questions spécifiques. Par exemple, l’un et l’autre pourraient se mettre d’accord sur des opérations conjointes contre Daech en Syrie, mais les États-Unis ne mettraient pas fin à la politique actuelle USA/OTAN d’escalade et de confrontation contre la Russie en Europe. De même, le Congrès dominé par les néocons empêcherait toute collaboration américano-russe véritable sur la question de l’Ukraine. Cette option serait bien inférieure à ce qu’espèrent certains partisans inconditionnels de Trump, mais serait pourtant infiniment meilleure que Hillary à la Maison Blanche.

Bien que sans doute moins probable, c’est le « Trump lourd » qui pourrait vraiment ouvrir la voie à une ère fondamentalement nouvelle dans les relations internationales. Dans ce cas, la Russie et les États-Unis concluraient un certain nombre d’accords de grande portée, dans lesquels ils agiraient conjointement pour résoudre des problèmes essentiels. Les possibilités théoriques sont phénoménales.

Tout d’abord, les États-Unis et la Russie pourraient refondre entièrement la sécurité européenne en faisant revivre et en modernisant ce qui est sa pierre angulaire : le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Ils pourraient négocier un nouveau FCE-III, puis l’utiliser comme base pour régler toutes les questions de sécurité en suspens en Europe et donc rendre de facto impossible une guerre en Europe. Les seuls vrais perdants seraient les complexes militaro-industriels occidentaux et quelques États enragés et sinon inutiles (Lettonie, Pologne, etc.), dont le seul bien d’exportation valable est la paranoïa russophobe. Comme dans chaque cas cependant, lorsqu’une guerre, potentielle ou effective, est remplacée par la paix, la population européenne dans sa grande majorité bénéficierait d’un tel accord. Quelques négociations difficiles et délicates seraient nécessaires pour mettre au point tous les détails, mais je suis certain que si on donne à la Russie quelques garanties réelles et vérifiables quant à sa sécurité, le Kremlin ordonnerait le retrait des forces russes situées à l’ouest de l’Oural.

Ensuite, les États-Unis et la Russie pourraient agir ensemble pour stopper la guerre en Ukraine, la transformer en un État fédéral avec une large autonomie garantie à toutes ses régions (pas seulement le Donbass) et déclarer qu’une Ukraine non alignée et neutre sera la clé de voûte du nouveau système de sécurité européen. Si la Russie et les États-Unis sont d’accord sur ce point, les Ukronazis ou les Européens ne pourront rien faire pour l’empêcher. Franchement, exactement comme des adolescents irresponsables et stupides ne sont pas autorisés à participer aux décisions des adultes, il faudrait dire à l’Union européenne et à la junte de Kiev qu’elles ne produisent que des catastrophes et que les adultes ont dû s’en mêler pour empêcher le cauchemar de devenir encore pire. Je vous parie qu’une telle approche recueillerait le soutien de nombreux Ukrainiens, sinon de la plupart, qui en ont maintenant assez de ce qui se passe. La plupart des Européens (exceptées les élites politiques, bien sûr) et la plupart des Russes accueilleraient positivement la fin de ce bordel ukrainien (désolé, mais c’est une description correcte).

Les États-Unis ont perdu beaucoup d’importance au Moyen-Orient. Ils ont cependant encore assez de pouvoir pour effectivement contribuer utilement à la destruction de Daech, en particulier en Irak. Tandis que la Russie, l’Iran et la Turquie peuvent probablement imposer un certain type de règlement de la guerre en Syrie, et avoir le soutien américain, même s’il n’est que limité, pourrait être extrêmement utile. Le CENTCOM est toujours très puissant et une campagne russo-américaine conjointe pour écraser Daech pourrait être extrêmement bénéfique à toute la région. Enfin, que les Russes et les Américains collaborent intelligemment et sincèrement les uns avec les autres serait quelque chose de très nouveau et de fascinant à observer, et je suis quasiment sûr que les soldats des deux côtés accueilleraient très favorablement cette chance. Le Moyen-Orient n’a pas à devenir un jeu à somme nulle, mais le prochain président devra comprendre que les États-Unis sont maintenant un partenaire mineur dans une coalition beaucoup plus grande. C’est le prix à payer pour avoir eu un idiot à la Maison Blanche pendant huit ans.

Inutile de dire que si les Américains et les Russes réussissent à travailler ensemble en Europe, l’Ukraine et le Moyen-Orient connaîtront un arrêt spectaculaire de la « guerre tiède » qui a eu lieu entre la Russie et les États-Unis pendant la désastreuse présidence d’Obama.

Hélas, il y a le problème plutôt pénible de la réponse de Trump aux demandes du lobby pro-Israël américain et sa rhétorique anti-iranienne stupide et délirante. Si Trump continue avec ces absurdités une fois entré à la Maison Blanche, il se coupera de tout véritable accord au Moyen-Orient. En plus, connaissant la russophobie enragée des néocons, si Trump s’incline devant leurs revendications sur l’Iran, ils devra probablement aussi réduire l’étendue de la collaboration américano-russe en Europe, en Ukraine et ailleurs. Il en va de même pour le dénigrement et la provocation constantes de Trump envers la Chine : s’il croit vraiment et sincèrement que les États-Unis sont en position d’intimider la Chine, il se prépare à quelques désillusions très pénibles. L’époque où les États-Unis pouvaient maltraiter ou intimider la Chine est révolue depuis longtemps et tout ce que Trump ferait contre la Chine échouera, de la même façon qu’Obama a échoué contre la Russie.

C’est à mon avis LA question clé de la présidence Trump : sous sa présidence, les États-Unis accepteront-ils le fait que leur hégémonie mondiale est terminée une fois pour toutes et qu’à partir de maintenant, ils ne seront plus qu’un acteur important parmi d’autres acteurs importants ? Oui, l’Amérique, le pays, pas l’Empire, « peut retrouver sa grandeur », mais seulement en renonçant à l’Empire et en acceptant de devenir un pays « normal », quoique encore important.

Si l’establishment étasunien continue à fonctionner à partir de l’hypothèse que « Nous sommes le numéro un », « l’armée américaine est la plus puissante de l’Histoire mondiale » ou que « les États-Unis sont la nation indispensable » qui doit « diriger le monde », alors la présidence de Trump finira en catastrophe. Les idées messianiques et impérialistes ont toujours conduit ceux qui les portaient à un échec retentissant et les États-Unis ne font pas exception. Pour une raison : la mentalité messianique et impérialiste est toujours profondément délirante, puisqu’elle met toujours l’idéologie au-dessus de la réalité. Et, comme on dit, si tu as la tête dans le sable, c’est que tu as le cul en l’air. L’un des plus grands avantages que la Russie et la Chine ont sur les États-Unis, est qu’elles comprennent totalement qu’elles sont, sur de nombreux aspects, plus faibles qu’eux. Et pourtant, paradoxalement, cette conscience est ce qui les rend plus fortes à la fin.

Ce pourrait par conséquent devenir une priorité absolue du président Trump d’abandonner l’attitude infiniment arrogante, si typique des néocons et de leurs prédécesseurs (physiques et idéologiques) trotskystes, et de la remplacer par une conscience aiguë de la nécessité de ne s’engager que dans des politiques en rapport avec les capacités effectives des États-Unis. Des politiques réalistes et basées sur les faits doivent remplacer l’actuelle hubris impériale.

De même, purger les élites étasuniennes de la cabale toxique qui a pris le dessus devrait aussi devenir une priorité essentielle du président Trump : exactement comme la principale menace pour le président Poutine est la cinquième colonne russe, je crois fortement que la plus grande menace pour le président Trump sera la cinquième colonne contrôlée par les néocons aux États-Unis, en particulier au Congrès, dans les médias, à Hollywood et dans la communauté du renseignement. Les néocons ne renonceront jamais avec élégance, ni n’accepteront que le peuple américain leur a montré la porte. Au contraire, il feront ce qu’ils ont toujours fait : se livrer à une méchante campagne de haine contre Trump lui-même et contre ceux qui ont osé voter pour lui. En ce moment, Trump essaie, à l’évidence, de les apaiser en leur jetant un os ici ou là (Pence, Priebus, Friedman, dénigrement de l’Iran, etc.), ce qui, je suppose, est assez juste. Mais s’il continue à zigzaguer comme ça une fois qu’il sera à la Maison Blanche, il n’aura pas une chance contre eux.

Michael Moore vient d’appeler à « 100 jours de résistance » après l’inauguration de Trump. Bien que Moore lui-même soit avant tout un clown (très talentueux), ce genre d’initiative peut finir par devenir à la mode, en particulier chez les « millenials » américains totalement zombifiés et les pseudo « progressistes » blessés, qui ne peuvent et ne veulent tout simplement pas accepter que Hillary a perdu. Nous ne devons jamais sous-estimer les capacités des agents de Soros pour lancer une Révolution de couleur à l’intérieur des États-Unis.

L’« État profond » américain est aussi un ennemi puissant et extrêmement dangereux, dont les choix pour s’opposer à un « Trump lourd » comprennent non seulement d’assassiner Trump lui-même, mais aussi de créer un autre 9/11 sous fausse bannière aux États-Unis, incluant éventuellement des matières nucléaires, et de l’utiliser comme prétexte pour imposer une sorte d’état d’urgence.

Enfin, et comme toujours, il y a les banques (dans un sens général, ce qui inclut les assurances, les fonds d’investissement, etc., et en gros tous les financiers) qui combattent le retour à la souveraineté des États-Unis avec tout ce qu’ils ont. En général, j’utilise l’expression « retour à la souveraineté » pour décrire ce que Vladimir Poutine a tenté de faire en Russie depuis 2000 : le processus de lutte contre le véritable pouvoir d’une petite élite transnationale, pour le rendre au peuple russe et faire de la Russie un pays vraiment indépendant et souverain. Le même concept, cependant, s’applique également aux États-Unis, dont la population est clairement devenue l’otage et l’esclave d’une petite élite, de fait moins de 1%, qui contrôle totalement les vrais centres de pouvoir. Une grande partie, la plus grande en réalité, est concentrée dans diverses institutions financières qui contrôlent vraiment toutes les branches du gouvernement aux États-Unis. Certains les appellent « Corporate USA » ou « USA Inc. », mais en réalité, nous sommes confrontés à des financiers et non à des entreprises qui vivent en offrant des biens et des services. Les niveaux réels de corruption aux États-Unis sont probablement plus élevés que partout ailleurs sur la planète, simplement à cause des immenses sommes d’argent en jeu. Les parasites (littéralement) corrompus qui gèrent cette machine à faire de l’argent feront tout leur possible pour empêcher le retour du peuple américain au pouvoir et ils ne permettrons jamais qu’« un homme – une voix » remplace l’actuel « un dollar – une voix ».

Il est ironique, bien sûr, que Trump lui-même et tout son entourage proviennent des élites financières. Mais ce serait une erreur d’en déduire simplement que si une personne vient d’un milieu spécifique, elle l’aimera et le soutiendra toujours. Che Guevara était un docteur en médecine, issu d’une famille bourgeoise argentine assez aisée. Oh, je ne compare pas Trump au Che ! Je dis seulement que la théorie de la conscience de classe présente parfois des exceptions intéressantes. Au moins, Trump connaît très bien ces gens et il pourrait être l’homme idéal pour briser leur actuel monopole sur le pouvoir.

 

Conclusion

Faire des prédictions pour une année comme 2017, alors que la plupart des résultats dépendent de ce qu’une seule personne pourrait faire ou ne pas faire est assez futile. Au mieux, c’est un exercice de simple chance statistique. Ceux qui émettront des prédictions correctes feront bonne impression, évidemment, et ceux dont les prédictions ne se concrétiseront pas, en feront une mauvaise. Mais en réalité, ils sont tous dans le flou aujourd’hui. C’est pourquoi je choisis de parler de risques et de chances et de considérer au moins trois « variantes Trump ». Ce sont des processus dans lesquels Trump et les États-Unis sont cruciaux ou, au moins, centraux, mais il y en a d’autres où ils comptent beaucoup moins. Donc, pour conclure, je hasarderai quelques suppositions que je vous soumets avec toutes les réserves imaginables sur le fait qu’elles seront peut-être fausses. Cela dit, allons-y.

Premièrement, je pense qu’il y a une bonne chance que la Russie, l’Iran et la Turquie réussissent à stopper la guerre contre la Syrie. Le pays restera unifié, mais avec des zones d’influences claires et avec un gouvernement qui comprendra Assad, mais aussi des représentants de l’opposition. La Syrie est beaucoup trop grande et trop diverse pour jouir de la paix qui règne aujourd’hui en Tchétchénie, donc au mieux nous pouvons espérer le genre de demi-paix que le Daghestan a subie ces dernières années. Ce ne sera pas parfait, cela ne suffira pas, mais l’horreur absolue s’arrêtera.

Deuxièmement, je pense que Porochenko perdra le pouvoir cette année. L’Ukraine occupée par les nazis a survécu à un mélange d’inertie (il y avait encore beaucoup de richesse datant de l’ère soviétique) et d’aide occidentale. Les deux sont maintenant complètement à l’arrêt. En plus, il y a des signes croissants que l’armée ukrainienne est devenue fondamentalement incapable d’opérations de combat sensées. Si certains bataillons de volontaires nationalistes particulièrement délirants ou si un dirigeant politique ordonnait une attaque sur la Novorussie, les Ukrainiens pourraient endurer une grave défaite, suivie de la libération des territoires des régions de Donetsk et de Lougansk actuellement occupés par les nazis. Et cette fois, si cela se produit, les Novorusses auront les moyens de libérer Marioupol et de la tenir sans être coupés du Donbass par une contre-attaque ukrainienne sur leur flanc. Enfin, si Porochenko est remplacé par des éléments encore plus fous, la Russie pourrait décider de reconnaître l’indépendance des Républiques de Lougansk et de Donetsk ce qui, à son tour, entraînerait inévitablement un référendum dans ces républiques pour rejoindre la Russie. Les politiciens de l’Union européenne seront en crise, la Pologne et l’Estonie déclareront qu’une invasion russe est imminente, mais la Russie les ignorera tous, tout simplement. Quant à Trump, il est très peu probable qu’il fasse quoi que ce soit à ce propos, surtout si on considère que les Ukronazis étaient à 100% derrière Hillary et le rejetaient comme une bonne blague. La dernière et seule chance pour le « Banderaston indépendant » d’éviter ce résultat est d’appliquer enfin pleinement et totalement l’Accord de Minsk-2, et de s’auto-dissoudre. Les cinglés de Kiev auront-ils la sagesse de le comprendre ? J’en doute beaucoup. Mais qui sait, peut-être Dieu aura-t-il pitié du peuple d’Ukraine et lui donnera-t-il la force de se débarrasser de la pourriture bandériste qui leur a apporté tant de misère.

Il me reste une grande préoccupation : l’Amérique latine. Cela n’a pas été relevé souvent, mais l’Amérique latine est le seul domaine en politique étrangère, où Obama a eu plutôt du succès, du moins si vous soutenez la domination qu’y exercent les États-Unis : Castro est mort, Chavez a disparu, peut-être assassiné, Christina Kirchner s’en est allée, la présidente Dilma Rousseff a été renversée par un coup d’État parlementaire et il semble que le même sort va maintenant frapper Nicolas Maduro. Très significativement, Cuba a accepté un accord qui donnera aux États-Unis une influence beaucoup plus grande sur l’avenir de l’État insulaire. C’est vrai, Evo Morales, Rafael Correa et Daniel Ortega sont encore au pouvoir, mais le fait indéniable est que les poids lourds politiques d’Amérique latine sont tombés. Trump changera-t-il de politique l’égard de l’Amérique latine ? J’en doute vraiment, ne serait-ce que parce qu’on « ne répare pas ce qui n’est pas cassé ». Et d’un point de vue impérialiste américain, la politique actuelle n’est pas cassée du tout, c’est plutôt un succès. Je ne vois tout simplement aucune raison pour laquelle Trump déciderait de permettre aux Latino-Américains d’être libres et souverains, renversant ainsi une Doctrine Monroe vieille de presque 200 ans. La liberté pour l’Amérique latine viendra à la fin d’une longue lutte, indépendamment de qui occupe la Maison Blanche.

Donc non, 2017 n’aura qu’un lointain rapport avec la vie dans un monde parfait, mais il y a une chance supérieure à la moyenne que 2017 voie quelques améliorations très importantes et très nécessaires par rapport aux années précédentes, franchement désastreuses. Il y a encore un espoir que Trump tienne ses promesses et, s’il le fait, il pourrait devenir l’un des meilleurs présidents américains depuis de très, très nombreuses années. Que Trump tienne ses promesses ou non, le monde continuera à passer de l’unipolarité à la multipolarité, et c’est une évolution extrêmement souhaitable. Dans l’ensemble et pour la première fois depuis des dizaines d’années, je me sens plutôt optimiste. C’est un sentiment tellement étrange et si peu naturel pour moi, que je me sens presque coupable. Mais parfois une jouissance coupable est aussi un grand plaisir !

The Saker

Article original paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

 

17/01/2017

BARAK OBAMA COMPLICE DE L"' ÉTAT ISLAMIQUE ??? TRIBUNE LIBRE !

SYRIE : OBAMA ÉTAIT COMPLICE DE L’ETAT ISLAMIQUE !

(par l’Imprécateur)


Obama est parti. Le prix Nobel de la paix devrait lui être retiré car ce dirigeant américain porte une responsabilité énorme dans la guerre qui déchire encore la Syrie.

Est-ce l’approche de son départ qui a commencé à libérer les langues, notamment celle de John Kerry ?

L’Histoire répondra peut-être à cette question quand on saura le rôle sinistre qu’Obama y a joué avec sa comparse Hillary Clinton, celle dont la diffusion des mails par les réseaux sociaux – peut-être alimentée par les Russes – fait scandale mais, bizarrement, pas leur contenu.

Tout démarre de la publication par le New York Times, le 30 septembre 2016, des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne.

Rien de scandaleux dans les propos tenus par John Kerry. Il explique aux Syriens le comportement de l’administration américaine.  

Les Syriens ne comprennent pas ses hésitations et ses manquements aux promesses d’aide données, John Kerry semble au contraire chercher à justifier son administration. Il en est le chef, cela semble on ne peut plus normal.
Sauf que…

Le New York Times est un journal qui a soutenu les Démocrates, Obama, Clinton et Kerry,  il n’a publié que des extraits, pas l’intégralité de l’enregistrement.

Les extraits choisis laissent entendre que le département d’État ne peut plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition syrienne et lui demandent de se tourner vers d’autres sponsors. « Sponsors », drôle de mot pour parler du financement de la guerre !

L’enregistrement complet a été publié dans sa version complète de 36 minutes le 1er janvier 2017 par The Last Refuge*. La conversation entre Kerry et les membres de « l’opposition » syrienne a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser Bachar el Assad et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et leur donner le pouvoir en Syrie.

Le message est clair : « Trump arrive au pouvoir, les Etats-Unis vont abandonner la coalition franco-arabo-etc. qui combattait Assad au premier chef (et Daesh accessoirement), les Etats-Unis abandonnent le combat en Syrie, débrouillez-vous ».

C’est un peu long, 37 minutes. Voici la version courte, 2 minutes :

Croyez-vous que Le Monde, Libération, L’Obs ou L’Express qui dénoncent si volontiers les sites de réinformation auraient publié une nouvelle de cette importance ?
Non, ils ont couvert en revanche avec dévotion de déplacement de feu Hollande en Irak.

On comprend d’ailleurs maintenant pourquoi Hollande est allé en Irak et pas en Syrie, la Syrie, c’est fini-n-i-ni.

Mais il y a plus grave, car, après tout, si la paix actuelle obtenue par Poutine peut durer et aboutir à la pacification de la Syrie, tant mieux. Par contre, ce que l’on apprend de la bouche de John Kerry, successeur de Hillary Clinton à la tête du Département d’Etat du président démocrate Obama est sidérant :

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État :

– confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne était de renverser le gouvernement légal de Bachar el Assad. 

– confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser la République arabe syrienne, ce qui aurait évité aux Etats-Unis de se salir les mains. 

– confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes.

Autrement dit, nos militaires tués en Syrie, peu nombreux heureusement, et les 240 morts des attentats revendiqués par les suppôts de l’Etat Islamique en France sont à mettre au bilan de Barak Obama, prix Nobel de la Paix et président des Etats Unis.


Car, sans l’Etat Islamique pour les inspirer ou les ordonner, on peut penser que ces carnages n’auraient pas eu lieu.

Nous, blogs de réinformation, nous nous en doutions, mais nous manquions de preuves ce qui permettait à la presse mainstream de nous traiter de complotistes, hoaxeurs et autres amabilités orwelliennes.

Mais qui croira que le gouvernement français, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères et celui des Armées avec les Services du renseignement politique, civil et militaire à leur botte l’ignoraient ?

Déjà, en août 2014, Barak Obama déclare dans une conférence de presse qu’il « n’a pas de stratégie » contre l’Etat Islamique. Pourtant, selon l’Agence Reuters, c’est dès août 2012 ** qu’il a autorisé la CIA et d’autres agences à intervenir en Syrie pour renverser Bacchar el Assad.

 

Pas de stratégie ! Aveu ahurissant d’un président qui au même moment envoie ses avions bombarder la Syrie et entraine dans une « coalition » où il mêle pour les lier à son mensonge des pays disparates, pour ne pas dire opposés dans leurs intérêts syriens, de l’Arabie saoudite wahabite et salafiste, commanditaire du terrorisme international, à l’innocent Danemark, en passant par les faux-culs français et allemands.

 

Et si de nombreux pays de l’OTAN sont dans la coalition, ce n’est pas non plus pour éradiquer l’intégrisme islamique de l’Etat du même nom, mais pour les amener à contrer l’influence russe et iranienne qui, en 2014, commence à pointer son nez dans les affaires américaines en Syrie.

Admettons qu’au début le souhait d’Obama était seulement de pousser Assad à partir pour permettre un « printemps » syrien islamiste à la botte de l’Arabie saoudite et du Qatar.

 Ces deux pays sont désireux de contrôler la production syrienne de pétrole et de gaz et construire le pipe-line irako-syrien qui permettrait à l’Arabie d’exporter son pétrole via la Méditerranée plutôt que de le faire transiter par tankers via le détroit d’Ormuz contrôlé par les Iraniens et le canal de Suez contrôlé par les Egyptiens.

Mais Assad résiste. Obama, conseillé par les Clinton, voit dans le calife Abou Bakr el Bagdadi qui démarre son Etat islamique, le moyen de lui faire faire le travail sans impliquer trop l’armée américaine. Il laisse les Saoudiens financer l’Etat Islamique et l’armer.

Accessoirement, les avions américains bombardent « par erreur » quelques convois de l’armée syrienne légale qui attaquaient des positions djihadistes islamiques. 

Assad reçoit alors le soutien militaire très efficace de Poutine qui veut non seulement conserver sa base militaire de Tartous sur la côte syrienne de la Méditerranée, mais s’est allié à la Turquie pour avoir le libre passage dans les Dardanelles, négocie avec le général libyen Haftar à Moscou pour avoir une base en Libye et avec le roi Hassan au Maroc pour obtenir le passage libre à Gibraltar.

 

Autrement dit, Poutine pourrait circuler tanquillement de la Mer Noire à l’Atlantique par la Méditerranée pour contrer l’encerclement de la Russie par le Nord-Ouest auquel procède la belliqueuse OTAN qui envoie actuellement ses chars et ses troupes en Pologne.

Et cela sous les yeux médusés de la France dont le plan Sarkozy de grande Méditerranée sous contrôle français a été bousillé par Hollande.

L’aide militaire américaine à l’Etat Islamique et à Al-Qaida-El-Nosra a été confortée par une aide médicale et en formation du personnel djihadiste de l’EI par diverses ONG et les fameux « casques blancs », une pseudo ONG sanitaire truffée d’agents de renseignement payés par les Américains et les Britanniques.


Son « action admirable » était vantée par la presse mainstream et les télés françaises. Kerry parle à ce sujet de « Responsabilité de protéger***.

Et ce n’est pas tout : l’ex-candidat à la présidence John Mc Cain et l’équipe de la CIA au sein du parti républicain, ceux qui ont monté en 2016 le mouvement « Never Trump » étaient d’accord avec Obama pour soutenir l’Etat islamique dès 2012.

Le deuxième à partir de la gauche (celui que l’on voit à peine) est Abou Bakr al Bahdadi, le premier à gauche est Abu Mosa, le chargé de la communication de l’Etat islamique. Abu Mosa a été tué depuis. Il y a eu un certain scepticisme quant la présence d’al-Baghdadi lui-même, et le sénateur John McCain a fortement réfuté cette affirmation. 

Cependant, The Last Refuge qui a enquêté sur cette photo a montré qu’il y a beaucoup plus d’éléments pour prouver que c’est bien Al Baghdadi qui est derrière Mc Cain que pour prouver le contraire.

Mc Cain s’est rendu en Syrie en 2012, officiellement pour rencontrer ceux qu’il proclamait, comme Laurent Fabius, être « les modérés de l’Armée Syrienne Libre » voulant un état démocratique et laïc. En fait la majorité des troupes de l’ASL, une fois armées et formées par les Etats-Unis et la France, s’est ralliée à l’Etat Islamique, la minorité ayant rallié Al Qaïda dont les chefs proclamaient déjà:

« Le but est d’établir un Etat islamique et non pas un Etat syrien » ( déclaration de Abu Khuder, chef de l’ASL à l’époque).
On comprend pourquoi Mc Cain s’est montré aussi hostile à Trump ! Trump va avoir un sacré ménage à faire !

Source:  L’Imprécateur    http://www.minurne.org/?p=9467

 

* The Last Refuge est un site conservateur américain, comme son adresse mail l’indique : TheLastRefuge@reagan.com

 

** 2012: WASHINGTON, Aug 1 (dépêche Reuters) – Le président Barack Obama a signé un ordre secret (l’ordre 1730712, n d l a) autorisant US soutien aux rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad et son gouvernement. Cliquez sur WASHINGTON pour avoir la référence

*** Lire sur ce sujet : http://21stcenturywire.com/2016/10/01/diplomatic-frauds-kerry-power-kirby-lying-and-shilling-for-body-bags-and-war-in-syria/

RÉVOLUTION POURPRE , LES TROUPES US À LA FRONTIÈRE RUSSE .....

Révolution pourpre – Les troupes U.S. à la frontière Russe pour tenter de déclencher une guerre avant l’Inauguration

 

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Comme je vous l’ai expliqué ( « Révolution pourpre » – Un nouveau document explosif sur le « piratage » Russe fait trembler l’Amérique : Trump compare son traitement médiatique à « l’Allemagne nazie », le Kremlin dénonce une « falsification totale » … et Comment l’establishment américain utilise les fake news pour faire tomber Trump) , l’establishment des élites fera tout pour déstabiliser les US et Trump et empêcher l’intronisation de ce dernier .    En tentant de déclencher une guerre . 

D’abord, un Important déploiement de chars américains à lieu en Pologne :

Un important convoi de véhicules blindés américains est entré jeudi en Pologne, un des plus grands déploiements des forces américaines en Europe depuis la guerre froide, opération aussitôt dénoncée par Moscou

La présence par rotation de l’unité en question en Pologne, mais aussi dans les pays baltes, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, doit renforcer la sécurité de la région, inquiète du comportement de la Russie.

 

Ensuite c’est Confirmé un démocrate républicain « Inconnu » a été payé pour établir le Rapport Anti Trump, l’élite Anglo sionniste a utilisé le MI 6 relayé par un traître à la nation US (« inconnu ») qui n’est personne d’autre que John McCain (Mac Cain qui avait juré avec Graham d’écraser la Russie : « 2017 sera l’année de l’offensive contre Poutine ») ,

Mac Cain ne fait pas parti de l’intelligence US (qui a tout de même été infiltrée par les élites, créant un schisme interne entre les patriotes largement majoritaires pour le moment,  et les mondialistes)  mais de l’establishment (c’est à dire le monde politico médiatique étasunien, cf lien) , selon Zero Hedge  :

Ayant appris précédemment à la fois l’ identité de l’ancien officier de renseignement britannique qui a compilé le « dossier de Trump », révélé par le WSJ plus tôt cette semaine qui est un ancien agent du MI-6  ,Christopher Steele, actuellement directeur d’Orbis Business Intelligence basé à Londres , et que John McCain était la personne qui a présenté le rapport au FBI, une question demeure: qui a commandé le rapport original concernant la campagne interminable quant à Donald Trump. (il est évident que c’est l’élite, ndlr)

 

Mais cela ne marchera pas . Le peuple américain a fait son choix, et rien ne pourra l’arrêter . Trump sera investi sans heurts. L’élite et son establishment ont d’ores et déjà échoué .

Le Maïdan étasunien fixé au jour d’inauguration de Trump ?

Tout a commencé par un article publié par CNN intitulé « Intel chiefs presented Trump with claims of Russian efforts to compromise him [Les chefs du renseignement ont présenté à Trump les allégations à propos d’efforts russes visant à le compromettre] », qui affirmait :

Des documents classifiés présentés la semaine dernière au président Obama et au président élu Trump comprenaient des allégations que des agents russes affirment avoir des informations personnelles et financières compromettantes sur M. Trump, selon ce qu’ont dit de nombreux responsables officiels américains ayant une connaissance directe des réunions d’information à CNN.

Ces allégations ont été présentées dans un résumé de deux pages annexé à un rapport sur l’interférence russe dans l’élection de 2016.

Les allégations venaient, d’une part, de notes compilées par un ancien agent secret britannique, dont les responsables du renseignement étasunien considèrent le travail passé comme crédible […]

 

Le résumé de deux pages contenait aussi des allégations qu’il y a eu un échange continu d’informations pendant la campagne entre les suppléants de Trump et des intermédiaires du gouvernement russe, selon deux responsables de la sécurité nationale.

 

Le site internet Buzzfeed a publié ensuite le document complet.

Lorsque j’ai lu le document, ma première intention était de le démonter phrase par phrase. Je n’ai cependant pas le temps de le faire et, franchement, ce n’est pas nécessaire.

 

Je vous fournirai seulement suffisamment de preuves simples et directes que c’est un faux. Voici quelques éléments de preuve :

  1. Le document n’a pas d’en-tête, pas d’identification, pas de date, rien. Pour beaucoup de bonnes raisons techniques et même juridiques, les documents sensibles du renseignement sont créés avec beaucoup d’informations de suivi et d’identification. Par exemple, un tel document porterait généralement une référence à l’unité qui l’a produit ou une combinaison de chiffres et de lettres indiquant la fiabilité de la source et de l’information qu’il contient.
  2. La classification CONFIDENTIEL / SOURCE SENSIBLE est une plaisanterie. Si c’était un vrai document, son niveau de classification serait beaucoup, beaucoup plus élevé que « confidentiel » et, comme la plupart des documents du renseignement viennent de sources sensibles, il n’est pas nécessaire de le spécifier.
  3. L’affirmation que « Le dossier est contrôlé par le porte-parole du Kremlin, PESKOV, directement sur les ordres de POUTINE » est tout à fait risible. À l’évidence, l’auteur de ce faux n’a aucune idée de la manière dont travaillent les services de renseignement et de sécurité russes (indice : le porte-parole du président n’a aucune implication dans quoi que ce soit).
  4. À la page 2, il y a une autre phrase hilarante : « exploiter l’obsession personnelle et la perversion sexuelle de TRUMP dans le but d’obtenir un « kompromat » adéquat (du matériel compromettant) sur lui. Personne, dans un véritable document du renseignement, ne se donnerait la peine de préciser ce que le mot « kompromat » signifie, puisque tant en russe qu’en anglais c’est évidemment la combinaison des mots « compromettant » et « matériel ». N’importe quel officier de renseignement occidental, même très jeune, connaîtrait ce mot, ne serait-ce qu’à cause des nombreux livres d’espionnage du temps de la Guerre froide écrits sur les techniques de piégeage du KGB.
  5. Le document parle de « source A », « source B », en suivant l’alphabet. Maintenant posez-vous une simple question : que se passe-t-il après que la « source Z » a été utilisée ? Une agence de renseignement peut-elle travailler avec un bassin potentiel de sources limité à 26 ?
  6. Ce n’est évidemment pas de cette manière que les agences de renseignement classent leurs sources.

Je m’arrêterai là et suggérerai qu’il est amplement prouvé que c’est un faux brut produit par des amateurs qui n’ont aucune idée de ce dont ils parlent.

Cela ne rend pas ce document moins dangereux, cependant.

Premièrement, c’est l’élément vraiment crucial, il y a plus qu’assez ici pour destituer Trump pour de nombreuses raisons à la fois politiques et juridiques. Permettez-moi de le répéter encore une fois : c’est une tentative d’éliminer Trump de la Maison Blanche. C’est un coup d’État politique. (une tentative … ndlr)

Deuxièmement, ce document salit tous ceux qui sont impliqués : Trump lui-même, bien sûr, mais aussi les méchants Russes et leurs affreuses techniques machiavéliques.

Trump est ainsi « confirmé » comme un pervers sexuel qui aime embaucher des prostituées pour uriner sur lui.

Quant aux Russes, ils sont fondamentalement accusés d’essayer de recruter le président des États-Unis comme agent de leurs services de sécurité.

`Cela ferait de Trump un traître, d’ailleurs.

Troisièmement, en une petite semaine nous sommes passés d’allégations de « piratage russe » à « avoir un traître qui siège à la Maison Blanche ». 

Nous ne pouvons que nous attendre à ce qu’un prochain tsunami d’affirmations de ce genre continuent et deviennent de pire en pire chaque jour. Il est intéressant que Buzzfeed ait déjà anticipé l’accusation que c’est une campagne contre Trump visant à le salir et le diaboliser en écrivant : « Maintenant, BuzzFeed News publie le document complet, pour que les Américains puissent se faire leur propre opinion sur les allégations à propos du président élu qui ont circulé aux plus hauts niveaux du gouvernement étasunien », comme si la plupart des Américains avaient l’expertise nécessaire pour détecter immédiatement que ce document est un faux grossier !

(exactement ce que je vous ai expliqué de ce papier qu’il faut bien lire)

Quatrièmement, à moins que tous les responsables qui ont informé Trump sortent et nient que ce faux était une partie de leurs réunions d’information avec Trump,

il apparaîtra que ce document a l’imprimatur officiel des hauts responsables du renseignement américain et que cela leur donne une autorité légale probante.

Cela signifie de facto que les « experts » ont évalué ce document et l’ont certifié « crédible »même avant toute procédure devant les tribunaux ou, pire, devant le Congrès. J’espère que Trump a eu la prévoyance d’enregistrer en audio et vidéo cette réunion avec les chefs du renseignement et qu’il est maintenant en mesure de les menacer d’action en justice s’ils agissent d’une façon contredisant leur comportement devant lui.

Cinquièmement, le fait que CNN ait été impliqué dans tout cela est un facteur essentiel. Certains d’entre nous, y compris votre serviteur, ont été choqués et dégoûtés lorsque le Washington Post a publié une liste de 200 sites internet dénoncés comme « propageant de fausses nouvelles » et de la « propagande russe », mais ce que CNN a fait en publiant cet article est infiniment pire : c’est une attaque sordide et politique contre le président élu au niveau mondial (la BCC et d’autres publient déjà la même merde).

Cela confirme de nouveau qu’on ne prend plus de gants et que la presse sioniste est en état de guerre totale contre Donald Trump.

Tout ce qui figure ci-dessus confirme ce que j’ai dit ces dernières semaines : si jamais Trump parvient à entrer à la Maison Blanche (j’écris « si » parce que je pense que les néocons sont parfaitement capables de l’assassiner), sa première priorité devrait être de sévir impitoyablement, aussi durement qu’il le peut légalement contre ceux dans l’« Establishment » américain (ce qui comprend les médias) qui lui ont maintenant déclaré la guerre. Je suis désolé de le dire, mais ce sera soit lui soit eux – l’une des parties ici sera écrasée.

 

Aparté

Pour ceux qui se demandent ce que j’entends par « sévir », je résumerai ici ce que j’ai écrit ailleurs : la meilleure manière de le faire est de nommer un directeur du FBI hyper loyal et déterminé et de lui faire savoir qu’il doit mener des enquêtes sur des accusations de corruption, abus de pouvoir, conspiration, entrave à la justice et tous les autres types de comportement qui se perpétuent au Congrès, dans la communauté du renseignement (où il existe quand même un petit schisme, elle a été infiltré par les élites), le monde bancaire et les médias. Traiter les néocons comme Poutine l’a fait avec les oligarques russes et comme les États-Unis l’ont fait avec Al Capone – les attraper sur l’évasion fiscale. Pas besoin d’ouvrir des goulags ou de tirer sur les gens lorsque vous pouvez les attraper tous sur ce qui est leur comportement quotidien normal.

 

J’espère sincèrement me tromper et j’admets que c’est possible, mais je ne sens pas dans mes tripes que Trump a ce qu’il faut pour frapper suffisamment fort ceux qui utilisent toutes les affreuses méthodes imaginables pour l’empêcher de faire quelque chose à la Maison Blanche, ou obtenir sa destitution s’il essaie de tenir ses promesses de campagne.

Je ne peux pas le lui reprocher non plus : l’ennemi a infiltré tous les niveaux du pouvoir dans le système politique des États-Unis et il y a un signe puissant qu’ils sont même présents dans l’entourage immédiat de Trump. Poutine a pu faire ce qu’il a fait parce qu’il était un officier du renseignement à la volonté de fer et hautement qualifié.

Trump n’est qu’un homme d’affaires dont la meilleure « formation » pour faire face à ce genre de gens serait probablement son exposition à la foule à New York. Sera-ce suffisant pour lui permettre de l’emporter sur les néocons ? J’en doute, mais je l’espère.

 

Comme je l’ai prédit avant l’élection, les États-Unis sont une des pire crise de leur Histoire. Nous entrons dans des temps extrêmement dangereux.

Si le danger d’une guerre thermonucléaire entre la Russie et les États-Unis avait considérablement reculé avec l’élection de Trump, la guerre totale des néocons contre lui fait peser un risque très grave sur les États-Unis, y compris la guerre civile (si le Congrès contrôlé par les néocons destituait Trump, je crois que des soulèvements se produiraient spontanément, en particulier dans le Sud, et surtout en Floride et au Texas).

 

Au risque de paraître exagérer je dirai que ce qui se passe maintenant met l’existence même des États-Unis en danger, presque indépendamment de ce que Trump fera personnellement.

 

Quoique nous puissions penser de Trump comme personne et de son potentiel comme président, ce qui est certain est que des millions de patriotes américains ont voté pour lui pour « drainer le marais », virer la ploutocratie basée à Washington et restaurer ce qu’ils voient comme les valeurs américaines fondamentales.

 

Si les néocons manigancent maintenant un coup d’État contre Trump, je prédis que ces millions d’Américains se tourneront vers la violence pour protéger ce qu’ils considèrent comme leur mode de vie, leurs valeurs et leur pays. En dépit de l’image que Hollywood aime à donner d’eux, la plupart des Américains sont des gens pacifiques et non violents, mais s’ils sont poussés trop loin, ils n’hésiteront pas et saisiront leurs fusils pour se défendre, en particulier s’ils perdent tout espoir en leur démocratie. Et je ne parle pas seulement des péquenauds armés, ici, je parle des autorités locales, étatiques et des comtés, qui se soucient beaucoup plus de ce que leurs concitoyens locaux pensent et disent que ceux de Washington.

Si un coup d’État est organisé contre Trump et si quelque prétendant à la présidence, du genre Hillary ou McCain, donne l’ordre à la Garde nationale ou même à l’armée américains de briser une insurrection locale, nous pourrions voir ce que nous avons vu en Russie en 1991 : un refus catégorique des services de sécurité de tirer sur leur propre peuple.

C’est le plus grand et l’ultime danger pour les néocons : le risque, s’ils donnent l’ordre de réprimer la population, est que la police, les services de sécurité et l’armée puissent tout simplement refuser d’obtempérer. Si cela a pu se passer dans le « pays contrôlé par le KGB » (pour utiliser un cliché de la Guerre froide), cela peut aussi arriver aux États-Unis.

J’espère vraiment me tromper et que cette récente attaque contre Trump est le dernier « vivat » des néocons avant qu’ils renoncent enfin et s’en aillent. J’espère que tout ce que j’ai écrit plus haut est l’expression de ma paranoïa.

 

Mais, comme on dit : « Ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que personne n’en a après vous. »

Donc s’il vous plaît, dites-moi que je me trompe !

The Saker