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30/11/2021

L' INCURSION MILITAIRE AMÉRICAINE EN SYRIE ???

 

Syrie. Vers une nouvelle escalade de la violence en raison des incursions militaires américaines ?

 
 
 
 

A LA UNE

Une nouvelle escalade de la violence pourrait commencer en Syrie. Washington a récemment envoyé de nouveaux convois militaires équipés d’armes lourdes dans le pays arabe.

Une fois de plus, le gouvernement américain justifie son incursion par un discours de « lutte contre le terrorisme« , ayant Daesh comme cible supposée de cette nouvelle mission militaire.

Cependant, l’efficacité des mesures antiterroristes américaines en Syrie a été sévèrement critiquée ces dernières années, car aucune diminution des activités terroristes dans le pays n’a été signalée lors des incursions de Washington.

Apparemment, les États-Unis envisagent simplement de faire un pas de plus dans leur expansionnisme militaire mondial, sans se soucier de la situation réelle du terrorisme en Syrie.

Les forces armées américaines ont envoyé en Syrie plus d’une centaine de nouveaux véhicules armés, répartis en deux grands convois.

L’information a d’abord été reproduite par l’agence de presse SANA, qui a cité comme source une série de rapports d’agents stationnés dans la région d’al-Yaroubiya, dans le nord-est de la Syrie.

Il n’y a pas encore eu de déclaration officielle sur le nouveau déploiement de troupes et de véhicules par les États-Unis, mais l’information devrait être vraie, étant donné qu’une nouvelle offensive contre le terrorisme en Syrie était déjà planifiée à l’avance.

Les convois contiennent plus d’une centaine de camions militaires transportant des conteneurs dont la cargaison pourrait être du matériel tactique, opérationnel et logistique, en plus d’armes lourdes et d’autres fournitures.

Plusieurs troupes accompagnent les convois, en plus d’autres véhicules de guerre qui sont utilisés pour assurer la sécurité des transports, ce qui donne lieu à une incursion militaire considérable.

Auparavant, ces véhicules se trouvaient en territoire irakien, s’étant déplacés en raison de l’intérêt simultané des États-Unis à réduire leur présence en Irak et à accroître la pression sur le sol syrien.

Techniquement parlant, en envoyant un convoi militaire équipé de divers outils tactiques, les États-Unis indiquent simplement qu’ils préparent une nouvelle offensive militaire à court terme. Le matériel transporté par le convoi signalé a une fonction infrastructurelle, qui permet la présence ultérieure de nouveaux combattants afin de mener des opérations militaires.

En d’autres termes, Washington a envoyé ce matériel parce qu’il prévoit d’effectuer des attaques en Syrie, ce qui est certainement extrêmement inquiétant.

En fait, il est bien connu que les États-Unis prévoient une nouvelle série d’incursions contre le terrorisme en Syrie.

Le 25 novembre, les porte-parole de la coalition américaine ont annoncé qu’une attaque avait été menée contre une base de troupes américaines à Kharab al Jir. Selon ce qui a été rapporté par les responsables, l’attaque a été mise en œuvre par cinq bombardements consécutifs, mais l’offensive a manqué sa cible et l’unité est restée intacte, sans qu’aucune victime n’ait été signalée.

Plus tôt en octobre, une situation similaire avait été signalée, avec une attaque de drone militaire qui n’aurait fait aucune victime contre la base américaine d’al-Tanf.

À l’époque, certains responsables américains et agences de presse ont accusé l’Iran d’avoir mené l’opération, ce qui n’a jamais été prouvé.

C’est en raison d’événements comme ceux-ci que le gouvernement américain a prévu de renforcer sa politique de sécurité en Syrie et d’améliorer le potentiel militaire de ses troupes, mais il est peu probable que de prétendues attaques terroristes n’ayant fait aucune victime expliquent un mouvement de forces aussi important que l’envoi de ces convois.

Il est curieux de voir comment le discours contre Daesh est utilisé dans ces cas.

Pendant des années, la coalition américaine a opéré en Syrie sans générer aucun dommage contre les bases de Daesh, qui ont été véritablement neutralisées juste après l’intervention russe dans la guerre civile syrienne.

Actuellement, bien qu’il continue d’exister, Daesh a un pouvoir extrêmement limité, et le gouvernement syrien a déjà repris le contrôle de la plupart des territoires précédemment capturés par les terroristes.

Dans ce contexte, quel serait l’intérêt d’une nouvelle offensive américaine contre Daesh, précisément lorsque le groupe est plus fragile ?

En fait, le récit anti-Daesh est le plus faible possible pour justifier une nouvelle offensive américaine, ce qui est plus facile à comprendre étant donné le contexte de la politique étrangère américaine actuelle.

Washington a perdu une zone d’action très importante en Asie centrale et se dirige vers la même fin en Irak. En réaction, le gouvernement américain s’attache à sécuriser ses territoires occupés déjà consolidés à l’étranger et à empêcher la perte d’autres zones d’influence.

La coalition américaine en Syrie garde sous contrôle des territoires extrêmement stratégiques (principalement des zones d’exploration pétrolière) et, pour cette raison, on s’attend à un renforcement de la présence militaire dans la région afin d’éviter la perte de cet espace important.

« Combattre Daesh » n’est qu’un prétexte pour dissimuler l’intérêt réel de maintenir une politique d’occupation continue dans une grande partie du territoire syrien.

Il est possible que la présence américaine génère des tensions avec les forces du gouvernement syrien, étant donné que la coalition dirigée par Washington est illégale, n’ayant été demandée ni par Damas ni par l’ONU.

Le résultat sera une augmentation de la violence.

En fait, les États-Unis devraient être punis par des sanctions et des boycotts pour avoir inutilement encouragé les conflits au milieu de la guerre civile syrienne,

juste à son moment le plus stable depuis plus d’une décennie.

 

Lucas Leiroz, Infobrics (traduction breizh-info.com)

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

29/11/2021

GÉOPOLITIQUE: LA RUSSIE S' ÉLOIGNE DE L' OTAN ET DE L' UE ! VOICI POURQUOI !

 
29.novembre.2021 // Les Crises
 

Pourquoi la Russie s’éloigne de l’OTAN et de l’Union européenne

 

L’OTAN ne ressent pas le besoin de céder.

Elle ne se sent pas non plus dans l’obligation morale ou politique de le faire. La Russie, en revanche, n’est plus la Russie des années 1990, déclare Paul Robinson dans une interview accordée à Strategic Culture Foundation.

Source : Strategic Culture Foundation, Finian Cunningham


Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

© Photo : REUTERS/Gleb Garanich

Parfois, les choses se dégradent tellement qu’une des parties estime qu’il est préférable de mettre un terme à la relation.

Ce raisonnement, note le professeur Paul Robinson dans l’interview qui suit, semble être à l’origine de la récente décision de la Russie de couper ses liens diplomatiques avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dirigée par les États-Unis.

De même, la Russie a rompu ses relations avec l’Union européenne, déplorant qu’elles se soient également effondrées et soient devenues dysfonctionnelles.

Selon Robinson, ces mesures ne sont pas le signe d’un inquiétant programme russe. Ils reflètent simplement une frustration et une désillusion à l’égard des voies diplomatiques que Moscou a empruntées pendant plusieurs décennies avec les deux blocs.

Désormais, il pourrait être plus productif pour Moscou de traiter avec des États individuels sur une base bilatérale plutôt que de recourir à la médiation avec des groupes collectifs.

En effet, comme l’explique Robinson, l’OTAN et l’UE se sont encombrées d’une « pensée de groupe » et d’une « polarisation de groupe », les blocs ayant adopté des attitudes extrêmement préjudiciables à l’égard de la Russie.

Paradoxalement, la position du groupe tend à ne pas être représentative de tous les membres individuels. Il prévient toutefois que les tensions entre l’Est et l’Ouest pourraient persister, voire s’aggraver.

Dans sa biographie, Paul Robinson est actuellement professeur d’affaires publiques et internationales à l’Université d’Ottawa, où il enseigne, entre autres, l’histoire russe et militaire.

Il écrit abondamment pour les médias internationaux sur les relations entre la Russie et l’Occident.

Avant d’entreprendre des études supérieures aux universités de Toronto et d’Oxford, il a servi comme officier régulier dans le British Army Intelligence Corps de 1989 à 1994, et comme officier de réserve dans les Forces canadiennes de 1994 à 1996. Il a également travaillé comme responsable de la recherche sur les médias à Moscou en 1995.

Robinson est l’auteur de six livres, dont Russian Conservatism : An Ideology or a Natural Attitude ? [Le conservatisme russe : une idéologie ou une attitude naturelle ? NdT]

 

Vous avez récemment décrit le Conseil OTAN-Russie, aujourd’hui suspendu, comme une sorte de « mascarade » – où peu de choses ont été réalisées en termes de communication significative entre l’OTAN et la Russie. Pourquoi ce forum a-t-il été si inefficace ?

Moscou affirme que son point de vue n’a pas été écouté. S’agit-il d’un grief raisonnable ?

Paul Robinson : Je pense qu’il y avait peut-être des attentes contradictoires des deux côtés quant à la finalité d’un tel arrangement et à ce qu’il pouvait accomplir, ce qui a conduit les deux parties à se sentir frustrées par les résultats. En fin de compte, le problème est qu’elles ont des perceptions différentes de leurs intérêts.

En tant que partie la plus puissante, l’OTAN ne ressent pas le besoin de céder. Elle ne se sent pas non plus dans l’obligation morale ou politique de le faire.

La Russie, quant à elle, n’est plus la Russie des années 1990, lorsque la coopération OTAN-Russie a débuté. Elle est plus forte, plus confiante et plus sûre d’elle. Elle non plus n’est pas d’humeur à céder.

Le résultat est une confrontation toujours plus grande.

Question : Il semble que la Russie s’efforce désormais d’établir des communications bilatérales avec les différents membres de l’OTAN. Vous avez mentionné le problème de la « pensée de groupe » et d’une « polarisation de groupe ». Pouvez-vous nous expliquer comment ces dynamiques fonctionnent et comment elles ont limité le dialogue de l’OTAN avec la Russie ?

 

Paul Robinson : La pensée de groupe tend à supprimer toute dissidence, car les dissidents ne veulent pas causer de problèmes ou sortir du lot.

Le récit dominant ou la position dominante ont donc tendance à ne pas être contestés. Et, bien sûr, plus il n’est pas contesté, plus il est accepté comme vérité d’évangile et plus il est difficile de le contrer.

Actuellement, le récit dominant en Occident est la nature malveillante du « régime Poutine » et de la politique étrangère et de défense russe.

La pensée de groupe signifie que, même si quelqu’un au sein de l’OTAN n’était pas d’accord avec ce discours, il est peu probable qu’il le remette en question.

La polarisation de groupe fonctionne de manière légèrement différente. C’est un processus par lequel la discussion pousse les membres d’un groupe vers les extrêmes, normalement vers une version extrême de la position dominante au départ.

Au sein de l’UE et de l’OTAN, ce processus s’est accentué, je pense, depuis l’inclusion des États d’Europe de l’Est, dont certains, notamment la Pologne et les États baltes, sont très hostiles à la Russie.

Leur présence au sein de l’UE et de l’OTAN a poussé ces organisations vers une version plus extrême de l’antirussisme que cela n’aurait été le cas autrement.

Les deux institutions travaillent sur la base d’un consensus, et pour atteindre ce consensus, elles concèdent aux éléments les plus russophobes.

 

Il semble y avoir une analogie avec la manière dont les relations diplomatiques de la Russie avec l’OTAN se sont également manifestées en ce qui concerne les relations de la Russie avec l’Union européenne en tant que bloc.

Seriez-vous d’accord pour dire qu’il y a quelque chose du même type de dynamique en jeu qui empêche un dialogue significatif ?

Paul Robinson : L’UE et l’OTAN ont des membres similaires mais sont construites de manière différente. Le processus décisionnel de l’UE est très complexe et nécessite l’accord de presque toutes les parties concernées.

Il peut donc être très difficile pour l’UE de prendre une décision, quelle qu’elle soit, et encore moins de le faire rapidement. Cela peut rendre les relations avec l’UE très frustrantes pour les parties extérieures, qui préfèrent donc traiter avec les membres individuels.

En outre, l’UE, comme l’OTAN, doit tenir compte des positions profondément anti-russes de certains de ses membres et, en tant que telle, elle sera toujours plus anti-russe qu’une grande partie des membres de l’UE.

Cela incite encore davantage la Russie à contourner les institutions de l’UE chaque fois que cela est possible et à traiter avec les membres un par un.

 

Il ne fait aucun doute que la Russie sera plus que jamais accusée d’essayer de diviser les alliances occidentales en optant pour des négociations bilatérales avec des différentes nations.

Comment évaluez-vous les motivations de la Russie ?

S’agit-il d’une véritable main tendue ou de quelque chose de plus machiavélique ?

Paul Robinson : Je ne vois rien de machiavélique dans ce que fait la Russie.

Certains l’accusent de vouloir diviser l’OTAN et l’UE, mais en réalité, elle ne fait que poursuivre ses intérêts nationaux, et il lui est plus facile de le faire de manière bilatérale qu’en travaillant avec l’OTAN et/ou l’UE.

C’est tout ce qu’il y a à dire.

 

Vous avez exprimé des doutes quant à la prudence politique de Moscou en fermant les liens diplomatiques de l’OTAN, suggérant que cette décision expose la Russie à la critique d’être non communicative et d’aggraver des relations déjà tendues avec l’Occident.

Ne pensez-vous pas qu’il est préférable de mettre les choses au clair, pour ainsi dire, et de dissiper toute illusion de « partenariat » ?

Paul Robinson : Il y a peut-être des moments où les choses vont tellement mal que la seule chose qui reste à faire est de s’en aller. Il est clair que Moscou a décidé que ce moment était venu. Je pense que cette mesure est plus symbolique qu’autre chose, car les liens diplomatiques n’apportaient rien de positif dans la pratique.

Si les relations s’améliorent, les liens peuvent être rétablis assez facilement. Je pense toutefois que cela est très peu probable avant longtemps, voire jamais.

Le fossé semble plutôt permanent et je ne suis pas optimiste quant à une réduction des tensions Est-Ouest.

 

Lors du dernier sommet des ministres de la Défense de l’OTAN qui s’est tenu la semaine dernière, les accusations habituelles selon lesquelles la Russie menacerait la sécurité de l’Europe et de l’Ukraine en particulier ont été lancées. Moscou, de son côté, met en avant l’expansion de l’OTAN depuis de nombreuses années, en violation de l’Acte fondateur OTAN-Russie de 1997, ainsi que la fourniture récente à l’Ukraine d’armes meurtrières d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. Quel récit est le plus crédible ?

La Russie comme agresseur, ou l’OTAN comme agresseur ?

 

Paul Robinson : Je considère que la situation est un exemple classique de ce que les spécialistes internationaux appellent le « dilemme de la sécurité ». Les soupçons mutuels amènent chaque partie à prendre des mesures pour se défendre contre l’autre ; ces mesures sont ensuite considérées comme menaçantes par l’autre partie, ce qui suscite d’autres mesures, qui sont à leur tour considérées comme menaçantes, ce qui entraîne d’autres mesures encore, et ainsi de suite, dans un processus d’escalade.

Ainsi, les actions de la Russie pour se protéger induisent la peur de l’OTAN, qui prend des mesures pour se protéger, ce qui induit la peur de Moscou, qui prend des mesures, etc, etc. Une fois que vous êtes dans cette spirale, il est difficile d’en sortir.

 

Le président américain Joe Biden parle de ne pas vouloir de Guerre froide avec la Chine ou la Russie.

Mais le comportement et la politique des Etats-Unis contredisent cette aspiration apparente à ne pas vouloir de confrontation. Que se passe-t-il avec la politique américaine ?

S’agit-il d’une tromperie, d’une duplicité ou tout simplement d’une incohérence que personne ne contrôle ?

Paul Robinson : Je ne crois pas qu’il s’agisse de duplicité. Je pense que la politique est mal pensée et que les réactions probables de la Chine et de la Russie à la politique américaine ne sont pas correctement prises en compte.

Cela peut s’expliquer en partie par le fait que la politique est rarement cohérente, c’est-à-dire qu’elle est rarement le produit d’une volonté unique, qui aboutit à un objectif unique et clair, les actions étant soigneusement coordonnées avec cet objectif.

De multiples groupes d’intérêt, souvent concurrents, contribuent à l’élaboration des politiques. Les intérêts économiques dictent les bonnes relations avec la Chine.

Mais le complexe militaro-industriel profite de la représentation de la Chine comme une menace dangereuse.

Et ainsi de suite. Le résultat est une sorte de compromis dans lequel l’État cherche à la fois à avoir de bonnes relations avec la Chine et à « contenir et dissuader » la Chine d’une manière qui, bien sûr, la menace et peut contribuer à la détérioration des relations. Le fait que les différents éléments de la politique ne s’accordent pas bien entre eux est simplement le résultat de la manière dont la politique est élaborée dans un État vaste et complexe comme les États-Unis.

 

Quelles mesures doivent être prises par les États-Unis, la Russie et la Chine afin d’apaiser les tensions et d’améliorer la sécurité mondiale ?

Paul Robinson : Les parties concernées doivent être un peu moins sûres d’elles et comprendre un peu mieux le point de vue de l’autre partie.

Les dépenses militaires doivent être réduites – une guerre entre les grandes puissances est impensable, étant donné les destructions qu’elle causerait, et donc, à mon avis, rien ne justifie la plupart des capacités militaires actuellement déployées et en cours de développement.

La réalité est que les parties les plus riches du monde vivent dans une sécurité remarquable.

C’est particulièrement vrai pour les pays occidentaux : nous n’avons pas besoin de capacités militaires.

En les réduisant, nous enverrions aux autres parties des signaux positifs qui pourraient contribuer à trancher le nœud gordien du dilemme de la sécurité et à désamorcer les tensions internationales.

 

Source : Strategic Culture Foundation, Finian Cunningham, 30-10-2021


Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

26/11/2021

L' OTAN ET LA RUSSIE ! C' EST CHAUD ........

Pourquoi la Russie déploie-t-elle autant de forces contre l’OTAN ?

 


Par The Saker – Le 23 novembre 2021 – The Saker’s Blog

Donc, ces méchants Russes imbibés de vodka déploient leurs forces tout près de la frontière ukrainienne et sont sur le point d’attaquer.

N’est-ce pas ?

Eh bien, aujourd’hui, je veux commencer par partager avec vous quelques cartes très basiques.

Tout d’abord, voici une carte de la Russie avec ses districts militaires :

La chose la plus importante à comprendre est que la ville de Moscou est située au milieu du district militaire de l’Ouest, ce qui, en d’autres termes, signifie que Moscou est située sur une zone frontalière (приграничный).

Pendant la guerre froide, l’Ukraine était considérée comme un territoire de 2e échelon stratégique (voir ici pour une discussion détaillée de la structure des forces soviétiques) et Moscou était loin de toute ligne de front imaginable.

Aujourd’hui, l’ensemble de l’Ukraine est de facto un territoire contrôlé par l’OTAN. En d’autres termes, la capitale de la Russie est située à moins de 300 miles de la frontière russe avec l’Ukraine (voir la carte).

Voici un autre fait très révélateur : dans les années 90, la Russie n’avait pas une seule unité de la taille d’une division entièrement équipée déployée à l’ouest de Moscou.

Aujourd’hui, la Russie a entièrement réactivé sa célèbre 1ere armée de chars de la Garde, qui constitue la réserve stratégique du district militaire occidental.

À votre avis, qu’est-ce qui a provoqué ce changement plutôt spectaculaire ?

Cela n’aurait-il pas quelque chose à voir avec le fait que les forces de l’OTAN sont désormais à portée de main (en char, pas en voiture) de la banlieue de Moscou ?

Et je ne parlerai même pas des distances entre les forces de l’OTAN basées dans les pays baltes et Saint-Pétersbourg (moins de 100 miles).

Et, à la lumière des cartes ci-dessus, que pensez-vous que les Russes, n’importe quel Russe, ferait du verbiage de l’OTAN : « nous ne déplacerons jamais (politiquement) l’OTAN vers l’est, mais maintenant nous devons le faire, nous ne déploierons jamais les forces de l’OTAN vers l’est, mais maintenant nous devons le faire, nous ne livrerons pas d’armes létales à l’Ukraine, mais maintenant nous devons le faire, nous n’accepterons pas (de jure et de facto) l’Ukraine dans l’OTAN, mais maintenant nous devons le faire, etc. etc. ».

 

La vérité est que l’Empire prépare une guerre contre la Russie depuis au moins le milieu des années 90 et que ces préparatifs se sont accélérés de façon spectaculaire au cours des sept dernières années.

Ce qui m’amène à me demander : à quoi les dirigeants de l’Empire s’attendaient-ils de la part des Russes ?

Qu’ils ramènent toutes leurs forces dans le district militaire central afin de ne pas effrayer les 3B+PU [Pays Baltes, Pologne, Ukraine] ? Sérieusement ?

La vérité est beaucoup plus simple : en cas de guerre, les trois districts militaires occidentaux (Nord, Ouest et Sud) se retrouveraient tous les trois au premier échelon stratégique.

Au fait, le district militaire Nord est désormais complété par le commandement stratégique conjoint de la flotte du Nord (Объединёное стратегическое командование Северный флот), dont le statut équivaut à celui d’un district militaire (qui aurait pu être appelé « district militaire de l’Arctique »).

Sa désignation officielle est désormais « formation territoriale stratégique conjointe des forces armées russes accomplissant la tâche d’un district militaire ».

Ses forces joueraient également un rôle clé en Europe du Nord et dans l’Atlantique Nord.

En cas de guerre, les districts militaires russes deviennent des « fronts », c’est-à-dire des « commandements unifiés de troupes (forces) opérationnelles et stratégiques des forces armées sur le théâtre d’opérations continental », ce qui est le terme militaire pour désigner une force militaire indépendante capable de mener une guerre interarmées de grande envergure.

N’oubliez pas que ces fronts bénéficieraient également, en cas de besoin, du soutien des districts militaires de l’arrière et des unités/forces de la réserve stratégique.

Que signifie donc tout cela ?

Cela signifie qu’alors que les politiciens occidentaux ont passé les 30 dernières années à encercler lentement la Russie, les planificateurs de forces russes ont réussi à réformer les forces armées soviétiques/russes (qui étaient dans un état terrible dans les années 90 et dans un état très inégal pendant la majeure partie des années 80) en une armée capable de s’attaquer à l’ensemble de l’OTAN en même temps et de la vaincre rapidement et très douloureusement.

Vous vous souvenez de toutes ces supers armes dont Poutine a parlé en 2018, qui ont d’abord été rejetées comme de « mauvaises caricatures » par les « spécialistes » occidentaux et qui sont maintenant pour la plupart déployées ?

Vous ne pouvez pas comprendre leur véritable rôle et leur importance si vous ne tenez pas compte également de la réforme (je dirais même de la refonte) des forces armées russes au cours de la dernière décennie environ.

Si vous voulez un petit rappel sur ce sujet, veuillez consulter cette analyse que j’ai écrite en 2016, c’est-à-dire deux ans AVANT que Poutine ne dévoile les nouveaux systèmes d’armes russes !

Voici l’élément clé à retenir lorsqu’on envisage ce qui pourrait se passer ensuite : si l’on en arrive à une guerre réelle, à grande échelle, avec des tirs entre la Russie et l’Occident,

TOUS ces systèmes d’armes et ces forces seront à la disposition du Kremlin et la plupart d’entre eux seront probablement utilisés dans les toutes premières phases de cette guerre.

Et je ne parle pas seulement des missiles Iskander ou des défenses côtières Bastion/Bal, mais aussi de la Première armée de chars de la Garde, qui est une formation si puissante qu’il n’existe littéralement aucun équivalent occidental.

Ces formations blindées lourdes disposent de forces et de moyens de destruction qui leur permettent d’effectuer une percée opérationnelle sur le front de l’ennemi et, en même temps, de surmonter de manière fiable toute la profondeur opérationnelle de la défense ennemie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide, ces formations étaient appelées « armées de choc » (ударная армия).

Si vous examinez l’ensemble de l’ordre de bataille des forces de l’OTAN, vous constaterez qu’il n’y a rien de comparable à une telle force.

Donc, oui, bien sûr, les commandants de l’OTAN sont effrayés par ce qu’ils voient, c’est vrai, et tout à fait compréhensible.

Ce qui n’est pas compréhensible, c’est la raison pour laquelle ces idiots délirants ont créé une situation qui ne laisse à la Russie aucun autre choix que d’être prête à mener une guerre totale en Europe, y compris une guerre nucléaire.

Et que veulent-ils que le Kremlin fasse maintenant ? Qu’il démantèle ses forces ou les renvoie au-delà de l’Oural, peut-être ?

Je terminerai simplement par quelques questions qui ne semblent pas tracasser beaucoup les « spécialistes » occidentaux (LOL !):

Jusqu’à quel point les dirigeants occidentaux peuvent-ils être complètement déconnectés de la réalité ?

La dernière fois, la Russie a perdu environ 27 millions de personnes, dont un bon tiers de la population biélorusse. Quelqu’un en Europe s’attend-il sérieusement à ce que les Russes oublient cela ?

Quelqu’un en Europe s’attend-il sérieusement à ce que les Russes fassent confiance à un seul mot des dirigeants occidentaux ?

Quelqu’un en Europe doute-t-il sérieusement de la détermination des Russes à ne pas permettre une nouvelle attaque surprise européenne ?

Et, enfin, quelqu’un en Europe doute-t-il sérieusement de l’issue d’une guerre contre la Russie ?

Andrei

PS : Le ministre russe de la Défense, Shoigu, vient de signaler qu’en novembre, l’USAF a utilisé 10 bombardiers stratégiques venant de l’est et de l’ouest pour répéter des frappes nucléaires sur la Russie et qu’ils ont changé de cap à seulement 20 km de l’espace aérien russe.

 

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker FrancophoneSource et

 

22/11/2021

LA TURQUIE DANS L' ORBITE RUSSE ???

21/11/2021

LE RETRAIT DES ÉTATS-UNIS AU MOYEN ORIENT ET SES CONSÉQUENCES .....

 

Les multiples conséquences du retrait américain du Moyen-Orient

 

Armée américaine en Irak

 

Les acteurs régionaux du Moyen-Orient s’apprêtent à remplir le vide stratégique laissé par le retrait américain.

Par Lina Kennouche.
Un article de The Conversation.

À l’heure où la prise de conscience du déclin relatif de la puissance des États-Unis s’impose peu à peu, les acteurs régionaux du Moyen-Orient s’apprêtent à remplir le vide stratégique laissé par le départ des forces américaines.

Deux facteurs majeurs ont contribué au recul des États-Unis dans la région.

D’un côté, la rivalité de puissance engagée entre Washington et Pékin s’est exacerbée ces dernières années.

Depuis 2008 et l’annonce du pivot vers l’Asie par Barack Obama, les Américains sont préoccupés par l’endiguement de la Chine, qu’ils exercent via le soutien à la sécurité et à la défense du Japon, de Taïwan, de la Corée du Sud, et aussi via le dialogue stratégique et diplomatique avec l’Inde et une partie de l’Asie du Sud-Est.

Les États-Unis, de plus en plus mobilisés par ce front, ont aujourd’hui moins de capacités à consacrer au Moyen-Orient. Cette redéfinition des priorités stratégiques a précipité leur retrait d’Afghanistan.

D’un autre côté, la stratégie américaine au Moyen-Orient s’est soldée par une succession d’échecs.

La « guerre au terrorisme » n’a pas permis de refaçonner le paysage régional conformément aux intérêts de Washington.

Quant à la stratégie de pression maximale sur Téhéran employée par Donald Trump, elle s’est révélée politiquement inefficace voire contre-productive, le régime de Téhéran ayant fait la démonstration de sa résilience en poursuivant le développement de son potentiel militaire et balistique et en renforçant sa capacité de projection de forces selon un axe régional qui s’étend du sud du Pakistan à Gaza.

La fin de la présence globale américaine

Désormais, la capacité des États-Unis à maintenir une présence globale adéquate par le biais de leurs bases stratégiques est remise en question.

En mars dernier, une équipe spéciale composée de quinze hauts fonctionnaires du Pentagone a commencé à œuvrer à l’élaboration d’un plan global visant à préparer les forces américaines, déployées dans diverses parties du monde, à une éventuelle mission pour faire face à la menace chinoise. Washington a d’ores et déjà retiré d’Arabie saoudite certains matériels militaires lourds, notamment des batteries de missiles Patriot ainsi qu’un porte-avions, dans le but de redéployer ces équipements sur le front asiatique.

Cette idée d’un retrait progressif a été confortée par les révélations des médias américains sur le projet du Pentagone de créer une « force permanente » dans le Pacifique occidental pour faire face à la Chine.

Au Moyen-Orient, la plus grande base militaire américaine est la base aérienne d’Al-Udeid, au Qatar, qui accueille 11 000 membres des services américains et de la coalition anti-Daech agissant dans le cadre de l’opération Inherent Resolve.

Aux installations militaires dans le Golfe s’ajoute une présence en Irak où 2500 soldats) américains sont déployés dans le cadre d’un accord de sécurité avec le gouvernement de Bagdad, et en Syrie où se trouveraient encore 900 militaires américains) à al-Tanf, dans le sud-est du pays, ainsi qu’au nord-est aux côtés des Forces démocratiques syriennes (coalition hétéroclite de forces sous la direction des Kurdes).

Dans la perspective d’un désengagement inéluctable de Syrie et d’Irak, et de l’allègement de la présence américaine dans le Golfe – des développements dictés par l’impératif stratégique de la confrontation avec la Chine –, une nouvelle donne s’esquisse et le rôle des acteurs régionaux semble appelé à se renforcer.

Un Moyen-Orient reconfiguré par les acteurs régionaux ?

En dépit du retour en force de la Russie au Moyen-Orient et des ambitions que nourrit la Chine pour cette région dans le cadre de sa confrontation stratégique avec Washington, Moscou et Pékin n’entendent pas y jouer un rôle aussi central que celui que les États-Unis y ont tenu au cours des vingt dernières années.

Les dynamiques régionales restructurant déjà la scène géopolitique devraient encore s’affermir au détriment du « Grand jeu » des puissances internationales, qui apparaît moins décisif qu’auparavant. Confrontés à la perspective d’un retrait militaire américain prochain qui laisserait les mains libres à un Iran plus assuré, les alliés régionaux de Washington ont cherché à s’adapter à la nouvelle donne.

En septembre 2019, des forces yéménites alliées à Téhéran ont mené une attaque majeure contre les installations du géant pétrolier saoudien Aramco, sans que cet épisode n’entraîne de réaction de la part de Washington. Cet événement a ébranlé la confiance que Riyad pouvait avoir dans la pérennité du soutien des États-Unis.

Quelques jours plus tard, le ministre émirati des Affaires étrangères s’est rendu en Iran pour chercher l’apaisement, les Émirats étant alliés à l’Arabie saoudite. Avec l’arrivée de la nouvelle administration américaine, qui se distancie de la politique saoudienne en mettant fin à son appui à la guerre du Yémen et en réengageant des discussions avec l’Iran, Riyad a, à son tour, amorcé des négociations avec Téhéran. La préoccupation de Riyad et d’Abu Dhabi est donc de limiter les répercussions de la politique de la nouvelle administration américaine sur les questions clés du Moyen-Orient – principalement l’Iran – et de compenser les pertes qui en découlent.

Vers un retour dans le jeu du régime de Damas

Le retrait américain d’Afghanistan semble annoncer un retrait militaire plus général des États-Unis de la région – une idée qu’accréditent les développements récents et, notamment, la prise pour cible de la base américaine d’al-Tanf en Syrie par des forces alliées à l’Iran, ainsi que les attaques répétées contre les intérêts américains ces dernières années en Syrie et en Irak.

La Syrie ne revêt en effet aujourd’hui qu’une importance limitée pour l’administration Biden, qui n’a pas nommé d’envoyé spécial dans ce pays.

En conséquence, les pays arabes qui, depuis 2011, s’étaient montrés hostiles au régime syrien ont progressivement engagé un processus de normalisation.

Les Émirats arabes unis avaient rouvert une ambassade à Damas dès 2018 ; le 27 septembre dernier, Amman a rouvert le principal poste-frontière entre la Jordanie et la Syrie ; un accord a été trouvé entre l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban pour acheminer du gaz égyptien vers Beyrouth via Damas ; et l’Égypte se dit désormais favorable à la réintégration de la Syrie au sein de la Ligue arabe, dont elle avait été suspendue en 2011.

Ces convergences avec Damas doivent permettre aux acteurs régionaux de préserver leurs intérêts et de jouer un rôle dans la phase post-conflit en cas de retrait américain de Syrie.

Quant à la Turquie, si elle demeure hostile au régime d’Assad, Ankara ne nourrit cependant plus, dans un contexte où le rapport de forces a significativement évolué en faveur de Damas et ses alliés, d’ambition de changement politique en Syrie.

En Irak, bien que les États-Unis maintiennent encore une présence militaire, de nouveaux acteurs de nouveaux acteurs entrent en jeu, à l’exemple de la France (Total s’est récemment vu accorder un important contrat d’investissement).

Surtout, Bagdad ne veut plus être un champ de confrontation entre l’Iran et l’Arabie saoudite, et cherche au contraire à jouer un rôle de médiation dans le processus de négociations entre ces deux acteurs.

Les discussions bilatérales en cours pourraient aboutir à une entente, le ministre saoudien des Affaires étrangères ayant récemment qualifié la relation avec l’Iran d’« amicale », signe que l’Arabie se montre moins encline à poursuivre une politique régionale offensive à présent qu’elle ne bénéficie plus d’un soutien américain.

Le processus de négociations n’est cependant pas exempt de contradictions, comme l’illustre la récente crise diplomatique entre Riyad et Beyrouth, Riyad rejetant le poids grandissant du Hezbollah, allié organique de l’Iran, au Liban. Un accord aurait toutefois inéluctablement des implications sur la solution politique au Yémen et pourrait favoriser une stabilisation au Liban.

La politique ambivalente des Émirats arabes unis

En un an, Abu Dhabi a développé des relations de coopération très avancées avec Israël. Depuis la signature des accords d’Abraham le 15 septembre 2020, les échanges ont été croissants, comme l’illustre la rencontre trilatérale du 13 octobre dernier entre Américains, Israéliens et Émiratis pour aborder les progrès accomplis depuis un an et les perspectives de collaboration économique et politique à venir, réunion au cours de laquelle Tel-Aviv et Abu Dhabi ont affiché une convergence de vues sur la question du nucléaire iranien.

Pour autant, les Émirats restent pragmatiques et soucieux de maintenir un dialogue avec l’Iran. En effet, l’action d’Abu Dhabi n’est pas inféodée à son partenariat avec l’Arabie saoudite, ni même à sa coopération plus récente avec Israël.

Rappelons que les Émirats ont retiré la plupart de leurs troupes terrestres du Yémen en 2019 et réengagé un dialogue avec l’Iran la même année à la suite des attaques attribuées à Téhéran contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, décision motivée par la crainte d’une offensive militaire iranienne et par un doute sur une implication américaine à leurs côtés en cas de concrétisation d’un tel scénario.

Cette tendance à la coopération s’est poursuivie notamment à travers le déblocage de fonds iraniens qui étaient gelés dans les banques émiraties et la fourniture à plusieurs reprises d’une aide médicale à l’Iran durant la crise sanitaire.

Les observateurs avertis notent que la volonté d’Abu Dhabi d’augmenter son implication et ses investissements dans la bande de Gaza est une orientation qui résulte également du changement d’administration aux États-Unis et de la politique adoptée par le président Joe Biden sur des questions d’importance stratégique, au premier rang desquelles l’Iran.

Ainsi, si la représentation partagée entre les Émirats et Israël d’une menace régionale incarnée par l’Iran justifiant le rapprochement perdure, elle a toutefois perdu de son acuité avec le changement intervenu aux États-Unis.

Les choix stratégiques de l’administration actuelle et les nouvelles dynamiques régionales entraînent des réactions très inquiètes en Israël.

Israël, grand perdant des nouvelles dynamiques régionales ?

Les commentaires politiques qui ont accompagné la tenue de la réunion trilatérale du 13 octobre dernier témoignent de l’amplitude de la divergence entre Israéliens et Américains au sujet de l’Iran.

Comme le rapporte le média Al Monitor, lors de cette réunion, les Israéliens souhaitaient obtenir de Washington l’assurance d’un « plan d’urgence opérationnel conjoint » en cas d’échec des négociations avec Téhéran, mais les Américains sont restés muets sur les moyens à adopter dans pareil scénario, se limitant à exprimer leur intention d’explorer « d’autres options si l’Iran ne change pas de direction ».

Comme l’a résumé dernièrement le journaliste israélien Amos Harel dans Haaretz, les Israéliens ne sont pas parvenus « à inciter l’administration Biden à accroître la pression sur Téhéran ».

Ces réticences américaines à envisager l’option militaire pour retarder la « maturation nucléaire » de l’Iran sont également évoquées par l’ancien premier ministre travailliste Ehud Barak qui considère que l’Iran se trouve déjà au seuil de l’arme nucléaire.

 

Selon lui, sur la question du nucléaire, l’Iran n’est pas la principale préoccupation des États-Unis :

« Ils peuvent accepter l’Iran comme un État du seuil. Pour nous, ce défi est beaucoup plus menaçant et plus proche, surtout à long terme […] Il n’est pas certain que les États-Unis possèdent actuellement des plans militaires opérationnels capables de retarder la maturation de la capacité nucléaire iranienne pendant un nombre considérable d’années. De même, il n’est pas clair si même Israël a des plans d’urgence réalisables pour retarder de quelques années l’obtention par l’Iran de l’arme nucléaire. »

Israël est tout autant inquiet de la relation que développent les pays du Golfe avec la Chine et voit d’un mauvais œil l’ambition de Pékin de mettre à profit le retrait américain pour renforcer son influence. La principale crainte de Tel-Aviv est de voir les technologies israéliennes exportées vers le Golfe fuir vers la Chine et, de là, vers l’Iran.

L’autre appréhension d’Israël concerne les investissements des entreprises du Golfe dans les infrastructures israéliennes. Yoel Guzansky et Galia Lavi, chercheurs à l’INSS, pointent « le risque d’une plus grande exposition aux entreprises chinoises qui ont des liens étroits avec les entreprises du Golfe, investissent dans celles-ci et peuvent éventuellement les acquérir à un moment donné ».

Le reflux de l’influence américaine aura donc des conséquences inévitables sur Israël en tant qu’acteur organiquement lié aux États-Unis, qui doit à la fois composer avec les nouvelles orientations stratégiques américaines, éloignées de ses préoccupations sécuritaires immédiates, et avec les nouvelles dynamiques régionales qui confortent la position de l’Iran.The Conversation

Par Lina Kennouche, Doctorante en géopolitique, Université de Lorraine

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

Lire l’article original.

19/11/2021

BIELORUSSIE / RUSSIE : LE DOUBLE LANGAGE DE L' U E ET DE L' O T A N ........

Loukachenko doit partir et la Russie et le Belarus doivent vraiment s’unir


Par The Saker – Le 15 novembre 2021 – Source The Saker’s Blog

S’il y a une chose qui est évidente pour tous, c’est que l’UE et l’OTAN tiennent un langage vis-à-vis de la Biélorussie et un autre vis-à-vis de la Russie.

Par exemple, l’UE vient de décider d’imposer un cinquième train de sanctions à la Biélorussie, mais sa déclaration officielle ne mentionne pas du tout Aeroflot, la Russie ou Poutine.

Bien sûr, les politiciens occidentaux font toutes sortes de bruits et de déclarations grandiloquentes sur Poutine et la Russie, mais ce ne sont que des paroles en l’air. Ils peuvent aboyer contre la Russie tant qu’ils veulent parce qu’ils savent que la Russie se moque éperdument du bruit, d’autant que les Russes comprennent parfaitement que l’Occident ne peut rien faire, même théoriquement, contre la Russie, car elle est tout simplement trop puissante.

 

Idem pour les sanctions économiques. L’UE a interdit les survols à Belavia, mais elle n’a pas (encore) touché à Aeroflot. Pourquoi ?

Tout simplement parce que la Russie pourrait tout simplement fermer son espace aérien, qui est actuellement le plus important de la planète, puisqu’il relie l’Europe à l’Asie extrême-orientale.

Le Belarus, contrairement à la Russie, reste faible, principalement à cause de l’incompétence et du manque de vision de Loukachenko. Tout ce qui l’intéresse, c’est de rester au pouvoir, ce qui signifie également qu’il ne veut pas que la Biélorussie soit véritablement intégré à la Russie, de peur de perdre son statut de « roi du Belarus » ou tout autre statut qu’il s’imagine.

Je soutiens maintenant que l’intégration à la Russie n’est pas seulement la meilleure solution à tous les problèmes de ce pays, c’est la seule solution.

D’ailleurs, ce résultat est exactement ce que les élites dirigeantes occidentales tentent désespérément d’éviter, car elles se rendent toutes compte qu’une fois que le Belarus fera partie de la Russie, disons en tant que sujet fédéral autonome, la fête est finie pour l’UE qui ne pourra plus y toucher – ni économiquement, ni politiquement, et surtout pas militairement.

Il est important de garder à l’esprit que les forces militaires polonaises, allemandes ou lituaniennes sont une blague, au mieux elles peuvent organiser des (petites) parades et tirer sur des civils non armés. Mais même s’attaquer « seulement » à l’armée biélorusse (sans l’aide de la Russie) n’est pas une option pour eux : il n’y a aucune comparaison possible entre un soldat polonais (ou lituanien, d’ailleurs) et un soldat biélorusse ; ce serait comme comparer un chien de concours parfumé et duveteux avec un loup.

Le nombre importe beaucoup moins que la qualité, l’entraînement et la détermination des soldats des deux côtés.

Néanmoins, tirer sur un garde-frontière biélorusse et sur un parachutiste russe sont deux propositions très, très différentes, et les Occidentaux le savent. Jusqu’à présent, les Polonais n’ont tiré qu’à blanc ou en l’air, du moins le disent-ils, mais si leurs défenses actuelles sont percées, ou si une balle traverse la frontière, la violence s’ensuivra, c’est inévitable. En ce moment, c’est même probable.

Je dois me répéter : J’ai exactement *zéro* confiance en Lukachenko qui, à mon avis, ne se soucie que de lui-même et de rester au pouvoir. Le Belarus prétend vouloir être un « État allié » de la Russie, mais n’a même pas reconnu que la Crimée fait partie de la Russie !

À l’heure actuelle, le Belarus est, de facto, un parasite de la Russie, un pays pique-assiette, dirigé par un mégalomane qui doit être remplacé par une personne en qui le Kremlin peut avoir confiance ou, mieux encore, par une personne dont le rôle cesserait d’être aussi important simplement parce que le Belarus et la Russie seraient véritablement et pleinement unifiés.

Par le passé, Loukachenko a encore plus zigzagué qu’Erdogan, et sa position pro-russe actuelle n’est due qu’au fait que les imbéciles de l’UE ont essayé de le renverser une fois de trop, alors maintenant il est en colère et veut leur faire payer. Mais quelle que soit la stupidité des politiciens européens, le Belarus n’est pas en mesure de s’attaquer seul à l’ensemble de l’Union européenne. En fin de compte, c’est la Russie qui aurait à venir à son aide (une fois de plus!). Personnellement, je trouve cela inacceptable.

En outre, objectivement, à l’heure actuelle, les Polonais et les Biélorusses ont tous deux le même intérêt : tirer le meilleur parti de cette crise. Les Polonais en prouvant combien ils sont durs, courageux et généralement héroïques dans la défense des frontières sacrées de l’UE, les Biélorusses en montrant combien les Polonais sont froids et mauvais.

Et malgré toute l’attention médiatique accordée aux 3 à 4 000 personnes qui se trouvent à la frontière polonaise, il s’agit d’un nombre minuscule comparé au nombre bien plus important de personnes qui traversent chaque jour l’UE, ou qui passent de la France au Royaume-Uni. En d’autres termes, il s’agit d’une pseudo-crise complètement et totalement fabriquée. Et les principaux bénéficiaires de ce cirque sont les Polonais qui, de mouton noir de l’UE, se sont soudainement transformés en héroïques « défenseurs du royaume européen contre les hordes asiatiques russes », avec un risque nul pour eux. Il faut que cela change.

Quant aux Russes, ils sont maintenant obligés de soutenir politiquement le Belarus dans une crise qui ne profite en rien à la Russie. Et lorsque Loukachenko menace (de manière totalement vide) de couper les flux de gaz russes vers la Pologne, il contribue objectivement à la propagande occidentale selon laquelle la Russie veut utiliser son énergie pour faire chanter l’Europe.

Enfin, le Belarus pourrait apporter beaucoup de bonnes choses à la Russie, notamment une population très (pro-)russe, une armée forte, de nombreuses industries de haute technologie et un bon endroit pour déployer des forces afin de protéger Kaliningrad.

En restant séparés, le Belarus et la Russie ne gagnent rien, ils ne font que perdre sur de nombreux plans.

La bonne nouvelle est que les armées biélorusse et russe sont déjà profondément intégrées, mais cette intégration doit être MONTRÉE, et le meilleur endroit pour le faire serait à la frontière polonaise. Encore une fois, faites reculer tous les gardes-frontières biélorusses et remplacez-les par un seul régiment de parachutistes russes et cela changera radicalement le ton et les actions de l’Occident. Ce serait la proverbiale « force de déclenchement » qui terrifierait absolument les Polonais et le reste des clowns qui jouent à ce « simulacre de guerre » à la frontière avec le Belarus (avec 600 Britanniques, et des unités allemandes et françaises assorties).

Ma solution à toute cette crise est donc simple : unifier complètement la Russie et le Belarus.

La seule chose qui empêche cela aujourd’hui est Lukachenko, il faudrait donc commencer par s’en débarrasser.

Par Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

16/11/2021

L' OCCIDENT EMPÊCHE LE RETOUR DES RÉFUGIÉS SYRIEN ???

TRIBUNE LIBRE

 

Comment l’Occident empêche le retour des réfugiés syriens

 
 


La presse occidentale accuse Damas de torturer les réfugiés syriens à leur retour, les dissuadant de revenir. Pierre Le Corf, humanitaire présent en Syrie, dément ces assertions. Selon lui, ce sont les sanctions américaines qui compliquent tout…


Par Alexandre Aoun – 03.11.2021

Source: Sputniknews.com


La propagande occidentale reprend du service à l’encontre de la Syrie de Bachar el-Assad. Après les nombreuses accusations fallacieuses d’usage d’armes chimiques durant le conflit, voici que les médias dominants se déchaînent de nouveau avec le retour des réfugiés syriens. Tortures, arrestations arbitraires, kidnapping, violences sexuelles… `

Tout y passe pour décrire le prétendu calvaire que subiraient les anciens émigrants.

Dernier récit en date, celui d’Asmaa al-Natour, forcé par les autorités danoises de quitter le Danemark pour rentrer en Syrie. Immortalisée par une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux, l’histoire de cette Syrienne pleurant dans les bras de sa voisine servirait d’habillage narratif à un discours hautement politique: entraver coûte que coûte la réhabilitation du gouvernement syrien à l’international.

 

Une guerre médiatique contre la Syrie

D’ailleurs, en septembre dernier, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova avait déclaré que la Grande-Bretagne et la France utilisaient la question des réfugiés pour nuire à l’image de Damas.

 

En somme, une guerre médiatique qui ne dirait pas son nom.

Des propos confirmés par Pierre Le Corf, humanitaire français présent en Syrie depuis 2016.

« Les personnes qui rentrent en Syrie ne risquent rien. Ce n’est pas dans l’intérêt du gouvernement syrien de les menacer. Il y a des protocoles à suivre comme dans tous les pays du monde avec des interrogatoires pour connaître les motifs de départ.

C’est tout à fait normal. Il n’y a pas de torture ou autre sévices. La logique du gouvernement est de stabiliser et de sécuriser la vie de ses citoyens », souligne-t-il au micro de Sputnik.

 

Le gouvernement syrien s’évertuerait donc à tourner la page d’une décennie de guerre. Et il ne lésine pas sur les efforts.

Le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, Fayçal Miqdad, a rencontré le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, à Damas le 17 octobre dernier.

Une manière pour la Syrie de montrer ses bonnes intentions en matière de coopération dans le domaine de l’humanitaire pour le retour des réfugiés syriens dans leurs villages.

En septembre, le chef de la diplomatie syrienne avait même déclaré à l’ONU que le pays était ouvert au retour en toute sécurité des réfugiés.

Depuis 2016, quelque 300.000 Syriens seraient revenus

À ce propos, Damas a signé plusieurs lois d’amnistie graciant les auteurs de délits, de violations et de crimes. Seule exception, les méfaits portant atteinte à l’intégrité de l’État.

Une main tendue contre les ennemis d’hier, d’après notre interlocuteur: « D’anciens opposants sont revenus. Ils ont été interrogés par les services de renseignements. Ils sont surveillés, mais ils mènent une vie normale. »

Des mesures qui commencent à porter leurs fruits. De 2016 à mai 2021, plus de 282.000 Syriens sont rentrés d’Égypte, d’Irak, de Jordanie, du Liban, de Turquie…

L’information émane du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), qui précise que les chiffres n’ont pu être totalement vérifiés et qu’ils pourraient donc être bien plus élevés.

Mais Damas aurait tout de même du pain sur la planche.

Sur les 18 millions de Syriens, plus de 6 millions ont fui à l’étranger. Soit un tiers de la population! L’écrasante majorité, 5,6 millions, réside dans les pays voisins: Irak, Jordanie, Liban et Turquie.

 

La plupart des réfugiés en âge de porter une arme redoutent un retour en Syrie. Et pour cause, le service militaire y est obligatoire jusqu’à 35 ans (40 ans pour les réservistes).

« Personne n’a envie de crever sur le front d’Idlib », martèle l’humanitaire.

Mais une option reste sur la table: suivant un décret de novembre 2020, la personne chargée du service obligatoire a le droit de payer une allocation en espèces de 3.000 dollars ou l’équivalent en livres syriennes pour éviter ce service militaire.

De surcroît, la conscription ne dure plus que six ans au lieu de sept ans et demi.

 

Mais, derrière les raisons sécuritaires, se cachent surtout des motivations économiques qui empêcheraient littéralement les réfugiés de revenir.

« Il y a dix ans, c’était des réfugiés politiques, opposés au gouvernement. Aujourd’hui, ce sont uniquement des réfugiés économiques, ils ont quitté le pays il y a cinq ans et plusieurs continuent de prendre la route de l’exil », résume Pierre Le Corf.

Pourtant, tous les signaux semblaient au vert.

 

Outre la sécurisation d’une grande partie du territoire depuis plusieurs mois, la Syrie est en passe d’officialiser son grand retour sur l’échiquier régional.

Entre l’ouverture de la frontière avec la Jordanie, la participation à un projet gazier local, l’envoi de délégations à l’étranger et les contacts avec des chefs d’États arabes, tout indiquait que Damas renaissait de ses cendres.

Mais c’était sans compter avec le maintien des sanctions occidentales.

Malgré un allégement du dispositif afin de permettre l’acheminement du gaz égyptien et de l’électricité jordanienne vers le Liban, les mesures coercitives pèsent toujours sur la situation.

« Nous ne cherchons pas à changer de régime à Damas, mais nous essayons certainement de changer les actions du régime Assad.

C’est pourquoi nous avons des sanctions comme la loi César, parmi d’autres mesures auxquelles le régime et ses partisans sont confrontés », avait déclaré en septembre dernier Joey Hood, secrétaire d’État adjoint par intérim aux Affaires du Proche-Orient.

Cette loi César empêche la Syrie de commercer avec l’extérieur, la privant littéralement d’importations.

 

Des sanctions qui retarderaient grandement la reconstruction du pays.

« Si les gens n’ont pas envie de revenir, c’est à cause de la situation économique. La réalité, c’est qu’il y a une botte au-dessus du pays. La Syrie se reconstruit au ralenti. Les industriels peinent à lancer des projets. Les possibilités sont très rares », insiste l’humanitaire.

 

De ce fait, ce sont tous les pans de la société qui en pâtissent. La classe moyenne se raréfie et la pauvreté touche environ 90% de la population. « Avant la guerre, la livre syrienne était à 500 pour un dollars, aujourd’hui elle est à 3.500, déplore Pierre Le Corf. La situation économique est pire que durant les hostilités. »

 En effet, avant le conflit, le salaire mensuel moyen des fonctionnaires syriens était de 20.000 livres syriennes, soit environ 400 dollars à l’époque.

Malgré les récentes augmentations du gouvernement, le pouvoir d’achat des salariés a fondu à cause de l’inflation et de la dépréciation de la monnaie.

 

Aujourd’hui, un employé de l’État touche 55.000 livres syriennes, mais cela ne représente plus qu’une quinzaine de dollars.

« Sans les sanctions américaines, une grande majorité des réfugiés reviendrait en Syrie », conclut Pierre Le Corf.

 

Une fois de plus, la presse occidentale aurait tout faux.

Si les réfugiés tardent à revenir en Syrie, ce n’est pas la faute de Damas, mais bel et bien à cause des Américains et de leurs alliés.

Par Alexandre Aoun

Photo: Manar

Source: Sputniknews.com

14/11/2021

BACHAR AL-ASSAD RÉAGIT SUR LE SOUTIEN DE LA FRANCE AU TERRORISME !

Attentats du 13 novembre : Assad dénonce le soutien de la France au terrorisme

 

Le Président de la République Arabe Syrienne a maintes fois rappelé que le 13 novembre était un tragique retour de bâton pour la France, qui a soutenu les groupes extrémistes armés en Syrie, de même que le 11 septembre était la conséquence de la création d’Al-Qaïda par les USA pour lutter contre l’URSS en Afghanistan.

 

Bachar al-Assad réagit aux attaques terroristes à Paris

Vidéo YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=HAfQQ_PB2yQ

Interview de Bachar al-Assad, Président de la République Arabe Syrienne, le 14 novembre 2015.

 

 

Transcription :

 

Journaliste : Quelle est votre réaction à ce qui s’est passé hier à Paris ?

Bachar al-Assad : Tout d’abord, nous présentons nos condoléances aux familles françaises qui ont perdu leurs proches hier. Nous sommes les personnes les plus à même de comprendre leur situation car nous avons souffert de ce type de terrorisme durant les 5 dernières années en Syrie.

Et il n’est pas possible de dissocier ce qui s’est passé hier en France de ce qui s’est produit à Beyrouth il y a deux jours, car le terrorisme reste le terrorisme. Il ne faut pas le considérer comme frappant dans des lieux différents, le terrain syrien, le terrain yéménite, le terrain libyen ou le terrain français : en réalité, c’est un seul et même terrain mondial.

 

Journaliste : Vos services de renseignement ont-ils des informations sur les personnes qui ont commis cette opération terroriste, étaient-ils Syriens ou en relation avec des gens en Syrie ?

Bachar al-Assad : Non, nous n’avons aucune information sur ce qui s’est passé. Mais la question n’est pas de connaître le nom des terroristes ou de savoir d’où ils venaient. Cela fait 3 ans que nous avons averti que de telles choses allaient se produire en Europe. Nous avons dit : ne participez pas à ces événements cataclysmiques en Syrie, car les conséquences de cela s’étendront à toutes les régions du monde.

Malheureusement, les responsables européens n’ont pas accordé d’importance à nos déclarations, mais ils ont pensé que nous les menacions, de même qu’ils n’ont pas tiré les leçons des événements de janvier à Charlie Hebdo.

Leurs déclarations selon lesquelles ils sont contre le terrorisme n’ont aucune valeur. Ils doivent combattre sérieusement le terrorisme, et appliquer les bonnes politiques.

 

Journaliste : Les services de renseignement français ont-ils demandé l’assistance des vôtres, et êtes-vous prêts à les aider à combattre le terrorisme ?

Bachar al-Assad : La question n’est pas de demander de l’aide. Ils n’ont qu’une chose à faire, c’est d’être sérieux (dans leur lutte contre le terrorisme), et nous serons alors prêts à combattre le terrorisme à leurs côtés. Nous sommes prêts à combattre le terrorisme aux côtés de tout partenaire sérieux dans cette lutte, mais le gouvernement français n’est pas sérieux jusqu’à présent.

 

Journaliste : Avez-vous un message à adresser au Président Hollande ?

Bachar al-Assad : Agissez dans l’intérêt de votre peuple. La première question que pose tout citoyen français aujourd’hui est celle-ci : est-ce que la politique (extérieure) française de ces cinq dernières années a apporté le moindre bénéfice au peuple français ?

Et de fait, la réponse est non.

Donc ce que je lui demande est d’agir dans l’intérêt du peuple français. Et s’il veut faire cela, il doit changer sa politique.

 

Journaliste : Quelle est la condition pour que le gouvernement syrien puisse collaborer avec le gouvernement français, ou les services de renseignement syrien avec leurs homologues français ?

Bachar al-Assad : Il n’est pas possible d’envisager une coopération sur le plan du renseignement avant qu’il y aie une coopération politique. Il n’est pas possible d’avoir une coopération des services de renseignement pour la lutte contre le terrorisme tant que la politique française continuera à soutenir le terrorisme. Voilà ce que j’ai appelé le sérieux (dans la lutte contre le terrorisme).

Journaliste : Merci beaucoup.

***

Assad : la France est un des principaux sponsors du terrorisme

Source : http://sana.sy/en/?p=63209

Interview de Bachar al-Assad par une chaîne de télévision tchèque – 1er décembre 2015

 

Transcription :

[…] Journaliste: Mais 250 000 victimes [syriennes depuis le début de la guerre en 2011], c’est inconcevable, quel que soit le pays.

Bachar al-Assad : C’est le résultat prévisible face à du terrorisme soutenu par des puissances régionales et par l’Occident. Il ne s’agit pas seulement de terroristes issus de l’intérieur de la Syrie. Il s’agit de terroristes qui viennent de plus de 100 pays du monde. Ils veulent faire de la Syrie une plaque tournante du terrorisme, et la situation actuelle en est la conséquence naturelle. Et si nous n’avions pas défendu notre pays, le nombre de victimes serait décuplé.

 

Journaliste: Vous parlez du terrorisme. Il semble que durant les derniers jours, la crise syrienne a connu des développements majeurs. Selon vous, quelle fut la date la plus importante quant au développement de cette crise : le 30 septembre, avec l’intervention russe, ou le 13 novembre, avec les attaques terroristes à Paris ?

Bachar al-Assad : Sans aucun doute, il s’agit de l’intervention russe, ou de ce qu’ils ont appelé le front contre le terrorisme. C’est l’événement le plus important car il s’agit de mesures concrètes contre le terrorisme.

En revanche, ce qui se passe à Paris au niveau politique ne vise qu’à dissiper le sentiment des Français, avec une posture des Français prétendant qu’ils vont attaquer Daech, d’une manière très différente. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu’ils n’étaient pas sérieux avant les attaques de Paris ? Tout ce qu’ils vont faire est d’apaiser le sentiment des Français, rien de sérieux, alors que les Russes sont très sérieux dans la lutte contre le terrorisme, d’autant plus qu’il y a de la coopération entre eux et l’Armée Syrienne.

 

Journaliste: Vous pensez donc que l’augmentation des attaques de la grande coalition occidentale menée par les Etats-Unis est sans effet ?

Bachar al-Assad : Depuis la formation de cette coalition, si on veut parler de faits et non pas d’opinions, Daech s’est étendu, et son recrutement partout dans le monde a augmenté. Alors que depuis l’intervention de la Russie dans cette même prétendue lutte contre le terrorisme, Daech a été affaibli, ainsi qu’Al-Nosra et les autres groupes terroristes. Telle est la réalité. Voilà ce que disent les faits.

 

Journaliste: N’est-ce pas simplement dû au fait que sur le plan militaire, l’Armée de l’Air russe a pu collaborer avec les forces de l’Armée Syrienne ?

Bachar al-Assad : Bien sûr qu’il y a une telle coopération, c’est ce que j’ai dit. Vous ne pouvez pas combattre le terrorisme par des interventions aériennes, vous ne pouvez pas, c’est impossible. Les Américains ont essayé de le faire en Afghanistan depuis combien de temps ? Depuis plus de 12 ou 13 ans. Sont-ils parvenus à un quelconque résultat ? Nullement. Le terrorisme reste fort en Afghanistan. C’est donc impossible. Vous avez besoin de coopération à l’intérieur du pays en question. Et quelle est la puissance majeure en Syrie ? L’Armée Syrienne, et, bien sûr, le gouvernement.

 

Journaliste: Le Président français essaie de former une coalition plus large contre le terrorisme. Etes-vous sceptique quant à ses efforts ?

Bachar al-Assad : Bien sûr (que je le suis). S’ils voulaient vraiment tirer les leçons de ce qui s’est passé dernièrement à Paris, pourquoi n’ont-ils pas appris de [l’attaque contre] Charlie Hebdo ? Le même principe, le même concept est à l’œuvre. Et nous avions alors déclaré que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que ce qui se trouvait sous l’eau était bien plus important. Ils n’en ont pas tiré les leçons. Voilà le premier point.

Deuxièmement, vous ne pouvez pas combattre le terrorisme tout en soutenant directement les terroristes, en leur fournissant des armes et en ayant des alliances avec les soutiens les plus farouches du terrorisme international, à savoir le Royaume d’Arabie Saoudite. C’est impossible. C’est contradictoire. Vous ne pouvez pas être à la fois le gendarme et le voleur. Il faut choisir votre camp.

 

Journaliste: Mais je n’ai pas entendu parler d’approvisionnement occidental d’Al-Nosra ou de Daech.

Bachar al-Assad : Vous pouvez en trouver les preuves les plus éclatantes sur Internet : les Français, et d’autres parties bien sûr, leur fournissent des armes, l’exemple français est clair. Comment un pays comme la France pourrait-il vendre de telles armes pour une destination inconnue, sans savoir entre quelles mains elles finiront ? C’est impossible. Ils le savent, via l’Arabie Saoudite, via le Qatar, et peut-être via d’autres pays, ils savent très certainement [que leurs armes finissent entre les mains des terroristes].

 

Journaliste: Il y a eu un incident à la frontière turque, un bombardier russe abattu [par la Turquie]. Pensez-vous que cet incident va avoir un impact sur les résultats de l’effort de la présidence française visant à former une coalition plus large ? Pensez-vous que cela va compliquer les pourparlers de paix en Syrie ?

Bachar al-Assad : Je ne le pense pas, mais je pense que cet incident a montré les véritables intentions d’Erdogan, qui, disons, a perdu le contrôle de ses nerfs simplement parce que l’intervention russe a modifié l’équilibre des forces sur le terrain. L’échec d’Erdogan en Syrie, l’échec de ses groupes terroristes implique la fin de sa carrière politique. C’est pourquoi il est prêt à faire n’importe quoi pour entraver toute perspective de succès. Il a fait cela, mais je ne pense pas que cela changera en quoi que ce soit l’équilibre des forces.

La guerre contre le terrorisme se poursuit, la participation russe va se faire de plus en plus forte et elle l’est déjà de toute façon, et je pense qu’il n’y a pas de possibilité de marche arrière à cet égard, qu’Erdogan fasse encore une telle chose, de la même manière ou d’une autre manière (ou pas).

 

Journaliste: Le Président américain dit qu’il ne veut pas refaire la même erreur en lançant une opération terrestre sans savoir qui va remplir le vide (politique). La plupart des candidats à l’élection présidentielle ont dernièrement déclaré qu’ils veulent faire bien plus qu’une campagne de bombardements aériens (contre Daech). Selon vous, quelle est l’approche la plus réaliste qui permettra de vaincre véritablement Daech ?

Bachar al-Assad : En fait, si vous voulez parler du terrorisme en général et pas seulement de Daech, vous avez plusieurs axes, plusieurs aspects pour la résolution (de ce problème) : une partie concerne l’idéologie, une autre concerne l’économie, ou la coopération et les prises de positions politiques, etc. Et le dernier point est la coopération sur le plan sécuritaire et le combat direct.

Du fait de la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, il n’y a pas d’autre choix que de les combattre directement, mais cela n’est pas suffisant. Si vous voulez les combattre et les vaincre, il faut couper et étouffer leurs lignes d’approvisionnement en armes, en argent et en recrues, qui viennent principalement de Turquie, avec le soutien de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Telle est la première chose à faire tandis que vous les attaquez au sol.

Maintenant, le problème est que nous combattons des terroristes qui bénéficient d’un approvisionnement illimité et incontrôlable de la part de différents pays, surtout des pays de la région, avec le soutien ou la bienveillance de l’Occident, de certains pays occidentaux pour être précis.

 

Journaliste : Vous avez dit que votre priorité est de vaincre les terroristes avant toute solution politique. Qu’entendez-vous par vaincre le terrorisme ? Qu’il n’y ait plus de groupes d’opposition armés en Syrie ?

Bachar al-Assad : Vous ne pouvez pas parler d’opposition au sens politique tant qu’ils prennent les armes. Vous savez bien que dans vos pays, lorsque vous parlez d’opposition, il ne s’agit que de mouvements politiques. Premier point.

Deuxièmement, s’il s’agit d’une opposition politique, elle doit avoir une base populaire. Donc lorsque nous parlons de rebelles, de militants lourdement armés qui attaquent le peuple, les Syriens, l’Armée Syrienne, qui détruisent les biens publics et privés, etc., il s’agit de terrorisme, il n’y a pas d’autre terme. Nous n’acceptons pas cette catégorisation comme « militants de l’opposition », ou « opposition militaire », ou « opposition modérée prenant les armes ». Ce n’est pas de l’opposition, c’est du terrorisme.

L’opposition est pour nous un mouvement politique. A l’extérieur ou à l’intérieur de la Syrie, peu importe. Bien sûr, l’autre aspect de l’opposition est d’être patriotique. On ne peut pas parler d’opposition lorsqu’elle est formée en France, au Qatar, en Arabie Saoudite, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. L’opposition doit être syrienne et pour les Syriens, et nous avons une opposition syrienne, nous avons une véritable opposition syrienne. Quelle est son importance, quelle est sa force, c’est une autre question.

Vaincre le terrorisme signifie donc supprimer tous les obstacles qui entravent le processus politique. Maintenant, si vous vous mettez d’accord sur telle étape ou telle procédure avec n’importe quelle opposition dans le monde, et j’entends par là l’opposition syrienne, que pourrez-vous obtenir ? Pourrez-vous tenir de véritables élections ? Pourrez-vous apporter de la stabilité au pays grâce à l’opposition ? En aucun cas. Les terroristes vivent dans leur propre monde, ils ont leurs propres objectifs, leur propre agenda et leur propre idéologie, c’est complètement différent de la partie politique (du problème).

Si vous vous engagez dans le processus politique – et il faut le faire, je n’ai pas dit que nous n’avons pas commencé à le faire –, je dis que si vous voulez véritablement avancer, de manière concrète, cela doit se faire après que nous ayons commencé à vaincre le terrorisme. Je n’ai pas dit après que nous l’ayons vaincu, car le vaincre est un long processus. […]

Source : http://sana.sy/en/?p=63209

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Assad : le terrorisme en Europe est la conséquence des politiques irresponsables de l’OTAN

Vidéo YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=nm1Vip-rTfw

Discours du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad le 20 août 2017, devant les membres du corps diplomatique syrien

 

 

[…] Le résultat de cette résistance (de la Syrie) et du prix que nous avons payé (pour cela), ce sont (également) les revirements qui se sont produits dernièrement dans les déclarations occidentales et qui ne se sont pas produits parce que leur conscience humaine s’est réveillée ou a recouvré sa santé, et qu’ils ont (enfin) ressenti que la Syrie était opprimée ou quoi que ce soit de ce genre. (L’Occident) a fait ce revirement à cause de la résistance du peuple, de l’Etat et des forces armées (de Syrie).

Et bien sûr à cause du soutien de nos alliés. (L’Occident) n’a pas fait ce revirement parce qu’il est doté d’éthique ou de morale, parce que nous n’avons jamais rien vu de tel, même avant la guerre.

Mais c’est la réalité du terrain en Syrie, et la réalité du terrain dans leurs propres pays (qui leur a imposé ce revirement).

Et aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine ou un mois sans que se produise un événement (attentat terroriste) qui est la conséquence directe de leur stupidité dans leurs prises de décision et leur soutien au terrorisme dans cette région. Ce sont ces réalités qui leur ont imposé de changer leurs positions, fût-ce de manière partielle et timide, sans conviction, mais ces revirements se sont imposés à eux.

Ce changement de positions ne signifie pas un changement des politiques. L’Occident, comme le serpent, change de peau en fonction de la situation. Au début, ils parlaient de soutien au mouvement populaire, ce mouvement populaire qui n’a jamais dépassé, dans le meilleur des cas, 200 000 personnes payées (par l’Occident et le Golfe) dans toute la Syrie, un pays de 24 millions d’habitants. `

 

Et après s’être efforcés de leur mieux, les armes étant présentes sur la scène mais de manière cachée, à perpétrer des massacres et fomenter la sédition, ils n’ont pas réussi, et sont donc passés au soutien ouvert aux groupes armés mais ils leur ont donné le nom d’ « opposition » en guise de couverture, c’est-à-dire qu’ils les ont présentés comme (des factions) politiques, avec une dénomination politique, et ils les ont présentés comme « modérés », c’est-à-dire comme non extrémistes.

Ou (ils ont utilisé) la dénomination politique d’ « opposition », pour (laisser croire) que ce ne sont pas des terroristes.

Lorsque ce projet a échoué et que (ces groupes) ont été exposés pour ce qu’ils sont (des terroristes) aux yeux de l’opinion publique mondiale, et de l’opinion publique régionale et locale dans leurs propres pays, ils sont passés à une autre version, le prétexte humanitaire. Nous sommes actuellement à cette étape. Pour résumer, elle consiste à garder le silence absolu tant que les terroristes avancent ou que ce soit, et perpètrent des massacres et des meurtres contre les civils, mais lorsque c’est l’Armée (syrienne) qui fait des avancées aux dépens des terroristes, alors soudain on commence à entendre des cris, des lamentations et de l’intercession afin de nous stopper, au prétexte de slogans humanitaires, (en invoquant la volonté) d’arrêter l’épanchement de sang, de convoyer de l’aide humanitaire, et d’autres prétextes que nous Syriens connaissons bien. Et leur véritable objectif est de donner l’opportunité aux groupes armés de reformer leurs rangs, de se remotiver, de faire venir du matériel et d’envoyer des renforts pour les aider, afin qu’ils puissent poursuivre leurs actes terroristes.

En vérité, toutes ces diverses tactiques qu’ils ont employées durant ces étapes n’a jamais pu nous duper, en aucun cas. Dès le premier jour, nous avons reconnu le terrorisme, et dès le premier jour, nous l’avons frappé, durant la première étape, la seconde et la troisième, et nous continuerons à le faire, tant qu’il restera le moindre terroriste où que ce soit en Syrie.

Quant à la guerre médiatique et psychologique qu’ils ont menée durant toutes ces dernières années, elle n’est jamais parvenue, pas à un seul instant, à nous influencer de manière à nous détourner de cet objectif, à savoir combattre le terrorisme, ou à nous pousser en direction de la peur ou de l’hésitation. […]

 

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Assad : la France est l’un des principaux responsables de la crise des réfugiés

Source : https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156

Interview du Président de la République Arabe Syrienne, Bachar al-Assad, le 9 décembre 2019, par la chaîne italienne RAI News 24. Cette interview a été autocensurée par la chaine italienne, qui ne l’a pas publiée.

 

 

Transcription :

[…] Journaliste : En ce moment, lorsque l’Europe regarde la Syrie, en dehors des considérations sur le pays, il y a deux problèmes majeurs : l’un est les réfugiés, et l’autre est les djihadistes ou combattants étrangers qui reviennent en Europe.  Quel regard portez-vous sur ces inquiétudes européennes ?

Bachar al-Assad : Nous devons commencer par une question simple : qui a créé ce problème ? Pourquoi avez-vous des réfugiés en Europe ? La réponse est simple : à cause du terrorisme qui a été soutenu par l’Europe, et bien sûr par les États-Unis, la Turquie et d’autres, mais l’Europe a été le principal acteur de la création du chaos en Syrie. Qui sème le vent récolte la tempête.

 

Journaliste : Pourquoi dites-vous que l’Europe en fut le principal acteur ?

Bachar al-Assad : Parce qu’ils ont soutenu publiquement, l’UE a publiquement soutenu les terroristes en Syrie dès le premier jour, disons dès la première semaine, depuis le tout début. Ils ont blâmé le gouvernement syrien, et certains régimes comme le régime français ont envoyé des armements : la France, via un de ses responsables, leur ministre des Affaires étrangères Fabius il me semble, a clairement dit « Nous envoyons (des armes en Syrie) ».  Ils ont envoyé des armements ; ils ont créé ce chaos. C’est pourquoi beaucoup de gens ont eu de grandes difficultés à rester en Syrie ; des millions de personnes ne pouvaient pas vivre ici, alors elles ont dû quitter la Syrie. […]

 

Source : https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156


Traduction : lecridespeuples.fr

ESPIONNAGE, CYBERATTAQUE ! HUAWEI JOUE LE LONG TERME .......