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29/04/2020

MÉDIAS: LA GUERRE RUSSO-SAOUDIENNE DES PRIX DU PÉTROLE EST UNE FARCE .......

La guerre russo-saoudienne des prix du pétrole est une farce trompeuse


Par Mike Withney − Le 15 avril 2020 − Source Unz Review

 La guerre russo-saoudienne des prix du pétrole est une invention concoctée par les médias.

 

Il n’y a pas un mot de vérité dans tout ça. Oui, il y a eu du grabuge lors d’une réunion de l’OPEP début mars qui a entraîné une augmentation de la production et une chute des prix.

Cette partie est vraie. Mais la stratégie de dumping pétrolier de l’Arabie saoudite ne visait pas la Russie, elle visait les producteurs américains de pétrole de schiste.

Mais pas pour les raisons que vous avez lues dans les médias.

Russia's President Vladimir Putin (R) shakes hands with Saudi Arabia's Crown Prince Mohammed bin Salman during a meeting on the sidelines of the G20 Summit in Osaka on June 29, 2019. (Photo by Yuri KADOBNOV / POOL / AFP) (Photo credit should read YURI KADOBNOV/AFP via Getty Images)
Le président russe Vladimir Poutine serre la main du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman lors d’une réunion en marge du sommet du G20 à Osaka le 29 juin 2019. (Photo de Yuri KADOBNOV / POOL / AFP) 

 

Les Saoudiens n’essaient pas de détruire le commerce américain du pétrole de schiste. C’est une autre fiction.

Ils veulent simplement que les producteurs américains respectent les règles et interviennent lorsque les prix ont besoin de soutien.

Cela peut sembler exagéré, mais c’est vrai.

Vous voyez, les producteurs de pétrole américains ne sont pas ce que l’ont peut  appeler des «joueurs d’équipe». Ils ne coopèrent pas avec les producteurs étrangers, ils ne sont pas disposés à partager les coûts de la baisse de la demande et ils ne lèvent jamais le petit doigt pour soutenir les prix.

 

Les producteurs de pétrole américains sont comme le voisin d’à côté, qui stationne sa Plymouth cabossée sur le devant de sa pelouse, et l’agrémente d’accessoires rouillés. Ils ne se soucient de personne d’autre qu’eux-mêmes.

Ce que Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman veulent, c’est que les producteurs américains partagent la douleur des coupes dans la production de pétrole afin de stabiliser les prix.

 

C’est une demande tout à fait raisonnable. Voici un extrait d’un article sur oilprice.com qui aide à expliquer ce qui se passe réellement :

«… Il y avait une lueur d’espoir que les prix du pétrole pourraient rebondir après que Reuters a rapporté que l’Arabie saoudite, la Russie et les producteurs de pétrole alliés accepteront de réduire considérablement leur production de brut lors des pourparlers de cette semaine, mais seulement si les États-Unis et plusieurs autres s’associent pour aider à soutenir les prix qui ont été fortement réduits par la crise du coronavirus.

Cependant, dans une tentative pour avoir son gâteau, et le manger sans payer, le DOE américain [Département de l’énergie] a déclaré mardi que la production américaine chutait déjà, sans intervention du gouvernement, conformément à l’insistance de la Maison Blanche sur le fait qu’elle n’interviendrait pas sur les marchés privés …

… L’OPEP + demandera aux États-Unis de procéder à des coupes afin de parvenir à un accord : le rapport de l’EIA démontre aujourd’hui qu’il y a déjà des réductions prévues de 2 millions de b/j, sans aucune intervention du gouvernement fédéral», a déclaré le département américain de l’Énergie

Cependant, cela ne suffit pas pour l’OPEP +, et certainement pas pour la Russie, qui a clairement indiqué mercredi que les baisses de la production de pétrole dues au marché ne devraient pas être considérées comme des réductions destinées à stabiliser le marché, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes lors d’une conférence téléphonique.

«Ce sont des réductions complètement différentes. Vous comparez la baisse globale de la demande à des réductions volontaires pour stabiliser les marchés mondiaux.

C’est comme comparer la longueur et la largeur», a déclaré Peskov

La participation de Moscou dépend fortement des États-Unis, et il est peu probable qu’elle accepte de réduire la production si les États-Unis ne se joignent pas à l’effort.» Selon oilprice.com : «Un accord historique sur le pétrole est sur le point d’échouer alors que la Russie rejette les réductions américaines»

Poutine est raisonnable et correct. Si tout le monde est contraint de réduire l’offre, les producteurs de pétrole américains devraient également le faire.

Mais ils ne veulent pas partager la douleur, ils ont donc décidé d’une stratégie pour en sortir. Ils veulent que leurs réductions de production – dues à la faiblesse de la demande pendant la pandémie – soient considérées comme des «réductions de production».

Ils ont même donné un nom à cette escroquerie, ils l’appellent «coupes de production naturelles», ce qui signifie pas volontaires.

C’est ainsi que les colporteurs essaient de faire des affaires, mais pas des adultes responsables.

Que veut Poutine dans cet accord ?

Stabilité des prix. Oui, il aimerait voir les prix s’installer quelque part au dessus  de $45 le baril, mais cela ne se produira pas avant un certain temps.

La combinaison d’une demande plus faible, due au coronavirus, et d’une offre excédentaire, par les Saoudiens inondant le marché, ont assuré que les prix resteront bas dans un avenir prévisible.

Malgré cela, Poutine a compris ce que faisaient les Saoudiens en inondant le marché, et il savait que cela ne visait pas la Russie.

Les Saoudiens tentaient de persuader les producteurs de pétrole américains de cesser de profiter de la situation et de réduire la production comme tout le monde.

C’est le fin mot de l’histoire et tout ce qu’il y a à dire là-dessus. Découvrez cet extrait d’un article de Simon Watkins, expert en pétrole, sur oilprice.com :

«L’Arabie saoudite était constamment irritée… (parce que) ses efforts pour maintenir les prix du pétrole à la hausse grâce à divers accords de l’OPEP et de l’OPEP + permettaient aux producteurs de schiste de gagner beaucoup plus d’argent que les Saoudiens, relativement parlant. La raison en était que les producteurs de schiste américains…. n’étaient pas liés par les quotas de production de l’OPEP / OPEP + et pouvaient donc combler les écarts de production provoqués par les réductions des producteurs de l’OPEP.

» Selon oilprice.com : « La triste vérité sur la réduction de production de l’OPEP + ».

 

C’est ce que les médias ne disent pas à leurs lecteurs, que les producteurs de pétrole américains – qui ne participent à aucun effort collectif pour stabiliser les prix – ont exploité les quotas de production de l’OPEP afin de s’engraisser au détriment des autres [en leur prenant des parts de marché].

Les producteurs américains ont compris comment déjouer le système et faire leur pelote dans le processus. Est-ce étonnant que les Saoudiens soient si furax ? Voici plus du même article :

«Cela a donné aux États-Unis un avantage continu de 3 à 4 millions de b/j sur l’Arabie saoudite dans le jeu des exportations de pétrole, ce qui signifie qu’ils sont rapidement devenus le premier producteur mondial de pétrole….

Par conséquent, l’Arabie saoudite a décidé initialement d’annoncer unilatéralement son intention que le dernier accord de l’OPEP + soit beaucoup plus important que celui dont elle était préalablement convenue avec la Russie, dans l’espoir de tendre une embuscade aux Russes.

Cependant, la Russie s’est retournée et a dit à l’Arabie saoudite d’aller se faire cuire un œuf. MbS… a alors décidé de lancer une guerre des prix totale.» 

 

Vous pouvez donc voir que cela n’a vraiment rien à voir avec les Russes.

Le prince héritier était simplement frustré de la façon dont les producteurs de pétrole américains jouaient avec le système, c’est pourquoi il avait l’impression qu’il devait réagir en inondant le marché.

L’objectif évident était l’industrie américaine du pétrole de schiste qui profitait des quotas et refusait de coopérer avec les autres producteurs de pétrole.

Ce qui est amusant, c’est que dès que les Saoudiens ont commencé à serrer la vis au gang de la fracturation américaine de schiste, celui-ci s’est précipité en masse à Washington pour demander l’aide de Papa Trump.

C’est pourquoi Trump a décidé de faire des appels d’urgence à Moscou et à Riyad pour voir s’il pouvait conclure un accord.

 

Il convient de noter que les producteurs de pétrole aux États-Unis ont été impliqués dans d’autres activités douteuses par le passé.

Découvrez cet extrait d’un article du Guardian, en 2014, la dernière fois que les prix du pétrole se sont effondrés :

«Après avoir atteint bien plus de 110 dollars le baril en été, le prix du brut s’est effondré. Les prix ont baissé d’un quart au cours des trois derniers mois….

Pensez à la façon dont l’administration Obama voit l’état du monde. Il veut que Téhéran vienne à résipiscence avec son programme nucléaire. Il veut que Vladimir Poutine recule dans l’est de l’Ukraine.

Mais après des expériences récentes en Irak et en Afghanistan, la Maison Blanche n’a aucune envie de mettre des bottes américaines sur le terrain.

 

Au lieu de cela, avec l’aide de son allié saoudien, Washington tente de faire baisser le prix du pétrole en inondant un marché déjà faible. Les Russes et les Iraniens étant fortement tributaires des exportations de pétrole, l’hypothèse est qu’ils deviendront plus faciles à gérer…

Les Saoudiens ont fait quelque chose de similaire au milieu des années 80. À l’époque, la motivation géopolitique pour une décision qui a fait chuter le prix du pétrole en dessous de 10 dollars le baril était de déstabiliser le régime de Saddam Hussein….

La volonté de Washington de jouer la carte du pétrole découle de la conviction que les approvisionnements nationaux en énergie issus de la fracturation de schiste permettent aux États-Unis de devenir le plus grand producteur de pétrole au monde.

 

Dans un discours l’année dernière, Tom Donilon, alors conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, a déclaré que les États-Unis étaient désormais moins vulnérables aux chocs pétroliers mondiaux.

Le coussin fourni par le pétrole et le gaz de schiste «nous donne une main plus forte dans la poursuite et la mise en œuvre de nos objectifs de sécurité nationale».

Selon The Gardian : «Les enjeux sont élevés alors que les États-Unis jouent la carte du pétrole contre l’Iran et la Russie».

 

 

Cet extrait montre que Washington est plus que disposé à utiliser la «carte du pétrole» si elle aide à atteindre ses objectifs géopolitiques. Sans surprise, l’Arabie saoudite, bonne amie, a historiquement joué un rôle clé en aidant à promouvoir ces objectifs. L’incident actuel, cependant, est exactement le contraire.

 

Les Saoudiens n’aident pas les États-Unis à atteindre leurs objectifs, bien au contraire, ils se déchaînent, frustrés. Ils ont l’impression d’être pressés par Washington – et les producteurs américains – et ils veulent prouver qu’ils ont les moyens de riposter. Inonder le marché n’était que la façon dont MbS «se défoulait».

Trump comprend cela, mais il comprend également qui commande finalement, c’est pourquoi il a pris la mesure inhabituelle d’avertir explicitement les Saoudiens qu’ils feraient mieux de s’aligner et de faire la queue ou qu’il y aurait un enfer à attendre pour eux.

 

Voici un petit historique qui vous aidera à relier les points :

«… L’accord conclu en 1945 entre le président américain Franklin D. Roosevelt et le roi saoudien de l’époque, Abdulaziz, qui définit les relations entre les deux pays depuis… l’accord conclu entre les deux hommes à bord du croiseur de la marine américaine Quincy… était que les États-Unis recevraient tout le pétrole dont ils avaient besoin aussi longtemps que l’Arabie saoudite en aurait, en échange de quoi les États-Unis garantiraient la sécurité de la maison des Saoud au pouvoir.

 

L’accord a légèrement changé depuis la montée en puissance de l’industrie américaine du pétrole de schiste, et la tentative de l’Arabie saoudite de la détruire de 2014 à 2016, en ce sens que les États-Unis garantissent toujours la sécurité de la maison des Saoud, mais ils s’attendent également à ce que l’Arabie saoudite non seulement fournisse aux États-Unis le pétrole dont ils ont besoin aussi longtemps que possible, mais aussi – et c’est la clé de tout ce qui a suivi – cela permet également à l’industrie américaine du schiste de continuer à fonctionner et à croître.

En ce qui concerne les États-Unis, si cela signifie que les Saoudiens perdent face aux producteurs de schiste américain en maintenant les prix du pétrole à la hausse mais en perdant les opportunités d’exportation vers les entreprises américaines, alors c’est dur, dur.

Comme le président américain Donald Trump l’a dit clairement chaque fois qu’il ressent un manque de compréhension de la part de l’Arabie saoudite pour l’énorme avantage que les États-Unis font à la famille dirigeante :

« Il [le roi saoudien Salman] ne durerait pas au pouvoir plus de deux semaines sans le soutien de l’armée américaine. » 

«La triste vérité sur la réduction de la production de l’OPEP +», Simon Watkins, Oil Price

 

Trump avait l’impression qu’il devait rappeler aux Saoudiens comment le système fonctionne réellement : Washington donne les ordres et les Saoudiens obéissent. C’est simple, non ?

 

En fait, le prince héritier a déjà considérablement réduit la production de pétrole et se conforme pleinement aux directives de Trump, car il sait que s’il ne le fait pas, il finira comme Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi.

 

Pendant ce temps, les producteurs américains de pétrole de schiste ne seront pas obligés de faire des réductions ou, comme le dit le New York Times :

« Il n’était pas immédiatement clair si l’administration Trump s’était officiellement engagée à réduire la production aux États-Unis. »

 

Pigé ? Donc, tout le monde réduit la production, tout le monde voit ses revenus diminuer et tout le monde fait ce qu’il faut pour mettre un plancher aux prix.

Tout le monde sauf les «exceptionnels» producteurs de pétrole américains des États-Unis d’exception.

 

Ils n’ont pas à faire quoi que ce soit.

 

Par Mike Withney

Source et Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

 

 

28/04/2020

GÉOPOLITIQUE : LA FRACTURE ENTRE LES ÉTATS MEMBRES DE L' UNION EUROPÉENNE !

Les chiffres quotidiens sur les contaminations, les intubations et les décès provenant d’Italie et d’Espagne sont très inquiétants.

Le point commun entre Madrid et Rome ?

Des coupes budgétaires drastiques pendant la dernière décennie, aboutissant à un abandon plus ou moins marqué de secteurs vitaux comme la santé.

L’Italie affiche le taux de mortalité le plus élevé, suivie par l’Espagne. L’austérité « tue » littéralement des citoyens italiens et espagnols, au nom des équilibres budgétaires imposés par Bruxelles.

 

Cet article vous est proposé par parlorama.eu, le spécialiste de l’UE.

 

Vers un Italexit à court terme ?

 

Le fait que l’Europe du Nord résiste à des mesures, même symboliques, en vue d’une réponse fiscale commune à la crise économique dérivée de la pandémie provoque un réel préjudice aux relations entre le nord et le sud de l’Europe.

Au moment où l’Italie et l’Espagne ont le plus besoin d’aide et attendent une aide directe du reste de l’Europe, celle-ci se montre incapable de fédérer, arborant à nouveau cette forme de coquille vide.

 

L’Italie pourrait être contrainte d’accepter des prêts du mécanisme de stabilité européen, mais ceux-ci pourraient être assortis de conditions strictes que le pays ne peut tout simplement pas accepter en l’état actuel des choses. L’Italie et l’Espagne n’oublieront pas de sitôt l’aide qu’elles ont reçue de la Chine et de la Russie, malgré les critiques européennes sur « le risque d’espionnage » conséquent à « l’envoi de militaires russes en Italie ».

Les conséquences géopolitiques risquent d’être énormes, surtout lorsque l’on sait que les dirigeants chercheront à canaliser la colère de la population. On parle même d’un Italexit à court terme…

 

L’exacerbation du scepticisme à l’égard de l’OTAN

Les États-Unis ont été complètement absents de l’arène internationale dans cette crise. Nous sommes loin de l’implication américaine pendant la crise de 2008 sous les présidents Bush et Obama.

Le pays se montrait alors particulièrement actif dans la coordination du G20, ainsi que dans les réponses fiscales et monétaires. Le contraste est frappant.

Le président Trump n’a aucun intérêt à jouer un rôle de leader, et les Chinois ne se font pas prier pour combler le vide tout en « réécrivant » l’histoire de la pandémie du Covid-19 pour mettre l’accent sur l’aide chinoise aux pays sinistrés.

Il est fort probable qu’une fois cette crise terminée, les relations entre l’Italie d’un côté, et la Russie et la Chine de l’autre, se réchauffent, aboutissant à un scepticisme aigu à l’égard de l’OTAN et de l’alliance atlantique qui a été le fondement de l’ordre international libéral dirigé par les États-Unis.

 

 

L’UE a échoué dans sa lutte contre le coronavirus et pourrait ne jamais complètement s’en remettre

 

Le rythme auquel Covid-19 s’est répandu dans le monde entier a laissé les gouvernements et les institutions internationales paralysés. Mais peu ont connu un coup de fouet aussi fulgurant que celui qui a frappé Bruxelles. L’Union européenne a commencé cette année plutôt revigorée, après un Brexit qui s’est « plutôt bien passé ».

Sa nouvelle équipe dirigeante, représentée par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a été redynamisée par la vision de l’UE en tant que leader mondial en matière de durabilité climatique et de normes démocratiques… mais ce n’était qu’une illusion

Il fallait une pandémie mondiale pour mettre à nu les dysfonctionnements structurels, que d’aucuns jugent irréversibles, d’une organisation supranationale incapable d’aller au-delà de la technocratie.

D’une réponse politique lente à la crise à d’âpres querelles internes sur la manière d’atténuer les effets économiques du coronavirus, les États membres de l’UE se sont retournés les uns contre les autres, et contre eux-mêmes.

Même si la propagation de la pandémie ralentit et que la vie peut progressivement revenir à la normale, les répercussions des derniers mois se feront sentir pendant des années.

L’UE passera très probablement les prochaines années à réfléchir à la manière dont elle a réagi à cette crise, et devra affronter une gronde populaire de plus en plus insistante.

 

Comme l’a déclaré une source diplomatique à CNN, « une fois que tout cela sera terminé, nous ne pourrons pas tous retourner nous asseoir autour de la table et prétendre que ce n’est pas arrivé ».

 

Source:  https://www.medias-presse.info/covid-19

18/04/2020

ÉTATS-UNIS: COVID-19 ET LE REBOND ÉCONOMIQUE .......

Après Covid-19 : le rebond économique ne sera pas en forme de V


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 16 avril 2020

 

Au cours des quatre dernières semaines, 22 millions de travailleurs aux États-Unis ont déposé une demande d’assurance-chômage.

 

Quelque 10 à 15 millions de travailleurs supplémentaires n’étaient pas éligibles mais ont également perdu leur emploi.

 

Michael Hudson extrapole à partir de là, dans une interview :

Ross : En fin de compte, où cela se terminera-t-il? Parce que si dans 12 semaines, les gens ne 
peuvent pas se permettre de revenir dans les normes sociales, ni dans l'économie, ni vivre et
mettre du pain sur la table, où cela se terminera-t-il logiquement ?
Michael Hudson : Comme l'économie américaine ressemble à peu près à celle de la Grèce. Ce sera

l'austérité. Il y a des gens qui n’auront pas d’emploi. Ils seront expulsés de leurs appartements.
Ils auront épuisé leurs économies. Ils ne pourront pas payer leur dette de carte de crédit,
ni leurs autres dettes, de sorte que les arriérés vont s'accumuler. Les banques seront coincées,
mais Trump dit que même si nous ne pouvons pas sauver les gens, nous pouvons sauver les banques.
La Réserve fédérale a suffisamment d'argent pour maintenir toutes les banques à flot, même si
elles ne reçoivent pas leurs versements hypothécaires, même si elles ne sont pas en mesure de
recouvrer leurs prêts. Les banques peuvent désormais compenser l’argent qu’elles n’obtiennent plus
par leur activité normale, avec un énorme nouveau marché : prêter l’argent - donné par la Fed -
à des capitaux privés et aux grandes entreprises pour racheter les petites entreprises en faillite.
C’est une aubaine.

Une aubaine pour le 1%.

Mais les oligarques qui gouvernent les États-Unis ont probablement mal jaugé cette crise :

"Aux États-Unis. les actions sont évaluées avec l'hypothèse d'une reprise économique en forme de V 
beaucoup plus vive qu'ailleurs dans le monde, elles sont donc vulnérables dans le cas où
l'hypothèse ne serait pas vérifiée, du fait que la sortie des confinements à l'échelle mondiale et
aux États-Unis s’avérerait plus compliquée [que prévu]",
a déclaré Edmund Shing, responsable de la

stratégie mondiale des dérivés sur actions chez BNP Paribas SA.

Dans cette crise, la peau de l’ours ne peut être vendue avant qu’il ne soit tué. Or il n’est même pas sorti de sa tanière. La reprise ne sera pas en forme de V. L’économie ne se remettra pas en action dès la fin des confinements. Ce sera une longue tâche.

L’économie américaine dépend toujours de la résilience des consommateurs. Mais avec plus de 30 millions de personnes sans emploi [20% de la population active], il y aura une énorme baisse de la demande par rapport à la situation avant la pandémie.

Il est également probable qu’il y aura plusieurs vagues de pandémie. Au cours de l’été, le nombre de cas diminuera probablement, mais il pourrait augmenter de nouveau à l’automne.

Entre les deux, la pandémie atteindra lentement une plus grande partie de la population, mais surtout subrepticement en raison de nombreux cas asymptomatiques. Quand elle reviendra, ce sera d’une manière différente.

Au cours de la première vague, les infections ont commencé d’abord à l’endroit A, puis à l’endroit B, puis à l’endroit C, en fonction du trafic et du schéma de contact.

Mais la deuxième vague viendra probablement, comme elle l’a fait pendant la grippe espagnole, comme un grand tsunami qui frappera tous les endroits en même temps [à partir de virus dormants un peu partout]. Cela rendra plus difficile l’allocation des ressources.

Les pandémies sont, comme l’a souligné Nassim Taleb, et d’autres, des événements singuliers où les statistiques normales ne s’appliquent plus . Ce ne sont pas des courbes de distributions gaussiennes symétriques où la descente, à partir d’un nombre de cas élevé, a une forme similaire à la montée.

La descente est en réalité beaucoup plus longue et correspond à un déclin très lent qui pourrait même inclure des éruptions supplémentaires.

Attendre un retour en V vers une économie normale dans ces circonstances est insensé.

Les conséquences politiques seront énormes. Une large demande publique pour davantage de politiques sociales entrera en conflit avec une oligarchie récalcitrante. Ce conflit peut-il être résolu dans le système américain actuel ?

Il y a quelques signes d’espoir. Les deux premiers vaccins développés en Chine sont maintenant dans leur première phase de tests humains et d’autres arrivent.

Certains d’entre eux pourraient effectivement fonctionner. Un vaccin efficace pouvant être produit en masse signifierait que l’ours est sorti de sa tanière et que sa peau pourra – peut-être – se vendre.

Il y a aussi la curiosité que non seulement la plupart des enfants ne tombent pas malades du Covid-19 mais ne sont pas du tout infectés.

Des recherches plus poussées sur le phénomène pourraient indiquer un mécanisme de protection éventuellement  exploitable pour les adultes.

Du côté des mauvaises nouvelles, le magazine britannique The Economist  a commencé à faire systématiquement un rapport sur les «décès cachés» de la pandémie et constate que tous les chiffres officiels sont gravement sous-estimés.

Par Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

 

 ET AUSSI

Vagues de mutilation : La tyrannie médicale et la société sans cash


Par Brandon Smith − Le 1er avril 2020 − Source Alt-Market.com


En 2014, lors de l’alerte Ebola aux États-Unis, j’ai publié un article mettant en garde contre la façon dont une pandémie mondiale pourrait être utilisée par les élites comme couverture pour la mise en œuvre d’un effondrement économique ainsi que des mesures de loi martiale dans les pays occidentaux. Ma préoccupation immédiate était la manière dont une épidémie virale pourrait être conçue ou exploitée pour justifier un niveau de contrôle social que le public n’accepterait jamais dans des circonstances normales. Et cela pourrait être N’IMPORTE QUELLE épidémie virale, pas seulement Ebola. Il s’agit de la création d’un « ennemi invisible » que la population ne peut quantifier et contre lequel elle ne peut se défendre sans une surveillance constante du gouvernement.


J’ai noté en particulier comment le gouvernement a refusé d’appliquer des restrictions de voyage aérien en 2014 aux nations où l’épidémie s’était installée alors qu’il aurait pu arrêter la propagation sur sa lancée. C’est ce qui s’est produit à nouveau en 2020, lorsque l’OMS des Nations unies et les gouvernements, dont le nôtre aux États-Unis, ont refusé d’interdire les voyages aériens en provenance de Chine, en prétendant que ce n’était pas une zone chaude et qu’il n’y  avait rien à craindre de ce virus.

Cette attitude de nonchalance sert un but. L’establishment a besoin que la pandémie se propage, car cela lui donne alors une raison de contrôler strictement les activités et les mouvements du public. C’est l’objectif final. Ils ne se soucient aucunement de la santé ou de la sécurité publiques. Le but final est d’acquérir du pouvoir, pas de sauver des vies. En fait, ils pourraient même préférer un nombre de décès plus élevé au début, car cela inciterait le public à demander plus de restrictions au nom de la sécurité.

Les autorités sont passées de la minimisation de l’épidémie et de l’interdiction de se préoccuper des préparatifs, comme l’achat de masques N95, à un mode de crise totale quelques semaines plus tard. En janvier, Trump a d’abord affirmé qu’il « faisait confiance » aux données provenant de Chine et a déclaré que « tout était sous contrôle » ; comme d’habitude, quelques mois plus tard seulement, Trump a fait volte-face sur ces deux affirmations. L’Organisation mondiale de la santé a même refusé de qualifier cette épidémie de « pandémie » tant que le virus ne s’était pas implanté dans le monde entier. La question que les gens se poseront est la suivante : tout cela était-il dû à l’incompétence ou à une ingénierie sociale ?

Le virus Ebola d’il y a six ans semble avoir été une répétition de ce qui se passe aujourd’hui. Je pense que c’est entièrement délibéré, et j’expliquerai pourquoi dans cet article, mais de toute façon, les gouvernements ont prouvé qu’on ne peut pas leur faire confiance pour gérer la crise de la pandémie, ni pour protéger les gens et leurs libertés.

Dans le même temps, la pandémie elle-même est étroitement liée à l’effondrement économique. Les deux événements se nourrissent l’un l’autre. La pandémie constitue une couverture parfaite pour l’effondrement de l’énorme bulle d’endettement que les banques centrales et les banques internationales ont créée au fil des ans. J’ai constaté en février que l’économie mondiale s’effondrait bien avant que le coronavirus n’apparaisse. En même temps, le chaos économique aggrave les conditions amenant chaque pays vers celles du tiers monde, ce qui signifie une mauvaise alimentation et des options de soins de santé qui provoquent plus de maladies et plus de décès dus au virus. Comme indiqué en 2014 :

Qui remettrait en question l’éventualité d’un effondrement économique à la suite d’un cauchemar imprégné d’Ebola (virus) ? Qui voudrait acheter ou vendre ? Qui voudrait entrer en contact avec des étrangers pour générer une transaction ? Qui quitterait même sa maison ? Le traitement de l’Ebola (virus) dans les pays du premier monde présente les avantages de la finance et d’un environnement sanitaire global plus propre, mais que se passerait-il si le ralentissement économique se produisait simultanément ? L’Amérique pourrait très vite se retrouver comme un pays du tiers-monde et, avec elle, toutes les conditions d’insalubrité qui entraînent un taux de mortalité exponentiel dû à l’Ebola (pandémie).

…Au milieu d’un scénario viral, même modéré ou contrôlé, les actions et les obligations s’effondreront sans aucun doute, un effondrement qui devait se produire de toute façon. Les banques internationales qui ont créé le désordre s’en tireraient sans reproche, tandis que le virus Ebola (épidémie virale), un acte de la nature, deviendrait le bouc émissaire ultime de la catastrophe qui s’ensuivrait.

Alors que la double menace d’effondrement financier et de pandémie virale s’accélère, la peur se répand pour ceux qui ne se sont pas préparés à l’avance (et nous parlons de millions de personnes). Lorsque les gens ont peur, ils ont tendance à sacrifier leurs libertés à toute personne qui leur offre une promesse de sécurité, aussi vide soit-elle. Pour l’instant, le public est convaincu de supposer que les confinements et les restrictions sont temporaires, mais c’est un mensonge. Les élites doivent maintenir et augmenter les restrictions chaque mois afin d’empêcher toute rébellion jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à appliquer les mesures de la loi martiale.

Vous voyez, l’establishment est en rupture avec cet événement, et à cause de cela, ils risquent de faire face à des conséquences désastreuses. La façade s’évapore rapidement ; les collectivistes et les globalistes risquent de s’exposer et d’exposer leurs marionnettes politiques afin de construire un système totalitaire avec une rapidité extrême. L’establishment doit maintenir la pression pour l’instant, car si l’on laisse le public respirer un instant, il risque de regarder autour de lui et de comprendre l’agenda plus vaste. Le public doit être forcé de mendier l’aide des autorités ; ce n’est qu’alors que la pression sera levée pour un court instant. Le public doit croire que la grille de contrôle était LEUR idée.

Un nouveau processus de conditionnement de masse est sur le point d’être mis en route, utilisant des « vagues » de panique puis des vagues de libération et de calme. Après avoir étudié les traits comportementaux et les méthodes des sociopathes narcissiques (psychopathes) pendant de nombreuses années, je peux vous dire que cette forme de conditionnement est très familière. C’est exactement ce qu’ils font toujours, à l’échelle mondiale : ils créent une atmosphère de crise pour maintenir les gens autour d’eux en déséquilibre et à cran, puis « relâchent la pression » par intermittence pour que ces mêmes personnes se détendent et que leur colère se dégonfle pendant un certain temps. Ensuite, le processus recommence…

Ce conditionnement piège les victimes du sociopathe narcissique dans un état constant de flux et d’incertitude, et les moments de calme deviennent un placebo qui empêche leur rébellion contre lui. Il peut alors se nourrir à loisir de ses victimes comme un vampire psychologique, et souvent ces victimes verront le sociopathe narcissique comme leur seul moyen de soutien. Elles sont convaincues que toutes les menaces viennent de l’extérieur ; elles ne réalisent pas que la source des menaces est la personne qui se trouve juste à côté d’elles.

Le modèle de vague de conditionnement et de contrôle commence à apparaître partout, et il est particulièrement flagrant dans la « solution » présentée par les élites de l’establishment en réponse à l’épidémie de coronavirus. Comme l’a souligné Truthstream Media dans son excellente vidéo « We Are Living In 12 Monkeys« , le MIT a récemment publié un article rédigé par son rédacteur en chef globaliste Gideon Lichfield, intitulé « Il n’y aura aucun retour à la normale« , qui admet assez effrontément la façon dont les élites entendent utiliser cette crise à leur avantage.

Lichfield établit une sorte de calendrier de programmation pour la population, basé sur des vagues d’épidémies d’infections virales, des vagues de restrictions sociales strictes, suivies de vagues d’activité économique limitée et de calme limité au cours des 18 prochains mois. Comme le suggère Lichfield :

Pour arrêter le coronavirus, nous devrons changer radicalement presque tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de faire de l’exercice, de fréquenter les gens, de faire des courses, de gérer notre santé, d’éduquer nos enfants, de prendre soin des membres de notre famille.

Nous voulons tous que les choses reviennent rapidement à la normale. Mais ce que la plupart d’entre nous n’ont probablement pas encore réalisé – et ne tarderont pas à le faire – c’est que les choses ne reviendront pas à la normale après quelques semaines, voire quelques mois. Certaines choses ne le seront jamais.

Il continue :

Tant que quelqu’un dans le monde aura le virus, les éruptions peuvent se reproduire et se reproduiront sans que des contrôles stricts soient effectués pour les contenir. Dans un rapport publié hier, des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont proposé un moyen d’y parvenir : imposer des mesures de distanciation sociale plus extrêmes chaque fois que les admissions dans les unités de soins intensifs (USI) commencent à augmenter, et les assouplir chaque fois que les admissions diminuent…

Comprendre qu’il y a 7 milliards d’habitants sur la planète et que ce processus de contrôle pourrait durer des années en attendant que chaque personne surmonte le virus ou en meure. La seule façon pour le public d’échapper à ce purgatoire (selon Lichfield) est de se soumettre à une grille de données biométriques. Ils doivent se porter volontaires (ou être forcés) pour participer à un suivi 24h/24 et 7j/7 grâce à leurs téléphones portables et à une surveillance de masse. Pour pouvoir fonctionner en société, un individu doit avoir le marqueur numérique adéquat qui indique aux autorités qu’il est « propre » et exempt d’infection. Ce système est actuellement utilisé en Chine :

Ce système permet de réaliser un certain nombre de choses.

Tout comme le système de crédit social que la Chine utilise depuis quelques années, le public est obligé constamment de laisser les yeux du gouvernement avoir accès à ce qui lui était caché jusqu’à présent, votre intimité . Tout ce que font les chinois est surveillé par des algorithmes et des moyens de surveillance.

Toute déviation pourrait déclencher une surveillance et une perte des libertés simples de se déplacer ou de participer à une interaction humaine normale. Lichfield argumente :

En fin de compte, cependant, je prédis que nous allons rétablir la capacité de socialiser en toute sécurité en développant des moyens plus sophistiqués pour identifier qui est à risque de maladie et qui ne l’est pas, et en discriminant – légalement – ceux qui le sont.

… on peut imaginer un monde dans lequel, pour prendre un vol, il faudra peut-être être abonné à un service qui suit vos déplacements via votre téléphone.

La compagnie aérienne ne pourrait pas voir où vous êtes allé, mais elle recevrait une alerte si vous étiez à proximité de personnes infectées connues ou de points chauds de la maladie. Les mêmes exigences s’appliquent à l’entrée des grandes salles de spectacles, des bâtiments gouvernementaux ou des centres de transport public.

Il y aurait des scanners de température partout, et votre lieu de travail pourrait exiger que vous portiez un moniteur qui surveille votre température ou d’autres signes vitaux.

Si les boîtes de nuit demandent une preuve d’âge, elles pourraient à l’avenir exiger une preuve d’immunité – une carte d’identité ou une sorte de vérification numérique via votre téléphone, montrant que vous avez déjà récupéré ou été vacciné contre les dernières souches de virus.

 

Et voilà, vous l’avez. La grille de contrôle social et biométrique que les globalistes ont mis en place depuis des années a son parfait catalyseur – une pandémie virale qui pourrait se propager indéfiniment ; il suffirait de libérer tous les deux ans un virus de synthèse qui renouvelle la peur du public.

La population deviendra de plus en plus dépendante du gouvernement pour tout, car sa survie même dépend de sa capacité à fonctionner dans la nouvelle économie, et sans une marque spéciale accordée par le gouvernement disant que vous n’êtes pas un risque d’infection, vous pourriez être écarté de tout commerce et de toute participation.

Vous refusez de vous faire vacciner pour des raisons de santé ? Vous êtes exclu de l’économie. Vous scolarisez vos enfants à la maison ? Ils n’ont pas été suivis et constituent donc un risque d’infection, et toute votre famille est mise à la porte de l’économie.

Vous avez des opinions politiques contraires au globalisme ?

Peut-être êtes-vous répertorié comme un danger pour le système et étiqueté à tort comme infecté en guise de punition ; et vous êtes alors mis à la porte de l’économie. L’establishment peut utiliser la menace d’une expulsion économique pour conditionner de nombreuses personnes à la complaisance ou à l’esclavage.

 

Le rédacteur en chef du MIT poursuit son argumentation de manière assez arrogante :

Nous nous adapterons à de telles mesures et les accepterons, tout comme nous nous sommes adaptés aux contrôles de sécurité de plus en plus stricts dans les aéroports à la suite d’attaques terroristes. La surveillance intrusive sera considérée comme un petit prix à payer pour la liberté fondamentale d’être avec d’autres personnes.

Au-delà de l’effort visant à transformer la « distanciation sociale » en une nouvelle norme culturelle appliquée par la loi, un autre programme est tranquillement mis en place : la société sans cash.

De plus en plus d’entreprises commencent à refuser les paiements en espèces, sous prétexte que l’argent liquide sur papier propage le virus.

Curieusement, elles acceptent encore les cartes de débit avec des digicodes [heureusement il y a le paiement sans contact, NdT], qui sont beaucoup plus susceptibles que l’argent liquide de propager la maladie.

Cela peut obliger le public à garder son argent dans les banques malgré la menace d’un gel du crédit ou de la fermeture des banques. Que se passe-t-il si vous retirez de l’argent liquide de vos comptes mais que vous ne pouvez le dépenser nulle part ? Ils finiront par interdire les transactions par carte de débit et de crédit dans les magasins également, et les remplaceront par un modèle de paiement non interactif.

Au début, cela se fera probablement par le biais de votre téléphone portable, à l’aide d’une application avec un scanner. À la fin, ils utiliseront vos données biométriques pour toutes les transactions monétaires.

Cela oblige une fois de plus le public à avoir un téléphone portable sur lui partout pour sa survie. Le réseau de traçage du virus ainsi que le nouveau système de transaction de paiement rendent ce dispositif indispensable. Si vous voulez participer à la société, vous n’aurez pas d’autre choix que d’être suivi et repéré à tout moment.

À moins, bien sûr, que vous ne construisiez votre propre système de commerce et d’interaction.

La solution à la tyrannie médicale et à la société sans cash est de ne pas avoir besoin du système du tout pour votre propre survie.

Cela signifie que les gens devront construire leur propre économie basée sur le troc et une monnaie locale.

Ils devront se débarrasser de leurs téléphones portables et s’appuyer sur d’autres formes de communication comme la radio, ou établir un système de communication numérique séparé et indépendant du système de l’establishment. Ils devront devenir des producteurs et parvenir à une plus grande autonomie. Ils devront se libérer du réseau, et cela doit commencer dès maintenant.

Bien sûr, l’establishment prétendra que ces personnes indépendantes sont une menace pour tous les autres simplement parce qu’elles existent. Ils perpétueront le mensonge de « l’immunité collective » et prétendront que les gens indépendants « répandront le virus », même à ceux qui sont censés être protégés par la vaccination.

Et finalement, ils essaieront d’empêcher les communautés découplées et localisées d’exister en recourant à la force.

À ce moment-là, nous entrons simplement en guerre avec les élites, comme nous devrons toujours le faire de toute façon.

 

L’alternative est l’esclavage au nom du « bien supérieur », mais il n’y a pas de bien supérieur sans liberté, et il n’y a pas de société sans individualité. Que la pandémie soit damnée.

Par Brandon Smith

Note du Saker Francophone

On retrouve le même scénario de stratégie de la tension que dans les années 70/80 avec les 
opérations gladio avec un ennemi invisible qui frappe au hasard, plongeant tout un chacun dans la
peur. Si on suit les nouvelles venant d'Asie et notamment de leur capacité à retrouver à posteriori
les contacts sociaux des gens détectés comme contaminés, cela veut dire que nos déplacements sont
déjà tracés et stockés. On peut y ajouter les fameux portiques sur les autoroutes et les caméras de centre-ville.
Le monde techno-orwellien est là.

 

Source et Traduit par Hervé, relu par Kira pour le Saker Francophone

 

 

14/04/2020

LA TURQUIE FACE A SON INGÉRENCE EN LIBYE !

La Turquie commence-t-elle à regretter son ingérence en Libye?

 
 
 
 

Alaeddin Saleh est un journaliste libyen avec une longue expérience professionnelle en matière de l’étude et la couverture médiatique de la Libye et de la région.

 

Il nous adresse un article au sujet de la situation en Libye et notamment de l’ingérence turque.

En lançant une campagne militaire en Libye aux côtés du gouvernement d’accord national (GAN), la Turquie ne pouvait pas imaginer que le principal obstacle au succès décisif de son opération serait l’inertie de son allié libyen.

Mais, il s’est avéré que le gouvernement de Tripoli, dirigé par le premier ministre Fayez Sarraj, n’est pas non seulement prêt à aider les Turcs dans de nouvelles actions contre l’armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, mais aussi met en péril des progrès de l’opération militaire accomplis jusqu’à présent.

 

Selon des sources bien informées, qui ont demandé l’anonymat car elles ne sont pas autorisées à parler aux médias, Ankara a été confrontée à un certain nombre de problèmes insurmontables liés à l’inaction ou au sabotage du GAN.

A ce moment-là, la principale affaire qui compromet considérablement la mise en œuvre du plan turc en Libye est le refus des groupes armés contrôlés par les autorités de Tripoli de se joindre à la bataille.

De plus, les autorités de Tripoli elles-mêmes manifestent une certaine réticence à accélérer l’offensive contre le ANL.

 

Selon les sources, malgré les appels de la communauté internationale à une trêve humanitaire, Sarraj prévoyait sous la pression de la Turquie de lancer début avril une offensive à grande échelle pour repousser les troupes dirigées par Khalifa Haftar des banlieues ouest et sud de la capitale Tripoli.

 

Cependant, invoquant la menace de propagation du coronavirus et le manque de soins médicaux, le leader du GAN n’a pas donné le feu vert à Ankara pour reprendre les opérations offensives.

 

De toute évidence, le refus de son allié libyen a provoqué un énorme ressentiment au sein des militaires turques qui attribuait à la force terrestre de Tripoli un rôle central dans la défaite de l’ANL.

 

En conséquence, les Turcs ont été forcé d’abandonner les plans d’une grande offensive et intensifier leur campagne de frappes aériennes avec une forte utilisation des drones d’assaut pendent ce qu’ils ont appelé l’opération ‘Tempête de paix’.

Selon les sources, la frustration d’Ankara est également liée au fait que les dirigeants du GAN, en particulier le premier ministre Fayez Sarraj et son adjoint Ahmed Maiteeq, le représentant informel de la ville de Misurata, ne répondent pas à ses attentes.

Il y a une compréhension croissante dans les milieux politique et militaire turcs que le gouvernent libyen, reconnu par l’ONU, est impuissante face à la pression de Haftar qui a affaibli la capacité de Fayez Sarraj à contrôler ses loyalistes parmi les chefs des milices armées.

 

Le dernier exemple de sa perte d’influence sur les militants est devenu l’incapacité du premier ministre libyen de fournir aux Turcs un nouveau site pour lancer des véhicules aériens sans pilote à l’intérieur de la capitale.

 

Certains sources proches des autorités de Tripoli ont affirmé que le commandant des forces turques en Libye avait personnellement demandé à Fayez Sarraj d’apporter un autre site qui pourrait être utilisé comme alternative à l’aéroport de Mitiga en raison de sa vulnérabilité aux frappes aériennes et aux bombardements de l’ANL.

 

Cependant, Sarraj a ignoré la demande du commandant turc. L’homme politique libyen, comme on l’a connu, n’a pas pu parvenir à un accord avec les chefs des groupes armés pour permettre aux militaires turques d’accéder à des zones potentiellement propices au décollage et à l’atterrissage de drones.

 

Il est probable que les chefs des milices ont refusé d’offrir des zones sous leur contrôle aux Turcs de peur de devenir la cible idéale des frappes aériennes de Haftar.

En outre, les sources ont indiqué que des groupes armés locaux pillent régulièrement des dépôts d’armes et de munitions fournis par la Turquie dans le cadre du soutien au GAN.

 

Ce fait entraîne donc de fréquentes pénuries de matériels et de fournitures militaires lors des affrontements.

 

Dans le même temps, l’absence de réserves d’armes a un impact direct sur le moral des groupes actuellement impliqués dans des accrochages incessants aux côtés des instructeurs turcs et des mercenaires syriens.

 

Il est clair que la passivité de Sarraj coûte cher à Ankara. Alors que la réticence des autorités libyennes à fournir les infrastructures nécessaires au fonctionnement des drones facilite leur abattage, le refus des factions locales de mener la guerre tue un nombre croissant de militaires turcs et leur supplétifs syriens. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le nombre de combattants syriens tués en Libye a atteint 182.

Il apparaît clairement que un an après une ingérence active dans le pays d’Afrique du Nord, la Turquie a commencé à réaliser que ses plans avaient vraiment mal tourné. Ankara ne s’attendait pas à ce que le GAN et ses dirigeants apparaissent de tels alliés inutiles, de sorte que l’armée turque en Libye n’a que des regrets.

Par Alaeddin Saleh

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

CORONAVIRUS LE GRAND MENSONGE DE LA CHINE !

 

13/04/2020

UN SYSTÈME DE SURVEILLANCE DU CORONAVIRUS AUX ÉTATS-UNIS ........

Découvrez les sociétés qui vont développer le « système de surveillance du coronavirus » soutenu par Kushner

Publié par wikistrike.com sur 13 Avril 2020, 09:41am

 

Catégories : #Science - technologie - web - recherche, #Santé - psychologie

Découvrez les sociétés qui vont développer le « système de surveillance du coronavirus » soutenu par Kushner

 

Par Whitney Webb.

Les trois entreprises à l’origine de la proposition de création d’un « système national de surveillance du coronavirus », une initiative menée par Jared Kushner, entretiennent des liens étroits avec Google, des sociétés de capital-risque liées au renseignement ainsi qu’avec l’une des simulations de « pandémie » sinistrement prédictives de l’année dernière.

Le 7 avril, Politico a rapporté que Jared Kushner, le gendre du Président Trump était à la tête d’un groupe de travail entièrement privé qui vise à construire un « système national de surveillance du coronavirus » afin de « donner au gouvernement une vue en temps quasi réel des endroits où les patients cherchent un traitement et pour quoi ».

 

Ce réseau national proposé, selon ce rapport, serait utilisé pour mieux informer le gouvernement sur les décisions concernant les régions des États-Unis qui peuvent « assouplir en toute sécurité les règles de distance sociale » et celles qui ne le peuvent pas. Politico a pris un peu de recul dans sa réflexion sur les effets probables d’un tel système sur les libertés civiles, mais a noté que certains critiques ont comparé ce système proposé « au Patriot act promulgué après les attaques du 11 septembre ».

Selon Politico, trois entreprises ont collectivement envoyé un mémo le 22 mars à trois fonctionnaires de l’administration – Jared Kushner, le Vice-Président Mike Pence et le Secrétaire du Département de la Santé et des Services Sociaux (HHS) Alex Azar.

 

Le mémo a été « largement diffusé » dans toute l’administration par rapport aux autres propositions soumises.

Ces sociétés – Collective Medical, PatientPing et Juvare – ont affirmé dans le mémo qu’elles pouvaient collectivement « fournir au gouvernement des informations sur le lieu et le nombre de patients qui demandent des soins dans 80% des États-Unis, et ce « à court terme ».

Deux de ces entreprises, Collective Medical Technologies et PatientPing, ont refusé de commenter la note et son contenu.

Un représentant de Juvare a cependant déclaré que la société « s’est entretenue avec des responsables de plusieurs agences fédérales, dont la Federal Emergency Management Agency (FEMA), le HHS et le CDC, au sujet de ses divers outils de préparation aux situations d’urgence et de gestion de données ».

Bien que l’article minimise les inquiétudes qu’un tel système créerait en matière de protection de la vie privée, il omet de noter les liens directs et troublants de ces trois sociétés, non seulement avec les géants de la Silicon Valley aux antécédents douteux en matière de protection des données et de coordination avec les agences de renseignement américaines, mais aussi avec les simulations controversées qui ont eu lieu l’année dernière et qui semblaient prévoir la crise actuelle du coronavirus.

Collective Medical Technologies

 

La société Collective Medical Technologies, basée dans l’Utah, est actuellement le plus grand « réseau de collaboration en matière de santé » du pays et a récemment été décrite par Forbes comme ayant « conquis les salles d’urgence en un clin d’œil ».

 

Son actuel PDG, Chris Klomp, a travaillé à la Bain Capital, fondée par Mitt Romney, dont les anciens membres comprennent également le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’actuelle PDG de YouTube de Google, Susan Wojicki.

L’un des principaux investisseurs de Collective Medical est la société de capital-risque Kleiner Perkins, qui a versé 47,5 millions de dollars à la société en 2017. Kleiner Perkins, un des premiers investisseurs dans Google et Amazon, compte l’ancien Secrétaire d’État Colin Powell parmi ses « conseillers stratégiques » et gère depuis 2006 un « fonds de pandémie et de biodéfense » de 200 millions de dollars, en partie coordonné avec l’Organisation Mondiale de la Santé.

 

La même année, le Dr Thomas Monmath, ancien chef de la division de virologie du laboratoire d’armes biologiques de Fort Detrick et ancien conseiller scientifique principal de la CIA, a également rejoint Kleiner Perkins pour aider à « faire avancer l’innovation » en relation avec ce fonds spécifique. Le Dr Monmath est également un ancien cadre d’une filiale d’Emergent Biosolutions.

 

Le fonds de lutte contre la pandémie de Kleiner Perkin a fortement investi dans les entreprises qui composent l’Alliance pour la Biosécurité dirigée par Emergent Biosolutions, comme BioCryst Pharmaceuticals, ainsi que NovaVax, qui a récemment conclu un partenariat majeur avec Emergent Biosolutions pour produire un vaccin contre le coronavirus.

Emergent Biosolutions, l’une des sociétés de vaccins les plus scandaleuses du pays, qui entretient des liens étroits avec le gouvernement américain et le Pentagone, fait l’objet d’une enquête publiée récemment par The Last American Vagabond.

PatientPing

 

PatientPing, basé à Boston, est une autre entreprise de cette triade du secteur privé qui fait pression pour former un nouveau système national de surveillance « sanitaire » au nom de la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

 

Fondée par Jay Desai et David Berkowicz, PatientPing est une entreprise technologique axée sur le partage des informations afin de créer un « réseau de collaboration en matière de santé ».

 

Le premier investisseur principal de l’entreprise était Google Ventures, souvent désigné par le terme « GV » dans les communiqués de presse et les rapports des médias. Le Dr Krishna Yeshwant de Google Ventures siège au conseil d’administration de PatientPing et il a également dirigé l’investissement de GV dans Editas Medicine, la start-up d’édition de gènes CRISPR soutenue par Bill Gates et son ancien conseiller scientifique Boris Nikolic.

Comme son nom l’indique, GV est la branche de capital-risque de Google et plus d’un tiers de ses investissements sont dans les « sciences de la vie ».

 

Elle co-investit fréquemment dans des entreprises avec In-Q-Tel, la société de capital-risque de la CIA. Cette coopération n’est guère surprenante si l’on connaît l’histoire de Google, car le mastodonte technologique a bénéficié du financement d’In-Q-Tel à ses débuts.

L’utilisation (ou plutôt l’abus) de données privées par Google est bien connue et a récemment fait la une des journaux en ce qui concerne le coronavirus, après avoir donné au gouvernement un large accès aux données de localisation privées des utilisateurs de smartphones Android soi-disant pour aider à suivre la propagation du virus.

 

L’association de GV avec In-Q-Tel et son intérêt pour une société comme PatientPing est significative étant donné qu’In-Q-Tel, et en particulier l’actuelle vice-présidente exécutive d’In-Q-Tel, Tara O’Toole, a longtemps promu des programmes de surveillance de masse qui utilisent les services informatiques de santé tout comme ceux offerts par PatientPing et Collective Medical Technologies. O’Toole est une figure clé et récurrente de la série d’articles « Ingénierie de la contagion » de The Last American Vagabond.

L’autre investisseur principal de PatientPing est la société de capital-risque Andreesen Horowitz. Andreesen Horowitz est conseillé par l’ancien Secrétaire au Trésor Larry Summers, un associé du pédophile et agent de renseignement Jeffrey Epstein ainsi que du milliardaire Bill Gates. Cette même société de capital-risque est également l’un des principaux investisseurs de Toka, une « start-up » israélienne liée au renseignement, fondée par l’ancien Premier Ministre israélien Ehud Barak, qui était également un proche collaborateur de Jeffrey Epstein. Toka décrit son portefeuille de produits comme « permettant aux gouvernements, aux services de renseignement et aux forces de l’ordre de renforcer la sécurité intérieure grâce à des capacités opérationnelles et de cyber-intelligence révolutionnaires » en autorisant l’accès secret du gouvernement aux appareils électroniques grand public. Deux membres d’Andreesen Horowitz, Jeff Jordan et Vijay Pande, siègent au conseil d’administration de PatientPing.

Juvare

 

La dernière des trois sociétés sur le point de construire un système national de surveillance du coronavirus est la société de logiciels de gestion des urgences Juvare.

L’un de leurs principaux produits s’appelle EMTrack, qui – selon le site web de Juvare – offre à ses clients la possibilité de suivre « les patients, les personnes, les animaux et les populations pendant tout type d’événement ».

Ses logiciels, en général, s’appuient fortement sur des logiciels fabriqués ou détenus par Google.

Juvare se vante que ses produits ont été utilisés par le gouvernement pour coordonner les réponses à des fusillades de masse, comme celles de Las Vegas et du Pulse Nightclub, et à des pandémies passées comme la grippe porcine (H1N1), la grippe aviaire, le virus Ebola et le SRAS. Les logiciels de Juvare sont utilisés par 80% des agences de santé publique des États et par plus de 50 agences fédérales américaines différentes, dont le FBI, le Département d’État et la Sécurité Intérieure.

 

Elle est également sous-traitante pour l’Armée Américaine. À la mi-mars, elle a publié un logiciel complémentaire « gratuit » destiné aux clients actuels du gouvernement pour suivre les cas de coronavirus, y compris les « cas présumés » ainsi que le nombre de ceux qui sont soumis à des quarantaines « obligatoires et volontaires ».

Juvare a été un participant notable du secteur privé dans la série de simulations « Crimson Contagion » qui ont été menées l’année dernière par le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (HHS). Crimson Contagion, supervisé et conçu par le Secrétaire Adjoint pour la Préparation et la Réponse (ASPR) du HHS, Robert Kadlec (également un acteur clé de la série d’articles « Ingénierie de la Contagion »), a simulé la réponse du gouvernement américain à une pandémie virale massive à quatre reprises entre janvier et août dernier.

 

Ces simulations comprenaient des exercices à grande et à petite échelle qui ont réuni 19 agences fédérales différentes, 12 États et plusieurs entreprises privées. L’un des points clés de ces simulations, qui ont précédé de quelques mois la crise du coronavirus, était l’utilisation de la surveillance afin de mieux faire respecter la « distanciation sociale » entre les Américains.

Ici pour aider ?

 

Bien que ces sociétés privées – comme l’a noté Politico – offrent maintenant leurs services de « surveillance » au gouvernement américain « gratuitement », il est difficile de croire que leur offre est de nature altruiste étant donné leurs liens avec des sociétés et des organisations qui ont longtemps fait pression ou participé activement à la surveillance de masse pendant des années, bien avant que le coronavirus actuel ne fasse les gros titres et ne domine la conscience publique.

 

Tout comme le Patriot Act après le 11 septembre, la crise pandémique actuelle est utilisée pour étendre les programmes de surveillance de masse, des programmes qui ne prendront probablement pas fin une fois la pandémie passée. Au contraire, si l’on en croit l’histoire, ces nouveaux systèmes de surveillance de masse seront plutôt développés.

Il convient également de souligner l’importance de la participation de Jared Kushner à la direction de cet effort, puisque son épouse Ivanka Trump – la fille du Président – a été l’un des principaux promoteurs d’un programme controversé l’année dernière appelé Health Advanced Research Projects Agency (HARPA). L’HARPA cherche à créer une nouvelle agence gouvernementale de « santé » visant à mettre fin aux fusillades de masse avant qu’elles ne se produisent.

 

Le principal programme de cette agence, appelé « Safe Home » (Stopper les événements mortels aberrants en aidant à maîtriser les extrêmes mentaux), vise à développer un système basé sur l’intelligence artificielle qui analyserait les données recueillies par les appareils électroniques des consommateurs ainsi que les informations fournies par les prestataires de soins de santé afin d’identifier ceux qui pourraient menacer les autres.

Bien que l’HARPA n’ait finalement pas réussi à gagner du terrain, un système de surveillance de masse similaire à celui d’Orwell est maintenant promu à sa place, le coronavirus remplaçant désormais les fusillades de masse comme justification officielle.

 

Le relookage superficiel de ce nouveau système de surveillance de masse de grande envergure vise à justifier son imposition en le présentant comme une solution à ce qui inspire actuellement le plus de peur aux Américains, dans l’espoir que rien ne s’y oppose.

 

Ces tentatives transparentes d’obtenir le consentement du public pour une nouvelle expansion de la surveillance anticonstitutionnelle suggèrent fortement qu’un tel système vise à étendre l’autoritarisme et à réduire davantage les libertés civiles et n’a pas grand-chose à voir avec la protection de la « santé publique » et l’aide à la réponse au coronavirus.

source : https://www.thelastamericanvagabond.com

traduit par Réseau International

 

12/04/2020

ALLEMAGNE: DES AVIONS " TORNADOS " ÉQUIPÉS DE BOMBES NUCLÉAIRES US ???

 

Les Tornados allemands équipés de bombe nucléaire US ?

 
US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La bombe nucléaire américaine B61. ©FLICKR

Un hebdomadaire allemand a rapporté que les États-Unis avaient modernisé les armes nucléaires américaines en Allemagne à l’automne 2019 lors d’une opération secrète.

 

L’opération secrète a eu lieu en automne 2019, selon Der Spiegel.

La Force aérienne américaine a transporté par un avion militaire environ 20 bombes à hydrogène de type B61 depuis la base aérienne de Büchel dans l’ouest de l’Allemagne vers les États-Unis.

L’opération a duré deux jours.

 

Selon le rapport, le gouvernement fédéral allemand a été mis au courant de la décision américaine juste à la dernière minute, avant le lancement de l’opération de transport.

Sans tarder, les troupes allemandes se sont alors mises en alerte pour éviter tout problème potentiel provoqué lors du transport de ces armes ultra dangereuses.

« Pour des raisons de sécurité », le département américain de la Défense s’est abstenu de tout commentaire sur les détails du transport de ces systèmes d’armes à travers l’Atlantique.

Les bombes atomiques (H) font partie de l’arsenal nucléaire de l’OTAN dont une partie est stockée à la base aérienne allemande de Büchel. Ni les États-Unis ni la partie allemande n’ont pourtant officiellement confirmé ledit rapport.

L’armée allemande a préparé certains de ses chasseurs spéciaux de Tornado potentiellement au service des opérations « sérieuses » qui devraient être menées à l’appui de ces armes nucléaires.

Ces chasseurs « spéciaux » sont également stationnés à la base aérienne de Büchel.

L’armée allemande peut déplacer ces armes avec les chasseurs en cas d’urgence, mais le code d’activation de ces armes est uniquement entre les mains de l’armée américaine.

Les partis verts et de gauche allemands réclament depuis des années le retrait des armes nucléaires américaines d’Allemagne.

En 2010, le Parlement allemand a plaidé pour le retrait des armes nucléaires américaines du territoire allemand.

À l’époque, toutes les factions parlementaires allemandes soutenaient le retrait des armes nucléaires US du sol allemand dans un appel conjoint.

Le gouvernement de coalition allemand a également convenu en 2009 d’un accord de coalition en faveur de ce plan.

Lors de la campagne électorale allemande de 2017, Martin Schultz, le principal candidat des sociaux-démocrates, a appelé lui aussi au retrait des armes nucléaires américaines.

 

Mais jusqu’à présent, rien ne s’est produit.

Selon la radio internationale allemande, Deutsche Welle, les États-Unis ont dépensé 10 milliards de dollars pour la modernisation de leur arsenal nucléaire, y compris la mise à jour des armes nucléaires stockées en Allemagne.


Press TV’s website can also be accessed at the following alternate addresses:

www.presstv.ir

www.presstv.co.uk

www.presstv.tv

CORONAVIRUS ET DUVERS INFOS ........

Diverses infos sur le coronavirus


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 10 avril 2020

ABCNews a publié un reportage à sensations sur un prétendu rapport d’alerte à l’épidémie qui aurait circulé en novembre 2019.

Certaines personnes affirment que cela prouve qu’il y a eu des cas précoces de covid-19. Il y a probablement eu un rapport mais l’insinuation que cela était lié au covid-19 ne vient que d’ABCnews.

Un rapport des services de renseignement a averti de la crise du coronavirus dès le mois de novembre : Sources

 

Dès la fin novembre, les services de renseignement américains avertissaient qu'une contagion se 
propageait dans la région de Wuhan en Chine, modifiant les modes de vie et le commerce et
constituant une menace pour la population, selon quatre sources informées du rapport secret. Les inquiétudes concernant ce qui est maintenant connu comme la nouvelle pandémie de coronavirus
ont été détaillées dans un rapport de renseignement du Centre national de renseignement médical
(NCMI) de l'armée datant de novembre dernier, selon deux responsables familiers avec le contenu `

du document.

Le NCMI nie qu’un tel rapport ait été fait. Mais nous pouvons être sûrs qu’il a remarqué les nouvelles sur une éventuelle épidémie en Chine.

Ce fut effectivement le cas à la mi-novembre. Seulement la nouvelle ne concernait pas le coronavirus, mais une petite épidémie de peste bubonique en Mongolie intérieure :

Trois patients ont été diagnostiqués à Pékin avec la forme la plus dangereuse de la peste - la
maladie médiévale également connue sous le nom de peste noire. ... Mardi, les autorités de Pékin ont annoncé qu'un hôpital municipal avait accueilli un couple marié
de Mongolie intérieure, une région autonome peu peuplée du nord-ouest de la Chine, qui cherchait
un traitement contre la peste pneumonique. L'un des patients est stable tandis que l'autre est
dans un état critique mais ne s’aggravant pas, selon la commission de la santé de Pékin. ... Le 16 novembre, les autorités ont diagnostiqué un troisième cas de peste pneumonique. L'homme,
âgé de 55 ans, est également originaire de Mongolie intérieure, bien que les autorités aient
déclaré que son cas n'était aucunement lié au couple évacué médicalement vers Pékin.
Vingt-huit personnes qui étaient en contact étroit avec l'homme ont été mises en quarantaine et
aucune n'a présenté de symptômes de la peste. Parmi les trois versions de la maladie, la peste pneumonique est la seule qui puisse se
transmettre d'une personne à l'autre par la toux, par exemple. Les autres variantes sont
généralement propagées par des puces ou des animaux infectés. La peste pneumonique présente des symptômes d'insuffisance respiratoire semblables à ceux de la
pneumonie. Si elle n'est pas traitée, elle est mortelle. ...
La Mongolie, qui borde la région autonome où vit le couple chinois infecté, a signalé deux cas
mortels de peste bubonique cette année encore, après que les patients eurent mangé de la marmotte
crue, une espèce de rongeur sauvage souvent porteur de la bactérie en cause. En Mongolie,
on pense que manger de la marmotte est bon pour la santé.

La maladie Covid-19 est causée par le virus du SRAS-CoV-19, et non par une bactérie. Les trois cas de novembre ont été causés par une bactérie détectable. Le premier cas de SRAS-Cov-19 actuellement connu est apparu à Wuhan à la mi-décembre.


Les personnes religieuses continuent de saper les mesures de contrôle de l’épidémie :

Des chercheurs allemands ont effectué des expériences d’analyse de flux pour tester divers matériaux ménagers pouvant servir à la fabrication de masques.

Ils ont conclu que les sacs d’aspirateur de haute qualité sont le meilleur matériau utilisable à cette fin.

 

À la page 20 de leur rapport en anglais (pdf), ils décrivent comment fabriquer des masques à partir de ces sacs.

Certaines personnes continuent à affirmer que le taux de mortalité de la maladie Covid-19 est aussi bas que celui de la grippe ordinaire.

En fait, nous ne connaissons pas le taux de mortalité de la Covid-19 car nous ne savons pas combien de personnes en ont souffert et combien en sont mortes.

L’Italie, l’Espagne et la France ont connu plus de décès dus à la Covid-19 en dehors du système hospitalier qu’à l’intérieur.

Mais seuls les chiffres de morts à l’hôpital sont pris en compte dans le décompte officiel.

On s’inquiète également de plus en plus des effets à long terme, car les patients guéris semblent avoir une fonction pulmonaire partiellement réduite.

Cependant, les taux de mortalité, qui sont les seuls chiffres fiables dont nous disposons, sont assez élevés et nos décisions sont fondée sur eux.

Souvenez-vous de cette image datant du 12 mars :

Les fosses funéraires dues au coronavirus sont si vastes qu’elles sont visibles depuis l’espace

Les autorités iraniennes ont commencé à creuser une série de tranchées pour les victimes quelques jours seulement après que le gouvernement ait révélé l'épidémie initiale.

Cette photo montre les fosses communes de la ville de New York sur l’île de Hart. L’île a été utilisée comme cimetière anonyme pendant 150 ans, mais elle va maintenant accueillir une vague de nouveaux arrivants.

Les enterrements massifs sur l’île de Hart ont été multipliés par cinq avec l’augmentation du nombre de décès dus au Covid-19 :

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Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

09/04/2020

LIBYE : LA GUERRE CONTINUE MALGRÉ LA PANDÉMIE !

Libye. Pendant la pandémie, la guerre continue

 
 
 
 

Malgré la menace mondiale du coronavirus, il y a des pays où le business continue comme avant – par exemple l’industrie de la drogue au Mexique – et d’autres où la guerre ne s’arrête pas non plus.

Notamment en Libye, où Israël est impliqué aussi dans le conflit par la Turquie, ce qui pourrait lui valoir des tensions avec d’autres acteurs du conflit, notamment la Russie.

Pendant ce temps-là, Erdogan a fui les questions de l’opposition kémaliste turque, forçant même le CHP – le principal parti d’opposition turc – à retirer de son site les questions sur la Libye qui dérangeaient tant.

 

Ce 7 avril, à Tripoli, le front reste relativement stable – l’armée LNA (maréchal Haftar), qui contrôle 90 % du pays et est soutenue par des pays aussi divers que les Émirats, la France, la Russie ou l’Égypte, tire à l’artillerie lourde sur les positions du GNA dans le quartier Mashroua al Muz au sud de Tripoli.

Le GNA, soutenu par la Turquie, la Tunisie et le Qatar, est pour l’essentiel un agglomérat de milices tribales et islamistes diverses, aux allégeances variables, renforcé de combattants djihadistes syriens ramenés par centaines par l’armée turque depuis le début de l’année.

 

Le même jour, le site israélien Nziv a annoncé que la Turquie a donné aux islamistes du GNA des munitions israéliennes Nagor, qu’il est interdit de transmettre à un tiers sans un accord spécifique avec Israël.

 

Selon le média en ligne, ces munitions acquises en Azerbaïdjan n’auraient du être utilisées que par l’armée turque, et non ses alliés en Libye – cette vente risque donc d’impliquer Israël dans le conflit et le mettre en difficulté par rapport à l’Égypte et la Russie.

La veille, les drones d’attaque turcs sont repassés à l’offensive – depuis début avril, ils marmitent systématiquement les concentrations de troupes et les blindés, utilisés en nombre très réduit sur le front, mais aussi le 3 avril un entrepôt de farine et de vivres dans l’ouest de la Libye, et le 2, sur un convoi qui transportait des médicaments à Bani Walid (un mort, trois blessés).

Le 4, l’armée LNA a annoncé – sans apporter de preuves – que la Turquie envoyait en Libye des prisonniers kurdes, employés notamment à des gardes statiques, en l’échange d’une amnistie.

Ces drones étaient déjà passé à l’attaque en février, concomitamment avec l’ingérence turque contre l’armée syrienne dans la province d’Idlib, ce qui avait provoqué une réconciliation entre le gouvernement syrien et le régime du maréchal Haftar, une rencontre officielle début mars, l’échange de spécialistes militaires pour lutter contre les drones et les forces spéciales turques, et le rétablissement des relations diplomatiques.

Le 2 avril dernier, Ahmed al Mismari, représentant officiel de l’armée LNA, a affirmé que plus de 50 soldats turcs ont été tués en moins d’une semaine, dont 20 lors d’une frappe sur l’école de l’air du GNA à la base aérienne de Mitiga.

 

Plusieurs milliers de rebelles syriens en Libye, pas payés et démoralisés

Ce 3 avril, Fehim Tashtekin écrit dans le journal turc Gazete Durvar :

« Les miliciens pro-turcs ramenés par la Turquie de Syrie connaissent des pertes.

À ce jour, 156 combattants ont été tués, trois fois plus selon l’armée LNA.

Dans les premiers mois, les combattants étaient payés 2 000 dollars, là ils n’ont plus rien et s’adressent à ceux qui veulent venir de Syrie pour les en dissuader ».

Le même jour, une vidéo de combattants de la milice Faylaq al Madj, transférés de Syrie en Libye, affirme que les 2 000 dollars de paie n’ont été versés qu’une fois, les rebelles ne sont plus payés depuis trois mois, qu’ils restent chez eux pour ne pas être tués par l’armée LNA, qu’ils sont ravitaillés très irrégulièrement et servent de chair à canon pour les forces armées turques, qui ne s’impliquent pas dans les combats.

Selon des données publiées par l’armée LNA le 19 janvier dernier, leur principal camp de base est immédiatement à l’ouest de la base aérienne de Mitiga, dans le quartier densément peuplé d’Al Sahel.

Selon le canal Telegram russe spécialisé dans les conflits du Maghreb et du Proche-Orient Rybar, « les pertes des Syriens sont de l’ordre de 400 à 500, c’est aussi ce que confirment les données des interrogatoires ».

 

L’OSDH, proche de l’opposition islamiste syrienne, estimait le 9 mars dernier que ce sont 4 750 rebelles d’Idlib qui ont été transférés en Libye, et 1 900 autres sont encore entraînés en Turquie pour y être transférés.

Soit une part non négligeable des 30 à 40 000 des plus incontrôlables des groupes rebelles qui sont formellement sous contrôle ou financés par le gouvernement turc – ou des oligarques proches – en Syrie.

 

Les dix questions dérangeantes sur la Libye qu’Erdogan a fait cacher

Ce 3 avril encore, le vice-président du parti national-républicain turc (kémalistes, CHP – 139 députés sur 600 et 11 maires métropolitains sur 30) Unal Cevikoza a mis en ligne dix questions dérangeantes au ministre de la Défense Hulusi Akar au sujet de la Libye. Peu après, ces questions ont disparu du site du parti, pour être remplacées par onze questions, sur l’ingérence en Syrie.

 

Voilà ces questions, traduites par l’agence russe Riafan et le canal Telegram russe spécialisé « Ordre du jour de la Turquie », qui y consacrent un article ce 4 avril :

« 1. Combien la Turquie a dépensé d’argent pour la guerre civile en Libye. Comment ces dépenses ont été faites ces dernières années ?

2. Quels moyens ont été transmis au GNA ou aux groupes qui y sont liés ?

3. Quels programmes budgétaires ont été mis à contribution ? Combien le GNA a payé les drones de combat, les blindés Kirpi etc. ?

4. Combien la Turquie a payé pour les rebelles transférés de Syrie ? On affirme qu’ils sont jusqu’à 5 000 payés 2 000 dollars par mois, est-ce qu’ils continuent à être payés et d’où vient l’argent ?

5. Combien de soldats turcs sont en Libye ? Quels sont leurs rangs et leurs obligations ? Combien sont morts ?

6. À part les forces armées turques, quelles structures prennent part à la guerre civile libyenne ? Avec quels moyens ? Quelles sont leurs pertes ?

7. Par rapport à la pandémie Covid-19, quelle aide a été faite par la Turquie au GNA ?

8. Que font les forces armées turques en Libye pour éviter d’être contaminées par le coronavirus ? Combien de tests ont eu lieu ? 9. Est-ce que les personnes que combattent les forces armées turques ont été contaminées par le coronavirus ? 10. Parmi les combattants qui ont été transférés de Syrie en Libye, y a t-il eu des cas de coronavirus ? »

Commentaire de l’agence Riafan au sujet de ces questions : « ce genre de questions est une partie importante du jeu politique.

L’opposition donne l’ordre du jour et montre aux médias qu’on peut en parler sans risquer des sanctions et la censure. De plus, les réponses à ces questions sont obligatoires. Officiellement du moins. Mais chaque jeu a ses règles et en Turquie, c’est Erdogan qui les écrit.

Donc s’il ne veut pas répondre à certaines questions, il répondra à d’autres. Et tout le monde est content ».

Cependant, « une partie des questions de Unal Cevikoz sont rhétoriques.

Il n’y a pas besoin de réponse officielle pour comprendre qu’Ankara dépense beaucoup en Libye sans rendre de comptes aux contribuables, qu’elle distribue des armes aux combattants du GNA, transfère des milliers de rebelles depuis la Syrie, cache ses pertes.

Le nombre de soldats turcs en Libye est inconnu, comme la présence des forces spéciales […] et visiblement, l’opposition sait que des soldats turcs ont été malades du coronavirus.

La seule chose incompréhensible, c’est comment le pouvoir turc a su convaincre le parti d’opposition le plus résolu à retirer ce texte. Peut-être qu’il n’est plus si résolu et que sa direction politique est déjà pourrie ».

 

Coronavirus en Libye : menace réelle, réponses insuffisantes, chiffres truqués

Au 5 avril, il y avait officiellement 18 cas confirmés, 294 tests, un mort, 289 personnes en quarantaine en Libye, sur les deux zones sous contrôle du GNA (Tripoli et quelques villes côtières) et du LNA (le reste du pays, soit 90 %).

 

Un centre de quarantaine a été ouvert à Misrata – une ville sous contrôle de milices islamistes proches du GNA où se trouve aussi une base militaire italienne – et deux personnes atteintes du coronavirus ont été déclarées guéries et renvoyées chez elles ce 6 avril.

Ces chiffres officiels sont reconnus par de nombreuses sources comme très en-dessous de la réalité.

L’envoi de rebelles syriens et l’ingérence militaire turque n’a rien arrangé : la zone d’Idlib tenue par les rebelles est une véritable zone grise, même si plusieurs cas de coronavirus ont déjà été rapportés ces dernières semaines tant parmi les rebelles que les forces armées turques en appui, par des sources diverses, y compris rebelles.

D’autres affirmaient mi-mars que jusqu’à 40 militaires turcs en poste à Idlib auraient été contaminés et transférés en Turquie pour y être soignés.

Quant à la Turquie, l’épidémie est venue d’Iran courant février et a été cachée pendant des semaines – des fuites médicales faisaient état, début mars, de plusieurs centaines de morts cachées par le gouvernement turc et qui n’ont été que partiellement réintroduites dans les bilans officiels depuis.

 

Au 7 avril, il y avait officiellement 30 217 cas en Turquie (+3 148 en 24 heures), 649 morts (+75) et 1 326 guéris (+284).

 

Par Louis-Benoît Greffe

Photo : DR
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