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11/05/2018

SYRIE / ISRAÊL : PROPAGANDE ET VIDÉO ! TRIBUNE LIBRE !

Propagande - Preuve par l'image: L'Iran n'a pas attaqué Israël, c'est la Syrie qui a riposté (vidéo)

Publié par wikistrike.com sur 11 Mai 2018, 07:45am

Catégories : #Politique internationale

Propagande - Preuve par l'image: L'Iran n'a pas attaqué Israël, c'est la Syrie qui a riposté (vidéo)

 

En anéantissant l’accord nucléaire avec l’Iran Trump a donné à Israël l’occasion de déclencher une guerre plus large avec la Syrie.

 

Une simulation israélienne de la situation avait abouti précédemment à la conclusion que :

La crise créée par l’administration américaine sur les failles de l’accord nucléaire pourrait être exploitée pour régler des questions plus urgentes pour Israël (principalement le programme de missiles de l’Iran et sa présence en Syrie).

Le gouvernement israélien prétend que le soutien iranien à la Syrie menace son pays. C’est bien sûr faux.

 

Le Premier ministre israélien Netanyahu se sert de la ’menace iranienne’ comme d’un épouvantail pour détourner l’attention d’autres questions comme les diverses affaires de corruption qui le menacent.

Au cours des dernières années, Israël a attaqué les positions de l’armée syrienne plus de 100 fois, souvent pour soutenir les ’rebelles syriens’ alignés sur Al-Qaïda.

 

La Syrie n’a pas riposté car elle était occupée à lutter contre l’invasion Takfiri à l’intérieur du pays.

 

En avril, Israël a augmenté les enchères en attaquant la base T4, au centre de la Syrie, à partir de laquelle les forces russes et iraniennes soutiennent la lutte de la Syrie contre l’EI.

Des soldats iraniens ont été tués dans l’attaque.

 

La défense aérienne syrienne a abattu au moins un des avions à réaction israéliens F-16.

On pensait qu’un nouvel équilibre se serait instauré, après la perte d’au moins un avion à réaction israélien, mais Israël a continué ses provocations.

 

Mardi, quand Trump a annoncé la rupture de l’accord nucléaire, Israël a lancé une autre frappe en Syrie sur de soi-disant missiles iraniens qui visaient Israël.

 

La frappe a touché un dépôt de l’armée syrienne. Quinze soldats, dont certains seraient des Iraniens, ont été tués.

 

Même les médias israéliens ont eu du mal à trouver des excuses à cette attaque ’préventive’ illégale :

Même si l’Iran n’avait pas l’intention de lancer des missiles sur Israël mardi, la frappe israélienne présumée a eu lieu et a transmis le message suivant aux Iraniens :

Vous avez augmenté la probabilité d’une attaque contre Israël, de sorte que nous augmentons le niveau de menace, malgré les tensions.

 

Ce n’est pas à l’Iran de répondre aux frappes israéliennes sur la Syrie.

 

Le gouvernement syrien voulait riposter immédiatement à la frappe de mardi, mais il a été retenu par la Russie qui pensait que ces provocations israéliennes étaient un piège. Hier, Netanyahou était à Moscou.

 

Le président russe lui a demandé d’arrêter les provocations. Netanyahou ne l’a pas écouté.

 

La nuit dernière, Israël a de nouveau attaqué les positions militaires syriennes à al-Quneitra dans le sud-ouest de la Syrie.

Cette fois, les forces de missiles syriennes ont répondu par un barrage de plus de 20 missiles contre les positions israéliennes sur le plateau occupé du Golan.

 

Israël a encore accentué l’escalade en opérant 70 frappes de plus contre les positions syriennes.

 

Des photos et des vidéos de Damas montrent que la défense aérienne syrienne en a intercepté un grand nombre.

 

Israël se targue maintenant d’avoir éliminé la ’menace iranienne’ en Syrie :

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré que les forces israéliennes avaient frappé ’presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie’ et que rien n’avait été touché sur les territoires d’Israël.

 

La revendication du succès est le signe qu’Israël ne veut pas aller plus loin :

’J’espère que nous avons terminé cet épisode et que tout le monde a compris’, a ajouté Lieberman, soulignant qu’Israël ne veut pas d’escalade, mais ’ne laissera personne nous attaquer ou construire une infrastructure pour nous attaquer à l’avenir’.

 

Cette glorification propagandiste d’un succès israélien nous en rappelle d’autres.

 

Le deuxième jour de la guerre de 2006 contre le Liban, Israël s’est vanté haut et fort d’avoir détruit ’tous les missiles à longue portée du Hezbollah’ au cours d’une campagne aérienne d’une durée de 34 minutes.

 

Mais plus de 100 missiles par jour ont continué à frapper Israël et même Tel-Aviv, loin de la frontière libanaise.

 

Trente et un jours plus tard, Israël a demandé la paix.

 

Son invasion du Liban avait échoué. Sa frappe ’réussie’ contre les missiles à longue portée du Hezbollah avait touché principalement des positions désertes.

La frappe israélienne en Syrie n’est pas beaucoup plus réussie que celle au Liban il y a douze ans.

 

 

La Syrie va maintenant continuer à riposter aux attaques israéliennes.

 

Cette fois, elle a limité ses frappes aux positions militaires situées sur le plateau occupé du Golan.

Les prochaines frappes iront plus loin.

 

Cette fois, Israël a envoyé la population du plateau occupé du Golan se mettre à l’abri dans des bunkers.

 

La prochaine fois, peut-être qu’il faudra que la moitié d’Israël se terre dans des abris souterrains.

Combien de temps Israël pourrait-il supporter cela ?

 

L’Iran ripostera également en cas d’attaques contre ses forces en Syrie.

Mais il n’a pas besoin de le faire à partir de la Syrie. Il y a d’autres options que l’envoi de missiles.

 

Que la Syrie, après bien des souffrances, ait été en mesure de riposter aux frappes israéliennes, trace une nouvelle ligne dans le sable.

 

Si Israël veut une guerre de plus grande ampleur, il en aura une.

 

Les destructions dans les pays concernés du Moyen-Orient, Israël inclus, pourraient les ramener 100 ans en arrière.

 

La Syrie, le Liban et l’Iran survivraient.   Il y a 100 ans, Israël n’existait pas.

 

 

Moon of Alabama

http://www.moonofalabama.org/2018/05/syria-sets-new-rules-for-israeli-…

Traduction : Dominique Muselet

source:https://www.legrandsoir.info/cette-fois-la-syrie-a-riposte-aux-frappes-israeliennes.html

09/05/2018

LE MONDE EN BREF ! LE BRUIT DES BOTTES ............

 

Le bruit des bottes : le porte-avion Truman en Méditerranée et le retour de l’Ukraine

 
Truman Porte Avion

MONDE EN BREF : Le porte-avions USA Harry S. Truman, parti de la plus grande base navale du monde à Norfolk en Virginie, est entré en Méditerranée avec son groupe d’attaque.

 

Celui-ci est composé du croiseur lance-missiles Normandy et des torpilleurs lance-missiles Arleigh Burke, Bulkeley, Forrest Sherman et Farragut, plus sous peu deux autres, le Jason Dunham et The Sullivans.

 

Est rattachée au groupe d’attaque du Truman la frégate allemande Hessen.

 

La flotte représente plus de 8.000 militaires à bord et peut lancer plus de 1.000 missiles de croisière.

 

Ceci participe de la montée en puissance générale des forces étasuniennes en Europe, sous les ordres du général italien Curtis Scaparrotti qui recouvre la charge de Commandant suprême allié en Europe.

 

Dans une audition au Congrès, Scaparrotti a expliqué la raison de cette montée en puissance :

il accuse la Russie de mener “une campagne de déstabilisation pour modifier l’ordre international, broyer l’Otan et miner le leadership USA dans le monde entier”.

En Europe, les États-Unis ont déployé plus de 60.000 militaires dans des pays de l’Otan, ont renforcé ce déploiement par une brigade blindée et une brigade aérienne de combat, et ont constitué des dépôts pré-positionnés d’armements pour l’envoi d’autres brigades blindées.

 

Ils ont en même temps redoublé le déploiement de leurs navires de guerre en Mer Noire.

 

En Ukraine, les combats ont repris de plus belle. Les ministres des Affaires étrangères de l’Otan ont réaffirmé le 27 avril leur consensus, en préparant une extension ultérieure de l’Otan à l’Est contre la Russie par l’entrée de la Bosnie-Herzégovine, de la Macédoine, de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’organisation.

 

Michel Lhomme.     https://metamag.fr/2018/05/08/

 

 

ET AUSSI

 

Robot Soldat

Robots tueurs: que seront les soldats de demain ?

 

 

 

CULTURE EN BREF 

 

Une soixantaine d’experts et de chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle ont menacé de boycotter toute collaboration avec une célèbre université sud-coréenne.

 

Ils  viennent de tirer la sonnette d’alarme en raison de leur inquiétude quant aux projets visant à développer une intelligence artificielle pour les armes, créant ainsi des robots tueurs ou des armes autonomes.

 

Ils ont adressé en particulier une lettre ouverte au Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), une célèbre université sud-coréenne, soupçonnée de vouloir mettre au point des «robots tueurs» après avoir signé un partenariat avec le fabriquant d’armes, Hanwha Systems.

Si elles sont développées, les armes autonomes constitueraient la troisième révolution dans la guerre. Elles permettront à la guerre d’être plus rapide et menée à une échelle plus grande que jamais. «  Les despotes et les terroristes pourraient les utiliser contre des populations innocentes, en supprimant toute contrainte éthique. Cette boîte de Pandore sera difficile à refermer si elle est ouverte», poursuivent les chercheurs.

 

Le président de l’Université en question, Sung-Chul Shin, a évoqué sa déception suite à l’apparition de ce mouvement de boycott.

Nous recommandons sur le sujet le livre de Brice Erbland, Robots tueurs. Que seront les soldats de demain?, publié chez Armand Colin.

 

Pour l’auteur, le terme est à la mode mais il fausse d’emblée toute réflexion sur le sujet car ces robots soldats qui combattront peut-être dans le futur, ne seront pas des exterminateurs de l’espèce humaine mais des machines qui combattront des machines.

Pour cela, il faut qu’elles puissent demain agir au moins aussi bien qu’un soldat humain et qu’elles puissent donc « raisonner » d’elles-mêmes sur le plan moral. En d’autres termes, ces robots doivent être dotés selon lui d’une éthique artificielle.

Brice Erbland analyse la psychologie humaine au combat afin de mieux proposer ce que pourrait être la programmation d’une éthique artificielle pour les futurs robots de combat.

 

Une approche originale qui n’est ni celle d’un philosophe, ni celle d’un roboticien, mais celle d’un soldat.

 

Michel Lhomme.

Brice Erbland, Robots tueurs: Que seront les soldats de demain ?, Armand Colin, 2018 – 128 pages, 13.50€.

DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE LORS DE LA CÉRÉMONIE D' INVESTITURE !


Discours du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine lors de la cérémonie de son investiture — Moscou, le 7 mai 2018

Traduit par l'Ambassade de Russie au Sénégal


https://www.dailymotion.com/video/x6j47f2

Activer les sous-titres français dans le menu en haut à droite


Transcription :

 

Chers citoyens russes, Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je salue tous les citoyens de notre grande Patrie et tous nos concitoyens résidant à l'étranger, tous ceux qui regardent ou écoutent la retransmission de cette cérémonie solennelle, tous ceux qui sont présents ici, dans les salles historiques du Kremlin et sur la place déjà ancienne des Cathédrales.

En ces instants, alors que je prends mes fonctions de Président de la Russie, je mesure avec gravité la responsabilité colossale qui est la mienne envers chacun d'entre vous, envers tout notre peuple multiethnique, envers la Russie, pays de victoires et de réalisations grandioses, envers l'histoire millénaire de l'État russe et envers nos ancêtres. Leur courage, leur travail inlassable, leur unité invincible, leur attachement sacré à leur terre natale sont un exemple éternel de dévouement à la Patrie.

J'estime que mon devoir et le sens de toute ma vie sont de tout faire pour la Russie, pour son présent et son avenir, paisible et prospère, pour la protection et la continuité de l'existence de notre grand peuple, pour le bien-être de chaque foyer russe. Je vous assure que le sens de ma vie et de mon travail est encore et toujours d'être au service du peuple et de la patrie. C'est pour moi primordial.

De tout mon cœur, je vous remercie, citoyens de la Russie, pour votre cohésion, pour votre foi en ce que nous pouvons faire évoluer beaucoup de choses en mieux.

 

Je voudrais encore une fois vous remercier et vous dire merci pour le soutien sincère que vous, citoyens de la Russie, m'avez accordé lors des élections du Président de notre pays. Je le considère comme un énorme capital politique et un solide appui moral.

Ce soutien est plein l'espoir et de la foi en ce que la Russie continuera à renforcer sa puissance et que ses habitants vivront mieux.

Ce soutien est également fondamental pour défendre nos positions sur la scène internationale et pour agir de manière résolue pour parvenir à des changements profonds, positifs à l'intérieur de notre pays.

La Russie doit être moderne et dynamique, doit être prête à relever avec audace les défis de notre temps, à y répondre d'une façon tout aussi énergique afin de renforcer progressivement notre leadership dans les domaines qui constituent traditionnellement notre force et à travailler avec assurance et patience, en faisant preuve de volonté commune, là où nous devons encore obtenir les résultats qu'il nous faut, là où ce qui a été fait est de toute évidence encore insuffisant.

Avancer n'est jamais facile, c'est toujours une quête compliquée. Mais il y a certaines choses que l'histoire ne pardonne jamais : l'indifférence, l'inconséquence, la faiblesse et l'optimisme béat. Surtout aujourd'hui où nous vivons une période charnière, une époque de changements tourmentés partout dans le monde.

Les tâches qu'il nous faudra accomplir, les décisions urgentes qu'il nous faudra prendre, sont, sans exagération aucune, historiques. Elles orienteront le destin de la patrie pour les décennies à venir.

 

Il nous incombe de produire un travail acharné qui nécessitera la participation de la société russe dans son ensemble, une contribution active de chacun d'entre nous, de toutes les forces du monde de la politique et de la société civile responsables unies par une préoccupation sincère de l'avenir de la Russie.

Il nous faut faire des percées dans tous les domaines. Je suis fondamentalement convaincu que de tels progrès ne peuvent être accomplis que par une société libre qui accepte tout ce qui est nouveau et offre des perspective, et qui rejette l'injustice, l'immobilisme, le conservatisme profond et la nécrose bureaucratique — tout ce qui entrave le développement de chacun, l'empêche de s'épanouir pleinement, de se réaliser, de trouver un champ d'application à ses talents et, donc, qui freine l'élan vers l'avenir de tout notre pays.



Chers amis ! Cette année nous célébrerons le 25e anniversaire de la Constitution de la Fédération de Russie. Elle a souligné la valeur inconditionnelle, la primauté des droits et libertés civils. C'est dans l'unité harmonieuse d'un citoyen libre, d'une société civile responsable et d'un État puissant, agissant, démocratique que je vois les bases solides du développement de la Russie.

Nous avons résolu des problèmes économiques et sociaux extrêmement difficiles, nous nous sommes rendus compte qu'en évoluant ensemble avec le monde nous ne pouvions pas nous couper de nos racines ni renoncer à notre histoire et à notre culture multiethnique. Nous avons compris que toute notre beauté et toute notre force se trouvaient dans notre identité et notre cohésion.

Nous avons appris à défendre nos intérêts, nous avons restauré la fierté pour la Patrie, pour nos valeurs traditionnelles.

 

L'expérience que nous avons acquise montre qu'aujourd'hui encore nous devons préserver nos acquis et, sur cette base, aller évidemment seulement de l'avant.

Nous devons bien sûr accompagner les changements que connaît le monde, décider de l'agenda de notre développement spectaculaire afin qu'aucun obstacle et qu'aucune circonstance ne puissent nous empêcher de déterminer par nous-mêmes et seulement par nous-mêmes notre avenir, de réaliser nos projets et rêves les plus audacieux.

Nous sommes toujours ouverts au dialogue. Avec nos partenaires, nous allons promouvoir des projets d'intégration, renforcer nos liens économiques, humanitaires, culturels, scientifiques. Nous prônons une coopération sur un pied d'égalité, mutuellement avantageuse, avec tous les États dans l'intérêt de la paix et de la stabilité sur notre planète.

La Russie est un acteur fort, actif et influent sur la scène internationale. La sécurité et les capacités de défense de notre pays sont assurément garanties. Nous continuerons à accorder à ces questions toute l'attention qu'elles méritent.

Nous devons mettre aujourd'hui en œuvre toutes les possibilités, en premier lieu pour atteindre les objectifs les plus urgents du développement intérieur de notre pays, pour réaliser une percée économique, technologique, pour élever notre degré de compétitivité dans les domaines qui déterminent l'avenir.

 

Une nouvelle qualité de vie, le bien-être, la sécurité, la santé des habitants de notre pays, c'est là l'essentiel et c'est ce qui est au cœur de notre politique. Notre objectif est une Russie pour tous ceux qui la composent, un pays qui offrirait à tout un chacun la possibilité de réaliser son potentiel.

Je suis profondément convaincu que les grands objectifs qui concernent la vie du pays à l'échelle nationale et la vie quotidienne de ses habitants sont fortement liés.

Ce n'est qu'ainsi qu'il est possible de réunir les conditions sine qua non de l'édification et du développement et, ce qui est très important, de créer l'atmosphère de responsabilité réciproque, de soutien et de confiance à l'intérieur de la société.

Chacun doit comprendre que notre participation active à la vie du pays est nécessaire pour produire l'énergie du renouveau, que personne ne fera ce travail à notre place, que nous, citoyens de la Russie, sommes la force motrice des réformes. Plus nombreux seront ceux, quels que soient leurs profession, statut social et niveau de prérogatives, qui prendront conscience de leur rôle dans l'amélioration de la vie, et plus nous avancerons de manière dynamique et efficace.

Les autorités, au niveau local comme national, ont une responsabilité particulière. Les administrés voudraient à juste titre que leurs problèmes et soucis soient réglés sans atermoiements, que leurs initiatives, réclamations et exigences soient prises en compte avec toute l'attention qu'elles méritent, que la réputation, l'honneur, la compréhension, l'ouverture deviennent la norme de conduite des représentants à tous les échelons du pouvoir.

Nous devons élargir l'espace de liberté pour les entrepreneurs et les scientifiques, pour les milieux artistiques, pour les citoyens actifs, pour tous ceux qui ne sont pas indifférents et aspirent au renouveau. C'est là, à mon avis, le préalable à notre stratégie et au développement stable de la Russie.

 

J'espère que de nouvelles idées seront avancées, que nos jeunes feront preuve d'audace et seront capables de conduire les réformes, qu'ils seront fidèles aux valeurs de vérité et d'équité respectées pendant toute leur vie par les générations précédentes dont les connaissances, la fermeté, la sagesse et l'expérience seront sans aucun doute nécessaires.

En unissant les efforts de tous ceux qui ne sont pas indifférents à notre pays, à son avenir, nous atteindrons nos objectifs, réaliserons des percées dans le domaine des sciences et des technologies, nous mettrons ensemble en œuvre les grands projets de modernisation de nos villes et villages, de développement de toutes nos régions. Nous appliquerons une politique sociale moderne, orientée vers les besoins de tout un chacun, de chaque famille russe, nous améliorerons la qualité de l'enseignement et de la santé.

Nous accorderons une attention particulière au soutien des valeurs familiales traditionnelles, de la maternité et de l'enfance, pour qu'il y ait en Russie autant que possible d'enfants désirés, sains, intelligents et doués.

 

C'est à eux, à nos enfants, qu'il incombera de continuer à développer notre pays, d'obtenir des victoires encore plus impressionnantes que celles obtenues par leurs parents, de respecter et de donner une suite à l'histoire de notre Patrie.

Chers amis ! En tant que chef de l'État, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la Russie soit plus puissante, plus prospère et plus glorieuse, pour satisfaire les besoins de la société et répondre aux attentes des citoyens de notre pays.

Nous savons que notre Patrie et nos citoyens ont enduré de très pénibles épreuves dans les années 1990 et au début des années 2000, lorsque des changements historiques qui avaient longuement mûri et étaient absolument nécessaires se sont produits.

Beaucoup de choses ont été reconstruites, mais il reste encore beaucoup de travail à réaliser dans ce domaine, toutes les plaies historiques n'ont pas cicatrisé, toutes les pertes et difficultés n'ont pas été surmontées, et la vie nous lance constamment de nouveaux défis, nous fixe de nouvelles tâches complexes, et il faudra travailler dur pour les réaliser. Il n'y a pas de temps à perdre.

Nous savons tous parfaitement qu'au cours de son histoire plus que millénaire, la Russie a souvent été confrontée à des périodes de troubles et d'épreuves, mais qu'elle a toujours su renaître de ses cendres, tel le phénix, qu'elle a toujours su surmonter les obstacles.

 

La Russie atteignait de nouveaux sommets, inaccessibles aux autres, des sommets qui devenaient pour le pays une nouvelle base, un nouveau tremplin pour un nouveau bond en avant.

Je suis convaincu qu'aujourd'hui encore nous réaliserons une percée, car nous sommes une équipe unie et puissante qui est en mesure de surmonter toutes les difficultés, même les plus complexes.

 

Que l'amour de la Patrie, tout ce qu'il y a de meilleur en chacun d'entre nous, inspire nos quêtes, notre volonté de nous perfectionner, nos succès personnels, notre travail pour notre famille, qu'il nous pousse à produire un travail acharné au nom du bien-être de la Patrie.

Nous réussirons sans aucun doute ! Je le crois ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour cela !

Je vous remercie.

06/05/2018

GÉOPOLITIQUE : MOYEN-ORIENT , A QUEL JEUX JOUENT LES ÉTATS-UNIS ???

5 mai 2018
Les États-Unis fomenteraient un nouveau conflit au Proche-Orient

Face à l’affaiblissement des positions de leurs alliés en Syrie, les États-Unis tentent de mobiliser les restes dispersés des groupes radicaux et incitent les pays de la région à un nouveau conflit militaire au Proche-Orient, selon Hamide Yigit, l’experte turque qui a parlé à Sputnik.

Dans un entretien à Sputnik Hamide Yigit, politologue turque et auteur de plusieurs études sur les crises au Proche-Orient, a signalé que Washington qui n'avait obtenu en Syrie aucun succès militaire tangible faisait feu de tout bois pour se maintenir dans la région.

«Au fur et à mesure de l'affaiblissement des positions des pays occidentaux en Syrie, ils font appel à des stratégies différentes pour se maintenir dans la région.

En témoignent la récente attaque conjointe menée contre la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni et leurs tentatives pour étendre leur présence sur le territoire syrien.

Le message qu'ils avaient adressé à Damas par leur attaque était plutôt destiné à l'Iran et à la Russie.

Il est notoire que pour jouer un rôle déterminant dans le règlement du conflit syrien, il faut avoir des positions fortes sur le théâtre des opérations militaires. Face aux importants récents succès des forces gouvernementales syriennes sur plusieurs fronts, les forces occidentales, plus particulièrement les États-Unis, doivent entreprendre quelque chose pour renforcer leurs positions.

Ils veulent avoir un atout de poids et les mesures dirigées contre l'Iran peuvent être interprétées à partir de ce point de vue», a noté l'experte turque.

Elle a signalé que dans l'ordre du jour régional, la menace de Daech* avait reculé au second plan et que les tensions entre les États-Unis et leurs alliés, d'une part, et l'Iran, de l'autre, apparaissaient sur le devant de la scène.

 

«Si dans les débats précédents des Occidentaux et de leurs alliés sur la situation dans la région Daech* a été désigné comme la menace principale, à l'heure actuelle le "facteur iranien" est mis toujours plus activement au premier plan. Israël en parle constamment…

Les Américains ont besoin d'étendre leurs positions à Raqqa et à Deir ez-Zor, notamment à l'est de l'Euphrate car le début d'une opération syrienne d'envergure dans cette région menacera la base américaine d'al-Tanf. Les États-Unis se rendent toujours mieux compte du rapprochement de cette menace.

L'armée syrienne a déjà placé sous son contrôle plusieurs régions à Deir ez-Zor ce qui a provoqué une réaction immédiate de la part d'Israël: selon certaines informations, une attaque a été menée contre les forces iraniennes déployées dans une base militaire dans le nord de Homs.

 

Cela permet de parler d'une agression directe contre l'Iran.

Dès que les positions des alliés occidentaux en Syrie commencent à faiblir, les États-Unis font appel à leur rhétorique favorite incitant les pays de la région à un nouveau conflit et Israël organise une démonstration de force en effectuant des frappes ciblées», a expliqué Hamide Yigit.

 

Elle a cependant déploré que les conséquences de cette politique de l'Occident et de leurs alliés seraient supportées par la population de la région.

«Les États-Unis, qui jouent le rôle d'occupants sur le territoire syrien, souhaitent consolider leur présence et étendre leur sphère d'influence dans le nord de la Syrie.

Des sources locales parlent de la probabilité du début prochain d'une importante opération des forces gouvernementales syrienne.

Dans cette situation les États-Unis ne participeront pas directement aux combats, préférant confier la mission aux membres, peu nombreux d'ailleurs, des groupes radicaux et aux forces armées de pays régionaux qui subiront des pertes réelles en cas de combats acharnés.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni envoient leurs forces en Syrie avec un grand enthousiasme, cherchant à montrer qu'ils sont les acteurs dont dépend le rapport des forces, mais en fin de compte les conséquences en seront supportées par les pays de la région.

À mon avis, les actions des forces occidentales s'inscrivent dans la tactique visant à réunir les groupes djihadistes dispersés qui ont perdu leurs positions et les préparer à un nouveau conflit dans la région», a conclu Hamide Yigit.

source

05/05/2018

RUSSOPHOBIE ET NOUVELLE GUERRE FROIDE ??? TRIBUNE LIBRE !

 
5.mai.2018 // Les Crises
 

La russophobie et la nouvelle Guerre froide, par Stephen F. Cohen

 

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 04-04-2018

 

Stephen F. Cohen, professeur émérite d’études et de politique russes à NYU [New York University] et à Princeton, et John Batchelor poursuivent leurs discussions (habituellement) hebdomadaires sur la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie.

(Les épisodes précédents, qui en sont maintenant à leur cinquième année, se trouvent sur TheNation.com.)

 

Cohen a déjà expliqué pourquoi la nouvelle Guerre froide est potentiellement encore plus dangereuse que la précédente d’il y a 40 ans, citant des facteurs tels que la présence de l’épicentre politique aux frontières de la Russie, l’absence d’un code de conduite mutuel et la diabolisation sans précédent du dirigeant du Kremlin.

 

Il n’avait pas beaucoup étudié le rôle de la russophobie parce qu’il pensait qu’elle n’avait pas été un facteur causal important, contrairement à l’anticommunisme, dans la précédente, se rappelant un épisode dans sa propre famille et, plus important encore, les paroles de George Kennan, l’architecte de l’endiguement, en 1951, sur le peuple russe : « Donnez-leur du temps, laissez-les être russes, laissez-les résoudre leurs problèmes internes à leur manière… vers la dignité et la sagesse dans le gouvernement ».

 

Mais les déclarations russophobes frappantes de l’ancien chef des services de renseignements américains en 2017 ont amené Cohen à reconsidérer ce facteur : le directeur du renseignement national, James Clapper, qui a déclaré sur la chaîne de télévision nationale NBC, « les Russes, qui sont typiquement presque génétiquement poussés à récupérer, conquérir, gagner des faveurs » ; et le directeur de la CIA, John Brennan, qui a averti que les Russes « essaient de suborner des individus et qu’ils essaient d’amener des individus, y compris des citoyens américains, à agir en leur nom, volontairement ou non…

 

Souvent, les individus qui empruntent le chemin de la trahison ne s’en rendent compte que lorsqu’il est trop tard ». L’ancien directeur du FBI James Comey a ajouté : « Ils en ont après l’Amérique ».

 

Et le sénateur John McCain a souvent cité la Russie comme étant « une station-service déguisée en pays ». De tels commentaires de la part de hauts responsables du renseignement, dont la profession exige une objectivité rigoureuse, et de personnalités politiques influentes, ont poussé Cohen à rechercher d’autres déclarations de ce genre de la part de leaders d’opinion et de publications. Il ne donne que quelques uns des nombreux exemples représentatifs.

  • L’élection présidentielle de mars, une sorte de référendum sur ses 18 ans à la tête du pays, a donné à Vladimir Poutine un appui retentissant, près de 77 %. L’élection a été largement caractérisée par les principaux médias américains comme une « imposture », ce qui dénigre, bien sûr, l’intégrité des électeurs russes. En effet, un fervent de la diabolisation de Poutine avait auparavant qualifié l’opinion publique russe « d’opinion de foule ».
  • Un rédacteur de Rolling Stone va plus loin, expliquant que les « experts de la Russie » réfléchissent « beaucoup à ce qui passe pour la société civile dans la Russie moderne qui est, en fait, contrôlée par Poutine ». La société civile signifie, bien sûr, tous les groupes et associations non étatiques, c’est-à-dire la société elle-même.
  • On peut lire dans un récent éditorial du Washington Post ce qui suit : « Est-ce un crime d’adorer Dieu ? Selon la Russie, oui ». Il s’agit d’un pays où l’Église orthodoxe est florissante et où les Juifs sont plus libres qu’ils ne l’ont jamais été dans l’histoire de la Russie.
  • Un chroniqueur sportif du Washington Post, se référant à des accusations de dopage, qui pourraient s’effondrer, qualifie les médaillés russes de 2018 de représentants d’une « nation honteuse ».
  • Un chroniqueur du New York Times approuve un chroniqueur du Post, un expert sur la Russie, pour avoir affirmé que « la Russie de Poutine » est « une puissance anti-occidentale avec une vision différente et plus sombre de la politique mondiale… [une] puissance violant les normes ».
  • Selon un expert de longue date de Fox Russia, qui a récemment démissionné, Poutine se comporte comme il le fait « parce qu’ils sont Russes ».
  • Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des caricatures médiatiques omniprésentes qui dépeignent la Russie comme un ours menaçant et vorace.

Comment expliquer cette russophobie omniprésente ?

 

Trois livres importants mais peu remarqués fournissent beaucoup de recul historique et d’analyses utiles : The American Mission and the « Evil Empire » [la mission de l’Amérique et « l’empire du Mal », NdT], de David S. Foglesong ; Russophobia d’Andrei P. Tsygankov ; et, plus récemment, de Guy Mettan Creating Russophobia [créer la russophobie, NdT], qui l’assimile à une « folie anti-russe ». Ils examinent de nombreux facteurs : les peuples ethniques (maintenant des États indépendants avec de grandes diasporas) avec des griefs historiques contre les empires tsaristes et soviétiques ; les évolutions historiques à partir du 19e siècle ; les besoins budgétaires du complexe militaro-industriel américain actuel d’un « ennemi » depuis la fin de l’Union soviétique ; d’autres lobbies anti-russes actuels aux États-Unis et l’absence de lobbies pro-russes ; ainsi que d’autres facteurs explicatifs.

 

Tous doivent être pris en compte, mais pour Cohen, trois choses sont certaines : Les attitudes russes envers l’Amérique ne sont pas historiquement ou génétiquement prédéterminées, comme en témoigne la « Gorbymania » qui a balayé les États-Unis à la fin des années 1980 lorsque le président russe Mikhaïl Gorbatchev et le président américain Ronald Reagan ont tenté de mettre fin à la précédente Guerre froide ; la diabolisation extraordinaire de Poutine s’est associée à la Russie ; et la russophobie des élites politiques et des médias américains – bien moins parmi les citoyens ordinaires – est un autre facteur qui a rendu la nouvelle Guerre froide beaucoup plus dangereuse.

 

Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études et de politique russes à l’Université de New York et à l’Université de Princeton et rédacteur en chef de The Nation.

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 04-04-2018

 

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr

01/05/2018

ATTENTION: L' IMAGE QUI A TROMPÉ TOUT LE MONDE !!!

L’image qui a trompé le monde


Par Thomas Deichmann – Le 12 juillet 2015 –

 

Source Serbian FBReporter

La photo qui est apparu dans plusieurs tabloïds reproduits sur la page de garde est celle de Fikret Alic, un musulman bosniaque.

 

Émacié et dénudé jusqu’à la taille, il semble apparemment emprisonné derrière une clôture de barbelés dans un camp des Serbes de Bosnie à Trnopolje.

 

La photo a été prise à partir d’une bande vidéo réalisée le 5 août 1992 par une équipe de télévision britannique, primée, dirigée par Penny Marshall d’ITN.

 

Marshall était accompagnée de son caméraman Jeremy Irvin, de Ian Williams de Channel 4 et du journaliste Ed Vulliamy du journal The Guardian.

Pour beaucoup, cette image est devenue un symbole des horreurs de la guerre de Bosnie − « Belsen ’92’ », comme un journal britannique a sous-titré la photographie. 1. Mais cette image est trompeuse.

 

Le fait est que Fikret Alic et ses compatriotes musulmans bosniaques n’ont pas été emprisonnés derrière une clôture de barbelés.

 

Il n’y avait pas de barbelés autour du camp de Trnopolje.

 

Ce n’était pas une prison, et certainement pas un « camp de concentration », mais un centre de transit pour les réfugiés.

 

Beaucoup y sont allés à la recherche de sécurité et pouvaient repartir s’ils le souhaitaient.

 

 

Les barbelés sur la photo ne sont pas autour des musulmans bosniaques, MAIS autour du caméraman et des journalistes.

 

Ils faisaient partie d’une clôture en fil de fer barbelé qui entourait une petite enceinte située à côté du camp de Trnopolje. L’équipe de presse britannique a filmé de l’intérieur de ce complexe, filmant les réfugiés et le camp à travers la clôture.

 

Aux yeux de ceux qui les ont vues, les images qui en ont résulté ont laissé la fausse impression que les musulmans de Bosnie étaient enfermés derrière des barbelés.

 

Plan du site de Trnopolje, basé sur la photo satellite américaine, 2 août 1992, trois jours avant l’arrivée des journalistes britanniques.

 

 

Quelles qu’aient pu être les intentions de l’équipe de presse britannique, leurs images ont été vues dans le monde comme la première preuve tangible des camps de concentration en Bosnie.

 

« La preuve : derrière les barbelés, la vérité brutale sur la souffrance en Bosnie », annonçait le Daily Mail à côté d’une reproduction en première page de l’image de Trnopolje :

« Voici le genre de scènes qui scintillent dans les films en noir et blanc sur les camps de concentration nazis il y a cinquante ans. » 2 À l’occasion du premier anniversaire des photos, un article de The Independent pouvait encore utiliser les barbelés pour faire le lien avec les Nazis :

« La caméra remonte lentement le long des os du torse du prisonnier.

 

C’est l’image de la famine, mais ensuite nous voyons les barbelés contre sa poitrine et c’est l’image de l’Holocauste et des camps de concentration. » 3

Penny Marshall, Ian Williams et Ed Vulliamy n’ont jamais parlé de camp de concentration concernant Trnopolje.

 

 

Ce texte est une traduction éditée d’un article paru dans le magazine allemand Novo, numéro de janvier/février 1997.

 

Il a ensuite été publié en anglais dans le magazine britannique Living Marxism, numéro 97, février 1997.

 

La chaîne de télévision britannique ITN a intenté un procès pour empêcher LM de publier l’article, demandant à son éditeur de retirer le numéro et de pulvériser chaque copie.

 

LM fait maintenant face à une bataille juridique coûteuse pour insister sur son droit de publier la vérité.

 

 

Thomas Deichmann est un journaliste indépendant qui écrit régulièrement pour le magazine allemand Novo.

 

 

 

Source et Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

 

Notes

 
  1. Daily Mirror, 7 août 1992 ↩
  2. Daily Mail, 7 août 1992 ↩
  3. Independent, 5 août 1993 ↩

29/04/2018

QUE FONT LES TROUPES DE L' OTAN EN UKRAINE ???

28 avril 2018
L'implication des forces de l'OTAN dans la guerre du Donbass: Opération UNIFIER
Il est courant d'entendre parler de l'aide apportée par les pays de l'OTAN à l'armée ukrainienne, bien que l'Ukraine ne fasse pas partie de l'OTAN, bien qu'elle ait un conflit ouvert sur son territoire. Une aide en fournitures, vêtements, formation.
 
Mais l'armée de DNR vient d'accuser les formateurs de l'OTAN d'avoir participé au tir à l'artillerie sur la ville de Yacinovataya. Il semblerait que beaucoup de lignes rouges soient franchies ces derniers temps ...
 
 
Selon la Convention sur le Statut de l'OTAN, cette organisation bénéficie d'avantages impressionnants. Inviolabilité des locaux et des correspondances, ainsi que de tout document.
Immunité des personnes, mais également des experts qui travaillent ponctuellement auprès de l'OTAN sur des missions concrètes. Interdiction de contrôle ou de réglementation concernant les fonds de l'organisation et leur circulation à l'intérieur des pays de l'OTAN.
 
Exonération d'impôts, de taxes et de droits de douanes sur ces avoirs et revenus, également fonciers. Bref, l'OTAN est une entreprise qui marche, qui veut être un Etat dans l'Etat, avec ses règles qui ne peuvent relever de la juridiction nationale. Une super-structure qui suit ses règles et ses intérêts.
 
C'est alors que l'on apprend qu'avec d'autres pays de l'OTAN, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne par exemple, le Canada est très actif en Ukraine. Dans le cadre d'un programme lancé après le Maïdan, qui s'appelle Opération UNIFIER:
L’opération UNIFIER constitue la mission des Forces armées canadiennes (FAC) visant à soutenir les forces armées ukrainiennes en Ukraine. Cette opération vise principalement à leur offrir de l’aide en matière d’instruction militaire.
 
Cela les aidera à améliorer et à établir leur capacité militaire. Les FAC coordonnent leur instruction avec celle offerte par les États‑Unis et par d’autres pays qui aident de la même façon. L’instruction militaire s’inscrit dans le soutien global du Canada à l’Ukraine. (...)
 
 L’intention est d’aider l’Ukraine à demeurer souverain, sécuritaire et stable.
L'implication politique n'est pas cachée. Et sur Twitter, ces forces canadiennes sont très fières et très actives. L'on trouve ainsi le compte du Lieutenant-Colonel Fraser Auld. Cet individu a un parcours intéressant:
His extra-Regimental postings have included tank and recce Tactics Instructor at the Armour School, Task Force Kandahar Tactical Plans Officer in Afghanistan, Base Operations Officer in Petawawa, Executive Assistant to the Deputy Commanding General of the NATO Training Mission in Afghanistan, and Director of Army Staff 2 at Canadian Army Headquarters.

Lieutenant-Colonel Auld has deployed on four operational tours: in 2001 as a Reconnaissance Troop Leader in Bosnia-Herzegovina; in 2005 as the Second-in-Command of the Reconnaissance Squadron assigned to NATO’s Kabul Multi-National Brigade; in 2008-09 with Task Force Kandahar; and, in 2012-13 with the NATO Training Mission in Afghanistan.

 

Sur son compte twitter, l'on trouve beaucoup d'informations. Ainsi, ces officiers canadiens participent à la mise aux normes de l'OTAN des champs de tirs. Pour un pays, je le rappelle qui ne fait pas partie de l'OTAN et a un conflit ouvert sur son territoire:
Notre équipe travaillait pour s'assurer que les champs de tirs étaient sûres, avaient du succès et étaient au standards de pour les forces armées d’Ukraine.
En commençant avec les compétences de base, nous nous assurons que les manœuvres complexes se dérouleront bien.
 
Exemple parmi d'autres. Mais qui prend un relief particulier, lorsque l'on apprend que lors de manœuvres encadrées par des officiers de l'OTAN, des tirs d'artillerie ont touché la ville de Yacinovataya.
 
Edouard Bassourine, vice-commandant des forces militaires de DNR, a accusé les forces de l'OTAN d'avoir utilisé l'artillerie de calibre 120 et 82 mm contre le village lors de la formation au tirs des soldats ukrainiens sur du matériel de tir AN/TPQ fourni par les Etats-Unis.
 
Par ailleurs, ces complexes d'artilleries sont déjà installés non loin de Donetsk, sur les toits de plusieurs immeubles (civils) dans la petite ville de Avdeevka.
 
 
Est-ce la manière dont le Canada envisage la protection de la souveraineté ukrainienne?
 
Nous sommes assez loin des normes éthiques, morales, de la défense des valeurs démocratiques qui sont censées être les valeurs fondatrices de l'OTAN, cette volonté soi-disant marquée - tout au moins affichée - de privilégier le règlement pacifique des conflit. 
 
La voie démocratique de l'Ukraine passe-t-elle par les tirs d'artillerie coordonnés par les soldats de l'OTAN contre les villes du Donbass?
 

27/04/2018

GÉOPOLITIQUE : SYRIE, LES RATÉS DE L' ARMÉE FRANÇAISE !

27.avril.2018 // Les Crises
 

Syrie : après les ratés de l’armée française, “il y a une crise de crédibilité”

 

Source : TV5 Monde, Antoine Fonteneau, 23.04.2018

Ces tirs de missiles devaient faire entrer la France dans un cercle très fermé : celui des fabricants de MdCN (missiles de croisière navale).

Mais les lancements de ces armes flambant-neuves vers la Syrie ont connu plusieurs ratés. Un signal “assez inquiétant” selon le journaliste Jean-Marc Tanguy.

Pour lui, les négociations commerciales pour exporter les missiles français vont sérieusement se compliquer.

 

 

Entretien avec Jean-Marc Tanguy, grand reporter à Raids Aviation, spécialiste des questions de Défense, réalisé le 22 avril 2018 :

-TV5MONDE : Que s’est-il passé selon vos informations pendant l’opération Hamilton dans la nuit du 13 au 14 avril, lors des tirs de missiles de la France vers des sites chimiques syriens ?

 

– Jean-Marc Tanguy : Deux types d’événements. Dans les airs, l’un des cinq avions Rafale en opération n’a pas tiré l’un de ses missiles par précaution. Il y a eu un imprévu lors du test effectué avant le largage. Finalement, le missile a été largué manuellement au dessus de la mer, comme le prévoit la procédure.

Ce qui était moins prévu par la procédure, c’est ce qui s’est passé en mer, à bord de frégates multimissions (FREMM) de la Marine française.

La première frégate, l’Aquitaine, n’a pas pu tirer ses missiles, puis sa doublure non plus.

C’est donc la dernière frégate, celle de réserve, la Languedoc, qui a pu enfin tirer trois missiles de croisières navales.

C’est un raté puisque c’était le premier tir opérationnel de ces nouveaux missiles de croisière navale (MdCN).

 

-Ces ratés peuvent-il porter un lourd préjudice à l’image de l’armement de fabrication française ?

 

 

– J-M. T. : Très clairement , il y a une crise de crédibilité. On ne sait pas à ce stade ce qui est en cause : est-ce que c’est le missile, la frégate qui porte le missile ou la relation entre la frégate et le missile via ce qu’on appelle le système de combat ?

Tout cela est assez inquiétant et la seule réponse du ministère des Armées n’est pas satisfaisante puisqu’il oppose le secret défense.

Or, ni le citoyen/contribuable français, ni les clients exports ne vont apprécier ce genre de réponse.

 

– Précisement, est-ce que ces ratés peuvent handicaper les ventes de ces nouveaux missiles français à l’exportation ?

– J-M. T. : Le missile de croisière navale (MdCN) était un élement différenciant des offres commerciales françaises à plusieurs pays. Notamment à la Pologne, où la France tente de placer des sous-marins face à l’Allemagne. Et l’Allemagne n’a pas d’équivalent du MdCN tiré depuis un sous-marin.

Donc c’était un peu la botte secrète de Naval Group [NDLR : groupe industriel français, fabricant des frégates concernées] en Pologne. Cette proposition française sortait du lot, dans la mesure où Paris pouvait offrir à la fois des sous-marins performants et des MdCN qui étaient présentés comme performants.

Comme la ministre de la Défense ne souhaite pas s’exprimer, il est évident que ça va compliquer un peu la prospection commerciale.

Il se trouve que pour l’instant, avec ce rideau de secret autour des ratés de l’opération Hamilton, il est vraisemblable que les Polonais ne vont pas considérer que le MdCN est l’élément différenciant que Paris met en avant.

A un moment, il faudra une explication de texte de la part de la ministre des Armées mais entre temps, la crédibilité aura été perdue.

 

Source : TV5 Monde, Antoine Fonteneau, 23.04.2018

24/04/2018

SYRIE: QUE RESTE-T-IL DE DAESCH ? ( ANTOINE DE LACOSTE )

 Syrie  

Par Antoine de Lacoste

 

Que reste-t-il de Daesh en Syrie ?

 

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L’Etat islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflits : Afghanistan, Mali, Libye.

 

Ceux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers.

 

La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas.

 

A  l’origine c’est un camp de réfugiés palestiniens.

Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là. Au fil des décennies il est devenu une vraie ville comptant 250 000 habitants.

 

 

Yarmouk a vu de nombreux combats depuis 2011 entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daesh qui l’a emporté contre Al Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des palestiniens loyalistes.

 

 

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daesh a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers faisant plusieurs victimes et étendant son territoire.

 

 

Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes ont été déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche.

 

Ce ne sera pas facile tant le réseau de tunnels creusés par Daesh est dense et profond.

 

Tout en pilonnant les positions islamistes depuis le 21 avril, Damas a ouvert des négociations afin d’obtenir une évacuation qui lui éviterait de lourdes pertes.

 

Le deuxième territoire tenu par Daesh est plus vaste et plus mouvant. Il se situe tout à fait à l’est, à la frontière avec l’Irak.

 

C’est une zone désertique, mais le terrain y est accidenté, permettant les caches. Nous sommes à l’est de l’Euphrate, là où l’armée américaine s’est installée avec ses alliés kurdes.

 

Cela permettait aux Américains de combattre Daesh et de mettre la main sur les puits de pétrole syriens…

 

Mais depuis que les Turcs ont attaqué les Kurdes à Affrine, ceux-ci, mécontents du lâchage des Américains, ont, pour beaucoup, quitté la région et rejoint leurs frères dans le nord afin les aider en cas de nouvelle attaque turques.

 

La lutte contre Daesh a donc quasiment cessé, lui permettant de se réorganiser et de se déplacer à cheval sur les deux frontières.

 

Malgré cela, les Américains interdisent toujours à l’armée syrienne de passer l’Euphrate pour le plus grand bonheur de Daesh qui s’est même permis une attaque éclair contre la ville de Mayadin il a quelques jours.

 

Quelques centaines de combattants de Daesh se déplacent également dans le désert entre Palmyre et Mayadin, sans constituer un réel danger pour l’instant.

 

L’Etat islamique constitue donc encore une menace et la libération de Yarmouk est donc incontournable. 

 

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.