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19/09/2019

GÉOPOLITIQUE: L' IRAN ET LA RUSSIE CONTRCARRENT LEURS ADVERSAIRES ....

Le Glaive et le Bouclier…


…Voici comment la Russie et l’Iran contrecarrent les stratégies agressives de leurs adversaires


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 17 septembre 2019

Au cours des dernières décennies, la Russie et l’Iran ont tous deux dû se donner les moyens de se protéger contre une menace sans cesse croissante de la part des États-Unis et de leurs alliés.

Tous deux ont trouvé des moyens uniques de créer une dissuasion adaptée à leur situation.

Ni les États-Unis ni leurs alliés n’ont réagi à ces développements en adaptant leurs stratégies ou leurs moyens militaires.

Ce n’est que récemment que les États-Unis ont pris conscience de la situation réelle.

 

La perte de la moitié de sa capacité d’exportation de pétrole pourrait finalement réveiller l’Arabie saoudite.

La plupart des autres alliés américains dorment encore.

 

Lorsque l’OTAN s’est étendue à l’Europe de l’Est et que les États-Unis ont quitté le Traité antimissile balistique, la Russie a annoncé qu’elle élaborerait des contre-mesures pour empêcher les États-Unis de l’attaquer.

Dix ans plus tard, la Russie a tenu sa promesse.

Elle a mis au point un certain nombre de nouvelles armes qui peuvent pénétrer la défense antimissile balistique installée par les États-Unis.

Elle a également mis l’accent sur sa propre défense aérienne et antimissile, ainsi que sur les radars et les contre-mesures électroniques qui sont devenus si efficaces qu’un général américain les a qualifiées d’« épouvantables ».

Tout cela a permis à Poutine de taquiner Trump en lui offrant d’acheter des missiles hypersoniques russes. Comme nous l’avions analysé :

Trump a tort de prétendre que les États-Unis fabriquent leurs propres armes hypersoniques. Bien que les États-Unis en aient en développement, aucune ne sera prête avant 2022 et probablement beaucoup plus tard. Les armes hypersoniques sont une invention soviétique/russe. Celles que la Russie met en service aujourd'hui font déjà partie de la troisième génération. La mise au point de tels missiles par les États-Unis accuse un retard d'au moins deux générations par rapport à celle de la Russie.

On sait depuis 1999 que les radars russes peuvent voir les avions furtifs, c'est l'année où une unité de l'armée yougoslave a abattu un avion furtif américain F-117 Nighthawk. La défense aérienne et antimissile russe a prouvé en Syrie qu'elle peut vaincre les attaques massives de drones et de missiles de croisière. La défense aérienne et antimissile américaine en Arabie saoudite ne parvient même pas à détruire les missiles primitifs utilisés par les forces houthies.

Hier, lors d’une conférence de presse à Ankara avec ses collègues turcs et iraniens, Poutine s’est moqué de l’Arabie saoudite (vidéo @38:20) avec une offre similaire à celle qu’il avait faite à Trump :

Q : La Russie a-t-elle l'intention de fournir à l'Arabie saoudite une aide ou un soutien pour la remise en état de son infrastructure ?


Poutine : Quant à l'aide à l'Arabie saoudite, il est également écrit dans le Coran que toute forme de violence est illégitime, sauf pour protéger son peuple. Afin de les protéger et de protéger le pays, nous sommes prêts à fournir l'assistance nécessaire à l'Arabie saoudite. Tout ce que les dirigeants politiques de l'Arabie saoudite ont à faire, c'est de prendre une sage décision, comme l'Iran l'a fait en achetant le système de missiles S-300 et comme le président Erdogan l'a fait en achetant le dernier système antiaérien russe S-400 Triumph. Ils offriraient une protection fiable pour toutes les infrastructures saoudiennes. Le Président de l'Iran, Hassan Rouhani : Doivent-ils plutôt acheter le S-300 ou le S-400 ?
Vladimir Poutine : C'est à eux de décider.

Erdogan, Rouhani et Poutine ont bien ri de cet échange.

Les alliés américains, qui doivent acheter des armes américaines, ont suivi une stratégie d’investissement de défense similaire à celle des États-Unis eux-mêmes.

Ils ont acheté les systèmes d’armes les plus utiles pour les guerres d’agression, mais n’ont pas investi dans des systèmes d’armes défensives qui sont nécessaires lorsque leurs ennemis sont capables de riposter.

C’est la raison pour laquelle l’Arabie saoudite possède plus de 350 avions de combat modernes mais seulement relativement peu de systèmes de défense aérienne à moyenne et longue portée, et ceux-ci datent des années 70.

La défense aérienne saoudienne ne peut protéger que certains centres de population. La plupart de ses frontières et de ses bases militaires ne sont pas défendues.

La disposition actuelle du réseau de défense laisse de grandes parties du pays non protégées. Bien que l'on puisse faire appel à des avions de chasse pour défendre ces zones si nécessaire, la présence de grandes lacunes dans la défense aérienne à l'échelle nationale laisse de nombreuses vulnérabilités exploitables par un agresseur étranger.

La défense aérienne saoudienne telle que documentée par Amir à Iran GeoMil.


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De plus, la protection en place est unidirectionnelle. Les cercles rouges désignent la portée théorique des systèmes de défense aérienne PAC-2 de fabrication américaine installés en leur centre.

Mais la portée réelle de ces systèmes ne couvre que moins d’un demi-cercle. Les systèmes PAC-2 et PAC-3 ont des défenses sectorielles car leurs radars ne pivotent pas. Ils ne peuvent voir qu’un arc de 120°.

Dans le cas des Saoudiens, ces radars ne regardent que vers l’est, en direction de l’Iran, qui est l’axe d’attaque le plus probable. L’usine de traitement de pétrole brut d’Abqaiq n’était donc pas du tout protégée contre les attaques venant d’une autre direction. Ni l’Arabie saoudite ni les États-Unis ne savent d’où vient vraiment l’attaque.


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L’expérience russe contre les attaques d’essaims de drones dirigées par les États-Unis contre sa base aérienne d’Hmeymim en Syrie a montré que les défenses aériennes à courte portée et les contre-mesures électroniques sont la meilleure défense contre les attaques massives de drones et de missiles de croisière.

 

L’Arabie saoudite n’a pas de défense aérienne à courte portée contre les drones et les missiles de croisière parce que les États-Unis n’ont pas de tels systèmes.

Il n’a pas non plus de contre-mesures électroniques sophistiquées parce que les États-Unis ne peuvent pas en fournir de décentes.

Les saoudiens ont besoin du système de défense aérienne à courte portée russe Pantsir-S1, des dizaines d’entre eux, et du système de guerre électronique Krasukha-4.

Les Russes pourraient bien offrir au moins le premier article.

 

Mais les États-Unis autoriseraient-ils les Saoudiens à en acheter ?

L’Arabie saoudite, comme les États-Unis, n’a jamais pris ses adversaires au sérieux.

Elle mis le Yémen en miettes par ses bombardements et ne s’attendait pas à une riposte.

Elle a longtemps poussé les États-Unis à lancer une guerre contre l’Iran, mais n’a pris que peu de mesures pour se protéger d’une contre-attaque iranienne.

 

Après l’attaque à longue portée du Yémen en août, elle a été avertie que la portée des missiles houthis avait augmenté.

L’Arabie saoudite a ignoré cet avertissement et n’a pris aucune mesure notable pour protéger le centre de traitement d’Abqaiq, qui est pourtant un point névralgique lui procurant la moitié de ses revenus.

 

L’Iran, en revanche, a développé ses armes selon une stratégie asymétrique, tout comme la Russie.

L’Iran n’a pas d’armée de l’air moderne. Il n’en a pas besoin parce qu’il n’est pas agressif. Il a depuis longtemps mis au point d’autres moyens pour dissuader les États-Unis, l’Arabie saoudite et d’autres adversaires au Moyen-Orient.

Il dispose d’un grand nombre de missiles balistiques de moyenne portée développés par ses soins et d’une réserve importante de drones et de missiles de croisière de courte et moyenne portée.

Ceux-ci peuvent atteindre n’importe quelle cible économique ou militaire dans un rayon de 2 000 kilomètres.

 

Ce pays fabrique également ses propres défenses aériennes, ce qui lui a récemment permis d’abattre un coûteux drone américain.

Voici le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique, qui explique comment cela a été fait (vidéo, sous titres en anglais).

 

L’Iran a développé des relations avec des groupes de population amis dans d’autres pays, les a formés et équipés des moyens de défense nécessaires. Il s’agit du Hezbollah au Liban, de divers groupes en Syrie, du PMG/Hashd en Irak, des Houthis au Yémen et du Hamas à Gaza.

 

Aucun de ces groupes n’est totalement un proxy de l’Iran. Ils ont tous leur propre politique locale et sont parfois en désaccord avec leur grand partenaire.

Mais ils sont également prêts à agir au nom de l’Iran si le besoin s’en faisait sentir.

L’Iran a mis au point un certain nombre d’armes destinées exclusivement à ses alliés, qui diffèrent de celles qu’il utilise lui-même.

Il permet à ses partenaires de construire eux-mêmes ces armes.

Le missile de croisière et les drones utilisés par les Houtis au Yémen sont différents de ceux que l’Iran utilise pour ses propres forces.

 

Les nouveaux drones et missiles exposés en juillet 2019 par les forces armées houthis du Yémen.


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L’Iran a donc la possibilité de nier lorsque des attaques, comme celle qui a récemment eu lieu à Abquiq, se produisent.

Le fait que l’Iran ait fourni des drones d’une portée de 1 500 kilomètres à ses alliés au Yémen signifie que ses alliés au Liban, en Syrie, en Irak et ailleurs ont accès à des moyens similaires.

 

Les Saoudiens n’ont longtemps pas pris en considération la contre-stratégie de l’Iran, tout comme les États-Unis n’ont pas pris en considération celle de la Russie.

 

Tous deux devront changer leurs stratégies agressives. Tous deux vont maintenant devoir (re)développer de véritables moyens défensifs.

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

18/09/2019

LES CHRÉTIENS MASSACRÉS ! LE SILENCE DES MÉDIAS ......

  •  
  • « La même semaine que la terrible attaque contre la mosquée de Christchurch, en Nouvelle-Zélande ... plus de deux cents chrétiens ont été tués au Nigéria.

  • Les médias n'ont quasiment pas évoqué ce massacre. Aucune marche n'a été organisée pour les chrétiens martyrs, les gouvernements n'ont pas fait sonner les cloches, et aucun tee-shirts 'Je suis Charlie' n'a été imprimé ...

  • Bref, personne n'a levé un sourcil ». - Fr. Benedict Kiely, Crisis Magazine, 4 septembre 2019.

  • Les satellites de la NASA recensent les incendies en Amazonie, poussant les dirigeants de la planète à se mobiliser pour la protection de la forêt tropicale. Mais les satellites ne pistent pas les meurtres, les incendies ni les agressions de chrétiens, et leurs souffrances demeurent invisibles sur nos téléviseurs et dans nos journaux. Pour l'Occident, la persécution des chrétiens n'existe pas.

  • Le Vatican et le pape François ont le choix : faire écho aux persécutions des chrétiens ou être accusés d'aveuglement volontaire ... C'est à eux que le Vatican devrait consacrer son prochain synode.

 

Photo : Sobame Da, un village malien essentiellement peuplé de chrétiens, a été attaqué par des bergers Fulani en juin 2019. Plus de 100 hommes, femmes et enfants ont été massacrés.

(Source image : Nations Unies / MINUSMA / Flickr)

 

« Cette forêt amazonienne, qui est d'une importance vitale pour la planète, traverse une crise profonde en raison d'une activité humaine prolongée ou prévalent une « culture du gaspillage » et une mentalité extractiviste », a déclaré le Vatican.

« L'Amazonie est une région riche en biodiversité. Ses traits de caractère multi-ethniques, multiculturels et multireligieux, font de l'Amazonie un miroir de l'humanité. La défense de la vie, exige des changements structurels et personnels de la part de tous les êtres humains, de toutes les nations et de l'Eglise ».

 

Un synode des évêques de la région pan-amazonienne doit se réunir à Rome, du 6 au 27 octobre. Dans une interview à La Stampa, le pape François a déclaré que les « menaces qui pèsent sur les populations et le territoire amazoniens sont provoquées par des intérêts économiques et politiques des secteurs dominants de la société ».

Au programme du synode amazonien de Rome, on trouve des thèmes comme « la vie menacée », « inculturation et interculturalité », « extractivisme destructeur » et « peuples autochtones ». Il existe cependant un autre groupe de « peuples autochtones » dont la vie est « menacée » et qui vit sous la menace d'une authentique « annihilation » physique.

Il s'agit des chrétiens persécutés. C'est à eux que le Vatican devrait dédier son prochain synode.

« Ils lui ont demandé de renier le Christ et quand il a refusé, ils lui ont coupé la main droite ; et comme il refusait [à nouveau], ils lui ont coupé le bras jusqu'au coude. Ne pouvant en venir à bout, ils lui ont tiré dessus au front, au cou et à la poitrine ». C'est en ces termes qu'un chrétien nigérian, Enoch Yeohanna, a rendu compte du meurtre de son père en 2014.

 

 

Les violences commises contre les chrétiens nigérians ont été qualifiées de « cauchemar mondial ». Mais d'autres chrétiens, un peu partout dans le monde, vivent le même cauchemar.

« La persécution des chrétiens partout dans le monde est l'un des plus grands maux de notre temps », a déclaré Fr. Benoît Kiely, fondateur de Nasarean.org, un site Internet dédié à l'aide aux chrétiens persécutés. Il a ajouté :

« Les grands médias sont remarquablement silencieux sur les attaques contre les chrétiens. La même semaine que la terrible attaque contre la mosquée de Christchurch en Nouvelle-Zélande - un crime odieux et irrationnel - plus de deux cents chrétiens ont été tués au Nigéria. Aucune marche n'a été organisée pour ces chrétiens martyrs, aucune cloche n'a sonné à l'appel des gouvernements, aucun t-shirt "Je suis Charlie" n'a été imprimé ... personne ne s'est indigné ».

 

Les terroristes de Boko Haram ont récemment coupé l'oreille de chrétiennes qu'ils ont kidnappé à la suite d'un raid nocturne dans une ville à majorité chrétienne au nord du Cameroun. L'organisation Barnabas Fund a expliqué que « les islamistes sont entrés de force dans des maisons du diocèse de Yagoua à Gagalari, ils se sont emparé des femmes, les ont traînées à la sortie de la ville, et là, ils leur ont coupé une oreille à toutes ».

 

Toujours au Cameroun, quelques jours plus tard, un traducteur de la Bible, Angus Fung, a été massacré et sa femme a eu le bras coupé. Au Nigeria, un prêtre catholique, David Tanko, a été tué. Sa voiture et son corps ont été brulés. Le mois dernier, un autre prêtre nigérian, Paul Offu, a été assassiné. L'année dernière, deux prêtres catholiques et 13 fidèles ont été victimes d'un attentat au Nigeria.

 

Au Burkina Faso, quatre chrétiens ont été assassinés pour avoir porté des croix. Mgr Laurent Birfuoré Dabiré, évêque du diocèse de Dori, a raconté :

« Les islamistes sont arrivés et ont couché tout le monde face contre terre. Puis ils les ont fouillé. Les quatre personnes qui portaient des crucifix ont été assassinées en tant que chrétiens. Après, les islamistes ont averti tous les autres villageois que s'ils ne se convertissaient pas à l'islam, ils seraient également tués. »

 

Au Mali, des centaines de chrétiens, dont 433 enfants, « ont subi des attaques ou ont fui des extrémistes islamistes déchaînés ». En juin, 100 hommes, femmes et enfants, ont été massacrés à Sobame Da, un village à majorité chrétienne.

David Curry, président d'Open Doors, une organisation non gouvernementale (ONG) américaine qui tente de faire le point sur la persécution des chrétiens dans le monde, a défini les femmes chrétiennes comme « le groupe le plus persécuté au monde ».

L'oppression et les mutilation qui frappent les femmes sont sidérantes. Au Nigeria, Boko Haram détient toujours une fillette kidnappée, Leah Sharibu. Elle aurait pu être libérée avec ses camarades de classe, mais Leah a refusé de renoncer à sa foi chrétienne.

Des femmes chrétiennes sont également enlevées et asservies au Pakistan. « Chaque année, au moins un millier de filles sont kidnappées, violées et contraintes de se convertir à l'islam, voire d'épouser leurs bourreaux », a déclaré Tabassum Yousaf, avocat catholique associé à l'ONG italienne St. Egidio.

 

En Égypte, où le phénomène est également récurrent, les femmes chrétiennes sont confrontées à une « épidémie d'enlèvements, de viols, de passages à tabac et de tortures ».

La plus célèbre de ces chrétiennes persécutées, Asia Bibi, a injustement passé près de 10 ans dans une prison pakistanaise pour « blasphème » - en grande partie dans une cellule pour condamnés mort - avant d'être libérée. En mai, elle a pu s'envoler vers le Canada pour rejoindre sa famille.

 

Bibi a témoigné :

« Quand mes filles me rendaient visite en prison, je ne pleurais jamais devant elles. Après leur départ, je n'étais plus que douleur et chagrin et je pleurais seule. Je pensais à elles tout le temps, à me demander comment elles vivaient. »

 

Les satellites de la NASA savent observer les incendies en Amazonie, poussant les dirigeants mondiaux à se préoccuper du sort de la forêt tropicale. Mais les satellites ne rendent pas compte des meurtres, des incendies et des massacres de chrétiens, et leurs souffrances n'apparaissent pas sur nos téléviseurs et dans nos journaux.

 

Pour l'Occident, la persécution des chrétiens n'existe pas. Le Vatican, le pape François, la hiérarchie ecclésiastique et les médias ont le choix : faire la lumière sur ces chrétiens persécutés ou être accusés d'aveuglement volontaire.

 

    Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

 

Source:    https://fr.gatestoneinstitute.org/14898/

16/09/2019

MOYEN-ORIENT: LE CRI DES PEUPLES ....


Les attaques de drones yéménites réduisent de moitié la production pétrolière saoudienne, l’Iran se déclare prêt à la guerre


Sources : Russia Today, Reuters, ISWNews

Traduction et édition : lecridespeuples.fr

L’Iran a rejeté les allégations américaines l’accusant des attaques de drones qui ont réduit de moitié la production de pétrole de l’Arabie Saoudite. Un Haut commandant du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique a averti Washington que Téhéran était prêt à la guerre.

Les affirmations selon lesquelles l’Iran serait à l’origine des attaques de drones sur les installations pétrolières saoudiennes sont « non fondées » et fausses, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Mousavi.

Il a également déclaré que des responsables à Washington accusaient l’Iran afin de ternir son image sur la scène mondiale en vue de la préparation d’ « actions futures » contre Téhéran : « Les Américains ont adopté la politique de ‘pression maximale’ contre l’Iran, qui, en raison de son échec, penche vers les ‘mensonges maximaux’. »

Samedi, les résistants Houthis au Yémen ont revendiqué l’envoi de 10 drones armés sur deux raffineries saoudiennes exploitées par Aramco, et situées à plus de 1000 kilomètres de la frontière yéménite. Yahya Sari’, le porte-parole des forces armées yéménites, a déclaré :

Grâce à Dieu le Tout-Puissant, notre force aérienne a mené une vaste opération offensive avec dix drones ciblant les raffineries Buqaiq et Khurais affiliées à Aramco dans la région orientale de l’Arabie saoudite ce matin. Le tir était précis et direct, et cette opération a été nommée le second équilibre de dissuasion.

Ce processus s’inscrit dans le cadre de notre droit naturel et légitime de réagir aux crimes d’agression et au siège en cours contre notre pays depuis cinq ans.

Cette opération est l’une des plus grandes opérations menées par nos forces dans les profondeurs de l’Arabie Saoudite. Elle s’est déroulée après une opération de renseignement précise, une surveillance avancée et la coopération d’hommes honorables et libres au sein du Royaume.

Nous promettons au régime saoudien que nos futures opérations se développeront davantage et seront plus douloureuses que jamais tant qu’il poursuivra son agression et son siège.

Nous affirmons que notre banque d’objectifs s’agrandit de jour en jour et qu’il n’y a pas de solution pour le régime saoudien si ce n’est de mettre un terme à l’agression et au siège de notre pays.

Les attaques ont provoqué des incendies massifs et d’autres dégâts sur les sites, réduisant de moitié la production de pétrole du royaume.

Le ministre saoudien de l’énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, a déclaré que les attaques sur les installations pétrolières du royaume avaient partiellement stoppé la production de pétrole brut et de gaz produit par le premier exportateur mondial de pétrole.

Les attaques sur les installations d’Aramco à Abqaiq et à Khurais ont réduit de quelque 5,7 millions de barils par jour l’approvisionnement en pétrole brut de la société, a-t-il ajouté.

Les Houthis avaient précédemment revendiqué des attaques similaires à l’aide de drones et de missiles contre l’Arabie Saoudite, qui ont ciblé des cibles militaires ou des stations de pompage de pétrole. Les Saoudiens ont lancé une campagne de bombardement aérien dévastatrice au Yémen, où ils sont intervenus en 2015 au nom du Président déchu Abdrabbuh Mansur Hadi.

Cette guerre a causé des dizaines de milliers de morts et est considérée par l’ONU comme la plus grave catastrophe humanitaire contemporaine.

Un rapport publié par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU au début du mois a dénoncé les crimes de guerre de la coalition saoudienne, soulignant la complicité des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France. Les forces de Résistance yéménites avaient récemment promis d’élargir leurs frappes si l’agression saudo-américaine ne cessait pas.

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a toutefois accusé directement l’Iran : « L’Iran a lancé une attaque sans précédent contre la source d’approvisionnement mondiale en énergie. Il n’y a aucune preuve que ces attaques viennent du Yemen », a-t-il tweeté. Le sénateur Lindsey Graham a même affirmé que les États-Unis devaient réagir en frappant les raffineries de Téhéran.

Le Commandant de la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC), le Brigadier-Général Amir Ali Hajizadeh, a averti que l’Iran était tout à fait prêt à prendre des mesures de représailles s’il était attaqué :

«Tout le monde devrait savoir que toutes les bases américaines et leurs navires jusqu’à une distance de 2 000 kilomètres [de l’Iran] se trouvent à portée de nos missiles. »

 

Source :  Merci Sayed Hasan

 

13/09/2019

AFRIQUE DU SUD, LA FABLE DE LA NATION ARC EN CIEL .......


Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…,

 

par Bernard Lugan
Posted: 12 Sep 2019 03:25 AM PDT

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En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d’autres Noirs. Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc…


Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu’ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier.

Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité…

La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc.

 

Résultat :
– Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
– 17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
– Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.

En 25 années de pouvoir, l’ANC – le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants encore tenus par des Blancs. Un naufrage économique qui tient en trois points :

1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité, les investisseurs ont délocalisé.

2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.

3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.

Dans ce pays où un abîme s’est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.

 

Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :

1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.

2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre. La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage dans la misère.

3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.

 

 

Par Bernard Lugan        Afrique réelle !

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

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12/09/2019

LES ARABES HAÏSSENT LES PALESTINIENS ! POURQUOI ?

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  • Il n'est pas possible de brûler en effigie le prince héritier saoudien puis de se précipiter le lendemain, à Riyad, pour quémander de l'argent. Il est certes possible de crier des slogans hostiles au président égyptien, mais il est impensable de se rendre ensuite au Caire pour réclamer son soutien politique.

  • Il est remarquable que Turki al-Hamad, écrivain saoudien, ait osé condamner le Hamas et toutes les milices qui règnent à Gaza pour avoir tiré des roquettes sur Israël. Nombre de pays occidentaux n'ont pas ce courage-là.

  • « Les Palestiniens sont une calamité pour tous ceux qui leur ouvrent les bras. La Jordanie les a accueillis et il y a eu Septembre Noir ; le Liban les a accueillis et il y a eu une guerre civile ; le Koweït les a accueillis et ils se sont transformés en partisans de Saddam Hussein. Les voilà qui utilisent maintenant leurs tribunes pour nous maudire. » - Mohammed al-Shaikh, écrivain saoudien, RT Arabic, 13 août 2019.

  • Dans les pays arabes, nombreux sont ceux qui affirment qu'il est désormais grand temps que les Palestiniens se préoccupent de défendre leurs propres intérêts et de préparer un avenir meilleur pour leurs enfants ... Les Arabes semblent dire aux Palestiniens : « Nous voulons aller de l'avant, mais si vous souhaitez continuer de reculer, libre à vous ! »

  • « Il n'y a aucune honte à établir des relations avec Israël ». - Ahmad al-Jaralah, rédacteur en chef d'un des principaux journaux koweïtiens, arabi21.com, le 1er juillet 2019.

 

Après qu'une vidéo ait été diffusée montrant des Palestiniens accomplissant le hadj en brandissant des drapeaux palestiniens et en scandant : « Avec notre sang, avec notre âme, nous honorons la Mosquée al Aksa ! », l'écrivain saoudien Mohammed al-Shaikh a demandé que les Palestiniens soient interdits de hadj islamique à La Mecque. L'Arabie saoudite a des règles strictes interdisant les activités politiques pendant le hadj.

Photo : pèlerins sur le toit, dans et autour de la Grande Mosquée de la Mecque accomplissant les prières nocturnes. (Source image : Al Jazeera / Wikimedia Commons)

 

Est-ce vrai ? Et si oui, pourquoi ? Les Palestiniens jouissent de la triste réputation de trahir leurs frères arabes, et même de les poignarder dans le dos. Les Palestiniens ont ainsi soutenu l'invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990, alors que cet État du Golfe et ses voisins, attribuaient chaque année, des dizaines de millions de dollars d'aide aux Palestiniens.

C'est à l'enseigne de la déloyauté qu'un nombre croissant d'Arabes, en particulier dans les États du Golfe, situent désormais les Palestiniens.

Ces derniers mois, les critiques à l'encontre des Palestiniens ont été en s'intensifiant, tant dans les médias arabes traditionnels que sur les réseaux sociaux, au point de prendre parfois une tournure franchement hostile.

Ecrivains et journalistes arabes ont ainsi exprimé leur indignation face à l'opposition de principe des Palestiniens aux différents projets de paix, le dernier en date étant le "Deal of the Century" du président Trump dont les termes n'ont pas encore été divulgués.

Ces mêmes écrivains et journalistes ont accusé les Palestiniens d'avoir laissé passer un nombre incalculable d'occasions de faire la paix, affirmant que le « deal du siècle » pourrait être « la dernière et la meilleure chance d'obtenir un État ».

Khalid Ashaerah, un Saoudien, a traité les Palestiniens de « traîtres » et a exprimé l'espoir qu'Israël leur infligera une « défaite » définitive.

Les attaques contre les Palestiniens sont le reflet de l'intense désillusion qui règne dans le monde arabe vis-à-vis des Palestiniens et de tout ce qui les concerne.

Cette profonde déconvenue est alimentée par la conviction que les Arabes ont, depuis sept décennies, fait que tout ce qu'il fallait pour aider leurs frères palestiniens, n'obtenant en retour qu'une ingratitude sans faille.

L'image dominante des Palestiniens est aujourd'hui, celle de traitres à la cause arabe et musulmane. Pour reprendre un dicton arabe, les Palestiniens sont perçus comme ceux qui crachent dans le puits après qu'ils s'y soient abreuvés. L'image fait évidemment référence à l'aide financière attribuée par de nombreux pays arabes aux Palestiniens, des décennies durant.

Depuis plusieurs années déjà, les Égyptiens mènent campagne contre les Palestiniens dans les médias. Journalistes, écrivains, hommes politiques semblent même être en compétition pour obtenir la palme de la critique la plus acerbe.

Les Egyptiens ciblent volontiers le groupe terroriste Hamas qui contrôle la bande de Gaza - une enclave côtière dotée d'une frontière avec l'Egypte. Les critiques égyptiennes, - elles émanent généralement de personnalités proches du président égyptien Abdel Fattah el-Sisi -, considèrent le Hamas - une branche des Frères Musulmans, organisation interdite en Égypte - comme une menace pour la sécurité et la stabilité nationales de l'Égypte.

Ces critiques s'irritent également des reproches que les Palestiniens formulent à l'encontre d'al Sisi pour les bonnes relations qu'il entretient avec Israël et le gouvernement américain.

Les Palestiniens semblent convaincus que Sisi conspire contre eux, aux côtés d'Israël et de l'administration américaine. Ainsi, ils n'ont pas supporté qu'en mai dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait appelé Sisi « mon ami ». Netanyahu entendait ainsi remercier Sisi pour les deux hélicoptères mis à disposition d'Israël pour lutter contre les incendies de forêt. « Je voudrais remercier mon ami le président égyptien Sisi d'avoir envoyé deux hélicoptères », a annoncé Netanyahu.

« Au lieu de défendre leur cause, les Palestiniens insultent Sisi et le peuple égyptien », a déclaré Azmi Mujahed, un célèbre journaliste égyptien.

« J'ai un message pour ces mendiants palestiniens qui ont vendu leur terre et leur honneur : vous maudissez l'Égypte, son armée et son président. Vous êtes ignobles. Quiconque insulte notre président nous insulte tous. »

Le pic des attaques égyptiennes contre les Palestiniens a eu lieu en 2014, quand il est apparu que les dirigeants du Hamas à Gaza, aidaient des groupes terroristes proches de l'Etat islamique à lutter contre les forces de sécurité égyptiennes dans la péninsule du Sinaï. Plusieurs écrivains et journalistes de renom ont alors appelé leur gouvernement à expulser les Palestiniens et à lancer une attaque militaire contre la bande de Gaza.

Lamis Jaber, écrivain égyptien, a exhorté le gouvernement à expulser tous les Palestiniens et à confisquer leurs biens. Elle a également appelé à l'emprisonnement de tous les sympathisants des Palestiniens. « Nous aidons la bande de Gaza et, en retour, ils [les Palestiniens] tuent nos enfants. Ce sont des chiens et des traîtres. »

Jaber a rappelé que, pendant que les dirigeants du Hamas se prélassent dans des « hôtels sept étoiles » de Turquie et du Qatar, les patients palestiniens sont soignés gratuitement dans les hôpitaux égyptiens.

Jaber n'est qu'une personnalité parmi d'autres, à avoir mené campagne contre les Palestiniens ces dernières années – mais son attitude est le reflet de la lassitude des Arabes face à « l'ingratitude » et à « l'arrogance » des Palestiniens.

Le message que les Égyptiens envoient aux Palestiniens se résume à : nous en avons assez de vous, de vos dissensions internes et de votre incapacité à vous comporter comme des adultes. Nous ne supportons plus qu'après toutes ces années passées à vous soutenir et à nous battre pour votre cause, vous nous crachiez à la figure et offensiez notre président.

C'est désormais au tour des Saoudiens de « dire comme les choses comme elles sont ». À l'instar de leurs collègues égyptiens, nombre d'écrivains, blogueurs, militants et journalistes saoudiens s'épanchent contre les Palestiniens sur les réseaux sociaux, avec un ton jamais usité auparavant. Ainsi, certains Saoudiens décrivent les Palestiniens comme des terroristes et les accusent de vendre leurs terres à des Israéliens.

Ces dénonciations ne sont pas propres aux Saoudiens. On ne compte plus les citoyens d'autres pays arabes et musulmans, en particulier dans le Golfe, qui disent leur fait aux Palestiniens.

Comme les Égyptiens, les Saoudiens enragent des attaques répétées des Palestiniens contre la famille royale saoudienne en général, et contre le prince héritier Mohammed bin Salman en particulier. Au cours des deux dernières années, on a vu des Palestiniens brûler des drapeaux saoudiens et l'effigie de Mohamed Ben Salman aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza. Pourquoi ? Parce que les Palestiniens estiment que le prince héritier est « trop ​​proche » d'Israël et de l'administration américaine.

Comme les Egyptiens, les Saoudiens se sentent trahis par les Palestiniens. En dépit des milliards de dollars d'aides distribués depuis des années, les Palestiniens n'ont jamais manqué une occasion de dénigrer les dirigeants saoudiens.

Les Saoudiens expriment désormais leur lassitude. Leur stupéfaction a atteint son apogée en juin dernier, quand des Palestiniens ont attaqué un blogueur saoudien dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, au cœur de la vieille ville de Jérusalem. Ils ont craché au visage du blogueur Mohammed Saud et l'ont accusé, par sa seule présence, de promouvoir la « normalisation » avec Israël.

Depuis cet incident sur un site musulman sacré, de nombreux Saoudiens et citoyens des États du Golfe attaquent quotidiennement les Palestiniens sur les réseaux sociaux.

Le blogueur saoudien Mohammed al-Qahtani a écrit :

« A tous ceux qui écoutent notre voix en Israël nous disons ceci : reprenez à la Jordanie l'administration de la mosquée Al-Aqsa ; ainsi les méprisables agressions contre notre compatriote saoudien, Mohammed Saud, ne pourront plus se reproduire ».

Cette déclaration publique d'un saoudien est tout simplement stupéfiante. Qu'un saoudien affirme que les musulmans se sentiront plus en sécurité si l'un des plus importants sites islamique passe sous administration israélienne (plutôt que jordanienne), aurait été inimaginable, il y a quelques années à peine.

Les relations que les Palestiniens entretiennent avec l'Iran mécontentent plus d'un Saoudien. Le Hamas et le Jihad islamique, les deux groupes terroristes qui contrôlent la bande de Gaza, reçoivent une aide financière et militaire de l'Iran et ont le soutien politique de la Turquie. Or, les Saoudiens et les autres États du Golfe considèrent l'Iran comme une menace infiniment plus grave pour leur stabilit, qu'Israël. Un ennemi commun, l'Iran, a rapproché progressivement les pays du Golfe d'Israël.

Non moins étonnant, un écrivain saoudien, Turki al-Hamad, a osé ce que nombre de dirigeants occidentaux ne font pas : condamner le Hamas et les autres milices de Gaza pour avoir tiré des roquettes sur Israël. Al-Hamad, a dénoncé les Palestiniens qui acceptent d'être les marionnettes de la Turquie et de l'Iran. Les roquettes lancées depuis Gaza contre Israël lui ont fait dire : « L'Iran et la Turquie font face à une crise [une référence aux crises économiques et politiques en Iran et en Turquie] et les Palestiniens en paient le prix ». En d'autres termes, les Palestiniens ont choisi de s'aligner sur deux pays, l'Iran et la Turquie, qui soutiennent les Frères musulmans et d'autres groupes extrémistes tels que le Hamas, le Jihad islamique et le Hezbollah.

Un autre écrivain saoudien, Mohammed al-Shaikh, a remis au gout du jour la bonne vieille accusation qui sévit dans le monde arabe selon laquelle, les Palestiniens créent des problèmes partout où ils se trouvent dans le monde.

« Les Palestiniens sont une calamité pour tous ceux qui les accueillent. La Jordanie les a accueillis et il y a eu Septembre Noir ; le Liban les a accueillis et une guerre civile a ravagé le pays ; le Koweït les a accueillis et ils se sont transformés en soldats de Saddam Hussein. Ils utilisent maintenant leurs tribunes pour nous maudire. »

Sur Twitter, al-Shaikh a aussi appelé à l'interdiction des Palestiniens au grand pèlerinage de La Mecque, le hadj. Al Shaikh a mal supporté une vidéo qui, sur les réseaux sociaux, montrait des Palestiniens accomplissant le hadj en brandissant des drapeaux palestiniens et en scandant : « Avec notre sang, avec notre âme, nous t'honorons, mosquée Al-Aqsa! »

Les autorités saoudiennes bannissent toute activité politique pendant le hadj. Selon Al-Shaikh, les Palestiniens qui profitent du pèlerinage à la Mecque pour organiser une manifestation sèment le trouble et embarrassent les autorités saoudiennes.

« Les chiens du Hamas », a déclaré al-Shaikh après le visionnage de la vidéo, « devraient être interdits de hadj l'année prochaine en raison de leur comportement obscène ».

Fahd al-Shammari, un journaliste saoudien, a traité les Palestiniens de « mendiants sans honneur ». Il a osé dire qu'une mosquée en Ouganda est plus sainte qu'Al-Aqsa, qui est un lieu de prière juif. »

Si leurs relations avec les États arabes se dégradent, les Palestiniens ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Les Palestiniens ont toujours payé très cher les morsures qu'ils infligeaient à la main qui les nourrissait.

Bruler en effigie les dirigeants et chefs d'État arabes dans les rues de Cisjordanie et de Gaza était pire qu'une erreur. Comment peut-on brûler une photo du prince héritier saoudien, et se précipiter le lendemain, à Riyad pour quémander de l'argent ? Comment hurler des slogans contre le président égyptien, puis se ruer au Caire pour demander un soutien politique.

De plus en plus d'Arabes affirment haut et fort qu'il serait temps que les Palestiniens défendent leurs intérêts et réfléchissent à l'avenir de leurs enfants. Les mêmes clament haut et fort que la question palestinienne et le conflit israélo-arabe ne sont plus le principal problème du Moyen Orient. Le message que les Arabes font aujourd'hui passer aux Palestiniens est le suivant : « Nous voulons avancer ; mais si vous préférez aller à reculons, libre à vous ! »

Les Arabes attribuent la stagnation palestinienne aux dirigeants de l'Autorité palestinienne et du Hamas, trop occupés à empoisonner l'esprit de leur peuple et à se déchirer entre eux pour avoir le temps d'agir de manière constructive. Les Palestiniens pourraient bien se réveiller un jour pour découvrir que leurs frères arabes ne peuvent plus être dupés.

Ahmad al-Jaralah, l'un des principaux rédacteurs en chef de la presse koweitienne, s'est montré sans doute le plus direct :

« La cause palestinienne n'est plus une cause arabe. Nous avons beau financer les Palestiniens, ils nous maudissent et se conduisent mal. Les Arabes et les musulmans n'applaudissent plus les Palestiniens. Il faut cesser d'avoir honte d'établir des relations avec Israël. »

 

 

Source:   Khaled Abu Toameh, journaliste primé, basé à Jérusalem, est Shillman Journalism Fellow du Gatestone Institute.

08/09/2019

QATAR ET FINANCEMENT ISLAMISTE ! DES LIAISONS DANGEREUSES ......

 

 

Source : La Tribune, Gérard Vespierre 25-08-2019

ANALYSE. Le Qatar offre une grande visibilité dans les domaines de la communication et du sport. L’état qatari est également connu pour ses capacités d’investissements commerciaux et industriels.
Moins visibles sont ses actions dans le financement de l’action politico-religieuse. Voici un point sur les dernières informations dans ce domaine. Par Gérard Vespierre, chercheur associé à la Fondation d’études pour le Moyen-Orient, la FEMO (*).

L’émirat du Qatar, est souvent évoqué dans l’organisation de la Coupe du Monde de Football 2022. Son nom revient aussi en tant que propriétaire du Paris Saint-Germain (PSG) par l’intermédiaire de son fonds, Qatar Investment Sports.

Cette organisation de la coupe du monde suscite débats et controverse. Les mauvais traitements infligés à la main d’œuvre ouvrière venue d’Asie du Sud-Est en sont une illustration.

 

Président du PSG, Nasser Al-Khelaifi, également président de Bein Sport, a beaucoup surpris quand il a été mis en examen pour corruption active, dans l’attribution des Mondiaux d’athlétisme de 2017…

 

 

L’enquête de Christian Chesnot et Georges Malbrunot

Mais il y a des sujets, concernant le Qatar dont on parle moins. Celui par exemple de son soutien, régulier et documenté, à des organisations islamiques européennes très éloignées des valeurs de nos démocraties libérales.

Ce sujet est l’objet d’un livre d’enquête de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui appelle non pas à la condamnation de ces organisations mais à leur contrôle, notamment l’alimentation des institutions musulmanes européennes en fonds étrangers. Malgré cette mise en alerte, beaucoup de faits récents sont passés sous silence.

 

L’étude du Times

On a appris il y a quelques semaines qu’un attentat perpétré en Somalie, aurait été commis par des terroristes soutenus par le Qatar. The Times a publié le 5 août une étude approfondie révélant que la banque Al Rayan, possédée à 70% par des institutions qataries, finance des organisations islamiques anglaises peu fréquentables.

Cet article indique qu’un certain nombre d’organisations sponsorisées par Al Rayan Bank ont vu leurs comptes fermés par les banques traditionnelles telles que Barclays, Lloyds, HSBC ou Natwest. Plus grave, certaines de ces organisations sont maintenant bannies des États-Unis. C’est le cas d’Interparl, soupçonnée d’entretenir d’étroits liens avec le Hamas.

En fait, ce journal anglais nous apprend que nombre de ces associations flirtent avec la ligne rouge. Par exemple Le Islamic Forum Trust serait issu d’un mouvement cherchant à imposer un ordre islamique politique et social en Europe en renversant les « infrastructures sociétales, institutionnelles et culturelles ».

La Mosquée de Londres-Est accueille de sulfureux intervenants comme Haitham al-Haddad, un universitaire salafiste connu pour ses vues homophobes, racistes et suprémacistes. Quant à Peace TV, un autre client de Al Rayan Bank, elle est dirigée par un prédicateur répandant la haine, interdit de territoire au Royaume-Uni, pour avoir proclamé que « tous les musulmans doivent être terroristes ».

L’ancien directeur général de l’Islamic Forum Trust, Sultan Choudhury, n’était autre que le directeur de la branche britannique d’un institut religieux dont les porte-parole et professeurs défendent publiquement le mariage mineur, ou la peine de mort pour adultère ou apostasie.

 

Ce que rapporte The Telegraph

Plus récemment et toujours venant de Londres, le journal The Telegraph a révélé que la commission de surveillance des associations caritatives avait épinglé dans son rapport l’organisme Qatar Charity UK qui reçoit 98% de ses fonds de QCQ (Qatar Charity Qatar) considérée par ses voisins du Golfe comme une organisation terroriste.

Qatar Charity UK distribue annuellement des millions de Livres Sterling aux mosquées en Grande-Bretagne. Tous ses gestionnaires sont liés à QCQ et trois d’entre eux sont directement payés par QCQ.

Qatar Charity UK a changé de nom en 2017, mais a quand même reçu 28 millions de Livres de QCQ en 2017 avant que ces versements baissent drastiquement.

Ce même journal avait déjà révélé en 2017 que le dirigeant de l’association anglaise était un officiel qatari créateur d’un site web appelant à la haine contre les juifs et les chrétiens… ! QCQ fait partie d’une douzaine d’organisations considérées par l’Arabie Saoudite et des alliés comme soutenant le terrorisme.

 

Surveiller les investissements du 7e pays le plus riche du monde

Les liens historiques de la Grande-Bretagne avec tous les pays de la péninsule arabique donnent à notre voisin une position privilégiée dans le recueil d’informations sensibles issues de cette région.

Ces révélations parues en Grande-Bretagne mettent en lumière un phénomène qui ne se cantonne pas au territoire anglais, mais s’étend à l’Europe. Le Qatar, classé en 2018 par le FMI le 7e pays le plus riche du monde en PIB par habitant, investit directement ou indirectement dans des organisations islamiques dans de nombreux pays européens. Loin des discours alarmistes qui tombent souvent dans l’islamophobie, il est important de prendre connaissance de cette stratégie, et de l’encadrer.

Veut-on que des fonds venant du Maghreb ou du Golfe Persique affluent vers les mosquées et associations islamiques européennes, et en écrivent le discours ? Cela n’est pas souhaitable. Il est donc temps qu’un contrôle plus strict soit mis en place, à l’échelle nationale et européenne. Il est nécessaire que les annonces récentes du Président Macron soient suivies d’actions concrètes.

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L’AUTEUR

Gérard Vespierre, est chercheur associé à la Fondation d’études pour le Moyen-Orient (FEMO), président de Strategic Conseils, ainsi que rédacteur du site www.le-monde-decrypte.com

Source : La Tribune, Gérard Vespierre 25-08-2019

05/09/2019

ACCORD NUCLÉAIRE : QUAND L' IRAN RIDICULISE MACRON !

septembre 2019

« Nous annoncerons la troisième étape de l’Iran, qui revêt une grande importance et qui accélérera les activités de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique », a déclaré Rouhani.

Le président iranien Hassan Rouhani a déclaré mercredi qu’il était peu probable que son pays et l’Europe parviennent à un accord sur les moyens de sauver l’accord nucléaire de 2015 et que Téhéran poursuivrait son plan visant à annoncer une nouvelle étape dans la réduction des engagements pris dans l’accord nucléaire , a rapporté la télévision iranienne.

 

«Il est peu probable que nous aboutissions à un résultat avec l’Europe aujourd’hui ou demain. Nous annoncerons la troisième étape de l’Iran, qui revêt une grande importance et accélérera les activités de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AEOI) », a déclaré Rouhani, cité par son chef d’état-major chargé de la communication et de l’information, Parviz Esmaeili, le Mercredi, selon Press TV.

 

L’Iran aurait rejeté l’offre de prêt de 15 milliards de dollars des pays européens visant à protéger l’économie de la République islamique des sanctions imposées de nouveau par les États-Unis à la suite du retrait du président Donald Trump de l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six puissances mondiales, y compris États-Unis sous le président Barack Obama.

Le rejet iranien a été rapporté mercredi matin après que le vice-ministre iranien des Affaires politiques iranien, Abbas Araqchi, ait déclaré mardi aux journalistes que «notre retour à la mise en œuvre intégrale de l’accord sur le nucléaire est subordonné à la réception de 15 milliards de dollars sur une période de quatre mois. ; sinon, le processus de réduction des engagements de l’Iran se poursuivra.»

La France mène des efforts pour sauver l’accord nucléaire. Téhéran a accusé les pays européens de ne pas agir pour sauver le pacte après le retrait de Trump.

La principale violation de l’Iran jusqu’ici pour protester contre la réimposition des sanctions américaines a été de stocker de l’uranium hautement enrichi en vue de se doter d’une capacité militaire. Les partisans de l’accord de 2015 ont déclaré qu’en échange de la levée des sanctions, l’Iran serait empêché de pouvoir construire une bombe nucléaire.

Le ministre des Affaires étrangères Mohammad-Javad Zarif a déclaré que l’accord sur le nucléaire iranien n’était pas encore mort et qu’il était trop tôt pour parler de sa fin, a rapporté l’ Agence de presse de la République islamique d’Irlande (IRNA) , mais que les Européens n’étaient pas en mesure de respecter leurs engagements.

Plan d’action global commun (JCPOA), tel que le pacte nucléaire est officiellement connu.

«Malheureusement, les Européens n’ont pas été en mesure de placer leur argent là où il se trouve.

Ils ont déclaré leur soutien à la JCPOA mais ils ne sont pas prêts à prendre les risques et d’investir afin de maintenir une grande réussite de la diplomatie, » Zarif est cité par IRNA en disant Russia Today mardi.

 

Source:      © Moshé Anielewicz – Europe Israël News

04/09/2019

SYRIE : CES EUROPÉENS PARTIS COMBATTRE DAESCH AVEC LES KURDES .......

Ces européens croyaient être partis soutenir les kurdes contre les djihadistes, mais l'Alliance Atlantique s'en servait pour dépecer la Syrie

Publié par wikistrike.com sur 4 Septembre 2019, 06:39am

Catégories : #Politique internationale

Ces européens croyaient être partis soutenir les kurdes contre les djihadistes, mais l'Alliance Atlantique s'en servait pour dépecer la Syrie

 

Les États-Unis étant convenus avec la Russie que la Syrie ne sera pas dépecée et qu’il n’y aura donc pas de nouvel État (ni le « Sunnistan » de Daesh, ni le « Rojava » du PKK), les anarchistes européens qui étaient partis faire le coup de feu devront rentrer chez eux.

 

Des militants libertaires espagnols, français, anglais, allemand et italiens étaient allés se battre aux côté des mercenaires kurdes de l’Otan en Syrie [1] séduits par le discours « municipaliste libertaire » et les références à Murray Bookchin.

 

Ces jeunes gens croyaient défendre le peuple kurde face aux jihadistes. Rares sont ceux qui ont ouvert les yeux : ils étaient manipulés par l’Alliance atlantique pour créer un État-croupion en Syrie sous couvert d’un pseudo « Kurdistan » (les Kurdes sont un peuple nomade qui s’est fixé en Turquie au XXème siècle.

 

C’est uniquement là que peut être créé leur pays ainsi que l’ont établi la Commission King-Crane et la conférence internationale de Sèvres [2]).

 

Selon la DGSI, environ 25 Français auraient survécu, dont la moitié est déjà rentrée.

 

Ils animent aujourd’hui des groupes d’ultra-gauche qu’ils font profiter de leur expérience de la guerre.

 

Ainsi, selon Médiapart, la DGSI aurait acquis la conviction que l’homme qui a tiré sur un hélicoptère de la gendarmerie lors de l’évacuation de la ZAD (« Zone à défendre ») du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en avril 2018, était déjà un vétéran du « Rojava » [3].

 

Source    http://www.wikistrike.com/2019/09

[1] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

[2] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

[3] « Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement », Matthieu Suc et Jacques Massey, Médiapart, 2 septembre 2019.

ALGÉRIE: L' APRÈS BOUTEFLIKA SE PRÉPARE .....

Algérie, la situation vue du Maroc : « Gaïd Salah emboite le pas à Bouteflika et place son fils au centre du pouvoir de décision »

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Par M’Hamed Hamrouch

Les développements de la situation en Algérie nous ont toujours préoccupés essentiellement pour la France et pour les graves raisons  que l’on peut imaginer et analyser.

Il nous a aussi souvent paru intéressant de lire comment cette situation est vue et rapportée au Maroc, pays voisin et antagoniste où les informations sur l’Algérie sont à portée de main.

L’article qui suit et que l’on lira dans cet esprit a été publié le 2 septembre sur le site francophone en ligne, le360. 

JSF

 

Le tout nouvel homme fort de l’Algérie, le Général Ahmed Gaïd Salah, a pris l’exemple sur Abdelaziz Bouteflika et a propulsé au centre du pouvoir son fils Mourad, tout comme l’avait fait le président déchu avec son frère cadet, Saïd.

Décryptage.

Ahmed Gaïd Salah, on le savait, avait transformé l’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) en « chasse gardée au profit des copains et des coquins ».

Maintenant, il veut placer une OPA de son cru sur les leviers de commande du pouvoir en Algérie au service exclusif de sa progéniture : son fils, Mourad Gaïd.

C’est ce que laissent en tout cas entrevoir les interférences du fils de ce Général 4 Étoiles dans le jeu des chaises musicales auquel ce dernier se livre actuellement, pour renforcer sa poigne autour des leviers de commande.

Un scénario qui a toutefois un arrière-goût de déjà-vu, car tout semble indiquer que le nouvel homme fort d’Alger s’est lancé sur les traces de son prédécesseur, soit le providentiel Abdelaziz Bouteflika, auquel le Général doit par ailleurs une fière chandelle, pour l’avoir sauvé de sa longue traversée du désert et de sa mise à la retraite, en le nommant, en 2004, chef d’état-major de l’ANP, et en 2013, vice-ministre de la Défense.

 

Abrégeons : le Général Gaïd Salah vient de prendre l’exemple de Abdelaziz Bouteflika et entend propulser son fils Mourad au centre du pouvoir, tout comme l’avait fait son ex-mentor pour son frère cadet, Saïd, resté le réel détenteur des clefs du palais Mouradia jusqu’à son incarcération, début mai dernier, un mois après le débarquement de son frère aîné.

 

Mourad Gaïd sur les traces de Saïd Bouteflika… 

Tout comme Saïd Bouteflika, de la même façon, Mourad Gaïd se permet de prendre des décisions relevant normalement des attributions de pouvoirs publics légalement habilités.

Ainsi, « dans le sillage d’un mouvement devant être imminent opéré parmi les corps des Douanes algériennes, Mourad Gaïd a proposé l’un de ses affidés, en l’occurence Fares Bouchama, contrôleur des Douanes à Skikda, pour occuper le poste de Directeur régional de ce corps à Constantine en remplacement du nommé Abdennour Hdadou ou, à défaut, l’élever au rang de Directeur à Skikda», dévoilent des sources concordantes.

 

« Après avoir tenté de faire cautionner cette proposition auprès du Colonel Smaïl Sehroud, Commandant du Groupement régional de la Gendarmerie nationale de Constantine, Mourad Gaïd Salah s’est rabattu sur l’adjudant Abdennour Bounouira, Secrétaire particulier du Général Ahmed Gaïd Salah, qui s’est engagé à tout mettre en oeuvre pour que cette candidature soit validée », révèlent encore nos sources.

 

En guise de reconnaissance, «Mourad Gaïd Salah est allé jusqu’à considérer, dans une démarche opportuniste, que le Secrétaire particulier de son père mériterait un grade plus valorisant », poussant encore l’outrecuidance jusqu’à estimer que ce simple adjudant, préposé au service de son père, serait même « plus efficace » que son géniteur !

En revanche, le fils du Général ne s’est pas empêché de critiquer l’attitude du Colonel Smaïl Sehroud, en le taxant de « laxisme », et en lui reprochant, notamment, de ne pas répondre à ses appels au sujet de la candidature en question.

Et ce n’est pas tout !

Le fils du Général s’évertue à s’immiscer dans la gestion des affaires publiques, allant jusqu’à dicter des consignes à de hauts responsables sécuritaires du pays, comme ce fut le cas lorsqu’il a fait part au chef de la Sûreté de la Wilaya de Annaba (en l’occurrence Kamar Zamane Boubir, fraîchement investi de cette mission) de certaines « recommandations » pour optimiser la sécurité au niveau de sa région, notamment en opérant des changements structurels, au niveau du corps de la police de Annaba. 

En somme, le Général est en train de tisser sa toile autour du pouvoir en se débarrassant des rivaux, militaires ou civils, et en y plaçant ses enfants qui, après les affaires juteuses accumulées à l’ombre du père, sont en train d’investir les rouages du pouvoir. 

Par M’Hamed Hamrouch