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26/04/2022

DÉBORDEMENT DU CONFLIT UKRAINIEN ! QUI ATTAQUE LA MOLDAVIE ,

Qui attaque la Moldavie ?

Publié par wikistrike.com sur 26 Avril 2022, 12:01pm

Catégories : #Politique internationale

 
Qui attaque la Moldavie ?

La présidente moldave a annoncé qu'elle allait réunir, mardi, son conseil de sécurité national.

 

Une décision prise après une série d'explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie.

 

Ces événements font craindre un débordement du conflit en Ukraine dans ce petit pays d'Europe orientale.

Qui attaque la Moldavie ?

La Moldavie craint le pire.

Ce petit pays d'Europe orientale a tiré la sonnette d'alarme, mardi, après une série d'explosions dans la région séparatiste prorusse de Transnistrie.

Face à cette situation, la présidente moldave, Maïa Sandu, a indiqué qu'elle allait convoquer son conseil de sécurité national. 

Dans un communiqué relayé par l'AFP, elle indique qu'elle "va tenir aujourd'hui une réunion du Conseil suprême de la Sécurité en lien avec les incidents dans la région de Transdniestrie (autre nom de la région séparatiste, ndlr)".

La réunion doit débuter à 12H00, heure française.

La dirigeante moldave a indiqué qu'elle tiendra, deux heures plus tard, une conférence de presse.

 

 

Forte dépendance à la Russie


Cette initiative de la présidence moldave montre les inquiétudes du pays d'Europe orientale après les explosions, survenues lundi et mardi, dans la région séparatiste de Transnistrie, soutenue par Moscou.

Mardi, deux détonations ont endommagé une tour radio.

Et lundi, les autorités séparatistes avaient rapporté une attaque au lance-grenades contre un bâtiment officiel dans la capitale régionale Tiraspol.

Si les deux explosions n'ont pas fait de victimes, elles ont renforcé les craintes d'un débordement en Moldavie du conflit qui fait rage dans l'Ukraine voisine. 

La Transnistrie, située notamment à quelques encablures d'Odessa où les combats font rage, s'est autoproclamée indépendante en 1991, mais n'est pas reconnue par la communauté internationale.

La région avait fait sécession avec la Moldavie à la suite d'une brève guerre civile dans la foulée de l'effondrement de l'Union soviétique.

Le territoire compte environ 500.000 habitants.

Il est fortement dépendant de Moscou, qui lui fournit gratuitement du gaz et y a déployé quelque 1500 militaires. 

 

Guerre en Ukraine : Kaliningrad, Transnistrie... Le conflit peut-il s'élargir ?


Les habitants de ce petit État n'ont d'ailleurs jamais caché leur intention d'intégrer la Russie d'une manière ou d'une autre.

La Transnistrie est d'ailleurs prorusse et majoritairement russophone.

Sa ressemblance frappante avec la situation du Donbass avant le conflit en Ukraine est ainsi une source d'inquiétude alors que la présidence moldave s'inquiète de plus en plus d'une possible intervention russe sur son territoire. 

 

https://www.tf1info.fr/international/guerre-ukraine-russi...

 

 

ET AUSSI

 

Tchernobyl : La radioactivité est « absolument anormale » et « très, très dangereuse », déclare le chef de l'AIEAAIEA, "

Publié par wikistrike.com sur 26 Avril 2022, 14:16pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 
Tchernobyl : La radioactivité est « absolument anormale » et « très, très dangereuse », déclare le chef de l'AIEAAIEA, "

En visite à Tchernobyl ce mardi, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré que le niveau de radioactivité était « anormal ». L'Union européenne a, elle, mis en garde mardi contre une nouvelle catastrophe nucléaire en Ukraine.

« Les niveaux (de radioactivité) ont augmenté à certains moments quand les Russes amenaient dans la zone de l'équipement lourd et quand ils sont partis », a-t-il ajouté, soulignant que l'AIEA suivait la situation « quotidiennement ».


Un peu plus tôt, le chef de l'AIEA avait jugé « absolument anormale » et « très, très dangereuse » l'occupation du site de Tchernobyl par l'armée russe, qui a commencé dès le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février et a pris fin le 31 mars.

M. Grossi est accompagné sur place par une équipe d'experts « pour livrer des équipements vitaux » (dosimètres, combinaisons de protection, etc...), effectuer « des contrôles radiologiques et autres ».
Ces experts doivent « réparer les systèmes de surveillance à distance, qui ont cessé de transmettre les données vers le siège » de l'AIEA à Vienne (Autriche) peu après le début de la guerre, a-t-il indiqué.

De son côté, l'Union européenne a mis en garde mardi contre une nouvelle catastrophe nucléaire en Ukraine, 36 ans après l'explosion de Tchernobyl, en raison de l'offensive russe et a demandé à Moscou de s'abstenir de toute action contre les installations du pays.


Les forces russes entrées en Ukraine contrôlent la centrale ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, visée durant l'offensive déclenchée fin février par des tirs d'artillerie qui avaient provoqué un incendie dans des bâtiments annexes et fait craindre une catastrophe.

«  La sûreté nucléaire mise en péril sur notre continent »

« L'agression illégale et injustifiée de la Russie en Ukraine met à nouveau en péril la sûreté nucléaire sur notre continent », ont averti le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell et la commissaire à l'Energie Kadri Simson dans une déclaration commune.


Les deux responsables européens accusent les forces russes d'avoir « endommagé imprudemment les installations » des sites nucléaires attaqués. « L'occupation illégale et l'interruption des opérations normales, notamment en empêchant la rotation du personnel, compromettent le fonctionnement sûr et sécurisé des centrales nucléaires en Ukraine et augmentent considérablement le risque d'accident », ont-ils ajouté.


« À l'occasion de l'anniversaire de l'accident de Tchernobyl en 1986, nous réitérons notre plus grande préoccupation quant aux risques pour la sûreté et la sécurité nucléaires causés par les récentes actions de la Russie sur le site de Tchernobyl », ont-ils insisté.


L'Ukraine compte 15 réacteurs dans quatre centrales en activité, outre les dépôts de déchets comme celui de Tchernobyl.

23/04/2022

L' AIDE MILITAIRE ACCORDÉE À L' UKRAINE ......;

D’où vient l’aide militaire accordée à l’Ukraine

Publié par wikistrike.com sur 23 Avril 2022, 08:15am

Catégories : #Economie, #Politique internationale

En examinant les promesses d’aide militaire à l’Ukraine entre le début de l’invasion russe et le 27 mars, Katharina Buchholz de Statista détaille ci-dessous que le gouvernement américain s’est engagé à fournir de loin le plus d’armes, d’armements et d’autres équipements.

 
D’où vient l’aide militaire accordée à l’Ukraine

Vous trouverez d’autres infographies sur Statista

Près de 4,8 milliards de dollars d’aide militaire ont été promis jusqu’à la date indiquée, selon l’Ukraine Support Tracker du Kiel Institute for the World Economy.

ait en train de préparer un autre paquet d’aide militaire substantiel.

Avec un paquet similaire annoncé à la mi-avril, le nouveau cycle de financement augmenterait l’aide militaire américaine à l’Ukraine de 1,6 milliard de dollars supplémentaires.

 

L’Estonie, qui arrive en deuxième position, a promis beaucoup moins – 240 millions de dollars – dans le délai imparti, mais l’aide militaire promise par le pays représente 0,8 % du PIB de cette petite nation.

C’est beaucoup plus, en termes relatifs, que toutes les promesses des autres principaux donateurs à l’Ukraine, même en combinant les engagements militaires, financiers et humanitaires.

L’engagement combiné des États-Unis d’environ 8,3 milliards de dollars en aide humanitaire et militaire ne représente qu’environ 0,04 % de son PIB.

Les autres principaux donateurs d’aide militaire à l’Ukraine sont le Royaume-Uni, l’Italie, la Suède et l’Allemagne.

L’un des plus grands voisins de l’Ukraine, la Pologne, apparaît plus loin dans la liste, ayant promis très peu d’aide militaire au pays, se concentrant plutôt sur des engagements d’aide financière d’environ 900 millions de dollars, ce qui en fait le deuxième plus grand donateur global à l’Ukraine après les États-Unis.

Le « Ukraine Support Tracker » de l’IfW Kiel enregistre systématiquement la valeur du soutien que les gouvernements de 31 pays occidentaux ont promis à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022.

L’aide militaire, financière et humanitaire qui est publiquement connue est enregistrée dans la base de données.

 

TOUT LE SUD DE L' UKRAINE DANS LES PATTES DE L' OURS ???

Poutine veut s'emparer de tout le sud de l'Ukraine, jusqu'à la Transnistrie, annonce un Général russe

Publié par wikistrike.com sur 23 Avril 2022, 10:07am

 

Catégories : #Politique internationale

 
Carte rêvée de Poutine, plus si affinité

Carte rêvée de Poutine, plus si affinité

Donbass, sud Ukraine, Transnistrie, Un général russe explique enfin ce que désire Poutine, et c'est très inquiétant, ce pourquoi la Moldavie a convoqué l'ambassadeur russe.

 

La Moldavie a convoqué l’ambassadeur de Russie pour protester contre les déclarations d’un général russe affirmant que Moscou voulait prendre le contrôle du sud de l’Ukraine pour avoir un accès à une région séparatiste moldave

Après l’Ukraine, la Moldavie ?

Ce vendredi 22 avril, la Moldavie a convoqué l’ambassadeur de Russie après qu’un général russe a affirmé que Moscou aurait un accès à une région séparatiste moldave après avoir pris le sud de l’Ukraine et le Donbass.

La Moldavie a exprimé sa « profonde préoccupation » auprès de l’ambassadeur au sujet de ces propos du général russe Roustam Minnekaïev, a indiqué le ministère moldave des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Moldavie « considère ces déclarations comme infondées et contradictoires avec le soutien de la Russie à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de notre pays », a poursuivi le ministère.

« La Moldavie est un pays neutre » et appelle Moscou à « respecter ce principe », a-t-il ajouté.

 

Un nouveau casus belli ?

Selon Roustam Minnekaïev, le contrôle du sud de l’Ukraine doit notamment permettre de venir en aide aux séparatistes prorusses de Transdniestrie, qui dirigent depuis 1992 ce territoire de Moldavie frontalier de l’ouest de l’Ukraine.

Une garnison militaire russe s’y trouve déjà.

« Le contrôle du sud de l’Ukraine, c’est également un couloir vers la Transdniestrie, où on observe également des cas d’oppression de la population russophone », a assuré le général Minnekaïev.

Ces déclarations ont de quoi susciter l’inquiétude des autorités moldaves, Moscou ayant justifié son invasion de l’Ukraine en accusant notamment le gouvernement de Kiev de persécuter les populations russophones.

Complexes, les relations entre la Russie et la Moldavie, une ex-république soviétique de 2,6 millions d’habitants nichée entre la Roumanie et l’Ukraine, se sont tendues après l’élection en 2020 d’une présidente proeuropéenne, Maïa Sandu.

La Transdniestrie, qui a fait sécession de la Moldavie après une brève guerre civile dans la foulée de l’effondrement de l’Union soviétique, compte environ 500 000 habitants et est soutenue économiquement et militairement par Moscou.

Elle n’est pas reconnue comme un État par la communauté internationale.

 

Source     https://www.wikistrike.com/2022/04/

22/04/2022

UKRAINE : UN JOURNALISTE FRANÇAIS , LES USA AUX COMMANDE DE LA GUERRE .......

Les États-Unis sont « aux commandes » de la guerre, selon un journaliste français de retour d’Ukraine


Par Paul Joseph Watson − Le 12 avril 2022 −

Source Summit News

Un journaliste français, de retour d’Ukraine après s’y être rendu avec des combattants volontaires, a affirmé sur CNews que les États-Unis sont directement « aux commandes »/ de la guerre sur le terrain.

 


Il s’agit du grand reporter à l’international travaillant pour le Figaro, Georges Malbrunot.

Malbrunot affirme avoir accompagné des combattants volontaires français, dont deux avaient déjà combattu État islamique.

« J’ai eu la surprise, et eux également, de découvrir que pour rallier l’armée ukrainienne, eh bien, ce sont les Étasuniens qui sont aux commandes », affirme Malbrunot.

Grand reporter français de retour d’Ukraine « Les États-Unis sont directement aux commandes de la guerre sur le terrain pic.twitter.com/m5yr7far6N


— no one (@antiwar_soldier) 11 avril 2022

 

En ajoutant que lui-même et les volontaires « avaient failli se faire arrêter » par les Étasuniens, qui ont affirmé être aux commandes, le journaliste a ensuite révélé qu’ils avaient été contraints de signer un contrat « jusqu’à la fin de la guerre ».

« Et qui est aux commandes ? Ce sont les Étasuniens, je les ai vus de mes propres yeux », affirme Malbrunot ; et d’ajouter : « Je pensais être en compagnie des brigades internationales, et je me suis retrouvé face au Pentagone. »

 

Malbrunot fait également mention de la livraison par les États-Unis à l’Ukraine de drones suicides Switchblade, chose évoquée par Lloyd Austin, le secrétaire à la défense des États-Unis dans un tweet révélant que des soldats ukrainiens recevaient un entraînement pour utiliser ces drones à Biloxi, dans le Mississippi.

Lloyd Austin, secrétaire de la défense des États-Unis, parle à des soldats ukrainiens à l’entraînement sur des drones Switchblade à Biloxi, Mississippi avant qu’ils ne repartent aujourd’hui défendre leur pays pic.twitter.com/awUaoySgeH
— Lucas Tomlinson (@LucasFoxNews), 10 avril 2022

En citant une source en provenance des services de renseignement français, Malbrunot a également tweeté que des unités SAS britanniques « sont également présentes en Ukraine depuis le début de la guerre, tout comme des unités Deltas étasuniens. »

La Russie semble avoir parfaitement compris la « guerre secrète » lancée en Ukraine par des commandos étrangers en place dans la région depuis le mois de février.

 

Le Royaume-Uni comme les États-Unis ont affirmé publiquement que pas un seul soldat ne mettrait « pied sur le sol » ukrainien, mais apparemment, une présence militaire étasuno-britannique est sur place depuis le début de la guerre.

« Les sondages réalisés durant la période préparatoire de la guerre ont montré que l’écrasante majorité des Étasuniens veulent que notre gouvernement reste à l’écart, mais nos dirigeants savent mieux faire que tout le monde, et sont plus qu’heureux de risquer une troisième guerre mondiale pour défendre le régime fantoche en place en Ukraine » écrit Chris Menahan

 

Note du Saker Francophone

Ce n’est pas le seul journaliste rentré d’Ukraine et rapportant des choses totalement différentes du discours dominant ambiant en France.

Voir aussi le témoignage édifiant d’Anne-Laure Bonnel, qui en est à poursuivre Libération pour diffamation.

 

Source et Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

21/04/2022

GÉOPOLITIQUE: LES BOMBES SAOUDIENNES TOMBENT SUR LE YÉMEN ! SILENCE ???

 
21.avril.2022 // Les Crises
 

Yémen : Les bombes saoudiennes tombent et les lobbyistes « passent le balai »

 
 

Les bombes saoudiennes tombent sur le Yémen, les lobbyistes de Washington « blanchissent » les dégâts. Le Royaume a dépensé 100 millions de dollars au cours de la guerre de 7 ans pour vous faire croire qu’ils sont tous pour la « paix. »

 

Source : Responsible Statecraft, Nick Cleveland-Stout, Taylor Giorno, Hayden Schmidt
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des médecins du Croissant-Rouge portent le corps d’une victime des frappes aériennes menées par l’Arabie saoudite sur un centre de détention houthi à Dhamar, au Yémen, le 1er septembre 2019. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

Le 26 mars marque le septième anniversaire de la désastreuse guerre au Yémen, qui a fait près d’un demi-million de morts.

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui combat les rebelles houthis, a récemment intensifié ses attaques dans ce conflit déstabilisant qui, avant la guerre en Ukraine, était la pire crise humanitaire au monde.

Tout au long de la guerre, les arguments saoudiens ont « blanchi » les faits sur le terrain. Le Royaume a dépensé plus de 100 millions de dollars en lobbyistes et en spécialistes des relations publiques aux États-Unis pour y parvenir et pour maintenir les ventes d’armes.

Selon un mémoire du Dr Annelle Sheline, chargée de recherche sur le Moyen-Orient à l’Institut Quincy, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a effectué plus de 24 600 raids aériens depuis le début de la guerre en 2015, ce qui souligne la nature asymétrique de la guerre menée au Yémen.

Dans son mémoire, Sheline note que plus de 9 000 civils yéménites ont été tués dans des raids aériens de la coalition saoudienne, contre 59 civils saoudiens tués par des attaques transfrontalières des Houthis – ce qui met un terme au récit selon lequel, d’une manière ou d’une autre, cette guerre est justifiée au nom de l’autodéfense.

Le Yemen Data Project, une organisation à but non lucratif qui recueille des données sur la guerre au Yémen, a constaté que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite avait effectué environ 700 frappes aériennes en février 2022.

Le rythme des bombardements du mois dernier a été plus élevé que n’importe quel mois depuis 2018.

Cependant, la plupart des Américains sont béatement ignorants des transgressions saoudiennes au Yémen et ailleurs, et c’est voulu.

Dans de nombreux cas, les frappes aériennes saoudiennes responsables de la mort de civils ont été précédées ou suivies de points de discussion des lobbyistes saoudiens vantant les améliorations du ciblage, l’engagement des Saoudiens en faveur de la paix ou les efforts humanitaires saoudiens au Yémen.

Depuis des années, le lobby saoudien a amassé une armée de lobbyistes, dont d’anciens membres du Congrès, qui présentent la guerre au Yémen comme une mission humanitaire.

Le 20 janvier 2022, par exemple, Tripp Baird de Off Hill Strategies a distribué une lettre aux bureaux du Congrès qui pointait du doigt les rebelles houthis pour justifier l’escalade.

Baird a fait le lien avec une conférence de presse au cours de laquelle Ned Price, le porte-parole du département d’État, a condamné les attaques des Houthis pour justifier leur réponse massivement disproportionnée.

« Les Houthis soutenus par l’Iran sont responsables de la prolongation des souffrances du peuple yéménite », insiste leur courriel. Baird a conclu la lettre en décrivant l’Arabie saoudite comme « déterminée à instaurer une paix durable au Yémen ». Le lendemain, l’Arabie saoudite lançait une attaque aérienne contre un centre de détention à Saada, qui a fait 91 morts parmi les civils, dont trois enfants qui jouaient dans un champ voisin.

La bombe à guidage laser utilisée dans cette attaque a été fabriquée par Raytheon Technologies.

Quelques jours à peine après l’attentat, le 5 janvier, le PDG de Raytheon a célébré la montée des tensions au Moyen-Orient lors d’une conférence téléphonique sur les résultats avec les investisseurs en déclarant : « Nous voyons, je dirais, des opportunités pour les ventes internationales. »

L’équipe de lobbyistes de Raytheon n’a pas peur de saisir ces opportunités. D’après les informations qu’elle a fournies au quatrième trimestre dans la base de données Senate Lobbying Disclosure, Raytheon a dépensé 2,7 millions de dollars pour faire du lobbying auprès du Congrès sur toute une série de questions, notamment contre une résolution conjointe qui désapprouverait la vente de produits fabriqués par Raytheon au Royaume [saoudien, NdT].

Il ne s’agit pas d’une anomalie. Le 12 mars 2021, une frappe aérienne a tué 18 personnes dans un quartier résidentiel de Maqbanah.

Le 15 mars, soit trois jours plus tard, le cabinet Hogan Lovells a distribué des lettres réaffirmant « l’engagement inébranlable du Royaume pour parvenir à la paix au Yémen », dont beaucoup ont été envoyées par l’ancien sénateur Norm Coleman.

Ce même jour, les frappes aériennes ont connu un pic notable, avec 178 raids aériens et jusqu’à 12 à 15 frappes par raid.

Quelques semaines plus tard, le 7 mai 2021, une frappe aérienne a touché une zone résidentielle, tuant 11 civils à Sirwah.

Le 11 mai 2021, Hogan Lovells a distribué une lettre affirmant que l’Arabie saoudite soutenait une « résolution pacifique du conflit au Yémen ». Même pas une semaine plus tard, une frappe aérienne sur un centre médical a tué sept autres civils.

Les lobbyistes au service de l’Arabie saoudite ont régulièrement diffusé des informations prétendant que le Royaume souhaitait la paix, alors même que les frappes aériennes meurtrières s’intensifiaient, et ils ont trouvé une oreille attentive à Washington.

Alors que le président Biden a un jour qualifié l’Arabie saoudite de « paria », son administration a récemment approuvé de nouvelles ventes d’armes au Royaume et aux alliés de la coalition comme les Émirats arabes unis.

Des déclarations comme celle de Price sont toutes les munitions dont les lobbyistes ont besoin pour faire valoir leurs arguments au Capitole et auprès de l’administration.

Alors que le septième anniversaire de la guerre approche samedi, l’Arabie saoudite veut que vous pensiez qu’elle n’est pas l’agresseur, et elle a payé grassement pour faire passer ce message aux États-Unis.

 

Mais la réalité est très différente du tableau brossé par ces lobbyistes, car les raids aériens de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont tué des milliers de civils, détruit des infrastructures et prolongé le blocus au cœur d’une crise humanitaire qui a fait près d’un demi-million de morts.

Aucune somme d’argent ou aucun lobbyiste ne peut changer cette réalité, mais mettre fin au soutien américain à la campagne dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen le peut.

 

Source : Responsible Statecraft, Nick Cleveland-Stout, Taylor Giorno, Hayden Schmidt, 25-03-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

20/04/2022

EN MER NOIRE , LE MOSKVA COULE AVEC DEUX TÊTES NUCLÉAIRE .....

Le Moskva aurait coulé avec deux têtes nucléaires

Publié par wikistrike.com sur 20 Avril 2022, 08:22am

Catégories : #Politique internationale

 
Le Moskva aurait coulé avec deux têtes nucléaires

 

La partie la plus tordue de l’histoire de « laquelle de ces choses n’appartient pas » se joue cette semaine au fond de la mer Noire, car la Russie pourrait avoir perdu des armes nucléaires lorsque son navire de guerre y a coulé.

En début de semaine, des informations selon lesquelles un navire russe avait été détruit ont circulé dans les médias, suivies par la tentative risible du président Vladimir Poutine de dissimuler l’affaire.

Il semble que la plupart des Américains n’aient pas compris la déclaration des autorités selon laquelle le navire aurait pris feu et aurait coulé pendant son remorquage vers le port.

Hier, le Washington Post a rapporté que le Moskva, un croiseur à missiles guidés, avait été détruit par des missiles ukrainiens.

Les spéculations sur la cargaison du navire ont pris d’assaut Twitter, et les experts en droit et en politique s’inquiètent de la présence éventuelle d’armes nucléaires à bord du Moskva lors de son naufrage.

« Le navire de guerre russe Moskva transportait peut-être deux ogives nucléaires lorsqu’il a été coulé par un tir de missile ukrainien hier. Les informations et les reportages sont contradictoires », a déclaré hier l’avocat Tristan Snell sur Twitter. « C’est une importante affaire à suivre ».

Puissances nucléaires

Selon les estimations, la Russie possède actuellement entre 5 900 et 6 200 ogives nucléaires. Les États-Unis en possèdent 5 500.

C’est important, non pas parce que la Russie a plus d’armes nucléaires, mais parce que les États-Unis en ont déjà trop et qu’ils se font toujours battre. 

Poutine a apparemment menacé les États-Unis et l’Europe, tout comme son directeur de l’agence spatiale Roscosmos.

Compte tenu du nombre élevé d’armes nucléaires et de la violence du pays, il n’est pas exclu de penser que la Russie pourrait tenter de faire exploser quelque chose.

Leurs actions à Marioupol montrent qu’ils ont peu de considération pour la vie des civils innocents, et s’ils capturent la ville, l’armée russe aura un meilleur accès à un emplacement stratégique et logistique central.

Il est difficile d’en être sûr, mais il est possible que la Russie ait de grands projets pour les armes nucléaires.

Maintenant elles dorment avec les poissons.

Traduction de Futurism par Aube Digitale

19/04/2022

LES VRAIS TERRORISTES ! ( STRATEGIKA 51 )

  •  

Les vrais terroristes

 
 

par Strategika 51.

Des personnes qui parlent de décroissance, de dépopulation, de réduire la consommation, de ne plus se laver, de ne plus manger de viande, de s’imposer des restrictions, de se faire inoculer n’importe quelle substance chimique imposée par la propagande, de nier la biologie et bientôt de s’automutiler par conviction idéologique ne sont pas saines d’esprit.

Ces détraqués sont en voie de se transformer en zombies utiles à l’empire du mensonge.

Faut-il les prendre au sérieux ?

Quand le système de domination économique global pouvait se permettre des ressources à bas coût en exploitant sans vergogne les pays les plus pauvres, c’était la mondialisation.

Quand ce système d’escroquerie universelle s’est sabordé pour empêcher l’éventualité d’un monde multipolaire et éviter toute rivalité, cette mondialisation s’est révélée n’être qu’une forme de néocolonialisme 3.0 ou un occidentalisme 4.0.

C’est à ce moment que les cinglés malthusiens, climato-fanatiques et bionégationnistes ont été lâchés dans la nature.

Ce sont donc des outils de second ordre du système d’oppression universelle.

Ce sont donc des terroristes en puissance en attente de mobilisation pour les besoins de l’empire tout comme le sont Azov, Daech, Al-Qaïda, Meta, le front Ennosra, Twitter, Aidar, Praviy Sektor, X, Monsanto, les Femen, l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord), les fausses mouvances néonazies, les gouvernements cryptofascistes d’Europe drapés dans la social démocratie et le socialisme capitaliste, les faux intellectuels va-en-guerre et racistes, etc.

Ils veulent une sorte de grand reset.

C’est un grand nettoyage au kärcher visant cette vermine qu’il faudra initier au plus vite.

Le monde ne s’en portera que mieux.

source : Strategika 51

LES PALESTINIENS ET LES MEUTRES DE JUIFS .......

12/04/2022

UKRAINE : AVEC LES DIFFÉRENTS FRONTS ......

samedi 9 avril 2022

S'adapter pour vaincre

 

 

 

Voici un nouveau rapport de situation militaire générale que j'ai voulu extraire des gangues propagandistes pro-Kiev et pro-russes de plus en plus stupides et mêmes contreproductives pour les parties prenantes qu'elles prétendent soutenir, car lorsque les mensonges et les fantasmes sont répétés de façon caricaturale, ils crédibilisent l'ensemble des pertinences et vérités qui sont exprimées et jusqu'à leurs auteurs.

 

Loin des délires des BFM-TV ou STRAPOL je donne ici quelques données factuelles et opinions personnelles non fantasmées concernant la situation du conflit russo-ukrainien qui a prolongé depuis le 24 février celui du Donbass pour la résolution duquel Moscou a été contraint à choisir l'option militaire.

 

Tout d'abord je rappelle aux excités du bulbe criant "Victoire" ou "Défaite" à la moindre vidéo montrant un kinjal détruisant une caserne ukrainienne ou un Javelin explosant un char russe, que: 

 

  • Nous assistons depuis plus d'un mois au passage brutal d'un conflit asymétrique (Donbass) vers une guerre symétrique de haute intensité, événement historique qui n'était pas survenu depuis près de 80 ans, période au cours de laquelle ont été réalisé des révolutions dans les technologies, tactiques et doctrines militaires. 
  • Jamais une armée attaquant ou défendant voit ses objectifs ou son calendrier se réaliser comme prévu initialement et toujours elle doit varianter ses actions pour durer, (limiter ses pertes humaines et matérielles), et s'adapter aux avantages et faiblesses de l'adversaire pour mieux le vaincre.
  • Un conflit d'une telle amplitude militaire et étendue géographique (qui peuvent encore évoluer) se déroule obligatoirement dans la durée sur plusieurs phases opérationnelles changeantes et sur plusieurs fronts régionaux dissociés, et qui ne peuvent dans leurs situations particulières refléter la situation générale du conflit.

 

Voici la situation générale mise à jour sur la base d'une carte publiée par 
le Ministère russe de la Défense corrigeant à la hausse les élucubrations 
des pro-Kiev et aussi, mais aussi à la baisse celles des pro-russes.

L'Etat major russe a annoncé fin mars réorienter sa stratégie en priorité dans la libération du Donbass, les objectifs de sa première phase opérationnelle ayant atteint ses objectifs principaux qui étaient de casser le potentiel offensif des forces ukrainiennes (centres de commandement, dépôts logistiques, dépôts et usines d'armement, casernes, bases aériennes etc...).

 

Parmi les pertes significatives infligées aux forces ukrainiennes depuis le début des opérations militaires russes, on peut relever à la date du 31 mars : 

  • Environ 30 000 hommes hors de combat (tués, blessés, prisonniers, disparus)
  • 124 avions et 80 hélicoptères, 
  • 345 véhicules aériens sans pilote, 
  • 1 826 chars et autres véhicules de combat blindés, 
  • 195 systèmes de lance-roquettes multiples, 
  • 702 pièces d'artillerie de campagne et mortiers, 
  • 1 704 unités de véhicules militaires spéciaux...
  •  
  • A cela, il faut rajouter les destructions des infrastructures et ressources logistiques.

Qu'en est-il réellement du côté ukrainien ?:

 

  • Sur le plan stratégique, sans conteste les forces ukrainiennes sont à genoux, privées de près de 70% de leurs ressources opérationnelles (plus de 80% pour leur parc aérien) et, pour survivre, sont contraintes de se replier dans les villes,
  • Sur le plan tactique, même si partout les forces ukrainiennes subissent les attaques russes, force est de constater qu'elles ont développé (grâce aux armes de l'OTAN) des résistances mobiles antichars efficaces dans les zones urbaines et boisées,
  • Sur le plan moral, les forces ukrainiennes sont pour le moment toujours debout, bénéficiant d'un énorme soutien politique international et logistique de l'OTAN, ainsi que des succès militaires locaux chantés par une propagande très efficace,
  • Sur le plan mental, même si elles subissent une attrition à terme fatale, les forces ukrainiennes font preuve d'une cohésion combative, et de tactiques fluides et adaptées à un ennemi compact et forcément plus lent que ses groupes mobiles,
  • Sur le plan politique, les opérations militaires russes ont eu pour conséquence certes de désorganiser les structures étatiques mais aussi en retour de provoquer pour le moment un renforcement des sentiments russophobes et le nationalistes ukrainiens existant.
Illustrant cette "température" ukrainienne, la bataille de Marioupol est très significative car, si elle démontre la supériorité des forces russes et républicaines, elle souligne aussi la capacité de résistance, la formation tactique et la préparation logistique des forces de Kiev, aidées par les avantages d'une défense urbaine et le fanatisme des nationalistes constituant leur noyau central.
 
Cependant, si les ukrainiens semblent reprendre du poil de la bête, il ne faut pas se leurrer car ils combattent encore sur les dotations initiales de leur 1er échelon et avec très peu de batailles consommatrices intenses (comme celle de Marioupol) et, vu que leurs réserves stratégiques sont majoritairement détruites, des pénuries fatales risquent d'entamer sérieusement leurs capacités opérationnelles et leur mental.
Nous observons ici cet enthousiasme du défenseur qui constate après le premier assaut qu'il est toujours vivant alors qu'il continue à "pisser le sang" et ce malgré les perfusions des infirmiers de l'OTAN...
 
Aussi l'Etat Major ukrainien cherche t-il au maximum à gagner du temps, dans le fol espoir que l'OTAN finisse par intervenir plus concrètement, même progressivement (zone d'interdiction aérienne, moyens blindés et aériens...) ou tout au moins remplace équipements de combat et logistique stratégique détruits.
 
Nous observons effectivement une aide militaire de l'OTAN de plus en plus importante tant en quantité que en qualité du matériel fourni aux forces ukrainiennes : 
  • Une "stratégie de recomplétement" des stocks soviétiques ukrainiens.
  • Depuis plusieurs années, les anciennes républiques socialistes soviétiques (Pologne, pays Baltes, Roumanie etc...) transfèrent leurs équipements et stocks anciens vers l'Ukraine où l'arsenal encore majoritairement de fabrication soviétique est depuis 2014 est en cours d'usure.
  • Une "stratégie d'équipement" des pays de l'OTAN qui, parallèlement à leurs partenariats de normalisation moderne des organisations, tactiques et procédures militaires ukrainiennes, leur livrent progressivement des systèmes d'armes modernes depuis 2017 et dans une accélération exponentielle inédite depuis la mi janvier 2022, soit 1 mois avant l'offensive russe.
Ici, première vidéo montrant le tir d'un missile 
antiaérien britannique "Marlet" sur un drone
russe "Orlan" par un soldat de la 95ème brigade 
d'infanterie mécanisée ukrainienne (Est Izioum).
 
Ce système antiaérien portatif britannique est un
des plus performants : missile autoguidé, 8 km de 
portée et une vitesse balistique atteignant Mach 1.5
 
A ces 2 manœuvres logistiques se rajoute aujourd'hui l'éventuelle remplacement par les anciennes républiques socialistes soviétiques de matériels de combat ukrainiens détruits  depuis 1 mois, notamment des avions de chasse, des véhicules blindés, des systèmes antiaériens et des missiles balistiques.
 Cette éventualité est confirmée par la mise en œuvre préalable d'une "stratégie de roque" effectuant libérant des matériels soviétiques des pays de l'OTAN par leur remplacement par des matériels occidentaux.
 
 
Et du côté des forces russes ? 
 
Malgré un effectif inférieur en nombre et visiblement une sous estimation des capacités défensives ukrainiennes, les forces russes ont réussi à atteindre une grande partie de leurs objectifs grâce notamment à une stratégie audacieuse fondée sur la rapidité d'attaque, la force de frappe et l'étendue des interventions que personne ne pouvait soupçonner au vu des effectifs modestes déployés au frontières de l'Ukraine (environ 200 000 hommes).
 
Cependant, chaque stratégie ayant son revers, les forces russes sont arrivées depuis environ 10 jours en limite de leurs capacités à progresser plus en avant sur les 5 fronts initialement ouverts (du Nord au Sud: Kiev, Kharkov, Donbass, Zaporodje, Nikolaïev) sans risquer de se mettre en danger dans un étirement de leurs pénétrations à l'avant et de leurs voies d'approvisionnement à l'arrière.
 
A rajouter à cette limite stratégique atteinte les pertes locales subies par les groupes tactiques russes (et qui ont fait les gorges chaudes chez les ukro-atlantistes), notamment autour d'un tissu urbain important en Ukraine, mais qui sont ici le revers tactique logique d'opérations militaires ayant pour leur phase initiale donné une priorité absolue à la vitesse. dans un pays disposant
 
Après 15 jours de "guerre éclair", le front russe s'est donc stabilisé, étiré dans la longueur et fixé autour des villes encerclées et confronté aussi à une résistance ukrainienne inattendue qui, même si elle n'a pas repris l'avantage stratégique se révèle cependant tactiquement efficace dans les zones urbaines ou boisées.  
 
3 options principales s'offraient donc pour l'Etat Major russe :
  1. Soit augmenter ses unité d'assaut en Ukraine, mais en dégarnissant forcément soit d'autres régions militaires de défense soit en entamant une partie de ses réserves stratégiques.
  2. Soit s'arrêter là et négocier la neutralité et l'indépendance de l'Ukraine mais sans avoir vraiment obtenu un avantage militaire écrasant et politiquement exploitable.
  3. Soit réorienter les actions militaires sur des priorités stratégiques, tout poursuivant les bombardements d'objectifs militaires dans tout le pays.

 

Au vu de leurs mouvements d'unités c'est donc la troisième option qui a été choisie par les forces russes, et je pense que la résistance ukrainienne, de toute évidence plus importante que prévue, a obligé Moscou à réorienter sa stratégie rapidement pour s'adapter, tout en gardant l'avantage initial et surtout reprendre l'initiative des opérations, car actuellement autant les russes qui sont dispersés, que les ukrainiens qui sont affaiblis ne peuvent mener que des attaques ponctuelles ou médiatiques (comme le bombardement ukrainien des dépôts pétroliers de Belgorog en Russie) mais en aucun cas des offensives majeures.

Pour illustrer cette guerre d'attrition menée par les forces russes depuis le 24 février sur les ressources militaires ukrainiennes, pour la seule journée du 9 avril 65 installations militaires ont été ciblées dans toute l'Ukraine, jusqu'à la frontière polonaise (dont 4 postes de commandement et centres de communication, 3 entrepôts logistiques, et 41 points de concentration d'équipements militaires).

Pour résumé, le rapport de forces terrestres (sachant que les unités en défense urbaine ont l'avantage du terrain) ne permet pas à l'une des forces en présence de bousculer la ligne de front générale, d'où la choix de Moscou de concentrer ses efforts sur le Donbass pour y obtenir des victoires décisives.

Voyons rapidement du Nord au Sud les différents secteurs du front (Kiev, Kharkov, Donbass, Kherson).
 

1 / Sur le front de Kiev à Soumy

Toute campagne militaire est émaillée de victoires et de défaites, de réorientations et abandons, en fonction des objectifs qui doivent s'adapter à l'évolution des actions et réactions permanentes. Le  changement de situation observé dans le secteur de Kiev au cours de la dernière semaine de mars est l'exemple de cette nécessité impérieuse de s'adapter pour vaincre qui a commandé à l'Etat Major russe de replier ses unités pour éviter cet enlisement que tous les ukro-atlantistes appellent de leurs fantasmes.

 

 

De toute évidence l'armée russe a atteint de nombreux objectifs dans ce secteur autant qu'elle a rencontré des problèmes rédhibitoires à son maintien dans ce secteur sans y augmenter drastiquement ses moyens.

L'étendue de la zone urbaine de Kiev (plus de 850 km2) pour être conquise et même seulement encerclée nécessiterait d'y engager des forces modernes ou parmi les réserves stratégiques, ce que ne veut pas faire l'Etat Major russe pour le moment.

Donc, dans les zones conquises à l'Ouest de Kiev, les forces russes, après avoir  détruit la majorité du potentiel offensif de Kiev replient en ordre vers le Belarus plusieurs groupes tactiques interarmes pour se reconstituer avant un redéploiement vers d'autres secteurs, notamment Kharkov et le Donbass.

La priorité des forces russes dans le secteur de Kiev ayant été atteinte, elles ont réussi à se retirer grâce au contrôle maximum des axes routiers qui pouvaient être utilisés par les forces ukrainiennes (E95 menant à Tchernigov, H7 menant à Soumy, les routes d'approvisionnement venant de Poltava ou Dnipropetrovsk; mais aussi les axes nécessaires à leurs propres ravitaillements et mobilite comme par exemple les routes Sud/Nord qui passent par Gostomel et Ivankiv (Ouest Kiev)

Le fait est que l'Etat Major russe, en dressant un bilan positif des destructions réalisées, a jugé plus opportun militairement, pour relancer une dynamique ailleurs, de redéployer ses unités du secteur Nord vers d'autres secteurs après leur recomplétement en Russie ou pour certaines peut-être en Belarus. 

Les forces de Kiev, malgré une incapacité à mener des contre offensives en raison des destructions subies et des opérations en terrain ouvert à cause de la supériorité aérienne russe à l'Est du Dniepr, peuvent néanmoins réaliser des attaques limitées dans le temps et dans l'espace contre des unités blindées russes engagées dans les zones urbaines ou boisées entourant la capitale ukrainienne.

 

Ici ,on peut observer des exemples de cette "techno-guérilla" 
mise en œuvre aux abords des villes mais aussi des forêts 
limitrophes par des petits groupes mobiles antichars en 
véhicules légers ukrainiens opérant avec l'appui de drones.
 
Ces harcèlements terrestres ukrainiens sur les flancs d'une offensive russe arrêtée pouvant devenir à terme une attrition dangereuse, l'Etat Major russe,  qui veut garder ses principales forces de combat en réserve, a donc décidé de quitter ce secteur tout en poursuivant la destruction des dernières ressources offensives de Kiev pat ses bombardements aériens. 

 

Tous les observateurs attestent d'ailleurs d'une retraite contrôlée et sécurisée et non d'une débâcle telle que celle décrite par la propagande occidentale pour accréditer le double mythe de forces ukrainiennes reprenant l'initiative des combats jusqu’à des contre offensives et de forces russe paniquées  commettant des crimes de guerre dans leur prétendue débâcle (voir l'article précédent sur Boucha).

Il est significatif de noter que le retrait des groupes tactiques russes du secteur Nord intervient le lendemain de la rencontre diplomatique entre Kiev et Moscou en Turquie (le 29 mars). L'intention du Kremlin était donc sans nul doute de faire une démonstration de bonne volonté concernant un règlement diplomatique du conflit.

Cependant le théâtre tragique de Boutcha mis en scène par les ukro-atlantistes a saboté toute possibilité d'un dialogue pouvant naître de ce retrait militaire.

Dans ce changement de stratégie russe opéré sur le front Nord (entre Kiev et Soumy), si Moscou garde l'initiative des opérations militaires et le bénéfice des destructions logistiques importantes réalisées paralysant le potentiel offensif des forces ukrainiennes (et qui continuent chaque jour !), force est de constater que de son côté Kiev transformera cette nouvelle situation en victoire militaire, grâce  à un guerre politico-médiatique dans laquelle les ukro-atlantistes ont nettement l'avantage sur une stratégie de communication russe désuète jusqu'à être momifiée et qui ne s'appuie que sur des communiqués officiels caricaturaux et simplistes..

 

2 / Sur le front de Kharkov 

En attendant le redéploiement de leurs groupes tactiques du front Nord (et probablement de renforts) les forces russes ont stabilisé le front autour de Kharkov tout en se retirant des zones forestières et urbaines où, sous leurs couverts, les groupes mobiles ukrainiens menaient une stratégie d'attrition usante.

 


Les opérations militaires majeures de ce front Ouest du conflit se situent dans le secteur de Izioum qui est le point d'appui central (protégé à l'Ouest par Balaklia) à partir duquel est menée l'offensive vers Slaviansk et Kramatorsk, qui sont un secteur vital:

 

 

  • pour le corps de bataille ukrainien dans le Donbass qui y a même son Etat Major (aérodrome de Kramatorsk) et ses forces de réserve, 
  • pour les routes d'approvisionnement qui alimentent leur première ligne depuis Poltava et Dnipropetrovsk et la liaison vers les front de Donetsk et de Severodonetsk,
  • pour le secteur de Severodonetsk et Lisichansk qui sont des résistances urbaines efficaces tant qu'elles ne sont pas encerclées par une percée venant d'Izioum.
Il faut noter ici que la configuration du secteur d'Izioum à Severodonetsk, en plus des zones urbaines nombreuses et denses rend plus difficile les opérations militaires offensives car le terrain y est plus accidenté et boisé, ce qui est propice à des lignes de défense naturelles et des tactiques de guérilla antichar. 
 
Au Nord du Donbass, la région de Kramatorsk- Izioum
contraste avec la steppe ouverte émaillée par de grandes 
cités industrielles, Ici, la Nature barrée par le thalweg de la 
Severodonetsk est cloisonnée par des collines et des bois
 
Du côté russe nous trouvons notamment la 1ère armée blindée de la garde dont les groupes tactiques ont sans doute été renforcés suite aux retours d'expériences du premier mois d'opérations au cours duquel les zones urbaines se sont imposées comme principal champ de bataille.
C'est principalement pour ces batailles urbaines à venir (Slaviansk, Kramatorsk...) que minimum 3 divisions d'infanterie sont venues renforcées cette 1ère ABG (106e parachutiste, 144e et 3e motorisées ). 
 
En face les ukrainiens ont déployé plusieurs brigades d'infanterie dont 3 brigades d'assaut par air (95e, 79e, 81e) qui sont des brigades mécanisées, 1 brigade parachutiste (25e) et 1 brigade motorisée (57e). A ces unités régulières il faut rajouter des bataillons de défense territoriale, des unités du Ministère de l'Intérieur, des unités nationalistes. 
 
Ici également l' "Ukrop" applique la stratégie de la terreur !
 
Alors que de nombreuses unités ukrainiennes montrent dans leur défaite leurs capacités à se battre honorablement, force est de constater que l'appareil politico-militaire des forces ukrainiennes et ses bataillons spéciaux néo-nazis poursuivent un terrorisme monstrueux vis à vis des populations pro-russes du Donbass contre lesquelles leur lâcheté criminelle dirige leur pulsions psychopathes, :
 
Bombardement des populations de Donetsk, de Yasinovataya, de Makeevka, massacre au missile Tochka U à la gare de Kramatorsk, tout cela bien sûr avec le soutien complice des occidentaux dont la russophobie hystérique relaie aussitôt sans analyser les inversions accusatoires désignant Moscou comme l'auteur de ces crimes de guerre. 
 
Sur ce front Nord du Donbass, au Nord de Severodonetsk, les forces ukrainiennes s'attaquent désormais aux dépôts chimiques situés dans les secteurs urbains. 
 
Avant de se replier, les soldats (peut-on vraiment les
appeler ainsi ?) ukrainiens font exploser à Zarya un
dépôt d'acide nitrique à proximité des populations.
 
C'est déjà dans ce secteur d'Izioum que se déroulent depuis la mi mars les combats les plus violents en dehors de ceux qui déroulent dans les villes.
Et les efforts réalisés par les forces russes pour obtenir une rupture du front ukrainien en direction de Barvinkove montrent bien la volonté pour l'Etat major russe de couper les axes de ravitaillement entre le Dniepr et Kramatorsk et, d'amorcer un encerclement du corps de bataille ukrainien articulé autour de Slaviansk et Kramatorsk à l'Ouest, Severodonetsk et Lisichansk à l'Est.
 
Participant à cette manœuvre russe d'encerclement par l'Ouest, les forces républicaines du 2e Corps d'Armée (Rép. Pop. de Lougansk) mènent également des attaques vers Rubijnoe et Artemovsk pour rompre le front et fixer les forces ukrainiennes (79e et 95e brigade d'assaut aéroporté notamment).

3 / Sur le front du Donbass 

Pour des raisons de lisibilité de la carte, je n'ai pas reporté toutes les unités militaires engagées
mais uniquement les principales, renvoyant à la carte précédente pour celles du secteur d'Izioum.
 
 
Ce secteur du front, qui est déjà sous les projecteurs avec la bataille de Marioupol, va certainement devenir le théâtre d'opérations le plus actif des prochaines semaines ce qui n'exclut pas de nouvelles opérations autour de Kherson au Sud ou Kharkov au Nord.
 
La libération de la totalité des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk est en effet devenue la priorité des Etat Majors militaire mais aussi politique russes:
  • Dans le Donbass, les forces ukrainiennes ont concentré leur corps de bataille le plus important (150 000 hommes en février). Sa destruction sera une victoire militaire,
  • La libération du Donbass, et vraisemblablement son rattachement à la Russie placera la Russie dans une position de force lors des négociations diplomatiques ultérieures,
  • Cette guerre a commencé en 2014 avec les opérations militaires ukrainiennes contre les populations de Donetsk et Lugansk. Leur libération sera une victoire psychologique.

 

Sur le front du Donbass, les forces russo-républicaines, malgré des pertes importantes poursuivent avec les forces russes leurs progressions, repoussant les forces ukrainiennes qui ici aussi tentent de s'accrocher dans les zones urbaines ou les reliefs boisés.  

 

Voilà comment les "envahisseurs" russes sont 
accueillis dans le Donbass : "Nous sommes avec 
vous, nous prions pour vous" disent ces habitants
aux soldats russes tout en apportant des présents 
mots d'encouragement et produits alimentaires.

 

 

 

Au total, les pertes des forces ukrainiennes sur le front du Donbass s'élèvent à environ 18 000 tués, blessés, prisonniers et disparus (soit plus de la moitié de leurs pertes globales (30 000) pour un effectif particulier de 60 000 combattants des 24 unités d'assaut de l' "Opération des Forces Conjointes".

Aujourd'hui les forces ukrainiennes ne disposent plus dans le Donbass de réserves opérationnelles qui leur permettraient de mener des actions offensives sans abandonner au préalable des secteurs du front.

Dans la République Populaire de Lougansk

Aujourd'hui, environ 95% de la République Populaire de Lugansk ont été libérés grâce notamment au caractère essentiellement rural composé majoritairement de petits villages difficiles à défendre des zones occupées par les forces ukrainiennes.

La progression des forces républicaines a ralenti en arrivant sur les zones urbaines de Severodonetsk et Lissichansk et le relief boisé de la rivière Severodonetsk, où les ukrainiens, bénéficiant de la logistique renforcée et proche venant de l'Ouest via Kramatorsk. 

La nécessité d'engager un encerclement large de ce secteur à partir du Sud du front de Kharkov (secteur d'Izioum) apparait comme la stratégie en cours des forces russes et républicaines.

 

Cette stratégie d'encerclement a plusieurs objectifs : 

 

  • Couper les lignes d'approvisionnement logistiques venant de Dnipropetrovsk et maintenant sous perfusion (même très amoindrie) le corps de bataille ukranien,
  • Provoquer un effondrement du dispositif ukrainien dans le Donbass (Kramatorsk étant le pivot Nord de sa ligne de front comme Marioupol était son pivot Sud),
  • Engager une jonction avec les forces venant du Sud (qui seront libérées par la chute de Marioupol pour un chaudron large enveloppant le secteur de Donersk-Gorlovka,
  • Ouvrir la route vers le Dniepr, notamment vers Dnipropetrovsk mais aussi Poltava au Nord par où transitent beaucoup des approvisionnements vers Kharkov.

 

 

Dans la République Populaire de Donetsk

 

Aujourd'hui, environ 55 % de la République Populaire de Donetsk ont été libérés essentiellement dans le Sud, là aussi une région essentiellement agricole et composée de petits villages dans un environnement naturel plat et ouvert, mais on observe ici aussi un ralentissement de la progression des forces russo-républicaines qui aujourd'hui sont concentrées sur l'achèvement du contrôle de Marioupol où il ne reste plus que 2 à 3000 ukrainiens, bientôt à cours de moyens et repliés dans moins de 10% de la ville (principalement dans la zone industrielle d'Azovstal, près du port).

 

Vue de Marioupol du secteur de l'embouchure de
la Kalmius avec la zone industrielle d 'Azovstal

 

Le deuxième secteur "chaud" est le front de Donetsk où les forces républicaines avec ici aussi un appui feu significatif des forces russes mènent une pression offensive sur les forces ukrainiennes qui continuent de mener des campagnes de bombardements meurtriers sur les zones résidentielles de Donetsk, Makeevka, Gorlovka...

Comme sur l'ensemble des fronts on observe ici aussi une stratégie de repli ukrainien dans les zones urbaines, fortement fortifiées depuis 8 ans de guerre, comme ici les villes de Marinka et d'Avdeevka au Sud Ouest et Nord de Donetsk.

Ces batailles urbaines sont des minotaures de la guerre moderne comme en témoigne les pertes subies depuis 1 mois par le corps d'armée de la République Populaire de Donetsk (plus de 700 tués et 3000 blessés) et imposent aux Etats-Majors à la fois d'y concentrer des forces importantes et de les manœuvrer avec la plus grande prudence. 

La difficulté, qui n'est pas insurmontable, est multiple :

 

  • Encore une dizaine de villes importantes à libérer dans le Donbass (2 en RPL et 8 en RPD), dont certaines sont des sites industriels sensibles, 
  • Usure du corps de bataille républicain dont les effectifs aguerris sont insuffisants pour mener en même temps plusieurs batailles urbaines,
  • Augmentation des fortifications des villes par des forces ukrainiennes motivées par la résistance honorable de la garnison de Marioupol,
 
D'où la décision de l'Etat Major russe de réorienter sa stratégie en donnant priorité à la libération du Donbass, tout en poursuivant la destruction aérienne des ressources logistiques et potentiels de combat des forces ukrainiennes.
 
La couverture aérienne russe au dessus de la région
de Donetsk est de plus en plus importante, pour pouvoir
riposter rapidement aux bombardements ukrainiens sur
les civils opérant depuis des positions de tir éphémères  
 
Même si sa résistance est sans conteste un important stimulant pour la résistance nationaliste ukrainienne (je ne serai pas surpris si une "division Azov" renait des cendres du régiment éponyme dans quelques semaines), la libération de Marioupol va certainement être un tournant dans l'évolution des opérations militaires.
Et la stratégie politico-médiatique actuelle des ukro-atlantistes cherchant à accuser les forces russes de crimes de guerres (souvent organisés par les "ukrops" eux mêmes) montre bien la volonté urgente et prioritaire d'augmenter les sanctions économiques anti-russes mais aussi et surtout l'engagement logistique de l'OTAN qui voudrait compenser les pertes matérielles subies par Kiev.
 
"Soldat" ukrainien blessé et soigné dans un hôpital républicain, bien sûr pour illustrer
à la fois la barbarie des pro-russes et le fait qu'ul n'y a pas de nazi en Ukraine 

 

 

 

4 / Sur le front de Kherson

 

Lorsque le 24 février dernier les forces russes ouvrent un front Sud à partir de la Crimée, elles s'engagent dans 2 directions : à l'Ouest vers Kherson sur la route d'Odessa et à l'Est vers Melitopol sur la route de Zaporodje, prenant rapidement le contrôle de ces 2 villes majoritairement pro-russes et progressant même jusqu'à à la rive gauche du Dniepr.

Comme dans le secteur Nord (Kiev), les forces russes se sont repliées sur des positions sécurisées pour mieux pouvoir concentrer leurs efforts sur les opérations dans le Donbass.

On peut noter que la ligne de retrait occidentale actuelle correspond à la limite de l'oblast de Kherson, une région qui permet de réaliser la continuité territoriale entre la Crimée et le Donbass.

Comme dans les autres secteurs, les forces aérospatiales russes continuent la destruction méthodique des bases, dépôts et concentrations de matériels ukrainiens.

Au cours de ces campagne de "démilitarisation de l'Ukraine", les forces russes ont poursuivi leurs bombardements sur la base navale d'Ochakov qui est un centre des forces spéciales ukrainiennes et leur centre principal de formation, encadré par des SAS britanniques estimés avant février à environ 200 à 300 "instructeurs" et "conseillers militaires".

Plusieurs sources évoquent, comme à Marioupol, la destruction de plusieurs membres des SAS, restés à Ochakov, contrairement aux déclarations de l'OTAN déclarant début février l'évacuation de son personnel de l'Ukraine.

Kherson est aujourd'hui sécurisé avec notamment l'arrestation de plusieurs leaders du "Secteur Droit" qui voulaient y mener des opérations clandestines.

Plus à l'Ouest le port d'Odessa qui est la base logistique de Nikolaïev se prépare à un débarquement russe quelque part dans sa région, et à cette fin, la Grande Bretagne va fournir incessamment sous peu des systèmes de missiles anti navires aux forces ukrainiennes (confirmé par Boris Johnson à Kiev le 9 avril).

J'ouvre ici une parenthèse à l'intention des pseudos experts qui ont annoncé que les aides militaires "high tech" de l'OTAN aux forces ukrainiennes ne peuvent être immédiatement opérationnelles à cause des délais nécessaires à la formation de leurs servants.

Ce genre d'expertise relève tout simplement d'une naïveté déconcertante car il est plus que probable que, derrière de fumeuses vidéos montrant des acteurs en uniforme ukrainien à l'écoute d'instructeurs de l'OTAN sur des champs de tir étasuniens ou britanniques, des servants de l'OTAN accompagneront la livraisons des armes pour qu'elles puisent être engagées immédiatement sur le front :

 

  • Pilotes des drones kamikazes qui resteront incognitos dans des cabines opérationnelles en Pologne ou même aux Etat Unis,
  • Servants des systèmes de missiles antiaériens ou antinavires qui auront été mis en disponibilité le temps d'un contrat dans des Sociétés Militaires Privées ukrainiennes...
 

 

 

En conclusion

 

 
La "guerre éclair" initialement lancée par les forces russes contre les forces ukrainiennes a désormais passé le relais à une guerre d'épuisement des ressources militaires et politiques ukrainiennes sous perfusions occidentales (armes, économie, politique, propagande).
 
Dire que les russes ont déjà gagné ce conflit est aussi stupide que de prétendre que les ukrainiens leur infligent des défaites écrasantes, car chaque terrain abandonné par l'Etat Major russe correspond à une réorientation des opérations militaires et non à une reconquête ukrainienne qui n'en a plus les moyens.
 
Du côté russe, les efforts se concentrent sur le Donbass et le soutien aux forces républicaines libérant leurs territoires encore occupés par les forces de Kiev.
Mais, même avec le meilleur appui russe, finaliser la libération de la République Populaire de Donetsk va demander encore du temps (plusieurs mois je pense) car les forces ukrainiennes ont adopté une stratégie défensive urbaine à dominante antichar qui leur permet, même avec peu de blindés, d'artillerie et aucune aviation de résister dans des villes que Moscou cherche au maximum à épargner à cause des civils y restant.
 
Du côté ukrainien, on ne peut que constater une résistance honorable des forces militaires et politiques atlantistes, surtout grâce aux soutiens occidentaux et aux formations, renseignements et armements de l'OTAN qui leurs permettent à défaut de pouvoir renverser l'avantage militaire, de mener une techno guérilla antichars à partir de villes fortifiées, de terrains accidentés et de zones boisées.
Mais l'usure du corps de bataille ukrainien ne saurait être compensé par la stratégie d'équipement des pays de l'OTAN, pour la simple raison que toute guerre se fait d'abord avec des hommes.
 
Quant aux pertes "significatives" que les propagandistes agitent de part et d'autre du front, je dirai qu'elles sont la conséquence normale d'un conflit symétrique et de haute intensité au cours duquel sont mises en œuvre des armes de destruction modernes.
 
Tant du côté de la Russie que du côté de l'Ukraine où la guerre s'annonce plutôt longue, on ne peut que constater l'actualité de la triade de Clausewitz lorsqu'il décrivait les 3 dimensions psychologique de la guerre :
  • La "Raison", incarnée par le Politis qui décide de la conduite de la guerre,
  • La "Passion", incarnée par le peuple qui subit mais aussi soutient l'effort de guerre, 
  • L' "Honneur", incarné par l'armée qui se bat jusqu'au bout quelle qu'en soit l'issue.
Et la bataille de Marioupol illustre bien cette triade dans des actes héroïques et dramatiques menés de chaque côté du front et que l'Europe croyait confinés dans ces livres d'Histoire.
 
C'est pour ces raisons, en plus des enjeux stratégiques et menaces existentielles que pour tous représente l'Ukraine, qu'une guerre totale arrive au galop pour bousculer la dictature capitaliste mondialiste et, je l'espère réveiller les consciences européennes (sur ce point particulier, c'est pas gagné !).
 
Par Erwan Castel 
 
A court ou moyen terme, voici l'avenir des soldats des forces
armées ukrainiennes, sacrifiés sur l'autel des intérêts de l'OTAN.
 
A moins qu'un nouveau pouvoir à Kiev restaure l'indépendance 
réelle de l'Ukraine et l'engage vers la neutralité et la réconciliation.
 

Quoiqu'il en soit, les terres de Crimée et celles du Donbass sont 
définitivement retournées au sein de leur mère patrie russe et 
avec elles, j'espère toute la Novorossiya bientôt libérée !