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26/10/2021

TRUMP ET SON NOUVEAU MÉDIA SOCIAL ! " TRUTH " !

 

Truth : le nouveau média social de Trump sera-t-il utile ?

14406096347_9a3c83b3a0_z.jpgTrump lance son propre réseau social, et voilà pourquoi c’est une idée à la fois excellente et nécessaire.

 

par h16

Ce qui devait arriver arriva : Trump décide de prendre le taureau des réseaux sociaux par les cornes (et de le retourner à son profit ?) en développant sa propre plateforme sociale sur laquelle il espère bien attirer le maximum de célébrités et d’influenceurs…

Le constat qui a poussé le précédent président américain à créer ainsi un concurrent direct des réseaux existants est résumé par une phrase simple, proférée par Trump lui-même :

« Nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter, alors que votre président américain favori a été réduit au silence. »

Et si l’on peut arguer des raisons ayant poussé Facebook ou Twitter à bannir le 45ème président américain, il n’en reste pas moins qu’effectivement, ce dernier n’a plus le droit de s’exprimer officiellement sur ces plateformes.

Partant de là, ce n’était qu’une question de temps avant que celui qui a toujours été un homme d’affaires très médiatique entreprenne de résoudre son problème d’une façon tonitruante.

Le voilà donc lancé dans la mise en place d’un nouveau réseau concurrent, dont le nom serait Truth Social et qu’il espère lancer le mois prochain.

Le financement ne devrait pas poser de problème au vu du succès de la levée de fonds effectuée au travers d’une société spécialisée (SPAC) qui a déclenché une véritable ruée de petits investisseurs pariant sur le succès de l’ex-président américain.

Officiellement, la plateforme sociale entend « se dresser contre la tyrannie de Big Tech » (selon les propres termes de Trump) ce qui pourrait se traduire de différentes façons ; il faudra se contenter de juger sur pièces une fois la plateforme lancée et accessible.

Indépendamment de son but affiché ou réel, il convient de se réjouir de cette nouvelle : l’arrivée d’une nouvelle plateforme apparaît en effet fort nécessaire dans le paysage médiatique et cyber-social actuel, notamment car il en va clairement de la pluralité réelle de l’expression des opinions sur internet.

Force est de constater que les réseaux sociaux font actuellement tout pour éliminer ce qui ne correspond pas à l’opinion qu’ils entendent mettre en avant, qu’on appelle ça « politiquement correct » ou autre chose : les fameux « standards de la communauté » (sur Facebook ou Twitter) sont en effet un paravent pratique (et jamais clairement édicté) permettant d’éliminer tout échange, toute information ou opinion contrevenant à la ligne éditoriale choisie par les équipes de ces plateformes, quoi qu’on puisse penser de cette ligne.

Du reste, il est bon de rappeler que l’élimination des opinions et des informations jugées incorrectes est un droit dont disposent entièrement les propriétaires de ces outils informatiques : après tout, l’utilisateur qui ne paye pas (il est donc le réel produit de ces plateformes qui revendent les données) n’a pas de droit spécifique à se plaindre de l’éventuel biais et des interdictions ou bannissements ainsi introduits.

Nous savons donc que tous les réseaux sociaux chercheront à policer au maximum l’expérience de leurs utilisateurs, dans un sens qui n’a pas été choisi par ces derniers mais par leurs algorithmes, eux-mêmes dessinés et paramétrés par des humains aux idéologies et aux opinions bien spécifiques.

Goûtons malgré tout à l’ironie du sort puisqu’au final, même les biais pourtant algorithmiquement imposés ne parviennent pas à camoufler une certaine réalité : malgré ses filtres et ses orientations politiques, Twitter semble ainsi « pencher à droite » (on pourra pouffer de cette « révélation »)…

Ici, on ne pourra s’empêcher de noter que ce sont des entreprises extérieures qui classent les éléments (tweets, informations politiques, politiciens…) comme étant de droite ou de gauche, ce qui rend déjà l’objectivité de ce classement discutable.

Mais surtout, l’idée ne semble pas effleurer Twitter (ou le rédacteur de l’article lié) que les individus sont maintenant majoritairement à droite ou plus probablement que plus en plus d’opinions sont estimées comme étant de droite alors qu’elles auraient été considérées comme de centre ou à gauche il y a encore quelques années.

Ceci tend à prouver le biais un peu trop clairement à gauche des médias et de ceux qui, justement, établissent les critères et les jugements.

Autrement dit, malgré des algorithmes clairement en faveur de certaines thèses, malgré la suppression active (ou cancel culture) appliquée sur un nombre croissant d’intervenants de ces plateformes, l’analyse elle-même biaisée montre que les utilisateurs sont finalement bien moins à gauche que ce qu’algorithmes et politiques de suppression tentent de faire croire.

Dans ce contexte, l’arrivée d’une nouvelle plateforme permettra de mesurer l’écart réel à la réalité : avec des algorithmes et des biais différents, et, qui sait, la suppression de certains intervenants, peut-être aurons-nous une image à peu près fidèle en agglomérant les données de Facebook, de Twitter et du futur Truth Social ?

Une autre raison de se réjouir de l’arrivée d’une nouvelle plateforme est l’aspect particulièrement étouffant des restrictions maintenant en vigueur sur les plateformes existantes qui ont, de fait, bien besoin d’une solide concurrence pour ramener un peu de bon sens dans leurs suppressions et interdictions de contenu souvent arbitraires (ou pour le dire moins gentiment, carrément idiotes).

Certains sujets sont en effet devenus impossibles à aborder, quelques mots suffisant à déclencher de l’urticaire chez les utilisateurs et les algorithmes :

crayola negro

Pire : certains contenus parfaitement licites, culturellement indispensables, deviennent inaccessibles sur ces plateformes. C’est le cas d’œuvres exposées dans les musées de Vienne, dont certaines représentent des nus célèbres, qui sont régulièrement bannies à tel point que ces musées ont été obligés d’ouvrir une page OnlyFans

On le comprend : oui, Trump va avoir son réseau et à tout bien y réfléchir, c’est tant mieux.

Ou bien il choisit la même voie que les autres réseaux sociaux, consistant à peser lourdement sur ce qu’on veut voir publié, quitte dans ce cas à obtenir un réseau social penchant nettement vers la droite conservatrice par exemple.

Dans cette hypothèse, ce sera le pendant des réseaux existants, et pourra être vu comme un simple rééquilibrage du paysage cyber-social global

. Si l’on est sincèrement ouvert à la liberté d’expression et qu’on souhaite vraiment le développement et l’argumentation de toutes les idées, rien que ceci est déjà souhaitable.

Mais Trump et son équipe peuvent aussi choisir au contraire de laisser ce réseau trouver sa propre orientation, en garantissant un ton et une liberté d’expression réelle, solide et totale. Là encore, ce serait une excellente chose qui lui permettrait peut-être de devenir une référence en la matière sur internet.

Enfin n’oublions pas qu’un medium, quel qu’il soit, reste un point de défaillance unique pour le producteur d’information qui ne peut pas tout miser sur ce genre de passerelles de diffusion.

C’est une des raisons qui amènent à aider la concurrence de ces réseaux entre eux et surtout, favoriser les mediums de diffusion non centralisés garantissant une véritable liberté d’expression.
—-

Sur le web    https://www.contrepoints.org/2021/10/25/409517-

 

Par h16

h16free.com

25/10/2021

VIVRE AU PAKISTAN ! L' ISLAM RELIGION DE PAIX ET D' AMOUR ???

24/10/2021

DONALD TRUMP LANCE LE NOUVEAU RÉSEAU SOCIAL ......

 

États-Unis. Donald Trump lance un nouveau réseau social pour donner la parole aux « voix dissidentes »

 
 

A LA UNE

Impossible de remporter une victoire politique sans victoire médiatique au préalable : c’est le constat qui a incité l’ancien président américain Donald Trump à lancer son propre réseau social afin d’offrir un support de liberté aux « voix dissidentes ».

Donald Trump annonce le lancement d’un nouveau réseau social

Le 20 octobre 2021 va-t-il marquer un tournant dans l’histoire des réseaux sociaux ?

C’est en effet à cette date que l’ancien président des États-Unis Donald Trump a annoncé dans un communiqué qu’il lançait son propre réseau social dénommé « TRUTH Social ».

Cette nouvelle plateforme appartiendra au groupe Trump Media & Technology Group (TMTG), une entité nouvelle elle aussi qui aura pour objectif de devenir « un rival au consortium médiatique libéral et de riposter contre les entreprises  »Big Tech » de la Silicon Valley, qui ont utilisé leur pouvoir unilatéral pour faire taire les voix dissidentes en Amérique ».

Des voix dissidentes parmi lesquelles se compte Donald Trump lui-même puisqu’il avait été banni en janvier 2021 de Twitter, Facebook et YouTube à la suite des événements survenus au Capitole à Washington après que l’ancien président ait été accusé d’avoir incité ses partisans à la violence via ces plateformes.

 

Donald Trump va même jusqu’à comparer les mesures de censure prises à son encontre avec les largesses dont bénéficient d’autres publics sur ces mêmes réseaux sociaux : « Nous vivons dans un monde où les talibans ont une énorme présence sur Twitter alors que votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable ».

Avant son exclusion, l’ancien président américain comptait 35 millions d’abonnées sur Facebook, 24 millions sur Instagram et 89 millions sur Twitter.

Trump
Source : france24.com

TRUTH social, accessible au grand public début 2022 ?

Quant au calendrier de lancement de ce nouvel outil, TRUTH Social devrait être accessible en version bêta sur invitation dès le mois de novembre prochain, avant un lancement généralisé au premier trimestre 2022.

Par ailleurs, l’application est déjà disponible en pré-commande sur l’App Store.

Le communiqué indique également que le groupe Trump Media & Technology Group fournira aussi un service de vidéo à la demande, des programmes de divertissement et des podcasts « non-woke ».

 

« TMTG a été fondé avec la mission de donner une voix à tous  », a ajouté Donald Trump, qui se dit « enthousiaste à l’idée de bientôt commencer à partager [ses] pensées sur TRUTH Social et de riposter contre les Big Tech.

Tout le monde me demande pourquoi personne ne s’oppose aux géants des technologies ? Eh bien, nous le ferons bientôt ! »

D’autre part, le groupe TMTG a annoncé qu’il avait été créée par une fusion avec Digital World Acquisition Corp. afin de pouvoir être coté en bourse, en attendant l’approbation des régulateurs et des actionnaires.

Le nouveau groupe de Donald Trump serait ainsi valorisé à 875 millions de dollars.

Affaire à suivre…

 

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

17/10/2021

ANKARA , RÊVE DE L' EMPIRE OTTOMAN !ATTENTIONÀ L' OURS RUSSE !

Turquie. La pénétration progressive d’Ankara en Asie centrale. Une menace aux frontières de la Russie ?

 
 
 

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Depuis des milliers d’années, la région de l’Asie centrale est le théâtre de conflits incessants et de la concurrence des grandes puissances, car elle est un carrefour des routes commerciales Est-Ouest.

Les Scythes, les Huns et diverses tribus de Turcs et de Mongols, parmi une pléthore d’autres groupes, ont déferlé sur la région. Au XIXe siècle, l’Asie centrale a été le théâtre de ce que l’on a appelé le « Grand Jeu » entre les empires britannique et russe et, au cours des deux dernières décennies, les États-Unis ont sérieusement tenté d’y établir une présence permanente.

Cependant, au moment où les États-Unis se retirent d’Afghanistan, Ankara tente sérieusement de supplanter les influences russes et chinoises dominantes dans la région.

En 2010, le premier ministre (aujourd’hui président) Recep Tayyip Erdoğan a annoncé sa vision ambitieuse de 2023, cette année étant celle de la célébration du centenaire de la République de Turquie. La vision 2023 visait à doter la Turquie d’une politique étrangère vigoureuse et à l’impliquer dans toutes les organisations et tous les événements mondiaux majeurs. Il était également prévu que la Turquie devienne une plaque tournante du transport, du commerce et des pipelines, car, à l’instar de l’Asie centrale, elle est un carrefour des routes commerciales Est-Ouest.

Dans le cadre de cette vision ambitieuse visant à élever la puissance et l’influence de la Turquie, la « politique du zéro problème avec nos voisins » a été créée par l’ancien ministre des affaires étrangères et actuel chef du Parti du Futur, Ahmet Davutoğlu.

Ankara est passé très rapidement de « Zéro problème avec nos voisins » à « Des problèmes avec presque tous les voisins« , car l’éclatement de la guerre en Syrie a offert à la Turquie une rare occasion d’étendre considérablement son influence – si le président Bachar al-Assad était déposé.

La guerre syrienne a été le premier indice que la politique dite « Zéro problème avec les voisins », mise en œuvre en 2010, n’avait même pas tenu le coup en 2011 avant qu’Erdoğan ne mette au rebut la vision de Davutoğlu et ne sombre rapidement dans une idéologie de néo-ottomanisme syncrétique et de pan-turquisme.

La République de Turquie a été fondée par Mustafa Kemal à la suite d’une campagne visant à créer une « Turquie pour les Turcs » qui a culminé avec le génocide de 3 millions d’Arméniens, de Grecs et d’Assyriens. Les populations chrétiennes survivantes qui n’ont pas été déportées en Grèce, en Union soviétique ou autorisées à rester à Istanbul, ont été turquifiées et islamisées de force.

L’identité étant fluide sous l’Empire ottoman, tous les musulmans étaient étiquetés comme Ottomans dans les recensements, que leur ethnie soit grecque, serbe ou autre. Kemal lui-même est né de parents Dönme (juifs cachés mais musulmans en public) de souche albanaise.

Après l’effondrement de l’Empire ottoman, Kemal s’est lancé dans une campagne massive de turquification visant à éliminer toute identité qui n’était pas turque, et a même adopté le surnom d’Atatürk (Père Turc). Atatürk a imposé la turquification à un pays qui n’avait échappé à l’effondrement total de l’armée grecque que grâce à l’aide militaire des bolcheviks.

La Turquie, en tant que nouveau pays, était composée de divers peuples musulmans des Balkans, d’Anatolie et du Caucase qui ont été rapidement turquifiés afin de consolider une identité et une mythologie nationales unies pour le pays nouvellement établi.

En raison de cette politique de turquification, la plupart des citoyens turcs pensent qu’ils descendent de tribus turques qui ont conquis l’Anatolie, plutôt que de peuples autochtones qui ont été turquifiés de force.

Des tests génétiques modernes ont révélé que la majorité des citoyens turcs n’ont que très peu ou pas du tout d’ascendance turque, comme le soulignent des professeurs nés en Turquie tels que Mehmet Efe Caman et Ihsan Yilmaz.

Cependant, cette turquification forcée a également guidé idéologiquement la politique étrangère d’Ankara. C’est sur cette base que la Turquie d’aujourd’hui introduit activement le pan-turquisme avec l’islam politique en Azerbaïdjan et dans les pays turcs d’Asie centrale. Pour contester l’influence russe sur ces pays, en se rappelant que ce sont les Soviétiques qui ont introduit la laïcité dans la région, la Turquie finance des ONG et des institutions dans ces pays pour consolider l’idéologie pan-turque qui est également ancrée dans l’Islam.

Cela pose des problèmes majeurs, y compris pour la sécurité de la Russie, car les organisations turques nationalistes et expansionnistes, comme les Loups gris, autrefois financés par le Gladio, ont pour objectif déclaré d’unir tous les peuples turcophones dans un seul État s’étendant des Balkans à l’Asie centrale.

Le groupe a combattu en Tchétchénie, a noué des liens avec des groupes tartares en Crimée et encourage ses membres à se battre en Syrie.

L’une de leurs devises est « Votre médecin sera un Turc et votre médicament sera l’islam« . Erdoğan, son partenaire de coalition Devlet Bahçeli et plusieurs dirigeants de l’opposition sont fréquemment vus faisant le signe de la main du groupe, que plusieurs pays reconnaissent comme une organisation terroriste.

Erdoğan espère que grâce au Conseil turc, qui comprend également l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan, l’influence idéologique turque pourra commencer à pénétrer dans ces pays.

L’un des objectifs de la mission du Conseil turc est de « développer des positions communes sur les questions de politique étrangère ».

Ankara se voit effectivement au centre d’un arc turc qui s’étend du Kirghizstan à Istanbul et espère pouvoir intégrer l’Asie centrale dans sa propre sphère d’influence aux dépens de la Russie et de la Chine.

Cela s’avérera problématique, car la synthèse de l’identité pan-turque et de l’islam politique aboutira finalement à l’expansion des Loups gris ou d’autres organisations idéologiquement alignées en Asie centrale.

Tout comme les Loups gris sont responsables de l’exportation du terrorisme en Syrie et dans le Caucase, et ont commis des massacres contre les Kurdes, les Alévis et d’autres groupes minoritaires, un tel extrémisme sera finalement exporté en Asie centrale également si ces pays se laissent consommer par les conjectures idéologiques et la politique étrangère actuelles de la Turquie – tout comme elle cherche à le faire par le biais du Conseil turc.

Pour la Russie, le développement du terrorisme en Asie centrale sera un affront direct à sa propre sécurité nationale, d’autant plus que les pan-turcs ont la Crimée dans leur ligne de mire, et que les éléments les plus extrêmes regardent même vers les régions russes autour des montagnes de l’Altaï, la patrie mythologique du peuple turc. Pour la Chine, la menace est tout aussi grande, d’autant que l’idéologie pan-turque inclut également la province chinoise du Xinjiang dans ses grandes aspirations territoriales.

Ainsi, une véritable lutte idéologique s’engage en Asie centrale. La région doit faire un choix : suivre l’exemple du Turkménistan, qui est resté neutre (ce qui explique pourquoi il n’est pas membre du Conseil turc), ou s’engager sur la voie d’un État paria susceptible de devenir un foyer d’extrémisme et d’instabilité, qui lui-même éloignerait de la Chine et de la Russie des opportunités et des projets d’investissement sérieux qui ne peuvent être remplacés par une Turquie dont l’économie est malmenée.

Paul Antonopoulos (InfoBrics, traduction breizh-info.com)

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine 

14/10/2021

LIBAN: BEYROUTH 3 MORTS DANS UNE MANIFESTATION ......

Beyrouth : Au moins trois morts dans les manifestations contre le juge enquêtant sur l'explosion meurtrière d'août 2020

Publié par wikistrike.com sur 14 Octobre 2021, 13:37pm

Catégories : #Politique internationale, #Social - Société

Beyrouth : Au moins trois morts dans les manifestations contre le juge enquêtant sur l'explosion meurtrière d'août 2020
Ce 14 octobre, des violences ont éclaté pendant une manifestation organisée par le Hezbollah et ses alliés à Beyrouth contre le juge enquêtant sur l'explosion meurtrière d'août 2020.
Plusieurs victimes ont été signalées, selon différentes sources.
Des sources médicales ont fait état d'au moins trois personnes tuées et d'une vingtaine de blessés dans les tirs lors d'une manifestation à Beyrouth qu'ont organisé les mouvements Hezbollah et Amal.
La manifestation a pour but le limogeage du juge enquêtant sur l'explosion qui avait eu lieu en août 2020 dans la capitale libanaise.
Une explosion retentit dans le district de Beyrouth où les militaires sont en train de mener une opération après des échanges de tirs lors de la manifestation, selon un correspondant de Sputnik.
Citant des sources médicales, la chaîne de télévision Al-Mayadeen a plus tard fait état de six morts et plus de 60 blessés.
L'armée libanaise précise que la fusillade a éclaté lorsque les manifestants qui se dirigeaient vers le palais de justice, situé dans le centre-ville, se sont retrouvés dans le quartier de Tayouneh, à la limite entre les zones chiite et chrétienne.
Le quartier a été bouclé par l'armée qui a commencé à le patrouiller.

13/10/2021

ALGÉRIE / MAROC LA CRISE QUI DURE ...... ( BERNARD LUGAN )

 

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Numéro spécial : Le contentieux algéro-marocain
 
- L’état de la question du Sahara 
- Une situation figée (1979-2021)
- La guerre des sables (octobre-novembre 1963) 
- Le Maroc dans l’espace saharo-méditerranéen
- Les reconnaissances internationales de la marocanité du Sahara occidental
- L’Espagne et la France détachent le Sahara occidental du Maroc
- Derrière le contentieux algéro-marocain, la frustration de l’Algérie de n’avoir jamais existé comme Nation


Editorial de Bernard Lugan
 
La crise qui couvait entre l’Algérie et le Maroc depuis plusieurs années, a éclaté au grand jour le 24 août 2021 quand Alger annonça la rupture unilatérale de ses relations diplomatiques avec Rabat.

Puis, le 22 septembre, dans une surenchère politique, le gouvernement algérien décida la fermeture de son espace aérien aux avions marocains et à tous ceux immatriculés au Maroc. 


Cette rupture entre les deux pays est-elle une simple crispation annonçant un grand marchandage régional, ou doit-elle au contraire être considérée comme une veillée d’armes ? 


En Algérie où rien ne se dit clairement, tout repose sur le non-dit. Or, à la fin du mois d’août, le ministre algérien des Affaires étrangères a laissé échapper la vraie raison de la crise, en déclarant que le contentieux algéro-marocain remonte à l’année 1963.

Donc à la « guerre des sables », qui opposa les deux pays et qui vit une victoire militaire marocaine.

Une humiliation qui hante encore Alger. 


Le cœur du problème est en effet celui des frontières entre les deux pays.

Pour créer l’Algérie, un pays qui n’avait jamais existé, la France démembra en effet le Maroc sur toute sa frontière orientale, lui enlevant plusieurs régions historiquement marocaines, qu’il s’agisse de Tindouf, du Gourara, du Tidikelt et autres, comme cela est expliqué et cartographié dans ce numéro. 


A cela, s’ajoute la question du Sahara occidental, immensité arrachée au Maroc par la colonisation espagnole. Or, pour les Marocains, il s’agit de leur « Alsace-Lorraine », alors que les Algériens voudraient la création d’un « Etat saharaoui » qui leur soit inféodé et qui interdirait au Maroc de disposer d’un littoral de plusieurs milliers kilomètres depuis Tanger au nord jusqu’à la frontière mauritanienne au sud. 


Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française a lumineusement résumé la question en disant que : « (…) l’affaire du Sahara est une affaire nationale pour le Maroc et une affaire identitaire pour l’armée algérienne ».


Affaire identitaire, en effet, d’autant plus que l’actuel chef d’état-major algérien, le général Saïd Chengriha, ancien commandant de de la Troisième région militaire, celle qui a pour cœur Tindouf et qui fait donc face au Maroc, nourrit une aversion connue à l’égard de ses voisins marocains.

Quant à ses sympathies pour le Polisario, elles ne sont plus à démontrer.


Pour une Algérie « enclavée » dans cette mer fermée qu’est la Méditerranée, il est insupportable de devoir constater que le Maroc dispose au contraire d’une immense façade maritime océanique ouvrant de ce fait le royaume à la fois sur le « grand large » atlantique et sur l’Afrique de l’Ouest. Jamais l’Algérie n’acceptera d’admettre cette réalité géostratégique.

Là est bien le fond du problème. 
Dans ces conditions, le risque est donc que, acculée par ses colossaux problèmes intérieurs, l’Algérie, pays en faillite après avoir été consciencieusement pillé par ses dirigeants depuis 1962, décide une fuite en avant suicidaire à travers le recours aux armes.
 
 
Plus d'informations sur le blog de Bernard Lugan

 

 

11/10/2021

ÉTATS-UNIS / CHINE : INFOX, INTOX ET FAKE NEWS ......

Voici comment fonctionne l’intox prétendant que « La Chine est une menace » ?


Par Moon of Alabama

Paru le 7 octobre 2021 sur le blog de Moon of Alabama


Voici un bel exemple de la façon dont les États-Unis maintiennent certains sujets dans l’actualité et font ainsi de la propagande contre leurs ennemis présumés auprès de leur population.

Vendredi, plusieurs agences et organes de presse ont faussement affirmé que des avions chinois avaient « pénétré dans l’espace aérien de Taïwan ».

En fait, les avions avaient pénétré dans une « zone d’identification » aérienne virtuelle située à des centaines de kilomètres de Taïwan.

 

Alors que cette infox était déjà oubliée, quelqu’un à la Maison Blanche, au Pentagone ou au Congrès a réfléchi à la manière de relancer le thème pour renforcer le sentiment anti-chinois.

« A : Y a-t-il quelque chose qui ne soit pas secret et que nous puissions remettre à un scribe qui permette de relancer un autre cycle sur la ‘menace chinoise’ ? »

« B : Hmm. Que diriez-vous de nos troupes à Taïwan ? »

« A : Bonne idée. Cela fera l’affaire. »

 

Donc A, B et peut-être aussi C ont appelé un scribe du Wall Street Journal et ont lancé l’histoire. Voici le résultat :

WSJ News Exclusive – Des troupes américaines sont déployées à Taïwan depuis au moins un an.

La petite présence d’Américains entraînant secrètement les forces locales montre que le renforcement militaire de la Chine depuis des années et ses récentes actions sont une source d’inquiétude.

WASHINGTON – Une unité d’opérations spéciales américaine et un contingent de Marines opèrent secrètement à Taïwan pour former les forces militaires locales, ont déclaré des responsables américains, dans le cadre des efforts visant à renforcer les défenses de l’île alors que l’inquiétude concernant une éventuelle agression chinoise augmente.

Environ deux douzaines de membres des troupes américaines d’opérations spéciales et de soutien assurent la formation de petites unités des forces terrestres de Taïwan, ont indiqué les responsables. Les Marins américains travaillent avec les forces maritimes locales à l’utilisation de petites embarcations. Les forces américaines opèrent à Taïwan depuis au moins un an, ont indiqué les responsables.

Le déploiement d’opérations spéciales américaines montre l’inquiétude du Pentagone concernant les capacités tactiques de Taïwan, compte tenu du renforcement militaire de Pékin depuis des années et de ses récentes menaces à l’encontre de l’île.

Les responsables taïwanais et américains ont exprimé leur inquiétude quand 150 avions militaires chinois ont volé à proximité de Taïwan au cours de la semaine dernière. Les avions chinois comprenaient …

 

Suivent au total 1200 mots exprimant le sentiment général que « la Chine est une menace ».

Il y a juste un petit problème. Le déploiement de certaines troupes, y compris des forces spéciales, à Taïwan n’est ni un secret, ni une nouveauté, ni un sujet d’actualité.

Taiwan achète régulièrement des systèmes d’armes américains. Ceux-ci sont généralement accompagnés d’une formation. Les États-Unis disposent donc depuis des années de quelques dizaines de soldats à Taïwan. Il s’agit généralement de formateurs pour les systèmes d’armes spécifiques que Taïwan achète aux États-Unis. Il y a également un certain nombre de personnel civil du ministère de la Défense à Taïwan, également lié aux ventes d’armes.

Depuis 2017, le Defense Manpower Data Center (DMDC) du Pentagone fournit des feuilles de calcul trimestrielles qui répertorient tous les pays où le personnel du DOD, actif, de réserve ou civil, est en service permanent.

Au 30 juin 2021, il y avait 30 militaires actifs à Taïwan en service permanent : 0 de l’armée de terre, 2 de la marine, 23 Marines et 5 de l’armée de l’air. Il y avait également 15 employés civils du DoD à Taïwan.

Le nombre et la composition des troupes déployées en permanence fluctuent dans le temps. À la fin de l’année dernière, il y avait 20 troupes en service actif et 15 civils sur place, soit un de plus que la moitié de l’année précédente. Au milieu de l’année 2019, il y avait 8 soldats et 16 civils. Les chiffres remontant à 2008 sont disponibles. Chaque dossier que j’ai vérifié répertorie quelques troupes américaines à Taïwan. Parfois plus, parfois moins.

 

Un certain nombre de Marines américains gardent également l’Institut américain à Taïwan, qui est l’ambassade américaine de facto sur l’île. Les Marines gardent également d’autres ambassades américaines. Mais à Taïwan, ils ne sont pas des troupes « actives » répertoriées dans la base de données du DMDC :

« Il s’agit d’une organisation à but non lucratif composée d’anciens fonctionnaires du gouvernement américain qui prennent leur « retraite » ou un congé pour travailler sur place – traitement des visas et autres services consulaires – afin de ne pas perturber les relations ».

 

Les forces spéciales sont en déploiement temporaire à Taïwan et ne figurent donc pas non plus dans la base de données du DMDC. Mais leur déploiement actuel n’est pas non plus un secret. Il a été annoncé en juin par le ministre taïwanais de la défense :

Taiwan News a rapporté que le ministre de la défense taïwanais avait déclaré que « plusieurs unités des forces spéciales américaines » arriveraient dans le pays pour s’entraîner avec leurs homologues taïwanais à la suite de l’exercice militaire Han Kuang 37.

Han Kuang 37 est le plus grand exercice militaire annuel de Taïwan, qui simule une invasion ennemie à grande échelle dans le pire des scénarios et dure huit jours, selon Newsweek. L’objectif est de repousser une invasion chinoise pendant une semaine complète, selon le rapport.

Le ministère taïwanais de la défense a également déclaré que les entraînements et les échanges militaires entre Taïwan et les États-Unis ont été « fréquents », en raison de la menace militaire de la Chine contre Taïwan.

 

L’exercice Han Kuang de cette année a été retardé mais a eu lieu le mois dernier. Le déploiement des forces spéciales américaines a été annoncé comme devant avoir lieu après cet exercice, c’est-à-dire à peu près maintenant.

Lorsque le ministre de la défense de Taïwan déclare que les entraînements et les échanges militaires entre Taïwan et les États-Unis ont été « fréquents » et non secrets, on peut se demander pourquoi le WSJ affirme que leur déploiement actuel « est un signe d’inquiétude au sein du Pentagone ».

 

Le WSJ écrit également :

Les rapports des médias asiatiques de l’année dernière suggérant un possible déploiement de Marines américains à Taïwan n’ont jamais été confirmés par les responsables américains. La présence de forces d’opérations spéciales américaines n’a pas été signalée précédemment.

Si la « présence » des forces spéciales américaines n’a pas été « signalée précédemment », leur déploiement prochain a été annoncé haut et fort il y a plusieurs mois. Prétendre qu’il s’agit de déploiements « secrets » comme le fait l’article du WSJ est tout simplement absurde.

Mais cela n’a pas d’importance. Dans les prochaines 24 heures, l’article « exclusif » du WSJ aura été repris par des dizaines d’autres médias et agences, qui l’utiliseront tous pour répéter ces déclarations anti-chinoises.

Certains « officiels » font des déclarations (fausses). Un scribe les écrit sur un ton dramatique. D’autres scribes copient et réécrivent ensuite cette « exclusivité » sans jamais en vérifier la validité.

C’est ainsi que fonctionne le cycle de propagande médiatique.

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan/Saker Francophone

10/10/2021

LE MALI ET LES FORCES FRANÇAISES ......;

Le Mali a des preuves que les forces françaises entraînent des groupes militants sur son territoire, déclare le Premier ministre du pays.


Par RT – Le 8 Octobre 2021

Des groupes militants de la région de Kidal, dans le nord du Mali, ont été formés par des officiers français, a affirmé le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga dans une interview accordée à RIA Novosti, affirmant que les deux tiers de son pays sont « occupés par des terroristes ».

Le Mali dispose de preuves que les forces françaises présentes sur son territoire, avec pour mission de contrer les groupes terroristes, ont plutôt « entraîné » des militants, a déclaré vendredi le Premier ministre du gouvernement de transition à l’agence de presse russe RIA.

Selon le responsable malien, la France contrôle désormais une enclave à Kidal, le Mali n’y ayant aucun accès.

« Ils ont des groupes militants là-bas, qui ont été formés par des officiers français.

Nous en avons la preuve. Il y a une expression dans notre langue qui dit que lorsque vous cherchez une aiguille dans votre chambre et que quelqu’un, censé vous aider à la chercher, se tient debout sur cette aiguille, vous ne la trouverez jamais.

C’est donc la situation qui se produit actuellement au Mali, et nous ne voulons pas la supporter« , a déclaré M. Maiga.

L’homme politique a expliqué que les terroristes qui opèrent actuellement au Mali « venaient de Libye », la France et ses alliés ayant détruit l’État nord-africain lors d’une intervention militaire malheureuse menée par l’OTAN en 2011.

Au départ, Bamako souhaitait coopérer avec Paris dans la lutte contre les terroristes et demandait une aide en matière de données de renseignement et de soutien aérien.

« Personne n’a demandé de présence au sol », a déclaré le Premier ministre.

Alors qu’« il y a huit ans, les terroristes n’étaient présents que dans le nord du Mali, à Kidal, aujourd’hui les deux tiers du pays sont occupés par les terroristes », a-t-il ajouté.

 

En 2014, la France a lancé son opération Barkhane dans la région, après s’être associée aux autorités locales pour contrer et supprimer les groupes terroristes, y compris les militants liés à Al-Qaïda, et stabiliser la situation dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie – tous d’anciennes colonies françaises).

Au début de l’année, le président français Emmanuel Macron a annoncé que son pays allait restructurer sa présence militaire dans la région du Sahel et fermer ses bases dans le nord du Mali, cette opération devant être achevée début 2022.

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, M. Maiga a déclaré que Paris avait pris cette décision sans préavis et avait abandonné son pays.

Depuis, une campagne diplomatique et médiatique massive a été menée contre le Mali, a déclaré le ministre dans la dernière interview accordée à l’agence de presse russe.

Mais son État « ne veut que des partenaires fiables, agissant dans l’intérêt du pays », a-t-il déclaré, ajoutant que le Mali, étant une nation souveraine, « y a droit. 

 

»Dans le cadre du conflit diplomatique entre Bamako et Paris, le président Macron, s’adressant aux médias français, a laissé entendre que l’actuelle administration intérimaire du Mali n’est « même pas un gouvernement. » Il a affirmé que sans l’implication de la France, le pays aurait été depuis longtemps envahi par les terroristes.

Le ministère malien des Affaires étrangères a convoqué l’émissaire français pour lui faire part de son « indignation et de sa désapprobation » face aux propos de M. Macron, tout en exhortant les autorités françaises à établir une relation fondée sur le « respect mutuel », en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme.

RT

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Note du Saker Francophone

Si cette déclaration est exacte, cela montre que le gouvernement français adopte au Mali la même stratégie de déstabilisation cachée que le gouvernement étasunien en Syrie.