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29/12/2020

CÔTE D' IVOIRE : MACA BABILY DEMBÉLÉ N' A PAS SA PLACE EN PRISON !

Côte-d’Ivoire: Incarcéré à la Maca Babily Dembélé « est souffrant et n’a pas sa place en prison »

 

Emprisonné depuis octobre – Les partisans de l’opposant Babily Dembélé réclament sa libération

* « Pourquoi sa place n’est pas en prison »

Le président du Congrès ivoirien pour le Développement et la paix (Cidp), Babily Dembélé, séjourne depuis plusieurs mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Arrêté, le mercredi 21 octobre 2020, avec certains de ses collaborateurs (Konan Florent, Dépié Gnahoré Marius, Issouf Ouattara (malade) et Dramane Minta), par des Hommes en arme, alors qu’il se trouvait à son bureau, à Cocody-Riviera Ciad, ils ont été conduits à la Direction de la Surveillance du territoire (Dst) avant d’être mis sous mandat de dépôt le lundi 26 octobre 2020 à la Maca.

Babily Dembélé et ses collaborateurs sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’État. Selon des sources proches de l’Homme, le président du CIDP a été victime d’une dénonciation calomnieuse et de raccourcis.

Si certains estiment que ses prises de position dérangeaient énormément, à la fois le pouvoir en place et l’opposition, d’autres saluent son courage et son langage franc et surtout son engagement pour la paix, la stabilité et le développement, maîtres-mots qui sont à l’origine de la création de sa formation politique.

En effet, Babily Dembélé, qui est originaire de Kouto, au Nord de la Côte d’Ivoire, n’a jamais caché son aversion pour l’instabilité au plan politique et l’injustice, à quelque niveau que ce soit. Il y a quelques mois, il avait publiquement rué dans les brancards contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, dans l’affaire des écoutes téléphoniques et celle de la découverte d’armes chez Soul To Soul, son Directeur du protocole.

On s’en souvient, Babily Dembélé avait appelé le régime Ouattara à tout mettre en œuvre pour traduire le président de Générations et peuples solidaires (Gps) devant les tribunaux.

Par ailleurs, à toutes les tribunes où le leader du Cidp s’est retrouvé, il a cité en exemple le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, et a toujours recommandé le dialogue pour parvenir à la paix et à la réconciliation. Toutefois, quelquefois, il n’hésite pas à tenir des propos durs à l’endroit de certains acteurs de la vie politique, surtout quand il estime que leurs actions sont susceptibles de diviser les Ivoiriens ou de créer des troubles.

L’acte qu’il a posé et qui, vraisemblablement, a été mal compris et est à la base de son ‘’malheur’’, aujourd’hui, est le fait qu’il ait fait adhérer des ex-combattants à son parti.

D’aucuns ont vite fait de le suspecter de vouloir déstabiliser le régime en place. Pourtant, Babily, à maintes reprises, a expliqué que son acte visait à éloigner définitivement ces ex-combattants des armes et de toute velléité de les reprendre. « Ceux qui pensent qu’ils peuvent compter sur les ex-combattants pour reprendre la guerre, ils se trompent. C’est fini, plus de déstabilisation de la Côte d’Ivoire », ne cessait-il de marteler.

Le président du Cidp, ironisant quelquefois, estimaient que le pouvoir Ouattara devrait le remercier de lui avoir sorti une épine du pied. Pour lui, en adhérant massivement au Cidp, les ex-combattants pro-Ouattara et pro-Gbagbo s’engageaient à faire leurs revendications d’ordre social dans un cadre légal et surtout, dans la négociation politique. Incompris ?

Tout porte à le croire. Mais Babily Dembélé continue d’être convaincu qu’il est sur le bon chemin et que son acte a contribué à la paix. Et dans le cadre de la recherche de cette paix, il a fait de la réconciliation nationale, son cheval de bataille.

Babily Dembélé a sillonné plusieurs contrées du pays, du Sud au Nord en passant par l’Est, le Centre et l’Ouest, pour expliquer aux populations, la nécessité de vivre ensemble afin de bénéficier du développement.

Et lui-même, descendant de chef au Nord de la Côte d’Ivoire, ne manquait pas d’occasion pour mettre les chefs traditionnels en mission, dans ce cadre. On se souvient de ce qu’il a même offert un véhicule à une Association de chefs traditionnels, au cours d’une cérémonie organisée à cet effet, au siège de son parti.



En remontant le passé, on peut citer, entre autres faits à son actif, la réconciliation, en 1994, du canton Guébié avec le Pdci dans l’affaire Kragbé Gnagbé qui avait fait 4000 morts en 1970; la médiation pour le règlement de la crise entre les deux principales organisations musulmanes de Côte d’Ivoire, que sont le Cosim (Conseil supérieur des Imams) et le Cni (Conseil national islamique); un apport important au Forum de la réconciliation nationale en 2001, en qualité de Conseiller du défunt Premier ministre Seydou Elimane Diarra.

Cet homme, résolument engagé pour la paix et la réconciliation, estiment ses proches et beaucoup d’Ivoiriens, serait utile au régime en place. Surtout que le chef de l’État a fait de la réconciliation nationale, une priorité de son nouveau mandat.

UN CERVEAU

« Babily Dembélé en prison, c’est un cerveau qu’on contribue à éteindre », nous a fait savoir un éminent intellectuel qui a affirmé l’admirer pour ses connaissances et sa compétence.

En effet, de recherches, l’on apprend que Babily Dembélé a une riche carrière universitaire. Mathématicien formé à l’Académie des Sciences de Paris, il obtient le diplôme d’Architecte Expert en construction et en aménagement de l’espace (CAE). Au plan professionnel, il a exercé à la Banque africaine de Développement (Bad), en qualité d’Expert chargé des Ponts-Chaussées et Bâtiments.

Par ailleurs, au plan politique, Babily Dembélé a été Conseiller spécial du Président Henri Konan Bédié, chargé des partis politiques, des cultes et de la société civile, lorsque celui-ci était au pouvoir. En 1994, il a créé, avec des amis, le mouvement dénommé Cercle national Bédié (CNB). En 2007, il est nommé ambassadeur, Représentant spécial du Président Laurent Gbagbo auprès des pays arabes.

Outre la politique, Babily Dembélé est coutumier d’actions sociales tous azimuts. Il a créé l’entreprise dénommée Cabinet Internationale d’Architecture et de Développement (CIAD). Ce Cabinet a, à son actif, la réalisation complète de plusieurs programmes immobiliers dont CIAD.1 et CIAD.2, de 800 logements construits sur fonds propres. Le président du Cidp a construit, par ailleurs, des mosquées et des églises au profit des communautés religieuses. Il y a quelques mois, il a fait des dons en vivres et non vivres, à une église et une mosquée à Anyama, dans le cadre de la crise sanitaire du covid-19. Régulièrement, il fait des gestes à l’endroit des familles démunies et des personnes vulnérables.

« C’est un homme bon qui ne mérite pas d’être en prison mais plutôt aux côtés des populations », résume un chef traditionnel qui a bénéficié de ses largesses.

Pour lui comme d’autres personnes avec qui nous avons échangé, Babily Dembélé qui, a-t-on appris, a félicité le président Alassane Ouattara pour sa réélection, pourrait apporter sa pierre au processus de réconciliation nationale.

SK

 
 Source:   https://www.connectionivoirienne.net/2020/12/28/
 

28/12/2020

LA CHINE À LA CONQUÊTE D'HOLLYWOOD !

24/12/2020

QUAND L' ALGÉRIE A VOLÉ LE PAYS AUX BERBÈRES !

 
Publié par Manuel Gomez le 23 décembre 2020

Il est fort regrettable qu’en 132 années de colonisation, la France n’ait pas suffisamment enseigné la langue française aux Arabes algériens car, apparemment, ils ne la comprennent pas très bien. 

Pourtant cela paraît très clair : la législation française, n’en déplaise à l’Algérie et à son représentant, l’historien Abdelmadjid Chikhi, stipule que les Archives publiques « sont inaliénables et imprescriptibles », même si ce dossier, objet des négociations, « n’est pas encore clos ». 

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L’historien algérien va plus loin, il dénonce des « entraves » dans son travail et cela l’empêche de commencer sa collaboration avec Benjamin Stora (Macron le lui a offert le Stora, pour représenter la France, il devrait se réjouir car, comme cadeau, il ne pouvait pas espérer mieux !) 

Toujours selon lui, il existerait, dans la société française, des associations actives qui clament « que nous avons volé l’Algérie à la France, et cela c’est inconcevable ! » 

J’ignore quelles sont ces associations actives mais, si c’est le cas, elles se trompent totalement car « vous n’avez pas volé l’Algérie à la France, ce territoire, qui ne s’appelait pas encore l’Algérie, vous l’avez volé aux Berbères, il y a de cela plusieurs siècles, et vous ne l’avez pas volé à la France car c’est la France, et De Gaulle, qui vous ont offert l’Algérie sur un plateau, à Evian ». 

Pour Abdelmadjid Chikhi et « son » Algérie, en ce qui concerne ces archives : « la question est immuable et le passé ne saurait être effacé ou oublié ». Apparemment, ce passé est effacé et oublié depuis bien longtemps par ces millions de jeunes Algériens qui s’installent en France, le pays colonisateur et criminel, et se moquent totalement des archives et de savoir « par qui a été volée l’Algérie ». 

L’un de vos compatriotes, « l’universitaire » Seddik Larkeche, ne réclame pas des archives, mais 100 milliards, que la France devrait à l’Algérie, « pour les crimes commis au cours des 132 années de colonisation barbare ». 

Je lui ai répondu par une simple soustraction : 100 milliards ôtés des 500 milliards que vous nous devez, pour l’Algérie, que nous avons fondé et construite tout au long de ces 132 années, reste 400 milliards en notre faveur. 

Je suis persuadé que ni vous, ni Benjamin Stora, ne saurez être d’accord, n’est-ce pas ? 

En revanche, si à la place des archives vous nous réclamiez le retour des centaines de milliers d’Algériens clandestins qui, actuellement, circulent librement en France, nous n’hésiterions pas à vous les expédier, même contre leur gré car, et cela, semble-t-il, est le cas : personne n’en veut de « votre » Algérie, à part, peut-être, les Chinois et les Russes, pour vous exploiter en toute sérénité « et sans crimes contre l’humanité ». 

Souvenez-vous des paroles de quelques Algériens aujourd’hui disparus :  

Ferhat Abbas : « L’héritage de la France était magnifique. Je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n’existe pas. L’œuvre de la France ici est admirable ». 

 

Mouloud Feraoun : « Quand l’Algérie vivra, je souhaite qu’elle se souvienne de la France et de tout ce qu’elle lui doit ! » 

Hocine Aït Ahmed : « Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques, des crimes de guerre envers des civils innocents, dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens ». 

A l’occasion, parlez-en avec Stora, Abdelmadjid Chikhri ! 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

(Source : le quotidien algérien El Watan)

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23/12/2020

QUAND LA CHINE S' ÉVEILLERA ........

18/12/2020

HAUT-KARABAKH : SILENCE, ON DÉCAPITE .....;;

 
 

Décapitations au Haut-Karabakh : Des vidéos révèlent « la dépravation et le manque d’humanité »

 

« Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques.

Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

 

Le Guardian a révélé l’identité de deux victimes arméniennes dont les décapitations ont été filmées.

Il s’agit de Genadi Petrosyan, 69 ans, et de Yuri Asryan, 82 ans.

Deux arméniens chrétiens, selon International Christian Concern, qui auraient refusé de quitter leurs villages à l’arrivée des forces azerbaïdjanaises.

Selon des témoignages locaux, les victimes arméniennes identifiées n’étaient pas des combattants.

Les vidéos de ces décapitations, commises par des hommes portant l’uniforme des forces armées azerbaïdjanaises, ont été rapidement relayées via des applications de messagerie, telles que Telegram.

Amnesty International a étudié 22 vidéos de ce type d’exactions.

L’organisation évoque notamment deux vidéos qui « montrent des exécutions extrajudiciaires par décapitation par des militaires azerbaïdjanais, tandis qu’une autre vidéo montre un garde-frontière azerbaïdjanais dont la gorge a été tranchée, ce qui a conduit à sa mort ».

Denis Krivosheev, directeur adjoint d’Amnesty International pour la région Europe et Asie Centrale, dénonce « la dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos ».

« La dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos montrent l’intention délibérée de causer le tort ultime et l’humiliation aux victimes. »

 

Selon le Guardian, il y aurait des centaines d’autres vidéos.

Le média explique que dans l’une des vidéos de décapitation, on peut voir des hommes, dont les uniformes correspondent à ceux de l’armée azerbaïdjanaise, couper une tête avec un couteau et la placer sur un animal mort.

Le média ajoute que l’on entend une voix hors caméra dire, « c’est ainsi que nous nous vengerons, en coupant les têtes ».

Artak Beglaryan, ombudsman du Haut-Karabakh, en appelle à la communauté internationale :

« Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques. Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

M.C.

13/12/2020

GÉOPOLITIQUE : L' ÉLIMINATION D' UN PHYSICIEN NUCLÉAIRE EN IRAN .........

11/12/2020

HAUT-KARABAKH : POUR LES " SENTINELLES " ALLAH EST GRAND ........

11 décembre 2020 13:35

C’est en août de cette année que les rumeurs ont commencé à circuler dans les zones tenues par les rebelles dans le nord de la Syrie : il y avait du travail bien payé à l’étranger.

“J’avais un ami qui m’a dit qu’il y avait un très bon travail que vous pouviez faire, juste pour être aux postes de contrôle militaires en Azerbaïdjan”, m’a dit un homme.

“Ils nous ont dit que notre mission serait de servir de sentinelles à la frontière, de maintenir la paix. Ils nous offraient 2 000 dollars par mois !

C’était comme une fortune pour nous”, m’a dit un autre, que j’appellerai Qutaiba.

Tous deux ont postulé pour ce poste par l’intermédiaire de factions rebelles soutenues par la Turquie qui constituent ce que l’on appelle l’Armée nationale syrienne, une force du nord de la Syrie opposée au président Bachar al-Assad.

Dans une région où peu de gens gagnent plus d’un dollar par jour, le salaire promis semblait être une aubaine.

On estime qu’entre 1 500 et 2 000 hommes se sont enrôlés et ont voyagé en Azerbaïdjan, via la Turquie, à bord d’avions de transport militaire turcs.

Mais le travail n’était pas ce qu’il paraissait. Les hommes, dont beaucoup n’avaient aucune expérience militaire, étaient recrutés pour la guerre – comme ils l’ont vite découvert lorsqu’ils ont été emmenés sur la ligne de front et ont reçu l’ordre de se battre.

“Je ne m’attendais pas à survivre”, dit Qutaiba. “Je me donnais 1% de chance. La mort était tout autour de nous.”

[…]

Bien que l’Azerbaïdjan et son allié la Turquie nient l’utilisation de mercenaires, les chercheurs ont amassé une quantité considérable de preuves photographiques, tirées de vidéos et de photos que les combattants ont mises en ligne, qui racontent une toute autre histoire. […]

“Ma première bataille a commencé le lendemain de mon arrivée”, dit Ismael.

“Moi et une trentaine de gars avons été envoyés en première ligne. Nous avons marché pendant environ 50m quand soudain une fusée a atterri près de nous. Je me suis jeté à terre. Le bombardement a duré 30 minutes sans arrêt.

Ces minutes m’ont semblé des années. C’est alors que j’ai regretté d’être venu en Azerbaïdjan.”

“Nous ne savions pas quoi faire, comment réagir”, dit Samir, qui ajoute que lui et beaucoup de ses camarades recrues n’avaient pratiquement aucune expérience ou formation militaire.

“J’ai vu des hommes mourir, et d’autres qui se sont mis à courir comme des fous. Ils n’avaient aucune idée de l’endroit où ils allaient, parce qu’ils étaient essentiellement des civils”.

Tous les hommes disent qu’ils ont reçu peu d’équipement de protection ou de soutien médical. Beaucoup de leurs compagnons de combat semblent avoir saigné à mort de blessures que les médecins de champ de bataille auraient pu facilement traiter.

“Le moment le plus dur a été quand un de mes amis a été touché”, raconte Ismael, qui a lui-même été hospitalisé plus tard avec des blessures par balles. “Il était à 20 m de moi quand l’obus a atterri. Je l’ai vu tomber. Il m’appelait en criant.

Mais son emplacement était exposé aux mitrailleuses arméniennes. Je n’ai pas pu l’aider. Finalement, il est mort là.”

[…]

Pourquoi l’Azerbaïdjan recruterait-il des combattants syriens ?

Selon l’analyste militaire Michael Kofman, responsable du programme Russie au centre de recherche militaire de l’ANC à Washington DC, l’objectif semble avoir été de minimiser les pertes des troupes azéries.

“Ils ont subi quelques pertes au début, surtout dans le sud-est, et ces mercenaires ont essentiellement été utilisés comme troupes d’assaut de première vague non réutilisables ,” dit-il.

“Ils ont calculé de manière assez cynique que si ces offensives ne semblaient pas réussir au départ, il valait mieux que ces pertes se produisent chez des mercenaires que parmi des forces azerbaïdjanaises.

Personne ne se soucie des mercenaires”.

Elizabeth Tsurkov, membre du Centre for Global Policy, également à Washington DC, qui a parlé à des dizaines de Syriens ayant pris part au conflit, convient qu’ils ont été “utilisés comme chair à canon“.

[…]

Cependant, quelques jours après le début des combats dans le Haut-Karabakh, fin septembre, des centaines de personnes déposaient les armes et refusaient de se battre.

Deux de mes interlocuteurs étaient parmi eux, et l’un d’eux m’a envoyé une vidéo des grévistes à l’extérieur de la caserne où ils étaient stationnés.

“Les commandants ont commencé à nous menacer de nous mettre en prison en Azerbaïdjan pendant neuf mois. Puis ils nous ont dit que même si nous retournions en Syrie, ils nous arrêteraient”, dit Samir.

“Mais nous étions 500 en grève à ce moment-là et nous avons commencé à avoir un effet sur eux. Ils ont établi une liste de nos noms.

Puis, cinq ou six jours plus tard, ils sont venus nous dire de nous préparer : “Vous partez.

Samir dit qu’aucun de ces hommes n’a reçu un centime des 2 000 dollars qui leur avaient été promis, et beaucoup n’ont pas récupéré les biens personnels avec lesquels ils étaient arrivés en Azerbaïdjan.

Il affirme également qu’à leur retour en Syrie, les commandants d’une faction rebelle ont sommairement tué quatre hommes accusés d’avoir organisé la grève.

La BBC n’a pas été en mesure de vérifier cette allégation.

[…]

BBC

08/12/2020

LES CAPACITÉS MILITAIRE TURQUES ! ENTRETIEN !

 

Les capacités militaires turques – Entretien avec Tolga Bilener

 

L’interventionnisme turque en Syrie, en Libye, dans le Haut-Karabakh ou encore en Méditerranée orientale a mis en lumière les capacités militaires d’Ankara. Effectifs conséquents, équipements dernière génération, industrie de défense, culture stratégique, Tolga Bilener nous livre une description étayée de la puissance militaire dont dispose Erdogan.

 

Propos recueillis par Louis du Breil :

 

Un état des lieux des forces armées turques aujourd’hui ?

 

Les forces armées turques sont la deuxième armée en effectifs de l’OTAN après les Etats-Unis et la huitième armée du monde. 17ème mondial dans le classement des dépenses militaires, Ankara alloue chaque année un budget d’environ 19 milliards de dollars pour sa défense, soit 1,9 % de son PIB.

Les effectifs sont estimés à 350 000, un chiffre auquel il convient d’ajouter les 170 000 hommes qui servent dans la gendarmerie et les 54 000 gardes de village, ces auxiliaires armés recrutés dans le sud-est du pays dans le cadre de la lutte contre le PKK.

Le service militaire, toujours perçu comme un rite de passage, en tout cas parmi les classes populaires qui le considèrent comme un seuil à franchir avant de se lancer dans la vie de travail et fonder une famille, est obligatoire en Turquie pour tous les hommes qui atteignent l’âge de 20 ans à condition d’être physiquement et mentalement apte. T

outefois, on a la possibilité de l’ajourner jusqu’à 29 ans si l’on effectue des études supérieures. Le système turc n’a jamais envisagé d’alternative civile pour ceux qui préféreraient contribuer à la défense nationale autrement que par les armes.

L’objection de conscience n’a jamais été reconnue comme un droit non plus, ce qui a poussé la Cour européenne des droits de l’homme à condamner la Turquie à plusieurs reprises, concernant les objecteurs contre lesquels la justice turque sévit.

Une importante réforme a été entreprise avec une nouvelle loi, adoptée le 25 juin 2019, concernant les modalités du passage sous les drapeaux. La durée du service militaire est alors passée de douze à six mois pour les militaires du rang, demeurant douze mois pour les officiers et sous-officiers de réserve, avec l’exception notable de pouvoir être exempté du service militaire (hormis les trois semaines de formation de base qui restent quand même obligatoires), contre paiement d’une indemnité à l’Etat, à hauteur d’environ 4 000 euros. Pour les Turcs qui résident à l’étranger (comme les membres de la diaspora turque en Europe, par exemple), cette indemnité est de 5 500 euros.

Suite aux vastes réformes engagées au sein de l’institution militaire après la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016, les académies militaires, écoles préparatoires de sous-officiers et lycées militaires ont été fermés, pour laisser leur place à l’Université de la défense nationale (Milli Savunma Üniversitesi), inaugurée en février 2017, sous la tutelle du ministère de la défense. Les académies militaires terrestre, navale et aérienne ont été rattachées à ce rectorat unique après leur réouverture, alors que l’Académie de la gendarmerie et de garde-côtes a été affiliée au ministère de l’Intérieur.

Les écoles professionnelles dispensant une éducation de deux ans ont également été rattachées à cette université : celles de sous-officiers terrestre, navale, aérienne, ainsi que de la fanfare militaire.

Selon l’article 117 de la constitution, le président de la république est le commandant en chef des forces armées et c’est lui qui nomme le chef d’État-major.

Le général Yaşar Güler occupe ce poste depuis 2018 et est rattaché au ministre de la défense. Celui-ci, le général à la retraite Hulusi Akar, a été lui-même chef d’État-major entre 2015 et 2018.

Sa nomination avait créé une véritable surprise, car il est le premier à faire ce saut entre l’État-major et le ministère. Les promotions, les mises à la retraite et, le cas échéant, les expulsions se décident au sein du Haut conseil militaire (YAŞ) qui se réunit au moins une fois par an sous la présidence du vice-président de la république.

Au total, les forces armées turques comptent 250 généraux et amiraux, 26 000 officiers et 65 000 sous-officiers.

 

Comment sont-elles équipées ?

 

Les principaux exportateurs d’armes lourdes vers la Turquie sont actuellement les Etats-Unis, l’Italie et l’Espagne.

D’ailleurs, les Etats-Unis sont le principal fournisseur du pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la coopération militaire turco-américaine ayant commencé dès 1947 avec la doctrine Truman.

Autrefois des grands fournisseurs, l’Allemagne et Israël arrivent aujourd’hui bien derrière. La France a vendu entre 2009 et 2019 pour 460 millions d’euros de matériel militaire à la Turquie, notamment des systèmes de radars, soit à peu près 1 % de ses livraisons durant cette décennie.

L’achat du système de défense aérien russe S-400 en 2019, moyennant un prix estimé à 2,5 milliards de dollars, a certes fait beaucoup de vagues au sein de l’OTAN, et provoqua l’exclusion de la Turquie du projet d’avions de combat F-35, mais cela reste quand même une transaction exceptionnelle, la Turquie préférant essentiellement des fournisseurs occidentaux.

Par exemple, l’armée de terre s’appuie toujours sur les chars de combat allemands Léopard, ainsi que sur les M48 et M60 américains.

L’armée de l’air se constitue essentiellement des F-4 Phantom II et des F-16 américains. D’ailleurs ces derniers sont construits sous licence en Turquie.

La marine, elle, opte pour les sous-marins et frégates de conception allemande ou américaine. Même s’il existe depuis les années 1990, le débat sur la nécessité ou non de construire ou d’acquérir un porte-avions n’est pas tranché à ce jour.

Autrefois très dépendante de ses importations en la matière, la Turquie est aujourd’hui un important fabricant d’équipements et de matériels militaires. Actuellement, trois sociétés turques, Aselsan, TAI et Roketsan, figurent parmi les 100 plus grandes entreprises de la défense dans le monde. La Turquie s’appuie chaque année davantage sur son industrie locale de l’armement, renforçant son autonomie stratégique.

Aujourd’hui, environ 70 % de ses matériels militaires sont fabriqués dans le pays, comparé à 20 % en 2000. De plus, le gouvernement turc vise, à l’horizon 2023, à atteindre l’indépendance technologique.

L’avancée technologique de l’industrie militaire turque a fait couler beaucoup d’encre surtout en matière des drones armés et non-armés, vu l’omniprésence des drones Bayraktar sur plusieurs théâtres d’opération ces dernières années.

En effet, la Turquie figure avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni parmi les principaux utilisateurs de drones armés et l’un des pays les plus avancés en matière de fabrication.

Ankara déploie ces aéronefs télécommandés en Syrie, en Irak et en Libye, et en a offert à l’Azerbaïdjan lors du récent conflit dans le Haut-Karabakh.

De plus, les drones militaires ont fait de la Turquie, en toute discrétion, une exportatrice dans le marché de l’armement, puisqu’elle les vend à l’Ukraine, au Qatar et au Pakistan.

En outre, Aselsan vient d’annoncer que les forces armées turques pourront prochainement inclure dans leur inventaire des véhicules blindés de combat autonomes conçus par cette société turque spécialisée dans la production des systèmes de communication et de cyberdéfense. Un exemple additionnel prouvant que la Turquie continue d’investir massivement pour mieux équiper son armée.

 

A lire aussi : L’épopée du Bayraktar TB2 : L’arme secrète d’Ankara

 

Quelles sont les capacités de déploiement de l’armée turque ?

 

L’armée turque a une longue tradition de déploiement à l’étranger, celle-ci remonte à la participation de la Turquie à la guerre de Corée en 1950, en bénéficiant de l’aide logistique de l’armée américaine aux côtés des troupes onusiennes, où elle a essuyé d’énormes pertes.

La participation active de la Turquie à cette guerre constitue d’ailleurs un tournant politique et diplomatique, scellant le positionnement de la Turquie dans le camp occidental dans le contexte de la guerre froide.

Ce n’est pas anodin que l’adhésion de la Turquie au sein de l’OTAN soit intervenue en février 1952.

A part celle-ci, une opération extérieure de grande envergure pendant la guerre froide a été le débarquement des forces armées turques sur l’île de Chypre, située à environ 70 km des côtes turques, en juillet 1974, une opération amphibie appuyée par des parachutistes aéroportées.

La Turquie y maintient toujours quarante mille soldats.

Par ailleurs, des incursions dans le territoire irakien sont devenues fréquentes à partir des années 1990 pour combattre le PKK qui y maintient ses bases.

Depuis la fin de la guerre froide, la Turquie s’est portée volontaire pour participer à de nombreuses opérations de l’ONU ou de l’OTAN, notamment en Somalie (1992), en Bosnie (1995), au Kosovo (1999) et en Afghanistan (2001). Actuellement, les troupes turques sont stationnées dans 13 pays (La République turque de Chypre du Nord, l’Azerbaïdjan, la Bosnie, le Kosovo, l’Albanie, l’Iraq, la Syrie, la Libye, le Liban, le Qatar, l’Afghanistan, le Mali, la Somalie et la République Centrafricaine) pour des missions de maintien de la paix, en vertu d’accords bilatéraux ou de sa propre initiative.

Des bases militaires inaugurées au Qatar en 2015 et en Somalie en 2017 reflètent la volonté d’Ankara de maintenir une présence militaire permanente dans des régions stratégiques.

Étant au cœur de nombreuses crises, la Turquie n’hésite pas à utiliser l’instrument militaire pour peser dans son environnement géopolitique.

C’est ainsi qu’elle a obtenu un rôle de premier plan en Syrie et en Libye, sans oublier son implication, certes indirecte, aux côtés des forces azerbaïdjanaises tout récemment.

 

Y-a-t-il une tradition ou du moins une singularité stratégique au sein de l’armée turque ? 

 

Il faut savoir que l’armée turque, héritière de l’armée ottomane dont la modernisation doit beaucoup aux officiers allemands qui ont enseigné dans des académies militaires turques à la fin du 19ème siècle, se considère comme la colonne vertébrale de l’Etat.

Les fondateurs de la république, notamment Mustafa Kemal Atatürk et son premier ministre, puis successeur comme président, İsmet İnönü, étaient des généraux, héros de la « lutte nationale » (milli mücadele) lancée en 1919, laquelle a abouti à l’établissement du régime républicain en 1923.

Tout au long de l’histoire politique turque, émaillée de coups d’Etat militaires, l’armée eut un poids considérable, tantôt directement, sous les régimes militaires (1960-61 ; 1980-83), tantôt par le biais du Conseil de sécurité nationale (MGK), institution qui a toujours eu un œil attentif sur le processus politique. Sur les douze présidents turcs, six étaient issus des rangs de l’armée. La lutte acharnée contre le terrorisme du PKK qui dure depuis maintenant presque quarante ans n’a fait que renforcer son rôle politique.

Longtemps considérée comme garante de la laïcité, elle semble maintenant s’accommoder bien avec le pouvoir turc islamo-conservateur. Même si divers courants allant de l’atlantisme à l’eurasisme traversent le corps des officiers, il n’est pas aisé d’évaluer leurs véritables poids au sein de l’armée.

En tout cas, le commandement de l’armée reste farouchement nationaliste, adepte d’une ligne dure concernant la question kurde et enthousiaste à peser davantage dans la politique étrangère du pays.

 

Que dire de l’usage des nouvelles armes hybrides, notamment cyber et électroniques ?

 

La cyberdéfense est devenue l’une des tâches fondamentales de l’Alliance atlantique, et la Turquie s’y adapte.

Le commandement de cyberdéfense turc a vu le jour en 2012 pour veiller à la sécurité de l’information et assurer la cyberdéfense du pays.

Soutenu techniquement par le TUBITAK, le Conseil de recherche scientifique et technologique de Turquie, et le SISAMER, le Centre de cyberdéfense qui dépend directement de la présidence de la république, la Turquie a pour ambition de devenir « une marque à l’échelle mondiale en termes de cyber-sécurité », selon les dires du président Erdoğan.

Cette année, le Centre national de réponse aux incidents cybers (USOM) est venu compléter ce tableau, afin d’appuyer les efforts de défense des intérêts turcs contre des actes malveillants dans le cyberespace.

 

Tolga Bilener

Tolga Bilener

Tolga Bilener est docteur en sciences politiques et enseignant-chercheur à l’université Galatasaray (Istanbul).

 

Source: https://www.revueconflits.com/

07/12/2020

IRAN : LA MARINE AMÉRICAINE PARLE DE " DISSUASION FRAGILE " .......

La marine américaine parle de «dissuasion fragile» avec l'Iran

Un hélicoptère américain de type MH-60 Seahawk survole les patrouilleurs des gardiens de la révolution dans le détroit d'Ormuz, alors que les tensions restent vives autour du programme nucléaire iranien (Photo, AP)
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  • Bien que l'Iran n'ait pas directement saisi ou ciblé un pétrolier au cours des derniers mois, une mine a récemment frappé un pétrolier au large de l'Arabie saoudite
  • «Il faut rester poli, professionnel, et avoir un plan pour tuer tout le monde dans la pièce le cas échéant»

DUBAI: Un responsable haut gradé de la marine américaine au Moyen-Orient a déclaré dimanche que l'Amérique est parvenue à un statut de «dissuasion fragile» avec l'Iran, et ce après des mois d'attaques régionales et de saisies en mer.

 Les tensions restent pourtant élevées entre Washington et Téhéran au sujet du programme nucléaire de la République islamique. 

Le vice-amiral Sam Paparo, qui supervise la 5e flotte de la marine basée à Bahreïn, a pris un ton académique dans son allocution lors du Dialogue IISS de Manama à Bahreïn, organisé par l’Institut international d’études stratégiques.

Il dit avoir «un grand respect», tant pour la marine iranienne que pour les forces navales des Gardiens de la révolution, un groupe paramilitaire.  

«Nous avons atteint un statut de dissuasion fragile, exacerbé par les événements qui se déroulent à l’échelle planétaire», a déclaré le vice-amiral.

«Et je trouve que l'activité iranienne en mer est prudente, circonspecte et respectueuse, pour ne pas risquer une erreur de calcul inutile ou une aggravation de la situation en mer». 

Les envoyés de l’Iran auprès de l’ONU n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. 

Bien que l'Iran n'ait pas directement saisi ou ciblé un pétrolier au cours des derniers mois, une mine a récemment en a frappé un au large de l'Arabie saoudite, et un cargo près du Yémen a été attaqué.

Les soupçons sont immédiatement tombés sur les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran. Les Houthis n'ont commenté aucune de ces agressions. 

Paparo, un ancien pilote de chasse de la marine qui a récemment occupé le poste de directeur des opérations au commandement central de l’armée américaine, prend une position différente de celle de son prédécesseur, le vice-amiral James Malloy.

Dans l'un de ses derniers commentaires aux journalistes en août, Malloy avait qualifié l'Iran de pays «téméraire et provocateur» qui essaie toujours, lors d'exercices navals dramatiques, de «faire baisser le niveau jusqu'à ce qu'il soit sûrs d’avoir l'air d'avoir gagné quelque chose». 

Malloy a vu durant son mandat un nombre de pétroliers saisis par l’Iran. Il a aussi vu une série d’explosions de mines marines qui visent les pétroliers, et que la marine attribue à Téhéran. 

Le régime nie son implication, bien que des membres des Gardiens de la révolution aient été filmés alors qu’ils retiraient une mine non explosée d’un navire. 

Les quelques mois que Paparo a passé aux commandes n’ont en revanche pas vu de crise majeure. 

La marine américaine a régulièrement des face-à-face tendue avec les Gardiens de la révolution, dont les vedettes rapides côtoient les navires de guerre américains dans le golfe arabe.

 La milice effectue parfois des exercices de tir avec des mitrailleuses, et lui lance des missiles. 

Les Gardiens patrouillent généralement les eaux moins profondes du golfe arabe et de son embouchure étroite, le détroit d'Ormuz.

La marine iranienne sillonne quant à elle le golfe d’Oman et dans la mer d’Arabie.

Alors que les commandants précédents ont tenu à faire la différence entre l’attitude des deux groupes, Paparo rejette comme une «vieille idée» la rumeur persistante que le service reste fidèle à l'ancien shah iranien, renversé lors de la révolution islamique de 1979. 

«Après quarante et un ans de révolution, je pense que nous pouvons passer outre cette notion», a déclaré le vice-amiral. «Je doute sincèrement qu’il y ait une différence entre eux», ajoute-t-il. 

Paparo a aussi déclaré qu'il ne pensait pas que la mission de la 5ème flotte serait affectée par la reconstitution potentielle de l’équipage d'une 1ère flotte chargée de patrouiller l'océan Indien. 

 

Pourtant, les remarques de Paparo portent un avertissement clair, et il cite même l’ancien secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. 

«Il faut rester poli, professionnel, et avoir un plan pour tuer tout le monde dans la pièce le cas échéant», a-t-il déclaré. «C'est ainsi que nous nous conduisons en mer».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com