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11/03/2020

DEVOIRS DE MÉMOIRE ! UNE HISTOIRE OUBLIÉE ?

Nicole Auger-Chevtchouk a partagé une publication.     Facebook
 
 
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Il y a 75 ans, le 9 mars 1945 a Lang Son.

A 21h, les garnisons françaises sont attaquées par surprise par l'Armée impériale japonaise.

Plusieurs officiers administrateurs et officiers français sont exécutés : à Lạng Sơn, le colonel Robert et le résident Auphelle, invités à dîner ce soir-là par leurs homologues japonais, sont arrêtés par surprise, et décapités à coup de sabre.

 

À Đồng Đăng, le commandant Soulié est tué après avoir repoussé trois assauts ; le capitaine Anosse, qui a pris le commandement de la contre-attaque, tient trois jours et trois nuits mais doit cesser le feu également à court de munitions et sa garnison décimée.

Les Japonais l'honorent de cet exploit puis le massacrent aussitôt ainsi que 400 prisonniers.

 

À Hanoï marsouins et tirailleurs de la citadelle tiennent vingt heures à un contre dix, menés par le capitaine Omessa, et repoussent trois assauts dont le dernier est qualifié de fait d'armes, mais qui finit par lâcher à court de munitions.

Toujours à Hanoï, le capitaine Regnier est torturé et massacré pour avoir refusé la reddition.

Son adjoint, le lieutenant Damez, repousse pendant quatre-vingt-dix heures les Japonais en leur occasionnant de lourdes pertes et finit par s'enfuir en forçant les lignes japonaises, après avoir incendié le poste.

 

Au quartier Balny, le lieutenant Roudier tient jusqu'à l'aube.

On relève particulièrement le fait d'armes de la vingtaine d'hommes, artilleurs, et leurs trois sous-officiers, retranchés dans « La Légation » à Hué, commandés par « deux officiers remarquables » (selon Le Figaro des 8 et 9 mars 1980), le capitaine Bernard et le lieutenant Hamel, qui résistent toute la nuit contre trois compagnies de Japonais équipés de blindés et d'artillerie.

Le capitaine Bernard, blessé, est fait prisonnier et sera miraculeusement épargné.

 

Il passera, comme des milliers de soldats et de civils français, le reste de la guerre en camp de concentration, sous le commandement japonais, puis viet minh.


Sur les 34 000 Français métropolitains présents dans la région, plus 12 000 militaires d'origine métropolitaine, plus de 3 000 sont tués en moins de 48 heures.

 

Extraits du livre de Georges Fleury, "Mourir à Long Son"

Les Japonais se sont aperçus qu'il restait un Indochinois parmi les Français.

Ils l'empoignent, le tirent de force de la litanie des Blancs mais l'homme, le sergent Jules N'Guyen, tient à rester avec ses compagnons.

Un coup de crosse le fait rouler au sol. Deux Japonais le tirent à l'écart où il demeure sans connaissance.


Lorsque tous les prisonniers valides sont alignés sur le mur, leurs vainqueurs amènent les blessés européens sur les remparts...


Sur le terre-plein, un officier japonais lève son sabre. Les culasses des fusils-mitrailleurs claquent.

Duronsoy saisit que les Nippons ont décidé de tuer tous les prisonniers.

 


- Les officiers seulement! hurle-t-il.
Sa voix se perd sous le grondement d'une Marseillaise entonnée par un marsouin.

Les Japonais attendent que le premier couplet de l'hymne s'achève.

Leur officier abaisse son sabre, des rafales gomment le chant patriotique.

 

Des marsouins, des bigors et des légionnaires crient "Vive la France!" en s'abattant sous les rafales croisées.

 

Sur les murs, leurs compagnons indochinois se détournent du carnage.

Leurs gardes les obligent à fixer la tuerie."


Les blessés seront achevés à la baïonnette...


Un deuxième alignement de condamnés bascule dans le noir.

Puis un troisième se met en place.

L'infirmier Fernand Cron devance le coup de sabre d'une fraction de seconde.

Il plonge sur les corps des suppliciés.

La lame l'a entaillé de biais à la hauteur des vertèbres cervicales.

Derrière Cron, le soldat Bravaqui s'écroule en hurlant "vive la France!".

 
 
 
Commentaires
 
  • Merci de nous rappeler ou faire découvrir ces hauts faits d armes et les tristes sors de ces héros et soldats tombés loin de leur terre et de leur famille.
    Qu ils reposent en paix et que l on ne les oublis pas... ce fameux devoir de mémoire tant galvaudé aujourd’hui....
     
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