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31/05/2019

LE GÉNOCIDE DES CHRÉTIENS A SON PLUS HAUT NIVEAU !

IRAN / ÉTATS UNIS, UNE GUERRE QUI SE PRÉPARE ?

 
 
31.mai.2019 // Les Crises
 

Menace de guerre des États-Unis contre l’Iran.

Par Keith Jones

 

Source : World Socialist Web Site, Keith Jones, 08-05-2019

Par Keith Jones
8 mai 2019

Les bombes et les missiles américains pleuvront-ils bientôt sur l’Iran? Le fait que Washington dépêche des avions de combat et un groupe aéronaval dans la région du golfe Persique envoie «un message clair et sans équivoque» qu’il est prêt à attaquer l’Iran.

Prise avec d’autres actions belliqueuses des États-Unis, cela indique que les préparatifs sont bien avancés pour une provocation qui pourrait déclencher une guerre catastrophique, ce qui serait fort probable.

Dimanche soir, le conseiller américain pour la sécurité nationale, John Bolton, a annoncé que le porte-avions U.S.S. Abraham Lincoln et les bombardiers de l’aviation américaine étaient déployés pour menacer l’Iran.

Sans preuves, il a fait état: «des indications et des avertissements troublants et de plus en plus insistants».

Ensuite, Bolton a juré «que toute attaque contre les intérêts des États-Unis ou ceux de nos alliés déclencherait une riposte avec une force implacable». «Nous sommes tout à fait prêts», a ajouté Bolton, «à répondre à toute attaque, que ce soit par procuration, par le Corps des gardiens de la révolution islamique ou par les forces régulières iraniennes.»

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a repris les menaces de Bolton afin d’avancer la même justification globale pour une éventuelle action militaire contre l’Iran.

Cela comprend toute «attaque» contre les «intérêts» américains et ceux de leurs alliés par des groupes dont le soutien par Téhéran est dénoncé par Washington.

À savoir: des milices chiites en Irak, des combattants Houthis au Yémen, le groupe palestinien Hamas, et le Hezbollah du Liban.

Dimanche, Pompeo a annoncé: «Nous tiendrons les Iraniens responsables des attaques contre les intérêts américains».

Il a ajouté: «Le fait que ces actions aient lieu, si elles ont lieu, par l’intermédiaire d’un tiers, qu’il s’agisse d’une milice chiite ou des Houthis ou du Hezbollah, nous demanderons directement aux Iraniens – au pouvoir iranien – de rendre des comptes.»

Avec ces «avertissements», Washington a effectivement proclamé son droit de fabriquer, au moment de son choix, un prétexte pour lancer une guerre contre l’Iran.

Une «attaque» contre les «intérêts» des États-Unis et de leurs alliés pourrait inclure pratiquement n’importe quoi. Cela pourrait être un affrontement entre l’une des diverses milices chiites en Irak et n’importe quel contingent des 5500 soldats américains qui y sont encore stationnés.

Ou bien, ça pourrait être la mort d’un citoyen israélien ayant également la nationalité américaine par un missile lancé depuis la bande de Gaza.

En Syrie, malgré les annonces de Trump, quelque 2.000 soldats des forces spéciales américaines et leurs alliés continuent d’occuper une grande partie du pays.

L’armée américaine a souvent pris pour cible des milices soutenues par les Gardiens de la révolution islamique, en dépit de l’annonce du «retrait».

Ces milices restant à proximité des forces américaines, le Pentagone ou la CIA pourraient à tout moment les frapper et qualifier l’affrontement qui s’ensuivrait d’«attaque» iranienne.

 

Le caractère insouciant et criminel des actions de Washington ne peut être exagéré.

Le Moyen-Orient est déjà en flammes à la suite de la série de guerres illégales que les États-Unis ont menées et fomentées dans la région depuis 1991.

Une attaque américaine contre l’Iran, un pays beaucoup plus vaste et plus peuplé que l’Irak, déclencherait vraisemblablement une guerre dans toute la région. Israël et l’Arabie saoudite serviraient de partenaires locaux de l’impérialisme américain tout en poursuivant leurs propres intérêts prédateurs.

La Syrie, le Hezbollah, les milices chiites irakiennes et d’autres alliés se joindraient à Téhéran.

De plus, dès le début, une telle conflagration menacerait d’entraîner les puissances impérialistes européennes, ainsi que la Russie et la Chine, les grandes puissances que Washington désigne désormais officiellement comme ses principaux «adversaires stratégiques».

L’Iran a une importance énorme en tant que région exportatrice de pétrole la plus importante du monde.

De plus l’Iran est important de manière géostratégique en tant que charnière entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

En somme, les intérêts de toutes les grandes puissances, impérialistes ou non, se croisent au Moyen-Orient. Ainsi, tous auraient un intérêt stratégique massif dans son redécoupage par la guerre.

La guerre entre les États-Unis et l’Iran aurait également un effet colossal sur les relations de classe en Amérique. L’élite dirigeante chercherait à imposer le coût total de la guerre à la classe ouvrière et à criminaliser l’opposition massive qui se manifesterait rapidement.

Dans sa déclaration de dimanche, Bolton a affirmé: «Les États-Unis ne cherchent pas la guerre avec le régime iranien». C’est un mensonge éhonté.

Dans un acte qui équivaut à un acte de guerre en vertu du droit international, les États-Unis ont imposé à l’Iran des sanctions sévères qui visent à détruire son économie et à provoquer le renversement du régime à Téhéran.

 

En mai dernier, Trump a abrogé l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA) que le gouvernement Obama et les autres grandes puissances avaient conclu avec l’Iran en 2015.

Il l’a fait bien que l’Agence internationale de l’énergie atomique et les autres parties à cet accord aient confirmé que l’Iran s’était strictement plié à ses dispositions.

Les autres signataires étaient: l’Union européenne, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie, et la Chine.

En torpillant le JCPOA, Trump s’est vanté d’imposer bientôt des sanctions encore plus sévères.

 

Dès 2011, les États-Unis et leurs alliés européens avaient puni l’Iran avec des sanctions, réduisant de moitié ses exportations de pétrole et paralysant son commerce extérieur.

 

Jeudi dernier, le gouvernement Trump a considérablement intensifié sa guerre économique contre l’Iran.

 

Trump à juré d’imposer un embargo complet sur les exportations iraniennes de pétrole et de gaz naturel.

 

En novembre, il a gelé l’Iran hors du système bancaire mondial et réimposé des sanctions sur les exportations énergétiques iraniennes. Washington a accordé des dérogations à huit pays pour leur permettre de continuer à importer des quantités réduites de pétrole et de gaz naturel iranien.

 

Malgré les protestations des principaux consommateurs d’énergie iraniens, dont la Chine, l’Inde, le Japon et la Turquie, Trump, Bolton et Pompeo ont refusé de prolonger ces dérogations à leur expiration, le 2 mai.

 

Washington s’est maintenant engagé à imposer un arrêt total des exportations iraniennes d’énergie. La menace de sanctions secondaires américaines va contraindre d’autres pays, dont la Chine, le plus gros acheteur de pétrole iranien, à s’y conformer.

Les États-Unis, s’appuyant sur leur domination du système financier mondial par la Réserve fédérale et Wall Street, peuvent l’imposer.

Les sanctions américaines ont déjà eu un effet dévastateur sur l’économie iranienne. Ils ont entraîné une hausse du chômage et une augmentation des prix de 50 pour cent depuis le printemps dernier.

Alors que la pauvreté et les inégalités sociales marquent l’Iran depuis longtemps déjà.

Washington prépare donc à une provocation militaire contre l’Iran. Il prépare aussi un embargo total sur les banques et l’énergie de l’Iran. Tout cela va se faire au mépris du monde.

Ces actions feront partie d’une escalade dramatique du militarisme américain dans le monde.

Washington agit de plus en plus comme une puissance qui n’a de comptes à rendre qu’à elle-même, dictant leur conduite à ses ennemis comme à ses prétendus amis.

L’Administration Trump intensifie son offensive contre l’Iran alors même qu’elle brandit la menace d’une attaque militaire contre le Venezuela dans le but d’achever son coup d’État contre le président élu du pays, Nicolas Maduro.

 

Dimanche, Trump a menacé d’augmenter à 25 pour cent les droits de douane sur 200 milliards de dollars de marchandises chinoises.

Il a aussi menacé d’imposer des droits de douane sur 200 milliards de dollars supplémentaires d’exportations chinoises.

Avec ces menaces, Trump veut obliger Beijing à céder aux exigences américaines lors des négociations commerciales de cette semaine.

Lundi, dans un nouvel acte d’agression, deux navires de guerre américains ont navigué près des îles de la mer de Chine méridionale revendiquées par la Chine.

Cette action est la dernière provocation du Pentagone au sujet de la «liberté de navigation».

Nonobstant leur nom, ces exercices visent à affirmer le «droit» du Pentagone de déployer une armada au large des côtes chinoises.

Les guerres que l’impérialisme américain a déclenchées depuis 1991, dans une tentative de compenser le déclin de sa puissance économique, n’ont manifestement pas réussi à arrêter l’érosion de la domination mondiale des États-Unis.

Mais la classe dirigeante américaine, infiltrée dans le parasitisme financier et la criminalité, n’a d’autre réponse que d’accroître l’agressivité et la violence.

 

Les Démocrates ont des différends tactiques avec Trump sur la politique étrangère, y compris sur la sagesse de privilégier la confrontation totale avec Téhéran.

Mais ils ne cherchent pas moins à rétablir l’hégémonie mondiale des États-Unis par l’agression et la guerre.

Avec des sections de l’appareil de renseignement militaire, ils ont mené une campagne néo-maccarthyste contre Trump. Ils allèguent que Trump a travaillé avec la Russie afin d’imposer une politique anti-russe plus agressive au gouvernement.

Ils soutiennent également l’offensive de Trump contre Beijing, soulignée par la récente tirade de Bernie Sanders contre la Chine.

L’impérialisme américain, cependant, n’est que le chef de la meute de loups.

Les puissances impérialistes européennes sont elles-mêmes en train de réarmer et de cultiver frénétiquement des partis d’extrême droite et fascistes pour intimider la classe ouvrière et construire une base pour le militarisme et la guerre.

Les régimes oligarchiques sont apparus en Russie et en Chine à la suite de la restauration du capitalisme par les bureaucraties staliniennes.

Pour se protéger de la classe ouvrière, ils attisent le nationalisme réactionnaire. Ils oscillent entre l’aventurisme militaire et les tentatives désespérées de trouver un compromis avec Washington et les autres puissances impérialistes.

Le régime nationaliste bourgeois iranien n’a pas non plus de réponse à l’agression impérialiste. L’accord nucléaire maintenant déchiqueté n’était que sa dernière tentative ratée de rapprochement avec l’impérialisme américain.

Engagée à défendre les privilèges de classe de la bourgeoisie iranienne et idéologiquement fondée sur le populisme et le nationalisme chiite, la République islamique est organiquement incapable de mobiliser les masses du Moyen-Orient contre l’impérialisme.

S’opposer à l’agression et à la guerre impérialistes exige la mobilisation de la seule force sociale ayant le pouvoir de renverser le capitalisme et le système d’État-nation démodé dans lequel il est historiquement enraciné: la classe ouvrière.

La résurgence de la lutte de classe dans le monde entier crée la base objective de l’émergence d’un mouvement ouvrier mondial contre l’impérialisme et la guerre.

Ce sont les manifestations des gilets jaunes en France qui en témoignent, ainsi que les manifestations de masse en Algérie, la rébellion des travailleurs de Matamoros au Mexique, et la vague de grève des enseignants et autres aux États-Unis.

Un tel mouvement doit défendre sans équivoque l’Iran et le Venezuela, des pays historiquement opprimés, contre l’agression américaine, s’opposer à toute préparation de guerre contre eux et lutter pour la levée immédiate de toute sanction.

S’appuyant sur une opposition à tous les partis et organisations politiques de la bourgeoisie, il doit unir la lutte contre la guerre à la lutte pour mobiliser la classe ouvrière internationale contre l’austérité capitaliste et les inégalités sociales.

 

(Article paru d’abord en anglais le 7 mai 2019)

Source : World Socialist Web Site, Keith Jones, 08-05-2019

30/05/2019

TENSION AU KOSOVO, UNE OPÉRATION ETHNIQUE ALBANAISE ???

Editoriaux - Entretiens - International - 29 mai 2019

Colonel Jacques Hogard : « On a vu dans les Balkans des étincelles provoquer des ouragans ! »

 

Nouvel épisode de tension au Kosovo : des forces albanaises se sont rendues dans des enclaves serbes pour y arrêter plusieurs personnes.

 

Pour le colonnel Jacques Hogard, il s’agit d’une de ces nombreuses provocations destinées à faire partir les derniers Serbes du Kosovo.

 

Une opération de nettoyage ethnique.

 

Explication au micro de Boulevard Voltaire.

N

ouvel épisode de tension au Kosovo.

Des policiers serbes du Kosovo ont été emprisonnés par des unités spéciales.

 

Que se passe-t-il dans cette partie de l’Europe que nous connaissons assez peu finalement ?

 

Depuis 20 ans, le Kosovo a été détaché de son pays d’appartenance, la République de Serbie.

Les autorités issues de la rébellion albanaise, l’UCK, et mises au pouvoir par l’OTAN et l’Union européenne en 1999, ont déclaré leur indépendance en 2008.

Cette indépendance n’est pas reconnue par l’ONU, mais elle l’est par une centaine d’États, dont la France.

Une dizaine d’États sont néanmoins revenus sur leur décision récemment.


Aujourd’hui, une minorité serbe composée de quelque 150000 personnes habite dans des enclaves, en particulier dans le nord du Kosovo.

C’est la région dans laquelle se trouvaient les forces françaises lors de l’opération il y a 20 ans.

Ces enclaves font l’objet de pressions permanentes, de persécutions, voire d’exactions, de la part des Albanais pour finir l’épuration ethnique du Kosovo, faire partir les derniers serbes et prendre leur place.


Naturellement, les Serbes résistent, en particulier dan ce triangle nord du Kosovo qui est adossé à la Serbie et où habite une majorité de Serbes, contrairement au reste de la province.


Ce matin une opération de police, officiellement contre la corruption et la criminalité organisée, car les Albanais y connaissent tout de même un rayon dans ce domaine…

Ils en ont profité pour envoyer les forces spéciales et arrêter des policiers serbes comme ils ont l’habitude de le faire depuis un an.


Les incidents se multiplient. L’en dernier, en mars 2018, le ministre serbe du Kosovo avait été appréhendé par ces mêmes forces spéciales alors qu’il était dans cette même partie Nord du Kosovo.

En novembre 2018, les produits d’importation venant de Serbie ont été taxés à 100 %.

Il s’agit d’une mesure de rétorsion, car le Kosovo n’avait pas été admis à Interpol à l’époque .

En décembre 2018, les autorités kosovares ont annoncé la création d’une armée kosovare, tout aussi illégitime et illégale que leur déclaration d’indépendance.

Mais cette armée kosovare est soutenue par les États-Unis, alors que l’OTAN était contre.


Toutes ces provocations font monter une espèce de tension, mais dont l’objectif est tout simplement de faire partir les derniers serbes du Kosovo.

 

Est-ce que ces tensions peuvent aboutir à nouveau à un conflit ouvert au Kosovo ?

Les Balkans ont toujours été une poudrière, ce n’est pas nouveau ! L’attitude de l’OTAN et de l’Union européenne a consisté à encourager et approuver la déclaration d’indépendance de cette province serbe.

 

Pourtant tout était prévu pour un retour à la paix et à la stabilité dans la résolution 1244 de l’ONU.

Cette attitude a donc créé de facto les conditions d’un redémarrage des violences.

 

Aujourd’hui, la situation est sérieuse puisque le président serbe a mis en alerte l’armée serbe. C’est bien sûr plus de gesticulation qu’autre chose. Mais on a déjà vu dans les Balkans des étincelles déclencher des ouragans.

 

Je crois qu’il faut rester vigilant et la ‘’communauté internationale’’ a une responsabilité dans tout cela. Il est évident que la situation du Kosovo aujourd’hui ne peut qu’empirer. Les autorités albanaises du Kosovo veulent arriver à l‘épuration totale des Serbes qui restent et se rapprocher, pour ne pas dire fusionner, avec l’Albanie à l’horizon 2025.

 

Si on devait en arriver là, ça serait un facteur de guerre interminable.

 

 
 
Source et Publication:     https://www.bvoltaire.fr/colonel-jacques-hogard-
 
 

Et aussi

Prière musulmane dans l’église Saint-Louis-des-Invalides: que dit monseigneur 24?

(Vidéo)

Prière musulmane dans l’église Saint-Louis-des-Invalides: que dit monseigneur 24?

(Vidéo)

Incrédulité, honte et colère en découvrant ces images publiées sur le compte Twitter du site Fdesouche :

la prière musulmane récitée en chaire – là où nos curés n’osent plus monter depuis des décennies – dans l’église Saint-Louis-des-Invalides, la cathédrale du diocèse aux armées françaises.

 

Une prière récitée à l’occasion des vingt ans de paix au Kosovo, précise Fdesouche.

Devant le tabernacle. Mais peut-être l’avait-on vidé de sa Présence pour l’occasion…

C’était le 22 mai dernier.

L’ambassade du Kosovo en France avait organisé un concert en hommage aux victimes du conflit au Kosovo.

« Sans considération ethnique et pour rendre hommage à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans », expliqua l’ambassadeur Qëndrim Gashi, comme l’a rapporté Le Figaro.

 

La Philharmonie du Kosovo, sous la direction de Baki Jashari, interpréta l’œuvre de Karl Jenkins, L’Homme armé : une messe pour la paix, composée en 1999.

Une œuvre qui se veut universelle en reprenant des textes de diverses religions : ordinaire de la messe des catholiques, psaumes de la Bible et… appel à la prière islamique.

 

Fallait-il, pour autant, que cet appel à la prière soit interprété dans une église ?

En chaire, qui plus est – montée en chaire qui n’est pas sans rappeler celle de l’imam, le 29 mai 1453, dans l’église Sainte-Sophie de Constantinople tombée aux mains des Ottomans, église dans laquelle les prêtres venaient d’être massacrés alors qu’ils célébraient la messe ?

La réponse par une autre question : imagine-t-on une messe de Mozart, dans laquelle est proclamée la foi catholique, chantée dans une mosquée ?

 

Réaction d’un ami de Boulevard Voltaire, arabophone et originaire d’un pays où les chrétiens eurent à combattre les armes à la main pour survivre : « C’est scandaleux »

 

La paix au Kosovo ? Je repense alors à cette petite église du monastère de nonnes orthodoxes de Devič, au cœur du Kosovo.

 

Un jour, les Albanais musulmans y crevèrent symboliquement les yeux des icônes, comme le faisaient les Turcs autrefois. L’une des religieuses fut même violée.

Cinq ans plus tard, ce même monastère fut de nouveau attaqué par des centaines d’Albanais musulmans.

Les religieuses furent évacuées de justesse et le monastère partiellement détruit par le feu. Une vieille histoire qui remonte aux croisades, me direz-vous ?

 

Effectivement, c’était en 1999 et en 2004, durant ces vingt ans de paix célébrés aux Invalides.

En 2011, je commandais le contingent français au Kosovo. Une section de soldats français protégeait alors en permanence ce monastère. Je reçus deux sénateurs – un socialiste, un UMP – en mission parlementaire pour étudier l’utilité de notre présence sur ce théâtre d’opération. Étonnement du sénateur UMP : est-ce bien utile de garder ce monastère ? 

Je dus le traîner dans l’église pour lui montrer les stigmates encore récents du sacrilège, lui décrivant le déferlement de haine qui s’était abattu sur ce modeste sanctuaire. 

Mais pourquoi ces bonnes sœurs ne vont-elles pas dans un autre monastère en Serbie ? me demanda ce sénateur. 

Pourquoi, Monsieur le Sénateur ? Mais tout simplement parce que, depuis le XVe siècle, en ce lieu, existe un monastère chrétien. Ces religieuses sont chez elles, ici.

 

Et aujourd’hui, en cette église Saint-Louis, au cœur de l’hôtel des Invalides, fondé par un roi très chrétien, c’est la prière mahométane qui est récitée ! 

 

Certes dans un concert. Que penserait Mère Anastasia, mère supérieure du couvent de Devič, en voyant ces images, elle qui y entra alors qu’elle n’avait encore que quinze ans ? 

Que penserait Mère Makaria, supérieure du monastère de Sokolica, sur les hauteurs de Mitrovica ? 

 

Elle qui me dit un jour : « Ne laissez pas faire en France ce que nous avons laissé faire ici au Kosovo » (je cite de mémoire).

 

Il y a des jours où l’on a envie de pleurer

Pour voir la vidéo : ICI 

 

Par Georges Michel -Boulevard Voltaire

 

LES PALESTINIENS S' OPPOSENT A LA PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE ! POURQUOI ???

29/05/2019

ÉTATS-UNIS / IRAN VERS UNE ESCALADE MILITAIRE ???

Échec et mat pour l’hégémon


Par Dmitry Orlov – Le 21 mai 2019 – Source Club Orlov

Orlov

Selon les analyses de beaucoup de commentateurs intelligents et bien informés, une guerre entre les États-Unis et l’Iran pourrait éclater à tout moment.

Leur preuve en faveur de ce point de vue consiste en quelques porte-avions américains qui sont censés être en route vers le golfe Persique, que l’Iran a menacé de bloquer en cas d’attaque.

Pour ce faire, l’Iran n’aurait pas à faire quoi que ce soit de militaire ; il suffirait que ce pays menace d’attaquer certains pétroliers pour que leur couverture d’assurance soit annulée, les empêchant de charger leur cargaison ou de prendre la mer.

Cela bloquerait les livraisons de près des deux tiers de tout le pétrole brut transporté par mer et causerait des dommages économiques vraiment stupéfiants – si stupéfiants que les économies pétrolières des pays importateurs de pétrole (et même de certains des pays exportateurs de pétrole) pourraient ne jamais s’en remettre.

 

Examinons d’abord ces quelques éléments de preuve.

À mon avis, le fait de voir des porte-avions américains près d’un adversaire potentiel bien armé comme l’Iran, la Chine ou la Russie est une indication très claire qu’il n’y aura aucune escalade militaire.

Le calcul ici est simple.

Pour être efficace, un porte-avions américain doit se trouver à moins de 500 km des cibles que ses avions vont bombarder. C’est la portée aller-retour typique d’un avion sans ravitaillement en vol.

Mais si ledit porte-avions s’approche à moins de 1000 km dudit adversaire potentiel, il peut être coulé à l’aide de toute une série d’armes modernes contre lesquelles il n’a aucune défense.

Évidemment, dans de telles circonstances, le commandement du porte-avion évitera de faire quoi que ce soit de provocateur tout en faisant tout son possible pour afficher son absence totale d’intention hostile.

Certains prétendent (en l’absence de toute preuve) que les États-Unis voudraient en fait que l’un de leurs porte-avions soit coulé pour servir d’excuse à une escalade.

Mais comment exactement la situation s’aggraverait-elle ? En faisant couler d’autres porte-avions ? Ajoutez à cela le fait que les États-Unis ne semblent plus construire de porte-avions.

Leur dernier projet en ce sens, le Gerald R. Ford, bien nommé d’après le président au « bulbe mou », fait l’objet d’interminables réparations dans l’espoir qu’il deviendra un jour utile à quelque chose.

Ajoutez à cela le fait que les États-Unis n’ont plus l’argent pour construire des jouets de guerre aussi gigantesques : vu la façon dont les choses se passent, dans quelques années seulement, le budget fédéral tout entier va être englouti par les paiements d’intérêts sur la dette fédérale.

 

Apparemment, il est extrêmement difficile pour les Américains d’affronter le fait qu’il y ait une liste longue et croissante de choses qu’ils ne peuvent plus faire :

  • Les États-Unis n’arrivent plus à organiser des révolutions de couleur efficaces. L’Ukraine est un embarras incontrôlable où la moitié de la population est prête à voter pour Poutine alors que certains oligarques juifs très méchants se sont achetés en grande partie un président juif. Et si l’exemple de l’Ukraine est tragique – c’est maintenant le pays le plus pauvre d’Europe – l’exemple du Venezuela est un peu une farce. Là-bas, un larbin formé par les américains, du nom de Juan Guaidó, se promène en prétendant être président depuis son récent poisson d’avril. De nos jours, le discours américain sur le « changement de régime » ne fait que provoquer des roulements les yeux et des gémissements.
  • Les États-Unis ne peuvent plus lancer des attaques sous faux drapeaux et s’en servir comme prétexte. La fausse attaque à l’arme chimique dans la Douma syrienne, qui a servi d’excuse au dernier bombardement inutile de Donald Trump sur la Syrie (lors duquel une partie des missiles de croisière Tomahawk ont été largué en mer alors que l’autre a été abattu par les défenses aériennes syriennes) a été définitivement prouvé comme étant une contrefaçon. Et la dernière tentative de ce genre, qui consistait à causer un peu de dégâts aux pétroliers dans le golfe Persique et à essayer de blâmer les Iraniens, n’a pas eu beaucoup de succès, la ficelle étant trop grotesque.
  • Les États-Unis ne peuvent plus retirer leurs troupes. Leurs troupes sont bloquées en Afghanistan, où elles n’ont plus aucune mission maintenant que les Talibans sont de nouveau victorieux. Pour se retirer, elles doivent trouver une sorte d’accord pour sauver la face, mais il y a ici deux problèmes : premièrement, les dirigeants ne savent pas comment négocier un tel accord ; deuxièmement, personne ne veut négocier avec eux. Et leur stratégie se borne donc à « suppurer sur place ».
  •  
  • C’est très mauvais, parce qu’il y a une chance que cela se transforme en « abandon sur place » – arrêt du réapprovisionnement des troupes lorsque l’argent sera épuisé. Outre le fait de sauver la face et de laisser paraître la retraite en autre chose qu’une  déroute honteuse, il y a quelques considérations pratiques à prendre en compte pour retirer tout l’équipement. Il y en a trop pour qu’on puisse l’évacuer par avion. Il y est arrivé par la Russie, mais il serait trop humiliant de supplier à nouveau la Russie d’aider à le retirer. Il pourrait peut-être être récupéré via le Pakistan, mais les relations américano-pakistanaises sont en très mauvais état.
  • Mais laisser tout l’équipement sur place permettrait d’équiper les Talibans à peu de frais, ce qui provoquerait un scandale international. Enfin, le meilleur choix serait de détruire tout l’équipement sur place, mais cela produirait des contre-coups médiatiques terribles tant au pays qu’à l’étranger.
  • Mais l’Afghanistan n’est que la pointe de l’iceberg : il y a plus de 1 000 bases militaires américaines dans le monde qui doivent être démantelées et abandonnées parce que, comme je l’ai déjà dit, dans quelques années à peine, les États-Unis auront un budget de défense nationale d’exactement 0 $, le budget fédéral ayant été entièrement englouti par les intérêts sur la dette nationale.
  • Les États-Unis ne peuvent plus mener de guerres commerciales. Celle avec la Chine s’est spectaculairement mal passée. Depuis le début, la stratégie chinoise a constamment été de gagner du temps, sans jamais accepter d’accord, tout en cherchant fébrilement une manière de remplacer les États-Unis dans leur commerce international vraiment massif.
  • À chaque étape du processus, les États-Unis ont été là pour aider la Chine tout en nuisant à leurs propres intérêts. Il y a trop de choses à creuser ici, alors voici seulement trois points saillants. Premièrement, les agriculteurs américains sont acculés à la faillite parce que leur soja contaminé par des OGM est remplacé par du soja russe écologiquement propre (les OGM sont illégaux en Russie), ce qui présente des avantages sanitaires majeurs pour la Chine.
  • Deuxièmement, les sanctions contre Huawei, qui fabrique la moitié des smartphones et bien d’autres choses, ont coupé les États-Unis de la prochaine avancée majeure dans la technologie des réseaux [La 5G, NdT]. Et depuis la récente décision de Google de ne pas prendre en charge les futures versions des téléphones Huawei ou de fournir des mises à jour aux versions actuelles, les smartphones ne fonctionneront plus sous Android, coupant les États-Unis de la plupart du marché des smartphones.
  •  
  • Troisièmement, la prochaine série de contre-sanctions chinoises – une interdiction des exportations de terres rares – mettra à mal les espoirs des États-Unis de pouvoir maintenir la production de technologies énergétiques alternatives, de voitures électriques, de semi-conducteurs et de bien d’autres choses. Enfin, les Américains finiront par payer pour leur folie en pensant qu’ils peuvent encore tenir tête aux Chinois sur le plan économique grâce à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés :
  • La Chine continuera de vendre ses réserves d’une valeur de plus de 1000 milliards de dollars de dette fédérale américaine, ce qui fera grimper le taux d’intérêt que les États-Unis doivent payer pour continuer d’emprunter de plus en plus (ce qu’ils doivent faire pour éviter de manquer à leurs engagements sur leur dette existante).

Alors, que peuvent encore faire les États-Unis ? La réponse, je pense, est évidente : les États-Unis sont toujours parfaitement capables de provoquer des catastrophes humanitaires. Le Yémen, où une guerre civile se perpétue à l’aide d’armes américaines et avec la participation de conseillers militaires américains, est peut-être le pire cas.

 

Il y a aussi le camp de réfugiés de Rukban en Syrie, près de la base militaire américaine d’al-Tanf, où des radicaux islamistes soutenus par les États-Unis utilisent des Syriens déplacés comme boucliers humains. Il y a les sanctions économiques contre le Venezuela, qui causent un inconfort considérable à la population de ce pays.

 

Pour être juste, les États-Unis provoquent également des catastrophes humanitaires sur leur propre territoire : si vous regardez les populations de sans-abri en plein essor à Los Angeles, San Francisco, Seattle et ailleurs aux États-Unis, si vous explorez les statistiques sur le suicide, la toxicomanie et les décès par overdose, ou si vous prenez en compte le fait que plus de 100 millions de personnes en âge de travailler aux États-Unis sont sans emploi, il devient clair que les États-Unis ne sont pas seulement en échec dans le monde mais subissent également une véritable hémorragie à l’échelle intérieure.

 

Tout cela peut sembler déprimant, mais en fait, il y a quelque chose à célébrer. Il est arrivé à maintes reprises au cours de l’histoire que des conflits militaires majeurs éclatent lorsque des empires s’effondrent, causant d’horribles pertes en vies humaines.

Mais ce que nous observons aujourd’hui est tout à fait différent : pour les États-Unis, un conflit militaire majeur est devenu impensable alors qu’aucune des autres grandes puissances mondiales n’est particulièrement désireuse de déclencher une guerre et se préoccupe plutôt de développement économique et de coopération.

C’est quelque chose dont nous pouvons nous réjouir tranquillement : l’ancien hégémon mondial est en train de s’effondrer sans grande lutte alors que le reste du monde passe à autre chose.

 

Bien sûr, vous pouvez encore vous sentir déprimé par la façon dont les choses vont de mal en pis aux États-Unis, mais ici un peu d’ajustement d’attitude peut être d’une grande aide.

C’est une technique très spéciale que les gens utilisent depuis des siècles lorsqu’ils sont confrontés à de telles circonstances. Ça s’appelle « s’en foutre ».

Les cinq stades de l'effondrementDmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Source et Traduit par Hervé, vérifié par Wayan. relu par Cat pour le Saker Francophone

 

 

ET AUSSI

 

 

L’Iran joue un rôle destructeur en Irak, en Syrie et dans 12 autres pays

Iran Teheran city of lights Arash Razzagh Karimi (CC BY-NC-ND 2.0)

Une étude conjointe de deux organisations non gouvernementales européennes accuse l’Iran de s’immiscer dans les affaires de 14 pays à majorité musulmane du Moyen-Orient et de jouer un rôle destructeur dans les affaires politiques la région.

Par Sara Meshkati. 

L’étude de l’European Iraqi Freedom Association (EIFA), dirigée par l’ancien eurodéputé conservateur écossais Struan Stevenson, et de l’International Committee in Search of Justice (ISJ), deux ONG basées à Bruxelles, dresse un tableau désastreux de l’interventionnisme iranien dans la région et accuse le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI) d’être directement impliqué.

 

L’ingérence iranienne dans les affaires d’autres pays de la région est institutionnalisée et les hauts responsables du CGRI ont été directement impliqués.

Le rapport critique le CGRI pour avoir entrepris une occupation cachée dans quatre pays, à savoir l’Irak, la Syrie, le Yémen et le Liban.

Dans les quatre cas, le CGRI a une présence militaire directe et considérable, étant précisé que la seule présence de troupes en Syrie représente des dizaines de milliers de troupes de milices affiliées au régime iranien.

Cela comprend non seulement les Iraniens, mais aussi les djihadistes chiites sectaires recrutés, formés, financés et contrôlés par le CGRI, originaires d’Irak, d’Afghanistan et d’ailleurs.

Le rapport révèle les sites de 14 camps d’entraînement du CGRI où les recrues sont réparties en fonction de leur pays d’origine et des tâches qui leur sont assignées, qu’il s’agisse de combats au front ou d’activités terroristes internationales.

 

L’Iran impliqué dans des combats de première ligne

Chaque mois, des centaines de forces irakiennes, syriennes, yéménites, afghanes et libanaises, des pays où le régime iranien est impliqué dans des combats de première ligne, reçoivent un entraînement militaire et sont ensuite envoyées pour combattre ou pour mener des actions terroristes.

Selon les chercheurs à l’origine de cette étude, l’Irak est l’un des pays les plus touchés par l’ingérence et l’interventionnisme iranien. Même l’ambassadeur d’Iran en Irak, le brigadier général Iraj Masjedi, nommé à ce poste en janvier 2017, dirigeait auparavant le bureau irakien du CGRI.

L’Iran est de plus en plus encouragé à agir depuis que l’ancien Président des États-Unis, Barack Obama, a autorisé l’accord sur le nucléaire avec le régime de Téhéran, ont annoncé les ONG.

L’accord visait à limiter les ambitions nucléaires iraniennes qui avaient vraisemblablement pour but l’acquisition d’armes nucléaires en échange d’un allégement des sanctions.

Ensuite, les sanctions ont été largement levées au début de l’année 2016 et l’Iran a bénéficié d’une influence financière et économique accrue, par la suite investie non pour son peuple mais pour déstabiliser plus d’une douzaine de pays du Moyen-Orient.

 

La manne financière n’a pourtant point amélioré les finances de l’Iranien de la rue. Par ailleurs, depuis l’arrivée de Donald Trump, la situation a basculé. Le Président américain s’est retiré de l’accord et a rétabli les sanctions contre l’Iran.

Les principaux pays cités dans ce rapport sont les suivants : Arabie saoudite, Irak, Syrie, Yémen, Liban, Bahreïn, Turquie et Palestine. Les experts de la région considèrent cette dernière comme une sorte de campagne de relations publiques pour Téhéran. Une campagne pour renforcer ses références à l’islam en soutenant les Palestiniens contre Israël, tout en aidant les régimes de la région à écraser les communautés de réfugiés palestiniens.

 

Contre les Palestiniens

Un exemple frappant du soutien de l’Iran à la répression brutale contre les Palestiniens est celui qui a eu lieu en Irak après l’invasion menée par les États-Unis en 2003, où les réfugiés palestiniens étaient perçus par l’Iran et leurs djihadistes chiites comme des pro-Saddam Hussein.

Une assistance iranienne visant à tuer des Palestiniens a également été fournie dans le camp de réfugiés de Yarmouk en Syrie, pendant la guerre en cours contre le dictateur Bashar Al-Assad.

Parmi les recommandations figurant dans les conclusions, le rapport indique que le CGRI devrait être désigné comme une organisation terroriste en Europe. Les interventions et le terrorisme du CGRI pendant quatre décennies sont à l’origine de la crise actuelle dans la région.

Les ONG ont également recommandé de sanctionner toutes les sources de financement et les sociétés affiliées au CGRI, ainsi que de lancer des efforts internationaux pour dissoudre les groupes paramilitaires et les réseaux terroristes affiliés à la Force Qods du CGRI.

Ces mêmes Gardiens de la Révolution ont été classés comme organisation terroriste par les États-Unis le mois dernier. Une mesure accueillie plutôt favorablement par la population iranienne maudissant cette force corrompue qui accapare l’économie iranienne et est considérée par les Iraniens comme la source du fiasco économique du pays.

Plutôt que de se soucier de leurs relations avec le pouvoir iranien, les gouvernements européens devraient avoir une politique favorable à la stabilité de la région et surtout soutenir les Iraniens qui manifestent quotidiennement dans les rues et sont réprimés brutalement par les Pasdarans, l’autre nom donné au CGRI.

 

Par Sara Mechkati

Sara Mechkati est avocate en droit des contrats à Paris. Elle collabore avec la Fondations d'Etudes pour le Moyen-Orient (FEMO).

27/05/2019

LE CONFLIT PALESTINO -ISRAÊLIEN : CE CONFLIT QUI NE S' ARRÊTE PAS ........

 

Source et Publication:  https://fr.gatestoneinstitute.org/14290
 
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26/05/2019

RAPPEL: AFRIQUE/NIGÉRIA: LE GÉNOCIDE DES CHRÉTIENS ....

 

«Génocide pur»: plus de 6 000 chrétiens nigérians égorgés, des femmes et des enfants

 

LES MÉDIAS EN PARLENT PAS.

Les dirigeants d'église au Nigeria ont déclaré que les chrétiens subissaient un "génocide pur" puisque 6000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont été assassinées par des radicaux peuls depuis janvier.

"Ce qui se passe dans l'État du Plateau et dans d'autres États nigérians est un pur génocide et doit être immédiatement arrêté", a déclaré dans un communiqué de presse la Christian Association of Nigeria et les responsables d'église de l'État de Plateau dans l'État de Plateau.

 

Les responsables de l'église ont déclaré que "plus de 6 000 personnes, principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées, ont été mutilés et tués au cours de raids nocturnes menés par des éleveurs Peuls armés", ce qui incite le gouvernement nigérien à "cesser ces pertes de sang insensées et sanglantes" la terre et d'éviter un état d'anarchie complète où le peuple est obligé de se défendre. "

Le communiqué de presse a également exhorté la communauté internationale, ainsi que les Nations Unies, à intervenir dans les attaques des Fulani, craignant qu'elles ne se propagent également à d'autres pays.

"Nous sommes particulièrement inquiets devant l'insécurité généralisée dans le pays, où des bergers, des bandits et des terroristes armés commettent régulièrement des attaques et des meurtres commis dans nos communautés, malgré des investissements considérables dans les agences de sécurité", ont-ils ajouté. Le président Muhammadu Buhari n'a pas réussi à traduire les agresseurs en justice.

Ils ont fait référence à plusieurs attaques massives cette année, dont le massacre de plus de 200 personnes, principalement des chrétiens, à la fin du mois de juin, lors de raids menés par les gardiens de troupeaux contre des agriculteurs de la région de la ville de Jos.

Bien que certains médias internationaux aient tenté de qualifier les meurtres de conflit foncier entre groupes communautaires, les dirigeants de l'église, ainsi que d'importants groupes de surveillance de la persécution tels que Open Doors USA et International Christian Concern, ont tous affirmé que les chrétiens étaient délibérément pris pour cibles.

"Nous rejetons le récit selon lequel les attaques contre les communautés chrétiennes à travers le pays sont des" affrontements d'agriculteurs / de bergers ". Le gouvernement fédéral a été tellement plongé dans cette fausse propagande et tromperie tout en défendant avec force l’idée politique d’établir des ranchs / colonies de bétail sur les terres agricoles ancestrales des communautés attaquées pour les bergers Fulani, comme la seule solution au problème ", indique le communiqué. a déclaré, accusant le gouvernement de pousser également un tel récit.

"Comment peut-il s'agir d'un affrontement lorsqu'un groupe attaque, tue, mutile, détruit de façon persistante et que l'autre groupe est constamment tué, mutilé et leurs lieux de culte détruits? Comment peut-il s'agir d'un affrontement lorsque les gardiens de troupeaux chassent des agriculteurs en leurs propres villages / communautés et les agriculteurs courent pour leur vie? " les responsables de l'église ont demandé.

"Comment peut-il y avoir un choc lorsque les gardiens de troupeaux sont les prédateurs et les agriculteurs / agriculteurs indigènes sont la proie? Jusqu'à ce que nous appelions une maladie par son vrai nom et ses causes, il serait difficile de diagnostiquer correctement la maladie pour les médicaments curatifs appropriés. "

Différents rapports ont été rapportés sur le nombre de chrétiens tués au Nigéria depuis le début de l'année.

La Société internationale pour les libertés civiles et l’état de droit, Intersociety, a déclaré mardi que 1 750 chrétiens et des non-musulmans ont été tués à la fois par les gardiens de troupeaux Fulani et par les radicaux Boko Haram, qui sont un groupe séparé. groupe terroriste.

Intersociety a également mis en garde contre un génocide dans sa déclaration.

"Le Nigéria se dirige vers [une voie de] génocide en tuant, mutilant, incendiant et détruisant des églises et autres lieux de culte sacrés, et en saisissant et en occupant de force les terres ancestrales, de culte, agricoles et d'habitations des chrétiens autochtones et d'autres religieux religieux. dans le nord du Nigeria ", a-t-il déclaré.

L'évêque catholique romain William Avenya, évêque de Gboko, a confié séparément à l'organisation caritative «Aide à l'Eglise en détresse» que le monde ne pouvait pas attendre un génocide complet avant de décider d'intervenir.

"S'il vous plaît, ne commettez pas la même erreur que lors du génocide au Rwanda", a-t-il plaidé, évoquant le massacre du peuple tutsi au Rwanda, où près d'un million de personnes ont été tuées en 1994.

"Cela s'est passé sous notre nez, mais personne ne l'a arrêté. Et nous savons bien comment cela s'est terminé", a déclaré Avenya.

 

Source:  http://www.lesmanchettes.com

NIGER/ NIAMEY : MANIFESTATION CONTRE LES BASES MILITAIRES ÉTRANGÈRES ......

Niger : manifestation contre la présence de bases militaires étrangères à Niamey

25 mai 2019 à 16h06 | Par Jeune Afrique avec AFP
 
 

Un millier de personnes ont manifesté samedi à Niamey contre la présence au Niger des bases militaires françaises et américaines, accusées d'inertie face aux attaques jihadistes meurtrières.

 

Au rythme de musiques locales dédiées à l’armée nigérienne, les protestataires ont sillonné les rues aux cris de: « Vive le Niger, vive l’armée nigérienne » avant de tenir un meeting devant le parlement.

« À bas les bases militaires étrangères », « À bas l’armée française », « À bas l’armée américaine », « À bas les jihadistes et Boko Haram », ont scandé les manifestants, essentiellement des étudiants, des lycéens et des collégiens, qui répondaient à l’appel du l’Union des scolaires nigériens (USN), leur syndicat.

 

Sur des pancartes on pouvait aussi lire: « Non à la sous-traitance de notre souveraineté nationale », « Notre territoire est indépendant depuis le 3 août 1960 ».

 

« Nous ne voyons pas la plus-value de la présence de ces bases militaires étrangères parce que chaque jour que dieu fait, notre pays est victime d’attaques », a déclaré Idder Algabid, le dirigeant de l’USN.

Ces attaques pourraient être évitées si toutefois il y avait « une franche collaboration et un soutien extérieur » des armées étrangères.

La manifestation « autorisée par la mairie de Niamey », selon lui, vise « à soutenir nos Forces de défense et de sécurité (FDS) victimes d’attaques répétées, enregistrant des morts et des blessés ».

 

Le dirigeant estudiantin a « exigé du gouvernement la dotation en moyens suffisants et adéquats des FDS afin de garantir la sécurité du pays et sa souveraineté nationale ».

Vendredi, il avait demandé « le départ pur et simple de ces bases militaires qui ne sont ici que pour obstruer notre souveraineté nationale ».

 

Le 17 mai, le groupe État islamique a revendiqué une attaque perpétrée dans l’Ouest, ayant tué 28 soldats et un assaut – infructueux – contre une prison de haute sécurité proche de la capitale, où sont détenus de nombreux jihadistes.

 

Coopération renforcée

Niamey, qui combat aussi le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le Sud, a toujours justifié la présence des forces américaines et françaises sur son sol par la nécessité de « sécuriser les frontières » contre des infiltrations de groupes jihadistes venant du Mali voisin.

« Sans les renseignements que nous donnent les pays comme la France, nous sommes un peu aveugles », avait affirmé en 2014 le président nigérien Mahamadou Issoufou.

« Les terroristes tentent de reprendre pied au Niger, ce que nous n’accepterons pas. Nous nous battrons pour qu?ils ne s’installent pas au Niger », a déclaré la semaine passée le ministre nigérien de la Défense, Kalla Moutari.

Vendredi, Kalla Moutari a visité la base aérienne de la force française Barkhane à Niamey. « (…) Nous avons parlé des moyens de renforcer cette coopération (militaire) opérationnelle » entre le Niger et la France, a commenté l’ambassadeur de France au Niger, Alexandre Garcia.

Au Niger, la France possède une base sur l’aéroport de Niamey à partir de laquelle des avions de chasse et des drones – non armés – opèrent. Dans le cadre de l’opération Barkhane, les forces françaises disposent aussi d’une base à Madama, dans le Nord.

Le Niger a également permis la construction d’une importante base américaine de drones à Agadez (nord), dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars, et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan.

Le Niger a récemment autorisé les Américains à armer leur drones.

 

L’Allemagne dispose d’une base logistique à Niamey pour ravitailler ses troupes engagées au Mali voisin.

 

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BURKINA FASO: TERRE DE DJIHAD ET MASSACRES DE CHRÉTIENS !

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  • « Les assaillants ont demandé aux chrétiens de se convertir à l'islam, mais le pasteur et les autres ont refusé. Ils les ont alors rassemblé sous un arbre, se sont emparés de leurs Bibles et de leurs téléphones portables, puis ils les ont appelés un à un, derrière l'église. Et là, tous ont été abattus. » - Témoignage d'un chrétien survivant, rapporté par World Watch Monitor, le 2 mai 2019.

  • « Une grande partie de la colère islamique au Burkina Faso est liée à l'enseignement de pseudos penseurs occidentaux. Après les églises, les écoles aussi deviennent une cible pour transformer le pays en État islamique et imposer la charia... Sur les 2 869 écoles que compte le Burkina Faso, 1 111 ont été fermées au cours des trois dernières années en raison de la violence islamique. » - James Murphy, The New American, 16 mai 2019.

  • Comme bon nombre de groupes terroristes en Afrique, ceux qui sèment la terreur au Burkina Faso sont islamistes et djihadistes. Le procureur qui avait à juger huit musulmans impliqués dans des attentats qui ont tué 14 personnes, a déclaré : « tous avaient le front ceint ou portaient un bandeau sur lequel était écrit en arabe : « Il n'y a de dieu qu'Allah et Mahomet est Son Messager. » - Africa News, 3 juillet 2018.

 

En mars 2018, cinq assaillants ont ouvert le feu sur l'ambassade de France à Ouagadougou (Burkina Faso), aux cris de « Allahou Akbar » ("Allah est le plus grand."). Photo : une rue de Ouagadougou. (Source image : iStock)

 

Le dimanche 12 mai, 30 terroristes islamistes, ont pris d'assaut l'église catholique de Dablo, au Burkina Faso, un petit pays d'Afrique de l'ouest, massacrant six fidèles - y compris le prêtre –. Avant de se replier, les terroristes ont incendié l'église.

Ousmane Zongo, maire de Dablo, témoigne :

« Vers 9 heures du matin, pendant la messe, des individus armés ont fait irruption dans l'église... Ils ont tiré sur les fidèles qui ont tenté de fuir ... Ils ont incendié l'église, puis des magasins et un petit restaurant avant de se rendre au dispensaire. Ils ont fouillé le dispensaire, puis sont repartis en mettant le feu au véhicule de l'infirmière en chef (...). La ville est aujourd'hui terrorisée. Les gens ne sortent plus. Les boutiques et magasins ont baissé leur store. Dablo est devenue une ville fantôme. "

 

La BBC rapporte que « la violence djihadiste a éclaté au Burkina Faso en 2016 ... C'est à partir de cette date, que des groupes affiliés à Al-Qaïda, à l'État islamique mais aussi à des mouvements locaux comme Ansarul Islam [Champions de l'islam] sont devenus actifs. Le Burkina Faso est majoritairement composé de musulmans (60% de la population), le reste se répartissant entre chrétiens (23%) et animistes (17%).

Le Burkina Faso a enregistré 12 attentats islamiques en 2016 ; mais près de 160 ont été recensés sur les cinq premiers mois de 2019.

 

L'assaut contre l'église de Dablo est la troisième attaque d'église en cinq semaines. Le dimanche 28 avril à Silgadji, vers la fin de la célébration, des islamistes ont pris d'assaut un temple protestante tuant six fidèles, dont le pasteur Pierre Oult, âgé de 80 ans, et ses deux fils. Selon un témoin local :

« Les assaillants ont demandé aux chrétiens de se convertir à l'islam, mais le pasteur et les autres ont refusé. Ils les ont alors rassemblé sous un arbre, puis se sont emparés de leurs Bibles et de leurs téléphones portables, avant de les appeler un à un derrière l'église. Là, ils ont été abattus. »

Le 5 avril, des islamistes armés sont entrés dans une autre église catholique et ont assassiné quatre chrétiens. Le même article de presse ajoute que « le sort du prêtre catholique kidnappé il y a un mois reste incertain ».

 

Le sort qui est généralement réservé aux chrétiens enlevés au Burkina Faso, n'incite pas à l'optimisme. En février, des islamistes ont enlevé et assassiné Antonio César Fernandez, un missionnaire de 72 ans qui exerçait en Afrique depuis 1982. Kirk Woodman, un Canadien, a également été kidnappé puis abattu.

 

Les islamistes qui sévissent au Burkina Faso ne diffèrent pas de Boko Haram au Nigéria ou de Al Shabaab en Somalie. Quand tous ces groupes djihadistes ne terrorisent pas les églises et ne massacrent pas les chrétiens, ils ciblent tout ce qui peut être associé à l'Occident. Selon le magazine The New American :

« « Une grande partie de la colère islamique au Burkina Faso est alimentée par l'enseignement de pseudos penseurs occidentaux. Après les églises, les écoles deviennent aussi une cible pour transformer le pays en État islamique et imposer la charia... Sur les 2 869 écoles que compte le Burkina Faso, 1 111 ont été fermées au cours des trois dernières années en raison de la violence islamique. »

« Beaucoup d'écoles ont été incendiées » a expliqué un chef d'établissement de Foubé dont l'école a été incendiée.

 

Les djihadistes ont également pris pour cible un hôtel (20 morts) et un restaurant (18 morts) fréquentés par des occidentaux.

Comme bon nombre de groupes terroristes en Afrique, ceux qui sèment la terreur au Burkina Faso sont clairement islamistes et djihadistes. Le procureur qui avait à juger les huit musulmans impliqués dans des attentats qui ont tué 14 personnes, a déclaré : « tous avaient le front ceint ou portaient un bandeau sur lequel était écrit en arabe l'expression suivante : « Il n'y a de dieu qu'Allah et Mahomet est Son Messager ».

 

Quand des djihadistes ont ouvert le feu sur l'ambassade de France à Ouagadougou, des témoins ont clairement entendu les cinq assaillants lancer le cri de guerre du djihad, « Allahu Akbar » (« Allah est le plus grand »).

Faut-il le préciser, en dépit des signaux clairement djihadistes de ces attaques, les experts de l'establishment persévèrent dans le déni. Sten Hagberg, professeur d'anthropologie de l'Université d'Uppsala (Suède) qui était interrogé sur le carnage de l'église de Dablo, a sorti la rengaine habituelle : « à mon avis, cette attaque a beaucoup plus à voir avec la politique et l'économie qu'avec la religion » a-t- il déclaré.

Si des groupes comme l'État islamique régressent en Iraq et en Syrie, le cas du Burkina Faso montre que, dans des pays obscurs et oubliés du monde, le djihad se répand comme une traînée de poudre et meurtrit d'innombrables innocents sans noms ni visages.

Source:      Raymond Ibrahim, auteur du nouveau livre Sword and Scimitar, Fourteen Centuries of War between Islam and the West, (Le sabre et le cimeterre, Quatorze siècles de guerre entre l'Islam et l'Occident), est Distinguished Senior Fellow du Gatestone Institute et Fellow du Judith Rosen Friedman du Middle East Forum.