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19/01/2019

MACRON DÉCIDE QUE NOTRE ARMÉE RESTE EN SYRIE !

Macron décide de rester en Syrie

Publié par wikistrike.com sur 19 Janvier 2019, 14:30pm

  #Politique internationale

Macron décide de rester en Syrie

Le président français Emmanuel Macron s’est de nouveau opposé jeudi à la décision américaine de se retirer de la Syrie, affirmant que les troupes françaises resteraient engagées au Moyen-Orient en 2019.

 

Le président français a annoncé que le groupe terroriste Daech n’était pas encore complètement vaincu en Syrie et que les troupes françaises resteraient dans le nord du pays.

 

Le président a prononcé jeudi 17 janvier un discours devant 1 600 civils et militaires réunis sur une base de l’armée de terre de Francazal, à Toulouse. 

 

« Le retrait annoncé de Syrie de notre allié américain ne doit pas nous faire dévier de notre objectif stratégique: éradiquer Daech en privant ce groupe terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence », a-t-il insisté.

 

La France a déployé 1 200 forces militaires en Syrie et en Irak, dans le cadre de la coalition anti-Daech formée en 2014 et conduite par les États-Unis.

« La bataille n’est pas finie », a déclaré Macron en réaction aux  spéculations sur la possibilité d’un retrait français de la Syrie.

 

« Nous devons examiner l’état de notre déploiement militaire dans le monde, mais (…) nous devons rester déterminés à contribuer au rétablissement de la stabilité [au Moyen-Orient] », a-t-il proféré.

 

Macron a regretté la décision prise à la hâte le 19 décembre dernier par l’administration Trump, la qualifiant d’erreur.

 

« Daech est entièrement vaincu en Syrie », avait déclaré le président américain ajoutant que les voisins de la Syrie devaient désormais poursuivre la lutte contre les résidus de Daech.

 

Les alliés occidentaux des États-Unis ont accueilli cette décision avec scepticisme.

La France a fait partie des premiers pays à l’avoir critiquée.

 

« Quelque 1 100 soldats français ont servi au Moyen-Orient », a affirmé le chef d’état-major français des armées, confirmant qu’environ 200 soldats français s’étaient associés aux Kurdes dans le nord de la Syrie.

 

Cet aveu intervient alors que la France tenait jusqu’ici, à maintenir en secret sa présence militaire en Syrie.

 

Paris a même constamment nié les informations selon lesquelles les forces françaises seraient tombées à plusieurs reprises dans le filet des soldats syriens.

Depuis que la France s’est impliquée militairement en Syrie, envoyant sur ordre US, des troupes dans le nord-est et l’est de ce pays, des militaires français se sont fait arrêter par les forces syriennes.

 

La première annonce de leur capture date de la fin de l’année 2012. Et pourtant, ni les sources syriennes ni les sources françaises n’ont abordé le sujet explicitement.

 

De plus, Damas n’a jamais diffusé d’images de captifs français emprisonnés sur son territoire.

En France, un black-out total est maintenu sur le sujet, les médias ne l’évoquant jamais et le plaçant sous l’étiquette « secret défense ».

 

Le pouvoir n’ose pas informer l’opinion publique du « sort des prisonniers de guerre », arrêtés dans le cadre d’une guerre menée à l’insu même des Français.

Cependant, il aura fallu le travail effectué par des journalistes syriens, qui sont parvenus à retrouver la trace de près de 300 militaires français retenus par le renseignement syrien.

La France maintient donc sa présence militaire en Syrie sans le feu vert de l’État syrien et se comporte comme une puissance d’occupation.

 

En septembre dernier, elle a participé, aux côtés de la Grande-Bretagne et d’Israël, à des frappes contre des cibles russes à Lattaquié, offensive qui s’est soldée par la destruction en plein vol d’un Il-20, bien que Paris ait refusé de le revendiquer.

 

Les États-Unis et leurs alliés bombardent depuis septembre 2014 ce qu’ils appellent les positions de Daech à l’intérieur de la Syrie sans autorisation du gouvernement de Damas ni mandat de l’ONU.

 

Il est à noter que cinq membres de l’armée américaine ont été tués dans une explosion survenue, mercredi 16 janvier, à Manbij, en Syrie.

 

Source:  http://www.wikistrike.com/2019/

 

 

source:https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/18/586095/La-Fra...

GILETS JAUNES À MAYOTTE , COMME EN MÉTROPOLE .....

 

À Mayotte, comme en métropole, les Gilets jaunes cible prioritaire…

Publié le 18 janvier 2019 -

 

Enfin ! Il est un domaine où Mayotte semble vraiment s’aligner sur la métropole…

Mais oui ! Nous y sommes !

Les Gilets jaunes à Mayotte sont réprimés tout comme en métropole !

 

Ceux qui suivent, tout comme votre serviteur, quotidiennement l’actualité de notre cent-unième département français, n’auront pas manqué de relever le fait suivant (information relevée le 8 janvier 2019 sur divers sites).

 

Laurent CHAILLOU, professeur d’anglais à Mayotte, est venu en cours les 6 et 7 décembre 2018 avec un gilet jaune.

On lit que le professeur en question, déjà sanctionné par son établissement, a été pour le moins rappelé à l’ordre, et ce dans les délais les plus brefs, par l’académie de Mayotte, en vertu des dispositions (prière de ne pas ironiser) de « l’article 11 de la charte sur la laïcité ».

Laurent CHAILLOU qui est administrateur d’un groupe « Facebook » local de soutien au mouvement social, se défend en arguant : « On nous parle de devoir de réserve.

Mais techniquement parlant, je n’ai rien dit ».

Comment ne pas rapprocher cette information de celle, toujours à propos de l’enseignement à Mayotte, parue le 12 novembre 2018 sous la rubrique Actualités Éducation « Manifestation à Sada contre un professeur de lycée ».

 

Des parents d‘élèves du lycée de Sada ont manifesté leur mécontentement. Selon Anli MADI du parti Rassemblement national de Mayotte : « la colère cible un professeur de lycée.

 

Ce dernier d’origine africaine, qui possède un diplôme d’avocat, a été recruté comme professeur de philosophie au lycée de Sada ».

 

Selon les élèves qui ont rapporté les faits à leurs parents, l’enseignant contractuel « insulterait sans cesse les Mahorais et conteste constamment l’appartenance de Mayotte à la France ».

 

Question préalable : a-t-il seulement été rappelé à l’ordre ?

Ou alors, est-ce à dire qu’il apparaît infiniment plus grave de manifester son soutien au mouvement des Gilets jaunes que d’œuvrer à la dislocation de notre pays et de traumatiser nos jeunes compatriotes du département le plus déshérité de France ?

En ce qui me concerne, j’estime qu’il appartient aux parlementaires français (à commencer par ceux de Mayotte) et à tous les patriotes français de suivre de très près ces deux affaires, et d’interroger qui de droit sur le sujet d’une bien étrange disparité de traitement de deux enseignants d’une même académie.

Colmar, le 15 janvier 2019

Jean-Michel WEISSGERBER

14/01/2019

SYRIE: LES TROUPES AMÉRICAINES PARTIRONS ? PARTIRONS PAS ???

Le NYT déplore un désengagement des États-Unis qui n’existe pas


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 12 janvier 2019

Sur sa page d’accueil, le New York Times livre une “analyse de l’actualité” complètement dérangée sur la possible fin de l’occupation illégale de la Syrie orientale par l’armée américaine sous le titre “Alors que les États-Unis quittent la Syrie, le Moyen-Orient fait face à l’ère post-américaine” :

 

Lorsque la Turquie, l’Iran et la Russie se rencontrent pour parler de la fin de la guerre en Syrie, ils le font sans les États-Unis.

Les pourparlers de paix visant à résoudre le conflit israélo-palestinien sont gelés depuis des années, mais le plan tant attendu de Trump pour sortir de l’impasse reste à venir.

Et maintenant, malgré des messages contradictoires sur la manière et le moment où cela se produira, les États-Unis sont sur le point de se retirer de la Syrie.

Le retrait, qui, selon l’armée, a commencé par le départ des équipements vendredi, n’est que la dernière étape d’un désengagement américain plus large du Moyen-Orient qui pourrait avoir des effets durables sur l’une des régions les plus instables du monde.

 

Les États-Unis ne sont pas “désengagés” du Moyen-Orient, et ne voudront probablement pas le faire. 

 

Leur armée compte environ 53 000 soldats postés sur 27 bases dans 12 pays du Moyen-Orient (sans compter ceux en Syrie).

Nombre estimé de soldats américains stationnés au Moyen-Orient en 2017 Agrandir

 

En plus des troupes, un grand nombre de membres du personnel civil les soutiennent ou les remplacent :

En juillet 2018, là encore, sans compter l’Afghanistan, 22 323 contractants du Pentagone travaillaient dans la zone d’opérations du CENTCOM au Moyen-Orient, dont 9 762 citoyens américains, 12 020 ressortissants de pays tiers et 541 ressortissants des pays hôtes.

 

Cela représente une augmentation de 15% en un an du nombre de contractants du Pentagone utilisés dans la région.

Le déploiement de sous-traitants pour des missions qui, il y a 15 ou 20 ans, auraient été menées par des troupes américaines donne l’impression d’une plus petite empreinte militaire américaine dans la région.

 

Les États-Unis ont de grands intérêts économiques au Moyen-Orient.

Les ventes d’armes américaines dans la région s’élèvent à plus de 5 milliards de dollars par an.

Environ 17% des importations américaines de pétrole, soit 1,75 million de barils par jour, proviennent du Moyen-Orient.

 

Le contrôle des hydrocarbures trouvés au Moyen-Orient est la raison officielle pour laquelle les États-Unis s’imposent dans la région. Cela ne changera pas.

 

La couverture médiatique et les discussions sur la politique étrangère aux États-Unis sont plus focalisés sur le Moyen-Orient que sur toute autre partie de la planète :

La population totale des 15 pays du Moyen-Orient couverts par le présent document (414,3 millions d’habitants) représente un peu plus de 5% de la population totale de la planète (7,6 milliards).

Pourtant, dans les milieux politiques et médiatiques américains, la région fait l’objet de plus que 5% des discussions sur la politique étrangère des États-Unis.

En effet, en dehors de la Corée du Nord, de la Chine et de problèmes commerciaux spécifiques à un pays, un Américain qui regarde les informations du soir ou lit un média important peut imaginer que  l’ensemble de la politique étrangère des États-Unis est concentrée au Moyen-Orient.

 

Appeler le déménagement de quelque 2 à 5 000 soldats et de leurs sous-traitants civils en Syrie et dans de nouvelles bases en Irak, un “désengagement” de l’ensemble du Moyen-Orient est évidemment stupide.

L’administration Trump n’a pas abandonné la politique de “changement de régime” que la malheureuse administration Obama a menée contre la Syrie.

 

Cela n’a pas non plus arrêté la guerre au Yémen que l’administration Obama a aidé les Saoudiens à lancer.

 

En Syrie, l’administration Trump n’adapte l’ancienne politique qu’à l’évolution de la situation géopolitique.

Le petit engagement militaire dans l’est de la Syrie est inefficace pour son objectif de “changement de régime” et nuit à ses relations avec la Turquie.

Le NYT appelle le Moyen-Orient la “région la plus instable du monde”. C’est peut-être vrai. Mais le manque d’engagement des États-Unis n’est certainement pas la cause de cette volatilité.

 

En fait, c’est la présence américaine et l’ingérence de la part de son protectorat sioniste Israël qui est à l’origine des guerres sans fin, de la douleur et du chagrin :

Cela fait 45 ans que je m’active au Moyen-Orient avec les gouvernements et le monde des affaires, et je dois plonger loin dans mes souvenirs pour trouver des exemples dans lesquels nos efforts bien intentionnés, mais maladroits, n’ont pas nui à la région et aux personnes qui y vivent. L’USAID vient à l’esprit.

Je me souviens de la grande reconstruction du système d’égout et d’alimentation en eau d’Alexandrie, en Égypte.

C’était une très bonne chose.

D’autre part, pensez aux dommages sans fin causés par le soutien inconditionnel des États-Unis aux politiques agressives d’Israël et par leur réticence à conclure tout accord qui ne leur soit pas totalement favorable.

Pensez à la mort et à la destruction que nous avons causée en Irak.

 

L’analyse du NYT et ses citations à l’appui démontrent une nouvelle fois que les discussions, au jour le jour, au sujet de la politique étrangère dans les médias américains n’a pas grand-chose à voir avec la politique actuellement observable : 

la réalité de la présence de troupes et de bases américaines, avec de vraies relations économiques et engagements politiques.

 

Les peuples du Moyen-Orient aimeraient surtout connaître une “ère post-américaine”.

Malheureusement, il n’y a aucun signe de cela.

Le mouvement de quelque 5% des forces américaines de l’un des pays du Moyen-Orient vers un autre n’indique pas une nouvelle tendance géopolitique.

Pourquoi est-ce présenté comme tel ?

 

Par Moon of Alabama

 

Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

 

10/01/2019

SYRIE: LA TURQUIE HUMILIE LE CONSEILLER AMÉRICAIN ......

La Turquie rejette le nouveau plan américain sur la Syrie et humilie John Bolton

2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 8 janvier 2019

 

Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a tenté de poser les conditions d’un retrait américain de la Syrie :

 

Bolton, lors d’un voyage en Israël et en Turquie, a déclaré qu’il insisterait dans les discussions avec les responsables turcs, y compris le président Tayyip Erdogan, sur le fait que les forces kurdes doivent être protégées

À la question de savoir si un retrait américain n’aurait pas lieu en Syrie tant que la Turquie ne garantirait pas la sécurité des combattants kurdes, Bolton a répondu : « En gros, c’est ça. »

« Nous ne pensons pas que les Turcs devraient entreprendre une action militaire qui ne soit pas entièrement coordonnée et acceptée à minima par les États-Unis » a déclaré Bolton, « afin de ne pas mettre en danger nos troupes, mais également pour respecter l’exigence du président qui demande que les forces de l’opposition syrienne qui se sont battues avec nous ne soient pas mises en danger. »

 

 

La Turquie n’a pas trouvé ça drôle. Les Kurdes du YPG, que les États-Unis utilisent en Syrie comme chair à canon pour combattre État islamique, sont la même organisation que le PKK, qui agit en tant que groupe terroriste en Turquie.

La Turquie ne peut permettre à ce groupe d’exister à sa frontière en tant que force militaire organisée.

Lorsque Bolton a atterri en Turquie aujourd’hui, il a reçu un accueil très froid.

La rencontre prévue avec le président turc Erdogan n’a pas eu lieu. La réunion entre John Bolton, le chef d’état-major adjoint, Joe Dunford, et l’envoyé spécial pour la Syrie, James Jeffrey, avec le conseiller turc pour la sécurité nationale, Ibrahim Kalin, a été rétrogradée et a pris moins de deux heures. Une conférence de presse conjointe prévue a été annulée.

 

La délégation américaine n’avait pas l’air heureuse ni même unie lorsqu’elle quitta les bâtiments présidentiels à Ankara.

via Vivian Salaman

Peu de temps après la réunion de Bolton, Erdogan a prononcé un discours devant son groupe parlementaire.

C’était une gifle au visage de Bolton. 

 

Selon Raqip Solyu :

Erdogan dit qu’il ne peut pas accepter ou avaler les messages donnés par le conseiller américain à la sécurité nationale, Bolton, en Israël.

Erdoğan : « YPG / PKK sont des terroristes. Certains disent : ‘ne les touchez pas car ils sont kurdes’. C’est inacceptable. Tout le monde peut être un terroriste. Ils pourraient être Turkmènes.

Leur appartenance ethnique n’a pas d’importance. Bolton a commis une grosse erreur avec ses déclarations ».

Erdogan à propos du chaos politique à Washington sur la Syrie :

« Comme ce fut le cas par le passé, malgré notre accord clair avec Trump sur le retrait américain de la Syrie, différentes voix ont commencé à se faire entendre à différents niveaux de l’administration américaine ».

 

Erdogan a déclaré que la Turquie continuait de s’appuyer sur le point de vue de Trump sur la Syrie et sur son esprit de décision concernant le retrait. « Nous avons en grande partie terminé nos préparatifs militaires contre ISIS conformément à notre accord avec Trump ».

« Dire que la Turquie cible les Kurdes de Syrie, ce qui est un mensonge, est la calomnie la plus basse, la plus déshonorante, la plus laide et la plus banale de tous les temps », a ajouté Erdogan.

 

 

Le directeur de la communication d’Erdogan a enfoncé le clou :

Fahrettin Altun @fahrettinaltun – 14h17 utc – 8 janvier 2019

Le conseiller américain à la sécurité nationale @AmbJohnBolton s’est entretenu aujourd’hui avec son homologue turc @ikalin1 au complexe présidentiel d’Ankara.
J’espère qu’il a pu goûter à la célèbre hospitalité turque lors de sa visite.

 

 

Un éditorial du quotidien Daily Sabah, dans l’alignement d’Erdogan, a qualifié les idées de Bolton de coup bas contre Trump.

Avec cela, Bolton a été humilié et la solution du retrait américain de la Syrie est revenue à Trump.

Nous avons vu un schéma similaire dans les négociations américaines avec la Corée du Nord.

Trump a conclu un accord en quatre étapes avec Kim Jong Un.

Ensuite, le secrétaire d’État Pompeo a tenté de modifier l’accord et a demandé à la Corée du Nord de remplir l’étape quatre avant que les États-Unis ne réalisent les étapes un, deux et trois. Lorsqu’il s’est ensuite rendu en Corée du Nord, il a été ignoré par Kim Jong Un et n’a rencontré que du personnel de niveau inférieur.

Il a fallu l’intervention de Trump pour maintenir les discussions en vie.

 

Erdogan a également passé un accord avec Trump sur le retrait américain de la Syrie.

Bolton a essayé de modifier le contrat, d’ajouter des conditions et de prolonger le calendrier.

Lorsqu’il est arrivé à Ankara, Erdogan l’a ignoré, il l’a réprimandé.

Il faudra l’intervention de Trump pour remettre la question sur ses rails.

 

Si Trump ne bouge pas, Erdogan cherchera probablement une escalade militaire.

Son armée va utiliser l’artillerie contre telle ou telle position kurde près de la frontière turque.

Il peut même envahir quelques villes. Pas nécessairement pour les tenir, mais pour augmenter la pression sur la force d’occupation américaine.

 

La Turquie avait initialement prévu de prendre Manbij sur la rive occidentale de l’Euphrate.

Mais Manbij est bloquée par les troupes syriennes, maintenant renforcées par des patrouilles de la police militaire russe.

Erdogan n’osera pas les attaquer.

 

Erdogan souhaite que les États-Unis quittent la Syrie et emportent avec eux les armes qu’ils ont remises au YPG pour lutter contre ISIS.

Il souhaite que le gouvernement syrien reprenne possession du nord-est de la Syrie et mette les Kurdes sous contrôle. Cela éliminerait le danger pour la Turquie.

 

Depuis que Trump a annoncé que les troupes américaines quitteraient bientôt la Syrie, la lutte contre le reste des forces de État islamique à proximité de la frontière irakienne s’est intensifiée.

La position territoriale de État islamique est maintenant réduite à deux ou trois villages.

Dimanche soir celui-ci a profité d’une autre période de mauvais temps durant laquelle l’armée de l’air américaine n’a pas pu fournir de soutien aérien à la force par procuration, dirigée par les Kurdes, qui combat ISIS.

 

Une contre-attaque de État islamique s’ensuivit et tua 25 des combattants soutenus par les États-Unis.

 

C’était probablement la dernière bataille importante pour ISIS.

État islamique ne compte plus que quelques centaines de combattants qui n’ont aucun moyen de s’échapper. Ils seront réduits en miettes.


Dans le gouvernorat d’Idleb, al-Qaïda, alias Hayat Tahrir al Sham, continue de consolider son emprise.
 
Il a lancé plusieurs ultimatums à Ahrar al-Sham et à d’autres groupes de « rebelles modérés » qui occupent encore une partie de la région.
Quand il aura fini d’éliminer ses concurrents, il va probablement bombarder la ville d’Alep et attaquer les lignes du gouvernement syrien.
Cela va relancer la guerre à Idleb.
 

La dernière fois que le gouvernement syrien avait prévu de nettoyer Idleb des djihadistes, les États-Unis sont intervenus et ont menacé d’attaquer l’armée syrienne.

La Russie a forgé l’accord Astana en vertu duquel la Turquie a accepté d’éliminer al-Qaïda.

 Elle n’a pas tenu sa promesse.

L’armée syrienne est donc libre de résoudre le problème.

Mais que fera la Maison Blanche ? Est-ce que Bolton – s’il est encore au Conseil de sécurité US à ce moment-là – va insister pour que al-Qaïda soit défendue ?

Trump acceptera-t-il cela ?

 

 

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

 

09/01/2019

LES PRINCIPE LIBÉRAUX VOLENT EN ÉCLAT ? TRIBUNE LIBRE !

« Les principes libéraéclats » [2]

Par David Cayla

blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgCet article (Figarovox, 31.12) est long, raison pour laquelle nous l'avons publié en deux parties, hier et aujourd'hui.

Mais il est capital, surtout dans ses conclusions qui démontrent le grand retour du politique, sa reprise en mains de l'économique, la fin prévisible du néolibéralisme et du multilatéralisme mondialistes.

 

A lire dans sa totalité.  

LFAR     

La mort du multilatéralisme 

800-000-employes-federaux-affectes-shutdown-moitie-obligee-travaillerdes-services-juges-essentiels-etrelinstant-payee-tandis-lautre-chomage-force_0_729_486.jpgTensions commerciales, fin du cycle de croissance américain, contexte international déprimé, division au sein de l'administration américaine sur les politiques budgétaires et monétaires…

On le voit, cette fin d'année 2018 n'incite guère à l'optimisme pour 2019.

 

Aussi, la question que se posent aujourd'hui la plupart des économistes n'est pas de savoir s'il y aura ou non une récession l'année prochaine (celle-ci semble acquise) mais si cette récession était à l’image de 2001, de courte durée, ou si elle s’accompagnerait d'un effondrement plus brutal comme ce fut le cas en 2008. 

En réalité, ce ne sera certainement ni 2001, ni 2008. Ce qui se passe aux États-Unis et plus largement dans le monde relève d'une logique nouvelle et d'un profond tournant dans la gouvernance économique. 

ffa3a45921911b083eaa9d1690fc0ee9-guerre-commerciale-la-chine-accuse-les-etats-unis-de-vouloir-saborder-l-omc.jpgPremier bouleversement : la politique de Trump acte la mort du multilatéralisme.

 

Cette fin touche de nombreuses organisations internationales, en premier lieu l'ONU et ses agences, dont l'Organisation internationale du travail (OIT) qui n'est plus depuis longtemps un lieu de de développement du droit social. Mais c'est surtout l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui connait la crise existentielle la plus grave.

 

Depuis l'échec du cycle de Doha, acté en 2006, les accords commerciaux se négocient et se signent de manière bilatérale, sans l'aval de l'OMC, à l'initiative des pays riches. Des accords qui excluent presque systématiquement les pays les moins avancés.

 

Plus grave, l'Organe de règlement des différends (ORD), chargé de résoudre les contentieux commerciaux entre pays ne fonctionne plus qu'au ralenti et pourrait définitivement cesser toute activité en décembre 2019. En effet, les États-Unis bloquent le renouvellement des juges.

 

Alors qu'ils devraient être sept pour un fonctionnement optimal, il n'en reste plus que trois, dont deux titulaires d'un mandat qui s'achève fin 2019. 

L'ORD apparaît surtout totalement dépassé par les conflits commerciaux qui ne cessent de se développer. La gestion unilatérale du commerce international par l'administration Trump crée en retour des représailles tout aussi unilatérales de la part de ses partenaires commerciaux. Impossible d'instruire judiciairement ces conflits alors qu'ils ne cessent de se multiplier.

À force, les nouvelles relations commerciales à la sauce Trump menacent de rendre caduc tous les traités commerciaux multilatéraux négociés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Donald Trump n'est pourtant pas le seul responsable de l'affaiblissement du multilatéralisme économique. De fait, la manière dont les États-Unis tentent de s'accorder de nouveaux privilèges commerciaux n'est pas sans rappeler la manière dont l'administration Obama a fait plier le secret bancaire suisse en imposant aux banques du monde entier l'extraterritorialité de son droit national… ou, pour remonter plus loin encore, la manière dont Nixon mit subitement fin au système monétaire de Bretton Woods en renonçant (de manière là aussi unilatérale) à assurer la convertibilité en or du dollar. 

Une reprise en main du politique sur l'économie 

Le mythe d'une économie mondiale qui serait organisée autour de règles décidées en commun a vécu.

La gestion contemporaine de l'économie en revient à un ordre mondial originel, bien éloigné de celui anticipé par George Bush senior en 1990.

Ainsi, le nouvel ordre mondial qui émerge n'est pas celui de la règle mais celui d'un ordre fondé sur la logique des rapports de force, qui pousse chaque pays à mettre ses armes économiques au service de ses seuls intérêts.

Ce passage d'une gestion par la règle à une gestion par la force suppose le retour du pouvoir politique et de sa capacité à agir de manière discrétionnaire. 

image.jpgVoilà qui permet de mieux comprendre les tensions actuelles entre Donal Trump et la Fed. En effet, derrière le conflit relatif au niveau des taux d'intérêt se trouve une question bien plus fondamentale : une banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique ?

 

Lorsque vendredi 21 décembre, Bloomberg annonce que le président américain a demandé à ses conseillers s'il était possible de démettre Powell (photo) de ses fonctions, la presse américaine et la plupart des économistes ont crié à l'hérésie. Interrogé par le Washington Post, le Sénateur démocrate Mark Warner, membre de la Commission bancaire sénatoriale, a parfaitement résumé le sentiment général :

« Ce que le Président ne comprend pas, c'est que la politique monétaire doit être séparée de la politique. Toute mesure prise pour démanteler l'indépendance de la Fed serait non seulement inappropriée, mais menacerait les institutions qui protègent notre État de droit.» 

Mais dans un monde où les règles s'affaiblissent et où les rapports de force deviennent prédominants, ne serait-ce pas Trump qui aurait raison ?

La doctrine selon laquelle la banque centrale doit être strictement indépendante du pouvoir politique repose sur l'idée qu'il faut à tout prix éviter l'interférence du politique sur l'économie.

C'est une doctrine d'obédience libérale qui consiste à mettre la politique monétaire sur une sorte de pilotage automatique confié à un comité d'experts chargés de créer un cadre favorable à l'épanouissement des marchés. 

Mais dans un monde où l'incertitude domine et où la gestion économique est un important levier d'action, on ne peut plus gérer la politique monétaire en s'extrayant de toute considération politique.

Prenons la crise des pays émergents. Le principal problème de pays tels que l'Argentine ou la Turquie c'est que leurs entreprises ont profité des taux faibles pour emprunter en devises étrangères, notamment en dollars. La hausse des taux américains met ces entreprises en difficulté et l'effondrement de leurs monnaies les rend insolvables.

Ces pays auraient donc besoin d'un dollar plus faible et d'une politique monétaire qui ne restreigne pas trop vite l'accès à la liquidité. Or, une gestion purement administrative de la politique monétaire américaine par la Fed est incapable de prendre ces questions en considération. 

 

L'ère de la gouvernance économique illibérale

Du point de vue de Trump au contraire, les négociations commerciales difficiles dans lesquels il est plongé impliqueraient des alliés et donc une capacité à utiliser la politique monétaire comme une arme de négociation vis-à-vis de pays tiers. Hérésie économique ?

Ce qui est sûr c'est que l'affaiblissement des règles et le retour de la souveraineté politique sur les marchés impliquent de reconsidérer l'ensemble des vérités établies auxquelles nous nous sommes habitués.

Car c'est une véritable gouvernance économique illibérale qui est en train d'émerger aux États-Unis, mais également en Chine et en Russie. 

1671-dossier-prevoyance-assurance-vie.jpgC'est la raison pour laquelle le prochain retournement économique n'aura rien à voir avec ceux de 2001 et de 2008. Les principes libéraux qui ont tracé les grandes lignes de l'économie mondiale au cours des dernières décennies sont en train de voler en éclat.

 

La politique qui avait été mise à distance de la sphère économique et des marchés au nom d'une gouvernance d'experts d'inspiration libérale est en train de faire son grand retour.

 

Aussi, si une crise économique apparaît aux États-Unis en 2019 elle ne manquera pas d'ouvrir une nouvelle ère dont la gestion marquera le grand retour des politiques économiques souveraines. C'est une ère à laquelle l'Union européenne, avec son système institutionnel extrêmement rigide, figé dans l'idéologie des années 80 et 90, n'est absolument pas préparée. (FIN)    

David Cayla est économiste, maître de conférences à l'université d'Angers. Il a notamment publié L'Économie du réel (De Boeck Supérieur, 2018) et a contribué à l'ouvrage collectif, coordonné par Henri Sterdyniak, Macron, un mauvais tournant (Les liens qui libèrent, 2018).
David Cayla

02/01/2019

VERS LA FIN DE LA GUERRE EN SYRIE ........

Syrie : l’armée reprend le nord-est du pays. Fin de l’isolation politique


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama – Le 28 décembre 2018

 

Les retombées de la décision du président américain Trump de se retirer de la Syrie se développent comme prévu.

Trump a annoncé un retrait rapide des troupes américaines de Syrie.

 

Plus tard, il a parlé d’un processus contrôlé qui permettrait à la Turquie de prendre le contrôle des zones occupées par les États-Unis dans le nord-est de la Syrie.

 

Ce plan, probablement initié par le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, est totalement irréaliste. Une occupation d’une telle ampleur, à laquelle s’opposeraient de nombreuses forces puissantes, n’est pas dans l’intérêt de la Turquie.

 

Néanmoins, le président turc Erdogan utilisera la menace d’une invasion turque pour faire pression en faveur du démantèlement des forces kurdes du YPG, que les États-Unis ont formées et équipées.

 

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Ce matin, l’armée arabe syrienne (en rouge) a annoncé son entrée à Manbij, à l’ouest de l’Euphrate. Elle s’est établie sur la ligne de contact entre les forces soutenues par la Turquie (en vert) et le YPG kurde soutenu par les États-Unis (en jaune). Le drapeau syrien a été hissé à Manbij.

Ce mouvement se déroule après le retrait volontaire des troupes américaines et de leurs mandataires kurdes de la région. Manbij était menacée par l’armée turque et les forces djihadistes qui la représentent.

Pour empêcher un assaut turc, les groupes armés locaux, qui ont collaboré avec l’armée américaine, ont invité l’armée syrienne à prendre le pouvoir.

 

Ce schéma se répétera ailleurs.

Une délégation kurde se trouve actuellement en Russie pour négocier une nouvelle prise en charge, par les forces gouvernementales syriennes, des provinces du nord-est, Hasaka et Qamishli, occupées par les États-Unis.

 

Les Kurdes espèrent toujours une certaine autonomie par rapport au gouvernement syrien et que celui-ci leur permette de garder leurs forces armées.

Mais ni Damas, ni personne d’autre, n’acceptera cela.

Il n’y aura qu’une seule force armée en Syrie, l’armée arabe syrienne. Il est cependant possible que certaines unités kurdes y soient intégrées.

 

Une délégation turque est également à Moscou et Erdogan s’y rendra demain.

La Russie s’est prononcée contre le plan américain visant à laisser la Turquie s’emparer du nord-est de la Syrie ou même de certaines parties du pays.

Erdogan n’obtiendra pas le soutien de la Russie ou de l’Iran pour une telle initiative.

En outre, on lui demandera de quitter les autres régions de Syrie que la Turquie occupe actuellement.

 

Les troupes américaines sont pour l’instant censées poursuivre l’occupation près de l’Euphrate, où la lutte contre les restes d’État islamique est en cours. Ils ne dureront pas longtemps.

Trump a insisté, contre la volonté de ses militaires, pour se retirer complètement de la Syrie. Les personnes qui s’opposent à ce mouvement sont, ce n’est pas par hasard, les mêmes qui ont contribué à l’essor d’État islamique.

Après la démission du secrétaire à la Défense, Mattis, les efforts des militaires pour retarder la retraite seront probablement vains.

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Pour couvrir le retrait de Syrie, l’armée américaine a établi deux nouvelles bases en Irak.

Il s’agit également de positions de blocage destinées à empêcher un important trafic terrestre entre le Levant et l’Iran.

Il est peu probable que les États-Unis occupent ces bases longtemps.

Le parlement irakien est déjà en train de prendre des mesures pour expulser à nouveau toutes les forces américaines de son pays.

 

Ces initiatives militaires s’accompagnent de nouvelles mesures politiques qui rétablissent la Syrie en tant qu’État arabe pivot.

Hier, les Émirats arabes unis ont rouvert leur ambassade à Damas. Bahreïn suivra.

Le Koweït rouvrira son ambassade en janvier. Oman n’a jamais fermé son ambassade à Damas. Parmi les pays du Golfe, seuls le Qatar, allié de la Turquie, et l’Arabie Saoudite ont encore à annoncer une reprise de leurs relations avec la Syrie.

Avant le début de la guerre contre la Syrie, les EAU et d’autres pays du Golfe finançaient plusieurs grands projets d’investissement en Syrie.

Ceux-ci seront relancés et aideront l’économie du pays à se remettre sur pied.

L’Égypte devrait suivre le mouvement de ses sponsors du Golfe.

 

Cette stratégie des Émirats arabes unis vise à contrer l’ambition néo-ottomane de la Turquie.

La Syrie est (à nouveau) considérée comme le rempart qui protège l’Arabie contre les maraudeurs turcs.

Elle signale à la Turquie que toute tentative de s’emparer d’une plus grande partie de la Syrie se heurtera à la résistance des États du Golfe et peut-être même à celle de l’armée égyptienne.

 

L’Égypte et la Russie font office de médiateurs entre les Kurdes et le gouvernement syrien.

Le mouvement arabe est également perçu comme un contrepoids à l’influence iranienne en Syrie. En cela, il échouera.

La Syrie a été sauvée d’une attaque fatale contre elle par l’intervention de l’Iran.

C’est le général iranien Soleimani qui a convaincu la Russie d’envoyer des troupes en Syrie.

C’est l’Iran qui a dépensé des milliards pour soutenir le gouvernement syrien tandis que les Arabes du Golfe dépensaient encore plus pour le faire tomber.

La Syrie n’oubliera pas qui sont ses ennemis et qui sont ses vrais amis.

 

Les liaisons aériennes entre Damas et les pays arabes sont rétablies.

La semaine dernière, une liaison directe avec la Tunisie a été réouverte.

 

En janvier, Gulf-Air, la compagnie aérienne officielle de Bahreïn, proposera à nouveau des vols au départ de Damas.

La Ligue arabe, qui a expulsé la Syrie en 2012, l’invitera à revenir.

 

La Syrie pourrait bien accepter l’offre, mais seulement en échange d’une importante compensation.

Une attaque aérienne israélienne contre des installations militaires syriennes, le 25 décembre, a largement échoué.

Les avions de chasse israéliens ont tiré quelque 16 missiles à distance de sécurité depuis l’espace aérien libanais.

 

Ils se sont lâchement cachés derrière deux avions de ligne commerciaux qui se dirigeaient du Golfe vers l’Europe.

 

Il était donc impossible pour la défense aérienne syrienne de cibler directement ces avions israéliens.

 

La plupart des missiles israéliens ont été détruits par les défenses aériennes syriennes à courte portée.

 

Un missile syrien a été tiré directement contre Israël, un rappel que de nouvelles règles d’engagement, celles annoncées, ont été établies.

Les attaques directes contre la Syrie seront répliquées par des attaques directes contre Israël.

Le tir du missile a mis fin à l’attaque israélienne.

 

Israël, comme d’autres, apprendra que toute nouvelle attaque contre la Syrie est futile et n’amènera qu’à des représailles efficaces.

 

La guerre contre la Syrie, bien qu’elle ne soit pas encore terminée, s’achève.

 

L’isolement politique de la Syrie prend fin.

 

Ceux qui insistent pour continuer sur cette voie seront finalement perdants.

 

 

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone