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31/01/2019

USA / VENEZUELA: PÉTROLE,CORRUPTION ET SANCTION ......

Les sanctions sont des guerres contre les peuples


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 28 janvier 2019

 

 

Un ancien rapporteur de l’ONU a déclaré (pdf) que les nombreuses sanctions américaines contre le Venezuela sont dévastatrices et illégales :

 

M. De Zayas, ancien secrétaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH) et expert en droit international, s’est entretenu avec The Independent à la suite de la présentation de son rapport sur le Venezuela au CDH en septembre.

 

Il a déclaré que depuis sa présentation, le rapport avait été ignoré par l’ONU et n’avait pas déclenché le débat public qu’il estimait mériter.

« Les sanctions tuent », a-t-il déclaré à The Independent, ajoutant qu’elles pesaient lourdement sur les couches les plus démunies de la société, provoquaient manifestement la mort par des pénuries de nourriture et de médicaments, conduisaient à des violations des droits humains et visaient à imposer un changement économique dans une « démocratie sœur ». 

 

Lors de sa mission d’enquête dans le pays à la fin de 2017, il a constaté que la dépendance excessive à l’égard du pétrole, la mauvaise gouvernance et la corruption avaient durement frappé l’économie vénézuélienne, mais que la « guerre économique » pratiquée par les États-Unis, l’Union européenne et le Canada était un facteur important de la crise. 

Les quatre facteurs – pétrole, mauvaise gouvernance, corruption et sanctions – ne sont pas sans lien l’un avec l’autre.

 

Le fait que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde en fait une cible pour l’impérialisme américain.

Pas simplement pour « prendre leur pétrole » comme le souhaite Trump, mais pour des raisons géopolitiques.

 

Comme le dit Andrew Korybko :

En plus d’assurer un contrôle géopolitique total sur le bassin des Caraïbes et de faire face au socialisme de manière idéologique, les États-Unis veulent acquérir une influence prédominante sur le Venezuela afin de l’intégrer dans une structure parallèle à l’OPEP permettant de contester l’accord conjoint OPEP russo-saoudien publié fin 2016 en prévision de la formation d’un cartel des « Pays exportateurs de pétrole de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud » (NASAPEC).

Cette entité fonctionnerait comme une composante énergétique de « La forteresse Amérique » et aurait le potentiel d’exercer de fortes pressions à long terme sur le marché pétrolier international aux dépens de la Russie et de l’Arabie saoudite.

La dépendance excessive du Venezuela à l’égard de l’extraction d’une ressource a également contribué à la mauvaise gouvernance. Hugo Chavez est devenu président du Venezuela en 1998.

 Jusqu’en 2014, les prix du pétrole ont constamment augmenté.

Quand des prix toujours plus élevés garantissent un revenu décent, il y a peu de pression pour veiller à l’efficacité du gouvernement et peu d’incitation à bâtir d’autres industries.

Depuis George W. Bush, chaque administration américaine a introduit des sanctions supplémentaires contre le Venezuela.

Les sanctions les plus mordantes sont les sanctions financières qui rendent l’achat des importations nécessaires extrêmement difficile.

Tous les États soumis à de telles sanctions, l’Irak sous Saddam Hussein, la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie et le Venezuela doivent tenter de les contourner.

La contrebande, à laquelle les gouvernements s’opposent généralement, devient soudainement une nécessité.

Les hommes d’affaires ou les militaires de confiance du gouvernement se voient proposer des monopoles s’ils sont capables d’importer des marchandises sanctionnées.

Le risque pour ces personnes est souvent élevé, mais la récompense l’est aussi.

La position de monopole leur permet d’exiger des bénéfices exorbitants.

La corruption politique existe dans tous les pays, mais les sanctions ont tendance à la multiplier.

Un ami du professeur Landis décrit ce phénomène à propos de la Syrie :

Joshua Landis @joshua_landis – 22:17 utc – 27 janvier 2019

 

 

Concernant les sanctions contre la Syrie en tant qu’instrument permettant de punir ou d’affaiblir le régime, un ami syrien, dont la vaste famille a longtemps travaillé sur les itinéraires de contrebande en Syrie, a averti que cela ne faisait que renforcer et enrichir les gros bonnets du régime.

« C’est amusant que je ne puisse pas l’écrire publiquement, la sanction a entraîné une augmentation de la contrebande. Les passeurs n’ont jamais gagné autant d’argent qu’aujourd’hui.

Qui sont ces contrebandiers ?

Les figures du régime, leurs proches et leurs amis. Les sanctions leur permettent d’accumuler des richesses dans des quantités dont ils n’ont jamais rêvé.

Leur influence a augmenté d’autant. Même si je veux exporter une paire de chaussures, je ne le peux pas. Je dois payer l’agent de sécurité de la 4ème division pour obtenir une licence d’exportation ou d’importation de la Chine.

Je ne paye pas qu’une fois, mais deux fois, et il en va de même pour les douanes.

Dire que les sanctions sont inefficaces et touchent principalement les civils est un euphémisme.

Les sanctions augmentent le pouvoir et enrichissent directement les membres du régime.

Regardez la liste des sanctions, les personnes sur la liste étaient toutes millionnaires avant 2011, maintenant elles sont milliardaires. »

 

 

Les sanctions entraînent toujours une hausse des prix dans le pays ciblé. Elles détruisent la classe moyenne et dévastent les pauvres :

 

Le résultat, a déclaré l’homme d’affaires basé à Damas, Naji Adeeb, est que les propriétaires d’entreprises légitimes sont punis tandis que les proches collaborateurs de l’État, y compris ceux nommés dans les sanctions, sont toujours en mesure de réaliser des transactions pour des centaines de millions de dollars.

« Vous avez juste besoin de beaucoup plus de ressources pour faire beaucoup moins, et si vous effectuez une transaction aujourd’hui, vous ne savez pas si vous pourrez le faire à nouveau dans un mois », a déclaré Adeeb.

 

« C’est un environnement dans lequel seuls les escrocs et les mafiosis peuvent prospérer. »

Les États-Unis accusent le gouvernement du Venezuela d’être corrompu.

 

Il déplore que 2 millions de personnes environ aient fui le pays. Mais ces phénomènes sont en grande partie les conséquences de la guerre économique menée contre le pays.

Les sanctions ne peuvent atteindre le but recherché que lorsque l’entité ciblée change ses habitudes et obtient ainsi un allègement des sanctions. Mais les sanctions contre l’Irak, l’Iran, la Syrie et le Venezuela étaient, ou sont, toutes destinées à provoquer un changement de régime.

 

Les responsables de ces pays devraient se suicider, ou au moins abandonner leurs fonctions, pour obtenir un allègement des sanctions. Ils n’ont aucune incitation à faire cela. De larges sanctions contre un pays rendent le peuple plus dépendant de son gouvernement. Elles permettent aux responsables d’augmenter leur pouvoir.

Il est donc évident que ces sanctions sont conçues pour détruire des pays et non pour atteindre un objectif prétendu des Droits de l’homme, de démocratie ou même de changement de régime.

 

Ce sont des guerres d’agression par d’autres moyens :

 

Les sanctions américaines sont illégales au regard du droit international car elles n’ont pas été approuvées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. de Zayas, expert en droit international et ancien avocat auprès du Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

« Les sanctions et les blocus économiques modernes sont comparables aux sièges des villes à l’époque médiévale. 

 

Les sanctions du XXIe siècle tentent de mettre à genoux non pas des villes, mais des pays souverains », a déclaré M. de Zayas dans son rapport.

Les sièges et les sanctions seuls parviennent rarement à atteindre les objectifs visés. Les sièges médiévaux se terminaient généralement lorsque l’assaillant cédait, ou avec l’assaut et le pillage de la ville.

 

Les sièges et les sanctions sont les moyens d’affaiblir la cible pour permettre ensuite une attaque totale plus facile. Pendant treize ans, les sanctions les plus brutales ont été imposées à l’Irak.

 

Il fallait encore une guerre à grande échelle pour faire tomber Saddam Hussein. Et la guerre ne s’est même pas terminée là.

 

Moon of Alabama

Source et Traduit par JJ, relu par Wayan pour le Saker Francophone

 

28/01/2019

LA TURQUIE ET LES RAPPORTS ANTI-CHRÉTIENS .......

  • Le pasteur américain Andrew Brunson et l'évangéliste canado-américain David Byle sont les figures de proue de l'aversion de la Turquie pour le christianisme.

  • Selon Claire Evans, responsable régionale d'International Christian Concern, « le gouvernement affiche sa claire intention de vider la Turquie de ses chrétiens, même si la constitution en dispose autrement ».

  • Aujourd'hui, sur une population turque d'environ 80 millions d'habitants, un petit 0,2% est chrétien. Le génocide chrétien de 1913-1923 en Turquie ottomane et le pogrom anti-grec de 1955 à Istanbul sont les deux grands événements qui ont conduit à la destruction de l'ancienne communauté chrétienne.

  • Pourtant, encore aujourd'hui, les missionnaires et les chrétiens continuent d'être persécutés.

  • « En Turquie, l'identité nationale se résume à l'identité religieuse. Ce n'est pas tant l'origine ethnique, ou la langue qui fait d'un Turc un Turc, c'est son identité musulmane ...

  • La grande majorité des Turcs pensent qu'il n'y a rien dans leur histoire dont ils ont à rougir. Ils ne se sentent pas proches de l'Europe ni du Moyen-Orient. Fondamentalement, ils se sentent d'abord proches d'eux-mêmes ...

  • A la question « le monde serait-il meilleur si tout le monde devenait Turc ? », le taux de réponses positives a été impressionnant. Aucune distance critique de quelque nature que ce soit. » - Professeur Ali Çarkoğlu de l'université de Koç, auteur d'une enquête sur le nationalisme menée en association avec le Professeur Ersin Kalaycıoğlu de l'université de Sabancı.

 

Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, en Turquie, a été égorgé en 2010 par son chauffeur aux cris de "Allahu Akbar". (Source de l'image : Raimond Spekking / CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)

 

Au lendemain de la libération du pasteur américain Andrew Brunson, un évangéliste américano-canadien, David Byle, installé en Turquie depuis près de vingt ans, a été emprisonné.

Les autorités lui ont donné deux semaines pour quitter le pays, sans son épouse et ses trois enfants. David Byle, avait déjà eu à souffrir de divers interrogatoires et détentions sans parler des trois tentatives d'expulsion. À chaque fois, des décisions de justice lui ont évité d'être raccompagné aux frontières.

Cette fois, cependant, le bannissement a été effectif et il a dû quitter le pays après deux jours de détention.

Le 20 novembre, David Byle a tenté de retourner en Turquie pour voir sa famille, mais il a été bloqué à la frontière. Selon Claire Evans, responsable régionale d'International Christian Concern:

« Le gouvernement affiche sa claire intention de vider la Turquie de ses chrétiens, même si la constitution en dispose autrement. Ce n'est pas un hasard si processus a été engagé au lendemain de la sortie de prison de Brunson, les autorités prenant le parti d'ignorer une ordonnance du tribunal. Nous devons garder la famille Byle dans nos prières en cette période de séparation difficile ».

 

Brunson et Byle sont les figures de proue des nombreux chrétiens victimes de l'aversion de la Turquie pour le christianisme.

Le rapport annuel sur les violations des droits de l'homme que publie l'Association des églises protestantes de Turquie depuis 2009, recense l'ensemble des discriminations dont sont victimes les protestants en Turquie, y compris les attaques verbales et physiques.

Le gouvernement turc ne reconnaît aucun « droit légal » à l'existence d'une communauté protestante et dénie son droit à établir et maintenir librement des lieux de culte.

Les protestants de Turquie n'ont pas le droit d'ouvrir des écoles ni de former leurs pasteurs, ce qui les oblige à compter sur le soutien de cadres religieux venus de l'étranger.

Bien entendu, nombre de ces pasteurs et croyants ont été bloqués à leur arrivée en Turquie ; ils se sont vu refuser un permis de résidence ou ont été expulsés.

Bien que le missionnariat n'ait rien d'illégal au regard du code pénal turc, les pasteurs étrangers et les Turcs convertis au christianisme sont traités comme des parias par les autorités mais aussi une grande partie de la population.

Ce qui n'a rien d'étonnant après des années de « rapports » antichrétiens produits par ces institutions de l'État qui façonnent la politique gouvernementale.

 

Ainsi :

  • En 2001, sur la base d'un rapport de l'Organisation nationale du renseignement (MIT), le Conseil de sécurité nationale (MGK) a déclaré que l'activité des missionnaires chrétiens constituait une « menace pour la sécurité » turque et que « les précautions nécessaires devraient être prises contre [leurs] activités de division et de destruction. »
  • En 2004, la chambre de commerce d'Ankara (ATO) a publié un rapport indiquant que « les activités missionnaires provoquaient des aspirations séparatistes ethniques et religieuses et attentaient à la structure unitaire de l'État ».
  • En 2005, le ministre d'Etat, Mehmet Aydın, a déclaré : « Nous pensons que les activités missionnaires [chrétiennes] visent à détruire l'unité historique, religieuse, nationale et culturelle (...). Nous avons affaire à un mouvement extrêmement planifié et doté d'objectifs politiques. »
  • En 2006, un rapport des Forces armées turques (TSK) a qualifié les missionnaires chrétiens de « menace » et a réclamé une législation pour les empêcher de nuire. La même année, Ali Bardakoğlu, président de la Diyanet (la Direction des affaires religieuses financée par le gouvernement), a déclaré à la télévision qu'il était « du devoir de la Diyanet de mettre en garde la population contre les missionnaires et autres mouvements qui menacent la société ».
  • En 2007, Niyazi Güney, haut fonctionnaire du ministère de la Justice, a déclaré que « les missionnaires sont plus dangereux que les organisations terroristes ».

 

 

Ces dénonciations publiques de missionnaires chrétiens ont eu des conséquences concrètes et dévastatrices.

Ainsi, en 2006, un pasteur protestant du nom de Kamil Kıroğlu, un musulman converti au christianisme, a été battu jusqu'à perdre connaissance par cinq hommes. L'un d'entre eux a crié : « Renie Jésus ou je vais te tuer », et un autre a crié : « On ne veut pas de chrétiens dans ce pays ! »

 

Également en 2006, le père Andrea Santoro, un prêtre catholique âgé de 61 ans, a été assassiné alors qu'il priait à l'église Santa Maria de Trébizonde. Cinq mois plus tard, le père Pierre François René Brunissen, 74 ans, a été poignardé et blessé à Samsun. L'agresseur a déclaré qu'il entendait ainsi protester contre « les activités missionnaires » du prêtre.

 

En avril 2007, trois chrétiens ont été torturés à mort à l'occasion d'un massacre organisé contre la maison d'édition biblique Zirve. En novembre de la même année, un prêtre assyrien, Edip Daniel Savcı, a été enlevé. Un mois plus tard, un prêtre catholique, Adriano Franchini, a été poignardé et blessé au milieu d'une messe dominicale. Le prêtre avait été « accusé d'activités missionnaires » par certains sites Internet.

 

En juin 2010, Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, a été égorgé par son chauffeur aux cris de "Allahu Akbar" ("Allah est le plus grand"). A son procès, le meurtrier a qualifié l'évêque de « faux messie », puis, à deux reprises dans la salle d'audience, il a récité à haute voix l'adhan (appel à la prière islamique).

 

 

Malgré une présence minuscule et en voie d'extinction, le christianisme a une longue histoire en Asie mineure (une région qui recouvre une partie de la Turquie contemporaine) et de nombreux apôtres et saints, parmi lesquels Paul, Luc, Éphrem, Polycarpe, Timothée, Nicolas et Ignace, y ont vu le jour. Cette région a aussi été le théâtre de nombreux événements de la Bible.

Les peuples autochtones du pays - Arméniens, Assyriens et Grecs - ont été parmi les premièrs à embrasser la foi chrétienne.

Les sept premiers Conseils œcuméniques se sont également tenus dans cette partie de l'Asie mineure qui est aujourd'hui la Turquie.

C'est à Antioche (Antakya) que les disciples de Jésus ont été appelés « chrétiens » pour la première fois et que Saint-Pierre a fondé l'une des premières églises. Edessa (Urfa au sud-est de la Turquie) a été l'un des premiers centres de l'église orthodoxe assyrienne (syriaque).

 

L'ancienne ville grecque de Byzance (alias Constantinople - l'actuelle Istanbul) était une plaque tournante du christianisme et Sainte-Sophie , construite au 6ème siècle, était la plus grande église du monde - jusqu'à ce que les Turcs ottomans envahissent la ville en 1453 et transforment l'église en mosquée.

Depuis lors, les chrétiens de la région vivent sous domination musulmane.

 

Aujourd'hui, sur près de 80 millions d'habitants, la Turquie ne compte que 0,2% de chrétiens. Le génocide chrétien de 1913-1923 en Turquie ottomane et le pogrom anti-grec de 1955 à Istanbul ont été les deux tragédies qui ont conduit à la destruction de l'ancienne communauté chrétienne.

 

Pourtant, encore aujourd'hui - même après l'adhésion de la Turquie au Conseil de l'Europe en 1949 et à l'OTAN en 1952 - les missionnaires et les chrétiens continuent d'être opprimés en Turquie.

 

 

Deux raisons à cela. La première tient à la vision que l'Islam a des kafirs ("infidèles"). Le Dr Bill Warner, directeur du Centre pour l'étude de l'islam politique (CSPI), explique que :

« la doctrine coranique sur les kafirs dit qu'ils demeurent haïssables et sont les amis de Satan. Les kafirs peuvent être volés, tués, torturés, violés, ridiculisés, maudits, condamnés et pourchassés. »

 

 

Warner rappelle par quel processus la civilisation grecque chrétienne en Anatolie a été détruite :

« Le processus d'annihilation a pris des siècles. Certaines personnes pensent qu'avec l'invasion de l'islam, les Kafirs ont eu le choix entre se convertir ou mourir. Mais c'est faux.

La charia a été mise en place et les dhimmis chrétiens ont continué à « bénéficier » d'un statut protégé. En tant que dhimmis, ils payaient de lourdes taxes, ne pouvaient se produire en tant que témoins devant un tribunal, ni occuper une position d'autorité sur un musulman tandis que l'ensemble des règles sociales contribuait à les humilier.

 

Un dhimmi devait céder le passage à un musulman, lui offrir son siège si le musulman était debout, rendre compte à un musulman et était interdit de port d'arme. Dans toutes les affaires de la société, le dhimmi occupait le second rang derrière le musulman.

 

Au fil des siècles, la détérioration des conditions de vie, l'absence de droits et l'impôt ont incité le dhimmi à la conversion. C'est la charia qui a détruit les dhimmis. »

 

Des siècles plus tard – et alors que la constitution turque ne repose pas sur la charia - les Turcs pensent et se comportent toujours en musulmans.

Le professeur Ali Çarkoğlu de l'Université Koç, auteur d'une enquête sur le nationalisme, en association avec le professeur Ersin Kalaycıoğlu de l'Université Sabancı, déclare :

« Contrairement aux autres pays, l'identité religieuse est au fondement de l'identité nationale turque.

Ce n'est pas son origine ethnique ou sa langue qui fait d'un Turc un Turc, c'est son identité musulmane ... L'immense majorité des citoyens turcs pensent qu'il n'y a rien dans leur histoire dont ils aient à rougir ; [ils] ne se sentent pas proches de l'Europe ou du Moyen-Orient ; ils se sentent fondamentalement et seulement proches d'eux-mêmes. L'appartenance à un espace plus large est étrangère à l'esprit turc.

Les Turcs sont des Turcs.

Notre enquête a fait apparaitre un fait saillant : à la question « et si tout le monde était Turc, le monde serait-il meilleur ? », les Turcs ont répondu massivement oui. Sans une once d'autocritique. »

 

La persécution des chrétiens de Turquie repose également sur la crainte généralisée - à la limite de la paranoïa - du prosélytisme comme tentative de récupération des terres que les chrétiens possédaient avant la conquête ottomane.

 

Un rapport publié en 2001 par la National Intelligence Organisation (MIT), affirme ainsi que « les missionnaires font référence à Pontos [un ancien territoire grec] de la mer Noire, au Yazidisme, à l'église chaldéenne, aux Kurdes chrétiens du sud-est de la Turquie, aux Arméniens de l'est de la Turquie et aux anciennes terres chrétiennes de la région égéenne et d'Istanbul pour impressionner les gens et les rallier au christianisme. »

Un autre rapport de l'armée turque publié en 2004 affirme que 10% de la population turque sera chrétienne d'ici 2020.

Ironie du sort, avant le génocide chrétien de 1913-1923, la Turquie était peuplée d'environ 14 millions de personnes dont un tiers (4,5 millions) était chrétien.

 

Le génocide a largement vidé l'empire ottoman et la Turquie actuelle de sa population chrétienne, créant ainsi un pays presque entièrement musulman.

Malgré ces événements criminels, aujourd'hui encore, les Turcs chrétiens demeurent une cible. De nombreuses personnalités - hommes politiques, universitaires, policiers et syndicats - diabolisent les missionnaires, les accusant de se livrer à des activités « séparatistes », « menaçantes », « agressives », « destructrices » et « terroristes ».

Tout se passe comme si les Turcs projetaient sur les chrétiens les actes commis par les djihadistes islamiques qui ont violemment envahi et pris le contrôle de terres qui ne leur appartenaient pas, transformé les non-musulmans en esclaves ou en sujets de seconde classe de leur empire – autant d'évènements que les Turcs revendiquent avec fierté et glorifient dans leur propre histoire.

 

Le site officiel des Forces armées turques, revendique fièrement l'émergence de la force militaire turque en « 209 avant JC, à l'époque du Grand Empire Hun, » une armée dont l'historien Joshua J.

 

Mark rapporte qu'elle « a semé la mort et la dévastation partout où elle est passée », notamment en Europe. L'armée turque, membre de l'OTAN, glorifie les Turcs qui ont « subjugué et dominé de nombreux peuples, nations et États sur une vaste étendue géographique allant de l'Asie à l'Europe et à l'Afrique ».

 

Dans ce contexte, et du point de vue de la Turquie, la persécution des pasteurs Brunson et Byle est parfaitement logique.

 

 

Source :    Uzay Bulut, journaliste turque et musulmane, est Distinguished Senior Fellow au Gatestone Institute. Elle est actuellement basée à Washington DC.

 

 

25/01/2019

ESPAGNE: IMMIGRATION DJIHAD ET TERRORISME ....

  • La police a établi que les djihadistes ont commis au moins 369 cambriolages et vols qualifiés à Barcelone et aux alentours. Outre le vol, les membres de la cellule se financent par le trafic de drogue et le trafic de faux papiers.

  • « Sans aucun doute, la région autonome de Catalogne est devenue une base pour les opérations terroristes. Les autorités espagnoles nous disent que ces communautés atomisées d'immigrés sont sujettes à la radicalisation et représentent une menace, mais elles ont très peu de renseignements et manquent de capacité de pénétration de ces groupes. » - Câble diplomatique américain, 2 octobre 2007.

  • « Les centres salafistes détectés en Catalogne s'opposent à toute lecture autre que littérale du Coran... ils exigent des fidèles qu'ils se « purifient » de toute influence étrangère ...

  • L'ingérence religieuse va jusqu'à interdire aux filles de fréquenter les écoles mixtes ce qui est en rupture profonde avec les valeurs de liberté individuelle garanties par les lois en Europe. » - Fuite d'un rapport des services de renseignement dans le journal catalan La Vanguardia.

 

La police de la région de Catalogne en Espagne a procédé à l'arrestation de 18 membres d'une cellule djihadiste qui préparait un attentat à Barcelone, attirant de nouveau l'attention sur le problème persistant de l'islam radical en Catalogne.

 

Photo : la police et les médecins s'affairent auprès des blessés et survivants d'un attentat terroriste perpétré par Younes Abouyaaqoub à Barcelone le 17 août 2017. Abouyaaqoub a assassiné 15 personnes et en a blessé 130 autres. (Photo de Nicolas Carvalho Ochoa / Getty Images)

 

La police de Catalogne, région située au nord-est de l'Espagne, a arrêté 18 membres d'une cellule djihadiste qui préparaient un attentat à Barcelone. Tous ont été relâchés sauf trois.

Les arrestations attirent une nouvelles fois l'attention sur le problème persistant de l'islam radical en Catalogne, une région qui abrite une population musulmane, parmi les plus importantes d'Europe.

La cellule - composée d'individus en provenance d'Algérie, d'Égypte, d'Iraq, du Liban, de Libye et du Maroc - a été démantelée le 15 janvier par le raid d'une centaines de policiers sur cinq appartements de Barcelone et Igualada, en Catalogne.

Les arrestations ont été l'aboutissement de l' "Opération Alexandra", une enquête antiterroriste lancée en mai 2017 sur information indiquant que les djihadistes locaux préparaient un attentat.

La police catalane, les Mossos d'Esquadra (agents d'escadron), a déclaré que la cellule était composée de cinq chefs de file engagés dans un « processus de radicalisation avancé dans le but de monter des attaques ». La cellule adhérait aux « principes doctrinaux » de l'État islamique et consommait « d'importantes quantités » de propagande djihadiste.

Le journal El Mundo a rapporté que la cellule était divisée en deux : une douzaine de membres spécialisés dans le cambriolage et le vol avait pour fonction de financer un second groupe, les cinq chefs de file occupés à monter des attentats .

La police a attribué aux djihadistes la responsabilité d'au moins 369 cambriolages et vols qualifiés à Barcelone et aux alentours. Outre le vol, les membres de la cellule se finançaient par le trafic de drogue et le trafic de faux papiers.

Selon El Mundo, les djihadistes étaient aussi spécialisés dans le vol de passeports et autres documents d'identité des touristes de Barcelone, la deuxième ville d'Espagne et l'une des destinations touristiques parmi les plus populaires en Europe. Les papiers volés étaient confiés à des réseaux de contrefaçon clandestins, puis revenaient entre les mains des djihadistes pour leur permettre de voyager dans toute l'Europe.

Le 18 janvier, la Audiencia Nacional (tribunal national), une haute juridiction spécialisée dans les infractions liées au terrorisme, a révélé qu'un citoyen espagnol d'origine libyenne, surnommé "Rabeh", emprisonné à Brians I, une prison catalane, pour des crimes liés au terrorisme, était en contact avec la cellule dans l'intention de commettre une attaque dès sa libération.

Soixante-douze heures après leur arrestation, trois des 18 djihadistes seulement sont demeurés en détention. Les médias catalans, citant des sources policières, ont rapporté que, malgré la radicalisation des 18 membres de la cellule, les 13 membres dédiés au vol et à la falsification de documents ont été relâchés sans avoir comparu devant un tribunal, car il n'a pas été possible de prouver au-delà de tout doute raisonnable qu'ils avaient l'intention de participer à un attentat.

Ils sont sans doute retournés à leurs pratiques illicites de vol à la tire, de trafic de drogue et de fraude documentaire. Deux autres ont été libérés à condition qu'ils promettent de ne pas quitter l'Espagne.

 

Barcelone est en alerte depuis août 2017, date à laquelle Younes Abouyaaqoub, âgé de 22 ans, membre d'une cellule catalane de onze djihadistes, a lancé une fourgonnette contre les piétons des Ramblas, la principale artère touristique de la ville. Il a tué 15 personnes et en a blessé 130 autres.

Quelques heures plus tard, cinq membres de la même cellule ont tenté d'écraser d'autres piétons dans la ville voisine de Cambrils sur la côte. Au cours de cette attaque, une femme espagnole a été tuée et plusieurs autres personnes blessées.

Le 23 décembre 2018, le département d'État américain a informé les autorités espagnoles d'un risque élevé d'attaque djihadiste à Barcelone pendant les vacances de Noël et du nouvel an. Les Etats Unis ont lancé une alerte de sécurité pour recommander aux citoyens américains « de se tenir sur leurs gardes là où circulent des véhicules, notamment les bus, dans la zone de Las Ramblas à Barcelone ...

Les terroristes peuvent attaquer sans avertissement ou presque, en ciblant les lieux touristiques, les centres de transport et autres zones. »

 

La police catalane a déclaré par la suite qu'elle était à la recherche d'un chauffeur de bus marocain âgé de 30 ans, Brahim Lmidi, suspecté de se rendre à Barcelone pour y « écraser » des personnes avec un « bus ou un engin de similaire ». Lmidi, qui reste introuvable, serait lié à une mosquée salafiste à Vilanova i la Geltru, une station balnéaire au sud de Barcelone.

  • Le 22 décembre, un djihadiste marocain âgé de 33 ans, uniquement connu par ses initiales MEM, a été arrêté à Mataró (Barcelone), en raison de son appartenance présumée à l'État islamique. Le détenu avait quitté le Maroc en mai 2014 pour rejoindre l'État islamique en Syrie. La police a déclaré qu'après son départ de Syrie, il est entré en Espagne en juin 2018 via la Turquie, l'Allemagne et l'Ukraine et quelques autres pays encore. Ledit MEM a circulé en Europe sans aucun papier, suivant la pratique habituelle de la destruction des passeports et des cartes d'identité afin d'éviter toute identification par les forces de sécurité. Il vivait comme un squatter à Barcelone pour éviter d'être détecté.

  • Le 18 décembre, Khalid Makran, un djihadiste néerlandais de 29 ans, a été arrêté à une station-service de l'autoroute A7 près de Tarragone, au sud de Barcelone. La police le recherchait parce que Makran avait, à Vilaseca, couvert de propagande djihadiste les murs de sa chambre d'hôtel.

  • Le 20 août, Abdelouahab Taib, un Algérien de 29 ans résidant en Espagne, a été abattu par la police de Cornellà de Llobregat (Barcelone). Taib était rentré dans un commissariat en brandissant un couteau aux cris de "Allahou Akbar ! »

  • Le 1er août, deux djihadistes marocains établis à Mataró (Barcelone) ont été arrêtés comme recruteurs de l'État islamique. La police a déclaré qu'un des hommes, Mostafa Bechri Boulben, âgé de 46 ans, utilisait jusqu'à 10 téléphones portables pour communiquer avec des combattants en Irak et en Syrie.

  • Le 8 juin, la police espagnole a demandé l'expulsion de Mohamed Attaouil, président du Centre culturel islamique Imam Malik à Salt (Gérone), en raison du « risque important et concret» que sa présence en Espagne représentait pour la sécurité publique . Attaouil, « leader du mouvement salafiste » local est considéré comme « une référence » par la communauté musulmane catalane.

  • Le 11 mai, Tarik Aazane et Rachid el Founti, deux djihadistes marocains établis l'un à Roda de Ter et l'autre à Torello (Catalogne), ont été condamnés à huit ans de prison pour crime d'endoctrinement terroriste. La cour nationale (Audiencia Nacional) avait à juger la diffusion de plus de 600 vidéos, commentaires et images sur des réseaux sociaux afin de promouvoir l'État islamique.

  • Les djihadistes ont également endoctriné deux femmes espagnoles. L'une a déclaré qu'elle était « prête à mourir pour Allah ».

  • L'autre, une ancienne skinhead néo-nazie, « marquait sa radicalisation en portant des vêtements en relation avec la culture musulmane ». La police a déclaré que sa conversion « à l'islam avait été d'autant plus facile qu'elle était animée d'un fort sentiment anti-juif ».

  • Le 10 avril, dix membres d'une cellule djihadiste de l'État islamique ont été condamnés à des peines de prison combinées de près de 100 ans pour un complot visant à faire exploser des monuments et à décapiter des infidèles à Barcelone.

  • La cellule, composée de cinq Marocains, de quatre Espagnols et d'un Brésilien, était une scission du groupe djihadiste qui a tué 16 personnes à Barcelone et à Cambrils en août 2017.

    Cette cellule djihadiste - appelée « Fraternité islamique, groupe de prédication du djihad » - a été créée dans une mosquée de Terrassa, une ville située à 30 km de Barcelone, dans le but de créer un califat islamique mondial.

    Les procureurs ont déclaré que « la cellule avait pour seul objectif de réaliser et de servir les objectifs de l'État islamique et de perpétrer autant d'attaques qu'il était possible contre des institutions comme la police, les banques ou les intérêts juifs ».

    Les chefs de la cellule - Antonio Sáez Martínez (un Espagnol converti à l'islam et surnommé "Ali le coiffeur"), Lahcen Zamzami et Rida Hazem, tous deux de nationalité marocaine -, croyaient atteindre le paradis « en attaquant des institutions et des associations symboles. de la culture occidentale. »

La Catalogne indépendantiste compte 7,5 millions d'habitants, dont environ 520 000 musulmans (7% de la population catalane). La population musulmane de Catalogne est proportionnellement plus élevée que la population musulmane d'Autriche (6,9%), de Grande-Bretagne (6,3%), d'Allemagne (6,1%), d'Italie (4,8%) et de Suisse ( 6,1%), selon les estimations du Pew Research Center.

 

Selon les statistiques officielles, certaines municipalités catalanes - Castelló d'Empúries (48%), Sel (40,5%) et Sant Pere Pescador (39%) – sont composées pour moitié d'immigrants musulmans, originaires du Maroc pour la plupart.

 

Une dépêche diplomatique américaine de cinq pages, datée du 2 octobre 2007, a décrit le lien entre immigration de masse et montée de l'islam radical en Catalogne ainsi :

« Une immigration importante - à la fois légale et illégale - en provenance d'Afrique du Nord (Maroc, Tunisie et Algérie) et d'Asie du Sud-Est (Pakistan et Bangladesh) a fait de la Catalogne un pôle d'attraction pour les recruteurs terroristes. ...

La police nationale espagnole estime que 60 000 Pakistanais environ vivent à Barcelone et dans les environs ; ce sont majoritairement des hommes, célibataires, dépourvus de papiers. Ceux originaires d'Afrique du Nord sont encore plus nombreux...

Ils vivent à la périphérie de la société espagnole, ne parlent pas la langue, sont généralement au chômage et disposent de très peu d'endroits pour pratiquer leur religion avec dignité ...

Chacune de ces circonstances offre un terrain fertile au recrutement terroriste ; prises toutes ensemble, ces circonstances représentent une menace...

« Il ne fait aucun doute que la région autonome de Catalogne est aujourd'hui une plaque tournante pour les activités terroristes. Les autorités espagnoles craignent la menace que représente ces communautés d'immigrés atomisées sujettes au radicalisme, mais elles ont très peu de renseignement et leur capacité de pénétration de ces groupes est faible. »

 

Dans son livre Djihadisme : La menace de l'islam radical en Catalogne, l'analyste du terrorisme catalan, Jofre Montoto, a estimé qu'au moins 10% des musulmans de Catalogne sont « des djihadistes inconditionnels ».

 

Les problèmes de la Catalogne avec l'islam radical sont pour la plupart des problèmes auto-infligés. Pour promouvoir le nationalisme catalan et la langue catalane, les partis indépendantistes favorisent depuis des décennies l'immigration des pays musulmans arabophones. Ils sont convaincus que ces immigrants (contrairement à ceux d'Amérique latine) parleront la langue catalane plutôt que l'espagnol.

 

Un rapport des services de renseignement qui a fuité en direction du journal catalan La Vanguardia a révélé que la Catalogne concentre sur son territoire la moitié des 98 mosquées salafistes d'Espagne.

 

Le rapport précise aussi que les municipalités catalanes de Reus et Torredembarra (Tarragone), Vilanova i la Geltrú (Barcelone) et Salt (Gérone) sont des centres salafistes, une idéologie fondamentaliste qui appelle ouvertement à remplacer la démocratie occidentale par un gouvernement islamique basé sur la charia.

 

Le rapport dit :

« La doctrine salafiste appelle à un retour aux origines de l'islam et ses messages répétitifs prônent le contraire d'une intégration culturelle harmonieuse dans le respect de l'égalité des droits entre hommes et femmes ....

« Les centres religieux salafistes détectés en Catalogne s'opposent à toute lecture édulcorée du Coran... et demandent aux croyants musulmans de se « purifier » de toute influence étrangère.

« Cette ingérence religieuse oblige les femmes à s'habiller de manière plus conservatrice et interdit aux adolescentes de fréquenter des écoles mixtes. Cette démarche est en rupture profonde avec les valeurs de liberté individuelle garanties par les lois de Europe. Pour les hommes comme pour les femmes, l'idéologie salafiste pousse à la radicalisation ce qui pose à terme, un problème de coexistence. »

 

 

Pierre Conesa, ancien haut responsable du ministère français de la Défense et auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur l'islam radical, affirme que la Catalogne et le salafisme sont désormais indissociables :

« Barcelone est une ville qui abrite depuis longtemps une forme de radicalisation, qui a englobé pendant un temps les Frères musulmans, le Tabligh [un courant qui prône une pratique rigoriste et littéraliste de l'Islam, NDLR], et puis les salafistes",

« Il y a une espèce d'émulsion radicale en Catalogne, et si Londres avait pendant longtemps été le lieu du Londonistan [surnom des réseaux islamistes prospères à Londres dans les années 90, NDLR] Barcelone, elle, est une ville salafiste, où des noyaux se sont constitués avec le temps à l'image de Molenbeek en Belgique, ou encore Trappes en France ».

 

Source et Publication:  https://fr.gatestoneinstitute.org/13624/espagne

Soeren Kern est Senior Fellow au Gatestone Institute de New York.

VENEZUELA: LES LEÇONS D' UN ÉCHEC SOCIALISTE ........

Venezuela : les leçons du dernier échec socialiste

Hugo Chavez by Walter Vargas(CC BY-SA 2.0) — Walter Vargas, CC-BY

Au Venezuela, près de 75 % de la population a perdu en moyenne au moins 8,7kg. Résultat d’un régime socialiste.

 

Par Mpiyakhe Dhlamini.1
Un article de Libre Afrique

La tragédie que vit le Venezuela confirme les échecs de la Chine communiste, de l’URSS, du Cambodge, du Zimbabwe, etc.

Le mélange détonant de dépenses publiques massives, de nationalisation des entreprises, de politique monétaire politisée et d’autres intrusions du gouvernement dans les affaires économiques, ne produisent rien d’autre que la misère qui sévit actuellement dans l’un des pays qui possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole.

Certains refusent de reconnaître que la triste situation au Venezuela est due au virage idéologique du gouvernement dans ce pays.

D’autres pensent que les États-Unis et d’autres forces internationales œuvrent à saper le gouvernement.

 

C’est une manière de tenter de sauver désespérément les lambeaux du bolivarisme (révolution qui visait à construire une alliance pour le nationalisme et une économie dirigiste dans la région), sachant qu’un de ses objectifs était de débarrasser le Venezuela de cette influence, ce qui signifie qu’elle a échoué dans les deux cas.

Le gouvernement du Venezuela exerce une répression contre ses détracteurs internes par le biais d’arrestations et d’autres moyens.

Pourtant, certains considèrent que des Vénézuéliens affamés risquent leur vie à cause des Américains et refusent de regarder en face la dévastation de l’économie du pays par le chavisme (type de socialisme imposé au Venezuela par Hugo Chavez.)

 

Une politique du chaos

Les prix à la consommation ont augmenté de 800 % en 2016 et le gouvernement exerce un contrôle des changes depuis 2003.

Aucun des problèmes économiques du Venezuela ne peut être attribué à l’influence étrangère, puisque le gouvernement a pratiquement fait tout ce qu’il pouvait pour limiter les ingérences politiques et économiques dans les affaires du pays.

Plus cela a été fait, plus les Vénézuéliens se sont appauvris, plus le socialisme s’est enraciné, et plus l’État a pris le contrôle.

L’érosion des droits de propriété au Venezuela comprend à la fois la nationalisation et l’expropriation, des piliers essentiels de tout plan socialiste.

Comme on pouvait s’y attendre, cela a conduit les Vénézuéliens à faire face à des difficultés économiques auxquelles le gouvernement s’est efforcé de remédier par le biais de dépenses sociales, du contrôle des prix et d’autres interventions.

Dans la pratique, le contrôle des prix empêche les entreprises de s’adapter aux signaux de l’économie indiquant une demande approximative de biens et/ou de services, ce qui entraîne une mauvaise affectation des investissements et une éventuelle pénurie.

C’est ce qui s’est passé exactement au Venezuela.

 

Des populations dans la souffrance

Les fortes augmentations des dépenses sociales et des autres formes de dépenses publiques ont offert au gouvernement davantage de possibilités de justifier ses dépenses et la dette financée par les contribuables.

C’est ce qui ressort le plus dans le cas du Venezuela : l’armée a tiré parti de son rôle central dans la distribution des cadeaux du gouvernement.

En plus de fournir de la nourriture aux partisans du régime, elle en vend une partie sur le marché noir pendant que les Vénézuéliens meurent de faim.

C’est un problème qui n’est pas propre pas à la seule armée vénézuélienne : l’augmentation des dépenses de l’État signifie davantage de possibilités de corruption.

Tuer l’économie tout en engageant des dépenses gouvernementales inefficaces a rendu le pays très endetté, y compris les milliards prêtés par la Chine et la Russie après la rupture des liens entre le Venezuela et les États-Unis.

 

Selon l’enquête sur les conditions de vie au Venezuela (ENCOVI) : près de 75 % de la population a perdu en moyenne au moins 8,7 kg.

Cela signifie que si la plupart des pays dotés d’un marché relativement libre s’inquiètent des taux d’obésité parmi les citoyens, ceux-ci pouvant acheter toutes sortes d’aliments différents à des prix inférieurs, le Venezuela socialiste doit faire face au problème inverse.

Le chavisme qui était censé créer un paradis sud-américain a finalement entrainé la fuite de millions de Vénézuéliens vers les pays voisins.

Plus de 1,5 million de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez en 1999, sur une population de 32 millions d’habitants.

 

Des promesses chimériques

Le Venezuela est le dernier pays à apprendre à la dure les lois de l’économie. Ce n’était pourtant pas nécessaire d’en passer par là.

Nous avons déjà suffisamment d’exemples pour savoir ce qui fonctionne (les marchés libres) et ce qui ne fonctionne pas (le contrôle de l’État).

Le socialisme doit être la seule idéologie dont les adhérents, dès qu’ils se voient attribuer le pouvoir, perdent soudain la capacité d’appliquer ce qu’ils avaient précédemment promis avec autorité.

Cela signifie-t-il que la seule conclusion à laquelle nous pouvons aboutir est que le socialisme est une farce utopique qui s’oppose directement à la nature humaine ?

Il semble bien que oui. Si l’on se réfère aux nombreux exemples à travers l’Histoire et le présent, le socialisme ne fonctionne tout simplement sous aucune des écoles de pensée économique.

Une économie contrôlée par l’État ne peut pas fixer les prix sans conduire soit au gaspillage soit au manque du bien ou du service en question.

Seul un marché libre peut faire émerger les véritables besoins d’une population.

 

Malheureusement pour le peuple vénézuélien, son gouvernement l’a conduit à sa situation actuelle, et c’était complètement prévisible.

Sur le web

Cet article a été publié une première fois en octobre 2018

 
  1. Mpiyakhe Dhlamini est analyste pour The Free Market Foundation. ↩

21/01/2019

SYRIE: IDLEB LE DERNIER BASTION ISLAMIQUE ......

Les islamistes contrôlent la province d’Idleb au nord-ouest de la Syrie

 

La province d’Idleb est la dernière province que l’armée syrienne n’ait pas reprise.

Elle avait été conquise par le Front al-Nosra il y a plusieurs années, puis a servi de réceptacle aux islamistes qui acceptaient de se rendre sur les différents fronts syriens.

C’est ainsi que plus de 50.000 hommes armés avec leurs familles se sont agglutinés dans cette zone de trois millions d’habitants, devenue un véritable chaudron islamiste.

 


Certains ont contesté cette stratégie russe consistant à négocier la fin plus rapide d’un combat en échange de la vie sauve, et surtout du transport sécurisé de plusieurs centaines d’islamistes à chaque fois.

Ils se demandaient comment résoudre le problème d’Idleb par la suite.

La question est, en effet, pertinente mais il faut reconnaître que cela a permis de purger la presque totalité du sol syrien des poches islamistes qui étaient multiples.

De plus, de nombreuses vies de soldats syriens ont ainsi été économisées.

La donne a changé après l’invasion, par la Turquie, du nord de la Syrie afin d’empêcher les Kurdes de se tailler un territoire autonome trop important, en plus de celui sous contrôle américain.

 

L’armée syrienne avait auparavant massé des troupes au sud d’Idleb et n’attendait plus que le feu vert russe, indispensable pour l’appui aérien, afin de lancer son offensive.

Mais les pays occidentaux, Américains en tête, avaient alors prévenu qu’ils interviendraient pour éviter une « catastrophe humanitaire » en cas d’offensive syrienne.

Grandeur d’âme touchante, surtout après que les Américains ont rasé Raqqa, capitale de Daech, faisant des milliers de morts civils.

Mais quand c’est le camp du bien qui bombarde, on appelle cela des « dégâts collatéraux »…

Erdoğan, peu désireux de voir l’armée syrienne reconquérir Idleb, a alors proposé à Poutine de prendre le contrôle de la zone avec ses 50.000 miliciens issus d’anciens groupes djihadistes passés sous contrôle turc.

De plus, il ferait reculer l’ensemble des groupes islamistes de dix kilomètres à l’intérieur de la zone, permettant de faire cesser les bombardements, notamment sur Alep.

L’installation de postes d’observation turcs et russes était, en même temps, décidée pour éviter toute déflagration imprévue.


Poutine avait accepté afin de supprimer tout prétexte aux Occidentaux pour intervenir.


Mais HTS (Hayat Tahrir al-Sham), le nouveau nom d’Al-Nosra, n’a jamais tenu compte de cet accord.

Pire : ses combattants viennent de déloger, sans trop de mal finalement, les hommes d’Ankara de leur zone.

De ce fait, HTS contrôle maintenant la quasi-totalité de la province, où la charia s’applique, bien sûr.

 

Cette situation, humiliante pour Erdoğan, qui a montré son incapacité à contenir les islamistes, ne saurait durer.

 

Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, l’a confirmé en conférence de presse le 18 janvier : « Il est impossible de maintenir indéfiniment ce dernier foyer de terrorisme sur le territoire syrien. »

Les choses vont bientôt bouger à Idleb.

 

Par

Antoine de Lacoste

Source:  http://www.bvoltaire.fr/

19/01/2019

MACRON DÉCIDE QUE NOTRE ARMÉE RESTE EN SYRIE !

Macron décide de rester en Syrie

Publié par wikistrike.com sur 19 Janvier 2019, 14:30pm

  #Politique internationale

Macron décide de rester en Syrie

Le président français Emmanuel Macron s’est de nouveau opposé jeudi à la décision américaine de se retirer de la Syrie, affirmant que les troupes françaises resteraient engagées au Moyen-Orient en 2019.

 

Le président français a annoncé que le groupe terroriste Daech n’était pas encore complètement vaincu en Syrie et que les troupes françaises resteraient dans le nord du pays.

 

Le président a prononcé jeudi 17 janvier un discours devant 1 600 civils et militaires réunis sur une base de l’armée de terre de Francazal, à Toulouse. 

 

« Le retrait annoncé de Syrie de notre allié américain ne doit pas nous faire dévier de notre objectif stratégique: éradiquer Daech en privant ce groupe terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence », a-t-il insisté.

 

La France a déployé 1 200 forces militaires en Syrie et en Irak, dans le cadre de la coalition anti-Daech formée en 2014 et conduite par les États-Unis.

« La bataille n’est pas finie », a déclaré Macron en réaction aux  spéculations sur la possibilité d’un retrait français de la Syrie.

 

« Nous devons examiner l’état de notre déploiement militaire dans le monde, mais (…) nous devons rester déterminés à contribuer au rétablissement de la stabilité [au Moyen-Orient] », a-t-il proféré.

 

Macron a regretté la décision prise à la hâte le 19 décembre dernier par l’administration Trump, la qualifiant d’erreur.

 

« Daech est entièrement vaincu en Syrie », avait déclaré le président américain ajoutant que les voisins de la Syrie devaient désormais poursuivre la lutte contre les résidus de Daech.

 

Les alliés occidentaux des États-Unis ont accueilli cette décision avec scepticisme.

La France a fait partie des premiers pays à l’avoir critiquée.

 

« Quelque 1 100 soldats français ont servi au Moyen-Orient », a affirmé le chef d’état-major français des armées, confirmant qu’environ 200 soldats français s’étaient associés aux Kurdes dans le nord de la Syrie.

 

Cet aveu intervient alors que la France tenait jusqu’ici, à maintenir en secret sa présence militaire en Syrie.

 

Paris a même constamment nié les informations selon lesquelles les forces françaises seraient tombées à plusieurs reprises dans le filet des soldats syriens.

Depuis que la France s’est impliquée militairement en Syrie, envoyant sur ordre US, des troupes dans le nord-est et l’est de ce pays, des militaires français se sont fait arrêter par les forces syriennes.

 

La première annonce de leur capture date de la fin de l’année 2012. Et pourtant, ni les sources syriennes ni les sources françaises n’ont abordé le sujet explicitement.

 

De plus, Damas n’a jamais diffusé d’images de captifs français emprisonnés sur son territoire.

En France, un black-out total est maintenu sur le sujet, les médias ne l’évoquant jamais et le plaçant sous l’étiquette « secret défense ».

 

Le pouvoir n’ose pas informer l’opinion publique du « sort des prisonniers de guerre », arrêtés dans le cadre d’une guerre menée à l’insu même des Français.

Cependant, il aura fallu le travail effectué par des journalistes syriens, qui sont parvenus à retrouver la trace de près de 300 militaires français retenus par le renseignement syrien.

La France maintient donc sa présence militaire en Syrie sans le feu vert de l’État syrien et se comporte comme une puissance d’occupation.

 

En septembre dernier, elle a participé, aux côtés de la Grande-Bretagne et d’Israël, à des frappes contre des cibles russes à Lattaquié, offensive qui s’est soldée par la destruction en plein vol d’un Il-20, bien que Paris ait refusé de le revendiquer.

 

Les États-Unis et leurs alliés bombardent depuis septembre 2014 ce qu’ils appellent les positions de Daech à l’intérieur de la Syrie sans autorisation du gouvernement de Damas ni mandat de l’ONU.

 

Il est à noter que cinq membres de l’armée américaine ont été tués dans une explosion survenue, mercredi 16 janvier, à Manbij, en Syrie.

 

Source:  http://www.wikistrike.com/2019/

 

 

source:https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/18/586095/La-Fra...

GILETS JAUNES À MAYOTTE , COMME EN MÉTROPOLE .....

 

À Mayotte, comme en métropole, les Gilets jaunes cible prioritaire…

Publié le 18 janvier 2019 -

 

Enfin ! Il est un domaine où Mayotte semble vraiment s’aligner sur la métropole…

Mais oui ! Nous y sommes !

Les Gilets jaunes à Mayotte sont réprimés tout comme en métropole !

 

Ceux qui suivent, tout comme votre serviteur, quotidiennement l’actualité de notre cent-unième département français, n’auront pas manqué de relever le fait suivant (information relevée le 8 janvier 2019 sur divers sites).

 

Laurent CHAILLOU, professeur d’anglais à Mayotte, est venu en cours les 6 et 7 décembre 2018 avec un gilet jaune.

On lit que le professeur en question, déjà sanctionné par son établissement, a été pour le moins rappelé à l’ordre, et ce dans les délais les plus brefs, par l’académie de Mayotte, en vertu des dispositions (prière de ne pas ironiser) de « l’article 11 de la charte sur la laïcité ».

Laurent CHAILLOU qui est administrateur d’un groupe « Facebook » local de soutien au mouvement social, se défend en arguant : « On nous parle de devoir de réserve.

Mais techniquement parlant, je n’ai rien dit ».

Comment ne pas rapprocher cette information de celle, toujours à propos de l’enseignement à Mayotte, parue le 12 novembre 2018 sous la rubrique Actualités Éducation « Manifestation à Sada contre un professeur de lycée ».

 

Des parents d‘élèves du lycée de Sada ont manifesté leur mécontentement. Selon Anli MADI du parti Rassemblement national de Mayotte : « la colère cible un professeur de lycée.

 

Ce dernier d’origine africaine, qui possède un diplôme d’avocat, a été recruté comme professeur de philosophie au lycée de Sada ».

 

Selon les élèves qui ont rapporté les faits à leurs parents, l’enseignant contractuel « insulterait sans cesse les Mahorais et conteste constamment l’appartenance de Mayotte à la France ».

 

Question préalable : a-t-il seulement été rappelé à l’ordre ?

Ou alors, est-ce à dire qu’il apparaît infiniment plus grave de manifester son soutien au mouvement des Gilets jaunes que d’œuvrer à la dislocation de notre pays et de traumatiser nos jeunes compatriotes du département le plus déshérité de France ?

En ce qui me concerne, j’estime qu’il appartient aux parlementaires français (à commencer par ceux de Mayotte) et à tous les patriotes français de suivre de très près ces deux affaires, et d’interroger qui de droit sur le sujet d’une bien étrange disparité de traitement de deux enseignants d’une même académie.

Colmar, le 15 janvier 2019

Jean-Michel WEISSGERBER

14/01/2019

SYRIE: LES TROUPES AMÉRICAINES PARTIRONS ? PARTIRONS PAS ???

Le NYT déplore un désengagement des États-Unis qui n’existe pas


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 12 janvier 2019

Sur sa page d’accueil, le New York Times livre une “analyse de l’actualité” complètement dérangée sur la possible fin de l’occupation illégale de la Syrie orientale par l’armée américaine sous le titre “Alors que les États-Unis quittent la Syrie, le Moyen-Orient fait face à l’ère post-américaine” :

 

Lorsque la Turquie, l’Iran et la Russie se rencontrent pour parler de la fin de la guerre en Syrie, ils le font sans les États-Unis.

Les pourparlers de paix visant à résoudre le conflit israélo-palestinien sont gelés depuis des années, mais le plan tant attendu de Trump pour sortir de l’impasse reste à venir.

Et maintenant, malgré des messages contradictoires sur la manière et le moment où cela se produira, les États-Unis sont sur le point de se retirer de la Syrie.

Le retrait, qui, selon l’armée, a commencé par le départ des équipements vendredi, n’est que la dernière étape d’un désengagement américain plus large du Moyen-Orient qui pourrait avoir des effets durables sur l’une des régions les plus instables du monde.

 

Les États-Unis ne sont pas “désengagés” du Moyen-Orient, et ne voudront probablement pas le faire. 

 

Leur armée compte environ 53 000 soldats postés sur 27 bases dans 12 pays du Moyen-Orient (sans compter ceux en Syrie).

Nombre estimé de soldats américains stationnés au Moyen-Orient en 2017 Agrandir

 

En plus des troupes, un grand nombre de membres du personnel civil les soutiennent ou les remplacent :

En juillet 2018, là encore, sans compter l’Afghanistan, 22 323 contractants du Pentagone travaillaient dans la zone d’opérations du CENTCOM au Moyen-Orient, dont 9 762 citoyens américains, 12 020 ressortissants de pays tiers et 541 ressortissants des pays hôtes.

 

Cela représente une augmentation de 15% en un an du nombre de contractants du Pentagone utilisés dans la région.

Le déploiement de sous-traitants pour des missions qui, il y a 15 ou 20 ans, auraient été menées par des troupes américaines donne l’impression d’une plus petite empreinte militaire américaine dans la région.

 

Les États-Unis ont de grands intérêts économiques au Moyen-Orient.

Les ventes d’armes américaines dans la région s’élèvent à plus de 5 milliards de dollars par an.

Environ 17% des importations américaines de pétrole, soit 1,75 million de barils par jour, proviennent du Moyen-Orient.

 

Le contrôle des hydrocarbures trouvés au Moyen-Orient est la raison officielle pour laquelle les États-Unis s’imposent dans la région. Cela ne changera pas.

 

La couverture médiatique et les discussions sur la politique étrangère aux États-Unis sont plus focalisés sur le Moyen-Orient que sur toute autre partie de la planète :

La population totale des 15 pays du Moyen-Orient couverts par le présent document (414,3 millions d’habitants) représente un peu plus de 5% de la population totale de la planète (7,6 milliards).

Pourtant, dans les milieux politiques et médiatiques américains, la région fait l’objet de plus que 5% des discussions sur la politique étrangère des États-Unis.

En effet, en dehors de la Corée du Nord, de la Chine et de problèmes commerciaux spécifiques à un pays, un Américain qui regarde les informations du soir ou lit un média important peut imaginer que  l’ensemble de la politique étrangère des États-Unis est concentrée au Moyen-Orient.

 

Appeler le déménagement de quelque 2 à 5 000 soldats et de leurs sous-traitants civils en Syrie et dans de nouvelles bases en Irak, un “désengagement” de l’ensemble du Moyen-Orient est évidemment stupide.

L’administration Trump n’a pas abandonné la politique de “changement de régime” que la malheureuse administration Obama a menée contre la Syrie.

 

Cela n’a pas non plus arrêté la guerre au Yémen que l’administration Obama a aidé les Saoudiens à lancer.

 

En Syrie, l’administration Trump n’adapte l’ancienne politique qu’à l’évolution de la situation géopolitique.

Le petit engagement militaire dans l’est de la Syrie est inefficace pour son objectif de “changement de régime” et nuit à ses relations avec la Turquie.

Le NYT appelle le Moyen-Orient la “région la plus instable du monde”. C’est peut-être vrai. Mais le manque d’engagement des États-Unis n’est certainement pas la cause de cette volatilité.

 

En fait, c’est la présence américaine et l’ingérence de la part de son protectorat sioniste Israël qui est à l’origine des guerres sans fin, de la douleur et du chagrin :

Cela fait 45 ans que je m’active au Moyen-Orient avec les gouvernements et le monde des affaires, et je dois plonger loin dans mes souvenirs pour trouver des exemples dans lesquels nos efforts bien intentionnés, mais maladroits, n’ont pas nui à la région et aux personnes qui y vivent. L’USAID vient à l’esprit.

Je me souviens de la grande reconstruction du système d’égout et d’alimentation en eau d’Alexandrie, en Égypte.

C’était une très bonne chose.

D’autre part, pensez aux dommages sans fin causés par le soutien inconditionnel des États-Unis aux politiques agressives d’Israël et par leur réticence à conclure tout accord qui ne leur soit pas totalement favorable.

Pensez à la mort et à la destruction que nous avons causée en Irak.

 

L’analyse du NYT et ses citations à l’appui démontrent une nouvelle fois que les discussions, au jour le jour, au sujet de la politique étrangère dans les médias américains n’a pas grand-chose à voir avec la politique actuellement observable : 

la réalité de la présence de troupes et de bases américaines, avec de vraies relations économiques et engagements politiques.

 

Les peuples du Moyen-Orient aimeraient surtout connaître une “ère post-américaine”.

Malheureusement, il n’y a aucun signe de cela.

Le mouvement de quelque 5% des forces américaines de l’un des pays du Moyen-Orient vers un autre n’indique pas une nouvelle tendance géopolitique.

Pourquoi est-ce présenté comme tel ?

 

Par Moon of Alabama

 

Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

 

10/01/2019

SYRIE: LA TURQUIE HUMILIE LE CONSEILLER AMÉRICAIN ......

La Turquie rejette le nouveau plan américain sur la Syrie et humilie John Bolton

2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 8 janvier 2019

 

Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a tenté de poser les conditions d’un retrait américain de la Syrie :

 

Bolton, lors d’un voyage en Israël et en Turquie, a déclaré qu’il insisterait dans les discussions avec les responsables turcs, y compris le président Tayyip Erdogan, sur le fait que les forces kurdes doivent être protégées

À la question de savoir si un retrait américain n’aurait pas lieu en Syrie tant que la Turquie ne garantirait pas la sécurité des combattants kurdes, Bolton a répondu : « En gros, c’est ça. »

« Nous ne pensons pas que les Turcs devraient entreprendre une action militaire qui ne soit pas entièrement coordonnée et acceptée à minima par les États-Unis » a déclaré Bolton, « afin de ne pas mettre en danger nos troupes, mais également pour respecter l’exigence du président qui demande que les forces de l’opposition syrienne qui se sont battues avec nous ne soient pas mises en danger. »

 

 

La Turquie n’a pas trouvé ça drôle. Les Kurdes du YPG, que les États-Unis utilisent en Syrie comme chair à canon pour combattre État islamique, sont la même organisation que le PKK, qui agit en tant que groupe terroriste en Turquie.

La Turquie ne peut permettre à ce groupe d’exister à sa frontière en tant que force militaire organisée.

Lorsque Bolton a atterri en Turquie aujourd’hui, il a reçu un accueil très froid.

La rencontre prévue avec le président turc Erdogan n’a pas eu lieu. La réunion entre John Bolton, le chef d’état-major adjoint, Joe Dunford, et l’envoyé spécial pour la Syrie, James Jeffrey, avec le conseiller turc pour la sécurité nationale, Ibrahim Kalin, a été rétrogradée et a pris moins de deux heures. Une conférence de presse conjointe prévue a été annulée.

 

La délégation américaine n’avait pas l’air heureuse ni même unie lorsqu’elle quitta les bâtiments présidentiels à Ankara.

via Vivian Salaman

Peu de temps après la réunion de Bolton, Erdogan a prononcé un discours devant son groupe parlementaire.

C’était une gifle au visage de Bolton. 

 

Selon Raqip Solyu :

Erdogan dit qu’il ne peut pas accepter ou avaler les messages donnés par le conseiller américain à la sécurité nationale, Bolton, en Israël.

Erdoğan : « YPG / PKK sont des terroristes. Certains disent : ‘ne les touchez pas car ils sont kurdes’. C’est inacceptable. Tout le monde peut être un terroriste. Ils pourraient être Turkmènes.

Leur appartenance ethnique n’a pas d’importance. Bolton a commis une grosse erreur avec ses déclarations ».

Erdogan à propos du chaos politique à Washington sur la Syrie :

« Comme ce fut le cas par le passé, malgré notre accord clair avec Trump sur le retrait américain de la Syrie, différentes voix ont commencé à se faire entendre à différents niveaux de l’administration américaine ».

 

Erdogan a déclaré que la Turquie continuait de s’appuyer sur le point de vue de Trump sur la Syrie et sur son esprit de décision concernant le retrait. « Nous avons en grande partie terminé nos préparatifs militaires contre ISIS conformément à notre accord avec Trump ».

« Dire que la Turquie cible les Kurdes de Syrie, ce qui est un mensonge, est la calomnie la plus basse, la plus déshonorante, la plus laide et la plus banale de tous les temps », a ajouté Erdogan.

 

 

Le directeur de la communication d’Erdogan a enfoncé le clou :

Fahrettin Altun @fahrettinaltun – 14h17 utc – 8 janvier 2019

Le conseiller américain à la sécurité nationale @AmbJohnBolton s’est entretenu aujourd’hui avec son homologue turc @ikalin1 au complexe présidentiel d’Ankara.
J’espère qu’il a pu goûter à la célèbre hospitalité turque lors de sa visite.

 

 

Un éditorial du quotidien Daily Sabah, dans l’alignement d’Erdogan, a qualifié les idées de Bolton de coup bas contre Trump.

Avec cela, Bolton a été humilié et la solution du retrait américain de la Syrie est revenue à Trump.

Nous avons vu un schéma similaire dans les négociations américaines avec la Corée du Nord.

Trump a conclu un accord en quatre étapes avec Kim Jong Un.

Ensuite, le secrétaire d’État Pompeo a tenté de modifier l’accord et a demandé à la Corée du Nord de remplir l’étape quatre avant que les États-Unis ne réalisent les étapes un, deux et trois. Lorsqu’il s’est ensuite rendu en Corée du Nord, il a été ignoré par Kim Jong Un et n’a rencontré que du personnel de niveau inférieur.

Il a fallu l’intervention de Trump pour maintenir les discussions en vie.

 

Erdogan a également passé un accord avec Trump sur le retrait américain de la Syrie.

Bolton a essayé de modifier le contrat, d’ajouter des conditions et de prolonger le calendrier.

Lorsqu’il est arrivé à Ankara, Erdogan l’a ignoré, il l’a réprimandé.

Il faudra l’intervention de Trump pour remettre la question sur ses rails.

 

Si Trump ne bouge pas, Erdogan cherchera probablement une escalade militaire.

Son armée va utiliser l’artillerie contre telle ou telle position kurde près de la frontière turque.

Il peut même envahir quelques villes. Pas nécessairement pour les tenir, mais pour augmenter la pression sur la force d’occupation américaine.

 

La Turquie avait initialement prévu de prendre Manbij sur la rive occidentale de l’Euphrate.

Mais Manbij est bloquée par les troupes syriennes, maintenant renforcées par des patrouilles de la police militaire russe.

Erdogan n’osera pas les attaquer.

 

Erdogan souhaite que les États-Unis quittent la Syrie et emportent avec eux les armes qu’ils ont remises au YPG pour lutter contre ISIS.

Il souhaite que le gouvernement syrien reprenne possession du nord-est de la Syrie et mette les Kurdes sous contrôle. Cela éliminerait le danger pour la Turquie.

 

Depuis que Trump a annoncé que les troupes américaines quitteraient bientôt la Syrie, la lutte contre le reste des forces de État islamique à proximité de la frontière irakienne s’est intensifiée.

La position territoriale de État islamique est maintenant réduite à deux ou trois villages.

Dimanche soir celui-ci a profité d’une autre période de mauvais temps durant laquelle l’armée de l’air américaine n’a pas pu fournir de soutien aérien à la force par procuration, dirigée par les Kurdes, qui combat ISIS.

 

Une contre-attaque de État islamique s’ensuivit et tua 25 des combattants soutenus par les États-Unis.

 

C’était probablement la dernière bataille importante pour ISIS.

État islamique ne compte plus que quelques centaines de combattants qui n’ont aucun moyen de s’échapper. Ils seront réduits en miettes.


Dans le gouvernorat d’Idleb, al-Qaïda, alias Hayat Tahrir al Sham, continue de consolider son emprise.
 
Il a lancé plusieurs ultimatums à Ahrar al-Sham et à d’autres groupes de « rebelles modérés » qui occupent encore une partie de la région.
Quand il aura fini d’éliminer ses concurrents, il va probablement bombarder la ville d’Alep et attaquer les lignes du gouvernement syrien.
Cela va relancer la guerre à Idleb.
 

La dernière fois que le gouvernement syrien avait prévu de nettoyer Idleb des djihadistes, les États-Unis sont intervenus et ont menacé d’attaquer l’armée syrienne.

La Russie a forgé l’accord Astana en vertu duquel la Turquie a accepté d’éliminer al-Qaïda.

 Elle n’a pas tenu sa promesse.

L’armée syrienne est donc libre de résoudre le problème.

Mais que fera la Maison Blanche ? Est-ce que Bolton – s’il est encore au Conseil de sécurité US à ce moment-là – va insister pour que al-Qaïda soit défendue ?

Trump acceptera-t-il cela ?

 

 

Par Moon of Alabama

Source et Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone