Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/10/2018

GB: LES GANGS DE VIOLEURS ET SILENCE DES MÉDIAS ???

Médias

Grande-Bretagne : il n’y a pas eu de silence de presse sur les gangs de violeurs

Quiet By: Mick C - CC BY 2.0

 

La possibilité d’être informé existe, mais chacun doit pleinement réaliser qu’elle est largement entre ses propres mains, et qu’elle commence par choisir ses sources d’informations avec le plus de discernement possible.

 

Par Charles Boyer.

Contrepoints a traité le sujet des viols ignobles commis à une échelle industrielle à Rotherham en 2014. La presse, dont les titres interrogent les journaux qui ne l’ont pas fait, aurait surtout dû le faire elle-même.

Il est des affaires qui, même si le gros de la presse les ignore, sont simplement trop importantes et trop graves pour ne jamais sortir.

Ainsi, en 2014 en Angleterre, à Rotherham, l’actualité a porté sur une organisation criminelle asiatique ayant organisé le viol de centaines d’enfants, au nez et à la barbe des autorités. Le nombre d’enfants victimes évoqué à l’époque était d’au moins 1 400.

En fait, aussi navrant que ce soit, ce nombre est probablement fort sous-estimé puisque ces crimes ont aussi été perpétrés ailleurs qu’à Rotherham.

Ces atrocités ont été commises par des individus d’origine pakistanaise sur des enfants confiés à la protection des services sociaux. Ajoutons combien la police, ainsi que d’autres services, a fermé les yeux, de peur de passer pour raciste, pour alors en conclure que l’État est lourdement complice de cette abomination.

 

La presse silencieuse ?

Reste le sujet annexe de savoir si la presse a tu ce sujet à l’époque. Or, elle n’est pas monolithique. Vu le retentissement de l’affaire Dutroux en son temps, il n’y a aucun doute que le viol de 1 400 enfants dans un pays voisin est une actualité forte, qui doit être traitée.

 

C’est pourquoi Contrepoints l’a fait, à l’époque des faits, sans se poser de question, ici et ici.

 

La question demeure, bien entendu, de savoir pourquoi nos confrères ne l’ont pas fait ? Il ne nous appartient pas de spéculer sur ce point, juste d’exprimer notre tristesse, que partagent tous ceux pour qui la mission de journaliste a un sens.

 

Quant aux journaux qui maintenant s’interrogent alors qu’eux-mêmes n’avaient pas rapporté cette nouvelle en son temps, cela semble un moyen trop facile de se donner le beau rôle a posteriori.

Que peut en retenir le lecteur ? Pour être informé, au vrai sens du terme, on ne peut se contenter d’une référence floue à la presse, car elle ne forme pas un ensemble homogène.

Elle est constituée de nombreux journaux, dont chacun a son approche, ses raisons et ses caractéristiques propres.

 

Espérons que tous ont l’intention d’informer au mieux, mais c’est bien au lecteur de se faire un idée sur la question, en observant quels sujets chaque journal traite, et comment.

 

En fin de compte, la possibilité d’être informé existe, mais chacun doit pleinement réaliser qu’elle est largement entre ses propres mains, et qu’elle commence par choisir ses sources d’informations avec le plus de discernement possible.

 

Source:   https://www.contrepoints.org/2018/10/27/328792

 

Telford : un scandale de viols collectifs par des gangs indo-pakistanais refait surface !

 

Une enquête devra déterminer si les institutions ont suffisamment protégé les enfants de Telford, après qu'une investigation du Sunday Mirror a accusé les policiers, la municipalité et les services sociaux d'avoir échoué à démanteler un réseau pédophile d'origine indo-pakistanaise par crainte d'être accusés de «racisme».

20/10/2018

CONTRE LE TERRORISME : LA FRANCE ET L' UE LES GRANDS HYPOCRITES !

 

Hassan Nasrallah sur la lutte contre le terrorisme : la France et l’UE sont de grands hypocrites

 

Interview du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, le 3 janvier 2018, par la chaîne Al-Mayadeen.

Extrait.

 

 
Transcription :
 

[…] Journaliste : Y a-t-il eu de telles tentatives d’entrer en relation avec vous (le Hezbollah) de la part de l’administration Trump ?

Hassan Nasrallah : Nous avons catégoriquement rejeté toutes les propositions de coopération des Etats-Unis (de la part des administrations Bush et Obama).

Journaliste : Et de la part de l’administration Trump en particulier, y a-t-il eu des tentatives (de rapprochement) ?

Hassan Nasrallah : Non, je ne crois pas. Pour être précis, la dernière tentative a eu lieu après l’élection de Trump, mais avant sa prise de fonction.

Journaliste : Après les élections. 

Hassan Nasrallah : Il y a eu de telles tentatives avant, l’année d’avant et durant les années précédentes, mais la dernière tentative a eu lieu après l’élection de Trump mais avant qu’il prenne ses fonctions.

Journaliste : Durant cette dernière tentative, ont-ils répété les mêmes demandes (que sous Bush : aidez-nous face à Al-Qaïda, abandonnez la Palestine et on vous retirera de la liste des organisations terroristes, on vous donnera le pouvoir au Liban et beaucoup d’argent) ?

Hassan Nasrallah : Non, les détails n’ont pas été abordés cette fois-ci. C’est avec Dick Cheney (que des propositions explicites ont été faites pour rallier le Hezbollah suite au 11 septembre).

Journaliste : Quelle était la raison de cette dernière tentative ?

Hassan Nasrallah : Dans leur dernière tentative, ils ont dit qu’ils voulaient s’asseoir avec nous et discuter, et qu’on pouvait s’entraider. Ils voulaient œuvrer sur la même idée ancienne de l’ennemi commun, selon laquelle Daech et les forces takfiries seraient notre ennemi commun.

Bien sûr, dans notre réponse (succincte), nous leur avons dit que Daech n’est pas notre ennemi commun, mais que c’est un ennemi pour nous (seulement). Daech est l’ami et l’allié des Etats-Unis, et Trump (lui-même) a déclaré pendant une année que c’est Obama et Clinton qui avaient créé Daech.

Journaliste : Eminent Sayed, on parle actuellement de pays européens qui ont essayé d’entrer en contact avec vous. Il se dit que ces discussions ont été couronnées de succès, que vous avez reçu des délégations de pays européens pour les aider à combattre le terrorisme, qu’ils veulent certains noms (de leurs ressortissants ayant rejoint Daech), etc.

Hassan Nasrallah : C’est vrai.

Journaliste : Pouvez-vous nous dire quels sont ces pays ?

Hassan Nasrallah : Non, ce ne serait pas correct, car il a été convenu de ne pas le révéler publiquement. Donc je ne peux pas le divulguer. Mais il s’agit de plusieurs pays d’Europe (de l’Ouest). Et tu sais que l’Union européenne a placé l’aile militaire (du Hezbollah) sur la liste des organisations terroristes.

Journaliste : C’est exact.

Hassan Nasrallah : Mais du fait des besoins sécuritaires en Europe, ils nous ont contactés (pour obtenir notre aide). Et pour détendre l’atmosphère, je peux te dire que durant l’une des rencontres avec un responsable européen, j’ai envoyé des frères pour le rencontrer. Bien sûr, nous n’avons pas des colonels ou des capitaines comme les armées classiques, nous appelons tous nos commandants « Hajjs »…

Journaliste : Ce responsable parlait français ou allemand ?
 

17/10/2018

SYRIE: DES COMBATTANTS ÉTRANGERS REJOIGNENT TOUJOURS DAESCH .......

Syrie: Une centaine de combattants étrangers rejoignent toujours Daesh chaque mois

 

SYRIE Quelque 3.000 combattants du groupe djihadiste, en grande partie des étrangers, seraient retranchés dans le secteur de Hajine, proche de la frontière irakienne...

M.C. avec AFP

— 

Un véhicule de la coalition internationale anti-Daesh en Syrie, le 5 juin 2018.
Un véhicule de la coalition internationale anti-Daesh en Syrie, le 5 juin 2018. — Delil souleiman / AFP

On est loin des 1.500 arrivées mensuelles d’il y a trois ans, mais ce flux « permet au groupe de rester actif », estime le chef d’état-major américain, Joe Dunford. 

 

Une centaine de combattants étrangers continuent de rejoindre chaque mois les rangs de Daesh en Syrie, malgré son repli sur le terrain, a déclaré mardi le général Dunford lors d’une conférence sur la lutte contre les violences extrémistes.

Après avoir contrôlé de vastes territoires en Irak et en Syrie à partir de 2014, le groupe djihadiste est désormais acculé dans des réduits désertiques. 

 

Ses combattants sont notamment retranchés dans la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, où une force arabo-kurde a lancé il y a un peu plus d’un mois une offensive pour les éradiquer.

Selon les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), quelque 3.000 combattants de l’EI (ou groupe de l’Etat islamique, autre appellation de Daesh), en grande partie des étrangers, sont retranchés dans le secteur de Hajine, proche de la frontière irakienne. 

Les FDS détiennent par ailleurs 700 combattants étrangers originaires d’une quarantaine de pays.

 

Plusieurs pays refusent de récupérer leurs ressortissants

Selon le général Dunford, pour mettre un terme à l’attractivité de Daesh il est essentiel de trouver les moyens d'« identifier, de juger, de déradicaliser et de réintégrer ces combattants étrangers ».

 

« Nous devons trouver un moyen pour empêcher ces prisonniers de devenir les futurs leaders des organisations extrémistes », a-t-il dit, en regrettant que leurs retours dans leurs pays d’origine soient retardés par « des considérations politiques et des cadres légaux inadaptés ».

Plusieurs pays refusent de récupérer leurs ressortissants, notamment ceux qui sont détenteurs de plusieurs nationalités, comme Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh, qui faisaient partie d’un quatuor surnommé par leurs otages « les Beatles » en raison de leur accent anglais.

 

Or Londres ne souhaite pas que ces deux prisonniers, accusés d’être responsables de la détention et de la décapitation d’environ une vingtaine d’otages, notamment des Occidentaux, reviennent sur le sol britannique. 

 

Les Etats-Unis ont rapatrié un de leurs ressortissants qui s’était engagé dans les rangs de Daesh et prévoient de le juger, mais refuse de communiquer sur les autres djihadistes prisonniers possédant un passeport américain.

 Source: https://actualite.20minutes.fr/monde/2355663-20181017-

 

jeudi, 18 octobre 2018

ARTHUR GRABÉ, DE RETOUR DE SYRIE, SERA JEUDI L'INVITÉ DE L'ÉMISSION SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS

RL 85 2018 10 18 A GRABE.jpg

ECOUTEZ RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

 

08:55 Publié dans Radio Libertés Synthèse |

 

9165130-14600340.jpg

15/10/2018

LE JOURNALISTE SAOUDIEN JAMAL KHASHOGGY A DISPARU ........

Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

Publié par wikistrike.com sur 15 Octobre 2018, 16:57pm

 

Catégories : #Politique internationale

Jamal Khashoggi et le complot manqué contre MBS

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a disparu au consulat d’Arabie saoudite d’Istanbul, le 2 octobre 2018.

 

 

Selon la presse US, un piège lui aurait été tendu à l’occasion d’un rendez-vous pour lui délivrer de nouveaux papiers d’identité en vue de son remariage.

 

Une quinzaine d’agent des services secrets saoudiens seraient venus l’interpeller, l’auraient torturé, tué, puis démembré.

 

Ses restes auraient été rapatriés en Arabie saoudite.

Depuis lors, la Turquie et les États-Unis demandent des éclaircissements à l’Arabie saoudite qui dément les accusations de la presse US.

Jamal Khashoggi était le neveu du principal marchand d’armes de l’affaire Iran-Contras, Adnan Khashoggi (1935-2017), considéré comme l’homme le plus riche du monde au début des années 1980.

 

Par la suite, Jamal devint le protégé de l’ancien chef des services secrets saoudiens devenu ambassadeur à Londres, le prince Turki ben Faiçal.

 

Puis, il passa au service du prince Al-Waleed ben Talal qui fut longuement torturé au Ritz-Carlton lors du coup de palais de novembre 2017.

 

Au cours des dernières années, Jamal Khashoggi a défendu les Frères musulmans et Israël, raison pour laquelle il avait été engagé par le Washington Post.

 
 

Selon nos informations, plusieurs membres de la famille royale dont les avoirs ont été totalement ou partiellement confisqués lors du coup de palais de novembre 2017 préparaient une opération contre le prince héritier, Mohammed ben Salmane (dit « MBS »). Jamal Khashoggi participait à ce complot.

 

La Turquie avait installé un système d’écoutes au sein du consulat saoudien d’Istanbul, en violation de la Convention de Vienne.

 

Même s’ils ne peuvent être publiés, les enregistrements dont Ankara dispose comportent des informations, extirpées sous la torture, relatives au complot contre le prince héritier.

 

Source   http://www.wikistrike.com/2018/10/

 

 

 

 ET AUSSI

 

Le meurtre ignoble de Jamal Khashoggi illustre la sauvagerie et la stupidité des dirigeants saoudiens

 

 

Par Patrick Cockburn | The Independent

Publié le 13 octobre 2018  sous le titre The Saudi targeting of food supplies in Yemen is a worse story than the disappearance of Jamal Khashoggi

Traduction : Dominique Muselet

 

Le présumé complot visant à assassiner Jamal Khashoggi que semble avoir dévoilé les enregistrements audio et vidéo turcs remis aux autorités américaines, est un triste mélange de sauvagerie et de stupidité : c’est la rencontre de Jack l’Éventreur avec l’inspecteur Clouseau.

 

Rien de tout cela n’est surprenant, car les réactions excessivement violentes à des menaces mineures sont caractéristiques des régimes dictatoriaux. Comme cela semble être aujourd’hui le cas en Arabie saoudite, l’Irak de Saddam Hussein a fait d’immenses efforts pour éliminer des critiques exilés qui ne représentaient aucun danger pour le régime.

Le but de ces assassinats et de ces enlèvements présumés n’est pas seulement de faire taire les voix dissidentes, aussi faibles soient-elles, mais surtout d’intimider tous les opposants au pays et à l’étranger, en leur montrant qu’ils n’ont pas la moindre chance de survivre à la plus petite critique.

 

Mais le problème des dictateurs c’est qu’ils prennent de mauvaises décisions du fait qu’ils n’entendent jamais d’opinions contraires aux leurs. L’Irak a envahi l’Iran en 1980 et le Koweït en 1990 avec des résultats désastreux. L’Arabie saoudite a commencé sa guerre au Yémen en 2015, avec des résultats tout aussi catastrophiques, et semble maintenant penser qu’elle peut assassiner impunément Khashoggi.

L’Arabie saoudite nie fermement toute implication dans la disparition de Khashoggi et affirme qu’il a quitté le consulat sur ses deux jambes cet après-midi-là.

Voyons voir combien de temps va durer le torrent de critiques contre le prince héritier Mohammed bin Salman et l’Arabie saoudite. Le président Trump s’est contenté de souligner la nécessité de garder de bonnes relations avec les Saoudiens à cause du contrat de 110 milliards de dollars d’armement.

Des gens comme Tony Blair qui ont l’habitude de se prosterner devant les monarques du Golfe, se livrent à de comiques contorsions pour éviter de critiquer l’Arabie saoudite malgré les preuves turques.

Tout ce que Blair a dit, c’est que l’Arabie saoudite doit diligenter une enquête et donner des explications « parce que sinon, cela irait totalement à l’encontre du processus de modernisation ».

Même pour Blair, c’est vraiment peu de chose, et on peut donc penser que les élites politiques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni [tout comme en France, Ndlr] ne resteront pas choquées bien longtemps et que leurs critiques se limiteront au meurtre présumé de Khashoggi.

Ce point est très important car le meurtre (dans les circonstances précisées par les enquêteurs turcs) n’est en aucun cas le pire crime commis par l’Arabie saoudite depuis 2015, bien qu’il soit de loin le plus médiatisé.

Quiconque en doute devrait lire un rapport qui vient d’être publié et qui montre que les bombardements et autres activités militaires de la coalition dirigée par les Saoudiens au Yémen ciblent délibérément les approvisionnements et la distribution de nourriture pour gagner la guerre en affamant des millions de civils de l’autre camp.

Il n’y a rien de collatéral ou d’accidentel dans ces attaques, selon le rapport. Les approvisionnements alimentaires civils sont expressément visés, avec les terribles résultats décrits par l’ONU à la fin du mois de septembre : quelque 22,2 millions de Yéménites, soit les trois quarts de la population, ont besoin d’aide, dont 8,4 millions n’ont pas assez à manger, un chiffre qui pourrait augmenter de 10 millions à la fin de cette année. « Tout cela est horrible », a déclaré le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, Mark Lowcock, au Conseil de sécurité. « Nous perdons le combat contre la famine. »

Mais il y en a en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et parmi leurs alliés à Washington, Londres et Paris qui, de toute évidence, n’ont aucun regret et sont résolus à créer les conditions d’une famine pour gagner la guerre contre les Houthis qui tiennent encore la capitale Sana’a et les parties les plus peuplées du pays.

Telle est la conclusion du rapport très détaillé intitulé « Les stratégies de la coalition dans la guerre du Yémen : bombardement aériens et guerre de la nourriture » écrit par le professeur Martha Mundy pour la World Peace Foundation affiliée à la Fletcher School de l’Université Tufts au Massachusetts.

 

Le rapport conclut que « si l’on considère les dommages causés aux ressources des producteurs de denrées alimentaires (agriculteurs, éleveurs et pêcheurs) ainsi que le ciblage des processus de transformation, de stockage et de transport des denrées alimentaires dans les zones urbaines et la guerre économique en général, il est évident que la stratégie de la coalition vise à détruire la production et la distribution des aliments dans la zone de Sanaa qui est sous contrôle houthi ».

Elle ajoute que la campagne de bombardements visant directement les approvisionnements alimentaires semble avoir commencé en 2016, qu’elle se poursuit et progresse en efficacité.

Certains aspects de la guerre alimentaire sont faciles à documenter : le long de la côte de la mer Rouge du Yémen, pas moins de 220 bateaux de pêche ont été détruits et la pèche a diminué de 50 % selon le rapport qui fait état d’un incident particulier survenu le 16 septembre, au cours duquel 18 pêcheurs du district d’Al Khawkhah ont été arrêtés, interrogés puis relâchés par un navire de la coalition qui a ensuite tiré une roquette sur « le bateau qui s’éloignait, tuant tous les pêcheurs sauf un ».

La coalition a nié les faits.

La coalition saoudienne est intervenue dans la guerre civile yéménite en mars 2015 pour soutenir le gouvernement d’Abdrabbuh Mansur Hadi contre les « rebelles houthis » qui seraient soutenus par l’Iran, d’après la coalition. En tant que ministre saoudien de la Défense à l’époque, le prince héritier Mohammed bin Salman a été la force motrice de l’opération « Tempête décisive ». L

a campagne aérienne de la coalition bénéficie du ravitaillement en vol et du soutien logistique des États-Unis, et de la présence de personnel militaire britannique dans les centres de commandement et de contrôle.

Au début, les cibles étaient en grande partie militaires, mais la situation a changé quand la victoire rapide, à laquelle les membres de la coalition s’attendaient, a commencé à s’éloigner. Selon le professeur Mundy, « à partir d’août 2015, on est passé des cibles militaires et gouvernementales à des cibles civiles et économiques, notamment les infrastructures de l’eau et des transports, la production et la distribution alimentaires, les routes et les camions, les écoles, les monuments culturels, les cliniques et hôpitaux, les maisons, les champs et les troupeaux « .

Abondamment illustré de cartes et de graphiques, le rapport montre l’impact des bombardements et autres activités militaires sur la production de nourriture pour la population civile. Le manque d’électricité pour pomper l’eau et le manque de carburant pour les véhicules agricoles a été aggravé par les frappes aériennes.

Selon Mundy, « l’élevage est dévasté car les familles dans le besoin ont vendu beaucoup d’animaux et ont de plus en plus de difficultés à accéder aux marchés ».

Quand les fermiers réussissent à arriver sur un marché, leurs problèmes ne sont pas terminés. Les frappes aériennes sont devenues plus meurtrières depuis le siège du port d’Hodeida sur la mer Rouge par les forces saoudiennes et émiraties en juin.

Environ 70 % des importations du Yémen entrent dans le pays par Hodeida, qui compte 600 000 habitants.

Le 2 août, le principal marché aux poissons de la ville a été attaqué ainsi que l’entrée de l’hôpital public où beaucoup de monde était rassemblé.

 

En juillet, le roi Salman d’Arabie saoudite a accordé un pardon général à tous les soldats saoudiens qui combattent au Yémen.

L’absence de protestations internationales contre la guerre au Yémen et l’implication des Etats-Unis et du Royaume-Uni en tant qu’alliés de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis expliquent peut-être un des mystères de la disparition de Khashoggi.

 

Si les Saoudiens ont assassiné Khashoggi, pourquoi pensent-ils pouvoir s’en tirer sans provoquer un tollé international ?

 

Sans doute parce que, ayant commis impunément de bien pires atrocités au Yémen, ils se sont dit qu’ils pourraient gérer sans problème un tollé au sujet de la disparition d’un seul homme dans le consulat saoudien Istanbul.

Patrick Cockburn

Source: Dominique Muselet/Chronique de Palestine 

06/10/2018

DE GAULE LES AVAIENT MIS À LA PORTE, ILS RENTRENT PAR LA FENÊTRE !

6 octobre 2018
Renforcement de la présence militaire américaine en Europe: de la libération à l'occupation
 
 
La faiblesse objective de l'armée dans les pays européens qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont pris l'habitude de se réfugier sous le parapluie militaire américain, notamment dans le cadre de l'OTAN, conduit à pérenniser la présence militaire des Etats-Unis sur le sol européen.
 
 
De quelle souveraineté peut-on parler lorsque des pays ne sont même pas capables d'assurer leur défense nationale?
 
Et pendant ce temps-là, tous les prétextes sont bons pour installer plus confortablement l'armée américaine face à une mythique invasion russe. Si occupation il y a, elle est aujourd'hui américaine.

 

Comment peut-on parler d'une défense réelle des pays européens lorsqu'il est de mauvais goût de parler même de "défense". Illustration au sujet de ce nouveau projet: le Fonds européen de défense :
« Une étape historique (…) sur un sujet dont il y a quelque temps encore, personne au sein de l’Europe ne voulait entendre parler », selon l’eurodéputée Françoise Grossetête. Le 13 juin dernier, la Commission européenne a présenté son futur budget pluriannuel pour la période 2021-2027.
Et l’exécutif européen de présenter ses priorités en matière de défense, un domaine auquel les 27 devraient consacrer quelque 20 milliards d’euros, dont 13 milliards pour un inédit « Fonds européen de défense ». Celui-ci aurait vocation à cofinancer des projets transnationaux dans l’industrie de la défense.
« Il ne s’agit pas de dépenser plus pour la défense, a déclaré à cette occasion Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, mais d’inciter à la coopération et donc aux économies d’échelle ». 
Tout commençait tellement bien: renforcer la défense en Europe, ou plutôt enfin commencer à s'en occuper. Mais non, l'on nous rassure immédiatement, il ne s'agit pas de cela - il faut cofinancer des "projets de recherche collaboratives" dans le domaine des hautes technologiques.
 
On aurait pu avoir peur, comment ça l'UE aurait la mauvaise idée de vouloir s'autonomiser de l'OTAN? Quelle idée idiote!
 
D'ailleurs, en surfant sur la vague de la soi-disant agression russe qui arrive (regardez bien, vous verrez des petits hommes verts avancer), les Etats-Unis en profitent pour renforcer leur présence militaire en Europe en général et en Europe de l'Est en particulier.
 
Abandonnant partiellement la présence permanente, pour une rotation sur leurs domaines, afin de mieux maîtriser l'espace.
 
Comme il n'y a pas d'ennemis réels contre lequel il faut lutter, c'est suffisant pour organiser des exercices avec les locaux, former les armées locales - comme en Ukraine par exemple, où 250 soldats de la Garde nationale d'Oklahoma forment les soldats ukrainiens, ceux qui ensuite vont dans le Donbass.
 
 
En voyant les tirs concentrés sur les ouvrages civils, l'on se demande ce qui leur est appris. D'un autre côté, en voyant Rakka en Syrie après le passage de l'armée US ... La Pologne se prépare à construire un Fort Trump, alors qu'il y a déjà plus de 3500 soldats américains en place. La pression politique est en place.
 
 
L'on compte, selon les données de Département de la Défense US reprises ici, hors zones de combats, près de 65 000 soldats américains en Europe:
 
 
Pourtant, l'on ne s'arrête pas là, des prévisions sont faites pour construire de nouveaux logements pour les militaires, des bâtiments administratifs, des centres d'entraînements, etc pour un montant - affiché - de 248 millions $.
 
Sans compter les dépenses prises en charge par les pays, où l'armée américaine se base. La Pologne est prête à dépenser 2 milliards $ par exemple.
 
Comme la seule présence dont l'Europe doive encore se délivrer est justement celle des Etats-Unis, afin d'instaurer des rapports plus équilibrés, nous sommes finalement passés de la "grande libération" de 45, d'où l'histoire tente désespérément de gommer l'URSS, à l'occupation qui s'est depuis développée.
 

03/10/2018

LU, LE COÛT DE LA " GUERRE D'OSLO " ..........TRIBUNE LIBRE !

02/10/2018

ÉTATS-UNIS / CHINE ET LA GUERRE COMMERCIALE ........

Comment la Chine gagne la guerre commerciale


Par Mary E. Lovely – Le 8 août 2018 – Source The New-York Times

https://cdn3.i-scmp.com/sites/default/files/styles/980x551/public/images/methode/2018/07/16/2184ca08-8743-11e8-99b0-7de4d17a9c3a_1280x720_144231.jpg?itok=m2LmTQKu
Pour infliger plus de douleur à la Chine, l’administration Trump, la semaine dernière, a augmenté la mise dans sa guerre commerciale. Elle promet maintenant que la prochaine série de droits de douane, sur 200 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, sera taxée à 25% au lieu des 10% annoncés précédemment.

Le président Trump exhorte ses partisans pour expliquer que les tarifs douaniers « sont synonymes d’emplois et de grande richesse ».

Si l’emploi et la richesse sont les critères pour « gagner la guerre commerciale », c’est la Chine, et non l’Amérique, qui l’emportera. La Chine ne gagnera pas grâce à la règle du parti unique, bien que cela aide certainement le président Xi Jinping à surmonter les difficultés causées par les tensions commerciales. Au contraire, la Chine gagnera parce qu’elle joue ce jeu avec plus d’habileté.

Les droits de douane imposés par les États-Unis seront surtout payés par les entreprises et les consommateurs américains, tandis que la Chine prend des mesures de rétorsion qui atténueront le choc pour les entreprises chinoises, y compris celles qui sont de propriété étrangère.

Pour « gagner » une guerre commerciale dans ces conditions, les États-Unis devraient imposer des tarifs douaniers qui, d’une manière ou d’une autre, nuisent tellement à l’économie chinoise que ses dirigeants améliorent leur traitement de la propriété intellectuelle américaine, une demande de longue date des négociateurs commerciaux américains. La santé de l’économie chinoise dépend de ses exportations vers les États-Unis, de sorte que le gouvernement chinois devrait capituler devant les demandes américaines.

Cette stratégie va certainement se retourner contre nous.

Premièrement, environ 60% des exportations chinoises vers les États-Unis sont produites dans des usines appartenant à des entreprises non chinoises. Beaucoup d’entre elles produisent des objets personnalisés pour les fabricants américains, comme des routeurs informatiques, des luminaires LED et des moteurs de bateaux.

Cela signifie que les droits de douane imposés par l’administration Trump à l’encontre de la Chine touchent en fait de nombreuses entreprises américaines (et européennes) qui possèdent des usines en Chine.

Ces entreprises ne peuvent pas réagir immédiatement aux tarifs en délocalisant rapidement leurs activités hors de Chine. Au lieu de cela, elles absorberont la taxe à l’importation ou la répercuteront sur les consommateurs américains sous la forme de prix plus élevés.

C’est déjà le cas : un droit de 20 % sur les machines à laver imposé en février a été suivi d’une hausse de 16,4 % sur les prix à la consommation pour ces produits. Par conséquent, la majeure partie des recettes tirées des droits de douane proviendra des poches des consommateurs américains, et non des entreprises chinoises.

La baisse de la demande américaine pour les produits chinois va nuire à la Chine.

Les importations américaines de marchandises représentent environ 3 % des recettes manufacturières chinoises.

C’est une part assez importante pour que les tarifs douaniers causent un peu de dommages, mais ce n’est certainement pas catastrophique.

En outre, une grande partie de ce que les États-Unis importent de Chine contient de la valeur créée dans d’autres pays, y compris en Amérique. Une grande partie de la valeur d’un iPhone importé de Chine, par exemple, comprend des écrans de Corée du Sud, des puces du Japon et du design et de la programmation des États-Unis. Ainsi, chaque dollar de vente perdu par une entreprise chinoise a un impact inférieur à ce dollar sur l’économie chinoise.

 

En informatique et en électronique, qui représentent la plus grande part des exportations chinoises vers les États-Unis, la valeur ajoutée chinoise pour chaque dollar d’importation est d’environ 50 cents. Par conséquent, il est peu probable que l’effet négatif des droits de douane sur le secteur manufacturier chinois soit suffisamment important pour avoir un impact important sur les pratiques commerciales de la Chine.

Alors que la guerre commerciale s’intensifie, les dirigeants de la Chine semblent avoir renforcé leur engagement envers les chaînes d’approvisionnement internationales. C’est le contraire de l’administration Trump, qui semble vouloir isoler les fabricants américains.

Par exemple, lors de sa première série de mesures de rétorsion, la Chine a évité de frapper les importations qui alimentent ses usines à capitaux étrangers. Cela aide à protéger les fabricants chinois et les investisseurs étrangers de l’impact de la guerre commerciale.

Fin juin, Pékin a facilité l’entrée des investisseurs étrangers dans les secteurs de la banque, de l’agriculture, de l’automobile et de l’industrie lourde. Après l’annonce de nouveaux tarifs douaniers fin juillet, la Chine a réaffirmé son intention de « poursuivre l’ouverture de son économie ».

Tesla est récemment devenu le premier constructeur automobile étranger en Chine à obtenir l’autorisation d’opérer sans partenaire local, avec un accord pour une usine en propriété exclusive à Shanghai pour produire des véhicules électroniques.

Ces mesures envoient un signal fort aux investisseurs que la Chine demeure engagée envers ses partenaires internationaux, même au beau milieu d’une guerre commerciale.

Certes, la Chine continue d’appliquer des politiques qui sapent l’équité dans le système commercial mondial. La Chine, par exemple, n’a pas tenu ses engagements d’ouvrir des secteurs spécifiques à des participations étrangères.

Elle continue également de subventionner les industries lourdes qui inondent les marchés d’autres pays, ce qui fait baisser les prix et entraîne des pertes d’emplois. Mais les tarifs imposés par M. Trump ne permettent pas de relever ces défis.

Au lieu de cela, lorsque la prochaine série de tarifs entrera en vigueur, les ménages américains devront faire face à des prix plus élevés pour les ordinateurs, les vêtements et des milliers d’autres produits.

C’est la Chine, et non les États-Unis, qui améliorera sa position dans le monde en tant qu’endroit où construire l’avenir.

Mary E. Lovely est professeur d’économie à l’Université de Syracuse et membre du Peterson Institute for International Economics.

Note du Saker Francophone

Pour mieux comprendre le point de vue de cette Mme Lovely, à qui le NYT ouvre ses colonnes, il faut bien regarder la composition du conseil d’administration de ce Peterson Institute. Mieux qu'un long discours.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone