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30/06/2018

ÉTATS-UNIS: 50 MILLIONS D' AMÉRICAINS DANS LA PAUVRETÉ ..... TRIBUNE LIBRE !

L’économie Potemkine des États-Unis : en fait, 50 millions d’Américains vivent dans la pauvreté

 
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L’économie Potemkine des États-Unis : en fait, 50 millions d’Américains vivent dans la pauvreté

Par Marc Rousset ♦

 

Économiste,
Ancien haut dirigeant d’entreprise.

Les médias ne font que parler du faible taux de chômage et d’une brillante situation économique, bancaire et boursière aux États-Unis, mais 51 millions de ménages américains sont en très grande difficulté.

43 % ont un niveau de vie inférieur à celui des classes moyennes ; 16 millions des ménages sont pauvres et 35 millions sont classifiés « Alice », c’est-à-dire ayant peu d’actifs et de revenus, même s’ils ont un emploi.

La pauvreté aux USA

En fait, 50 millions d’Américains vivent dans la pauvreté. 95 millions d’Américains aptes au travail ne font pas partie de la population active. Le chiffre officiel du chômage est de 4 %, mais le chiffre réel est plus proche des 20 % comme je l’expliquais dans ces colonnes en novembre 2017.

 

66 % des Américains gagnent moins de 20 dollars de l’heure. Seule une petite minorité a bénéficié de l’expansion de crédit et de l’impression monétaire.

Dès l’université, les étudiants ont une dette moyenne de 35.000 dollars pour couvrir leurs frais de scolarité. Près de 50 % des Américains éprouvent des difficultés financières. Les défauts de 5,9 % sur les cartes de crédit pour les petites banques sont plus élevés que pendant la crise de 2008.

 

On retrouve, aux États-Unis, le drame des conséquences du libre-échange mondialiste qui a vu dans les pays développés le pouvoir d’achat des citoyens stagner depuis un quart de siècle tandis que l’essentiel des gains de la croissance était capté par 1 % de la population (22 % des revenus et 35 % du patrimoine des ménages aux États-Unis).

L’économiste Branko Milanović, de la Banque mondiale, a mis en évidence ce phénomène avec son fameux graphique de « la courbe de l’éléphant » : les 1 % les plus riches sont encore plus riches, la classe populaire des vieux pays riches a stagné tandis que les classes moyennes indiennes et chinoises se sont enrichies et que la pauvreté a reculé dans le monde.

La dette fédérale publique des États-Unis double, en fait, tous les dix ans pour éviter une récession et garantir une croissance faible de 2 % (5.500 milliards de dollars en 1998, 10.000 milliards en 2008, 21.000 milliards en 2018) tandis que cette dette passait de 60 % du PIB, en 1998, à 107 %, en 2018.

Et à l’horizon de cinq ans, en 2023, suite à la politique de Trump (diminution de la fiscalité et hausse des dépenses publiques), les États-Unis seront la seule économie au monde dont la dette publique aura encore augmenté par rapport au PIB, pour atteindre environ 115 %.

Selon les experts du Congressional Budget Office, le déficit public américain se montera à 981 milliards de dollars en 2019, pour dépasser 1.000 milliards dès 2020.

 

Quant au seul service de la dette américaine, il s’achemine aussi vers un montant record dans le monde de 3,5 % du PIB.

Les logements insalubres

La question se pose de savoir qui va vouloir encore acheter de la dette américaine. La Fed a prévu de diviser la taille de son bilan par deux au rythme de 50 milliards par mois, afin qu’il passe de 4.500 milliards de dollars à 2.200 milliards d’ici 2022. Par conséquent, la Fed sera vendeuse nette d’obligations américaines et la dette nouvellement issue devra trouver preneur sur le marché.

Les investisseurs étrangers, qui détenaient 6.300 milliards de dollars de dettes en 2017, se sont mis en grève en 2014 tandis que la Chine et le Japon sont vendeurs nets depuis 2011 et 2015, que la Russie a vendu la moitié de son portefeuille d’obligations américaines, d’où le très grand risque de remontée des taux d’intérêt avec les investisseurs institutionnels et les particuliers américains, comme seuls acheteurs, et donc de krach à Wall Street.

 

La réduction du bilan de la Fed ne sera donc pas un événement aussi barbant que de « regarder de la peinture sécher » face aux dangers pour l’Amérique, les pays émergents et l’Europe de la remontée des taux d’intérêt à long terme.

 

IL est donc probable que la réduction du bilan de la Fed s’arrêtera, en 2019 ou 2020, à 3.700 milliards de dollars.

 

Et pour les taux d’intérêt à court terme, il est tout aussi improbable que la Fed les augmentera encore de quatre fois, de 0,25 % pour atteindre le chiffre de 3 % en juin 2019, afin de disposer d’une marge de sécurité en cas de krach, arrêt de création d’emplois, inflation moins forte que prévue.

Bref, même aux États-Unis, la situation n’est pas aussi brillante que certains voudraient nous le faire croire.

 

Source   https://metamag.fr/2018/06/29/

29/06/2018

BORIS JOHNSON ET LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE LA GRANDE BRETAGNE !

Source : BuzzFeed News, Alex Spence, 07-06-2018

« J’admire de plus en plus Donald Trump. Je suis de plus en plus convaincu qu’il y a de la méthode dans sa folie. »

Simon Dawson / Getty Images

 

 

 
29.juin.2018 // Les Crises
 

“Laissez Trump s’occuper du Brexit” : Un enregistrement explosif de Boris Johnson sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne

 

Theresa May profitera du sommet du G7 au Canada pour proposer une nouvelle « unité de réaction rapide » internationale pour faire face aux cyberattaques et assassinats russes, a révélé le secrétaire aux affaires étrangères Boris Johnson à un groupe restreint de militants conservateurs lors d’un dîner privé mercredi soir.

 

BuzzFeed News a obtenu un enregistrement audio d’un rassemblement à huis clos à l’Institute of Directors de Londres [sorte de club de chefs d’entreprises, NdT], où Johnson a gratifié une vingtaine de conservateurs d’une évaluation imprudente de nombreux aspects de la politique étrangère du Royaume-Uni – et de ses idées personnelles sur le Brexit, Donald Trump et Vladimir Poutine.

 

Dans une conversation qui a duré plus d’une heure, Johnson a révélé aux membres de Conservative Way Forward – un groupe de campagne Thatchérien – qu’il avait parlé plus tôt ce jour-là à Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, de la situation en Corée du Nord.

Les Américains veulent que la Grande-Bretagne « utilise [son] expertise nucléaire pour démanteler le missile nucléaire de Kim Jong Un », a révélé Johnson. « C’est ce qu’il m’a demandé de faire aujourd’hui ».

Johnson a fait l’éloge de Trump, a averti que la Chine allait « essayer de nous arnaquer », et a déclaré que Poutine était gêné que l’économie de la Russie soit désormais moins forte que celle de l’Australie.

 

Boris Johnson discute de la façon dont Donald Trump aborderait les négociations du Brexit pour la Grande-Bretagne.

Au sujet du Brexit, Johnson a donné un aperçu remarquablement franc des arguments qui ont cruellement divisé le cabinet de May.

À l’heure du dîner, le reste de Westminster était saisi par les conjectures émises quant à l’avenir par d’autre pro-Brexit David Davis, mais Johnson a révélé aux militants qu’il était, lui aussi, très préoccupé par l’orientation des pourparlers.

Johnson a souligné qu’il ne transigerait pas sur les modalités définitives du traité concernant les futures relations économiques pour la Grande-Bretagne, mais il a déclaré que les partisans du Brexit risquaient d’aboutir à un accord bien moins favorable qu’ils ne l’avaient espéré.

Le gouvernement est tellement effrayé par les perturbations économiques à court terme qu’il risque de gâcher les opportunités offertes par le Brexit, a-t-il dit. Il a tourné en ridicule les préoccupations concernant les perturbations aux frontières les qualifiant de « pur bogue du millénaire » et a déclaré qu’il était « incroyable » que la frontière de l’Irlande du Nord soit devenue un obstacle dans les négociations.

Johnson était le conférencier principal lors de la réception d’été de Conservative Way Forward [un des mouvements du Parti Conservateur nostalgique de l’époque Thatcher, NdT] à l’Institut des directeurs, mercredi soir. Parmi les autres députés conservateurs présents, mentionnons Conor Burns et Priti Patel, l’ancienne secrétaire au développement international.

 

Vers 20h30, un groupe d’une vingtaine de personnes triées sur le volet s’est rendu dans une salle privée pour un dîner. Pendant plus d’une heure, le secrétaire d’État aux affaires étrangères a répondu de manière exubérante et décomplexée aux questions des militants et a procédé à une évaluation des questions stratégiques et politiques les plus urgentes auxquelles le gouvernement britannique est confronté. Burns était également présent à ce dîner privé.

 

Interrogé au sujet de Donald Trump, Johnson a émis un avis positif sur le président américain et a même plaisanté en disant qu’il ne verrait pas d’inconvénient à ce que ce soit lui qui dirige les négociations sur le Brexit.

« J’admire de plus en plus Donald Trump » a déclaré Johnson. « Je suis de plus en plus convaincu qu’il y a de la méthode dans sa folie ».

« Imaginez Trump s’occupant du Brexit », a dit Johnson. « Il se donnerait à fond… il y aurait des crises de toutes sortes, de la pagaille. Tout le monde penserait qu’il est devenu fou. Mais en fait, il se pourrait qu’il arrive à bon port. C’est une très, très bonne idée ».

Passant en revue les menaces et les opportunités pour la politique étrangère Britannique, Johnson a déclaré qu’il souhaitait une approche « beaucoup plus vigoureuse » de la diplomatie britannique.

Interrogé sur la Russie, il a déclaré que le Royaume-Uni prenait la tête de la lutte contre les manœuvres hostiles dirigées par le Kremlin contre d’autres pays.

« [Vladimir] Poutine éprouve une profonde honte que le pays dont il est dirigeant ait vu son importance à ce point réduite au niveau mondial », a déclaré M. Johnson.

« Quand j’étais enfant, la Russie comptait vraiment. Aujourd’hui son économie est de la taille de celle de l’Australie. D’accord, elle a beaucoup d’armes nucléaires, mais son importance réelle dans le monde est grandement [diminuée]. Poutine est un revanchard. Il veut créer des problèmes. Il veut contrarier les gens comme nous ».

En réaction, le reste du monde doit rester « très déterminé », a dit M. Johnson.

Il a dit aux militants que May mettrait en avant un nouveau plan lors du G7 au Canada pour faire face à l’agression du Kremlin.

« Vendredi, Theresa May sera à Charlevoix au Canada pour le G7 », a déclaré le secrétaire d’État aux Affaires étrangères. « Elle proposera un plan britannique qui bénéficiera d’un soutien global pour mettre sur pied une unité d’intervention rapide afin d’identifier les agissements malveillants de la Russie… qu’il s’agisse de cyberguerre ou d’assassinats, pour les dénoncer et les identifier ».

« L’un des problèmes, c’est que la Russie est très bonne pour répandre la violence », a-t-il poursuivi. « Ils sont excellents pour ça. Nous devons réussir à les démasquer et à les dénoncer ».

Downing Street n’a pas souhaité commenter le projet d’unité d’intervention rapide. Une source d’un autre pays du G7 a confirmé que la proposition serait discutée lors du sommet, même si elle ne mentionnerait pas spécifiquement la Russie.

À la question de savoir si la Chine était un allié ou une menace, M. Johnson a répondu : « La Chine est un concurrent. La Chine est un concurrent, mais un concurrent dont la croissance et la puissance en plein développement peuvent être utilisées à notre avantage ».

Il a ajouté : « Nous devons nous rapprocher de la Chine sur le plan diplomatique, la traiter comme notre ami et notre partenaire, mais aussi reconnaître qu’il s’agit d’un concurrent sur le plan commercial. Et ils essaieront de nous rouler ».

Johnson a averti que les entreprises technologiques chinoises allaient détrôner les géants de la Silicon Valley et devenir les plus puissantes du monde. « Les Américains dirigent le monde de la technologie depuis des décennies. Microsoft, Google, Apple, tout ça – nous sommes habitués à ce qu’ils gagnent. Mais non.

Ce sont les Chinois qui sont en passe de gagner. Ils ont la 5G. Ils ont trouvé un moyen. C’est par l’intermédiaire du système chinois et non du système américain qu’un jour on recevra des trucs sur nos gadgets . Il faut faire attention à ça ».

Au sujet du désarmement de la Corée du Nord, Johnson a dit : « Bien sûr, nous devons aider les Américains à le faire… Je viens de parler à Mike Pompeo, mon homologue au département d’État américain. Ce qu’ils attendent de nous, c’est que nous utilisions notre expertise nucléaire pour démanteler le missile nucléaire de Kim Jong Un.

C’est ce qu’il m’a demandé de faire aujourd’hui ».

Johnson a dit qu’il « adorerait » visiter la Corée du Nord, il est convaincu que le Royaume-Uni exerce une influence là-base. Mais il a dit qu’il ne prévoyait pas de visite dans l’immédiat.

Au sujet de Brexit, Johnson a dit aux militants conservateurs que les pourparlers approchaient d’un « moment de vérité ».

« Je ne vais pas vous le cacher », a dit Johnson aux militants. « Il y a un débat en cours ».

Le Brexit se produira, « et je pense que ce sera irréversible », a dit Johnson. Mais il a ajouté : « Le risque, c’est que ce ne soit pas celui que nous voulons ».

Boris Johnson décrit ses craintes d’un mauvaise accord sur le Brexit.

Il y a de fortes chances pour que la Grande-Bretagne se retrouve avec un accord qui viole de nombreuses « lignes rouges » des partisans du Brexit, le contraignant à rester « un satellite de l’UE, dans l’union douanière et, dans une large mesure, toujours dans le marché unique », a dit M. Johnson.

« Donc, nous ne bénéficierions pas vraiment d’une complète liberté en matière de politique commerciale, de tarifs douaniers ou de cadre réglementaire ».

Ce résultat a été poussé en particulier par le Ministère des finances, qui, selon Johnson, était « fondamentalement le cœur du mouvement anti-Brexit ». Cela signifierait que le Royaume-Uni quitterait l’UE sans pour autant reprendre le pouvoir sur ses propres affaires.

Clarifiant ses propres lignes rouges, M. Johnson a déclaré qu’il serait prêt à accepter de rester proche de l’UE même après mars 2019, date à laquelle le Royaume-Uni quittera officiellement l’UE, mais qu’il serait inflexible sur les conditions définitives de la future relation.

 

Boris Johnson accuse le Ministère des Finances d’être « le cœur du mouvement anti-Brexit ».

« Je serai disposé à accepter des compromis sur la durée, mais pas sur l’objectif final », a déclaré le secrétaire d’État aux militants.

Les anti-Brexit du gouvernement sont tellement inquiets du risque de perturbation dans l’après Brexit immédiat qu’ils ne voient pas les avantages à long terme, a dit M. Johnson.

« Ce qu’ils ne veulent pas, ce sont des tensions aux frontières. Ils ne veulent pas que l’économie soit ébranlée. Du coup, ils sacrifient tous les gains à moyen et à long terme par crainte de perturbations à court terme. Vous voyez ce que je veux dire ?

Les gens sont tellement terrifiés par le risque de perturbations à court terme qu’ils sont devenus des loques tremblotantes ».

« Ils sont terrifiés par ces bêtises », a dit Johnson. « C’est du charabia ».

Johnson a riposté avec véhémence aux mises en garde contre le chaos qui serait provoqué par les retards aux frontières de la Grande-Bretagne, dont une analyse du Ministère des finances indiquant que les perturbations à Douvres pourraient entraîner des pénuries de denrées alimentaires et de médicaments si le Royaume-Uni ne parvenait pas à un accord.

Il y aurait des perturbations, a dit Johnson. « Oui, bien sûr. Il y aura quelques nids de poule sur la route ».

Mais les avertissements ont été exagérés.

Les « prophéties de malheur » au sujet de la désorganisation des douanes sont du « pur bug de l’an 2000 », a dit Johnson, en faisant référence à l’hystérie au moment du changement de millénaire.

« Tous les avions qui se crashent. C’est absolument absurde ».

 

Johnson rejette les préoccupations relatives à la perturbation des douanes qu’il compare au « bug de l’an 2000 ».

« On est au 21e siècle », a poursuivi Johnson. « Vous savez, quand j’étais maire de Londres… Je pouvais dire où était chacun d’entre vous après avoir validé sa carte de transports en commun sur une de ces bornes qu’on trouve dans les stations de métro. L’idée qu’on ne puisse pas suivre les mouvements de marchandises, c’est absurde ».

Et d’ajouter : « A moins de procéder à un vrai changement, d’avoir le courage d’opter pour la politique d’indépendance, vous n’obtiendrez jamais les avantages économiques du Brexit. Vous n’obtiendrez jamais les avantages politiques du Brexit ».

Il a déclaré que la polémique sur les différentes options pour la frontière de l’Irlande du Nord avait été complètement disproportionnée.

« C’est si petit et il y a si peu d’entreprises qui franchissent cette frontière régulièrement, c’est incroyable que nous acceptions que ce point dicte les débats. Nous acceptons que l’ensemble de notre programme soit déterminé par cette sottise ».

M. Johnson a déclaré que la solution technique pour les postes de douane préconisée par les pro-Brexit au sein du cabinet et connue sous le nom de « simplification maximale », était viable.

« Concentrez-vous sur une simplification maximale », a dit Johnson. « C’est ce que nous voulons. Résoudre le problème technique. Nous pouvons facilement trouver une solution qui nous permette d’avoir des échanges commerciaux avec le moins de frictions possibles… avec nos amis et partenaires du continent tout en étant en mesure de conclure des accords de libre-échange. Ce n’est pas inimaginable ».

Johnson n’était pas d’accord avec l’affirmation du directeur de HMRC [Her Majesty’s Revenue and Customs, Recettes et Douanes de Sa Majesté, organisme de collecte de taxes et redevances, NdT] selon laquelle la « simplification maximale » coûterait jusqu’à 20 milliards de livres sterling à l’économie britannique, en ajoutant des contrôles frontaliers supplémentaires pour les entreprises.

« Non, nous ne pensons pas que ce soit réaliste du tout. C’est 10 ou 20 fois trop élevé », dit-il.

La Commission européenne négocie âprement pour tenter de prouver aux 27 autres États membres que cela ne vaut pas la peine d’essayer de partir, a déclaré M. Johnson aux militants.

« Je pense que Theresa va entamer une phase au cours de laquelle nous serons beaucoup plus combatifs avec Bruxelles », a-t-il dit.

« Il faut admettre qu’un désastre est possible. OK ? Je ne veux pas que quiconque se mette à paniquer pendant la crise. Pas de panique. Pro bono publico, pas de fichue panique. Tout va bien se terminer ».

 

Alex Spence est correspondant politique en chef de BuzzFeed News, est basé à Londres.

 

 

 

Source : BuzzFeed News, Alex Spence, 07-06-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

20/06/2018

OBAMA : NOUS ALLONS EMPÊCHER TRUMP D' ÊTRE PRÉSIDENT !

Voici ce qu’on sait enfin sur les manœuvres d’Obama pour détruire Trump

Au printemps 2016, Barack Obama a illégalement utilisé la force du FBI pour détruire un rival politique candidat à la présidence et faire élire Hillary Clinton.

Obama a donné l’ordre que le directeur du FBI James Comey donne crédibilité à une affaire de collusion russe qui a été inventée, confectionnée de toutes pièces et financée par Hillary Clinton et la campagne démocrate et connu sous le nom de dossier Steele (du nom de l’agent britannique qui a ramassé des ragots en Russie et ailleurs), puis divulguée à la presse.

Avant même de déclencher une enquête officielle en juillet 2016, le directeur du FBI, dont la femme et la fille sont des militantes démocrates qui ont participé à la Marche des femmes contre Trump le lendemain de son élection, a placé au moins un si ce n’est deux espions à l’intérieur de la campagne électorale de Trump pour rapporter à Obama ce qu’ils disaient, tout comme Nixon avait fait poser des micros à l’intérieur de la campagne électorale Démocrate pour écouter ce qu’ils disaient.

Pris en étau, le piège parfait 

  1. Hillary Clinton et la campagne démocrate ont commandé à Fusion GPS un dossier contre Trump qui a été décrit devant le Congrès comme « non vérifié et salace », et dont même le New York Times n’a pas voulu.
  2. Puis le FBI a envoyé une personne insoupçonnable, un diplomate australien qui par le plus grand des hasards a contribué à hauteur de 25 millions de dollars au financement de la fondation Clinton, appâter George Papadopoulos, un collaborateur de base de la campagne Trump, pour le pousser à la faute et à faire des déclarations compromettantes, alors qu’il était, en même temps, « travaillé » par une taupe du FBI, Stefan Halper, également professeur à l’université de Cambridge.
  3. Pendant ce temps, le département de la Justice d’Obama présentait des preuves douteuses ainsi que le faux dossier Steele pour obtenir d’un juge d’une cour spéciale, un mandat FISA de contre-espionnage pour mettre la campagne sur écoute au travers de Carter Page, un des conseillers politique étrangère de la campagne Trump.
  4. L’espion du FBI Stefan Halper s’était déjà, parallèlement, « lié d’amitié » avec Carter Page.
  5. Stefan Halper a ensuite réussi à gagner la confiance de la Maison-Blanche, et fut même félicité en 2017 pour son rapport sur les pratiques commerciales de la Chine, et selon Politico, a tenté d’obtenir un poste à responsabilité dans le gouvernement Trump.
  6. James Comey a manœuvré pour faire nommer un enquêteur spécial aux pouvoirs illimités dans le but de faire destituer Donald Trump.
  7. Robert Mueller, un proche, a été nommé, et il a formé un groupe de 16 agents et avocats Démocrates ou anti-Trump pour conduire une enquête « indépendante et neutre ». 

Découverte du pot aux roses – l’administration Obama exposée

James Comey avait chargé Peter Strzok, un haut responsable du FBI qui déteste Trump et soutient Hillary, de l’enquête sur le scandale du serveur email privé Hillary Clinton, puis de l’enquête contre Trump.

Nous allons empêcher Trump d’être président

« Nous allons empêcher Trump d’être président » est un des messages que l’inspecteur général Michael Horowitz a découvert en passant en revue le comportement du FBI dans les deux enquêtes.

Horowitz a documenté dans son rapport le parti pris pro-Clinton très fort des agents chargés d’enquêter sur l’utilisation illégale par elle d’un serveur privé, ce qui explique pourquoi elle a bénéficié d’un grand nombre d’irrégularités de procédures, des douceurs des enquêteurs, et a été innocentée des graves délits qu’elle a commis.

Il a constaté que les mêmes agents ont été chargés d’enquêter contre Trump, et à l’inverse, se sont acharnés contre lui.

Et il a publié les preuves dans un dossier de 500 pages que les médias ont enterré, en fabriquant un scandale au sujet des migrants mineurs séparés de leurs parents – une procédure qui existait sous Obama sans jamais aucune réaction de leur part.

Les agents du FBI ont agi avec une partialité et une animosité sans précédent contre le Président Trump pour savoir s’il y a eu collusion entre Trump et la Russie. Ils n’ont rien trouvé.

 

L’année du boomerang

Comme Hillary Clinton n’a pas été élue, elle n’a pas été en mesure d’étouffer le double scandale : celui qui a entaché l’enquête sur son serveur privé, et celui sur la fabrication du dossier russe. Comme ils étaient certains à 90% – selon les sondages – que Clinton serait élue, les coupables n’ont pas pris le soin d’effacer les traces de leurs magouilles.

La combinaison de ces deux facteurs explique que le scandale est en train de se retourner contre les Démocrates sous les yeux du public américain.

James Comey, directeur du FBI ; Andrew McCabe, sous-directeur du FBI ; James Rybicki, chef de cabinet ; James Baker, avocat général du FBI ; Lisa Page, avocate du FBI et agent de liaison d’Andrew McCabe ; Peter Strzok, directeur-adjoint du département du contre-espionnage, étaient les principaux acteurs des enquêtes sur le serveur d’email privé de Clinton et la collusion entre la Russie et Trump.

  • James Comey a divulgué des informations à la presse et a été renvoyé du FBI. Il fait l’objet d’une enquête du département de la Justice sur sa conduite durant les années Obama.
  • Andrew McCabe a menti sous serment, il a été renvoyé du FBI la veille de son départ en retraite, et le département de la Justice a recommandé des poursuites criminelles contre lui.
  • James Rybicki a démissionné du FBI.
  • James Baker a quitté le FBI après avoir été démis de ses fonctions.
  • Lisa Page a démissionné du FBI après avoir été retirée de l’enquête contre Trump et réassignée à d’autres tâches.
  • Peter Strzok a été démis de son poste au sein du groupe des enquêteurs de Robert Mueller, et il vient d’être « escorté » hors du bâtiment du FBI.
  • Philip Allen Lacovara, le procureur général chargé du Watergate, a déclaré la semaine dernière au Washington Post que Mueller devrait boucler son enquête et passer à autre chose :

 » Mueller doit avoir assez d’informations pour décider s’il y a lieu de porter d’autres accusations liées à la Russie. Il est temps d’agir sur les éléments restants et de conclure les choses en présentant promptement tout acte d’accusation qui pourrait être justifié. »

 

Le Président Trump a promis de nettoyer le marécage. Le nettoyage a commencé.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :

http://thehill.com/opinion/white-house/390228-london-bridges-falling-down-curious-origins-of-fbis-trump-russia-probe
http://dailycaller.com/2018/03/06/australian-ambassador-clinton-foundation-fbi-trump-russia-probe/
https://www.nationalreview.com/2018/01/steele-dossier-fusion-gps-glenn-simpson-trump-russia-investigation/
https://www.politico.com/story/2018/05/31/stefan-halper-white-house-trade-615891
https://www.washingtontimes.com/news/2018/may/21/stefan-halper-suspected-fbi-informant-trump-campai/
https://nypost.com/2018/06/18/watergate-prosecutor-says-mueller-should-wrap-up-now-and-other-commentary/

MACRON ACCORDE L' ASILE POLITIQUE AU CHEF DE DAESCH EN FRANCE ???

Le Président Macron accorde l'asile politique au chef de Daech en France

 

June 15, 2018

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Dr.Mo7oG

 
 

 

Le président français Emmanuel Macron a accordé à un chef de l'ISIS, responsable de la mort de milliers de personnes, l'asile politique en France.

Ahmed Hamdane Mahmoud Ayach El Ayach El Aswadi a été autorisé à entrer en France sans crainte d'être arrêté, malgré le fait qu'il a participé au massacre de 1 700 soldats en 2014 dans la ville de Tikrit, dans le nord de l'Irak.

Des vidéos et des images des cadets non armés décapités, abattus et étouffés avant d'être jetés dans des tombes non marquées ont été mis en ligne par les djihadistes, et sont rapidement devenus le symbole de la brutalité insensée d'ISIS.

"Ahmed Hamdane Mahmoud Ayach El Aswadi était détenu à la prison de Tasfirat Salah Eddine de Tikrit pour terrorisme, mais a été libéré par les djihadistes de l'Etat islamique après avoir pris le contrôle de la ville et de sa prison en juin 2014", a déclaré à l'agence de presse de l'AFP le responsable du ministère de l'Intérieur, qui a parlé sous couvert de l'anonymat.

L'émir ISIS, dit-il, "a participé au massacre du camp Speicher".

Le responsable irakien a ajouté que des témoins avaient dit aux responsables de la prison que le chef de l'ISIS avait "personnellement" exécuté quelque 103 soldats ce jour-là.

M. El Aswadi, 33 ans, est arrivé en France à l'été 2016 et a obtenu le statut de réfugié en juin 2017, selon le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a également confirmé que le terroriste présumé avait reçu une carte de résident de 10 ans.

 


Les services de renseignement français l'ont mis sous surveillance le mois suivant, après qu'Interpol a émis une "notice rouge" pour lui à la demande des autorités irakiennes, a ajouté M. Collomb.

M. El Aswadi a finalement été arrêté le 6 mars dans la ville de Normandie, dans le nord de la France.

Il est actuellement en détention provisoire pour suspicion de crimes de guerre et de meurtre en relation avec une entreprise terroriste, entre autres accusations de terrorisme. Son statut protégé a depuis lors été révoqué par les autorités françaises.

M. Collomb n'a pas dit pourquoi il a fallu tant de temps pour arrêter l'homme, qu'il a décrit comme un membre "senior" de l'ISIS qui avait été impliqué dans des "crimes abominables".

Le suspect, pour sa part, nie être un membre supérieur de l'ISIS et jouer un rôle actif dans les meurtres du camp Speicher.

Dimanche, son avocat Mohamed El Monsaf Hamdi a dénoncé une "injustice", affirmant que son client s'était "battu contre" - et non aux côtés - les djihadistes de l'ISIS en Irak.

M. Collomb a également déclaré que le nouveau projet de loi controversé sur l'immigration, qui traverse actuellement les chambres haute et basse du Parlement, " renforcerait " le contrôle des antécédents des réfugiés demandeurs d'asile en France.

 

Traduit par Dr.Mo7oG

 Source : https://yournewswire.com/president-macron-isis-chief-political-asylum-france/

15/06/2018

RUSSIE, UKRAINE ET LE RATTACHEMENT DE LA CRIMÉE ......

15 juin 2018
La Russie n'a aucune raison de dédommager l'Ukraine pour le rattachement de la Crimée

Le Kremlin a rejeté une idée du Président tchèque qui proposait à la Russie de dédommager l'Ukraine pour la perte de la Crimée.

La Russie n'a aucune intention de payer à l'Ukraine une compensation pour la Crimée, a déclaré le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov en commentant une proposition faite mardi par le Président tchèque Milos Zeman.

Le porte-parole a souligné que l'on ne pouvait évoquer aucune annexion ni sur le plan juridique, ni réellement.

 

«Par conséquent, il ne peut pas s'agir de compensation», a indiqué le responsable. Il a rappelé que le Soviet suprême de la Crimée a décidé de quitter l'Ukraine sur fond de coup d'Etat et à cause «d'une menace de l'extrémisme» qui subsiste partiellement jusqu'à présent.

 

Le porte-parole a ajouté que la péninsule s'est rattachée par la suite à la Russie.

«Aussi, l'idée que des actions pareilles puissent être dédommagées par une compensation n'est, de notre point de vue, pas tout à fait correcte, et plus précisément, n'est pas bonne du tout», a souligné Dmitri Peskov.

Mardi, le Président tchèque Milos Zeman a déclaré que le rattachement de la Crimée à la Russie était un fait accompli.

Selon le chef de l'Etat tchèque, en cas de dialogue entre Kiev et Moscou, «on pourrait réfléchir à une compensation pour la Crimée, une compensation financière ou sous forme de livraisons de pétrole ou de gaz».

Les propos de Zeman ont provoqué un tollé parmi les hommes politiques ukrainiens. Les parlementaires tchèques ont estimé que les déclarations de leur chef d'Etat «légitimaient l'agression» et ont appelé ce dernier à respecter la politique extérieure de son pays.

Selon le porte-parole du Kremlin, la déclaration du Président tchèque est perçue par Moscou comme une partie de la discussion européenne.

 

source

13/06/2018

USA / TRUMP : L' EFFONDREMENT IMMINENT ? TRIBUNE LIBRE !

 
 
 

Source : Truthdig, Chris Hedges, 20-05-2018

Mr. Fish / Truthdig

L’administration Trump n’est pas apparue, de prime abord, comme une Vénus sortant des eaux sur un coquillage. Donald Trump est l’aboutissement d’un long processus de déclin politique, culturel et social.

Il est le produit de l’échec de notre démocratie. ``Plus nous perpétuons la fiction selon laquelle nous vivons dans une démocratie qui fonctionne, Trump et les mutations politiques qui l’accompagnent étant, en quelque sorte, une aberration qui peut être surmontée lors des prochaines élections, plus nous nous précipitons vers la tyrannie.

 

Le problème, ce n’est pas Trump, mais un système politique, dominé par le pouvoir des entreprises et les mandarins des deux principaux partis politiques, dans lequel nous ne comptons pas. `

Nous récupérerons le contrôle politique en démantelant cet État qui est au service des entreprises, ce qui passe par une désobéissance civile massive et s’inscrivant dans la durée, comme celle exprimée cette année par les enseignants partout dans le pays. Si nous ne résistons pas, nous allons vers un nouvel âge des ténèbres.

Le Parti Démocrate, qui a aidé à construire notre système de totalitarisme inversé, est une fois de plus considéré comme le sauveur par une frange importante de la gauche.

Pourtant, le parti refuse constamment de s’attaquer à l’inégalité sociale qui a mené à l’élection de Trump et à l’insurrection incarnée par Bernie Sanders.

Il est sourd, muet et aveugle aux souffrances économiques, bien réelles, qui touchent plus de la moitié du pays.

Il ne se battra pas pour que les travailleurs perçoivent un salaire décent.

Il ne mettra pas l’industrie pharmaceutique et les sociétés d’assurances en demeure de fournir une assurance-maladie pour tous. Il ne jugulera pas l’appétit vorace des militaires qui saignent le pays à blanc et encouragent la poursuite, à l’étranger, de guerres vaines et coûteuses. Il ne rétablira pas nos libertés publiques perdues, comme les droits à la vie privée, à l’absence de surveillance gouvernementale et à l’application régulière de la loi.

Il ne supprimera pas le financement de la politique par l’argent des entreprises et les circuits financiers opaques. Il ne démilitarisera pas notre police et ne réformera pas un système carcéral qui compte 25 % des prisonniers du monde, alors que les États-Unis ne comptent que pour 5 % de la population mondiale.

Il tourne autour du pot, surtout en période électorale, refuse de s’attaquer à des problèmes politiques et sociaux essentiels, préférant se concentrer sur des questions culturelles de portée limitée comme les droits des homosexuels, l’avortement et le contrôle des armes à feu, dans cette espèce d’anti-politique qui nous est propre.

C’est une tactique vouée à l’échec, mais compréhensible. La direction du parti, les Clinton, Nancy Pelosi, Chuck Schumer, Tom Perez, sont des créations de l’Amérique des affaires.

 

Dans un processus politique ouvert et démocratique, qui ne serait pas dominé par les élites des partis et l’argent des entreprises, ces personnes ne détiendraient pas le pouvoir politique. Ils le savent. Ils préféreraient faire imploser tout le système plutôt que de renoncer à leurs positions privilégiées.

Et c’est, je le crains, ce qui arrivera. L’idée que le Parti Démocrate constitue un quelconque rempart contre le despotisme est contredit par son activité politique de ces trois dernières décennies. Il est le garant du despotisme.

Trump a puisé dans la haine que des pans entiers de la population américaine voue au système politique et économique qui les a trahis.

Il est peut être incompétent, dégénéré, malhonnête et narcissique, mais il ridiculise habilement le système que ces gens méprisent. Ses railleries cruelles et humiliantes dirigées contre les agences gouvernementales, les lois et les élites en place trouvent un écho chez ceux pour qui ces agences, ces lois et ces élites sont devenues des forces hostiles.

Et pour ceux, nombreux, qui ne voient aucun changement dans le paysage politique pour soulager leurs souffrances, la cruauté et les invectives de Trump procurent au moins un sentiment de défoulement.

Comme tous les despotes, Trump ne suit pas de code moral. Il choisit ses alliés et les personnes qu’il nomme en fonction de leur loyauté personnelle et de leur obséquiosité à son égard.

Il se débarrassera de n’importe lequel d’entre eux. Il est corrompu, amasse de l’argent personnellement – il a gagné 40 millions de dollars grâce à son seul hôtel de Washington l’an dernier – et pour ses alliés du monde des affaires. Il est en train de démanteler les institutions gouvernementales qui assuraient autrefois une certaine régulation et une certaine surveillance. C’est un ennemi de la société ouverte.

Ce qui le rend dangereux.

Son assaut appuyé contre les derniers vestiges des institutions et normes démocratiques signifie qu’il n’y aura bientôt plus rien, même plus de mots, pour nous protéger du totalitarisme des grandes entreprises.

Mais les mises en garde des architectes de notre démocratie ratée contre le fascisme rampant, dont celles de Madeleine Albright, sont risibles.

Elles montrent à quel point les élites sont désormais déconnectées de l’esprit du temps. Aucune de ces élites n’est crédible. Elles ont construit l’édifice de mensonge, de tromperie et de pillage d’entreprise qui a rendu Trump possible.

Et plus Trump dénigre ces élites, plus elles crient comme Cassandre, et plus il sauve sa présidence désastreuse et permet aux kleptocrates de piller le pays à mesure qu’il se désintègre à vitesse grand V.

La presse est l’un des principaux piliers du despotisme de Trump. Elle bavarde à l’infini, comme les courtisans du XVIIIe siècle à la cour de Versailles sur les faiblesses du monarque pendant que les paysans manquaient de pain. Elle ressasse à l’infini des sujets creux, comme l’ingérence russe et le paiement d’une actrice porno, qui n’ont rien à voir avec l’enfer quotidien qu’est la vie de beaucoup d’américains. Elle refuse de critiquer ou d’enquêter sur les abus de pouvoir des grandes sociétés, qui ont détruit notre démocratie et notre économie et orchestré le plus grand transfert de richesse, vers le haut, de l’histoire des États-Unis.

La presse institutionnelle est tombée en ruines pour avoir accepté un suicide culturel en contrepartie d’argent et d’un maintien de ses entrées.

Et quand Trump l’attaque pour ses « fake news », il exprime, une fois de plus, la haine profonde de tous ceux que la presse ignore. La presse idolâtre Mammon aussi servilement que Trump le vénère lui-même. Elle adore la présidence de la télé-réalité.

Les médias, en particulier les émissions des chaînes du câble, laissent les lumières allumées en continu et les caméras tourner pour que les téléspectateurs restent collés à cette version du 21e siècle du « Cabinet du Dr Caligari » (NdT : Film d’horreur muet des années 20, style expressioniste)). C’est bon pour l’audience. C’est bon pour les profits. Mais ça accélère le déclin.

Tout cela sera bientôt amplifié par l’effondrement financier. Depuis la crise financière de 2008, les banques de Wall Street ont reçu 16 000 milliards de dollars en renflouements et autres subventions de la Réserve fédérale et du Congrès, à un taux d’intérêt quasi nul.

Elles ont utilisé cet argent, ainsi que celui économisé grâce aux baisses d’impôts massives accordées l’an dernier, pour racheter leurs propres actions, augmenter la rémunération et les primes de leurs dirigeants et plonger toujours plus profondément la société dans une servitude pour dettes insoutenable.

À lui seul, le casino de Sheldon Adelson a bénéficié d’un allégement fiscal de 670 millions de dollars grâce à la législation de 2017. Le ratio entre le salaire du PDG et celui des travailleurs est maintenant en moyenne de 339 pour 1, l’écart le plus élevé approchant les 5 000 pour 1. Karl Marx appelait cette utilisation circulaire de l’argent, où il est émis pour être accumulé, le « capital fictif ». L’augmentation constante de la dette publique, de la dette des entreprises, de celle des cartes de crédit et des prêts étudiants mènera, comme l’écrit Nomi Prins, à « un point de basculement – quand l’argent qui entre pour alimenter cette dette, ou qui est disponible pour emprunter, ne couvrira même pas le paiement des intérêts.

A ce moment-là, les bulles des dettes éclateront, à commencer par les obligations à haut rendement ».

Une économie dont la croissance dépend de la dette fait grimper notre taux d’intérêt pour un retard de paiement par carte de crédit à 28%.

C’est pourquoi nos salaires stagnent ou diminuent en termes réels – si nous gagnions un revenu durable, nous n’aurions pas besoin d’emprunter de l’argent pour survivre. C’est pourquoi les études universitaires, les logements, les soins médicaux et les services publics coûtent si cher. Le système est conçu pour que nous ne puissions jamais nous libérer de la dette.

Toutefois, le prochain krach financier, comme le souligne Prins dans son livre « Collusion : How Central Bankers Rigged the World » [Comment les banquiers centraux ont manipulé le monde, NdT], ne ressemblera pas au précédent. Parce que, comme elle le dit, « il n’y a pas de plan B ».

Les taux d’intérêt ne peuvent pas être plus bas. L’économie réelle n’a pas connu de croissance. La prochaine fois, il n’y aura pas d’issue.

Une fois que l’économie se sera effondrée, que la rage se sera transformée en tempête à travers tout le pays, les monstres politiques feront leur apparition, des monstres en comparaison desquels Trump paraîtra avisé et bienveillant.

Alors, pour citer Vladimir Lénine, que faut-il faire?

Nous devons consacrer notre énergie à bâtir des institutions populaires parallèles pour nous protéger, et pour exercer un contre-pouvoir.

Ces institutions parallèles, qui comprendront des syndicats, des organisations de développement communautaire, des monnaies locales, des partis politiques alternatifs et des coopératives alimentaires, devront être mises en place ville par ville.

Dans cette période de grande détresse, les élites se retrancheront dans leurs résidences protégées et nous laisseront nous débrouiller tout seuls.

Les services de base, de la collecte des ordures au transport public, à la distribution de nourriture et aux soins de santé, vont s’effondrer. Le chômage et le sous-emploi massifs déclencheront des troubles sociaux et seront traités non pas par la création d’emplois publics, mais par la brutalité d’une police militarisée et par la suspension complète des libertés civiles.

Les critiques du système, déjà marginalisés, seront réduits au silence et attaqués en tant qu’ennemis de l’État. Les derniers vestiges des syndicats seront visés avec, pour objectif, leur abolition, un processus qui va bientôt s’accélérer avec la décision attendue, dans une affaire jugée devant la Cour suprême, qui paralysera la capacité des syndicats du secteur public à représenter les travailleurs.

Le dollar cessera d’être la monnaie de réserve mondiale, provoquant une forte dévaluation. Les banques fermeront.

Le réchauffement climatique entraînera des coûts de plus en plus lourds, en particulier pour les populations côtières, l’agriculture et les infrastructures. Des coûts que l’État appauvri ne pourra pas prendre en charge.

La presse institutionnelle, comme les élites dirigeantes, virera du burlesque à l’absurde. Sa rhétorique, si manifestement fausse, sera déconnectée de la réalité, comme dans tous les États totalitaires. Les médias paraîtront tous aussi ridicules que Trump. Et, pour citer W.H. Auden, « les petits enfants mourront dans la rue ».

Comme correspondant à l’étranger, j’ai couvert des sociétés effondrées, y compris l’ex-Yougoslavie. Il est impossible, pour n’importe quelle population condamnée, de saisir à quel point un système financier, social et politique en ruine est fragile à la veille de son implosion.

Tous les signes avant-coureurs de l’effondrement sont visibles : infrastructures qui tombent en ruine, sous-emploi et chômage chroniques, recours aveugle à la force meurtrière par la police, paralysie et stagnation politiques, économie fondée sur une accumulation de dettes, fusillades de masse nihilistes dans des écoles, des universités, des lieux de travail, des centres commerciaux, des salles de concert et des cinémas, surdoses d’opioïdes qui tuent quelque 64 000 personnes par an, épidémie de suicides, expansion militaire insoutenable, développement économique et les recettes publiques reposant sur l’outil ultime qu’est devenu le jeu, accaparement du pouvoir par une petite clique corrompue, censure, réduction physique des institutions publiques, des écoles aux bibliothèques, des tribunaux aux installations médicales, bombardement incessant par des hallucinations électroniques afin de détourner notre attention de la vue déprimante de ce qu’est devenue l’Amérique et nous enfermer dans un monde d’illusions.

Nous souffrons des pathologies habituelles de la mort imminente. J’aimerais me tromper.

Mais j’ai déjà vu ça avant. Je connais les signes avant-coureurs.

 

Tout ce que je peux dire, c’est « soyez prêts ».

Source : Truthdig, Chris Hedges, 20-05-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

04/06/2018

GÉOPOLITIQUE: DE LA GHOUTA ( SYRIE ) À LONDRES ............

De la Ghouta à Londres:

le club Atlantiste a déclaré la guerre à la Russie

Publié par wikistrike.com sur 17 Mars 2018, 08:57am

 #Politique internationale

De la Ghouta à Londres: le club Atlantiste a déclaré la guerre à la Russie

Près de 12 000 civils ont pu fuir la barbarie des islamistes dans la Ghouta Orientale grâce aux corridors humanitaires mis en place et protégés par les armées syrienne et russe, contre les menaces occidentales.

 

La réaction du bloc atlantiste ne se fait pas attendre, presses et institutions main dans la main: il est urgent de faire tomber Assad et la Russie doit se retirer « et la fermer », pour citer les paroles du ministre britannique de la Défense.

 

Pourquoi cette hystérie? Et s’il s’agissait d’un projet beaucoup plus profond: remettre en cause l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale et garantir l’avènement de l’Atlantisme, support politique du globalisme. De la Ghouta à Londres, le but final semble être le Conseil de sécurité, qui entérinerait l’Atlantisme triomphant.

 

De la Ghouta Orientale

Après de longues et difficiles négociations, la Russie et le Gouvernement syrien légitime ont réussi à convaincre les terroristes de la Ghouta Orientale de laisser passer des civils. Hier, un flot continu de personnes harassées a pu s’enfuir de cet enfer et venir se réfugier dans les zones contrôlées par l’armée régulière.

 

Bref, ils ne fuient pas « le régime d’Assad’, ils viennent trouver sa protection.

 

11 700 personnes. Qui détaillaient devant les caméras les traitements qu’ils avaient dû subir par les « opposants modérés » de l’Occident, la violence quotidienne, les menaces, le régime de terreur. Plusieurs ont même déclaré que sans être spécialistes en armes chimiques, il n’y a eu aucune attaque chimique de la part de l’armée syrienne dans la Ghouta Orientale, aucune brûlure, aucun étouffement.

 

Tout cela, selon leurs dires, n’est que de la propagande anti-Assad.

Il faut dire que l’armée syrienne continue à avancer, et fait des découvertes intéressantes. Par exemple, un atelier clandestin de production de substances chimiques a été retrouvé dans le village de Cheïfounia, dans la Ghouta Orientale.

 

Cela explique peut-être la réaction tant de la presse, que des Etats-Unis, qui voient leurs plans dévoilés.

Ainsi, la presse française semble particulièrement désespérée de voir ces citoyens quitter les terroristes pro-occidentaux pour venir se réfugier « chez le tyran sanguinaire soutenu par un Etat-terroriste ». A la Une sur Google:

 

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Une « fin tragique ». Pour qui? Le « régime » avance, les civils fuient … vers les terres contrôlées par Assad. Passons. La presse ne fait que soutenir la position officielle de la France, qui n’a plus de politique étrangère et suit bêtement et aveuglément les Anglo-saxons. Les déclarations plus radicales les unes que les autres de la porte-parole du Département d’Etat américain expliquent la position des médias « indépendants »:

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La position américaine est totalement décalée de la réalité. Comme un scénario qui a déjà été écrit et qu’il faut mener à son but.

 

Par ce discours, ils veulent réécrire la « réalité », une réalité augmentée à laquelle la dimension idéologique a été ajoutée.

 

Dans cette réalité, la Russie est le mal, donc elle ne peut faire que le mal comme ceux qu’elle soutient, donc les civils les fuient, donc elle utilise des moyens inhumains – est-elle encore « humaine »?

Au scandale de Skripal

Ce décalage est aussi parfaitement visible au sujet du scandale, qui ne fait que monter en puissance, de l’empoisonnement de l’ancien espion retourné Skripal et de sa fille à Londres, on ne sait par qui, et finalement on ne sait comment – tous les jours de nouvelles versions plus fantaisistes les unes que les autres sont diffusées (dans la valise de la fille, par la future belle-mère non contente du mariage, etc).

 

La séance au Conseil de sécurité a été très significative.

 

Le représentant russe, Nebenzia, a un discours parfaitement logique:

1) Si la Grande-Bretagne accuse d’avoir utilisé le produit chimique Novichok, cela signifie qu’elle en possède la formule, ce qui a permis son identification;

2) L’usine soviétique de production des substances chimiques se trouvait dans la république soviétique d’Ouzbékistan et a été démontée par les Etats-Unis dans les années 90, qui donc sont en mesure de produire cette substance toxique.

La Grande-Bretagne refuse de transmettre un échantillon à Moscou, comme l’y oblige la Convention internationale sur les armes chimiques, mais a directement saisi l’organe de contrôle des armes chimiques, en contournant Moscou, cet organe qui refuse de se déplacer en Syrie et suit les conclusions des Casques blancs. Les résultats promettent d’être sans surprise.

 

La réaction des Etats-Unis, elle, montre le degré de conflit qui a été atteint.

 

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Et Nikki Haley de déclarer en plein Conseil de sécurité de l’ONU, comme si le représentant russe n’avait pas expliqué que tant les Etats-Unis que l’Angleterre elle-même pouvaient produire cette substance, comme s’il était prouvé qu’Assad, aidé par la Russie, utilisait les armes chimiques contre son peuple:

« If we don’t take immediate concrete measures to address this now, Salisbury will not be the last place we see chemical weapons used, » said Haley. « They could be used here in New York or in cities of any country that sits on this council. »

 

 

Les hostilités sont ouvertes contre la Russie

La Russie est l’ennemi, la Russie est le mal.

 

Tant que l’affaire restait au niveau de Londres, il était possible de penser que les buts poursuivis étaient plus ciblés.

 

De nouvelles sanctions, pour protéger l’hégémonie politico-économique atlantiste et attaquer l’unité du pouvoir en Russie. Conduire à boycotter le Mondial, afin que les citoyens ne puissent saisir la différence entre la propagande médiatique et la vie réelle en Russie.

 

Réduire les relations diplomatiques, pour limiter les espaces de frictions et libérer l’espace de propagande, mais tout en gardant le lien – un lien de pression.

L’attaque prend une tout autre dimension, le but final ne peut être aussi précis.

Nous avons tendance à penser le droit international comme un élément stable. Celui que nous connaissons n’est que le résultat de la Seconde Guerre mondiale, qui a posé un rapport de forces stabilisées entre les Etats-Unis (avec le boc occidental) et l’URSS (avec le bloc socialiste).

 

Le second n’existe plus, les Etats-Unis ne voient plus pour quelles raisons ils doivent partager le pouvoir.

Tant que la Russie faisait profil bas, il n’y avait pas de problème. Maintenant, elle n’est plus tolérable.

 

La Russie se trouve dans une situation délicate, comme nous l’avons plusieurs fois écrit, elle refuse de reconnaître le conflit, hésite à réagir et se confine dans une position légaliste accompagnée de réactions mesurées et asymétriques.

Oui, les Etats-Unis violent le droit international et ils ne vont pas arrêter de le faire parce qu’on leur dit. Ils sont en position de force, ils utilisent cette force à leurs fins.

Inviter les enfants des diplomates américains à l’arbre de Noel, s’excuser pour le dopage, continuer à rester dans le Conseil de l’Europe et justifier l’application des décisions de la CEDH, participer aux JO sous drapeau neutre, et je dois en oublier, est certes une preuve de grandeur d’âme. Mais qui est interprétée comme de la faiblesse par le clan Atlantiste.

 

Insister à chaque fois sur la violation des règles est juste, cetes: il faut montrer la différence entre ce qui devrait être et ce qui est. Mais ce n’est pas suffisant.

 

Et chaque nouvelle portion va plus loin. Frappe plus fort. cette position légaliste est un piège.

 

 

Le droit, surtout international, ne fonctionne que lorsque le rapport des forces est stabilisé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

 

Il faut reconquérir le terrain et ce ne sont pas les appels récurrents au droit qui sauvera la situation.

 

Une réponse systématique, symétrique et plus forte est le seul moyen de mettre un terme à cette escalade. Seule la force arrête la force.

Il serait naïf de penser que les guerres ne se mènent qu’avec des chars, entre deux armées étatiques.

 

La guerre est déjà déclarée contre la Russie: soit elle se plie aux exigences atlantistes et pourra continuer à profiter de la globalisation, des nouvelles technologies et de tous les fantasmes du monde post-moderne, soit elle résiste mais ramasse le gant et cesse de le regarder avec un étonnement toujours renouvelé.

 

Si dès le départ la Russie était sortie, par exemple, du Conseil de l’Europe, ils seraient venus à plas ventre implorer son retour.

 

La Russie est un Etat fort, elle a existé et elle existera sans cette structure. L’on ne plie pas genoux devant plus faible que soi.

 

Le Conseil de l’Europe ne peut exister sans les Etats, c’est sa faiblesse.

 

Nier son importance, c’est le conduire à sa perte. De même pour le reste, tous les pions de ce système, qu’il s’agisse du CIO ou les pions étatiques de l’Atlantisme ont besoin que la Russie reste dans le jeu, sinon ils vont se transformer en club privé.

 

Et ne pourront plus être globaux. C’est la faiblesse fondamentale de ce nouvel ordre totalitaire.

C’est en acceptant le conflit, ce conflit qui de toute manière existe en dehors de sa volonté, que la Russie pourra éviter le pire. Et le pire est à venir.

Ce qui s’est passé avec le Conseil de l’Europe ressemble à s’y méprendre à une répétition pour le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’URSS a payé sa place de 25 millions de morts. La position de la Russie est contestée, car objectivement plus faible que ne l’était l’URSS.

 

Elle n’a pas de « clan » comme l’avait l’URSS et ses alliances sont conjoncturelles, plus qu’idéologiques puisqu’en tant que tel, elle ne remet pas en cause l’économie globalisée, elle y participe.

 

Selon les règles actuelles, il est impossible de retirer à la Russie son droit de véto, son siège permanent au Conseil de sécurité. 

 

Si la Russie devient l’incarnation du mal absolu, ne deviendrait-il pas légitime de modifier les règles du jeu? 

 

Et ainsi de réécrire le droit international. Il existerait toujours, mais serait autre.

 

Résultat de la nouvelle situation des rapports de forces, entériné par le Conseil de sécurité.

 

Ce n’est pas pour rien que cette coalition autour de l’affaire Skripal concerne essentiellement les membres du Conseil de sécurité.

Cette décision conduirait à une nouvelle période de déstabilisation majeure de l’équilibre mondial, déjà très mal en point, la Russie étant l’un des rares pays à éviter l’interventionnisme à tout crin des pays de la coalition atlantiste.

 

Et c’est justement pourquoi la guerre est ouverte.

 

Contre la Russie. Sur tous les fronts. Seul l’affrontement militaire direct fait encore peur.

 

source:  Karine Bechet-Golovko     http://www.wikistrike.com/2018/03/

 

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/03/de-la-ghouta-londres-le-club-atlantiste.html

SYRIE : UNE GUERRE SANS LA GUERRE POUR EMMANUEL MACRON ???

La guerre sans la guerre, drôle de guerre !

 

 

Par Mathieu Épinay*

 

Moyen-orient. Le président Macron a déclaré que le fait d’envoyer des missiles frapper des sites en Syrie n’était pas un acte de guerre, mais juste des « représailles ».

 

Dans cette affaire, tout n’aura été que postures. 

 

 

Stupéfiant dans l’art consommé qu’il a de prendre les Français pour des imbéciles, le talentueux Macron, après avoir abordé les questions religieuses aux Bernardins, s’est mis à traiter les questions stratégiques avec la même sophistique. Toujours avec le même brio !

 

Dans l’entretien télévisé incongru du 16 avril, il a expliqué au journaliste Plenel de Mediapart que, grâce à nos frappes en Syrie, nous avons « réacquis de la crédibilité à l’égard des Russes ».

 

Pas de chance, le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères faisait savoir, sans être démenti, que « la Russie et la coalition internationale dirigée par les USA ont été en contact au niveau du commandement peu avant les frappes contre la Syrie.

 

Moscou a notamment mis en garde contre les frappes sur certaines régions syriennes qui signifieraient le franchissement de lignes rouges. » Il ajoutait que « le chef d’état-major des armées russes avait averti la coalition internationale, bien avant qu’elle ne réalise ses frappes contre la Syrie, que si les activités militaires quelconques de la soi-disant coalition touchaient des militaires russes, la partie russe répondra d’une manière dure et claire. »

 

Pour Macron, une opération négociée avec les Russes et encadrée par leurs lignes rouges – ils ont aussi les leurs –, nous aurait donc rendus crédibles et dissuasifs à leur égard.

 

Un dispositif sans motif valable

Et voici ce qu’il a déclaré juste après ces bombardements, avec l’assurance de l’homme qui ne se trompe pas : « Le samedi 7 avril 2018, à Douma, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés à l’arme chimique, en totale violation du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute … J’ai donc ordonné aux forces armées … »

 

Or, les faits ne sont pas établis, loin s’en faut, et l’enquête n’a même pas commencé. Le document produit le lendemain par Macron pour prouver une attaque chimique et justifier sa décision n’a malheureusement que l’apparence d’une compilation d’éléments ramassés sur les réseaux sociaux.

 

À quoi sert d’inventer une loi « anti-fake news », si c’est pour se livrer soi-même à un genre d’exercice comparable. Il convient de soupeser les termes de ce texte officiel : « L’analyse des vidéos et des images (…) a permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. » Extraordinaire, n’est-ce pas ?

 

En outre, « la nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme (!) qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées ».

Enfin, « une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable » ! C’est ubuesque, mais surtout un peu léger pour engager nos marins et aviateurs dans une opération risquée, désastreuse pour notre réputation et, comme il le dit si bien lui-même « en totale violation du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. »

Cette attaque, lancée sans le moindre accord international, telle que fut naguère l’aventure libyenne de Sarkozy, inscrit donc clairement la République française dans le clan des États qui prétendent régenter le monde en traitant les autres États de voyous, ce qui permet précisément de s’éviter les normes habituelles du droit et de se comporter soi-même… en voyou.

 

Les éléments de langage macroniens sur « les dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés à l’arme chimique par Bachar » rappellent d’ailleurs ceux de Sarkozy sur « les fleuves de sang promis par Khadafi ». On connaît la réalité et la suite.

 

Beaucoup de désinformations

Il a fallu entendre beaucoup d’âneries sur cette affaire : ainsi un proche de l’Élysée explique que, grâce à Macron, les Américains ont limité les frappes ; eh oui !

 

Un expert militaire patenté raconte qu’un système russe permet de « ralentir la vitesse de nos missiles de croisière pour en faire une proie facile pour la défense », et ainsi de suite !

Restons sérieux et contentons-nous de quelques commentaires sur le plan militaire, puis sur le plan politique.

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Telles sont les images que le Département de la Défense a présentées le 14 avril après les frappes de missiles américains sur le site syrien d’Him Shinshar de stockage d’armes chimiques.

 

 

Le premier bobard, et c’est de bonne guerre, viendra des Russes qui annoncent que 71 missiles de croisière sur les 105 déclarés par la coalition ont été abattus par la DCA syrienne.

 

Quatre jours plus tard, ils ajoutent qu’ils en ont récupéré deux intacts, dont l’examen permettrait de modifier leur système de défense pour être capables de les intercepter !

Ils ne l’étaient donc pas, contrairement à la DCA syrienne ! Tout cela n’est pas cohérent !

De fait, il est très probable qu’aucun missile n’ait été intercepté et pour cause !

 

Les Tomahawk américains, les Scalp/Storm Shadow franco-britanniques et les missiles de croisière navals (MDCN) français sont des armements stratégiques, des missiles furtifs à faible signature infrarouge et radar, qui foncent, en haut subsonique, près du sol, sur plusieurs centaines de kilomètres selon une trajectoire programmée pour éviter les zones dangereuses, exploiter au mieux les masques du relief et leurrer les systèmes d’alerte.

 

Très discrets, parfaitement autonomes, ils suivent exactement l’itinéraire qu’on leur a assigné en comparant la carte en relief qu’ils ont en mémoire avec le profil du terrain survolé.

Si cela ne suffit pas, le missile se raccroche au GPS américain, au prix de la souveraineté, bien sûr. En phase d’attaque, c’est l’image thermique de l’autodirecteur corrélée avec l’image satellite de la cible chargée en mémoire qui génère les algorithmes de pilotage, ajustant la trajectoire au mètre près.

De plus, le vol des différents missiles est synchronisé pour saturer les défenses.

 

Bref, les artilleurs syriens n’ont pas les moyens d’arrêter un tel tir à trois heures du matin.

Le fait qu’un des 10 missiles Scalp portés par nos 5 Rafale ne soit pas parti relève d’un aléa technique qui sera identifié et corrigé ; c’est ennuyeux, ce n’est pas un drame.

En revanche, les pannes qui ont bloqué le départ de missiles MDCN sur plusieurs de nos frégates (FREMM) sont préoccupantes pour notre crédibilité.

 

Le silence assourdissant du ministre sur ce point était maladroit ; il fallait juste souligner d’emblée l’excellent comportement des 3 MDCN pour leur baptême du feu, sans occulter des difficultés de mise au point inévitables à ce stade final du développement, avec des risques identifiés et acceptés. Tout le monde aurait alors compris qu’on n’en ait pas tiré plus.

Mais sur une opération aussi contestable, la communication gouvernementale était un peu crispée.

Le MDCN, qui sera bientôt intégré sur nos nouveaux sous-marins d’attaque de classe Suffren, marque une révolution majeure dans la stratégie navale.

 

Il n’a d’ailleurs échappé à personne que les porte-avions, américains, français ou britanniques ont disparu de la scène, et que nos Rafale en Jordanie et aux Émirats, cloués au sol pour d’évidentes raisons de bienséance diplomatique, ont été facilement remplacés par d’autres, partis de France.

 

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Le 24 avril, le président Macron, à côté de la First Lady Melania, enserre dans ses bras le président Trump, lors de la réception à la Maison Blanche. 

 

Politique de Trump : politique de Macron ?

Venons-en aux objectifs : les photos-satellite des résultats publiées par les Américains sont cohérentes ; ils n’ont pas de raison de les trafiquer.

 

Les trois immeubles du prétendu centre de recherche chimique de Brazeh, près de Damas, sont rasés et il y faut bien 76 missiles, équivalents à autant de bombes de 500 kg.

 

Certes Trump, qui ne pouvait ignorer que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’y avait rien trouvé lors d’une récente inspection, a un peu forcé la dose. Était-ce une provocation adressée aux faucons, néo-conservateurs ou démocrates, de son État profond ?

 

Les deux autres objectifs près d’Homs, des bunkers probablement vides, ont été atteints, sans surprise et aussi sans victimes ; les Russes, après avoir « proposé » les objectifs, auront prévenu le gouvernement syrien qui n’avait d’ailleurs rien à y faire garder.

 

Tout le monde est donc allé dormir ailleurs !

Que cherche donc Trump en envoyant des salves de missiles de croisière sur des objectifs désaffectés : une base aérienne en 2017, des immeubles et des bunkers vides en 2018 ?

 

Cette politique de la canonnière est en tout cas démonstrative de sa capacité à frapper partout à tout moment et sans risques d’enlisement. Et maintenant on apprend qu’il entend désengager les forces américaines du Moyen-Orient. Cependant, les enjeux de pouvoir à Washington rendent la politique étrangère américaine plus opaque.

 

S’agit-il de maintenir le chaos en Syrie ou de l’abandonner aux Russes pour se tourner vers le Pacifique ? Quelle est la part de théâtre dans les postures de Trump ?

 

Sont-elles destinées au public oriental, à l’Iran, au congrès américain, aux Russes, aux Européens ?

À Macron en particulier à qui il vient d’offrir une visite d’État et qui pense infléchir les décisions de l’imprévisible Trump. À tort ?

Comment fonctionne notre chef des armées pour se laisser entraîner aussi vite dans un jeu qu’il ne maîtrise pas ? Le comprend-t-il seulement ?

Dans une situation aussi confuse, il est urgent que la France prenne ses distances et définisse une ligne stratégique et politique qui lui soit propre au Moyen-Orient.

Y a-t-il encore des personnes qui pensent au sommet de l’État ?

 

Ou ceux qui pensent ne sont-ils chargés que d’exécuter les ordres de chefs qui ne connaissent que leur caprice ?   

 

Mathieu Épinay

* Collectif de spécialistes des questions de Défense
 
Source:   http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/28/

ANGLETERRE : LIBÉRONS TOMMY ROBINSON !

Irlande du nord, Angleterre, France : des manifestations pour Tommy Robinson

 
 
 

Certains journalistes français sont incroyables. Après avoir passé sous silence l’affaire Tommy Robinson pendant des jours et des jours, certains comme à Libération ou Slate se sont réveillés….pour justifier et expliquer la décision de justice britannique ayant conduit à l’incarcération du journaliste indépendant et dissident.

Désormais, le journalisme français subventionné s’assimile simplement à un journalisme de défense du système en place. Il n y a donc plus de contre pouvoir à chercher de ce côté.

Dans tous les cas, la pétition pour exiger sa libération a dépassé les 500 000 signatures. Pour le moment, les autorités font la sourde oreille, mais dans toute l’Europe, Tommy Robinson bénéficie de soutiens.

«Tommy Robinson a été arrêté et emprisonné pour avoir parlé des gangs pédophiles musulmans. Un travail qu’il choisit de faire au détriment de sa propre sécurité pour informer le public des horreurs commises au nom d’Allah. Envers et contre tout, il fait le travail d’information que les médias de masse refusent de faire», indique le texte de la pétition publiée sur le site Change.org.

A Belfast samedi matin, des habitants du quartier loyaliste de Sandy Row ont manifesté jusqu’à la mairie pour exiger sa libération. A Manchester, la Democratic Football Lads Alliance a réuni plusieurs milliers de manifestants dénonçant l’incarcération.

A Leeds, plusieurs centaines de manifestants sont également descendus dans les rues.

A Paris , une manifestation a eu lieu samedi et d’autres sont annoncées. Dans le Languedoc aussi, la Ligue du Midi a organisé un rassemblement. En Europe, un élan de solidarité est en marche derrière le mot d’ordre #freetommy .

La presse américaine évoque de plus en plus l’affaire par ailleurs.

Le 25 mai, alors qu’il se filmait en direct depuis l’extérieur du tribunal de Leeds, Tommy Robinson a été arrêté par les forces de l’ordre. Il a été condamné à 10 mois de prison pour outrage au tribunal et à trois mois supplémentaires correspondant au sursis d’une peine précédente. Il a été immédiatement incarcéré.

Cette décision est une conséquence de lois anglaises délirantes, orwelliennes même : Dans certaines affaires judiciaires, la justice peut décider d’interdire toute couverture médiatique – et cela alors que l’Angleterre voit les scandales se multiplier concernant justement des faits de dissimulation par les autorités de viols de masse commis par des immigrés.

 

Par une décision du juge, les médias britanniques ont par ailleurs eu l’interdiction temporaire d’évoquer l’arrestation de l’activiste.

 

Aucun d’entre eux n’avait le droit de traiter le sujet jusqu’au mardi 29 mai.

Des manifestations devraient à nouveau avoir lieu cette semaine, à Londres, en Australie et en France.

 

 

 

Crédit photo : DR


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