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15/06/2018

RUSSIE, UKRAINE ET LE RATTACHEMENT DE LA CRIMÉE ......

15 juin 2018
La Russie n'a aucune raison de dédommager l'Ukraine pour le rattachement de la Crimée

Le Kremlin a rejeté une idée du Président tchèque qui proposait à la Russie de dédommager l'Ukraine pour la perte de la Crimée.

La Russie n'a aucune intention de payer à l'Ukraine une compensation pour la Crimée, a déclaré le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov en commentant une proposition faite mardi par le Président tchèque Milos Zeman.

Le porte-parole a souligné que l'on ne pouvait évoquer aucune annexion ni sur le plan juridique, ni réellement.

 

«Par conséquent, il ne peut pas s'agir de compensation», a indiqué le responsable. Il a rappelé que le Soviet suprême de la Crimée a décidé de quitter l'Ukraine sur fond de coup d'Etat et à cause «d'une menace de l'extrémisme» qui subsiste partiellement jusqu'à présent.

 

Le porte-parole a ajouté que la péninsule s'est rattachée par la suite à la Russie.

«Aussi, l'idée que des actions pareilles puissent être dédommagées par une compensation n'est, de notre point de vue, pas tout à fait correcte, et plus précisément, n'est pas bonne du tout», a souligné Dmitri Peskov.

Mardi, le Président tchèque Milos Zeman a déclaré que le rattachement de la Crimée à la Russie était un fait accompli.

Selon le chef de l'Etat tchèque, en cas de dialogue entre Kiev et Moscou, «on pourrait réfléchir à une compensation pour la Crimée, une compensation financière ou sous forme de livraisons de pétrole ou de gaz».

Les propos de Zeman ont provoqué un tollé parmi les hommes politiques ukrainiens. Les parlementaires tchèques ont estimé que les déclarations de leur chef d'Etat «légitimaient l'agression» et ont appelé ce dernier à respecter la politique extérieure de son pays.

Selon le porte-parole du Kremlin, la déclaration du Président tchèque est perçue par Moscou comme une partie de la discussion européenne.

 

source

13/06/2018

USA / TRUMP : L' EFFONDREMENT IMMINENT ? TRIBUNE LIBRE !

 
 
 

Source : Truthdig, Chris Hedges, 20-05-2018

Mr. Fish / Truthdig

L’administration Trump n’est pas apparue, de prime abord, comme une Vénus sortant des eaux sur un coquillage. Donald Trump est l’aboutissement d’un long processus de déclin politique, culturel et social.

Il est le produit de l’échec de notre démocratie. ``Plus nous perpétuons la fiction selon laquelle nous vivons dans une démocratie qui fonctionne, Trump et les mutations politiques qui l’accompagnent étant, en quelque sorte, une aberration qui peut être surmontée lors des prochaines élections, plus nous nous précipitons vers la tyrannie.

 

Le problème, ce n’est pas Trump, mais un système politique, dominé par le pouvoir des entreprises et les mandarins des deux principaux partis politiques, dans lequel nous ne comptons pas. `

Nous récupérerons le contrôle politique en démantelant cet État qui est au service des entreprises, ce qui passe par une désobéissance civile massive et s’inscrivant dans la durée, comme celle exprimée cette année par les enseignants partout dans le pays. Si nous ne résistons pas, nous allons vers un nouvel âge des ténèbres.

Le Parti Démocrate, qui a aidé à construire notre système de totalitarisme inversé, est une fois de plus considéré comme le sauveur par une frange importante de la gauche.

Pourtant, le parti refuse constamment de s’attaquer à l’inégalité sociale qui a mené à l’élection de Trump et à l’insurrection incarnée par Bernie Sanders.

Il est sourd, muet et aveugle aux souffrances économiques, bien réelles, qui touchent plus de la moitié du pays.

Il ne se battra pas pour que les travailleurs perçoivent un salaire décent.

Il ne mettra pas l’industrie pharmaceutique et les sociétés d’assurances en demeure de fournir une assurance-maladie pour tous. Il ne jugulera pas l’appétit vorace des militaires qui saignent le pays à blanc et encouragent la poursuite, à l’étranger, de guerres vaines et coûteuses. Il ne rétablira pas nos libertés publiques perdues, comme les droits à la vie privée, à l’absence de surveillance gouvernementale et à l’application régulière de la loi.

Il ne supprimera pas le financement de la politique par l’argent des entreprises et les circuits financiers opaques. Il ne démilitarisera pas notre police et ne réformera pas un système carcéral qui compte 25 % des prisonniers du monde, alors que les États-Unis ne comptent que pour 5 % de la population mondiale.

Il tourne autour du pot, surtout en période électorale, refuse de s’attaquer à des problèmes politiques et sociaux essentiels, préférant se concentrer sur des questions culturelles de portée limitée comme les droits des homosexuels, l’avortement et le contrôle des armes à feu, dans cette espèce d’anti-politique qui nous est propre.

C’est une tactique vouée à l’échec, mais compréhensible. La direction du parti, les Clinton, Nancy Pelosi, Chuck Schumer, Tom Perez, sont des créations de l’Amérique des affaires.

 

Dans un processus politique ouvert et démocratique, qui ne serait pas dominé par les élites des partis et l’argent des entreprises, ces personnes ne détiendraient pas le pouvoir politique. Ils le savent. Ils préféreraient faire imploser tout le système plutôt que de renoncer à leurs positions privilégiées.

Et c’est, je le crains, ce qui arrivera. L’idée que le Parti Démocrate constitue un quelconque rempart contre le despotisme est contredit par son activité politique de ces trois dernières décennies. Il est le garant du despotisme.

Trump a puisé dans la haine que des pans entiers de la population américaine voue au système politique et économique qui les a trahis.

Il est peut être incompétent, dégénéré, malhonnête et narcissique, mais il ridiculise habilement le système que ces gens méprisent. Ses railleries cruelles et humiliantes dirigées contre les agences gouvernementales, les lois et les élites en place trouvent un écho chez ceux pour qui ces agences, ces lois et ces élites sont devenues des forces hostiles.

Et pour ceux, nombreux, qui ne voient aucun changement dans le paysage politique pour soulager leurs souffrances, la cruauté et les invectives de Trump procurent au moins un sentiment de défoulement.

Comme tous les despotes, Trump ne suit pas de code moral. Il choisit ses alliés et les personnes qu’il nomme en fonction de leur loyauté personnelle et de leur obséquiosité à son égard.

Il se débarrassera de n’importe lequel d’entre eux. Il est corrompu, amasse de l’argent personnellement – il a gagné 40 millions de dollars grâce à son seul hôtel de Washington l’an dernier – et pour ses alliés du monde des affaires. Il est en train de démanteler les institutions gouvernementales qui assuraient autrefois une certaine régulation et une certaine surveillance. C’est un ennemi de la société ouverte.

Ce qui le rend dangereux.

Son assaut appuyé contre les derniers vestiges des institutions et normes démocratiques signifie qu’il n’y aura bientôt plus rien, même plus de mots, pour nous protéger du totalitarisme des grandes entreprises.

Mais les mises en garde des architectes de notre démocratie ratée contre le fascisme rampant, dont celles de Madeleine Albright, sont risibles.

Elles montrent à quel point les élites sont désormais déconnectées de l’esprit du temps. Aucune de ces élites n’est crédible. Elles ont construit l’édifice de mensonge, de tromperie et de pillage d’entreprise qui a rendu Trump possible.

Et plus Trump dénigre ces élites, plus elles crient comme Cassandre, et plus il sauve sa présidence désastreuse et permet aux kleptocrates de piller le pays à mesure qu’il se désintègre à vitesse grand V.

La presse est l’un des principaux piliers du despotisme de Trump. Elle bavarde à l’infini, comme les courtisans du XVIIIe siècle à la cour de Versailles sur les faiblesses du monarque pendant que les paysans manquaient de pain. Elle ressasse à l’infini des sujets creux, comme l’ingérence russe et le paiement d’une actrice porno, qui n’ont rien à voir avec l’enfer quotidien qu’est la vie de beaucoup d’américains. Elle refuse de critiquer ou d’enquêter sur les abus de pouvoir des grandes sociétés, qui ont détruit notre démocratie et notre économie et orchestré le plus grand transfert de richesse, vers le haut, de l’histoire des États-Unis.

La presse institutionnelle est tombée en ruines pour avoir accepté un suicide culturel en contrepartie d’argent et d’un maintien de ses entrées.

Et quand Trump l’attaque pour ses « fake news », il exprime, une fois de plus, la haine profonde de tous ceux que la presse ignore. La presse idolâtre Mammon aussi servilement que Trump le vénère lui-même. Elle adore la présidence de la télé-réalité.

Les médias, en particulier les émissions des chaînes du câble, laissent les lumières allumées en continu et les caméras tourner pour que les téléspectateurs restent collés à cette version du 21e siècle du « Cabinet du Dr Caligari » (NdT : Film d’horreur muet des années 20, style expressioniste)). C’est bon pour l’audience. C’est bon pour les profits. Mais ça accélère le déclin.

Tout cela sera bientôt amplifié par l’effondrement financier. Depuis la crise financière de 2008, les banques de Wall Street ont reçu 16 000 milliards de dollars en renflouements et autres subventions de la Réserve fédérale et du Congrès, à un taux d’intérêt quasi nul.

Elles ont utilisé cet argent, ainsi que celui économisé grâce aux baisses d’impôts massives accordées l’an dernier, pour racheter leurs propres actions, augmenter la rémunération et les primes de leurs dirigeants et plonger toujours plus profondément la société dans une servitude pour dettes insoutenable.

À lui seul, le casino de Sheldon Adelson a bénéficié d’un allégement fiscal de 670 millions de dollars grâce à la législation de 2017. Le ratio entre le salaire du PDG et celui des travailleurs est maintenant en moyenne de 339 pour 1, l’écart le plus élevé approchant les 5 000 pour 1. Karl Marx appelait cette utilisation circulaire de l’argent, où il est émis pour être accumulé, le « capital fictif ». L’augmentation constante de la dette publique, de la dette des entreprises, de celle des cartes de crédit et des prêts étudiants mènera, comme l’écrit Nomi Prins, à « un point de basculement – quand l’argent qui entre pour alimenter cette dette, ou qui est disponible pour emprunter, ne couvrira même pas le paiement des intérêts.

A ce moment-là, les bulles des dettes éclateront, à commencer par les obligations à haut rendement ».

Une économie dont la croissance dépend de la dette fait grimper notre taux d’intérêt pour un retard de paiement par carte de crédit à 28%.

C’est pourquoi nos salaires stagnent ou diminuent en termes réels – si nous gagnions un revenu durable, nous n’aurions pas besoin d’emprunter de l’argent pour survivre. C’est pourquoi les études universitaires, les logements, les soins médicaux et les services publics coûtent si cher. Le système est conçu pour que nous ne puissions jamais nous libérer de la dette.

Toutefois, le prochain krach financier, comme le souligne Prins dans son livre « Collusion : How Central Bankers Rigged the World » [Comment les banquiers centraux ont manipulé le monde, NdT], ne ressemblera pas au précédent. Parce que, comme elle le dit, « il n’y a pas de plan B ».

Les taux d’intérêt ne peuvent pas être plus bas. L’économie réelle n’a pas connu de croissance. La prochaine fois, il n’y aura pas d’issue.

Une fois que l’économie se sera effondrée, que la rage se sera transformée en tempête à travers tout le pays, les monstres politiques feront leur apparition, des monstres en comparaison desquels Trump paraîtra avisé et bienveillant.

Alors, pour citer Vladimir Lénine, que faut-il faire?

Nous devons consacrer notre énergie à bâtir des institutions populaires parallèles pour nous protéger, et pour exercer un contre-pouvoir.

Ces institutions parallèles, qui comprendront des syndicats, des organisations de développement communautaire, des monnaies locales, des partis politiques alternatifs et des coopératives alimentaires, devront être mises en place ville par ville.

Dans cette période de grande détresse, les élites se retrancheront dans leurs résidences protégées et nous laisseront nous débrouiller tout seuls.

Les services de base, de la collecte des ordures au transport public, à la distribution de nourriture et aux soins de santé, vont s’effondrer. Le chômage et le sous-emploi massifs déclencheront des troubles sociaux et seront traités non pas par la création d’emplois publics, mais par la brutalité d’une police militarisée et par la suspension complète des libertés civiles.

Les critiques du système, déjà marginalisés, seront réduits au silence et attaqués en tant qu’ennemis de l’État. Les derniers vestiges des syndicats seront visés avec, pour objectif, leur abolition, un processus qui va bientôt s’accélérer avec la décision attendue, dans une affaire jugée devant la Cour suprême, qui paralysera la capacité des syndicats du secteur public à représenter les travailleurs.

Le dollar cessera d’être la monnaie de réserve mondiale, provoquant une forte dévaluation. Les banques fermeront.

Le réchauffement climatique entraînera des coûts de plus en plus lourds, en particulier pour les populations côtières, l’agriculture et les infrastructures. Des coûts que l’État appauvri ne pourra pas prendre en charge.

La presse institutionnelle, comme les élites dirigeantes, virera du burlesque à l’absurde. Sa rhétorique, si manifestement fausse, sera déconnectée de la réalité, comme dans tous les États totalitaires. Les médias paraîtront tous aussi ridicules que Trump. Et, pour citer W.H. Auden, « les petits enfants mourront dans la rue ».

Comme correspondant à l’étranger, j’ai couvert des sociétés effondrées, y compris l’ex-Yougoslavie. Il est impossible, pour n’importe quelle population condamnée, de saisir à quel point un système financier, social et politique en ruine est fragile à la veille de son implosion.

Tous les signes avant-coureurs de l’effondrement sont visibles : infrastructures qui tombent en ruine, sous-emploi et chômage chroniques, recours aveugle à la force meurtrière par la police, paralysie et stagnation politiques, économie fondée sur une accumulation de dettes, fusillades de masse nihilistes dans des écoles, des universités, des lieux de travail, des centres commerciaux, des salles de concert et des cinémas, surdoses d’opioïdes qui tuent quelque 64 000 personnes par an, épidémie de suicides, expansion militaire insoutenable, développement économique et les recettes publiques reposant sur l’outil ultime qu’est devenu le jeu, accaparement du pouvoir par une petite clique corrompue, censure, réduction physique des institutions publiques, des écoles aux bibliothèques, des tribunaux aux installations médicales, bombardement incessant par des hallucinations électroniques afin de détourner notre attention de la vue déprimante de ce qu’est devenue l’Amérique et nous enfermer dans un monde d’illusions.

Nous souffrons des pathologies habituelles de la mort imminente. J’aimerais me tromper.

Mais j’ai déjà vu ça avant. Je connais les signes avant-coureurs.

 

Tout ce que je peux dire, c’est « soyez prêts ».

Source : Truthdig, Chris Hedges, 20-05-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

04/06/2018

GÉOPOLITIQUE: DE LA GHOUTA ( SYRIE ) À LONDRES ............

De la Ghouta à Londres:

le club Atlantiste a déclaré la guerre à la Russie

Publié par wikistrike.com sur 17 Mars 2018, 08:57am

 #Politique internationale

De la Ghouta à Londres: le club Atlantiste a déclaré la guerre à la Russie

Près de 12 000 civils ont pu fuir la barbarie des islamistes dans la Ghouta Orientale grâce aux corridors humanitaires mis en place et protégés par les armées syrienne et russe, contre les menaces occidentales.

 

La réaction du bloc atlantiste ne se fait pas attendre, presses et institutions main dans la main: il est urgent de faire tomber Assad et la Russie doit se retirer « et la fermer », pour citer les paroles du ministre britannique de la Défense.

 

Pourquoi cette hystérie? Et s’il s’agissait d’un projet beaucoup plus profond: remettre en cause l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale et garantir l’avènement de l’Atlantisme, support politique du globalisme. De la Ghouta à Londres, le but final semble être le Conseil de sécurité, qui entérinerait l’Atlantisme triomphant.

 

De la Ghouta Orientale

Après de longues et difficiles négociations, la Russie et le Gouvernement syrien légitime ont réussi à convaincre les terroristes de la Ghouta Orientale de laisser passer des civils. Hier, un flot continu de personnes harassées a pu s’enfuir de cet enfer et venir se réfugier dans les zones contrôlées par l’armée régulière.

 

Bref, ils ne fuient pas « le régime d’Assad’, ils viennent trouver sa protection.

 

11 700 personnes. Qui détaillaient devant les caméras les traitements qu’ils avaient dû subir par les « opposants modérés » de l’Occident, la violence quotidienne, les menaces, le régime de terreur. Plusieurs ont même déclaré que sans être spécialistes en armes chimiques, il n’y a eu aucune attaque chimique de la part de l’armée syrienne dans la Ghouta Orientale, aucune brûlure, aucun étouffement.

 

Tout cela, selon leurs dires, n’est que de la propagande anti-Assad.

Il faut dire que l’armée syrienne continue à avancer, et fait des découvertes intéressantes. Par exemple, un atelier clandestin de production de substances chimiques a été retrouvé dans le village de Cheïfounia, dans la Ghouta Orientale.

 

Cela explique peut-être la réaction tant de la presse, que des Etats-Unis, qui voient leurs plans dévoilés.

Ainsi, la presse française semble particulièrement désespérée de voir ces citoyens quitter les terroristes pro-occidentaux pour venir se réfugier « chez le tyran sanguinaire soutenu par un Etat-terroriste ». A la Une sur Google:

 

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Une « fin tragique ». Pour qui? Le « régime » avance, les civils fuient … vers les terres contrôlées par Assad. Passons. La presse ne fait que soutenir la position officielle de la France, qui n’a plus de politique étrangère et suit bêtement et aveuglément les Anglo-saxons. Les déclarations plus radicales les unes que les autres de la porte-parole du Département d’Etat américain expliquent la position des médias « indépendants »:

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La position américaine est totalement décalée de la réalité. Comme un scénario qui a déjà été écrit et qu’il faut mener à son but.

 

Par ce discours, ils veulent réécrire la « réalité », une réalité augmentée à laquelle la dimension idéologique a été ajoutée.

 

Dans cette réalité, la Russie est le mal, donc elle ne peut faire que le mal comme ceux qu’elle soutient, donc les civils les fuient, donc elle utilise des moyens inhumains – est-elle encore « humaine »?

Au scandale de Skripal

Ce décalage est aussi parfaitement visible au sujet du scandale, qui ne fait que monter en puissance, de l’empoisonnement de l’ancien espion retourné Skripal et de sa fille à Londres, on ne sait par qui, et finalement on ne sait comment – tous les jours de nouvelles versions plus fantaisistes les unes que les autres sont diffusées (dans la valise de la fille, par la future belle-mère non contente du mariage, etc).

 

La séance au Conseil de sécurité a été très significative.

 

Le représentant russe, Nebenzia, a un discours parfaitement logique:

1) Si la Grande-Bretagne accuse d’avoir utilisé le produit chimique Novichok, cela signifie qu’elle en possède la formule, ce qui a permis son identification;

2) L’usine soviétique de production des substances chimiques se trouvait dans la république soviétique d’Ouzbékistan et a été démontée par les Etats-Unis dans les années 90, qui donc sont en mesure de produire cette substance toxique.

La Grande-Bretagne refuse de transmettre un échantillon à Moscou, comme l’y oblige la Convention internationale sur les armes chimiques, mais a directement saisi l’organe de contrôle des armes chimiques, en contournant Moscou, cet organe qui refuse de se déplacer en Syrie et suit les conclusions des Casques blancs. Les résultats promettent d’être sans surprise.

 

La réaction des Etats-Unis, elle, montre le degré de conflit qui a été atteint.

 

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Et Nikki Haley de déclarer en plein Conseil de sécurité de l’ONU, comme si le représentant russe n’avait pas expliqué que tant les Etats-Unis que l’Angleterre elle-même pouvaient produire cette substance, comme s’il était prouvé qu’Assad, aidé par la Russie, utilisait les armes chimiques contre son peuple:

« If we don’t take immediate concrete measures to address this now, Salisbury will not be the last place we see chemical weapons used, » said Haley. « They could be used here in New York or in cities of any country that sits on this council. »

 

 

Les hostilités sont ouvertes contre la Russie

La Russie est l’ennemi, la Russie est le mal.

 

Tant que l’affaire restait au niveau de Londres, il était possible de penser que les buts poursuivis étaient plus ciblés.

 

De nouvelles sanctions, pour protéger l’hégémonie politico-économique atlantiste et attaquer l’unité du pouvoir en Russie. Conduire à boycotter le Mondial, afin que les citoyens ne puissent saisir la différence entre la propagande médiatique et la vie réelle en Russie.

 

Réduire les relations diplomatiques, pour limiter les espaces de frictions et libérer l’espace de propagande, mais tout en gardant le lien – un lien de pression.

L’attaque prend une tout autre dimension, le but final ne peut être aussi précis.

Nous avons tendance à penser le droit international comme un élément stable. Celui que nous connaissons n’est que le résultat de la Seconde Guerre mondiale, qui a posé un rapport de forces stabilisées entre les Etats-Unis (avec le boc occidental) et l’URSS (avec le bloc socialiste).

 

Le second n’existe plus, les Etats-Unis ne voient plus pour quelles raisons ils doivent partager le pouvoir.

Tant que la Russie faisait profil bas, il n’y avait pas de problème. Maintenant, elle n’est plus tolérable.

 

La Russie se trouve dans une situation délicate, comme nous l’avons plusieurs fois écrit, elle refuse de reconnaître le conflit, hésite à réagir et se confine dans une position légaliste accompagnée de réactions mesurées et asymétriques.

Oui, les Etats-Unis violent le droit international et ils ne vont pas arrêter de le faire parce qu’on leur dit. Ils sont en position de force, ils utilisent cette force à leurs fins.

Inviter les enfants des diplomates américains à l’arbre de Noel, s’excuser pour le dopage, continuer à rester dans le Conseil de l’Europe et justifier l’application des décisions de la CEDH, participer aux JO sous drapeau neutre, et je dois en oublier, est certes une preuve de grandeur d’âme. Mais qui est interprétée comme de la faiblesse par le clan Atlantiste.

 

Insister à chaque fois sur la violation des règles est juste, cetes: il faut montrer la différence entre ce qui devrait être et ce qui est. Mais ce n’est pas suffisant.

 

Et chaque nouvelle portion va plus loin. Frappe plus fort. cette position légaliste est un piège.

 

 

Le droit, surtout international, ne fonctionne que lorsque le rapport des forces est stabilisé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

 

Il faut reconquérir le terrain et ce ne sont pas les appels récurrents au droit qui sauvera la situation.

 

Une réponse systématique, symétrique et plus forte est le seul moyen de mettre un terme à cette escalade. Seule la force arrête la force.

Il serait naïf de penser que les guerres ne se mènent qu’avec des chars, entre deux armées étatiques.

 

La guerre est déjà déclarée contre la Russie: soit elle se plie aux exigences atlantistes et pourra continuer à profiter de la globalisation, des nouvelles technologies et de tous les fantasmes du monde post-moderne, soit elle résiste mais ramasse le gant et cesse de le regarder avec un étonnement toujours renouvelé.

 

Si dès le départ la Russie était sortie, par exemple, du Conseil de l’Europe, ils seraient venus à plas ventre implorer son retour.

 

La Russie est un Etat fort, elle a existé et elle existera sans cette structure. L’on ne plie pas genoux devant plus faible que soi.

 

Le Conseil de l’Europe ne peut exister sans les Etats, c’est sa faiblesse.

 

Nier son importance, c’est le conduire à sa perte. De même pour le reste, tous les pions de ce système, qu’il s’agisse du CIO ou les pions étatiques de l’Atlantisme ont besoin que la Russie reste dans le jeu, sinon ils vont se transformer en club privé.

 

Et ne pourront plus être globaux. C’est la faiblesse fondamentale de ce nouvel ordre totalitaire.

C’est en acceptant le conflit, ce conflit qui de toute manière existe en dehors de sa volonté, que la Russie pourra éviter le pire. Et le pire est à venir.

Ce qui s’est passé avec le Conseil de l’Europe ressemble à s’y méprendre à une répétition pour le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’URSS a payé sa place de 25 millions de morts. La position de la Russie est contestée, car objectivement plus faible que ne l’était l’URSS.

 

Elle n’a pas de « clan » comme l’avait l’URSS et ses alliances sont conjoncturelles, plus qu’idéologiques puisqu’en tant que tel, elle ne remet pas en cause l’économie globalisée, elle y participe.

 

Selon les règles actuelles, il est impossible de retirer à la Russie son droit de véto, son siège permanent au Conseil de sécurité. 

 

Si la Russie devient l’incarnation du mal absolu, ne deviendrait-il pas légitime de modifier les règles du jeu? 

 

Et ainsi de réécrire le droit international. Il existerait toujours, mais serait autre.

 

Résultat de la nouvelle situation des rapports de forces, entériné par le Conseil de sécurité.

 

Ce n’est pas pour rien que cette coalition autour de l’affaire Skripal concerne essentiellement les membres du Conseil de sécurité.

Cette décision conduirait à une nouvelle période de déstabilisation majeure de l’équilibre mondial, déjà très mal en point, la Russie étant l’un des rares pays à éviter l’interventionnisme à tout crin des pays de la coalition atlantiste.

 

Et c’est justement pourquoi la guerre est ouverte.

 

Contre la Russie. Sur tous les fronts. Seul l’affrontement militaire direct fait encore peur.

 

source:  Karine Bechet-Golovko     http://www.wikistrike.com/2018/03/

 

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/03/de-la-ghouta-londres-le-club-atlantiste.html

SYRIE : UNE GUERRE SANS LA GUERRE POUR EMMANUEL MACRON ???

La guerre sans la guerre, drôle de guerre !

 

 

Par Mathieu Épinay*

 

Moyen-orient. Le président Macron a déclaré que le fait d’envoyer des missiles frapper des sites en Syrie n’était pas un acte de guerre, mais juste des « représailles ».

 

Dans cette affaire, tout n’aura été que postures. 

 

 

Stupéfiant dans l’art consommé qu’il a de prendre les Français pour des imbéciles, le talentueux Macron, après avoir abordé les questions religieuses aux Bernardins, s’est mis à traiter les questions stratégiques avec la même sophistique. Toujours avec le même brio !

 

Dans l’entretien télévisé incongru du 16 avril, il a expliqué au journaliste Plenel de Mediapart que, grâce à nos frappes en Syrie, nous avons « réacquis de la crédibilité à l’égard des Russes ».

 

Pas de chance, le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères faisait savoir, sans être démenti, que « la Russie et la coalition internationale dirigée par les USA ont été en contact au niveau du commandement peu avant les frappes contre la Syrie.

 

Moscou a notamment mis en garde contre les frappes sur certaines régions syriennes qui signifieraient le franchissement de lignes rouges. » Il ajoutait que « le chef d’état-major des armées russes avait averti la coalition internationale, bien avant qu’elle ne réalise ses frappes contre la Syrie, que si les activités militaires quelconques de la soi-disant coalition touchaient des militaires russes, la partie russe répondra d’une manière dure et claire. »

 

Pour Macron, une opération négociée avec les Russes et encadrée par leurs lignes rouges – ils ont aussi les leurs –, nous aurait donc rendus crédibles et dissuasifs à leur égard.

 

Un dispositif sans motif valable

Et voici ce qu’il a déclaré juste après ces bombardements, avec l’assurance de l’homme qui ne se trompe pas : « Le samedi 7 avril 2018, à Douma, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés à l’arme chimique, en totale violation du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute … J’ai donc ordonné aux forces armées … »

 

Or, les faits ne sont pas établis, loin s’en faut, et l’enquête n’a même pas commencé. Le document produit le lendemain par Macron pour prouver une attaque chimique et justifier sa décision n’a malheureusement que l’apparence d’une compilation d’éléments ramassés sur les réseaux sociaux.

 

À quoi sert d’inventer une loi « anti-fake news », si c’est pour se livrer soi-même à un genre d’exercice comparable. Il convient de soupeser les termes de ce texte officiel : « L’analyse des vidéos et des images (…) a permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. » Extraordinaire, n’est-ce pas ?

 

En outre, « la nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme (!) qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées ».

Enfin, « une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable » ! C’est ubuesque, mais surtout un peu léger pour engager nos marins et aviateurs dans une opération risquée, désastreuse pour notre réputation et, comme il le dit si bien lui-même « en totale violation du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. »

Cette attaque, lancée sans le moindre accord international, telle que fut naguère l’aventure libyenne de Sarkozy, inscrit donc clairement la République française dans le clan des États qui prétendent régenter le monde en traitant les autres États de voyous, ce qui permet précisément de s’éviter les normes habituelles du droit et de se comporter soi-même… en voyou.

 

Les éléments de langage macroniens sur « les dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés à l’arme chimique par Bachar » rappellent d’ailleurs ceux de Sarkozy sur « les fleuves de sang promis par Khadafi ». On connaît la réalité et la suite.

 

Beaucoup de désinformations

Il a fallu entendre beaucoup d’âneries sur cette affaire : ainsi un proche de l’Élysée explique que, grâce à Macron, les Américains ont limité les frappes ; eh oui !

 

Un expert militaire patenté raconte qu’un système russe permet de « ralentir la vitesse de nos missiles de croisière pour en faire une proie facile pour la défense », et ainsi de suite !

Restons sérieux et contentons-nous de quelques commentaires sur le plan militaire, puis sur le plan politique.

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Telles sont les images que le Département de la Défense a présentées le 14 avril après les frappes de missiles américains sur le site syrien d’Him Shinshar de stockage d’armes chimiques.

 

 

Le premier bobard, et c’est de bonne guerre, viendra des Russes qui annoncent que 71 missiles de croisière sur les 105 déclarés par la coalition ont été abattus par la DCA syrienne.

 

Quatre jours plus tard, ils ajoutent qu’ils en ont récupéré deux intacts, dont l’examen permettrait de modifier leur système de défense pour être capables de les intercepter !

Ils ne l’étaient donc pas, contrairement à la DCA syrienne ! Tout cela n’est pas cohérent !

De fait, il est très probable qu’aucun missile n’ait été intercepté et pour cause !

 

Les Tomahawk américains, les Scalp/Storm Shadow franco-britanniques et les missiles de croisière navals (MDCN) français sont des armements stratégiques, des missiles furtifs à faible signature infrarouge et radar, qui foncent, en haut subsonique, près du sol, sur plusieurs centaines de kilomètres selon une trajectoire programmée pour éviter les zones dangereuses, exploiter au mieux les masques du relief et leurrer les systèmes d’alerte.

 

Très discrets, parfaitement autonomes, ils suivent exactement l’itinéraire qu’on leur a assigné en comparant la carte en relief qu’ils ont en mémoire avec le profil du terrain survolé.

Si cela ne suffit pas, le missile se raccroche au GPS américain, au prix de la souveraineté, bien sûr. En phase d’attaque, c’est l’image thermique de l’autodirecteur corrélée avec l’image satellite de la cible chargée en mémoire qui génère les algorithmes de pilotage, ajustant la trajectoire au mètre près.

De plus, le vol des différents missiles est synchronisé pour saturer les défenses.

 

Bref, les artilleurs syriens n’ont pas les moyens d’arrêter un tel tir à trois heures du matin.

Le fait qu’un des 10 missiles Scalp portés par nos 5 Rafale ne soit pas parti relève d’un aléa technique qui sera identifié et corrigé ; c’est ennuyeux, ce n’est pas un drame.

En revanche, les pannes qui ont bloqué le départ de missiles MDCN sur plusieurs de nos frégates (FREMM) sont préoccupantes pour notre crédibilité.

 

Le silence assourdissant du ministre sur ce point était maladroit ; il fallait juste souligner d’emblée l’excellent comportement des 3 MDCN pour leur baptême du feu, sans occulter des difficultés de mise au point inévitables à ce stade final du développement, avec des risques identifiés et acceptés. Tout le monde aurait alors compris qu’on n’en ait pas tiré plus.

Mais sur une opération aussi contestable, la communication gouvernementale était un peu crispée.

Le MDCN, qui sera bientôt intégré sur nos nouveaux sous-marins d’attaque de classe Suffren, marque une révolution majeure dans la stratégie navale.

 

Il n’a d’ailleurs échappé à personne que les porte-avions, américains, français ou britanniques ont disparu de la scène, et que nos Rafale en Jordanie et aux Émirats, cloués au sol pour d’évidentes raisons de bienséance diplomatique, ont été facilement remplacés par d’autres, partis de France.

 

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Le 24 avril, le président Macron, à côté de la First Lady Melania, enserre dans ses bras le président Trump, lors de la réception à la Maison Blanche. 

 

Politique de Trump : politique de Macron ?

Venons-en aux objectifs : les photos-satellite des résultats publiées par les Américains sont cohérentes ; ils n’ont pas de raison de les trafiquer.

 

Les trois immeubles du prétendu centre de recherche chimique de Brazeh, près de Damas, sont rasés et il y faut bien 76 missiles, équivalents à autant de bombes de 500 kg.

 

Certes Trump, qui ne pouvait ignorer que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’y avait rien trouvé lors d’une récente inspection, a un peu forcé la dose. Était-ce une provocation adressée aux faucons, néo-conservateurs ou démocrates, de son État profond ?

 

Les deux autres objectifs près d’Homs, des bunkers probablement vides, ont été atteints, sans surprise et aussi sans victimes ; les Russes, après avoir « proposé » les objectifs, auront prévenu le gouvernement syrien qui n’avait d’ailleurs rien à y faire garder.

 

Tout le monde est donc allé dormir ailleurs !

Que cherche donc Trump en envoyant des salves de missiles de croisière sur des objectifs désaffectés : une base aérienne en 2017, des immeubles et des bunkers vides en 2018 ?

 

Cette politique de la canonnière est en tout cas démonstrative de sa capacité à frapper partout à tout moment et sans risques d’enlisement. Et maintenant on apprend qu’il entend désengager les forces américaines du Moyen-Orient. Cependant, les enjeux de pouvoir à Washington rendent la politique étrangère américaine plus opaque.

 

S’agit-il de maintenir le chaos en Syrie ou de l’abandonner aux Russes pour se tourner vers le Pacifique ? Quelle est la part de théâtre dans les postures de Trump ?

 

Sont-elles destinées au public oriental, à l’Iran, au congrès américain, aux Russes, aux Européens ?

À Macron en particulier à qui il vient d’offrir une visite d’État et qui pense infléchir les décisions de l’imprévisible Trump. À tort ?

Comment fonctionne notre chef des armées pour se laisser entraîner aussi vite dans un jeu qu’il ne maîtrise pas ? Le comprend-t-il seulement ?

Dans une situation aussi confuse, il est urgent que la France prenne ses distances et définisse une ligne stratégique et politique qui lui soit propre au Moyen-Orient.

Y a-t-il encore des personnes qui pensent au sommet de l’État ?

 

Ou ceux qui pensent ne sont-ils chargés que d’exécuter les ordres de chefs qui ne connaissent que leur caprice ?   

 

Mathieu Épinay

* Collectif de spécialistes des questions de Défense
 
Source:   http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/28/

ANGLETERRE : LIBÉRONS TOMMY ROBINSON !

Irlande du nord, Angleterre, France : des manifestations pour Tommy Robinson

 
 
 

Certains journalistes français sont incroyables. Après avoir passé sous silence l’affaire Tommy Robinson pendant des jours et des jours, certains comme à Libération ou Slate se sont réveillés….pour justifier et expliquer la décision de justice britannique ayant conduit à l’incarcération du journaliste indépendant et dissident.

Désormais, le journalisme français subventionné s’assimile simplement à un journalisme de défense du système en place. Il n y a donc plus de contre pouvoir à chercher de ce côté.

Dans tous les cas, la pétition pour exiger sa libération a dépassé les 500 000 signatures. Pour le moment, les autorités font la sourde oreille, mais dans toute l’Europe, Tommy Robinson bénéficie de soutiens.

«Tommy Robinson a été arrêté et emprisonné pour avoir parlé des gangs pédophiles musulmans. Un travail qu’il choisit de faire au détriment de sa propre sécurité pour informer le public des horreurs commises au nom d’Allah. Envers et contre tout, il fait le travail d’information que les médias de masse refusent de faire», indique le texte de la pétition publiée sur le site Change.org.

A Belfast samedi matin, des habitants du quartier loyaliste de Sandy Row ont manifesté jusqu’à la mairie pour exiger sa libération. A Manchester, la Democratic Football Lads Alliance a réuni plusieurs milliers de manifestants dénonçant l’incarcération.

A Leeds, plusieurs centaines de manifestants sont également descendus dans les rues.

A Paris , une manifestation a eu lieu samedi et d’autres sont annoncées. Dans le Languedoc aussi, la Ligue du Midi a organisé un rassemblement. En Europe, un élan de solidarité est en marche derrière le mot d’ordre #freetommy .

La presse américaine évoque de plus en plus l’affaire par ailleurs.

Le 25 mai, alors qu’il se filmait en direct depuis l’extérieur du tribunal de Leeds, Tommy Robinson a été arrêté par les forces de l’ordre. Il a été condamné à 10 mois de prison pour outrage au tribunal et à trois mois supplémentaires correspondant au sursis d’une peine précédente. Il a été immédiatement incarcéré.

Cette décision est une conséquence de lois anglaises délirantes, orwelliennes même : Dans certaines affaires judiciaires, la justice peut décider d’interdire toute couverture médiatique – et cela alors que l’Angleterre voit les scandales se multiplier concernant justement des faits de dissimulation par les autorités de viols de masse commis par des immigrés.

 

Par une décision du juge, les médias britanniques ont par ailleurs eu l’interdiction temporaire d’évoquer l’arrestation de l’activiste.

 

Aucun d’entre eux n’avait le droit de traiter le sujet jusqu’au mardi 29 mai.

Des manifestations devraient à nouveau avoir lieu cette semaine, à Londres, en Australie et en France.

 

 

 

Crédit photo : DR


[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LECTURE : L' ÉTRANGE SUICIDE DE L' EUROPE ! ( DOUGLAS MURRAY )

  • Quel prix ces fonctionnaires ont-ils payé d'avoir fermé les yeux sur ces atrocités modernes ? Quelle peine encourent-ils pour les avoir laissés se poursuivre sans lever le petit doigt ? Paieront-ils un jour ?

  • Certaines familles de filles violées ont raconté qu'elles avaient tenté à de multiples reprises d'alerter sur le sort de leurs filles. Mais l'État leur a claqué toutes les portes au nez.

  • Si la Grande-Bretagne doit remédier à la honte de cette culture de «gangs pédophiles », elle devrait commencer par modifier le rapport risque-bénéfice entre ceux qui paient pour avoir commis ces crimes monstrueux et ceux dont il est prouvé qu'ils ont aidé à les dissimuler.

Depuis l'arrestation de Tommy Robinson le 25 mai dernier, les mal nommés « gangs de pédophiles asiatiques » sont de retour sur le devant de la scène. La question de savoir si les victimes ont obtenu justice et les criminels leur juste peine a été également relancée.

Dans toute cette affaire, un élément clé n'a jamais été abordé. Quelle punition a frappé tous ces fonctionnaires et responsables publics en raison de leur aveuglement volontaire sur ces atrocités modernes ?

 

Quelle peine encourent-ils de les avoir laissées se poursuivre sans lever le doigt ? Paieront-ils un jour ? Policiers, élus, travailleurs sociaux et tous ceux qui ont échoué dans l'accomplissement de leur devoir n'ont subi aucune peine de prison pour leurs négligences. Il n'est pas exclu qu'ils échappent à une accusation pénale et qu'aucune accusation de non-assistance à personne en danger soit jamais portée contre eux.

Du coup, il n'est pas inintéressant de savoir si la vie de ces personnes, leur profil de carrière ou leur pension de retraite a été, est ou sera affecté par la faillite de leur comportement professionnel face à l'un des plus graves crimes jamais commis en Grande-Bretagne. Je parle ici du viol de masse de jeunes filles perpétré par des adultes poussés par (entre autres) le racisme, la bigoterie, la misogynie et le mépris de classe.

La carrière post-gang pédophile d'un seul de ces fonctionnaires peut apporter un embryon de réponse. Son nom est Joanna Simons.

 

En 2013, elle était directrice générale du conseil départemental d'Oxfordshire. C'est elle qui a piloté le programme « care » (aide sociale, soins) de l'Oxfordshire pendant près d'une décennie, c'est-à-dire toute la période où les viols de masse (l'enquête menée ultérieurement portera le nom d' « opération Bullfinch (Bouvreuil) ») ont été perpétrés. Parmi les actes de barbarie commis par ces hommes décrits à tort comme étant « d'origine asiatique », il y a eu cette fille dont le corps a été marqué d'un «M». M pour « Mohammed », le Mohamed en question exigeant que tout le monde sache que cette fille lui « appartenait », qu'elle était sa propriété.

Sur les centaines de victimes, nombreuses ont été celles qui ont enduré des violences parmi les plus horribles qui soient.

 

Certaines étaient sous la protection des services sociaux.

 

Parmi les histoires qui ont été dévoilées lors du procès de 2013 qui a eu lieu devant le tribunal pénal d'Old Bailey, il

 

faut citer le cas de cette fille droguée et violée en réunion. Après avoir réussi à s'échapper, elle a hélé un taxi qui l'a conduite au foyer de jeunes filles où elle résidait.

Mais le personnel du foyer a refusé de régler la note du taxi, alors le chauffeur a forcé la jeune fille à remonter en voiture et l'a ramenée à l'endroit dont elle venait de s'échapper. La bande a pu ainsi continuer de la violer. Je ne vous parle pas d'un cauchemar qui a eu lieu dans un pays lointain, ni même dans une de ces villes du nord de l'Angleterre ou les médias londoniens se risquent rarement, je vous parle d'un conte du verdoyant Oxfordshire.

 

Nombre de familles de ces filles ainsi violentées ont raconté qu'elles avaient tenté à de multiples reprises de sonner l'alarme sur ce qui arrivait à leurs filles, mais toutes les portes de l'État leur ont été claquées au nez.

 

Oxfordshire, Angleterre. (Source de l'image: Pixabay)

 

Après que des détails tels que ceux relatés ci-dessus aient été rendus publics, Joanna Simons a fait une vidéo qui a été mise en ligne par le conseil départemental d'Oxford. En cinq ans, moins de 2 000 personnes ont regardé ces 48 secondes d'excuses, lesquelles méritent pourtant un plus large public. Dans le film, Mme Simons fait face à la caméra et présente ses excuses aux personnes que le Conseil a laissé tomber, ce qui en dit long sur l'attitude qui a prévalu pendant des années en Grande-Bretagne.

De la première image à la dernière, tout sonne faux.

 

Le ton et le message laisse croire que Mme Simons s'excuse d'un retard dans le ramassage des poubelles ou la fourniture de sel contre le verglas. Rien ne colle à l'horreur - l'horreur crue et inimaginable - de ce qui a eu lieu sous les verts feuillages de la merveilleuse Oxford aux flèches rêveuses.

Simons a par la suite été interrogée par l'excellente Emily Maitlis du Newsnight de la BBC. Non seulement Simons a renouvelé ses excuses pour la défaillance de ses services, mais elle a délivré le message rassurant qu'elle et ses collègues du conseil d'Oxfordshire « avaient beaucoup appris ».

Quand Maitlis a demandé à Simons si elle comptait démissionner, Simons a répondu « Je me suis posé des questions très difficiles » mais « je ne vais pas démissionner parce que je suis résolue à faire tout ce qu'il est possible de faire pour régler le problème ».

Quand Maitlis a demandé à Simons ce qu'elle ferait si les victimes ou leurs familles réclamaient sa démission, Simons a joliment esquivé. Un de ces esquives qui révèlent mieux qu'une réponse franche et directe qu'elle n'avait aucune intention de démissionner même si chaque victime de chaque famille exigeait qu'elle quitte son poste.

Le désir de Simons de rester en poste était incontestablement motivé. Quand l'opération Bullfinch a éclaté, Mme Simons percevait un salaire annuel hors primes de plus de 196 000 £ (217 348€). Rappelons que le salaire annuel moyen au Royaume-Uni dépasse à peine 27 000 £ (30 880 €).

 

Le salaire annuel versé au Premier ministre du Royaume-Uni s'élève à un peu moins de 150 000 livres sterling par an (170 000 €). Ainsi, pour toute la peine qu'elle se donnait au sein du conseil départemental de l'Oxfordshire, Mme Simons percevait un salaire considérablement plus élevé que celui du premier ministre et plus de six fois le salaire moyen national.

Bien qu'elle ait réussi à se maintenir en poste envers et contre tout en 2013, les révélations ont continué. Un audit de l'affaire a mis en évidence que les travailleurs sociaux et la police connaissaient les violences commises contre des centaines de jeunes filles de l'Oxfordshire depuis 2005 mais qu'ils n'ont ni enquêté ni même enregistré cela comme un crime.

En 2015, le conseil du comté d'Oxfordshire a fait le choix de supprimer le poste de Simons, apparemment dans le but de faire des économies. Une décision qui ne semblait pas faire l'unanimité puisqu'elle a ensuite annulée.

 

La démission de Simons a finalement eu lieu en 2015, événement qui lui a valu une prime de départ du Conseil départemental d'un montant de 259 000 £ (296 300 €). Rappelons que le prix moyen d'une maison au Royaume uni (220 000 £ - 251 000 €) est inférieur à la prime de départ de Simons. En une seule année de travail, Simons a été en mesure de réaliser le rêve auquel la plupart des Britanniques consacrent une vie professionnelle entière, devenir propriétaire de son logement.

On aurait pu croire qu'une telle personne éviterait de réapparaître en public, profiterait de son pactole et se ferait discrète. Mais l'Oxfordshire n'a pas égaré Simons trop longtemps. En juillet dernier, l'organisme qui s'occupe de promouvoir le tourisme régional - « Faites l'Expérience de l'Oxfordshire » - a annoncé la nomination de Joanna Simons à la direction du conseil d'administration.

 

Le communiqué de presse annonçant sa nomination la citait elle-même entre guillemets. Simons parlait d'elle-même en affirmant que son expérience à la tête des services sociaux de l'Oxfordshire County Council la qualifiait pour assumer ce nouveau rôle.

 

Elle a exprimé son impatience « d'aider à promouvoir ce merveilleux endroit qu'est l'Oxfordshire pour vivre, travailler et faire du tourisme ». L'ancien président du conseil d'administration, un certain Graham Upton, a déclaré que Simons allait apporter au conseil sa « riche expérience ».

Mme Simons n'est qu'une personne parmi toutes celles qui, au Royaume-Uni, des années durant, ont fermé les yeux sur le viol collectif des jeunes filles de leur région. Bien entendu, ces gens ne sont pas en prison. Ils sont même rarement, voire jamais vilipendés quand bien même leur nom serait mentionné dans la presse nationale. Leur vie n'a pas été chamboulée.

Ils n'ont pas été persécutés à chaque coin de rue.

 

Au lieu de cela – pour autant que l'on puisse juger du cas de Joanna Simons - ils ont pu faire profil bas, encaisser le choc et réapparaître ensuite.

 

Si la Grande-Bretagne entreprend de remédier à cette honteuse culture de « gangs pédophiles », elle devrait commencer par modifier le rapport risque-bénéfice qui existe entre ceux qui paient pour ces crimes monstrueux et ceux dont il a été prouvé qu'ils les ont couverts.

 

 

Douglas Murray, auteur britannique, commentateur et analyste des affaires publiques, est basé à Londres, en Angleterre.

Son dernier livre, un best-seller international, est « L'étrange suicide de l'Europe: immigration, identité, islam » (l'Artilleur).

 

 

Source:   https://fr.gatestoneinstitute.org/12447/