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30/03/2018

SYRIE / GOUTHA: BiENTÔT PLUS DE RÉSISTANCE .......

 

Le dernier carré islamiste de la Ghouta

 

 

Par Antoine de Lacoste

 

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L’armée syrienne a reconquis 90% du territoire de la Ghouta.

Après avoir divisé le secteur islamiste en trois enclaves, elle a alterné assauts et négociations, sous la direction des Russes. Lorsqu’elle se heurtait à une fin de non recevoir ou lorsque Damas essuyait une nouvelle pluie d’obus, l’aviation russe intervenait avec l’efficacité qu’on lui connait.

Un des tournants de cette délicate reconquête, fut la réussite des corridors humanitaires pouvant permettre la fuite des civils.

Ces corridors furent très difficiles à mettre en place : les snipers islamistes tuaient impitoyablement les habitants qui essayaient de fuir, bravant les consignes de rester chez soi. De nombreux civils ont ainsi trouvé la mort.

Profitons-en pour admirer encore l’incroyable désinformation dont nous gratifient nos médias : pas une fois, sur aucune chaîne, n’a été dit que tous les snipers qui tuaient les civils étaient islamistes…

L’armée syrienne a alors entrepris de sécuriser ces corridors au prix de sanglants combats. Des dizaines de milliers de civils ont enfin pu s’enfuir et rejoindre les zones contrôlées par l’armée.

Les vidéos disponibles montrant ces fuites d’habitants remerciant l’armée de les avoir  sauvés, ont eu des effets ravageurs sur le moral des combattants. Plusieurs se sont rendus, et d’autres ont finalement accepté de négocier.

Les premiers étaient pourtant les plus durs : les djihadistes d’Ahrar al-Cham, successeurs d’Al Nosra. Environ 1500 combattants et leurs familles, soit 6000 personnes au total, ont été évacués par cars vers la province d’Idleb, la dernière aux mains des islamistes. Comme toujours, les combattants ont pu garder leurs armes légères et ont dû laisser le reste.

La deuxième évacuation, qui a commencé samedi, concerne le groupe Faylak al-Raman, mouvement proche des Frères musulmans et soutenu par le Qatar. 7000 personnes seraient concernées par cette évacuation, qui se fait également en direction d’Idelb. Décidément, cette province est en passe de devenir un invraisemblable chaudron islamiste…

Les négociations sont en cours avec le troisième et dernier groupe, Jaich al-Islam, d’obédience saoudienne. Bien qu’il compte plus de 10000 combattants, on voit mal comment ses chefs pourraient refuser une offre de repli, tant la victoire syrienne est maintenant certaine.

C’est donc la ville de Douma, occupée par ce groupe qui sera la dernière libérée.

Ainsi la reconquête de la Ghouta est en passe de s’achever, et ce sera un tournant militaire aussi important que ceux d’Alep et de Deir ez-Zor.

La désinformation du burlesque OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) sur les prétendues attaques chimiques de l’armée n’a cette fois pas fonctionné et les occidentaux n’avaient aucun prétexte pour intervenir malgré les menaces des Américains et du Président Macron.

Toutefois, les Damascènes ne seront pas encore tout à fait hors de danger : il reste, au sud de Damas, une poche de Daesh, qu’il faudra anéantir. Une attaque surprise et nocturne jeudi dernier a surpris l’armée qui a eu plus de 50 tués.

La tâche est loin d’être terminée pour l’armée syrienne.  

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

28/03/2018

LECTURE: CEUX DU DONBASS !

LECTURE :

CEUX DU DONBASS

mercredi 14 mars 2018, par Michel Dantan

 

Personne n’était mieux placé que l’écrivain russe Zakhar Prilépine pour évoquer la question du conflit du Donbass avec l’autorité intellectuelle et morale que requérait une telle entreprise.

 

Dans l’ambiance d’hystérie anti poutinienne qui prévaut dans le landerneau politico médiatique de l’hexagone, les informations en provenance du Donbass ont quasi systématiquement été passées au filtre de la propagande anti russe (1)

 

Les rumeurs concernant la présence massive de chars russes prêts à se porter au secours des insurgés, ou l’intervention effective de soldats russes à leurs côtés, n’ont cessé de nourrir le phantasme selon lequel la main de Moscou se cachait derrière cette guerre civile qui compte déjà plus de 10000 victimes.

 

Ses véritables causes en revanche, identitaires, démocratiques et culturelles ont été passées sous silence.

 

Ainsi par exemple, le projet d’ukainisation forcée des populations russophone de d l’Est et du Sud de l’Ukraine avec notamment dés février 2014 la suppression du russe en tant que deuxième langue officielle n’a été qu’effleuré.

 

Une même chape de plomb a recouvert l’opération de détournement de la Révolution du Maïdan par les milices néo bandéristes qui s’en sont servi de levier pour déstabiliser le pouvoir en place et le remplacer par des hommes de pailles à la solde des intérêts de l’OTAN.

 

Cette opération pourtant on le sait de l’aveu même de Victoria Nuland (2) la secrétaire d’état-adjoint américain pour les affaires européennes et eurasiennes en 2014, a été le résultat du travail de sape effectué pendant des années par la CIA, qui à coup de milliards de dollars s’est employée à subvertir de l‘intérieur les institutions ukrainiennes en diffusant par tous les moyens le virus de la russophobie.

 

De même il n’a été que très peu question des épisodes les plus traumatiques pour la population russophone comme celui du massacre perpétré à Odessa par des nervis à la solde de la junte et qui mériterait pourtant de connaître un épilogue judiciaire devant un tribunal international qualifié pour juger les crimes contre l’humanité.

 

Bref, le traitement médiatique réservé par la presse du système au conflit du Donbass, qui soit dit en passant n’est pas terminé, est demeuré cloisonné dans les limites du politiquement correct de sorte qu’aucune prise de conscience par l’opinion des vraies finalités de ce conflit soit rendue possible grâce à une information documentée et équitable.

 

Dans un ouvrage de 400 pages, à partir de témoignages recueillis sur place auprès des habitants et des combattants dont certaines figures sont devenues des icones de la résistance face au nouvel ordre mondial, l’auteur de « Ceux du Donbass, chroniques d’une guerre en cours » (3) tout en rendant hommage à leur courage et à leur dévouement replace ce conflit dans sa véritable perspective, celui d’une guerre de civilisation contre la barbarie.

 

 

A propos du sens qu’il convient de donner au combat des volontaires internationaux venus sur place en première ligne partager le sort de leurs camarades de la République populaire de Donetsk Zakhar Prilépine écrit ceci :

« C’est parce qu’ils ont compris qu’ici se trouvait la première ligne de la résistance des temps nouveaux.

Non pas une frontière entre le « monde russe » et « l’ukrainisation » fourvoyée, non !

Mais la frontière entre d’un côté, le système global d’oppression militaire, économique et culturel de toute souveraineté nationale au nom des intérêts financiers, supra-ethniques et anti chrétiens de divers clubs, centres et corporations et, de l’autre, les peuples qui ont le droit de faire leurs propres choix ».

 

Avec ce récit comme il est précisé à juste titre dans la préface de l’ouvrage,, la résistance face à la répression qui s’est abattue sur le Donbass a trouvé son mémorialiste.

 

 

(1) A contre courant de la pensée dominante, dés 2014 TV Libertés a consacré au conflit dés son un reportage effectué sur le terrain.

(2) Déclaration le 16/12/2013. Elle fera de courtes apparitions sur la place du Maïdan distribuant des gâteaux aux manifestants en compagnie de l’ambassadeur des USA,

(3) Editions des Syrtes.