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07/02/2018

LA CHINE S' INSTALLE MILITAIREMENT EN AFGHANISTAN !

La Chine installe une base militaire en Afghanistan


Par Peter Korzun – Le 30 janvier 2018 –

Source Strategic Culture

La province afghane du Badakhshan est limitrophe de la région autonome chinoise ouïgour, le Xinjiang. Elle faisait autrefois partie d’une voie commerciale reliant l’Orient et l’Occident, connue sous le nom d’ancienne route de la soie.

Aujourd’hui, cette route est relancée dans le cadre de l’initiative chinoise One Belt, One Road (OBOR), qui prévoit la construction d’importantes infrastructures en Afghanistan et en Asie centrale, dans le but de stimuler l’intérêt de Beijing pour la province.

 

L’Afghanistan abrite d’importants gisements de matières premières que la Chine pourrait importer. Pékin est en train d’investir 55 milliards de dollars au Pakistan et prévoit de construire un corridor économique s’étendant  jusqu’à la mer d’Arabie. L’OBOR dynamisera l’économie mondiale et profitera également à l’Afghanistan.

La Chine est le principal investisseur et partenaire commercial de l’Afghanistan. La stabilité en Afghanistan est dans l’intérêt de la Chine, mais il y a peu d’espoir que les États-Unis puissent la fournir.

Après tout, Washington n’a rien réalisé de substantiel allant dans ce sens depuis 2001.

Il y a eu des attaques et des replis soudains, des changements de tactiques et de stratégies, et de nombreuses études sur la façon de renverser la tendance de cette guerre, mais les talibans sont toujours forts et l’économie afghane en ruine – le trafic de drogue étant le seul type d’entreprise qui y prospère.

Jusqu’à présent, l’administration Trump n’a pas encore présenté sa stratégie tant attendue pour l’Afghanistan, même s’il y a au moins 8 400 soldats américains basés dans le pays.

Et leur nombre va bientôt augmenter. Les relations entre les États-Unis et les autres acteurs concernés, comme le Pakistan, sont très tendues. Washington a récemment suspendu son aide militaire à ce pays.

L’instabilité en Afghanistan menace le corridor économique sino-pakistanais, un élément important de l’OBOR. La Chine agit en tant que médiateur, essayant de concilier les différences entre les acteurs régionaux.

Les relations afghanes et pakistanaises se sont détériorées en 2017 lorsqu’elles se sont accusé l’une et l’autre de fournir un soutien aux djihadistes opérant dans les zones frontalières.

Pékin travaille d’arrache-pied pour améliorer ces relations bilatérales. Elle a mis en place une réunion tripartite entre tous les ministres des Affaires étrangères en 2017.

L’un des résultats de ces discussions a été la création de groupes de travail pour promouvoir la coopération dans divers domaines d’activité. Une autre réunion devrait avoir lieu cette année à Kaboul.

Le Mouvement islamique du Turkménistan oriental, un mouvement nationaliste et islamique ouïgour du Xinjiang, est actif en Afghanistan. Les militants acquièrent de l’expérience de combat en combattant côte à côte avec les talibans et d’autres groupes militants.

Pékin ne veut pas que ces guerriers chevronnés reviennent et se livrent à des activités terroristes sur son territoire.

La Russie et la Chine ont intensifié leur aide militaire aux États d’Asie centrale. Elles estiment que l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) peut contribuer de manière substantielle à un règlement pacifique.

Ces deux pays tentent de construire un réseau d’États régionaux. Moscou et Pékin sont motivées par leurs intérêts nationaux. Conscientes de leurs responsabilités en tant que grandes puissances, elles travaillent ensemble pour promouvoir la sécurité en Afghanistan et en Asie centrale.

Ceci dit, la Chine pourrait penser que ses intérêts dans la région sont suffisamment forts pour justifier un engagement militaire à l’extérieur de ses frontières.

 

Des représentants du gouvernement afghan ont indiqué que la Chine envisage de construire une base militaire au Badakhshan. Les discussions sur les détails techniques vont bientôt commencer. Les armes et le matériel seront chinois, mais l’installation sera dirigée par du personnel afghan.

Les véhicules et le matériel seront acheminés par le Tadjikistan. Il ne fait aucun doute que des instructeurs militaires chinois et autres experts viendront également former et assister les missions.

Le vice-président de la Commission militaire centrale chinoise, Xu Qiliang, affirme que la construction de cette base devrait être achevée en 2018.

Grâce à quelques offensives puissantes menées en 2017, les talibans ont capturé temporairement les districts d’Ishkashim et Zebak et celui du Badakhshan.

Le gouvernement afghan n’a pas réussi à assurer une présence militaire suffisante pour assurer la sécurité. Un accord avait été conclu avec les commandants locaux sur le terrain, qui leur avait donné une part de la production de lapis-lazuli là-bas, en échange d’une cessation des hostilités.

Mais les chamailleries internes ont sapé la paix fragile entre les groupes locaux, et les talibans ont saisi l’occasion pour intervenir. La présence d’État islamique dans la province est particulièrement préoccupante.

 

La sécurité des frontières est donc une question d’une importance primordiale pour Pékin.

La question est : jusqu’où la Chine est-elle prête à aller ? Jusqu’à présent, elle a limité ses activités militaires à des équipes commandos patrouillant dans le corridor de Wakhan.

 

Une base militaire au Badakhshan constituerait une étape importante démontrant que Pékin est prête à étendre sa présence dans le pays et remplacer les États-Unis.

La Chine a un atout dont les États-Unis manquent – ses bonnes relations avec la Russie et le Pakistan. Pékin représente l’OCS, une grande organisation internationale qui comprend des acteurs tels que la Turquie, l’Iran, l’Inde, le Pakistan et les pays d’Asie centrale.

L’année dernière, le président russe Vladimir Poutine a pris l’initiative de relancer les travaux du Groupe de contact de l’OCS sur l’Afghanistan.

Ces activités avaient été suspendues en 2009.

 

La Russie préconise d’ouvrir dès que possible des pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les talibans. Pékin soutient également cette idée.

Les deux nations sont dans le même bateau. Moscou a déclaré qu’elle était prête à accueillir une conférence sur l’Afghanistan.

L’OCS peut transformer le processus de paix en un véritable effort multilatéral. Cela affaiblira le poids des États-Unis dans la région, mais renforcera les chances de trouver un règlement au conflit.

 

La coopération et la diplomatie pourraient ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de l’Afghanistan.

 

 

Peter Korzun

Source et Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

 

GÉOPOLITIQUE: L' IRAN ET LE GRAND ARCHITECTE .....

L’Iran et le Grand Architecte

 
 

Cette relation a été établie par la veuve du colonel Boumédiene, Anissa, dont on pouvait estimer, avec le bon sens propre au Grand Michel (comme on désigne la naïveté robuste traditionnelle  de ce que notre fabuliste qualifiait de  « paysan du Danube » ou   celle d’un Candide) qu’elle aurait plus spontanément évoqué Dieu ou Allah, maître des deux univers !

 

Elle s’adresse ainsi à la cheftaine des dits « combattants du peuple » [Moudjahidines du peuple] qui sont une force offensive armée, notons le cependant, de type également révolutionnaire, islamico-marxiste, néo-bolcheviste  opposée à l’Etat iranien.

Anissa Boumediène devant le CNRI (Moudjahidines du peuple), réuni en banlieue parisienne, en France, le 21 janvier 2018

« Je suis prise au dépourvu car vous ne m’avez pas dit que je devais parler (…)

Et je pense, si je pouvais émettre un vœu et que le Grand Architecte de l’univers m’entende, de dire eh bien oui, nous souhaitons la fin de ce régime en Iran et pour suprême gageure et suprême vengeance, nous aimerions que ce soit une femme qui le remplace et que ce soit, en particulier, Miryam Radjavi » (Anissa Boumedienne)

Si le Grand Architecte entre dans la partie, c’est qu’une mobilisation interne et externe est prévue contre ce grand pays dont la République de 1979 a continué le développement engagé par le premier Châh d’Iran, Reza, qui entretenait de si fortes et aimables relations politiques et technologique  avec l’Europe nouvelle dressée contre le nouvel ordre du Traité de Versailles dessiné à la Conférence des Maçonneries des puissances alliées de juin 1917, tenue à Paris, qu’il fut renversé par une coalition anglo-soviétique en 1941.

 

Reza Chah Pahlavi

Une des conditions de pareil bouleversement  placé sous l’invocation de ce Grand Architecte de l’Univers, est le déracinement du patriotisme persan ou iranien, en le coupant de son passé, en le calomniant ou le caricaturant, et en cultivant au sein du peuple, entre nouveaux riches et classes appauvries par un blocus prolongé, une sorte de lutte des classes où triomphent les marchands d’illusion : pareil déracinement est sensible au sein d’une jeunesse nombreuse, majoritairement féminine, qui ne connaît du monde extérieur que l’image qu’en donnent les chaînes de télévision étrangères auxquelles elle a accès, et sans qu’un enseignement non pas religieux, mais moral et philosophique, ne lui ait été  prodigué qui l’armât suffisamment.

 

Il est vrai, concédons le, qu’un mot a été lancé par le Guide religieux Suprême, mais qui demeure un concept vide sans mobilisation verticale de haut en bas, de la population, « d’économie de résistance ».

L’idée est juste, et elle reprend la vieille idée allemande du philosophe et patriote Fichte, d’un « Etat commercial  fermé » : une nation doit pouvoir compter sur ses forces, sans songer uniquement à monnayer ses produits naturels.

 

A cet égard un marché commun asiatique pourrait s’ouvrir, sauf à considérer, avec bon sens, que cette région d’Asie centrale est, en premier avec le Kazakhstan et sa capitale, Astana, ornée d’une pyramide due à un architecte anglais rénovateur de la City de Londres, une véritable loge maçonnique monumentale donnant ainsi à la veuve du Président Boumédienne cette lumière sur l’avenir et de l’Iran et de son pays frère, que chante l’épopée du Livre des Rois ou Châh Nameh, l’Afghanistan rongé par une lutte terroriste sans fin.

« Palais de la Paix et de la réconciliation » construit en 2006 à Astana au Kazakhstan et dont l’inspiration maçonnique est évidente

L’exemple de l’Iran, de sa reconstitution moderne, de son indépendance ruinée par l’Angleterre par deux fois en 1917 et en 1941, de la guerre avec l’Irak qui servit de point de départ à une destruction de ce pays qui pousse maintenant l’audace de l’Arabie wahhabite à viser directement l’Iran dans une lutte sans merci, est celui d’un pays qui dut chacune de ses renaissances 1 – à un chef autoritaire et plongeant les racines du peuple dans un passé mythique et enthousiaste, 2°- un écartement de toute division du pays, en mettant la Nation au dessus des intérêts particuliers, ce qui est le contraire de ce que diffuse l’idéologie actuelle d’assistance généralisée, 3°- une aide européenne efficace.

 

Un aveu de  taille : le Dieu des printemps arabes et persans

L’on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, mais aussi que la bonne méthode de raisonner peut être, selon le mot de Descartes dans son Discours de la Méthode, entendue de tous, y compris des femmes et des Turcs, comme étaient de son temps entendus les Musulmans.

 

C’est le bénéfice de cet entretien improvisé de la veuve du Président Boumédiene de nous révéler ce dieu des batailles qui ravage le Yémen, la Syrie, allume les canons du nouvel Ottoman très proche de l’Etat d’Israël, entre deux colères, et pousse enfin le monde au chaos en criant à la démocratie.

C’est lui qui tire sur les Coptes d’Egypte, fit massacrer une quantité impressionnante d’Algériens, et permet aux fausses ambulances d’Afghanistan d’exploser !

 

C’est un pareil dieu qui conduisait l’an dernier la justice britannique à approuver le commerce d’armes d’ Ilam Fox, ancien ministre écossais de la Défense, conservateur, promu secrétaire d’Etat, et partisan du Brexit, adversaire de la Défense européenne au profit de l’OTAN, ayant exporté près de 3,5 millions de livres sterlings d’armes en Arabie wahhabite, création, depuis le XVIIIe siècle, des intrigues britanniques visant à détruire les grands empires ottomans et perses.

L’Arabie saoudite a mis le feu au Proche-Orient. À qui profite le crime ?

Il faut aussi que ce dieu ait des charmes pour faire oublier que le Dieu de son enfance n’était pas celui qui trône en loge, qui a coupé la tête du roi-martyr, et quelques mois après, de notre reine qui écrivait à son frère Leopold, empereur d’Allemagne, en juin 1790, mort visiblement empoisonné par la secte :

« Méfiez-vous là bas de toute association de francs-maçons. C’est par ce moyen que tous les monstres d’ici comptent parvenir dans tous les pays au même but. O Dieu garde ma patrie et vous-même de pareils malheurs » (Marie-Antoinette)

 

 

Cette troupe de monstres est composée de plusieurs étendards, que les démons qui volent bas essaient de faire s’entrechoquer, et ce pour ne pas qu’on  s’aperçoive qu’un abîme final est ouvert, celui dans lequel les illusionnistes plongent les dupes ou les âmes naïves répétant des mots dont elles ne saisissent pas le sens.

Cette étourderie de femme semi-savante enthousiasmée par le Grand Architecte est celle même de la raison contemporaine qui ne prend pas la peine d’abandonner ses distractions pour fixer la réalité.

 

Le monde n’est point un chaos, mais un ordre qui a ses degrés, et tant que la duperie humaine préférera un dieu qui flatte à un qui juge, un dieu brouillon à un dieu sage, le vouloir-vivre aveugle à la sérénité d’une mort victorieuse, comme il s’en trouve la trace dans les vraies religions qui n’en font qu’une au crible de la philosophie, alors le compas d’architecte aura toujours la capacité de se transformer en fléau des peuples.

 

Ce que montre le tableau de notre écroulement mondial.

Pierre Dortiguier

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