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19/08/2017

L' IDÉOLOGIE ANTIRACISTE SOURCE DE VIOLENCE ......


L'idéologie antiraciste, à la source des violences à Charlottesville


Rédigé le Jeudi 17 Août 2017 à 09:41 |

Benoît-et-moi 2017 a traduit un article éclairant de La Bussola sur les événements à Charlottesville. Extraits :


"Les faits en bref: à Charlottesville, dans une manifestation d'extrême droite, commencée vendredi soir, et qui incluait aussi le Ku Klux Klan, les anti-fascistes américains ont réagi avec des contre-manifestations. 

Samedi matin il y a eu une escalade. Le cortège antifasciste s'est heurté à des militants de droite, malgré les efforts de la police (qui a dû annuler les permis de manifester). En fin de compte, on a enregistré 15 blessés des deux côtés. 

Mais à 2 heures de l'après-midi, heure locale, une voiture conduite par un jeune de vingt ans, un certain James Fields, s'est lancée à toute vitesse contre la marche antifasciste, avec l'intention claire de provoquer un massacre. 

C'est un acte de terrorisme intérieur. Une femme de 32 ans, Heather Heyer est la victime. 19 autres manifestants ont été blessés. 

Les médias pointent du doigt Trump. Ils l'accusent explicitement de ne pas avoir condamné sans équivoque l'extrême-droite.

 Considérant que la victime était dans un cortège de gauche, cette accusation des médias contre Trump est pertinente. La presse accuse également Trump d'avoir dédouané l'extrême droite et donc d'être implicitement responsable de l'affrontement mortel de samedi. 

Mais c'est hors-sujet. La cause de la violence est antérieure à l'administration Trump.

L'origine du conflit est un monument. A Charlottesville, on a proposé d'enlever la statue équestre du général Robert E. Lee, commandant en chef l'armée du Sud dans la guerre de Sécession (1861-1865). 

C'est depuis avril que la droite locale protestait contre cette idée. Dans la manifestation de vendredi, la droite, réunie sous le sigle Unite the Right, émanation de la Alt Right (la droite, organisée notamment sur Internet, qui a soutenu la campagne de Donald Trump), avait l'intention initiale de défendre la liberté d'expression. 

Toutefois, à la fin, on n'a pas beaucoup vu de liberté, et en compensation, le cortège s'est rempli de néo-nazis, du Ku Klux Klan et de suprémacistes blancs. 

De l'autre côté de la barricade s'étaient donnés rendez-vous, venant de toute l'Amérique, des mouvements d'extrême gauche et Black Lives Matter, la version années 2000 du Black Power.

Pourquoi un affrontement aussi violent et aussi idéologique autour d'une statue dédiée à un personnage historique d'un siècle et demi auparavant? Le visiteur européen peut rester très surpris de voir autant d'hommages aux vaincus de la guerre civile. En Italie, par exemple, il serait impossible de trouver dans le Centre et le Sud des monuments dédiés aux généraux des armées pontificales et des Bourbons, qui se sont battus contre les Savoie et Garibaldi. 

 

En Italie, depuis un siècle et demi, l'effort politique et culturel a consisté en un vaste processus d'unification à travers la rééducation, qui inclut la «damnatio memoriae» des ennemis du Risorgimento [ndt: la même chose vaut en France, avec la Révolution, et par exemple, l'insurrection vendéenne]. 

Les États-Unis, en revanche, sont et restent un pays fédéraliste. En 1861, la Fédération s'est déchirée sur les valeurs fondamentales, à la fois sur l'esclavage (que le Sud voulait préserver) et les droits des États à leur pleine autonomie gouvernementale (que le Nord voulait redimensionner sinon supprimer). 

Pour réparer la déchirure, après cinq ans de guerre, 650 mille morts et une période d'occupation dure des États du Sud, on est parvenu à une sorte de compromis culturel. Chaque État célèbre ses morts.

 Des livres et des films à succès, comme Autant en emporte le vent, et des monuments et des musées dédiés à la mémoire des héros de la Confédération, sont la manifestation de cette pacifification culturelle. Ou plutôt, étaient.

C'est la gauche progressiste américaine qui a rompu l'équilibre. Elle a décidé de se comporter à l'européenne. Au nom de l' antiracisme, elle a décrété la damnatio memoriae des Sudistes, le retrait (quand et si possible) des monuments qui leur sont dédiés, tandis que les drapeaux confédérés sont abaissés. 

Ce n'est pas seulement la gauche, qui le veut, mais aussi la droite. Sans oublier que le Parti républicain fut celui de Lincoln, du Nord, et des années 50 du XXe siècle, et aussi des droits civils contre la ségrégation raciale. C'est Nikki Haley, actuelle ambassadeur à l'ONU de l'administration Trump, qui a fait abaisser le drapeau confédéré devant son palais de gouverneur de Caroline du Sud.

La gauche et les républicains anti-racistes ont pourtant, intentionnellement ou non, idéologisé l'histoire. Ils ont transformé la mémoire de la plus sanglante guerre des États-Unis en une lutte, encore en cours, contre le racisme. Et ainsi, l'idéologisation promue par les autorités, a permis aux extrémistes idéologiques de descendre sur le terrain. A gauche, sur le front de l'anti-racisme, est né et a grandi le mouvement noir Black Lives Matter

Obama, durant son second mandat (2012-2016) a toujours montré une certaine tolérance envers lui, même après les manifestations les plus violentes. Pas même après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, en 2016, le Président Obama n'a condamné fermement le climat de haine créé par des extrémistes de gauche. 

Et à cette époque, les médias (les mêmes médias qui aujourd'hui condamnent la complaisance de Trump pour la droite) n'ont rien trouvé à redire.

Ce «climat infâme» a permis à un monstre symétrique et opposé de refaire surface, le racisme blanc, qui semblait cantonné aux livres d'histoire et qui au contraire, au moins durant les deux dernières années, a recommencé à se mobiliser, d'abord sur le Web, puis aussi dans les rues. 

Ainsi, à cause de la lutte entre racisme et anti-racisme, les Etats-Unis commencent à connaître, avec près d'un siècle de retard, la lutte entre les «fascistes» et les «anti-fascistes». 

Dans un pays qui n'a jamais connu le totalitarisme dans sa chair."

 

Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/usa-racisme-et-anti-racisme-.html
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JOUNALISME ET CHASSE AUX NATIOS .......TRIBUNE LIBRE !

Nadia Daam, la journaleuse qui rêve de balancer tous les natios « neo-nazis »

Publié le 18 août 2017 - par  
 
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La chaîne alimentaire est ainsi faite : les chasseurs d’hier sont les chassés d’aujourd’hui.

Dans le cas de skinheads braillards et violents, on est tentés de penser que ce n’est que justice. Quoique…

Dans une société digne de ce nom, tout doit avoir des règles, même la guerre, sous peine de tomber dans les travers de ceux que l’on prétend combattre.

Après les manifestations de Charlottesville, les SJW (social justice warriors), toujours à l’affût d’une idée humaniste, ont décidé d’organiser une « chasse aux nazis ».

Un compte twitter « Yes you’re racist », créé en 2012 pour dénoncer le racisme ordinaire sur les réseaux sociaux, s’est chargé de mener la traque. « Si vous reconnaissez n’importe lequel de ceux qui ont manifesté à Charlottesville, envoyez-moi leurs noms/profils et je les rendrai célèbres« , a lancé le propriétaire du compte, un certain Logan Smith, jeune antiraciste de trente ans.

Aidé par certains internautes, le jeune Logan n’a pas tardé à dénicher l’identité de plusieurs participants au rassemblement de Charlottesville.

Certains ont été vus en compagnie de figures majeures du GOP, d’autres occupent des emplois éminents d’enseignant, d’ingénieur, d’entrepreneur… Bien loin de l’image du puceau chômeur aigri et inculte que les médias accolent généralement aux militants de l’extrême-droite. Il va de soi que dans un pays libéral comme les États-Unis, où le licenciement est une affaire de quelques minutes, cette exposition peut briser la carrière et la vie familiale d’une personne aux idées contrevenantes.

Certains en ont déjà fait les frais. Dès le lendemain de la manifestation, Logan Smith claironnait tout fiérot : « Cole White, le premier que j’ai exposé n’a plus de travail« .

Jeune prolétaire californien issu du milieu ouvrier, ledit Cole White travaillait comme serveur dans un restaurant de hot-dogs qui l’a renvoyé dès que son nom a été associé à Charlottesville, alors même qu’il avait manifesté pacifiquement et qu’il est un simple nationaliste sans aucune affiliation avec les nazis. (On oublie en effet de dire que les nazillons et autre skins – dont certains sont de source sûre des agents provocateurs – étaient ultraminoritaires dans ce rassemblement, la plupart des manifestants étant venus pour protester contre la démolition de la statue du général Lee).

Le restaurant où il officiait s’est fendu d’une longue lettre d’excuses sur sa page facebook : le gérant y condamne les idées de son ex employé et jure qu’il ne l’aurait pas embauché s’il avait su à qui il avait affaire.

Un autre jeune homme, étudiant dans le Nevada, s’est lui aussi vu brocarder sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’est pas néonazi mais un défenseur de l’héritage confédéré.

Une pétition a même vu le jour au sein de son université (signée par plusieurs centaines d’étudiants et… quelques professeurs) pour qu’il soit expulsé. Heureusement pour lui, celle-ci n’a pas abouti, la direction arguant (à juste titre) que ledit jeune homme n’avait commis aucun acte illégal et que, même si ses opinions étaient condamnables, elles ne méritaient pas une exclusion.

En effet, il s’agissait d’une manifestation légale. Seuls quelques manifestants (arrêtés par la police) ont fait preuve de violence. Une pareille chasse aux sorcières aurait été compréhensible dans le cadre d’un événement illégal mais cela revêt des airs de dictature quand aucune loi n’a été enfreinte. Il ne s’agit donc plus d’une sanction pénale mais d’une réprobation morale.

On ne vous condamne plus pour ce que vous avez fait mais pour ce que vous êtes.

Révéler les données personnelles de quelqu’un est en revanche un délit… surtout quand ce n’est pas la bonne personne. Ainsi, un certain Billy Roper a reçu une avalanche d’insultes et de menaces après qu’il ait été présenté comme néonazi par le compte Yes You’re Racist qui a ensuite rectifié (« ce n’est pas Billy Roper mais un autre raciste ») sans pour autant effacer le tweet où il l’incriminait.

Un professeur d’université a lui aussi encouru les foudres de ses étudiants (dont certains ont annoncé qu’ils ne fréquenteraient plus ses cours) après que son nom a été brocardé par Yes You’re Racist. Or, le pauvre homme n’était pas à Charlottesville ce jour là mais en vacances en Jamaïque.

De retour chez lui, le magister a découvert effaré qu’on l’avait confondu avec un manifestant arborant un tatouage nazi.

Même si Logan Smith a reconnu l’erreur et annoncé publiquement que l’homme sur la photo n’était pas le professeur, ce dernier continue de recevoir des insultes et a même dû faire une conférence de presse où il a juré presqu’en larmes qu’il n’était pas suprématiste et qu’il abhorrait ces idées.

Heureusement, de nombreux internautes états-uniens se sont insurgés contre ce doxxing (divulgation des données privées) et cette chasse aux sorcières qui rappelait à certains le maccarthysme. Car, oui, les mânes de McCarthy sont de retour, à ceci près que les communistes et antifas ont repris le flambeau.

Étrangement, c’est en France que l’initiative de Logan Smith a reçu le plus de soutien sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes français ont tweeté leur admiration (dans un anglais approximatif) au jeune antifasciste et regretté que pareille initiative n’ait pas vu le jour en France.

 

Notons aussi cet article hallucinant publié sur Slate.fr par une certaine Nadia Daam dont on espère que c’est son véritable nom. http://www.slate.fr/story/149925/faut-reveler-identites-d...

Dans sa tribune très lyrique, l’auteur justifie la divulgation de l’identité des militants d’extrême-droite par le fait que « ces derniers agissent à visage découvert » et qu’il n’y a donc aucune interdiction à « dévoiler leur identité et leur faire répondre de leurs actes ».

Pour elle, ces militants (qu’elle assimile tous au nazisme) devraient assumer à plein temps leur engagement : « on ne peut être militant d’extrême-droite lors des meetings et employé modèle ou papa poule dans son cercle privé », ânonne-t-elle.

Si « le but est évidemment de nuire », il faut en passer par là, pour « combattre la haine avec vigueur ». On rappellera seulement que la manifestation de Charlottesville était tout à fait légale et qu’il s’agit ici de dénoncer des gens pour avoir fait quelque chose qui n’était donc pas interdit.

Le malaise survient lorsque Nadia Daam affirme qu’il faut poursuivre cette traque malgré les erreurs d’identification, qui, selon elle, ne sont « pas si graves » même si elles valent des insultes et des menaces à des personnes innocentes confondues avec d’autres (qui sont tout aussi innocentes légalement).

Elle appelle ainsi à « assumer les pots cassés » et conclut par une sentence qui fleure bon les moisissures idéologiques de l’ère soviétique : « Il doit être insupportable d’être accusé à tort et de subir insultes, et menaces. Mais, les personnes mises injustement en cause, auront toujours la possibilité de rétablir la vérité. Même si elles y auront laissé des plumes. »

Coupable jusqu’à preuve de votre innocence…

Au vu du soutien que cette idée rencontre en France, il faut se préparer, camarades, à ce qu’un jour nos noms aussi soient traînés publiquement dans la boue, assimilés au nazisme et aux pires infamies. Bref, soyons prêts, chers camarades, à être tricards de partout, à être – selon les paroles douces de cette Nadia Daam – « exclus de la société ».

C’est une éventualité que nous devons sérieusement envisager au vu de l’évolution (ou régression) des mentalités. Si nos universités nous excluent, si nos entreprises nous renvoient, si nos propres familles nous renient à cause de nos opinions (à l’instar de ce père antiraciste qui a lu sur CNN une lettre reniant son fils qui avait été à Charlottesville) alors que faire ?

Le seul chemin courageux sera celui du maquis : entrer en lutte contre le régime qui aura brisé nos vies.

Nicolas Kirkitadze     http://ripostelaique.com

17/08/2017

LE COMMUNISME, L' ISLAM ET LE GRAND MENSONGE !

LE MENSONGE DANS LE COMMUNISME ET L’ISLAM


Conférence donnée lors des Journées Jean Vaquié, Avrillé, 14-16 Juillet 2017
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1. QU’EST CE QUE LE MENSONGE ?
2. LE MENSONGE EN ISLAM.
3. LE MENSONGE DANS LE COMMUNISME.
4. DIFFÉRENCES
5. RESSEMBLANCES.
6. L’ALLIANCE INVRAISEMBLABLE MAIS HISTORIQUE DU COMMUNISME ET DE L’ISLAM.
7. QUELQUES DÉFAITES DE L’ÉGLISE.
8. CONCLUSION
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1. QU’EST CE QUE LE MENSONGE ?

« Le mensonge consiste à affirmer comme vrai ou comme faux, par des paroles ou par des actes, ce qu’on ne croit pas tel.

De combien d’espèces est le mensonge ?

Le mensonge est de trois espèces : le mensonge joyeux, le mensonge officieux et le mensonge pernicieux.
Le mensonge joyeux est celui dans lequel on ment par pure plaisanterie et sans faire tort à personne.
Le mensonge officieux est l’affirmation d’une chose fausse pour sa propre utilité ou celle d’un autre, mais sans qu’il y ait de préjudice pour personne.
Le mensonge pernicieux est l’affirmation d’une chose fausse qui fait tort au prochain.

Est-il permis de mentir ? 

Il n’est jamais permis de mentir ni par plaisanterie, ni pour son propre avantage ni pour celui d’autrui, car c’est une chose mauvaise par elle-même.

Le mensonge concerne-t-il plusieurs péchés ? 

Quand le mensonge est joyeux ou officieux, c’est un péché véniel ; mais s’il est pernicieux et que le préjudice causé soit grave, c’est un péché mortel.

Est-il toujours nécessaire de dire tout ce que l’on pense ?

Non, cela n’est pas toujours nécessaire, surtout quand celui qui vous interroge n’a pas le droit de savoir ce qu’il demande. »

Voilà ce qu’enseigne au sujet du mensonge le Catéchisme de saint Pie X.
Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou sa dissimulation (mensonge par omission), une forme de manipulation visant à faire croire, ou faire faire à autrui, ce qu’il n’aurait pas cru ou fait s’il avait su la vérité. Le mensonge est donc avant tout mauvaise foi, et c’est pourquoi il est un péché, car « tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché (Rm 14.26) ».

Le Catéchisme de Jean-Paul II précise : « La gravité du mensonge se mesure selon la nature de la vérité qu’il déforme, selon les circonstances, les intentions de celui qui le commet, les préjudices subis par ceux qui en sont victimes. Si le mensonge, en soi, ne constitue qu’un péché véniel, il devient mortel quand il lèse gravement les vertus de justice et de charité. (CEC n°2484) ». 

Il en ressort une double leçon, utile pour notre étude du mensonge dans l’islam et le communisme (un double pléonasme) :

1) Le mensonge est toujours un péché, mais pas toujours mortel.
2) Dire la vérité à qui n’a pas le droit de la connaître n’est pas requis.  

Il est clair que la Vérité doit être aimée pour elle-même, comme le montre le fait qu’elle n’a pas besoin d’être qualifiée, alors que toute vertu demande à être vraie. Cependant, “amour et vérité s’embrassent (Ps 84.11)”, en sorte que les exigences de l’amour deviennent celles de la vérité… Existe-t-il des cas où l’on ne puisse pas dire la vérité sans causer un dommage très grave au prochain ou trahir un très grave devoir ? Le mensonge est-il parfois permis ? “Vous abritez un Juif ou un résistant dans votre grenier.

La Gestapo qui le cherche vous interroge. Allez-vous dire la vérité ? Allez-vous (ce qui reviendrait au même) refuser de répondre ? Bien sûr que non ! Tout homme d’honneur, tout homme de cœur, et même tout homme de devoir, se sentira non seulement auto-risé mais tenu de mentir. […] Il faut dire la vérité, ou le plus de vérité possible, puisque la vérité est une valeur, puisque la sincérité est une vertu ; mais pas tou-jours, mais pas à n’importe qui, mais pas à n’importe quel prix, mais pas n’importe comment ! Il faut dire la vérité autant qu’on peut, ou autant qu’on doit, disons autant qu’on peut le faire sans manquer par là à quelque vertu plus haute ou plus urgente.”(1)

Différentes théories ont fleuri pour essayer de justifier le mensonge dans ces situations extrêmes. Nous nous contenterons ici de donner la solution thomiste. Elle consiste dans la notion de restriction mentale, qui existait déjà chez saint Augustin et que saint Thomas connaît sous le nom de « dissimulation de la vérité (dissimulatio veritatis) » : « Il est permis de cacher prudemment la vérité sous quelque dissimulation, comme le dit saint Augustin (q. 110, a. 3, ad 4) ».

La restriction mentale n’est pas un mensonge : elle consiste à employer un langage volontairement équivoque pour cacher une vérité à un interlocuteur qui n’a pas le droit de la connaître. Maintenir l’interdiction du mensonge tout en acceptant des stratégies de tromperie où ce qui est dit n’est pas faux mais peut être faussement interprété, paraît la seule façon possible d’accorder la lettre de la Loi, qui a été faite pour l’homme et non pas l’homme pour elle (Mc 2, 27), avec la fidélité à l’Esprit de Dieu, qui nous demande d’être candides comme des colombes et prudents/rusés comme des serpents, brebis que nous sommes au milieu de loups (Mt 10, 16)… 

Nous connaissons la ruse d’Abraham qui déclara au roi Abimélek en Égypte que la très belle Sara était non pas sa femme, mais sa sœur, tant il craignait pour sa vie si la vérité était connue. Abraham se justifia de la chose en invoquant le fait que Sara étant la fille de son père sans l’être toutefois de sa mère, il pouvait sans mentir l’appeler sa sœur, bien qu’elle fût aussi sa femme. Saint Augustin innocente le patriarche de l’accusation de mensonge en affirmant qu’« il cacha la vérité, mais ne dit rien de faux (Contre Fauste, liv. 22, chap. 34) ».

La menace de mort rendit licite la dissimulation de la vérité. Le simple choix de la tromperie négative (dissimulation) plutôt que du mensonge témoigne d’un souci moral, celui d’éviter un plus grand mal.

Jésus Lui-même a usé d’équivoques et de restrictions mentales, Il dit par exemple aux Juifs : « Détruisez ce Temple, et en trois jours Je le rebâtirai. (Jn 2.19) ». Les Juifs crurent, comme ils ne pouvaient que le comprendre, qu’Il parlait du Temple de Jérusalem, mais Lui parlait de Son corps… Il dit à ses disciples : « Notre ami Lazare dort, mais Je vais aller le réveiller. ». L

es disciples crurent qu’Il parlait du sommeil de Lazare, mais Jésus parlait de sa mort (Jn 11.11,14)… Ou bien encore, Jésus dit à ses cousins : « Vous, montez à la fête ; Moi, Je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. (…) Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors Il monta Lui aussi, pas au grand jour, mais en secret. (Jn 7.8,10) ».

On peut reprocher aux équivoques et aux restrictions mentales de n’être que des subtilités inventées pour se persuader qu’on ne ment point, alors que leur effet est bel et bien de tromper et de détruire la confiance mutuelle, indispensable à la vie sociale. Car les relations sociales ont besoin de franchise, de confiance mutuelle et de sincérité. C’est pourquoi Dieu promet le bonheur à son peuple moyennant l’obéissance à Ses commandements : « Tu n’invoqueras pas le nom de Dieu en vain. (…) Tu ne porteras pas de faux témoignages (Ex 20.7,16). ». Jésus ne dit-Il pas : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Tout ce que l’on dit en plus vient du Mauvais. (Mt 5.37) » ? Jusqu’à quel point la ruse pratique est-elle moralement défendable ?

Pour répondre à cette question, certains moralistes, y compris parmi les Pères de l’Église, font valoir que si l’usage de la violence est interdit, mais devient légitime pour s’en défendre (dans les cas précisément de légitime défense), alors, vouloir connaître indûment une vérité constitue pareillement une violence, contre laquelle il est alors légitime de résister par cette violence qu’est le mensonge. 

Si le mensonge est violence, et si l’usage de la violence est parfois légitime, alors, comme nous l’avons vu dans l’exemple d’Abraham ou de Jésus, les équivoques et les restrictions mentales, peuvent être légitimes. A la différence du mensonge, elles ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais seulement si elles sont utilisées sans nécessité ou avec la volonté de nuire. L’intention de préserver un secret légitime les rend licites.

L’Église enseigne que « La charité et le respect de la vérité doivent dicter la réponse à toute demande d’information ou de communication. Le bien et la sécurité d’autrui, le respect de la vie privée, le bien commun sont des raisons suffisantes pour taire ce qui ne doit pas être connu, ou pour user d’un langage discret [adapté ?]. […] Personne n’est tenu de révéler la vérité à qui n’a pas droit de la connaître (cf. Si 27.16 ; Pr 25.9-10). (CEC n°2489) ».

Saint Thomas d’Aquin montre le fondement de cette possibilité d’un usage défensif du langage dans la distinction entre la fausseté matérielle et objective du mensonge, qui est l’énoncé inexact, et sa fausseté formelle et subjective, qui est l’intention de tromper. Il est clair qu’un perroquet ne peut pas plus mentir que dire la vérité, car il n’a ni connaissance ni intention. C’est donc cette « fausseté formelle qui constitue la raison de mensonge, à savoir la volonté d’exprimer ce qui est faux. C’est pourquoi on appelle “mensonge” ce que l’on dit “contre sa pensée” (II-II, Q 110, a.1) », mais on appelle tromperie, la trahison de la confiance.

Aussi, « Vouloir tromper quelqu’un, lui faire croire ce qui est faux, cela ne ressortit pas spécifiquement du mensonge, mais à une certaine perfection du mensonge. (II, Q. 110, a. 1.) ». Il faut donc distinguer mensonge et perfection du mensonge. C’est de cette dernière seulement dont il va être question dans notre propos sur le mensonge dans l’islam et le communisme.

La distinction thomiste de la tromperie et du mensonge rend légitime des stratégies de secret, dont la qualification morale dépend de l’intention. Vouloir cacher n’est pas tromper, même si tel sera le résultat. Et dans ce cas, le trompé devra assumer la responsabilité d’avoir été trompé, car il a posé des questions qu’il n’aurait pas dû poser, exigé des vérités qu’il ne devait pas connaître, en sorte qu’il a pris pour vérités non des mensonges, mais d’autres vérités, destinées à le détourner de celles qu’il recherche.

Plutôt donc qu’une morale prohibant toute forme de mensonge, telle celle de Kant, refusant de mentir à un meurtrier pour épargner sa victime (François Boituzat, Un droit de mentir ? Constant ou Kant, Paris, PUF, 1993), maintenir l’interdiction du mensonge tout en acceptant des stratégies de tromperie où ce qui est dit n’est pas faux mais peut être faussement interprété, paraît la seule façon possible d’accorder la lettre de la Loi, qui a été faite pour l’homme et non pas l’homme pour elle (Mc 2.27), avec la fidélité à l’Esprit de Dieu, qui nous demande d’être candides comme des colombes et prudents/rusés comme des serpents (Gn 3.1), brebis que nous sommes au milieu de loups (Mt 10.16)….

Bref, il y a donc une différence essentielle entre tromper pour sauver ce qui doit l’être et tromper pour nuire à autrui.

C’est à cette dernière acception que nous allons maintenant faire référence en traitant des rapports de l’islam et du communisme au mensonge. Islam et communisme refusant l’un et l’autre d’adorer Jésus, qui est La Vérité (Jn 14.6), sont déclarés par Jésus Lui-même « fils du Diable », lequel « est menteur et père du mensonge (Jn 8.44) ».

 

2. LE MENSONGE EN ISLAM.

« La ruse appartient à Allah en totalité (Coran 13.42) » qui « est le meilleur pour fomenter un complot (Coran 8.30) ». Aussi, à son école, Mahomet complote : « Attire par ta voix ceux que tu pourras ; fonds sur eux avec tes cavaliers et tes piétons ; sois leur associé dans leurs richesses et leurs enfants et fais-leur des promesses. Satan ne fait des promesses que pour aveugler les hommes. (Coran 17.66) ».

« Il est permis de mentir si le but à atteindre est louable. (Ghazali, Reliance of the Traveller, Amana, Maryland, USA, 1997, p.745) », et ce but peut être l’assassinat d’innocents… car personne n’est innocent qui ne veut se soumettre à l’islam (Coran 5.33).

C’est ainsi qu’Usayr ibn Zarim et trente des ses hommes, désarmés par Mahomet après la promesse qu’il leur fit d’un sauf-conduit, furent par lui assassinés (Bukhari 52.269). Mahomet, modèle de tout musulman (Coran 33.21), n’utilisait pas le mensonge seulement pour cacher ses secrets ou tromper ses prétendus ennemis, mais pour nuire à autrui. C’est ainsi qu’ayant appelé à assassiner le poète critique Kab bin Arshaf, Muhammad bin Maslama demanda à Mahomet s’il était permis de lui mentir pour lui tendre un piège.

Mahomet le lui assura, et le félicita lorsque ce dernier revint lui apporter la tête de sa victime (Bukhari, 52.271, 64/15 ; Muslim, 32-3359 ; Muslim, 19/4436). Mahomet signa un traité de paix de dix ans avec les Mecquois, ce qui lui donna le temps de refaire ses forces pour s’emparer de la ville deux ans plus tard, après avoir exécuté les personnes qui lui avaient fait confiance (Ibn Ishaq, Sira, 981 ; 834 & 837).

Vous le voyez, il n’est pas question ici de tromper pour sauver, mais de tromper pour nuire à autrui dans l’entreprise universelle et perpétuelle du djihad. « Mentir est obligatoire si l’objectif à atteindre s’impose. (Reliance of the Travaller, Maryland, USA, 2011, Para r8.2) ». Imposer l’islam est le devoir de tout musulman, et donc pareillement le mensonge.

C’est ainsi que s’appuyant sur un hadith d’Ali : « La takia (principe légitimant le mensonge) est notre vraie religion et celle de nos parents. Celui qui ne l’exerce pas, qu’il se considère comme un non-pratiquant de l’islam. » (2), l’imam Ja‘far as-Sadiq enseigne : « Quiconque n’observe pas la dissimulation n’a pas de Foi ». (3) En résumé « la takia est voile pour le croyant, et celui qui n’a pas de takia n’a pas de religion. ». (4)

 

Ce devoir du mensonge en islam se décline sous quatre formes : la takia, qui est la plus connue, mais aussi la tawriya, le kitman et le muruna.

La Tawriya, peut être définie comme l’« inventivité dans l’art du mensonge ».

A ce titre on peut mentionner le soi-disant apport de la culture grecque et scientifique à l’Occident, mensonge éhonté qu’a si bien démonté Sylvain Gougueuheim dans son ouvrage Aristote au Mont Saint-Michel, mais que toute la nomenklatura veut continuer à faire passer pour une vérité historique ; ou bien le mythe de l’âge d’or de la tolérance entre les religions qui aurait existé lors de l’occupation musulmane de l’Andalousie, etc. La Tawriya permet de changer le sens d’un serment sans en changer la lettre (Reliance of the Travaller, Maryland, USA, 2011, o19.1, o19.5).

C’est ainsi qu’un musulman niera que les Juifs et les chrétiens sont déclarés par le Coran « des égarés, objets de la colère d’Allah », car le verset ne le dit pas textuellement, bien qu’aucun autre sens n’est logiquement possible. Pour faire accroire à la haine de l’islam pour le mensonge, il pourra citer : « La malédiction d’Allah tombe sur les menteurs. (Coran 3.61) », sauf que les menteurs sont pour le Coran ceux qui refusent l’islam. Et s’il souhaite la paix à un non-musulman, ce sera pour lui souhaiter intérieurement sa conversion à l’islam.

Le Kitman consiste à ne dire qu’une partie de la vérité afin de la déformer entièrement. Un exemple bien connu est celui d’affirmer que le terme djihad désigne le combat contre soi-même, alors que ce combat contre soi-même est celui de résister à la tentation de quitter l’islam et de contribuer à promouvoir l’islam (Coran 2.193 et 8.39). Un autre exemple est la citation de versets apparemment tolérants, mais qui ont été abrogés.

Le Muruna signifie faire preuve de souplesse, savoir s’adapter. C’est l’arme suprême pour s’infiltrer chez l’ennemi. A l’imitation de la conduite d’Allah abrogeant certains versets de sa parole éternelle pour de meilleurs (Coran 2.106), un musulman est justifié de ne pas respecter certaines règles musulmanes s’il obéit à un « meilleur commandement ».

Ainsi un jihadiste se rasera la barbe, boira de l’alcool, ira en boite de nuit, ne respectera pas le ramadan, épousera une non-musulmane, critiquera même le Coran, etc.

La Takia est l’art de dissimuler l’identité musulmane pour protéger l’islam ou le musulman.

Elle permet aux musulmans de dissimuler jusqu’à leur croyance, voire de la renier et d’en pratiquer publiquement une autre, s’ils estiment la chose nécessaire à la sauvegarde de leurs intérêts (Coran 3.28,54 ; 16.106), et cela dans l’attente que le rapport de forces ne s’inverse et qu’il leur devienne possible d’envisager l’agression : « Ne montrez point de lâcheté et n’appelez point les infidèles à la paix quand vous leur êtes supérieurs… (Coran 47.38) ».

Même si chiites et sunnites s’accusent mutuellement d’avoir une pratique peccamineuse de la takia, les uns et les autres la pratiquent à l’école d’Allah qui justifie le parjure : « Allah a institué pour vous un moyen de vous délier de certains de vos serments. (Coran 66.2) ».

La takia est la foi dans une tactique infaillible permettant d’instaurer le califat sur la terre entière.

 

Elle est plus importante que la pratique des cinq piliers de l’islam. Sa connaissance est par définition insaisissable. C’est en soi une religion impliquant une pratique dans tous les domaines de la vie. Il existe essentiellement deux formes de takia, défensive et offensive, notions qui recoupent notre distinction entre la tromperie pour sauver et la tromperie pour nuire.

Je ne traite ici que de la seconde, l’offensive, visant à s’approprier le pouvoir d’un pays puis de l’ensemble de l’humanité, selon des techniques sophistiquées comprenant une grande diversité de méthodes. Cet art du mensonge procède par étapes en vue d’infiltrer les esprits progressivement et de les soumettre en douceur, en s’adaptant à chaque situation.

L’origine de la takia remonte au projet d’Allah de démasquer Satan, qui était si expert en takia qu’Allah lui-même ne pouvait le distinguer parmi les anges fidèles… Allah résolut alors de créer Adam pour tendre un piège à Satan, celui de devenir le calife de la Création (Coran 2.30).

Et pour qu’Adam pût rivaliser avec Satan, il fallut qu’Allah lui enseignât la takia. Adam transmit ensuite cette technique qui est enseignée aujourd’hui chez les musulmans et les Juifs. Sauf que les juifs la pratiqueraient au service de Satan, et les musulmans au service d’Allah. En fait Adam n’a pas mangé du fruit défendu, mais selon le plan convenu avec Allah, il a fait semblant afin de montrer aux anges fidèles la nature perverse de Satan l’ayant invité à pécher…

Certes, la pauvre Ève, dans son ignorance a été impliquée dans cette comédie, mais elle a été créée faible pour cette raison…

Et voici la première règle de la takia : profiter de la faiblesse et de l’ignorance d’autrui. Pour les vrais musulmans, la fin justifie les moyens, et la vie humaine n’a aucune valeur au regard d’Allah. L’histoire Sainte est réinterprétée selon cette loi du mensonge : l’histoire de Joseph (Gn 37-50) n’est qu’une application de la takia par Jacob et Joseph pour entrer en Égypte et en conquérir le pouvoir (Coran 12.4-10) ; de même, la tante maternelle de Moïse put le sauver de la mort décrétée par Pharaon pour tous les nouveau-nés mâles Hébreux, parce qu’elle était devenue l’épouse de Pharaon en vue de faciliter le départ d’Égypte du peuple Hébreu devenu nombreux et riche. Le même principe a présidé à la Shoah en vue de la création de l’État d’Israël…

Mahomet a pratiqué la takia jusque dans le Coran, avec les versets dits tolérants ou usant du principe de l’abrogation (Coran 2.106, 5.15 ; 16.101). 


Aujourd’hui la takia se sert de la démocratie, des Droits de l’homme, de la liberté religieuse, pour imposer la charia dans l’espace public. Elle déclare « modérés » ceux qui iront demain rejoindre l’armée du Mahdi, et qui en attendant font fructifier au profit de l’islam les concessions que leur obtient la peur des actes terroristes.

L’islam ne vit que par la peur qu’il inspire : peur d’Allah qui menace sans cesse des tourments de l’Enfer, et peur de l’Ouma chargée de faire appliquer sa volonté jusqu’à la mort du mécréant. Islam intégriste, islam modéré et étatique, œuvrent de concert à accomplir la volonté de l’unique Allah : « Allah a envoyé son Prophète avec la religion de la Vérité pour la faire prévaloir sur toute autre religion. (Coran 9.33 ; 2.193 ; 8.39) ». Il est indéniable que les attentats ont conduit les pouvoirs publics français à choyer la communauté musulmane jusqu’à lui créer le CFCM et L’islam de France, toute honte bue du reniement du sacro-saint principe laïciste de la séparation de l’État et des religions.

A l’instar des pays arabo-musulmans affrontés eux-aussi au terrorisme, ils pensent couper ainsi l’herbe sous les pieds des islamistes en islamisant eux-mêmes la société à leur place ! La takia est si parfaite qu’elle réussit à faire honorer l’islam par une civilisation qu’il se doit de détruire.

L’islam-religion, jouant du respect de la liberté de conscience et de religion, est le cheval de Troie utilisé chez nous pour implanter la charia, but du djihad. Les propos de M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, ne laissent aucun doute sur le caractère pacifique de la présence islamique en Occident : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […]

La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […]

Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […]

Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale* et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. (Déclaration islamique) »

3. LE MENSONGE DANS LE COMMUNISME.

Le communisme c’est l’avenir/l’anticommunisme c’est le passé ! ; le communisme c’est la générosité/l’anticommunisme c’est l’égoïsme ! ; le communisme c’est la paix/ l’anticommunisme c’est la guerre ! ; Le communisme c’est le progrès/l’anticommunisme c’est la stérilité, la stagnation, la pauvreté ! Voilà les slogans que l’on entendait il y a encore vingt cinq ans.


Si le communisme a pu s’imposer en si peu de temps à des sociétés aussi différentes que la Chine, Cuba ou la Guinée, représentant au total la moitié de l’humanité, c’est parce qu’il a joué avec ce qu’il y a d’universel dans l’homme, en lui proposant le projet messianique recyclé d’une société heureuse ici-bas, dont l’avènement était aussi certain que la science est certaine,(5) faisant appel aux idéaux de justice, de générosité, de partage, de sacrifice, le tout mis en regard des injustices sociales de la société occidentale en train de s’industrialiser et de conquérir le monde.

 

Comme toujours, le démon s’est appuyé sur quelque chose de vrai, à savoir la pitoyable condition des ouvriers au début de l’ère industrielle, et le cruel amour de l’argent de ceux qui les exploitaient, pour instiller en eux et entre eux la haine, la haine de Dieu.

La haine comme moteur de l’histoire dans l’assurance de pouvoir se procurer sans Dieu et même contre Dieu, par ses propres forces, le bonheur. Voilà l’abominable mensonge qui a poussé le pape Pie XI à déclarer que le communisme était « intrinsèquement pervers (Divini Redemptoris, n°58) ». Saint Paul avait déjà qualifié l’athéisme de péché « inexcusable (Rm 1.18) ». 

Pour notre sujet, il est important de remarquer que le pape Pie XI associe le jugement qu’il porte sur la nature perverse du communisme à la dénonciation de ses mensonges, afin, dit-il, de « mettre en garde contre les ruses et les tromperies avec lesquelles les communistes s’appliquent et sont déjà parvenus à gagner à leur cause des hommes qui sont pourtant de bonne foi. […]

Le communisme athée s’est montré au début, tel qu’il était, dans toute sa perversité, mais bien vite il s’est aperçu que de cette façon il éloignait de lui les peuples : aussi a-t-il changé de tactique et s’efforce-t-il d’attirer les foules par toutes sortes de tromperies, en dissimulant ses propres desseins sous des idées en elles-mêmes bonnes et attrayantes.

Ainsi, voyant le commun désir de paix, les chefs du communisme feignent d’être les plus zélés fauteurs et propagateurs du mouvement pour la paix mondiale ; mais, en même temps, ils excitent à une lutte de classes qui fait couler des fleuves de sang, et sentant le manque d’une garantie intérieure de paix, ils recourent à des armements illimités.

Ainsi encore, sous divers noms qui ne font pas même allusion au communisme, ils fondent des associations franchement catholiques et religieuses. Ainsi, sans rien abandonner de leurs principes pervers, ils invitent les catholiques à collaborer avec eux sur le terrain humanitaire et charitable comme on dit, en proposant parfois même des choses entièrement conformes à l’esprit chrétien et à la doctrine de l’Église. (Divini Redemptoris, n°56,57) ».

 

Voilà franchement dénoncé l’usage systématique au mensonge de la part du communisme. Est-ce que l’Église est aujourd’hui capable de dénoncer pareillement l’usage du mensonge de la part de l’islam, ou bien est-elle déjà tellement islamisée qu’elle ne le peut plus ?

Le mensonge niant l’existence de Dieu a nécessairement conduit le communisme à mentir au sujet du péché originel, et donc à avoir une vision faussée de l’homme et des rapports humains, de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Rédemption, et de tout l’ordre surnaturel de la Grâce en lequel nous entrons par notre appartenance à l’Église. Mais Marx a fondé le communisme sur trois autres mensonges, aussi singuliers qu’énormes :

1) Il n’y aurait plus lieu de chercher à comprendre le monde ― comme les philosophes l’ont fait jusqu’alors ―, mais à le transformer (Contribution à la critique de l’Économie politique, Londres, 1859).
2) La religion (et donc Dieu) serait « l’opium du peuple » (Contribution à la critique de la philosophie du Droit de Hegel, Londres, 1843).
3) Et l’histoire de toute société jusqu’à nos jours serait celle de « la lutte des classes » (Manifeste du Parti communiste, Londres, 1848) .(6)

Ces trois mensonges contiennent en germe tous les maux que le communisme a apportés au monde : des malheurs temporels innombrables, depuis la misère matérielle pire que celle des sociétés bourgeoises dénoncée par Marx, en passant par la privation de toute liberté, jusqu’à la damnation d’un nombre incalculable d’âmes à qui l’athéisme fut inculqué comme profession de foi ! 

1) Premier mensonge : 

Comment prétendre transformer le monde sans le penser, et donc sans le connaître ? Qui ne voit le non-sens absolu d’une telle prétention et l’orgueil qu’elle suppose ?! C’est aussi stupide que de faire précéder l’essence par l’existence, selon la célèbre formule de Descartes : « Je pense, donc je suis. ».

En effet, pour penser, il faut d’abord être ! Comment celui qui n’est pas pourrait-il penser ?! Penser avant d’être, c’est se croire immatériel… se prendre en quelque sorte pour Dieu, ce qui est évidemment plus facile après avoir nié son existence. Et tout le monde, ou presque, s’extasie devant de telles stupidités !

Comment les artisans, les techniciens et les ingénieurs pourraient-ils agir s’ils ne connaissaient pas d’abord les lois régissant la matière sur laquelle ils travaillent ? Tout est objet de connaissance et de science, même Dieu ! Comment prétendre changer le monde sans connaître quel est le sens de l’Histoire, et comment s’interroger sur le sens de l’histoire sans reconnaître l’existence de Dieu et de la Révélation hébréo-chrétienne ? Si l’être humain n’a pas de sens, comment l’Histoire en aurait-elle un ?

C’est pourquoi, avant de prétendre changer le monde, il faut d’abord savoir ce qu’est le monde, quelle est sa raison d’être, ce que seule la Révélation hébréo-chrétienne donne à connaître.


Quel mensonge de prétendre que la science nie l’existence de Dieu, alors que le principe de causalité, au fondement de la science, appliqué au monde, ou à l’histoire, désigne infailliblement Dieu pour leur origine ! Les immenses découvertes scientifiques de notre temps, issues de la fécondité des siècles chrétiens passés, ont beau avoir été mises au service de la Révolution, elles n’ont fait que signer sa défaite, en n’apportant ni paix ni bonheur, parce que seule la communion à Jésus-Christ peut les donner.

Sans Lui, qui est Amour, rien, ni libération, ni sciences, ni richesses, ni plaisirs, ni la vie elle-même, rien, n’apporte la paix. Sans la reconnaissance de l’existence du Dieu et Père de Jésus-Christ, sur quoi reposerait l’égalité des hommes et la fraternité universelle à laquelle prétend conduire le communisme ?

2) Deuxième mensonge :

Si Marx trouve que « la religion est l’opium du peuple », et donc Dieu, c’est parce qu’il a appris sur les genoux de son père juif converti au protestantisme les récits de l’Exode, de la Terre promise, du bouc émissaire, du salut des pauvres, la malédiction des riches, le caractère frondeur de Jésus (Lc 5.38-39), l’existence d’un projet de salut pour l’humanité, un projet débuté dans l’opposition à l’ordre établi, un combat entre le royaume de Dieu et celui de Satan.

Il en a déduit qu’il fallait se défier des institutions et des riches, et de Dieu, finalement responsable de tous les malheurs. Dans son orgueil, il s’est voulu le nouveau Moïse qui ne donnerait pas le salut seulement aux Hébreux ni comme le Christ un salut spirituel, mais la libération du pouvoir même de Dieu, origine de tout et donc du mal. `

Quel mensonge éhonté que d’affirmer l’existence de Dieu contraire à la liberté de l’homme, alors que non seulement c’est Dieu qui a créé l’homme libre et le veut tel (Jn 8.32), mais que l’athéisme est à l’origine des drames du monde moderne ! Étant athée et antichrétien, le communisme était incapable de changer le monde mais seulement d’ajouter à la somme de ses malheurs, ainsi que l’histoire ne l’a que trop montré. L’athéisme a fait plus de victimes durant le premier tiers du XXe siècle que la chrétienté n’en a faits durant les dix neuf siècles précédents. Le premier slogan des Soviets : « Chassons les capitalistes de la terre et Dieu du Ciel ! »(7) ou ces mots de Michael Bakounine, membre de la Première Internationale : « Satan est le premier libre-penseur et sauveur de ce monde. Il libère Adam et imprime sur son front le sceau de l’humanité et de la liberté en le faisant désobéir. » (idem, p.27), exprimaient parfaitement l’esprit de Marx, lui qui dans son poème « La vierge pâle », écrivait : « J’ai perdu le ciel, je le sais très bien. Mon âme naguère fidèle à Dieu a été marquée pour l’Enfer. » (idem p.21) .

 

Bref, le projet de salut doit cette fois aller jusqu’au bout, jusqu’au rejet total de Dieu. Et avec le rejet de Dieu, c’est l’abolition de la morale, la victoire du mensonge sur la vérité. « Marx, l’homme plein d’amour pour l’humanité » n’est qu’un mythe inventé après sa mort.

Ce que Marx voulait réellement pour l’humanité est exprimé par exemple dans son poème Oulanem, anagramme d’Emmanuel, dont voici un extrait : « S’il y a quelque chose capable de détruire, je le prendrai à corps perdu, quitte à mener le monde à sa ruine. Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l’abîme, je le fracasserai en mille morceaux à force de malédictions. » (idem, p.18) …

3) Troisième mensonge :

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. ». D’où vient la lutte des classes, identifiée au mal, si le péché originel n’existe pas ? Aveuglé par Satan, Marx considère que le mal est inhérent à la diversité et à la complémentarité des individus, aussi prêche-t-il l’abolition de toutes les différences et hiérarchies naturelles dans la société.(8) J’ai été frappé, il y a quelques jours, du témoignage d’une réfugiée Nord-Coréenne disant qu’en Corée du Nord les enfants n’existent pas en tant que tels, ce sont des Révolutionnaires, à l’instar des adultes.

Les différences naturelles et sociales sont pourtant une réalité, qui est aussi la condition nécessaire à l’harmonie et au bonheur des individus et des sociétés, aussi vrai que l’amour, s’exprimant par le don, suppose la différence… à l’image du vrai Dieu, qui est Amour, Trinité, en laquelle chaque personne est distincte des autres… L’amour, par le don, rend hommage au caractère gratuit de la vie reçue. Il la rend ainsi digne d’être vécue, et donc heureuse.

Mais au lieu de l’amour, le communisme enseigne la haine. En faisant de « la lutte des classes » le moteur de l’histoire, Karl Marx a déclenché une réaction en chaine de la haine, qui a saigné de nombreux pays et les a conduits à la misère la plus noire. Si en un seul jour, peu de temps avant Octobre 1917, Lénine rédige les décrets de la dictature du prolétariat, traitant de la paix, de la répartition des terres, de la nationalisation des banques, du contrôle ouvrier de la production, de l’abolition de la peine de mort… ces mesures seront aussitôt oubliées en raison du devoir d’exécuter les milliers d’ennemis du Parti, dans la plus parfaite illégalité révolutionnaire.

 

La Tcheka, la police politique, n’allait pas tarder à devenir la grande pourvoyeuse d’ennemis dans l’Au-delà inexistant !  Il fallait « assassiner les gens du passé ». C’était même « le plus grand service que l’on pouvait leur rendre », tant ils étaient devenus obsolètes à partir de 1917.

La référence à la Terreur est très fréquente sous la plume de Lénine : « On va exterminer, il faut exterminer ! ». On croirait entendre s’exprimer les djihadistes. A l’instar de Mahomet, Lénine a été un monstre de ruse et de duplicité. Le bonheur des masses l’indifférait. « Déjà, tout jeune, à Saratov, lors d’une famine qui faisait des milliers de morts, il considérait qu’aider les paysans retarderait le développement du capitalisme et l’évolution vers le socialisme. »… Ce n’est pas sans raison que Jésus ayant désigné le Diable comme « le père du mensonge », a fait suivre ce titre du suivant : « Homicide dès le commencement (Jn 8.44) », tant mensonge et meurtre sont liés…

 

La première année de la révolution bolchevique a fait deux fois plus de morts (entre 15 et 20 000) que plus d’un siècle de répression policière sous les Tsars, de même que “La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition en avait fait au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe”.(9) Dans les deux cas, il s’agit de soumettre les esprits par la terreur. La surenchère dans la terreur est un des moteurs du processus révolutionnaire.

Il s’agit de soumettre le reste de la population en la rendant complice de crimes à l’instar de ce que le fait le « pacte de sang » dans la mafia.

4. DIFFÉRENCES

• Le communisme se différencie de l’islam de par son matérialisme et sa négation absolue de l’existence de Dieu (et donc de la Révélation), que l’islam affirme au contraire très fortement, reconnaissant également l’existence de l’âme et des esprits.
• Dans le communisme l’histoire est linéaire, comme dans le christianisme. Dans l’islam, il n’y a pas d’histoire. Le temps est circulaire, comme dans le mythe. Le but de l’islam est le retour à l’âge d’or, au VIIe siècle de Médine.
• Le communisme est certainement moins dangereux du fait que ne croyant pas à un Au-delà, la sauvegarde de cette vie constitue pour lui un talon d’Achille, faiblesse que n’a pas l’islam pour qui cette vie terrestre n’est rien au regard de la vie éternelle promise à ceux qui tuent et se font tuer pour Allah (Coran 9.111) (10)… C’est peut-être pourquoi le communisme est davantage porté à cacher ses crimes, qui contredisent si bien ses promesses de bonheur apporté ici-bas aux masses (par exemple, le Holomodor, famine organisée en Ukraine en 1932-1933 qui fit environ 5 millions de morts, ne fut connu qu’à la chute du communisme). (11)

5. ET RESSEMBLANCES

• L’islam avec le Coran, et le communisme avec la science, se croient en possession d’un savoir infaillible, que tout esprit raisonnable ne peut qu’accueillir. 
• L’islam ne connaît pas la loi naturelle, mais seulement le Coran. De même, le communisme ne reconnaît pas la loi naturelle mais seulement l’idéologie du Parti.
• Islam et communisme se donnent pour des programmes de salut du monde, ce sont des messianismes. Ils ont pareillement la prétention d’éradiquer le mal du monde et de lui apporter le bonheur. Celui qui croit à leur propagande reçoit la satisfaction d’être dans le camp du bien et dans le sens de l’histoire, de participer déjà au paradis promis et… il échappe à la persécution des ennemis du système !
• Le communisme comme l’islam demande un engagement total, de type religieux, jusqu’à la mort si nécessaire.
• Si nous avions plus de temps, il serait intéressant de montrer l’influence et l’importance du judaïsme talmudique à l’origine aussi bien de l’islam que du communisme. De même que l’islam identifie religion et foi, le communisme identifie vérité et doctrine.
• Jésus est récupéré aussi bien au service de l’islam que du communisme.

Il est le prophète qui annonce Mahomet (Coran 61.6), comme il a passionné Proudhon et tant de socialistes depuis Rousseau qui ont vu en Lui « le premier des sans-culottes », « le premier des communistes » jusqu’à Hugo Chavez se déclarant « chrétien marxiste (15.01.2010) » tout en célébrant « le Christ révolutionnaire ». 


• Islam et communisme méprisent la vie contemplative, la chasteté, et l’esprit de pauvreté.
• L’un et l’autre donnent aux mots des sens différents, en sorte que le dialogue est piégé.
• Mensonge au sujet de la personne. Dans le communisme la personne est détruite pour devenir un simple rouage de la disociété. Privée de transcendance, elle perd toute dignité, liberté et autonomie. De même, dans l’islam, comme dans la langue arabe, la notion de personne n’existe pas, pour la simple raison qu’Allah n’est pas un être personnel, et qu’il n’y a pas non plus de nature humaine. La personne reçoit sa dignité du seul fait d’être musulmane. Elle n’existe qu’en tant qu’elle appartient à l’Ouma.
• Une des conséquences de cette négation de la personne humaine est l’incapacité à former une société juste et heureuse. Le communisme a fait croire au monde qu’il avait la recette pour construire la société heureuse, la société socialiste, mais il n’a jamais produit que des structures artificielles, de faux syndicats, de faux journaux, etc. qui ne se maintenaient que par la terreur.

De même, aucune société musulmane ne peut exister si elle n’est pas soumise à une tyrannie, du fait qu’aucune autorité politique ne peut se revendiquer d’une légitimité divine…


Pour garder leurs peuples soumis dans l’ignorance et pour assurer ainsi leur survie, communisme et islam utilisent désinformations et mensonges. Le halal, par exemple, enferme les musulmans dans le ghetto des purs, loin des impurs susceptibles de rompre le charme qui les envoûte. L’histoire est réécrite. Par exemple, le communisme tire de sa participation à la destruction de l’État nazi une respectabilité qui doit empêcher toute critique à son égard, sous peine d’être suspecté de sympathie pour le fascisme.

Qui est capable de citer les noms de quelques camps de concentration soviétiques, comme il est certainement capable de le faire pour des camps de concentration nazis ? Pourtant, le communisme ayant duré – et durant encore ! – a eu le temps de faire beaucoup plus de victimes que le nazisme… Mais de cela, il ne faut rien savoir…

De même, l’islam attire la sympathie en se victimisant à tous propos au nom de l’antiracisme ou de l’islamophobie.

Islam et communisme assurent ainsi leur survie grâce à la triple barrière protectrice constituée par l’ignorance, la désinformation, les mensonges, mais aussi les bons sentiments des idiots utiles occidentaux.
Ces ressemblances sont telles qu’elles vont permettre :

6. L’ALLIANCE INVRAISEMBLABLE MAIS HISTORIQUE
DU COMMUNISME ET DE L’ISLAM.

Du 31 août au 1er septembre 1920, en Azerbaïdjan, à Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, sous la présidence de Zinoviev,

Mise en page 1

présenté comme le « chef du communisme mondial », s’est forgée une alliance entre révolutionnaires marxistes et nationalistes musulmans. Zinoviev : « Nous voulons que ces deux mouvements se rapprochent de plus en plus et que le second se débarrasse de ses préjugés nationalistes ; nous voulons que ces deux courants n’en fassent qu’un dont l’impétuosité et la puissance emporteront tous les obstacles et purifieront la terre de maux dont nous avons si longtemps souffert. (Jean-Gilles Malliarkis, op. cit. p.52) ». Le but de ce Congrès des peuples de l’Orient était d’unir tous les ennemis de l’impérialisme et du capitalisme.(12) Le communisme ne faisait qu’y tolérer l’islam, le temps que les gogos musulmans aient détruit les structures sociétales qui étaient alors les leurs : « Il vous appartient de détruire la foi en le sultan [et ce qui la soutient, c’est à dire la foi musulmane…] et d’édifier de vrais soviets. Les paysans russes avaient eux-aussi une grande foi dans le tsar.

Quand la véritable révolution populaire éclata, cette foi disparut pourtant sans laisser de traces. La même chose se produira aussi en Turquie et partout en Orient, quand la vraie révolution paysanne s’y allumera. Les peuples perdront vite alors leur foi en le sultan, leur foi en leurs maîtres (Idem pp 52-53) [La vie religieuse est identifiée et constitutive de l’ordre ancien à abattre] » .

Pour arriver à leur fin, les communistes utilisaient un langage capable de convaincre des cœurs musulmans : « La tache qui se pose devant nous est de susciter une véritable guerre sainte contre les capitalistes anglais et français. (…) Camarades ! Frères ! Le jour est venu où vous pouvez commencer l’organisation de la véritable guerre sainte contre vos oppresseurs. Frères ! Nous vous appelons à la guerre sainte, à la guerre sainte tout d’abord contre l’impérialisme anglais ! (Idem pp.55,57) »

Ou comment djihad et communisme ont partie liée.

Ce désir d’alliance du communisme avec l’islam n’a pas cessé depuis. Ainsi, en 1972 sous l’égide du KGB dans le camp palestinien de Badawi au Liban, le pacte du même nom, a réuni les Brigades Rouges italiennes, le Parti Communiste Combattant Italien, l’Armée Rouge japonaise, la Fraction Armée Rouge d’Andreas Baader avec des groupes terroristes musulmans du Proche-Orient. Pas plus que les Brigades Rouges italiennes ne se préoccupaient du niveau de rémunération des ouvriers de Fiat, les terroristes musulmans n’avaient cure des conditions de vie et de l’avenir des réfugiés arabes de Palestine…

Au contraire même ! Les camps et leur misère étaient d’excellents viviers de recrutement et servaient la propagande. Les Fedayins de l’islam, chiites iraniens, fusionnèrent avec les Frères musulmans, mouvement social sunnite et égyptien, pour former une immense nébuleuse et matrice du terrorisme islamique au niveau mondial. Venait de naître l’Internationale du terrorisme…

L’instrumentalisation de la cause palestinienne utilisant des moyens terroristes (attaques de cars scolaires, prises d’otages, attentats aussi aveugles que meurtriers…) empêcha la mise en œuvre des accords d’Oslo d’octobre 1993 et permit la renaissance et le développement de la guerre sainte lancée à Bakou en 1920. Ce n’est pas sans raison que l’historienne iranienne Ladan Boroumand définit l’islamisme comme « une manière d’être communiste sans devenir athée. »…

Cette alliance du communisme et de l’islam pour détruire l’Occident capitaliste et chrétien est toujours vivante. Qu’il suffise de rappeler comment la France a renoncé à ce que l’UOIF (filiale de l’association terroriste des Frères Musulmans) inscrive le droit de changer de religion dans sa charte, « parce que cela est contraire à la charia », aux pays européens ayant ordonné de censurer l’origine ethnique et la religion des criminels dans les médias et les statistiques, à la reconnaissance des tribunaux de la charia en Grande-Bretagne, où les élèves sont invités à apprendre l’Ourdou et le Punjabi afin que les migrants musulmans se sentent bien accueillis, à Najat Valaud-Belkasem ayant voulu l’apprentissage de l’arabe dès le primaire, à ces féministes suédoises (Elena Gustafsson, Gudrun Schyman…) qui défendent les violeurs musulmans de jeunes filles suédoises, à Jonatan Brown, professeur à Georgetown (USA), qui justifie l’esclavage et la viol des femmes esclaves, à l’université de l’Ohio qui a créé un cours intitulé : « Comment les musulmans ont aidé à construire l’Amérique », à cette célèbre phrase du maire socialiste, de Strasbourg, M. Ries : « Nous ne servons pas de poisson le vendredi dans les cantines scolaires par respect de la laïcité, et nous n’y servons pas du porc par respect de la diversité. », etc. etc…

Bref, de même que les postchrétiens ont admiré le communisme et nié ses génocides, ils accueillent aujourd’hui l’islam en excusant ses massacres afin de ne point stigmatiser « la meilleure communauté qui soit (Coran 3.110) »…

V

Chine communiste/Pakistan islamique : la ténébreuse alliance antichrétienne

7. DE QUELQUES BÉVUES DE L’ÉGLISE

• En 1963, après la Crise des missiles à Cuba, Jean XXIII dans son encyclique Pacem in Terris se fait l’écho de la propagande communiste selon laquelle l’humanité ne comptait plus de peuples dominés, mais seulement des nations ayant librement constitué « des communautés politiques indépendantes (n°42-43) », passant ainsi par pertes et profits la situation effrayante des pays derrière le rideau de fer…
• Cette même encyclique ordonne de distinguer entre les doctrines fausses touchant à la morale et à la religion, et les buts libérateurs pour lesquels les communistes sont prêts à se dévouer, et qui seraient nécessairement ceux de tous les hommes de bonne volonté. La conséquence de cette distinction sera l’adoption du marxisme comme analyste crédible des rapports sociaux, et sa transformation en théologie de la Libération.
• Aveuglée par son désir de réunion avec l’Orthodoxie, Rome accepte de ne pas mentionner le communisme lors du concile Vatican II, sinon englobé dans la critique générale de l’athéisme. L’erreur tragique fut de taire les dégâts sociaux et moraux engendrés par le communisme et de laisser croire que hormis son athéisme, le communisme pouvait être considéré comme n’importe quel autre régime politique. Or, avant de s’attaquer à l’ordre surnaturel, le communisme était une attaque contre l’ordre naturel lui-même, par la destruction totale de la famille, de la propriété, et donc des libertés, du langage, du droit, bref de tout ce qui constitue une société. Sans ordre naturel, à quoi servirait l’ordre surnaturel ? Ce silence au sujet du communisme s’est maintenu dans l’Église jusqu’à la chute du mur de Berlin. Dénoncer un ennemi était alors un manque de charité…
• L’Église s’est leurrée en imaginant comme base de dialogue avec le communisme une bonne volonté réciproque au motif de buts communs, comme celui du développement. La propagande communiste en ce domaine fut en effet particulièrement efficace, et l’Église ne fut pas la seule à croire à l’efficacité des plans communistes de développement : à peu près tout le monde y croyait ! Comment penser en effet que le « socialisme réel », né du refus de l’injustice dans la répartition des richesses pût lui-même être le champion de l’injustice ? L’Église a voulu croire à la propagande communiste lui assurant que le modèle social communiste était conforme à une partie de sa doctrine sociale. Mais ce faisant, quelle écoute avait-elle des personnes qui en régime communiste n’avaient aucun moyen de faire valoir leurs intérêts ni d’exiger la justice distributive ?
• Le dialogue avec le communisme était illusoire parce qu’il n’y avait pas de buts communs ni d’accord sur le sens des mots… Un leurre magistral fut le thème de la paix à laquelle le communisme ne cessait d’appeler alors même qu’il n’avait nullement renoncé à son projet de révolution mondiale et qu’il voulait tout simplement du temps pour rattraper son retard face aux USA en matière d’armement (13) 

8. CONCLUSION

Islam et communisme ne sont pas moins destructeurs l’un que l’autre du christianisme et de la nature. En travestissant, imitant, falsifiant le christianisme, ils constituent de terribles de redoutables tentations pour tant de gens intellectuellement mal formés ou de peu de foi. (14) C’est ainsi que l’un et l’autre sont souvent accueillis comme des tentatives humaines louables puisque désireuses, pour l’une, d’établir la justice, et pour l’autre, d’adorer Dieu sans partage…
Dans leurs rapports au communisme, la grave erreur des chrétiens aura été de penser possible une entente avec les communistes. Cette erreur se répète aujourd’hui avec les musulmans. La Vierge était pourtant venue nous mettre en garde contre le communisme… Je veux croire qu’elle est venue aussi nous avertir au sujet de l’islam, non seulement en raison du nom du lieu qu’elle a choisi, mais encore par la vision de l’Enfer. En effet, l’Enfer est la raison dernière pour un musulman d’être musulman. L’importance de l’Enfer en islam est inversement proportionnelle à ce qu’elle l’est devenue dans la foi des chrétiens… Je vois dans cette disproportion la raison de la perte de la foi en Occident, comme celle, concomitamment, de son islamisation…
Tout laisse penser que les responsables de l’Église misent sur leur amabilité largement affichée pour séduire et convertir les musulmans. Prisonniers de l’image qu’ils veulent donner d’eux-mêmes, ils fuient tout ce qui pourrait la salir, comme le fait d’être jugés intolérants ou intransigeants. Ils sont si bons avec tout le monde qu’ils ne peuvent avoir d’ennemis. Aussi, pour ne déplaire à personne, ils usent d’un langage si ambigu, qu’il est parfois ouvertement contraire à la doctrine catholique. Ainsi, dans les pays musulmans les conversions sont repoussées pour ne pas enfreindre les lois du pays les interdisant. Des évêques félicitent les imams à l’occasion du « mois bénit du ramadan » ― béni par qui ? Le Pape François déclare que « la juste interprétation du Coran et le véritable islam s’opposent à toute violence. (Evangelii Gaudium, n°253), etc. Beaucoup, voulant professer la foi chrétienne dans le respect de la foi musulmane, en arrivent à professer la foi musulmane dans le respect de la foi chrétienne… C’est ainsi qu’ils font croire que :

♦ Chrétiens et musulmans adoreraient le même Dieu, alors que dans un cas l’adoration relève de la vertu de religion et dans l’autre de la Foi. Comment les musulmans pourraient-ils adorer Dieu si nul ne va au Père que par le Fils de Dieu (Jn 14.6) ? Ne savent-ils pas que l’islam rejette et le Père et le Fils (1 Jn 2.22) ?

♦ L’Église estime « les musulmans qui professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique (Nostrae Aetatae, n°3) », comme si chrétiens et musulmans avaient la même foi en professant la foi d’Abraham ! Comme si l’Abraham coranique était l’Abraham biblique ! Comment des chrétiens peuvent-ils se réjouir que Jésus soit vénéré dans l’islam en tant que prophète, puisqu’il y prophétise la venue de Mahomet (61.6) ? Comment peuvent-ils se réjouir que Marie soit invoquée avec piété dans l’islam puisque cette dévotion ne s’adresse pas à la Mère de Dieu, mais à une parfaite musulmane ? Comment l’Église peut-elle féliciter les musulmans d’être antichrétiens ? Qui peut en effet venir après le Christ, sinon l’Antichrist ?

Comment nier que l’Église soit piégée par un miroir aux alouettes ?

L’histoire avec l’islam ― que le concile Vatican II a certainement eu tord d’inviter à oublier ―, comme aussi que l’échec du dialogue avec le communisme (15) qu’avec l’islam, devraient inviter l’Église à réviser sa pratique du dialogue. Qui ne voit que la pusillanimité le dispute à la niaiserie au seul bénéfice de l’islam qui retire de ces rencontres officielles la respectabilité et la légitimité dont il a besoin pour s’installer en douceur et profondeur en Occident ? Les responsables de l’Église portent une lourde responsabilité dans l’islamisation actuelle de l’Europe, les malheurs et la damnation des âmes qui s’en suivent.

Il me semble que les Apôtres ont enseigné un tout autre comportement vis-à-vis des Antichrists (Ga 1.8-9 ; 2 Co 6.14-18 ; 2 Jn 1.7-11 ; Jude 1.23)…

Si, selon Jean Vaquié, « les ennemis à la manœuvre » estiment nécessaire « une phase de régime totalitaire dans le monde entier pour établir le collectivisme, et plus particulièrement dans les pays chrétiens pour réaliser l’extermination de leurs élites religieuses (…) faire table rase et éliminer la Religion de Notre-Seigneur » (16), alors n’est-ce pas que l’actuelle, immense et incompréhensible immigration musulmane en Occident trouve une explication ? Car, pour réaliser ce but, quel meilleur allié que l’islam, ce peuple de soumis à un Dieu arbitraire et cruel, ayant pour mission de détruire l’Église (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.33) ? Nous n’avons certainement pas fini de voir s’accomplir ce qu’annonçait Notre Dame à Fatima : « Beaucoup de bons seront martyrisés, le Saint Père aura beaucoup à souffrir et plusieurs nations seront anéanties ».

_____________ + _____________

« Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée, par l’influence de Satan, de toute espèce d’œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l’adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité qui leur aurait valu d’être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. (2 Th 2.9-12) ».

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(1) André Comte-Sponville, Petit Traité des grandes vertus, Paris, puf, 1995, pp. 267,271. Il y a des théologiens pour qui « On ne doit jamais mentir, ni dans l’intérêt de la religion, dont la première base est la vérité, ni sous prétexte de procurer la gloire de Dieu, qui ne peut être glorifié que par le triomphe de la vérité, ni pour détourner le pécheur du crime, ni pour sauver la vie à un innocent, ou procurer le salut à une âme qui est en danger. (Mgr Thomas M.J. Gousset, Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs, 1846) », et d’autres pour qui le respect scrupuleux de la vérité, en certaines circonstances, est si difficile que : « le mensonge devient alors nécessaire et la fausseté utile ; ainsi nous mentons pour cacher un homme à quelqu’un qui veut le frapper, pour ne pas donner un témoignage qui ferait condamner un innocent, pour rassurer un malade sur sa guérison  (Saint Hilaire, Episcopi Pictaviensis, Tractatus super Psalmos, Corpus Scriptorum Ecclesiastorum Latinorum, vol. 22, 1891, In Ps. XIV, 10, p.91) ».

(2) Med Karim Labidi, “Al-Takia” ou l’art de tromper l’ennemi chez les islamistes, A.I.M.E., Colloque « islam contre islam », Paris, 2004, p.41. Qu’on nous permette une question : si Ali était un compagnon de Mahomet, comment ses parents pouvaient-ils pratiquer l’islam ?

(3) Cité in Anne-Marie Delcambre, La schizophrénie de l’Islam, DDB, p.133. « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. (Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, Synode pour le Moyen-Orient, Rome, 2010) ».

(4)  Encyclopedia of Islam, 1st ed, s.v. “Takia” (Djumayyil, Kdmus al-shanca, pp. xiii, 127-28).

(5) « La base scientifique du communisme repose sur les travaux de Marx, d’Engels et de maints autres savants. Les masses laborieuses possèdent donc, pour élaborer leur profession de foi prolétarienne, des valeurs scientifiques incomparablement supérieures à celles de la bourgeoisie. Je dois ajouter que le prolétariat se considère comme une classe qui ne saurait se libérer du joug capitaliste sans en délivrer en même temps toutes les classes de la société. De ceci, il ressort clairement que, seul, le prolétariat peut poursuivre la réalisation d’une véritable culture humaine. (Mousouchef, in Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant (FC), Éditions du Trident, 2015, FC 147) ».

(6) Philippe Gabriel, La prophétie de Fatima, L’Icône de Marie, 1997, p.111.

(7) Richard Wurmbrand, Karl Marx et Satan, Apostolat des éditions, 1978, p.25.

(8) « Nous combattons aussi les riches quels qu’ils soient. (Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant, Éditions du Trident, 2015, p.53-54) » Pour le Juif Radek, dirigeant du Kominterm : « Il ne suffit pas d’avoir la haine des oppresseurs. (Idem p.60) », mais « Il vous faudra souffrir cruellement de la faim, et verser votre sang. (Idem p.74) » pour « l’œuvre de reconstruction d’une nouvelle humanité libre où il n’y aura plus de gens de couleur, où il n’y aura plus de différences entre les droits et les obligations. (Idem p.75) ».

(9) Pierre Chaunu, L’Homme Nouveau, 10 mythes antichrétiens – Hors-série n°4. La Révolution d’Octobre 1917 en Russie a fait plus de 10 millions de morts, puis Staline en fait 40 millions, Mao 80, et les Khmers rouges ont assassiné le tiers de leurs concitoyens… Plus de 60 millions ont été assassinés parce que croyants…

(10) « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais c’est Allah qui les a tués. Lorsque tu frappais, ce n’est pas toi qui frappais, mais c’était Allah qui frappait. (Coran 8.17) » ; « Allah a envoyé son messager avec la religion de la vérité afin qu’elle triomphe sur toute autre religion (Coran 9.33) »; etc. etc.

(11) 

Armed Soviet soldier guarding a grain storage during the Holodomor, Ukrainian famine/genocide dead from starvation on the streets of Kharkiv 1933

Victim of the Ukrainian famine/genocide dead from starvation on the streets of Kharkiv 1933

Scène de cannibalisme durant la famine organisée par Staline en Ukraine en 1932-1933. ..

Scène de cannibalisme durant la famine organisée par Staline en Ukraine en 1932-1933. ..

(12) L’Internationale communiste promettait aux « paysans de l’Orient sous la direction expérimentée des ouvriers organisé de l’Occident  » de les « aider à s’emparer des terres et à créer une libre alliance de tous les peuples du monde. », ainsi que « la suppression du régime social faisant des pauvres et des riches, la création d’États basés sur le travail, et l’union étroite avec les travailleurs organisés du monde entier. (Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant, Éditions du Trident, 2015, p.50-51) ».

(13)  Cf. Alain Besançon, Problèmes religieux contemporains, Fallois, 2015, p.95.

(14) C’est ainsi que les mystiques chiite et soufie, effaçant les différences dogmatiques entre les confessions religieuses, séduisent nombre de chrétiens sans grande formation dogmatique.

(15) Le 1er juillet 1949, un décret du Saint-Office avait pourtant interdit, sous peine de sanctions, voire d’excommunication, la collaboration avec des partis ou organisations d’obédience communiste…

(16) Jean Vaquié, Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, 1986, p.23.

Cf. Judaïsme, communisme et messianisme.

 

https://www.islam-et-verite.com/mensonge-communisme-lislam/

 

 

16/08/2017

100 APRÈS LE COUP D' ÉTAT BOLCHEVIQUE !

100 ans après le coup d’État bolchevique


Le messianisme nihiliste et la révolution


Par Youssef Hindi − Le 8 août 2017 − Source geopolitica.ru

À l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, nous avons l’intention de poser la même série de questions aux personnalités de la Moldavie, la Roumanie, la Russie et les pays occidentaux.

Ces entretiens ont pour but de représenter une modeste contribution à la réévaluation des événements qui ont marqué le XXe siècle.

Bien que 100 ans se soient écoulés, dans la conscience du public de l’espace ex-communiste et du monde entier, il y a encore beaucoup de préjugés sur les causes profondes de ce bouleversement majeur, mais aussi sur la façon dont la « révolution prolétarienne » est traitée par l’élite politique, le milieu universitaire et la hiérarchie de l’Église.

Trouver des réponses appropriées à certaines questions d’une telle complexité nous semble absolument vital.

Iurie Roșca

 


1. Quelles sont les origines spirituelles, intellectuelles et idéologiques de la Révolution d’Octobre ?

Il faut remonter au XVIIIe siècle pour identifier les origines spirituelles, idéologiques et intellectuelles de la Révolution bolchévique.

Dès la veille de la Révolution française de 1789, une fusion va s’opérer entre une des variantes du messianisme juif – le messianisme nihiliste issu sabbato-frankiste – et les idées des Lumières (voir : Youssef Hindi, La Mystique de la Laïcité). Tout au long du XIXe siècle, le socialisme (comme le républicanisme), issu de cette fusion, va muer sous ses différentes formes, mais garder toujours la structure du messianisme juif.

Comme on le sait, les bolchéviques feront du socialisme étatiste centralisateur et progressiste de Karl Marx la religion de leur régime, après avoir subverti l’ordre ancien par le chaos ; par un nihilisme très proche de  l’anarchisme d’un Mikhaïl Bakounine.

Le socialisme scientifique, qui croit au progrès technique (apporté par le capitalisme qu’il combat dans un rapport dialectique), tout comme l’anarchisme qui prône l’abolition de la loi et de l’État (de droit), doivent mener, à la fin de l’Histoire, à la restauration d’un passé idéalisé – par exemple le néolithique qui peut être considéré comme le Jardin d’Eden des matérialistes athées – ou d’une utopie encore jamais connue par l’Humanité.

Cette contradiction apparente reflète en réalité la dialectique motrice entre deux tendances qui résident depuis le Moyen Âge au sein du messianisme juif : d’un côté le rétablissement d’un idéal passé, c’est-à-dire le retour à l’Éden paradisiaque (terrestre), et de l’autre la réalisation d’une utopie, l’avènement d’un monde idéal qui n’a jamais existé. Le concept juif – biblique et kabbalistique – de tikkun (à la fois restauration, réparation et réforme) est la traduction de cette dualité du messianisme.

Ce monde idéal doit être instauré/restauré par l’action volontariste de l’Homme. Une conception de l’Histoire née du messianisme juif (et plus précisément de la kabbale lourianique. Voir : La Mystique de la Laïcité) ; une théorie de l’action du peuple juif, puis des non-juifs – en particulier, dans le socialisme, les masses prolétariennes. Le philosophe juif marxiste Georg Luckacs  (1885-1971) parlera du prolétariat comme « porteur de la rédemption sociale de l’humanité et classe-messie de l’histoire du monde » (Georg Luckacs, Le bolchevisme comme problème moral, 1918).

La rédemption sociale correspond aux temps messianiques, à la rédemption (geoula) du peuple juif qui passe par une révolution universelle.

Le grand historien du judaïsme, spécialiste du messianisme juif et de la Kabbale, Gershom Scholem (1897-1982), a eu une réflexion pénétrante sur ce messianisme sous-jacent des révolutions socialistes du XXe siècle :

« Le messianisme prouve à notre époque sa puissance précisément en réapparaissant sous la forme de l’apocalypse révolutionnaire, et non plus sous la forme de l’utopie rationnelle (si l’on peut ainsi l’appeler) du progrès éternel qui fut comme le succédané de la rédemption à l’époque des Lumières. » (Gershom Scholem, Considération sur la théologie juive, in Fidélité et Utopie).

 

En clair, le culte de la Raison, qui a engendré le positivisme des élites et qui avait été présenté aux peuples d’Occident comme le point culminant de l’évolution de l’esprit humain, ne fut que ce que les kabbalistes appelleraient une kelippah (une coque) recouvrant l’essence religieuse, messianique et apocalyptique de la Révolution progressiste et mondiale.

La phase historique débutant avec les Lumières fut recouverte d’un mensonge utopique imperceptible mais qui finit par disparaître avec ses promesses non accomplies et indéfiniment ajournées.

Telle est l’essence et la finalité de la Révolution bolchévique.

 

 

2. Pourquoi ce coup d’État s’est-il produit spécifiquement en Russie et dans quelle mesure est-ce un « projet importé » ?

Ce projet est totalement étranger à la culture russe et à la religion orthodoxe.

Comme je l’ai dit plus haut, il est issu du messianisme juif. D’ailleurs, le socialisme et le libéralisme, avant de s’implanter en Russie, sont nés dans les communautés juives d’Europe centrale ; lieu de naissance et de maturation du messianisme frankiste.

Plus concrètement, l’écrasante majorité des révolutionnaires bolchéviques étaient des juifs. Le 13 juin 2013, le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a affirmé, à l’occasion de sa visite au Musée juif de Moscou et devant un parterre de religieux :

« Jusqu’à 80% à 85% des membres du gouvernement de l’Union soviétique étaient juifs. Et ces juifs guidés par de fausses pensées idéologiques ont arrêté et réprimé les adeptes du judaïsme, du christianisme, de l’islam et d’autres religions. Ils n’ont pas fait de différence. »

Dans un article publié le 21 décembre 2006 par le journal israélien Yediot Aharonot, Steve Plocker écrit à propos des massacres perpétrés par les bolchéviques :

« Un étudiant israélien termine ses études supérieures sans avoir entendu parler de Genrikh Yagoda, le plus grand meurtrier juif du XXe siècle, le fondateur et commandant du NKVD. Yagoda a mis en place la collectivisation stalinienne et est responsable de la mort d’au moins 10 millions de personnes. Ses députés juifs ont établi et dirigé le système du goulag.

Lorsqu’il ne fut plus en odeur de sainteté auprès de Staline, Yagoda a été démis de ses fonctions et exécuté, et il fut remplacé en 1936 par Yezhov, le ‘nain assoiffé de sang’. »

Yezhov n’était pas juif mais été marié à une activiste juive.

Dans son livre Staline : la cour du tsar rouge, l’historien juif Sebag Montefiore écrit que durant la période de terreur la plus sombre, quand la machine à tuer communiste travaillait à plein régime, Staline était entouré par de belles et jeunes femmes juives…

De nombreux juifs ont vendu leur âme au diable de la révolution communiste et ont du sang sur les mains pour l’éternité.

En 1934, d’après les statistiques publiées, 38,5% de ceux qui occupaient les postes les plus élevés dans les appareils de sécurité soviétiques étaient d’origine juive.

« Il s’avère que les juifs, lorsqu’ils sont capturés par l’idéologie messianique, peuvent devenir de grands meurtriers, parmi les plus grands connus de l’histoire moderne. » (Steve Plocker, Stalin’s jews, Yediot Aharonot, 21/12/2006).

Si l’on se penche sur l’histoire de la Révolution universelle, l’on constate qu’elle ne visait pas spécifiquement la Russie.

Elle a frappé la France en 1789 et s’est servie d’elle comme siège pour instaurer une république universelle sur les ruines des régimes traditionnels et des Églises.

La Russie bolchévique a joué au XXe siècle le même rôle que la France révolutionnaire aux XVIIIe et XIXe : répandre à travers le monde les idées des Lumières, du messianisme progressiste et de l’Humanité nouvelle.

Les révolutionnaires ne se sont pas trompé d’ennemi ; en attaquant la Russie, ils ont visé le siège de l’Orthodoxie, l’héritière de Byzance, tout comme ils avaient visé la Fille aînée de l’Église romaine.

Pour illustrer mon propos, je citerai le philosophe théologien et kabbaliste juif allemand Franz Rosenzweig (1886-1929), qui s’est exprimé sur la révolution bolchévique :

« Ce n’est pas un hasard, si c’est maintenant pour la première fois qu’on a commencé à transformer les exigences du Royaume de Dieu en exigence de l’actualité.

C’est seulement en ce moment qu’ont été entrepris ces actes de libération qui, sans être nullement en eux-mêmes le Royaume de Dieu, constituent néanmoins les pré-conditions de son avènement. ‘Liberté Égalité Fraternité’, qui étaient des paroles-coeur de la foi, sont devenus des mots d’ordre actuels, imposés de haute lutte à un monde paresseux, avec sang et larmes, avec haine et passion ardente, dans des combats inachevés. » (Franz Rosenzweig, Stern der Erlösung, III, p. 35)

 

On voit ici le lien de parenté qu’établit à raison Rosenzweig entre les espérances messianiques juives, la Révolution de 1789 et la Révolution bolchévique. Un processus historique révolutionnaire qui doit se conclure par une révolution mondiale, totale, dont celle des bolchéviques ne devait être (comme l’affirme Rosenzweig) qu’une étape.

 

 

3. Le régime soviétique a produit une idéologie spécifique qui est aussi nommée la religion de la civilisation soviétique.

Quelles sont les causes et les caractéristiques de la soviétolâtrie ?

Comment expliqueriez-vous le fait que le virus communiste persiste encore en Russie et dans les anciens pays socialistes, même après plus d’un quart de siècle ?

Ce que vous appelez la soviétolâtrie est un phénomène tout à fait classique qui s’explique par l’anthropologie et l’histoire des religions.

Il s’agit de l’adhésion des peuples à une idéologie dominante nouvelle qui a remplacé la précédente. Dans le cas de la Russie, c’est le communisme qui a remplacé momentanément (70 ans représentent une période très courte au regard de l’histoire de la Russie) le christianisme orthodoxe.

L’anthropologue et psycho-sociologue Gustave Le Bon (1841-1931) a expliqué que les termes démocratie, socialisme, égalité, liberté, etc., ont une puissance vraiment magique qui est attachée à leurs brèves syllabes, comme si elles contenaient la solution de tous les problèmes.

Ils synthétisent, nous dit Le Bon, des aspirations inconscientes variées et l’espoir de leur réalisation (Gustave Le Bon, Psychologie des foules).

Il faut par conséquent redéfinir ce que signifie le communisme aujourd’hui en Russie et dans les anciens pays socialistes pour évaluer dans quelle mesure il serait un virus et s’il s’agit vraiment d’une persistance.

De plus, la mort d’une croyance collective n’entraîne pas instantanément sa disparition totale et définitive. Il s’agit d’un processus lent à l’échelle humaine.


La croyance collective se meurt lorsque sa valeur commence à être discutée (ce qui fut le cas en Russie par les intellectuels dissidents bien des années avant la chute finale du régime).

Puis, explique Gustave Le Bon, lorsque même une croyance est fortement ébranlée, les institutions qui en dérivent conservent leur puissance et ne s’effacent que lentement.

Quand elle a enfin perdu complètement son pouvoir, tout ce qu’elle soutenait, à savoir le régime et ses institutions, s’écroule.

Par conséquent, que des résidus de socialisme, ou ce qui s’en apparente, continuent à résider dans l’esprit de certains Russes – moins de 30 ans après l’effondrement du régime soviétique – qui sont nés et ont vécu sous l’empire de la religion communiste, ne doit faire l’objet ni d’un étonnement ni d’une inquiétude particulière. Le temps fera son œuvre.

 

 

4. Ceux qui critiquent l’expérience soviétique fonctionnent souvent avec le système de référence de la démocratie occidentale pour aborder les effets politiques et économiques de cette période. Pourquoi les aspects du religieux, spirituel, métaphysique restent-ils la plupart du temps au second plan ?

L’on nous a vendu deux systèmes censés être les deux seules voies idéologiques et politique du « salut » des Hommes : le capitalisme libéral incarné dans un premier temps par l’Empire britannique puis par l’Amérique-monde, et le système communiste réalisé dans l’Union soviétique.

Il n’est donc au fond pas étonnant que Karl Marx ait été réfugié à Londres, centre du capitalisme mondial ; de plus, c’est à Londres que fut créée (1864) et siégeait l’Internationale communiste.

C’est d’ailleurs dans la capitale de l’Angleterre que s’était réuni le congrès de leur parti (1903) où étaient présents Staline et Trotsky.

Ces deux systèmes matérialistes ce sont établis – lentement depuis l’avènement du protestantisme – contre la société traditionnelle, contre les religions traditionnelles. Le modernisme a imposé une vision purement matérialiste de l’Histoire, un règne de la quantité qui ne juge et étudie les sociétés humaines que par le prisme des graphiques statistiques.

Le paradigme matérialiste s’est imposé culturellement, il a envahi de fait les milieux intellectuels, de sorte que les historiens, politologues et autres s’interdisent même de voir dans ces systèmes matérialistes (capitalisme, socialisme, droit-de-l’hommisme…) la dimension mystique et messianique ; ils n’observent et étudient que l’épaisse surface des choses sans les pénétrer.

 

 

5. Aujourd’hui, le libéralisme et le communisme sont considérés comme deux idéologies totalement différentes. Cependant, en les examinant de plus près, nous pouvons identifier une série de coïncidences et de complémentarités frappantes.

Comment décririez-vous les différences et les similitudes entre ces théories politiques ?

Répertorier les différences et les similitudes entre ces théories politiques nécessiterait une étude approfondie, mais soyons ici schématiques et synthétiques.

L’utopie révolutionnaire s’est très tôt fondée sur la nostalgie d’un monde pré-capitaliste fantasmé, mais aussi sur un progressisme matérialiste qui est généré par le capitalisme.

Ainsi, Karl Marx et ses disciples vont développer une conception foncièrement mécaniste, qui veut qu’une fois accompli le progrès technique nécessaire, le progrès moral suive de lui-même (dixit Georges Orwell dans sa lettre à Humphry House du 11 avril 1940).

Aujourd’hui, un idéologue libéral ne dirait pas autre chose que les marxistes de ce point de vue là.

La foi dans le progrès technique menant à la fin de l’Histoire unit les libéraux et les marxistes dans cette perspective. De même que la lutte des classes en tant que moteur de l’Histoire ne les oppose pas idéologiquement, à posteriori.

Le milliardaire américain Warren Buffet dira à ce propos : « Il y a une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous la gagnons » (CNN, le 25/05/2005).

Il y a une évidente dialectique historique entre capitalisme et communisme ; le communisme s’est historiquement nourri du capitalisme moderne – et s’est opposé à lui – et de son avatar : la révolution industrielle.

Capitalisme et communisme se sont nourris l’un de l’autre dans une opposition dialectique, sur les plans historique, idéologique et géopolitique, jusqu’à la chute du Mur de Berlin.

 

Suite à l’effondrement de l’Union soviétique, le capitalisme et le communisme, la thèse et son antithèse, ont commencé leur fusion pour former la synthèse, incarnée aujourd’hui par la Chine, par l’Union européenne, et dans une certaine mesure par le système oligarchique américain où les grandes banques et multinationales ont pris le contrôle de l’État (ce qu’a très bien démontré l’économiste américain James K. Galbraith dans son livre L’État prédateur).

 

 

6. Certains chercheurs affirment que le projet communiste a trouvé une suite logique dans le projet globaliste. Dans quelle mesure cette opinion est-elle valable ?

Il est vrai dans la mesure où, comme je l’ai dit précédemment, le projet communiste est celui de la révolution universelle.

Un projet messianique global qui avait pour vocation de s’imposer à l’Humanité entière. Si l’Union soviétique s’est effondrée, si le communisme tel qu’on le connaissait à disparu (mis à part dans quelques pays), l’essence de ce projet messianique révolutionnaire demeure toujours.

Aujourd’hui, ce sont les institutions internationales, l’Union européenne… pilotées par l’oligarchie occidentale judéo-protestante, qui accomplit ce projet globaliste.

Le projet se transforme, il ne change que de formes, mais l’arkhê, le principe premier, l’essence, se perpétue grâce à ces transformations.

 

 

7. Dans le monde ex-communiste et en Occident, la russophobie est alimentée par la confusion entretenue artificiellement entre l’Union Soviétique et la Russie (jusqu’en 1917 et après 1991), les crimes de l’ancien régime communiste étant attribués à la nation russe.

C’est la même chose que si le nazisme était attribué à la nation allemande, quelque chose qui devrait causer la germanophobie.

À qui profite le maintien de cette confusion et comment pourrait-elle être surmontée ?

La Russie tsariste était déjà un ennemi à abattre. Le communisme fut à la fois un outil de destruction de la Russie traditionnelle et un prétexte pour maintenir le monde dans une opposition capitalisme/communisme.

Durant la guerre russo-japonaise (1904-1905), le britannique Sir Ewen Cameron (un ancêtre de l’ancien Premier ministre David Cameron), président de la Hong Kong and Shangai Bank, a joué un rôle clé pour faciliter les prêts consentis par la famille de banquiers juifs Rothschild au Japon (Takahasi Korekiyo, The Rothschild and the Russo-Japanese War, 1904-1907), ceci afin d’affaiblir la Russie dans le contexte de la première tentative de révolution qui allait éclater en 1905 avec la défaite de l’Empire.

Nous avons affaire aujourd’hui, comme à l’époque tsariste, à une guerre contre la Russie et ses alliés par les forces thalassocratiques, anglo-américaines et judéo-protestantes.

Ce ne sont pas les crimes de l’Union soviétique qui sont utilisés comme prétexte à la propagande anti-russe, mais plutôt le caractère supposé dictatorial du Président Vladimir Poutine, son opposition aux forces atlantistes en Ukraine et en Syrie, sa volonté de préserver la famille traditionnelle contre les attaques des organisations LGBT…

En résumé, le fond du problème est l’insoumission de la Russie.

Il s’agit d’une guerre idéologique que mène l’Occident moderniste contre la Russie chrétienne et un certain nombre de pays musulmans.

Il faut, par ailleurs, bien distinguer l’Europe et l’Occident. L’Occident est une construction liée à cette fabrication idéologique qu’est le judéo-christianisme, et qui renvoie bien plus au monde anglo-saxon thalassocratique qu’au continent européen.

J’ai analysé dans un de mes ouvrages (Occident et Islam – Sources et genèse messianiques du sionisme) des évènements majeurs dans l’histoire de l’Angleterre du XVIIe siècle qui ont transformé plus tard et de manière décisive – notamment à l’occasion des deux guerres mondiales – le rapport de ce monde anglo-saxon à l’Europe continentale.

Ce que l’on appelle aujourd’hui l’Occident n’est pas seulement une construction idéologique, mais politique, à savoir l’Union européenne et son pendant géostratégique, le bras armé des États-Unis, l’OTAN, qui est tourné contre la Russie.

Cet Occident a le visage du monde anglo-saxon qui a connu une expansion économique et géopolitique poussée en avant par un messianisme vétérotestamentaire, lequel a accompagné et a suivi la Révolution d’Oliver Cromwell (1599-1658).

Le monde occidental est donc cet ensemble idéologique, politique et géopolitique qui a absorbé peu à peu l’Ancien monde catholique, gréco-latin, mais aussi germanique.

Le théoricien de l’histoire sur la longue durée et de la civilisation Arnold J. Toynbee (1889-1975) avait très bien perçu quel était le fond de la guerre menée par l’Occident moderniste contre les traditions. Ainsi il écrivait en 1947 :

« Cette attaque concentrique lancée par l’Occident moderne contre le monde de l’Islam a inauguré le présent conflit entre les deux civilisations.

On verra qu’il participe d’un mouvement encore plus vaste et plus ambitieux par lequel la civilisation occidentale ne vise rien moins qu’à l’incorporation de toute l’humanité en une grande société unique, et au contrôle de tout ce que, sur terre, sur mer et dans l’air, l’humanité peut exploiter grâce à la technique occidentale moderne.

Ce que l’Occident est en train de faire à l’Islam, il le fait en même temps aux autres civilisations survivantes – chrétiens orthodoxes, indiens, monde extrême-oriental – et aux sociétés primitives survivantes qui sont actuellement aux abois, même dans leurs ultimes réduits d’Afrique tropicale. »

(Arnold J. Toynbee, L’Islam, l’Occident et l’avenir, 1947).

 

Par conséquent, l’erreur à ne pas faire, c’est de se soumettre en permanence aux « valeurs » occidentales, se laisser acculer chaque jour, comme le fait l’Allemagne, par le chantage à l’homophobie, à l’antisémitisme et au racisme.

Il ne faut pas se limiter à mener une guerre défensive sur les plans diplomatique et géopolitique, mais il faut mener une bataille culturelle en rejetant catégoriquement le paradigme moderne et ses avatars qui tuent purement et simplement les peuples en détruisant leurs religions, leurs valeurs et leurs traditions.

 

 

8. Une autre confusion fréquente en Russie et dans l’ancien espace communiste est l’attachement simultané d’une partie de la population à la fois à l’Église et à la civilisation soviétique, qui est par définition antichrétienne.

Que faut-il faire pour surmonter cette approche au moins incohérente ? La hiérarchie de l’Église pourrait-elle contribuer de façon substantielle au dépassement de ces déviations ?

Comme je l’ai dit précédemment, le régime communiste s’est effondré il y a moins de 30 ans, beaucoup de Russes sont nés et ont vécu une partie de leur vie sous ce régime. Il faut donc relativiser cette prégnance du communisme sur une partie de la population.

Si le christianisme a pu renaître en Russie c’est justement parce que le communisme en tant que croyance collective et idéologie du régime est mort.
Si la Russie s’est redressée politiquement et économiquement, c’est grâce au retour du christianisme qui a restructuré la société russe.

Ce qui reste de communisme en Russie sera effacé par le temps dans une ou deux générations. Mais l’on ne pourra jamais effacer de l’histoire russe et de sa mémoire les 70 ans de communisme. Ce serait une erreur et une perte considérable de temps et d’énergie que de s’essayer à effacer cette histoire des mémoires.

Le travail de la hiérarchie de l’Église doit consister, entre autres choses, à solidifier le christianisme et la foi des Russes ; aider la Russie et son État dans ce combat culturel contre l’hégémonie mondiale du modernisme, plutôt que de combattre les spectres du communisme.

 

 

9.  Comment pourrait-on expliquer que plus d’un quart de siècle après la chute du communisme et de l’URSS, le mausolée de Lénine soit intact et que ses restes mortels ne soient pas enterrés ?

Les explications qui se réfèrent à éviter d’agiter la sensibilité d’une partie des personnes âgées qui nourrissent la nostalgie ou celles de l’opportunité politique ne résistent pas à la critique.

Quelles sont les causes spirituelles qui déterminent cette paralysie volitive et que devraient faire l’élite russe, l’Église, les intellectuels de pointe, l’administration gouvernementale pour sortir du filet de cette malédiction historique ?

Dans la prolongation de ma réponse à la question précédente, je dirai qu’il ne faut pas donner plus d’importance que cela mérite aux oripeaux (choses qui ont un éclat apparent et sous lesquelles il n’y a rien de solide) du communisme. Je doute que les jeunes Russes considèrent Lénine comme étant un prophète et son mausolée un temple. Il est indéniablement un personnage historique central du XXe siècle à l’échelle mondiale.

Je ne pense pas qu’il y ait une paralysie volitive, c’est une question générationnelle. L’attachement au communisme et à ses prophètes disparaîtra avec la génération qui a été modelée par eux.

L’histoire de la longue durée nous apprend à relativiser et à étudier les croyances collectives au-delà de l’échelle humaine.

 

 

10. Au cours des dernières années de plus en plus de gens se tournent vers la Russie comme un bastion des valeurs traditionnelles du monde.

Le courant de pensée anti-libéral en Russie pourrait-il avancer à la mesure d’une Révolution conservatrice d’envergure mondiale et quelles sont, selon vous, les chances d’une résurrection religieuse d’envergure qui pourrait supprimer le paradigme libéral dominant de la scène de l’histoire ?

La Russie a pris des positions courageuses sur le mariage homosexuel, l’homoparentalité, qui ont eu un retentissement mondial et qui peuvent inspirer nombre de nations, c’est indéniable. Mais il ne me semble pas (vu de l’extérieur), que le libéralisme économique et sociétal (les deux étant liés) soit prêt à reculer en Russie, du fait qu’il a, dans le pays, des relais importants et puissants.


Je ne crois pas en une révolution conservatrice à l’échelle mondiale, mais il peut y avoir, dans certains pays, et sous des modes différents, des avancées conservatrices en réaction aux poussées du libéralisme.

Pour mener une révolution conservatrice, il faut au préalable élaborer un projet de société global. Les réaction ponctuelles, comme la Manif’ pour tous en France, ne constituent aucunement un projet de société capable d’endiguer le libéralisme sous ses diverses formes ; tout au plus elles peuvent être un point de départ, une impulsion.

En Russie, l’Église orthodoxe, qui a repris ses droits, peut jouer un rôle très important dans le sens d’une révolution conservatrice, que l’État ne peut entreprendre à lui seul (du fait des intrications des intérêts économiques et leur poids dans les décisions politiques).

Les religieux, les docteurs de la foi, les philosophes, les politiques et les intellectuels de tous les domaines doivent travailler de concert à l’élaboration d’un projet global en vue de la refondation de la société sur des bases traditionnelles.

L’Histoire pourrait bien offrir cette chance, dans la mesure où, à mon sens, notre monde est en train de basculer, avec l’effondrement des dernières idéologies modernes, dans une nouvelle ère, l’ère véritablement postmoderne.

 

 

Une interview de Youssef Hindi réalisée par Iurie Rosca parue le 8 août 2017 dans la revue GEOPOLITICA.RU à l’occasion du centenaire de la révolution bolchevique.

Note du Saker Francophone     http://lesakerfrancophone.fr/

Les lecteurs attentifs auront noté que 2 autres intervenants Valérie Bugault et Emmanuel Leroy 
sur ce site auront répondu à la question il y quelques semaines.
Youssef Hindi donne un troisième éclairage sur cette révolution.

 

LES ISLAMISTES CHASSÉS DU LIBAN ! ( ANTOINE DE LA COSTE )

Les islamistes d'Al Nosra chassés du Liban

 

Combats dans la région d'Ersal 

 

Par Antoine de Lacoste    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/08/15/

 

 Depuis plusieurs années, une poche islamiste s'était constituée dans la montagne libanaise appelée Antiliban, à cheval sur la frontière syrienne, à quelques kilomètres du beau site antique de Baalbek.

De là, le Front al Nosra (rebaptisé depuis Fatah al Cham) se sentait suffisamment sûr de lui pour faire des incursions dans la Plaine de la Bekaa.

Il y avait affronté l'armée libanaise, tuant et faisant prisonnier plusieurs de ses soldats. Il faut noter que des éléments de Daesh étaient venus lui prêter main forte ; il décapitera deux soldats libanais...

Al Nosra avait ainsi pris le contrôle en août 2014 de la petite ville d'Ersal, à majorité sunnite, la mettant en coupe réglée : exécutions de récalcitrants, application de la charia, trafics d'armes et de drogue. La panoplie habituelle des islamistes sunnites.

Trop faible, l'armée libanaise n'était pas en capacité d'intervenir et l'armée syrienne avait autre chose à faire.

Elle n'aurait de toute façon pas été la bienvenue. Après de longues négociations, Al Nosra avait finalement accepté de se retirer dans les montagnes sur la promesse que l'armée libanaise ne l'attaquerait pas.

Tout a changé il y a quelques jours avec l'intervention du Hezbollah.

Libéré de plusieurs fronts en Syrie, en particulier à Alep et à l'Ouest de Damas, il a décidé de reconquérir Ersal afin de garder la main mise sur la Plaine de la Bekaa à majorité chiite.

La prise de la ville fut aisée car les combattants de Fatah al Cham restés sur place ont refusé le combat et se sont réfugiés dans les montagnes.

Mais le Hezbollah était décidé à en finir et a attaqué l'ensemble du réduit islamiste.

Dans le même temps l'armée libanaise prenait position dans Ersal pour éviter toute mauvaise surprise.

L'aviation syrienne est également intervenue pour fixer les troupes islamistes et faciliter l'intervention du Hezbollah.

L'histoire ne dit pas si le Liban a donné son accord pour des bombardements syriens sur son sol, mais le Hezbollah constituant depuis longtemps un Etat dans l'Etat, cela ne change malheureusement plus grand chose pour ce qu'il reste d'Etat libanais.

L'issue de la bataille fut favorable : Al Nosra a perdu une cinquantaine d'hommes et les chiites une dizaine (leurs noms et leurs photos figurent toujours dans la presse libanaise chiite afin d'honorer les « martyrs »).

Mais les islamistes se sont repliés dans un dernier petit réduit montagneux de neuf kilomètres carrés avec quatre prisonniers.

Pour les récupérer sains et saufs, le Hezbollah a dû négocier.

 

Un accord semble avoir été trouvé pour que les derniers combattants sunnites soient acheminés vers la Province d'Idleb, au Nord-Ouest de la Syrie.

C'est déjà là que se concentrent tous les islamistes syriens (hors Daech) après les multiples redditions des derniers mois.

C'est un tournant important dans la guerre qui oppose la Syrie aux islamistes.

En effet de nombreuses poches d'insurgés sunnites subsistent ici et là dans les montagnes séparant la Syrie du Liban.

 

Ces petits sanctuaires permettaient aux islamistes d'être à l'abri et de recevoir régulièrement des armes et des renforts.

La perte de la plus importante de ses poches va probablement en entraîner d'autres.

La Syrie n'aura plus à craindre des attaques surprises venant des montagnes

libanaises et le Liban sera débarrassé de la présence d'Al Nosra sur son sol.  •

 

15/08/2017

L' ISLAM, UNE RELIGION DE PAIX ET D' AMOUR EN CONQUÊTE !

  • Des Espions Islamistes s'infiltrent à l'Ouest pour terroriser les Chrétiens

  • Leur mission fondamentale est clairement stipulée dans la constitution iranienne : exporter l'idéologie islamiste et promouvoir les valeurs de l'islam partout dans le monde. A cet effet, les Gardiens de la Révolution ont créé la Qods Force et les Bassidjis pour mener des opérations extraterritoriales tant au plan religieux, idéologique, militaire que politique.

  • Ces espions islamistes arrivent en Occident, et en particulier aux États-Unis, sous couvert de recherche scientifique, de projet éducatif, ou de problèmes de santé. Pour obtenir des visas, ils passent par des ambassades américaines, des universités, des centres de recherche ou des hôpitaux. Leur capacité à présenter un profil idéal crée une apparence de sécurité; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes.

  • Quand Dehnavi a été retenu à l'aéroport de Boston, de nombreux agents iraniens actifs sur le territoire américain ont multiplié les recours, y compris en mobilisant des médias de gauche, pour débloquer la situation. Ils ont développé un narratif d'injustice et de victimisation pour que ce bassidji de haut rang ait soudain l'air d'un innocent, d'une victime arbitrairement exclue du territoire américain. Mais la seule question qui méritait d'être posée était la suivante : comment un tel individu pouvait-il être détenteur d'un visa américain ?

La persécution, l'emprisonnement, le meurtre et la torture des non-musulmans par les islamistes est désormais parfaitement établie et même rendue visible au quotidien.

Chaque violence commise par les islamistes contre les chrétiens, les juifs, les Yazidis, les Kurdes, les Hindouistes et les Bahaïs mérite qu'on s'y arrête et qu'on réagisse ; mais d'autres menaces émanent de ces tyrans étatiques et non étatiques.

Les organisations islamistes infiltrent aussi des agents en Occident, notamment aux États-Unis, afin de surveiller, menacer et terroriser les non-musulmans.

De récentes informations en provenance de camps de réfugiés européens montrent que des agents islamistes et des espions, dont certains appartiennent au très puissant, corps des Gardiens de la Révolution Islamique Iranienne (IRGC), ont infiltré l'Europe, en partie pour surveiller les chrétiens qui ont fui la torture, l'emprisonnement et toutes sortes de persécutions.

Les dirigeants de l'IRGC et leurs services de renseignement se font une gloire d'avoir des agents et des espions à Washington-DC et dans d'autres capitales occidentales.

L'IRGC agit à l'étranger à travers deux organisations principales, l'unité d'élite de la Force al Quods et les Bassidji, une milice idéologique.

L'une des missions fondamentales de l'IRGC, par ailleurs stipulée dans la constitution iranienne, est de protéger les valeurs islamiques et révolutionnaires (y compris dans leurs dimensions antisémites et anti-américaines) sur le sol national. L'autre mission clé, également stipulée dans la constitution, est d'exporter l'idéologie islamique iranienne et de promouvoir l'essor des valeurs islamistes partout dans le monde.

Pour mener à bien ces missions extraterritoriales – tant au plan religieux, idéologique, que militaire et politique - l'IRGC a créé la Force al Quods et le mouvement Bassdji.

Aucune organisation islamiste radicale n'a jamais borné son rayon d'action à la ville, à la région ou au pays qui les a vu naître. Ils ne reconnaissent pas les États-nations qui se sont constitués tout au long de l'histoire ; pas plus qu'ils n'accordent de l'importance aux frontières ou aux gouvernements de ces Etats nations. Ils pensent que le monde, depuis ses origines, est destiné à devenir terre islamique.

Ils croient que les États, en particulier ceux d'Occident, occupent des terres qui, de toute éternité, ont été dévolues à l'islam par Allah.

Ils accusent aussi les non-croyants d'avoir lésé leur Dieu, Allah, et d'avoir falsifié l'histoire de Moïse, Abraham et Jésus dans le but d'inventer de fausses religions telles que le judaïsme et le christianisme. Ils se sont donné pour mission sacrée de reprendre par tous les moyens, cet univers qui leur aurait été enlevé.

Ces espions islamistes se rendent généralement en Occident, notamment aux États-Unis, sous des couvertures diverses : projets de recherche, missions éducatives, ou liées à des projets de santé.

Pour obtenir des visas, ils ciblent certaines ambassades américaines, certaines universités, quelques centres de recherche en particulier ou des hôpitaux. Certains remarquent que ces agents demandent et obtiennent également l'assistance et le parrainage d'institutions du régime iranien aux États-Unis.

En apparence, ils offrent toutes les garanties de sécurité ; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes

Le cas de Mohsen Dehnavi, récemment expulsé des États-Unis, est exemplaire. La police de l'air et des frontières américaines a vite réalisé que Dehnavi était un agent iranien, un officier Bassidji, ancien chef du mouvement Bassidji à l'Université Sharif en Iran. Dehnavi est également un fidèle de l'ayatollah Khamenei, gratifié à de nombreuses reprises et en personne par le leader suprême du régime iranien.

 

La police des frontières américaine a récemment expulsé Mohsen Dehnavi, un agent militaire iranien de haut rang, membre actif et de la force paramilitaire Bassidj. Il a dirigé la branche étudiante du Bassidj à l'Université Sharif de l'Iran (photo ci-dessus, photo de Behrooz Rezvani / Wikimedia Commons).

 

La devise du Bassidj est « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël ». Chaque Bassidji doit espionner les non-musulmans et être prêt à tout pour plaire au leader suprême islamiste.

Aucun acte de violence n'apparait disproportionné à un Bassidjj.

Ceux qui pratiquent le meurtre sont considérés comme des héros de leur foi. Le Bassidj et l'IRGC ont en commun le même but détruire toute personne dont la croyance diffère de la leur.

La seule question qui mérite d'être posée est la suivante : comment un homme comme Dehnavi a-t-il pu obtenir un visa américain?

Exceptionnellement, la police de l'air et des frontières des États-Unis a considéré qu'un visa américain ne conférait pas à un iranien un droit d'entrée automatique sur le territoire des États-Unis. S'ils n'avaient pas interrogé Dehnavi et s'ils n'avaient pas porté un regard critique sur ses antécédents, celui-ci se déplacerait aujourd'hui librement aux États-Unis - avec le risque de tragiques conséquences.

Les responsables de l'IRGC se sont vantés à maintes reprises de la capacité de leurs agents à opérer librement aux États-Unis. La seule question qui compte est la suivante : combien sont-ils ? Un Bassidji comme Dehnavi est un extrémiste musulman dont la mission est de sauvegarder les valeurs de l'islam, d'éradiquer les dissidents et de surveiller de près les non-musulmans, principalement les chrétiens.

Quand Dehnavi a été bloqué à l'aéroport de Boston, de nombreux agents du régime pro-iranien aux États-Unis ont multiplié les recours en mobilisant notamment les médias de gauche. Ils ont bâti une « fake news » toute pétrie d'injustice et de victimisation pour que cet agent de haut niveau soit considéré comme un innocent injustement persécuté à l'entrée du territoire des États-Unis.

Par un travail d'infiltration régulier et progressif, les organisations islamistes se sont créées un tissu de milices islamistes et d'alliés de circonstance.

L'infiltration aux États-Unis d'agents islamistes, d'espions et de sympathisants avec l'appui d'institutions extrémistes, comme le régime iranien ou les Frères musulmans, ne devrait pas être prise à la légère; les fonctionnaires de l'immigration, les consulats et les ambassades des États-Unis devraient considérer plus sérieusement le phénomène.

Afficher un impressionnant CV, disposer d'une bourse ou du parrainage d'une institution américaine, se targuer d'une soit-disant défection d'une organisation islamiste, ne sont pas des motifs suffisants pour délivrer visa et une autorisation de circuler sur le territoire américain.

 

L'affaire Dehnavi montre qu'un visa ne doit pas empêcher les fonctionnaires des frontières d'enquêter méticuleusement une seconde fois sur les antécédents d'un voyageur.

 

Sinon, l'infiltration croitra de manière exponentielle.

Le Dr. Majid Rafizadeh est président du Conseil international américain sur le Moyen-Orient. Cet irano-américain, spécialiste de sciences politique, diplômé de Harvard, est aussi consultant économique et auteur de « Peaceful Reformation in Iran's Islam » (Réforme pacifique de l'islam en Iran). Il peut être contacté au Dr.Rafizadeh@Post.Harvard.Edu .

 

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RUSSIE_GATE , TROIS JOURNALISTES DE CNN DÉMISSIONNENT !

Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 27-06-2017

Photo: Ric Feld/AP

 

TROIS CÉLÈBRES JOURNALISTES de CNN ont démissionné lundi soir après que la chaîne a été forcée de se rétracter et de s’excuser pour une histoire reliant Anthony Scaramucci, allié de Trump, à un fonds d’investissement russe en cours d’enquête parlementaire.

 

L’article en question, comme pour tant d’informations sur la Russie rapportées par les médias américains, se fondait sur une source anonyme unique, et à présent, la chaîne est incapable de garantir la véracité de ses allégations principales.

En annonçant la démission des trois journalistes – Thomas Frank, auteur de l’histoire (pas le même Thomas Frank, auteur de « What’s the Matter with Kansas? ») ; Eric Lichtblau, reporter lauréat du prix Pulitzer, récemment débauché du New York Times ; et Lex Haris, chef d’une nouvelle unité d’investigation – CNN a précisé que « les processus éditoriaux standards n’ont pas été respectés au moment de la publication de l’article ».

 

Les démissions font suite au retrait de l’histoire par CNN vendredi soir, la chaîne s’excusant alors auprès de Scaramucci :

Plusieurs facteurs amplifient l’embarras de CNN sur cette affaire. Pour commencer, l’histoire de CNN fut d’abord discréditée par un article dans Sputnik News, qui expliquait que le fonds d’investissement faisait état de plusieurs « inexactitudes factuelles » dans le rapport (y compris que le fonds ne fait même pas partie de la banque russe Vnesheconombank qui est sous instruction), et par Breitbart, qui citait de nombreuses autres inexactitudes factuelles.

Et cet épisode fait suite à un correctif embarrassant que CNN fut forcée d’émettre plus tôt ce mois-ci après que plusieurs de ses présentateurs vedettes affirmèrent, de sources anonymes, que James Comey, dans sa déclaration devant le Congrès, allait réfuter l’allégation de Trump selon laquelle le directeur du FBI lui assura qu’il n’était la cible d’aucune enquête.

Lorsque Comey confirma l’histoire de Trump, CNN fut forcée de rectifier son histoire. « Une version précédente de cette histoire mentionnait que Comey contesterait l’interprétation de Trump de leurs conversations. Mais d’après ses notes, Comey résume trois conversations avec le Président dans lesquelles il dit à Trump qu’il ne faisait pas l’objet d’une enquête », précisa la chaîne.

Mais CNN est loin d’être seule quand il s’agit de rétractations embarrassantes concernant la Russie. Maintes fois les principaux organes de presse américains ont publié des affirmations au sujet de la « menace russe » qui se sont révélées complètement fausses par la suite, en tendant à chaque fois à l’exagération de la menace et/ou à l’invention de liens à charge entre Moscou et le cercle Trump.

Dans presque tous les cas, ces histoires concernaient des assertions sans preuve issues de sources anonymes et que ces organes d’information traitèrent sans discernement aucun comme des faits, qui finirent par se révéler complètement faux.

Plusieurs de ces épisodes les plus humiliants nous proviennent du Washington Post. Le 30 décembre, le journal publia un scoop effrayant digne d’une superproduction qui immédiatement et de manière prévisible devint virale et généra un trafic monstrueux. Les pirates informatiques russes, affirmait le journal selon des sources anonymes, avaient piraté les « réseaux électriques américains » en passant par une installation dans le Vermont.

 

Flash spécial: des pirates informatiques russes ont pénétré le réseau électrique via une installation du Vermont http://wapo.st/2hDm05H

— Washington Post (@washingtonpost) December 31, 2016

 

Cela entraîna ensuite des journalistes de MSNBC, et plusieurs officiels démocrates, à immédiatement alerter que Poutine essayait de priver les Américains de chauffage durant l’hiver.

 

Pratiquement toutes les facettes de cette histoire se révélèrent fausses.

 

Premièrement, la compagnie d’électricité, que le Post n’avait même pas jugé bon de contacter, publia un démenti, soulignant qu’un logiciel malveillant avait été détecté sur l’un des ordinateurs portables qui n’était connecté ni au réseau électrique du Vermont ni à celui plus large des états-Unis.

 

Le Post fut ainsi forcé de changer l’histoire pour faire mousser la prétention plus que jamais alarmiste que ce logiciel malveillant « démontrait le risque » que posait la Russie à l’encontre des réseaux électriques américains, accompagnée en tête d’un correctif rejetant l’allégation principale de l’histoire :

Mais alors il s’avéra que même ce logiciel malveillant n’était en rien connecté aux pirates informatiques russes et n’était sans doute même pas un code malveillant d’aucune sorte. Ces révélations forcèrent le Post à publier, quelques jours plus tard, un nouvel article réfutant l’histoire d’origine.

Des embarras de ce genre sont vraiment trop nombreux pour qu’on puisse les compter quand il s’agit d’histoires exagérées, virales, des médias américains au sujet de la « menace russe ».

Moins d’un mois avant sa mascarade des réseaux électriques, le Post publia une histoire digne d’une superproduction, largement fondée sur une liste noire éditée par un tout nouveau groupe totalement anonyme, présentant l’affirmation choquante que les histoires initiées ou promues par la « campagne de désinformation » de la Russie avait été vues plus de 213 millions de fois.

Cette histoire tomba à l’eau presque immédiatement. La liste noire maccarthyste d’organes de désinformation russes sur laquelle elle s’était fondée contenait de nombreux sites grand public.

 

L’article fut largement dénoncé. Et le Post annexa en tête, deux semaines plus tard, une note de l’éditeur :

Quelques semaines auparavant, Slate publia un autre article qui devint viral sur Trump et la Russie, affirmant qu’un serveur secret avait été découvert et que la Trump Organization l’utilisait pour communiquer avec une banque russe.

Après que cette histoire fut montée en épingle par Hillary Clinton en personne, de multiples organes d’information (y compris l’Intercept) l’ont réfutée, remarquant que l’histoire avait été stockée durant des mois sans trouver preneur pour autant.

 

Finalement, le Washington Post établit clairement à quel point les allégations étaient irresponsables :

Quelques semaines plus tard, C-SPAN fit la une lorsqu’elle annonça que ses réseaux avaient été « interrompus par programmation Russia Today » :

 

Cela a conduit de nombreux organes de médias, tel Fortune, à affirmer qu’un tel événement avait été causé par un piratage informatique russe, ce qui pour autant se révéla également totalement sans fondement, et Fortune fut obligé de réfuter l’affirmation :

Durant la même période, décembre 2016, le Guardian publia un récit du reporter Ben Jacobs affirmant que Wikileaks et son fondateur, Julian Assange, entretenaient « depuis longtemps des relations proches avec le régime de Poutine ».

 

Cette allégation, ainsi que d’autres dans l’histoire, étaient fabriquées, et le Guardian se trouva forcé d’annexer une rétractation :

Le mensonge sur la Russie le plus significatif vint peut-être de CrowdStrike, la firme employée par le DNC (Comite National Démocrate) pour enquêter sur le piratage informatique de ses serveurs d’e-mail.

Encore dans la même période, décembre 2016, la firme émit un nouveau rapport accusant des pirates russes d’activités préjudiciables impliquant l’armée ukrainienne.

De nombreux organes, y compris (bien sûr) le Washington Post, s’empressèrent d’en faire tout un tapage sans discernement.

« Une firme de cybersécurité a découvert des preuves solides du lien entre le groupe qui a piraté le Comité national démocrate et le bras du renseignement militaire russe, l’agence principale derrière l’interférence du Kremlin dans les élections de 2016 », affirma le Post.

« La firme CrowdStrike a relié des logiciels malveillants utilisés dans l’intrusion du DNC à des logiciels malveillants utilisés pour pirater et traquer l’application téléphonique Android utilisée par l’armée ukrainienne dans son combat contre les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine de la fin 2014 jusqu’en 2016. »

 

Or cette histoire s’effondra également.

En mars, la firme « révisa et réfuta les affirmations qu’elle avait utilisées pour conforter des allégations de piratage russe durant la campagne présidentielle américaine l’année passée » après que plusieurs experts eurent mis en question ses allégations.

« CrowdStrike dut revenir sur des parties clés de son rapport sur l’Ukraine. »

CE QUI EST LE PLUS REMARQUABLE au sujet de ces épisodes est le fait qu’ils tendent tous vers la même direction : un battage médiatique et une exagération de la menace posée par le Kremlin. Tous les organes médiatiques font des erreurs ; il faut s’y attendre.

Cependant, lorsque toutes les « erreurs » sont vouées au même thème rhétorique, et lorsqu’elles finissent toutes par poursuivre le même objectif final, il semble clair qu’elles ne sont pas uniquement le produit dérivé de simples erreurs journalistiques courantes.

Il y a grand intérêt à publier des allégations alarmistes sur la « menace russe » et sa connexion avec Trump.

 

Les histoires qui dépeignent le Kremlin et Poutine comme les méchants et comme des menaces sérieuses sont celles qui deviennent les plus virales, et qui produisent le plus de trafic, génèrent le plus d’avantages professionnels tels que les offres télévisées, ainsi que les éloges sur le Net, les profits commerciaux pour ceux qui les diffusent.

Chacun pourra, s’il le souhaite, voir la convergence entre ces vastes avantages et cette longue file d’histoires insensées sur la Russie comme une coïncidence, mais cela semble terriblement généreux, sinon carrément naïf.

Il existe des récompenses professionnelles et commerciales substantielles pour ceux qui font cela et, du moins jusqu’à la démission hier soir de ces journalistes de CNN, avec très peu de conséquences, même lorsqu’ils sont découverts.

Une dynamique connexe, et peut-être plus significative, est le fait que les standards journalistiques sont souvent ignorés quand il s’agit d’exagérer la menace posée par des pays considérés officiellement comme les ennemis du moment.

Ceci est un principe journalistique qui s’est imposé à maintes reprises, l’Irak en étant l’exemple le plus mémorable mais néanmoins pas le seul.

En résumé, tout est recevable quand il s’agit de faire circuler des accusations sur les adversaires officiels des Américains, aussi infondées soient-elles, et la Russie tient aujourd’hui ce rôle.

(D’une manière plus générale : moins quelqu’un a de statut et de pouvoir au sein du Washington officiel, plus il est recevable que les cercles médiatiques américains publient de fausses déclarations à son sujet, comme l’illustre cet article récent du New York Times, honteusement falsifié à propos de l’animateur de RT Lee Camp ; lui aussi contient désormais de multiples corrections.)

Ensuite il y a le fait que la vaste majorité des informations sur la Russie, ainsi que sur les liens présumés de Trump avec le Kremlin, s’est exclusivement fondée sur des assertions dénuées de preuve provenant d’officiels anonymes, parmi lesquels nombreux, sinon tous, sont ceux qui entretiennent des desseins inavoués.

 

Ce qui signifie qu’ils sont libres de publier des affirmations totalement fausses sans le moindre souci des répercussions.

Qu’il y ait désormais un problème capital avec la communication d’informations concernant la Russie est un fait reconnu, même par les dirigeants de CNN.

Dans le prolongement de ce dernier fiasco, le rédacteur de CNN émit une note, qui fut divulguée à BuzzFeed, imposant de nouveaux garde-fous sur « tout contenu concernant la Russie ».

Voici un acte d’accusation plutôt remarquable du comportement des médias à l’égard de Moscou.

On ne saurait exagérer l’importance de cette malfaisance journalistique dès qu’il s’agit de la Russie, une puissance nucléaire. C’est une histoire qui a dominé la politique américaine depuis plus d’un an.

Renforcer les tensions entre deux puissances historiquement hostiles est incroyablement incendiaire et périlleux. Toutes sortes d’affirmations, même avec peu de preuves pour les appuyer, ont envahi le discours politique américain et ont été traitées comme des faits avérés.

Et ce sans tenir compte de la manière dont l’inconscience des journalistes attise et donne matière à la campagne de l’administration Trump visant à discréditer généralement le journalisme.

Le Président n’a pas tardé à exploiter ce dernier manquement pour attaquer les médias :

Ouah, CNN a dû retirer un scoop sur la « Russie » avec trois employés forcés de démissionner.

 

Qu’en est-il des autres fausses histoires qu’ils font ?    FAUSSES INFOS !

 

Compte tenu des enjeux, informer sur ces sujets devrait se faire avec le plus grand soin. Comme le démontre cette longue liste d’embarras, de rétractations et de mensonges, la mentalité exactement inverse a conduit l’attitude des médias depuis un an.

Correctif : 27 juin 2017, 13:03.

 

Une version plus récente de l’article avait incorrectement établi que Slate était la propriété de la société du Washington Post.

Elle a appartenu à Graham Holdings jusqu’à ce que Jeff Bezos ne l’acquière en 2013.

Graham Holdings a gardé Slate après la vente.

Clarification : 28 juin 2017, 09:03.

 

L’article fut modifié pour clarifier le fait que les médias tels que Fortune (et non C-SPAN) sont ceux qui ont faussement affirmé que C-SPAN avait été piratée par RT, obligeant ainsi C-SPAN à préciser qu’elle ne connaissait pas la cause de l’interruption.

Photo en tête : le siège de CNN au centre-ville d’Atlanta.

 

 

Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 27-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

ÉTATS-UNIS, L' EUROPE ET CHARLOTTESVILLE ......TRIBUNE LIBRE !

Charlottesville: comparer l’Europe et les Etats-unis n’a pas de sens

 
 

Méfions-nous des vérités partielles qui conduisent à des conclusions hâtives.

L’actualité de ces derniers jours oblige, notamment, à rappeler qu’en ce qui concerne l’islam, la situation aux Etats-Unis n’a rien à voir avec la situation de l’Europe en général, ni de la France en particulier.

En résumé, une minorité de 1 % n’est pas une minorité de 7,5 % !

Soyons clairs. Les violences de Charlottesville sont condamnables, et rien ne doit nuancer cette condamnation.

J’ignore si la manifestante tuée, qualifiée d’antiraciste par la presse, est effectivement une militante antiraciste – ce qui est une noble cause – ou si, comme trop souvent en France, l’antiracisme officiel sert de masque au racisme anti-blancs.

Dans tous les cas, son meurtre est un acte odieux et inacceptable.

Récupérations politiques

Il convient pour autant d’être rigoureux dans l’analyse de ces faits, et dans les conclusions que l’on peut en tirer.

Ainsi, lorsque Le Figaro republie aujourd’hui un article initialement écrit en juin 2015, qui affirme que « aux Etats-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistes », on se doute des récupérations très politiquement correctes qui peuvent en être faites, et quelques précisions s’imposent.

 

  1. Depuis la publication initiale de l’article du Figaro, il y a eu 6 attentats islamistes reconnus comme tels aux Etats-Unis, faisant 68 morts. En revanche, Charlottesville serait le second attentat d’extrême-droite, pour un total de 2 morts.
  2. De ce fait, les chiffres de l’article mériteraient d’être mis à jour.
  3. Il n’est plus vrai que « 26 personnes sont mortes par le fait de djihadistes auto-proclamés, tandis que 48 personnes ont été assassinées par des extrémistes non-musulmans », aujourd’hui ce ne serait plus 26/48 mais 94/50.

On voit donc que même le titre de l’article, qui est ce que beaucoup de lecteurs vont retenir, est devenu faux !

  1. La situation de l’islam aux Etats-Unis n’a rien à voir avec ce qu’elle est en Europe.
  2. Il y a bien sûr des différences sociologiques, qu’il serait trop long de développer ici, même si on peut rappeler l’importance de l’islam afro-américain, bien plus influent que ne l’est chez nous l’islam des populations d’origine sub-saharienne.

Surtout, les musulmans représentent environ 1 % de la population des Etats-Unis, mais 6 % de la population européenne, et 7,5 % de la population française.

 

Malhonnêteté intellectuelle

Toujours d’après le Pew Research Institute, en 2050 les musulmans représenteraient environ 2 % de la population des Etats-Unis, mais 10 % de la population de l’Europe.

Or, une minorité de 7,5 ou 10 % a sur la cohésion de l’ensemble un impact (positif ou négatif) sans commune mesure avec celui d’une minorité de seulement 1 ou 2 % !

Il est notamment beaucoup plus simple d’octroyer un régime dérogatoire à un groupe très minoritaire qu’à un groupe représentant une proportion notable du total.

Autrement dit, le multiculturalisme n’est relativement sans danger que si la majorité est très majoritaire et les minorités suffisamment minoritaires pour que leur poids ne remette pas en cause la vision collective de « ce qui est normal ».

En ce qui concerne les musulmans, c’est peut-être le cas aux Etats-Unis, ça ne l’est clairement pas en Europe.

Il n’est pas question de nier la réalité du racisme violent d’extrême-droite, ni d’excuser sa brutalité criminelle. Mais l’utiliser, à coups de comparaisons imprécises et incomplètes, pour minimiser la dangerosité de l’islam politique est intellectuellement malhonnête, et collectivement suicidaire.

 

https://www.causeur.fr/charlottesville-islam-attentats-etats-unis-146115?utm_

NUCLÉAIRE: L' IRAN MENACE DE SORTIR DE L' ACCORD !

L’Iran menace de sortir de l’accord sur le nucléaire

 

Dans un discours télévisé, prononcé le 15 août devant le Parlement, le président iranien Hassan Rohani a assuré qu’il pourrait revenir sur l’accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances en cas de nouvelles « sanctions » américaines.

Le président Hassan Rouhani à la tribune du Parlement à Téhéran, le 5 aout 2017.
 

Le président Hassan Rouhani à la tribune du Parlement à Téhéran, le 5 aout 2017. / Atta Kenare/AFP

 

Alors qu’un accord sur le nucléaire avait été conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, Téhéran pourrait en sortir « dans un délai très court », a assuré Hassan Rohani.

Face au Parlement, le président iranien a prononcé un discours, le 15 août, dans lequel il met en garde contre d’éventuelles nouvelles sanctions de la part des États-Unis.

 

À Lire : Pourquoi Donald Trump cible l’Iran

« L’expérience ratée des sanctions et de la coercition a mené leurs précédentes administrations à la table des négociations », a-t-il déclaré avant d’ajouter.

« Mais s’ils veulent revenir à ces méthodes, assurément, dans un délai très court – non pas des semaines ou des mois, mais en jours ou en heures – nous reviendrons à la situation (d’avant l’accord) de manière bien plus ferme. »

Donald Trump « pas un bon partenaire »

Le président iranien, tout juste réélu, a vivement dénoncé l’attitude diplomatique américaine, impliquant directement son président Donald Trump.

« Dans les récents mois, le monde a été le témoin que les États-Unis, en plus d’avoir constamment rompu leurs promesses concernant l’accord nucléaire, ont ignoré à plusieurs reprises des accords internationaux et montré à leurs alliés qu’ils n’étaient pas un bon partenaire », a-t-il affirmé.

 

À lire : Nucléaire iranien : Donald Trump contre Téhéran

Les termes du texte prévoient que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales. Mais l’administration Trump n’a jamais caché son hostilité à l’égard de cette entente, héritée de son prédécesseur Barack Obama et qu’il qualifie d’« horrible ».

Un durcissement des relations

En réaction, une série de sanctions juridiques et financières à l’Iran, non liées aux activités nucléaires, ont été imposées dont les dernières, dans le courant du mois de juillet.

Elles visaient des personnes et entités iraniennes liées au programme balistique, interdit par une résolution de l’ONU, et au corps des Gardiens de la révolution.

Le Congrès américain avait voté, dans la foulée, des sanctions contre le pays, accusé de développer son programme balistique, de violer les droits de l’Homme et de soutenir des groupes, comme le Hezbollah libanais, qualifiés de « terroristes » par Washington.

En réaction à ces « actions terroristes et aventuristes », le Parlement iranien avait voté un accroissement des moyens financiers des Gardiens de la Révolution et de ce même programme balistique

L’Iran, qui n’entretient plus de relations diplomatiques avec les États-Unis depuis 1980, assure que les dernières sanctions américaines sont une « violation » de l’accord de 2015, qui a mis fin à son isolement sur la scène internationale.

La Croix (avec l’AFP)
 
Source:  http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/