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15/08/2017

L' ISLAM, UNE RELIGION DE PAIX ET D' AMOUR EN CONQUÊTE !

  • Des Espions Islamistes s'infiltrent à l'Ouest pour terroriser les Chrétiens

  • Leur mission fondamentale est clairement stipulée dans la constitution iranienne : exporter l'idéologie islamiste et promouvoir les valeurs de l'islam partout dans le monde. A cet effet, les Gardiens de la Révolution ont créé la Qods Force et les Bassidjis pour mener des opérations extraterritoriales tant au plan religieux, idéologique, militaire que politique.

  • Ces espions islamistes arrivent en Occident, et en particulier aux États-Unis, sous couvert de recherche scientifique, de projet éducatif, ou de problèmes de santé. Pour obtenir des visas, ils passent par des ambassades américaines, des universités, des centres de recherche ou des hôpitaux. Leur capacité à présenter un profil idéal crée une apparence de sécurité; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes.

  • Quand Dehnavi a été retenu à l'aéroport de Boston, de nombreux agents iraniens actifs sur le territoire américain ont multiplié les recours, y compris en mobilisant des médias de gauche, pour débloquer la situation. Ils ont développé un narratif d'injustice et de victimisation pour que ce bassidji de haut rang ait soudain l'air d'un innocent, d'une victime arbitrairement exclue du territoire américain. Mais la seule question qui méritait d'être posée était la suivante : comment un tel individu pouvait-il être détenteur d'un visa américain ?

La persécution, l'emprisonnement, le meurtre et la torture des non-musulmans par les islamistes est désormais parfaitement établie et même rendue visible au quotidien.

Chaque violence commise par les islamistes contre les chrétiens, les juifs, les Yazidis, les Kurdes, les Hindouistes et les Bahaïs mérite qu'on s'y arrête et qu'on réagisse ; mais d'autres menaces émanent de ces tyrans étatiques et non étatiques.

Les organisations islamistes infiltrent aussi des agents en Occident, notamment aux États-Unis, afin de surveiller, menacer et terroriser les non-musulmans.

De récentes informations en provenance de camps de réfugiés européens montrent que des agents islamistes et des espions, dont certains appartiennent au très puissant, corps des Gardiens de la Révolution Islamique Iranienne (IRGC), ont infiltré l'Europe, en partie pour surveiller les chrétiens qui ont fui la torture, l'emprisonnement et toutes sortes de persécutions.

Les dirigeants de l'IRGC et leurs services de renseignement se font une gloire d'avoir des agents et des espions à Washington-DC et dans d'autres capitales occidentales.

L'IRGC agit à l'étranger à travers deux organisations principales, l'unité d'élite de la Force al Quods et les Bassidji, une milice idéologique.

L'une des missions fondamentales de l'IRGC, par ailleurs stipulée dans la constitution iranienne, est de protéger les valeurs islamiques et révolutionnaires (y compris dans leurs dimensions antisémites et anti-américaines) sur le sol national. L'autre mission clé, également stipulée dans la constitution, est d'exporter l'idéologie islamique iranienne et de promouvoir l'essor des valeurs islamistes partout dans le monde.

Pour mener à bien ces missions extraterritoriales – tant au plan religieux, idéologique, que militaire et politique - l'IRGC a créé la Force al Quods et le mouvement Bassdji.

Aucune organisation islamiste radicale n'a jamais borné son rayon d'action à la ville, à la région ou au pays qui les a vu naître. Ils ne reconnaissent pas les États-nations qui se sont constitués tout au long de l'histoire ; pas plus qu'ils n'accordent de l'importance aux frontières ou aux gouvernements de ces Etats nations. Ils pensent que le monde, depuis ses origines, est destiné à devenir terre islamique.

Ils croient que les États, en particulier ceux d'Occident, occupent des terres qui, de toute éternité, ont été dévolues à l'islam par Allah.

Ils accusent aussi les non-croyants d'avoir lésé leur Dieu, Allah, et d'avoir falsifié l'histoire de Moïse, Abraham et Jésus dans le but d'inventer de fausses religions telles que le judaïsme et le christianisme. Ils se sont donné pour mission sacrée de reprendre par tous les moyens, cet univers qui leur aurait été enlevé.

Ces espions islamistes se rendent généralement en Occident, notamment aux États-Unis, sous des couvertures diverses : projets de recherche, missions éducatives, ou liées à des projets de santé.

Pour obtenir des visas, ils ciblent certaines ambassades américaines, certaines universités, quelques centres de recherche en particulier ou des hôpitaux. Certains remarquent que ces agents demandent et obtiennent également l'assistance et le parrainage d'institutions du régime iranien aux États-Unis.

En apparence, ils offrent toutes les garanties de sécurité ; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes

Le cas de Mohsen Dehnavi, récemment expulsé des États-Unis, est exemplaire. La police de l'air et des frontières américaines a vite réalisé que Dehnavi était un agent iranien, un officier Bassidji, ancien chef du mouvement Bassidji à l'Université Sharif en Iran. Dehnavi est également un fidèle de l'ayatollah Khamenei, gratifié à de nombreuses reprises et en personne par le leader suprême du régime iranien.

 

La police des frontières américaine a récemment expulsé Mohsen Dehnavi, un agent militaire iranien de haut rang, membre actif et de la force paramilitaire Bassidj. Il a dirigé la branche étudiante du Bassidj à l'Université Sharif de l'Iran (photo ci-dessus, photo de Behrooz Rezvani / Wikimedia Commons).

 

La devise du Bassidj est « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël ». Chaque Bassidji doit espionner les non-musulmans et être prêt à tout pour plaire au leader suprême islamiste.

Aucun acte de violence n'apparait disproportionné à un Bassidjj.

Ceux qui pratiquent le meurtre sont considérés comme des héros de leur foi. Le Bassidj et l'IRGC ont en commun le même but détruire toute personne dont la croyance diffère de la leur.

La seule question qui mérite d'être posée est la suivante : comment un homme comme Dehnavi a-t-il pu obtenir un visa américain?

Exceptionnellement, la police de l'air et des frontières des États-Unis a considéré qu'un visa américain ne conférait pas à un iranien un droit d'entrée automatique sur le territoire des États-Unis. S'ils n'avaient pas interrogé Dehnavi et s'ils n'avaient pas porté un regard critique sur ses antécédents, celui-ci se déplacerait aujourd'hui librement aux États-Unis - avec le risque de tragiques conséquences.

Les responsables de l'IRGC se sont vantés à maintes reprises de la capacité de leurs agents à opérer librement aux États-Unis. La seule question qui compte est la suivante : combien sont-ils ? Un Bassidji comme Dehnavi est un extrémiste musulman dont la mission est de sauvegarder les valeurs de l'islam, d'éradiquer les dissidents et de surveiller de près les non-musulmans, principalement les chrétiens.

Quand Dehnavi a été bloqué à l'aéroport de Boston, de nombreux agents du régime pro-iranien aux États-Unis ont multiplié les recours en mobilisant notamment les médias de gauche. Ils ont bâti une « fake news » toute pétrie d'injustice et de victimisation pour que cet agent de haut niveau soit considéré comme un innocent injustement persécuté à l'entrée du territoire des États-Unis.

Par un travail d'infiltration régulier et progressif, les organisations islamistes se sont créées un tissu de milices islamistes et d'alliés de circonstance.

L'infiltration aux États-Unis d'agents islamistes, d'espions et de sympathisants avec l'appui d'institutions extrémistes, comme le régime iranien ou les Frères musulmans, ne devrait pas être prise à la légère; les fonctionnaires de l'immigration, les consulats et les ambassades des États-Unis devraient considérer plus sérieusement le phénomène.

Afficher un impressionnant CV, disposer d'une bourse ou du parrainage d'une institution américaine, se targuer d'une soit-disant défection d'une organisation islamiste, ne sont pas des motifs suffisants pour délivrer visa et une autorisation de circuler sur le territoire américain.

 

L'affaire Dehnavi montre qu'un visa ne doit pas empêcher les fonctionnaires des frontières d'enquêter méticuleusement une seconde fois sur les antécédents d'un voyageur.

 

Sinon, l'infiltration croitra de manière exponentielle.

Le Dr. Majid Rafizadeh est président du Conseil international américain sur le Moyen-Orient. Cet irano-américain, spécialiste de sciences politique, diplômé de Harvard, est aussi consultant économique et auteur de « Peaceful Reformation in Iran's Islam » (Réforme pacifique de l'islam en Iran). Il peut être contacté au Dr.Rafizadeh@Post.Harvard.Edu .

 

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RUSSIE_GATE , TROIS JOURNALISTES DE CNN DÉMISSIONNENT !

Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 27-06-2017

Photo: Ric Feld/AP

 

TROIS CÉLÈBRES JOURNALISTES de CNN ont démissionné lundi soir après que la chaîne a été forcée de se rétracter et de s’excuser pour une histoire reliant Anthony Scaramucci, allié de Trump, à un fonds d’investissement russe en cours d’enquête parlementaire.

 

L’article en question, comme pour tant d’informations sur la Russie rapportées par les médias américains, se fondait sur une source anonyme unique, et à présent, la chaîne est incapable de garantir la véracité de ses allégations principales.

En annonçant la démission des trois journalistes – Thomas Frank, auteur de l’histoire (pas le même Thomas Frank, auteur de « What’s the Matter with Kansas? ») ; Eric Lichtblau, reporter lauréat du prix Pulitzer, récemment débauché du New York Times ; et Lex Haris, chef d’une nouvelle unité d’investigation – CNN a précisé que « les processus éditoriaux standards n’ont pas été respectés au moment de la publication de l’article ».

 

Les démissions font suite au retrait de l’histoire par CNN vendredi soir, la chaîne s’excusant alors auprès de Scaramucci :

Plusieurs facteurs amplifient l’embarras de CNN sur cette affaire. Pour commencer, l’histoire de CNN fut d’abord discréditée par un article dans Sputnik News, qui expliquait que le fonds d’investissement faisait état de plusieurs « inexactitudes factuelles » dans le rapport (y compris que le fonds ne fait même pas partie de la banque russe Vnesheconombank qui est sous instruction), et par Breitbart, qui citait de nombreuses autres inexactitudes factuelles.

Et cet épisode fait suite à un correctif embarrassant que CNN fut forcée d’émettre plus tôt ce mois-ci après que plusieurs de ses présentateurs vedettes affirmèrent, de sources anonymes, que James Comey, dans sa déclaration devant le Congrès, allait réfuter l’allégation de Trump selon laquelle le directeur du FBI lui assura qu’il n’était la cible d’aucune enquête.

Lorsque Comey confirma l’histoire de Trump, CNN fut forcée de rectifier son histoire. « Une version précédente de cette histoire mentionnait que Comey contesterait l’interprétation de Trump de leurs conversations. Mais d’après ses notes, Comey résume trois conversations avec le Président dans lesquelles il dit à Trump qu’il ne faisait pas l’objet d’une enquête », précisa la chaîne.

Mais CNN est loin d’être seule quand il s’agit de rétractations embarrassantes concernant la Russie. Maintes fois les principaux organes de presse américains ont publié des affirmations au sujet de la « menace russe » qui se sont révélées complètement fausses par la suite, en tendant à chaque fois à l’exagération de la menace et/ou à l’invention de liens à charge entre Moscou et le cercle Trump.

Dans presque tous les cas, ces histoires concernaient des assertions sans preuve issues de sources anonymes et que ces organes d’information traitèrent sans discernement aucun comme des faits, qui finirent par se révéler complètement faux.

Plusieurs de ces épisodes les plus humiliants nous proviennent du Washington Post. Le 30 décembre, le journal publia un scoop effrayant digne d’une superproduction qui immédiatement et de manière prévisible devint virale et généra un trafic monstrueux. Les pirates informatiques russes, affirmait le journal selon des sources anonymes, avaient piraté les « réseaux électriques américains » en passant par une installation dans le Vermont.

 

Flash spécial: des pirates informatiques russes ont pénétré le réseau électrique via une installation du Vermont http://wapo.st/2hDm05H

— Washington Post (@washingtonpost) December 31, 2016

 

Cela entraîna ensuite des journalistes de MSNBC, et plusieurs officiels démocrates, à immédiatement alerter que Poutine essayait de priver les Américains de chauffage durant l’hiver.

 

Pratiquement toutes les facettes de cette histoire se révélèrent fausses.

 

Premièrement, la compagnie d’électricité, que le Post n’avait même pas jugé bon de contacter, publia un démenti, soulignant qu’un logiciel malveillant avait été détecté sur l’un des ordinateurs portables qui n’était connecté ni au réseau électrique du Vermont ni à celui plus large des états-Unis.

 

Le Post fut ainsi forcé de changer l’histoire pour faire mousser la prétention plus que jamais alarmiste que ce logiciel malveillant « démontrait le risque » que posait la Russie à l’encontre des réseaux électriques américains, accompagnée en tête d’un correctif rejetant l’allégation principale de l’histoire :

Mais alors il s’avéra que même ce logiciel malveillant n’était en rien connecté aux pirates informatiques russes et n’était sans doute même pas un code malveillant d’aucune sorte. Ces révélations forcèrent le Post à publier, quelques jours plus tard, un nouvel article réfutant l’histoire d’origine.

Des embarras de ce genre sont vraiment trop nombreux pour qu’on puisse les compter quand il s’agit d’histoires exagérées, virales, des médias américains au sujet de la « menace russe ».

Moins d’un mois avant sa mascarade des réseaux électriques, le Post publia une histoire digne d’une superproduction, largement fondée sur une liste noire éditée par un tout nouveau groupe totalement anonyme, présentant l’affirmation choquante que les histoires initiées ou promues par la « campagne de désinformation » de la Russie avait été vues plus de 213 millions de fois.

Cette histoire tomba à l’eau presque immédiatement. La liste noire maccarthyste d’organes de désinformation russes sur laquelle elle s’était fondée contenait de nombreux sites grand public.

 

L’article fut largement dénoncé. Et le Post annexa en tête, deux semaines plus tard, une note de l’éditeur :

Quelques semaines auparavant, Slate publia un autre article qui devint viral sur Trump et la Russie, affirmant qu’un serveur secret avait été découvert et que la Trump Organization l’utilisait pour communiquer avec une banque russe.

Après que cette histoire fut montée en épingle par Hillary Clinton en personne, de multiples organes d’information (y compris l’Intercept) l’ont réfutée, remarquant que l’histoire avait été stockée durant des mois sans trouver preneur pour autant.

 

Finalement, le Washington Post établit clairement à quel point les allégations étaient irresponsables :

Quelques semaines plus tard, C-SPAN fit la une lorsqu’elle annonça que ses réseaux avaient été « interrompus par programmation Russia Today » :

 

Cela a conduit de nombreux organes de médias, tel Fortune, à affirmer qu’un tel événement avait été causé par un piratage informatique russe, ce qui pour autant se révéla également totalement sans fondement, et Fortune fut obligé de réfuter l’affirmation :

Durant la même période, décembre 2016, le Guardian publia un récit du reporter Ben Jacobs affirmant que Wikileaks et son fondateur, Julian Assange, entretenaient « depuis longtemps des relations proches avec le régime de Poutine ».

 

Cette allégation, ainsi que d’autres dans l’histoire, étaient fabriquées, et le Guardian se trouva forcé d’annexer une rétractation :

Le mensonge sur la Russie le plus significatif vint peut-être de CrowdStrike, la firme employée par le DNC (Comite National Démocrate) pour enquêter sur le piratage informatique de ses serveurs d’e-mail.

Encore dans la même période, décembre 2016, la firme émit un nouveau rapport accusant des pirates russes d’activités préjudiciables impliquant l’armée ukrainienne.

De nombreux organes, y compris (bien sûr) le Washington Post, s’empressèrent d’en faire tout un tapage sans discernement.

« Une firme de cybersécurité a découvert des preuves solides du lien entre le groupe qui a piraté le Comité national démocrate et le bras du renseignement militaire russe, l’agence principale derrière l’interférence du Kremlin dans les élections de 2016 », affirma le Post.

« La firme CrowdStrike a relié des logiciels malveillants utilisés dans l’intrusion du DNC à des logiciels malveillants utilisés pour pirater et traquer l’application téléphonique Android utilisée par l’armée ukrainienne dans son combat contre les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine de la fin 2014 jusqu’en 2016. »

 

Or cette histoire s’effondra également.

En mars, la firme « révisa et réfuta les affirmations qu’elle avait utilisées pour conforter des allégations de piratage russe durant la campagne présidentielle américaine l’année passée » après que plusieurs experts eurent mis en question ses allégations.

« CrowdStrike dut revenir sur des parties clés de son rapport sur l’Ukraine. »

CE QUI EST LE PLUS REMARQUABLE au sujet de ces épisodes est le fait qu’ils tendent tous vers la même direction : un battage médiatique et une exagération de la menace posée par le Kremlin. Tous les organes médiatiques font des erreurs ; il faut s’y attendre.

Cependant, lorsque toutes les « erreurs » sont vouées au même thème rhétorique, et lorsqu’elles finissent toutes par poursuivre le même objectif final, il semble clair qu’elles ne sont pas uniquement le produit dérivé de simples erreurs journalistiques courantes.

Il y a grand intérêt à publier des allégations alarmistes sur la « menace russe » et sa connexion avec Trump.

 

Les histoires qui dépeignent le Kremlin et Poutine comme les méchants et comme des menaces sérieuses sont celles qui deviennent les plus virales, et qui produisent le plus de trafic, génèrent le plus d’avantages professionnels tels que les offres télévisées, ainsi que les éloges sur le Net, les profits commerciaux pour ceux qui les diffusent.

Chacun pourra, s’il le souhaite, voir la convergence entre ces vastes avantages et cette longue file d’histoires insensées sur la Russie comme une coïncidence, mais cela semble terriblement généreux, sinon carrément naïf.

Il existe des récompenses professionnelles et commerciales substantielles pour ceux qui font cela et, du moins jusqu’à la démission hier soir de ces journalistes de CNN, avec très peu de conséquences, même lorsqu’ils sont découverts.

Une dynamique connexe, et peut-être plus significative, est le fait que les standards journalistiques sont souvent ignorés quand il s’agit d’exagérer la menace posée par des pays considérés officiellement comme les ennemis du moment.

Ceci est un principe journalistique qui s’est imposé à maintes reprises, l’Irak en étant l’exemple le plus mémorable mais néanmoins pas le seul.

En résumé, tout est recevable quand il s’agit de faire circuler des accusations sur les adversaires officiels des Américains, aussi infondées soient-elles, et la Russie tient aujourd’hui ce rôle.

(D’une manière plus générale : moins quelqu’un a de statut et de pouvoir au sein du Washington officiel, plus il est recevable que les cercles médiatiques américains publient de fausses déclarations à son sujet, comme l’illustre cet article récent du New York Times, honteusement falsifié à propos de l’animateur de RT Lee Camp ; lui aussi contient désormais de multiples corrections.)

Ensuite il y a le fait que la vaste majorité des informations sur la Russie, ainsi que sur les liens présumés de Trump avec le Kremlin, s’est exclusivement fondée sur des assertions dénuées de preuve provenant d’officiels anonymes, parmi lesquels nombreux, sinon tous, sont ceux qui entretiennent des desseins inavoués.

 

Ce qui signifie qu’ils sont libres de publier des affirmations totalement fausses sans le moindre souci des répercussions.

Qu’il y ait désormais un problème capital avec la communication d’informations concernant la Russie est un fait reconnu, même par les dirigeants de CNN.

Dans le prolongement de ce dernier fiasco, le rédacteur de CNN émit une note, qui fut divulguée à BuzzFeed, imposant de nouveaux garde-fous sur « tout contenu concernant la Russie ».

Voici un acte d’accusation plutôt remarquable du comportement des médias à l’égard de Moscou.

On ne saurait exagérer l’importance de cette malfaisance journalistique dès qu’il s’agit de la Russie, une puissance nucléaire. C’est une histoire qui a dominé la politique américaine depuis plus d’un an.

Renforcer les tensions entre deux puissances historiquement hostiles est incroyablement incendiaire et périlleux. Toutes sortes d’affirmations, même avec peu de preuves pour les appuyer, ont envahi le discours politique américain et ont été traitées comme des faits avérés.

Et ce sans tenir compte de la manière dont l’inconscience des journalistes attise et donne matière à la campagne de l’administration Trump visant à discréditer généralement le journalisme.

Le Président n’a pas tardé à exploiter ce dernier manquement pour attaquer les médias :

Ouah, CNN a dû retirer un scoop sur la « Russie » avec trois employés forcés de démissionner.

 

Qu’en est-il des autres fausses histoires qu’ils font ?    FAUSSES INFOS !

 

Compte tenu des enjeux, informer sur ces sujets devrait se faire avec le plus grand soin. Comme le démontre cette longue liste d’embarras, de rétractations et de mensonges, la mentalité exactement inverse a conduit l’attitude des médias depuis un an.

Correctif : 27 juin 2017, 13:03.

 

Une version plus récente de l’article avait incorrectement établi que Slate était la propriété de la société du Washington Post.

Elle a appartenu à Graham Holdings jusqu’à ce que Jeff Bezos ne l’acquière en 2013.

Graham Holdings a gardé Slate après la vente.

Clarification : 28 juin 2017, 09:03.

 

L’article fut modifié pour clarifier le fait que les médias tels que Fortune (et non C-SPAN) sont ceux qui ont faussement affirmé que C-SPAN avait été piratée par RT, obligeant ainsi C-SPAN à préciser qu’elle ne connaissait pas la cause de l’interruption.

Photo en tête : le siège de CNN au centre-ville d’Atlanta.

 

 

Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 27-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

ÉTATS-UNIS, L' EUROPE ET CHARLOTTESVILLE ......TRIBUNE LIBRE !

Charlottesville: comparer l’Europe et les Etats-unis n’a pas de sens

 
 

Méfions-nous des vérités partielles qui conduisent à des conclusions hâtives.

L’actualité de ces derniers jours oblige, notamment, à rappeler qu’en ce qui concerne l’islam, la situation aux Etats-Unis n’a rien à voir avec la situation de l’Europe en général, ni de la France en particulier.

En résumé, une minorité de 1 % n’est pas une minorité de 7,5 % !

Soyons clairs. Les violences de Charlottesville sont condamnables, et rien ne doit nuancer cette condamnation.

J’ignore si la manifestante tuée, qualifiée d’antiraciste par la presse, est effectivement une militante antiraciste – ce qui est une noble cause – ou si, comme trop souvent en France, l’antiracisme officiel sert de masque au racisme anti-blancs.

Dans tous les cas, son meurtre est un acte odieux et inacceptable.

Récupérations politiques

Il convient pour autant d’être rigoureux dans l’analyse de ces faits, et dans les conclusions que l’on peut en tirer.

Ainsi, lorsque Le Figaro republie aujourd’hui un article initialement écrit en juin 2015, qui affirme que « aux Etats-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistes », on se doute des récupérations très politiquement correctes qui peuvent en être faites, et quelques précisions s’imposent.

 

  1. Depuis la publication initiale de l’article du Figaro, il y a eu 6 attentats islamistes reconnus comme tels aux Etats-Unis, faisant 68 morts. En revanche, Charlottesville serait le second attentat d’extrême-droite, pour un total de 2 morts.
  2. De ce fait, les chiffres de l’article mériteraient d’être mis à jour.
  3. Il n’est plus vrai que « 26 personnes sont mortes par le fait de djihadistes auto-proclamés, tandis que 48 personnes ont été assassinées par des extrémistes non-musulmans », aujourd’hui ce ne serait plus 26/48 mais 94/50.

On voit donc que même le titre de l’article, qui est ce que beaucoup de lecteurs vont retenir, est devenu faux !

  1. La situation de l’islam aux Etats-Unis n’a rien à voir avec ce qu’elle est en Europe.
  2. Il y a bien sûr des différences sociologiques, qu’il serait trop long de développer ici, même si on peut rappeler l’importance de l’islam afro-américain, bien plus influent que ne l’est chez nous l’islam des populations d’origine sub-saharienne.

Surtout, les musulmans représentent environ 1 % de la population des Etats-Unis, mais 6 % de la population européenne, et 7,5 % de la population française.

 

Malhonnêteté intellectuelle

Toujours d’après le Pew Research Institute, en 2050 les musulmans représenteraient environ 2 % de la population des Etats-Unis, mais 10 % de la population de l’Europe.

Or, une minorité de 7,5 ou 10 % a sur la cohésion de l’ensemble un impact (positif ou négatif) sans commune mesure avec celui d’une minorité de seulement 1 ou 2 % !

Il est notamment beaucoup plus simple d’octroyer un régime dérogatoire à un groupe très minoritaire qu’à un groupe représentant une proportion notable du total.

Autrement dit, le multiculturalisme n’est relativement sans danger que si la majorité est très majoritaire et les minorités suffisamment minoritaires pour que leur poids ne remette pas en cause la vision collective de « ce qui est normal ».

En ce qui concerne les musulmans, c’est peut-être le cas aux Etats-Unis, ça ne l’est clairement pas en Europe.

Il n’est pas question de nier la réalité du racisme violent d’extrême-droite, ni d’excuser sa brutalité criminelle. Mais l’utiliser, à coups de comparaisons imprécises et incomplètes, pour minimiser la dangerosité de l’islam politique est intellectuellement malhonnête, et collectivement suicidaire.

 

https://www.causeur.fr/charlottesville-islam-attentats-etats-unis-146115?utm_

NUCLÉAIRE: L' IRAN MENACE DE SORTIR DE L' ACCORD !

L’Iran menace de sortir de l’accord sur le nucléaire

 

Dans un discours télévisé, prononcé le 15 août devant le Parlement, le président iranien Hassan Rohani a assuré qu’il pourrait revenir sur l’accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances en cas de nouvelles « sanctions » américaines.

Le président Hassan Rouhani à la tribune du Parlement à Téhéran, le 5 aout 2017.
 

Le président Hassan Rouhani à la tribune du Parlement à Téhéran, le 5 aout 2017. / Atta Kenare/AFP

 

Alors qu’un accord sur le nucléaire avait été conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, Téhéran pourrait en sortir « dans un délai très court », a assuré Hassan Rohani.

Face au Parlement, le président iranien a prononcé un discours, le 15 août, dans lequel il met en garde contre d’éventuelles nouvelles sanctions de la part des États-Unis.

 

À Lire : Pourquoi Donald Trump cible l’Iran

« L’expérience ratée des sanctions et de la coercition a mené leurs précédentes administrations à la table des négociations », a-t-il déclaré avant d’ajouter.

« Mais s’ils veulent revenir à ces méthodes, assurément, dans un délai très court – non pas des semaines ou des mois, mais en jours ou en heures – nous reviendrons à la situation (d’avant l’accord) de manière bien plus ferme. »

Donald Trump « pas un bon partenaire »

Le président iranien, tout juste réélu, a vivement dénoncé l’attitude diplomatique américaine, impliquant directement son président Donald Trump.

« Dans les récents mois, le monde a été le témoin que les États-Unis, en plus d’avoir constamment rompu leurs promesses concernant l’accord nucléaire, ont ignoré à plusieurs reprises des accords internationaux et montré à leurs alliés qu’ils n’étaient pas un bon partenaire », a-t-il affirmé.

 

À lire : Nucléaire iranien : Donald Trump contre Téhéran

Les termes du texte prévoient que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales. Mais l’administration Trump n’a jamais caché son hostilité à l’égard de cette entente, héritée de son prédécesseur Barack Obama et qu’il qualifie d’« horrible ».

Un durcissement des relations

En réaction, une série de sanctions juridiques et financières à l’Iran, non liées aux activités nucléaires, ont été imposées dont les dernières, dans le courant du mois de juillet.

Elles visaient des personnes et entités iraniennes liées au programme balistique, interdit par une résolution de l’ONU, et au corps des Gardiens de la révolution.

Le Congrès américain avait voté, dans la foulée, des sanctions contre le pays, accusé de développer son programme balistique, de violer les droits de l’Homme et de soutenir des groupes, comme le Hezbollah libanais, qualifiés de « terroristes » par Washington.

En réaction à ces « actions terroristes et aventuristes », le Parlement iranien avait voté un accroissement des moyens financiers des Gardiens de la Révolution et de ce même programme balistique

L’Iran, qui n’entretient plus de relations diplomatiques avec les États-Unis depuis 1980, assure que les dernières sanctions américaines sont une « violation » de l’accord de 2015, qui a mis fin à son isolement sur la scène internationale.

La Croix (avec l’AFP)
 
Source:  http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/