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06/08/2017

LE RWANDA ET LE GÉNÉRAL LECONTRE ! ( BERNARD LUGAN )

Pourquoi le général Lecointre est-il accusé par les amis du général Kagamé d’avoir « défendu les auteurs du génocide » du Rwanda ?

 

A peine nommé Chef d’Etat-Major des Armées, voilà le général Lecointre devenu la nouvelle cible des amis du régime de Kigali.

 

En 1994, le capitaine Lecointre, participa à l’opération humanitaire Turquoise, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui accusé par l’Humanité – journal en cessation de paiement depuis 2000 et qui reçoit annuellement en moyenne 600 000 euros de subventions de l’Etat français (Source Contribuables associés)-, de complicité de génocide.

Cette accusation aussi violente qu’insensée a été portée dans un article au titre dénué de toute ambigüité : « Le nouveau chef d’état-major défendait les auteurs du génocide rwandais ».

Parmi d’autres journaux, le Nouvel Observateur a ensuite imprudemment repris cet article-tract.

Imprudence en effet, parce que, avant d’en venir aux véritables raisons de cette attaque contre le général Lecointre, donc contre nos Armées, il importe de donner aux lecteurs de ce blog trois informations qui leur ont été soigneusement cachées par la presse.

En premier lieu par le Figaro qui, au début du mois de juin 2017, fut particulièrement en pointe dans l’affaire des accusations portées par M. de Saint-Exupéry contre la France et son armée :

1) M. de Saint-Exupéry aurait alors été avisé de modérer ses propos puisque la cour d’appel de Paris, dans un arrêt du 18 décembre 2014, avait retenu le caractère diffamatoire de ses précédentes accusations portées contre les officiers français de l’opération Turquoise, excluant sa « bonne foi ».

Or, à aucun moment, les journalistes qui, au mois de juin 2017 lui ouvrirent complaisamment leurs antennes ou leurs colonnes ne firent allusion à cette condamnation…

2) Contestant cet arrêt, M. de Saint-Exupéry s’était pourvu en Cassation. Or, dans un arrêt en date du 11 juillet 2017, la Cour de Cassation vient de rejeter son recours, estimant que la Cour d’Appel avait régulièrement jugé et qu’il y avait bien eu diffamation, condamnant de surcroît son auteur à une amende. La condamnation est donc définitive.

Là encore, le silence des médias fut assourdissant…

3) Pour mémoire, dans l’affaire du général Quesnot, chef d’état-major particulier du président Mitterrand, la Cour de Cassation dans un arrêt du 14 janvier 2014 avait déjà fait litière des accusations portées contre l’armée française.

Alors pourquoi de telles campagnes de presse ?

Les journalistes sont-ils à ce point ignorants ou arrogants qu’ils ne tiennent aucun compte des jugements rendus, reprenant inlassablement le « marronnier » de la prétendue « complicité française » dans le drame rwandais et cela dans l’ignorance bétonnée du dossier ?

Pourquoi aujourd’hui cette attaque contre le général Lecointre ?

La réponse est claire. En mettant la pression sur Paris à travers des articles écrits par quelques spadassins de plume qui sont ses obligés ou ses dhimmis, le régime Kagamé se livre en réalité à un chantage: l’abandon de l’instruction des juges Herbaut et Poux dans l’enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Habyarimana contre la fin de la campagne médiatique anti-française.

Pour Kigali, il y a en effet péril en la demeure car l’étau se referme sur les auteurs de cet attentat qui déclencha le génocide du Rwanda.

Voilà pourquoi une pression est exercée sur l’Etat français afin d’éviter la défaite judiciaire qui pourrait s’annoncer avec les conséquences cataclysmiques qui en découleraient car, comme l’a dit Madame Carla Del Ponte, Procureur du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) :

« S’il était avéré que c’est le FPR qui a abattu l’avion du président Habyarimana, c’est toute l’histoire du génocide du Rwanda qu’il faudrait réécrire ».

 

Or, les éléments allant dans ce sens semblent s’accumuler comme je le montre dans le communiqué en date du 29 juin 2017 publié sur mon blog.

D’autant plus qu’un rapport confidentiel de l’ONU dont l’Afrique Réelle publiera les principaux éléments dans le numéro que les abonnés recevront le 1er août prochain (pour vous abonner, cliquez ici), nous apprend que les Casques bleu de la mission de paix au Congo (Monusco) ont mis la main sur un missile sol-air de la même série et fabriqué à la même date (avril 1987), que ceux qui ont abattu l’avion présidentiel rwandais le 6 avril 1994, missile récupéré sur une milice du Kivu armée par Kigali…

Ce nouvel élément dans la question de savoir qui, le 6 avril 1994, a assassiné le président Habyarimana, déclenchant ainsi le génocide de 1994, vient donc encore alimenter le volumineux dossier des juges français en charge de l’enquête sur ce crime qui coûta la vie à deux présidents en exercice, celui du Rwanda et celui du Burundi, qui avaient pris place dans le même avion.

Comme, par les énormes pressions qu’ils exercèrent sur le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, alliés du régime de Kigali, réussirent à interdire au TPIR d’enquêter sur cet attentat, seule l’enquête française pourrait donc permettre de connaître un jour la vérité.

Voilà pourquoi, pour Kigali, il est vital que cette enquête soit annulée ou suspendue.

Et c’est encore pourquoi le général Lecointre est attaqué, le régime rwandais voulant à travers ce tir de semonce de très gros calibre, indiquer au gouvernement français qu’il ne relâchera jamais sa pression et qu’il ne reculera devant aucune attaque puisqu’il en va de sa survie…

Désormais, une seule question doit être posée : la France se laissera-t-elle une fois de plus intimider par le général Kagamé comme ce fut tant de fois le cas sous les présidences Sarkozy et Hollande ?

Dans une enquête très documentée parue dans le « UN », n°140 du 1° février 2017 sous le titre « Récit d’une manipulation », Pierre Péan explique en effet comment, à partir de l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy et jusqu’au départ du juge Trévidic, un groupe comprenant diplomates, magistrats, politiques et hommes de l’ombre, groupe relayé par les réseaux pro-Kagamé français se serait ingénié à saboter l’enquête française sur l’attentat du 6 avril 1994.

 

Cet article hautement explosif ne fut relayé par aucun média français bien qu’il détaille de nombreux et très graves faits d’entrave à la justice.

La nouvelle administration française décidera-t-elle de mettre enfin un terme à ces obscures pratiques pour dire clairement au général Kagamé que le temps des compromissions et des marchandages avec son régime est terminé ?

Le président de la République française qui s’est récemment plu à rappeler qu’il est le Chef des Armées, peut-il tolérer qu’un régime rwandais aux abois traîne ainsi son CEMA, donc les Armées françaises, dans la boue ?

Bernard Lugan

Pour en savoir plus, voir le livre de Bernard Lugan : Rwanda : un génocide en questions

Source : Le blog officiel de Bernard Lugan

Crédit illustration  : Wikipedia

ÉTATS-UNIS, IRAN, SYRIE, RUSSIE , POURQUOI L' ESCALADE DANS LA GUERRE ???

 

 

 

Les néoconservateurs américains reviennent frapper les tambours de guerre en exhortant le président Trump à intensifier ses attaques à l’intérieur de la Syrie, même si cela implique de frapper des cibles russes et de risquer une nouvelle guerre mondiale, rapporte Robert Parry.

La diabolisation presque universelle par les médias mainstream américains du président syrien Bachar al-Assad et du président russe Vladimir Poutine – ainsi qu’une haine similaire dirigée contre l’Iran et le Hezbollah – mènent le monde sur le sentier de la Troisième Guerre mondiale.

Le destroyer à missiles guidés USS Porter effectue des opérations de frappe contre une base aérienne syrienne depuis la Méditerranée, le 7 avril 2017 (Photo de la Navy par le sergent de marine 3e classe Ford Williams).

De façon ironique, le meilleur espoir pour éviter une dangereuse escalade vers un conflit mondial est de s’en remettre à Assad, à Poutine, à l’Iran et au Hezbollah pour faire preuve de retenue face aux attaques militaires illégales, à l’intérieur de la Syrie, des États-Unis et de ses alliés au Moyen-Orient .

En d’autres termes, après que l’armée américaine a bombardé des forces du gouvernement syrien sur son propre territoire et abattu un avion de guerre syrien dimanche dernier – et après qu’Israël a lancé ses propres frappes à l’intérieur de la Syrie et que l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe ont financé et formé des djihadistes pour renverser Assad – il appartient maintenant au gouvernement syrien et à ses alliés de tendre l’autre joue.

Bien sûr, il existe également un danger résultant d’une telle maîtrise de soi, car elle peut encourager les agresseurs à tester encore plus les limites, considérant cette retenue comme l’acceptation de leur impunité et une bonne raison pour ignorer tous les avertissements et toutes les lignes rouges qui leur sont adressés..

En effet, si vous suivez le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et d’autres organes de presse aux États-Unis, la pensée unique la plus frappante qu’ils partagent est que le gouvernement américain et ses alliés ont le droit d’intervenir militairement n’importe où dans le monde. Leur slogan pourrait se résumer comme suit : « Le droit international – c’est pour le gars d’en face ! »

Dans ce monde à l’envers de l’hégémonie américaine, Assad devient « l’agresseur » lorsqu’il cherche à reprendre le contrôle du territoire syrien contre les insurgés armés, dominés par al-Qaïda et l’État islamique (EI), ou lorsqu’il proteste contre l’invasion du territoire syrien par des forces étrangères.

Quand Assad recherche légalement l’aide de la Russie et de l’Iran pour vaincre ces djihadistes armés et soutenus par l’étranger, les médias et les politiciens mainstream des États-Unis traitent ses alliances comme inappropriées et posant problème. En revanche, les interventions intrusives en Syrie des États-Unis et ses divers alliés, y compris la Turquie et Israël, sont traitées comme normales et attendues.

 

Exiger l’escalade

La grande majorité des critiques des médias américains concernant la politique américaine en Syrie provient de néoconservateurs et d’interventionnistes libéraux qui préfèrent une guerre beaucoup plus ambitieuse et vigoureuse de « changement de régime », même si elle est enveloppée de phrases plus jolies telles que « zones de sécurité » et « zones d’exclusion aérienne ».

Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis à l’ONU, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Syrie le 27 avril 2017 (Photo ONU)

Donc, on a l’éditorial du Wall Street Journal de mardi qui se félicite de ce que les Américains ont abattu dimanche un avion militaire syrien parce que celui-ci aurait prétendument lâché des bombes « à proximité » de l’un des groupes de rebelles soutenus par les États-Unis – bien que les Syriens affirment qu’ils visaient une position de l’État islamique.

Bien que ce soit les États-Unis qui ont abattu l’avion syrien au-dessus de la Syrie, l’éditorial du journal dépeint les Russes et les Syriens comme des têtes brûlées pour avoir dénoncé l’attaque américaine comme une provocation et avoir averti que des frappes aériennes similaires ne seraient pas tolérées.

En réponse, les rédacteurs néoconservateurs du journal ont réclamé qu’une plus grande force militaire soit exercée contre la Russie et la Syrie :

« Le risque d’escalade est réel, mais ce n’est pas une escarmouche que les États-Unis peuvent facilement éviter. M. Assad et ses alliés à Moscou et à Téhéran savent que les jours de l’EI sont comptés. Ils veulent exercer un contrôle sur le plus grand territoire possible entre-temps, ce qui signifie écraser le SDF [les forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis].

« La menace russe lundi de cibler, avec des missiles antiaériens, tout avion américain volant à l’ouest du fleuve Euphrate en Syrie fait partie de la même stratégie d’intimidation.

La Russie a également suspendu une ligne téléphonique directe entre les deux forces armées destinée à réduire le risque d’une erreur militaire.

L’Iran, qui arme et assiste M. Assad sur le terrain, a promis d’autres attaques du régime syrien contre le SDF, défiant pratiquement les avions américains de riposter sous la menace russe.

« La Maison-Blanche et le Pentagone ont réagi avec retenue lundi, appelant à une désescalade et à la réouverture des lignes de communication. Mais si la Syrie et ses alliés sont décidés à intensifier les combats, les États-Unis devront soit battre en retraite, soit se préparer à un effort plus concerté pour protéger leurs alliés, et maintenant les avions américains.

« C’est une situation fâcheuse dans laquelle le président Obama a mis les États-Unis quand, en esquivant ses responsabilités en Syrie, il a créé un vide permettant à Poutine d’intervenir.

Si les États-Unis avaient établi une zone d’exclusion aérienne ou une autre zone de sécurité pour protéger les réfugiés, le Kremlin aurait sans doute été plus prudent ».

Comme de hauts responsables américains l’ont cependant expliqué, l’idée agréable d’une « zone d’exclusion aérienne ou autre zone de sécurité » impliquerait une campagne militaire américaine massive à l’intérieur de la Syrie qui dévasterait les forces gouvernementales et aboutirait à la mort de milliers de civils, car de nombreuses défenses aériennes sont situées en zones urbaines.

Cela pourrait également conduire à une victoire d’al-Qaïda et/ou de son dérivé, l’État Islamique, un sort horrible pour la plupart des Syriens.

 

La valeur de la propagande

Mais l’illusion de la « zone de sécurité » aurait une forte valeur en tant que propagande, n’étant guère que le nouvel emballage de l’autre guerre de « changement de régime » que les néoconservateurs désiraient en Syrie, à la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, mais qu’ils ne pouvaient réaliser immédiatement parce que la guerre en Irak avait tourné au désastre sanglant.

Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné à l’armée américaine de mener une attaque aérienne dévastatrice sur Bagdad, connue sous le nom de « Choc et stupeur ».

Au lieu de cela, les néoconservateurs ont dû se contenter d’une guerre par procuration contre la Syrie, financée et armée par le gouvernement américain et ses alliés régionaux, en s’appuyant sur les djihadistes violents pour mener l’essentiel des combats et des tueries. Quand le gouvernement d’Assad a réagi maladroitement à ce défi, les grands médias américains ont dépeint Assad comme le méchant et les « rebelles » comme les héros.

En 2012, l’agence de renseignement de la Défense, alors sous le commandement du général de corps d’armée Michael Flynn, a averti que la stratégie américaine donnerait lieu à « une principauté salafiste déclarée ou non déclarée à l’Est de la Syrie ».

Flynn est allé plus loin dans une interview en 2015 quand il a déclaré que, pour le renseignement, il était « très clair » que l’administration d’Obama avait pris « la décision délibérée » de soutenir ces djihadistes en connivence avec des alliés au Moyen-Orient. (Flynn a brièvement eu la fonction de conseiller à la sécurité nationale du Président Trump mais a été limogé au milieu du « scandale » grandissant du Russie-gate.)

C’est seulement en 2014, quand les militants de l’État islamique ont commencé à décapiter des otages américains et à conquérir des villes en Irak, que l’administration Obama a fait marche arrière et a commencé à attaquer l’EI, tout en fermant les yeux sur les ravages causés par d’autres groupes rebelles alliés au front Nosra d’al-Qaïda, incluant de nombreuses organisations jugées « modérées » dans le vocabulaire américain.

Mais le problème est que pratiquement rien de cette histoire n’existe dans le récit dominant aux États-Unis, qui – comme l’ont fait les rédacteurs néoconservateurs du Journal mardi – décrivent simplement Obama comme faible et provoquent ensuite le président Trump pour qu’il montre militairement plus de muscle.

 

Quel intérêts nationaux pour les États-Unis ?

L’éditorial du Journal a critiqué Trump pour n’avoir aucune stratégie, à part l’éradication de l’EI, et a ajouté : « Il est grand temps de réfléchir à une telle stratégie car la Syrie, la Russie et l’Iran savent ce qu’ils veulent.

M. Assad veut réaffirmer son contrôle sur tout le territoire syrien, et non un pays divisé entre des parties alawites, sunnites et kurdes. L’Iran veut un arc d’influence de Téhéran à Beyrouth.

M. Poutine se contentera d’un port sur la Méditerranée et de la démonstration qu’on peut faire confiance à la Russie pour soutenir ses alliés, tandis que l’Amérique est peu fiable. Rien de cela n’est dans les intérêts nationaux des États-Unis ».

Le président syrien Bachar al-Assad

Mais en quoi n’est-ce pas dans les intérêts nationaux des États-Unis ? Qu’y a-t-il de mal à une Syrie unifiée et laïque, qui pourrait commencer à reconstruire ses infrastructures anéanties et à rapatrier les réfugiés qui ont fui en Europe, déstabilisant le continent ?

Quel gros problème pose un « arc d’influence chiite » ? Les chiites ne sont pas une menace pour les États-Unis ni pour l’Occident. Les principaux groupes terroristes – Al Qaïda et Daech – proviennent de la version extrémiste saoudienne de l’Islam sunnite, connu sous le nom de Wahhabisme. Je comprends qu’Israël et l’Arabie saoudite ont visé la Syrie en partie pour détruire « l’arc chiite », mais nous avons vu les horribles conséquences de cette stratégie. En quoi le chaos qu’a déchaîné la guerre en Syrie a-t-il été bénéfique pour les intérêts nationaux des États-Unis ?

Et qu’est-ce que ça peut faire que la Russie ait une base navale sur la mer Méditerranée ? Cela n’est pas non plus une menace pour les États-Unis.

Mais quelle est la prescription alternative de la part des rédacteurs néoconservateurs du Journal ? L’éditorial conclut : « L’alternative serait de démontrer que M. Assad, l’Iran et la Russie paieront un prix plus élevé pour leurs ambitions.

Cela signifie refuser de revenir sur la défense des alliés américains sur le terrain et riposter si des avions ou des missiles russes tentent d’abattre des avions américains.

Ce que nous croyons, c’est que la Russie ne veut pas plus d’un engagement militaire avec l’armée des États-Unis que les États-Unis n’en veulent un avec la Russie, mais la Russie continuera de faire pression pour avoir l’avantage à moins que Trump ne montre plus de fermeté que son prédécesseur ».

Donc, au lieu de permettre au gouvernement syrien de restaurer une forme d’ordre en Syrie, les néoconservateurs veulent que l’administration Trump continue à violer la loi internationale, qui interdit l’invasion militaire de pays souverains, et qu’elle continue à faire couler le sang.

En plus de cela, les néoconservateurs veulent que l’armée américaine joue au plus fort avec l’autre super-puissance nucléaire à partir de l’hypothèse que la Russie reculera.

Comme d’habitude, les guerriers en chambre néoconservateurs ne réfléchissent pas beaucoup à ce qui pourrait se passer si les avions militaires attaquant le territoire syrien étaient abattus.

Il est à supposer que cela obligerait le président Trump à autoriser une contre-attaque puissante contre des cibles russes avec la possibilité que ces escalades n’échappent à tout contrôle.

 

Mais c’est dans une telle folie qu’un régime continu de propagande des néoconservateurs/faucons libéraux a conduit l’Amérique.

Nous sommes prêts à risquer un conflit nucléaire et à mettre fin à toute vie sur la planète, pour qu’Israël et l’Arabie saoudite puissent réduire en cendres un « arc d’influence chiite » et pour que les politiciens américains n’aient pas à subir les coups de fouets rhétoriques des néoconservateurs et de leurs acolytes faucons libéraux.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses affaires de l’Iran-contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 80.

 

Source : Robert Parry, Consortium News, 20-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Source:   http://www.les-crises.fr/