Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/06/2017

ET LES CLAMEURS SE SONT TUES ! ( JOSÉ CASTANO )

55 ans, déjà !...

Et les clameurs se sont tues !...

« Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore » (George Gordon, Lord Byron)

Il était environ onze heures en ce mois de juillet 1962. Le ciel était pur, avec de légers flocons de nuages, très espacés. Une lumière douce et éclatante baignait les immeubles du Front de Mer, à Oran.

Le « Kairouan » s’était rempli en un temps record… Il y avait du monde partout, dans les cales, sur le pont, dans les entreponts et si, sur les quais, c’était la panique, à bord, les malheureux « vacanciers » (comme les avaient surnommé Robert BOULIN et Gaston DEFFERRE) ne demandaient plus rien. Ils s’affalaient, prostrés, et regardaient les contours de leur terre. Ils voulaient s’imprégner une dernière fois de cette vision qui avait été le cadre de leur enfance, se souvenir de chaque mot, de chaque geste, pour être enfin dignes de s’envelopper du linceul immuable des choses définitives.

Ils entraient en exil par de honteuses poternes, traînant derrière eux, comme un fardeau et un tourment, le manteau d’apparat de leurs souvenirs rebrodés de mirages.

 

L’Algérie, tant servie, tant chantée, tant aimée, c’était le passé de bonheur, d’héroïsme et d’espérance, et ce n’était plus en cet instant tragique, que le désespoir de milliers de cœurs calcinés au fond de milliers de poitrines humaines…

Il n’est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours de bonheur dans la misère !...
En l’instant, tout à leur chagrin, ils ne savaient pas encore qu’une fois arrivés en France, épuisés et malheureux, ils y seraient accueillis comme des étrangers, qu’on les jugerait, qu’on les montrerait du doigt, qu’on les traiterait de parias, de pestiférés, qu’on dirait que « leur misère est un juste châtiment » et qu’on rirait de leur désespoir.

Quel douloureux instant que celui où l’on quitte sa maison, son site aimé, ses amis, sa famille, tout ce qui tient au cœur, avec la conviction, plein l’âme, que plus jamais on ne les reverra. Et l’on pense aussi, sans le dire, à toutes les profanations de tous ces êtres chers qui seront faites après le départ…
« Notre église, ce petit bijou, a été décapitée. Notre cimetière a été saccagé… Tous les cercueils ont été ouverts… J’aurais préféré être aveugle ! » C’est un prêtre français qui parle…


Aujourd’hui, il ne reste plus comme vestiges qu’un grand rêve, des souvenirs douloureux, des milliers de morts et de disparus, des milliers de déracinés dépossédés, humiliés, violés, des ruines, une odeur de sang caillé, un reniement immense, et, sous le soleil de « là-bas », une déréliction de plaines rases rendues à l’abandon et le vent de la mer dans sa morne complainte sur les vignobles et les vergers en friches…

 

Cinquante cinq ans « après », les rangs se sont « éclaircis » mais des milliers d’âmes déracinées ne font, encore, que survivre loin des paysages dorés qui ont émerveillé leur enfance. De cette terre douce et triste, tombeau de leurs aïeux et nid de leurs amours, un immense vide les sépare, fait de sable, de regrets, de mirages, de promesses et de serments révolus, où s’irréalisent les oasis perdues de leurs souvenirs.


Algérie qui leur a donné la vie et qui a pris leur cœur, rongée par le désordre, la pauvreté, la prévarication et l’immoralité d’apparatchiks, que triste est ton sort aujourd’hui !...

De-ci de-là, les mousses recouvrant les murs joignent leur lèpre rouille à l’ombre des palmiers aux branches mutilées. Les grands arbres sous la lune, frissonnent de nostalgie et renouvellent chaque nuit leurs appels éplorés dans l’espoir que l’amour voudra bien y renaître.

Et dans leurs branches désolées, les lettres qu’on déchiffre avouent aux voyageurs que d’autres en ces lieux ont connu des bonheurs dont les traces ne sont point effacées…
Le temps a pu faire son office, jouer au sacrificateur, il n’a pas eu le front de dévorer ces noms des heures familières. Pourtant à notre départ nous n’avons rien inscrit.

Nous n’avons pas voulu que s’y fixent nos cœurs. Mais nous n’avons pas trahi nos secrètes tendresses afin que reste bien à nous cette gerbe de fleurs qu’on respire à genoux parmi les souvenirs de toutes nos ivresses.


Des souvenirs… Voilà ce qui reste désormais : des souvenirs merveilleux et cruels qui subsistent à jamais dans les mémoires… Avec le temps, les vagues murmureront longtemps autour de ces souvenirs là… Dans les tempêtes, elles bondiront comme pour venir lécher leurs pieds, ou les matins de printemps, quand les voiles blanches se déploieront et que l’hirondelle arrivera d’au-delà des mers, longues et douces, elles leur apporteront la volupté mélancolique des horizons et la caresse des larges brises.

Et les jours ainsi s’écoulant, pendant que les flots de la grève natale iront se balançant toujours entre leur berceau et leur tombeau, le cœur de ces exilés devenu froid, lentement, s’éparpillera dans le néant, au rythme sans fin de cette musique éternelle.

José CASTANO
Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

« O mes amis Pieds-Noirs, ne pleurez plus la terre et le sol tant chéris qui vous ont rejetés ; laissez les vains regrets et les larmes amères ; ce pays n’a plus d’âme, vous l’avez emportée » (Camille Bender – 1962)


Isabella chante « les naufragés d’Algérie »

Cliquez sur : les Pieds Noirs quittent l'Algérie - YouTube

-o-o-o-o-o-o-o-o-

Cliquez sur : « ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

-o-o-o-o-o-o-o-o-

Mon blog cliquer sur : http://jose.castano.over-blog.com/

Ma biographie, cliquer sur : http://www.francepresseinfos.com/2013/05/jose-castano-une-vie-au-service-de-la.html

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –

17/06/2017

VERS UNE GUERRE TOTALE ? LES SAOUDIENS , LES ÉTATS-UNIS ET L' IRAN ???

« La main » des Saoudiens et des Etats-Unis dans les attentats de Téhéran pousse à une guerre totale

Publié par wikistrike.com sur 15 Juin 2017, 15:25pm

Catégories : #Politique internationale

« La main » des Saoudiens et des Etats-Unis dans les attentats de Téhéran pousse à une guerre totale

Donald Trump, accordant un soutien militaire croissant à l'Arabie saoudite, risque de provoquer une escalade des tensions au Moyen-Orient.

Le journaliste Finian Cunningham évoque les potentiels dévéloppements à venir dans la région. 

 

L'Iran a accusé l'Arabie saoudite et par extension les Etats-Unis d'être impliqués dans les attentats meurtriers qui ont frappé au cœur de la capitale iranienne.

Désormais, Téhéran menaçant de se venger, le Moyen-Orient est au bord d'une guerre totale. 

Véritable poudrière, le Moyen-Orient est déjà au bord de l'explosion à cause de ses longues guerres par procuration dans nombre de pays, guerres qui se manifestent désormais en prenant la forme d'une 
crise entre l'Arabie saoudite et le Qatar. Ce dernier est accusé de ne pas faire assez d'allégeance aux dirigeants saoudiens et d'entretenir des relations d'amitié « déloyales » avec l'Iran. 

L'attentat à la bombe et l'attaque armée qui ont fait 17 morts ont été un vrai choc. Une véritable frappe au cœur même de la République islamique.

La fusillade au Parlement et l'attentat au mausolée d'Ayatollah Ruhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique d'Iran, ont été perpétrés par des groupes kamikazes et revendiqués par l'Etat islamique. 

Quelques jours plus tôt, l'
ayatollah Ali Khamenei, l'actuel guide suprême de l'Iran, s'était rendu au mausolée pour commémorer le 28ème anniversaire de la mort du père fondateur de l'Iran moderne. L'attentat du mausolée est une frappe audacieuse contre le fondement même de la République Islamique. 

Les services de renseignement ont accusé les Etats-Unis aussi bien que 
l'Arabie saoudite d'être « impliqués ».

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique - le corps militaire d'élite de l'Iran - a juré vengeance. L'Arabie saoudite nie son implication. 

La réaction du président américain Donald Trump a immédiatement provoqué la colère de l'Iran.

Au lieu de condamner les attentats, Donald Trump a laissé entendre que ces atrocités servaient de leçon à l'Iran pour avoir parrainé le terrorisme dans la région.

Mohammed Javad Zarif, ministre iranien des affaires étrangères, a qualifié les paroles de Donald Trump de « répugnantes ».

Alors que d'autres pays, dont la Russie et la France, ont condamné sans équivoque le carnage de Téhéran, promettant d'apporter une réponse commune pour combattre le terrorisme, la réaction ambiguë de l'administration de Trump et de l'Arabie saoudite a alimenté la colère de l'Iran et sa conviction que tous deux ont joué un rôle dans ce complot meurtrier.

Le mois dernier, Mohammed ben Salmane Al Saoud, vice-prince héritier d'Arabie saoudite, considéré de fait comme le dirigeant du royaume à la place de son père malade, le roi Salmane, a proféré des menaces extraordinaires envers l'Iran.

Dans un entretien télévisé accordé à une chaine nationale, l'héritier saoudien a prévenu que son pays « porterait le combat » sur le territoire de l'Iran. 

Mohammed ben Salmane, qui est aussi le ministre de la Défense, a répété des accusations de longue date selon lesquelles l'Iran essayerait de déstabiliser l'Arabie saoudite et ses voisins sunnites.

L'Iran a systématiquement nié ces accusations. 

« Nous savons que nous sommes l'objectif principal pour le régime iranien », a-t-il indiqué.

« Nous n'attendrons pas que la bataille arrive en Arabie saoudite, mais ferons en sorte que des combats aient lieu en Iran plutôt qu'en Arabie saoudite. » 

Le prince saoudien n'a pas caché la haine de la Maison des Saoud envers l'Iran chiite, considéré par les wahhabites saoudiens qui pratiquent un sunnisme extrêmiste comme un ennemi hérétique.

Selon lui, son pays « ne parlera jamais à l'Iran ». 

L'Iran a répondu furieusement. Hossein Dehghan, ministre iranien de la Défense a riposté, disant que si l'Arabie saoudite devait faire quelque chose de « stupide », l'Iran régirait en « ne laissant intact aucun recoin d'Arabie saoudite à l'exception de la Mecque et de Médine » - deux lieux saints de l'Islam. 

Gholamali Khoshroo, représentant permanant de l'Iran aux Nations unies a officiellement protesté auprès du Conseil de sécurité contre ce qu'il a qualifié de « menace explicite » de la part de l'Arabie saoudite. 

L'attentat à Téhéran est considéré par l'Iran comme l'exécution de cette « menace explicite » saoudienne de porter le combat au cœur de la République islamique. 

Il semble évident que l'attentat a été perpétré par Daesh. En plus d'avoir revendiqué les attentats sur le site web de son agence de propagande, Amaq, et diffusé les vidéos de ces attentats, le groupe terroriste avait récemment appelé à mener des opérations en Iran.

 L'attentat meurtrier de Téhéran est la première opération de ce type organisée par Daesh en Iran. 

Toutefois, d'autres groupes militants liés aux wahhabites mènent depuis longtemps une politique de terreur dans des régions éloignées d'Iran. 

En avril, dix gardes-frontières iraniens ont été tués par des militants liés au groupe Joundallah, dans le sud-est du pays, près de l'Afghanistan et du Pakistan.

L'Iran avait déjà accusé l'Arabie saoudite de « complicité » dans cet attentat. Joundallah et d'autres groupes terroristes anti-gouvernementaux, tels qu'Ansar al Furqan, sont soupçonnés d'être financés par l'Arabie saoudite. 

Téhéran avait considéré les assassinats d'au moins quatre scientifiques nucléaires iraniens comme commis par un autre groupe terroriste - le MeK - lié à la CIA. 

Malgré les démentis officiels de Riyad, nombre de preuves montrent que l'Arabie saoudite est le parrain clé des réseaux terroristes wahhabites, y compris Daesh et une myriade de ses branches.

Ces réseaux ont joué un rôle essentiel dans le changement de régime en Syrie, clandestinement organisé par la CIA et ses alliés régionaux. 

 

Source  wikistrike

15/06/2017

ARABIE-SAOUDITE VERSUS QATAR ! ( ALEXANDRE DEL VALLE )

Arabie-saoudite versus Qatar : quand le Tigre critique les griffes du Chaton…

 

June 13, 2017

 
 

Alexandre del Valle revient sur l’ubuesque crise qui oppose le Qatar à l’Arabie-saoudite et ses alliés émiratis, bahreinis et égyptiens dans un triple contexte de Fitna chiites-sunnites, de guerre Arabie sunnite/Iran et de désinformation américano-saoudienne pour faire croire que les Saoud-wahhabites pressés par Trump combattent un totalitarisme islamiste qu’ils ont créé…

L’occasion est aussi de justifier-pérenniser le cynique Pacte de Quincy qui unit Riyad et Washington depuis 1945, une alliance « contra-civilisationnelle » et funeste qui a contribué à répandre partout dans le monde musulman et en Occident le venin du salafisme.

 

 

 

 Jeu de dupes et désinformation planétaire

 

Rappelons les faits : en réaction aux propos de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani [1] ont accusé Doha de « trahison » puis l’ont puni (boycott, fermeture des liaisons aériennes, suppression des relations diplomatiques, etc).

 

En rompant avec le Qatar, l’Arabie saoudite fait d’une pierre deux coups :

- elle se fait passer pour un allié fiable dans la lutte antiterroriste et anti-islamiste – ce qui est en soi ubuesque et digne d’une l’intox soviétique;

- et elle envoie un message au Qatar afin de le contraindre à rompre avec l’Iran et les Frères musulmans.

En fait, on reproche non pas au Qatar de soutenir en soi des terroristes, puisque les Saoudiens les battent de très loin dans ce sport, mais de soutenir certains terroristes frères musulmans actifs en Egypte et à Gaza [2].

Preuve que l’on ne reproche pas à Doha son appui à Da’esh ou Al-Qaïda mais simplement les ennemis des Saoudiens et de leurs alliés, le Qatar, bien que sunnite-wahhabite comme les Saoudiens, est accusé d’entretenir de trop bons rapports avec l’Iran et donc l’Axe chiite (Hezbollah inclus), qui est, aujourd’hui, avec les Kurdes, le pôle le plus engagé dans la lutte contre l’islamisme jihadiste de Da’esh et d’Al-Qaïda.

Mais peu importe le réel, les mots sont essentiels, et le public berné est censé retenir de cette affaire que Riyad combat les islamistes soutenus par le Qatar, et l’opération de « com » est réussie, l’essentiel pour Trump étant de renforcer un front anti-chiite et de satisfaire l’Egypte, ses alliés du Golfe et Israël qui combattent plus les Frères musulmans et l’axe chiite pro-iranien, leur ennemi principal, que les salafistes-jihadistes jugés moins existentiellement dangereux pour le moment.

 

Rien de nouveau sous le soleil

 

Ces querelles entre frères wahhabites qatari et saoudien en désaccord sur l’Iran et les Frères musulmans sont loin d’être nouvelles.

On se rappelle d’une précédente crise survenue entre l’émirat qatari et ses partenaires du Golfe en 2014, après que le Qatar ait exaspéré nombre de pays arabes par son soutien aux rebelles du « Printemps arabe », notamment les partis et combattants frères-musulmans (via Al-Jazira, basée à Doha, les gazo-dollars et les armes).

Ces rebelles avaient déstabilisé plusieurs pays et menacé les intérêts de la monarchie saoudienne, des Emirats et de l’armée égyptienne, d’où le coup d’Etat du maréchal Al-Sissi contre le frère-musulman pro-qatari Mohamed Morsi en 2013.

 

Cette fois-ci, la crise est plus grave et plus globale encore car elle est à replacer dans un double contexte :

- 1/ celui de la guerre économico-politico-religieuse qui oppose l’Arabie saoudite à l'Iran (camp sunnite vs axe chiite)

- 2/ puis celui de la nouvelle stratégie pro-saoudienne, anti-iranienne et anti-terroriste de Donald Trump, qui s’est rendu récemment en Arabie en apportant son clair soutien à l’Axe pro-saoud-sunnite, à la fois hostile à Téhéran et aux Frères musulmans, ceci en rupture avec la politique de Barak Obama qui s’était rapproché de l’Iran au grand dam de Riyad.

 

La venue récente de Trump en Saoudie - très populaire en Arabie saoudite pour cette raison et fort de ses propos de campagne très hostiles à l’Iran et aux accords sur le nucléaires conclus sous Obama - a contribué à déclencher cette crise qui couvait déjà, sachant que le nouveau président américain, conscient que son soutien aux Saoud-wahhabite déconcerte rait son propre camp, a assorti son appui d’une demande expresse aux Saoudiens et à leurs alliés de faire plus pour combattre l’islamisme radical, le terrorisme et son financement.

 

A cet égard, les attentats islamistes commis en Occident ces derniers mois ont une fois de plus relancé le débat sur le soutien problématique de l’Arabie saoudite à  de nombreux groupes islamistes radicaux et en général à la mouvance salafiste mondiale.

 

Adepte des "deals" fondés sur les rapports de forces et d’un pragmatisme dépourvu amoral s’accommodant de dictatures "alliées", Trump a témoigné un énorme respect, presqu’exagéré, envers l’Arabie saoudite, pays-phare du totalitarisme islamiste sunnite  qui a été présenté par lui comme le nouveau centre, avec les Emirats et l’Egypte du Maréchal Al-Sissi, d’un axe anti-terroriste mondial adepte d’un islam « modéré »...

Certes, on croit rêver, mais ce jeu de mensonges et de dupes repose sur des intérêts économico-stratégiques qui pèsent bien plus lourds, pour les stratèges états-uniens et trumpistes, que les quelques « dommages collatéraux » que sont les attentats jihadistes commis par des jeunes fanatisés dont l’idéologie salafiste doit tout au wahhabisme.

Rappelons seulement que dans le cadre de la promotion de cette forme la plus extrême, totalitaire, obscurantiste, raciste et misogyne de l’islam sunnite, qui a littéralement défiguré le monde musulman depuis qu’elle contrôle les lieux saints de l’islam, l’Arabie saoudite et sa Ligue islamique mondiale, qui a pignon sur rue dans nos propres démocraties, ont dépensé depuis les années 1970 plus de 75 milliards de dollars.

Certes, cette promotion du salafisme n’est pas ouvertement terroriste et est souvent assortie, dans sa version « institutionnelle », d’une condamnation de la barbarie de Da’esh ou AL-Qaida, mais elle légitime une vision du monde bédouine, haineuse envers les « mécréants », sanguinaire et totalitaire dont s’inspire le salafisme-jihadiste. Rappelons enfin qu’Al-Qaïda est historiquement une « joint-venture » pakistano-saoudienne et que les services secrets d’Arabie saoudite ont financé et armé de nombreux groupes jihadistes depuis la guerre d’Afghanistan contre l’Armée rouge jusqu’aux guerres en Irak, en Syrie ou au Mali.

 

Contradiction, schizophrénie géopolitique ou double-triple jeu ?

 

Ainsi, à ceux qui disent que l’alliance scellée entre l’Arabie, les Emirats, l’Egypte et l’Amérique à Riyad [3], est une alliance contradictoire [4], il faut répondre que l’adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » est particulièrement vérifiable au Moyen-Orient.

Il est vrai que l’étrange « Travel Ban » de Trump, qui a consisté à bannir les réfugiés et ressortissants de plusieurs pays musulmans pour se « protéger de l’islamisme terroriste » tout en en exonérant le Pakistan, le Qatar ou l’Arabie saoudite, a de quoi faire sourire ou s’arracher les cheveux.

D’une manière générale, prétendre combattre l’extrémisme islamiste depuis le centre mondial salafiste qu’est l’Arabie saoudite, est une véritable imposture intellectuelle et stratégique qui ne peut duper que les plus ignorants des électeurs de Trump ou autres « idiots-utiles » occidentaux.

Toutefois, Donald Trump est probablement plus cynique que dupe dans cette affaire car il a clairement « responsabilisé » ses alliés wahhabites obscurantistes en les appelant à lutter plus efficacement contre le terrorisme et le financement de l’islamisme radical.

En fin de compte, ce que l’on reproche réellement aux Qataris c’est de fragiliser les dictatures arabes en place par le soutien aux Frères musulmans, dont le Hamas pro-iranien, et aux rebelles tous-azimuts depuis le printemps arabe.

 

Une formidable opération de désinformation planétaire et d’hypocrisie géopolitique

 

L’Arabie saoudite fait d’une pierre trois coups :

- se dédouaner en dénonçant le Qatar ;

- renforcer le pôle anti-iranien soutenu par les Etats-Unis de Trump ;

- discréditer les forces qui menacent sa dictature totalitaire.

Ne soyons pas dupes, l’Arabie saoudite [5] a très peur que ses alliés américains et anglais, ne lui demandent des comptes et ne la démasquent, comme en 2001, dans son persistant double jeu [6].

La rupture très médiatisée avec le Qatar arrive donc à point nommé pour faire croire aux alliés américains et au monde que le « gardien des Lieux saints » et du wahhabisme-salafiste aurait « changé », qu’il serait même devenu le fer de lance de cette offensive diplomatique «anti-terroriste» et contre l’islam politique en général.

 

Le train qui en cache un autre

 

Dénoncer les Frères musulmans pour apparaître anti-islamiste est une escroquerie intellectuelle de la part de Riyad, car chacun sait que les Frères musulmans, longtemps réfugiés en Arabie lorsqu’ils étaient combattus sous Nasser en Egypte, ont été aidés financièrement et appuyés géopolitiquement et idéologiquement par l’Arabie saoudite de façon officielle, y compris via la Ligue islamique mondiale, ceci partout dans le monde.

En réalité, la rupture date des années 1990, depuis que les Frères musulmans - modèle islamiste sunnite le plus subversif -, ont commencé à représenter une menace politique en Arabie saoudite.

Les Frères ont certes une matrice religieuse-doctrinale commune (salafiyya) avec les wahhabites, mais ils diffèrent en ce sens qu’ils sont moins obsessionnellement anti-chiites, plus populaires plus libres, plus favorables aux élections et surtout hostiles au pouvoir monarchique pro-américain en place dans la péninsule entièrement sécurisée par les armées occidentales.

L’Arabie saoudite veut donc à la fois plaire aux alliés anglo-américains-occidentaux, et surtout régler ses comptes avec un pays qui appuie une organisation séditieuse sur son territoire.

 

Le principe du « bouc émissaire - épouvantail »

 

La crise Arabie-Qatar relève ainsi de la plus formidable opération de désinformation et de manipulation diplomatico-médiatique mondiale de l’histoire de la lutte anti-terroriste depuis des décennies.

Grâce à cette crise, Riyad, qui a promis tant de contrats à Trump, espère que les Etats-Unis, les opinions occidentales et Theresa May [7] renonceront à dénoncer son triple jeu:

- aide aux jihadistes anti-occidentaux ;

- promotion du salafisme mais lutte contre les FM ;

- et alliance avec les pays de l’OTAN  et participations massives dans l’ économie anglo-saxonne et occidentale.

 

Du côté des Etats-Unis du cynique « dealer » Trump, l’idée est que cette intox d’un Riyad qui combat l’extrémisme permette de faire passer la pilule dans l’opinion occidentale et de dévier son attention vers les seuls épouvantails-expiatoires qatari et iranien, accusés d’être les seuls « vrais » soutiens des terroristes via le Hamas et le Hezbollah et autres combattants en Syrie.

 

Accusations-miroirs et contre-messages : « ne faites pas ce que je fais » !

 

L’Arabie saoudite continue à promouvoir son modèle salafiste-wahhabite partout dans le monde afin d’asseoir son emprise sur l’ensemble du monde musulman - devenu de plus en plus fanatique sous son influence depuis plus de 50 ans - puis de renforcer l’axe anti-iranien et anti-chiite.

Dans cette guerre par interposition, les plus violents foyers d’affrontement sont la Syrie, le Yémen, et l’Irak, où Riyad soutient le gros des effectifs combattants anti-chiites et salafistes ou sunnites, aux côtés des Occidentaux, de la Turquie et même de l’allié-ennemi qatari...

Dans le cadre de sa guerre contre les rebelles chiites-salafistes au Yémen, l’Arabie saoudite a épargné à plusieurs reprises des zones tenues par Al-Qaïda (« l’ennemi sunnite de mon ennemi chiite est momentanément mon ami »…).

Si l’Arabie accuse le Qatar de soutenir les FM, Hamas compris, elle ne se gêne pas pour soutenir ces mêmes FM face aux chiites du Yémen ! (« Ne faites pas ce que je fais »…)

 

Des alliances pas si paradoxales qu’il n’y paraît

 

Quant à l’alliance Arabie Saoudite - Egypte - Emirats, elle s’explique, à défaut de paraître idéologiquement cohérente.

Abdelfattah al-Sissi, président égyptien, est au centre de la lutte contre les FM avec les Emirats arabes - qui coopèrent depuis plusieurs années déjà, notamment en Libye.

Il y a une position commune des Emirats, de l’Arabie et de l’Egypte pour contrer la subversion « islamo-démocratique » des Frères. Rien de nouveau là-dedans.

 

Certes, certains Etats anti-Frères sont plus cohérents et sérieux que d’autres dans cette guerre idéologico-sécuritaire (notamment les EAU, le général Haftar en Libye, et l’Egypte d'al-Sissi).

 

L’Arabie est un « Etat schizophrène » par nature, et ceci depuis sa naissance même. Un Etat où la main « modéré » anti-terroriste des Saoud ignore la main fanatique-wahhabite institutionnelle du pouvoir théocratique de la secte des Al-Sheikh qui est un Etat dans l’Etat et promeut le totalitarisme islamiste en toute légalité avec des moyens budgétaires quasiment hors contrôle.

Cet Etat bicéphal n’est pas un vrai Etat au sens occidental mais plutôt une polyarchie clanico-sectaire fondée sur une alliance cynique entre une tribu pro-occidentale, les Saoud-soudairi, et la secte des Wahhabites-Al-Sheikh.

 

Même si certains Al-Saoud et Saoud-soudairi comme Salmane voulaient réellement lutter contre le totalitarisme islamiste, il ne pourraient le faire car le pouvoir politique saoudien n'a pas le droit le pouvoir théocratique des dignitaires wahhabites, créateur, précurseurs, parrains idéologiques, et bras institutionnels et financiers du totalitarisme islamiste sunnite. 

 

En guise de conclusion 

 

La crise avec la Qatar ne durera pas. Elle est grave, mais comme celle de 2014, elle se soldera par des professions de foi « modérées » de Doha, par l’expulsion de militants et leaders fréristes actuellement soutenu par le Qatar, par un arrêt de l’aide au Hamas, aux Frères musulmans, par un refroidissement avec Téhéran.

Bref, Doha devra rentrer dans le rang, ayant trop besoin de ses voisins et de liaisons aériennes directes pour nourrir sa population composée à 90 % d’expatriés.

Par ailleurs, son modèle économique et social ne lui permettra pas de résister longtemps à ses voisins et « alliés » sunnites, membres comme lui du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

 

Le but réel des Saoudiens, qui se veulent les leaders de l’axe sunnite face à l’axe chiite-iranien, des Egyptiens, en guerre totale contre la confrérie de l’ex-président Morsi, et des EAU, qui n’ont jamais digéré l’indépendance du Qatar qui aurait dû faire partie des EAU, est de contraindre Doha à ne plus s’immiscer dans les affaires des autres.

 

L’ordre intimé aux dirigeants qataris de faire profil bas. S’ils ne veulent pas être brisés par plus forts qu’eux, ils doivent et vont finir par comprendre que leurs réserves gigantesques de gaz ne font pas de ce pays de 200 000 habitants une vraie puissance.

Le « soft power » qatari, symbolisé par le PSG, Al-Jazeera, la Coupe du monde de Football en 2022, ou le soutien aux Frères musulmans et aux révolutions arabes contre les régimes en place, a touché à ses limites extrêmes.

 

Leur mégalomanie géopolitique s’est retournée contre eux. Et leur punition permettra au grand-frère wahhabite saoudien de se refaire une virginité anti-islamiste à bon compte.

 

***

 

[1] Qui a défendu un dialogue avec Téhéran puis justifié l’action du Hamas et le Hezbollah, financés par l’Iran chiite, bête-noire de l’Arabie saoudite, cette dernière et ses alliés émiratis, bahreinis et égyptiens, qui en veulent aussi depuis des années à l’émirat qatari de soutenir leurs ennemis frères musulmans et d’avoir appuyé les révolutions arabes.

 

[2] Et d’une manière générale la Confrérie des Frères musulmans, bêtes-noires des Saoudiens, des Emiratis et de l’Egypte, non pas en raison de leur idéologie sunnite-islamiste, mais parce que la Confrérie inspire les seuls partis politiques islamistes « démocratiques » capables de mobiliser les masses et de gagner des élections, donc de renverser les dictatures militaires ou tribalo-monarchistes en place dans le monde arabe et qui ont été très secouées par les révolutions arabes, elles-mêmes récupérées par les Frères musulmans.

 

[3] (où les dirigeants de ces pays se sont engagés à « combattre l’extrémisme islamiste »)

 

[4] entre des Saoud-wahhabites promoteurs du salafisme et une Egypte de Sissi qui combat l’islamisme radical et soutient le nationaliste Haftar en Libye contre les islamistes

 

[5] qui fut à de nombreuses reprises dénoncée comme l’Etat le plus impliqué dans la promotion de l’idéologie islamiste-sunnite radicale dans le monde et même dans le soutien direct ou indirect à moult groupes terroristes et combattants depuis l’Afghanistan et le 11 septembre 2001 jusqu’à aujourd’hui.

 

[6] , comme on l’avait vu en réaction aux attentats du 11 septembre 2001 après que l’on ait découvert que 14 des 19 terroristes du World Trade Center étaient des Saoudiens dont au moins deux aidés directement par des organismes islamiques para-étatiques saoudiens.

 

[7] (qui avait refusé d’ouvrir un dossier compromettant contre les Saoudiens), très remontée depuis les attentats de Londres, Westminster et Manchester,

 

Source:    https://www.alexandredelvalle.com/single-post/2017/06/13

ISRAÊL ET DAECH , DES LIENS TROUBLANTS ??? TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

Israël – Daech : la lune de miel entre les deux États criminels continue

 
 

On savait déjà que de nombreux combattants blessés en Syrie sont transportés et soignés dans l’État juif qui occupe illégalement la Palestine.

En effet depuis 4 ans, cet État criminel prend en charge les blessés arrivant à sa frontière depuis la Syrie, qu’ils soient civils ou combattants, pourvu qu’ils soient opposés à Bachar el-Assad.

On apprend maintenant par un journal israélien l’ampleur du phénomène : il s’agirait de plus de 3 000 personnes, dont 25% de femmes et d’enfants, à avoir été pris en charge par les services médicaux israéliens. 

Soit 75 % d’hommes c’est-à-dire près de 2 000 individus dont vraisemblablement une grande majorité de jihadistes et islamo-terroristes d’Al-Qaeda, Al-Nosra et autre État Islamique, ces « égorgeurs modérés », soutenus par la coalition américano-saoudienne.

Les blessés les plus sérieux sont d’abord pris en charge par les médecins de l’armée sioniste d’occupation, avant d’être transférés dans des hôpitaux, certains étant même transférés par hélicoptère.

Il va sans dire, les soins sont totalement gratuits et anonymes ! Le capitaine Aviad Camisa, vice-chef de l’unité médicale de la 210e division Bashan, confirme : « Nous donnons les soins les plus rapides et les meilleurs avec l’équipement le plus avancé, mais parfois nous ne pouvons rien faire. Je les traite comme si je soignais n’importe quel citoyen israélien ou soldat israélien », a-t-il ajouté, en précisant qu’il avait personnellement soigné des centaines de « Syriens », sans toutefois rencontrer de patients touchés par des armes chimiques.

Une fois soignés, civils et combattants sont renvoyés, dans leurs foyers pour les uns, sur la ligne de front contre l’armée syrienne légitime pour les autres.

 

L’État d’Israël et l’État Islamique, la lune de miel

Mais au sein des groupes islamo-terroristes, c’est avec Daech que les relations sont le plus empreintes de confiance et de respect réciproque en ce moment !

Des indiscrétions d’un ancien ministre de la Défense de l’État sioniste nous apprennent qu’il y a eu des cas où l’État islamique « s’est excusé » d’avoir frappé par inadvertance des forces de l’armée israélienne ! Rien que ça !

Moshe Ya’alon a glissé ses commentaires sur les « excuses de Daesh » en référence à un incident qui a eu lieu en novembre dernier dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël.

Des soldats israéliens avaient essuyé des tirs d’armes automatiques et d’obus de mortier de combattants de la « Brigade des martyrs de Yarmouk », liée à l’organisation terroriste État Islamique.

Tsahal a répliqué par des tirs, puis l’aviation israélienne a mené des raids et tué les quatre individus à l’origine de l’attaque.

Et Daesh s’était excusé auprès de Tsahal.

« Il y a eu un cas récemment où Daesh a ouvert le feu sur l’armée israélienne et s’est excusé »

La pseudo position de neutralité défendue par Israël sur la question syrienne n’est bien sûr qu’une poudre qui n’aveugle que les yeux de ceux qui veulent bien y croire.

Et les propos de l’ancien ministre permettent même de confirmer l’existence d’une ligne de communication entre le groupe terroriste et l’État criminel…

On peut ainsi imaginer le degré de proximité, voir même d’imbrication, que suppose cet acte de contrition formulé par les égorgeurs de masse d’Al-Baghdadi auprès de l’État juif, par des canaux de communication bilatéraux, pour avoir frappé ses forces ou atteint ses intérêts…

 

Israël complice des terroristes qui agissent sur le territoire syrien

Et on le sait, l’aide de l’État sioniste d’occupation aux forces islamo-terroristes va plus loin que de soigner quelques blessés.

Le président syrien a d’ailleurs plusieurs fois alerté que dans ce conflit, les terroristes se battaient aux côtés d’Israël : « S’ils ne font pas partie de l’armée régulière israélienne, ils se battent pour Israël. L’État juif s’emploie à aider ces terroristes partout où l’armée syrienne avance ».

Des attaques sous une forme ou une autre qui font le jeu des groupes jihadistes et freinent l’avancée de l’armée syrienne face aux terroristes.

Par ses frappes aériennes et ses bombardements, l’État juif continue de cibler les positions des troupes de Bachar el-Assad et celles de ses alliés comme les forces iraniennes.

Et  surtout le Hezbollah qui est la véritable épine proche-orientale dans la sandale israélienne : la principale et quasi seule organisation capable de tenir tête, y compris militairement, à l’État sioniste dans la région !

Rappelons qu’en 2015, les Nations-Unies s’étaient déjà émues et interrogées au sujet des échanges quasi quotidiens d’informations, d’hommes et de matériels se déroulant près du Golan entre les jihadistes d’Al-Nosra (affilié alors à Al-Qaeda) et l’État d’Israël.

À cause de l’appui d’Israël aux islamistes, les casques bleus avaient été contraints d’évacuer la zone ne pouvant plus dés lors surveiller les actions criminelles de l’entité juive.

De même l’armée syrienne avait été contrainte d’abandonner de larges pans du territoire dans cette zone de tensions entre la Syrie, Israël mais également le Liban.

On comprend mieux pourquoi l’Entité sioniste n’a jamais été une cible prioritaire des islamo-terroristes d’Al-Qaeda ou de l’État Islamique…

 

About Pierre Olivier     http://www.jeune-nation.com/geopolitique

14/06/2017

DJIHAD 2.0 : LE PROCHAIN CAUCHEMAR DE L' EUROPE .........

Djihad 2.0 : le prochain cauchemar en préparation


Par Pepe Escobar –   Sputnik News via entelekheia.fr

Armée nationale albanaise, une organisation paramilitaire classée groupe terroriste

 

Commençons par les 28 dirigeants de l’UE en discussion sur les Balkans occidentales au cours d’un sommet récent, et blâmant – qui d’autre – l’« agression russe » dans l’arrière-cour de l’UE.

Passons à un procureur monténégrin rageant a propos d’« agents de l’État russe » qui auraient tenté un coup d’État au cours des élections de 2016 pour empêcher le pays de rejoindre l’OTAN.


Et passons aux avertissements du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker selon lesquels la rhétorique anti-UE de Donald Trump peut mener à une guerre dans les Balkans.

Avec sa condescendance habituelle, Juncker maintient que « si vous les laissez à eux-mêmes – la Bosnie et l’Herzégovine, la République serbe de Bosnie, la Macédoine, l’Albanie, tous ces pays – nous aurons une autre guerre ».

Les Balkans peuvent être au bord de l’explosion – encore une fois. Mais avec un changement ; contrairement à 1999, l’OTAN ne pourra pas bombarder une Belgrade sans défense pendant 78 jours.

Une nouvelle génération de missiles russes est là pour l’en empêcher.

La tragédie de 1999 dans les Balkans avait été essentiellement lancée par des faux massacres au Kosovo organisés par le BND – le service des renseignements allemand – avec des Albanais locaux et des agents provocateurs du BND, qui tiraient des coups de feu des deux côtés pour lancer une guerre destinée à démembrer la Yougoslavie.

 

Tous les yeux sur l’Albanie

Ce qui transparaît de la conjoncture actuelle géopolitique est encore plus sale.

Les habituels feront comme d’habitude : blâmer la Russie sans se donner la peine de présenter la moindre preuve d’une quelconque mauvaise action russe.

Laissons un spécialiste, le Dr Olsi Jazexhi, directeur du Free Media Institute à Tirana, en Albanie, nous guider.

 

En décembre 2016, John Brennan, de la CIA, est allé en Albanie et y a édicté un fatwa de « guerre contre la Russie » – notamment en Macédoine.

 

Comme l’explique le Dr Jazexhi, après le départ de Brennan, Edi Rama, le premier ministre de la Macédoine et un bon ami de George Soros, a réuni tous les partis politiques albanais de Macédoine et leur a ordonné de soutenir Zoran Zaev contre Nikola Gruevski. Gruevski est considéré comme pro-russe et anti-OTAN, alors que Zaev lèche les bottes de Soros.

 

En conséquence, Gruevski a été boycotté par les Albanais et Zaev a eu leur soutien pour former un gouvernement.

La promesse de Zaev aux Albanais était que la Macédoine allait adopter l’albanais comme langue officielle et créer un troisième État à demi albanais dans les Balkans.

Les Macédoniens se refusent à cette idée, mais Tirana et Edi Rama sont en train de monter les partis politiques albanais contre Gruevski.

 

Le but final est l’accès de la Macédoine à l’OTAN.

Pendant ce temps, au Kosovo – essentiellement une escroquerie narco-mafieuse qui se prend pour un État et qui héberge Camp Bondsteel, la plus grande base militaire américaine à l’étranger de la planète – Hashim Thaci, le président ex-membre de l’Armée de Libération du Kosovo, bâtit « une armée pour le Kosovo ».

La finalité en est d’intégrer le Kosovo à l’OTAN, même si la Serbie rejette cette idée pour son ancienne province autonome.

 

Jazexhi détaille aussi la façon dont « en Albanie, nous avons deux organisations terroristes majeures protégées par les Américains et les Européens ».

La première est celle qu’Ankara décrit comme l’organisation terroriste de Fetullah Gulen (FETO), supposément instrumentalisée par les renseignements allemands :

« La Turquie proteste contre l’accueil fait au FETO par l’Albanie, mais les USA le gardent pour éventuellement l’utiliser contre Erdogan ».

Le deuxième est le Mojahedin-e Khalq (Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, MKO) qui se bat contre Téhéran : « L’Albanie est en passe de devenir le centre du MKO. John Bolton était récemment à Tirana, avec d’autres sympathisants internationaux du MKO. Ils préparent des attaques conte l’Iran et réclament un changement de régime. »

Maryam Rajavi, du MKO, a également visité Tirana, où elle a développé des plans pour « renverser les ayatollahs d’Iran ».

La question-clé, comme le souligne Jazexhi, est que « après avoir transformé les Balkans en centre de recrutement pour Daech pendant la guerre de Syrie, les Américains sont dorénavant en train de transformer l’Albanie en plateforme pour un djihad 2.0 ».

 

Ce qui se passe aujourd’hui est donc une répétition de « la même erreur faite par les Albanais du Kosovo, qui ont lié leur avenir à 100% au Camp Bondsteel et seraient instantanément ré-envahis par la Serbie si l’OTAN ou les USA décidaient de s’en aller »  (ce qui se produira inévitablement un jour ou l’autre).

 

Pendant ce temps, l’Union européenne et les USA, qui veulent dé-radicaliser les wahhabites d’Europe, se taisent sur les djihadistes iraniens.

 

L’ennemi « invisible »

Ainsi, la pièce-clé du puzzle est la configuration de l’Albanie en centre de djihad 2.0 – contre les slaves de Macédoine, contre Téhéran, et aussi contre Ankara.

Rien d’étonnant si le conseiller en chef du gouvernement albanais, jusqu’à ces derniers mois, était un certain Tony Blair.

Mais ensuite, c’est l’ennemi « invisible » qui compte.

En mars dernier, le président de la Serbie, Tomislav Nikolic, est allé à Pékin pour sa dernière visite officielle avant les élections du 2 avril. Le président chinois Xi Jinping a souligné que la coopération économique avec la Serbie – et plus généralement avec les Balkans – est une priorité pour la Chine.

C’est certain. En 2014, Pékin a créé un fonds appelé à investir 10 milliards d’euros en Europe centrale et de l’est. L’année dernière, China Everbright a acheté l’aéroport de Tirana, en Albanie.

La banque d’exportation et d’importation de Chine finance la construction d’autoroutes en Macédoine et dans le Monténégro.

En Serbie, la corporation China Road and Bridge a construit le pont Pupin sur le Danube à Belgrade, pour une somme de 170 millions d’euros – c’est le « pont de l’amitié sino-serbe ». Il a été inauguré en 2014, et financé à 85% par un prêt de la banque d’exportation et d’importation de Chine.

Et la cerise sur gâteau du développement d’infrastructures est la voie ferroviaire à haute vitesse de plus de mille kilomètres et 2,89 milliards de dollars entre Athènes et Budapest, via la Macédoine et Belgrade.

L’UE a tiré la sonnette d’alarme à propos du tronçon (de 1,8 millions de dollars) Budapest-Belgrade, et enquête pour savoir si la section hongroise enfreint les règles strictes de l’UE selon lesquelles les appels d’offres publics sont obligatoires pour les grands chantiers de transport.

La légendaire arrogance de l’Occident sous-entend aussi que la Chine ne peut en aucun cas être capable de construire des voies ferrées à haute vitesse aussi bien, sinon mieux – et pour moins cher – que l’Europe.

Il se trouve que Budapest-Belgrade est le tronçon crucial de la route express terre-mer que Pékin s’était engagée à construire en 2014 avec la Hongrie, la Serbie et la Macédoine.

 

En Europe du sud-est, c’est l’étape centrale de la nouvelle Route de la soie, aujourd’hui dénommée Initiative Belt and Road ; un couloir commercial entre le port du Pirée sur la Méditerranée – en partie possédé par la compagnie China Ocean Shipping depuis 2010 – jusqu’en Europe centrale.

La raison officielle de la présence de l’OTAN dans les Balkans est « le combat contre la menace du terrorisme ». Selon le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, « J’ai récemment visité la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, et je suis encouragé par leurs efforts contre la menace de combattants étrangers ».

 

Les « combattants étrangers » se trouvent précisément chez eux, non seulement au Kosovo mais bientôt en Albanie, la capitale du djihad 2.0. Après tout, l’OTAN excelle dans la création de « menaces » essentielles à la justification de son existence.

 

Le djihad 2.0 peut bien être dirigé contre les slaves de Macédoine, contre l’Iran et contre la Turquie.

Sans même parler du ventre mou de la Russie.

L’angle invisible est qu’il peut toujours être déployé pour mettre à mal la dynamique de l’intégration de l’Europe du sud-est comme plateforme de la nouvelle Route de la soie.

 

Pepe Escobar

Traduction entelekheia.fr

source:   http://lesakerfrancophone.fr/

08/06/2017

LA PRÉSENCE DE LA FRANCE EN SYRIE ....

 

Syrie Forces Speciales Francaises

La France en Syrie : deux poids, deux mesures

 

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

 

La présence de forces spéciales françaises en Syrie n’était qu’un secret de « Polichinelle », du moins pour les experts. Pourtant, elle avait toujours été niée.

A Métamag nous avons été dans  les premiers à discrètement le révéler entre les lignes dès le début du conflit.

Métamag l’avait fait discrètement afin de ne pas être traité de complotistes mais tous nos articles sur le conflit syrien ont distillé ces informations.

Aussi, les propos tenus par la ministre des Armées, Sylvie Goulard, qui sont officiellement une « première », nous ont réconfortés face à tous ceux qui nous accusaient de mensonges.

Interrogée, à l’antenne d’Europe1, le 26 mai 2017, sur la présence de troupes françaises au sol en Syrie, Sylvie Goulard a d’abord réfuté la présence de telles troupes  sur le sol syrien.

 

Puis, a-t-elle dit, « une chose est d’engager des forces spéciales qui font des opérations ponctuelles, une autre chose est d’envoyer des forces d’une manière massive. »

Et d’ajouter : « Mais la France prend toute sa part à la coalition internationale », dirigée par les États-Unis contre l’État islamique.  C’est donc fait.

Reste peut-être maintenant à avouer et dire ouvertement ce que faisaient exactement nos forces spéciales, en particulier à Alep.

Et c’est peut-être là que le bât blesse. . L’armée française a t-elle eu les mains propres en Syrie ?

Contrairement à toutes les opérations militaires françaises comme celles du Rwanda où elle a régulièrement été accusée par la grande presse de complicité contre l’humanité, on aura noté le silence total des médias  sur de possibles exactions commises en Syrie ?

Silence radio, censure de toute information.

 

Deux poids, deux mesures ? C’est qu’il s’agissait en Syrie – et il s’agit toujours – de renverser et d’éliminer Assad pour construire le Grand Moyen Orient qui fera de Jérusalem enfin la capitale d’Israël.

Illustration :forces spéciales françaises en Syrie.

 

https://metamag.fr/2017/06/07

SYRIE , MAIS QUE CHERCHE LA COALITION ???

7 juin 2017

armée syrienne

Le ministère syrien des Affaires étrangères a appelé la coalition internationale dirigée par les États-Unis à arrêter de porter des frappes aériennes contre les positions des forces gouvernementales.

Ainsi, selon Damas, en frappant les troupes pro-Assad, la coalition renforce le terrorisme.

En frappant les troupes syriennes pro-gouvernementales, la coalition internationale dirigée par les États-Unis participe de fait aux activités terroristes et viole le droit international, la Charte des Nations unies et la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui réaffirme la souveraineté de la Syrie sur son territoire, selon le message officiel du ministère syrien des Affaires étrangères.

 

« La Syrie met en garde la coalition internationale illégitime dirigée par les États-Unis contre le danger et les conséquences d'une escalade et demande aux autorités américaines et aux pays de la coalition d'arrêter ces horribles attaques qui ne mènent à rien en pratique sauf au renforcement de Daech », indique la déclaration du ministère syrien, citée par l'agence SANA.

Les forces progouvernementales syriennes ont été la cible d'une frappe de la coalition dirigée par Washington. Il s'agit de la deuxième frappe effectuée dans les environs d'Al-Tanf depuis le 18 mai.

La frappe a visé plus de 60 soldats, un char, deux pièces d'artillerie, une arme antiaérienne et des véhicules de soutien.

Le bombardement aurait fait deux morts et 15 blessés parmi les militaires syriens.

Les militaires de la coalition se trouvent à Al-Tanf depuis plusieurs mois. Selon les autorités américaines, ils forment les Syriens à la lutte contre le groupe terroriste Daech.

La coalition affirme qu'elle n'a pas l'intention de proclamer la guerre à Damas, mais se dit prête à se défendre contre les forces progouvernementales et l'armée du pays.

Les pays-garants du cessez-le-feu en Syrie, à savoir l'Iran, la Russie et la Turquie ont convenu de créer des zones de sécurité situées sur l'ensemble du territoire de la province d'Idlib, dans certaines parties des provinces de Lattaquié, de Hama, d'Alep, dans plusieurs régions au nord de Homs, dans la Ghouta-orientale ainsi que dans le sud de la Syrie (provinces de Deraa et de Quneitra).

 
 ET AUSSI

 

F-16 Les frappes de la coalition dirigée par les États-Unis sur la Syrie ne resteront pas impunies, préviennent le Hezbollah et Téhéran, deux alliés de Damas qui promettent de riposter si nécessaire en frappant les positions de l'armée américaine.

L'état-major opérationnel des alliés de la Syrie, qui regroupe le mouvement chiite libanais Hezbollah et la République islamique d'Iran, a annoncé sa volonté de riposter si nécessaire aux bombardements sur la Syrie de la coalition internationale en frappant les positions des militaires américains.

« Le sang des fils de la Syrie, de l'Armée arabe syrienne et de ses alliés n'est pas bon marché et l'éventualité de frapper leurs positions [celles des États-Unis, ndlr] en Syrie et dans ses alentours est possible à toute heure si nécessaire, compte tenu de l'existence de lance-missiles et d'autres installations militaires », a annoncé l'état-major dans une déclaration.

Et de qualifier les actions de la coalition d'« agression lâche » et de preuve d'« hypocrisie des États-Unis dans leur lutte contre le terrorisme ».

Les alliés de Damas ont expliqué l'absence de toute riposte jusqu'à présent par leur « maîtrise de soi », tout en soulignant qu'ils ne tarderaient pas à agir si Washington « brûlaient les lignes rouges ».

Mardi, la coalition internationale menée par les États-Unis a effectué des frappes sur les forces progouvernementales syriennes à At-Tanf, dans le sud du pays, tuant deux militaires.

Washington a expliqué le bombardement par la « menace que les soldats et leurs matériels de combat représentaient pour la coalition et leurs partenaires ».

Une frappe similaire sur les forces progouvernementales avait par ailleurs déjà eu lieu le 18 mai dernier.

Commentant ces frappes, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a pointé que vraisemblablement la coalition avait visé les forces qui cherchaient à empêcher Daech de détruire deux ponts reliant la Syrie et l'Irak.

 

Le vice-chef de la diplomatie Sergueï Riabkov a pour sa part pointé qu'il s'agissait d'une violation du droit international.

source

05/06/2017

L' UNIFICATION DE L' ALBANIE ET DU KOSOVO PAR RÉFÉRENDUM ???

La réalisation de la Grande Albanie commence en juin


Le 16 mai 2017 – Source   inserbia.info

Le portail Internet russe renommé Izvestia.ru avertit qu’après les élections anticipées du 11 juin, les nationalistes extrêmes rejoindront les autorités de Pristina et commenceront le processus de création d’une « Grande Albanie », et que le criminel de guerre Ramush Haradinaj obtiendra l’une des fonctions les plus importantes dans le nouveau gouvernement.

 

Le portail russe souligne que les sondages préélectoraux ont prédit une victoire du mouvement nationaliste extrême « auto-détermination », qui s’engage ouvertement à organiser un référendum sur l’unification du Kosovo et de l’Albanie.

Comme les analystes le prédisent, selon Izvestia, Ramush Haradinaj, criminel de guerre et chef de l’Alliance pour l’avenir du Kosovo, peut jouer un rôle important dans le nouveau gouvernement.

Izvestia a déclaré que la menace d’une « Grande Albanie » était l’un des principaux sujets de discussions entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue serbe Aleksandar Vucic le 15 mai à Pékin.

Le portail russe explique que le parti « auto-détermination » est l’un des favoris pour gagner les premières élections au Kosovo, notant que le programme politique du parti contient un appel direct à l’unification du Kosovo avec l’Albanie et un référendum sur la question.

« Si les prévisions électorales sont correctes, notre parti gagnera les élections et nous déciderons de qui sera le nouveau Premier ministre. Notre principal candidat est l’ancien président du mouvement Albin Kurti », a déclaré le chef du service de presse du mouvement « auto-détermination ».

Les experts croient, écrit Izvestia, qu’après les élections, le gouvernement à Pristina sera formé par un nationaliste radical dont la politique de création d’une « Grande Albanie » est soutenue par l’Occident, qui vise à affaiblir la position des pays de la région qui veulent mener une politique étrangère indépendante.

Cela se réfère principalement à la Serbie, qui refuse de rejoindre l’OTAN et qui coopère étroitement avec la Russie dans les domaines politique, économique et militaire.

Le portail russe affirme que l’un des candidats au nouveau gouvernement du Kosovo est Ramush Haradinaj, que le tribunal de la ville française de Colmar a relâché en avril de cette année, rejetant la demande d’extradition en Serbie pour des crimes de guerre contre des Serbes au Kosovo et en Metohija.

« La chute du gouvernement d’Isa Mustafa ne peut être expliquée que d’une seule manière, par la pression américaine sur les Albanais du Kosovo pour accélérer la mise en œuvre de la ‘Grande Albanie’.

Le retour éventuel du criminel de guerre Ramush Haradinaj en politique signifie des plans agressifs des Albanais du Kosovo en relation avec la Serbie et la Macédoine », a déclaré dans un entretien avec le directeur du Centre balkanique pour la coopération internationale des Izvestia, Viktor Kolbanovski.

L’analyste politique serbe et le chef de la diaspora serbe dans la région, Dragan Stanojevic voit également un lien entre la libération de Ramush Haradinaj et les élections anticipées au Kosovo.

« Haradinaj est un criminel de guerre, ainsi que l’avocat bien connu de l’idée d’une ‘Grande Albanie’. Placer ces personnes à des postes de direction dans le gouvernement du Kosovo est l’annonce du début d’un conflit.

Après tout, le chef de la communauté albanaise dans la vallée de Presevo a déjà annoncé que ces zones fusionneront avec les autorités au Kosovo », a déclaré Stanojevic.

Il est important de noter, écrit le portail russe, que la crise politique au Kosovo suit le renforcement général des sentiments nationalistes de la population albanaise.

Dans une interview avec le chercheur des Izvestia de l’Institut d’études slovènes, Piotr Iskenderov souligne qu’au début de janvier, des dirigeants de partis albanais se sont rassemblés à Tirana venant de tous les Balkans et ont adopté la « plateforme de Tirana » qui traite des droits des Albanais en Macédoine et dans d’autres pays des Balkans.

Izvestia conclut que le projet de « Grande Albanie » conduira à la croissance du sentiment nationaliste dans les Balkans, qui sera le début d’une « nouvelle crise yougoslave » :

« L’Occident appuie Tirana, Pristina et la minorité albanaise dans la région, ce qui pourrait entraîner le début d’une nouvelle confrontation qui pourrait devenir un conflit armé. »

Liens

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone

 

 

RAPPEL

Les principales religions en Albanie sont l'Islam et le christianisme. Cependant, les Albanais sont avant tout un peuple nationaliste

Le nombre de musulmans est variable autour des 40 %, alors que l'Église orthodoxe d'Albanie regroupe environ 20 % de la population et l'Église catholique romaine environ 10 % selon une enquête qui date de l'occupation italienne durant la 2e guerre mondiale2.

Une étude récente, mais aussi sujette à caution évoque 38 % de musulmans, 35 % de chrétiens, le reste étant athée.

Seulement beaucoup d'albanais se considèrent comme musulmans ou comme chrétiens seulement par leurs origines s'ils ont un nom de famille musulman ou chrétien ou s'ils viennent d'une région à majorité musulmane ou chrétienne mais très peu pratiquent leur religion.

Wikipédia

L' ESCALADE DE L' UKRAINE DANS LE DONBASS ?

Dombass Archives

La guerre à Donetsk, trois ans après !

 

 

Christelle Néant ♦

 L’Ukraine poursuit l’escalade dans le Donbass et enlise le processus diplomatique

En ce triste anniversaire du 26 mai, les nouvelles du Donbass sur le front militaire comme sur le front diplomatique, sont loin d’être positives.

Trois ans après l’arrivée de la guerre à Donetsk (le 26 mai 2014 avaient lieu les premiers combats touchant la capitale), l’Ukraine poursuit dans sa logique de résoudre le conflit avec la population du Donbass par la force.

Le bilan de la semaine énoncé par Edouard Bassourine, le commandant en second du commandement opérationnel de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD), n’est pas pour rassurer sur l’évolution du conflit dans un futur proche.

Si le nombre de violations totales du cessez-le-feu hebdomadaires a augmenté de seulement 16 % pour atteindre 374 violations (dont 58 durant les dernières 24 heures), le nombre de bombardements quant à lui a plus que doublé par rapport à la semaine précédente avec 4 456 obus d’artillerie, de mortier, de char d’assaut, et de roquettes de lance-roquettes multiples tirés par l’armée ukrainienne sur le territoire de la RPD.

Ce chiffre n’inclut pas toutes les roquettes de petit calibre, les munitions de lance-grenade, et autres tirs d’armes légères, dont le nombre est au moins équivalent à celui des armes lourdes (et plus souvent égal au double du nombre de tirs lourds).

Ces chiffres atteignent le même niveau que les pics qui avaient été observés en décembre 2016, un mois à peine avant l’escalade brutale qui avait eu lieu entre fin janvier et début février 2017, et qui avait vu le nombre de bombardements lourds hebdomadaire dépasser les 8 000 tirs.

Ces bombardements qui ont touché 31 localités de la république ont tué quatre soldats et blessé 12 personnes dont huit civils et endommagé 61 habitations dont 16 rien que durant les dernières 24 heures. Des tirs corrigés à l’aide de drones (pourtant interdits par les accords de Minsk), dont certains de fabrication américaine, qui sont venus s’écraser sur les positions de l’armée de la RPD.

Les provocations se multiplient aussi, après le tir du 13 mai 2017 dirigé contre Avdeyevka et mené de manière évidente depuis la localité de Vodyanoye aux mains de Secteur Droit, d’autres tirs semblables ont frappé Avdeyevka, toujours dans le même but : accuser la RPD d’avoir tiré délibérément sur des civils innocents.

Et pendant que l’OTAN conditionne l’amélioration des relations avec la Russie à l’arrêt de son soutien au Donbass (autant dire qu’il gèlera en enfer avant que ça arrive), Kiev continue de saboter la mise en œuvre des accords de Minsk tout en clamant sur tous les toits (surtout ceux des médias occidentaux) vouloir que ces accords soient appliqués.

Car à regarder la liste des dernières exigences en date côté ukrainien pour que ces accords soient appliqués, il faut vraiment être stupide ou de mauvaise foi pour croire qu’ils vont l’être :

– la révocation du décret du président russe sur la reconnaissance des documents d’identité produits par les républiques de Donetsk et Lougansk (cette mesure étant valable jusqu’à la résolution pacifique du conflit pour des raisons humanitaires il n’y a aucune chance ou presque pour que cela arrive),

– la révocation des décisions sur l’établissement des frontières d’état par les deux républiques (ça aussi l’Ukraine peut toujours rêver),

– l’abolition de la mise sous tutelle d’état des usines qui étaient sous juridiction ukrainienne (tant que le blocus commercial total du Donbass est appliqué, l’Ukraine peut faire une croix dessus),

– la renonciation de l’utilisation du rouble russe comme monnaie légale (là aussi tant que le blocus économique total du Donbass est appliqué, cela n’arrivera pas, car il n’y a plus assez de hryvnias en circulation ici),

– le retour du contrôle des portions de frontières commune entre les républiques et la fédération de Russie à l’Ukraine (ce point est prévu à la fin des accords de Minsk quand TOUT LE RESTE aura été mis en œuvre).

Rien qu’en regardant le dernier point on se rend bien compte que cette histoire c’est le serpent qui se mord la queue, l’Ukraine demandant d’appliquer avant tout le reste un point qui est prévu à la fin du processus de Minsk quand tout le reste aura été mis en œuvre…

Autant dire que cela ne sera jamais mis en œuvre.

Pendant ce temps, un des points des accords de Minsk, l’échange des prisonniers au format « tous contre tous » piétine lui aussi.

Sur ce point là aussi l’Ukraine traîne des pieds et sabote le processus, essayant de ne pas rendre certains prisonniers sous des prétextes plus ou moins bidons.

Et surtout, ce qui inquiète les autorités de la RPD, c’est qu’aucune information n’est disponible pour 77 des noms que la RPD a réclamés. Daria Morozova, la médiatrice aux droits de l’homme de la RPD s’inquiète de leur sort et craint qu’ils ne soient tout simplement morts.

Une crainte justifiée, quand on regarde la dérive continue de l’Ukraine vers une dictature sauce néo-nazie. Pendant que les activistes anti-Maïdan sont condamnés à six ans de prison fermes pour avoir simplement participé à des manifestations contre les nouvelles autorités ukrainiennes, comme Iouri Apoukhtine, certains députés ukrainiens proposent de s’inspirer de la politique linguistique de l’Allemagne Nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale (on a les références qu’on peut hein), alors que d’autres proposent très sérieusement de frapper les élèves qui parleraient russe à l’école…

Les accords de Minsk sont cliniquement morts, le Donbass ne pourra jamais retourner sous le giron d’un état ukrainien où ce genre de dérives graves n’est pas l’exception mais la règle.

Trois ans après que la guerre soit arrivée à Donetsk, il est temps que les dirigeants américains et européens cessent la ventilation artificielle qui maintient l’Ukraine en vie sur le papier, et lui permet de continuer à faire des morts dans le Donbass…

Source    https://metamag.fr/2017/06/04