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28/04/2017

SYRIE: LE DOUBLE JEU DES ÉTATS-UNIS

Le point sur la situation en Syrie


Les États-Unis semblent vouloir séparer l’Est du reste du pays. Mais pour quoi faire ?


 

 

Par Moon of Alabama – Le 24 avril 2017

Moon of Alabama

La situation dans le nord-ouest de la Syrie tourne en faveur du gouvernement syrien, même si beaucoup de travail reste encore à faire. L’armée récupère du terrain dans la province de Hama et une intense campagne de bombardement est menée sur la province d’Idlib, qui est tenue par al-Qaïda.

 

Comme un analyste en général en faveur de l’opposition le concède :

 

« Le soutien continu à l’insurrection du nord-ouest équivaut à subventionner efficacement un havre de paix jihadiste au Levant.

[…]

La guerre par procuration contre le régime syrien, dans le nord-ouest, faite pour le compte de l’Occident, est perdue. »

 

Le chef d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, est d’accord. Il a ordonné à ses forces en Syrie d’arrêter de tenir le terrain et de revenir aux techniques de guérilla :

Ayman al-Zawahri a déclaré aux jihadistes, qui contrôlent la province d’Idlib au nord-ouest de la Syrie et d’autres territoires, de rester fermes mais de changer de tactique pour revenir à la guérilla.

Al-Qaïda a commencé à se battre aux côtés des rebelles syriens au début de la guerre civile et s’est fait des alliés parmi les opposants en raison de ses prouesses militaires.

La branche officielle d’al-Qaïda, le Front al-Nusra, a changé de nom pour le Front Fatah al-Sham et a officiellement rompu ses liens avec al-Qaïda l’année dernière, mais il est encore largement considéré comme étant lié au réseau terroriste mondial.

 

 

Dans le sud-ouest, Israël essaie de voler une autre partie du plateau du Golan en apportant un soutien militaire aux groupes d’al-Qaïda qui se battent contre l’armée syrienne dans la région.

 

Les attaques lancées par les « rebelles modérés » dans le sud, soutenues par les États-Unis et la Jordanie, n’ont pas réussi à s’emparer de la ville de Deraa.

Ils doivent prendre la ville pour donner un peu d’ancrage à leur « zone de sécurité méridionale indépendante », à partir de laquelle les forces proxy américaines pourraient alors menacer Damas.

 

Début d’avril, les forces kurdes sous le commandement des États-Unis avaient largement annoncé qu’elles attaqueraient bientôt Raqqa et vaincraient État islamique.

Mais aucune attaque contre Raqqa n’a été vue. L’opération semble s’être arrêtée.

Les forces d’EI semble quitter Raqqa pour se diriger plus à l’est, vers Deir Ez-Zor.

 

Dans le sud-est de la Syrie, les forces « rebelles », soutenues par les États-Unis, se sont déplacées de la Jordanie vers le nord, pénétrant dans le désert syrien (ce qui n’est pas encore affiché sur la carte ci-dessus).

 

Le plan est d’aller vers le nord en direction de Raqqa pour rejoindre les forces de l’armée kurde, soutenues elles aussi par les État-Unis.

 

Ce mouvement bloquerait toute route terrestre reliant l’ouest de la Syrie à Deir Ez-Zor où une garnison de l’armée syrienne protège plus de 100 000 civils en s’opposant aux forces de l’EI.

De la Jordanie, d’autres « rebelles », entraînés et approvisionnés par les États-Unis, se déplacent vers l’est le long de la frontière irako-syrienne.

Cela empêchera les forces irakiennes de se déplacer vers la Syrie et contrer EI, en soutien aux forces gouvernementales syriennes à Deir Ez-Zor.

Tout l’est syrien serait ainsi coupé et sous le contrôle de forces proxys américaines. Mais quels sont les plans d’avenir américains pour cette région ?

 

Même si elle possède du pétrole et du gaz, elle est enclavée et manque d’infrastructure et de d’administration, entouré de plus par des forces particulièrement hostiles. Les forces soutenues par les États-Unis sont sujettes à des luttes intestines.

 

Il sera difficile de défendre la zone contre toute attaque importante. Des forces états-uniennes et jordaniennes seront nécessaires pour la garder sous contrôle.  Pendant combien de temps ?

Je n’arrive pas à voir un plan stratégique plus vaste et qui aurait du sens derrière tout cela. Mais les mêmes architectes qui ont lancé la guerre ratée contre l’Irak sont derrière ce mouvement.

 

Les néocons sont de retour et très heureux de la nouvelle direction de la présidence de Trump.

 

L’architecte de la guerre en Irak, Paul Wolfowitz, collabore maintenant avec les officiers néocons dans le cabinet Trump :

Ces derniers jours, il est intervenu dans le débat public, poussant le président Trump, au travers des pages du Wall Street Journal, à poursuivre ses bombardements en Syrie d’une manière plus agressive – et, me dit-il, en envoyant des courriels privés au secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et au conseiller à la Sécurité nationale, HR McMaster, tous deux de vieilles relations datant de l’époque Bush, en espérant qu’ils poursuivront une stratégie d’engagement renforcé au Moyen-Orient.

 

Mattis voyage actuellement dans les pays du Golfe pour collecter de l’argent destiné aux futurs projets américains en Syrie et ailleurs.

Les sénateurs néocons John McCain et Lindsey Graham auront ce soir un dîner privé avec Trump à la Maison Blanche.

 

Aucune stratégie raisonnable n’est jamais sortie de la tète de ces personnages.

 

Par contre, leurs plans de dingues causent toujours d’énormes dégâts pour aucun, ou un très faible, bénéfice.

 

Source:  Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Michèle pour le Saker Francophone

 

MOURIR POUR KOBANÉ ! TÉMOIGNAGE ET RÉSISTANCE .......

Mourir pour Kobané, poignant témoignage sur la résistance kurde!

 
Mourir pour Kobané, poignant témoignage  sur la résistance kurde!
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Edifiant et poignant, le témoignage de Patrice Franceschi sur la résistance kurde, qu’il a côtoyée des semaines durant sur le terrain, au plus près de leurs combats contre les djihadistes de l’EI, est aussi un bel hommage à ces combattants quelque peu oubliés par l’Occident.

De ce temps passé à crapahuter à leurs côtés, l’auteur nous rapporte l’image de guerriers mal équipés et faiblement armés, mais prêts à lutter jusqu’à la mort pour ne pas se voir imposer la charia.

Dans leurs rangs, s’illustrent tout particulièrement ces jeunes combattantes yapajas, rendues célèbres chez nous par leur bravoure lors de la bataille de Kobané, et auxquelles Franceschi consacre de jolies pages.

Témoin de l’insupportable double jeu joué par la Turquie dans le conflit syrien, l’auteur l’est aussi des nombreuses questions que se posent les combattants kurdes sur l’Occident.

Comme lorsque cette jeune yapaja lui demande pourquoi nos intellectuels soutiennent que les Français sont responsables si les musulmans vivant chez eux ne les aiment pas.

Ajoutant : « ils ne peuvent pas vous aimer. Vous représentez, comme nous, tout ce qu’ils détestent » !

Ou comme lorsque Elisabeth Gauriyé, chrétienne syriaque, ayant constaté que nos journaux s’inquiétaient du droit des animaux, lui lance : « vous ne dites pas grand-chose sur nos droits à nous, les chrétiens d’Orient.

 

Pourtant les islamistes essaient de nous exterminer partout. Pourquoi ce silence ? »

  • Mourir pour Kobané, par Patrice Franceschi, aux éditions Perrin, collection Tempus. 160 pages. 7 euros.

Franck Deletraz – Présent

À L' O N U , " L' ANTISIONISME C' EST DE L' ANTISÉMITISME " ......

27 avril 2017

Gutteres ©Flickr

 

A l’occasion de Yom Hashoah, le secrétaire-général de l’ONU Antonio Guterres s’est exprimé devant l’assemblée générale du Congrès juif mondial à New York. Le contenu de son intervention confirme le changement de ton au sommet de l’ONU concernant Israël.

L’une des phrases les plus applaudies d’Antonio Guterres fut celle où il reconnut que « la négation du droit de l’Etat d’Israël à exister est l’une des formes de l’antisémitisme moderne ».

Le nouveau secrétaire-général de l’ONU a également fait une déclaration d’intention qui constituerait une véritable révolution au sein de cette organisation si tant est qu’elle puisse être mise en œuvre: « En tant que secrétaire-général de l’ONU, je souhaite que l’Etat d’Israël soit traité comme tout autre Etat membre de l’ONU ».

 

Il a toutefois reconnu qu’il n’a pas les moyens de contrôler toutes les tentatives de condamnations d’Israël qui émergent de l’ONU.

Il y aura effectivement beaucoup de travail. Ne retenons que ce chapitre: en septembre 2016, un rapport préparé par deux éminents spécialistes de droit international, Eugène Kontorovitch et Penny Grunseid présentait une étude comparative entre la manière dont l’ONU traitait la question de la Judée-Samarie et celle qui concernait sept autres situations de territoires disputés parmi les dizaines qui existent à travers la planète: l’Indonésie au Timor oriental, la Turquie en Chypre du Nord, la Russie en Géorgie et en Ukraine, l’Arménie en Azerbaïdjan, le Vietnam au Cambodge et le Maroc au Sahara occidental.


Le rapport est sans appel: l’ONU a utilisé à 530 reprises l’expression « d’occupant » concernant Israël contre zéro pour ces six autres pays.

Concernant la Shoah, le secrétaire-général de l’ONU l’a qualifiée de « crime les plus abominable dans l’Histoire de l’Humanité ».


Il a promis d’utiliser tous les outils à disposition à l’ONU pour lutter contre l’antisémitisme et le négationnisme.

 

Il a noté avec regret que l’antisémitisme relève la tête dans de nombreux endroits, par des agressions verbales, physiques, y compris des assassinats, ainsi que des actes de vandalisme contre des biens juifs ou des cimetières.

Par LPH – JSSNews

27/04/2017

GÉOPOLITIQUE ET FONDAMENTALISME ISLAMIQUE ! JUSTE UN RAPPEL !

La vérité sur le fondamentalisme islamique


 

Par Noureddin Shami – Le 29 décembre 2015 – Source The Saker

Des criminels de Daech exécutent un groupe d’enfants

L’auteur a écrit au moins cinq versions différentes de cet article, en essayant de relayer le même message à différents niveaux de visibilité ciblant différents publics.

Des morceaux et des passages de cet article ont été utilisés ici et là par certains et même publiés, parfois avec de bonnes intentions et parfois avec des visées détournées.

Dans le sillage de l’épouvantable crime contre Paris et ses gens, le fardeau de ceux qui doivent faire la lumière devient une obligation morale plus importante.

 

La vérité doit être dite et l’information doit être partagée pour des gens capables de tirer des conclusions rationnelles.

 

Dans ce contexte, il n’y a peut-être pas de meilleur forum pour discuter la question du fondamentalisme islamiste que The Saker.

 

Cette version spécifique vise donc les lecteurs de ce site, et sera tout à fait ouverte. Cela dérangera quelques personnes, mais la vérité doit être dite telle qu’elle est.

 

Pour comprendre l’État islamique d’Irak et du Levant (ISIL, c’est-à-dire ISIS ou EI), nous devons revenir aux premiers fondements qui le sous-tendent.

Beaucoup de choses ont été dites récemment sur EI, cependant la plupart des mots utilisés ont été très éloignés de la pleine vérité. Les mensonges et les dissimulations ont rendu le problème confus. Les ecclésiastiques musulmans craignent d’affronter la vérité. Les activistes arabes anti EI détournent la vérité ou ferment les yeux sur elle. La coalition dirigée par l’Occident censée affronter EI n’avait aucune idée de « qui » ou plutôt « quoi » était le vrai coupable, et aucune intention non plus de le vaincre.

Même la récente initiative russe en Syrie, avec toute son efficacité militaire, ne traite pas le cœur de la question, puisque, en réalité, elle est incapable d’aborder le noyau dogmatique d’un simple point de vue militaire.

Pourtant la critique et l’opposition à EI sont inscrites dans son origine ; y compris l’opposition de musulmans qui disent à juste titre que de telles actions donnent de l’islam une image profondément nuisible. Qu’est-ce que le véritable islam ?

On peut se poser la question, mais elle ne recevra jamais de réponse ; du moins pas une réponse honnête et pas à partir d’une position de connaissance non plus, parce que l’islam dans lequel croient les musulmans n’est pas le véritable islam, c’est l’islam perverti qui est le mieux représenté par État islamique.

Le problème cependant n’est pas seulement celui de la dissimulation de la vérité, mais des conséquences de cette dissimulation. Le monde craque sous toutes ses coutures avec des fanatiques de pôles aussi divers, et toutes les tentatives pour démasquer l’un d’entre eux par inadvertance, mais sûrement, livrera au camp opposé du carburant et des excuses pour des représailles qui atteignent invariablement et sans exception des personnes innocentes.

L’obligation morale d’en parler devient un défi parce qu’expliquer tout cela en sachant totalement que cette information pourrait être mal utilisée pour en viser d’autres est un lourd fardeau à porter et pourtant, choisir de rester simplement silencieux de peur de telles représailles n’est pas non plus un comportement responsable.

L’auteur a épousé la courbure dans sa démarche pour comprendre l’islam. Il n’est ni un musulman pratiquant, ni un anti-musulman ni un musulman honteux. Il n’adhère pas non plus à une autre religion.

 

Cet article est une tentative de dissiper quelques mythes et de traiter ce qu’est véritablement l’islam réel. S’il donne une description précise du système de croyance musulman communément admis, il n’attaque pas non plus l’islam ni les musulmans. Il établit des faits qu’il croit que le monde non musulman ignore totalement.

L’islam a été vicié à la fois par ceux qui donnent de lui une mauvaise image par leurs actes et par ceux qui tentent de le défendre.

L’auteur est né dans une famille musulmane laïque au milieu des années 1950. Sa famille ne pratiquait aucune religion, ce qui est assez rare dans cette partie du monde.

Il a été élevé parmi des musulmans, y compris des religieux importants et une famille proche qui a fait venir les Frères musulmans. Cela a culminé par la transformation de sa ville natale en une plaque tournante du fondamentalisme islamiste.

Il sait exactement ce à quoi croient les fondamentalistes, ce qu’ils sont prêts à révéler et ce qu’ils cacheront. Pendant de nombreuses années, il a frémi en les écoutant et en croyant ce qu’ils disaient et, par conséquent, il a renoncé à leur religion.

Il a observé avec horreur comment, à la fin des années 1960, leur entreprise de recrutement a commencé à prendre de l’ampleur. Personne à ce moment-là n’aurait imaginé que cela se terminerait finalement avec un État occupant la moitié de l’Irak et de la Syrie et des agents partout en Occident.

Plus tard dans sa vie, il a lu le Coran et a réalisé que c’est un grand livre. Il s’est rendu compte que l’islam est en effet une religion de compassion et d’amour, mais la signification des paroles du Coran et leur enseignement ont été grossièrement déformés.

Sa propre étude et son cercle proche lui ont permis de comprendre que l’islam tel qu’il est pratiqué n’avait absolument plus rien à voir avec le Coran et ses enseignements.

Il lui est devenu clair que les problèmes dans l’islam, son aspect violent, sont le résultat de mauvaises interprétations vieilles de plusieurs siècles et que le problème ne pourra pas être résolu.

Certains musulmans fervents adeptes de la charia verront dans cet article de l’hérésie et de la trahison et lanceront toutes sortes d’accusations que leurs esprits étroits invoqueront, et cela parce que dans leur dogme, les humains ne sont censés que suivre les commandements et les rituels et les exécuter d’une manière spécifique dans le but d’apaiser leur seigneur.

Si la raison et la charia diffèrent, laquelle des deux devrait prévaloir ? Ils ont leur religion et l’auteur a la sienne. Ce n’est pas leur jugement qu’il cherche.

Le Coran promeut le concept de « fatah ». Il n’existe pas d’équivalent en anglais pour ce terme, même si le mot, dans son sens littéral, signifie « ouverture ». Toutefois, « ouverture » n’explique pas pleinement le concept philosophique.

Le terme anglais le plus proche qui incarne le concept de « fatah » serait « révélation », c’est-à-dire, une révélation spirituelle qui conduit à l’illumination. Mais le terme originel de « fatah » n’est même pas discuté dans un contexte musulman dans le monde non musulman et a presque totalement perdu sa signification dans l’islam même.

Beaucoup de termes importants de ce genre dans l’islam ont perdu leur sens originel et c’est une question extrêmement grave.

Un autre exemple de cette mauvaise utilisation et de cette distorsion de mots essentiels qui sous-tendent les concepts et les tenants de l’islam est celui du mot « djihad ».

Ce mot signifie littéralement « lutte » et se réfère au combat de l’âme dans sa recherche de l’illumination.

Il n’a pas d’équivalent en anglais et le mot le plus proche que nous pouvons lui appliquer est emprunté au sanskrit, le mot « yoga ».

Djihad a été détourné pour signifier tuer des non-musulmans et fatah pour signifier conquérir des pays non musulmans et les forcer de se convertir à l’islam.

Nous pouvons aller plus loin et trouver un autre concept clé dans l’islam qui est déformé au point de ne plus être reconnu ; c’est le mot « shahada ». Littéralement, il signifie « témoin » et dans le contexte coranique, il est aussi censé signifier témoin ou vision (c’est-à-dire de Dieu).

La déformation l’a fait signifier être tué dans la lutte contre les non-musulmans avec la garantie d’entrer au paradis « sans aucun jugement ».

Il est essentiel de relever que le Saint Coran ne dit pas directement que l’islam dirigera le monde. En lieu et place, il fait des inférences en ce sens, mais ces conseils ne sont pas différents de dire que « les justes hériteront de la terre ».

Le Coran dit tout à fait clairement que seuls quelques-uns seront des justes dans les derniers jours.

Cela contredit à l’évidence toute « prédiction » musulmane fondamentaliste du monde entier se convertissant à l’islam.

Enfin, le Coran n’a jamais déclaré que le but ultime était de former un État mondial (ou tout autre État) dirigé par la loi de la charia.

Comme dans toutes les grandes religions mondiales, les enseignements et le message disent quelque chose et les pratiques deviennent tout autre chose. Par conséquent, en totale contradiction avec les paroles et les enseignements sublimes, profonds et pacifiques du Coran, les trois concepts de fatah, djihad et shahada, qui ont posé les fondations d’un chemin de foi spirituel, ont été déformés d’une manière qui a transformé l’islam en une religion de violence, de conquête et de chaos aboutissant à l’instauration d’un État gouverné par la charia comme expression idéale du « véritable » islam. Même le « chemin » (sabeel en arabe) a été déformé pour signifier « pour l’amour de ». Donc le « chemin vers Dieu » en est venu à signifier « combattre pour l’amour de Dieu ».

Yasser Arafat, alors qu’il était strictement laïc, a nommé son mouvement « Fatah » bien que des chrétiens aient combattu avec lui ! S’il y a des questions sur le choix du nom, l’hymne national de la Palestine est là pour que tous les arabophones l’étudient, le comprennent et le traduisent à d’autres.

Au cœur du problème, il y a le fait que de nombreux termes coraniques ont une signification arabe littérale et une autre, totalement différente et déformée, qui leur est attribuée par les religieux musulmans. Invariablement, sans exception, la signification déformée est celle qui convient aux interprétations des religieux telles qu’ils les ont apprises de leurs prédécesseurs. Par conséquent, les distorsions continuent. Ce n’est pas l’œuvre d’EI, des Frères musulmans ou de la CIA.

Au centre de la question, il y a le fait que les musulmans pratiquants croient les définitions déformées des termes fatah, djihad et shahada. La plupart ne chercheront pas la charia, ne prendront pas les armes ni ne s’engageront dans la lutte. Ces croyances déformées leur ont été transmises depuis les tous premiers jours de l’islam. La vérité est qu’il n’existe pas quelque chose comme un islam modéré lorsque, après avoir examiné ces définitions distordues de fatah, djihad et shahada, il est évident que la tournure de l’interprétation s’oriente vers la violence et la conquête.

La question devient encore plus sérieuses si on compare les doctrines. S’il y a un débat entre un érudit musulman pacifiste et un représentant d’EI, vous trouverez des différences sur des questions comme la façon dont ils interprètent certaines règles, comment punir ceux qui les transgressent et autres, mais vous trouverez aussi que les croyances fondamentales sur fatah, djihad et shahada sont identiques. C’est pourquoi le clergé musulman ne peut pas et ne se commet pas à blâmer publiquement l’idéologie d’EI.

Certains savants musulmans essaient d’adoucir la définition du djihad lorsqu’ils soutiennent qu’il ne s’agit pas seulement de la lutte armée et qu’il a des aspects plus élevés, mais tous détournent facilement les yeux des compréhensions courantes de fatah et shahada parce qu’ils n’ont absolument rien à cacher derrière et, comme les non-musulmans ne savent pas grand-chose de ces concepts, ces religieux musulmans ne sont jamais contestés – et il est temps qu’ils le soient.

Bien sûr, la plupart des musulmans sont des gens pacifiques et ne s’engageraient jamais dans une conquête militaire par choix, en particulier ceux qui ont atteint la quarantaine ou sont plus âgés.

Avec les efforts concertés pour renforcer la radicalisation au cours de ces dernières décennies et son pic récent, ils peuvent ne pas pouvoir retenir leurs jeunes.

En fait, certaines jeunes musulmans, y compris ceux qui vivent dans les pays occidentaux, s’appliquent à radicaliser leurs parents et à forcer leurs sœurs et leurs mères à porter le hijab, entre autres choses.

À l’évidence, EI met en œuvre dans ses pratiques les distorsions de la lecture du Saint Coran et sans faux prétextes, diplomatie ou politiquement correct.

Il est encouragé, habilité et ouvert dans sa croyance en une coercition énergique comme moyen de diffuser l’islam dans le monde. Il n’hésite pas à tuer quiconque ne respecte pas son dogme. C’est son interprétation du Livre.

Le problème ne vient pas d’EI, pas plus qu’il ne vient d’al-Qaïda, des talibans, du wahhabisme, des Frères musulmans, des salafistes ou de tout autre groupe.

Le problème ne vient pas non plus des groupes soi-disant créés par les États-Unis, ceux-ci ne peuvent pas être tenus pour responsables d’un tel système de croyance. Le problème ne réside pas non plus dans une poignée de radicaux qui entachent l’image de l’islam.

Le problème réside dans le fait que ces concepts fondateurs de fatah, djihad et shahada n’ont pas été abordés et correctement expliqués aux musulmans par le clergé musulman.

Historiquement, les premières conquêtes ont été très probablement utilisées stratégiquement lorsque l’islam en était à ses balbutiements et inconnu dans le monde.

Cependant, en ce moment, personne n’est préparé à revoir ces définitions et leur valeur ou leur pertinence dans le monde d’aujourd’hui.

Ce qui est spécifiquement dangereux avec EI est qu’il rapporte effectivement des histoires de succès alors que pendant si longtemps les musulmans n’ont entendu que des histoires de défaite et de répression. Le wahhabisme a été basé sur la récupération de l’ancienne gloire.

Leur mauvaise interprétation du Coran les incite à croire qu’il y a vraiment un moment où la conquête militaire se réalisera et que lorsque les musulmans entendront l’« appel », ils seront forcés de se lever et de combattre. EI signale aux musulmans émotionnellement vulnérables que c’est à lui de diriger cette conquête.

C’est pourquoi tous les jeunes musulmans, des centaines de millions, sont de potentielles recrues.

Seule une réforme interne peut transformer l’islam. Pour que cette étape immense soit franchie, les musulmans devront lire correctement le Saint Coran, écouter attentivement ses significations subtiles et ses métaphores merveilleuses, même si cela nécessite de contester certaines interprétations existantes, considérées comme essentielles pour la foi de l’islam.

Sans nul doute, sans financiers bien disposés et puissants, des organisations comme EI ne peuvent pas présenter un danger très grand, pourtant il n’est jamais difficile pour ces « investisseurs » intéressés d’être trouvés lorsqu’il existe toute une armée potentielle prête à combattre et à mourir, et dont les soldats peuvent être facilement manipulés si le financier intéressé sait comment utiliser ses cartes. Dans de nombreux cas, ces soldats combattent pour de l’argent mais l’argent n’est que le catalyseur, car l’aimant et le besoin du recrutement est venu du profond de cet islam archaïque et déformé, accepté et enseigné par tous les religieux musulmans dans toutes les mosquées dans le monde.

Nous le voyons avec l’Irak, la Libye et la Syrie, autrefois des pays stables dirigés par de prétendus autocrates qui avaient compris les fondements de la violence dans l’islam et leurs implications s’ils n’étaient pas gérés.

Par conséquent, ils savaient très bien comment traiter ce problème, cela avec leurs méthodes propres à leurs lois et à leurs pratiques, que l’Occident s’efforce de décrire comme non démocratiques.

C’est évident pour tous, la destitution dirigée par les Occidentaux de Saddam Hussein et de Kadhafi a transformé l’Irak et la Libye en plaques tournantes pour les islamistes, avec la Libye à une faible distance des côtes de l’Europe.

 

Le soutien dirigé par l’Occident à l’opposition syrienne a facilité la création d’organisations islamistes en Syrie et le transport de dizaines de milliers de combattants et de matériel militaire vers elles.

 

Dans un tournant du destin, l’Occident doit maintenant lutter contre les mêmes combattants qu’il a aidés à créer et à armer.

Le récent attentat barbare à Paris est une preuve indéniable d’un tel résultat.

 

C’est totalement fou de la part de l’Occident de penser qu’il peut allumer et éteindre les djihadistes pour les utiliser lorsque cela lui convient puis abaisser l’interrupteur en croyant qu’ils disparaîtront.

Combien il est facile d’oublier que la lune de miel avec al-Qaïda en Afghanistan n’a pas duré trop longtemps. Il semble que l’expérience n’a pas été assez solide pour enseigner une leçon importante à l’Occident.

 

Comme on dit, nous voyons l’histoire se répéter.

Alors que l’Occident ne peut pas réformer l’islam, capitaliser sur ses aspects violents pour un gain militaire rapide à court terme est extrêmement dangereux.

Exprimé par points de différences, c’est en réalité ce que les gouvernements occidentaux et leurs organes de répression ont fait :

  1. Favoriser les islamistes et les soutenir à l’étranger.
  2. S’opposer plus tard aux mêmes islamistes, plaçant ainsi leurs citoyens sur la liste des cibles terroristes.
  3. Sous couvert de liberté religieuse, autoriser que des enseignements islamiques fondamentalistes soient dispensés dans les mosquées et les écoles musulmanes et ne pas les avoir contrôlés.
  4. Nommer des dirigeants musulmans apparemment et prétendument modérés comme conseillers des forces de l’ordre.
  5. Déverser de l’argent dans des programmes dont ils croient qu’ils peuvent déradicaliser la jeunesse musulmane. C’est de la folie et cela indique clairement que les responsables qui ont mis ces projets en place n’ont pas la moindre idée de la façon d’appliquer des stratégies susceptibles de réussir.
  6. Alimenter la haine anti-occidentale en soutenant constamment Israël et son traitement criminel des Palestiniens.

Des islamistes d’ampleur et de danger divers ont infiltré les institutions gouvernementales en Occident, en particulier en Europe. Ils sont au mieux des chevaux de Troie capitalisant sur des fonds publics et poursuivant renommée et pouvoir, tout en donnant des conseils tordus pour protéger les gens de leur espèce.

Essayez de dire ça en Occident et vous serez accusé d’être un islamophobe, opposé à la liberté d’expression, fanatique et paranoïaque.

Au lieu d’écouter la vérité, ils continueront à alimenter les groupes islamistes avec des subventions, les encourageant à utiliser les mosquées comme bases organisationnelles politiques et religieuses, à faire de leurs jours fériés des vacances dans les écoles publiques, tout cela dans l’espoir de les intégrer dans la communauté plus large. Ils ne s’intégreront jamais parce que leur objectif est de convertir le monde à l’islam.

Après tout, ils enseignent à leurs jeunes de ne faire confiance qu’à ceux qui suivent leur religion.

Essayez de convaincre des militants arabes qui s’opposent à ISIL que le problème sous-jacent tient à quelques fausses interprétations du Coran et ils vous mépriseront et vous diront que tout est dû à l’Amérique.

En faisant cela, non seulement ils refusent de voir la réalité, mais ils détournent aussi l’attention du principal coupable, lui permettant de continuer à s’envenimer par en dessous.

En démasquant les islamistes, cependant, on est sûr de rallier du soutien, mais ce sera chez les fausses personnes : ceux qui haïssent vraiment les musulmans comme les néonazis, les skinheads, les suprématistes blancs et les évangéliques, qui sauteront dans le train en proclamant qu’ils ont une meilleure alternative à l’islam.

Cette période de l’histoire ressemble à l’époque des croisés de la chrétienté : remplacer le christianisme par l’islam. Pour être juste avec l’islam, l’Église qui a mené les croisés ne s’est pas réformée.

C’est l’esprit occidental qui s’est réformé et qui, dans son rejet de l’Église, a réussi à se libérer de son joug.

Avant qu’un groupe de personnes en critique un autre, ils doit considérer honnêtement et sincèrement sa propre réussite, son histoire et son système de croyance et agir selon le principe « que celui qui n’a pas péché lui jette la première pierre ».

Même si l’islam ne se réforme pas, comme le christianisme ne l’a pas fait non plus, les musulmans pourraient commencer à rejeter les idéologies néfastes avec lesquelles ils ont été élevés.

En fait, le syndrome EI pourrait accélérer ce processus.

Ainsi, par inadvertance, nous sommes revenus là où cet article a commencé, parce que ne comprendre que la nature du monstre ne résout que la moitié du problème.

L’action militaire contre EI en Syrie et en Irak est nécessaire, mais avancer étape par étape dans une tentative de détruire son idéologie est une autre histoire.

Un tel mouvement pose la question fondamentale de savoir qui serait moralement et philosophiquement qualifié pour s’opposer à EI et par quels moyens.

Nous pouvons aller un peu plus loin et demander qui peut garantir que la dénonciation de la force motrice d’EI ne donne pas à quelques fanatiques anti-musulmans suffisamment de raisons pour perpétrer des massacres contre les musulmans, tous les musulmans, y compris ceux qui ne prendraient jamais les armes, des musulmans non pratiquants, même, où qu’ils se trouvent, pris au piège ou dépassés par le nombre.

Quelle assurance peut-on avoir que de telles atrocités n’atteindront pas ceux qui « ont l’air de musulmans » ou sont identifiés comme tels ? De telles répercussions ont eu lieu récemment.

La question à un million de dollars à poser est de savoir si davantage de gens seront tués si EI est autorisé à agir sous une protection musulmane plus large et à continuer à recruter plus de jeunes si cette question potentiellement extrêmement dangereuse n’est pas exposée au grand jour. Personne ne sait, mais je dois agir sur ma conscience et mon intégrité.

 

Noureddin Shami

Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par M pour le Saker francophone

 

26/04/2017

GÉOPOLITIQUE : LES MONDIALISTES ET LA CORÉE DU NORD ........

TRIBUNE LIBRE !

 

À quoi ressemblerait une guerre avec la Corée du Nord


Par Brandon Smith – Le 19 avril 2017 – Source alt-market.com


En 2013, lors de la dernière éruption majeure entre les États-Unis et la Corée du Nord, j’ai écrit une analyse approfondie sur le joker nord-coréen et comment il pourrait être utilisé par les mondialistes comme catalyseur de l’instabilité économique internationale.

Il est intitulé « Est-ce que les globalistes vont utiliser la Corée du Nord pour déclencher la catastrophe ? ».

Ainsi que j’ai prévenu régulièrement au fil des années, comme la Syrie, la Corée du Nord est une boîte de chaos potentiel de longue date ; un grand bouton rouge sur lequel les élites peuvent appuyer chaque fois qu’elles souhaitent instaurer une chaîne de tensions géopolitiques plus importantes.

La question a toujours été : vont-ils l’utiliser réellement ?


Eh bien, il semble que, sous l’administration Trump, l’establishment pourrait être prêt à aller au clash. Je n’ai pas vu une rhétorique de guerre des États-Unis aussi intense depuis la deuxième invasion de l’Irak et tous les tests de missiles qui ont été la routine de la Corée du Nord depuis de nombreuses années.

Avec les chuchotements des assistants de Trump autour d’une possibilité d’avoir 50 000 bottes sur le terrain en Syrie, et une discussion ouverte sur des frappes préventives en Corée du Nord, cette fois, le conflit ouvert est très probable.

Oui, nous avons vu de telles pressions militaires avant, mais cette fois-ci cela semble différent. Pourquoi une guerre sans but finissant en bourbier avec des répercussions financières mondiales potentielles massives est plus susceptible d’arriver sous Trump ?

Parce que Trump a couru sous une bannière conservatrice nationaliste, et il sera éternellement qualifié de conservateur nationaliste même si son comportement semble être plutôt celui d’un globaliste. La rhétorique est souvent plus psychologiquement puissante dans l’esprit des masses que l’action. Par conséquent, TOUT ce que Trump fait est désormais étiqueté comme un produit de l’idéologie « nationaliste conservatrice » ; y compris tous ses défauts.

Et, avec Trump au bureau, l’establishment est parfaitement heureux de poursuivre des actions considérées comme tabous, car la diabolisation des conservateurs et des partisans de la liberté est l’un de leurs principaux objectifs.

Lorsque la vraie folie commencera, les activistes du mouvement de la liberté vont grincer des dents et crier de tous leurs poumons que Trump « n’agit pas comme un conservateur ».

Alors comment la pensée conservatrice peut-elle être blâmée par extension ? Mais ces personnes ne comprennent que les processus de pensée de l’esprit humain.

Peu importe à quel point nous allons essayer de nous séparer du train Trump si (ou quand) il tourne globaliste, nos efforts seront inutiles.

Les médias traditionnels ont passé beaucoup de temps et d’efforts pour s’assurer que nous sommes tous impliqués dans la soi-disant « alt-right ». Rappelez-vous, j’ai essayé de prévenir le mouvement à ce sujet avant que Trump ne gagne les élections.

À l’heure actuelle, il existe des questions quant à savoir si une task force navale est en route vers la Corée du Nord. Je ne crois pas trop aux derniers rapports selon lesquels toutes les unités sont dirigées vers l’Australie alors que le vice-président Mike Pence était au Japon hier disant que « l’épée est à portée de main ».

Cela pourrait-il être plus une posture ou précurseur d’un scénario de frappe ? Je me suis rappelé de l’USS Maddox qui a été envoyé pour patrouiller les eaux au large du Vietnam, le même destroyer ayant signalé une attaque de torpilleurs nord-vietnamiens qui a servi de justification pour l’ouverture de la guerre du Vietnam.

Comme il s’est avéré par la suite, aucune attaque de ce genre ne s’est produite.

La présence d’une flotte des États-Unis au large de la Corée du Nord ne pourrait être destinée qu’à provoquer d’autres agressions et pas à désamorcer la situation.

Alors, si la guerre avec la Corée du Nord est inévitable compte tenu des circonstances, à quoi ressemblerait une telle guerre ? Voici certains éléments que je pense être les plus importants ; Éléments qui rendent la guerre presque impossible à gagner, si gagner est même le but…

http://www.e-evasion.com/wp-content/uploads/2016/01/Carte-Cor%C3%A9e-du-Nord-5.jpg

Défense aérienne nord-coréenne

Les Nord-Coréens ont passé la plus grande partie de la dernière guerre avec les États-Unis lourdement frappés par des bombardements aériens.

Ils ont eu beaucoup de temps depuis lors pour examiner ce problème et se préparer. Même les esprits militaires américains les plus chiens de guerre sont forcés d’admettre que l’utilisation unique d’attaques aériennes en Corée du Nord n’est pas pratique.

Et alors que nous avons été gâtés par des flux réguliers de vidéos de bombes infernales guidées par laser, tombant sur les cibles irakiennes et afghanes par le passé, ne vous attendez pas à ce que les choses se passent si facilement en Corée du Nord.

Alors que la Corée du Nord connaît toujours des problèmes économiques (comme toutes les autres nations communistes et socialistes), elle a encore une base industrielle et produit beaucoup de ses propres armes. Cela inclut un vaste réseau de missiles soutenu par des labyrinthes de systèmes radar.

Leur force aérienne est selon beaucoup de critères obsolète, mais comme je l’ai mentionné dans le passé, la défense antimissile avancée est la défense de l’avenir.

C’est moins cher et elle peut rendre impotentes les unités aériennes ennemies très coûteuses ainsi que les unités navales.

La Corée du Nord utilise un système de missiles de surface (SAM) construit par des locaux appelés le KN-06, qui est aussi capable que certains systèmes SAM russes. Ils ont également un grand nombre d’unités MANPAD (défense aérienne portable) contre des avions et des hélicoptères qui tenteraient d’esquiver les défenses radar en volant à basse altitude.

Ceci est superposé à une vaste gamme d’artillerie antiaérienne. Et la plupart de ces appareils sont soit mobiles, soit souterrains.

Cela signifie qu’une invasion au sol est la seule façon d’attaquer efficacement la Corée du Nord et de faire place aux unités aériennes pour atteindre les objectifs intérieurs.

 

Installations souterraines

Le Pentagone estime qu’il y a au moins 6 000 à 8 000 installations militaires souterraines en Corée du Nord. De nouvelles bases sont découvertes tout le temps. Alors que les bombes « bunker buster » peuvent endommager ces installations, il est peu probable qu’elles soient complètement détruites ou rendues inefficaces.

On estime également à 84 le nombre de grands tunnels à travers les montagnes de la frontière sud qui permettraient une invasion immédiate des forces terrestres nord-coréennes en Corée du Sud.

Seulement quatre de ces sorties de tunnel ont été trouvées et bloquées par la Corée du Sud.

Il est important de se rappeler que l’infrastructure souterraine a toujours été la hantise des armées occidentales modernes.

Ces installations ne seront pas atteignables par voie aérienne. Elles devront être prises en force avec des troupes au sol.

Note du Saker Francophone

Les Russes ont montré en Syrie qu'ils avaient la technologie pour détecter et détruire ses réseaux de souterrains et comme les Nord-Coréens ont envoyé des conseillers en Syrie pour aider l'armée syrienne, on peut être sûr qu'ils ont dû étudier comment utiliser au mieux leurs souterrains et les réorganiser en fonction de ces nouveautés tactiques ...

Infanterie nord-coréenne

En 2013, le ministère de la Défense a évalué les forces terrestres nord-coréennes à environ 950 000 hommes. Bien sûr, cela ne compte pas les quelques 8 millions de réservistes d’infanterie. Ils possèdent également plus de 200 000 soldats paramilitaires hautement qualifiés. La Corée du Nord n’a aucun moyen de projeter ces forces à l’étranger contre les États-Unis ou ailleurs que contre la Corée du Sud. La seule façon de causer des dégâts aux forces américaines serait que nos forces soient sur place.

Étant donné qu’une invasion au sol est le seul moyen de procéder à ce qui sera évidemment un « changement de régime » en Corée du Nord, les forces américaines seront confrontées à une guerre sans fin dans des chaînes de montagnes pire que l’Afghanistan avec des options de soutien aérien limitées.

S’il s’agit d’une guerre d’usure plutôt que d’une guerre basée sur une technologie supérieure, la victoire sera impossible en Corée du Nord.

 

L’option nucléaire

Le point de vue qui fait consensus entre les analystes militaires est que la Corée du Nord n’essaiera jamais d’utiliser les armes nucléaires de manière offensive parce que les représailles qui en résulteraient par les États-Unis seraient dévastatrices. Mais vous n’entendez pas souvent de discussions sur la Corée du Nord utilisant ses armes nucléaires de manière défensive, et ce que cela signifie pour une armée d’invasion.

Je suis d’accord avec le fait, bien que les médias traditionnels nous bombardent constamment avec des images d’une dictature psychotique, que la Corée du Nord n’est pas assez folle pour utiliser les armes nucléaires contre les États-Unis ou ses alliés. Si un tel événement devait se produire, je soupçonnerais immédiatement la possibilité d’un faux drapeau parce qu’il n’y aurait aucun gain pour la Corée du Nord.

Cela dit, en cas d’invasion au sol en Corée du Nord, l’utilisation d’armes nucléaires [tactiques, NdT] devient très avantageuse pour Pyongyang.

Considérez cela, avec un grand nombre de forces terrestres américaines opérant dans la région, les représailles nucléaires par les États-Unis n’arriveront tout simplement pas. Un retrait de la plupart des troupes devrait avoir lieu.

La Corée du Nord n’a besoin que d’une frappe d’arme nucléaire pour détruire une flotte américaine ou toucher une grande cible civile en Corée du Sud qui tuerait des millions de gens potentiellement ou d’une frappe sur une base de troupes américaines en Corée du Sud tuant des dizaines de milliers de soldats américains.

Une fois que nous engageons des troupes terrestres dans la région, nous créons les conditions d’une attaque nucléaire UTILE pour la Corée du Nord, alors qu’elle n’aurait jamais été utile AVANT.

C’est pourquoi la rhétorique de la frappe préventive basée sur un idée rationnelle d’arrêter une Corée du Nord et éviter un « plus grand potentiel nucléaire » est soit une pure bêtise, soit une crise en cours de fabrication.

La question chinoise

Le changement étrange de la Chine pour appuyer des actions plus sévères contre la Corée du Nord est-il légitime ? Eh bien, si c’est le cas, je pense que cela soutiendrait mon affirmation de longue date selon laquelle la Chine n’est pas anti-mondialiste, mais simplement une autre branche de la cabale globaliste. Peut-être que le refus de Trump de les étiqueter comme manipulateurs de devises en est une preuve.

C’est pourtant une discussion pour une autre fois.

L’assouplissement brusque de la position de la Chine contre les pressions américaines sur la Corée du Nord me semble être le signal le plus flagrant selon lequel une guerre actuelle arrive. Si la Chine refuse de présenter des répercussions militaires ou économiques pour dissuader l’invasion, une invasion est probable.

Cela ne signifie cependant pas qu’une crise future entre les États-Unis et la Chine n’est pas prévue.

En fait, une invasion par l’Amérique de la Corée du Nord ouvre de nombreuses portes à toutes sortes d’événements de crise que l’ establishment pourrait exploiter.

Par exemple, combien de personnes sont-elles assez naïves pour s’attendre à ce que les manœuvres aériennes américaines respectent les restrictions de l’espace aérien en Chine ? J’espère pas beaucoup.

Le fait d’avoir des unités militaires américaines en position de guerre si proche de la frontière chinoise est une recette pour le désastre et je ne me réfère pas nécessairement à un désastre militaire.

La guerre, contrairement à la croyance populaire, n’est pas bonne pour l’économie. En fait, la guerre est le poison idéal pour le commerce économique et la production.

En particulier, les États-Unis dépendent entièrement de l’utilisation internationale du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. Sans ce statut, l’économie américaine va se noyer. La Chine est un pilier central du commerce mondial et pourrait, avec l’aide de quelques autres pays, tuer le statut de réserve du dollar très rapidement.

Si vous êtes curieux de savoir pourquoi les financiers internationaux seraient intéressés à saper l’économie américaine de cette manière, je vous suggère de lire mon article Explications sur la fin du jeu. Le point le plus important est le suivant : une guerre avec la Corée du Nord n’aurait rien à voir avec la Corée du Nord. Ce ne serait qu’un moyen pour un but plus grand.

Il y a des personnes qui prétendent être « conservatrices » qui se lamentent avec ambiguïté dans des moments comme ceux-ci pour battre les tambours de guerre avec fièvre.

Mais si vous pensez que le changement de régime forcé à l’étranger est le travail ou le devoir de l’Amérique, vous n’êtes pas conservateur, vous êtes un étatiste.

Je me penche aussi sur la foule de dupes qui bouillonne constamment à la surface en clamant que cette fois-ci, l’invasion sera « facile », répétant bêtement la ligne du parti. « Gagné en deux mois ! », disent-ils. L’illusion inhérente à cette pensée est étonnante et provient de l’ancienne idéologie républicaine / néocon.

Rappelez-vous combien rapides et bons marché l’invasion de l’Irak et l’Afghanistan ont été ? Au final, il y a peu ou rien à gagner par les Américains dans ce genre de conflagration.

Nous devrions donc nous demander : qui en seraient réellement bénéficiaire ?

Brandon Smith

Liens

Retrouvez l’analyse de dedefensa sur les mouvements des porte-avions US ces derniers temps.

Traduit par Hervé, vérifié par Julie, relu par M pour le Saker Francophone

 

25/04/2017

DE L' ALGÉRIE FRANÇAISE À LA FRANCE ALGÉRIENNE ! ( JOSÉ CASTANO )

DE L’ALGERIE FRANÇAISE… à LA FRANCE ALGERIENNE



« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée » (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

Le dimanche 1er juillet 1962, l’Algérie exsangue, privée de la majorité de ses Européens, vota sur la question de savoir si elle devait devenir un état indépendant.

En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie-là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys.

Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

 

Si l’enfantement de la nouvelle République algérienne entraîna l’hystérie collective, amalgame de réjouissances, de meurtres et de pillages tels le génocide dont furent victimes les Musulmans fidèles à la France et les assassinats d’Européens du 5 juillet 1962 à Oran, les Algériens ivres d’indépendance allaient, très vite, danser une tout autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… C’est ainsi qu’après la mise à sac du pays en 1962, après la frénésie sanguinaire et destructrice des premiers mois de l’indépendance, après l’incurie des chefs du FLN désormais aux commandes de l’Etat, après les premières années de chaos forcené, il ne restait plus rien de l’équipement technique du pays.

Les immeubles tombaient en ruine, l’agriculture était moribonde, les rouages précieux mis en place par la France rouillaient au soleil de midi et les ingénieurs venus de l’Est dès la proclamation de l’indépendance levaient les bras au ciel en contemplant d’un œil désespéré l’ampleur des dégâts.

C’est alors que craignant la colère du peuple que l’on avait savamment gavé durant huit ans de promesses démagogiques et fallacieuses, le gouvernement algérien, incapable de fournir du travail à sa population, exigea « la libre circulation des personnes » avec la France et « leur libre résidence de Dunkerque à Marseille » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe.

Aussitôt, sur l’injonction formelle du « Guide », satisfaction sera donnée aux nouveaux maîtres de l’Algérie et la décision d’ouvrir, pratiquement sans contrôle, nos frontières à l’immigration algérienne fut appliquée.


Durant l’épisode sanglant de ce conflit, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane…

 

L’indépendance n’a pas permis à cette dernière d’atteindre le bonheur escompté et encore moins de sortir de la violence. Elle a plongé l’Algérie, dévorée par la prévarication, dans un désastre économique que la manne pétro gazière (détournée au profit d’apparatchiks) n’a jamais pu endiguer… Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple mais a été accaparé par un groupe initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence.

Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.


Ainsi, minée par la corruption, l’islamisme, les rivalités au sommet du pouvoir et de la hiérarchie militaire, les séquelles de la guerre civile des années 1990 dont les causes jamais éradiquées fomentent en coulisse de nouveaux troubles, la société algérienne se décompose inexorablement…

 

Alors, afin de s’exonérer de ses responsabilités et de celles du FLN -parti au pouvoir depuis l’indépendance- et couvrir par là même leur incompétence notoire, le président Bouteflika, impotent –voire, moribond- qui ne sert plus que de prête-nom à la nomenklatura du FLN, véritable marionnette entre les mains des apparatchiks, a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation, le masochisme et la repentance.

 

C’est ainsi qu’en avril 2006, il déclarait sans gêne aucune que la France était « responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes »… en parfaite contradiction avec celle d’Aït Ahmed, leader historique du FLN : « Du temps de la France, l’Algérie c’était le paradis ! », déclaration faite en juin 2005 à la revue « ENSEMBLE », organe de l’Association Culturelle d’Education Populaire (ACEP).

 

... Et Slimane BENTOUCHA journaliste en Algérie, de renchérir : « La colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su garder soit par ignorance, soit par indiscipline, soit par bêtise ».
Un « paradis dilapidé »… Un « patrimoine inestimable »… En effet, un quart des recettes en hydrocarbures de l’Algérie, découverts et abandonnés par la France dans un Sahara qui n’était même pas algérien, permet aujourd’hui à ce pays d’importer ses produits alimentaires issus notamment de l’agriculture… alors qu’elle les exportait du temps de la « colonisation ».


Dès 1962, afin de réduire le risque encouru par sa jeunesse turbulente devenue la « classe dangereuse » du pays, le gouvernement algérien a encouragé l’émigration de ses ressortissants, sachant pouvoir compter sur le laxisme de la France et sa politique bienveillante des visas. C'est ainsi qu'en 2015, 422 000 visas ont été accordés (pour une durée indéterminée)...

 

Par ailleurs, de 5600 en 2015, les « étudiants » algériens sont passés à plus de 7000 en 2016 et, ceux-là -en vertu d'une loi votée par le Parlement sur proposition de la vice-présidente PS du Sénat, l’Algéro-française Bariza Khiari- ne repartiront pas.

« Le nombre de Français ayant un lien direct avec l'Algérie avoisine les sept millions », a déclaré, le 3 février 2015, l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une visite dans la wilaya de Tlemcen.
C’est par cette politique de transfert des populations désœuvrées que le pouvoir algérien assure la stabilité et la paix sociale en exportant sans la moindre retenue tout ce dont il ne veut plus.

La moitié des 40 millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de 19 ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les violeurs arrêtés à Cologne en décembre 2015, parmi lesquels figuraient plusieurs jeunes Algériens.

Et ces nouveaux « migrants », à l'instar des assassins qui ont récemment sévi en France, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi et Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris, deviendront, un jour, Français.

Alors, avec eux, ce sont des milliers d'autres jeunes « Français », issus de l’immigration ou pas, qui basculeront inexorablement dans la fascination pour le djihadisme et la violence meurtrière. Ce sont des bombes à retardement en puissance prêtes à exploser n’importe où, n’importe quand.


« Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » a écrit dans son livre, « d’une Résistance à l’autre », Georges Bidault, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance. Il reprenait là, en quelque sorte, cette déclaration du redoutable chef du FLN qu’était Larbi ben M’Hidi, déclaration lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».
Ainsi, si l’Algérie française et ses célèbres 5 coups de klaxons (Al-gé-rie fran-çaise !) n’est plus qu’un lointain souvenir, la France maghrébine et ses coups de Kalachnikov devient, elle, réalité !

José CASTANO
Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

Toute honte bue

Lors de son voyage en Algérie, destiné à s’attirer les bonne grâces (et les voix) des millions de binationaux algériens vivant et votant en France, Emmanuel Macron a condamné, le 13 février, les 132 ans de colonisation française en ces termes : « C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »… ajoutant, par ailleurs « qu’il veillera à ce que la proposition de loi relative à la reconnaissance du massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris aboutisse ».

Seulement, des massacres commis à grande échelle durant huit ans par les barbares du FLN, Macron ne dit mot ; du génocide des harkis et du pogrom anti-européen du 5 juillet 1962, à Oran, Macron fait silence…

Dès lors, en signe de « gratitude », dès lundi 24 avril, la grande mosquée de Paris appelle les musulmans à voter “massivement” Macron :

 


http://www.boursorama.com/actualites/la-grande-mosquee-de-paris-appelle-les-musulmans-a-voter-massivement-macron-9acfc0aed42bf4b693f26598a78f6561

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… ce qui attira les foudres du général de Corps d’Armée, Christian PIQUEMAL, président du « Cercle de Citoyens-Patriotes ». Cliquez sur ce lien :
Le général de Corps d'Armée Christian PIQUEMAL interpelle MACRON

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Un écrivain algérien s'exprime sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui

Que reste-t-il du modernisme de la colonisation ? Rien à part le pétrole, le gaz, des gouvernants mafieux, un peuple dans la misère, des villes en décrépitude, une agriculture peau de chagrin (...).

 

Au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si certaines inégalités existaient.

Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds noirs.

S'ils étaient restés, nous aurions à coup sûr évité notre tragédie. Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté.

L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la Méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes.

Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence.


La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues (...) Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre.

 

La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres.
Boualem SANSAL (entretien paru dans Le Matin Algérie 15/01/2016)

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RAPPEL !

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LA REPENTANCE ! L' ÉDITO DE JOSÉ CASTANO !

LA REPENTANCE

« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul, l’amour pouvait oser pareil défi…

 

Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants » (Boualem Sansal – 2002)

Au fil des générations, nos hommes politiques et les médias qui les soutiennent, n’ont eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ».

 

C’est pourquoi, le « remords » aidant, ils s’interdisent (et nos magistrats avec eux) toute action systématique de reconduite à la frontière qui pourrait être interprétée par le lobby pro-immigrationniste comme un acte raciste… Et de cette façon, la misère s’ajoute à la misère… et déjà dans ce pays, la démocratie ipso facto repose sur la cosmopolite reconnaissance du peuple français à disparaître inéluctablement.

Ainsi, inexorablement, toutes les traditions historiques qui ont fait la grandeur de la France sont en train de se dissoudre dans un pluralisme qui admet tout et comprend tout et qui n’est que trop voisin de la lâcheté pure et simple. Elle agit, cette France-là, comme si elle n’était plus intéressée à maintenir sa position dans le monde.

Elle s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste, oubliant toutefois que le passé des autres nations n’est ni plus paisible, ni plus vertueux…


Dénigrer l’histoire de son pays, de son passé, sa grandeur et le sacrifice de ses aînés est un acte criminel. Nous n’avons pas à tronquer notre histoire pour faire plaisir à telle minorité, telle association au « cœur sur la main » ou tel parti politique. « Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu’elles, et elles seules, ont fait l’effort de surmonter leur barbarie pour la penser et s’en affranchir » écrivait Pascal Bruckner. Que ceux qui s’adonnent à ce type d’autoflagellation jouissive n’oublient pas cette mise en garde de Henri de Montherlant : « Qui a ouvert l’égout périra par l’égout. »

 

Ce dénigrement perpétuel de la France et de son passé colonial par nos « bien pensants », martyrocrates de profession, faussaires de l’antiracisme, est le pire danger auquel elle est confrontée. L’historien Max Gallo, dans son essai « Fier d’être Français », déclare : « Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : “Je suis fier d’être français”.

Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera : une criminelle devenue vieillerie décadente. […] Ils exigent que la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable ! Pas de héros dans ce pays ! Renversons les statues, déchirons les légendes.

Célébrons Trafalgar et Waterloo et renions Austerlitz ! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la “nique” qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit ! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française ! »


Et Malika Sorel, française d’origine algérienne, de renchérir : «Au Maghreb, les gens sont consternés par ce qui se passe en France. Pour eux, la situation est liée à cette « repentance » et la responsabilité en incombe aux adultes français qui passent leur temps à se prosterner et être à genoux…»


- Repentance ! C’est un mot que les Français commencent à connaître tant ils l’entendent ! Celui-ci désigne la manifestation publique du sentiment personnel qu’est le repentir pour une faute que l’on affirme avoir commise et dont on demande le pardon.

 

- Pardon ! Mais quelle faute a bien pu commettre la France pour demander pardon ? Et à qui ? Pardon d’avoir un passé colonial ? Mais, Messieurs les détracteurs, le colonialisme que vous décriez, la main sur le cœur aujourd’hui, n’est rien d’autre que ce phénomène qui a poussé l’Occident à partager l’essentiel de son avance technique avec le reste du monde qui ne l’avait même pas entrevue.

 

L’entreprise s’est accompagnée de souffrances, certes, mais il n’est pas d’aventure humaine qui ne s’accompagne de ce douloureux cortège…

Il est le prix de sueur et de sang qu’il faut payer, mais le bilan est positif. J’en appelle à tous ceux qui ont atterri dans une colonie soumise à la loi et aux méthodes de l’Occident.

Le changement de tableau est subit. Des récifs, elle a fait des ports ; de la poussière et des marais, elle a édifié des villes ; dans cet air embrasé, elle a fait pousser des feuillages et des jardins. Quand un contraste crie, il faut l’entendre, et ce serait être apocryphe en nature humaine, en morale pure, que de ne pas comprendre la puissance occidentale.

 

Voyez donc, en exemple, ce qu’est devenue l’Algérie en un siècle seulement de colonisation...

 

Au départ des Européens en 1962, les terres arables et fertiles ont été gagnées sur le désert et sur les marais au prix de tant de tombes qui jalonnent l’Afrique du Nord que le terme même de « colonisation » est aujourd’hui dépassé.

Comment oublier que ce sont les premiers Européens (les pères de ces enfants qui ont été chassés) qui ont asséché les marais, ensemencé les maquis, transformé les douars, les casbahs, les repaires de pirates en paisibles villages, en cités prospères, en ports dignes de ce nom, bâti les écoles, les universités et les hôpitaux, tracé les routes et édifié les ponts, chassé la maladie, la famine, fait jaillir des pierres la vigne généreuse et les orangers ?

 

Comment oublier que c’est la France, et elle seule, qui a fait gicler du sable du désert le pétrole et le gaz ? Et c’est pour toutes ces réalisations qu’il faudrait demander pardon ? A cela, qu’ont opposé les révolutionnaires ?... La révolte, le terrorisme, l’abomination et pour finir, la dilapidation de l’héritage « colonial ».


Avant que la France ne vienne dans ce pays, les autochtones jouissaient-ils de toutes ces réalisations ? Les avaient-ils réalisées ? La France les en avait-t-elle privées ?

La réponse est NON ! Et ce qu’ils n’ont pas su faire eux-mêmes en tant de siècles, voici qu’ils se l’approprient aujourd’hui et qu’ils accusent la France de n’avoir rien fait pour eux en 132 ans…

 

Dès lors, les voix des apparatchiks du FLN, au pouvoir depuis 1962, conscients de leur responsabilité dans la misère qui frappe le peuple, n’ont de cesse de façonner les esprits en utilisant invariablement ce même refrain, vieux d’un demi siècle, qui répète sans cesse que les Français sont des ravisseurs et des bourreaux, qu’ils ont dévasté par le fer et par le feu la patrie algérienne en pillant ses richesses et exigent aujourd’hui réparation et repentance.


Dans les livres d’histoire, écoliers et étudiants retiennent de l’armée française, qu’elle ne s’est strictement et uniquement livrée qu’à des exactions envers la population civile algérienne. C’est proprement odieux ! A l’inverse, rien n’apparaît sur les bienfaits de la Pacification et sur le bien-être que cette armée-là a apporté à l’homme du Bled. Sur les réalisations précitées, rien n’est mentionné.

L’Histoire de l’Algérie rapportée par les livres est une Histoire tronquée, falsifiée, vide de toute vérité vraie et injurieuse vis-à-vis de ces milliers d’hommes et de femmes, Européens et Musulmans, qui ont œuvré de concert pour sortir ce pays du cadre moyenâgeux qui était le sien en 1830.

Et il se trouve des Français pour soutenir les thèses diffamatoires du FLN !... des nigauds de naissance, champions des « droits de l’homme », de « l’antiracisme » et de « l’antifrance » qui demandent à grands cris la « révision des livres d’histoire ».
« Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse » a écrit Martin Luther King…


Dès lors, que peuvent bien retenir les jeunes enfants dès leur scolarité ? Une histoire de France faite d’intolérance, d’inégalités, de compassion excessive, de récriminations et d’accusations qui ne manqueront pas de marquer à jamais leur esprit et d’entacher durablement l’image qu’ils se feront désormais de leur pays. « Vous tenez en vos mains, l’intelligence et l’âme des enfants.

Vous êtes responsables de la Patrie. Les enfants qui vous sont confiés… ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie, son histoire : son corps et son âme », déclarait Jean Jaurès… ce que dénia Jacques Chirac en interdisant les cérémonies en mémoire de l’Empereur Napoléon Bonaparte au nom du complexe des conquêtes des siècles passés…

 


Quant aux immigrés, comment les encourager à s’intégrer à une nation qui n’a de cesse de culpabiliser et de se mépriser elle-même ?

Dans le journal « Le Monde » du 21 janvier 1992, Michel Serres suppliait les journalistes : « Si vous pouviez… de temps en temps dire un peu de bien de la France ! » Et en 1947, déjà, Raymond Aron déclarait : « La vanité française consiste à se reprocher toutes les fautes sauf la faute décisive : La paresse de la pensée ».


« Je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’un peuple estime que ses élites ne le représentent plus, ne défendent plus son identité, ne défendent plus ce qu’il est, eh bien l’étape suivante, c’est que le peuple reprend son destin en main » a lancé, en guise d’avertissement, Malika Sorel.


Quant aux adeptes de la « repentance » et de l’anticolonialisme, ils devraient s’inspirer de cette cinglante leçon d’histoire que nous donne Walter Williams, Africain-Américain et professeur d’économie à l’université George Mason de Virginie (Etats-Unis) : « Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation.

 

Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie.

Être-et-durer-Journal-du-Cercle-National-des-1.jpgPar contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde… » Mortifiant sujet de réflexion…

José CASTANO
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr



- « Je n'ai jamais entendu un musulman présenter ses excuses pour avoir occupé l'Espagne pendant huit siècles » (José-Maria Aznar, ancien chef du gouvernement espagnol –

Journal « Jeune Afrique » du 1er octobre 2006)



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« TERREUR ISLAMISTE »

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24/04/2017

LA FRANCE, L' OTAN ET LE TERRORISME ! TRIBUNE LIBRE !

La France en prise au terrorisme de ses propres alliés de l’Otan

par Thierry Meyssan

 
 
 
Auteur : Thierry Meyssan | Editeur : Walt | Samedi, 22 Avr. 2017 - 09h54

 

La France vient d’être la cible d’un nouvel attentat terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Pour Thierry Meyssan, Paris doit cesser de raconter des sornettes et prendre la mesure des événements : le terrorisme international – auquel il participe – est commandité et instrumenté jusque contre lui par certains de ses alliés au sein de l’Otan.

Au début 2017, nous avons été informés que des jihadistes préparaient des actions pour contraindre la France et l’Allemagne à repousser leurs élections. Il n’était pas clair : 

- s’il s’agissait de repousser l’élection présidentielle française (avril-mai) ou les élections législatives française (juin) ou les deux ; 

- si la France était une cible en soi, ou si les actions menées en France devaient être une préparation aux futures actions contre l’Allemagne.

Parmi les candidats à l’élection présidentielle, seuls François Fillon et Marine Le Pen dénoncent le soutien apporté aux Frères musulmans. Le premier en a même fait un des thèmes récurrents de sa campagne (Discours de Chassieu (Lyon), le 22 novembre 2016).

Vidéo: François Fillon on Muslim Brotherhood and ISIL

Nous avons alerté nos lecteurs de ce que les campagnes de presse et les affaires de Justice lancées contre Donald Trump aux États-Unis et contre François Fillon en France étaient commanditées par les mêmes groupes. Nous écrivions que selon MM. Trump & Fillon, « il ne sera pas possible de restaurer la paix et la prospérité sans en finir d’abord avec l’instrumentation du terrorisme islamique, sans libérer le monde musulman de l’emprise des jihadistes, et sans aller jusqu’à attaquer la matrice du terrorisme : les Frères musulmans ». [1]

À l’époque, les Français, croyant à tort que les Frères musulmans forment une tendance au sein de la religion musulmane, ne réagirent pas. Par la suite, j’ai publié un livre, Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, dont la seconde partie expose en détail pour la première fois ce qu’est cette organisation secrète, créée et contrôlée par le MI6, les services secrets britanniques.

 

C’est cette Confrérie, qui depuis la Seconde Guerre mondiale a tenté de transformer l’islam sunnite en un instrument politique. C’est d’elle dont est issue la totalité des leaders des groupes jihadistes, d’Oussama Ben Laden à Abou Bakr al-Baghdadi.

Le 26 février, François Fillon publiait sans explication un communiqué qui fut largement critiqué :

« Nous sommes dans une situation inédite : à deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne (…)

 

Je rappelle que nous sommes en état d’urgence et pourtant, le gouvernement laisse faire (…)

 

Aujourd’hui, en tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes (…)

Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle » [2].

Le 17 avril, la Police nationale informait les quatre principaux candidats de menaces sur leur sécurité et renforçait leur protection.

Le 18 avril, M. (29 ans) et Clément B. (23 ans) ont été arrêtés alors qu’ils préparaient un attentat lors d’un meeting en faveur de François Fillon.

Le 20 avril, un policier a été tué et deux autres grièvement blessés lors d’un attentat sur les Champs-Élysées.

François Fillon et Marine Le Pen ont annulé leurs déplacements prévus le 21 avril. Suivant le mouvement et bien qu’il n’y ait aucune réelle menace le concernant, Emmanuel Macron a fait de même.

La responsabilité du prochain président de la République française

La sécurité des Français sera au centre du prochain quinquennat. Cette question est d’autant plus difficile que les récents attentats terroristes commis sur le sol français ont impliqué trois de nos alliés de l’Otan : l’État profond US, le Royaume-Uni et la Turquie.

J’ai abondamment traité la question des attentats de Paris (13?novembre 2015) et de Bruxelles (22?mars 2016) [3]. Dans mon dernier livre j’ai indiqué que si ces attentats ont été revendiqués par le président Recep Tayyip Erdo?an et sa presse, ils ont été réalisés par « des commandos distincts, à l’exception d’un opérateur commun, Mohammed Abrini du MI6 » (p. 231) [4].

Depuis des années, les présidences successives de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé et celle de François Hollande et de Laurent Fabius ont caché leurs activités criminelles aux Français et la conséquence de ce qu’ils ont semé : le terrorisme intra muros.

Il est absurde de croire qu’Al-Qaïda et Daesh puissent disposer de tant d’argent et d’armes sans le soutien de grands États. Il est absurde de croire que la France ait pu participer à l’opération de remodelage du « Moyen-Orient élargi » sans en subir les contre-coups. Il est absurde de croire qu’il soit simple de lutter contre le terrorisme international quand il est commandité par nos propres alliés au sein de l’Otan.

 

Notes:

[1] « Qui utilise la presse et la Justice contre Trump & Fillon ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2017.

[2] « Violences perturbant la campagne présidentielle », François Fillon, Fillon2017.fr, 26 février 2017.

[3] Voir par exemple : « La République française prise en otage » et « Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015 et 28 mars 2016.

[4] Sur ces attentats, voir aussi p. 91.


- Source : Réseau Voltaire

23/04/2017

SYRIE: A QU' ELLE JEU JOUENT LES OCCIDENTAUX ???

23 avril 2017

Baschar al-Assad Intervenant à Damas, Bachar el-Assad a accusé les pays occidentaux d’intervenir en Syrie à chaque fois que l’armée syrienne remportait des victoires et a assuré que la guerre contre les terroristes se poursuivrait tant que l’ensemble du territoire syrien n’aurait pas été libéré.

Selon le site d'information Syria Al An, le président syrien Bachar el-Assad a déclaré devant le plénum du parti Baas que les pays occidentaux conduits par les États-Unis s'ingéraient constamment dans les affaires syriennes dans l'intérêt des groupes terroristes.

Il a signalé que « les ingérences se produisaient à chaque fois que l'armée syrienne remportaient des victoires sur les terroristes ».

 

« Les États-Unis ont tiré des missiles sur la base aérienne de Shayrat dans la foulée de la défaite infligée aux terroristes dans la province de Hama », a-t-il noté.

Selon le dirigeant syrien, la guerre contre les bandes terroristes se poursuivra tant que le moindre recoin de la Syrie n'aura pas été libéré.

« Nous nous opposerons aux scénarios de l'Occident visant à diviser la Syrie et, parallèlement, nous poursuivrons la politique de réconciliation nationale et participerons aux processus de négociations d'Astana et de Genève afin de mettre fin à l'effusion de sang sur le sol syrien », a conclu le président.

ET AUSSI

Bachar al-Assad : Les attentats en France n'auraient pas pu être empêchés

 

Interview du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad par le journal croatien Vecernji List, le 6 avril 2017 (Extrait)

 

Source : http://sana.sy/en/?p=103658

 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

Transcription :

 

[...]

 

Journaliste : Monsieur le Président, je dois vous poser une question : s'il y avait eu une coopération en matière de sécurité entre le gouvernement syrien et les États européens, aurions-nous évité les opérations terroristes qui ont frappé la France, la Belgique, etc. ?

Je pose cette question parce qu’après les opérations terroristes à Paris, l'ancien chef des services secrets français a déclaré que vous leur aviez fourni des noms et des documents sur les terroristes, et qu’ils ont refusé de les accepter. Ont-ils vraiment refusé de les accepter ?

Et s'il y avait eu une coopération, aurait-on pu éviter ces opérations terroristes ?


Président Assad : Non, il parlait probablement de la coopération avant la guerre, car après le commencement de la guerre et la position française de soutien aux terroristes, la Syrie a cessé la coopération en matière de sécurité avec ces pays, car il ne peut pas y avoir de coopération en matière de sécurité et d'hostilité politique en même temps.

Il devrait y avoir un accord politique, d'une part, et un accord dans d'autres domaines, y compris la sécurité, d'autre part.


Quant à savoir s'il aurait été possible d'éviter de telles attaques en Europe grâce à cette coopération en matière de sécurité, dans des circonstances normales, la réponse serait oui.

Mais dans les circonstances actuelles, la réponse est non, parce que l'Europe ou un certain nombre de pays européens soutiennent les terroristes à grande échelle, envoient en Syrie des dizaines de milliers de terroristes ou les soutiennent directement et indirectement, logistiquement, avec des armes, de l'argent, une couverture politique, et absolument tout.

Lorsque vous atteignez ce degré de soutien aux terroristes – et ici, nous parlons de dizaines de milliers et peut-être de centaines de milliers en Syrie et dans les régions avoisinantes –, la coopération en matière de sécurité devient d'une efficacité limitée dans un tel cas.

La coopération en matière de sécurité se concentre sur des dizaines ou des centaines d'individus, mais ne peut pas être efficace lorsqu'il y a des dizaines de milliers et des centaines de milliers de terroristes.


Si l'Europe veut se protéger à ce stade, elle devrait d'abord cesser de soutenir les terroristes en Syrie.

En supposant que nous voulions coopérer avec eux, aucun résultat ne peut être obtenu dans ces circonstances. Nous ne le ferons pas, bien sûr, tant qu’ils soutiennent le terrorisme.

Ils devraient cesser de soutenir les terroristes immédiatement de toute forme ou manière.

 

[...]

 

source  Merci Sayad