05.11.2009

AFGHANISTAN: 5 SOLDATS BRITANIQUES TUÉS

Cinq soldats britanniques ont été tués hier mardi et six autres ont été blessés lorsqu'un policier afghan a ouvert le feu à un barrage routier dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui le ministère britannique de la Défense. Deux policiers afghans ont également été blessés lors de l'attaque.

«Ce que nous savons, c'est que les talibans ont revendiqué la responsabilité» de ce «terrible et tragique incident», a indiqué Gordon Brown au cours de la séance hebdomadaire de questions devant la Chambre des communes. «Par conséquent, il se peut que les talibans aient utilisé un policier afghan ou qu'ils aient infiltré la police afghane, c'est ce que nous devons examiner», a-t-il ajouté.

L'attaque a été menée dans le district de Nad-e'Ali, a indiqué le ministère, précisant que trois soldats appartenaient au régiment des Grenadier Guards et deux à la police militaire royale.

Le lieutenant-colonel David Wakefield, porte-parole de l'armée de terre britannique dans la province du Helmand, a expliqué à la chaîne Sky News que les soldats britanniques effectuaient une mission de formation de la police afghane.

«Il semble qu'un policier afghan, peut-être agissant en coordination avec un autre, a commencé à tirer du barrage routier avant de prendre la fuite», a-t-il expliqué, précisant que la police militaire britannique et la police afghane allaient chacune enquêter de leur côté sur cet incident.

Le Helmand, où sont basés une grande partie des soldats britanniques, est l'une des provinces les plus dangereuses du pays, un bastion des talibans et le premier centre de production d'opium.

«Ils ont combattu pour rendre l'Afghanistan plus sûr, mais avant tout pour que le Royaume-Uni soit plus sûr par rapport au terrorisme et à l'extrémisme, qui continuent de nous menacer à partir des frontières de l'Afghanistan et du Pakistan», a déclaré le Premier ministre britannique dans un message de condoléances.

Ces décès portent le bilan des pertes britanniques à 229 morts depuis le début de l'intervention militaire dans ce pays en 2001. 49 soldats britanniques sont morts aux mois de juillet, août et septembre.

L'année 2009 se révèle déjà la plus meurtrière depuis la chute du régime taliban en 2001, aussi bien en ce qui concerne les victimes civiles, que celles dans les forces de sécurité afghanes et internationales.

Le Royaume-Uni a déployé 9.000 soldats en Afghanistan et prévoit d'en envoyer 500 supplémentaires malgré une présence de plus en plus critiquée par les Britanniques à mesure que le nombre de soldats tués augmente.


Par AFP-http://www.liberation.f/opexnews

DÉBAT DU BUDGET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le budget « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation » 2010 en débat à l’Assemblée Nationale. Imprimer cette page
Le budget 2010 prévoit une revalorisation des retraites qui va coûter 9,5 millions d’euros, pour l’année 2010. Crédit : DICoD
Le budget 2010 prévoit une revalorisation des retraites qui va coûter 9,5 millions d’euros, pour l’année 2010. Crédit : DICoD

Les députés ont débattu, lundi 2 novembre, du financement de la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » du projet de loi de finance (PLF) 2010 .

Le budget de la mission s’établit à 3,433 milliards d’euros dont 93%, soit 3,183 milliards d’euros, sont destinés aux bénéficiaires des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre. 10 millions d’euros sont déjà prévus pour la future loi relative à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires . Le PLF 2010 prévoit une revalorisation des retraites à hauteur de 43 points pour le 1er juillet, pour atteindre 48 points à la fin 2012 « conformément à l’engagement du Président de la République », a rappelé Jean-François Lamour le rapporteur spécial de la commission des Finances. Une revalorisation dont « le coût est de 9,5 millions d’euros pour l’année 2010 ».

Le PLF 2010 prévoit aussi le financement de deux grands chantiers de modernisation dans cette mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » : la réorganisation des moyens de la Direction du service national (DSN) , en charge du recensement et de la JAPD et l’augmentation du budget de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONAC) de 32%, soit près de 13 millions d’euros, pour répondre à ses nouvelles missions dont la reprise de celles de la Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS).

Devant les députés, Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants a déclaré que « les crédits de la mission sont conformes au plafond de la programmation budgétaire triennale pour 2009-2011. En d’autres termes, le cap est tenu ».

 

FUSILLADE ENTRE PIRATES ET LA MARINE NORVÉGIENNE


Fusillade entre des pirates et la marine norvégienne


La frégate norvégienne Fridtjof Nansen
crédits : Navantia


04/11/2009

Une fusillade a éclaté, dimanche, alors que la frégate norvégienne Fridtjof Nansen procédait à un contrôle d'embarcations près des côtes somaliennes.
Il agissait dans le cadre de l'escorte d'un cargo du Programme Alimentaire Mondial (PAM), chargé d'acheminer de l'aide humanitaire en Somalie.
Après avoir inspecté trois bateaux de pêche sans incident, les marins ont été la cible de tirs lorsqu'ils se sont approchés d'une quatrième embarcation, où se trouvait cinq à sept hommes lourdement armés.
La frégate norvégienne a alors répliqué, certaines sources évoquant deux morts dans les rangs des pirates. Le Fridtjof Nansen s'est ensuite éloigné pour rejoindre le cargo et poursuivre son escorte ;

Mis en service en 2006, le Fridtjof Nansen mesure 133 mètres de long pour un déplacement de 5300 tonnes en charge.
Lourdement armé, ce bâtiment dispose de 8 missiles antinavire NSM, 32 missiles surface-air à lancement vertical ESSM-RIM, une tourelle de 76mm, 4 mitrailleuses de 12.7mm, quatre tubes lance-torpilles et un hélicoptère.
Cette frégate est la première d'une série de cinq unités construites par le groupe espagnol Navantia.

Source et publication: meretmarine

L ' ISHESJ AU JOURNAL OFFICIEL !

L'IHESJ est créé...

Par décret n°2009-1321 du 28 octobre 2009, paru   au Journal officiel, est créé l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice, à compter du 1er janvier 2010.

Ayant son siège à l'Ecole militaire (locaux de La Plaine Saint Denis), et placé sous la tutelle du Premier ministre, il sera dirigé par un directeur, choisi parmi les corps recrutés par la voie de l'ENA; celui-ci sera assisté deux directeurs adjoints, l'un étant recruté dans les mêmes corps que le directeur, l'autre étant magistrat de l'ordre judiciaire.

Cet établissement public administratif aura les missions suivantes :
― réunir des responsables de haut niveau, magistrats et cadres appartenant à la fonction publique civile et militaire ainsi qu'aux différents secteurs d'activité de la nation, des Etats membres de l'Union européenne ou d'autres Etats, en vue d'approfondir en commun leur connaissance des questions de sécurité ;
― préparer à l'exercice de responsabilités des cadres supérieurs, français et étrangers exerçant leur activité dans les domaines de recherche couverts par l'institut ;
― promouvoir et diffuser toutes connaissances utiles en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale, économique et de justice, en coopérant à cette fin avec les autres organismes chargés de la diffusion des savoirs en matière de sécurité nationale, de défense et de justice.

Il organisera chaque année une ou plusieurs sessions nationales générales ou thématiques, des sessions et formations européennes et des sessions internationales, des sessions régionales au profit d'auditeurs proposés par le directeur et faisant l'objet d'un arrêté du Premier ministre (sessions nationales et régionales).

L'institut est par ailleurs chargé d'étudier les évolutions statistiques de l'ensemble du processus pénal, les faits constatés par les décisions de justice, l'exécution des peines et des sanctions pénales ainsi que la récidive au sein d'une structure interne dénommée « Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales ».

Cet observatoire, dont le responsable sera désigné par le directeur de l'institut, devra (article 8 du décret précité):
1° Recueillir les données statistiques relatives à la délinquance et à la criminalité auprès de tous les départements ministériels et organismes publics ou privés ayant à connaître directement ou indirectement de faits ou de situations d'atteinte aux personnes, aux biens ou à l'ordre public ;
2° Centraliser les données relatives au prononcé, à la mise à exécution et à l'application des mesures et sanctions pénales : données juridiques, données statistiques et analyses des questions soulevées dans le cadre des différentes disciplines concernées (données produites en France, mais aussi dans les autres Etats membres de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et dans les pays d'autres continents) ;
3° Exploiter les données recueillies mentionnées au 1° et au 2° pour réaliser des études et analyses globales ou spécifiques sur les phénomènes criminels constatés par les services de police et les unités de gendarmerie, sur les infractions révélées par les enquêtes de victimation, sur l'activité des services de sécurité et sur les réponses pénales apportées par les autorités judiciaires ou administratives ;
4° Assurer la mise en cohérence des indicateurs, de la collecte et de l'analyse des données afin de disposer d'analyses sur le fonctionnement de l'ensemble de la chaîne pénale ;
5° Contribuer au développement d'outils pédagogiques permettant de synthétiser les informations les plus importantes et mettre sa production à la disposition des responsables de formation initiale et continue dans les établissements d'enseignement supérieur et les conseiller quant à leur exploitation ;
6° Assurer une fonction de veille sur les phénomènes criminels actuels ou émergents, sur leur perception par les citoyens, ainsi que sur l'ensemble des politiques publiques, françaises ou étrangères, visant à mieux connaître la délinquance et la criminalité et les réponses qui y sont apportées en vue de les prévenir ou de les réprimer ;
7° Coopérer avec l'ensemble des producteurs de données, publics ou privés, en vue de l'élaboration d'instruments statistiques innovants ayant vocation à fournir des statistiques régulières ;
8° Faciliter les échanges avec d'autres organismes d'observation ou de recherche ainsi que la coopération avec l'ensemble de nos partenaires européens ou extra-européens afin de favoriser une meilleure connaissance des phénomènes criminels, des systèmes juridiques, des pratiques et des résultats du traitement des infractions pénales par le développement de méthodes de comparaison adaptées ;
9° Organiser la communication à l'ensemble des citoyens de ces données à travers des publications régulières et leur mise en ligne sur un site internet, dans le cadre des protocoles passés entre l'institut et les ministères concernés ;
10° Communiquer les conclusions qu'inspirent ces analyses aux autorités concernées et aux partenaires de l'observatoire à travers la publication annuelle d'un rapport rendu public ;
11° Formuler toutes propositions utiles au développement de la connaissance scientifique des phénomènes criminels, de l'activité des services de sécurité ou des réponses pénales, et à l'amélioration des performances des politiques publiques en matière de prévention, de réinsertion et de lutte contre la récidive.


Source

RÉSISTANCE ITALIENNE !!!

Italie : Quasi-unité nationale en défense des symboles du christianisme

La minute éditoriale de PdV :

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné l'Italie pour la présence de crucifix dans les écoles. Pour bien des Italiens, il s'agit d'une décision idéologique abjecte appelant à la négation de leur histoire marquée par le catholicisme, de leur culture, de leur tradition et de leur identité au nom d'un "vivre-ensemble harmonieux". C'est le multiculturalisme en action.

Le multiculturalisme et le politiquement correct sont deux doctrines pseudo-intellectuelles et quasi-religieuses largement promues par des intellectuels de gauche incapables de faire le deuil de l’utopie marxiste qui a lamentablement échoué au 20e siècle. Ces doctrines ont été lentement - mais sûrement - absorbées dans tous les aspects de la culture occidentale au cours des dernières décennies – surtout depuis la fin de la Guerre froide. Ses partisans vont même jusqu’à instrumentaliser les politiques d’immigration, exploitant ainsi autant la société d’accueil que les migrants (Lire ici et ici).

Ces doctrines ne sont en fait rien d’autre que des stratégies rhétoriques utilisées pour saper la démocratie et le capitalisme et pour promouvoir le communisme et le fascisme. Au lieu d’une « dictature du prolétariat », les néo-marxistes se rabattent sur une « dictature de l’élite scientifique ». Ces doctrines ont été incorporées dans les programmes scolaires et sont à la base des théories d’éminents universitaires menant à la réécriture de l'histoire et à l’annulation de milliers d'années de progrès culturel occidental. De plus, comme notre culture a été complètement saturée de ces doctrines toxiques, toute tentative de remise en cause de leur validité est accueillie par des accusations hystériques de racisme, d’islamophobie, d’impérialisme, de xénophobie, de sectarisme, d’intolérance,  d’insensibilité ou – pire des pires – de fascisme ou de nazisme.

Ces néo-marxistes ont toujours eu l’intention de réserver le pouvoir à une petite élite intellectuelle éclairée (eux-mêmes, en fait), même s’ils cachent leur agenda derrière une fausse rhétorique d’émancipation des plus vulnérables. Ces Utopistes savent toujours ce qui est mieux pour nous misérables mortels parce qu'ils se pensent beaucoup plus intelligents et plus sages que nous. Après tout, ils veulent le Bien. Ce n'est pas leur faute si une chose telle que la réalité se met en travers de la mise en œuvre de leurs politiques utopiques. Pendant le gros du 20e siècle, ces fascistes ont tenté d’éluder leur responsabilité pour les conséquences de leurs fantasmes. Le monde est jonché de cadavres et suffoque sous les larmes des millions de gens dont ils ont voulu le Bien.

En Europe, comme au Québec, le peuple résiste à ces doctrines d'éloge du suicide collectif avec ses politiques de remplacement des populations. Les gens ne veulent pas servir de jouets à ceux qui se prennent pour des demi-dieux. Un jour, les promoteurs de ces doctrines devront rendre des comptes, être jugés et condamnés pour leurs crimes contre la civilisation occidentale et leur exploitation des migrants pour la détruire.

En Italie,  « Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle: celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme ». Lire sur Fdesouche : L’Italie épinglée pour des crucifix à l’école (mise à jour)

Italie_crucifix

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L'Italie condamnée pour ses crucifix dans les écoles

La condamnation de l'Italie par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), pour la présence de crucifix dans les salles de classe, a soulevé mardi un tollé quasi-général dans un pays fortement marqué par le catholicisme.

La Cour de Strasbourg a jugé la présence de crucifix contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Dès l'annonce du verdict, contre lequel l'Italie va présenter un recours, la ministre de l'Education Mariastella Gelmini a dénoncé une décision «idéologique».

La croix --qui rappelle la crucifixion de Jésus-- «ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c'est un symbole de notre tradition», a-elle affirmé.

Une position «partagée par la grande majorité des Italiens», selon Franco Garelli, professeur à l'université de Turin et spécialiste des religions, selon lequel 77% des Italiens étaient favorables en 2007 à la présence dans les classes de ce symbole, perçu comme «un signe culturel» qu'il n'«y a pas de raison d'ôter».

Pour ce professeur, les campaniles en Italie sont comme les minarets en Turquie, un élément d'identité, et «la majorité se reconnaît dans ces symboles, cette histoire».

«Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité», a martelé Mme Gelmini qui a rappelé que la constitution italienne «reconnaît justement une valeur particulière à la religion catholique».

Depuis 1984, le catholicisme n'est officiellement plus la religion d'État en Italie, mais l'ordonnance adoptée dans les années 1920 sous le fascisme imposant la présence des crucifix dans les écoles n'a jamais été abolie.

La Cour de Strasbourg avait été saisie par une mère de famille italienne, Solie Lautsi, déboutée par la justice de son pays sur ce dossier.

Le jugement de la CEDH «vise à annuler nos racines chrétiennes (...) On est en train de créer une Europe sans identité ni traditions», s'est insurgée Alessandra Mussolini, petite-fille du dictateur italien et parlementaire.

Ce verdict «piétine nos droits, notre culture, notre histoire, nos traditions et nos valeurs», a renchéri le ministre chargé de la Simplification administrative, Roberto Calderoli, membre du mouvement populiste de la Ligue du Nord.

Même à gauche, le Parti démocrate (PD, principal mouvement d'opposition) a tenté de ménager aussi bien la CEDH que les catholiques majoritaires en Italie: la décision de la Cour représente «un choix hautement discutable» car «le projet européen n'est pas né pour diviser mais pour unir», a estimé la sénatrice Mariapia Garavaglia.

Les communistes du PDCI ont été pratiquement les seuls à se féliciter de la décision de la Cour de Strasbourg, qui «réaffirme la valeur de la laïcité de l'école et de l'État en tant que garantie essentielle de l'égalité des droits».

Le Vatican est resté discret. Son porte-parole, le père Federico Lombardi, s'est refusé dans l'immédiat à tout commentaire, tandis que le président du Conseil pontifical des migrants, Mgr Antonio Maria Veglio, s'est déclaré «très gêné» par cette affaire.

La Conférence épiscopale italienne (CEI) a exprimé son «amertume», dénonçant une vision «partielle et idéologique».

Relevant que les croix sont omniprésentes «sur les places et les rues» italiennes, Mgr Vincenzo Paglia, un des responsables de la CEI a déclaré à Radio-Vatican: «je ne crois pas que quelqu'un prétende les détruire parce qu'elles lèsent sa liberté de religion».


Source : L'Italie condamnée pour ses crucifix dans les écoles, AFP via Cyberpresse, 3 novembre 2009

SOUTENIR : LUDOVIC PATTE !!!

 




Ludovic Patte, un habitant de la commune d’Artins (Loir-et-Cher) passera devant le tribunal correctionnel de Blois le 4 novembre. Le 23 juin, cet homme de 82 ans a défendu sa propriété en tirant un coup de fusil en l’air contre un groupe de gitans venus lui voler les fruits de son jardin. Il avait été placé en garde à vue et n’a été libéré que le lendemain. Le même jour, le maire de la commune, Henri Daumas, avait appelé les gendarmes afin d’évacuer un terrain occupé illégalement par les nomades.


Pour la population locale, Ludovic Patte est bien une victime. Une pétition, signées par 300 personnes, prend fait et cause pour lui et son épouse, « des citoyens paisibles, qui ne font jamais parler d’eux », dénonçant « les séjours répétés des gens du voyage et leur indiscipline », peut-on lire dans la Nouvelle République du 30 octobre. Ludovic Patte estime avoir été traité comme un véritable criminel, emmené en pleine nuit par les gendarmes « en pyjama ».

En revanche, les occupations illégales de gitans, elles, continuent en France en toute impunité.


DESTRUCTION DE L' IDENTITÉ FRANCAISE

Jeudi 5 novembre 2009


« L’apport de l’immigration à l’identité française » (Le Gouvernement fait l'amalgame de toutes les immigrations!) : tel est l’un des sujets de réflexion imposés au « débat » sur l’identité nationale organisé par Eric Besson.


Une première remarque s’impose : l’identité d’une nation ne se modèle pas à la guise d’un pouvoir provisoire ; l’identité d’une nation s’inscrit dans le temps long.


« La France vient du fond des âges »
, disait le général De Gaulle (1).

Identité française - Gaulois, Astérix


Le socle humain gallo-romain

Selon l’Histoire de la population française de Jacques Dupâquier (PUF, 1988), le peuplement français remonte pour l’essentiel à la période gallo-romaine. En ce sens, il n’est pas faux de parler de « nos ancêtres les Gaulois ». Car c’est vrai, aujourd’hui encore, pour l’immense majorité des Français.


Les « grandes invasions » : une immigration  numériquement bien modeste

Les « grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des « Barbares » dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes ; le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.

L’apport des « grandes invasions » n’a cependant pas été sans importance dans la constitution de l’identité nationale : la France y a trouvé son nom et certaines de ses institutions féodales et royales les plus anciennes ; la langue romane s’est enrichie de noms francs, alamans, visigoths ou vikings ; et la toponymie de bien des régions – la Bretagne, la Normandie notamment -  s’est transformée. Mais globalement les « Barbares » se sont romanisés et christianisés. L’assimilation gallo-romaine a fonctionné.


De Charlemagne à la Révolution : peu de changement dans le socle de population

A partir de la fin du haut Moyen Age le peuplement français ne subit plus que des modifications limitées. Ainsi les guerres de religion et la révocation de l’Edit de Nantes privent la France d’une partie de ses élites nobles protestantes ; et l’Alsace sera repeuplée de Suisses et d’Alamans venus combler les pertes de la guerre de Trente Ans.

A ces exceptions près, le socle de la population française à la veille de la Révolution reste le même qu’au temps de Charlemagne. Et le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle.


1885/1970 : un courant d’immigration européenne

Plusieurs courants d’immigration arrivent en France, à partir de 1885 : polonaise, italienne et belge d’abord ; espagnole et portugaise durant les « trente glorieuses ».

Ces immigrations de race blanche, de culture européenne et de religion catholique s’assimileront très rapidement ; et leur apport à l’identité française paraît somme toute modeste.

Certes, il reste dans la région Nord des particularismes polonais et en Lorraine ainsi que dans certaines villes du Midi des traditions italiennes mais celles-ci se sont intégrées à la culture française au même titre que les cultures régionales : on trouve trace de ces immigrations dans les chants, les habitudes culinaires ou certaines expressions.

Mais, fondamentalement, l’identité française n’a pas été modifiée.


Les vagues d’immigration maghrébine et africaine

Les immigrations maghrébines et africaines des quarante dernières années changent radicalement la donne.

D’abord, elles sont beaucoup plus massives que les précédentes : 80.000 à 100.000 personnes par an dans les années 1980/1990, 150.000 à 200.000 personnes par an depuis 2000.

Ensuite, elles concernent des hommes et des femmes venus de civilisations profondément différentes de la civilisation française : civilisation arabo-musulmane pour les uns ; civilisation africaine pour les autres.

Et ces immigrations ne sont pas en cours d’assimilation ; bien au contraire, les problèmes d’intégration qu’elles posent s’aggravent année après année.


Le recul de la civilité française

La présence d’une abondante immigration noire et africaine dans certaines régions est même un élément destructeur de l’identité nationale.

En effet, la transmission de la langue, de l’histoire et de la culture françaises, à travers l’école, devient difficile sinon quasi impossible là où les enfants d’origine française sont dramatiquement minoritaires. Dans certains quartiers on assiste même à une assimilation à l’envers : par défrancisation générale.

Les paysages urbains sont eux-mêmes modifiés par la destruction du tissu commercial traditionnel au profit des commerces ethniques et des enseignes déracinantes. Le bazar et le bidonville s’imposent comme nouvelle forme urbaine dans des pans entiers de plusieurs départements jusqu’ici français.

La perte des repères débouche souvent sur une dégradation des comportements : agressivité gratuite, violence camouflée sous capuche ou simples crachats devenus une pratique courante ; des signes indiscutables d’un recul de la civilité et de la civilisation.

La progression de l’islam dans les banlieues – et la crainte de toute attitude susceptible d’être qualifiée « d’islamophobe » – remet en cause les valeurs mêmes de notre civilisation : la liberté de penser par soi-même, l’esprit de libre examen, le respect de la personne, y compris de la femme.

Dans ces conditions, parler « d’apport de l’immigration à l’identité française » relève, intellectuellement, de la novlangue et, politiquement, de l’imposture.

Jean-Yves Ménébrez - 03/10/2009 - Source/Librepaix


L' ISLAM DANS LES ENTREPRISES ???

France : Une entreprise sur trois est confrontée à la montée de l’islam

Il n’y a pas d’ en , nous assurent benoîtement sociologues boboïdes et autres petits gardes verts de l’islamiquement correct. Pendant ce temps, de plus en plus confrontées à la déliquescente réalité du terrain, un tiers des entreprises françaises se disent préoccupées par la montée des revendications de leurs salariés musulmans. Dans certaines, lorsque « les salariés musulmans sont nombreux, ils dictent la norme ». Plongée dans un monde de l’entreprise où l’islam fait de plus en plus sa loi.


La salle de prière installée dans la zone d’attente des taxis parisiens, à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Crédits photo : Le Figaro

Un tiers des sociétés se disent préoccupées par les revendications de leurs salariés à l’égard du port du voile, des jours fériés et de la prière.

«La gestion de l’Aïd est un véritable casse-tête», raconte le manager d’un réseau de transport. «La moitié de mes chauffeurs de bus sont musulmans. Quand ils demandent tous à s’absenter ce jour-là, comment fait-on pour assurer 100 % du service ?»

Pour anticiper ces tensions, certaines entreprises distribuent maintenant un calendrier de toutes les fêtes religieuses à leurs chefs d’équipe. Tandis que d’autres s’opposent systématiquement aux «absences pour motif religieux». «Chaque entreprise bricole une place pour Allah. Si les salariés musulmans sont nombreux, ils dictent la norme. Sinon, c’est très aléatoire», résume l’anthropologue Dounia Bouzar, qui publie aujourd’hui les résultats d’une vaste enquête dans le monde du travail. (Allah a-t-il sa place dans l’entreprise ? Albin Michel). Un livre pédagogique où l’on regrette l’anonymat des managers qui racontent, au quotidien, la montée des revendications.

Un tiers des entreprises françaises se disent préoccupées, principalement en Ile-de-, mais aussi dans le Nord-Est et le Sud-Est de la , dans les secteurs du commerce, des services et du BTP, selon les résultats d’un sondage Ifop d’avril 2008. «Peut-on licencier une salariée qui se met à porter le foulard ?» questionnent souvent les responsables, lorsqu’ils font appel à Dounia Bouzar pour procéder à un audit. Ou encore «les grandes fêtes de l’islam doivent-elles être considérées comme des jours fériés ?». Pour orienter les entreprises, La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) avait émis un avis en mars dernier. En substance : les demandes religieuses peuvent être refusées uniquement lorsqu’elles pénalisent le service. Un règlement intérieur sera invalidé par la justice s’il interdit le foulard sans motif réel. Depuis, l’association IMS-Entreprendre pour la cité, qui réunit autour de Claude Bébéar de très grandes entreprises, a tenu, elle aussi, à éclairer le sujet avec un guide. Car les demandes débordent désormais le milieu ouvrier. «Dans la banque, où le nombre de cadres est important, on constate une montée des revendications d’ordre religieux. Et dans l’automobile et le BTP, la question gagne les sièges administratifs», assure Benjamin Blavier, d’IMS. Cette nouvelle visibilité alimente la crainte d’une surenchère. «D’ici peu, tout le monde va arriver avec des kippas, des croix et afficher des Christ de partout dans les bureaux», pronostique un DRH à Dounia Bouzar. «Si je tolère la moindre demande, cela va prendre de l’ampleur», s’inquiète-t-il.

Le foulard reste très mal perçu

Si les angoisses sont largement partagées, les règles appliquées sur le terrain varient très largement. Paradoxalement, le ramadan, quoique très visible, «est plutôt bien accepté dans l’entreprise» où il fait figure de tradition culturelle, affirment Lylia et Dounia Bouzar. Dans le BTP, «les DRH sont surtout préoccupés par le risque d’accident car les salariés qui ne se nourrissent pas sont plus affaiblis. Ils aménagent le plus souvent les horaires lorsque leurs salariés pratiquants sont nombreux», expliquent les auteurs. Dans la grande distribution, des «pauses longues» sont prévues à la rupture du jeûne et non à midi. «Le restaurant d’entreprise reste ouvert plus tard et propose de la soupe halal, du lait et des fruits, une sorte de smic vital quoi», témoigne un responsable. Cependant, certains cadres d’origine maghrébine regrettent une communautarisation au faciès : «Je suis athée. Pourtant, on me propose systématiquement de sortir plus tôt», s’insurge Faycal. «C’est comme si l’on disait : aujourd’hui on commémore la montée de Jésus au ciel donc nous finirons tous à 15 heures

Si le ramadan est toléré, la prière dans l’entreprise hérisse en revanche la plupart des salariés et des dirigeants. Symboliquement, prier au travail apparaît comme un acte «prosélyte». «Les prières, c’est à la maison», répètent la plupart des personnes interrogées. «Il est hors de question qu’il prie pendant que les autres bossent», juge un responsable. Tandis qu’ailleurs, une salariée s’enflamme : «Pourquoi on le laisserait prier alors que l’on m’a refusé un aménagement d’horaire pour aller chercher mon enfant à la crèche.»

Dans les grandes entreprises, des salles de prière ont cependant vu le jour. Notamment dans l’industrie automobile. Un constructeur français a même aménagé des vestiaires. À l’inverse, une grande marque japonaise «fait signer au salarié un engagement de ne pas pratiquer sa religion sur son lieu de travail» au mépris du droit, affirme Dounia Bouzar.

Quant au foulard, il reste très mal perçu. Sauf pour les postes subalternes, les entreprises aimeraient le proscrire. Mais la jurisprudence ramène «à des critères de droit commun», rappelle l’anthropologue. «Le simple contact avec la clientèle ne permet pas d’interdire le foulard.» Il faut démontrer qu’il contrarie les règles de sécurité, qu’il peut heurter les convictions de l’entourage ou encore qu’il nuit aux performances ou à l’intérêt commercial. Des règles de gestion générales, qui valent pour les revendications religieuses.


Source : Cécilia Gazibon, Le Figaro/Bivouac-id

MARSEILLE: UN RENDEZ-VOUS TRÉS IMPORTANT !

Marseille : rassemblement contre la grande mosquée vendredi à 9H devant la mairie


Rendez-vous vendredi à 9H devant la mairie de pour ce rassemblement organisé par le Front National. Indépendamment de toute question d’appartenance politique, il faut se féliciter de toute initiative visant à contrer l’offensive islamique en France. Lislamolucidité doit transcender les clivages politiques.

L’action de Stéphane Ravier, conseiller Front National de , nous rappelle que si le processus d’islamisation que nous connaissons a devant lui un tel boulevard, c’est parce qu’en tant que citoyens, nous sommes trop souvent parfaitement passifs.

Alors, amis bivouaqueurs marseillais, rendez-vous vendredi devant la mairie !

non à la mosquée de marseille

(NOVOPress) -Le Front National a appelé « tous les patriotes, tous les Provençaux attachés à leur identité, et tous les enfants de la Bonne Mère» à se rassembler le vendredi 6 novembre dès 9h00 sur le parvis de la mairie de Marseille pour « « accueillir » comme il se doit, le maire de la honte Jean-Claude Gaudin !»

Par la bouche de son élu, Stéphane Ravier, le Front National rappelle qu’il y a peu de temps Jean-Claude Gaudin disait être favorable à « la construction d’une Mosquée mais à Marrakech !» alors qu’en fait il remettra le 6 novembre le permis de construire d’une mosquée-cathédrale à aux associations islamiques initiatrices du projet et ce, alors même que le recours introduit par le même Front National n’a pas encore été examiné par la Justice !

« Face à ce coup de force qui renie une promesse solennelle, qui méprise l’institution judiciaire, et qui piétine l’identité chrétienne de notre ville» , le Front National veut le 6 novembre à 9h « constituer la haie du déshonneur à celui qui après être devenu maire et sénateur, postule pour devenir le Grand Mufti de !»

Source : NovoPress

LE DÉCES DE CLAUDE LÉVI-STRAUSS ?

Claude Lévi-Strauss, le plus grand ethnologue du XXe siècle, était aussi un grand critique de l’islam


En l’occasion du décès de Claude Lévi-Strauss, nous republions ci-dessous un billet de Dansk de décembre 2008. Ainsi que vous le verrez, le grand ethnologue portait un regard très critique sur la religion musulmane.

Republication

claude levi-strauss

Nous ne le dirons jamais assez : la critique de l’islam, loin d’être une forme de racisme, est au contraire un signe de clairvoyance intellectuelle : tous les grands intellectuels qui se sont penchés sur les sociétés islamiques ont émis des réserves, voire des critiques acerbes.ici) et celui de l’islamologue Roger Arnaldez sur l’islam (ici). Voici aujourd’hui le point de vue de Claude Lévi-Strauss, dont on vient de fêter les 100 ans. Anthropologue, ethnologue, philosophe, professeur honoraire au Collège de , membre de l’Académie française, Claude Lévi-Strauss est un des premiers théoriciens de la pensée structuraliste et un des plus grands intellectuels français du XXe siècle. Son ouvrage le plus célèbre, Tristes Tropiques, publié en 1955, contient des passages incendiaires sur l’islam. Bivouac-id vous a présenté le point de vue d’auteurs classiques (

En voici quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :

Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.

(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)

(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)

185_tristestropiques.jpgCe malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: je retrouve en lui l’univers d’où je viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement. (Page 468)

Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà écrasant de l’ici-bas. (Pages 471-2)

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L’émission Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, diffusée le 26 novembre 2008 sur Culture dans le cadre du centenaire de C. Levi-Strauss, a mis en présence Vincent Debaene (Ancien élève de l’ENS, agrégé de Lettres modernes, il enseigne la littérature à l’Université de Columbia à New-York) et Marcel Hénaff (Agrégé de Philosophie, anthropologue, il enseigne à l’Université de Californie à San Diego) pour une discussion sur le livre Tristes Tropiques. Cette discussion va aborder le sujet de la critique acerbe de l’islam par C. Levi-Strauss. Cette critique se place de façon plus globale dans la critique du déclin de l’Occident, telle qu’elle est formulée par Lévi-Strauss, qui se désole que l’Occident à bout de souffle, incapable de produire du neuf, en soit réduit à “parasiter“, à “piller” des cultures extérieures, “où elle va chercher un surcroît de vie“…

Vous pouvez télécharger l’extrait audio ici (le fichier est désormais hélas indisponible).

Durée de l’extrait : 18min 20. [Le dialogue sur l’islam commence à 8 min 30.] Le site de l’émission est disponible ici.

Remarquez que le présentateur Raphaël Enthoven relance courageusement ses invités sur l’attitude de Levis-Strauss vis-à-vis de l’islam, commentant même l’extrait de Tristes Tropiques par les mots : Robert Redecker a été condamné à mort pour beaucoup moins que ça“. n’ont suscité aucune réaction » mais que aujourd’hui, ce sont les « plus difficiles à lire… à intégrer, disons ». Malheureusement, c’est la débandade en face de lui : on souligne bien que à la sortie du livre (en 1955), ces pages «

« Elles [les pages en question] me laissent un peu perplexe » : voilà tout le courage dont savent faire preuve les intellectuels contemporains!

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Notons enfin que Claude Lévi-Strauss fait toujours preuve de la même clairvoyance vis-à-vis de la société islamique et du danger qu’elle fait peser sur l’Occident, comme en témoignent ces deux citations récentes :

Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique“. (Le Nouvel Observateur du jeudi 10 octobre 2002, cité par André Grjebine dans “La guerre du doute et de la certitude”, Berg international)

« J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, « Un dictionnaire intime », in Magazine littéraire , hors-série, 2003).


Source : Bivouac-ID,  26/12/2008, Dansk.
Merci à Nina

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