30.09.2009

LA RÉFORME DES ARMÉES FRANCAISES ET AMÉRICAINES

Réforme des armées françaises et américaines pour lutter contre le terrorisme



Soldat américain de la 561ème Compagnie de Police militaire rattachée à la 10ème Division de Montagne près de Bagram en Afghanistan
Soldat américain de la 561ème Compagnie de Police militaire rattachée à la 10ème Division de Montagne près de Bagram en Afghanistan

Depuis la chute du Mur de Berlin et la fin du pacte de Varsovie, le monde est confronté à de nouvelles menaces à commencer celle du terrorisme. S'il n'est pas moins sûr qu'il y a quelques années, il peut être moins stable et impose à cet effet aux armées des pays membres de l'OTAN et de l'UE d'accompagner ce changement à travers une modification du format de leurs armées.

A cet effet, la France a souhaité se doter à partir de 1996 d'une armée professionnelle lui permettant d'intervenir plus rapidement aux quatre coins du globe dans le cadre de l'ONU, de l'UE ou de l'OTAN. La création du Commandement de la Force d'action terrestre mais aussi l'engagement de la France en faveur de la poursuite de la mise en œuvre d'une Europe de la Défense sont deux éléments importants de cette nouvelle stratégie française.

En succédant à Jacques Chirac à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy a souhaité aller plus loin dans cette stratégie en annonçant le retour de la France au sein du Commandement intégré de l'OTAN, en dotant la France d'un nouveau livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale et en réorganisant notre Défense.

C'est ainsi que le Premier Ministre, François Fillon, a annoncé le 24 juillet dernier la nouvelle réorganisation territoriale de notre Défense. Cette réorganisation devrait aboutir à supprimer 54 000 personnels de la Défense d'ici 2012. Deux objectifs ont été mis en avant : mutualiser les moyens pour dégager des économies, qui pourront être notamment réinvestis dans une modernisation des équipements militaires, mais aussi faire face à de nouveaux défis stratégiques dans un monde moins stable confronté à une globalisation notamment du terrorisme.

Cette réorganisation souhaitée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s'accompagnera ainsi de la suppression de nombreux personnels dans un certain nombre de territoires. La Lorraine est de loin la région française la plus touchée. Elle supportera à elle seule près d'un quart de la suppression de postes. Des villes au riche passé militaire comme Metz ou Bitche perdront respectivement près de 6 000 et 1 000 personnels de la Défense.

Si la France souhaite réorganiser ses forces armées dans le but de les rendre les plus opérationnelles possibles face à de nouvelles menaces, elle n'est pas la seule à s'être emparée de cette nouvelle donnée.






Répartition géographique des Forces américaines stationnées en Allemagne et en Italie
Répartition géographique des Forces américaines stationnées en Allemagne et en Italie

Les Etats-Unis d'Amérique ont annoncé fin août 2008 une importante réorganisation de ses troupes de la 7ème Armée présente sur le territoire européen et tout particulièrement en Allemagne. Ainsi d'ici 2012, le nombre des personnels des forces américaines actuellement stationnés en Allemagne passera en effet de 42 000 à 24 000. Ils étaient 63 000, il y a 3 ans ! Un Land comme le Bade-Würtemberg perdra 15 000 « GI's ». Des villes du même Land telles Mannheim et Heidelberg perdront 3 490 et 743 personnels de l'US Army. Le Land de Rhénanie-Palatinat, quant à lui, s'il perdra en 2011 le 16ème Bataillon de Chasseurs de l'Armée française stationné à Saarburg, verra cette perte compensée par l'arrivée à Baumholder de 163 personnels américains et de 625 personnels à Kaiserslautern qui accueille déjà dans son district à Rammstein sur la Base aérienne de l'US Air Force l'Etat-Major des Forces américaines en Europe.

La nouvelle donne mondiale, la lutte contre le terrorisme et l'état de leurs finances imposent aux armées occidentales de se réorganiser. Néanmoins, cette réorganisation impose aux régions françaises et allemandes touchées par la perte de personnels militaires qu'ils soient français ou américains de relever des défis considérables en matière de redynamisation de territoires, de reconversion professionnelle de personnels militaires et civils. Dans la mesure où ces réorganisations françaises et américaines touchent essentiellement la zone frontalière franco-allemande, il serait sans doute souhaitable que la région Lorraine mais aussi les Länder de Rhénanie-Palatinat et du Bade-Württemberg puissent échanger sur leurs expériences, sur leur vision, sur leurs projets de reconversion de territoires touchés par les réorganisations militaires.

Là encore, la coopération franco-allemande pourra certainement apporter des pistes utiles aux uns comme aux autres.


Gregory Dufour
Président du Cercle Esprits de Défense



crédit photo : Sgt. 1ère Classe Dexter D. Clouden avec l'aimable autorisation de l'US Army


Source: i-défense


PUBLIÉ SUR LE SITE "SLATE.FR "

Par Jacques Benillouche

Pour l'armement français, la menace est israélienne

Tombé à la quatrième place des exportateurs mondiaux de matériel militaire, la France perd du terrain et est désormais talonnée par Israël.
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mercredi 30 septembre 2009

Le ministre français de la défense, Hervé Morin, a ouvertement affiché ses craintes pour l'industrie d'armement française: «nous sommes talonnés par Israël, cinquième exportateur mondial». Le fautif, c'est le Général de Gaulle! Il a en fait incité Israël à développer ses propres industries militaires en décrétant en 1967 un embargo sur les armes en pleine Guerre des Six-Jours. Il avait alors convaincu les Israéliens qu'ils devaient dorénavant être autonomes pour ne plus subir de pression étrangère.

Les dernières statistiques montrent le chemin parcouru en quarante ans. L'Etat juif est devenu le cinquième exportateur mondial d'armement derrière les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Russie et la France. L'industrie militaire israélienne, qui emploie plus de 40.000 personnes, a battu son premier record en 2006 en exportant pour 4,8 milliards de dollars de matériel. Les exportations devraient atteindre en 2009 un nouveau record avec un montant de 7 milliards de dollars contre 6,3 en 2008 et 5,6 en 2007. La crise mondiale n'affecte nullement ce marché... au contraire

Aviation

Les gouvernements israéliens successifs ont alloué des sommes considérables au Ministère de la Défense. Tous les types d'armes ont été développés à l'exception des avions et des hélicoptères en raison du veto américain. Les Etats-Unis ne tenaient pas à ce que les dollars offerts à titre d'aides servent à financer un concurrent direct à leurs industries aéronautiques. Israël avait pourtant construit son propre monoplace d'interception inspiré à la fois du Mirage français et du F16 américain, le « Lavi », qui vola en 1986 et dont l'acte de décès commercial fut signé le 31 décembre 1986.

Israël n'a pourtant jamais renoncé à cet avion car il ne voulait pas perdre son expérience aéronautique. Il a donc continué son projet en le rebaptisant «TD» (Technologie Demonstrator) et il sert à la formation des pilotes et aux essais de systèmes et de radars. Il en tiré une version d'avion de reconnaissance de type CEW (Conformal Airborne Early Warning)  qui vient d'être vendu à quatre exemplaires à Singapour et qui représente, grâce à son radar de type Falcon, l'outil actuel de surveillance le plus avancé.

Protection des chars

Les différentes guerres qui ont impliqué Israël ont constitué un laboratoire de tests réels pour les industries militaires puisque Tsahal a exploité à son profit les causes de ses échecs durant la guerre du Liban de 2006. La commission d'enquête Winograd a attiré l'attention du gouvernement sur la faible performance des unités terrestres et en particulier sur la destruction de 22 tanks par des tirs de missiles russes «Kornet »portés sur l'épaule des militants Hezbollah.

Les ingénieurs israéliens ont donc conçu un système d'isolation sous forme de cloche virtuelle électronique, le système «Trophy», enveloppant les chars Merkava .La protection consiste à détecter la menace, à suivre sa trajectoire puis à intercepter le missile en lançant un leurre qui le détruit. Il combine un radar de détection à 360° avec une unité de lancement de projectiles de destruction. Les essais effectués avec la collaboration du Pentagone ont démontré que le système était fiable à 90% et que l'armée américaine comptait l'exploiter en Irak et en Afghanistan . Tous les tanks israéliens seront équipés de ce dispositif, dès 2010.

La guerre du Liban a entrainé comme autre conséquence la conception par IMI, (Industries Militaires d'Israël) de son premier missile sol-sol Delilah dont la portée de 250 kms reste faible mais suffisante pour atteindre Damas ou Beyrouth. Tsahal estime qu'il s'agit là d'un premier pas vers un missile de longue portée qui pourrait être tiré depuis un sous-marin. Le représentant d'IMI, Rafi Eytan, est convaincu du succès de ce missile qui a été testé dans des conditions réelles à Gaza : «Je ne pense pas qu'il y ait vraiment concurrence sur le marché. Nous sommes devant une révolution dans le domaine de l'armement. Avec le Delilah, on atteint exactement la cible visée: il n'y a plus de victimes civiles.» Ce missile a reçu une extension qui lui permet d'être lancé depuis le sol, les mers et les airs. Plusieurs pays européens et asiatiques sont intéressés par l'acquisition de ce matériel et certains ont déjà signé un contrat de vente. Mais l'historien militaire israélien Martin Van Creveld estime que cette nouvelle arme ne couvre certainement pas toutes les menaces:  «En 2006, l'aviation était tellement forte qu'aucun lanceur de missile de longue portée du Hezbollah n'a pu survivre plus de quelques minutes. C'était édifiant! Mais cela n'était pas suffisant pour les milliers de missiles Katiouchas de courte portée.»

Interception des Katiouchas

Cet expert avait constaté cette réalité sur le terrain puisque Israël n'avait pas trouvé la parade contre les 4000 roquettes qui avaient été lancées depuis la bande Gaza et la frontière du Liban. L'armée vient de réaliser un système d'interception capable de détruire les roquettes de courte portée. Le système «Iron Dome »utilise des missiles téléguidés capables de détecter et de détruire en vol les roquettes lancés d'une distance allant de 5 à 70 kilomètres. L'installation de ce système, qui protègera les villes voisines de Gaza, Sdérot et Ashkélon en particulier, devrait se généraliser au courant de l'année 2010. En plus de son rôle stratégique pour Israël, ce matériel pourrait avoir un impact politique important. En effet, en assurant la protection du pays contre les attaques par les airs à partir de distances courtes, il supprime la nécessité de grands espaces de sécurité et par conséquent, l'occupation de Cisjordanie ne se justifierait plus sur le plan stratégique.

Missiles anti missiles

Le risque de bombardement des villes par des missiles, à l'instar des Scuds envoyés par Saddam Hussein durant la Guerre du Golfe de 1991, a poussé les Israéliens à s'associer avec les américains pour la conception du missile anti missile «Hetz »dérivé du «Arrow» américain. En avril 2009, le Hetz a réussi à intercepter et à détruire un missile balistique comparable au Shihab iranien, tiré par un avion en Méditerranée. Mais, selon les militaires, son efficacité dépend de ses conditions d'utilisation. Le projet a donc été repris par les industries israéliennes à des fins d'amélioration. L'institut Rafael et le Centre pour la Recherche Spatiale d'Israël ont depuis développé le missile «Barak» qui a  réussi, en juillet 2009, l'interception et la destruction d'un missile lancé à partir d'un navire.

Les conséquences économiques de ces succès ont été rapides. New-Delhi a signé avec IAI (Israel Aerospace Industries) et Rafael un contrat de 1,4 milliards de dollars pour la fourniture de radars et de missiles Barak-8 afin de déjouer les attaques aériennes et protéger sa marine et ses côtes.

Rafael est en concurrence directe avec EADS, non seulement sur le marché indien, mais aussi sur tous les marchés européens, Italie et Espagne compris, qui ont décidé de moderniser leurs capacités navales et aéronavales. Pour rattraper leur retard, des groupes français ont préféré collaboré avec IAI, notamment dans le secteur des drones, avions sans pilote, qui ont prouvé leur efficacité dans les missions d'attaque et d'observation et qui sont devenus la grande spécialité israélienne.

L'esprit des Vedettes de Cherbourg

La Marine israélienne, placée en dernière priorité, n'a pas suivi la même évolution mais le risque de conflit avec un Iran lointain lui donne à présent une importance stratégique. Les patrouilleurs SAAR III, plus connus sous le nom de vedettes de Cherbourg, avaient été fabriqués par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). Ils avaient subi l'embargo décrété par les autorités françaises mais avaient été «enlevés» le 24 décembre 1969 . Cet incident eut pour conséquence l'arrêt de la coopération des deux pays. Les chantiers allemands de Lursen prirent le relais de la France pour la fabrication des unités suivantes. Mais, fidèle à sa volonté d'autonomie dictée par la leçon de Cherbourg, Israël développa dans ses usines de Haïfa ses propres navires d'attaque de 4ème génération qui prirent le nom de Reshef. Neuf patrouilleurs de ce type ont été commandés par l'Afrique du Sud.

Concurrence

Hervé Morin s'inquiète à juste titre que les attachés militaires israéliens se montrent trop actifs dans l'évaluation des désidératas des armées européennes. L'Asie n'est pas en reste. L 'armée sud-coréenne vient de décider d'acheter à Israël le système radar d'alerte «Green Pine», afin de se protéger contre son voisin du nord. Ce système, utilisé par l'armée israélienne comme principal système radar d'alerte, a été choisi parmi d'autres produits étrangers en raison de ses capacités techniques et de son meilleur rapport qualité-prix.

Aucun dirigeant français n'a songé à mettre un terme au boycott qui reste encore en vigueur. Pourtant l'histoire a montré que les échanges fructueux dans les années 1960/1970 avaient permis au Mirage de connaître ses heures de gloire. L'arrivée au pouvoir, très appréciée à Jérusalem, de Nicolas Sarkozy et sa proximité avec Benjamin Netanyaho u pourraient permettre d'ouvrir une nouvelle ère de collaboration des industries militaires. Le capitaine de corvette Rodriguez le précise dans la conclusion de son rapport au Collège Interarmées (ex-Ecole de Guerre): «les opportunités qui permettent aux industriels français et israéliens de s'allier pour répondre à des appels d'offre sont nombreuses. On peut donc penser que, dans la mesure où elle repose sur un bénéfice réellement partagé, la coopération avec l'industrie de défense israélienne peut être raisonnablement, et de façon plutôt avantageuse, envisagée et recherchée».



Jacques Benillouche


LE DERNIER VOYAGE DE LA " JEANNE "


Jeanne d'Arc : Le programme de la dernière campagne


Opérationnelle depuis 1964, la Jeanne d'Arc sera désarmée en 2010
crédits : JEAN-LOUIS VENNE


30/09/2009

Le navire école de la Marine nationale appareillera de Brest le 2 décembre pour sa 44ème et dernière campagne d'application des élèves officiers.
L'ultime traversée du célèbre navire, mis en service en 1964, interviendra avant son désarmement, en 2010.
Pour cette mission, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc sera accompagné de la frégate légère furtive Courbet.
Les deux navires mettront le cap vers le continent africain, les Amériques, l'Espagne et l'Allemagne, sans oublier une ultime escale à Rouen, ville marraine de la Jeanne.
Quarante-cinq ans après sa mise en service, le bâtiment regagnera Brest le 27 mai 2010.
L'itinéraire et les escales du Groupe Ecole d'Application des Officiers de Marine (GEAOM) seront le suivant :

- Casablanca (Maroc) du 7 au 12 décembre
- Dakar (Sénégal) du 18 au 23 décembre)
- Rio de Janeiro (Brésil) du 4 au 9 janvier
- Buenos Aires (Argentine) pour la Jeanne du 15 au 20 janvier
- Montevideo (Uruguay) pour le Courbet du 15 au 20 janvier
- Ushuaia (Argentine) les 27 et 28 janvier
- Valparaiso (Chili) du 4 au 9 février
- Callao (Pérou) du 15 au 20 février
- Balboa (Panama) le 26 février
- Cartagena (Colombie) du 1er au 6 mars
- Fort-de-France (Martinique) pour la Jeanne d'Arc du 16 au 23 mars
- Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) pour le Courbet du 16 au 23 mars
- New York (Etats-Unis) du 31 mars au 5 avril
- Québec (Canada) du 12 au 18 avril
- Saint-Pierre (Saint-Pierre et Miquelon) du 21 au 23 avril
- La Corogne (Espagne) du 1er au 3 mai
- Hambourg (Allemagne) du 14 au 19 mai
- Rouen (France) du 22 au 26 mai
- Retour à Brest le 27 mai.

Source

AHMADINEJAD MÉDECIN DU MONDE ???

Mahmoud Ahmadinejad est le médecin du monde.


Mahmoud Ahmadinejad est obsédé par la thérapie nucléaire, il veut soigner le monde entier au nucléaire...


Dans une interview de plus d'une heure et demie accordée à Newsweek et au Washington Post, Mahmoud Ahmadinejad donne son sentiment sur les futures négociations avec les Etats-Unis, ce qu’il pense du président Obama, ses négations à répétition de l’Holocauste, ainsi que la guerre en Afghanistan.

Ce que l'on retiendra de cette interview, c'est que Ahmadinejad déplore les morts dans le monde entier, qu'il souhaite acheter de l'uranium enrichi aux Etats Unis à des fins médicales, qu'il est contre la bombe atomique, que l'Iran est un état de droit et qu'il se fout (Ahmadinejad) de ce que l'on pense de lui...

La France du temps de Chirac a enfreint les règles de non prolifération de l'arme nucléaire, la France est l'état de droit bananier que l'on connaît, et du Grand Général de Gaulle (par la taille) au petit Nicolas Sarkozy (par la taille), les présidents français se sont toujours foutus de ce que l'on pensait d'eux à l'exception de la période des élections...

Les journalistes américains n'ont pas posé la bonne question; En Iran comme en France, si on se débarrassait de la caste politique?

Ramon Lacontessa
2009-09-30
ref:2000

CARTOGRAPHIE ET L' ART DE LA GUERRE

Découvrez une approche géographique de la ville en guerre, une réflexion de géographie politique, sociale et culturelle sur les enjeux de la guerre, le vivre en guerre, les enjeux de la reconstruction et de la réconciliation.

mercredi 30 septembre 2009


Cartographie et art de la guerre



Une photographie parue dans Le Figaro du 14 septembre 2009 illustrant l'article "Comment Ben Laden échappe à la CIA". Si la carte thématique peut être conçue et utilisée comme un discours dans les relations politico-identitaires, cette ancienne photographie (datant d'avril 1998) est particulièrement démonstrative de l'utilité de la cartographie dans l'art de la guerre. La parfaite connaissance du terrain est un grand avantage dans la conduite d'opérations militaires, et requiert des informations tant sur l'environnement physique (topographie, géomorphologie, hydrologie, biogéographie, climatologie...) que sur l'environnement humain (hauts-lieux de la contestation, hauts-lieux de la violence, hauts-lieux de l'insécurité, hauts-lieux de l'instabilité... le tout relié selon des réseaux multiscalaires complexes). La production de cartes thématiques reste donc une priorité tant dans la conduite de la guerre que dans les opérations de maintien ou d'imposition de la paix. Il ne s'agit pas seulement de savoir se repérer, mais également de savoir repérer les autres acteurs dans la ville. Il s'agit également d'avoir au minimum les mêmes informations que les autres acteurs, au mieux d'en disposer de plus nombreuses, et de meilleures qualités. La cartographie fait donc partie intégrante du renseignement militaire, dans la mesure où elle permet d'appréhender les lieux et les hommes dans toute intervention militaire, tout particulièrement dans le cas de guerres urbaines. A ce propos, l'historien Jean-Louis Dufour et le géographe Philippe Boulanger relèvent combien le manque de cartes ou leur ancienneté sont des désavantages qui n'ont cessé d'être décisifs dans des guerres aux modalités, aux technologies et aux enjeux différents.




Les leçons de la guerre de 1870-1871 :

"En juillet 1870, Napoléon III conduit la France dans la première guerre avec l'Allemagne depuis 1815. Malgré une structure d'organisation presque semblable, les forces sont inégales et les combats d'août-septembre 1870 aboutissent à la défaite. L'impact de cet échec conduit, d'abord, à réfléchir sur ses causes. Or l'une d'entre elles met en cause directement l'absence de connaissances générales en géographie et d'un appareil cartographique précis de la France destiné aux états-majors. Durant les différentes campagnes déroulées sur le territoire français, l'instruction géographique des officiers s'est révélée insuffisante, notamment pour exploiter certains avantages tactiques et stratégiques du terrain. La réflexion géographique, limitée pratiquement au seul ouvrage de Théophile Lavallée, dont la première édition date de 1840, n'est pas renouvelée à la veille de la guerre. L'emploi des cours d'eau, des chaînes de montagne comme la lecture des paysages dans la tactique ne sont pas véritablement approfondis alors que la géographie militaire est considérée comme un fondement de l'instruction militaire des officiers en Allemagne. La connaissance du terrain devient indispensable dans le combat à l'heure où la conduite de la guerre mplique de nouvelles technologies (l'armement et les chemins de fer) et des armées de masse.

Parallèlement, l'efficacité de la section du service géographie au dépôt de la guerre est mise en cause contrairement à celle de l'armée allemande qui dispose d'un appareil de cartographie beaucoup plus développé, de sorte qu'une meilleure connaissance du terrain joue en sa faveur. Au déclenchement de la guerre, l'armée française ne dispose d'aucun approvisionnement en cartes topographiques adaptées à ses besoins, utilisant parfois des cartes allemandes du territoires français. L'idée que la guerre pouvait se produire aussi profondément sur son propre territoire n'avait pas été jusqu'alors envisagée au point de n'avoir pas renouvelé entièrement la cartographie de l'espace national. La guerre de 1870-1871 révèle ainsi de graves conséquences. Les difficultés du commandement liées à un manque d'informations géographiques, l'inefficacité d'un service géographique dans des situations de crises conduisent à une remise en cause globale de la pensée géographique au sein de l'armée. Cet aspect de la guerre est suffisamment important pour que, plusieurs années plus tard, le romancier Emile Zola relève ces aspects majeurs. Dans La Débâcle, dix-neuvième roman de la série des Rougon-Macquart, publié en feuilleton de février à juillet 1982 dans la Vie populaire, l'écrivain relate les difficultés rencontrées par les officiers français. "Comment voulez-vous qu'on se batte dans un pays qu'on ne connaît pas" s'exclame le général Burgain-Desfeuilles, disposant de cartes de l'Allemagne, mais d'aucune de la France. Le manque de préparation est affligeant pour l'armée française, dénonce Zola, dans la retraite d'Alsace qui la conduit vers Sedan. A défaut de cartes, "il [le général] ne lui restait plus que son courage". Les leçons de la défaite contribuent de fait à valoriser la géographie militaire non sans imiter le modèle allemand qui avait conduit à la victoire."

Philippe BOULANGER, 2006, Géographie militaire, Ellipses, coll. Carrefours Les Dossiers, Paris, pp. 14-15. Voir, pour plus de détails, son ouvrage La Géographie militaire française (1871-1939), Economica, coll. Bibliothèque stratégique, Paris 620 p.




Géographie urbaine, défense et guerre

"La préparation à la guerre impose une étude détaillée et approfondie des terrains où les armées sont susceptibles de s'affronter. Cette réflexion doit s'appuyer sur une connaissance approfondie de la géographie, là où, comme le disait Napoléon, réside "la politique des Etats".

Il faut savoir apprécier les formes du terrain, les zones favorables aux attaques (plaines, vallées, espaces dégagés), celles plus propices à un combat défensif (montagnes, bocages et tout mouvement de terrain qui tranche avec la plaine alentour). L'étude de la carte permet de calculer la vitesse des déplacements en fonction certes des moyens de transport utilisés, mais aussi de la végétation, des obstacles naturels et des dénivelés. La connaissance des climats oriente l'habillement des troupes ; elle précise les limites à ne pas franchir en matière de résistance des hommes au froid, à la chaleur, à la soif ; elle indique aux responsables les périodes les plus propices aux opérations. La topographie, enfin, permet au chef d'identifier telle ou telle forme du terrain, fleuve, mammelon, agglomération. Ne pas se perdre à la guerre est une condition fondamentale du succès des armes.

Mais la géographie militaire pèche d'ordinaire par son désintérêt pour les villes. Les plans d'opération préfèrent geler, si c'est possible, la moindre agglomération, considérée depuis les temps modernes comme un sanctuaire. Les écoles militaires s'installent à la campagne. Ces établissements célèbrent dans leurs brochures l'étendue de leurs terrains, la diversité des paysages, la rusticité de leurs campagnes. Débarquant à Beyrouth, le 23 août 1982, le contingent français de la force multinationale, composé de deux régiments (1.500 hommes), est muni d'un unique plan de Beyrouth, sous forme d'une médiocre photocopie. Aujourd'hui encore, les conurbations font rarement partie des dossiers d'objectifs à établir en priorité.

Bien souvent, la guerre modèle la ville pour avoir orienté ses plans, puis ses transformations successives. En outre, pour assurer leur sécurité, les Etats ont longtemps trouvé judicieux de jalonner les itinéraires d'invasion de places fortifiées, souvent liées à l'existence de villes, plus ou moins importantes, mais dont la résistance prolongée pouvait garantir le salut de leur pays."


Jean-Louis DUFOUR, 2002, La guerre, la ville et le soldat, Odile Jacob, Paris, pp. 37-38.


AFFAIRE À SUIVRE, EN FRANCE ?

Le maire d’Amsterdam veut couper les allocations chômage aux femmes qui portent la burka


La , encore la , toujours la


Coupez les allocations des femmes qui portent la , dit le maire

Job Cohen, le maire d’Amsterdam, dit que les femmes qui ne parviennent pas à trouver un emploi parce qu’elles portent la ne devraient pas bénéficier des allocations chômage.

Si vous n’êtes pas prête à faire un compromis, dit-il, vous ne pouvez vous attendre à recevoir des prestations destinées à ceux qui essaient réellement de trouver un emploi.

Lors d’une interview au quotidien Trouw, le maire Cohen a souligné qu’il est opposé à une interdiction générale de la , puisque c’est la manifestation d’une croyance religieuse.

Toutefois, dans des situations où le contact avec d’autres personnes est nécessaire, comme à l’école ou au travail, il affirme que les femmes doivent choisir un couvre-chef moins contraignant.

En 2007, un tribunal d’Amsterdam a empêché le conseil de la ville voisine de Diemen de mettre fin aux prestations des femmes qui portent la .

La Chambre basse du Parlement a ensuite présenté une motion visant à permettre aux conseils de les réduire.

Une motion en vue de les couper en totalité n’a été soutenue que par le Parti de la liberté dirigé par Geert Wilders.



Source : RNW Traduction Bivouac-ID

JEAN-MARIE LE PEN ET L' ISLAM ???

Les derniers propos de Jean-Marie Le Pen sur l’islam


le penLes tout récents propos de Jean-Marie Le Pen sur l’islam provoquent une certaine effervescence dans une partie de la blogosphère. Le Président du Front National y déclare ne voir « aucune » incompatibilité entre les cinq piliers de l’islam et le mode de vie français. Selon lui, « les médias jouent à nous faire peur avec l’islamisme », et il se demande « dans quelle mesure le terrorisme islamiste n’a pas été imaginé pour freiner l’expansion islamique ».  L’homme , pourtant récemment condamné pour ses propos sur le danger que fait courir aux Français la présence massive de musulmans en , déclare désormais voir autour de lui, dans la vie de tous les jours, « des musulmans intégrés à la vie sociale, très souvent par l’artisanat plus encore que par le commerce ». Il dit penser « que l’islam risque de se corrompre dans la fréquentation ou dans l’intimité d’un Occident décadent ».

À l’heure où d’autres partis classés à l’extrême-droite, tels le Vlaams Belang flamand, prennent des positions sans équivoque sur le processus d’islamisation que connaît l’Europe occidentale (lire ici le discours de Filip Dewinter), le Front National français joue manifestement une autre partition,  plutôt trouble et assez éloignée, semble-t-il, de celle que le sympathisant ou le militant de base du parti se figure probablement.

Nous fuyons comme la peste les questions politiques sur Bivouac-ID, car nous sommes persuadés que la lutte contre le fascisme islamique doit naturellement transcender les questions d’appartenance aux différentes chapelles de l’échiquier . Aussi invitons-nous nos lecteurs amenés à réagir à ce billet à laisser toutes querelles partisanes à la porte de l’espace de commentaires.

Vous pouvez retrouver l’entretien complet de Jean-Marie Le Pen sur le site islamophile d’Alain Soral, ex-membre du Front National, et président du groupuscule Égalité & Réconciliation.

Compléments d’information
- Le billet de Jean Robin : Le Coming out de Jean-Marie Le Pen sur l’islam
- La vidéo : Jean-Marie Le Pen invité par le centre Zahra pour fêter les 30 ans de la République islamique iranienne.

BB: LES ANNÈES INSOUCIANTES !

Brigitte Bardot, sexe-symbole des sixties


Initiales BB. Si Dieu créa Bardot.
Bardot créa les sixties. Et un nouveau regard sur la femme.
Agée de 75 ans, Brigitte Bardot a depuis longtemps déserté les plateaux de cinéma pour se consacrer aux animaux.

L’exposition Brigitte Bardot, les années insouciance retrace l’itinéraire cinématographique de cette icône sexy. Une première.
C’est l’expo initiale. La première. Brigitte Bardot, les années insouciance se déroule du 29 septembre au 31 janvier au musée des Années 30, à Boulogne-Billancourt.
L’actrice qui vit depuis de longues années à la Madrague à Saint-Tropez, était une habituée des studios de Boulogne où elle tourna de nombreux films.
Quand on évoque Bardot on pense bien sûr à Roger Vadim, à Sacha Distel, à Jean-Luc Godard, Serge Gainsbourg. Bref toute une époque insouciante que reconstitue avec force documentation (objets, extraits de films, documents originaux).
C’est la rencontre d’une femme et d’une époque.
Bardot a libéré la femme, le regard, l’époque. Qu’on se souvienne de Et dieu créa la femme (Roger Vadim, 1956) ou du Mépris (Jean-Luc Godard, 1963).
On ne peut pas dire qu’elle fut une actrice exceptionnelle, mais sa présence avait un effet réconfortant sur les hommes. Un véritable fantasme qui a donné lieu à une iconographie abondante.
Sans compter les chansons qui lui sont dédiées, d’Initials BB (Gainsbourg) au tube carioca qui porte le nom de l’actrice. « Tu seras le fantasme inaccessible de tous les hommes mariés » lui disait son premier mari, Roger Vadim alors qu’elle portait fièrement ses 18 ans.
Brigitte Bardot est issue d’une famille bourgeoise et parisienne. Elle fait la couverture de Elle en 1950. Bientôt suivie par celle de Match (photographiée par Walter Carone).
En 1952 elle tourne dans son premier film, Le Trou normand (Jean Boyer), avec Bourvil dans le premier rôle. Puis les succès succèderont aux succèderont aux succès (ce qui n’exclue pas les nanars) : Un acte d’amour (Anatole Litvak), Rendez-vous à Rio (Ralph Thomas), Les Grandes manoeuvres (René Clair), Les bijoutiers du clair de lune (Roger Vadim), En cas de malheur (Claude Autant-Lara), Babette s’en va t-en guerre (Christian-Jaque), La Vérité (HG Clouzot), Viva Maria (Louis Malle), Les Pétroleuses (Christian-Jaque) jusqu’en 1973 (L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot-Trousse-chemise, Nina Companez), année où elle arrêtera définitivement de tourner pour se consacrer à sa passion, la défense des animaux.


Source: agoravox

SUR L' AFFAIRE " ROMAN POLANSKI "

Affaire Polanski - Cohn-Bendit s'en prend à Frédéric Mitterrand



L'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit a jugé mardi sur Europe 1 que l' affaire Polanski était un "problème de justice" dans la mesure "où il y a eu viol sur une jeune fille de 13 ans", en critiquant le soutien du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand au réalisateur.

"C'est un problème de justice et je trouve qu'un ministre de la Culture, même s'il s'appelle Mitterrand, devrait dire : j'attends de voir les dossiers", a poursuivi l'ancien leader de mai 68 prenant le contre-pied des nombreux soutiens en France apportés au réalisateur, y compris au sein du gouvernement et de la majorité.

Frédéric Mitterrand avait jugé dimanche "absolument épouvantable" l'arrestation de Roman Polanski "pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens".

Daniel Cohn-Bendit a été mis en cause, pendant la campagne des élections européennes, par le président du MoDem François Bayrou pour des écrits controversés sur la sexualité des enfants dans un ouvrage paru en 1975.



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Source: Le point

 

AFGHANISTAN: LA LOI DE L' OPIUM !

 

Une face cachée de l’Afghanistan : la loi de l’Opium

L’Afghanistan est à ce jour le premier producteur d’opium au monde, devant la Birmanie.

La culture du pavot est une pratique très présente dans l’histoire récente du pays. Pour en faire la chronologie il faut remonter en 1970.

La culture du pavot est déjà depuis longtemps active dans le pays mais ce n’est qu’à cette date que la production devient comparable à celle d’une activité industrielle, elle est alors estimée à 100 tonnes d’opium par an.

La Birmanie qui fait partie du Triangle d’or (Birmanie – Laos – Thaïlande) est encore le premier producteur mondial, suivie par le Croissant d’or (Afghanistan – Iran – Pakistan).

Bien que les champs de pavot apparaissent plus tôt dans l’histoire de l’Afghanistan qu’ils n’apparaissent dans celle de la Birmanie, Le Triangle d’or a su optimiser sa production d’opium dès 1950.

Ce n’est qu’au début de l’année 1980 que l’Afghanistan devient le premier producteur mondial.

En effet la Birmanie, dans les années qui précèdent n’a pas bénéficié de conditions de culture idéales et le gouvernement a rendu obligatoire la destruction des plans ; de ce fait le pays s’est trouvé incapable de concurrencer le Croissant d’or.

Pendant l’invasion soviétique de 1979 à 1989, le trafic d’opium connaît une croissance sans précédent, l’absence de contrôle permet aux paysans de cultiver le pavot à leur guise et aux trafiquants de solidifier leur réseau.

Après le départ des forces soviétiques, la guerre civile éclate entre les Talibans et les forces gouvernementales fidèles au général Massoud, le contrôle des champs de pavot devient alors un des principaux objectifs.

Lorsque les Talibans, soutenus par les pakistanais et les États-unis, prennent le pouvoir entre 1996 et 1997, l’Afghanistan retrouve alors sa place de premier producteur mondial.

La production d’opium est relancée. Durant l’été 1996, Oussama Ben Laden trouve refuge dans le pays et y lance un djihad contre les Etats-Unis.

C’est dans la même année qu’entre en scène le Front Uni, dirigé par l’ex-ministre de la défense Massoud, il s’agit d’une nébuleuse de groupes armés (ex- Moudjahiddin) pour la plupart, qui luttent contre les Talibans au pouvoir. Cette formation est aussi appelée Alliance du Nord par les médias afghans.

En 1999 le pays enregistre une production record de 4600 tonnes, presque le double de l’année précédente, ce qui correspond à 75% de la production mondiale.

En 2001, à la suite de l’édit religieux proclamé en juillet 2000 par le mollah Mohammad Omar, commandeur des croyants et chef suprême des Talibans, la production se limita à 185 tonnes dont seulement 35 provenaient des zones sous contrôle Taliban, les 150 autres ont été enregistrées dans des zones contrôlées par le Front Uni.

Le 9 septembre 2001 le commandant Massoud, figure centrale du Front Uni est assassiné. Deux jours plus tard ont lieu les attentats du 11 septembre.

Suite à cette attaque, les Etats-Unis ne tolèrent plus les talibans, ils financent alors le Front Uni qui prend le pouvoir début 2002.

Depuis, l’Afghanistan a retrouvé sa place de leader mondial du trafic d’opium (3400 tonnes en 2002).

Ce trafic constitue pour le gouvernement afghan, comme pour les Talibans, maintenant appelés « insurgés » une source de revenus non négligeable.

Rappelons que le trafic de stupéfiants serait le troisième commerce en importance dans le monde derrière le pétrole et l’alimentation, mais surtout devant les armes et les médicaments, d’après l’ONS.

L’ONU estime qu’en 2008 la culture du pavot et le trafic d’opium engendrait un chiffre d’affaire de 2,8 milliards de dollars, soit 38% du P.I.B. afghan.

Aujourd’hui cette question sensible soulève de plus en plus de problèmes. Le gouvernement afghan ne peut pas supprimer une source de revenus aussi conséquente pour son économie sans lui trouver de substitut, mais même s’il le voulait, l’obligation de détruire les champs de pavot entraînerait la colère des paysans et des trafiquants qui seraient alors susceptibles de rejoindre ou de financer les Talibans. Le gouvernement ne serait alors plus dans la possibilité de contenir l’insurrection des Talibans.

Selon l’UNODC (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime), la production d’opium en Afghanistan représenterait aujourd’hui 60% du P.I.B. afghan, et 92% de la production mondiale.

Cependant, l’impact de ce trafic en Europe occidentale et en Amérique du Nord ne peut pas être toléré plus longtemps.

Ces trafics sont responsables d’une importante partie de la délinquance, notamment avec la création d’associations du type mafia qui implique des dirigeants comme un grand nombre de petits revendeurs.

L’opium n’est pas de ce point de vue le seul problème ; l’héroïne, dont les principaux constituants sont issus du pavot est bien plus mortelle. Cette drogue est extrêmement dangereuse car ses principaux effets sont : une accoutumance physique et psychique, des troubles de l’humeur et bien trop souvent elle peut entraîner la mort. C’est aussi un anxiogène relativement puissant qui peut amener à une paranoïa totale.

Les problèmes que posent ces drogues, trop peu visibles dans les médias, ne peuvent donc pas être écartés plus longtemps.

De plus le pavot cultivé en Afghanistan pourrait être utilisé pour produire de la morphine, à des fins médicales.

Enfin, il est étonnant de constater que l’Afghanistan a encore pu se féliciter d’une des plus importantes récolte de pavot, l’an dernier, alors même que les Etats-Unis, sous l’égide de l’OTAN occupent le pays.

V.Moreau/actuerevue

 

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