31.08.2009

RAPPEL: UN ARTICLE DU 27 AOUT, " LA PROVENCE "

 

Grand incendie de Marseille : un "héros devenu paria en une minute"

Publié le jeudi 27 août 2009


Le légionnaire à l'origine du feu qui a ravagé 1200 hectares avait été médaillé

Accusé du feu qui a touché Marseille le 22 juillet, Philippe F., légionnaire médaillé, avait sauvé d’un accident de la route Michèle Naudin, aujourd’hui son avocate.

Ph R.L.

Depuis le 2 avril 2007, ce légionnaire, c'est mon petit frère. Je suis investie dans sa défense d'autant plus que je suis sa débitrice pour la vie." Michèle Naudin, avocate à Marseille est aux côtés d'un "héros devenu paria en une minute".

Philippe F., réunionnais d'origine et adjudant au 1e r Régiment étranger d'Aubagne est accusé d'avoir déclenché l'incendie qui a brûlé plus de 1000ha entre Carpiagne et les quartiers est de Marseille en dirigeant un tir à balles traçantes.

Mais le 2 avril 2007, ce sous-officier titulaire de la médaille militaire et de deux citations pour faits de guerre -notamment en Afghanistan-, avait été un "héros civil". "J'ai été percutée par un véhicule par l'arrière sur l'A50, raconte Me Naudin. J'ai fait trois tonneaux et ma voiture a parcouru plusieurs centaines de mètres sur le toit. Ce légionnaire a mis sa voiture en travers des voies pour éviter qued'autres automobiles me percutent, il est sorti, il a couru, il a plongé dans l'habitacle alors que les airbags pouvaient exploser, il m'a tirée de la carcasse et s'est éloigné en me portant pour attendre les sauveteurs."

Depuis ce jour-là, Michèle et Philippe sont toujours restés en contact. "Il est fidèle à la Légion et en amitié". L'avocate connaît bien sa famille. Et puis il y a eu cette cérémonie qui a vu le préfet Michel Sappin décerner au légionnaire la médaille pour actes de courage en septembre 2008.

Dix mois après,le même préfet jugeait, assez logiquement dans le contexte, "scandaleuses les activités des militaires à Carpiagne en période de risques incendies".

Une vie qui bascule. "Alors quand il a été placé en garde à vue, je suis la première qu'il a appelée."

L'avocate parle d'un homme "qui affronte sa situation avec dignité", après ce que l'État-Major a défini comme une "faute individuelle". "Il faudra prouver que ce sont bien les balles traçantes qui ont causé l'incendie et pas une étincelle provoquée par uneballe ordinaire."

Philippe F. n'a pour l'instant pas demandé l'assistance juridique de l'Armée.

Suspendu, il continue à toucher sa solde en attendant le conseil d'enquête qui peut décider d'ici l'automne d'un "retrait d'emploi de 12 mois" ou purement et simplement une résiliation de son contrat. "Il n'est pas aux arrêts. C'est un homme, un vrai. Il s'occupe de sa famille, il fait du sport et il affrontera son sort."

Une existence en instance, au-delà des faits.


NOTE:  REJOIGNEZ SON COMITÉ DE SOUTIEN .


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LA FRANCE EN OPEX DANS LE MONDE !

La France en opex, par François d'Orcival



À Kaboul, des élections sous le feu ; à la frontière libanaise, une paix si fragile ; au Tchad, des braises jamais éteintes ; au Kosovo, une guerre civile qui menace... Mais la France est là.

opex2.jpgLa France envoie chaque année plus de 40.000 de ses soldats hors de ses frontières. Compte tenu des rotations, c'est en effet le nombre total d'hommes et de femmes qui servent sous nos couleurs pour que nous puissions entretenir, en permanence, quelque 12.000 soldats en opérations extérieures - les "opex".

Les États-Unis mis à part, la France est la seule nation à consentir un tel effort.

D'autant que nos hommes sont déployés dans cinq opérations majeures, alors que les Britanniques, qui engagent des effectifs un peu supérieurs, se concentrent sur deux théâtres. Les Français sont partout, sous le drapeau des Nations unies, de l'Otan ou de l'Union européenne : au Kosovo ; en Côte d'Ivoire, au Tchad et au Darfour ; au Liban ; en Afghanistan. À un moment ou à un autre de leur histoire, les Français avaient été dans les Balkans, au Levant ou en Afrique. En Afghanistan, jamais.


Il a donc fallu combler les distances (Kaboul est à 6.000 kilomètres de Paris) et se faire à des combats très durs. On n'est plus dans le "maintien de la paix". En trois ans, le coût de ces opex a augmenté de 40%. Benoît d'Aboville, à la Cour des comptes, et Louis Giscard d'Estaing, à la tête d'une mission parlementaire de l'Assemblée, viennent de rédiger deux rapports qui se confirment l'un l'autre sur le sujet ; ils évaluent le total des coûts à 1.232 millions d'euros répartis entre le ministère de la Défense (852) et celui des Affaires étrangères (380).Un tel effort n'est justifié que par la volonté de la France de tenir son "rang" et de conserver son influence sur les affaires du monde.

La première cause des hausses de coûts s'intitule "indemnité de sujétion pour service à l'étranger", une prime qui double la solde. Le même capitaine qui perçoit 30.400 euros par an sur le territoire national touche une prime de 18.000 euros s'il commande une compagnie pendant six mois en Afghanistan. Même écart pour un sergent : 16.450 euros en métropole, 27.600 en opex de six mois. Les rapporteurs ont comparé ces soldes à celles des Britanniques : le capitaine d'un régiment de Sa Majesté perçoit 44.000 euros en opération et le sergent 38.000 (primes non imposables, ni en France ni en Grande-Bretagne).

Mais, naturellement, c'est la logistique, le ravitaillement, l'entretien du matériel, les carburants, et maintenant les munitions, qui pèsent de plus en plus lourd. «On a mis le fantassin français au standard américain », dit le colonel Le Nen, qui commandait le 27e bataillon de chasseurs alpins durant le premier semestre de cette année en Afghanistan. Tenue de combat, gilet pare-balles, rangers, équipement radio, tout a été adapté.

Car, tout s'use plus vite dans la rocaille d'une vallée afghane ou libanaise que sur le bitume d'un quartier métropolitain. Détail rapporté par la mission Giscard d'Estaing : « Les militaires eux-mêmes acquièrent sur leurs propres deniers des équipements jugés utiles, bien que non fournis par le ministère de la Défense : effets d'habillement, lampes, gants spéciaux pour le tir d'élite... » Autre détail, en opex, un soldat ne se sépare pas de son arme individuelle - d'où usure plus rapide mais aussi, vols. Lesquels finissent par coûter cher, souligne le rapport, « surtout lorsque les forces spéciales sont amenées à racheter discrètement les armes dérobées pour éviter de les retrouver dans de mauvaises mains »...

Usure aussi, et surtout, pour les matériels. Un Vab, ce gros véhicule blindé à quatre roues, roule trois fois plus en opération qu'en métropole, et en plus sur de méchantes pistes : il faut changer plus souvent leur boîte de vitesses, leurs pneus, leurs équipements, doubler leur blindage, les équiper de brouilleurs antimines ; il faut aussi disposer de camions de détection des engins explosifs...

Et l'entraînement des hommes ? Il va de soi dans ces unités très professionnelles qui partent pour l'Afghanistan. Et pourtant, il n'a pas été jugé suffisant par l'état-major. Celui-ci y a ajouté une préparation supplémentaire : pour 2.700 fantassins en opération dans les vallées afghanes, on envoie chaque année 7.500 hommes et femmes en stage de 6 mois en « centre d'aguerrissement en montagne ».

Aguerrissement, la clé. Résistance, endurance, effort de tous. Et pour le chef, non seulement savoir se mettre devant et donner l'exemple, mais « éclairer, rassurer, stimuler », « donner confiance », « être toujours présent pour les petits ». Ce qui est typiquement le credo des paras à béret rouge du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa).

Aujourd'hui rédacteur en chef du service monde de Valeurs actuelles, Frédéric Pons a quitté le "8" pour faire ses classes dans le journalisme et rejoindre notre rédaction. Il est colonel de réserve et ancien de l'Institut des hautes études de défense nationale. Il vient de choisir ce régiment comme unité modèle des opex. Il l'a rencontré au Liban, en 1978-1979, et l'a retrouvé dans l'embuscade tragique de la vallée d'Ouzbine, l'an dernier. Il lui rend hommage dans un récit très riche, détaillé, puisé auprès des témoins, de ses faits d'armes des 30 dernières années.


opex3.jpgLe premier anniversaire de la terrible embuscade

Car ce régiment est bien plus ancien : il a été créé le 1er mars 1951 à Hanoi par le général de Lattre qui le baptisait 8e bataillon de parachutistes coloniaux. Anéanti à Diên Biên Phu, il va renaître en Algérie, puis deviendra le 8e RPIMa avant d'être basé à Castres, dans le Tarn, en 1963, et de devenir en 1970 un régiment entièrement professionnel. Il part alors pour l'Afrique, du Tchad au Rwanda ; il ira au Sud du Liban, à Beyrouth, au Cambodge, en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan. Le 18 août dernier, il commémorait par une prise d'armes le premier anniversaire de la terrible embuscade au cours de laquelle l'une de ses sections fut quasiment décimée. Huit parachutistes du régiment y avaient perdu la vie, deux autres provenant d'unités différentes avaient aussi été tués, et le "8" avait, en outre, relevé douze blessés.

À ce combat, qui dura toute une après-midi et une partie de la nuit suivante, un combat comme les paras n'en avaient pas connu depuis l'Algérie, Frédéric Pons consacre les cinquante premières pages de son livre, dans un film précis, imagé, minute par minute, homme par homme, avec cette chaleur, cette camaraderie de frères d'armes qui donne à la guerre son épaisseur humaine. Puis, après avoir raconté 30 ans d'opex, il revient à la fin de son livre sur ce drame lancinant - comment des parachutistes hyper-entraînés se sont-ils donc fait prendre au piège ? - pour tenter d'en tirer les leçons, en une dizaine de pages supplémentaires. « Rien ne compense la perte de vies emportées le 18 août 2008, écrit-il. Mais le comportement individuel et collectif des paras et de leurs gradés pris au piège mérite d'être cité en exemple. Courageux et efficaces, les paras, associés aux marsouins, ont su empêcher l'anéantissement de la section. Ils ont surtout permis dans les heures qui suivirent la destruction de six à sept fois plus d'insurgés. » Mais il ajoute : « L'ennemi a-t-il été ce jour-là sous-estimé ? Oui hélas. » Les talibans ne supportaient pas la reprise du contrôle par les Français d'une zone « de transit et de repos, essentielle pour leurs communications. Tout annonçait la réplique... ».

C'est le 25 février 2008, en Conseil de défense, que le président de la République avait décidé de renforcer notre engagement militaire en Afghanistan.

Le 8e RPIMa recevait aussitôt ses consignes et embarquait trois mois plus tard pour Kaboul. « Ce combat, disait Nicolas Sarkozy, est un combat juste, un combat que l'on ne doit pas perdre - parce que là-bas se joue l'avenir de ce à quoi nous croyons. »

Le premier parachutiste du régiment tombé au combat depuis la guerre d'Algérie fut le caporal-chef Jacquot, tué au Liban en février 1979.

Le "8" était alors commandé par le colonel Cann, aujourd'hui général de corps d'armée (2e section), président de l'amicale des anciens. Lorsque le régiment rentra de sa mission, il écrivit dans son rapport : « Ni autorité politique, ni pouvoir militaire. Quel dénuement face à l'impossible mission de restaurer l'autorité politique libanaise et recouvrer l'intégrité territoriale du Liban ! Jamais instrument ne fut aussi mal adapté à l'ouvrage. Fallait-il changer l'instrument ? Fallait-il modifier l'ouvrage ? » 30 ans plus tard, les Français sont encore au Liban, qu'ils ont quitté avant d'y retourner.

On voudrait être sûr que les mêmes questions ne se posent pas en Afghanistan.


Source du texte : VALEURS ACTUELLES/theatrumbelli


L' IMMIGRATION EN EUROPE !

Réflexions sur l'immigration en Europe

L'Europe est pour la première fois de son histoire un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre pays.

Plus de 10 % du total. Comme le titre de son livre l'indique, Caldwell pense qu'une révolution est en train de balayer l'Europe.

Dans un des passages les plus mémorables du livre, il se demande "si on peut avoir la même Europe avec un peuple différent", pour Caldwell "la réponse est non" (...).

caldwell.jpgCaldwell rappelle qu'en 1950, il n'y avait pratiquement pas de musulmans en Europe à l'exception des Balkans.

En l'an 2000, il y en avait entre 15 et 17 millions : 5 millions en France, 4 millions en Allemagne et 2 millions en Grande-Bretagne.

Comme les immigrants aux États-Unis, ils sont jeunes, citadins, prolifiques et surreprésentés dans les prisons. 40% des enfants de Paris ont des parents immigrants, à Londres un huitième des habitants sont musulmans.

50% des prisonniers français sont musulmans.

À Turin, les immigrants représentent 10% de la population mais seulement 0,2% des décès et 25% des naissances.

Les musulmans qui arrivent en Europe font en moyenne plus d'enfants que ceux qui restent au pays, le même phénomène s'observe chez les Mexicains ayant émigrés aux États-Unis.


L'effet de taille compte énormément, écrit Christopher Caldwell, éditorialiste au Financial Times. On dénombre 15 à 17 millions de musulmans en Europe. C'est unique dans l'histoire. Et cette immigration constitue le plus grand problème que rencontre l'Europe. Il est frappant de constater le manque de confiance de la démocratie, sa plus importante valeur morale, à le traiter, écrit-il.

Si l'Europe accueille davantage d'immigrants que ses citoyens ne le souhaitent, c'est une bonne indication que la démocratie fonctionne mal. Dans ce contexte de "confrontation avec l'islam", il dépeint des Européens de souche qui "se sentent exclus chez eux, victimes d'une OPA culturelle" et propose ses propres pistes.

L'islam a brisé bien des habitudes, structures et institutions de l'État. L'immigration, à travers sa main-d'œuvre bon marché, peut être bénéfique à l'économie privée. Pour l'État, c'est différent. Les prestations aux immigrés et à leurs familles dépassent leurs contributions. En Allemagne, les indigènes de 20 à 65 ans paient davantage de contributions qu'ils ne font appel aux prestations sociales. Les Turcs d'Allemagne ne le font qu'entre 28 et 57 ans. La tendance n'est pas encourageante. Entre 1971 et 2000, le nombre de résidents étrangers en Allemagne a explosé de 3 à 7,5 millions, mais le nombre d'étrangers actifs s'est maintenu à 2 millions !

"La Grande-Bretagne reçoit un demi-million de nouveaux immigrés extra-communautaires tous les ans" et déjà environ 80 "tribunaux islamiques" autorisés à résoudre des controverses par la charia, y sont à l'œuvre.

En Norvège, on a assisté à un cas d'intégration à rebours : toutes les élèves d'une école ont mis le voile, convaincues d'être plus mignonnes ainsi.

On soutient que les immigrés "sont une ressource" parce qu'ils font les travaux que les européens ne veulent plus faire. Au contraire, "avec leurs bas salaires, ils maintiennent souvent temporairement en vie des postes de travail de toute façon destinés à disparaître (...) à cause du progrès technologique et de la disponibilité de produits à coûts mineurs provenant de Chine".

De plus en plus, lorsque les immigrés se naturalisent, ils ne veulent plus faire certains travaux.

On dit aussi que ce sont les immigrés qui vont "payer nos retraites". Mais "en général, ils font des travaux peu rémunérés, leurs contributions sont donc relativement basses". Ajoutons que "eux aussi vieillissent et deviennent retraités. En outre, très vite, ils ont des problèmes de santé que les assurances sociales doivent prendre en charge". Sans compter que "en Allemagne et en France 70% des immigrés extra-communautaires ne travaillent pas - soit parce qu'ils sont trop jeunes, soit parce qu'ils sont au chômage donc ils ne payent pas de cotisations, alors qu'ils constituent un coût pour le système de protection sociale".

En somme, rien ne permet de conclure "qu'il soit moins coûteux pour l'Europe d'accueillir des millions d'immigrés extra-communautaires plutôt que de destiner les mêmes ressources à les aider dans leurs pays d'origine".

Cela vaut aussi pour les diplômés originaires du Tiers-monde : "en faisant ainsi, on soustrait aux pays d'origine justement ces élites qui leur seraient indispensables pour sortir du sous-développement".

En outre, l'Europe "est tellement plongée dans le relativisme qu'elle n'a vraiment pas les idées claires sur la culture qu'elle veut défendre et proposer aux immigrés. Il semble que les réactions se produisent dans un seul domaine, qui comprend le féminisme et les droits des homosexuels".

Ainsi, nous le rappelle Caldwell, les Pays-Bas ont décidé "de proposer aux nouveaux immigrés les 'valeurs hollandaises' résumée dans une vidéo qu'ils doivent obligatoirement voir. On y voit, entre autre, deux homosexuels qui échangent des effusions en public et une baigneuse 'topless'. Il n'est pas certain que la majorité des Néerlandais se reconnaissent dans ces valeurs. Pour contre, il est très certain que la vidéo confirmera les immigrés musulmans dans leur sentiment de supériorité par rapport à l'Occident décadent. Dans d'autres Pays les cours sur la citoyenneté proposés aux immigrés exaltent le droit à l'avortement".

L'immigration et l'État social se marient mal. "Une fois que les immigrés comprennent le système d'État social, ils peuvent changer les objectifs des assurances sociales. Au lieu de dépenser les prestations sociales, par exemple en nourriture, l'argent peut financer l'islam. Les deux tiers des imans en France sont à la sécurité sociale", explique Caldwell.

Certes la gestion cohérente des flux de population n'est pas aisée avec une économie globale complexe et les conséquences culturelles qui en résultent. Il ne s'agit pas seulement d'importer des facteurs de production, mais aussi le changement social.

Car avec l'immigration de masse, la diversité, la tolérance, le sécularisme sont mis à rude épreuve.

Ces 20 dernières années mettent en lumière l'absence d'assimilation.

Caldwell observe même une détérioration avec les nouvelles générations. Des zones de non-droit émergent dans les banlieues.

Nicolas Sarkozy est le seul chef d'État à condamner les responsables d'émeutes dans les banlieues et non pas le manque de générosité à leur égard. Ce n'est pas à des délinquants de déterminer l'agenda politique.

Caldwell approuve avec force. Mais est-il trop tard ? Les lois sur la tolérance ont commencé à profiter aux intolérants, dit-il.

Caldwell s'en tient aux faits : 19% des Européens pensent que l'immigration est bonne pour leur pays.

Les autres ne sont pas devenus moins généreux envers les immigrés. "Simplement, ils paient la facture".

Beaucoup d'Européens sont à la recherche d'une vie meilleure, comme les immigrés. Mais, contrairement à ces derniers, "ils n'ont pas voulu le changement", explique l'auteur. Ils sont pourtant expulsés de la culture de leurs parents. Certaines de leurs traditions sont parfois rejetées sous prétexte que les immigrés musulmans pourraient se sentir exclus.

La réciprocité des pays musulmans à l'égard de religion chrétienne n'est pourtant de loin pas garantie.

Pour l'auteur, l'histoire de l'Europe est, depuis la Seconde Guerre mondiale, une histoire d'émancipation à l'égard des États-Unis.

La création de l'Union européenne s'inscrit dans ce contexte. La solution à l'immigration de masse risque toutefois d'obliger l'Europe à suivre l'exemple américain. Les États-Unis sont, en théorie, libres, ouverts et occidentaux. En pratique, "l'Amérique exerce des pressions dignes de Procuste sur les immigrés pour qu'ils se conforment à leur système. Ce sont ces pressions et non son ouverture qui font des Etats-Unis un peuple". "Si elle l'empêche de parler l'anglais ou d'être à l'heure au travail, il aura faim. Il rentrera dans son pays et personne ne le regrettera".

Le modèle américain ne peut toutefois être transposé intégralement. Il résulte de conditions historiques particulières et d'une réforme du système pénal, sous Nixon, destiné à lutter plus férocement contre la drogue.

De plus, l'Amérique compte seulement 2 millions de musulmans.

"Le problème de base avec l'islam et avec l'immigration tient au fait que les communautés les plus fortes en Europe ne sont pas des communautés européennes", selon Caldwell.

Ce problème existe malgré le multiculturalisme des Pays-Bas et la laïcité de la France.

L'islam est une religion magnifique, mais ce n'est pas la religion de l'Europe et ce n'est en aucune manière la culture européenne.

Il est certain que l'Europe sortira changée de la confrontation.


Source du texte : POUR UNE ECOLE LIBRE AU QUEBEC/ théatrumbelli

" RON PAUL " ET SA LOI !

La “loi Ron Paul” votée en octobre?

D’une façon assez discrète, et, également, fort discrètement rapportée par la presse-Pravda, le député démocrate Barney Franks, président de la Commission des Finances de la Chambre des Représentants, a annoncé que la loi HR 1207, que nous désignons volontiers sous le surnom de “loi Ron Paul”, devrait être votée en octobre.

(La loi HR 1207 constitue une loi d’audit de la Federal Reserve, destinée à rendre publiques les activités et les diverses initiatives de cet organisme tout-puissant, particulièrement secret dans ses activités alors qu’il régule fondamentalement la politique monétaire des USA en soutenant Wall Street.

Il s’agit du rôle classique de Banque centrale alors qu’il s’agit dans les faits d’une institution privée, que ses activités sont totalement incontrôlées par le pouvoir législatif et totalement dissimulées au public.)

L’annonce a été faite lors d’un meeting régional sur la question des soins de santé, dans le Massachusetts, donc d’une façon anodine, en réponse à une question de l’auditoire. Franks a précisé qu’il avait l’intention de pousser fortement pour le vote de cette loi, qui dispose d’ores et déjà du soutien de plus de la majorité de la Chambre.

L’intervention de Franks est rapportée par Ryan Grim, dans HuffingtonPost, le 28 août 2009. L’intervention de Franks montre une réelle chaleur de ses relations avec Ron Paul, qui a acquis, avec cette loi, une popularité et une autorité incontestables au sein de la Chambre, dépassant largement ses appartenances partisane et idéologique.

«The bill to audit the Fed, H.R. 1207, was introduced by libertarian Fed critic Rep. Ron Paul (R-Texas) and is backed by well over a majority of the House. Frank's comment suggests it won't just be left to languish in committee.

»“I want to restrict the power of the Fed in a number of ways,” said Frank in response to a question about the bill. “They have had since 1932... the right to intervene in the economy almost whenever they” wanted to, Frank said, noting that the Fed relied on its extraordinary lending power to forward billions to financial institutions last fall. He intends to curtail that lending power, he said.

»“Finally we will subject them to a complete audit,” he said. “I have been working with Ron Paul, the main sponsor of that bill. He agrees that we don't want to have the audit appear as if it is influencing monetary policy, because that would be inflationary and Ron and I agree on that.” […]

»“One of the things the audit will show is what the Federal Reserve buys and sells, and that will be made public,” Frank said. “But not instantly, because... you would have a lot of people trading off of that, and you would have too much impact on the market. Again Ron agrees with that, so we will probably have that data released after a time period of several months, enough time so it wouldn't be market-sensitive. That will be part of the overall Fed regulation that we are inducting.”

»The questioner followed up: “By the end of the year?” “The House will pass it probably in October,” said Frank.»

• Un vote par la Chambre d’une loi de cette importance devrait avoir des conséquences très rapides sur le Sénat, où une loi du même type est en discussion, sous la férule d’un sénateur “socialiste”, Sanders du Vermont… «House passage will put pressure on the Senate to act. The upper chamber has had a similar bipartisan coming-together, with Sen. Bernie Sanders of Vermont, a socialist, and Sen. Jim DeMint (R-S.C.), as far from a socialist as imaginable, cosponsoring a version of Paul's bill.»



• L’opposition à cette loi, toujours aussi feutrée tant la question est délicate et d’une sensibilité extrême, est toujours aussi forte.

Elle vient des mêmes milieux – les banques, Wall Street, la finance et, bien entendu, la Fed elle-même. Tout cela se fait dans un climat par ailleurs tendu par certaines tentatives de la justice d’entamer le monopole d’absolue opacité de la Federal Reserve. «Wall Street has been pushing back against opening up the Fed. A federal judge recently ordered it to disclose who the bank is lending to and what collateral it's getting in return. The Fed is appealing, arguing that such disclosure would damage it and the banks receiving the loans. The Clearing House Association, a coalition of financial industry players, joined the Fed in protesting the decision….»

Il est vrai que, dans ce système, le silence et la discrétion sont les indices les plus assurés de l’importance d’une affaire, lorsque cette affaire affecte une institution de l’importance de la Fed.

La “loi Ron Paul”, qui progresse sans tapage, a un potentiel révolutionnaire. Son soutien à la Chambre est l’une des marques des marges imprévisibles et incontrôlables des activités de cette assemblée.

La Chambre, effectivement, peut s’emporter pour des cas qui apparaissent soudain révolutionnaires par rapport aux normes du système, et Ron Paul a su parfaitement jouer de ce réflexe à l’avantage de son initiative. HR 1207 n’a plus rien d’une loi partisane (d’un parti), ni d’une loi d’une conception idéologique.

Elle est soutenue par un éventail partisan et idéologique le plus large possible.

L’habileté de Ron Paul est d’être à peu près parvenu à faire de HR 1207 un projet de loi où la Chambre des Représentants engage sa spécificité et ce qu’elle prétend être son originalité, son côté “populiste”.

Cette situation est pour l’instant fort peu répercutée, comme on l’a noté, mais si HR 1207 est votée on entendra parler de la chose.


Mis en ligne le 31 août 2009  / dedéfensa

 

ENCORE UN BIDULE ? PRO-MUSULMAN ?

Importante conférence de l’OSCE sur la discrimination contre les musulmans


Oui, vous avez bien lu ! L’islam radical menace la démocratie en Europe, et l’OSCE veut s’assurer que les musulmans soient protégés contre les méchants islamophobes qui défendent la liberté.
Pour savoir si vous êtes atteint d’islamophobie, faites le test prescrit sur le site Bivouac-ID.



OSCE_Logo_03


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Conférence européenne sur les droits de l’Homme

La conférence 2009 sur la Mise en œuvre de la dimension humaine (MODH) organisée par le Bureau des Institutions démocratiques et des Droits de l’Homme (BIDDH) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se tiendra à Varsovie en Pologne du 28 septembre au 9 octobre.

Sharia-poster-crowd UK La conférence 2009 sur la Mise en œuvre de la dimension humaine (MODH) organisée par le Bureau des Institutions démocratiques et des Droits de l’Homme (BIDDH) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se tiendra à Varsovie en Pologne du 28 septembre au 9 octobre.

La MODH est la plus importante conférence sur les Droits de l’Homme en Europe et constitue un forum où des représentants de gouvernements, de la société civile et d’organisations internationales discutent de la mise en œuvre des engagements de l’OSCE envers la dimension humaine.

C’est l’événement annuel le plus important de l’OSCE axé sur les Droits de l’Homme et la démocratie en Europe, en Amérique du Nord et en Asie centrale.
L’OSCE examinera comment et dans quelle mesure les gouvernements de la région ont mis en pratique leurs engagements en matière de démocratie et de Droits de l’Homme.

L’engagement de l’OSCE de lutter contre l’intolérance et la discrimination et de promouvoir le respect mutuel et la compréhension sera examiné le 5 octobre.
Au cours de cette session, le BIDDH a l’intention de présenter une version avancée de son rapport annuel sur les crimes haineux et une ébauche de directives à l’intention des éducateurs en vue de combattre l’intolérance et la discrimination envers les musulmans.

Source :  Alliance of Civilizations

 

FACEBOOK ET LA DGSE ?

Ton patron de la DGSE en short!

A la lecture des déboires facebookesques du futur chef du MI6, je me suis posé la question de savoir si l'on pouvait trouver de telles photos du patron de la DGSE en maillot de bains sur Internet.

Bon a priori, on trouve plutôt des photos costume-cravate de M'sieur le Préfet. Sans titrem le préf.JPG

Comme celle-là:



On voit qu'il s'est fait une coiffure plus d'jeuns qu'auparavant.

Mais si on cherche sur Internet, on trouve d'autres choses...

Sans titremez.JPG

Ou encore en furetant un peu, on trouve ensuite quand même quelques infos sur Facebook.

Comme ceci:

Sans titreth.JPG

Ou encore:

Sans titredap.JPG

Ou notamment:

Sans titrehe.JPG

Bref, pas très rassurant que "notre" patron des services secrets laisse de telles infos sortir, le soumettant potentiellement à des pressions pour lui (enfin que nous ne souhaitons pas surtout pour la France).

NB1: Soyez sympa messieurs les barbouzes avec les gens chez qui vous débarquerez demain matin à l'heure du laitier: ils ne sont pas (mais alors pas du tout) au courant et apparemment ils ont déjà pas mal de soucis.

NB2: Merci aussi de ne pas trop ennuyer non plus Charles qui a juste eu la gentillesse d'héberger mon post.

La mode étant à l'adoption des pratiques anglo-saxonnes (les agences spéciales embauchant, par exemple, les gens qui les ont hacké) au sein des services français, si vous me trouvez, j'étudierais toutes les propositions d'embauches honnêtes! :-)

Enfin, une prochaine fois, si vous êtes biens sages, je vous raconterais peut-être comment on trouve des nageurs de combats sur Facebook. Et d'ici, là, ceux qui à la lecture de ce post auront supprimé hâtivement leurs profils me confirmeront leur job, si j'avais un doute! ;-)



Source:

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE RANDA

Pas de remise de réputation pour bonne conduite


Philippe Randa



La Chronique
En cette fin de période estivale, l’actualité n’est guère généreuse en sujet d’articles.
Alors faute de grives, certains fins limiers de la presse se rabattent sur les merles qu’ils peuvent. En l’occurence, Benoît Fleury, un professeur de droit qui avait déjà horrifié les arrières arrières tous petits petits héritiers du si mal-nommé Saint-Just. Surnommé l’« archange de la Terreur », rappelons que ce brave révolutionnaire est l’auteur impérissable de ce slogan fleurant bon l’amour du prochain : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »

Ce professeur de droit, nommé en 2008 à l’université de Poitiers, avait provoqué un tollé local : il avait été responsable du Groupe Union Défense, ce GUD de tous les cauchemars gauchistes qui gêna des décennies durant ces derniers pour régner en maîtres absolus dans les universités.
C’est un crime qui ne se pardonne pas, tout démocrate de progrès, tout humaniste qui se respecte, tout républicain élevé à la sacro-sainte devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité », le confirmera.

Un terroriste d’extrême gauche qui a versé le sang a droit a l’oubli de ses « errements de jeunesse» pour peu qu’il verse quelques larmes de crocodiles. Tout assassin a de même le droit à l’oubli dès lors qu’il a purgé sa peine et s’est résinséré dans la société. Et pour tout pédophile aussi, à condition toutefois qu’il cesse cette facheuse habitude de tripoter les enfants, voire plus si besoin s’en fait trop ressentir.

Pour un ancien du GUD dont le « casier » n’est en général lourd que de quelques beignes échangées avec des militants d’un autre bord politique, pas d’oubli, pas de pardon, pas de remise de réputation pour bonne conduite…

En 2008, la nomination de Benoît Fleury à Poitiers avait fait brailler quelques barbus de gauche – cliché –, soutenus par quelques couilles-molles de droite – euphémisme –, puis… ? Puis, plus rien ! La campagne médiatique visant à empêcher son affectation comme professeur d’histoire du droit à l’université de Poitiers avait fait flop.

Benoit Fleury vit, tout de même, dans un État de droit : pour cet agrégé des facultés de droit et major au concours de droit romain et d’histoire du droit en 2008, c’était tout de même la moindre des choses.

En cette fin d’été, le quotidien Libération anciennement d’extême gauche, aujourd’hui sous perfusion financiaire d’Edouard de Rothschild, s’émeut qu’il devienne le nouveau directeur des affaires juridiques du conseil général de Vendée… et se fait l’écho de membres de l’opposition qui dénoncent la mise en place d’un « laboratoire extrémiste » dans le département – craignons les prochains virus autrement plus dangereux que celui de la grippe cochonne qui terrorise actuellement la planète – et de « recyclage de personnalités au passé plutôt trouble » : rien de moins !

On prend les mêmes et on recommence, donc…

Mais, les chiens, fussent-ils bavant de haine, ont beau aboyer, gageons qu’à nouveau la caravanne passe, fut-elle ornée dans son passé d’une facétieuse croix celtique.


Source:

UNE RÉUNIONITE POURQUOI FAIRE ???

Une table-ronde pour réconcilier jeunes et police: "Qu'on arrête enfin de se renvoyer la balle"


17 associations sont conviées au ministère de l'Intérieur cet après-midi.


Des policiers.
Des policiers.
MAXPPP

Brice Hortefeux l'avait annoncée la suite de la mort d'un jeune homme qui tentait d'échapper à la police, à Bagnolet, le 19 août.


C'est ce lundi que doit se tenir une table-ronde entre représentants du gouvernement et associations travaillant avec les jeunes et/ou dans les banlieues.

Objectif : pacifier les relations entre jeunes et police.

Seront présents, selon Le Nouvel Obs :
- le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
- le ministre de la Ville, Xavier Darcos.
- la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, Fadela Amara.
- le haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch.
- les directeurs généraux de la police, Frédéric Péchenard, et de la gendarmerie, le général Roland Gilles.
- le préfet de police Michel Gaudin.
- les directeurs centraux de la Sécurité publique Jacques Fournier et des CRS Philippe Laureau.
- Alain Gardère, directeur de la police urbaine de proximité de la Préfecture de police de Paris.

Avec eux, les représentants de 17 associations.

Ameziane Abdat, président de Zy'va, association basée à Nanterre, sera là. "Cela fait des années que la police n'est plus présente dans certains quartiers. Quand elle arrive, c'est vécu comme une provocation. C'est vraiment une ineptie...", explique-t-il sur Europe 1, ce lundi matin.
Alors, le représentant associatif propose de "faire un état des lieux partagé et qu'on arrête enfin de se renvoyer la balle, qu'on reconnaisse chacun ses torts". Et de conclure: "Il ne faut pas attendre ce qu'on a vécu en 2005 pour bouger. Autant le faire quand le climat est apaisé..."

Théodore Yamou, président de Banlieue sans Frontière en action, association basée à Maisons-Alfort, arrive avec une série de propositions. "J'attends beaucoup de choses du gouvernement, notamment au niveau de l'emploi des jeunes. Actuellement, les moins de 16 ans ne peuvent pas travailler. On pourrait faire changer les choses pour les moins de 16 ans qui posent des problèmes", affirme-t-il au micro de RTL. "Mais les réunions comme ça doivent se multiplier au cours de l'année. Une ne suffit pas.

Les pouvoirs publics doivent apporter leur soutien à nos actions sur le terrain..."




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(Sources: Europe 1, RTL, Nouvel Obs)


Source: Le post rédaction



LE FILS DE L'AMIRAL ET LE MAMMOUTH

lundi 31 août 2009

Un fils d'amiral à la barre de l'Éducation nationale


Le ministre de l'Éducation nationale est resté porte-parole du gouvernement et maire de Chaumont (25 000 habitants).

: Olivier Laban-Mattei/AFP

L'homme n'est pas du sérail. Pas de gène d'enseignant chez les Chatel. Issu d'une lignée de maîtres de forges et d'officiers de marine, fils d'amiral, Luc Chatel affronte sa première rentrée scolaire en tant que ministre.


Sa véritable école ne fut ni l'Ena, ni Sciences Po ¯ les viviers de la politique ¯ mais une entreprise prestigieuse, L'Oréal, la grande maison en cosmétiques. À la sortie de l'université, diplômé en gestion et marketing, il y devient chef de produits  : parfums, mousses à raser et shampoings. « C'était passionnant, mais quand j'arrivais chez des amis, j'avais tendance à examiner les produits dans leur salle de bain. Tôt ou tard, on se demande pourquoi tout ça.  »Les cosmétiques ont fini par le raser.

Luc Chatel, qui fut aussi DRH (directeur des ressources humaines), est à l'opposé de son prédécesseur. Xavier Darcos, professeur de lettres classiques, admire Tacite, Ovide, Mérimée... Son successeur leur préfère les grands chefs d'entreprises, les managers intrépides. Éduqué chez les Jésuites, l'école républicaine n'avait jusqu'alors jamais hanté ses nuits. Mais ne pas être du sérail n'est pas, selon lui, un handicap. Au contraire: « Que je sache, Jules Ferry ne l'était pas non plus. Il était avocat et journaliste.  »

Avant d'entrer en politique ¯ un virus familial ¯ Luc Chatel s'est toujours rêvé en patron. « Si j'avais à créer ma boîte, ce serait de préférence un domaine viticole. J'aime le vin.  »En attendant de posséder un grand cru, il va devoir vendanger sa première rentrée scolaire. Elle ne s'annonce pas gouleyante. Il doit assumer de nouvelles suppressions de postes d'enseignants. Les professeurs sont sur le qui-vive. Les lycéens attendent et craignent à la fois la réforme annoncée du lycée ; leurs parents tout autant.

Le nouveau ministre de l'Éducation monte donc au feu, et le feu, il connaît. Il descend d'une famille de maîtres de forges ancrée à Bayard-sur-Marne près de Saint-Dizier. Son frère, Pierre, dirige toujours la fonderie familiale. Les Chatel, dynastie de notables, se partageaient en fait deux vocations. L'industrie et la marine. Le père du ministre était amiral. « Il a commandé la base de Lann-Bihoué.  »Il fut aussi attaché d'ambassade, d'où la naissance du petit Luc aux États-Unis, en août 1964.

Le temps du service militaire, en 1988, le fils a marché sur les traces du père. Officier de réserve de la marine, il est propulsé aide de camp de l'amiral commandant la Force océanique stratégique. « J'ai effectué plusieurs sorties en sous-marin, en SNA et en SNLE (1). J'ai adoré. La rade de Brest, l'île Longue, je connais.  »Et si l'on s'étonne qu'une famille haute-marnaise possède un pied marin, il s'esclaffe  :« Désolé, Messieurs les Bretons, mais vous n'avez pas le monopole de la mer.  »

Le couac du supermarché...

En politique, il a d'abord tiré des petits bords. Élu municipal du village familial, à 28 ans, il tente sa chance l'année suivante aux cantonales et se prend une veste. Il est alors encarté à l'UDF. En 1997, il tente la députation. Échec, mais bon score. En 2002, nouvelle tentative et succès. Il s'abonne aux victoires. Il s'est rallié à l'UMP et, depuis qu'il a enlevé à la gauche, haut la main, la mairie de Chaumont en Haute-Marne (25  000 habitants), un certain Sarkozy le chouchoute.

Luc Chatel s'attend à une année difficile. D'autant qu'il doit gérer trois agendas: ceux de ministre de l'Éducation nationale, de porte-parole du gouvernement et de maire. Car on le teste dans sa bonne ville. Aurait-il pris la grosse tête depuis qu'il est très en vue à Paris  ? Nous délaisse-t-il  ? Non, affirment les journalistes locaux. Ils le décrivent en homme courtois, disponible, pas bling-bling pour deux sous, « lisse  »confient les plus critiques. Toutes ses fins de semaine sont consacrées à Chaumont, mais il n'y vit pas. Sa famille (il a quatre enfants) réside à Boulogne-Billancourt.

Tout l'été, Chatel le bosseur a travaillé ses dossiers. Et il a communiqué. Beaucoup. Sur la grippe A, le coût de la rentrée... La « com » est sa spécialité. Il en use et parfois en abuse. Au point de s'être pris les pieds dans les cartables, lors d'un impromptu mémorable dans un hypermarché, le 17  août. Le ministre est censé ce jour-là dialoguer avec des mères de familles face aux caméras, bien sûr. Mais les bonnes dames sont de fausses clientes, membres de l'UMP, rameutées par on ne sait trop qui. Maldonne.

Ce couac oublié, le ministre tient sa conférence de presse de rentrée ce matin. Tout au long de la semaine écoulée, il a reçu les partenaires sociaux.

Les syndicalistes l'ont trouvé très à l'écoute. Bon point, sitôt tempéré par cette remarque amère. « Darcos aussi, à ses débuts, nous écoutait.

Et puis il n'a plus rien voulu entendre.  »L'homme qui n'est pas du sérail saura-t-il renouer solidement le dialogue  ?

C'est le pari tenté par son « boss » de l'Élysée.



Bernard LE SOLLEU.


Source: O-F


 

30.08.2009

TARIQ RAMADAN VIRÉ DE ROTTERDAM !

Pays-Bas : Tariq Ramadan viré de Rotterdam

Spécialement dédié à ceux qui réclament de bonnes nouvelles…

ROTTERDAM - La ville de Rotterdam et une université néerlandaise ont annoncé avoir mis fin à leur collaboration avec l’intellectuel musulman controversé parce qu’il présente une émission hebdomadaire «Islam and Life» sur PressTV, une télévision financée par le gouvernement iranien dont les récentes répressions envers les manifestants sont décriées dans le monde entier.

Plusieurs élus de la municipalité de Rotterdam ont dénoncé le double discours de Ramadan, estimant incompatible de prôner la tolérance aux et de travailler pour le régime répressif de Mahmoud Ahmadinejad.

L’islamologue suisse enseignait à Erasmus et occupait un poste de conseiller spécial à l’intégration à la mairie de Rotterdam depuis 2007.

Son contrat courait jusqu’en 2011 pour un salaire de 55.000 euros sur deux ans.

a fait savoir qu’il attaquerait la mairie en justice.

Il y a quelques semaines, il était déjà au centre d’une polémique à Rotterdam.

Fin mars, le magazine néerlandais Gay Krant avait publié une traduction d’enregistrements sonores dans lesquels le professeur d’islamologie déclarait que l’homosexualité était « un désordre, un dysfonctionnement et un déséquilibre » et que les femmes « doivent garder les yeux fixés sur le trottoir ».

Mais de l’autre coté de l’Atlantique,  la Cour d’appel fédérale de Manhattan a infirmé le jugement de première instance qui avait permis à l’administration américaine de Georges W. Bush d’empêcher d’entrer aux Etats-Unis.

Ce jugement relance les espoirs du professeur suisse d’origine égyptienne, petit fils du fondateur des Frères Musulmans, souvent accusé de tenir un double langage, d’occuper prochainement un poste dans ce pays (lire).

Source : 20minutes,

Une des émissions de Tariq Ramadan en anglais sur PressTV portant sur MalcomX et Barack Hussein Obama.

<a href="http://www.youtube.com/v/ibVIyezkO48&hl=en&fs=1&">http://www.youtube.com/v/ibVIyezkO48&hl=en&fs=1&</a>

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