30.06.2009

HÉNIN-BEAUMONT, ILS ONT LA TROUILLE

ILS ONT LA TROUILLE , LES FRANCS-MACS, LES SIONISTES, LES COCOS ETC... TOUS ENSEMBLE,TOUS ENSEMBLE ETC...HEUREUSEMENT LE RIDICULE NE TUE PLUS.  ILS DOIVENT EN AVOIR DES " CHOSES " À CACHER ?


jmlb



mardi 30 juin 2009

'Faire barrage au FN' à Hénin-Beaumont



Pour le deuxième tour des municipales, un front républicainse constitue dans la localité du Pas-de-Calais face au Front national.


Peu d'élections auront vu PS, PCF et UMP se mettre d'accord. Le scrutin municipal d'Hénin-Beaumont, dimanche, aura réussi cet exploit.

L'arrivée en tête de la liste FN, menée par Steeve Briois, sur laquelle la vice-présidente du parti, Marine Le Pen, se trouve en deuxième position, a fait réagir. Forcément avec 39,34 % des voix, le FN est en mesure de ravir la mairie lors du deuxième tour, le 5 juillet.

Hier, pour éviter une triangulaire, le Parti socialiste a appelé à voter pour le divers gauche Daniel Duquenne, arrivé en deuxième position avec 20,19 %.

La tête de liste Union de la gauche, Pierre Ferrari (PS), qui a obtenu 17,01 % des suffrages, a fini par se désister après avoir demandé toute la journée une «  fusion des listes  ».

Du côté UMP, Jean-François Copé appelle à «  faire barrage au FN  ». Xavier Bertrand demande à «  toutes les formations politiques de voter pour Daniel Duquenne  ». La tête de liste UMP, Nesredine Ramdani, avec ses 4,34 % de voix, s'est lui aussi désisté.

Seule voix discordante, dans un premier temps, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur,  affirme: «  Comment voulez-vous choisir entre une gauche qui a été condamnée pour détournement de fonds et le Front national  ? ». Revenant sur sa position, elle appelle finalement à faire barrage à la candidate du Front national.

Marine Le Pen, quant à elle, victorieuse, s'interroge sur ce front anti-FN : «  De quoi ont-ils si peur  ? »

La frontiste avait notamment insisté pendant la campagne sur la présence au sein des listes de gauche d'anciens collaborateurs de l'ex-maire socialiste Gérard Dalongeville, écroué en avril pour une affaire de malversation présumée.

Il y aurait, à Hénin-Beaumont, presqu'un air de présidentielle d'avril 2002.

Source: ouest-france

 

FRANCE ISLAMIQUE ET MOLLAH !

Finance islamique : Mollah, un métier qui rapporte gros !


Numeros et contenus des comptes bancaires à l’étranger de quelques pieux mollahs :

1) Ali Khamenei
- Sparkasse Bank (Frankfurt/G) Acct.# 234075617: DM 112.1 Millions
- Corner Bank (Geneve/CH) Acct. # 217824: US$ 97 Millions
- Banque Cantonale (Lausanne/CH) Acct. # 71713: US$ 73.2 Millions

Note importante : Il y a quelques années, le leader suprême, s’inquiétant que ses comptes européens puissent être gelés, a transféré environ 2 milliards de dollars dans les banques de l’émirat de Bruneï, Singapour, Indonésie et de Malaisie. Ce qui reste dans ces comptes en Europe est de la menue monnaie. Avant la révolution islamique, Khamenei ne possédait pour ainsi dire rien et vivait de charité.  (source)

2) Ali Akbar Hashemi Rasfandjani
- Union Bank Suisse (Geneve/CH) Acct.# 223870390: SF 532.5 Millions
Societe Generale (Zurich/CH) Acct.# 30064183: DM 477.2 Millions
- Sparkasse (Ciborg/G) Acct. # 2957132: DM 238.2 Millions

3) Mohammad Ali Tasskhiri
- Societe Generale (Geneve/Ch) Acct.# 500032654: DM 280.7 Millions
- Midland Bank (London/UK) Acct.# 832-150270: BP 12.2 Millions
- Dressdner bank (Dusserdolf/G) Acct.# 8354783: DM 48.3 Millions

4 ) Mohammad Golpayegani
- Credit Bank Suisse (Geneve/CH) Acct.# CEO7680: SF 85.7 Millions

5) Bijan Namdar Z angene
- Union Bank Suisse (Geneve/CH) Acct.# 314380320: US$ 141.7 Millions

6) Habibollah Asgar Aladi
- Corner Bank (Geneve/CH) Acct. # 3983BHK: US$ 180 Millions

7) Ahmad Jannati
- Midland Bank (London/UK) Acct.# 92114016: BP 54.2 Millions

8) Abdollah Nategh Nouri
- Union Banque Suisse (Geneve/CH) Acct.# 2102120321 ND: USD 123.9 Millions
- Deutsh bank (Hamburg/Germany) Acct.# 03223486: DM 64.1 Millions

9) Mohsen Rafighdoost
- Union Banque Suisse (Geneve/CH) Acct.# 2183130687: USD 122.7 Millions

10) Mohsen Hashemi Bahremani
- Deutsh bank (Munchen 3/Germany) Acct.# 1732736: DM 370.7 Millions
- Credit Bank (Geneve/CH) Acct.# 928530FC: USD 178.2 Millions

11) Abbas Vaez-Tabassi
- Corner Bank (Geneve/CH) Acct.# FAH7272: SF 97.2 Millions
- Sparkasse (Hamburg/Germany) Acct #. DFH72251660: USD 216.7 Millions

12) Hossein Shariatmadari
- Midland Bank (London/UK) Acct.# 34414011: BP 37.8 Millions

13) Mohsen Rezai
- Union Banque Suisse (Geneve/CH) Acct.# 442760430: USD 78.2 Millions
- Credit Bank (Geneve/CH) Acct.# FAH7967: SF 52.7 Millions

14) Massood Movahedian
- Commerz Bank (Koln/Germany) Acct.# 3528817: DM 287.8 Millions

15) Kamal Kharrazi
- Corner Bank (Geneve/CH) Acct.# AMF4567: USD 18.2 Millions

16) Ali-Reza Mo-ayeri - Societe Generale (Geneve/CH) Acct.# 50024814: USD12.6 Millions


Source : Atlas Shrugs/ Poste de veille

 

CULTURE , QUAND TU NOUS TIENS !!!

Quand l’etymologie s’amuse

« Etumos logos » le sens authentique

C’est la définition du mot étymologie

Celle-ci nous ouvre parfois des pistes surprenantes.

Nos ancêtres les Gaulois…mais alors pourquoi avons nous choisi de nous appeler les Français plutôt que les Gaulois ?

Les peuples germaniques ont envahi l’Europe, c’est entendu.

Ils s’appelaient les Burgondes (donnant naissance à la Bourgogne), les Wisigoths (étymologiquement : les Goths sages) qui ont envahi l’Espagne et bien sur les Francs (homme libre), qui ont envahi la Gaule.

Les Wisigoths ont colonisé l’Espagne, mais celle-ci ne s’est pas pour autant appelée la Wisigothie !

Lorsque nous décidons donc de nous appeler Français, nous revendiquons donc notre descendance germanique.

Et pourtant nous avons partagé les trois dernières guerres avec les Allemands, nos cousins germains.

Ces germains étaient un peuple indo-européen, et au 3ème siècle avant JC, ils refoulèrent les Celtes et poussés par les Huns occupèrent l’Allemagne, l’Angleterre et pour faire bonne mesure toute l’Europe occidentale.

Mais revenons aux Gaulois.

Ceux qui fréquentent la capitale des Gaules, Lyon, connaissent le sens du mot « gône ».

Il s’agit en fait des « gosses » lyonnais.

Mais ce que l’on sait moins c’est l’origine de ce mot

il vient tout simplement des organes reproducteurs humains, les gonades.

le mot « Gosse », lorsque nous l’utilisons surprend beaucoup nos cousins Québécois.

En effet, au Québec, les gosses sont tout simplement les testicules.

Imaginez la stupéfaction qu’ont vécus les Québécois qui accueillaient pour la première fois sur le sol Canadien, le « Fou Chantant » : Charles Trénet, pour ne pas le nommer.

Une foule importante l’attendait à la sortie de son avion, et à un micro qui se tendait vers lui, il eut la « délicatesse » de dire :

« en arrivant chez vous, j’ai un peu l’impression de retrouver mes gosses ».

Pour rester dans le sujet, connaissez vous l’origine du mot Hongre ?

Hongre, comme chacun sait définit un cheval qui a été castré.

Ce que l’on sait moins c’est que ce mot provient de la Hongrie (pays d’origine de Nicolas Sarkozy), car ce pays a été le premier à châtrer les chevaux.

Nous évoquons plus souvent la Hongire aujourd’hui, puisque c’est le pays d’origine du nouveau président : Sarkozy.

Sarkozy qu’il faudrait prononcer char-kozy.

En effet, le mot Sar se prononce Char en Hongrois et nous allons voir que c’est important de donner la bonne prononciation.

Sar signifie en Français boue, et sarkozy est un lieu ou l’on trouve de la boue, un tas de boue, ou le limon d’un fleuve, d’une rivière.

Or, la prononciation que nous faisons Napoléonien : de ce mot amuse beaucoup les Hongrois.

En effet, si nous prononçons « sar » au lieu de « char », nous évoquons une autre matière bien moins noble que la boue.

Il s’agit de ce mot de 5 lettres qui a fait la réputation d’un général Cambronne.

Donc lorsque nous donnons la mauvaise prononciation au mot Sarkozy, nous évoquons involontairement un tas de m…e.

Il est donc essentiel et important, si l’on veut respecter la bonne prononciation, de dire aujourd’hui Sharkozy, et tant pis si cette référence aux requins peut nous emmener sur d’autres pistes.

Le requin, on le sait, est un redoutable prédateur.

L’origine de son nom est « requiem »allusion à la mort rapide qu’il peut provoquer.

Mais au fond, ce rapprochement n’est pas si déplacé, lorsque l’on voit de quelle manière le prédateur Sharkozy à opéré dans le paysage politiques français.

En reprenant le fond de commerce de Le Pen, sur l’immigration et l’insécurité, il lui a volé ses électeurs.

En accrochant des casseroles aux candidats de droite qui le menaçaient (De Villepin, Chirac, Juppé et quelques autres…) il les a privé d’une éventuelle victoire.

En évoquant dans ses discours Jaures, et d’autres, et en dévoyant quelques têtes à gauche et au centre, il a mis à mal le PS.

Et aujourd’hui en affirmant haut et fort qu’il est le meilleur défenseur de l’environnement, il espère bien récupérer les faveurs des électeurs écolos.

Car comme disait un vieil ami africain : »

« un morceau de bois a beau séjourner longtemps dans la rivière, il ne deviendra jamais crocodile ».



Source : agoravox

LA FIN DES RETRAITES ?

Par Eric Le Boucher


La fin des retraites



Il ne faut pas sa voiler la face: la France ne pourra pas échapper aux lois de la démographie.


Chacun l'a compris depuis longtemps pour son cas personnel: on goûtera de moins en moins à la retraite. Plus de pensionnés, moins de cotisants: la loi de la démographie est dure, mais c'est la loi. Elle va encore frapper, cette loi, et condamner la France à réformer, à nouveau, son système de retraite. Il n'y a aucun moyen d'y échapper. Le président de la République a rouvert le dossier lors de son discours de Versailles; il confirmait un ballon d'essai lancé par Brice Hortefeux, précédemment ministre des affaires Sociales, qui avait évoqué de retarder de 60 à 67 ans l'âge légal du départ. François Fillon a ensuite précisé qu'«un grand débat» serait ouvert à la mi-2010.

La France adore les grands débats. Sur les retraites, le premier date de 1991 avec la publication d'un Livre blanc demandé par le Premier ministre Michel Rocard. Les premières réformes ont été engagées ensuite en 1993, puis renforcées en 2003 et enfin en 2007 pour les régimes spéciaux. Mais cela ne suffit toujours pas. Le Conseil d'Orientation des retraites (COR), l'OCDE, ou bien encore la Commission européenne arrivent à la même conclusion: la sortie du marché du travail des grosses générations du baby-boom conjuguée avec l'allongement de la durée moyenne de vie conduit à une dégradation mathématique.

Un gros poids sur les épaules des jeunes

Ah mais la crise! Pourquoi faut-il garder les seniors au travail alors que les jeunes n'en trouvent pas? N'est-ce pas le moment, avec le chômage qui remonte, de faire le contraire ? D'ailleurs, les entreprises l'ont compris; pour abaisser leurs coûts, elles multiplient les départs en pré-retraite, financés le plus souvent par l'Etat. Est-ce bien cohérent?

La crise passera, la démographie restera. Le ratio qu'il faut avoir en tête est celui du nombre de «plus de 65 ans» divisé par la population en âge de travailler «entre 15 et 64 ans». Ce ratio est de 25% dans l'Union européenne, il va passer à 53% en 2060 .

En clair, il y a quatre «travailleurs» pour financer un retraité, il n'y en aura plus que deux dans cinquante ans. C'est trop peser sur leurs épaules, aucun «contrat entre générations» n'y résistera.

Sans doute peut-on moduler un peu les lois démographiques, celles-ci reposent quand même sur des hypothèses. La fertilité des femmes, par exemple. Elle doit augmenter de 1,52 enfant par femme en moyenne aujourd'hui (1,85 en France) à 1,64 en 2060, selon Bruxelles. Peut être va-t-elle s'améliorer plus et plus vite. La durée de vie, ensuite. Les hommes vont gagner 8 ans et demi d'espérance de vie d'ici à 2060 pour une durée moyenne de vie qui montera à 84 ans et demi. Les femmes 6,9 ans pour une durée de 89 ans. Peut-être cette progression ralentira-t-elle. L'immigration enfin. Elle devrait reculer: de 1,680 million par an, le nombre d'entrants dans l'Union devrait revenir selon les modèles à 980.000 en 2020 et 800.000 en 2060. Peut être que les portes s'ouvriront plus largement, pour aider au financement des retraites justement. Mais au total, toutes les hypothèses passées en revue, le constat reste le même: il faut réviser le système.

Pénibilité, temps partiel, divorces... les véritables enjeux du débat

les Pas que notre système. C'est le côté cocasse de la crise que d'avoir plombé les systèmes par «capitalisation», où chacun met de côté son propre argent pour ses vieux jours (à l'inverse du système par «répartition» où l'argent du cotisant sert à payer immédiatement la pension des retraités). L'OCDE a calculé que la chute des cours de bourse a forcé à baisser les pensions de 23% dans les pays où ce système prédomine. Les plus frappés ont été les Etats-Unis, l'Irlande et l'Australie.

Mais les systèmes privés de retraites complémentaires ont perdu aussi 10% en Allemagne ou au Mexique. D'une certaine façon la crise met fin à la guerre idéologique entre la répartition et la capitalisation, entre le socialisme et le libéralisme, entre la gauche et la droite. La répartition l'emporte, du moins pour le régime de base.

Mais cette victoire est toute relative. Car si la crise a torpillé les systèmes par capitalisation, la démographie limite les systèmes par répartition. Elle force à baisser les pensions. En vérité, pour les maintenir, il faudrait pouvoir maintenir le ratio retraités/cotisants ce qui imposerait d'augmenter beaucoup la durée de cotisation et/ou de retarder le départ en retraite. C'est impossible et le Conseil d'Orientation des Retraites a démontré que tous les pays ont utilisé, en conséquence, les trois issues disponibles à la fois: revoir la durée, retarder l'âge et de départ et abaisser les pensions.

Le «grand débat» ne porte donc pas sur l'âge de départ à la retraite: fixé à 60 ans en 1982, il devra forcément bouger, au delà de 65 ans sans doute. Ni même sur l'allongement de la durée de cotisation jusque cet âge. Mais il devrait porter sur d'autres aspects négligés dans les précédentes réformes.

D'abord: l'uniformisation. Faut-il mettre fin aux multiples régimes créés après la Guerre et soumettre tout le monde au régime unique, ou pas? La question n'est pas si simple. Moralement, les «boulots pénibles», comme dans les mines ou à la SNCF, méritent un départ anticipé. Mais lesquels le sont encore vraiment? En revanche, les femmes qui ont dû travailler souvent à temps partiel et qui sont très appauvries lors des divorces de plus en plus fréquents, se retrouvent à la retraite dans des conditions de précarité. Il faudrait que le système de décote (par rapport à la durée de cotisation normale) soit revu en leur faveur.

Modèle suédois, modèle allemand

Ensuite, comment pérenniser le système? Avec trois sous-questions. 1) Peut-on sortir des réformes permanentes? 2) Ne peut-on imaginer des retraites «à la carte» qui laissent une grande liberté de choix, organise la souplesse (aller-retour, cumuls emploi-retraite...)? A la condition, bien entendu, de savoir très à l'avance les conséquences de ses choix. 3) Ne faut-il pas copier les Suédois qui ont indexé les pensions non sur les salaires ou sur les prix mais sur la croissance économique et l'évolution démographique. Plus celles-ci sont fortes et favorables, plus les recettes sont grandes pour payer les pensions, et inversement, de telle sorte que le système s'équilibre naturellement. En outre, chaque Suédois gagne des «points» dans son travail, ce qui laisse à chacun la liberté de choisir son départ en fonction des points acquis. Les Allemands ont depuis 1957 un dispositif semblable .

Le grand débat de 2010 nous sortira-t-il du même film sans cesse présenté depuis 1991 du «pourquoi faut-il travailler plus longtemps?», «Pourquoi faut-il encore retarder l'âge de départ?»?. Hélas! ces questions là sont tranchées. En revanche, réintroduire de la souplesse, de la prédiction et de l'intelligence dans un système national de répartition: voilà le vrai débat.

Eric Le Boucher





Commentaire



Il ne faut pas battre en retraite


Par Roger Nifle, le mar, 30/06/2009 

Merci pour ce tableau indispensable mais seulement comme première étape de pensée.

« la loi de la démographie est dure, mais c'est la loi. Elle va encore frapper, cette loi, et condamner la France à réformer, à nouveau, son système de retraite. Il n'y a aucun moyen d'y échapper »

Le propos est terrible. La loi qui frappe, qui condamne, sans échapatoire. On a envie de défendre la démographie, espérance de vie, meilleure santé, mais aussi la fatalité de l'âge se déplace vers un temps de retraite assez long pour qu'une tranche de vie active soit devenue le fait de beaucoup. Ce qui gêne c'est la présentation fataliste. Et pourtant le premier obstacle à la réflexion c'est le déni des réalités que les opposants, du PS aux syndicats en passant par tous les corps qui hurlent à la vitesse de la moindre mis en question du confort acquis.

1 - Une pédagogie indispensable

Dans cette optique votre argumentaire chiffré est pédagogiquement indispensable et on se demande par quelle malhonnêteté ou manipulation les uns ou les autres en viennent à nier ce tableau.

Personne ne disconviendra non plus dans cette perspective qu'il faut prévoir des ajustement de justice sauf que certains en prennent argument pour saboter toute réflexion. La question de la pénibilité si elle n'était pas référée aux « droits acquis » à la SNCF il y a un demi siècle serait sans doute résolue par une concertation des bonnes volontés. Là encore la conception des rapports de force interdit toute concertation sauf clandestine de la part des syndicats.

Mais vous allez plus loin à la fin de votre article en référence notamment aux exemples allemand et suédois et là vous ouvrez enfin la discussion. J'ajouterai à ce stade le fait que le Sens du bien commun doit, pour chaque pays ou communauté donner une logique, une cohérence propre aux questions du devenir de ses populations comme la question de la retraite.

Mais là on sent que la réflexion est quasi impossible en France du fait de ce refus de mise en cause des « droits acquis » et des crispations que ce terrorisme intellectuel fait peser sur la nation.

Et pourtant nous sommes encore loin du compte. Je voudrais en donner deux aspects, un qui concerne les racines de la question, l'autre ses perspectives.

La fin des retraites.

Oui le titre a un Sens positif lié à la remise en question, au dépassement de schémas obsolètes.

D'abord la question est liée à la conception des âges de la vie et la façon de les investir collectivement. Je vous recommande vivement le livre de Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot philosophes, enseignants à la Sorbonne et animateurs du Collège de Philosophie paru chez Grasset. Il s'intitule « Philosophie des âges de la vie. »

Ils mettent en évidence que l'organisation de l'existence est liée à cette conception des âges et du Sens de la vie. Il est vrai qu'une sorte de confiscation sociale s'est faite dans un projet de normalisation où les figures du salariat et du statut de fonctionnaire sont apparues comme inhérentes à la nature humaine alors qu'il s'est agi d'une configuration circonstancielle très liée aux modèles industriels et bureaucratiques d'une époque qui fait tant de nostalgiques.

La retraite dont on parle est un sous-produit de cette réduction de l'humanité à une vision circonstancielle de l'existence. Les âges de la vie sont eux aussi réduits aux visions collectives qui se sont imposées ou ont été imposées selon un certain niveau de maturité collective, de civilisation donc. En gros la vie c'était une enfance vouée aux apprentissages et aux études, un âge adulte vouée à tenir ou obtenir un statut de salarié et enfin la retraite pour épuiser le reste de la vie et soigner les maux de l'âge. Une montée, un plateau et une descente. C'est très exactement dans ce schéma que le système de retraite que nous connaissons a été conçu. Et ce schéma est caduc, lourdement handicapant et sa défense porte gravement atteinte non seulement à notre humanité mais aussi à notre capacité à participer au monde qui vient.

Pour terminer une vision prospective de la question.

La retraite ne doit-elle pas être une question de prospective? Tout d'abord nous sommes en pleine mutation, grandes confusions, grandes inquiétudes, grandes résistances mais aussi grandes espérances et grandes responsabilités.

L'enfance d'abord. Elle ne doit plus avoir le monopole de la formation, de l'éducation, qui doivent perdurer tout au long de la vie. Il ne s'agit plus d'acquérir un diplôme, un titre, une place mais de faire des apprentissages de construction de soi et des compétences de socialisation, notament économiques. Grandir est une aspiration mais aussi une tâche qui réclame l'assistance des parents et figures d'autorité. Les savoirs académiques ne valent que dans les sociétés académiques. Le déphasage est de plus en plus patent, à l'heure d'internet notament.

L'âge adulte ensuite. Il est à ramener à cette période où un statut de subordination établi dans le contrat de travail se justifie par la nécessité de grandir encore dans la participation à la vie économique et sociale avec la charge en plus des enjeux familiaux et de l'éducation des enfants. Mais cette période ne doit durer qu'un temps, variable selon les personnes et les trajectoires. Dix ans ou quarante ans ou plus c'est selon. Mais cette phase ne se termine pas par une retraite mais par une autre période de la vie qui peut même durer 50 ans.

L'âge de la maturité est celui des engagements responsables autonomes et investis dans les affaires communes. Il est clair que les formes économiques n'ont plus rien à voir avec le salariat mais avec une « économie communautaire » lieu des engagements.

Après vient un temps pour le retrait et il est juste que la communauté assiste ceux qui ont à traverser un dernier temps de vie plus fragile.

Tout cela existe déjà dans un certain flou. L'éducation des enfants devra devenir plus pragmatique et le contact avec le monde est justement plus riche que jamais. Les statuts de salariés sont de moins en moins normalisés et au-delà de 50 ans et même avant deviennent incompatibles avec la maturité qui est le lot de beaucoup, plus que par le passé. Combien arrivent à 60 ans dans un emploi de salarié?. Ensuite l'engagement des séniors est de plus en plus marqué et la considération d'une autre période d'activité de plus en plus présente. Enfin les dépendances du grand âge sont maintenant en quête de solutions moins enfermantes.

La pension de retraite, concept du système antérieur, n'a plus sa place comme seul et unique revenu d'existence avant le grand âge. Comme envisager la réforme d'une conception aussi obsolète de l'existence au moment où tout bascule dans une nouvelle civilisation.

Alors la gestion raisonnable du système de retraite que l'on a déjà tant de peine à établir devient déraisonnable et même irrationnelle devant les réalités du monde qui vient. C'est de ces nouvelles réalités qu'il faut repartir quitte à ménager ensuite les transitions.



Roger Nifle Humanisme Méthodologique et prospective humaine


Source: Slate

 

LES DROITES EN EUROPE



Pourquoi la droite s'en sort si bien en Europe?

Sur le plan fiscal, elle  est conservatrice. Sur le plan social, elle est centriste pour ne pas dire de gauche. 


On a attendu jusqu'au bout, mais le revers que devait subir le capitalisme, l'économie de marché et la droite - prévu par beaucoup d'analystes - n'est jamais venu. Il n'y a pas eu d'envies de révolution marxiste, d'appels aux nationalisations d'entreprises, ni même de campagne pour ce que l'administration Obama appelle la «relance» (ce qu'on appellerait plus familièrement «énormes dépenses publiques»).

Au contraire, il y a trois semaines, aux élections européennes visant à élire les eurodéputés, c'est le capitalisme qui a triomphé. Du moins sous sa forme européenne édulcorée. Certes, ces «sondages» européens constituent un type d'élection bien particulier. Le nombre d'électeurs est bien moindre qu'à l'occasion des élections nationales. En outre, même ceux qui participent au scrutin ne savent pas très bien ce que les élus feront une fois installés dans leurs fonctions. L'accumulation progressive de pouvoir du Parlement européen semble n'avoir eu aucun effet sur son image publique. Cette institution est toujours perçue comme une entité immobile, dotée de vieux politiques qui ne peuvent plus grand-chose si ce n'est de coûter une fortune en billets d'avion. Par conséquent, les partis marginaux, y compris l'«extrême droite», attirent systématiquement les votes-sanction et s'en sortent particulièrement bien.

Néanmoins, les Européennes sont aussi l'occasion de prendre une photo politique de l'ensemble du continent à un moment donné. C'est la seule. Les élections nationales ont lieu à des moments différents et suivent des règles nationales qui diffèrent d'un pays à l'autre. Tandis que les récentes élections européennes se sont tenues sur quatre jours, selon les mêmes modalités, dans 27 pays. Cette fois, à quelques exceptions près, elles adressent un message inhabituellement cohérent.

En France, en Allemagne et en Pologne - quatre des six grands pays d'Europe, les gouvernements de centre-droit ont reçu des soutiens enthousiastes inattendus . Dans les deux autres grands pays, la Grande-Bretagne et l'Espagne, les partis de gauche au pouvoir ont été battus , de même que les socialistes de Hongrie, d'Autriche, de Bulgarie et d'ailleurs. Dans certains pays, les résultats ont été cinglants: à Londres, le week-end dernier, je ne pouvais pas marcher dans la rue sans être agressé par les gros titres des journaux. Tous qualifiaient le gouvernement Labour du Premier ministre Gordon Brown de faible, corrompu, usé, arrogant et, bien sûr, très impopulaire. Dans certaines circonscriptions, les candidats européens du parti travailliste au pouvoir ont fini derrière les petits partis qui passent en général totalement inaperçus. Les démissions des ministres britanniques se succèdent à une telle vitesse qu'il est difficile de suivre ce qui se passe (je crois que quatre ministres ont quitté le gouvernement la semaine dernière).

Mais comment se fait-ce que la droite européenne s'en sorte si bien - et d'ailleurs bien mieux que les partis équivalents aux Etats-Unis - alors que nous sommes censés être en plein cœur d'une crise du capitalisme mondial? Si les Européens gagnent, c'est en partie parce que leurs leaders ont le courage de leurs convictions économiques. S'il est vrai que les Etats-providence d'Europe continentale sont passés à la vitesse supérieure ces six derniers mois, on trouve peu d'équivalents des déficits budgétaires de George W. Bush ou de la frénésie dépensière de Barack Obama. Et là où il y en a eu - en Grande-Bretagne par exemple - les grosses dépenses n'ont pas vraiment été synonymes de popularité.

La version théorique de cet écart entre la politique européenne et la politique américaine est reflétée par la prise de bec publique qui a eu lieu récemment entre l'historien économique britannique Niall Ferguson et l'économiste américain Paul Krugman. Les deux hommes sont au moins aussi connus pour les polémiques qu'ils suscitent dans les journaux que pour leurs écrits académiques. Pour schématiser, Ferguson et le gouvernement allemand estiment qu'un énorme déficit et que l'endettement public mène à l'inflation et, à terme, à l'effondrement de la monnaie. Krugman et l'administration américaine pensent qu'il se trompe (je simplifie là aussi).

Pour information, Niall Ferguson est, d'origine en tout cas, un conservateur britannique. Par ailleurs, il convient de noter que rares sont les polémistes républicains aux Etats-Unis qui se disputent de la sorte en public. Sur une bonne partie de ces dix dernières années, sauf pour quelques exceptions, les voix les plus fortes et cohérentes du centre-droit étasunien se sont concentrées presque exclusivement sur la sécurité nationale. Elles ont prôné un «petit gouvernement» et des «dépenses réduites», tandis que les Congrès républicains qui se sont succédé aux côtés d'une Maison Blanche républicaine ont élargi le gouvernement et effectué des dépenses à tout-va. Aujourd'hui, comment osent-ils critiquer les déficits budgétaires d'Obama - qu'ils présentent comme potentiellement très dangereux ­ alors que les leurs aussi étaient immenses encore récemment?

Pour autant, cela ne signifie pas nécessairement que tous les conservateurs européens seraient bien accueillis aux Etats-Unis. (Imaginez un peu Berlusconi, accompagné de paparazzis et de sa présumée maîtresse ado, en campagne au Mississippi.) D'autre part, il est vrai que les dirigeants européens ne se ressemblent pas: on dit que la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, peuvent à peine supporter d'être dans la même pièce en même temps.

Toujours est-il que le succès du centre-droit européen alors que le monde est en pleine crise économique prouve que sa formule politique se tient. Sur le plan fiscal, le centre-droit est conservateur. Sur le plan social, il est centriste pour ne pas dire de gauche. Ses membres ne se sont pas laissés influencer par la mode des dépenses colossales. Ils essaient de garder un semblant de santé budgétaire. Et puis, en ce moment en tout cas, ils gagnent les élections.



Anne Applebaum


Source:  Slate

 

29.06.2009

AGRESSION, ET AUCUNE PROTESTATION ???

29.06.2009

La France humiliée par Israël

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

09.jpgSi Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

beat.jpgMiette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

3940808462-tapis-rouge-paris-pour-peres-lors-d-une-visite-sous.jpgExcréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t» en trop - qui a choqué l’enseignante.

Source: Libération/ LE PNF





 

 

SOMMET DE L' OSCE À CORFOU

Le plan russe de nouveau pacte européen de sécurité présenté au sommet de l'OSCE à Corfou


Les ministres des Affaires étrangères de l'OSCE, réunis à Corfou en Grèce, ont débattu dimanche de l'idée d'un nouveau pacte de sécurité en Europe, avancée par la Russie, mais envers laquelle Javier Solana, porte-parole de la diplomatie de l'UE, a émis des réserves.

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Cette réunion s'est tenue au lendemain du rétablissement de la coopération officielle entre l'Otan et Moscou sur les menaces à la sécurité, coopération qui avait été gelée après le conflit ayant opposé brièvement en août 2008 la Russie à la Géorgie.

Aucun progrès n'a été enregistré à Corfou sur la question d'un maintien des observateurs de l'OSCE chargés de veiller au maintien de la paix en Géorgie, à la frontière avec les régions séparatistes que sont l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Or, leur mission expire mardi et Moscou s'oppose pour l'heure à toute prise de décision sur la prolongation de leur mandat, insistant pour que soit reconnue au préalable l'indépendance proclamée par les deux régions.

La Russie voit d'un très mauvais oeil un élargissement de l'Otan et le maître du Kremlin, Dmitri Medvedev, estime que les institutions datant de l'ère froide, comme l'Otan, ne sont pas les mieux adaptées pour désamorcer les tensions d'un monde devenu multipolaire.

Le projet russe de Traité sur la sécurité européenne mettrait sur un pied d'égalité les pays qui en seraient signataires. Il exclurait que des alliances militaires prennent des décisions nuisant à la sécurité des autres parties prenantes, et dénierait à tout pays ou à toute alliance le droit de maintenir la paix et la stabilité sur le continent.

"(C'est) peut-être le commencement d'un processus sérieux par lequel nous allons réfléchir à l'architecture de la sécurité en Europe", a déclaré Solana avant de rejoindre la réunion ministérielle, qui s'est tenue à huis clos dans l'île de Corfou.

DOLÉANCES DE LA RUSSIE

Cependant, a ajouté devant la presse Solana, ancien secrétaire général de l'Otan, tout futur traité européen de sécurité doit englober non seulement les questions militaires mais aussi les questions comme l'économie, les droits de l'homme et la gouvernance démocratique.

"Il y a nombre d'aspects concernant la sécurité que nous pouvons développer davantage (mais) sans mettre en péril les structures de base qui apportent une stabilité formidable depuis nombre d'années", a-t-il estimé, en faisant allusion à l'Otan et à l'OSCE.

Le projet russe de traité ne met l'accent que sur les questions de sécurité militaire. Pour les Occidentaux, en outre, Moscou doit renoncer à sa vieille idée de "sphère d'influence" en matière de sécurité.

L'Occident reproche aussi à Moscou sa tendance au retour à l'autoritarisme sur le plan intérieur et les bras de fer qu'il peut avoir avec certaines ex-républiques soviétiques comme la Géorgie.

En retour, le Kremlin accuse les Etats-Unis de chercher à étendre son influence géopolitique dans la région. L'armée russe est notamment préoccupée par le projet américain de bouclier anti-missiles en Europe centrale et par la perspective d'entrée dans l'Otan d'ex-républiques soviétiques comme la Géorgie et l'Ukraine.

"Nous avons écouté les Russes se plaindre longuement, réclamer des améliorations à la sécurité européenne parce que, d'après leur point de vue, tout part à vau l'eau", a déclaré un diplomate européen, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

"Les Européens ne voient pas la nécessité de modifier les structures, mais il règne un climat de grande ouverture à la discussion", a-t-il ajouté.

"Des divergences persistent. Il reste beaucoup à faire mais nous sommes au commencement de quelque chose", a estimé un autre diplomate.

Version française Eric Faye

Source: Reuters

 

VIVE LA TURQUIE EUROPÉENNES ?

Crime d’honneur en Allemagne : Un père poignarde sa fille de 15 ans - L’Europe s’attaque enfin au problème


Un restaurateur turc poignarde sa fille de 15 ans

Schweinfurt (Bavière, sud de l’) : mécontent de da manière dont se comportait sa fille âgée de 15 ans, le patron d’un snack turc (kebab) l’assassine sauvagement à l’aide d’un grand couteau de cuisine. La jeune fille portait pourtant le voile comme l’exigeait son père, mais ce n’était manifestement pas suffisant aux yeux de cet homme qui entendait imposer à sa fille un mode de vie plus conforme aux traditions turques.

Visions diamétralement opposées sur le mode de vie

Selon la police, il y avait entre le croyant musulman et sa fille, depuis longtemps déjà, des différences fondamentales. Le restaurateur a tué sa fille parce qu’elle refusait de se conformer au mode de vie qu’il cherchait à lui imposer.
Les policiers, appelés au milieu de la nuit de mardi à mercredi par des membres d’une famille turque, avaient découvert l’adolescente qui avait succombé à ses blessures après avoir reçu de nombreux coups de couteau. Une patrouille avait arrêté peu après le père, un vendeur de kebab âgé de 45 ans.

L’homme a fait des aveux aux enquêteurs puis devant un magistrat qui a alors demandé son incarcération. Selon les premiers éléments de l’enquête, le crime a pour origine “les tensions récurrentes” entre le père et sa fille, liée à des “visions diamétralement opposées sur le mode de vie” à mener, a indiqué la police.

L’autopsie a conclu à une mort par hémorragie due aux multiples coups de couteau portés. La jeune fille, scolarisée en classe de seconde, portait constamment le voile, selon des témoignages recueillis par le quotidien Bild paru jeudi.

Une cinquantaine de crimes d’honneur depuis 1996

Les meurtres s’apparentant à des “crimes d’honneur” ne sont pas rares en , une cinquantaine ayant été recensés depuis 1996 par la police criminelle, essentiellement dans la communauté turque. Un Turc de 20 ans est notamment accusé d’avoir étranglé sa sœur en avril avec câble puis de l’avoir battue à mort parce qu’elle avait avorté.

L’ avait pris conscience avec effroi en 2005 de l’existence de tels crimes sur son sol avec le meurtre de Hatun Sürücü, une mère célibataire germano-kurde de 23 ans, abattue en pleine rue à Berlin par son frère alors mineur. Cette affaire avait provoqué un très vif émoi dans le pays et relancé le débat sur les ratés de l’intégration des étrangers en .

L’Europe s’attaque au “crime d’honneur”

Les “crimes d’honneur” augmentent en Europe et font 5.000 morts par an dans le monde, selon le rapport présenté vendredi au Conseil de l’Europe qui réclame la création d’une infraction spécifique.

“Il n’y a pas d’honneur dans les crimes dits d’honneur”, a souligné vendredi à Strasbourg le parlementaire socialiste britannique John Austin, auteur d’un rapport sur l’urgence à combattre de tels crimes.

Le document, adopté à une large majorité par l’Assemblée (APCE) de l’organisation paneuropéenne, demande des peines qui correspondent à la gravité des faits “soit en créant une infraction spécifique, soit en prévoyant une circonstance aggravante des peines”.

Source : 7sur7, Le Monde

 

VÉNISSIEUX ET AILLEURS ???

Marché des Minguettes à Vénissieux . « On parle beaucoup du niqab à la télé. Alors, elles sont moins nombreuses ce matin... », affirme une musulmane qui porte un foulard. « Je suis pratiquante et je n'aime pas le tchador : ça m'énerve. » « Chacun son opinion : on ne peut pas juger tout le monde. Mais dans un pays non-musulman, on ne doit pas porter le niqab », affirme une autre musulmane, reconnaissable elle aussi à son foulard.

Comme à l'accoutumée, le marché est animé, cosmopolite. Et on y voit de plus en plus de collectes pour la construction de mosquées dans différentes villes : Vénissieux bien sûr, mais aussi Saint-Genis-Laval, L'Isle-d'Abeau, La Roche-sur-Foron en Haute-Savoie.

Mehdi (*), étudiant, petite barbe et habit long, organise l'une de ces collectes. « Je ne vois pas pourquoi ça gêne les gens. Le niqab, c'est un choix. Elles ne sont pas obligées de le mettre, et elles ne voudraient pas sortir en mini-jupe. Une femme trop habillée, on lui dit quelque chose. Alors qu'une femme exhibitionniste, on ne lui dit rien du tout ! », dénonce-t-il. Mehdi (*) va bientôt se marier et sa fiancée, 20 ans, portera le voile intégral. « Elle attend de partir de chez ses parents. Ils sont un peu libérés et ils ne voient pas trop la nécessité du niqab. Je l'encourage mais c'est son choix. »

Mehdi (*) n'estime pas que sa foi est rigoriste. « La loi, on l'applique; le Coran aussi. Je ne vois pas pourquoi ce qui était applicable à l'époque ne le serait pas aujourd'hui. Le Coran n'a pas changé. »

Oui, mais l'époque et le lieu ont, eux, changé... Il sourit doucement, ne se sent pas déconnecté de la société.

Le regard des autres ? « On ne fait pas attention. On ne vit pas pour les autres. J'ai des amis français, je suis normal avec eux, même si je ne sors plus trop le soir. Ce n'est pas du tout un rejet de la France et je ne vois pas pourquoi il y en aurait un : on y vit.

Et on peut y vivre en pratiquant notre religion. »

Sur le marché, les gens parlent facilement. Beaucoup de femmes musulmanes rencontrées n'aiment pas le niqab mais estiment que c'est un choix personnel et qu'il ne faut pas l'interdire : « Chacun fait ce qu'il veut ». Les deux femmes intégralement voilées que nous avons croisées n'ont pas voulu s'exprimer. La première, que l'on devinait âgée, parlait mal le français.

« Il y a en beaucoup plus qu'avant. Moi, je suis contre. Nous sommes un pays laïc et c'est dommage qu'on en arrive là en France. Je suis d'accord avec le gouvernement quand il dit que c'est inadmissible chez nous », affirme cette commerçante. « Généralement, on en voit une trentaine dans une matinée au marché. Moi, je refuse de leur parler, je parle à des gens que je vois, pas à des fantômes. Elles se débrouillent pour se servir. Si on a besoin de communiquer, je m'adresse à leurs enfants ! »

A 22 ans, Hanan est une très jolie jeune femme, malgré le voile qui lui encadre strictement le visage. Hanan porte le djilbab, appelé aussi voile à l'iranienne. Un voile qu'elle enlève avec regret le matin quand elle entre à l'école pour suivre une formation petite enfance.

« Si on me laissait faire, je porterais le niqab », affirme-t-elle tranquillement. « Par pudeur. Je n'ai pas envie qu'on me voit. Je veux qu'il n'y ait que mes parents, mes frères et sœurs et mon futur mari qui me voient. »

A ses côtés, sa mère confirme qu'elle s'oppose au niqab : « Je ne veux pas. On est en France, on fait comme en France. » Elle comprend mal les choix de sa fille. Hanan va bientôt se marier et son fiancé « n'est pas très pratiquant ». « Mais si je porte le niqab, il s'y fera ! » affirme-t-elle. « Ce n'est pas grave de renoncer à certaines libertés. La foi, c'est plus fort que ça. » Les deux femmes ne peuvent pas s'attarder pour en dire plus : « Mon mari veut que son repas soit servi à midi, et il n'est pas question qu'on soit en retard », précise la mère.

Un peu plus loin, Abdelkader, 70 ans, affirme : « Chez moi, personne ne met le niqab. Chacun fait comme il veut : nous sommes en démocratie. » Que pense-t-il d'une éventuelle interdiction de la burqa ? « Moi, je suis illettré et je ne rentre pas dans la politique. Nicolas Sarkozy, il commande. C'est le patron et nous sommes chez lui. »

Mamar, 38 ans, est venu de Haute-Savoie collecter de l'argent pour la future mosquée de La Roche-sur-Foron. « Le niqab, c'est un choix personnel. Ma femme porte le niqab : c'est un choix religieux. C'est dans les textes, c'est tout. Normalement, le mari n'a pas à forcer sa femme à le porter. Mais si toutes les femmes musulmanes lisaient le Coran et apprenaient la religion, elles le porteraient ! » Mamar envisage de partir vivre en Algérie. « Ce n'est pas facile de pratiquer la religion ici. Ils veulent interdire la burqa et c'est difficile de trouver un travail quand on est voilé. Je n'interdis pas à ma femme de travailler, elle peut le faire sous certaines conditions ». Selon Mamar, la mixité est à totalement proscrir car elle engendre l'adultère : « Il faut éviter d'attirer l'homme ».

Sa femme ne peut voir son oncle ou son frère que s'il est présent : « Si elle a été attirée par moi, mon frère peut lui plaire ! » Elle lui demande la permission pour sortir. Il préfère toutefois l'accompagner : « J'ai peur qu'elle soit agressée ». La première fois qu'il a rencontré son épouse, c'est quand il a demandé sa main. Tout s'était réglé par l'intermédiaire du frère de la jeune femme. « Je ne la connaissais pas. Maintenant, cela fait quatre ans que nous sommes mariés, nous avons trois enfants et tout se passe bien. Nous avons appris à nous connaître après. La religion nous attache beaucoup. Je n'ai pas eu peur qu'on ne s'entende pas : je m'en suis remis à Dieu. » Mamar se dit musulman, tout simplement. « En islam, il n'y a qu'une voie. Après, il y a eu des égarements. »

Les trois enfants de Mamar sont petits. La plus grande, 3 ans, n'ira pas à l'école maternelle. « Cela sert à quoi ? Je préfère que ma femme s'en occupe. » Mamar espère bien être installé en Algérie avant que l'école devienne obligatoire pour elle.

Mamar est évidemment contre l'interdiction de la burqa : « Il y a une liberté, différente des autres, mais elle est là. Et tant que la femme est heureuse et satisfaite de son choix... On nous parle de liberté et on veut leur enlever celle de faire ce qu'elles veulent. Pourquoi ? Parce qu'il y en a de plus en plus ? Mais c'est un choix religieux ! »

Zahia, qui habite aux Minguettes, n'est pas du tout de cet avis. « Il y a des femmes intégralement voilée dans mon allée d'immeuble. On les appelle les Zorros, et nous, les arabes du quartier, on pense que ça devrait être interdit. Vous vous rendez compte, elles conduisent avec le niqab. Franchement, ce n'est pas dans le Coran. Même au bled, elles ne s'habillent pas comme ça ! Moi, je comprends que le maire veuille l'interdire : c'est normal ! Il y a des choses qu'on peut tolérer, mais pas d'autres ! »


Laurence Loison

lloison@leprogres.fr




> Le hijab

En arabe, hijab signifie « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler ». Il désigne plus particulièrement le foulard que portent les femmes musulmanes, laissant le visage découvert.

> La burqa

Il en existe deux formes. La burqa afghane, souvent bleue, couvre entièrement la tête et le corps, et comporte une grille au niveau des yeux. L'autre, celle que l'on voit en France, est un voile fixé sur la tête (niqab) et couvrant le visage. Certains ont une fente pour les yeux (le sitar).

> Le djilbab

C'est un vêtement de couleur sombre, en forme de longue robe, avec ou sans capuchon, porté pour se conformer aux critères de pudeur exigés par l'Islam. Le djilbab désigne l'habit de dehors, habit qu'on met sur ses vêtements.


Source: le Progrés

 

À ANVERS AVANT LES VILLES DE FRANCE

Belgique : un imam appelle les musulmans à boycotter l’école


Plus de 300 élèves musulmanes menacent de se désinscrire de leur école.

Un imam d’Anvers a appelé “tous les parents musulmans à ne plus envoyer leurs enfants à l’école dès la rentrée” au cas où l’interdiction de port du voile décidée mardi 23 juin par deux lycées de la ville serait maintenue. Nordine Taouil, l’imam qui a lancé cet appel, menace les deux athénées de boycott de la part des élèves musulmans. Il a d’ailleurs demandé à ces élèves de se désinscrire des deux établissements incriminés pour la prochaine rentrée scolaire : “si vous ne pouvez plus porter le voile à l’école, restez chez vous, ne rentrez pas en septembre”, leur a-t-il dit. Le responsable religieux affirme vouloir “une école harmonieuse où il est possible de vivre sa religion”.

Cet imam belge d’origine marocaine estime que “dans une démocratie, chacun doit être le bienvenu dans l’école de son choix” et que le port du voile est donc un droit qu’on ne saurait retirer aux élèves musulmanes.

Signes religieux interdits dans deux établissements scolaires anversois

Il faut savoir qu’en , la question du port du voile par les élèves est laissée à l’appréciation des écoles. En plein débat sur la burqa en France, la polémique sur les signes religieux a été relancée en mardi suite à la prestation de serment à Bruxelles par Mahinur Özdemir, une députée portant le foulard islamique.

Les deux établissements qui ont décidé de modifier leur règlement pour y inscrire l’interdiction de tout symbole politique et religieux sont les athénées royaux d’Anvers et d’Hoboken. Basée sur le principe du pluralisme actif, cette décision entend garantir la liberté et l’égalité nécessaires à l’épanouissement de chaque élève.

Les deux établissements comptant un pourcentage élevé d’élèves d’origine allochtone, ils ont estimé que certains d’entre-eux risquaient d’être soumis à une pression sociale les incitant à afficher des symboles politiques ou religieux. Comme chez leurs voisins du sud du pays, les autorités anversoises entendent laisser à chaque école le soin de gérer ces questions en parfaite autonomie.

Dès l’annonce de la modification du règlement, de nombreux élèves ont protesté. Une séance d’information a eu lieu mercredi dans la soirée et la tension semblait quelque peu retombée jusqu’à ce que Nordine Taouil en appelle à tous les parents musulmans pour qu’ils n’inscrivent pas leurs enfants dans ces écoles à la rentrée. Une sortie jugée « irresponsable» par le monde politique flamand. Le président de la N-VA Bart De Wever estimant que « les directions ont le droit d’intervenir dans l’intérêt de l’harmonie de leur écoles».


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