28.02.2009

RÉVISIONNISME (Bis )

Voilà ce qu' écrit " odon"

 

Deux poids, deux mesures

27/02/2009 à 19:29

Je fais partie de l'immense majorité des gens qui n'ont jamais mis en doute la "solution finale" et toute sa cohorte d'horreurs.
mais je fais également partie de cette très grande majorité qui demande que la liberté de pensée et d'expression soit effective en Europe.
Nous pouvons entendre diverses opinions sur divers points ou personnages de l'histoire sans que personne ne songe à hurler à la mort :


- Jésus se tapait Marie-Madeleine, a eu des frères et des enfants
- Jeanne d'Arc était un homme ou une soeur du Roi ou ce que vous voulez
- Louis XVII n'est pas mort au Temple
- Raspoutine se tapait la Tsarine
- Le 11 septembre a été organisé par la CIA
- Les Templiers étaient tous sodomites
- les statues de l'île de Pâques ou les Pyramides ont été construites par des extra-terrestres
etc...etc...mais deux sujets ne souffrent aucun commentaires autres que ceux officiellement et politiquement reconnus :
- L'extermination des Juifs d'Europe dans son ensemble sans que immédiatement vous soyez taxés de révisionnistes et de négationnistes enragés
- La vie du prophète Mahomet sans que le monde musulman s'enflamme en vouant tous les roumis aux flammes de l'enfer
Pourquoi ?


Moi, en tant que chrétien
, je ne me sens pas "attaqué" par les paroles ou les écrits de ceux qui nient l'existence de Dieu, qui conteste la virginité de Marie ou la personnalité de Jésus, c'est leur opinion, ils la défendent et j'ai des arguments pour leurs répondre.


Pareil pour les camps d'extermination ou le 11 septembre : il y a suffisamment de preuves tangibles pour laisser quelques crétins attardés distiller leur venin sans grande conséquence.


Je reste donc très perplexe sur les véritables motivations de ceux qui tentent par tous les moyens dont une loi sur mesure d'étouffer la liberté de pensée et d'expression.

Entièrement d' accord.  jmlb

Source: Le Figaro

CRIMES ET DÉLITS RÉVÉLES SUR LE NET.

7 000 crimes et délits révélés par les internautes en 45 jours

Christophe Cornevin
Un policier de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.
Un policier de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.
Crédits photo : LUDOVIC/REA

Quelque 299 005 internautes se sont connectés en un mois et demi sur www.internet-signalement.gouv.fr, et 7 267 affaires suspectes ont été révélées : après la récente mise en œuvre de cette plate-forme de signalement des sites illicites, Michèle Alliot-Marie s'est félicitée de ce premier bilan. Au siège de l'Office central de la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCCLTIC), la ministre de l'Intérieur a considéré mardi après-midi qu'«Internet est devenu le terrain de jeu favori des criminels de toutes natures».

Outre 4 504 délits - dont près de la moitié d'escroqueries -, pas moins de 910 signalements fournis concernent des atteintes aux mineurs et 225 des propos xénophobes et racistes. Grâce à ce nouveau système, des affaires a priori insolubles peuvent être élucidées en quelques heures.

Ainsi, en exploitant l'information d'un Suisse qui a repéré un pédo-pornographe sur un forum de discussion, les policiers et gendarmes de la plate-forme ont remonté une piste numérique jusqu'à localiser l'adresse du pervers qui a diffusé les images délictuelles. Ce dernier a été interpellé le 20 février à Paris, après 24 heures d'enquête.

Par ailleurs, des signalements ont permis de déjouer des tentatives de suicide et de fermer plusieurs sites de fabrication de bombes artisanales. Ces derniers peuvent inspirer des terroristes, à l'image de ceux qui ont ensanglanté Le Caire dimanche dernier après avoir déniché une recette sur Internet.

Source

NÉGATIONNISME FRANCAIS

Un négationniste français soutenu dans sa cavale

Mathieu Delahousse
Aujourd'hui réfugié en Suisse, Vincent Reynouard a été condamné en 2007 par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à un an de prison ferme.
Aujourd'hui réfugié en Suisse, Vincent Reynouard a été condamné en 2007 par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à un an de prison ferme.
Crédits photo : AFP

Recherché par les justices française et belge, Vincent Reynouard, proche de Faurisson, est aidé par un réseau de sympathisants.

Les justices française et belge l'ont toutes les deux condamné à de la prison ferme pour contestation de crimes contre l'humanité. Pour leur échapper, Vincent Reynouard, 40 ans, vient de trouver refuge en Suisse où sa cavale serait organisée, selon ses propres mots, par «des sympathisants» qui «l'accueillent en toute discrétion».

Le 5 décembre, les magistrats français ont compris que Vincent Reynouard avait choisi d'échapper aux condamnations qui le frappent. Son nom a alors été inscrit sur le fichier des personnes recherchées. La justice belge, elle, a émis «une ordonnance de capture».

Mais en pleine affaire Williamson, la presse a été la plus rapide. La semaine dernière, Reynouard a été localisé dans le quartier bruxellois d'Ixelles par l'édition belge de Paris Match. Le Français et ses sept enfants avaient, écrit l'hebdomadaire, «trouvé refuge dans le fief d'une communauté religieuse catholique dissidente, le sanctuaire Notre-Dame des sept douleurs».

D'après ses proches, il vivait de cours particuliers et, insistent-ils, il est aujourd'hui privé d'argent. «Toute l'existence de cet homme est maintenant basée là-dessus. Il vit de et pour cela», estime l'avocat Raphaël Nisand, représentant de la Licra dans le Bas-Rhin. «Métier : négationniste», résume un autre, intrigué par les origines de ces financements et soutiens ouvertement exprimés.

Un réseau s'est en effet monté autour de ce récidiviste du révisionnisme condamné en 2007 par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à un an de prison ferme, la peine la plus sévère jamais prononcée en France dans une affaire de textes négationnistes. Dans ces dossiers, la détention est rarement prononcée mis à part à l'égard de récidivistes, comme l'universitaire révisionniste Robert Faurisson ou l'éditeur Jean Plantin, ancien étudiant de l'université de Lyon-III, condamné pour avoir édité des livres ouvertement négationnistes.

 

Exclu de l'Éducation nationale

Ces deux hommes sont les têtes d'affiche du réseau mis en place autour de Reynouard. Ils étaient présents lors d'une réunion organisée en novembre à Lyon et destinée à le soutenir. Le journal d'extrême droite Jeune Nation et plusieurs sites Internet dénonçant «la répression contre le révisionnisme français» relayent le même message. Un compte a même été ouvert à la banque belge KBC pour recueillir des fonds pour «sa famille» mais aussi - sans que cela soit dit - pour la cavale du fuyard. Tandis que les messages de soutien ne se lisaient que dans les magazines d'extrême droite radicale, on trouve désormais sur Internet des commentaires assumés et parfois sous leur identité réelle, des messages saluant ceux qui ont «rétabli la vérité».

Vincent Reynouard est un nom connu parmi des milieux qui qualifient l'Holocauste de «mensonges officiels». Ancien professeur de mathématiques, exclu de l'Éducation nationale il y a douze ans pour avoir promu des thèses révisionnistes auprès de ses élèves, Reynouard est notamment l'auteur d'une brochure intitulée Holocauste ? Ce que l'on vous cache ? Auparavant, il dénonçait dans une cassette vidéo «la tragédie d'Oradour-sur-Glane : cinquante ans de mensonges officiels».

En septembre 2007, à son procès, l'ancien enseignant avait assumé ses écrits et crâné sur le fait que «passer devant un tribunal ne (l'empêcherait) pas de continuer à écrire sur le révisionnisme». Reynouard était alors assisté par l'avocat parisien Me Eric Delcroix, lui-même poursuivi par le passé pour négationnisme et défenseur de Faurisson et Plantin. À plusieurs reprises, l'avocat et ses clients ont profité de l'immunité réservée aux paroles tenues à l'audience pour affirmer haut et fort leur négationnisme, comme l'a fait ensuite Reynouard. L'avocat est aujourd'hui aussi injoignable que son client.

Dans La Tribune de Genève, qui a pu l'interroger, Reynouard estime que sa logistique est composée de «sympathisants qui veulent garder l'anonymat et qui ne souhaitent pas être ennuyés». Sur un site Web, pendant ce temps-là, ces sympathisants regrettent le fait que la Suisse ait rejeté le week-end dernier le référendum d'initiative populaire proposant l'abolition de l'article du Code pénal helvétique qui réprime le négationnisme. «Cette fois, écrivent-ils, la Suisse n'a pas été à la hauteur.»

RADICALISATION DES JEUNES MUSULMANS

L’Union Européenne déplore la radicalisation des jeunes musulmans

Illustration - Charmant - Vers un islam républicain - FrenchGallery

L’offensive militaire israélienne à Gaza et les manifestations qu’elle a engendrées dans divers Etats membres ont entraîné une forte radicalisation au sein de la jeunesse musulmane en Europe. Telle est la conviction de plusieurs experts de la sécurité.

Les menaces que font peser des groupuscules islamistes sont toujours jugées “sérieuses”, en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne, notamment. Des arrestations opérées il y a quelques semaines en Belgique semblent avoir établi des liens directs avec des filières pakistanaises, confirmant l’attrait renouvelé de jeunes vivant en Europe pour le djihad.

Les services de Gilles de Kerckhove, le coordinateur de la politique antiterroriste de l’Union, jugent en tout cas que la stratégie lancée en 2005, visant à prévenir le recrutement et la radicalisation, doit être maintenue et approfondie. Ce plan entendait aussi analyser les causes qui conduisent des jeunes à adhérer aux idées radicales puis, pour certains d’entre eux, à s’engager dans des mouvements violents.

Du côté de la Commission, et singulièrement de la direction générale Justice, liberté, sécurité (JLS), que dirige Jacques Barrot, on semble plus réservé. Soucieux de ne pas “stigmatiser”, de ne pas donner l’impression qu’une communauté dans son ensemble est, une fois de plus, montrée du doigt, on a une approche beaucoup plus réservée que celle de Franco Frattini, le prédécesseur de M. Barrot. Le commissaire italien avait fait de la lutte contre la radicalisation l’une des priorités de son action.

Du coup, une série d’études diligentées par la Commission, ainsi que les travaux d’un groupe d’experts ont apparemment été remisés. Déposés il y a quelques mois, ils contiennent pourtant de nombreuses recommandations. Parfois divergentes et marquées par les origines nationales de leurs auteurs, ces études de terrain se rejoignent pour désigner les principaux lieux de la radicalisation islamiste : les prisons, les établissements d’enseignement et Internet, devenu l’endroit du “recrutement virtuel”, soulignent des experts du King’s College de Londres. Ils invitent les Etats membres à établir des moyens humains et techniques et à développer un “contre-discours” susceptible d’endiguer la propagande radicale sur la Toile. Encore balbutiant, ce projet piloté par l’Allemagne et intitulé Check the Web confie une mission de contrôle des sites radicaux à Europol.

Pour les prisons, lieu d’un endoctrinement très difficile à contrer, l’idée est de mettre au point un manuel destiné aux personnels et commun à tous les Etats membres. Les experts du Change Institute de Londres suggèrent de faire appel à des organisations de la société civile musulmane pour élaborer d’urgence un plan d’action.

Les rapports mettent aussi en évidence une forte baisse de l’âge moyen des recrues pour le djihad. D’où la nécessité d’une action en milieu scolaire, faisant notamment appel aux notions d’identité, de citoyenneté et de multiculturalisme avec, à la clé, une formation poussée des enseignants sur ces thèmes. La Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS, Paris) souligne la nécessité de financer l’enseignement des langues vernaculaires, devenu un monopole des centres islamistes. Plus généralement, il faudrait favoriser “une culture de masse européenne de l’islam en direction des jeunes issus de l’immigration” et cesser de présenter cette religion de manière conflictuelle, suggère la CEIS.

A propos du Moyen-Orient, les rapports notent qu’il conviendrait d’étudier attentivement l’idée qu’une résolution des conflits en cours pourrait avoir un fort impact de “contre-radicalisation” en Europe. Ils soulignent que de nombreux musulmans radicaux interrogés pour ces enquêtes se plaignent surtout de l’immobilisme des pays occidentaux.

Via F.DESOUCHE & LEMONDE & CHARMANT de FRENCHCARCAN.COM

ANTISÉMITISME SUR LE WEB ?

"Les amis de Sarko": merci de retirer cette vidéo antisémite


La Licra a demandé son retrait de Youtube. La vidéo, repostée sur Internet, reste accessible.

Intitulée "Les amis de Sarko", la vidéo passe en revue des hommes et femmes français, issus du monde des médias, du spectacle et de la politique. Tous sont présentés comme juifs.

En plus, on peut lire des cartouches comme: "Ils sont arrivés pauvres dans un pays riche et ils sont aujourd'hui riches dans un pays pauvre. Ils contrôlent la société, vous ne le voyez pas."

"C'est odieux, inacceptable, c'est une provocation à la haine raciale, il s'agit une fois de plus du mythe des Juifs qui tiennent toute la société", s'indigne sur le site du Nouvel Observateur, Me Alain Jakubowicz, président de la commission juridique de la Licra.

Youtube a retiré la vidéo dès qu'on lui a signalée, la semaine dernière, se réjouit la Licra. A la place, on peut lire: "Cette vidéo n'est pas disponible pour votre pays".
Mais la Licra explique qu'elle a dû réitérer sa demande vendredi 27, après que NouvelObs.com lui a signalé que le fichier était de retour sur la plateforme.

La vidéo restait en tout cas vendredi disponible sur Internet, via Dailymotion par exemple.
Cette fois intitulée "Sarkozy et ses amie" (la faute est probablement volontaire), vers 19h30, cette vidéo était encore accessible.

Capture d'écran d'une vidéo antisémite sur Dailymotion
Capture d'écran d'une vidéo antisémite sur Dailymotion

Si la Licra, citée par le site du Nouvel Observateur, ne "remet pas en cause la bonne foi de You Tube", l'Union des Etudiants Juifs de France a pour sa part "informé [son] avocat, la semaine dernière, afin qu'il lance une procédure contre You Tube", révèle le Nouvelobs.com.

"La loi ne fait aux hébergeurs aucune obligation de contrôle préalable, et c'est là le problème", estime ainsi Alain Jakubowicz. Il nuance toutefois: "Une fois prévenus qu'une vidéo contraire à la loi en vigueur dans le pays a été mise en ligne, ils doivent agir."

En tout cas, ou surtout, l'histoire rappelle que les antisémites ne chôment pas sur le web...

IMMIGRATIONS INVASIONS !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE






Fédérer les énergies pour défendre notre civilisation et rassembler la droite de conviction...



Présentation de la     NDP



Adhérez à la N.D.P.




Une nouvelle
force est née...


Adhérez et faites adhérer à la
Nouvelle     Droite Populaire




Ensemble, faisons de la N.D.P. le grand mouvement de la droite de conviction !


A CHELLES (SEINE-ET-MARNE), LA NDP DENONCE LA CONSTRUCTION PROCHAINE D'UNE ECOLE MUSULMANE...


Le     projet de création d'une école musulmane à Chelles suscite de nombreuses réactions au sein de la droite nationale et identitaire.

Ainsi, la Nouvelle Droite Populaire de Seine-et-Marne a fait savoir qu'elle procédera, dès cette fin de semaine, à des distributions de tracts pétitions pour alerter les habitants de cette commune de Seine-et-Marne sur cette nouvelle progression de l'islamisation de leur ville.

Voici le texte du tract de la NDP :


Habitantes et habitants de Chelles :


SAVEZ-VOUS QU’UNE ECOLE MUSULMANE
VA BIENTÔT ÊTRE OUVERTE DANS NOTRE VILLE ?


■ Depuis quelques mois les responsables de la mosquée de Chelles préparent l’ouverture d’une école privée musulmanes sur le territoire de la commune…

■ Aujourd’hui, ils envisagent, si l’on en croit les informations publiées dans Le Parisien (édition de Seine-et-Marne du 25 février 2009), la possibilité de se voir attribuer un terrain par la municipalité de gauche…

■ La ville de Chelles et les contribuables Chellois n’ont pas à participer au financement d’un tel projet…


La France et l’Europe sont des terres

de cathédrales et de beffrois,

ce ne sont pas des terres de minarets ni de mosquées.


Nous n’avons rien contre le fait qu’il existe de telles écoles sur la terre d’islam. Mais, ici, nous sommes en Europe et nous refusons de voir notre continent continuer à subir une islamisation rampante sans réagir.

La Nouvelle Droite Populaire appelle les habitantes et les habitants de Chelles à signer massivement la pétition contre l’islamisation de la ville et pour la défense de notre identité nationale et européenne.


Soutenez la campagne de la Nouvelle Droite Populaire


Source : NDP

27.02.2009

AVANT LE 19 MARS 1962

Interview Jean-Jacques Susini fondateur de l'OAS - L'OAS vue de l'intérieur

Propos recueillis par Philippe Houdart et François Malye

Né à Alger en 1933, militant d'extrême droite, Jean-Jacques Susini préside, en 1959, l'Association générale des étudiants d'Algérie. Interné à la prison de la Santé à l'issue de la semaine des barricades, il s'enfuit en Espagne, où il crée, à Madrid en février 1961, avec le général Raoul Salan, Pierre Lagaillarde et Joseph Ortiz, l'Organisation de l'armée secrète. De 1962 à 1968, il vit sous une fausse identité en Italie. Condamné deux fois à mort par contumace par la Cour de sûreté de l'Etat, il est amnistié par décision du général de Gaulle en 1968. Il a été candidat du Front national aux élections législatives de 1997 dans les Bouches-du-Rhône. Il nous donne ci-dessous son interprétation, toute personnelle, des faits.

Le Point : L'OAS a-t-elle commis des actes que vous regrettez ?

Jean-Jacques Susini : Politiquement, oui. L'attentat contre le domicile d'André Malraux, où la jeune Delphine Renard est défigurée par l'explosion d'une de nos bombes, est une erreur. Tout comme l'opération des centres sociaux à Alger où sont tués six éducateurs, dont l'écrivain Mouloud Feraoun. Mais les derniers mois tout devenait de plus en plus difficile à maîtriser. La montée de l'angoisse nourrissait les décisions les plus radicales.

Quels étaient les atouts qui vous ont fait penser que l'OAS pouvait gagner ?

Il faut se rappeler qu'une partie importante de l'armée ne pouvait concevoir que l'Algérie cesse d'être française. Nous étions donc en droit d'espérer que nos amis militaires réagiraient comme ils l'avaient fait le 13 mai 1958. L'OAS devait avoir pour objectif une mobilisation totale de la population européenne d'Algérie. Notre fer de lance devait être les unités territoriales, composées de civils faisant quelques jours de service par mois et dont certaines intervenaient déjà sur le terrain au côté de l'armée. Enfin, il y avait en Algérie de nombreuses troupes musulmanes qui combattaient le FLN depuis plusieurs années et que leurs officiers avaient promis de ne pas trahir.

De quels exemples étrangers vous êtes-vous inspiré ?

Deux événements historiques ont prouvé que le combat d'un peuple contre une puissance illégitime et tyrannique était possible. L'insurrection de Varsovie, d'abord, où 50 000 hommes attaquent brutalement les troupes de la Gestapo et de la Wehrmacht qui occupent la ville et qui l'auraient libérée si Staline n'avait pas ordonné à l'Armée rouge d'arrêter sa progression. Ensuite, Israël, bien sûr, qui a démontré que le terrorisme pouvait pousser l'occupant anglais à quitter la Palestine en attendant qu'une armée israélienne soit en état de combattre avec succès les armées arabes.

Il fallait donc déclencher une insurrection ?

Tout à fait. Nos commandos n'étaient que l'avant-garde. Mais il est vrai que nous n'avons pas réalisé le saut quantitatif voulu. Nous n'avons pas réussi à mobiliser et à contrôler la population pied-noire. Le but était de prendre les bâtiments officiels en espérant qu'une partie de l'armée nous rejoindrait.

Quelles sont les autres raisons qui expliquent l'échec de l'OAS ?

La première, et c'est une constatation d'ordre général, la force de caractère s'était affaiblie en France comme dans tous les autres pays développés face à la seule valeur économique. Ensuite, il y avait la méconnaissance de nos officiers à l'égard de la réalité de la guerre révolutionnaire et ce malgré les expériences d'Indochine et d'Algérie. Nous connaissions également une terrible pénurie financière empêchant tout achat d'armes. Le général Salan avait reçu le chef de la CIA en poste à Paris pour obtenir 50 000 armes destinées au combat de rue. Nous n'avons pas eu de réponse. D'Israël non plus. En avril 1962, nous avons donc décidé de prendre contact avec la tendance indépendantiste la plus proche de la France et de sa culture (voir Le Point n°1862 du 22 mai 2008). Un accord a été conclu. Les libéraux d'Alger qui y avaient participé firent une démarche auprès de l'Elysée, qui opposa un refus. Il ne nous restait donc plus qu'à quitter l'Algérie.

 

JE NE REGRETTE RIEN ( Pierre Sergent )

 

 

NOUVELLES RÈGLES DU JEU PARLEMENTAIRE

Nouvelles règles du jeu
à l'Assemblée nationale

Après le vote en première lecture d'une loi organique sur le droit d'amendement, l'Assemblée et le Sénat doivent maintenant modifier leur règlement intérieur.
Après le vote en première lecture d'une loi organique sur le droit d'amendement, l'Assemblée et le Sénat doivent maintenant modifier leur règlement intérieur.
photo : Le Figaro

Un pan de la révision constitutionnelle concernant le travail parlementaire entre en vigueur le 1er mars.

Dix articles de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui concernent le travail parlementaire vont entrer en vigueur le 1er mars. De la limitation de l'usage de l'article 49-3 à l'ordre du jour partagé, ces articles visent à renforcer les droits du Parlement. D'autres articles, comme le référendum d'initiative parlementaire ou la création du Défenseur des droits, n'entreront en vigueur qu'après l'adoption de lois organiques. Après le vote en première lecture d'une loi organique sur le droit d'amendement qui a donné lieu à de vives passes d'armes entre la majorité et l'opposition, l'Assemblée et le Sénat doivent modifier leur règlement intérieur. Bernard Accoyer tente de parvenir à un consensus sur cette réforme qui ne sera pas adoptée avant fin mai.

 

Aperçu des nouvelles règles du jeu

• Limitation de l'usage de l'article 49-3. Désormais, le gouvernement ne peut recourir à l'article 49-3 (adoption d'un projet de loi sans vote sauf si le gouvernement est renversé par une motion de censure) que pour le budget, la loi de financement de la Sécurité sociale et un autre texte seulement par session.

• Pouvoirs accrus des commissions permanentes. Désormais, ce sont les textes issus des travaux des commissions qui seront débattus en séance publique dans l'Hémicycle. Ce qui obligera les ministres à défendre leurs projets en commission. Bernard Accoyer souligne que «le groupe majoritaire devra être encore plus vigilant» sur les travaux des commissions.

• Ordre du jour partagé. En théorie, l'exécutif et le législatif se partageront l'ordre du jour à 50/50 : les deux premières semaines seront consacrées à l'ordre du jour prioritaire du gouvernement, la troisième aux textes d'initiative parlementaire et la quatrième au contrôle et à l'évaluation des politiques publiques. Jean-François Copé insiste sur l'importance de cet aspect du travail parlementaire. Un comité d'évaluation et de contrôle composé d'élus de droite et de gauche, présidé par Bernard Accoyer, sera créé d'ici à septembre. Jean-Marc Ayrault réclame «un droit de tirage» pour la création de commissions d'enquête ou de missions d'information d'origine PS.

La conférence des présidents pourra cependant «passer le plat» au gouvernement, selon la formule d'Accoyer, c'est-à-dire lui rétrocéder une partie de son temps, pour les textes en navette depuis plus de six semaines, les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale. Ou encore si l'Assemblée n'a pas assez de propositions de lois à débattre pour nourrir son ordre du jour. Mais Xavier Bertrand, qui a retrouvé son siège de député de l'Aisne, se fait fort de «faire preuve d'imagination pour déposer des pro­positions de lois», ce qui est aussi l'intention de Jean-François Copé.

«L'ordre du jour sera partagé entre le gouvernement et l'UMP», dénonce le socialiste Jean-Marc Ayrault. Les groupes minoritaires (NC, PS et PCF) disposeront en fait d'une journée d'initiative parlementaire deux jeudis tous les trois mois, en alternance. Ce qui n'est pas le meilleur jour de la semaine, car beaucoup de députés quittent l'Assemblée le mercredi soir.

• Questions au gouvernement. Bernard Accoyer a annoncé qu'à partir du 3 mars, majorité et opposition disposeraient du même temps de parole lors des deux séances de questions d'actualité du mardi et du mercredi, retransmises en direct sur France 3. Sur les deux jours, l'opposition pourra poser quinze questions aux ministres (contre dix actuellement), au même titre que la majorité, qui passera de quatorze à quinze questions, pour donner au groupe du Nouveau Centre un temps supplémentaire. Pour ne pas rallonger les débats, Bernard Accoyer a prévu des questions- réponses limitées à deux minutes, chronomètre à l'appui, sauf pour le premier ministre.

 

Patrick Ollier : "La tâche des députés va être simplifiée par la révision constitutionnelle"


Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée estime que l'encadrement du droit d'amendement permettra d'éviter "le temps aujourd'hui perdu dans des artifices de procédures".


Roger Karoutchi : "Les ministres seront à la disposition du Parlement"


Pour le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, le gouvernement devra travailler davantage en liaison avec les Assemblées.


 

Articles de la Constitution entrant en vigueur au 1er mars


• Article 41 : Possibilité donnée aux présidents des Assemblées de déclarer une proposition de loi ou un amendement irrecevable comme ne relevant pas du domaine de la loi.

• Article 42 : Discussion en séance du texte adopté par la commission.

• Article 43 : Possibilité de porter à huit le nombre des commissions permanentes au sein d'une Assemblée.

• Article 45 : Possibilité pour la conférence des présidents des deux Assemblées de s'opposer conjointement à l'examen d'un texte en procédure accélérée.

• Article 46 : Conditions d'examen et d'adoption des lois organiques.

• Article 48 : Ordre du jour partagé.

• Article 49 : Engagement de la responsabilité du gouvernement, motion de censure et limitation de l'usage du 49-3.

• Article 50-1 : Déclaration du gouvernement à son initiative ou à la demande d'un groupe sur un sujet déterminé, éventuellement suivie d'un vote.

• Article 51-1 : Droits spécifiques des groupes d'opposition et des groupes minoritaires.

• Article 51-2 : Conditions de création de commissions d'enquête renvoyées aux règlements des Assemblées.

MANIPULATION ET PROPAGANDE

Influence, contre-influence, manipulation et propagande

Les techniques de manipulation, de propagande et d’influence ont longtemps été cantonnées aux temps de guerre. Avec l’explosion des technologies, les vieilles recettes sont remises au goût du jour pour être utilisées en temps de paix, avec toujours ce même et unique objectif : vendre.

Vendre une guerre, vendre un programme politique, vendre un produit, vendre une idée

Plusieurs ouvrages ont été publiés fin 2008 pour aborder cette question, et notamment Maîtres du faire croire ” de François-Bernard Huyghe qui retrace l’histoire et l’évolution de la propagande à travers les siècles. L’auteur revient sur ce qui a caractérisé l’influence, époques après époques,et c’est ainsi qu’il analyse les techniques des missionnaires (convertir des âmes), des philosophes (persuader), des guerriers (vaincre), des politiques (diriger)… En retraçant les différents siècles, il aborde les notions d’influence et de manipulation à notre époque de sociétés en réseau et de la société civile.

Les ONG, les think-tanks, les organisations terroristes… toutes ont adapté d’anciennes techniques pour vendre des schémas de pensée ou de la peur.

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Un autre ouvrage mérite toute notre attention, il s’agit de “150 petites expériences de psychologie des médias pour mieux comprendre comment on vous manipule de Sébastien Bohler. Cet ouvrage se présente sous forme de fiches qui expliquent nos réactions face aux média (publicité, politique, croyances…) en les étayant systématiquement d’éxperiences scientifiques. Ainsi l’on comprendra mieux nos propres réactions de peur face à une pandémie de grippe aviaire après avoir regardé les informations (et que l’on n’y pense plus dès que les médias n’en parlent plus…) ; pourquoi l’on croit plus les informations qui passent en boucle ou que l’on a plus de sympathie pour une personne que l’on voit souvent dans les médias ; pourquoi l’on ne supporte pas les discours de certains hommes politiques ; pourquoi l’on pense que tous les hommes politiques sont corrompus ; comment l’on arrive à vous vendre des voitures en jouant sur l’estime de soi des consommateurs… Un ouvrage essentiel pour ne plus être victime de ses propres réactions provoquées par d’autres.

Notons également l’article Influence sur Internet de Didier Heiderich (auteur de Rumeur sur Internet). Sur son site Communication Sensible, Didier Heiderich s’est fait une expertise de la gestion de crise sous toutes ses formes. Dans son article “Influence sur Internet”, il analyse les mécanismes d’influence spécifiques à Internet, à savoir imposer aux internautes un parcours de liens qui mènent vers du contenu visant à forger l’opinion et les perceptions. L’article aborde certaines de ces techniques visant à maîtriser les comportement cognitifs sur Internet : positionnement élevé dans les moteurs de recherche, recommandations de connaissances ou d’autres internautes, appropriation du contenu pour le propager ensuite… Article fort intéressant qui délimite bien les fondamentaux de l’influence sur Internet.

Dans un prochain article, Infoguerre réalisera une analyse fine des différentes méthodologies et limites de l’influence sur Internet en fonction des audiences ciblées.

AVS

A lire également :

maitre-faire-croire 150-petites-experiences influence-internet_heiderich

APRÈS LA CRISE, LA GUERRE ?

APRÈS LA CRISE,  UNE AUTRE GUERRE " MONDIALE " ?






La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ?

C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.


Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.

 

FAIRE DES RÉSERVES

 

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise.

Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents.

Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique...

Claire Gatinois

Source : Le monde.fr

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