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31/07/2021

SEIF AL-ISLAM , LE FILS DE KADHAFI FAIT SON RETOUR EN POLITIQUE .......

Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, lors de son procès en mai 2014.
Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, lors de son procès en mai 2014. —
RIPOLI, LIBYE CRÉDITMAHMUD TURKIA / AFP


Libye : Le fils de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi évoque une candidature à la présidentielle

POLITIQUE Seif al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, veut « restaurer l’unité perdue » de la Libye après une décennie de chaos





Un autre Khadafi pour diriger la Libye ? Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, veut « restaurer l’unité perdue » de la Libye après une décennie de chaos et évoque une candidature à la présidentielle, dans une rare interview accordée au New York Times.

Les hommes politiques libyens n’ont « apporté que misère. L’heure est au retour dans le passé. Le pays est à genoux (…), il n’y a pas d’argent, pas de sécurité. Il n’y a pas de vie ici », a déclaré Seif al-Islam, 49 ans, réapparu pour la première fois depuis des années.

Un « homme libre » qui organise son retour en politique

En 2011, après quatre décennies d’un pouvoir sans partage, Mouammar Kadhafi et ses proches sont tombés sous le coup d’un soulèvement populaire, éliminés, emprisonnés ou forcés à l’exil.

Trois des fils Kadhafi ont été tués, mais le sort du quatrième, Seif al-Islam, qui a longtemps fait figure de successeur à son père, est resté un mystère.

Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, dans le nord-ouest de la Libye, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif.

Le groupe le détenant a néanmoins refusé de le livrer aux autorités ou à la Cour pénale internationale (CPI), qui le recherche pour « crimes contre l’humanité », mais l’a libéré en 2017.

Seif al-Islam affirme aujourd’hui qu’il est désormais un « homme libre » et qu’il organise un retour politique, sans indiquer précisément comment, a-t-il indiqué au New York Times.

Un gouvernement provisoire mis en place en mars

Après une décennie de lutte pour le pouvoir sur fond d’ingérences étrangères, la Libye s’est dotée en mars d’un gouvernement provisoire chargé d’unifier les institutions d’ici à un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.

Une éventuelle candidature de Seif al-Islam serait confrontée à un problème de taille : sa condamnation par un tribunal libyen et le mandat d’arrêt de la CPI. Lui est « convaincu que ces questions juridiques pourraient être négociées si une majorité du peuple libyen le choisissait comme chef », écrit le New York Times, qui conclut : « Seif semble croire que lui seul peut représenter l’Etat pour tous les Libyens ».

 

Source:    https://www.20minutes.fr/monde/3094475-20210730-libye-

 

Et aussi

 

L’expérience libyenne

 

par Lucas Bitencourt Fortes.

Au mois de septembre dernier, nous nous sommes souvenu d’une autre année où il y eut une révolution libyenne, celle qui a porté au pouvoir Muammar Khadafi, et nous analyserons en même temps ce que nous pouvons apprendre de l’expérience libyenne.

Avant cela, nous devons comprendre que lorsque nous parlons de révolution, nous faisons référence à un processus de changements structurels dans les systèmes de gouvernement, et c’est ce qui s’est passé en Libye avec l’arrivée au pouvoir de Khadafi.

Une révolution peut se produire par le biais d’un mouvement armé, d’une mobilisation de masse et même d’élections libres. Dans le cas de la Libye, nous parlons d’une révolution qui a bénéficié d’un large soutien militaire et populaire le 1er septembre 1969, ce qui l’a rendue possible sans aucune effusion de sang.

Dans un pays où la corruption, les inégalités sociales et la servitude à l’égard de l’Occident étaient évidentes, un changement était nécessaire, une chose à laquelle le peuple libyen aspirait.

Avec Khadafi au pouvoir, le peuple se voyait libre et possédait à ce moment-là les conditions minimales d’une vie digne, le peuple ayant accès à la santé, à l’éducation et au logement, faisant de la Libye l’indice de développement humain (IDH) le plus élevé du continent africain.

La nouvelle Libye était souveraine et ne dépendait plus des étrangers. Sa nouvelle structure gouvernementale était adaptée aux particularités et aux besoins de son peuple, et cette nouvelle structure pouvait être comprise comme une véritable démocratie, puisque le peuple était désormais présent et actif dans le processus politique.

Khadafi avait des défauts et a également commis des fautes évidentes, beaucoup de ses actions sont discutables, mais nous devons également tenir compte du contexte historique et socio-culturel de ce pays, héritier d’une longue histoire de domination et de dépendance par l’Occident et d’une société complexe et conflictuelle divisée en plusieurs tribus; un pouvoir fort, autoritaire et stable était dès lors nécessaire pour des raisons d’unité nationale et de souveraineté.

Le pétrole libyen et l’idée audacieuse de remplacer le dollar américain par le dinar-or sur le continent africain ont été des facteurs prédominants qui ont conduit au renversement de Khadafi, avec une large coalition de pays unis contre une Libye finalement petite et isolé.

Ce qui a été construit en des années a été détruit en très peu de temps, son leader a vu son pays en ruines et une bonne partie de sa famille mourir, avant d’être assassiné lâchement, sans avoir eu droit à un procès, pour les crimes supposés qu’il avait commis.

La révolution libyenne est un exemple de la possibilité de dépasser les modèles politiques en vigueur, de la possibilité de construire des alternatives qui tiennent compte du contexte national et des besoins réels de la population.

On peut y remettre en question le modèle de la démocratie libérale et valoriser l’importance des traditions dans la gestion du pays. Mais surtout, la plus grande leçon est certainement celle ci : ne faites jamais confiance à l’Occident !

Une analyse critique, séparant ses aspects positifs et négatifs, peut devenir quelque chose d’extrêmement profitable et valable. Pour ceux qui souhaitent savoir ce qu’était réellement la Libye de Khadafi, je recommande les livres de Luiz Alberto de Vianna Moniz Bandeira et José Gil de Almeida, respectivement « A Desordem Mundial : O Espectro da Total Dominação » et « A Líbia de Muamar Kadaffi ».

Sans oublier, bien sûr, le « Livre vert », écrit par le leader libyen. Des ouvrages fondamentaux pour comprendre l’expérience révolutionnaire libyenne et savoir qui a bénéficié de sa fin.


source: http://novaresistencia.org

via http://euro-synergies.hautetfort.com

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