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18/12/2020

HAUT-KARABAKH : SILENCE, ON DÉCAPITE .....;;

 
 

Décapitations au Haut-Karabakh : Des vidéos révèlent « la dépravation et le manque d’humanité »

 

« Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques.

Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

 

Le Guardian a révélé l’identité de deux victimes arméniennes dont les décapitations ont été filmées.

Il s’agit de Genadi Petrosyan, 69 ans, et de Yuri Asryan, 82 ans.

Deux arméniens chrétiens, selon International Christian Concern, qui auraient refusé de quitter leurs villages à l’arrivée des forces azerbaïdjanaises.

Selon des témoignages locaux, les victimes arméniennes identifiées n’étaient pas des combattants.

Les vidéos de ces décapitations, commises par des hommes portant l’uniforme des forces armées azerbaïdjanaises, ont été rapidement relayées via des applications de messagerie, telles que Telegram.

Amnesty International a étudié 22 vidéos de ce type d’exactions.

L’organisation évoque notamment deux vidéos qui « montrent des exécutions extrajudiciaires par décapitation par des militaires azerbaïdjanais, tandis qu’une autre vidéo montre un garde-frontière azerbaïdjanais dont la gorge a été tranchée, ce qui a conduit à sa mort ».

Denis Krivosheev, directeur adjoint d’Amnesty International pour la région Europe et Asie Centrale, dénonce « la dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos ».

« La dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos montrent l’intention délibérée de causer le tort ultime et l’humiliation aux victimes. »

 

Selon le Guardian, il y aurait des centaines d’autres vidéos.

Le média explique que dans l’une des vidéos de décapitation, on peut voir des hommes, dont les uniformes correspondent à ceux de l’armée azerbaïdjanaise, couper une tête avec un couteau et la placer sur un animal mort.

Le média ajoute que l’on entend une voix hors caméra dire, « c’est ainsi que nous nous vengerons, en coupant les têtes ».

Artak Beglaryan, ombudsman du Haut-Karabakh, en appelle à la communauté internationale :

« Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques. Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

M.C.

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