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02/07/2018

FAITS DIVERS : L' ÉVASION SPECTACULAIRE DE REDOINE FAÏD !

Faits divers

Complices lourdement armés, hélicoptère… La nouvelle évasion spectaculaire de Redoine Faïd

Redoine Faïd s'est évadé.
Redoine Faïd s'est évadé. | DR.

Le braqueur multirécidiviste et spécialiste des évasions Redoine Faïd s’est de nouveau illustré en s’échappant du centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne, hier, dimanche 1er juillet. Il était toujours en fuite, ce lundi matin, malgré quelque 2 900 policiers et gendarmes à ses trousses. Son frère a été placé en garde à vue.

Redoine Faïd, condamné en avril en appel à 25 ans de prison pour le braquage raté qui avait coûté la vie en 2010 à la policière municipale Aurélie Fouquet, était incarcéré à Réau. Dimanche matin, il a pris la fuite. Une source policière a évoqué trois individus équipés d’armes lourdes. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d’évasion en bande organisée et d’associations de malfaiteurs. Il était toujours en fuite, ce lundi matin. Quelque 2 900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur le territoire national pour tenter de le rattraper.

Le commando avait « sans doute repéré les lieux par le biais de drones », a affirmé, dimanche, la ministre de la Justice Nicole Belloubet. « Il y a quelques mois, les services de l’établissement avaient repéré des drones qui survolaient l’établissement », a indiqué Nicole Belloubet venue au centre pénitentiaire de Réau, en se disant toutefois « pas en capacité » de faire un lien formel avec l’évasion, a-t-elle expliqué au micro de franceinfo.

Un hélicoptère atterrit dans la prison

À 11 h 20, un hélicoptère, immatriculé en Belgique, s’est posé dans la cour d’honneur de la maison d’arrêt, qui n’est pas protégée par un filet, et trois hommes lourdement armés en sont sortis pour aller extraire Redoine Faïd du parloir où il se trouvait. On ignore pour l’heure s’il y a eu des échanges de tirs. « L’hélicoptère a été retrouvé à Gonesse » (Val d'Oise), situé à une soixantaine de km de la prison, et « un dispositif de recherche a été activé dans toute l’Ile de France », précise une source proche du dossier.

 

 

L’opération n’aurait duré « de quelques minutes » et n’a fait ni blessé ni otage, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire. L’hélicoptère serait parti de Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), selon une source proche de l’enquête. Selon une source policière, le pilote de l’hélicoptère était un instructeur qui attendait un élève et qui a été pris en otage par les complices de Redoine Faïd. Il a ensuite été relâché, en état de choc.

Il était au parloir avec son frère

Au moment de l’intervention de ses complices, Redoine Faïd était au parloir où il discutait avec son frère Brahim. Armés de kalachnikov, deux des membres du commando ont neutralisé les caméras avec des fumigènes et utilisé une disqueuse (outil électrique portatif sur lequel est monté un disque abrasif) pour faire sauter les barrières de protection.

 

L'hélicoptère avec lequel Redoine Faïd a pu s'échapper. | AFP

 

L’évadé et ses trois complices se sont ensuite engouffrés dans une voiture avant de s’évaporer dans la nature. Selon le journal Le Parisien, le groupe aurait pris la direction de l’autoroute A1 et indique qu’une Renault noire aurait été retrouvée brûlée à Aulnay-sous-Bois et pourrait être liée à cette affaire. Toujours selon cette course, les fugitifs seraient ensuite grimpés à bord d’une camionnette société.

 

L'évasion de Rédoine Faïd de la prison de Réau | Visactu

 

Le frère a été placé en garde à vue, a appris France Inter de sources judiciaires.

Dangerosité du fugitif

 

La police judiciaire a été saisie et « tous les moyens sont mobilisés pour localiser le fugitif », indique une source au ministère de l’Intérieur. Les unités territoriales de la police et de la gendarmerie « ont été immédiatement alertées des faits » et « des dispositifs coordonnés de contrôle et d’interception sont mis en place, qui tiennent compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices ».

 

La prison de Réau en Seine-et-Marne. | AFP

 

Selon Jean-François Forget, secrétaire général syndicat pénitentiaire, interrogé par la chaîne de télévision BFM TV, le détenu « était en quartier d’isolement mais n’avait pas de mesures particulières de surveillance ».

Redoine Faïd, 46 ans, s’était déjà évadé de la prison de Sequedin (Nord) en avril 2013 à l’aide d’explosifs. Il avait été arrêté après six semaines de cavale. Une évasion spectaculaire puisqu’il avait alors fait exploser 5 portes et pris 4 surveillants en otage. Sa cavale avait duré un mois et demi avant de se faire arrêter dans un hôtel de Pontault-Combault (Seine-et-Marne).

« Jamais perdu l’idée de s’évader »

« C’est quelqu’un qui n’est jamais en conflit avec le personnel, mais dont il faut toujours se méfier », indique un surveillant de prison, qui a côtoyé Redoine Faïd dans le cadre de son travail. « Dans un coin de sa tête, il n’a jamais perdu l’idée de s’évader. Derrière ses bonnes manières, c’est quelqu’un de très poli, il cachait toujours son jeu ».

Selon la ministre de la Justice Nicole Belloubet, « le commando avait repéré les lieux à l’aide de drones et a conduit cette évasion spectaculaire en permettant à un hélicoptère de se poser sur la seule cour pas couverte par des filins de sécurité. »

Idole des apprentis délinquants des cités HLM et des pros du braquage de fourgons, Redoine Faïd est surnommé « L’Écrivain » par les policiers. Il a écrit son autobiographie (« Braqueur, des cités au grand banditisme ») en 2010 et avait fait la tournée des plateaux de télévision, assurant alors s’être rangé.

 

Les forces de l'ordre sont mobilisées en banlieue parisienne. | AFP

 

 

Il avait été condamné deux fois aux assises en 2017 : à 10 ans de réclusion pour son évasion de la prison de Lille-Séquedin en 2013 et à 18 ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé dans le Pas-de-Calais en 2011. Il a fait appel de ces deux condamnations.

 

Source ouest-France

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