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01/03/2018

SYRIE: L' ARMÉE DE TERRE RUSSE EST BIEN À DAMAS !

 

Alberto Manenti

Damas et l’Europe : des contacts officieux

28 février 2018 Strategika51 ♦

Des pays européens tentent de réactiver l’ensemble des canaux de communications avec Damas pour négocier l’évacuation de certains de leurs agents piégés dans les localités de la Ghouta orientale.

 

L’Italie est le seul pays européen à avoir gardé un canal de communication ouvert avec Damas, grâce aux efforts et à l’intelligence d’ Alberto Manenti, Directeur de l’Agenzia Informazioni e Sicurezza Esterna (AISE).

 

Ce dernier s’est rendu personnellement à Damas en 2016 peu de temps après une visite secrète du Chef des renseignements généraux syriens à Rome.

Ce fut le premier contact officieux entre Damas et une capitale européenne depuis la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec la Syrie, initiée par la plupart des pays de l’Union européenne après le déclenchement de la guerre en Syrie en mars 2011.

C’est donc vers l’Italie que se tournent à présent les capitales européennes dont les agents sont assiégées dans la Ghouta orientale.

C’est le général Ali Mamluk qui s’est chargé du dossier et des informations insistantes font état de son déplacement la semaine dernière à Rome à bord d’un jet italien privé pour discuter avec des émissaires d’Allemagne et d’Italie de questions relatives au terrorisme mais également celles en lien avec la reconstruction de la Syrie.

De tous les pays européens, c’est l’Italie, l’Espagne et à un moindre degré l’Allemagne qui sont privilégiés par Damas pour décrocher les contrats de reconstruction d’un pays ayant subi de gigantesques destructions dans ses infrastructures de base.

Source : Leblancetlenoir 

Illustration : Alberto Manenti, responsable italien de la sécurité extérieure ( équivalent de la DGSE).

 

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EXCLUSIF - L’armée de Terre russe à Damas

Publié par wikistrike.com sur 1 Mars 2018, 07:36am

Catégories : #Politique internationale

Tous les commentateurs ont souligné au cours des quatre dernières années l’impossibilité pour la Russie de déployer des troupes terrestres face aux jihadistes en Syrie au risque de revivre leur défaite d’Afghanistan.

Mais ce qui est vrai si Moscou s’affronte par proxies interposés à Washington, est faux si les deux Grands s’accordent sur l’avenir non seulement de la Syrie, mais de la région.

 

Thierry Meyssan a été le premier au monde à annoncer l’arrivée de l’armée russe en Syrie, en 2015.

 

Il est aujourd’hui le premier à annoncer le déploiement de son infanterie.

Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie) et le général Alexander Bortnikov (directeur du contre-espionnage russe — FSB)

Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie) et le général Alexander Bortnikov (directeur du contre-espionnage russe — FSB)

 

Washington a décidé de reléguer le projet de destruction des États et des sociétés du Moyen-Orient élargi au second plan de ses préoccupations, et de concentrer ses forces pour s’opposer au projet chinois de route de la soie.

C’est ce qui aurait été acté par le président Donald Trump et le Premier ministre australien (représentant les Britanniques) Malcolm Turnbull, le 24 février à la Maison-Blanche.

Il ne s’agit pas simplement du conflit traditionnel entre l’Empire maritime anglo-saxon d’une part et le projet commercial terrestre chinois d’autre part.

 

Mais aussi du danger que fait courir l’industrie chinoise à celle de l’ensemble du monde développé.

Pour faire vite, alors que dans l’Antiquité, les Européens étaient avides des soies chinoises, aujourd’hui tous les Occidentaux craignent la concurrence des voitures chinoises.

 

Beijing ayant renoncé à faire passer la route de la soie sur son tracé historique de Mossoul et de Palmyre, les États-Unis n’ont plus d’intérêt à sponsoriser des jihadistes pour créer un Califat à cheval sur l’Iraq et la Syrie.

 

C’est également le 24 février que la Russie et les États-Unis ont présenté la résolution 2401 au Conseil de sécurité ; texte qui était déjà prêt depuis la veille et dont pas un mot n’a été changé tandis que l’on faisait mine de poursuivre des tractations.

 

Prétendument adoptée en réponse à la campagne médiatique française pour sauver la population de la Ghouta, cette résolution traite en réalité de la solution pour presque toute la Syrie.

Elle laisse en suspens la question du retrait des troupes turques et états-uniennes. Concernant ces dernières, il n’est pas impossible qu’elles rechignent à quitter l’extrême Nord-Est du pays.

 

En effet, si la Chine décidait de faire passer la route de la soie par la Turquie, Washington soufflerait sur les braises pour créer un Kurdistan en territoire kurde (si l’on admet que l’Anatolie du Sud-Est n’est plus un territoire arménien depuis le génocide) et couper la route de Beijing.

 

Moscou a déplacé de nouveaux avions sur sa base d’Hmeimim, dont deux avions furtifs Su-57 ; des bijoux de technologie que le Pentagone n’imaginait pas opérationnels avant 2025.

 

Surtout, Moscou, qui jusqu’à présent limitait son engagement en Syrie à son armée de l’Air et à quelques Forces spéciales, a secrètement acheminé des troupes d’infanterie.

 

Le 25 février au matin, l’Armée de Terre russe est entrée aux côtés de l’Armée arabe syrienne dans la Ghouta orientale.

 

Il est désormais impossible, pour qui que ce soit, d’attaquer Damas ou de tenter de renverser la République arabe syrienne sans provoquer automatiquement de riposte militaire russe.

 

L’Arabie saoudite, la France, la Jordanie et le Royaume-Uni, qui avaient secrètement constitué le « Petit Groupe », le 11 janvier, afin de saboter la paix de Sotchi, ne pourront plus rien entreprendre de décisif.

 

Les gesticulations des ministres britannique et français des Affaires étrangères, Boris Johnson et Jean-Yves Le Drian, ne peuvent masquer le nouvel accord entre la Maison-Blanche et le Kremlin ainsi que la légalité internationale de la présence militaire russe et son action en faveur des civils prisonniers des jihadistes.

 

Ils ne peuvent espérer remettre cet accord en question comme leurs pays respectifs le firent en juillet 2012, tant les situations sur le terrain et dans le monde ont changé.

 

Si nécessaire, nous feindrons tous de ne pas savoir que les deux principales factions armées présentes dans la Ghouta orientale (la pro-saoudienne et la pro-qatarie) dépendaient d’Al-Qaïda. Elles seront discrètement exfiltrées.

 

Les officiers du MI6 britannique et de la DGSE française (qui agissaient sous couvert de l’ONG Médecins sans frontières) seront rapatriés.

 

 

La guerre n’est pas terminée sur l’ensemble du territoire, mais elle l’est déjà à Damas.

 
 

Source 
Al-Watan (Syrie)

 

------------------------------- Document joint

Al-Watan, #2847

PDF 

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/28471.pdf

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/28471.pdf

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