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29/12/2017

ENFANT DES BIDONSVILLES , LE FOOTBALLEUR GEORGES WEAH PRÉSIDENT DU LIBÉRIA !

VIDEO. Cinq choses à savoir sur George Weah, ex-footballeur du PSG et nouveau président du Liberia  
VIDEO. Cinq choses à savoir sur George Weah, ex-footballeur du PSG et nouveau président du Liberia

Après l'élection d'Ellen Sirleaf Johnson, première femme à la tête d'un pays africain, le Liberia vient d'élire ce mardi son premier président ex-footballeur.

Arrivé en tête du second tour avec 61,5 % des voix, George Weah affrontait le vice-président sortant, Joseph Boakai. 

Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star planétaire du foot dans les années 1990, il a ainsi réalisé son rêve de seconde vie : être élu président.

Il est né et a grandi dans un bidonville

« Personne ne devrait avoir peur du changement. Regardez ma vie : je suis passé de footballeur à homme politique », a lancé George Weah, 51 ans, pendant la campagne présidentielle. « Vous pouvez vous aussi être cette personne.

 

Nous sommes pareils », a ajouté l'ex-star du ballon rond, élevé par sa grand-mère à Gibraltar, un bidonville de Monrovia.

Né à Clara Town, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale et membre de l'ethnie kru - exclue de l'élite traditionnelle descendant d'anciens esclaves américains, le candidat n'a pas hésité à faire reposer sa campagne sur ses origines modestes.

« Je sais que (l'autre candidat, le vice-président Joseph) Boakai ne peut pas me battre. J'ai le peuple avec moi », a conclu l'ancien attaquant du PSG et du Milan AC lors d'un bain de foule organisé dans le plus grand marché de Monrovia samedi.

Sa rencontre avec Arsen Wenger

George Weah a vu sa vie basculer une première fois en 1988, à l'âge de 22 ans, grâce à Arsène Wenger. Alors entraîneur de Monaco, le tacticien français l'avait déniché au Tonnerre Yaoundé, au Cameroun, et fait venir au pied du Rocher monégasque.

Pendant 14 ans, le solide attaquant allait jouer dans les plus grands clubs européens - Paris SG et Milan AC, à l'apogée de sa carrière, puis Chelsea, Manchester City, Marseille -, amassant une fortune considérable.

 

>> A lire aussi : Weah fête son jubilé au Vélodrome

Lors d'une interview accordée au magazine So Foot en novembre 2013, Weah déclare : « Quand je suis arrivé à Monaco, j'étais le troisième étranger, je savais donc que je disposerais de peu d'opportunités de me montrer.

Mais quand Mark Hateley s'est blessé, Wenger n'a pas douté et m'a titularisé. Il m'a dit « J'ai confiance en toi, si tu travailles, tu seras un grand joueur, une référence mondiale ».

Et puis, Wenger ne m'a pas seulement considéré comme un joueur mais comme un véritable fils.

Il me donnait beaucoup de conseils, notamment sur la manière de gérer ma vie quotidienne. Je lui dois ma carrière ».

Seul Africain à remporter le Ballon d'Or

Arrivé à l'apogée de sa carrière footballistique, « Mister George » remporte le célèbre Ballon d'Or en 1995. Le seul remporté par un joueur africain.

Cette année-là et pour la première fois, le règlement de la prestigieuse distincition change : désormais, la compétition n'est plus réservée aux seuls joueurs européens et s'ouvre aux joueurs du monde entier.

« C'est l'un des plus grands joueurs avec lequel j'ai joué », relatent à l'AFP ses deux anciens coéquipiers Alain Roche et Daniel Bravo, parlant d'un « attaquant complet » - vitesse, technique, finition, puissance, dribble, jeu de tête, en appui ou en profondeur.

 En participant à la légende du PSG du début des années 1990 en coupes d'Europe, George Weah a offert de rares émotions aux supporters du club de la capitale et aux amateurs de foot en général.

Quinze ans après avoir raccroché les crampons, il assure avoir « gagné en expérience » sur le terrain politique et appris de ses échecs.

Elu sénateur en 2014, il échoue à la présidentielle

En décembre 2014, il remporte son premier mandat en devenant sénateur, distançant très largement l'un des fils d'Ellen Sirleaf. Elu avec 78 % des voix c'est une victoire importante pour le leader du Congrès pour le changement démocratique (CDC). 

Onze candidats étaient alors en compétition pour l'unique siège du comté (province) de Montserrado qui regroupe un tiers des quelque 4 millions d'habitants du Liberia. C'est à la fois le plus peuplé et le plus petit des quinze comtés du pays.

>> A lire aussi : Liberia: George Weah, l'ancien attaquant du PSG, largement élu sénateur du Liberia

Mais la carrière politique de Weah a commencé bien plus tôt et est émaillée d'échecs. Retraité en 2003, il se tourne rapidement vers la politique de son pays qui porte encore les stigmates de la guerre civile.

En 2005, candidat à l'élection présidentielle, il arrive à se hisser jusqu'au second tour, s'inclinant face à Ellen Johnson Sirleaf.

Il retente sa chance en 2011 cette fois-ci pour la vice-présidence, mais échoue de nouveau.

Sa maison a été brûlée pendant la guerre civile

Le pays, plus ancienne république du continent, a connu quatorze années d'une guerre civile causant la mort de 250.000 personnes. Le 24 décembre 1989, le Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor déclenche une rébellion dans le Nord-Est et s'empare rapidement de la quasi-totalité du territoire.

En 1990, une force africaine empêche la prise de Monrovia, la capitale.

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La guerre civile, l'une des plus atroces du continent, voit s'affronter sept factions rivales. Pendant le conflit, Weah plaide pour la paix au Liberia, appelant l'ONU à sauver son pays.

En rétorsion, des rebelles avaient alors brûlé sa maison de Monrovia et pris en otage deux de ses cousins.

 

Source et Publication:   http://actualite.20minutes.fr/

 

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