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19/08/2017

L' IDÉOLOGIE ANTIRACISTE SOURCE DE VIOLENCE ......


L'idéologie antiraciste, à la source des violences à Charlottesville


Rédigé le Jeudi 17 Août 2017 à 09:41 |

Benoît-et-moi 2017 a traduit un article éclairant de La Bussola sur les événements à Charlottesville. Extraits :


"Les faits en bref: à Charlottesville, dans une manifestation d'extrême droite, commencée vendredi soir, et qui incluait aussi le Ku Klux Klan, les anti-fascistes américains ont réagi avec des contre-manifestations. 

Samedi matin il y a eu une escalade. Le cortège antifasciste s'est heurté à des militants de droite, malgré les efforts de la police (qui a dû annuler les permis de manifester). En fin de compte, on a enregistré 15 blessés des deux côtés. 

Mais à 2 heures de l'après-midi, heure locale, une voiture conduite par un jeune de vingt ans, un certain James Fields, s'est lancée à toute vitesse contre la marche antifasciste, avec l'intention claire de provoquer un massacre. 

C'est un acte de terrorisme intérieur. Une femme de 32 ans, Heather Heyer est la victime. 19 autres manifestants ont été blessés. 

Les médias pointent du doigt Trump. Ils l'accusent explicitement de ne pas avoir condamné sans équivoque l'extrême-droite.

 Considérant que la victime était dans un cortège de gauche, cette accusation des médias contre Trump est pertinente. La presse accuse également Trump d'avoir dédouané l'extrême droite et donc d'être implicitement responsable de l'affrontement mortel de samedi. 

Mais c'est hors-sujet. La cause de la violence est antérieure à l'administration Trump.

L'origine du conflit est un monument. A Charlottesville, on a proposé d'enlever la statue équestre du général Robert E. Lee, commandant en chef l'armée du Sud dans la guerre de Sécession (1861-1865). 

C'est depuis avril que la droite locale protestait contre cette idée. Dans la manifestation de vendredi, la droite, réunie sous le sigle Unite the Right, émanation de la Alt Right (la droite, organisée notamment sur Internet, qui a soutenu la campagne de Donald Trump), avait l'intention initiale de défendre la liberté d'expression. 

Toutefois, à la fin, on n'a pas beaucoup vu de liberté, et en compensation, le cortège s'est rempli de néo-nazis, du Ku Klux Klan et de suprémacistes blancs. 

De l'autre côté de la barricade s'étaient donnés rendez-vous, venant de toute l'Amérique, des mouvements d'extrême gauche et Black Lives Matter, la version années 2000 du Black Power.

Pourquoi un affrontement aussi violent et aussi idéologique autour d'une statue dédiée à un personnage historique d'un siècle et demi auparavant? Le visiteur européen peut rester très surpris de voir autant d'hommages aux vaincus de la guerre civile. En Italie, par exemple, il serait impossible de trouver dans le Centre et le Sud des monuments dédiés aux généraux des armées pontificales et des Bourbons, qui se sont battus contre les Savoie et Garibaldi. 

 

En Italie, depuis un siècle et demi, l'effort politique et culturel a consisté en un vaste processus d'unification à travers la rééducation, qui inclut la «damnatio memoriae» des ennemis du Risorgimento [ndt: la même chose vaut en France, avec la Révolution, et par exemple, l'insurrection vendéenne]. 

Les États-Unis, en revanche, sont et restent un pays fédéraliste. En 1861, la Fédération s'est déchirée sur les valeurs fondamentales, à la fois sur l'esclavage (que le Sud voulait préserver) et les droits des États à leur pleine autonomie gouvernementale (que le Nord voulait redimensionner sinon supprimer). 

Pour réparer la déchirure, après cinq ans de guerre, 650 mille morts et une période d'occupation dure des États du Sud, on est parvenu à une sorte de compromis culturel. Chaque État célèbre ses morts.

 Des livres et des films à succès, comme Autant en emporte le vent, et des monuments et des musées dédiés à la mémoire des héros de la Confédération, sont la manifestation de cette pacifification culturelle. Ou plutôt, étaient.

C'est la gauche progressiste américaine qui a rompu l'équilibre. Elle a décidé de se comporter à l'européenne. Au nom de l' antiracisme, elle a décrété la damnatio memoriae des Sudistes, le retrait (quand et si possible) des monuments qui leur sont dédiés, tandis que les drapeaux confédérés sont abaissés. 

Ce n'est pas seulement la gauche, qui le veut, mais aussi la droite. Sans oublier que le Parti républicain fut celui de Lincoln, du Nord, et des années 50 du XXe siècle, et aussi des droits civils contre la ségrégation raciale. C'est Nikki Haley, actuelle ambassadeur à l'ONU de l'administration Trump, qui a fait abaisser le drapeau confédéré devant son palais de gouverneur de Caroline du Sud.

La gauche et les républicains anti-racistes ont pourtant, intentionnellement ou non, idéologisé l'histoire. Ils ont transformé la mémoire de la plus sanglante guerre des États-Unis en une lutte, encore en cours, contre le racisme. Et ainsi, l'idéologisation promue par les autorités, a permis aux extrémistes idéologiques de descendre sur le terrain. A gauche, sur le front de l'anti-racisme, est né et a grandi le mouvement noir Black Lives Matter

Obama, durant son second mandat (2012-2016) a toujours montré une certaine tolérance envers lui, même après les manifestations les plus violentes. Pas même après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, en 2016, le Président Obama n'a condamné fermement le climat de haine créé par des extrémistes de gauche. 

Et à cette époque, les médias (les mêmes médias qui aujourd'hui condamnent la complaisance de Trump pour la droite) n'ont rien trouvé à redire.

Ce «climat infâme» a permis à un monstre symétrique et opposé de refaire surface, le racisme blanc, qui semblait cantonné aux livres d'histoire et qui au contraire, au moins durant les deux dernières années, a recommencé à se mobiliser, d'abord sur le Web, puis aussi dans les rues. 

Ainsi, à cause de la lutte entre racisme et anti-racisme, les Etats-Unis commencent à connaître, avec près d'un siècle de retard, la lutte entre les «fascistes» et les «anti-fascistes». 

Dans un pays qui n'a jamais connu le totalitarisme dans sa chair."

 

Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/usa-racisme-et-anti-racisme-.html
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JOUNALISME ET CHASSE AUX NATIOS .......TRIBUNE LIBRE !

Nadia Daam, la journaleuse qui rêve de balancer tous les natios « neo-nazis »

Publié le 18 août 2017 - par  
 
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La chaîne alimentaire est ainsi faite : les chasseurs d’hier sont les chassés d’aujourd’hui.

Dans le cas de skinheads braillards et violents, on est tentés de penser que ce n’est que justice. Quoique…

Dans une société digne de ce nom, tout doit avoir des règles, même la guerre, sous peine de tomber dans les travers de ceux que l’on prétend combattre.

Après les manifestations de Charlottesville, les SJW (social justice warriors), toujours à l’affût d’une idée humaniste, ont décidé d’organiser une « chasse aux nazis ».

Un compte twitter « Yes you’re racist », créé en 2012 pour dénoncer le racisme ordinaire sur les réseaux sociaux, s’est chargé de mener la traque. « Si vous reconnaissez n’importe lequel de ceux qui ont manifesté à Charlottesville, envoyez-moi leurs noms/profils et je les rendrai célèbres« , a lancé le propriétaire du compte, un certain Logan Smith, jeune antiraciste de trente ans.

Aidé par certains internautes, le jeune Logan n’a pas tardé à dénicher l’identité de plusieurs participants au rassemblement de Charlottesville.

Certains ont été vus en compagnie de figures majeures du GOP, d’autres occupent des emplois éminents d’enseignant, d’ingénieur, d’entrepreneur… Bien loin de l’image du puceau chômeur aigri et inculte que les médias accolent généralement aux militants de l’extrême-droite. Il va de soi que dans un pays libéral comme les États-Unis, où le licenciement est une affaire de quelques minutes, cette exposition peut briser la carrière et la vie familiale d’une personne aux idées contrevenantes.

Certains en ont déjà fait les frais. Dès le lendemain de la manifestation, Logan Smith claironnait tout fiérot : « Cole White, le premier que j’ai exposé n’a plus de travail« .

Jeune prolétaire californien issu du milieu ouvrier, ledit Cole White travaillait comme serveur dans un restaurant de hot-dogs qui l’a renvoyé dès que son nom a été associé à Charlottesville, alors même qu’il avait manifesté pacifiquement et qu’il est un simple nationaliste sans aucune affiliation avec les nazis. (On oublie en effet de dire que les nazillons et autre skins – dont certains sont de source sûre des agents provocateurs – étaient ultraminoritaires dans ce rassemblement, la plupart des manifestants étant venus pour protester contre la démolition de la statue du général Lee).

Le restaurant où il officiait s’est fendu d’une longue lettre d’excuses sur sa page facebook : le gérant y condamne les idées de son ex employé et jure qu’il ne l’aurait pas embauché s’il avait su à qui il avait affaire.

Un autre jeune homme, étudiant dans le Nevada, s’est lui aussi vu brocarder sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’est pas néonazi mais un défenseur de l’héritage confédéré.

Une pétition a même vu le jour au sein de son université (signée par plusieurs centaines d’étudiants et… quelques professeurs) pour qu’il soit expulsé. Heureusement pour lui, celle-ci n’a pas abouti, la direction arguant (à juste titre) que ledit jeune homme n’avait commis aucun acte illégal et que, même si ses opinions étaient condamnables, elles ne méritaient pas une exclusion.

En effet, il s’agissait d’une manifestation légale. Seuls quelques manifestants (arrêtés par la police) ont fait preuve de violence. Une pareille chasse aux sorcières aurait été compréhensible dans le cadre d’un événement illégal mais cela revêt des airs de dictature quand aucune loi n’a été enfreinte. Il ne s’agit donc plus d’une sanction pénale mais d’une réprobation morale.

On ne vous condamne plus pour ce que vous avez fait mais pour ce que vous êtes.

Révéler les données personnelles de quelqu’un est en revanche un délit… surtout quand ce n’est pas la bonne personne. Ainsi, un certain Billy Roper a reçu une avalanche d’insultes et de menaces après qu’il ait été présenté comme néonazi par le compte Yes You’re Racist qui a ensuite rectifié (« ce n’est pas Billy Roper mais un autre raciste ») sans pour autant effacer le tweet où il l’incriminait.

Un professeur d’université a lui aussi encouru les foudres de ses étudiants (dont certains ont annoncé qu’ils ne fréquenteraient plus ses cours) après que son nom a été brocardé par Yes You’re Racist. Or, le pauvre homme n’était pas à Charlottesville ce jour là mais en vacances en Jamaïque.

De retour chez lui, le magister a découvert effaré qu’on l’avait confondu avec un manifestant arborant un tatouage nazi.

Même si Logan Smith a reconnu l’erreur et annoncé publiquement que l’homme sur la photo n’était pas le professeur, ce dernier continue de recevoir des insultes et a même dû faire une conférence de presse où il a juré presqu’en larmes qu’il n’était pas suprématiste et qu’il abhorrait ces idées.

Heureusement, de nombreux internautes états-uniens se sont insurgés contre ce doxxing (divulgation des données privées) et cette chasse aux sorcières qui rappelait à certains le maccarthysme. Car, oui, les mânes de McCarthy sont de retour, à ceci près que les communistes et antifas ont repris le flambeau.

Étrangement, c’est en France que l’initiative de Logan Smith a reçu le plus de soutien sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes français ont tweeté leur admiration (dans un anglais approximatif) au jeune antifasciste et regretté que pareille initiative n’ait pas vu le jour en France.

 

Notons aussi cet article hallucinant publié sur Slate.fr par une certaine Nadia Daam dont on espère que c’est son véritable nom. http://www.slate.fr/story/149925/faut-reveler-identites-d...

Dans sa tribune très lyrique, l’auteur justifie la divulgation de l’identité des militants d’extrême-droite par le fait que « ces derniers agissent à visage découvert » et qu’il n’y a donc aucune interdiction à « dévoiler leur identité et leur faire répondre de leurs actes ».

Pour elle, ces militants (qu’elle assimile tous au nazisme) devraient assumer à plein temps leur engagement : « on ne peut être militant d’extrême-droite lors des meetings et employé modèle ou papa poule dans son cercle privé », ânonne-t-elle.

Si « le but est évidemment de nuire », il faut en passer par là, pour « combattre la haine avec vigueur ». On rappellera seulement que la manifestation de Charlottesville était tout à fait légale et qu’il s’agit ici de dénoncer des gens pour avoir fait quelque chose qui n’était donc pas interdit.

Le malaise survient lorsque Nadia Daam affirme qu’il faut poursuivre cette traque malgré les erreurs d’identification, qui, selon elle, ne sont « pas si graves » même si elles valent des insultes et des menaces à des personnes innocentes confondues avec d’autres (qui sont tout aussi innocentes légalement).

Elle appelle ainsi à « assumer les pots cassés » et conclut par une sentence qui fleure bon les moisissures idéologiques de l’ère soviétique : « Il doit être insupportable d’être accusé à tort et de subir insultes, et menaces. Mais, les personnes mises injustement en cause, auront toujours la possibilité de rétablir la vérité. Même si elles y auront laissé des plumes. »

Coupable jusqu’à preuve de votre innocence…

Au vu du soutien que cette idée rencontre en France, il faut se préparer, camarades, à ce qu’un jour nos noms aussi soient traînés publiquement dans la boue, assimilés au nazisme et aux pires infamies. Bref, soyons prêts, chers camarades, à être tricards de partout, à être – selon les paroles douces de cette Nadia Daam – « exclus de la société ».

C’est une éventualité que nous devons sérieusement envisager au vu de l’évolution (ou régression) des mentalités. Si nos universités nous excluent, si nos entreprises nous renvoient, si nos propres familles nous renient à cause de nos opinions (à l’instar de ce père antiraciste qui a lu sur CNN une lettre reniant son fils qui avait été à Charlottesville) alors que faire ?

Le seul chemin courageux sera celui du maquis : entrer en lutte contre le régime qui aura brisé nos vies.

Nicolas Kirkitadze     http://ripostelaique.com