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27/06/2017

SYRIE: LE N' IMPORTE QUOI DE LA COALITION ......

Syrie Coalition

Syrie: les frappes de la coalition contre les forces gouvernementales ne sont pas accidentelles

 

Gabriella Lima ♦

Le 18 mai, l’aviation de la coalition internationale dirigée par les États Unis a frappé un convoi des forces pro-gouvernementales.

L’incident s’est passé dans la région d’At Tanf près de la frontière irakienne.

Selon le porte parole du Commandement central américain Josh Jacques, pour l’instant, le Pentagone n’a pas de renseignements sur le nombre des victimes.

Il est à noter que ce n’était pas pour la première fois que les États Unis ont mené des frappes contre les forces gouvernementales en Syrie.

L’administration d’Obama étant au pouvoir, des frappes aériennes américaines près de Deir ez-Zor avaient permis aux terroristes d’attaquer des positions syriennes.

Washington l’a qualifié d’une erreur causée par le « facteur humain ».

Puis cet avril, les forces aériennes américaines ont bombardé la base syrienne d’Al-Shayrat sous prétexte de la soit disante attaque chimique dans la ville de Khan Cheikhoun.

 

Mais cette fois là, quelle est la cause réelle des actions violentes menées par la coalition internationale?

D’après certains experts syriens, les frappes de l’aviation étasunienne avaient plutôt pour but d’empêcher l’armée syrienne d’avancer vers Deir ez-Zor.

En effet, le commandement de l’armée syrienne se prépare à lancer une grande opération militaire pour libérer la ville.

Pour Damas, cela signifie de reprendre les plus grands champs pétrolifères. Cela permettra d’améliorer considérablement la situation économique dans le pays.

Certes, cette province syrienne est un « morceau de choix » pour la coalition.

L’Occident cherche à plonger le pays dans un état de chaos pour accaparer les plateformes de pétrole.

En outre, la coalition a mené des frappes dans les circonstances des négociations inter syrienne qui se poursuivaient à Genève.

Il est probable que cette démonstration de force vise également à freiner des négociations délicates.

Il est évident que les frappes régulières menées par la coalition contre des miliciens pro-régime syrien indiquent que Washington n’a pas l’intention d’abandonner sa politique du double standard concernant le règlement de la crise syrienne.

Il est à rappeler à quel point les États-Unis voulaient créer des « zones de désescalade ». Néanmoins, leurs actions disent le contraire.

 

C’est cynique de mener les frappes aériennes contre des miliciens pro-régime syrien qui se battent contre les terroristes d’État islamique.

Mais ce n’est pas du tout surprenant.

 

https://metamag.fr/2017/06/26/syrie

 

ET AUSSI

 

Source : Blog le Figaro, Georges Malbrunot, 11-01-2017

« On a eu tort de personnaliser le débat en Syrie autour de Bachar el-Assad », a confié en public un haut-dirigeant du ministère des Affaires étrangères.

« Il faut reconnaître que Assad dispose encore de soutien populaire, peut-être aux alentours de 30% des Syriens, les minorités en particulier », a récemment ajouté le diplomate.

Ces propos contrastent avec les éléments de langage abondamment relayés en haut-lieu à Paris sur le conflit syrien depuis six ans, qu’il s’agisse du « départ prochain du dictateur » ou « de la révolte d’un peuple contre Assad ».

Autant de prévisions qui ne se sont pas réalisées, regrettent tous les opposants syriens.

En privé, de plus en plus de diplomates font observer que le diagnostic posé sur la crise syrienne dès ses débuts était loin d’être partagé par tous les fonctionnaires ayant une connaissance du dossier syrien.

Mais “nous n’avions pas voix au chapître”, se souvient l’un d’entre-eux.

 

Rien d’étonnant donc qu’aujourd’hui, les “réalistes” commencent à sortir du bois. Nul ne remet en question l’objectif de trouver une alternative à Bachar el-Assad.

Ils critiquaient seulement l’absence de “plan B” de notre diplomatie qui avait tout misé sur le renversement d’Assad.

Source : Blog le Figaro, Georges Malbrunot, 11-01-2017

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