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22/01/2017

FAUT-IL JUGER L' U C K ??? COMME BIENTÔT LA SYRIE ?

Juger l'UCK, cela voudrait dire juger les puissances occidentales qui l'ont aidé…

 

Rédigé le Lundi 16 Janvier 2017 à 08:00 |

Extrait de l'Édition du 16 janvier 2017


Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


 

 

Après une semaine de détention en France à la suite de son arrestation à l’aéroport de Bâle-Mulhouse le 4 janvier, l’ex-haut responsable de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), le Kosovar Ramush Haradinaj, est ressorti libre.

 

Il lui est toutefois interdit de quitter la France durant l’examen de la demande d’extradition envoyée par la Serbie, une procédure qui peut prendre des mois. Son passeport lui aurait été confisqué.

 

 

La Serbie a mis en garde Paris ce vendredi contre toute «impunité» qui serait accordée à celui qu’elle considère comme un criminel de guerre.

 

« La Serbie n’accepte pas une justice qui sous-entendrait l’impunité pour ceux ayant commis des crimes contre la population civile », c'est ce qu'a déclaré devant la presse Marko Djuric, ministre chargé du Kosovo dans le gouvernement serbe.

 

Il a également mis en garde, je cite : « Nous informons la France que la Serbie se comportera envers les mandats d’arrêt d’Interpol qu’elle délivrera, de la même manière que la France agira dans le cas présent », fin de citation.

 

La Serbie reproche à Ramush Haradinaj d’avoir en 1999, au Kosovo, ordonné la « détention illicite de civils », tant serbes qu’albanais ainsi que des roms, lesquels ont, je cite, « subi des tortures, traitements inhumains et viols ».

« Certains ont été tués, parfois des mains même de M. Haradinaj », selon les accusations de Belgrade.

 

Cet éphémère Premier ministre kosovar, de 2004 à 2005, désormais responsable de l’opposition au président Hashim Thaçi, avait été acquitté en 2008 et 2012 par la justice internationale. Mais celle-ci l’avait jugé pour des faits remontant à 1998.

 

Son arrestation en France a tendu les relations entre la Serbie et le Kosovo, comme jamais depuis la conclusion en 2013 d’un accord de normalisation historique. Très populaire dans son pays, Ramush Haradinaj est hostile à ces discussions.

 

Ultime conflit ayant déchiré l’ex-Yougoslavie, la guerre au Kosovo (de 98 à 99) a fait 13.000 morts. Elle a conduit à la sécession de cette région majoritairement peuplée d’Albanais mais que la Serbie considère comme son berceau historique.

Avec le soutien de la Russie, Belgrade ne reconnaît pas l’indépendance proclamée par Pristina en 2008. Plus de 100 pays l’ont fait, dont la France, parmi les premiers.

 

 

La colère grandit dans tout le monde albanais. Des manifestations de soutien à Ramush Haradinaj ont eu lieu mardi à Bruxelles, Washington, Dallas et New York, devant le siège des Nations-Unies et la représentation de Serbie, tandis que de grands rassemblements étaient prévus pour le 14 janvier à Tirana, Tetovo et Pristina.

 

Il faut dire que le procès d'un homme tel que Ramush Haradinaj raviverait des souvenirs que les pays occidentaux aimeraient bien oublier, eux qui ont été les soutiens de premier plan de l'UCK et de la sécession du Kosovo.

Les déclarations du Président Trump sur l’utilité de l’OTAN, les scandales qui ne cessent de l’ébranler, tellement mise en doute, que personne, en Europe de l'Ouest n'aimerait rouvrir le dossier du Kosovo, c'est un dossier qu'on essaie d'oublier aussi soigneusement que possible. 

 

Ramush Haradinaj est un individu littéralement intouchable, un « funambule extraordinaire qui se tire de toutes les situations quelles qu'elles soient ».

Il a en effet été acquitté à plusieurs reprises par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de près de 37 chefs d'inculpation.

Des acquittements survenus dans des circonstances plus que troubles, au fur et à mesure que disparaissaient les témoins à charge qui étaient assassinés, qui mourraient dans leur baignoire, qui étaient renversés par un bus, ou qui disparaissaient purement et simplement de la surface de la terre…

 

 

Malgré le rapport du sénateur suisse Dick Marty sur le trafic d'organes organisé entre le Kosovo et l'Albanie et qui fit l'effet d'une bombe au moment de sa présentation devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en décembre 2010, l’affaire s'est rapidement enlisée.

 

L'AFP titrait alors, je cite : « Un rapport accablant sur l'industrie du trafic d'organes au Kosovo, un rapport qui donne des faits précis et qui implique la classe politique dirigeante du Kosovo ».

 

 

La mise sous le boisseau du rapport Marty n'est d'ailleurs pas une première : Carla Del Ponte, pourtant ex-procureur général du TPIY, évoquait dans ses mémoires — deux ans avant  les déclarations de Dick Marty — l'existence de ce trafic d'organes. Il faut dire que dans cette affaire, Ramush Haradinaj, n'est pas le seul impliqué, son compagnon d'armes de l'UCK, Hashim Thaçi, actuel Président du Kosovo, l'est également.

 

Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU,

 

Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR…

 

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentaient Messieurs Thaçi et Haradinaj.

 

On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française.

 

L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de Messieurs Thaçi et Haradinaj ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme leur implication dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante…

 

 

Dernière remarque, qui  en dit long sur la sincérité des mesures prises par les magistrats français. Haradinaj a dû laisser son passeport… 

 

Mais entre la France et le Kosovo il n'y a pas un seul endroit où vous devez présenter un passeport pour passer les frontières.

 

Les cartes d'identité suffisent. France, Italie, Slovénie, Croatie,  Monténégro, Kossovo…

 

C'est une mascarade, une mascarade qui dure depuis les années 90 et qu’une équipe de notre rédaction a déjà testée, sans avoir même, une seule fois présenté ses papiers d’identité, hormis un permis de conduire lors d’un contrôle routier.

 


On peut parier qu’Haradinaj ne va pas rester longtemps à Strasbourg. Peut-être est-il même déjà au Kosovo…

 

 

Mais qui craint encore la France, aujourd'hui ?…

 

http://www.parti-de-la-france.fr/

 

 

 

 

 

 

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